REPUBLICA DA COSTA DO MARFIM
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ANNÉE ACADÉMIQUE : 2021-2022
Résumé de
français
Nom : GNINA
Prénoms : KETHY EDWIGE
Licence : DE PORTUGUAIS
Résumé de Français
Le roman « l’aventure ambiguë » publié en 1961, est une œuvre qui reçut le grand prix
littéraire d’Afrique Noire en 1962 et dont l’auteur est le grand écrivain Sénégalais, Cheikh
Hamidou Kane. L’œuvre « l’aventure ambiguë » est tout d’abord un roman semi-
autobiographique qui retrace le déchirement culturel et spirituel du jeune Samba Diallo, fils
d’un « chevalier » Diallobé, confié dès l’âge de 7 ans à un maitre coranique très strict qui assure
son éducation spirituelle. Cependant, deux ans plus tard, sa tante, la pragmatique grande royale,
prend la décision difficile d’envoyer les enfants à la nouvelle école pour « appendre l’art de
vaincre sans avoir raison » P.47, au risque même de perdre les valeurs ancestrales.
Ensuite, au fur et à mesure que Samba Diallo s’immergea dans la culture occidentale à
travers ses études, sa foi en Dieu chancela : « ta vérité ne pèse plus très lourd, mon Dieu … »
P139. Avec ses études de philosophie, il reconnait qu’il a « choisi l’itinéraire le plus susceptible
de [le] perdre » et son aventure devient alors celle de tous les intellectuels africains de l’époque :
« il nous apparait soudain que, tout au long de notre cheminement, nous n’avons pas cessé de
nous métamorphoser, et que nous voilà devenus autres. Quelquefois, la métamorphose ne
s’achève pas, elle nous installe dans l’hybride et nous y laisse. » P125.
Et le chevalier inquiet de la détresse de son fils demande à ce dernier de rentrer en
Afrique. « Tu crains que Dieu ne t’ait abandonné, parce que tu ne le sens plus avec autant de
plénitude que dans le passé, « … » mais tu n’as pas songé qu’il puisse que le traître ce fut toi ? ».
La scène finale du livre se déroule au cimetière des Diallobé, sur la tombe de cher maitre
coranique Thierno. Le fou, seul personnage fictif du roman veut que Samba Diallo prie, et face
au refus de ce dernier, le fou sort un couteau et le tue. En effet, Samba était en train de parler à
Dieu, lui promettant de revenir à lui. Le dernier chapitre, qui a fait couler beaucoup d’encre, est
loin d’être un suicide ou ce que certaines critiques ont appelé « une conclusion facile », car «
voici que s’opère la grande réconciliation » P189 et « l’ambiguïté n’est plus » (P190). Selon
l’auteur lui-même, « Samba Diallo, enfant de foi et de la raison, avait pour mission de sauver
Dieu dans un monde mondialisé qui risquait de mourir sous le poids du matérialisme
triomphant. La mort du protagoniste, souvent considérée comme un échec, annonce en fait une
possibilité de réconciliation entre la foi et la raison ».