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Guide sur le tri des déchets de chantier

Ce document décrit les obligations légales en matière de gestion des déchets de chantier en Suisse. Il explique les exigences de tri des déchets et de déclaration, interdit l'incinération et l'enfouissement illégaux des déchets, et décrit les responsabilités des parties prenantes comme les maîtres d'ouvrage.

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Chakir Kasdarli
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Guide sur le tri des déchets de chantier

Ce document décrit les obligations légales en matière de gestion des déchets de chantier en Suisse. Il explique les exigences de tri des déchets et de déclaration, interdit l'incinération et l'enfouissement illégaux des déchets, et décrit les responsabilités des parties prenantes comme les maîtres d'ouvrage.

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GUIDE

DES DECHETS
DE CHANTIER
POURQUOI CE GUIDE?
Avec plus de 2 millions de tonnes pour l’année 2000, les déchets de chantier représentent la quantité de déchets
la plus importante du canton.
Essentiellement constitués de matériaux d’excavation (1'800’000 tonnes) et de gravats (325'000 tonnes),
ils renferment une part appréciable de composants incinérables et d’éléments recyclables (métaux, bois, etc.).
Ils comprennent également des déchets spéciaux présentant un danger en raison de leur toxicité, de leur
inflammabilité ou de leur composition chimique.
Il y a quelques années encore, les déchets de chantier étaient déposés en décharge sans tri particulier.
Or la législation fédérale actuelle préconise qu’ils ne peuvent être stockés en DCMI que s’ils sont composés
d’au moins 95% de pierres ou de composants assimilables à la pierre (matière minérale).
L’Ordonnance sur le traitement des déchets a de ce fait rendu obligatoire le tri des déchets de chantier et
leur valorisation. Le tri doit s’effectuer de préférence sur le chantier lui-même ou dans un centre autorisé.
Pour éviter de polluer l’environnement,
pour réduire les volumes à mettre en
décharge ou à incinérer et diminuer les
coûts de la construction, une gestion
efficace des déchets de chantier s’avère
indispensable.
C’est à cette fin que le Département de
l’intérieur, de l’agriculture et de l’en-
vironnement a préparé ce guide. Les
consignes ci-jointes s’adressent à tous
les professionnels de la construction,
qu’il s’agisse des architectes, ingénieurs,
entrepreneurs et transporteurs ou des
petites et moyennes entreprises du secteur
de l’industrie et du bâtiment.
Merci de votre collaboration!

Il est essentiel de choisir les filières


d’élimination ou de valorisation les plus
favorables à la protection de l’en-
vironnement! Lorsque c’est possible,
donnez toujours la préférence à la
valorisation des matériaux (réutilisation,
re-cyclage).
IL EN VA DE LA QUALITÉ DE VIE DES
GÉNÉRATIONS À VENIR!

République et Canton de Genève


Département de l’intérieur, de l’agriculture Service cantonal de gestion des déchets Inf-eau-déchets
et de l’environnement GEDEC 022 327 74 07 022 327 47 11
2

CE QU’EXIGE LA LOI
TRI DES DÉCHETS DE CHANTIER
Depuis 1991, date d’entrée en vigueur de l’Ordonnance sur le traitement des déchets (OTD), quiconque effectue
des travaux de construction ou de démolition doit séparer les déchets spéciaux des autres déchets et trier ces
derniers sur place afin de les répartir comme suit:

a. Matériaux d’excavation et déblais non pollués;


b. Déchets stockables définitivement en décharge contrôlée pour matériaux inertes (DCMI), sans devoir subir de
traitement préalable;
c. Déchets combustibles tels que bois, papier, carton et matières plastiques;
d. Autres déchets. Le législateur entend par là les autres déchets recyclables, c’est-à-dire, en pratique, dans la
plupart des cas, les métaux.

Si les conditions d’exploitation ne permettent pas de trier les autres déchets sur place, cette opération peut
s’effectuer ailleurs.
L’autorité peut exiger un tri plus poussé si cette opération permet la valorisation d’une partie des déchets.
Les déchets de chantier ne peuvent être stockés dans des décharges pour matériaux inertes que s’ils sont
composés pour au moins 95% de leur poids de pierres ou de matières minérales telles que le béton, les tuiles, le
fibrociment, le verre, les gravats ou les déblais provenant de la réfection de routes.
De plus, les déchets spéciaux – dont l’élimination exige la mise en œuvre de mesures particulières – doivent
impérativement être séparés des déchets de chantier.

DÉCLARATION DE GESTION DES DÉCHETS DE CHANTIER


Le maître d’ouvrage ou son mandataire est tenu de fournir aux autorités cantonales les informations relatives aux
quantités de déchets produites sur le chantier et à leur mode d’élimination.
Cette déclaration sert à contrôler les filières et à établir des statistiques à l’échelle du canton; elle permet d’évaluer
les quantités globales et d’adapter le plan cantonal de gestion des déchets en fonction de l’évolution de la situation.
Lors de l’octroi de l’autorisation de construire par la police des constructions (Département de l’aménagement, de
l’équipement et du logement (DAEL) du canton de Genève),
le maître d’ouvrage ou son mandataire reçoit deux
formulaires de déclaration de gestion des déchets de
chantier:
La partie 1 doit être remise au Service cantonal de gestion
des déchets (GEDEC) du département de l’intérieur, de
l’agriculture et de l’environnement (DIAE) avant l’ouverture
du chantier. Elle permet de contrôler les filières qu’il est
prévu d’utiliser. Il est obligatoire de joindre à cette
déclaration les documents suivants:
• Un exemplaire du plan de gestion des déchets de chantier,
selon la recommandation SIA 430, pour les chantiers
générant un volume de plus de 500 m3 de déchets.
• Une copie de l’investigation préalable selon l’Ordonnance
sur les sites contaminés (OSites), document intitulé
Historique et technique, pour les travaux d’excavation sur
des sites industriels ou potentiellement pollués.
Pour l’établissement de cette partie, consulter le chapitre
«Etablir un plan de gestion».
La partie 2 contient des informations précises sur les
quantités de déchets générées et les filières d’élimination;
elle doit également être remise au GEDEC, au plus tard un
mois après la fermeture du chantier.
Pour l’établissement de cette partie de la déclaration, il est
exigé de collecter l’ensemble des justificatifs (bons) de
traitement et de tenir à jour les tableaux de flux des déchets.
3

INTERDICTION DE BRÛLER LES DÉCHETS


La réglementation fédérale et cantonale interdit formellement
l’incinération des déchets de chantier en plein air. Les feux de chantier
polluent l’air; ils dégagent notamment de la dioxine. Cette pratique fait
l’objet de sanctions administratives.
Le bois doit être éliminé selon les indications figurant dans le tableau
«Elimination des déchets de chantier».

INTERDICTION D’ENFOUIR LES DÉCHETS


Il est interdit d’enfouir sur place des déchets de chantier, quelle qu’en
soit la quantité (à l’exception des remblaiements effectués avec des
matériaux d’excavation non pollués). Cette pratique peut faire l’objet de
mises en demeure et de sanctions administratives. Il ne faut pas oublier par ailleurs que les déchets enfouis
risquent de compromettre la qualité de l’ouvrage; ils représentent un danger pour l’environnement et peuvent
entraîner l’obligation d’évacuer toute la zone remblayée.

RESPONSABILITÉ DES INTERVENANTS


Responsabilité du maître d’ouvrage. Le maître d’ouvrage est le producteur et le détenteur des déchets; il doit donc
supporter les frais consécutifs à leur élimination. Il lui incombe d’exiger que la gestion des déchets soit traitée de
manière optimale et respecte les consignes de tri fixées par la loi cantonale sur la gestion des déchets, par son
règlement d’application et par le plan de gestion des déchets de chantier. Le maître d’ouvrage doit garantir la
traçabilité de l’élimination des déchets. Il peut déléguer contractuellement cette compétence au mandataire
principal ou à un mandataire spécialisé. Il doit donner la préférence aux matériaux recyclés, recyclables ou faciles à
éliminer, ainsi qu’aux éléments de construction usagés.
Responsabilité de l’architecte ou de l’ingénieur. Le mandataire principal (architecte, ingénieur), ou
éventuellement un mandataire spécialisé, doit conseiller le maître d’ouvrage, le sensibiliser à la gestion des déchets
de chantier et assurer les obligations de ce dernier pour les tâches qui lui auront été déléguées. En fixant le type de
matériaux à mettre en œuvre, il peut décider de l’utilisation de matériaux et de produits recyclés; il peut également
contribuer à l’exécution de constructions tenant compte des impératifs de gestion des déchets. Le mandataire
principal doit élaborer le plan de gestion des déchets de chantier (selon la norme SIA 430) et veiller à son insertion
dans les documents de soumission et dans les contrats. Lors du suivi du chantier, il doit intervenir en cas de
constat de non-respect des consignes de tri ou des dispositions légales; il doit par ailleurs collecter et vérifier les
justificatifs (bons) de traitement qui lui sont transmis par les transporteurs afin d’assurer la traçabilité des déchets.
Responsabilité de l’entrepreneur. L’entrepreneur doit connaître les différentes possibilités de valorisation et
d’élimination des déchets de chantier. Il doit notamment vérifier si les produits utilisés sont des déchets spéciaux et
s’ils sont éliminés d’une manière respectueuse de l’environnement par les différents corps de métier. Il peut
proposer des solutions pour une gestion plus performante des déchets de chantier. Les ouvriers doivent être bien
informés par l’entrepreneur des consignes de tri et doivent les respecter. En cas d’évacuation par des sous-
traitants, l’entrepreneur est tenu de s’assurer que l’exécution est conforme aux prescriptions. Pour chaque
catégorie de déchets de chantier éliminés, l’entrepreneur établira un bulletin de livraison indiquant la provenance, le
type de matériaux, la quantité de déchets ainsi que les coordonnées du preneur.
Responsabilité du transporteur. Le transporteur doit vérifier que les matériaux qu’il transporte correspondent à la
catégorie de déchets stipulée. Si tel n’est pas le cas, il doit réagir immédiatement en informant l’entrepreneur, le
mandataire principal ou spécialisé ou encore le maître d’ouvrage. Le transporteur doit acheminer les déchets vers
une installation conforme et remettre les justificatifs (bons) de traitement à son mandant. Le transporteur est
souvent sous-traitant de l’entreprise en charge des travaux. Afin de garantir la traçabilité et la transparence, la
direction des travaux a tout intérêt à mandater directement le transporteur; les justificatifs (bons) de traitement lui
seront ainsi transmis sans intermédiaire. Aucune facture de transporteur ne devrait être réglée sans avoir les
originaux de ces justificatifs.
Responsabilité du preneur. Le preneur (décharge, usine d’incinération, centre de tri ou entreprise de recyclage)
doit posséder une autorisation expresse d’éliminer les déchets qu’il prend en charge. Il doit vérifier que ces
matériaux correspondent à ceux dont il est en mesure d’assurer le traitement ou le stockage définitif. Pour chaque
livraison, le repreneur doit remettre au transporteur un justificatif (bon) de traitement.
4

ÉTABLIR UN PLAN DE GESTION


Grâce à une bonne organisation et à un certain nombre
de mesures prises dès la conception du projet, il est
possible de:
• limiter la production de déchets (choix des matériaux
et des techniques de construction);
• trier les déchets à la source, en privilégiant la valorisa-
tion et la réutilisation à moindre coût;
• choisir les filières d’élimination les plus respectueuses
de l’environnement;
• prévoir l’utilisation de matériaux recyclés dans la
construction.
Le GEDEC a édité un mini-guide servant à estimer
rapidement le volume de déchets générés par un
chantier. Ce document permet au mandataire de remplir
plus facilement la partie 1 de la déclaration de gestion
des déchets de chantier.
Il faut être particulièrement prudent en cas de démolition de bâtiments industriels. Une visite des lieux très attentive
peut permettre de détecter la présence de substances ou de matériaux dangereux (déchets spéciaux) et donc de
planifier correctement leur manipulation ainsi que leur élimination dans une filière appropriée.
Il ne faut pas oublier que les chantiers de rénovation et de démolition génèrent l’essentiel des déchets produits par
le secteur du bâtiment. Il est donc essentiel de bien organiser le tri des déchets sur ce type de chantiers, même
lorsqu’ils sont de petite taille.
Pour les chantiers générant plus de 500 m3 de déchets (volume calculé sans les matériaux d’excavation),
l’élaboration du plan de gestion des déchets – y compris les matériaux d’excavation – doit être conforme à la
recommandation SIA 430. Cette tâche peut être effectuée par l’auteur du projet ou déléguée à un bureau spécialisé.
Le plan de gestion des déchets doit être conforme à la législation fédérale et cantonale et prendre en compte les
directives de I’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP), notamment celles sur les
matériaux d’excavation et sur les déchets de chantier minéraux (inertes).
De même, en cas de travaux d’excavation sur des sites industriels ou potentiellement pollués, il est obligatoire
d’effectuer une investigation préalable, selon l’Ordonnance sur les sites contaminés (OSites), document intitulé
Historique et technique; l’objectif est de déterminer si une pollution existe et, le cas échéant, d’apprécier les besoins
de surveillance lors des travaux d’assainissement.
Le mandataire devra être en mesure de fournir les justificatifs de l’évacuation et du traitement effectifs des déchets.

OÙ SE PROCURER LES FORMULAIRES DE DÉCLARATION


DE GESTION DES DÉCHETS DE CHANTIER?
Par téléphone au 022 327 74 07
ou par e-mail: gedec@[Link]
ou sur lnternet: [Link]
Partie 1: Déclaration: [Link]
Partie 2: Contrôle et statistiques: [Link]
Explications et liste des déchets: [Link]
Le «mini-guide pour une estimation rapide des volumes de déchets qui
seront générés sur le chantier» est également disponible en format pdf:
[Link]
5

COMMENT TRIER
Le type de déchets produits diffère selon:
• l’étape de construction (gros œuvre ou second œuvre);
• le type de projet (construction ou rénovation);
• la nature du site (site vierge ou déjà construit).
Les catégories de déchets les plus courantes sont:
• les matériaux d’excavation;
• les déchets de chantier inertes (matériaux bitumineux, non bitumineux, béton, déchets minéraux non triés);
• les déchets combustibles;
• les autres déchets de chantier.
Si le chantier produit plus de 30 m3 de déchets minéraux (inertes), un tri permettant le recyclage en graves devra
être mis en place.
Chaque groupe de déchets peut encore être subdivisé selon d’autres catégories (métaux ferreux et non ferreux,
papier et carton, bois de chauffage, bois usagé, etc.).
Certains matériaux, comme les films en polyéthylène, les laines minérales, le polystyrène expansé (Sagex), les
déchets de carreaux de plâtre, les éléments de construction en PVC (fenêtres, tuyaux), les éléments en aluminium,
peuvent être recyclés dans des filières spécifiques pour autant que leur qualité, l’absence de corps étrangers et la
quantité répondent aux spécifications des preneurs.
Les déchets spéciaux doivent être collectés séparément en utilisant des filières de «rétrologistique» (reprise par les
producteurs ou les revendeurs).

SURVEILLANCE DES BENNES DE TRI


Afin d’éviter que des matériaux parasites ne soient déversés
dans les bennes de chantier par des personnes étrangères
aux travaux, il est conseillé de mettre en place une
surveillance, de déposer les bennes dans un endroit fermé
ou d’utiliser des bennes avec possibilité de fermeture. Il est
recommandé de désigner un responsable pour contrôler
périodiquement les bennes et intervenir en cas de constat
de non-respect des consignes de tri par les ouvriers.

NOMBRE DE BENNES
Il est important d’estimer les quantités de déchets attendues
afin de prévoir le nombre et la taille des bennes nécessaires.
Il n’est pas indispensable que toutes les bennes destinées
au tri soient présentes en même temps sur le chantier. C’est
d’ailleurs souvent impossible en zone urbaine. Les bennes à
disposition doivent correspondre à l’avancement des
travaux. Les matériaux produits en faibles quantités peuvent
être stockés provisoirement sur le chantier.

SIGNALÉTIQUE DES DÉCHETS DE CHANTIER


Pour faciliter la tâche des ouvriers et minimiser les risques d’erreur, des panonceaux doivent être placés près des
bennes, des conteneurs ou des sacs utilisés pour collecter les déchets triés, afin d’indiquer clairement leur contenu.
Des pictogrammes sont disponibles auprès de HG Commerciale, Société commerciale de la SSE, route des Jeunes
87, 1227 Carouge, tél. 022 343 85 50.

La mise en décharge n’est envisageable que pour les matériaux contenant au moins 95% en poids de matière
minérale et qui sont inaptes au recyclage pour des raisons techniques ou écologiques.
6

DÉCHETS DU GROS ŒUVRE


MATÉRIAUX D’EXCAVATION
Les matériaux d’excavation correspondent aux déblais provenant de fouilles, de terrassements, de percements de
tunnels, etc. Ils peuvent être de différentes natures:
Terre végétale et sous-couche arable
Il s’agit de la couche superficielle où croissent les plantes. Il faut la traiter avec soin, car sa formation résulte d’un
très long processus naturel. Ces matériaux terreux doivent être valorisés (remise en culture, aménagements
paysagers). Il est important de veiller à leur «propreté» à toutes les phases du chantier et de les stocker de manière
adéquate.
Pour obtenir la liste des agriculteurs intéressés par la terre végétale, vous pouvez prendre contact avec
AGRIGENEVE (ex-Chambre genevoise d’agriculture) (voir «Adresses utiles»).
En cas de sols pollués, voir le chapitre «Déchets spéciaux et matériaux pollués».
Matériaux naturels en place
Ce sont les matériaux morainiques qui font partie du sous-sol genevois (argiles, limons, molasse, etc.). S’ils sont
parfaitement propres, ces déblais peuvent être utilisés pour des aménagements ou pour combler d’anciennes
gravières. Certains matériaux d’excavation, notamment les graviers morainiques, doivent être valorisés comme
matériaux de construction.
En cas de découverte imprévue de matériaux pollués, il faut immédiatement avertir les autorités cantonales
compétentes en matière de sites contaminés (voir «Adresses utiles»). Dans l’intervalle, toute évacuation de
matériaux pollués non conforme doit être suspendue.
Anciens remblais
On désigne ainsi les matériaux ayant servi autrefois à remblayer des
fouilles, des gravières, les fossés des anciennes fortifications de
Genève, etc. Leur composition est très variable et hétérogène. Ces
matériaux doivent être déposés, en règle générale, dans une décharge
contrôlée pour matériaux inertes (DCMI), car ils peuvent présenter des
teneurs en polluants (hydrocarbures, métaux lourds et autres
substances chimiques) supérieures aux valeurs naturelles.
Seule une analyse de leur composition permettra de définir le mode
d’élimination adéquat (valorisation, stockage définitif avec ou sans
traitement préalable). La valorisation de ces matériaux ne peut donc être
envisagée que si des analyses en laboratoire démontrent leur innocuité.
La présence de matériaux différents de ceux prévus dans les documents
de soumission doit être notifiée à la direction des travaux ou, le cas
échéant, aux services spécialisés de l’administration (voir «Adresses
utiles»).

MATÉRIAUX DE DÉMOLITION
Les matériaux de démolition sont très hétérogènes. On y trouve des gravats, du bois, des métaux, des câbles
électriques, du plâtre, des tuiles ainsi que des déchets spéciaux (voir «Déchets spéciaux et matériaux pollués»).
Plus le chantier est important, plus on a avantage à effectuer un tri à la source, tant au niveau économique qu’en ce
qui concerne les possibilités de valorisation.
Les déchets de démolition mélangés ne sont pas acceptés directement en DCMI; ils doivent subir un tri
préalable à la source ou, si ce n’est pas possible, dans une installation autorisée.
C’est pourquoi toute démolition doit suivre aujourd’hui le principe de la déconstruction (démontage du bâtiment
par type de matériau). Les éléments présentant un caractère dangereux doivent être enlevés si possible en premier.
La déconstruction de chaussées, villas ou autres bâtiments peut générer un grand nombre d’éléments récupérables
en l’état: bordures, pavés, briques, anciennes boiseries, portes, grilles en fer forgé, etc.
La présence de matériaux brûlés (sites d’incendie) doit faire l’objet d’une évaluation spécifique.

DÉCHETS DE CONSTRUCTION
Les déchets de construction issus du gros œuvre sont plus homogènes que ceux du second œuvre.
Il s’agit généralement de bois, de métaux ou de déchets inertes comme les coffrages non réutilisables, les fers
d’armature ou les surplus de béton.
7

DÉCHETS DU SECOND ŒUVRE


Les déchets du second œuvre sont très
hétérogènes: chutes de bois, de métaux, de
carrelages, bâches en plastique, surplus de
plâtre, emballages divers, etc.
Ce type de déchets requiert plus d’attention
quant au tri et à la gestion. La place dispo-
nible, la sécurité, les quantités et le calen-
drier des travaux jouent un rôle important.
Il ne faut pas oublier que les activités du
second œuvre génèrent une part importante
de déchets spéciaux tels que les restes de
peinture, enduits, colles, solvants, etc. Ces
produits ne doivent en aucun cas être
collectés avec les autres déchets, même si
un tri est envisagé ultérieurement (voir
“Déchets spéciaux et matériaux pollués”).
En évitant le mélange et en collectant des
“fractions” propres, on augmente net-
tement les possibilités de recyclage.

PENSEZ-Y LORS DE L’ÉLABORATION DU PROJET

Pour les nouvelles constructions:


• Utilisez des matériaux écologiques: matières renouvelables ou recyclables, issues de procédés de fabrication
non polluants, etc.
• Evitez les matériaux susceptibles de devenir des déchets difficiles à éliminer.
• Recourez, chaque fois que c’est possible, aux graves de recyclage.

Utiliser des matériaux recyclés, c’est:


• assurer un débouché aux déchets valorisables
• appliquer les principes du développement durable au secteur de la construction.

Pendant toute la durée du chantier, il est vivement recommandé de mettre en place une gestion des déchets
unifiée – organisée et surveillée par la direction des travaux ou par un mandataire spécialisé. Cette
démarche s’avère à la fois plus écologique et plus économique.
8

TRI À LA SOURCE OU ÉVACUATION


EN CENTRE DE TRI?
TABLEAU COMPARATIF POUR UN CHANTIER DE TRANSFORMATION
MOYEN
Durée du chantier: 4 mois
Un tri à la source a été effectué sur ce chantier.
Onze catégories de déchets de chantier ont été triées sous la supervision
d’un mandataire spécialisé:

• bois: 21 m3
• carton: 6 m3
• housses PE: 11,75 m3
• incinérables: 76 m3
• métaux: 3 5 m3
• inertes DCMI: 42 m3
• inertes recyclables: 8 m3
• plâtre cartonné: 4 m3
• Sagex: 3 m3
• laines minérales: 2,33 m3
• verre: 2 m3

Volume Prix*/m3 Prix


Tri à la source 210m3 47,60 F 10’000 F
Pas de tri (déchets mélangés) 210m3 115,00 F 24’150 F
Economie potentielle 14’150 F
Prix mandataire (gestion complète) 7’500 F
Economie réalisée 6’650 F
* prix indicatif moyen

RÉPARTITION DES COÛTS POUR UN CHANTIER DE TRANSFORMATION MOYEN


AVEC TRI À LA SOURCE PAR RAPPORT AU PRIX D’ÉVACUATION (SANS TRI)
DES DÉCHETS MÉLANGÉS

Il ne faut pas oublier qu’une bonne gestion des déchets a pour but:
• d’identifier les volumes et les tonnages évacués du chantier
• de réduire les atteintes à l’environnement
• mais aussi de diminuer les coûts d’élimination des déchets.
9

DÉCHETS SPÉCIAUX ET
MATÉRIAUX POLLUÉS
Les déchets décrits dans l’Ordonnance sur les mouvements de déchets spéciaux (ODS) représentent un risque
pour l’environnement; ils doivent donc être stockés et traités de manière adéquate. Leur valorisation est possible
dans certains cas. Il incombe à chaque entreprise ou corps de métier de vérifier si les produits utilisés et les déchets
qu’ils engendrent sont à classer parmi les déchets spéciaux.
Chaque entrepreneur en est responsable et doit prendre en charge les frais de transport et de traitement.
On trouve sur les chantiers de nombreux produits dont les restes constituent des déchets spéciaux. Les emballages et
récipients vides ayant contenu des toxiques appartenant à la classe de toxicité 1 ou 2 sont également des déchets spéciaux.
La gestion des déchets spéciaux s’effectue le plus souvent par le biais des fournisseurs ou par des canaux propres à
chaque corps de métier. Les déchets de ce type ne peuvent être remis qu’à un preneur bénéficiant d’une
autorisation, par exemple au centre de traitement des déchets spéciaux des Cheneviers (CTDS, tél. 022 727 41 11).
Ils doivent être conditionnés dans leur emballage d’origine afin d’éviter tout mélange de résidus et tout risque de bris.
La liste exhaustive des déchets spéciaux figure dans l’Ordonnance sur les mouvements de déchets spéciaux (ODS).
MATÉRIAUX D’EXCAVATION POLLUÉS
L’élimination des matériaux terreux pollués nécessite des dispositions particulières.
Les terres souillées par des produits pétroliers ou d’autres substances chimiques constituent des déchets spéciaux.
Les sites pollués sont régis par l’Ordonnance sur les sites contaminés (OSites). Les chantiers concernés doivent
faire l’objet d’une étude spécifique en collaboration avec les autorités cantonales. Ils nécessitent également une
surveillance particulière pendant l’assainissement du site, notamment lors de l’excavation de matériaux pollués.
En cas de découverte imprévue de matériaux pollués, de déchets spéciaux enfouis dans le terrain ou d’une ancienne
décharge, il faut immédiatement avertir les autorités cantonales compétentes en matière de sites contaminés (voir
«Adresses utiles»). Dans l’intervalle, toute évacuation de matériaux pollués non conforme doit être suspendue.
AMIANTE
Sous forme libre, l’amiante représente un réel danger pour la santé (il est toxique pour l’appareil respiratoire et
fortement cancérigène). Il faut donc prendre des précautions importantes lors de l’élimination de matériaux
contenant des fibres d’amiante. Tout traitement ou manipulation doit se faire selon les prescriptions en vigueur (voir
«Pour en savoir plus» et «Elimination des déchets de chantier»).
L’amiante peut être présent sous forme faiblement agglomérée (flocages et enduits) ou fortement agglomérée (en
feuilles et en plaques avec 80-100% d’amiante) dans des isolations thermiques et phoniques. Le fibrociment
(Eternit), surtout s’il a été fabriqué avant 1990, peut contenir environ 10% d’amiante. Certains revêtements de sol,
posés entre 1970 et 1982, contiennent de l’amiante dans la couche inférieure ou noyé dans la masse.
En cas de doute, il est recommandé de contacter le Service cantonal de toxicologie industrielle et de protection
contre les pollutions intérieures au 022 781 01 03.
AUTRES MATÉRIAUX À RISQUES
Les matériaux bitumineux provenant d’anciennes chaussées peuvent avoir une teneur en hydrocarbures
aromatiques polycycliques (HAP) supérieure aux valeurs limites permettant leur valorisation. Lorsqu’un chantier
produit plus de 30 m3 de matériaux bitumineux, il faut déterminer leur teneur en HAP et procéder selon la directive
de l’OFEFP pour la valorisation des déchets minéraux de chantier (voir «Pour en savoir plus»).
Les PCB ont été utilisés comme plastifiants dans les mastics, notamment, entre 1955 et 1975, dans les joints pour
le béton. Avant de rénover ou démolir des bâtiments de cette époque, il faut examiner si les garnitures de joints sont
polluées. Dans l’affirmative, il est indispensable de faire appel à une entreprise spécialisée. (Pour plus d’information:
[Link] )
Les PCB sont également présents dans des condensateurs et transformateurs utilisés entre 1950 et 1980. Les
déchets contenant des PCB doivent être séparés des autres déchets et traités comme des déchets spéciaux.
En cas de démolition de bâtiments industriels, une visite des lieux très attentive peut permettre de détecter la
présence de substances ou de matériaux dangereux (déchets spéciaux) et donc de planifier correctement leur
manipulation, ainsi que leur élimination dans une filière appropriée. Les interrupteurs à mercure, par exemple, sont
des déchets spéciaux qu’on rencontre souvent dans les bâtiments industriels. Mais il ne faut pas oublier non plus
les tubes fluorescents, les batteries, etc.
L’évacuation de déchets de chantier assimilés à des déchets spéciaux doit être accompagnée d’un document
de suivi à commander à l’Office fédéral des constructions et de la logistique
(tél. 031 325 50 50, fax 031 325 50 58).
10

EXPORTATION
DES DECHETS DE CHANTIER
La législation fédérale impose que les déchets soient éliminés sur le territoire national. S’ils ne peuvent pas être
traités sur le territoire cantonal, ils doivent être éliminés en collaboration avec les autres cantons. S’il n’y a aucune
autre possibilité, on peut envisager leur exportation dans un autre pays.

MATÉRIAUX D’EXCAVATION
Depuis le 1er janvier 2002, l’exportation de déblais de chantier vers la France nécessite l’application d’une nouvelle
procédure.
La communauté européenne ayant décidé d’inscrire les déblais sur la liste des déchets dont les importations sont
soumises à contrôle, il sera désormais plus compliqué d’exporter les matériaux d’excavation suisses. Il faudra
respecter la procédure relative au règlement CE-259/93 sur les mouvements transfrontaliers de déchets. Chaque
chantier donnera lieu à une notification préalable, et un document de suivi accompagnera chaque camion.

DÉCHETS INERTES
Les déchets minéraux de chantier sont également soumis à contrôle selon le règlement européen CE-259/93. Ils ne
peuvent donc être exportés qu’avec l’accord des autorités compétentes du pays de destination.

Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus aux adresses suivantes:


DRIRE Rhône-Alpes
129, avenue de Genève 74000 Annecy Tél.: 0033 450 08 09 00
DRIRE Ain
Rue Antoine Charial 69426 Lyon Cedex 03 Tél.: 0033 437 91 44 44

BOIS USAGÉ
L’exportation et l’importation de bois usagé font l’objet de contrôles stricts depuis le 1er janvier 1999. Le contrôle
concerne à la fois les exigences en matière de qualité du bois et les indications concernant la filière de valorisation.
Tout transport transfrontalier de bois usagé doit être accompagné des documents de suivi de l’OCDE (Organisation
de coopération et de développement économique). Des contrôles ponctuels sont également effectués afin
d’analyser la teneur en polluants.
11

ÉLIMINATION
DES DECHETS DE CHANTIER
a. = filière conseillée
b. = filière possible
DCMI = Décharge contrôlée pour matériaux inertes
UIOM = Usine d’incinération des ordures ménagères
CTDS = Centre de traitement des déchets spéciaux des Cheneviers
TYPE DE DÉCHETS FILIÈRES D’ÉLIMINATION REMARQUES
MATÉRIAUX D’EXCAVATION ET DÉBLAIS

Terre végétale non polluée a. Réutilisation sur le site La terre végétale doit être traitée avec soin, car sa formation
a. Agriculture résulte d’un très long processus naturel.
b. Entreprise spécialisée

Matériaux naturels d’excavation a. Entreprise de terrasse- Vérification de la qualité selon la directive de l’OFEFP sur les maté-
propres et anciens remblais non ment (réutilisation) riaux d’excavation.
pollués a. Recyclage en graves
b. Remblayage de gravières
Une étude spécifique doit être entreprise par des ingénieurs qualifiés. Des traitements in situ ou hors
Matériaux d’excavation du site seront envisagés. Après traitement, les sols seront soit remis en place (s’ils sont suffisamment
pollués dépollués), soit déposés dans une décharge ad hoc, soit incinérés en UIOM ou en cimenterie.

MATÉRIAUX DE DÉMOLITION DE ROUTES

Enrobés a. Recyclage en graves Certaines entreprises de réfection de routes recyclent les tapis
a. Réutilisation bitumineux pour un nouvel usage.
b. DCMI

Matériaux de démolition de a. Recyclage en graves Conforme à la directive de l’OFEFP pour la valorisation des
routes non bitumineux (sous- b. DCMI déchets de chantier minéraux.
couche routière)

MATÉRIAUX MINÉRAUX (DÉCHETS INERTES)

Béton (armé et non armé), terre a. Recyclage en graves Conforme à la directive de l’OFEFP pour la valorisation des
cuite (briques et tuiles), carre- b. DCMI déchets de chantier minéraux. Toutes les installations de fabrica-
lage et faïences, pierre natu- tion de graves recyclées n’acceptent pas la totalité de ces déchets.
relle, ciment

Matériaux d’isolation non com- a. Retour au fournisseur Reprise possible par l’intermédiaire des marchands de matériaux
bustibles (mousse de verre, b. DCMI qui fournissent des sacs de récupération.
laine de verre, laine de pierre)

Fibrociment a. DCMI S’il a été fabriqué avant 1990, il peut contenir de l’amiante
(mesures spéciales pour la dépose et la manutention).

Matériaux à base de gypse a. Repreneur spécialisé Recyclage possible pour le plâtre massif et les plaques de plâtre
(plâtre) b. DCMI cartonné, de construction ou de démolition.

Verre a. Recyclage en graves Recyclage possible si collecté séparément (non armé, propre,
a. Repreneur spécialisé sans mastic ni joints). De faibles quantités peuvent toutefois être
b. DCMI éliminées avec d’autres déchets inertes.

Eléments composites non com- a. Centre de tri Si la séparation des composants n’est pas possible sur le chantier.
bustibles
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TYPE DE DÉCHETS FILIÈRES D’ÉLIMINATION REMARQUES

MÉTAUX

Métaux ferreux, métaux non a. Récupérateur de métaux Pour les citernes, une opération préalable de dégazage doit être
ferreux (aluminium, cuivre, effectuée par un réviseur de citernes agréé.
etc.), câbles électriques,
citernes et réservoirs

Appareils électriques, électro- a. Fournisseur


niques et de chauffage b. Repreneur spécialisé

DÉCHETS COMBUSTIBLES (incinérables)

Plastiques, liège, moquettes, a. UIOM


linoléum, déchets ménagers

Housses en polyéthylène (PE) a. Retour au fournisseur Reprise possible par l’intermédiaire de marchands de matériaux
b. UIOM (sacs de récupération).

Polystyrène expansé - Sagex a. Retour au fournisseur Reprise possible par l’intermédiaire de marchands de matériaux
(PSE) b. UIOM (sacs de récupération).

Carton et papier a. Repreneur spécialisé Pas de carton ou papier plastifié, souillé ou mouillé.
b. UIOM

Eléments composites a. UIOM Si la séparation des composants et leur valorisation ne sont pas
(complètement combustibles) possibles.

Bois naturel a. Compostage Bois forestier, branchages, chutes de scierie, briquettes de bois
a. Repreneur spécialisé sans liants.
b. UIOM

Résidus de bois (de production) a. Repreneur spécialisé Bois de construction, de transformation ou de démolition, embal-
et bois usagé b. UIOM lages et palettes.

Bois pollué a. UIOM Bois traité avec des produits de conservation, par exemple: tra-
verses de chemin de fer, poteaux téléphoniques, silos, piquets de
vigne, meubles de jardin, clôtures, palissades, ponts en bois…).
13

TYPE DE DÉCHETS FILIÈRES D’ÉLIMINATION REMARQUES

DÉCHETS SPÉCIAUX (la liste exhaustive figure dans l’ODS)

Peintures, vernis, solvants, a. Repreneur spécialisé Pour plus d’informations: CTDS, tél. 022 727 41 11.
diluants, colles, mastics pour Les déchets spéciaux doivent être repris par chaque corps de
joints, produits de nettoyage, métier qui les produit, en vue d’être traités ou éliminés conformé-
adjuvants du béton, goudrons, ment aux dispositions de l’ODS.
bitumes, huiles et graisses de
moteur, acides, alcalins, maté-
riaux d’étanchéité, dérouillants,
antigels, bains de dégraissage,
déchets d’explosifs...

Déchets d’amiante floqué, pan- a. Repreneur spécialisé Tout assainissement doit être confié à une entreprise spécialisée
neaux de fibre d’amiante, calori- (liste disponible auprès de la SUVA, tél. 021 310 80 40).
fugeage, cordons d’étanchéité

Revêtements de sol et parois à a. Repreneur spécialisé ou Certains revêtements de sol (PVC, linoléum ou moquettes) posés
base d’amiante DCMI selon les cas dans les années 1970-1982 contiennent de l’amiante qui se libère
au moment de l’arrachage. Tout assainissement doit être confié à
une entreprise spécialisée (liste disponible auprès de la SUVA, tél.
021 310 80 40). En cas de doute, se renseigner auprès du Service
cantonal de toxicologie industrielle et de protection contre les pol-
lutions intérieures ou à l’OCIRT.

Plaques, tuyaux, canalisations a. DCMI Les fibres d’amiante contenues dans ce type de produits sont libé-
d’amiante-ciment (type Eternit) rées en cas de bris ou de sciage. Il faut donc démonter soigneuse-
ment les plaques en évitant de les casser. Les ouvriers doivent
être équipés de protections (gants, masques antipoussière appro-
priés).

Tartan (sols sportifs contenant a. Repreneur spécialisé Avant travaux, des analyses seront effectuées afin de déterminer
du mercure) le taux de mercure contenu dans le tartan.

Condensateurs avec PCB, mas- a. Repreneur spécialisé


tics pour joints contenant des
PCB (posés entre 1955 et 1975)

Interrupteurs à mercure, tubes a. Repreneur spécialisé


fluorescents (tubes néon), batte-
ries, piles et accumulateurs
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GLOSSAIRE ET ABRÉVIATIONS
Bon de traitement: bon imprimé (avec double),
rempli le plus souvent automatiquement lors de la
livraison de déchets à une installation de traitement.
Mentionne les éléments suivants: nom du trans-
porteur, nom du client, type de déchets, tonnage
(ou volume), tarif unitaire, date, heure.
Bon de transport: bon imprimé (avec double),
contresigné par le transporteur et un responsable
sur le chantier. Mentionne les éléments suivants:
nom du chantier, nom du transporteur, date, heure,
type de benne, type de déchets évacués.
Centre de tri: installation de traitement des déchets
équipée pour trier des bennes de déchets mélangés.
CTDS: Centre de traitement des déchets spéciaux des
Cheneviers.
DCMI: décharge contrôlée pour matériaux inertes.
Décharge contrôlée bioactive: décharge équipée
de systèmes d’étanchéité et de dégazage spéci-
fiques permettant le stockage définitif de déchets
particuliers comme les mâchefers d’incinération ou
les matériaux d’excavation faiblement contaminés.
Déchets spéciaux: déchets représentant un danger pour l’homme et/ou l’environnement, en raison de leur
caractère pathogène, leur toxicité, leur inflammabilité ou leur composition chimique. Ils nécessitent un suivi
particulier et leur élimination pose souvent des problèmes techniques spécifiques.
Elimination des déchets: processus comprenant le tri, le recyclage, la valorisation, la neutralisation ou le
traitement des déchets. Le stockage provisoire ou définitif est assimilé à l’élimination. La collecte et le transport ne
font pas partie du processus d’élimination.
Matériaux inertes: déchets constitués pour au moins 95% de leur poids de composés minéraux tels que silicates,
carbonates ou aluminates, c’est-à-dire pierre naturelle, béton, matériaux d’isolation non combustibles, carrelages,
faïences, chapes, matériaux et enrobés bitumineux, ciments, matériaux à base de gypse, crépis, verre à vitre. Leur
teneur en substances polluantes, notamment les métaux lourds, doit être inférieure aux valeurs limites imposées
par la législation et les directives de l’OFEFP.
OCIRT: Office cantonal de l’inspection et des relations du travail.
ODS: Ordonnance sur les mouvements de déchets spéciaux.
OPair: Ordonnance fédérale sur la protection de l’air.
OSites: Ordonnance fédérale sur l’assainissement des sites pollués
(Ordonnance sur les sites contaminés).
OSol: Ordonnance sur les atteintes portées aux sols.
OSubst: Ordonnance sur les substances dangereuses pour l’environnement.
OTD: Ordonnance fédérale sur le traitement des déchets.
Recyclage: réintroduction d’un déchet dans un cycle de production en
remplacement total ou partiel d’une matière première vierge.
Réutilisation: réemploi, sans transformation, d’un produit ou d’un matériau
déposé lors d’une démolition et reposé sur une construction neuve.
Site pollué: emplacement d’une étendue limitée polluée par des déchets ou
des substances.
Traçabilité: terme employé dans le domaine de l’environnement et de la
qualité. Il s’agit de connaître du début à la fin le cheminement d’un produit
(ou de déchets). Ceci permet notamment de s’assurer que les déchets sont
réellement évacués dans les installations de traitement agréées.
UIOM: Usine d’incinération des ordures ménagères.
Valorisation: terme générique recouvrant le réemploi, la réutilisation, le
recyclage, la régénération ou la valorisation énergétique des déchets.
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POUR EN SAVOIR PLUS


LÉGISLATION FÉDÉRALE
• Loi fédérale sur la protection de l’environnement (LPE), du 7 octobre 1983, RS 814.01
• Ordonnance fédérale sur le traitement des déchets (OTD), du 10 décembre 1990, RS 814.600
• Ordonnance sur les mouvements de déchets spéciaux (ODS), du 12 novembre 1986, RS 814.610
• Ordonnance sur les substances dangereuses pour l’environnement (OSubst), du 9 juin 1986, RS 814.013
• Ordonnance concernant l’obligation d’annoncer les travaux d’assainissement portant sur des matériaux de con-
struction contenant de l’amiante, du 30 mars 1988, RS 832.324.12
• Ordonnance fédérale sur la protection de l’air (OPair), du 16 décembre 1985, RS [Link]
• Ordonnance fédérale sur l’assainissement des sites pollués (Ordonnance sur les sites contaminés; OSites), du 26
août 1998, RS 814.680
• Ordonnance fédérale relative à la taxe pour l’assainissement des sites contaminés (OTAS), du 5 avril 2000, RS 814.681
• Ordonnance sur la restitution, la reprise et l'élimination des appareils électriques et électroniques (OREA), du 14
janvier 1998, RS 814.620
• Directive fédérale pour la valorisation des déchets de chantier minéraux, OFEFP 1997
• Directive fédérale pour la valorisation, le traitement et le stockage des matériaux d’excavation et déblais, OFEFP 1999
• Instructions. Evaluation et utilisation de matériaux terreux (Instructions matériaux terreux), OFEFP 2001
• Recommandation concernant l’élimination des matériaux d’excavation et déblais altérés par des floculants, OFEFP 2001
• Recommandation concernant le stockage des déchets en décharge contrôlée pour matériaux inertes, OFEFP 2000
• Recommandation concernant la fabrication de granulats de tuiles certifiés, OFEFP 2001
• Recommandation (provisoire) concernant la manipulation de garnitures de joints contenant des PCB, OFEFP 2001
• Amiante floqué et autres matériaux à base d’amiante faiblement aggloméré, Commission fédérale de coordination
pour la sécurité au travail, directive 6503, 1991
LÉGISLATION CANTONALE
• Loi cantonale sur la gestion des déchets, du 20 mai 1999, L 1 20
• Loi cantonale sur les gravières et exploitations assimilées, du 28 octobre 1999, L 3 10
• Règlement d’application de la loi cantonale sur la gestion des déchets, du 28 juillet 1999, L 1 20.01
• Règlement d’application de la loi sur les gravières et exploitations assimilées, du 19 avril 2000, L 3 10.03
• Plan cantonal de gestion des déchets 1998-2002
LÉGISLATION CEE
• Règlement (CEE) du Conseil, concernant la surveillance et le contrôle des transferts de déchets à l'entrée et à la
sortie de la Communauté européenne, du 1er février 1993, n° 259/93
BIBLIOGRAPHIE
• Déclaration de gestion des déchets de chantier, mini-guide pour une estimation rapide du volume de déchets qui
seront générés sur le chantier, GEDEC, 2002
• Recommandation SIA 430 “Gestion des déchets de chantier”, SIA, 1993
• CAN Construction 117 F/1995 Démolitions
• Recyclage, valorisation et traitement des déchets de chantier, Office fédéral des questions conjoncturelles, programme
d’impulsion PI-BAT, 1992
• Sites contaminés: recenser, évaluer, assainir, OFEFP, 2001
• Elimination des revêtements de sols et de parois à base d’amiante – Feuillet technique - SUVA/SNA, 1995
• Amiante et autres matériaux fibreux: risques pour la santé et mesures de protection SUVAPro, 1998
• Elimination de panneaux légers contenant de l’amiante – Fiche technique – SUVAPro, 2000
• Retrait des couvertures de toit en amiante-ciment (type ETERNIT), mesures de protection des travailleurs à
respecter, OCIRT (DEEE) – Inspection des chantiers (DAEL) – Service cantonal de toxicologie industrielle et de
protection contre les pollutions intérieures (DIAE), 2000
• L’environnement pratique – Informations concernant l’OPair et l’OTD No 1 – Incinération de déchets de bois
usagé et de résidus de bois dans des chauffages au bois et en plein air, OFEFP, 1996
• Conditions générales du contrat d’entreprise éditées par le DAEL
• Conditions générales du contrat d’entreprise INTERASSAR-AGI-FMB
• Inventaire 2000 des déchets du canton de Genève, GEDEC - Inf-eau-déchets, 2001
• Les ressources en gravier du canton de Genève et l’avenir de son approvisionnement, DIAE/SCG, 1984
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ADRESSES UTILES
ADMINISTRATION CANTONALE INSTALLATIONS ET ENTREPRISES INFORMATIONS ET
[Link] COMMANDE DE DOCUMENTS
LES CHENEVIERS
Département de l’intérieur, de Usine d’incinération des Cheneviers OFEFP Service de documentation
l’agriculture et de l’environnement (UIOM) 3003 Berne
Centre de traitement des déchets spéciaux Tél. 031 323 03 34
SERVICE CANTONAL DE GESTION (CTDS) Fax 031 324 02 16
DES DÉCHETS (GEDEC) Case postale 25 E-mail: docu@[Link]
(application de la législation, procédures) 1288 Aire-la-Ville [Link]
Ch. de la Gravière 6 Tél. (UIOM) 022 727 41 11
1227 Les Acacias Fax 022 727 41 12 AGRIGENEVE
Tél. 022 327 74 07 Tél. (CTDS) 022 727 42 22 rue des Sablières,15
Fax 022 327 80 89 Fax 022 727 42 23 1217 Meyrin
[Link]/diae/protenv/dechets Tél. 022 939 03 10
E-mail: gedec@[Link] SITE-DE-CHÂTILLON Fax 022 939 03 01
Décharge cantonale E-mail: info@[Link]
INF-EAU-DÉCHETS / - Station de compostage
ENVIRONNEMENT-INFO - Espace récupération (ESREC) SSE Société suisse des entrepreneurs
(information, documentation) - Installation de traitement de 14, rue Malatrex
Ch. de la Gravière 6 matières de route (ITMR) 1201 Genève
1227 Les Acacias Route d’Aire-la-Ville Tél. 022 949 18 18
Tél. 022 327 47 11 Case postale 299 Fax 022 949 18 19
Fax 022 327 80 89 1233 Bernex [Link]
[Link]/inf-eau-dechets Tél. 022 757 82 00
Fax 022 757 83 00 SUVA division sécurité au travail
SERVICE CANTONAL DE TOXICOLOGIE Av. de la Gare 23
INDUSTRIELLE ET DE PROTECTION ASSOCIATION SUISSE DES TRANSPORTS CP 287
CONTRE LES POLLUTIONS INTÉRIEURES ROUTIERS (ASTAG) Section genevoise 1001 Lausanne
(questions liées à l’amiante, analyse Route de Saint-Jean, 98 Tél. 021 310 80 40-43
de matériaux) Case postale Fax 021 310 80 49
Av. Ste-Clotilde 23 1211 Genève 11 [Link]
Case postale 78 Tél. 022 715 31 11
1211 Genève 8 CONSTRUCTION ET ÉNERGIE
Tél. 022 781 01 03 GROUPEMENT GENEVOIS D’INTÉRÊT Case postale 1007
Fax 022 320 67 25 RÉCUPÉRATION (GGIR) 1400 Yverdon
c/o Fédération des syndicats patronaux Fax 024 425 41 46
SERVICE CANTONAL DE GÉOLOGIE Route de Saint-Jean, 98 (commande des dossiers PI-BAT)
(gestion et surveillance des gravières, Case postale 5278
gestion des sites pollués ou contaminés) 1211 Genève 11 ASSOCIATION SUISSE
Quai du Rhône 12 Tél. 022 715 32 09 POUR L’ÉNERGIE DU BOIS
Case postale 36 Fax 022 715 32 13

Inf-eau-déchets - GEDEC - DIAE


Ch. Mornex 6
1211 Genève 8 1001 Lausanne

Imprimé sur papier recyclé


Réactualisation: juin 2002
Tél. 022 327 55 08 SIA Société suisse des ingénieurs Tél 021 310 30 35
Fax 022 327 54 90 et des architectes Fax 021 310 30 38
Selnaustrasse 16 [Link]
Département de l’aménagement, Case postale 8039
de l’équipement et du logement 8002 Zurich ZH
Tél. 01 283 15 15
POLICE DES CONSTRUCTIONS Fax 01 201 63 35
(procédures d’autorisation) Secrétariat SIA section genevoise POUR D’AUTRES RENSEIGNEMENTS
Rue David-Dufour 5 Rue de St-Jean 98 OU POUR COMMANDER CE GUIDE:
Case postale 22 1211 Genève 11
1211 Genève 8 Tél. 022 715 34 35 INF-EAU-DÉCHETS O22 327 47 11
Tél. 022 327 50 00 Fax.022 731 32 19 GEDEC 022 327 74 07
Fax 022 327 40 86 [Link]

SERVICE INSPECTION DES CHANTIERS La liste complète des récupérateurs


Sentier des Saules 3 et des DCMI est disponible auprès
1211 Genève 8 d’Inf-eau-déchets.
TéI. 022 327 40 70
Fax 022 327 50 88

Département de l’économie, de l’emploi


et des affaires extérieures

OFFICE CANTONAL DE L’INSPECTION ET


DES RELATIONS DU TRAVAIL (OCIRT)
(hygiène du travail, sécurité)
Rue Ferdinand-Hodler 23
Case postale 3974
1211 Genève 3
Tél. 022 319 28 50
Fax 022 735 05 11

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