0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
168 vues97 pages

Étude des Composés Phénoliques de Genista

Ce document présente l'étude qualitative des composés phénoliques de l'espèce Genista aspalathoides Lamk par HPLC/UV-Visible. Le document contient une introduction sur la plante étudiée, un état de l'art sur les composés phénoliques, la méthode HPLC utilisée ainsi que les résultats de l'analyse des extraits de la plante.

Transféré par

koffiyaohermann044
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
168 vues97 pages

Étude des Composés Phénoliques de Genista

Ce document présente l'étude qualitative des composés phénoliques de l'espèce Genista aspalathoides Lamk par HPLC/UV-Visible. Le document contient une introduction sur la plante étudiée, un état de l'art sur les composés phénoliques, la méthode HPLC utilisée ainsi que les résultats de l'analyse des extraits de la plante.

Transféré par

koffiyaohermann044
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

‫وزارة التعليم العلمي والبحث العالي‬

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHESCIENTIFIQUE

UNIVERSITE BLIDA 01 1 ‫جامعة البليدة‬

FACULTE DES SCIENCES ‫كلية العلوم‬

DEPARTEMENT DE CHIMIE ‫قسم الكيمياء‬

Mémoire présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master (LMD)

Domaine : Science de la matière


Filière : Chimie
Option : Chimie des Produits Naturels

Titre :

Étude qualitative des composés phénoliques par HPLC/UV-Visible


de l’espèce Genista aspalathoides Lamk.

Présenté et soutenu par : Le 29/09/2020

Benattallah Ikhlas
Benyoucef Nadia

Devant le jury :

Y.Daghbouche Pr Présidente Université Blida 1


A.Mezrag MCB Examinateur Université Blida 1
R.Boukaabache MCB Promotrice Université Blida 1

Année universitaire
2019/2020
REMERCIEMENT

Avant tout nous remercions Dieu tout-puissant de nous avoir guidés durant
toutes ces années et de nous donner le courage, la volonté et la patience pour
réaliser ce travail.

Nos sincères remerciements et notre profonde gratitude à notre promotrice


estimée Dr. BOUKAABACHE RABIA, pour nous avoir encadrées et suivies et
également pour son aide, ces orientations, sa patience et sa correction sérieuse de
ce travail.

Nous remercions sincèrement MADAME TOUAFAK, responsable de master


de produits naturels pour son aide et ses conseils aussi

Nous sommes reconnaissantes aussi envers nos enseignants et nos camarades de


promotion

Enfin, nous remercions aussi toutes les personnes qui nous ont aidées de près
ou de loin à l’élaboration de ce mémoire.
Dédicace
Avec toute notre estime et notre amour, nous dédions ce travail à nos chers
parents pour leurs sacrifices et leurs encouragements durant toutes nos études.

A nos frères et nos sœurs

A nos familles

A tout ce qui nous connait

A nos amies

Nous ne pouvons conclure ce mémoire sans montrer nos sincères gratitude


et grand remerciement à notre promotrice : Dr. BOUKAABACHE RABIA
pour son dévouement exemplaire et ses conseils constructifs, pour sa
modestie, sa générosité et son encouragement.

Nous adressons également nos remercîments à tous les professeurs,


intervenants et toutes les personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs
conseils et leurs critiques ont guidé nos réflexions et ont accepté de répondre
à nos questions durant nos recherches.

Nadia-Ikhlas
ABREVIATIONS
APG : l’Angiosperm Phylogeny Group.
ICBN : International Code of Botanical Nomenclature.
ICBN : International Code of Botanical Nomenclature.
CoA : Coenzyme A.
CHS : Chalcone synthetase.
CHI : Chalcone-isomerase.
CHR : Chalcone-réductase.
IFS : Isoflavone-synthase.
AUS : Aurone-synthase.
FHT : Flavanone-3-hydroxylase.
DFR : Dihydroflavonol-réductase.
ANS : Anthocyanine-synthase.
FLS : Flavonol-synthase.
FSI : Flavone-synthase.
UV : Ultraviolet
HPLC : Chromatographie Liquide à Haute Performance.
tr : temps de rétention.
λ max : Longueur d'onde maximale d'absorbance.
V/V: Volume par Volume.
EtOH : Ethanol.
H2O : Eau.
T° : Température.
Na2SO4 : Sulfate de sodium.
CHCl3 : Chloroforme.
AcOEt : Acétate d'éthyle.
MeOH : Méthanol.
ACN : Acétonitrile.
CRAPC : Centre de Recherche Scientifique et Technique en Analyses Physico-chimiques
LISTE DES FIGURES
Figure I.1 : Carte de répartition de la famille des Fabaceae dans le monde………....………..4
Figure I.2 : Espèce Genista numidica Spach……………………………………….……….…7
Figure I.3 : Trois espèces de genre Genista (G.tenera, G.anglica, G.germanica)……….……8
Figure I.4 : Photo des tiges de G. aspalathoidesLamk.ssp.erinaceoides (Lois.)………....…...10
Figure I.5 : Photo les fleurs de G. aspalathoides Lamk………………...…………………....10
Figure I.6 : Photo petit arbrisseau de G. aspalathoides Lamk……………………………….10
Figure I.7 : Organigramme récapitulatif des étapes d’extraction de l’espèce G. aspalathoides
Lamk………………………………………………………………………………………….13
Figure I.8 : Les produits isolés de G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois.)………15
Figure II.1 : Structure d'unité de base des polyphénols……………………………………...16
Figure II.2 : Dérivés d’acides phénoliques…………………………………………………..20
Figure II.3 : Les types de coumarines les plus fréquents…………...………………………..21
Figure II.4 : Quelques exemples des structures chimiques des stilbènes……………………21
Figure II.5 : Squelette de base des flavonoïdes……………………………………………...22
Figure II.6 : Différentes positions du cycle B sur l’hétérocycle C…………………………..23
Figure II.7 : Voie biosynthétique conduisant aux chalcones………………………………...26
Figure II.8 : Voies de biosynthèse des flavonoïdes………………………………………….27
Figure II.9 : Structures des différentes sous-classes d’isoflavonoïdes………………………29
Figure II.10 : Le mécanisme réactionnel de la biosynthèse de la génistéïne par catalyse
enzymatique……………………………….………………………………………………….30
Figure II.11 : Ion flavylium (2-phényl-benzopyrilium)……………………………………..31
Figure II.12 : Structure chimique des acides gallique (A) et acide ellagique (B)…………...32
Figure II.13 : Structure de base des tanins condensés……………………………………….32
Figure II.14 : Quelques exemples de quinones (les plus importants)……………………......33
Figure II.15 : Structure dephénylpropane (1) et des lignanes (2)……………………………33
Figure II.16 : Structure des alcools formant les lignines…………………………………….34
Figure II.17: Structures des composés phénoliques identifiés de la famille Fabaceae avec les
HPLC-UV…………………………………………………………………………………….38
Figure III.1 : Schéma d’une installation de CLHP……………………………………40
Figure III.2 : L'appareillage de la CLHP...……………………………………………...……41
Figure III.3 : Principe de fonctionnement d’une pompe à deux têtes en série………………42
Figure III.4: Vanne d’injection pour CLHP et boucles assorties…………..…………..….....42
Figure III.5 : Injection avec une boucle…………………..……………………………..…...43
Figure III.6 : Colonne standard et précolonne de CLHP………………………………….....44
Figure IV.1: L'appareil CLHP utilisé dans cette analyse………………………………….....47
Figure IV.2 :La boucle d'injection utilisé dans l'analyse de l'échantillon……………………..48
Figure IV.3 : Chromatogramme CLHP de l'étalon catéchine………..………………………50
Figure IV.4 : Chromatogramme CLHP de l'étalon épicatéchine……………………………..50
Figure IV.5 : Chromatogramme CLHP de l'étalon robinine………………………………….51
Figure IV.6 : Chromatogramme CLHP de l'étalons rutine et malvine chloride……………...51
Figure IV.7 : Chromatogramme CLHP de l'étalon Myricétine ……………………………...51
Figure IV.8 : Chromatogramme CLHP de l'étalon naringénine……………………………...52
Figure IV.9 : Chromatogramme CLHP de l'étalons syringique et Kaempférol……………....52
Figure IV.10 : Chromatogramme CLHP de l'étalon apigénine…...…………………………..52
Figure IV.11: Chromatogramme CLHP de l'étalon 3-hydroxy-flavone..……………………53
Figure IV.12 : Chromatogramme CLHP de l'étalon berbérine…………….………………….53
Figure IV.13 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide ascorbique………………………..53
Figure IV.14 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide gallique…………………………..54
Figure IV.15 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide caféique………………………….54
Figure IV.16 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide -p-coumarique…………………...54
Figure IV.17 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide vanillique………….……………..55
Figure IV.18 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide tans cinnamique…..……………...55
Figure IV.19 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide férulique…………………………55
Figure IV.20 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide-3-hydroxy-4-métoxy cinnamiqu…56
Figure IV.21 : Chromatogramme CLHP de l'étalon indol-3-carboxylique…………....……..56
Figure IV.22 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide salicylique……………………….56
Figure IV.23 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide m-annisique……………………...57
Figure IV.24 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide trans 2,4-diméthoxy cinnamique...57
Figure IV.25: Chromatogramme HPLC de l'étalon acide oxalique…………………………..57
Figure IV.26 : Chromatogramme HPLC de l'étalon anthrone………………………………..58
Figure IV.27 : Chromatogramme HPLC de l'étalon scopolétine……………………………..58
Figure IV.28 : Profil chromatographique CLHP /UV à 254 nm de l’extrait acétate éthyle….60
Figure IV.29 : Profil chromatographique CLHP /UV à 254 nm de l’extrait n-butanol………60
Figure IV.30 : Les structures des composés phénoliques présents chez l’espèce Genista
aspalathoides Lamk (l'extrait acétate éthyle et l'extrait n-butanol)……………………………63
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I .1 : Position systématique de la famille Fabaceae selon l’approche phylogénétique
ou morphologique (APGIII (2009))…………………………………………………………....3
Tableau I.2 : Les tests de caractérisation phytochimique réalisés sur les différentes
substances chimiques……………..…………………………………………………………..11
Tableau I.3 : Résultats globaux de la recherche de groupe de substances naturelles identifiées
dans la plante Genista aspalathoides Lamk.ssp.erinaceoides(Lois).…………………………12
Tableau II.1: Principales classes de composés phénoliques………………………………...18
Tableau II.1: Principales classes de composés phénoliques (suite)…………………………19
Tableau II.2 : Les différentes classes de flavonoïdes…………………………………..……24
Tableau II.3 : La distribution nutritionnelle de certains flavonoïdes………………………..25
Tableau II.4 : Liste des enzymes…………...…………...…………………………………...27
Tableau II.5 : Les Composés phénoliques identifiés de la famille Fabaceae avec les HPLC-
UV [254 nm et 280 nm]…………........………….…………………………………….……..36
Tableau II.5 : Les Composés phénoliques isolés de la famille Fabaceae avec les HPLC-UV
[254 nm et 280 nm] (suite)…………………………………………………………………….37
Tableau IV.1: Gradients et utilisés pour les analyses CLHP ………………….……..……...48
Tableau IV.2: Temps de rétention des flavonoïdes standards……………………………….49
Tableau IV.3: Temps de rétention d’anthocyane et la coumarine standard……….………...50
Tableau IV.4: Les acides phénoliques et flavonoïdes identifiés dans les extraits de G.
aspalathoides Lamk. ssp.erinaceoides (Lois) par CLHP à longueur d’onde 254nm………....59
SOMMAIRE
Remerciements
Dédicaces
Liste des abréviations
Listes des figures
Liste des tableaux
INTRODUCTIONGENERALE………………………………………..……………………1
CHAPITRE I : Aperçu bibliographique
I.A. La famille des Fabacées et le genre Genista
I.A.1. La famille Fabaceae…………………………………………………......………...….....3
I.A.1.1. Classification systématique et aspects botaniques…….…………………………….....3
I.A.1.2. Distribution géographique………………………………………………...…...............4
I.A.1.3. Intérêts écologiques et économiques………………………………………..................4
I.A.1.4. Toxicité des Fabacées et aspect pharmacologique…………………………..…...........5
I.A.1.5. Études chimiques antérieure…………………………………………………………...6
I.A.2. Présentation du genre Genista…………………………………………………………....7
I.A.2.1. Généralités……………………………………………………………………………..7
I.A.2.2. Description du Genre Genesta……………………………………..……………..........7
I.A.2.3. Distribution et aire géographique…………...………………………………................8
I.A.2.4. Principaux métabolites secondaires du Genre Genista…………….………..……..…..8
I.A.2.5. Utilisation en médecine traditionnelle……………………………....………………....8
I.B. Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois).
I.B.1. Etude bibliographique…………………………………………………………………....9
I.B.2. Place dans la systématique………………………………………………,,,……………..9
I.B.3. Description botanique………………………………………………………...…….........9
I.B.4. Répartition géographique………………………………………………………………10
I.B.5. Screening Chimique……………………………………………………………………11
I.B.6. Extraction de Genista aspalathoides …….……...……………………………………..12
I.B.7. Les produits isolés de G. aspalathoidesLamk.ssp.erinaceoides (Lois.)……...………...14
CHAPITRE II : Les composés phénoliques
II.1. Généralités……………………………………………………………………………….16
II.2. Biosynthèse……...…...……………………………………………………………….….16
II.2.1. La voie de l'acide shikimique..……………………………………….……...………..16
II.2.2. La voie de l’acétate/malonate……...…………………………………………………..17
II.3. Classification des composés phénoliques ……………………………………………….17
II.3.1. Les acides phénoliques simples……………………………………………………......20
II.3.1.1. Acides hydroxycinnamiques………………………………………...………….........20
II.3.1.2. Acides hydroxybenzoïques…………………………………………………………..20
II.3.1.3. Coumarines…………………………………………………………………………..21
II.3.2. Stilbènes……………………………………………………...…………………...........21
II.3.3. Flavonoïdes et isoflavonoïdes.…………...………………………………...……..........21
II.3.3.1. Les flavonoïdes………………………………………………………………………21
II.3.3.1.1. Historique……………………………………………………………………….....22
II.3.3.1.2. Définition………………………………………………………………………......22
II.3.3.1.3. Classification des flavonoïdes……….……………………………………..….…...23
II.3.3.1.4. Distribution et localisation…………………………………………………............25
II.3.3.1.5. La Biosynthèse des flavonoïdes……………………………………………............26
II.3.3.2. Les Isoflavonoïdes……………………………………………………………….......28
II.3.3.2.1. Définition………………………………………………………………………......28
II.3.3.2.2. Classification des isoflavonoïdes………………………………………………......28
II.3.3.2.3. Distribution…………………………………………………………………….......29
II.3.3.2.4. Biosynthèse………………………………………………...…………………........29
II.3.3.3. Le rôle des flavonoïdes dans les plantes…………………………………………......30
II.3.4.4. Les activités biologiques des flavonoïdes………………...…………………….…....31
II.3.4. Les anthocyanes…………………...……………………………………………...........31
II.3.5. Les Tanins……………………………...…………………………………………........31
II.3.5.1. Les tannins hydrolysables………………………………………...……………….....32
II.3.5.2. Les tannins condensés……………………………………………………………......32
II.3.6. Quinones……………………………………………………………………………….33
II.3.7. Lignanes et Lignines………………………………………………………...…….…...33
II.3.7.1. Lignanes…………………………………………………………...…………….…...33
II.3.7.2. Lignine………………………………………………………………………….........33
II.4. Rôle physiologique des composés phénoliques…………………………………....….…34
II.5. Les Composés phénoliques identifiés de la famille Fabaceae……………………………35

CHAPITRE III : Chromatographie liquide haute performance


III.1. Introduction……………………………………………………………………………..39
III.2. Historique……………………………………………………………………………….39
III.3. L’origine de la CLHP……………………………………………………...……………39
III.4. Principe……………………………………………….………………...………….…....40
III.5. Conception générale d'un appareil de CLHP………………………….…………….…..40
III.5.1. La Pompe……………………………………………………..………...…………......41
III.5.2. Les injecteurs……………………………………...…………...……………………...42
III.5.3. Les colonnes…………………………………………………………………………..43
III.5.4. Les détecteurs…………………………………………………………………………44
III.5.5. La phase stationnaire………………………………………………………………….44
III.5.6. La phase mobile…………………………………………...………...…………….…..45
III.6. Notion de temps…………………………………………...……………………….....…45
III.7. Application de la technique………………………………………………………..…....46
CHAPITRE IV : Partie expérimentale
IV.1. Analyse qualitative des extraits……………...……………………………………….....47
IV.1.1. Conditions opératoires………………………………………......……………….…....47
IV.1.2. Préparation des échantillons pour l'analyse CLHP -UV/VIS………………………….48
IV.2. Résultats et discussions………………………………..………………………………..49
IV.2.1. Etude qualitative de deux extraits de l'espèce Genista aspalathoides
Lamk……….…..49
IV.2.2. Tableau des temps de rétention des composés phénoliques standards.……..….….…49
IV.2.3. Chromatogrammes des étalons….………...…………………………………….……50
IV.2.4. Criblage phytochimique par CLHP des extraits….……...……………………..….…58
IV.2.5. Description des profils chromatographique de l’ CLHP ……… ………..…….….…60
IV.2.6. Conclusion………...…....………………………………………………………….…64
CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………65
Références
Résumé
INTRODUCTION
GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

Depuis longue tempe, l’être humain utilise les plantes comme une source inépuisable de remède
contre les maladies. On trouve des données sur les remèdes traditionnels à base de plante dans
chaque culture. Les plantes médicinales ont été utilisées la première fois en mésopotamie à
5000 BC [1].

L’organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’environ 65 à 80% de la population


mondiale dans les pays en développent dépendent essentiellement des plantes médicinales
traditionnelles pour leurs soins de santé primaire.

Ces plantes ont l’aptitude de synthétiser de nombreux composés appelés métabolites


secondaires, c’est le cas par exemple les composés phénoliques qui sont correspondent à une
très large gamme de structure chimiques et utilisées en thérapeutiques comme antimicrobiens,
antioxydants et antihémolitiques [2].

L’Algérie, pays connu pour sa biodiversité, dispose d’une flore particulièrement riche et variée.
En Algérie il existe 3000 espèces appartenant à plusieurs familles botaniques dont 15% sont
endémiques [3], parmi ces familles les fabacées qui constituent l'une des plus vastes du règne
végétal. Ainsi, le genre Genista appartenant à cette famille fait l’objet d’une étude
phytochimique et pharmacologique qui s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche lancé
par équipe de recherche durant plusieurs années [4-7].

Notre étude porte un intérêt spécial à Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides
(Lois).Parmi les méthodes d'identification des composés organiques présents dans les plantes,
la Chromatographie liquide haute performance couplée à la détection UV-visible est la plus
appropriée, vu qu'elle est d'une grande précision, fiable et facile à mettre en œuvre.

L’objectif de ce travail est donc, l'identification des composées phénoliques à partir de Genista
aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois).

Cette mémoire s’articule autour de quatre chapitres :

➢ Le premier chapitre est divisé en deux parties :

- La première partie concernant l’étude bibliographique comprenant une description botanique


de la famille, et du Genre de notre plante.

1
INTRODUCTION GENERALE

- La deuxième partie présente l’étude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp.


erinaceoides (Lois).

➢ Le deuxième chapitre s’intéressera sur l'étude des composés phénoliques tout en


présentant leurs définitions classifications, biogénèses et propriétés biologiques.
➢ Le troisième chapitre présente définitions générales et le principe de Chromatographie
liquide haute performance.
➢ Le quatrième chapitre est consacrée à la discussion des résultats d’analyse qualitative
des composés phénoliques par HPLC/UV-VISIBLE.

Enfin une conclusion générale.

2
Chapitre I
Aperçu bibliographique
I.A : La famille des Fabacées et le genre Genista

I.A.1. La famille Fabaceae

I.A.1.1. Classification systématique et aspects botaniques

Les Fabaceae (de faba, la fève) sont la famille la plus nombreuse des plantes, doit son unité à
son fruit, appelé gousse ou légume, d’où l’autre dénomination de Légumineuses sous laquelle
cette famille est plus connue. Elle appartient à l’ordre des Fabales. C’est une des plus
importantes familles parmi les Dicotylédones [8].

Elle comprend plus de 730 genres répartir en 3 sous familles (les Papilionoideae (Faboideae),
les Caesalpinoideae et les Mimosoideae) selon le botaniste Hutchinson, et environ 19500
espèces dont 97% parmi les espèces testées sont ondulées [9-10]. Elle constitue la troisième
famille des angiospermes de par le nombre de ses représentants. Les plantes de cet ordre se
caractérisent par leur gynécée qui est formé soit d’un seul carpelle, soit de plusieurs carpelles
mais généralement libres entres eux, et de fleurs souvent zygomorphes [8].

Le terme Fabaceae soit actuellement préféré dans la nouvelle classification systématique de


l’AngiospermPhylogeny Group (APG), le terme Leguminosae est encore couramment utilisé
par certaines catégories de scientifiques (spécialistes des légumineuses). Ces deux termes sont
considérés comme des synonymes par l’International Code of Botanical Nomenclature (ICBN)
[9-11]. La position systématique des Fabaceae est présentée au (Tableau I.1) suivant :

Tableau I .1 : Position systématique de la famille Fabaceae selon l’approche phylogénétique


ou morphologique (APGIII (2009)) [9].

Classification APGIII (2009)


Règne Plantae
Embranchement Spermatophyta
Sous Embranchement Angiospermae

Classe Eudicotyledonae

Sous-classe Rosidae
Ordre Eurosidae I = Fabidées

Sous-ordre Fabales
Famille Fabaceae =Leguminosae
Sous-famille Faboideae, Mimosoideae, Caesalpinoideae

3
I.A : La famille des Fabacées et le genre Genista

Les Fabacées sont des plantes herbacées, arbustes, arbres ou plantes grimpantes à lianes
volubiles ou à vrilles. Elles possèdent un métabolisme azoté élevé et renferment des acides
aminés non protéogéniques. Ces plantes sont souvent constituées de nodules racinaires
contenant des bactéries fixatrices d’azote (Rhizobium) [12].

Les plantes de cette famille sont à feuilles simples ou composés ordinairement alternes et
stipulées parfois plus ou moins entièrement transformées en vrilles, les fleurs sont généralement
hermaphrodites régulières ou irrégulières, habituellement pentacyclique et pentamère sauf au
niveau du gynécée qui est unicarpellé [13].

I.A.1.2. Distribution géographique

La famille est en pleine extension, car elle est particulièrement concentrée dans les régions
subtropicales et tempérées chaudes (figure I.1), comme en Afrique du sud ou sur le pourtour
méditerranéen. Les régions tropicales abritent essentiellement des espèces ligneuses, tandis que
les régions tempérées regorgent d'espèces herbacées [14-15] .

Figure I.1 : Carte de répartition de la famille des Fabaceae dans le monde.

I.A.1.3. Intérêts écologiques et économiques

C'est une famille qui a une grande importance économique et écologique car elle a des
applications industrielles, alimentaires ou encore ornementales [16]. L’intérêt agronomique
des fabacées provient en premier lieu du fait de leur capacité à fixer l'azote atmosphérique grâce
à leurs nodules racinaires contenant des bactéries fixatrices d’azotes (rhizobiums) [17]. Il
s’ensuit une symbiose entre la plante infestée et la bactérie : celle-ci fixe l’azote

4
I.A : La famille des Fabacées et le genre Genista

Atmosphérique en empruntant l’énergie nécessaire dans les sucres fournis par la plante, et en
retour, la plante utilise l’ammoniac synthétisé par la bactérie [8].

L’intérêt alimentaire découle du fait que les fabacées constituent une source très importante
de protéines et lipides et rentrent dans l’alimentation humaine : haricot (Phaseolus), pois (Pisum
sativum), pois chiche (Cicer arietinum), fève (Vicia faba), soja (gliycine max) et animale : trèfle
(Trifolium), luzernes (Medicago), sainfoin (Onobrychis) [8], [18].

L’intérêt industriel résulte du fait que beaucoup d’espèces de cette famille fournissent des
produits industriels tels que le Soja qui est utilisé à grande échelle dans l’élevage industriel, les
Derris et les Lonchocarpus qui donnent les roténoïdes insecticides [19]. D’autres espèces
produisent des substances colorantes, et d’autres sont utilisées en parfumerie comme
Pterocarpus santallinus [20].

Certains Dalbergia spp d'Afrique, de Madagascar, d'Asie, produisent des bois précieux (ébène
d'Afrique, palissandres, bois de rose). Alors que, certaines espèces (Spartium junceum,
Crotalaria juncea, ou chanvre du Bengale) fournissent des fibres textiles [8].

I.A.1.4. Toxicité des Fabacées et aspect pharmacologique

La présence de certains métabolites secondaires dans les Fabacées peut entrainer des
intoxications de façon directe ou indirecte [8] :

❖ Certains acides aminés non constitutifs, nombreux dans les Fabacées, et qui sont fournis
par les bactéries fixatrices d’azote, perturbent gravement les chaînes métaboliques,
provoquant les troubles du lathyrisme, qui se produisent à la suite de la consommation
d’espèces du genre Lathyrus. Cela se traduit chez l’homme par une paralysie
progressive des muscles. De véritables « épidémies » ont eu lieu lors de périodes de
famines en France en 1700-1701 puis en 1856, lorsque la farine de
« Jarousse » (Lathyrus sativus) a remplacé la farine de blé.
❖ Des intoxications hépatiques et cadio-pulmonaires, dues à la présence d’alcaloïdes
pyrrolizidiniques dans des espèces du genre Crotalaria, en particulier Crotalaria retusa,
suite à la consommation de céréales contaminées par les graines, ou suite à l’utilisation
de ces plantes pour soigner des troubles grippaux ou asthmatiques.
❖ Contamination suite à la présence de champignons du type Aspergillus développés sur
les graines en cas d’humidité, et qui élaborent des aflatoxines cancérigènes.

5
I.A : La famille des Fabacées et le genre Genista

❖ La principale allergie alimentaire est celle à l’arachide (Arachis hypogaea) à cause des
allergènes présents dans les graines (cacahuètes), mais aussi dans l’huile et le beurre
d’arachide.
❖ Maladie du favisme, maladie génétique, affectant les populations après absorption de
fèves, graines de Vicia faba, se traduisant par des troubles neurologiques et
hématologiques. Cela est dû au manque d’une enzyme, la glucose-6-phosphate-
déshydrogénase qui joue un rôle de détoxification.
❖ La glycyrrhizine de la réglisse, présente une action minéralo-corticoïde, qui se traduit
par une rétention de sodium et d’eau, accompagnée d’une perte de potassium. Cela
provoque un œdème au niveau de la face, des anomalies cardiaques, d’où un risque
d’hypertension.
D'autres espèces appartenant à la famille des Fabacées sont plutôt médicinales [8], [18] :

❖ Le baume de tolu du Pérou, élaboré dans les poches sécrétrices d'arbres sud-américains
du genre Myroxylon, est utilisé comme antispasmodique, expectorant et antiseptique.
❖ La racine de la réglisse (Glycyrrhiza glabra), est utilisée comme expectorant, anti-
inflammatoire, contre les coliques et les brûlures gastriques.
❖ Les tanins du cachou (Acacia catechu), utilisés comme anti-diarrhéique.
❖ Les gousses et feuilles du cassié (Cassia angustifolia), utilisées comme laxatif et
purgatif.
❖ La gomme du tamarin (Tamarindus indica), riche en pectine, sucres simples ainsi
qu’en acides organiques (tartrique, malique, citrique), est utilisée comme laxatif doux.
❖ Le mélilotoside (hétéroside) des feuilles de Mélilot (Melilotus officinalis), présente des
propriétés sédatives et anti-inflammatoires oculaires.
❖ L’écorce de l’« Arbre de peau » ou Tepescohuite (Mimosa tenuiflora) est utilisée
depuis la civilisation des Mayas au Mexique dans le traitement des affections
dermatologiques, en particulier dans le cas de brûlures.
I.A.1.5. Études chimiques antérieures

La recherche bibliographique montrée que la majorité des études phytochimiques réalisées sur
de nombreux types de plantes de la famille des Fabaceae confirment la richesse et la diversité
de leurs métabolites secondaires, tels que : Les alcaloïdes [18], [21], les coumarines [22], les
composés phénoliques de type flavonique et isoflavonique [23-24], et en petites quantités les
stéroïdes [25] et les saponosides [26].

6
I.A : La famille des Fabacées et le genre Genista

I.A.2. Présentation de genre Genista

I.A.2.1. Généralités

Le Genre Genista a été décrit pour la première fois par LINNE en 1753, il appartient à la famille
des légumineuses, sous-famille des papilionacées et à la tribu des genistées [27].

Ce genre dont le nom paraît dériver de l'ancien mot Gaulois Gen, qui signifie arbuste. Parmi les
700 genres de la famille des Fabaceae, en Algérie on trouve environ 53 genres et 337 espèces
[28]. Le genre Genista (Fabaceae) consistant en environ 100 espèces principalement réparties
en méditerranée en Asie occidentale [29] est présente en Algérie avec 25 espèces et sous-
espèces dont 11 sont endémiques [11].

I.A.2.2. Description du Genre Genesta

Les plantes du genre Genista, sont des arbrisseaux épineux ou parfois inermes et junciformes,
caractérisées par des feuilles mono à tri-foliolées, stipulées ou non. Le calice est à 5 segments,
les 2 supérieurs libres ou soudés, les 3 inférieurs formant une lèvre à 3 dents profondes. Plus
rarement, le calice est campanulé à 5 dents subégales. La carène est oblongue, dressée,
biggibeuse latéralement. L’étendard est étroit. Les 10 étamines (5 longues et 5 courtes) sont
monadelphes, en tube non fendu. Le stigmate est oblique. La gousse est déhiscente et variable.
Les graines sont non arillées [13].

Figure I.2 : Espèce Genista numidica Spach.

7
I.A : La famille des Fabacées et le genre Genista

I.A.2.3. Distribution et aire géographique

Le genre Genista est largement distribué dans le bassin méditerranéen, en Europe et en Afrique
du nord (Libye, Tunisie, Algérie et Maroc). En Algérie, il est localisé dans la région est et sud
est et au grand Sahara [30]. Les espèces du genre ont une grande plasticité écologique, elles
sont présentes dans des territoires soumis à des conditions bioclimatiques très différentes,
depuis les zones semi-arides jusqu’aux zones très humides [31].

I.A.2.4. Principaux métabolites secondaires du Genre Genista

D’après une recherche bibliographique réalisée sur les espèces du Genre Genista, permis
qu’elles contiennent d’une variété de métabolites secondaires de divers types, les substances
dominantes sont les alcaloïdes [32], les isoflavonoïdes [33-34] et les flavonoïdes [4-7], [35-36],
et qui sont biologiquement actifs.

I.A.2.5. Utilisation en médecine traditionnelle

Certaines espèces du genre Genista sont utilisées en médecine traditionnelle populaire pour
guérir les nombreuses maladies, On citera par exemple :

Genista tenera : l’infusion des parties aériennes de cette espèce est utilisée dans la médecine
traditionnelle Portugaise pour traiter le diabète [37].

G. anglica et G. germanica : ses deux plantes sont préconisées en tant que diurétiques pour
le traitement de néphrolithiase et encore contre la goutte [38-39].

Figures I.3 : Trois espèces de genre Genista (G.tenera, G.anglica, G.germanica).

8
I.B : Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

I.B.1. Etude bibliographique

Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois) est une espèce endémique présente dans
la région sud est algérien [40].

I.B.2. Place dans la systématique

La classification botanique de l’espèce étudiée est présentée comme suit :

Règne : Plantae

Embranchement : Spermaphytes

Sous-embranchement : Angiospermes
Classe : Dicotylédones

Ordre : Fabales
Famille : Fabacées

Tribu : Genisteae

Genre : Genista
Espèce : Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois).

I.B.3. Description botanique

▪ G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

C'est un petit arbrisseau, de 10 à 50 cm. à tiges très rameuses, tortueuses, et dont les rameaux
portent des renflements sur les côtés, leur ensemble forme un buisson serré et épineux. On le
trouve dans les fentes des rochers et sur les coteaux, les fleurs jaunes, stigmate unilatéral
forment une lame sur la face [3]. On reconnaît cette espèce aux caractères suivants [28] :
Les feuilles sont entières, c'est-à-dire réduites à une seule foliole, sans pétiole et sans stipules,
relativement petites, étroites et poilues. Les fleurs sont isolées ou groupées par 2 à 4 ; l'étendard
est à peu près de la même longueur que la carène, il est couvert de petits poils et la carène est
velue. Le fruit mûr, d'environ 10 à 15 millimètres de longueur sur 3 à 4 de largeur, est brun et
couvert de petits poils. (Assez souvent, les fleurs sont très poilues et à étamines libres, ce qui
est dû à un parasite).

9
I.B : Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

I.B.4. Répartition géographique

Les parties aériennes ont été collectées pendant la floraison en mai 2009 près de M’Sila dans le
sud est Algérien [40], les figure I.4; I.5 et I.6 représentent des photos de cette plante :

Figure I.4 : Photo les tiges de G. aspalathoidesLamk.ssp.erinaceoides (Lois).

Figure I.5 : Photo les fleurs de G. aspalathoides Lamk.

Figure I.6 : Photo petit arbrisseau de G. aspalathoides Lamk.

10
I.B : Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

I.B.5. Screening Chimique

Est une analyse qualitative basée sur des réactions de précipitations et / ou de colorations. Ces
dernières permettent de définir la présence ou non de métabolites secondaires tels que les
coumarines, les saponines, les quinones, les flavonoïdes, les alcaloïdes, les anthocyanines et les
tannins dans les différents organes (feuilles, tiges et fruits) de la plante [41].

Tableau I.2 : Les tests de caractérisation phytochimique réalisés sur les différentes
substances chimiques.

Les Composés Caractérisation

Alcaloïdes [42] Réaction de précipitation

Coumarines [43] Une fluorescence intense


Stérols [44] - Un changement de couleur rapide a indiqué la
présence de composés stéroïdiens saturés.

-L’apparition d’une couleur rouge cerise montre la


présence des stérols insaturés.
Terpènes [44] Couleur devenue verte foncée.
Triterpènes [45] La formation d’un anneau marron
Tanins catéchiques [46] L’apparition d’une coloration ou la formation d’un
précipité

Tanins galliques [44] La formation d’un précipité

Flavonoïdes [47] Les colorations suivantes :

Rouge, jaune-rougeâtre, rouge à rouge violacé, rouge


foncé ou violet ou bleu, jaune et rose peuvent être
observés.
Leucoanthocyanes [47] Coloration rouge

Saponines [48] L’apparition d’une mousse persistante

Anthocyanes [49] Coloration bleu-violacée

Quinones [50] Coloration rouge –violet

11
I.B : Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

Les résultats du screening phytochimique de G. aspalathoidesLamk.ssp.erinaceoides (Lois.)


Sont consignés dans le Tableau I.3.

➢ Réaction positive : +
➢ Réaction négative : -
Tableau I.3 : Résultats globaux de la recherche de groupe de substances naturelles identifiées dans
la plante Genista aspalathoides Lamk.ssp.erinaceoides (Lois) [40].

Groupes chimiques Tiges

Alcaloïdes +
Coumarines -
Stérols +
Terpènes +
Triterpènes +
Tanins -
Triterpènes
Flavonoïdes ++
Leuco anthocyanes -
Saponines +
Anthocyanes -
Quinones -

On ne constate que les métabolites secondaires, tels que les flavonoïdes, alcaloïdes, Stérols,
triterpènes, terpènes et saponines, sont présents dans cette espèce.

I.B.6. Extraction de Genista aspalathoides Lamk

Les parties aériennes (2700g) desséchées ont été macérées à température ambiante par un
Mélange hydroalcoolique (Ethanol/Eau : 80 : 20 V/V) pendant 3x48 heures, puis fractionnées
par extraction liquide/liquide successives au chloroforme, acétate d’éthyle et n-butanol [40].

La figure I.7 représente toutes les étapes suivies pour l’extraction de cette espèce.

12
I.B : Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

Matière végétale m=2700g

•Macération à EtOH/H2O 80 :20 (v/v)


• Filtration

Extrait éthanolique

• Concentration (T=35°C)
• Dilution avec 800 ml de H2O distillée
• Filtration
Filtrat

• Extraction par de l’éther de pétrole (x1)


• Décantation
Phase organique • Séparation
• Séchage par Na2SO4 anhydre
• Filtration
Phase aqueuse
• Concentration
Extrait éther de pétrole • Extraction par du CHCl3 (x3)
• Décantation
m=0,5 • Séparation
Phase organique
• Séchage par Na2SO4 anhydre
Phase aqueuse
• Filtration
• Concentration • Extraction par AcOEt (x3)
Extrait chloroforme m=4g • Décantation
• Séparation

Phase organique
• Séchage par Na2SO4 anhydre Phase aqueuse
• Filtration
• Concentration • Extraction par n-butanol (x3)
Extrait AcOEt m=14g • Décantation
• Séparation

Phase organique
Phase aqueuse à jeter
• Séchage par Na2SO4 anhydre
• Filtration
• Concentration

Extrait n-butanol m=80g

Figure I.7 : Organigramme récapitulatif des étapes d’extraction de l’espèce G. aspalathoides Lamk.

13
I.B : Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

I.B.7. Les produits isolés de G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

L’étude chromatographie de l'extrait Acétate d'éthyle et l’extrait Chloroforme de Genista


aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois) a conduit à l’isolement de 09 produits notamment
les isoflavones et les flavonoïdes sont une classe très répandue dans le genre Genista
appartenant à la famille des fabacées.

La figure I.8 représente les produits isolés de Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides
(Lois) de la phase Acétate d’éthyle et de la phase chloroformique [40]:

14
I.B : Etude chimique de l’espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)

Les produits isolés de la phase acétate d'éthyle :

2 3
1

6
4 5

Les produits isolés de la phase chloroformique :

9
8

1/5-O-Méthyl génisteine ou Isoprunetine.


2/ kaempferol 3 méthyle éther (Isokaempferide).
3/5,4’-dihydroxy-7- méthoxyflavanone (sakuranetine).
4/7-2-hydroxyisobutyrate (génistéine).
5/ 5-hydroxy-2-(4-hydroxyphenyl) -8-isopropyl-4H-furo[2,3-h] chromen-4-one.
6/ 5,7-dihydroxy-6-(2-hydroxy-3-methylbut-3-enyl)-3-(4-hydroxyphenyl)-4H-chromen-4-
one (Laburnetine).
7/ Génisteine -7-O- β – glucoside.
8/ 5,4’-dihydroxy-7,3’-dimethoxyflavanone (Eriodictyol 7,3’-dimethyl ether).
9/ 4’-O-Methylderrone.

Figure I.8 : Les produits isolés de G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois).

15
Chapitre II
Les composés phénoliques
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.1. Généralités

Le terme « polyphénols » est fréquemment utilisé dans le langage courant et même dans des
articles scientifiques ou de vulgarisation pour désigner l'ensemble des composés phénoliques
des végétaux [51].

Ces composés regroupent une multitude de molécules et représentent l’un des groupes les plus
importants présents dans le règne végétal [52-54].

Dans la littérature il existe deux propositions pour définir les polyphénols. La première les
définis comme étant une structure moléculaire qui porte plusieurs groupements phénoliques
tandis que la deuxième indique la présence d’un groupement phénol polyhydroxylé (figure
II.1). Ces polyphénols sont des métabolites secondaires synthétisés par les végétaux pour se
défendre contre les agressions environnementales [55]. Il s’agit des dérivés non azotés connus
par une grande variété structurale dont environ 8000 composés ont été identifiés [56].

Figure II.1 : Structure d'unité de base des polyphénols.

Les polyphénols sont caractérisés par la présence d’au moins un noyau benzénique auquel est
directement lié au moins un groupe hydroxyle, libre ou engagé dans une autre fonction éther,
ester, hétéroside [57].

II.2. Biosynthèse

Les composés phénoliques sont issus par deux grandes voies métaboliques :

II. 2.1. La voie de l'acide shikimique

La voie la plus courante est celle dite de l’acide shikimique. Elle conduit des oses aux acides
aminés aromatiques (phénylalanine et tyrosine) puis par désamination de ces derniers, aux

16
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

acides cinnamiques et à leurs très nombreux dérivés : acide benzoïques, acétophénones,


lignanes et lignines, coumarine [58].

II.2.2. La voie de l’acétate/malonate

Cette voie démarre de l’acétate et conduit à des poly-cétoesters ou polyacétates (malonate) de


longueur variable. Les polyacétates mènent par cyclisation (réaction de Claisen,..) à des
composés souvent polycycliques: chromones, isocoumarines…. [59].

De plus la diversité structurale des composés phénoliques est due à leur double origine
synthétique « la voie de shikimate et de l’acétate / malonate ». Elle augmente souvent avec la
participation simultanée de ces deux voies conduisant à l’élaboration de composé mixtes
(Flavonoïdes, stilbène, xanthones…etc.) [60].

II.3. Classification des composées phénolique

Les composés phénoliques forment un très vaste ensemble de substances chimiques, ils
peuvent être classés par le nombre et l’arrangement des atomes de carbone (Tableau II.1) qui
les composent, en fonction de la nature de leur squelette carbone et en fonction de la longueur
de la chaine aliphatique liée au noyau benzénique [60].

17
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

Tableau II.1 : Principales classes de composés phénoliques [61]

COMPOSES PHENOLIQUES
Squelette Classe Exemple Forme Origine
carboné

C6 Phénols simples Hydroquinone Busserole

Acides Acide Epices,


C6-C1 hydroxybenzoïques p- fraises
hydroxybenzoïques

Acides Acide Tomates,


C6-C3 hydroxycinnamiques p-coumarique ail

Carottes,
C6-C3 Coumarines Ombélliférone coriandre

C6-C4 Naphtoquinones Juglone Noix

C6-C2-C6 Stilbénoides Trans-resvératrol Raisin

18
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

Tableau II.1 : Principales classes de composés phénoliques (suite)

COMPOSES PHENOLIQUES

Squelette Classe Exemple Forme Origine


carboné

C6-C3-C6 Flavonoïdes Kaempférol Fraise

Grain de
C6-C3-C6 Isoflavonoïdes Daidzéine soja

Raisin
C6-C3-C6 Anthocyanes Delphinidol Cabernet-
sauvignon

(C6-C3) 2 Lignanes Entérodiol Bactéries


intestinales

(C6-C3) n Lignines Bois,


fruits à
noyaux

(C6-C3-C6) n Tanin Procyanidol Raisins,


condensés KaKi

19
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.1. Les acides phénoliques simples

II.3.1.1. Acides hydroxycinnamiques

Ils dérivent de l'acide cinnamique et ont une structure générale de base de type (C6-C3), ils ont
une distribution très large rarement libres. Ils existent souvent sous forme combinée avec des
molécules organiques. Les Principaux acides hydroxycinnamiques sont l’acide cinnamique,
l’acide p-coumarique, l’acide caféique, l’acide férulique, l’acide sinapique [54].

II.3.1.2. Acides hydroxybenzoïques

Ce sont des dérivés de l'acide benzoïque et ont une structure générale de base de type (C6-C1).
Ces molécules existent souvent sous forme d'esters ou de glycosides. Les Principaux acides
hydroxybenzoïques sont l’acide benzoïque, l’acide p-hydroxybenzoïque, l’acide
Protocatechique, l’acide vanillique, l’acide gallique, l’acide syringique, l’Acide salicylique
[51].

Figure II.2 : Dérivés d’acides phénoliques.

20
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.1.3. Coumarines

Les coumarines dérivent des acides hydroxycinnamiques par cyclisation interne de la chaîne
latérale. Les Principaux types de coumarines sont l’Ombélliférone, l’aescultol, Scopolétol,
Fraxétol, Daphnétol [51].

Scopolétol,Fraxétol, Daphnétol[54].

Figure II.3 : Les types de coumarines les plus fréquents.

II.3.2. Stilbènes

Les stilbènes sont des composés formés de deux noyaux aromatiques liés par un groupe
éthylénique (C6-C2-C6). Ce sont des phytoalexines, composés produits par les plantes en
réponse à l'attaque par les microbes pathogènes fongiques, bactériens et viraux. Le resvératrol
un des stilbènes les plus connus, et qui a été largement étudié pour ses propriétés
anticancéreuses [62].

Figure II.4 : Quelques exemples des structures chimiques des stilbènes.

II.3.3. Flavonoïdes et isoflavonoïdes

II.3.3.1. Les flavonoïdes

Occupant une place prépondérante dans le groupe des phénols, les flavonoïdes sont des
métabolites secondaires ubiquistes des plantes. On estime que 2 % environ du carbone

21
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

organique photosynthétisé par les plantes, soit quelques 109 tonnes par an, est converti en
flavonoïdes [63].

II.3.3.1.1. Historique

Les flavonoïdes n’ont pris leur essor dans la pharmacopée occidentale que depuis quelques
années, même si leur biodisponibilité n’est pas encore complètement élucidée. Ils ont été isolés
par le scientifique E. Chervreul en 1814 mais réellement découverts en 1937 par Albert Szent-
Györgyi qui mit en exergue leur influence pour réduire la perméabilité des vaisseaux sanguins.
Ce scientifique hongrois reçu le prix Nobel pour ses recherches sur la vitamine C et les
propriétés biochimiques des flavonoïdes [64].

II.3.3.1.2. Définition

Les flavonoïdes sont des substances naturelles qui forment le groupe le plus répondu dans le
règne végétal. Ils font partie de la classe des polyphénols, principaux métabolites secondaires
des plantes. Ils possèdent une diversité structurale très importante. En effet, plus de 9000
structures ont été identifiées [58], [65]. Ces diverses structures se rencontrent aussi bien sous
la forme libre (aglycone) que sous forme de glycosides. Ils jouent un rôle important dans la
protection des plantes [58].

Le terme Flavonoïdes (de flavus, « jaune » en latin) est le terme générique pour des composés
basés sur un squelette à 15 atomes de carbones, qui à son niveau le plus simple, consiste en
deux cycles phényles (A et B), connectés par un pont à trois carbones (structure en C6-C3-C6)
[66]. (figure II.5).

Figure II.5 : Squelette de base des flavonoïdes.

22
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

Dans la plupart des cas, les flavonoïdes sont présents sous forme glycosidique dans les vacuoles
des fleurs, des feuilles, des tiges ou des racines. Les flavonoïdes aglycones, notamment les
flavonoïdes simples et polymethylés, sont plutôt présents sous forme de cires dans les feuilles,
les écorces, les bourgeons floraux [67].

II.3.3.1.3. Classification des flavonoïdes

Les flavonoïdes se divisent en plusieurs classes qui se distinguent par une diversité structurale
selon le degré d’oxydation du noyau pyranique central lequel peux être ouvert et recyclées en
un motif furanique (dihydrofuranone), (la chaîne en C3) [68]. Le noyau B est relié à
l’hétérocycle C dans les positions 2 et 3. (figure II.6)

A C B

Figure II.6 : Différentes positions du cycle B sur l’hétérocycle C.

➢ Dans la position 2 : Le flavonoïde est appelé flavane.


➢ Si la position 4 de la flavane porte un groupement carbonyle, le flavonoïde est appelé
flavanone.
➢ Si la liaison C2-C3 dans le squelette de la flavanone est insaturée le composé est nommé
flavone.
➢ Si ce dernier est substitué en position 3 par un groupement hydroxyle, il est désigné par
le nom de flavonol.

Par ailleurs, selon le degré d’hybridation des carbones de la chaîne en C-3 et le mécanisme de
cyclisation de cette chaîne, on distingue d’autres squelettes flavoniques telles que les chalcones,
les dihydrochalcones, les aurones et les anthocyanes. (Tableau II.2)

23
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

Tableau II.2 : Les différentes classes de flavonoïdes.

R3´ R4´ R5´ Exemples


Classes Structure chimiques

H OH H Apigénine

Flavones OH OH H Lutéoline

OH OCH3 H Diosmétine

H OH H Kaempférol

Flavonols OH OH H Quercétine

OH OH OH Myrecétine

OH OH H Catéchine

Flavanols

H OH H Naringénine

Flavanones

OH OH H
Eriodictyol

H OH H Pelargonidine

Anthocyanidines OH OH H Cyanidine

OH OH OH Delphénidine

24
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.3.1.4. Distribution et localisation

Les flavonoïdes sont largement abondants dans les légumes, feuilles (salade, choux, épinards
etc.), ainsi que dans les téguments externes des fruits.

Récemment, de nombreux travaux ont montré que certains fruits et légumes sont très riches en
flavonols, flavones et flavanones [69-72].

Tableau II.3 : La distribution nutritionnelle de certains flavonoïdes.

Flavonoïdes Aliment
Flavonols
Kaempférol Radis, brocoli, thé noir
Quercétine Oignon, pomme, olive, vin rouge, tomate
Myricétine Canneberge, vin rouge
Quercétine-3-glucoside Oignon
Quercétine-3-rhamnoglucoside Thé noir
Flavones
Chrysine Peau des fruits
Apigénine Persil, thym, romarin, céleri
Lutéoline Persil, céleri
Lutéoline-7-apiosylglucoside Poivron rouge
Flavonones
Naringènine Fruits des genres citrus
Hespertine-7- rhamnoglucoside Jus d’orange
Naringenine-7-
(hesperidine) rhamnoglucoside Jus d’orange
(narirutine) Flavon-3-ols
Épicatéchine Thé vert, thé noir
Catéchine Thé vert, thé noir, pomme
Epigallocatéchine Vin rouge
Anthocyanidol
Cyanol Cassis, myrtille
Malvidol Raisin, fraise, cassis
Apigénidol Framboise, fraise
Isoflavones
Genisteine-7-glucoside Soja
Daidzeine-7-glucoside Soja

25
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.3.1.5. La Biosynthèse des flavonoïdes

Les flavonoïdes possèdent tous le même élément structural de base, car ils dérivent d’une
origine biosynthétique commune. Le cycle A est formé à partir de trois molécules de malonyl-
coenzyme A (malonyl-CoA), issues du métabolisme du glucose. Les cycles B et C proviennent
eux aussi du métabolisme du glucose, mais par la voie du shikimate via la phénylalanine qui
est convertie en ρ-coumarate puis en ρ-coumaroyl-CoA. (figure II.7)

Le ρ-coumaroyl-CoA et les 3 malonyl-CoA se condensent en une seule étape enzymatique pour


former une chalcone, la 4, 2’,4’, 6’-tétrahydroxychalcone (réaction catalysée par la chalcone
synthétase CHS, enzyme-clé dans la formation des flavonoïdes). Le cycle C se forme par
cyclisation de la chalcone, réaction catalysée par la chalcone-isomérase (figure II.7). Ce cycle
s’hydrate ensuite pour former les différentes classes de flavonoïdes [63].

Métabolisme du glucose

Acétyl-COA Shikimate

Phénylalanine

Malonyl-CoA p-coumaroyl-CoA p-coumarate cinnamate

(CHS)

4,2',4',6'-tétrahydroxychalcone

Figure II.7 : Voie biosynthétique conduisant aux chalcones.

26
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

Le tableau II.4 rassemble la liste des enzymes impliquées dans les différentes étapes de
biosynthèse des flavonoïdes et isoflavonoïdes présentées dans la figure II.8 et la figure II.9 :

Tableau II.4 : Liste des enzymes.

Abréviations L’enzyme
CHI Chalcone-isomerase
CHR Chalcone-réductase
IFS Isoflavone-synthase
AUS Aurone-synthase
FHT Flavanone-3-hydroxylase
DFR Dihydroflavonol-réductase
ANS Anthocyanine-synthase
FLS Flavonol-synthase
FSI Flavone-synthase

CHR/IFS
AUS

Isoflavone
Chalcone
Aurone
CHI

FHT/DFR/ASN FHT/FLS

Anthocyane Flavanone Flavanol


FHT/DFR FHT/TFR
FS
I

Flavon-3-ol Flavone Flavan-3.4-diol

Figure II.8 : Voies de biosynthèse des flavonoïdes [73].

27
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.3.2. Les Isoflavonoïdes

II.3.3.2.1. Définition

Les isoflavonoïdes représentent une sous-classe importante et très distinctive des flavonoïdes,
toutes les molécules de ce groupe sont caractérisées par un squelette de 15 atomes de carbone
comme les flavonoïdes mais réarrangé selon un motif 1, 2- diphénylpropanique [74].
La distribution des isoflavonoïdes dans le règne végétal est très restreinte, elle est presque
spécifique à la famille des fabales (légumineuses), sous famille des fabacées (papilionacées)
[68], [74-75].

II.3.3.2.2. Classification des isoflavonoïdes

Les Isoflavonoïdes diffèrent des autres flavonoïdes par la position du cycle B, qui dans le cas
des isoflavonoïdes est attaché en position 3 (en 2 pour les autres flavonoïdes), formant un
squelette de base 1,2-diphénylpropane. Il existe de nombreuses sous-classes d’isoflavonoïdes
(figure II.9), classés notamment en fonction du degré d’oxydation, l’existence ou non
d’hétérocycles supplémentaires, les plus communs étant les isoflavones, alors que les
isoflavanols et les coumaranochromones sont peu rencontrés [68]. Les dérivés glycosylés sont
très communs chez les isoflavones, alors qu’ils sont très rares dans les autres sous-classes
d’isoflavonoïdes. Les C-glycosides sont essentiellement présents dans le genre Dalbergia
(Leguminoseae) [68].

28
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

Isoflavane Isoflavanone Isoflavone

Isoflavanol Ptérocarpane
Rotéinoïd
e

Coumaranochromon 3-arylcoumarine
e
Figure II.9 : Structures des différentes sous-classes d’isoflavonoïdes.

II.3.3.2.3. Distribution

Les isoflavonoïdes, en particulier les aglycones, sont présents dans les racines, les rhizomes, le
bois, l’écorce, les graines et quelquefois dans les feuilles et fleurs [68]. Contrairement aux
flavonoïdes, composés ubiquitaires dans le règne végétal, les isoflavonoïdes sont presque
exclusivement présents chez les Légumineuses. En effet, 85% d’entre eux ont été isolés de cette
famille [68]. Il apparait néanmoins qu’au moins 225 isoflavonoïdes décrits ont été isolés de
plantes appartenant à 59 autres familles [76]. Comme chez les Légumineuses, la majorité des
isoflavonoïdes isolés sont des isoflavones [77].

II.3.3.2.4. Biosynthèse

Des progrès remarquables ont été fournis ces quelques dernières années dans le but d’élucider
la biosynthèse des isoflavones [78-82]. Le mécanisme proposé pour la biosynthèse des
isoflavonoïdes forme une branche de la voie biosynthétique des flavonoïdes.

Les isoflavonoïdes proviennent de la flavanone intermédiaire centrale « naringénine (4’, 5, 7-


trihydroxyflavanone) dans le cas de la genistéïne » et « liquiritigénine (4’,7- dihydroxy-
flavanone) dans le cas de la daidzéine » qui sont omniprésentes dans les plantes. Pour entrer

29
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

dans la voie biosynthétique des isoflavonoïdes, la flavanone subit en premier lieu le départ d’un
radical hydrogène à C-3 suivi de la migration du cycle B sous forme radicalaire de C-2 à C-3
et l’hydroxylation du radical C-2. L’enzyme responsable de cette transformation est
l’isoflavone synthase (IFS) [83-84]. Le schéma II-9 montre les différentes étapes de formation
de la génistéïne.

Figure II.10 : Le mécanisme réactionnel de la biosynthèse de la génistéïne par catalyse


enzymatique [81-84].

II.3.3.3. Le rôle des flavonoïdes dans les plantes

Les flavonoïdes sont des pigments responsables de la coloration des fleurs et représentent des
signaux visuels qui attirent les animaux pollinisateurs. La plupart de ces pigments sont des
anthocyanes hydrosolubles (qui sont des flavonoïdes jaunes réduits), des aurones et des
chalcones. De ce fait, ils jouent un rôle important dans les interactions avec les insectes
(attraction et rôle dans la pollinisation entomophile et la dispersion des graines) [63[, [85].

30
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.4.4. Les activités biologiques des flavonoïdes

➢ Anti-tumorales [86].
➢ Anti-carcinogènes [87].
➢ Anti-inflammatoires [88].
➢ Hypotenseurs et diurétiques [58].
➢ Antioxydants [89].

II.3.4. Les anthocyanes

Les anthocyanes (du grec anthos, fleur et Kuanos, bleu violet), terme général qui regroupe les
anthocyanidols et leurs dérivés glycosylés (anthocyanosides) [90]. Les anthocyanes donnent
des couleurs très variées : bleu, rouge, mauve, rose. Ces molécules ont, comme les flavonoïdes,
un squelette de base en C15 formé de deux cycles A et B, et d’un hétérocycle (cycle C) ; mais
leur caractéristique principale est que ce dernier est chargé positivement. Cette charge est due
à leur structure de base commune : le cation flavylium ou 2 phenyl 1-benzopyrilium [91].

Figure II.11 : Ion flavylium (2-phényl-benzopyrilium).

II.3.5. Les Tanins

Les Tanins sont des substances d’origine végétale, non azotées, de structure polyphénolique,
Ils ont la capacité de se combiner et de précipiter les protéines [92].

Le terme « tannin » ou « tanin » vient de la source de tanins utilisée pour le tannage des peaux
d’animaux en cuir. Dans ce processus, les molécules de tannins se lient aux protéines Par des
liaisons résistantes aux attaques fongiques et bactériennes. Le poids moléculaire des tannins
varie entre 500 et 2000 Dalton (3000 pour les structures les plus complexes) [52].
Les tannins sont aussi répandus pour leurs nombreuses activités thérapeutiques notamment ;
anti-infectieuses [93-94], cardiovasculaires [95-96], hormonodépendantes et anticancéreuses

31
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

[97-98]. On distingue deux groupes de tanins différents : Les tanins hydrolysables et les tanins
condensés [99].

II.3.5.1. Les tannins hydrolysables

Ces tannins sont des esters du D-glucose et de l’acide gallique ou de ses dérivés, en particulier
l’acide ellagique [100]. On distingue les tanins galliques et les tanins ellagiques [101].

Figure II.12 : Structure chimique des acides gallique (A) et acide ellagique (B).

II.3.5.2. Les tannins condensés :

Les tanins condensés : leur structure est voisine de celle des flavonoïdes, ils ne possèdent pas
de sucre dans la molécule. Ils sont formés de deux ou plusieurs molécules de flavan-3-ols, dont
l’union se fait par des liaisons carbone – carbone [90], [102].

Figure II.13 : Structure de base des tanins condensés.

32
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.6. Quinones

Ce sont des substances colorées et brillantes, en général rouges, jaunes ou orange et possédant
deux fonctions cétones. On trouve les quinones dans les végétaux, les champignons, les
bactéries. Ils sont utilisés dans la fabrication de colorants, de médicaments et de fongicides. Les
principales quinones sont : les benzoquinones, les naphtoquinones et les anthraquinones [103].

Benzoquinones Naphtoquinones Anthraquinones

II.14 : Quelques exemples de quinones (les plus importants).

II.3.7. Lignanes et Lignines

II.3.7.1. Lignanes

Les lignanes sont des composés phénoliques bioactifs, non-nutritifs, non caloriques [104].
Il s’agit des dimères ramifiés de phénylpropanes (C6-C3)2 [105]. Où deux unités de
phénylpropane C6-C3 sont liées par leur carbone 8 [106]. On les trouve en plus forte
concentration dans le lin et les graines de sésame et en faible concentration dans les fruits et les
légumes [104].

Figure II.15 : Structure dephénylpropane (1) et des lignanes (2).

33
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

II.3.7.2. Lignine

La lignine est un polymère fortement ramifié, localisée dans les parois cellulaires [107].
Ils constituent une classe importante de produits naturels dans le règne végétal, et seraient
formés par polymérisation oxydative de monomères qui sont les alcools p-coumarique,
coniferique et sinapique [108]. Une structure précise pour la lignine n’est pas encore connue,
mais surement elle est très complexe [55].

Figure II.16 : Structure des alcools formant les lignines.

II.4. Rôle physiologique des composés phénoliques

Les composés phénoliques, tels que les flavonoïdes, sont partiellement responsables des
qualités sensorielles et alimentaires des aliments végétaux. L’astringence et l’amertume des
aliments et des boissons dépendent de la teneur en polyphénols [109]. Les flavonoïdes sont des
pigments responsables de la coloration des fleurs, des fruits et des feuilles. Ils sont présents
dans la cuticule foliaire et dans les cellules épidermiques des feuilles et sont susceptibles
d’assurer la protection des tissus contre les effets nocifs des rayonnements UV [51]. Les
pigments responsables de la coloration des fleurs constituent des signaux visuels qui attirent
des animaux pollinisateurs. La plupart de ces pigments sont des anthocyanes, des aurones et
des chalcones. D’autres polyphénols incolores tels que des flavonols et flavanones interagissent
avec des anthocyanes pour altérer, par co-pigmentation, la couleur des fleurs et des fruits [110].

Les phénols ont également été décrits dans plusieurs processus physiologiques : croissance
cellulaire, différenciation, organogenèse, dormance des bourgeons, floraison et tubérisation
[51].

Les cellules végétales répondent aux stimuli environnementaux en synthétisant des métabolites
secondaires tels que les polyphénols qui peuvent les protéger contre les agresseurs. Lorsque la

34
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

plante est blessée, des composés phénoliques et phénols simples sont synthétisés et l’activité
peroxydasique caractéristique des tissus en voie de lignification est stimulée. Ces réactions
aboutissent à la formation, au niveau de la blessure, d’un tissu cicatriciel résistant aux
infections. De même, lors de l’attaque par des pathogènes, une cascade de réactions aboutissant
à la résistance exprimée à l’emplacement de l’infection ou dans d’autres parties non infectées
de la plante se met en place. La première étape de ce mécanisme de défense comporterait une
accumulation rapide des phénols, à l’emplacement de l’infection, qui agirait pour ralentir la
croissance du pathogène. Ainsi, la capacité d’une espèce végétale à résister à l’attaque des
insectes et des microorganismes est souvent corrélée à la teneur en composés phénoliques.
Jusqu’ici mal connus, les principes actifs et leurs mécanismes d’action font maintenant l’objet
d’un nombre croissant d’études [111].

II.5. Les Composés phénoliques identifiés de la famille Fabaceae

Des recherches bibliographiques réalisées sur la famille Fabaceae, montrent qu'elles ont fait
l'objet de nombreuses investigations photochimiques. Celles-ci ont permis d'isoler un grand
nombre de composés phénoliques. Les substances dominantes sont les acides
hydroxybenzoïques, les acides phénoliques simples et les flavonoids. Les résultats de 3 plantes
ont été choisis sont présentés sur le Tableau II.5 et la figure II.17.

35
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

Tableau II.5 : Les Composés phénoliques identifiés de la famille Fabaceae avec les HPLC-
UV [254 nm et 280 nm].

La plante : Sainfoin (Onobrychis viciifolia)

Composés tr λ max Identification Classification Références


(min) (nm)

arbutine = 4-(β-D-
A 6.9 281 glucopyranosyloxy) phénol

acide 8-β-glucopyranosyl
Acides phénoliques
B 54.5 279 oxycinnamique
simples
254,
C 138.9 366 Acide ellagique

[112]
D 23.5 25 acide p-hydroxybenzoïque

E 15.3 258, Acide Protocatechique Acides


293 hydroxybenzoïques

F 9.8 270 Acide gallique

G 19.4 254, Acide vanillique 4-O-


289 glucoside
La plante : Derris ferruginea

Composés tr λ max Identification Classification References


(min) (nm)

H 60 254 Cajaflavanone Flavonoids [113]

Tableau II.5 : Les Composés phénoliques identifiés de la famille Fabaceae avec les HPLC-
UV [254 nm et 280 nm] (suite)

36
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

La plante: Halimodendron halodendron

Composés tr λ max Identification Classification Références


(min) (nm)

Acide Acides
D 6 254 p-hydroxybenzoïque hydroxybenzoïques

I 9 254 isorhamnetin-3-O-β-D-
rutinoside

J 17 254 [114]
Quercétine
Flavonol

K 23 254 3-O-méthylquercétine

L 30 254 3,3'-diméthoxy-quercétine

37
CHAPITRE II : Les Composés Phénoliques

(G)

(H)

Figure II.17 : Structures des composés phénoliques identifiés de la famille Fabaceae avec les
HPLC-UV

38
Chapitre III
Chromatographie Liquide Haute
Performance
CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

III.1. Introduction

La chromatographie est une méthode dans laquelle les composants d'un mélange sont séparés
sur une colonne d'adsorbant dans un système fluide [115]. Elle a été réalisée pour la première
fois en 1906 par le botaniste russe Mikhaïl TSWETT [115].
Parmi les techniques chromatographiques dont la phase mobile est un liquide, la
chromatographie liquide haute performance (CLHP) est la plus connue. Elle permet de séparer
et d'identifier son champ d’application recouvre une grande partie du domaine de la
chromatographie en phase gazeuse auquel s’ajoute celui de l’analyse des composés
thermosensibles ou de masses moléculaires à la fois très grandes et même polaires. Son succès
est dû à la possibilité d’agir de manière très précise sur la sélectivité entre les composés par le
choix de la colonne et de la composition de l’éluant, c’est-à-dire en exploitant les interactions
soluté/phase mobile/phase stationnaire [116].

III.2. Historique

Ils ont été rassemblés ici quelques grandes dates de l’évolution de la chromatographie
[115] :

1903-1906 : Séparation de pigments " Mikhail Semenovich TSWETT".


1931 : Séparations préparatives "Khun et Lederer".
1938 : Chromatographie sur couche mince "Ismailov et Shraiber".
1940 : Chromatographie par échange d’ions "Samuelson et Walton".
1941 : Chromatographie de partage "Martin et Synge".
1952 : Chromatographie en phase gazeuse sur colonnes remplies "James et Martin".
1954 : Séparation des acides aminés par chromatographie d’échange d’ions "Moore et
Stein".
1959 : Chromatographie sur gel "Porath, Flodin".
1968 : Chromatographie en phase liquide à haute performance "Giddings et Kirkland".
1979 : première séparation chirale par HPLC "Welch et Armstrong".

III.3. L’origine de la CLHP

La chromatographie liquide haute performance, souvent désignée par son abréviation


CLHP – HPLC en anglais, constitue une technique analytique très générale d’emploi.
CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

Elle dérive de la forme la plus ancienne de la chromatographie liquide sur colonne dont les
performances, en termes de sélectivité et de résolution, se sont trouvées grandement améliorées
par la miniaturisation et l’utilisation de phases stationnaires très élaborées.
Ces phases, conduisent à une perte de charge importante dans la colonne. Il faut donc exercer
sur la phase mobile une forte pression pour obtenir un débit convenable. La particularité de la
CLHP est de faire intervenir des mécanismes d’échange soluté/phase mobile/phase stationnaire
basés sur les coefficients d’adsorption ou de partage [116].

III.4. Principe

Les composés à séparer sont mis en solution dans un solvant. La phase mobile poussée par une
pompe sous haute pression, parcourt le système chromatographique, Le mélange à analyser est
injecté puis transporté à travers du système et les composés se séparent selon leurs affinités
entre la phase mobile et la phase stationnaire. En sortie de colonne grâce à un détecteur
approprié les différents solutés sont caractérisés par un pic. L'ensemble des pics enregistrés est
appelé chromatogramme [117].

III.5. Conception générale d'un appareil de CLHP

Une installation de CLHP comporte divers modules spécialisés. Ces modules sont reliés entre
eux par l’intermédiaire de canalisation de très faible diamètre interne (0,1 mm) pour assurer la
circulation de la phase mobile. La vitesse de la phase mobile est maximum au centre des
canalisations et nulle au contact des parois. Une dispersion des composés se produit donc
inévitablement [116].

Figure III.1 : Schéma d’une installation de CLHP.


CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

La figure III.2 représente l'appareillage de l'CLHP

Colonne
+
Injecteur Chromatogramme

Solvant
Pompe Détecteur

Déchet

Figure III.2 : l'appareillage de l'CLHP.

III.5.1. La Pompe

Toute installation de CLHP comporte au moins une pompe pour forcer le passage de la phase
mobile à travers la colonne dont le remplissage est très compact. Il en résulte une pression
importante au niveau de l’injecteur, on utilise des pompes conçues pour maintenir un débit non
pulsé et stable, même si la composition de la phase mobile varie. Ces pompes débitmétriques
comportent généralement deux pistons en série fonctionnant en opposition pour éviter les
interruptions de débit dues au remplissage du cylindre. Le déplacement des pistons est contrôlé
par un moteur pas à pas associé à une came de forme particulière [116].

Elle permet de travailler [117] :

En mode isocratique : pour lequel la composition de la phase mobile est fixée au long de
l'analyse.
En mode gradient : pour lequel en fait une variation de la composition de solvant durant
l'analyse, cette variation est programmable.
CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

Figure III.3 : Principe de fonctionnement d’une pompe à deux têtes en série [116].

III.5.2. Les injecteurs

L’injection d’un volume précis de l’échantillon en tête de colonne doit se faire en un temps bref
afin de perturber le moins possible le régime de circulation de la phase mobile qui doit être
stable de la colonne au détecteur. On utilise pour ce faire, une vanne haute pression à plusieurs
voies, manuelle ou motorisée dans le cas des injecteurs automatiques, placée juste avant la
colonne (figure III.4). Elle fonctionne en deux temps :
Dans la position chargement, où seule la communication entre pompe et colonne est assurée
(figure III.5), l’échantillon est introduit à pression atmosphérique à l’aide d’une seringue dans
un petit volume tubulaire appelé boucle. Dans la position injection, l’échantillon est inséré dans
le flux de phase mobile par rotation de 60 ◦ d’un levier qui permet d’inverser le sens de
circulation dans la boucle. Une bonne reproductibilité des volumes n’est atteinte que si la boucle
a été totalement remplie par l’échantillon. Le volume prélevé avec la seringue est donc toujours
largement supérieur à celui de la boucle [116].

Vanne manuelle
Boucle Assortiment de boucles

Figure III.4 : Vanne d’injection pour CLHP et boucles assorties [116].


CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

a) Remplissage de la boucle. Dans cette étape, la seringue est introduite à la position n◦4.
b) injection dans la colonne.

Figure III.5 : Injection avec une boucle [116].

III.5.3. Les colonnes

La colonne se présente comme un tube, le plus souvent en acier, dont la longueur et le diamètre
présentent des différences selon les modèles. Les colonnes « standard » dont le diamètre interne
(DI) est d’environ 4,5 mm et la longueur de 10 cm (figure III.6), sont de plus en plus
supplantées par des colonnes de plus faibles diamètres, baptisées narrow-bore (DI 2-4 mm),
micro-bore (DI 1-2 mm), capillaires remplies (DI 0,1-1 mm).
La colonne doit avoir une efficacité suffisante. Une colonne courte permettra d’aller plus vite.
Une colonne étroite se traduira par une économie de phase mobile. Ainsi pour une colonne
standard, le débit est de l’ordre de 1 ml/min, alors qu’il tombe à quelques ml/min pour une
colonne micro-bore, ce qui nécessite des pompes et des détecteurs adaptés – quelques gouttes
suffisantes pour éluer tous les composés.
La colonne est souvent précédée d’un précolonne, dite colonne de garde, courte (0,4 à 1cm),
remplie de la même phase stationnaire, ce qui sert à retenir certaines impuretés (figure III.6).
CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

On augmente ainsi la durée de vie de la colonne principale en préservant ses performances


[116].

4 3 2 3 1 3 4

1- colonne 2 – précolonne 3 – disque fritté 4 - raccord

Figure III.6 : Colonne standard et précolonne de CLHP [116].

III.5.4. Les détecteurs

Le détecteur suit en continu l'apparition des solutés. Pour détecter, on utilise différents
phénomènes physico-chimiques. Le signal obtenu est enregistré en fonction du temps.
Généralement, on compare le signal obtenu pour la phase mobile et le soluté à celui de la phase
mobile seule. Le détecteur le plus utilisé en CLHP est un spectrophotomètre d'absorption UV-
visible (190-600 nm) relié à la sortie de colonne.

Il existe d'autres détecteurs :

• Réfractomètre différentiel
• UV à barrette de diodes
• Électrochimique
• fluorimétrique….
Ainsi que différents types de couplage :

• Spectrométrie infrarouge
• Spectrométrie de masse
• Résonance Magnifique Nucléaire.

III.5.5. La phase stationnaire

La phase stationnaire est immobilisée à l’intérieur de la colonne et retenue par un disque poreux
en acier inoxydable fritté, dont la porosité est suffisamment faible pour retenir les plus fines
particules [117].
CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

▪ La phase normale :
La phase normale est constituée de gel de silice. Ce matériau est très polaire. Il faut donc
utiliser un éluant apolaire. Ainsi lors de l'injection d'une solution, les produits polaires
sont retenus dans la colonne, contrairement aux produits apolaires qui sortent en tête.
▪ La phase inverse :
La phase inverse est majoritairement composée de silice greffée par des chaînes
linéaires de 8 ou 18 atomes de carbones (C8 et C18). Cette phase est apolaire et nécessite
donc un éluant polaire (ACN, MeOH, H20). Dans ce cas, ce sont les composés polaires
qui seront élués en premier.

III.5.6. La phase mobile

La phase mobile ou éluant est un liquide qui entraîne les solutés à travers la colonne.

Le choix de l’éluant est basé sur des critères qu’il doit vérifier vis-à-vis au produit, des phases
stationnaires et de l’appareillage [117].

Vis-à-vis au produit : inertie chimique à l’égard des substances à séparer, et dissolution de la


totalité des composés présents dans les mélanges à analyser.

Vis-à-vis de la phase stationnaire : la phase stationnaire ne doit pas être modifiée par le
passage de la phase mobile, par conséquent une insolubilité totale de la phase stationnaire des
deux phases.

Vis-à-vis de l’appareillage : avec un détecteur UV l'éluant ne doit pas absorber dans les
longueurs d’onde retenues pour l’analyse. Pour un réfractomètre, les indices de réfraction de
l’éluant doivent rester constant tout au long de l’opération.

III.6. Notion de temps :

t0 : est le temps du début de l’injection. tm (le temps mort) est le temps mis par un composé non
retenu par la phase stationnaire pour traverser la colonne (le temps passé dans la phase mobile)
[117].

tr: Le paramètre de rétention chromatographique primaire (temps de rétention ou volume de


rétention(Vr)) se compose de deux parties : premièrement, le temps pendant lequel les
molécules de l'analyse sont en phase mobile (en supposant un débit constant), et deuxièmement,
le temps pendant lequel l'analyte est retenu à la surface de la phase stationnaire [118].
CHAPITRE III : Chromatographie Liquide Haute Performance

t'r: Le temps de rétention réduit t'r est le temps passé par un soluté dans la phase stationnaire
[117].

III.7. Application de la technique :

La chromatographie liquide haute performance est une méthode qui a beaucoup d’application
surtout au niveau de la chimie des substances naturelles. En effet, elle est utilisée dans la
séparation, l’identification et la quantification de certaines familles de molécules dans les
extraits de plantes [119]. Elle est souvent couplée avec la spectrométrie de masse ou la
spectrométrie UV- visible.
Chapitre IV
Partie expérimentale
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

IV.1. Analyse qualitative des extraits

L’analyse qualitative des composés phénoliques présents dans les différents extraits de l’espèce
Genista aspalathoides Lamk (l’extrait acétate d’éthyle et l’extrait n-butanol) a été réalisée par
Chromatographie Liquide à Haute Performance (CLHP) (figure III.7), qui est une technique
de séparation très puissante.

Figure VI.1 : L'appareil CLHP utilisé dans cette analyse.

IV.1.1. Conditions opératoires

Les conditions opératoires de la CLHP sont comme suit :

➢ Un appareil YL 9100 HPLC, de logiciel YL-CLARITY. Qui composite par une phase
mobile et phase stationnaire dans une colonne apolaire (inverse) par une séparation de
composé organique non volatile.
➢ Colonne C18 de marque AGILENT (longueur : 150mm, diamètre : 4.6 mm, taille de
particules : 5µm)
➢ Détecteur : UV/VIS
➢ Boucle d'injection : 20µL
➢ Température : 35°C
➢ Détection (ʎ) : 254 nm/ 280 nm
➢ Durée d'analyse : 60 mn
➢ Débit : 1ml/min
➢ Volume injecté : 20µL

47
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

➢ La phase mobile : Cette phase est constituée de deux solvants :


P.A : Eau à 1% AC. Acétique
P.B : Méthanol grade CLHP

➢ Mode: Gradient, le tableau III.1 résume le programme d’élution de la colonne.

Tableau VI.1 : Gradients et utilisés pour les analyses CLHP.

Temps (min) P.A P.B

0 95% 5%
55 5% 95%

60 95% 5%

Figure VI.2 : La boucle d'injection utilisée dans l'analyse de l'échantillon.

IV.1.2. Préparation des échantillons pour l'analyse CLHP-UV/VIS

o Le procédé commence par dégazer les solvants (éliminer les bulles d’air), puis on injecter
l’extrait (acétate éthyle / n-butanol) à l'entrée de la colonne où il se dilue dans la phase
mobile qui l'entraîne à travers la colonne.
o Les constituants du mélange (les solutés), sont inégalement retenus lors de la traversée
de la colonne de ce phénomène appelé rétention il résulte que les constituants du mélange
injecté se déplacent tous moins vite que la phase mobile et que leurs vitesses de
déplacement sont différentes. Ils sont ainsi élués de la colonne les uns après les autres et
donc séparés. Un détecteur UV/VIS placé à la sortie de la colonne couplée à un
enregistreur permet d'obtenir le chromatogramme.

48
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

IV.2. Résultats et discussions

IV.2.1. Etude qualitative de deux extraits de l'espèce Genista aspalathoides


Lamk

L’analyse a été réalisée par une CLHP au niveau du Centre de Recherche Scientifique et
Technique en Analyses Physico-chimiques (CRAPC) à BouIsmaïl, Tipaza.

Les chromatogrammes obtenus en mode gradient d'élution avec l'éventail des longueurs d'ondes
qui à 254 nm ont été comparés à ceux des étalons injectés dans les mêmes conditions
chromatographiques par leurs temps de rétention.

➢ Principe

20 µl de chaque extrait ont été injectés sur une colonne de type phase inverse C18 (150 mm x
4,6 mm I.D). La phase mobile constituée deux éluants ; l'eau distillée / acide acétique (1 %) à
pH = 3 (Solvant A) et Méthanol (Solvant B), respectivement. Dans le mode de gradient linéaire
suivant : 0 min, 5% B ; 55 min, 95% B ; 60 min, 5%. Le débit de la phase mobile était de 1,0
ml / min. La détection a été réalisée par un détecteur UV.

IV.2.2. Tableau des temps de rétention des composés phénoliques standards

Tableau IV.2 : Temps de rétention des flavonoïdes standards.

Temps de rétention (min) Les flavonoïdes

21.6 Catéchine
22.5 Epicatéchine
29.3 Berbérine
31.5 Robinin
32 Rutine
34.3 Myricétine
38.5 Quercétine
39 Naringénine
42.2 Kaempférol
42.5 Apgénine
49.6 3-hydroxy-flavone

49
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Tableau IV.3 : temps de rétention d'anthocyane et la coumarine standard.

Temps de rétention (min) Anthocyanes

35.8 Malvin chloride


48.4 Anthrone
Temps de rétention (min) Coumarine

25.8 Scopolétine

IV.2.3. Chromatogrammes des étalons

Nous donnons les chromatogrammes des étalons utilisés (1 mg/ ml), les analyses sont faites à
une longueur d’onde 254 nm.

Figure IV.3 : Chromatogramme CLHP de l'étalon catéchine.

Figure IV.4 : Chromatogramme CLHP de l'étalon épicatéchine.

50
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.5 : Chromatogramme CLHP de l'étalon robinine.

Figure IV.6 : Chromatogramme CLHP de l'étalons rutine et malvine chloride.

Figure IV.7 : Chromatogramme CLHP de l'étalon Myricétine.

51
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.8 : Chromatogramme CLHP de l'étalon naringénine.

Figure IV.9 : Chromatogramme CLHP de l'étalons syringique et Kaempférol.

Figure IV.10 : Chromatogramme CLHP de l'étalon apigénine.

52
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.11 : Chromatogramme CLHP de l'étalon 3-hydroxy-flavone.

Figure IV.12 : Chromatogramme CLHP de l'étalon berbérine.

Figure IV.13 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide ascorbique

53
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.14 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide gallique.

Figure IV.15 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide caféique.

Figure IV.16 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide -p-coumarique.

54
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.17 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide vanillique.

Figure IV.18 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide trans cinnamique.

Figure IV.19 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide férulique.

55
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.20 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide-3-hydroxy-4-métoxy cinnamique.

Figure IV.21 : Chromatogramme CLHP de l'étalon indol-3-carboxylique

Figure IV.22 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide salicylique.

56
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.23 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide m-anisique.

Figure IV.24 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide trans 2,4-diméthoxy cinnamique.

Figure IV.25 : Chromatogramme CLHP de l'étalon acide oxalique.

57
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Figure IV.26 : Chromatogramme CLHP de l'étalon anthrone.

Figure IV.27 : Chromatogramme CLHP de l'étalon scopolétine.

IV.2.4. Criblage phytochimique par CLHP des extraits


Après la comparaison des temps de rétention des extraits avec ceux des témoins, les résultats
sont présentés sur le tableau IV.4 et les figure IV.28, et figure IV.29 respectivement.

58
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Tableau IV.4 : Les composés phénoliques identifiés dans les extraits de G. aspalathoides
Lamk. Ssp.erinaceoides (Lois) par CLHP à longueur d'onde 254nm.

N° Acides Phénoliques tr (min) L’extrait acétate éthyle L’extrait n-butanol


1 Acide ascorbique 3.9 + -
2 Acide gallique 10.3 - -
3 Acide caféique 20.5 + -
4 Acide para-coumarique 21.8 - -
5 Acide vanillique 22.7 - -
6 Acide syringique 22.6 - +
7 Acide trans cinnamique 25.2 - -
8 Acide férulique 26.9 - -
9 Acide 3- hydroxy 4- 28.3 - -
métoxy cinnamique
10 Acide indol-3- 28.5 - +
Carboxylique
11 Acide salicylique 30.7 - -
12 Acide m-anisique 33.0 - +
13 Acide trans 2,4- dimétoxy 39.3 - -
cinnamique
14 Acide oxalique 50.2 - -
N° Les flavonoïdes tr (min) L’extrait acétate L’extrait n-butanol
1 Catéchine 21.6 + +
2 Epicatéchine 22.5 + +
3 Robinin 31.5 - -
4 Rutine 32 + +
5 Myrcétine 34.3 - -
6 Naringénine 39 - -
7 Kaempférol 42.2 + -
8 Apgénine 42.5 - -
9 métoxycinamiquedim
3-hydroxy-flavone 49.6 + +
étoxycinamique ok
N° Anthocyanes tr (min) L’extrait acétate L’extrait n-butanol
1 Malvine chloride 35.8 - +
2 Anthrone 48.4 + +
N° Coumarine tr (min) L’extrait acétate L’extrait n-butanol
1 Scopolétine 25.8 - -

59
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

IV.2.5. Etudes d'interférences des chromatogrammes CLHP des extraits


Les chromatogrammes d’CLHP des différents extraits sont représentés ci-dessous.

Rutine

Acide Catéchine 3-hydroxy-flavone


ascorbique
Kaempférol
Acide Epicatéchine
Anthrone
caféique

Figure IV.28 : Profil chromatographique CLHP /UV à 254 nm de l’extrait acétate éthyle.

Epicatéchine
Catéchine Rutine
Acide
Acide Anthrone
syringique
m-anisique
3-hydroxy-
Acide indol-
flavone
3- Malvin chloride
carboxylique

Figure IV.29 : Profil chromatographique CLHP /UV à 254 nm de l’extrait n-butanol.

60
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

IV.2.6. Description des profils chromatographique de l’CLHP

L’observation des profils chromatographiques de l’extrait acétate éthyle et n-butanol du Genista


aspalathoides Lamk (figures IV.28 et IV. 29) par CLHP, montre bien la richesse de ce dernier
en métabolites secondaires notamment les polyphénols qui absorbent bien à 254 nm.

Après une comparaison aux temps de rétentions (tr) des acides phénoliques et flavonoïdes
standards avec nos résultats obtenus dans les chromatogrammes, on pourrait dire que l’extrait
acétate d’éthyle et extrait n-butanol pourraient contenir :

1. L’extrait acétate d’éthyle

• Acide ascorbique qui correspond au pic 9 avec un tr de 3.893 qui est proche de la valeur
de 3.903 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Acide caféique qui correspond au pic 20 avec un tr de 20.660 qui est proche de la valeur
de 20.523 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Catéchine qui correspond au pic 21 avec un tr de 21.693 qui est proche de la valeur de
21.553 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Epicatéchine qui correspond au pic 22 avec un tr de 22.427 qui est proche de la valeur
de 22.503 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Rutine qui correspond au pic 35 avec un tr de 31.860 qui est proche de la valeur de
31,980 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Kaempferol qui correspond au pic 48 avec un tr de 42.193 qui est proche de la valeur de
42.2 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Anthrone qui correspond au pic 56 avec un tr de 48.310 qui est proche de la valeur de
48.360 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• 3-hydroxy-flavone qui correspond au pic 57 avec un tr de 49,577 qui est proche de la
valeur de 49,553 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.

2. L’extrait n-butanol

• Acide syringique qui correspond au pic 19 avec un tr de 22,600 qui est proche de la
valeur de 22,593 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Acide indol-3-carboxylique qui correspond au pic 27 avec un tr de 28,480 qui est proche
de la valeur de 28,530 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Catéchine qui correspond au pic 18 avec un tr de 21,697 qui est proche de la valeur de
21.553 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.

61
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

• Epicatéchine qui correspond au pic 19 avec un tr de 22,647 qui est proche de la valeur
de 22.503 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Rutine qui correspond au pic 31 avec un tr de 31,930 qui est proche de la valeur de
31,980 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Acide m-anisique qui correspond au pic 32 avec un tr de 32,963 qui est proche de la
valeur de 33.037 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Malvine chloride qui correspond au pic 35 avec un tr de 35,730 qui est proche de la
valeur de 35,770 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• Anthrone qui correspond au pic 47 avec un tr de 48,347 qui est proche de la valeur de
48.360 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.
• 3-hydroxy-flavone qui correspond au pic 48 avec un tr de 49,613 qui est proche de la
valeur de 49,553 (standard) à une longueur d’onde de 254 nm.

La figure IV.30 représente les structures des composés phénoliques présents chez l’espèce
Genista aspalathoides Lamk (l'extrait acétate éthyle et l'extrait

62
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

Les Acides Phénoliques

Acide ascorbique Acide caféique Acide Syringique

Acide m-anisique Acide indol-3-carboxylique


Les flavonoïdes

Epicatéchine
Catéchine 3-hydroxy-flavone

Rutine
Kaempférol
Les Anthocyane

Malvine chloride Anthrone

Figure IV.30 : Les structures des composés phénoliques présents chez l’espèce Genista
aspalathoides Lamk (l'extrait acétate éthyle et l'extrait n-butanol).

63
CHAPITRE IV : Partie expérimentale

IV.6. Conclusion
La chromatographie liquide haute performance en phase inversée s'est avérée être la méthode
de choix pour la séparation d'une variété de flavonoïdes et des acides phénoliques dans
différents échantillons.

-Le profil chromatographique de l’extrait acétate éthyle des Genista aspalathoides Lamk qui
contient deux acides : acide ascorbique, acide caféique et cinq flavonoïdes : Catéchine,
Epicatéchine, Rutine, Kaémpférol, 3-hydroxy-flavone et un anthocyane: Anthrone.

-Le profil chromatographique de l’extrait n-butanol des Genista aspalathoides Lamk qui
contient trios acides: Acide syringique, Acide indol-3-carboxylique et Acide m-anisique,
quatre flavonoïdes: Catéchine, Epicatéchine, Rutine, 3-hydroxy-flavone, et deux anthocyanes:
Malvine chloride et Anthrone.

64
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION

CONCLUSION GENERALE
Dans cette étude, nous nous sommes intéressés à l'identification des composés phénoliques
issus d’une plante appartient au genre Genista, genre connu par sa richesse en composés
phénoliques notamment les acides phénoliques et les flavonoïdes. Le screening chimique de
l’espèce étudiée G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois) a relevé la présence des
flavonoïdes, alcaloïdes, stérols, triterpènes, terpènes et saponines.

L'extraction hydroalcoolique de cette espèce a permis l'obtention de deux extraits (l’extrait


acétate d’éthyle et l’extrait n-butanol) qui ont été traités par la chromatographie liquide haute
performance. Les structures des composés phénoliques ont été déterminées par la comparaison
aux temps de rétentions (tr) des acides phénoliques et flavonoïdes standards avec nos résultats
obtenus dans les chromatogrammes.

Était déterminé des 11 composés phénoliques dans les extraits acétate d'éthyle et n-butanol de
l'espèce G. aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois) : Acide ascorbique, Acide caféique,
Acide syringique, Acide indol-3-carboxylique, Acide m-anisique, Catéchine, Epicatéchine,
Rutine, Kaémpferol, 3-hydroxy-flavone, Malvine chloride, Anthrone. Ces résultats indiquent
que les composés phénoliques sont une classe très répandue dans le genre Genista appartenant
à la famille des fabacées et constituent donc de bons marqueurs chimiotaxonomique.

65
Références

[1]. Sumner J. 1st ed. Portland: Timber Press. (2001). The Natural History of Medicinal Plants.
p 110–5.

[2]. Chaouche T.M, Haddouchi F, Atik-Bekara F, et al. (2015). Antioxidant, haemolytic


activities and HPLC-DAD-ESI-MSn characterization of phenolic compounds from root bark
of Juniperus oxycedrus subsp.Oxycedrus. 64, p 7-182.

[3]. Quezel P, Santa S. (1963). Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques
méridionales. Tome I, C.N.R.S. Paris.

[4]. Mekkiou R, Touahar H, Marie-Geneviève, Dijoux-Franca, Anne-Marie Mariotte,


Benayache S, Benayache F. (2005). A new Isoflavone from Genista saharae (Fabaceae).
Biochemical Systematics and Ecology.33(6), p 635.

[5]. Mekkiou R, Seghiri R, Boumaza O, Sarri D, Chebbah K, Benayache S, Bermejo J,


Benayache F. (2012). Secondary Metabolites from genista ferox.Chemistry of Natural
Compounds. 48(4), p 710-711.

[6]. Boumaza O, Mekkiou R, Seghiri R, Sarri D, Benayache S, Garcia V.P, Bermejo J,


Benayache F. (2006). Flavonoids and isoflavonoids from Genista tricuspidata (Fabaceae).
Chemistry of Natural compounds, 42(6), p 730-731.

[7]. Boumaza O, Mekkiou R, Seghiri R, Benayache S, Garcia V.P, Bermejo J, Benayache


F. (2011). Secondary metabolites from chloroform extract of Genista tricuspidata.
Chemistry of Natural Compounds. 47(2), p 277-278.

[8]. Botineau M. (2010). Botanique systématique et appliqué des plantes à fleurs. Editions TEC
& DOC, Lavoisier. p 597-639.

[9]. Wojciechowski M.F, Lavin M, Sanderson M.J. (2004). A phylogeny of Legumes


(Leguminosae) based on analysis of the plastid MATK gene resolves many well-supported
subclades within the family. American Journal of Botany.11, p 1846.

[10]. De Faria S, Lewis G, Sprent J, Sutherland J. (1989). Occurrence of nodulation in the Le


guminosae.New Phytologist. 111, p 607-619.

[11]. Judd W.S, Campbell C.S, Kellogg E.A, Stevens P. (2002). Botanique systématique : une
perspective phylogénétique. Bruxelles : De Boeck Université.
[12]. Spichiger R.E, Savolainen V, Figeat, Jeanmoned D. (2002). Botanique systématique des
plantes à fleur. Presses polytechniques et Universitaires romandes.CH - Lausanne.

[13]. Quezel P, Santa S. (1962). Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques
méridionales. Tome I.C.N.P.S. Paris.

[14]. Heywood V. H. (1996). Flowering Plants of the World.th edition, Oxford University Press,
Oxford.p 141- 145, p 149-152.

[15]. Schrire B.D, Lavin M, & Lewis G.P. (2005). Global distribution patterns of the
Leguminosae: Insights from recent phylogenies. Biologiske Skrifter. 55, p 375-422.

[16]. Debelmas A.M, Delaveau P. (1983). Guide des plantes dangereuses, IIème édition Paris.
p 200.

[17]. Judd W.S, Campbell C.S, Kellogg E.A, & Stevens P. (2002). Botanique systématique, une
perspective phylogénétique. University of Missouri, St. Louis, and Missouri Botanical Garden.
p 282-288.

[18]. Spichiger R.E, Savolainen V.V, Figeat M, Jeanmonod D. (2004). Botanique systématique
des plantes à fleurs. Une approche phylogénétique nouvelle des angiospermes des régions
tempérées et tropicales. Troisième édition, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes.

[19]. Linuma M. et all. (1993). Constituents of Vancouveria hexandra heterocycles. (35), p 407.

[20]. Arnone A, Camarda L, Merlini L, Nasini G, Taylor D.A.H. (1977). Colouring matters of
the West Africa red woods Pterocarpus osun and P.santallinus. Journal of Chemical Society.19,
p 2116-2118.

[21]. Huxtable R.J. (1990). Activation and pulmonary toxicity of Pyrrlizidine Alkaloids,
Pharmac.Ther. 47, p 371-389.

[22]. Keeler R.F. (1989). Quinolizidine alkaloids in Range and Grain Lupins in « Toxicants of
Plant Origin » (Cheeke P. R. éd.), Alkaloids, CRC Press, Bocs Raton. 1, p 133-168.
[23]. Estévez-Braun A, Gonnzalles A.G. (1997). Coumarine, Nat. Prod. Rep.14, p 465-475.

[24]. Yingmei H, Sansei N, Yukari N. and Zhexiong J. (2001). Flavonol glycosides from the
stems of Trigonella foenum-graecum, Phytochemistry. 58, p 577-580.

[25]. Veitch N.C. (2007). Isoflavonoids of the leguminosae, Nat. Prod. Rep. 24, p 417-464.
[26]. Muhammad S.A, Faman A, Vqai U.A. (2001). Unusual chemical constituents of Lotus
garcinii (Fabaceae), Turk. J. Chem., 25, p 107-112.

[27]. Ibraheim Z.Z, Khalifa A.A. (2000). Bull. Pharm. Sci, 23, p 177-186.

[28]. Maire R, Quezel P. (1987). Flore de l'Afrique du Nord, Dicots. Leguminosae. Part16.

[29]. Noccioli C, Meini L, Cecilia Loi M, Potenza D, pistelli L. (2011). Anew plpinum
isoflavone derivative from Genista pichisermolliana. Phytochem.Lett.4(3), p 342.

[30]. Lograda T. (1996). Variabilités cariologiques et biochimiques de quatre espèces


endémiques du genre Genista L. Thèse de magister en biologie végétale. Université Ferhat
Abbas –Sétif.

[31]. Azzioui O, ES-Sgaouri A, & Fennane M. (2000). Valeur écologique et biogéographique


du genre Genista L. du Maroc. Lagascalia. 21(2), p 263-278.

[32]. Kacem N, Goossens G.F, Duhal N. (2014). Determination of alkaloids in endemic Genista
quadriflora Munby (Fabaceae). Biochemical Systematics and Ecology. 56, p 83-87.

[33]. Pistelli L, Bertoli A, Giachi I, Morrelli I, Roubioli P, Bicchi C. (2001). Quinolizidine


allaloides from Genista ephedroides.Biochem.Sys. Ecol. 29, p 137-141.

[34]. Erdemoylu N, Ozkan S, Duran A, Yoson F. (2009). GC-MS analysis and antimicrobial
activity of alkaloid extract from Genista vuralii. Pharmaceutical Biology. 47(1), p 81-85.

[35]. Kerkatou M, Menad A, Sarri D, leon F, Brouard I, Bouldjedj R, Chalard P, Ameddah S,


Benayache S, Benayache F. (2012). Secondary metabolites from Genista aspalathoides Lamk
ssp. 5(5), p 285-289.

[36]. Boukaabache R, Boubekri N, Boumaza O, Mekkiou R, seghiri R, Sarri D, Zama D,


Benayache F. Benayache S. (2013). Phytochemical study of ethyl acetate extract and
octioxydant activity of Genesta quadriflora Munby (Fabaceae). Der Pharmacia Lettre. 5(6), p
56-59.

[37]. Rauter A.P, Martins Al, Lopes R, Ferreira J, Serralheiro L.M, Araujo M, Borges C, Justino
J, Silva F, Goulart M, Thomas-Oates, Rodrigues J, A, Edwards E, Noronha J, Helder Mota-
Filipe R.P. (2009). Bioactivity studies and chemical profile of the antidiabetic plant Genista
tenera. Journal of Ethnopharmacology. 122, p 384–393.
[38]. Adams M, Berset C, Kessler M, Hamburger M. (2009). Medicinal herbs for the treatment
of rheumatic disorders.A survey of European herbals from the 16th and 17th century. Journal of
Ethnopharmacology. 121, p 343–359.

[39]. Guarrera P.M, Leporatti M.L. (2007). Ethnobotanical remarks on Central and Southern
Italy.Journal of Ethnobiology Ethnomedicine. 3, p 23.

[40]. Boukaabache R, Boumaza O, Mekkiou R, Seghiri R, Benayache F, Benayache S. (2015).


Preliminary Phytochemical Analysis and Chemical Constituents from Genista aspalathoides
Lamk.ssp.erinaceoides (Lois.) M. (Fabaceae). RJPBCS. 6(2), p 551-554.

[41]. Bencherchar I, Demirtas I, Altun M, Gül F, Sarri D, Benayache F, Benayache S, Mekkiou


S. (2017). HPLC analysis, anti-oxidant activity of Genista ferox and its anti-proliferative effect
in HeLa cell line. Bangladesh J Pharmacol. 12, p 260-67.

[42]. Ladik C.M. (2000). Rôle des produits secondaires (tanins et alcaloïdes des espèces for
estières de l’est de Madagascar face à populations animales). p 107.

[43]. Koudougou K. (2000). Étude de la chimie et de l'activité antimycosique des extraits de


BiophytumpetersianumKlotzsch (Oxalidaceae), université de Ouagadougou-DEA. p 16.

[44]. Bekro Y.A, MamyrbekovaBekro J.A, Boua B.B, Tra Bi F.H, Éhilé E.E. (2007). Étude
ethnobotanique et screening phytochimique de Caesalpinia benthamiana (Baill.) Herend et
Zarucchi (Caesalpiniaceae), Sciences &Nature. 4 (2), p 220.

[45]. Mibindzou M.A. (2004). Screening phytochimique de deux espèces de plantes :


Crotalariaretusa L(Papilionaceae) et Mitragynaciliata Aubrev. &Pellegr. (Rubiaceae) récoltées
au Gabon. p 62.

[46]. Kongo-Nzuzi Y. (2009). Evaluation in vitro des pouvoirs antifongiques des extraits
defeuille de papayer sur des souches de candidas albicans, ISTM Kinshasa. p 25.

[47]. Bouquet A. (1972). Plantes médicinales de Congo Brazzaville, Travaux et document


O.R.S.T.O.M paris. 13, p 9.

[48]. Lokadi L. P. (2008). Etude Chimique de l'espèce JacobiniaCarnea, Université de


Lubumbashi.

[49]. Dohou N, Yamini K, Tahrouch S, Idrissi Hassani L.M, Badoc A, Gmira N. (2003).
Screening phytochimique d'une endémique ibéro-marocaine, thymelaea lythroides, Bulletin de
la Société. Pharmacie Bordeaux. p 66.
[50]. Najjaa H, Zouari S, Arnault I, Auger J. E, Ammar R, Neffati M. (2001). Différences et
Similitudes des métabolites secondaires chez deux espèces du genre Allium, Allium roseum L.
et Allium ampeloprasum L. Acta Botanica. Gallica. 158(1), p 111-123.

[51]. Fleuriet A, Jay-Allemand C, Macheix J.J. (2005). Composés phénoliques des végétaux un
exemple des métabolites secondaires d'importance économique. Presses polytechniques et
universitaires romandes. p 4-5. p 84-86. p 121-216.

[52]. Dangles O, Stoeckel C, Wigand M.C, Brouillard R. (1992). Two very distinct types of
anthocyanin complexation: Copigmentation and inclusion.Tetrahedron Lett. 33, p 27-30.

[53]. Hagerman A. E, Riedl K.M, Jones G. A, Sovik K N, Ritchard N.T, Hartzfeld P.W, Richel
T.L. (1998). High molecular weight plant polyphenolics (tannins) as biological
antioxidants.J.Agric. Food Chemistry. 46, p 1887-1892.

[54]. Sarni-Manchado P, Cheynier V. (2006). Les polyphénols en agroalimentaire, Ed.


Lavoisier (Tec & Doc), Paris. p 2-10. 33, p 2-16. p 300-398.

[55]. Buchanan B, Gruissem W, Jones R. (2000). Biochemistry and molecular biology of


plants.American Society of Plant Physiologists. 24, p 1250-1318.

[56]. Lobstein A. (2010). Les alcaloïdes. Substances naturelles et pharmacognosie. p 3-25.

[57]. Bruneton J. (1999). Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales. 3eme édition,


éditeur Technique et Documentation, Paris.

[58]. Bruneton J. (1993). Pharmacognosie et phytochimie des plantes médicinales, 2ème


édition, Lavoisier, Paris.

[59]. Cheynier V, Fulcrand H, Sarni P, Moutounet M. (1997). Application des techniques


analytiques à l’étude des composés phénoliques et de leurs réactions au cours de leur
vinification. In vino Analytica Scientia.Analusis. 25, p 14-44.

[60]. Habauzit, Horcajada M.N. (2008). Phenolic Phytochemicals and bone.Phytochemistry


Reviews. 7, p 313 – 344.

[61]. Harborne B. (1989) Methods in plant biochemistry, I: plant phenolics. AcademicPress,


London, UK.
[62]. Crozier A, Clifford M.N, Ashihara H. (2006). Plant Secondary Metabolites: Occurrence,
Structure and Role in the Human Diet. Edt Blackwell Publishing Ltd.
[63]. Agrawal P.K, Markham K.R. (1989). Carbon-13 NMR of flavonoids. Elsevier.
Amsterdam.

[64]. M Ya. Lovkova, G. N. Buzuk, S. M. Sokolova, and N. I. Kliment’eva. (2001). "Chemical


Features of Medicinal Plants (Review)" Applied Biochemistry and Microbiology, Vol. 37, No.
3, p 229–237.

[65]. Bohm B.A. (1999). Introduction to flavonoids.CRC Press, England.

[66]. Agrawal P.K, Markham K.R. (1989). Introduction in Carbon-13 NMR of flavonoids.
Agrawal P.K. Ed. Elsevier. Amsterdam. p 1-31.

[67]. Iwashina T. (2000). The structure and distribution of the flavonoids in plants. Journal of
Plant Research. 113, p 287-299.

[68]. Luthar Z. (1992). Polyphenol classification and tannin content of buckwheat seed
(Fagopyrum esculentum Moench). Fagopyrum. 12, p 36-42.

[69]. Justen U, Knuthsen P, Leth T. (1998). Quantitative analysis of flavonols, flavones and
flavanones in fruits, vegetables and beverages by high-performance liquid chromatography
with photo-diode array and mass spectrometric detection. Journal of Cromatography A. 799, p
101-110.

[70]. Bronner W.E, Beecher G.R. (1995). Extraction and measurement of prominent flavonoids
in orange and grapefruit juice concentrates. Journal of Chromatography A. 705, p 247-256.

[71]. Hollman P.C.H, Hertog M.G.L, Katan M.B. (1996). Analysis and health effects of
flavonoids. Food Chem. 57, p 43-46.

[72]. Crozier A, Jensen E, Lean M.E.J, McDonald M.S. (1997). Quantitative analysis of
flavonoids by reversed-phase high-performance liquid chromatography J. Chromatography A.
761, p 315-321.

[73]. Rahman A.U. (2005). Studies in natural products chemistry: Bioactive natural products.
Part. Elsevier. USA.

[74]. Dewick P.M. (1993). Isoflavonoids. The Flavonoids Advances in research since 1986.
Edited by J. B. Harborne, Chapman & Hall. London. p 117-238.

[75]. Mann J. (1987). Secondary metabolism.édition. 2, Clarendon press, Oxford.

[76]. Lapcik O. (2007). Isoflavonoids in non-leguminous taxa: a rarity rule. phytchemistry.68,


p 2909-2916.
[77]. Reynaud J, Guilet D, Terreux R, Lussignol M, Walchshofer N. (2005). Isoflavonoids in
non-leguminous families: an update.Natural Products Reports. 22, p 504-515.

[78]. Heller W, Forkmann G. (1988). In the flavonoid's advances in research since 1980.ed. J.B.
Harborne, Chapman and Hall, London. p 399-425.

[79]. Crombie L, Holden I, van Bruruggen N, Whitting, S. A. (1986) J. Chem. Soc., Chem.
Commun. p 1063.

[80]. Dewick, P.M. (1988b), In the flavonoid's advances in research since 1980. edited by J.B.
Harborne, Chapman and Hall, London. p 125-209.

[81]. Dixon, R. A. (1995), Métabolisme provoqué par la tension de phénylpropanoïde de Paiva


NL 1995. Cellule 7 d’Usine, p 1085-1097.

[82]. Dixon R. A, Steele C.L. (1999). Flavonoïdes et isoflavonoïdes – une mine d’or pour la
technologie métabolique. Usine Sci. 4 De Tendances, p 394-400.

[83]. Jung W, Yu O, Lau S.M.C, O’Keefe D.P, Odeli J, Fader G, McGonigle B. (2000).
Identification and expression of isoflavone synthase, the key enzyme for biosynthesis of
isoflavones in legumes.Nature biotechnol. 18, p 208-212.

[84]. Steele C.L, Gijzen M, Qutob D, Dixon R.A. (1999). Molecular characterization of the
enzyme catalysing the aryl migration reaction of isoflavonoid biosynthesis in soybean.Arch.
Biochem.Biophys. 367, p.147-150.

[85]. Bahorun T. (1997). "Substances naturelles actives : La flore mauricienne, une source
d’approvisionnement potentielle" Food and Agricultural Research Council, Réduit, Mauritius
83-94 AMAS.

[86]. Stavric B, Matula T.I. (1992). Flavonoids in food.Their significance for nutrition and
health. In: Ong, A.S.H., Packer, L., eds. Lipid soluble and antioxidants:
Biochemistry and clinical applications, Basel: Birkhauser Verlag. p. 274-294.

[87]. Das H.C, Wang J.H, Lien E.J. (1994) Carcinogenicity and cancer preventing activities of
flavonoids: A structure-system-activity relationship (SSAR) analysis. In: Jucker, E, ed.
Progress in Drug Research, Basel: Birkhauser Verlag. p 133-136

[88]. Bidet D, Gaignault J.C, Girard P, Trotin F. (1987). Inflammation, allergie, douleur et acide
arachidonique : du jardin des Hespérides à la cascade de l’acide arachidonique : Les
flavonoïdes, L’actualité chimique. p 89 – 97.
[89]. Aruoma O.I, Spencer J.P.E, Butler J, Halliwell B. (1995). Commentary reaction of
plant-derived and synthetic antioxidants with trichloromethylperoxyl radicals, Free Rad. Res.
22, p 187 - 190.

[90]. Guingard J. (1996). Biochimie végétale. Lavoisier, Paris. p 175-192.

[91]. Heller W, Forkmann G.The flavonoids :Advances in research since (1986).(1993). In


Harborne JB. Secondary Plant Products.Encyclopedia of plant physiology. Ed. Chapman &
Hall, London. p 399-425.

[92]. Harborne J. B. (1997). Recent advances in chemical ecology. Natural Product Reports,14,
p 83-98.

[93]. Latte L.P, Kolodziej H. (2000). Antifungal effects of hydrolysable tannins and related
compounds on dermatophytes, mould fungi and yeasts. Naturforch, 5 (5-6), p 467-72.

[94]. Leitao D.P, Polizello, A.C, Izabel Y Ito, Spadaro, A.C. (2005).Antibacterial screening of
anthocyanic and proanthocyanic fractions from cranberry juice. J. Med. Food. 8 (1), p 36-40.

[95]. Yamanaka N, Samu O, Nagao, S. (1996). Green tea catechins such as (-) epicatechin and
(-) epigallocatechin accelerate Cu+2 induced low density lipoprotein oxidation in propagation
phase. FEBS Lett.401, p 230-4.

[96]. Cheruvanky H. (2004). Method for treating hypercholesterolemia, hyperlipidemia and


artherosclerosis. United States Pathol.6 (4), p 733-99.

[97]. Notomo H, Ligo M, Hamada H, Kojima S, Isuda H. (2004). Chemoprevention of


colorectalcancer by grape seed proanthocyanidin is accompanied by a decrease in proliferation
and increase in apoptosis. Nutr.Cancer.49 (1), p 81-8.

[98]. Gosse F, Guyot S, Roussi S, Labstein A, Fisher B, Seiler N, Raul F. (2005).


Chemoproventive properties of apple procyanidins of human colon cancer-derived metastatic
SW620 cells and in a rat colon of edon carcinogenesis.Carcinogenesis. 26 (7), p 1291-5.

[99]. Pietta, P.G. (2000). Flavonoids as antioxidants. J. Nat. Prod. 63 (7), p 1035-42.

[100]. Doat J. (1978). Les tannins dans les bois tropicaux. Rev. Bois et forêts des trop. 182, p
37-54.

[101]. Ghestem A, Seguin E, Paris M, Orecchioni A. M, (2001). Le préparateur en pharmacie.


Ed. Médicales Internationales. Paris. p 108-119.
[102]. Harborne JB. (1989). Recent advances in chemical ecology. Nat. Prod. Rep. 25 (7), p 85-
109.

[103]. Bruneton, J. (2009). Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes médicinales. 4eme Edition


Lavoisier. Paris.

[104]. Peterson J, Dwyer J, Adlercreutz H, Scalbert A, Jacques P, McCullough, M. L. (2010).


Dietary lignans: physiology and potential for cardiovascular disease risk reduction. Nutr. Rev.
68(10), p 571–603.

[105]. Axelson M, Sjovall J, Gustafsson B. E, Setchell, K.D. (1982). Origin of lignans in


Mammals and identification of a precursor from plants.Nature. 298, p 659-660.

[106]. Sainvitu P, Nott K, Richard G, Blecker C, Jérôme C, Wathelet J.-P, Paquot M, Deleu,
M. (2012). Structure, properties and obtention routes of flaxseed lignan secoisolariciresinol: a
review. Biotechnol.Agron.Soc. Environ. 16(1), p 115-124.

[107]. Hopkins W. G. (2003). Physiologie végétale. De Boeck Supérieur. p 280.

[108]. Jutiviboonsuk A, Zhang H, Tan T. G, Ma C, Van Hung N, Cuong N.M,


Bunyapraphatsara N, Soejarto D D, Fong H H S. (2005). Bioactive constituents from roots of
Bursera tonkinensis.Phytochemistry. 66, p 2745 - 2751.

[109]. Lugasi A, Hóvári J, Sági K.V, Biról. (2003). The role of antioxidant phytonutrients in
the prevention of diseases. Acta. Biol. Szeged. 47, p 119-125.

[110]. Brouillard R, Figueiredo P, Elhabiri M, Dangles O. (1997) Molecular interactions of


phenolic compounds in relation to the colour of fruits and vegetables. In phytochemistry of fruit
and vegetables proceedings of the phytochemical society of Europe. Oxford, UK. Clarendon
Press. p 30-49.

[111]. Sun J, Khtan B, Huang S.H, Whiteman M. Zhu Y.Z. (2002). Effects of natural products
on Eschemic heart diseases and cardiovascular system. Acta.Pharmaco.23, p 1142- 1151.

[112]. Regos I, Urbanella A, Treutter D. (2009).Agriculture.Food Chemistry.Identification and


Quantification of Phenolic Compounds from the Forage Legume Sainfoin (Onobrychis
viciifolia).57, p 5843–5852

[113]. Morel S, Landreau A, Nguyen V.H, Derbré S, Grellier P, Le Pape p, Pagniez F, Litaudone M et
Richomme P. (2011). Phytochemical Analysis. Preparative Isolation, Fast Centrifugal Partition
Chromatography Purification and Biological Activity of Cajaflavanone from Derris ferruginea Stems.
23(2), p 152–158

[114]. Wang J, Gao H, Zhao J, Wang Q, Zhou L, Han J, Yu Z, Yang F. (2010). Molecules.
Preparative Separation of Phenolic Compounds from Halimodendron halodendron by High-
Speed Counter-Current Chromatography.15, p 5998-6007.

[115]. Wixom R.L. (2001). Chapter 1 The beginnings of chromatography — The pioneers
(1900–1960). Chromatography a Century of Discovery 1900–2000 - the Bridge to the
Sciences/technology. p 1–38.

[116]. Rouessac F, Rouessac A. Méthodes et techniques instrumentales modernes 6eédition

[117]. Andrea W, Phyllis R. (1997). HPLC and CE Principles and practice.

[118]. azakevich Y. V, & McNair H. M. (1993). Thermodynamic Definition of HPLC Dead


Volume.Journal of Chromatographic Science. 31(8), p 317–322.

[119]. Bobzin S.C, Yang S, Kasten T.P. (2000). Application of liquid chromatography–nuclear
magnetic resonance spectroscopy to the identification of natural products.Chromatography. B.
748, p 259–267.
Résumé

Les composés phénoliques sont des constituants de nombreuses plantes et herbes, et ils ont
suscité un grand intérêt public et scientifique en raison de leurs effets bénéfiques pour la santé
en tant qu'antioxydants. Donc notre travail est basé sur la détermination de structure des
composés phénoliques de l’espèce Genista aspalathoides Lamk. ssp.erinaceoides (Lois), est
une espèce rare du genre Genista appartient à la famille Fabaceae qui nécessite une
caractérisation plus détaillée. Par conséquent, les composés phénoliques ont été analysée par
des techniques de chromatographie liquide haute performance à longueur d’onde 254nm, puis
la comparaison aux temps de rétentions (tr) des acides phénoliques et flavonoïdes standards
injectés dans les mêmes conditions chromatographiques.

L'analyse qualitative par HPLC/UV-VIS de l’espèce Genista aspalathoides Lamk. ssp.


erinaceoides (Lois), a permis d'identifier :

➢ 5 flavonoïdes : Catéchine, Epicatéchine, Rutine, Kaempferol et 3-hydroxy-flavone.


➢ 5 acides : Acide ascorbique, Acide caféique, Acide syringique, Acide indol-3-
carboxylique et Acide m-anisique.
➢ 2 anthocyanes : Anthrone et Malvine chloride

Les mots clés : Fabaceae, Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois), composés
phénoliques, HPLC.
Abstract
Phenolic compounds are constituents of many plants and herbs, and they have a great public
advantages and scientific interest due to their health benefits as antioxidants. So, our work is
based on the structural determination of phenolic compounds of the species Genista
aspalathoides Lamk.ssp. It's a rare species of the genus Genista belongs to the Fabaceae family
which requires more detailed characterization. By conclusion, the phenolic compounds were
analysed by high performance liquid chromatography techniques at wavelength 254nm, Then
the comparison with the retention times (tr) of the standard phenolic acids and flavonoids
injected under the same chromatographic conditions.

Qualitative analysis by HPLC / UV-VIS of the species Genista aspalathoides Lamk. ssp.
erinaceoides (Lois), allowed to identify:

➢ 5 flavonoids: Catechin, Epicatechin, Rutin, Kaempferol and 3-hydroxy-flavone


➢ 5 acids: Ascorbic acid, Caffeic acid, Syringic acid, Indol-3-carboxylic acid and m-
anisic acid.
➢ 2 Anthocyanin: Anthrone and Malvin chloride.

Keywords : Fabaceae, Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois), phenolic


compounds, HPLC.
‫ملخص‬
‫المركبات الفينولية هي مكونات العديد من النباتات واألعشاب‪ ،‬وقد أثارت اهتما ًما عا ًما وعلميًا كبيرًا نظرًا لفوائدها الصحية‬
‫كمضادات لألكسدة‪ .‬إذن يعتمد عملنا على التحديد الهيكلي للمركبات الفينولية من نوع‬
‫)‪ ،Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois‬وهو نوع نادر من جنس ‪ Genista‬ينتمي إلى‬
‫عائلة البقوليات ‪ Fabaceae‬حيث يتطلب وصفا أكثر تفصيالً‪ .‬لذلك تم تحليل المركبات الفينولية باستخدام تقنيات‬
‫كروماتوجرافيا سائلة عالية األداء عند طول موجة ‪ 254‬نانومتر‪ ،‬باإلضافة إلى المقارنة مع أوقات االحتفاظ (‪ )tr‬لألحماض‬
‫الفينولية والفالفونويد المحقون تحت نفس الظروف الكروماتوجرافية‪.‬‬

‫➢ التحليل النوعي بواسطة ‪ HPLC / UV-VIS‬للنوع ‪Genista aspalathoides Lamk. ssp.‬‬


‫)‪ ، erinaceoides (Lois‬سمح لنا بتحديد‪:‬‬
‫➢ ‪5‬مركبات فالفونويد‪ :‬كاتشين ‪ ،‬إيبيكاتشين ‪ ،‬روتين ‪ ،‬كايمبفيرول و ‪ -3‬هيدروكسي فالفون‪.‬‬
‫➢ ‪ 5‬أحماض‪ :‬حمض األسكوربيك ‪ ،‬وحمض الكافيين ‪ ،‬وحمض السرينجيك ‪ ،‬وحمض إندول ‪-3-‬كربوكسيليك ‪،‬‬
‫وحمض ميتا‪ -‬أنيسيك‪.‬‬
‫➢ مركبين من األنثوسيانين‪ :‬أنثرون و كلوريد مالفين‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية ‪، Genista aspalathoides Lamk. ssp. erinaceoides (Lois)،Fabaceae:‬‬


‫مركبات فينولية ‪.HPLC ،‬‬

Vous aimerez peut-être aussi