0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues8 pages

E3A 2023 aPC Corrige

Ce document contient un exercice de mathématiques portant sur l'algèbre linéaire. L'exercice comporte plusieurs questions sur la diagonalisation d'endomorphismes et l'étude de noyaux et d'images de transformations linéaires.

Transféré par

cacaric982
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues8 pages

E3A 2023 aPC Corrige

Ce document contient un exercice de mathématiques portant sur l'algèbre linéaire. L'exercice comporte plusieurs questions sur la diagonalisation d'endomorphismes et l'étude de noyaux et d'images de transformations linéaires.

Transféré par

cacaric982
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SESSION 2023 E3A

Epreuve de Mathématiques PC

Exercice 1
1. Le polynôme P = X2 − 3X + 2 = (X − 1)(X − 2) est scindé sur R, à racines simples et annulateur de u. Donc, u est
diagonalisable.
2. Les éventuelles valeurs propres de u sont racines de P et sont donc éléments de {1, 2}. On pose α = 1 et β = 2.
3.
3.1. v − w = (β − α)IdE = IdE . Par suite, pur tout x de E,

x = v(x) − w(x)) = v (x) + w (−x) .


Ainsi, tout vecteur de E est somme d’un élément de Im(v) et d’un élément de Im(w). Ceci montre que E = Im(v) + Im(w).
3.2. v ◦ w = (u − αIdE ) ◦ (u − βIdE ) = P(u) = 0. De même, w ◦ v = 0.
3.3. Pour tout x ∈ E, v(w(x)) = 0 et donc, pour tout x ∈ E, w(x) ∈ Ker(v). Ceci montre que Im(w) ⊂ Ker(v). De même,
l’égalité w ◦ v = 0 fournit Im(v) ⊂ Ker(w).
3.4. D’après les deux questions précédentes, E = Im(v) + Im(w) ⊂ Ker(w) + Ker(v) puis E = Ker(v) + Ker(w).
Soit alors x ∈ Ker(v) ∩ Ker(w). Alors, u(x) = x = 2x puis 2x − x = 0 et donc x = 0. Ceci montre que Ker(v) ∩ Ker(w) = {0}.
On a montré que

E = Ker(v) ⊕ Ker(w).
4. Dans une base adaptée à la décomposition précédente, la matrice de u est D = diag(1, . . , 1}, 2,
| .{z . . , 2}) (avec éventuelle-
| .{z
k n−k
ment k = 0 ou k = n).
5. Application
    
1 1 0 1 1 0 1 3 0
5.1. U2 =  0 2 0  0 2 0 = 0 4 0  puis
−1 1 2 −1 1 2 −3 3 4
       
1 3 0 1 1 0 1 0 0 0 0 0
U2 − 3U + 2I3 =  0 4 0  − 3  0 2 0  + 2 0 1 0 = 0 0 0 .
−3 3 4 −1 1 2 0 0 1 0 0 0

Donc, U2 − 3U + 2I3 = 03 puis u2 − 3u + 2IdE = 0.


   
0 1 0 −1 1 0
5.2. V = U − I3 =  0 1 0  et W = U − 2I3 =  0 0 0 .
−1 1 1 −1 1 0
 
x
5.3. Soit X =  y  ∈ M3,1 (R).
z
     
0 1 0 x 0  y=0
X ∈ Ker (U − I3 ) ⇔  0 1 0  y  =  0  ⇔ y=0

−1 1 1 z 0 −x + y + z = 0
y=0
⇔ .
z=x

Donc, Ker (u − IdE ) = Vect (u1 ) où u1 = e1 + e3 . Ker (u − IdE ) est une droite vectorielle et une base de cette droite est
B1 = (u1 ).
 
x
Soit X =  y  ∈ M3,1 (R).
z

http ://www.maths-france.fr 1 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.


E3A 2023 - PC - Corrigé

     
−1 1 0 x 0  −x + y = 0
X ∈ Ker (U − 2I3 ) ⇔  0 0 0  y  =  0  ⇔ 0=0

−1 1 0 z 0 −x + y = 0
⇔ x − y = 0.

Donc, Ker (u − 2IdE ) est le plan d’équation x − y = 0 dans la base B. Une base de Ker (u − 2IdE ) est B2 = (u2 , u3 )n où
u2 = e1 + e2 et u3 = e3 .
 
1 1 0
5.4. Soient D = diag(1, 2, 2) et P =  0 1 0 . D et P sont respectivement une matrice diagonale et une matrice
1 0 1
−1
inversible telles que U = PDP .

Exercice 2
Question de cours
1. Soit α un réel non nul.

α(α − 1) α(α − 1) 2
(1 − x)α = (1 + (−x))α = 1 + α(−x) + (−x)2 + o x2 = 1 − αx + x + o x2 .
 
x→0 2 x→0 2
α(α − 1) 2
Par suite, 1 − (1 − x)α = αx − x + o x2 = αx + o(x) puis

x→0 2 x→0

1 − (1 − x)α ∼ αx (car α 6= 0).


x→0

2. Pour tout réel strictement positif a et tout réel b, ab = eb ln(a) .


3. Soit n > 2 de sorte que n − 1 > 1.
3.1. Soit p ∈ N∗ .

p
X p
X
uk = (ak−1 − ak ) = a0 − ap (somme télescopique)
k=1 k=1
 n−1 !  n−1
n−1
 1 1
= 1 − (1 − 1) − 1− 1− p = 1− p
2 2
 n−1
1
Ensuite, lim 1− p = 1. Ceci montre que la série de terme général uk , k ∈ N∗ , converge et que
p→+∞ 2
+∞
X
uk = 1.
k=1
 
1 n−1 n−1
3.2. Puisque lim k = 0, ak ∼ . La suite est strictement positive et la série géométrique de
k→+∞ 2 k→+∞ 2k 2k k∈N
n−1
terme général , k ∈ N, converge. On en déduit que la série de terme général ak , k ∈ N, converge.
2k
4. Etude d’une variable aléatoire
1 1 1 1
4.1. Soit k ∈ N∗ . k−1 > k puis 0 6 1 − k−1 < 1 − k . Puisque n − 1 > 0, la fonction t 7→ tn−1 est strictement
2 2  n−12  2
 n−1  n−1  n−1
1 1 1 1
croissante sur [0, +∞[ et donc 1 − k−1 < 1− k puis 1 − 1 − k−1 > 1− 1− k ou encore
2 2 2 2
ak−1 > ak et finalement uk > 0.
On a montré que : ∀k ∈ N∗ , uk > 0.
+∞
X +∞
X
4.2. 1 = λuk = λ uk = λ. Donc, λ = 1 puis
k=1 k=1

http ://www.maths-france.fr 2 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.


E3A 2022 - PC - Corrigé

 n−1  n−1
∗ 1 1
∀k ∈ N , P (Xn = k) = uk = 1− k − 1− .
2 2k−1
4.3. Soit p > 2.

p
X p
X p
X
kP (Xn = k) = kuk = k (ak−1 − ak )
k=1 k=1 k=1
p
X p
X p−1
X p
X p−1
X
= kak−1 − kak = (k + 1)ak − kak = a0 + ak − pap
k=1 k=1 k=0 k=1 k=1
p−1
X
= ak − pap .
k=0

p
Ensuite, pap ∼ puis lim pap = 0 d’après un théorème de croissances comparées. On en déduit que la
(n − 1)
p→+∞ 2p p→+∞
série de terme général kP (Xn = k), k ∈ N∗ , converge et donc la variable aléatoire Xn admet une espérance. De plus,
+∞
X
E (Xn ) = ak = Sn .
k=0

5.
5.1. Soit p ∈ N∗ . La fonction fp est continue sur [0, +∞[. De plus, puisque lim e−t = 0, fp (t) ∼ pe−t puis
  t→+∞ t→+∞
1
fp (t) = o 2 d’après un théorème de croissances comparées. La fonction fp est donc intégrable sur un voisinage de
t→+∞ t
+∞ et finalement la fonction fp est intégrable sur [0, +∞[. En particulier, l’intégrale Ip est une intégrale convergente.
5.2. Soit p ∈ N.

Z +∞  Z +∞
p p+1  p
1 − e−t − 1 − e−t 1 − e−t 1 − 1 − e−t

Ip+1 − Ip = dt = dt
0 0
Z +∞  +∞
−t −t p1 p+1
1 − e−t

= e 1−e dt =
0 p + 1 0
 
1 −t p+1
 p+1
= lim 1 − e − (1 − 1)
p + 1 t→+∞
1
= .
p+1

5.3. Par suite,

n−1
X n−2
X 1 n−2
X
1
= = (Ip+1 − Ip )
k p+1
k=1 p=0 p=0

= In−1 − I0 (somme télescopique)


= In−1 .

6. Un encadrement
1
6.1. Soit k ∈ N∗ . [k, k + 1] ⊂]0, +∞[ puis la fonction t 7→ est continue et décroissante sur [k, k + 1]. Donc, pour tout
t
1 1 1
t ∈ [k, k + 1], 6 6 . En intégrant, on obtient
k+1 t k
Z k+1
1 1 1 1 1
= (k + 1 − k) × 6 dt 6 (k + 1 − k) × = .
k+1 k+1 k t k k

http ://www.maths-france.fr 3 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.


E3A 2023 - PC - Corrigé

Z k+1 Zk
1 dt 1 dt
6.2. Ainsi, pour tout k ∈ N∗ , > et pour tout k > 2, 6 . En additionnant membre à membre, on
k k t k k−1 t
obtient
n−1
X 1 X Z k+1 dt Z n dt
n−1
In−1 = > = = ln(n),
k k t 1 t
k=1 k=1
et
n−1
X 1 X Z k dt
n−1 Z n−1
dt
In−1 = 1 + 61+ =1+ = 1 + ln(n − 1).
k k−1 t 1 t
k=2 k=2

Donc, ln(n) 6 In−1 6 1 + ln(n − 1).


n−1
7. Soit m > 2. La fonction t 7→ 2−t est décroissante sur [0, +∞[ puis la fonction t 7→ (1 − 2−t ) est croissante sur
[0, +∞[ et finalement, la fonction gn est décroissante sur [0, +∞[. Donc,

Zm X Z k+1
m−1
gn (t) dt = gn (t) dt
0 k=0 k

X Z k+1
m−1 m−1
X m−1
X
6 gn (k) dt = gn (k) = ak .
k=0 k k=0 k=0

et

Zm m Zk
X
gn (t) dt = gn (t) dt
0 k=1 k−1
Xm Zk m
X
> gn (k) dt = ak .
k=1 k−1 k=1

m
X Zm m−1
X
Donc, pour tout m > 2, ak 6 gn (t) dt 6 ak .
k=1 0 k=0

8. Soit β > 0. En posant u = v ln(2), on obtient

Zβ Zβ  n−1  Z β ln(2)  Z β ln(2)


 n−1  du 1
gn (v) dv = 1 − 1 − e−v ln(2) dv = 1 − 1 − e−u = fn−1 (u) du.
0 0 0 ln(2) ln(2) 0
Z +∞ Z +∞
1 In−1
9. Quand β tend vers +∞, on obtient gn (v) dv = fn−1 (u) du = (ce qui établit au passage la
0 ln(2) 0 ln(2)
Z +∞
convergence de l’intégrale gn (v) dv).
0
On fait alors tendre m vers +∞ dans l’encadrement de la question 7 et on obtient d’après la question 4.3,
+∞
X Z +∞ +∞
X
In−1
E (Sn ) − 1 = ak 6 gn (v) dv = 6 ak = E (Sn ) .
0 ln(2)
k=1 k=0
In−1
On a montré que pour tout n > 2, E (Sn ) − 1 6 6 E (Sn ).
ln(2)
In−1 1 + ln(n − 1) In−1 ln(n)
10. Ainsi, pour n > 2, d’après la question 6.2, E (Sn ) 6 1 + 61+ et E (Sn ) > > . Donc,
ln(2) ln(2) ln(2) ln(2)
pour tout n > 2,

ln(n) ln(n − 1) 1
6 E (Sn ) 6 +1+ ,
ln(2) ln(2) ln(2)
puis

http ://www.maths-france.fr 4 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.


E3A 2023 - PC - Corrigé

 
ln(2) ln(2) ln(n − 1) 1 ln(n − 1) 1 + ln(2)
16 E (Sn ) 6 +1+ = + .
ln(n) ln(n) ln(2) ln(2) ln(n) ln(n)
Puisque ln(n − 1) ∼ ln(n), les membres extrêmes de cet encadrement tendent vers 1 quand n tend vers +∞. Le
n→+∞
ln(2)
théorème des gendarmes permet d’affirmer que lim E (Sn ) = 1 et donc que
n→+∞ ln(n)
ln(n)
E (Sn ) ∼ .
n→+∞ ln(2)

Exercice 3
1. Etude de l’application ϕu
1.1. Soient (x, y) ∈ E2 et (λ, µ) ∈ R2 .
   
hλx + µy|ui hx|ui hy|ui
ϕu (λx + µy) = 2 u − (λx + µy) = λ 2 u−x +µ 2 u−y
hu|ui hu|ui hu|ui
= λϕu (x) + µϕu (y).
Donc, ϕu est un endomorphisme de E.
hu, ui
1.2. On note que ϕu (u) = 2 u − u = 2u − u = u. Soit x ∈ E.
hu, ui
 
hx|ui hx|ui
ϕu ◦ ϕu (x) = ϕu 2 u−x = 2 ϕu (u) − ϕu (x)
hu|ui hu|ui
hx|ui
=2 u − ϕu (x)
hu|ui
= x.
Donc, ϕu ◦ ϕu = IdE . Ainsi, ϕu est une involution et en particulier une bijection de E sur lui-même. Puisque ϕu est
linéaire, ϕu est un automorphisme de E. De plus, ϕ−1
u = ϕu .

1.3. Soit x ∈ E.

hx|ui2
 
hx|ui hx|ui hx|ui
hϕu (x)|ϕu (x)i = 2 u − x|2 u−x =4 hu|ui − 4 hx|ui + hx|xi = hx|xi.
hu|ui hu|ui hu|ui2 hu|ui
Ainsi, pour tout x ∈ E, kϕu (x)k2 = kxk2 puis kϕu (x)k = kxk.
1.4. Soit (x, y) ∈ E2 . D’après une identité de polarisation,

1 2 2

hϕu (x)|ϕu (y)i = kϕu (x) + ϕu (y)k − kϕu (x) − ϕu (y)k
4
1 2 2
 1
2 2

= kϕu (x + y)k − kϕu (x − y)k = kx + yk − kx − yk
4 4
= hx|yi.
Donc, ϕu conserve le produit scalaire.
1.5. On a vu que ϕu (u) = u. Donc, ϕu (Du ) = ϕu (Vect(u)) = Vect (ϕu (u)) = Vect(u) = Du .

Hu = (Vect(u)) = u⊥ . Mais alors, puisque ϕu conserve le produit scalaire, l’image par ϕu d’un vecteur orthogonal à u
est encore un vecteur orthogonal à u. Donc, ϕu (Hu ) ⊂ Hu .
1.6. Puisque ϕu (u) = u, plus généralement, pour tout x ∈ Du , ϕu (x) = x. D’autre part, si x ∈ Hu , hx|ui = 0 et donc
ϕu (x) = −x. ϕu coïncide sur les deux sous-espaces supplémentaires Du et Hu avec la symétrie par rapport à Du par
rapport à Hu = D⊥u . Donc, ϕu est la symétrie orthogonale par rapport à Du .

2. Etude d’un exemple dans le cas n = 3


2.1. H est un hyperplan de R3 et donc H⊥ est une droite vectorielle c’est-à-dire un sous-espace de R3 de dimension 1.
Puisque la base canonique est orthonormée, un vecteur normal à H est le vecteur (1, 1, 1). Une base orthonormée de H⊥
1
est (v) où v = √ (1, 1, 1).
3
http ://www.maths-france.fr 5 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.
E3A 2023 - PC - Corrigé

2.2. On note pv la projection orthogonale sur H⊥ et pH la projection orthogonale sur H. Pour tout u = (x, y, z) ∈ R3 ,
puisque v est unitaire,
 
x+y+z 1 x+y+z x+y+z x+y+z
pv (u) = hv|uiv = √ . √ (1, 1, 1) = , , .
3 3 3 3 3
 
1 1 1
1
La matrice de pv dans la base canonique est Pv = 1 1 1 .
3 1 1 1
Ensuite, pH = IdR3 − pv et donc la matrice de pH dans la base canonique est
 
2 −1 −1
1
PH = I 3 − Pu = −1 2 −1  .
3
−1 −1 2

2.3. ϕv = 2pv − IdR3 et donc la matrice de ϕv dans la base canonique est


     
1 1 1 1 0 0 −1 2 2
2 1
Φv = 1 1 1 − 0 1 0  =  2 −1 2  .
3 3
1 1 1 0 0 1 2 2 −1
3. Etude d’une réciproque
3.1. Soit x ∈ E. x s’écrit de manière unique sous la forme x = y + z avec (y, z) ∈ ∆ × ∆⊥ . Mais alors, ψ(x) = y − z puis

ψ(ψ(x)) = ψ(y − z) = y + z = x.
Donc, ψ ◦ ψ = IdE . Ensuite, si x ′ est un vecteur de E que l’on écrit sous la forme x ′ = y ′ + z ′ avec (y, z) ∈ ∆ × ∆⊥ ,

hψ(x)|ψ(x ′ )i = hy − z|y ′ − z ′ i = hy|y ′ i + hz|z ′ i (car hy|z ′ i = hy ′ |zi = 0)


= hy + z|y ′ + z ′ i = hx|x ′ i.

Donc, ψ conserve le produit scalaire.


3.2. Soit u un vecteur non nul de ∆. On a ψ(u) = u = ϕu (u) puis, plus généralement pour tout x ∈ ∆, ψ(x) = x = ϕu (x).
Soit x ∈ ∆⊥ . Alors, ψ(x) = −x = ϕu (x). Ainsi, les endomorphismes ψ et ϕu coïncident sur les deux sous-espaces
supplémentaires ∆ et ϕu et donc ψ = ϕu .

Exercice 4
1. Soit n ∈ N. Pour tout réel x,
Z1 Z1
1 − t2 cos(−tx) dt = 1 − t2 cos(tx) dt = In (x).
 
In (−x) =
0 0
Pour tout n ∈ N, la fonction In est paire.
Z1
2. Soit n ∈ N. Posons Φ : R × [0, 1] → R de sorte que, pour tout réel x, In (x) = Φ(x, t) dt.
1 − t2 cos(tx)

(x, t) 7 → 0

• Pour tout réel x, la fonction t 7→ Φ(x, t) est continue par morceaux et intégrable sur [0, 1].
• Φ admet sur R × [0, 1] une dérivée partielle par rapport à sa première variable x définie par
∂Φ n
∀(x, t) ∈ R × [0, 1], (x, t) = −t 1 − t2 sin(tx).
∂x
De plus,
∂Φ
- pour tout réel x, la fonction t 7→ (x, t) est continue par morceaux sur [0, 1],
∂x
∂Φ
- pour tout t ∈ [0, 1], la fonction x 7→ (x, t) est continue sur R,
∂x

http ://www.maths-france.fr 6 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.


E3A 2023 - PC - Corrigé

∂Φ n n
- pour tout (x, t) ∈ R × [0, 1], (x, t) = t 1 − t2 | sin(xt)| 6 t 1 − t2 = ϕ(t) où de plus la fonction ϕ
∂x
est continue par morceaux, positive et intégrable sur [0, 1].
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres, la fonction In est de classe C1 sur R et pour tout réel x,
Z1 Z1
∂Φ n
In′ (x) = (x, t) dt = −t 1 − t2 sin(xt) dt.
0 ∂x 0
1 n+1
3. Soit n ∈ N. Soit x ∈ R. Les deux fonctions t 7→ 1 − t2 et t 7→ sin(xt) sont de classe C1 sur le segment
2(n + 1)
[0, 1]. On peut donc effectuer une intégration par parties qui fournit

Z1  1 Z 1
2 n 1 2 n+1 1 n+1
In′ (x) 1 − t2
 
= −t 1 − t sin(tx) dt = 1−t sin(tx) − x cos(xt) dt
0 2(n + 1) 0 0 2(n + 1)
Z1
x x
1 − t2 cos(tx) dt = −

=− In+1 (x).
2(n + 1) 0 2(n + 1)

4. Montrons par récurrence que pour tout k ∈ N, pour tout n ∈ N, la fonction In est de classe Ck sur R.
• D’après la question 2, les fonctions In , n ∈ N, sont de classe C1 sur R et en particulier continues sur R. L’affirmation
est donc vraie quand k = 0.
• Soit k > 0. Supposons que pour tout n ∈ N, la fonction In est de classe Ck sur R. Soit n ∈ N. D’après les deux
x
questions précédentes, la fonction In est de classe C1 sur R et pour tout réel x, In′ (x) = − In+1 (x). Par
2(n + 1)
hypothèse de récurrence, la fonction In+1 est de classe Ck sur R et il en est de même de la fonction In′ . Mais alors,
la fonction In est de classe Ck+1 sur R.
On a montré par récurrence que pour tout n ∈ N, la fonction In est de classe Ck sur R pour tout k ∈ N.
5. Calcul de In (0)
5.1. Soit p ∈ N.

Z1 Z1 Z1 Z1
2 p+1 2 p 2 p
2
p
t2 1 − t2
   
Ip+1 (0) = 1−t dt = 1−t 1−t dt = 1−t dt − dt
0 0 0 0
Z1
p
= Ip (0) − t2 1 − t2 dt.
0

Ensuite, une intégration parties fournit

Z1 Z1  1 Z1
p p 1 p+1 1 p+1
t2 1 − t2 dt = t × t 1 − t2 dt = t × − 1 − t2 − − 1 − t2 dt
0 0 2(p + 1) 0 0 2(p + 1)
1
= Ip+1 (0).
2(p + 1)
1 2p + 2
On en déduit que Ip+1 (0) = Ip (0) − Ip+1 (0) puis que Ip+1 (0) = Ip (0).
2p + 2 2p + 3
Z1
5.2. Mais alors, pour n ∈ N∗ , en tenant compte de I0 (0) = dt = 1,
0

2n 2n − 2 1 (2n) × (2n − 2) × . . . × 4 × 2)2


In (0) = × × . . . × × I0 (0) =
2n + 1 2n − 1 2 (2n + 1) × (2n) × (2n − 1) × . . . × 4 × 3 × 2
2n 2
2 (n!)
= ,
(2n + 1)!
ce qui reste vrai quand n = 0.
6. Soit n ∈ N. D’après la formule du binôme de Newton, on a aussi

http ://www.maths-france.fr 7 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.


E3A 2023 - PC - Corrigé

Z1 n
X   ! n
X   n
X
k n 2k k n 1 1
In (0) = (−1) t dt = (−1) = n! (−1)k
0 k k 2k + 1 (2k + 1)k!(n − k)!
k=0 k=0 k=0

et donc
n
X 1 In (0) 22n n!
(−1)k = = .
(2k + 1)k!(n − k)! n! (2n + 1)!
k=0
+∞
X u2k
7. Pour tout réel u, cos(u) = (−1)k .
(2k)!
k=0

8. Soit n ∈ N. Soit x ∈ R fixé. Pour tout réel t ∈ [0, 1],


+∞
X
2 n t2k n
(−1)k 1 − t2 x2k .

1−t cos(tx) =
(2k)!
n=0
2k
t n
Pour k ∈ N et t ∈ [0, 1], posons fk (t) = (−1)k 1 − t2 x2k . Soit k ∈ N. Pour tout réel t ∈ [0, 1],
(2k)!
t2k n 1 2k
|fk (t)| = 1 − t2 x2k 6 x
(2k)! (2k)!
x2k x2k
puis kfk k∞, [0,1] 6 . La série numérique de terme général , k ∈ N, converge (et a pour somme ch(x)). Donc la
(2k)! (2k)!
série numérique de terme général kfk k∞, [0,1] , k ∈ N, converge. On en déduit que la série de fonctions de terme général
fk , k ∈ N, converge normalement et en particulier uniformément sur [0, 1].
Ainsi, chaque fonction fk , k ∈ N, est continue sur le segment [0, 1] et la série de terme général fk , k ∈ N, converge
uniformément sur ce segment. D’après le théorème d’intégration terme à terme sur un segment, on peut intégrer terme à
terme et on obtient
+∞
X Z1 !
(−1)k 2k 2 n
dt x2k .

In (x) = t 1−t
(2k)! 0
k=0

Cette égalité étant valable pour tout réel x, on a montré que la fonction In est développable en série entière sur R.
9. On sait que la somme d’une série entière est de classe C∞ sur son intervalle ouvert de convergence. Donc, la fonction
In est de classe C∞ sur R, ce qui a été démontré à la question 4.

http ://www.maths-france.fr 8 © Jean-Louis Rouget, 2023. Tous droits réservés.

Vous aimerez peut-être aussi