Désherbage de l'oignon en pépinière
Désherbage de l'oignon en pépinière
DEPARTEMENT D’AGRONOMIE
- Bennacer Mohamed
- Bouderbala Ahlem
Pour l’obtention du diplôme de
Master en AGRONOMIE
Spécialité: amélioration des productions végétales
Thème
DEDICACE
REMERCIEMENTS
LISTE ABREVIATIONS
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
RESUME
INTRODUCTION GENERALE
Partie bibliographique
Chapitre Ι : l’oignon
I.1. Historique .................................................................................................................... 01
I.2. Description d’oignon – génétique ................................................................................ 02
I.2.1. Ressources phytogénétiques ....................................................................................... 02
I.3. Marqueurs utilisés pour l’analyse de la diversité génétique ........................................ 05
I.3.1. Marqueurs morphologiques ........................................................................................ 05
I.4. Les types d’oignons .................................................................................................... 07
I.5. L'utilisation de l’oignon ............................................................................................... 08
I.5.1. Production de poudre d’oignon sèche ......................................................................... 08
I.5.2. Les vertus de l'oignon ................................................................................................. 08
I.6. Composition de l’oignon .............................................................................................. 09
I.7. Cycle végétatif ............................................................................................................ 10
I.8. Caractéristiques physiologiques ................................................................................... 12
I.9. Importance économique ............................................................................................... 12
I.9.1. : évolution de la production d’oignon en Mostaganem .............................................. 12
I.9.2. : évolution de la production d’oignon en Algérie ....................................................... 13
I.9.3. La production de l’oignon dans le monde................................................................... 14
I.10. Exigent agro- climatique ............................................................................................ 15
I.11. Exigent édaphique...................................................................................................... 16
I.12. Les méthodes pour produire de l’oignon ................................................................... 16
I.12.1. Production d’oignon à partir d’un repiquage de plants ........................................... 16
I.12.2. Production d’oignon à partir d’un semis de graines ................................................ 17
Table des matières
Partie expérimentale
Annexe
Référence bibliographique
Remerciements
Tout d’abord, je tiens à remercier Allah, le tout puissant de m’avoir donné les ressources
morales, physiques, matériel et intellectuelles pour conduire à terme ce travail.
Mes remerciements les plus forts vont à Mr abderrezak Larbi d’abord, d’ avoir accepté de
m’encadrer et encore pour avoir proposé ce sujet et préparé les conditions de sa réalisation.
Nous le remercions également ,pour son soutien moral, sa générosité et ses précieux conseils.
Qu’il trouve dans ces lignes, l’expression de mon estime,de mon respect et de ma gratitude.
Mes remerciements à Mr Tadja, pour l’honneur qu’il m’a fait en acceptant de présider le
jury et ce malgré ses multiples taches , je suis sûre que ses critiques et orientations me seront
très utiles.
Je tiens à remercier Mr Debba, pour d’avoir accepté de prendre part au jury et de contribuer à
enrichir le débat .
Tous les enseignants du département d’Agronomie ainsi à tous ceux qui, de par leur aide,
assistance, conseils et encouragements ont d’une manière ou d’une autre collaboré à la
réalisation de ce travail, qu’ils trouvent à travers cet écrit ma sincère gratitude.
Dédicaces
Louanges à Dieu, le tout puissant, qui m’a permis de m’instruire, et d’ arriver à achever ce
modeste travail que je dédie :
A celle qui m’a bercée toutes les nuits de mon enfance et qui n’a vécu que pour me voir un
jour réussir, celle qui m’a donnée tout son amour. A toi ma très chère mère « merime ».
A ma très chers « nacer » et qui a épuisé leur vie et leur jeunesse pour nous.
A mes très chers frères « daoud » , « slimen» « yocef » « omer » « ayoube » « yahya» . qui
m’ont donné tout leur amour pour me permettre de terminer mes études. Ils n’a jamais su
dire non
A ma fiancée
A celle qui m’a bercée toutes les nuits de mon enfance et qui n’a vécu que pour me voir un
jour réussir, celle qui m’a donnée tout son amour . A toi ma très chère mère « Zahra ».
A mes très chers « Dahmane » et «Larbi »qui ont épuisé leur vie et leur jeunesse pour
nous.
A mes très chers frères « Mounir » , « Mahdi » et Mohamed. qui m’ont donné tout leur
amour pour me permettre de terminer mes études. Ils n’a jamais su dire non
Abréviations
Ha : Hectare.
Qx : Quintaux.
°C : Degré Celsius.
N : nymphe.
HR : humidité relative
V1 : Inkopah F1
V2 : Jaune de paille
V3 : Ceylon F1
Figure35 : Le battage.................................................................................................................... 48
Tableau 8 : Avantages et inconvénients d’une production à partir de semé des graines ... 17
Tableau 10 : Efficacité des herbicides homologués contre les feuilles largeset le souchet
pour la répression des principales espèces de mauvaises herbes rencontrées dans la culture
de l’oignon........................................................................................................................... 33
Tableau 11 : Dégâts par pourritures suivant l’H°R du local ............................................ 36
Tableau 12 : Distance d’isolement entre deux cultures d’oignon porte graine ................... 43
Tableau 13 : Caractéristique des variétés utilisé ................................................................. 51
Tableau 14 : Fiche technique du dispositif ......................................................................... 54
Tableau 15 : Test de germination de variété Inkopah F1 .................................................... 54
Tableau 16 : Test de germination de variété Jaune de paille .............................................. 55
Tableau 17 : Test de germination de variété Ceylon F1 ..................................................... 55
Tableau 18 :Le rendement des plants en m² ........................................................................ 60
Tableau 19 :l’Analyse des variances (rendement) .............................................................. 61
Tableau 20 : Diamètre des plants ........................................................................................ 63
Tableau 21 : l’Analyse des variances (diamètre) ............................................................... 64
Tableau 22:L’efficacité d’herbicide « GOAL » ................................................................. 65
Résumé
L’oignon (Alium cepa), plante bisannuelle & allogame. Produit répandu dans le monde entier et
faisant objet d’important échange mondiaux, dont les principaux producteurs sont respectivement ;
la Chine, l’Inde & les Etats-Unis.
Notre objectif consiste à une optimisation d’une pépinière d’oignon, d’abord en une étude
comparative de différentes variétés d’oignon ; deux variétés hybrides F1 Inkopah et Celyon et une
variété fixe appelé Jaune de paille. Corrélativement avec un essai comparatif entre le désherbage
chimique & manuel.
Les variétés hybrides respectivement, Inkopah F1 et Cyelon F1 ont montrées un bon levé et par
ricochet un bon calibre et rendement, supérieur à celui de la variété fixe Jaune de paille.
Parallèlement, l’oignon comme étant une culture sensible à la compétition des adventices, duquel le
désherbage chimique révèle plus efficace que le désherbage manuel. Affectant l’homogénéité et le
calibre des plants.
Mots clés : Alium cepa, Inkopah F1, Cyelon F1, désherbage.
Introduction générale
L’oignon occupe une place très importante dans l’agriculture mondiale ; elle est
cultivée dans le monde entier notamment les régions chaudes. Elle présente de bonnes
perspectives économiques, la superficie cultivée s’agrandit de jour en jour avec des
productions étalées sur une longue période de l’année, avec une récolte oscillant environ 67
millions de tonnes (FAO 2016).
En Algérie, l’oignon est occupé la troisième place parmi les cultures légumières, juste
après la pomme de terre et la tomate. Très prisé dans la cuisine algérienne ,et un aromate
universel ,que est utilisé soit pour la consommation à l’état frais (récolte en vert) soit pour la
conservation (bulbe). On lui attribue certaines propriétés bénéfiques pour la santé.Au vue
l’importante place qu’elle occupe, des rendements et productions qu’elle enregistre. Les
rendements bien qu’améliorés demeurent perfectibles puisqu’ils atteignent près de 80
tonnes/ha en Europe
La production de semences et plants maraichers est une activité d’une importance
économique tout à fait particulière. Le rendement et la qualité de la production d’oignon, sont
étroitement liés à la qualité de la semence et a l’époque de production ainsi que de variété
utilisée des plants employés ainsi que les variétés utilisé, accordent à la qualité des semences
qu'ils utilisent aussi bien pour leur pureté que pour leur état sanitaire.
Des expérimentations ont été faites dans plusieurs pays en vue d’optimiser le
rendement, et ce en se focalisant sur le choix variétal(semence certifiée), l’itinéraire technique
et les travaux culturaux(désherbage chimique). L’oignon est une culture qui ne recouvre pas
le sol et reste très sensible à la concurrence de mauvaises herbes. Alors désherbage de
l’oignon est une phase délicate de la culture.
C’est dans ce but que nous avons canalisé notre recherche bibliographique d’abord
vers la biologie florale de l’oignon et son mode de reproduction pour mieux gérer sa
production de semence .Ensuite, et c’est cette fois dans un cadre plus général de
l’amélioration variétale et de l’amélioration des techniques culturales qu’une expérimentation
fut élaborée notre expérimentation avec le thème : « la pépinière d’oignon ».
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Bibliographique
L’oignon
Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
I.1. historique :
A son origine, l'oignon est issu d'une espèce sauvage qui aujourd'hui n'existe plus dans la
nature. C'est une plante potagère qui de nos jours n'est connue que sous forme cultivée. Cette
plante originaire d'Asie centrale et de Palestine est l'un des premiers légumes cultivés par
l'homme (depuis 5000 ans). Il apparaît dans toutes les civilisations avec différentes
interprétations : dans l'ancienne Chine il était le symbole de l'intelligence, il est cité dans la Bible
et les Egyptiens le donnaient en offrande aux dieux. Depuis la Préhistoire, les oignons sont
cultivés, mais comme ils donnent mauvaise haleine, il s'agissait d'un aliment vulgaire et c'était
surtout la classe ouvrière qui le consommait. Ce sont les romains qui en conquérant la majeure
partie de l'Europe ont contribué au développement de l'oignon dans la culture occidentale et
l'utilisaient pour les longs voyages car c'est un légume qui se conserve longtemps. Ensuite, il a
été introduit par Christophe Colomb en Amérique lors de son second voyage en 1493.
Aujourd'hui, l'oignon est cultivé un peu partout dans le monde mais il l’est surtout dans les zones
tempérées.
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dominant, qui supprime toute coloration, soit à un gène récessif (rr) conduisant aux mutants
incolores apparus dans les variétés de couleur rouge, jaune ou brune (Davis et al., 1967). Ces
mutants ont servi de point de départ à la création de nouvelles variétés de l'oignon à
bulbe blanc au Niger (Nabos, 1976). Kim et al. (2004) indiquent l’existence d’un autre
allèle (P) indépendant qui contrôle la couleur violette des bulbes. Selon Fossen et al. (1996
I.3.1.2. Descripteurs des feuilles :
Les pigments chlorophylliens des feuilles de l’oignon sont variables et permettent
d’identifier les types d’oignon. La couleur des feuilles des plantules de l’oignon peut être
blanche, jaune, verte pâle ou verte. Jones et al. (1944) ont étudié le déterminisme génétique
du déficit de la chlorophylle des feuilles de l’oignon. Les plantules albinos (a), jaunes (y),
vertes pâles (pg) ont toutes des génotypes homozygotes récessifs et meurent
immédiatement après la germination. Selon les mêmes auteurs, la brillance du feuillage,
résultant de la présence de cire sur la surface des feuilles, est conditionnée par des allèles
récessifs au locus (gy).
I.3.1.3. Descripteurs des fleurs :
Plusieurs loci régissent la stérilité mâle et la
morphologie florale de l'oignon. Chez certaines plantes,
les périanthes ne se développent pas normalement autour
des anthères. Davis (1966) mentionne que ces traits font
référence aux anthères exposées ou « exposed
anthers » (ea) et sont conditionnés par les génotypes
récessifs à ce locus (ea). Selon Jones et al. (1944), la
couleur des anthères est contrôlée par le locus ya
(yellow anthers) : ya ya correspond aux plantes à
anthères jaunes et Ya Ya ou Ya ya correspondent aux
plantes à anthères vertes. En outre, le périanthe blanc
a été signalé comme étant récessif et contrôlé par un
seul locus (Davis, 1966).
I.3.1.4. Descripteurs des graines.
Les différentes variétés de l’oignon ont des graines à Figure 2 Fleur d'oignon
tégument noir ou brun. Selon Davis (1966), la
couleur du tégument des graines est déterminée par le locus b avec B_ donnant un tégument
noir et le génotype bb donnant un tégument brun.
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% de Matére fraiche
Eau 89-86 %
Matére sèche 11-14 %
Carbohydrates
Glucose 1.1-2.8 %
Fructose 1.0-2.6 %
Saccharose 0.2-0.5 %
Lipides 0.12-0.21 %
Protides 0.9-1.2 %
Cendres 0.9-1.2 %
Ca (mg) 25-35 %o
P(mg) 160-180 %o
Acide Ascorbique 8-15 %
D’aprés : Benkablia 1993
I.6.2. Composition d’oignon pour 100g de matière fraiche
Tableau N° 3 : Composition d’oignon pour 100 G DE MATAIR FRACHE
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Au vu de ce tableau N°4 , il est à noter que rendements moyens oscillent entre 140 et
150qx/ha .Une légère comparaison entre notre production et celle de la France 800qx/ha nous
permettra de penser que nos rendements sont perfectibles.
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Le tableau N°5 , fait ressortir une évolution positive des superficies consacrées à la culture de
l’oignon ,ainsi entre 2006 et 2013 ,celles-ci sont passées de 38400Ha à 48600Ha ,soit une
augmentation 12% environ tandis que la production a presque doublé ,en passant de 7038732
Qx à13443850Qx
L’on tient à préciser, chose que ne reflété pas le tableau et que les rendements des wilayas de
Tiaret, de Tissemssilet et enfin de Mascara avoisinent et parfois dépassent 500 qx .
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60 à80 jours
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I.13.1.4. LE SEMIS
• Marquer les sillons de semis tous les 10 à 15cm. Exception pour la tomate où les sillons
doivent être séparés entre eux de 20cm .
• Éviter le semis à la volée en pépinière car les plants issus d’un tel semis seront fragiles,
minces, faibles et étiolés suite à la concurrence entre eux pour l’eau, les engrais et la lumière.
• Ouvrir des sillons de semis à environ 1cm.
• Semer dans le sillon de façon à ne pas faire couler le tas de graines de trop .
• Corriger l’écartement entre graines.
• Fermer les sillons avec les doigts.
• Marquer pour chaque espèce semée la date du semis ainsi que le nom de la variété.
• Appliquer le paillage, surtout en période de forte chaleur il est indispensable.
I.13.1.5. LES TRAVAUX D’ENTRETIEN
• Arrosage (5l/m2 chaque jour)
• Contrôle régulier de la levée et enlever le paillis
• Levée variable en fonction des espèces et du climat (1 à 2 semaines). Pour le cas spécifique
de l’oignon la levée a lieu 4 à 7 jours après le semis /•Sarclo-binages
• Contrôle régulier de l’état phytosanitaire des plants
• Vérifier la durée en pépinière des plants. La durée en pépinière des plantules d’oignon est de
60 à 80 jours.
• Désherbage chimique ou mécanique.
Un bon plant pour le repiquage doit être sain et robuste, avoir plusieurs vraies feuilles et des
racines saines et bien développées.
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Le meilleur moment du repiquage des plantes ou plantation des bulbilles est le soir, ou sous
condition nuageuse.
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I.13.3. Fertilisation
L’oignon possède un système racinaire peu développé et peu efficace pour aller chercher les
éléments nutritifs alors que ses besoins sont importants. Le sol devra donc être très bien
pourvu dans les trois éléments majeurs : azote, phosphore et potassium. C’est la gestion
azotée qui représente le défit le plus important puisque le besoin de la plante varie selon son
stade de développement et que les manques comme les excès peuvent avoir des effets
négatifs.
La nutrition minérale doit être bien conduite pour la production de bulbes-mères. Cette
nutrition affecte le rendement en semences l’année suivante. La fertilisation de l’oignon doit
comporter les quantités optimales suivantes : 100-200-200 unités N /P2O5/K2O. Une
fertilisation plus abondante en ces éléments donne en général un rendement plus élevé en
semences mais de qualité moins bonne, particulièrement au niveau du pouvoir germinatif et
de la longévité.
Pendant la phase végétative les besoins en azote sont élevés, ceux en P2O5 et K2O sont
modérés. Au cours de la bulbaison, les besoins en P2O5 et k2O sont élevés. L’azote
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
nécessaire à la formation du bulbe provient en grande partie des feuilles, donc les besoins en
N par des apports minéraux diminuent. L’oignon répond bien aux apports de calcium,
magnésium et soufre. La fumure suivante y est adaptée.
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I.13.4. -Irrigation :
Les meilleurs rendements sont obtenus lorsque les oignons bénéficient d’un
approvisionnement en eau régulier durant toute la période croissance. Bien que l’oignon
supporte la sécheresse, c’est une des plantes dont la croissance est la plus ralentie lorsque des
conditions sèches surviennent. Si le manque d’eau arrive durant la phase végétative, il a
habituellement pour conséquence de retarder la bulbaison; s’il survient durant la phase de
bulbaison, c’est le calibre des bulbes qui est affecté. Durant la période de maturation se sont
au contraire des conditions chaudes et sèches qui sont souhaitables.
Compte tenu que l’oignon espagnol est transplanté c’est d’abord à la plantation que la
sécheresse est la plus à craindre. Les jeunes transplants sont alors très sensibles au
dessèchement puisque leurs racines ne sont pas encore établies. Par la suite, la période la plus
sensible au manque d’eau se situerait de la fin de la phase végétative (stade 6-7 feuilles)
jusqu’à la mi bulbaison. Plus précisément, ce serait un manque d’eau survenant au milieu de
cette période soit au stade début bulbaison qui aurait le plus d’impact sur le rendement
subséquent.
L’irrigation durant la dernière partie de la phase de bulbaison est également bénéfique
puisqu’elle permet d’obtenir des oignons encore plus gros. Il faudra cependant dans ce cas
agir avec prudence. Les apports d’eau tardifs favorisent le feuillage et ont pour effet de
prolonger la période de bulbaison. Un sol humide durant la période maturation qui suit est
également défavorable à un séchage rapide des bulbes. Ainsi, plus les oignons approchent de
leur période normale de maturation plus il faudra être prudent avec l’irrigation. Aussi, plus on
irriguera tard en saison plus on risque de faire revenir les oignons en phase végétative. En
pratique, on recommande de cesser d’irriguer les champs tardifs 3 semaines avant la date
prévue de récolte (arrachage). Pour les champs hâtifs, il n’y aurait pas de problème à irriguer
jusqu’au stade début maturation (collets mous), ces irrigation étant réalisées assez tôt en
saison.
Les quantités d’eau apportées à chaque arrosage doivent être modérées. La majorité des
racines étant présentes dans les premiers 30 cm de sol, il faut éviter que l’azote soit entraîné
trop en profondeur.
En pratique, la proportion de producteurs qui irriguent leurs oignons est plutôt faible. Les
coûts d’irrigation sont beaucoup mieux rentabilisés lorsqu’on utilise des densités de plantation
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
élevées. En raison de son enracinement peu profond, l’oignon est aussi une plante qui répond
très bien à l’irrigation goutte à goutte.
Figure 23 : Plants d’oignons irrigués goutte à Figure 24 : Parcelle d’oignons irriguée par
goutte (original ) aspersion
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
L’oignon est, parmi les cultures maraîchères, l’une des plus sensibles à la compétition des
mauvaises herbes. Trois éléments expliquent cette situation. Premièrement, l’oignon semé a
une croissance très lente au début ce qui laisse beaucoup de temps pour l’implantation des
mauvaises herbes. Deuxièmement, le port érigé de la plante laisse toujours pénétrer
beaucoup de lumière jusqu’au sol de sorte que la culture ne permet pas un bon recouvrement
du sol. Troisièmement, l’enracinement de l’oignon demeure toujours superficiel de sorte que
la plupart des mauvaises herbes sont nettement plus efficaces pour aller chercher l’eau et les
éléments nutritifs du sol. En plus de nuire à la croissance de la culture, la présence de
mauvaises herbes dans un champ d’oignons favorise le développement des maladies et nuit
aux opérations lors de la récolte. Un excellent contrôle des mauvaises herbes est donc
essentiel durant toute la saison de croissance de l’oignon.
Ce bulletin d’information a pour but de présenter les principales méthodes permettant de
réprimer efficacement les mauvaises herbes dans les champs d’oignons jaunes et d’oignons
rouge,
I.13.5.2. La destruction des vivaces
Le travail du sol est peu efficace pour détruire les vivaces et souvent même il est nuisible
puisqu’il contribue à diviser les rhizomes et à les propager sur une plus grande superficie.
La meilleure méthode pour réprimer la majorité des vivaces consiste à utiliser un herbicide
systémique comme le glyphosate (ex. : ROUNDUP) et à l’appliquer à la fin de l’été ou au
début de l’automne au moment où la plante est la plus active pour accumuler ses réserves
avant l’hiver. L’herbicide est alors transporté plus facilement des feuilles vers les organes
souterrains ce qui lui permet d’atteindre son maximum d’efficacité. Si l’infestation est
localisée, il est souvent préférable d’intervenir (traitement localisé) en début d’automne sur
la culture en place quitte à sacrifier une partie du rendement.
La répression du souchet comestible dans l’oignon cultivé en sol organique représente un
problème majeur. Les tubercules qui servent d’organes de reproduction pour le souchet
peuvent demeurer dormant dans le sol pendant plusieurs années. Ainsi, même en utilisant
des herbicides systémiques habituels, il est impossible à court terme de nettoyer
complètement les champs. De plus, des études ont démontré que pour être efficace la
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
répression du souchet doit être faite tôt en saison soit avant la formation des tubercules
(juillet) ce qui est bien entendu peu pratique si l’on a une culture déjà en place. Les
herbicides systémiques et les hersages, lorsqu’ils sont utilisés plus tard en saison, stoppent
le développement des tubercules déjà formés mais ne les tuent pas.
I.13.5.3. La répression des annuelles hivernantes
puis de repartir le printemps suivant. Comme dans le cas des vivaces, ces plants dotés de
bonnes réserves sont difficiles à réprimés lorsqu’on les retrouve dans le champ d’oignons.
Il faudra donc, si le temps le permet, les éliminer tôt au printemps avant de travailler le sol
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
plantules ou de les étouffer par buttage. Le désherbage mécanique est possible à partir du
stade 2-5 feuilles de l’oignon. Trop jeune, l’oignon peut être déchaussé, Ss'il est trop
développé, ses feuilles s’étendent dans l’entre-rang, risquent d’être blessées et de devenir une
porte ouverte pour les maladies.
Il existe deux grands types de matériel de désherbage mécanique sur oignon : la herse
étrille et la bineuse.
a) La herse étrille :
La herse étrille est un outil polyvalent de désherbage qui travaille
la surface du sol sur le rang et l’inter-rang. Les vibrations des
dents, longues et souples, déracinent les jeunes plantules du stade
filament blanc à 2 feuilles. Les racines d’oignons demeurant près
de la surface, le hersage ne doit pas descendre à plus de 2 cm de
profondeur.
Cependant, la herse étrille nécessite certaines conditions pour que
le désherbage soit efficace :
Le sol doit être assez meuble en surface (pour la
pénétration et la bonne vibration des dents) et propre afin d’éviter
Figure 25 : La herse étrille
les risques de bourrages dus à la présence de résidus.
Le réglage de l’outil nécessite une observation au préalable pour trouver le bon
compromis entre sélectivité et efficacité. Celui-ci se réalisera à 3 niveaux : le réglage 3 points,
les roues de terrage et la pression des dents.
En oignon, la herse étrille s’utilise à partir du stade 3-4 feuilles et sa vitesse s’adapte
au stade de la culture (fourchette de 4 à 8 km/h).
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
Pour les bineuses équipées de doigts, l’intervention se situera autour du stade 2-3 feuilles,
un passage au champ plus précoce pouvant entraîner des risques de déchaussement de
l’oignon. Puis, la herse étrille s’utilisera en plein au stade 3-4 feuilles de l’oignon.
I.13.5.6. L’utilisation des herbicides
La répression chimique des mauvaises herbes dans l’oignon nécessite une régie des plus
minutieuses. Afin d’éviter les dommages à la culture et d’assurer un maximum d’efficacité
aux traitements, les stades de croissance de l’oignon et des mauvaises herbes de même que
les conditions climatiques doivent être suivis de près., présenté en annexe, résume les
principales informations relatives aux différents usages homologués. Les paragraphes à la
page suivante donnent, pour leur part, d’autres informations complémentaires concernant
ces usages et permettant de mieux comprendre les limitations et les risques associés à
chaque produit.
En prélevé de l’oignon, c’est-à-dire avant que les oignons semés commencent à sortir de
terre, lorsqu’on n’utilise pas de céréale comme brise-vent, il est recommandé d’appliquer
un herbicide de contact non sélectif pour détruire les mauvaises herbes déjà levées. Le
paraquat (GRAMOXONE) est le produit le plus couramment utilisé à cette fin.
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
Le PROWL est un herbicide de sol absorbé par les jeunes racines qui tue les mauvaises
herbes lors de la germination. Le principal défaut de cet herbicide est qu’il peut se déplacer
avec l’eau. Si des pluies abondantes surviennent suite au traitement, l’herbicide peut se
retrouver au niveau des racines de l’oignon et empêcher leur développement. En pratique,
afin d’éviter les dommages, on recommande de semer l’oignon un peu plus profondément
soit de 20 à 25 mm et de réduire la dose si des pluies abondantes sont prévues.
Le GOAL est un herbicide qui tue les parties de la plante atteintes par la pulvérisation. La
protection de l’oignon contre le GOAL lui vient de la couche cireuse qui recouvre
naturellement son feuillage. Cependant, cette couche cireuse n’est pas toujours
suffisamment épaisse de sorte que souvent cet herbicide tache et déforme le feuillage.
L’oignon produit sa cire surtout par temps chaud et ensoleillé; afin de prévenir les
dommages, il faudra donc choisir le bon moment.
Voici les règles d’or concernant l’utilisation du GOAL :
Traitez après 3 jours de temps ensoleillé. Les oignons auront alors eu le temps de se
fabriquer une bonne couche de cire. Un feuillage bien pourvu en cire se reconnaît
habituellement à son apparence« lustrée ».
Traitez au soleil en fin d’après-midi. D’une part, le feuillage produit la nuit précédente
aura eu le temps de fabriquer sa cire et, d’autre part, le GOAL accumulé à l’aisselle des
feuilles pourra sécher avant la nuit.
Tel qu’indiqué sur l’étiquette du produit, ne traitez pas les oignons semés avant que la
deuxième vraie feuille soit pleinement développée. Avant ce stade, la cire produite
n’est pas suffisamment bien répartie sur le feuillage (au niveau microscopique) pour
bien le protéger.
Le DACTHAL est un antigerminatif sûr pour l’oignon mais très peu utilisé. Il ne contrôle
que peu d’espèces à feuilles larges et son activité est fortement dépendante des conditions
climatiques et du sol.
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
C. Mise en garde
Selon la loi, vous ne devez utiliser que des produits homologués sur vos cultures et ces
produits doivent toujours être utilisés en conformité avec l’étiquette fournie. Les doses
maximales, le nombre maximum de traitements par saison et le délai avant la récolte sont
particulièrement importants. Si vous ne respectez pas ces règles, il y a de forts risques que
les quantités de résidus de pesticides présents dans vos légumes dépasseront les normes
prescrites.
Veuillez référer aux étiquettes des fabricants en ce qui concerne les doses, les modes
d’application et les renseignements supplémentaires. En aucun cas, la présente information ne
remplace les recommandations indiquées sur les étiquettes des pesticides; le Réseau
d’avertissements phytosanitaires décline toute responsabilité relative au non-respect de l’étiquette
officielle.
Page 32
Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
Figure 27: Les Périodes d’intervention avec les herbicides en fonction du stade de l’oignon
Tableau 10 : Efficacité des herbicides homologués contre les feuilles larges et le souchet
pour la répression des principales espèces de mauvaises herbes rencontrées dans la
culture de l’oignon.
Évaluation : E = Excellent; B = Bon, M = Moyen; P = Pauvre; A = Aucun effet;
? = efficacité non connue
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Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
- Ce tableau a été construit à partir de différentes sources d’information dont les principales
sont: le guide de lutte contre les mauvaises herbes de l’Ontario, les essais réalisées par
Agriculture et agroalimentaire Canada et l’Université de Guelph sous la supervision de
Diane Lyse Benoît, les observations au champ recueillies par les représentants de la Coop
Uniforce (Benoît van Winden, Anne-Marie Legault et Johanne Barré), les Guides de
production légumière de divers États américains, les étiquettes américaines des produits
I.14. Problemes phytosanitaires
a) Pyrenochaeta terrestris (Maladie des racines roses)
Symptômes : coloration rose des racines. C’est une maladie de plus en plus fréquente au
Sénégal, souvent associée avec la fusariose (Fusarium sp).
Lutte : effectuer des rotations longues de façon à ne pas revenir avec une culture de
Liliaceae ou Gramineae avant 4 à 5 ans.
b) Fusarium sp. (Fusariose)
Symptômes : jaunissement progressif des feuilles commençant par le sommet, brunissement
des tissus du plateau et des racines, pourriture basale du bulbe. La température optimale pour
l’infection est 27°C. Maladie transmissible par les semences.
Lutte : effectuer des rotations longues, comme pour la maladie des racines roses. En deuxième
année, utiliser des bulbes sains. Utilisation de fongicide systémique : thiophanate-méthyl.
c) Stemphylium botryosum (Stemphyliose)
Symptômes : apparition de taches jaunâtres de dimensions variables sur la tige florale et
dessèchement de la hampe florale. La stemphyliose peut causer de graves pertes en deuxième
année, lorsque l’humidité augmente à partir du mois de février.
Lutte : utilisation de fongicides : iprodione, mancozèbe, manèbe.
d) Alternaria porri (Alternariose)
Symptômes : sur feuilles et hampes florales apparaissent des plages légèrement dépressives
avec un fond généralement mauve, auréolé de zones concentriques alternativement claires et
noires. Les feuilles se dessèchent. L’alternariose est transmissible par les semences.
Lutte : utilisation de fongicides : iprodione, manèbe, mancozèbe.
e) Thrips tabaci (Thrips)
Symptômes : lésions argentées surtout à la face interne des feuilles. Les thrips ralentissent la
croissance de la plante.
Lutte : utilisation d’insecticides : acéphate, méthomyl, diméthoate.
.
Page 34
Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
I.15. _Récolte :
Il est important de récolter les oignons avec le
feuillage (donc ne pas couper au collet ce qui est
l’habitude des producteurs). Par la suite, il faut
recouvrir les oignons avec le feuillage et laisser
ressuyer les bulbes sur la parcelle pendant quelques
jours dans un endroit aéré (2 à 3 jours).
Page 35
Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
qualité(Rosset,1991 ;Fadhil,1989).
Une bonne conservation doit répondre à des impératifs précis en matière de préservation de
l’intégrité du produit stockés, de maintenir de la capacité germinative des plants et de
préservation des propriétés organoleptiques et technologique des bulbes ; la conservation doit
limiter les pertes de poids des bulbes par évaporation (Rosset, 1991, Grison, 1983) .
70 0
90 23
98-100 33
D’après (Moras, 1984)
Page 36
Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
Page 37
Partie bibliographique : L’oignon Chapitre I
Lorsque la température est élevée ,les bulbes ionisés présentent après une conservation de
moyenne ou longue durée,un brunissement ou nécroces au niveau du germe (Benkablia,1993).
Inhibiteurs chimiques :
Appliqués, soit avant la récolte avec un double pbjectif (traitement phytosanitaires et
technologique)(Acta,1994 ;Moreau et al,1996), soit après la récolte sous forme podrable ou en
nébulisation .
Ce sont substances naturelles produites par les plantes ou es substances synthétiques
;parmi ces substances l’ammoniac(NH3),Le chlore(CL2),l’anhydride sulfureux(SO2),l’acide
malique,citrique,acétique,l’hydrazide maleique acide abscissique…etc(Come,1987).
L’hydrazide maléique(HM)est le plus utilisé sur tous les types de bulbes de consommation
et les doses recommandées sont de 2,24 kg/ha à 2,4 kg/ha (Moreau et al ,1996,Brewster,1994)
,cependant ces composés à l’instar de tous les pesticides , sont soumis à des réglementations
de plus en plus restrictives en raison des risques avérés qu’ils présentent sur le plan
toxicologique.
Des modifications des propriétés organoleptique et nutritionnelles ont été signalées quelque
fois lors de l’utilisation e telles substances(Derache,1986).
Page 38
Production de semence
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
[Link] :
Les fleurs des Allium sont parfaites (possédant des étamines et un pistil) mais incapables
de s’autoféconder. Elles sont donc allogames. En effet, les anthères d’une fleur
s’ouvrent en premier et libèrent le pollen pendant 3 jours avant que le stigmate de cette
même fleur soit réceptif pour une durée de 6 jours. Les fleurs s’épanouissent pendant 4
semaines avec un maximum pendant la 2 ème semaine. Le stigmate d’une fleur est
donc pollinisé par le pollen d’une fleur voisine (d’une même tête florale ou pas). La
pollinisation est entomophile, les fleurs d’Allium étant visitées par un grand nombre
d’insectes différents. L’action du vent est presque nulle sur la propagation du pollen.
[Link] bases scientifiques de la sélection :
La sélection sur les végétaux consiste à choisir des plantes reproductrices, dans le
but de conserver ou d’améliorer les caractères de l’espèce.
On distingue les caractères morphologiques (caractères visibles de l’extérieur qui
déterminent le phénotype) des caractères physiologiques (caractères intérieurs qui
déterminent le génotype, c’est-à-dire le type génétique de l’espèce). Les caractères
morphologiques sont plus faciles à sélectionner (par ex. : goût-forme) que les caractères
physiologiques (par ex : résistance aux maladies).
Le phénotype (forme et comportement extérieur de la plante) est le reflet du
génotype, (qualité interne), influencé en bien ou en mal par les conditions du milieu
(sol, climat, qualité De la graine etc.)
Page 39
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
Oignon
Graine Vente
Oignon
Page 40
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
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Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
[Link] culturales
II.4.1. Plantation et production de semences :
Les variétés qui nécessitent une vernalisation pour assurer la floraison sont mises en
chambre froide à 8-12°C pendant 4-6 semaines avant la plantation. Ensuite les bulbes
subissent un dernier tri pour les pourritures, la forme et la couleur du bulbe avant
plantation. La plantation des bulbes-mères est possible à partir de début octobre. La
plantation s’effectue en doubles lignes : 0,5 m entre les lignes, 1m entre les doubles
lignes et 0,2m sur les lignes soit (0,5 +1) ×0,2 m. Cela correspond à une densité de
66.600 plants par hectare qui permet des travaux sans grand risque de rupture des tiges
florales et donne des récoltes optimales. Les bulbes sont trempés dans une solution de
bénomyl (30 g de Benlate dans 10 L d’eau pendant 20 minutes) juste avant la
plantation.
Page 42
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
II.5.2. Climat
L'oignon est une bisannuelle, une période de basses températures (4 à 5°C) est
nécessaire pour l'initiation de la floraison. Au moment de la montaison, l'oignon est
sensible à tous les stress, un déficit hydrique est alors néfaste à la production grainière
(baisse du nombre de graines par ombelle et du poids de mille grains).
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Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
Page 44
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
Page 45
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
II.7.2. .Désherbage
La faible couverture du sol par la culture favorise le développement des adventices. Elles
concurrencent la culture
Et entretiennent une atmosphère humide favorable aux maladies.
Les itinéraires de désherbage se basent sur des faux semis avant la mise en place des
graines ou des bulbes.
Pour les bulbes plantés, le désherbage thermique est possible jusqu'au stade 1 feuille du
porte-graine (la première feuille est brûlée mais le plant redémarre rapidement). La
"sélectivité" de la herse étrille est plus aléatoire en plantation car les peignes arrachent une
quantité plus ou moins importante de bulbes. Par des binages successifs on cherche à
rapporter de la terre sur le rang pour éliminer les mauvaises herbes. Mais les binages sont à
effectuer avec précaution car ils risquent d'endommager une partie des racines qui
colonisent l'interligne.
Entre les binages mécaniques, des binages manuels peuvent être nécessaires. Sur des
cultures correctement implantées, on peut également envisager l'utilisation d’une bineuse à
étoile ou à brosses verticales qui respecteraient mieux le système racinaire. Enfin le
désherbage thermique dans l'interligne peut être mis en œuvre sur jeunes adventices lors du
dernier passage au stade début montaison du porte-graine. Dans la culture d'oignon porte-
graine, certaines adventices (renouée liseron, liseron, panic, millet, sétaire) et repousses
(poireau, radis, colza, débris de blé, orge, sorgho, tournesol) donnent des graines et/ou
impuretés difficiles voir impossibles à trier (ce qui peut aller jusqu'à entraîner le refus du
lot). Ces adventices ou repousses devront être détruites manuellement en dernier recours.
Sinon, il faudra prendre un maximum de précaution à la récolte qui devra se faire
manuellement ombelle par ombelle, pour ne pas ramasser en même temps des graines de
"mauvaises herbes".
II.7.3. -Pollinisation
L’apport de ruches est souvent indispensable, voire obligatoire en production
d’hybrides. Selon l’espèce et la variété, 4 à 6 ruches par hectare sont nécessaires. Une
période ensoleillée pendant la floraison stimule le travail des pollinisateurs. Mais le stress
hydrique et les fortes chaleurs nuisent à la bonne fécondation des fleurs (dessèchement
prématuré des stigmates). Dans le cas d'hybrides, les bandes mâles doivent être supprimées
à la fin de la floraison.
Page 46
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
II.7.4. Irrigation
L'irrigation de l'oignon porte-graine n'est pas
forcément nécessaire mais elle est souvent utile
(années sèches ou culture mal implantée).
Lors de la plantation, si l'automne est sec, une
faible irrigation de 20 mm peut être utile pour
faciliter l'enracinement.
Lorsque l'hiver est sec, l'irrigation doit
démarrer dès le stade reprise, bien avant la Figure 33: irrigation (tiaret)
montaison.
La consommation en eau de l'oignon dépend de son stade végétatif : elle est faible
jusqu'au début de la montaison, et atteint son maximum à la floraison (30 à 40 mm d'eau
peuvent être nécessaires), puis décroît. Il vaut mieux arroser, préventivement, avant
floraison, stade qui est relativement long (environ 1 mois). Si on doit arroser durant
cette période, il est préférable de le faire la nuit pour éviter de déranger les
pollinisateurs. Rares sont les irrigations nécessaires après la floraison.
II.8.-Récolte et extraction :
Page 47
Partie bibliographique : généralité sur L’oignon. Chapitre II :production de semence
II.9.-conditionnement
Le séchage des semences après nettoyage se fera toujours à des températures ne
dépassant pas 37°C. Après 3 jours de températures supérieures à 40°C, les semences sont
fortement endommagées et le pouvoir germinatif avoisinera 0 %. Dans le cas du séchage
naturel en plein soleil, des températures de 40° à 45°C sont facilement atteintes à partir de
midi, au mois de mai.
Lorsque l’humidité des semences atteint 6 à 7 %, ces dernières doivent être emballées
immédiatement dans des emballages ou containers étanches, sans quoi les graines reprennent
vite une partie de l’humidité de départ. Les semences seront emballées dans des sacs en
matières souples, fermés par soudure à la chaleur. Il faut utiliser des matériaux garantissant
une bonne protection contre l’humidité (très élevée dans les chambres froides) : polyéthylène
à moyenne et haute densités (0,940 g/cm 3) ou des sachets recouverts d’aluminium foil à
l’intérieur.
Avant l’emballage, les semences sont désinfectées par enrobage à sec avec des
fongicides insecticides : Matesem (association de carbofuran, bénomyl et thirame).
La durée de vie des semences sans altération sensible de leur faculté germinative ou de
leur vigueur est d’environ 2 ans, à condition d’être conditionnées comme préconisées et
conservées en chambre froide à 8 -10°C.
II.10. -NORMES DE CERTIFICATION
Les semences d’oignon produites au Sénégal doivent répondre aux normes suivantes :
- Pureté spécifique (% minimum du poids) : 97 %
- Graines étrangères (% maximum du poids) : 0,5 %
- Faculté germinative (minimum) : 80 %
- Taux d’humidité : 8 %.
Page 48
Expérimentale
Matériels et méthodes
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
Nous avons mis en place une pépinière d’oignon qui a été réaliser au niveau de
l’atelier agricole de l’université de Mostaganem situé entre la commune de Mostaganem au
nord, Mazagran à l’ouest , Hassi Mamèche au sud et Douar Djedid à l’est (Toudert,1991)
.Cette zone est caractérisée par un climat semi–aride avec une hygrométrie comprise entre
60%et 70% pendant la période estivale, les températures moyennes oscillent entre 25 et 30°C
en été et de 6 à 13 °C pendant l’hiver.
Page 49
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
I.2.2. Le climat :
C’est un facteur essentiel qui conditionne les possibilités de développement futur .La
région de Mostaganem a un climat méditerranéen, elle se classe dans l’étage bioclimatique
semi -aride avec une pluviométrie annuelle de 350 à 400 mm mais la répartition n’est pas
régulière durant l’année ( tableau 01 et 02 des annexes).
I.3. Matériel et méthodes
I.3.1. But de l’essai :
Notre objectif consiste d’abord en, une étude comparative de 3 variétés d’oignon(2
variétés hybrides F1 Inkopah et Ceylon ainsi que le jaune de paille) puis une étude sur
désherbage chimique et manuel.
I.3.2. Matériel végétal :
La semence utilisé se composé d’une variété fixé d’oignon « jaune de paille » et de deux
variétés hybrides « Inkopah F1 » et « Ceylon F1 ». Ces trois variétés sont largement
disponible sur le marché local. Elles sont conditionnées dans des boites de 500 grammes
acheté chez un grainetier.
Page 50
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
.
Tableau N°13 : Caractéristique des variétés utilisé
Variétés Caractéristique des variétés utilisées
Page 51
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
I.3.3. Herbicide :
(EC).
s'accumulent dans les tissus des plantes traitées et détruisent les cellules des mauvaises
herbes. Une forte luminosité et une température élevée favorisent l'activité du produit.
Page 52
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
I.4. Méthodes :
Le dispositif retenu pour notre essai est celui des blocs randomisés, il a été choisi pour
faciliter la mise en place de l’essai, les calculs statistiques et ce, en raison de sa simplicité et
sa possibilité d’application à toutes sorte d’expériences.
Il a l’avantage d’être simple à réaliser et permet le contrôle de l’hétérogénéité du sol ainsi que
la comparaison entre traitements.
V3 V3 V2 V2 V1 V1
d-ch d-ma d-ch d-ma d-ma d-ch
Bloc1
V2 V3 V3 V1 V2 V1
d-ma d-ma d-ch d-ma d-ch d-ch
Bloc2
V2 V1 V1 V3 V2 V3
d-ch d-ma d-ch d-ma d-ma d-ch
Bloc3
V2 V2 V3 V3 V1 V1
bloc4
V1 : Inkopah F1
V2 : Jaune de paille
V3 : Ceylon F1
Page 53
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
Nombre de blocs 4
= Figure 38 : Test de
germination (Original 2016)
Tableau 14 : Test de germination de variété Inkopah F1
1er jour 2ème jour 3ème jour 4ème jour 5ème jour 6ème jour
V1 R1 3 7 21 29 29 29
V1 R2 3 8 25 28 29 30
V1 R3 4 11 25 32 33 33
Taux de
10% 25% 71% 89% 91% 92%
germination
Page 54
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
V3 R1 8 16 27 31 31 31
V3 R2 7 14 26 31 31 31
V3 R3 7 15 27 32 33 33
Taux de
22% 45% 80% 94% 95% 95%
germination
Page 55
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
• Compléter cette fumure de fond en apportant 50g/m² d’engrais minéral NPK 15-15-15
• Nivellement des planches
• Exécuter un copieux pré irrigation des planches.
• Installation de la gaine d’irrigation en nombre de 3 par ligne.
Page 56
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
I.4.5. Le semis
Page 57
Partie expérimentale Chapitre I : Matériel et méthodes
Le désherbage manuel est opéré par un arrachage à la main dès envahissements des mauvaises
herbes sur la culture.
Avant Après
Page 58
Résultats et Discussion
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion
[Link] de germination :
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
1 2 3 4 5 6 les jours
- Ce que nous soulignons par le biais de ce tableau est la supériorité des deux variétés hybrides
Celylon f1 et Inkopah FI avec respectivement un taux de germination de 95%et de
92%.Arrive en troisième position la Jaune ce Paille, variété fixée standard ce qui est tout à
fait normal.
- Les variétés hybrides ont également une meilleur énergie germinative.
[Link]é de levé
Page 59
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion
Cela dénote que la variété Inkopah F1 possède une meilleur adaptation aux conditions
Page 60
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion
Ce résultat est logique dans la mesure ou les variétés hybrides bénéficiant de l’effet
Hétérosis en les meilleurs résultats de rendement que ce soit pour la variante désherbée
chimique ou manuelle.
Nous soulignons également que le cout des variétés hybrides et plus élevé que celui de la
variété fixée.
manuel chimique
451 456
384 392
357 364
Page 61
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion
Page 62
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion
3 5.3 6.7 12
4 5.7 6.2 11.9
moyenne 5.4 6.6 6.0
Page 63
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion
Manuel Chimique
8.9
7.8 7.9
6.8 6.6
5.4
Page 64
Partie expérimentale Chapitre II : Résultats et discussion
Dicotylédones Monocotylédone
Adventice Emex Chrysanthemum Vicia Sonchus Chenopodium
Raphanus Heliotropium
spinosa coronarium sativa oleraceus album Cyperus rotundus
raphanistrum europaeum
émex chrysanthème Vesce laiteron Chénopode Souchet rond
Ravenelle Héliotrope
épineux des jardins commune maraîcher blanc
Efficacité Excellente Excellente Excellente Excellent Moyenne Moyenne Moyenne Aucune
Page 65
Générale
Conclusion général
L’oignon occupe une place très importante dans le monde et en Algérie ou il occupe la
troisième place après la pomme de terre et la tomate, c’est un légume très prisé dans la cuisine
magrébine et Algérienne, c’est un aromate universel. Il est utilisé soit pour la consommation à
l’état frais (récolte en vert), soit pour la conservation (bulbe), On lui attribue certaines
propriétés bénéfiques pour la santé et c’est pour cela que les superficies qui lui sont
consacrées sont de plus grandes, bien qu’on semble s’autosuffire avec les 400qx -500qx/ha,
les rendements nationaux demeurent en deçà des rendements européens (800qx/ha),et donc
perfectibles.
C’est dans le cadre de l’amélioration de la culture de l’oignon que le sujet de cette étude est
proposé : Le désherbage chimique en pépinière de l’espèce oignon A. cépa . (Deux hybrides
F1 et une variété population).
S’agissant de la semence il a été établi que dans les wilayas de Tissemssilet et de Tiaret
utilisent des semences sélectionnées à partir de leur propre production ou achetées, dans
les marchés hebdomadaires, issues de production massale et conditionnées dans des
bouteilles en plastiques .Sur cet emballage précaire ne figurent ni le nom de la variété ni la
date de récolte .C’est ce que l’on appelle des semences paysannes et ce marché gagnerait
beaucoup s’il bénéficierait d’une étude pouvant permettre de lui donner une base scientifique
et de mieux l’organiser .
Un certain nombre de paysans et d’amateurs, pour la plupart, ont décidé de produire eux-
mêmes leurs semences ou plants afin de les adapter en permanence à leurs terroirs, à leurs
pratiques culturales et à leurs besoins de qualité. Souvent à partir de variétés anciennes et/ou
locales, mais en sachant aussi profiter de l’apport de la diversité, ils pratiquent des sélections
massales ou de populations, conservatrices, amélioratrices ou évolutives.
Page 66
Conclusion général
Sur le terrain, une étude exhaustive sur la production de semences, dans ses zones de
prédilections (Mascara, Saida, Tissemssilet, Tiaret etc.) permettrait de mieux appréhender le
problème et d’opter pour une méthode de production, de variétés population (Panmixie) et de
semence conforment aux plantes allogames (espèces végétales, à fécondation croisée), les
recombinaisons entre les plantes de la même population et selon les méthodes définies par
l’amélioration génétique des plantes
Page 67
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