Guide sur le tri des déchets de chantier
Guide sur le tri des déchets de chantier
DES DECHETS
DE CHANTIER
POURQUOI CE GUIDE?
Avec plus de 2 millions de tonnes pour l’année 2000, les déchets de chantier représentent la quantité de déchets
la plus importante du canton.
Essentiellement constitués de matériaux d’excavation (1'800’000 tonnes) et de gravats (325'000 tonnes),
ils renferment une part appréciable de composants incinérables et d’éléments recyclables (métaux, bois, etc.).
Ils comprennent également des déchets spéciaux présentant un danger en raison de leur toxicité, de leur
inflammabilité ou de leur composition chimique.
Il y a quelques années encore, les déchets de chantier étaient déposés en décharge sans tri particulier.
Or la législation fédérale actuelle préconise qu’ils ne peuvent être stockés en DCMI que s’ils sont composés
d’au moins 95% de pierres ou de composants assimilables à la pierre (matière minérale).
L’Ordonnance sur le traitement des déchets a de ce fait rendu obligatoire le tri des déchets de chantier et
leur valorisation. Le tri doit s’effectuer de préférence sur le chantier lui-même ou dans un centre autorisé.
Pour éviter de polluer l’environnement,
pour réduire les volumes à mettre en
décharge ou à incinérer et diminuer les
coûts de la construction, une gestion
efficace des déchets de chantier s’avère
indispensable.
C’est à cette fin que le Département de
l’intérieur, de l’agriculture et de l’en-
vironnement a préparé ce guide. Les
consignes ci-jointes s’adressent à tous
les professionnels de la construction,
qu’il s’agisse des architectes, ingénieurs,
entrepreneurs et transporteurs ou des
petites et moyennes entreprises du secteur
de l’industrie et du bâtiment.
Merci de votre collaboration!
CE QU’EXIGE LA LOI
TRI DES DÉCHETS DE CHANTIER
Depuis 1991, date d’entrée en vigueur de l’Ordonnance sur le traitement des déchets (OTD), quiconque effectue
des travaux de construction ou de démolition doit séparer les déchets spéciaux des autres déchets et trier ces
derniers sur place afin de les répartir comme suit:
Si les conditions d’exploitation ne permettent pas de trier les autres déchets sur place, cette opération peut
s’effectuer ailleurs.
L’autorité peut exiger un tri plus poussé si cette opération permet la valorisation d’une partie des déchets.
Les déchets de chantier ne peuvent être stockés dans des décharges pour matériaux inertes que s’ils sont
composés pour au moins 95% de leur poids de pierres ou de matières minérales telles que le béton, les tuiles, le
fibrociment, le verre, les gravats ou les déblais provenant de la réfection de routes.
De plus, les déchets spéciaux – dont l’élimination exige la mise en œuvre de mesures particulières – doivent
impérativement être séparés des déchets de chantier.
COMMENT TRIER
Le type de déchets produits diffère selon:
• l’étape de construction (gros œuvre ou second œuvre);
• le type de projet (construction ou rénovation);
• la nature du site (site vierge ou déjà construit).
Les catégories de déchets les plus courantes sont:
• les matériaux d’excavation;
• les déchets de chantier inertes (matériaux bitumineux, non bitumineux, béton, déchets minéraux non triés);
• les déchets combustibles;
• les autres déchets de chantier.
Si le chantier produit plus de 30 m3 de déchets minéraux (inertes), un tri permettant le recyclage en graves devra
être mis en place.
Chaque groupe de déchets peut encore être subdivisé selon d’autres catégories (métaux ferreux et non ferreux,
papier et carton, bois de chauffage, bois usagé, etc.).
Certains matériaux, comme les films en polyéthylène, les laines minérales, le polystyrène expansé (Sagex), les
déchets de carreaux de plâtre, les éléments de construction en PVC (fenêtres, tuyaux), les éléments en aluminium,
peuvent être recyclés dans des filières spécifiques pour autant que leur qualité, l’absence de corps étrangers et la
quantité répondent aux spécifications des preneurs.
Les déchets spéciaux doivent être collectés séparément en utilisant des filières de «rétrologistique» (reprise par les
producteurs ou les revendeurs).
NOMBRE DE BENNES
Il est important d’estimer les quantités de déchets attendues
afin de prévoir le nombre et la taille des bennes nécessaires.
Il n’est pas indispensable que toutes les bennes destinées
au tri soient présentes en même temps sur le chantier. C’est
d’ailleurs souvent impossible en zone urbaine. Les bennes à
disposition doivent correspondre à l’avancement des
travaux. Les matériaux produits en faibles quantités peuvent
être stockés provisoirement sur le chantier.
La mise en décharge n’est envisageable que pour les matériaux contenant au moins 95% en poids de matière
minérale et qui sont inaptes au recyclage pour des raisons techniques ou écologiques.
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MATÉRIAUX DE DÉMOLITION
Les matériaux de démolition sont très hétérogènes. On y trouve des gravats, du bois, des métaux, des câbles
électriques, du plâtre, des tuiles ainsi que des déchets spéciaux (voir «Déchets spéciaux et matériaux pollués»).
Plus le chantier est important, plus on a avantage à effectuer un tri à la source, tant au niveau économique qu’en ce
qui concerne les possibilités de valorisation.
Les déchets de démolition mélangés ne sont pas acceptés directement en DCMI; ils doivent subir un tri
préalable à la source ou, si ce n’est pas possible, dans une installation autorisée.
C’est pourquoi toute démolition doit suivre aujourd’hui le principe de la déconstruction (démontage du bâtiment
par type de matériau). Les éléments présentant un caractère dangereux doivent être enlevés si possible en premier.
La déconstruction de chaussées, villas ou autres bâtiments peut générer un grand nombre d’éléments récupérables
en l’état: bordures, pavés, briques, anciennes boiseries, portes, grilles en fer forgé, etc.
La présence de matériaux brûlés (sites d’incendie) doit faire l’objet d’une évaluation spécifique.
DÉCHETS DE CONSTRUCTION
Les déchets de construction issus du gros œuvre sont plus homogènes que ceux du second œuvre.
Il s’agit généralement de bois, de métaux ou de déchets inertes comme les coffrages non réutilisables, les fers
d’armature ou les surplus de béton.
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Pendant toute la durée du chantier, il est vivement recommandé de mettre en place une gestion des déchets
unifiée – organisée et surveillée par la direction des travaux ou par un mandataire spécialisé. Cette
démarche s’avère à la fois plus écologique et plus économique.
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• bois: 21 m3
• carton: 6 m3
• housses PE: 11,75 m3
• incinérables: 76 m3
• métaux: 3 5 m3
• inertes DCMI: 42 m3
• inertes recyclables: 8 m3
• plâtre cartonné: 4 m3
• Sagex: 3 m3
• laines minérales: 2,33 m3
• verre: 2 m3
Il ne faut pas oublier qu’une bonne gestion des déchets a pour but:
• d’identifier les volumes et les tonnages évacués du chantier
• de réduire les atteintes à l’environnement
• mais aussi de diminuer les coûts d’élimination des déchets.
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DÉCHETS SPÉCIAUX ET
MATÉRIAUX POLLUÉS
Les déchets décrits dans l’Ordonnance sur les mouvements de déchets spéciaux (ODS) représentent un risque
pour l’environnement; ils doivent donc être stockés et traités de manière adéquate. Leur valorisation est possible
dans certains cas. Il incombe à chaque entreprise ou corps de métier de vérifier si les produits utilisés et les déchets
qu’ils engendrent sont à classer parmi les déchets spéciaux.
Chaque entrepreneur en est responsable et doit prendre en charge les frais de transport et de traitement.
On trouve sur les chantiers de nombreux produits dont les restes constituent des déchets spéciaux. Les emballages et
récipients vides ayant contenu des toxiques appartenant à la classe de toxicité 1 ou 2 sont également des déchets spéciaux.
La gestion des déchets spéciaux s’effectue le plus souvent par le biais des fournisseurs ou par des canaux propres à
chaque corps de métier. Les déchets de ce type ne peuvent être remis qu’à un preneur bénéficiant d’une
autorisation, par exemple au centre de traitement des déchets spéciaux des Cheneviers (CTDS, tél. 022 727 41 11).
Ils doivent être conditionnés dans leur emballage d’origine afin d’éviter tout mélange de résidus et tout risque de bris.
La liste exhaustive des déchets spéciaux figure dans l’Ordonnance sur les mouvements de déchets spéciaux (ODS).
MATÉRIAUX D’EXCAVATION POLLUÉS
L’élimination des matériaux terreux pollués nécessite des dispositions particulières.
Les terres souillées par des produits pétroliers ou d’autres substances chimiques constituent des déchets spéciaux.
Les sites pollués sont régis par l’Ordonnance sur les sites contaminés (OSites). Les chantiers concernés doivent
faire l’objet d’une étude spécifique en collaboration avec les autorités cantonales. Ils nécessitent également une
surveillance particulière pendant l’assainissement du site, notamment lors de l’excavation de matériaux pollués.
En cas de découverte imprévue de matériaux pollués, de déchets spéciaux enfouis dans le terrain ou d’une ancienne
décharge, il faut immédiatement avertir les autorités cantonales compétentes en matière de sites contaminés (voir
«Adresses utiles»). Dans l’intervalle, toute évacuation de matériaux pollués non conforme doit être suspendue.
AMIANTE
Sous forme libre, l’amiante représente un réel danger pour la santé (il est toxique pour l’appareil respiratoire et
fortement cancérigène). Il faut donc prendre des précautions importantes lors de l’élimination de matériaux
contenant des fibres d’amiante. Tout traitement ou manipulation doit se faire selon les prescriptions en vigueur (voir
«Pour en savoir plus» et «Elimination des déchets de chantier»).
L’amiante peut être présent sous forme faiblement agglomérée (flocages et enduits) ou fortement agglomérée (en
feuilles et en plaques avec 80-100% d’amiante) dans des isolations thermiques et phoniques. Le fibrociment
(Eternit), surtout s’il a été fabriqué avant 1990, peut contenir environ 10% d’amiante. Certains revêtements de sol,
posés entre 1970 et 1982, contiennent de l’amiante dans la couche inférieure ou noyé dans la masse.
En cas de doute, il est recommandé de contacter le Service cantonal de toxicologie industrielle et de protection
contre les pollutions intérieures au 022 781 01 03.
AUTRES MATÉRIAUX À RISQUES
Les matériaux bitumineux provenant d’anciennes chaussées peuvent avoir une teneur en hydrocarbures
aromatiques polycycliques (HAP) supérieure aux valeurs limites permettant leur valorisation. Lorsqu’un chantier
produit plus de 30 m3 de matériaux bitumineux, il faut déterminer leur teneur en HAP et procéder selon la directive
de l’OFEFP pour la valorisation des déchets minéraux de chantier (voir «Pour en savoir plus»).
Les PCB ont été utilisés comme plastifiants dans les mastics, notamment, entre 1955 et 1975, dans les joints pour
le béton. Avant de rénover ou démolir des bâtiments de cette époque, il faut examiner si les garnitures de joints sont
polluées. Dans l’affirmative, il est indispensable de faire appel à une entreprise spécialisée. (Pour plus d’information:
[Link] )
Les PCB sont également présents dans des condensateurs et transformateurs utilisés entre 1950 et 1980. Les
déchets contenant des PCB doivent être séparés des autres déchets et traités comme des déchets spéciaux.
En cas de démolition de bâtiments industriels, une visite des lieux très attentive peut permettre de détecter la
présence de substances ou de matériaux dangereux (déchets spéciaux) et donc de planifier correctement leur
manipulation, ainsi que leur élimination dans une filière appropriée. Les interrupteurs à mercure, par exemple, sont
des déchets spéciaux qu’on rencontre souvent dans les bâtiments industriels. Mais il ne faut pas oublier non plus
les tubes fluorescents, les batteries, etc.
L’évacuation de déchets de chantier assimilés à des déchets spéciaux doit être accompagnée d’un document
de suivi à commander à l’Office fédéral des constructions et de la logistique
(tél. 031 325 50 50, fax 031 325 50 58).
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EXPORTATION
DES DECHETS DE CHANTIER
La législation fédérale impose que les déchets soient éliminés sur le territoire national. S’ils ne peuvent pas être
traités sur le territoire cantonal, ils doivent être éliminés en collaboration avec les autres cantons. S’il n’y a aucune
autre possibilité, on peut envisager leur exportation dans un autre pays.
MATÉRIAUX D’EXCAVATION
Depuis le 1er janvier 2002, l’exportation de déblais de chantier vers la France nécessite l’application d’une nouvelle
procédure.
La communauté européenne ayant décidé d’inscrire les déblais sur la liste des déchets dont les importations sont
soumises à contrôle, il sera désormais plus compliqué d’exporter les matériaux d’excavation suisses. Il faudra
respecter la procédure relative au règlement CE-259/93 sur les mouvements transfrontaliers de déchets. Chaque
chantier donnera lieu à une notification préalable, et un document de suivi accompagnera chaque camion.
DÉCHETS INERTES
Les déchets minéraux de chantier sont également soumis à contrôle selon le règlement européen CE-259/93. Ils ne
peuvent donc être exportés qu’avec l’accord des autorités compétentes du pays de destination.
BOIS USAGÉ
L’exportation et l’importation de bois usagé font l’objet de contrôles stricts depuis le 1er janvier 1999. Le contrôle
concerne à la fois les exigences en matière de qualité du bois et les indications concernant la filière de valorisation.
Tout transport transfrontalier de bois usagé doit être accompagné des documents de suivi de l’OCDE (Organisation
de coopération et de développement économique). Des contrôles ponctuels sont également effectués afin
d’analyser la teneur en polluants.
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ÉLIMINATION
DES DECHETS DE CHANTIER
a. = filière conseillée
b. = filière possible
DCMI = Décharge contrôlée pour matériaux inertes
UIOM = Usine d’incinération des ordures ménagères
CTDS = Centre de traitement des déchets spéciaux des Cheneviers
TYPE DE DÉCHETS FILIÈRES D’ÉLIMINATION REMARQUES
MATÉRIAUX D’EXCAVATION ET DÉBLAIS
Terre végétale non polluée a. Réutilisation sur le site La terre végétale doit être traitée avec soin, car sa formation
a. Agriculture résulte d’un très long processus naturel.
b. Entreprise spécialisée
Matériaux naturels d’excavation a. Entreprise de terrasse- Vérification de la qualité selon la directive de l’OFEFP sur les maté-
propres et anciens remblais non ment (réutilisation) riaux d’excavation.
pollués a. Recyclage en graves
b. Remblayage de gravières
Une étude spécifique doit être entreprise par des ingénieurs qualifiés. Des traitements in situ ou hors
Matériaux d’excavation du site seront envisagés. Après traitement, les sols seront soit remis en place (s’ils sont suffisamment
pollués dépollués), soit déposés dans une décharge ad hoc, soit incinérés en UIOM ou en cimenterie.
Enrobés a. Recyclage en graves Certaines entreprises de réfection de routes recyclent les tapis
a. Réutilisation bitumineux pour un nouvel usage.
b. DCMI
Matériaux de démolition de a. Recyclage en graves Conforme à la directive de l’OFEFP pour la valorisation des
routes non bitumineux (sous- b. DCMI déchets de chantier minéraux.
couche routière)
Béton (armé et non armé), terre a. Recyclage en graves Conforme à la directive de l’OFEFP pour la valorisation des
cuite (briques et tuiles), carre- b. DCMI déchets de chantier minéraux. Toutes les installations de fabrica-
lage et faïences, pierre natu- tion de graves recyclées n’acceptent pas la totalité de ces déchets.
relle, ciment
Matériaux d’isolation non com- a. Retour au fournisseur Reprise possible par l’intermédiaire des marchands de matériaux
bustibles (mousse de verre, b. DCMI qui fournissent des sacs de récupération.
laine de verre, laine de pierre)
Fibrociment a. DCMI S’il a été fabriqué avant 1990, il peut contenir de l’amiante
(mesures spéciales pour la dépose et la manutention).
Matériaux à base de gypse a. Repreneur spécialisé Recyclage possible pour le plâtre massif et les plaques de plâtre
(plâtre) b. DCMI cartonné, de construction ou de démolition.
Verre a. Recyclage en graves Recyclage possible si collecté séparément (non armé, propre,
a. Repreneur spécialisé sans mastic ni joints). De faibles quantités peuvent toutefois être
b. DCMI éliminées avec d’autres déchets inertes.
Eléments composites non com- a. Centre de tri Si la séparation des composants n’est pas possible sur le chantier.
bustibles
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MÉTAUX
Métaux ferreux, métaux non a. Récupérateur de métaux Pour les citernes, une opération préalable de dégazage doit être
ferreux (aluminium, cuivre, effectuée par un réviseur de citernes agréé.
etc.), câbles électriques,
citernes et réservoirs
Housses en polyéthylène (PE) a. Retour au fournisseur Reprise possible par l’intermédiaire de marchands de matériaux
b. UIOM (sacs de récupération).
Polystyrène expansé - Sagex a. Retour au fournisseur Reprise possible par l’intermédiaire de marchands de matériaux
(PSE) b. UIOM (sacs de récupération).
Carton et papier a. Repreneur spécialisé Pas de carton ou papier plastifié, souillé ou mouillé.
b. UIOM
Eléments composites a. UIOM Si la séparation des composants et leur valorisation ne sont pas
(complètement combustibles) possibles.
Bois naturel a. Compostage Bois forestier, branchages, chutes de scierie, briquettes de bois
a. Repreneur spécialisé sans liants.
b. UIOM
Résidus de bois (de production) a. Repreneur spécialisé Bois de construction, de transformation ou de démolition, embal-
et bois usagé b. UIOM lages et palettes.
Bois pollué a. UIOM Bois traité avec des produits de conservation, par exemple: tra-
verses de chemin de fer, poteaux téléphoniques, silos, piquets de
vigne, meubles de jardin, clôtures, palissades, ponts en bois…).
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Peintures, vernis, solvants, a. Repreneur spécialisé Pour plus d’informations: CTDS, tél. 022 727 41 11.
diluants, colles, mastics pour Les déchets spéciaux doivent être repris par chaque corps de
joints, produits de nettoyage, métier qui les produit, en vue d’être traités ou éliminés conformé-
adjuvants du béton, goudrons, ment aux dispositions de l’ODS.
bitumes, huiles et graisses de
moteur, acides, alcalins, maté-
riaux d’étanchéité, dérouillants,
antigels, bains de dégraissage,
déchets d’explosifs...
Déchets d’amiante floqué, pan- a. Repreneur spécialisé Tout assainissement doit être confié à une entreprise spécialisée
neaux de fibre d’amiante, calori- (liste disponible auprès de la SUVA, tél. 021 310 80 40).
fugeage, cordons d’étanchéité
Revêtements de sol et parois à a. Repreneur spécialisé ou Certains revêtements de sol (PVC, linoléum ou moquettes) posés
base d’amiante DCMI selon les cas dans les années 1970-1982 contiennent de l’amiante qui se libère
au moment de l’arrachage. Tout assainissement doit être confié à
une entreprise spécialisée (liste disponible auprès de la SUVA, tél.
021 310 80 40). En cas de doute, se renseigner auprès du Service
cantonal de toxicologie industrielle et de protection contre les pol-
lutions intérieures ou à l’OCIRT.
Plaques, tuyaux, canalisations a. DCMI Les fibres d’amiante contenues dans ce type de produits sont libé-
d’amiante-ciment (type Eternit) rées en cas de bris ou de sciage. Il faut donc démonter soigneuse-
ment les plaques en évitant de les casser. Les ouvriers doivent
être équipés de protections (gants, masques antipoussière appro-
priés).
Tartan (sols sportifs contenant a. Repreneur spécialisé Avant travaux, des analyses seront effectuées afin de déterminer
du mercure) le taux de mercure contenu dans le tartan.
GLOSSAIRE ET ABRÉVIATIONS
Bon de traitement: bon imprimé (avec double),
rempli le plus souvent automatiquement lors de la
livraison de déchets à une installation de traitement.
Mentionne les éléments suivants: nom du trans-
porteur, nom du client, type de déchets, tonnage
(ou volume), tarif unitaire, date, heure.
Bon de transport: bon imprimé (avec double),
contresigné par le transporteur et un responsable
sur le chantier. Mentionne les éléments suivants:
nom du chantier, nom du transporteur, date, heure,
type de benne, type de déchets évacués.
Centre de tri: installation de traitement des déchets
équipée pour trier des bennes de déchets mélangés.
CTDS: Centre de traitement des déchets spéciaux des
Cheneviers.
DCMI: décharge contrôlée pour matériaux inertes.
Décharge contrôlée bioactive: décharge équipée
de systèmes d’étanchéité et de dégazage spéci-
fiques permettant le stockage définitif de déchets
particuliers comme les mâchefers d’incinération ou
les matériaux d’excavation faiblement contaminés.
Déchets spéciaux: déchets représentant un danger pour l’homme et/ou l’environnement, en raison de leur
caractère pathogène, leur toxicité, leur inflammabilité ou leur composition chimique. Ils nécessitent un suivi
particulier et leur élimination pose souvent des problèmes techniques spécifiques.
Elimination des déchets: processus comprenant le tri, le recyclage, la valorisation, la neutralisation ou le
traitement des déchets. Le stockage provisoire ou définitif est assimilé à l’élimination. La collecte et le transport ne
font pas partie du processus d’élimination.
Matériaux inertes: déchets constitués pour au moins 95% de leur poids de composés minéraux tels que silicates,
carbonates ou aluminates, c’est-à-dire pierre naturelle, béton, matériaux d’isolation non combustibles, carrelages,
faïences, chapes, matériaux et enrobés bitumineux, ciments, matériaux à base de gypse, crépis, verre à vitre. Leur
teneur en substances polluantes, notamment les métaux lourds, doit être inférieure aux valeurs limites imposées
par la législation et les directives de l’OFEFP.
OCIRT: Office cantonal de l’inspection et des relations du travail.
ODS: Ordonnance sur les mouvements de déchets spéciaux.
OPair: Ordonnance fédérale sur la protection de l’air.
OSites: Ordonnance fédérale sur l’assainissement des sites pollués
(Ordonnance sur les sites contaminés).
OSol: Ordonnance sur les atteintes portées aux sols.
OSubst: Ordonnance sur les substances dangereuses pour l’environnement.
OTD: Ordonnance fédérale sur le traitement des déchets.
Recyclage: réintroduction d’un déchet dans un cycle de production en
remplacement total ou partiel d’une matière première vierge.
Réutilisation: réemploi, sans transformation, d’un produit ou d’un matériau
déposé lors d’une démolition et reposé sur une construction neuve.
Site pollué: emplacement d’une étendue limitée polluée par des déchets ou
des substances.
Traçabilité: terme employé dans le domaine de l’environnement et de la
qualité. Il s’agit de connaître du début à la fin le cheminement d’un produit
(ou de déchets). Ceci permet notamment de s’assurer que les déchets sont
réellement évacués dans les installations de traitement agréées.
UIOM: Usine d’incinération des ordures ménagères.
Valorisation: terme générique recouvrant le réemploi, la réutilisation, le
recyclage, la régénération ou la valorisation énergétique des déchets.
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ADRESSES UTILES
ADMINISTRATION CANTONALE INSTALLATIONS ET ENTREPRISES INFORMATIONS ET
[Link] COMMANDE DE DOCUMENTS
LES CHENEVIERS
Département de l’intérieur, de Usine d’incinération des Cheneviers OFEFP Service de documentation
l’agriculture et de l’environnement (UIOM) 3003 Berne
Centre de traitement des déchets spéciaux Tél. 031 323 03 34
SERVICE CANTONAL DE GESTION (CTDS) Fax 031 324 02 16
DES DÉCHETS (GEDEC) Case postale 25 E-mail: docu@[Link]
(application de la législation, procédures) 1288 Aire-la-Ville [Link]
Ch. de la Gravière 6 Tél. (UIOM) 022 727 41 11
1227 Les Acacias Fax 022 727 41 12 AGRIGENEVE
Tél. 022 327 74 07 Tél. (CTDS) 022 727 42 22 rue des Sablières,15
Fax 022 327 80 89 Fax 022 727 42 23 1217 Meyrin
[Link]/diae/protenv/dechets Tél. 022 939 03 10
E-mail: gedec@[Link] SITE-DE-CHÂTILLON Fax 022 939 03 01
Décharge cantonale E-mail: info@[Link]
INF-EAU-DÉCHETS / - Station de compostage
ENVIRONNEMENT-INFO - Espace récupération (ESREC) SSE Société suisse des entrepreneurs
(information, documentation) - Installation de traitement de 14, rue Malatrex
Ch. de la Gravière 6 matières de route (ITMR) 1201 Genève
1227 Les Acacias Route d’Aire-la-Ville Tél. 022 949 18 18
Tél. 022 327 47 11 Case postale 299 Fax 022 949 18 19
Fax 022 327 80 89 1233 Bernex [Link]
[Link]/inf-eau-dechets Tél. 022 757 82 00
Fax 022 757 83 00 SUVA division sécurité au travail
SERVICE CANTONAL DE TOXICOLOGIE Av. de la Gare 23
INDUSTRIELLE ET DE PROTECTION ASSOCIATION SUISSE DES TRANSPORTS CP 287
CONTRE LES POLLUTIONS INTÉRIEURES ROUTIERS (ASTAG) Section genevoise 1001 Lausanne
(questions liées à l’amiante, analyse Route de Saint-Jean, 98 Tél. 021 310 80 40-43
de matériaux) Case postale Fax 021 310 80 49
Av. Ste-Clotilde 23 1211 Genève 11 [Link]
Case postale 78 Tél. 022 715 31 11
1211 Genève 8 CONSTRUCTION ET ÉNERGIE
Tél. 022 781 01 03 GROUPEMENT GENEVOIS D’INTÉRÊT Case postale 1007
Fax 022 320 67 25 RÉCUPÉRATION (GGIR) 1400 Yverdon
c/o Fédération des syndicats patronaux Fax 024 425 41 46
SERVICE CANTONAL DE GÉOLOGIE Route de Saint-Jean, 98 (commande des dossiers PI-BAT)
(gestion et surveillance des gravières, Case postale 5278
gestion des sites pollués ou contaminés) 1211 Genève 11 ASSOCIATION SUISSE
Quai du Rhône 12 Tél. 022 715 32 09 POUR L’ÉNERGIE DU BOIS
Case postale 36 Fax 022 715 32 13