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2023 Exercices Topologie I

Ceci est un ensemble d'exercices sur l'analyse réelle et les méthodes variationnelles. Les exercices couvrent des sujets comme les espaces vectoriels normés, les fonctions continues, les suites et leur adhérence.

Transféré par

Mohamed Sangare
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Ceci est un ensemble d'exercices sur l'analyse réelle et les méthodes variationnelles. Les exercices couvrent des sujets comme les espaces vectoriels normés, les fonctions continues, les suites et leur adhérence.

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MAT371 - X 2022

Analyse réelle et introduction aux méthodes


variationnelles.

Exercice 1. (i) Soit (E, N ) un espace vectoriel normé. Montrer que la boule unité
fermée est convexe (i.e. si N (x) 6 1 et si N (x) 6 1 alors N (t x + (1 − t)x) 6 1 pour
tout t ∈ [0, 1]).

(ii) Pour tout p > 0, on note

k(x, y)kp := (|x|p + |y|p )1/p ,

où (x, y) ∈ R2 . On suppose que p ∈ ]0, 1[. L’application (x, y) 7→ k(x, y)kp est-elle une
norme sur R2 ?

Exercice 2. Soit E un espace vectoriel normé et soient A, B ⊂ E. On note

A + B := {x + y : x ∈ A, y ∈ B}.

(i) On suppose que A est un ouvert. Montrer que A + B est un ouvert.

(ii) On suppose que A est un fermé et que B est un compact. Montrer que A + B est
un fermé.

(iii) Le résultat de la question (ii) est-il toujours vrai si l’on suppose simplement A et
B fermés ?

Exercice 3. Soient (X, d) un espace métrique et Y ⊂ X.

(i) Vérifier que l’application fY : X → R définie par

fY (x) := inf d(x, y),


y∈Y

est 1-lipschitzienne i.e. que pour tous x, x0 ∈ X, on a

|fY (x) − fY (x0 )| 6 d(x, x0 ).

(ii) Montrer que x appartient à l’adhérence Y de Y si et seulement si fY (x) = 0.

1
(iii) Montrer que les fermés de (X, d) sont les ensembles de zéros des fonctions continues
sur X à valeurs réelles.

(iv) Soient A, B ⊂ X. On suppose que A ∩ B = A ∩ B = ∅. Montrer qu’il existe deux


ouverts disjoints U et V tels que A ⊂ U et B ⊂ V .

Exercice 4. On note Cb (RN ; K), l’espace des fonctions définies sur RN qui sont con-
tinues et bornées. Cet espace est muni de la norme de la convergence uniforme

kf k∞ := sup |f |.
RN

On note Cc (RN ; K), l’espace vectoriel des fonctions définies sur RN qui sont continues
dont le support est borné (par définition, le support d’une fonction est l’adhérence de
l’ensemble des points où la fonction est non nulle) et on note C0 (RN ; K), l’espace vec-
toriel des fonctions définies sur RN qui sont continues et qui tendent vers 0 à l’infini.

(i) Déterminer l’adhérence de Cc (RN ; K) dans (C0 (RN ; K), k k∞ ).

(ii) Déterminer l’adhérence de C0 (RN ; K) dans (Cb (RN ; K), k k∞ ).

(iii) Déterminer l’adhérence de Cc (RN ; K) dans (Cb (RN ; K), k k∞ ).

Exercice 5. (À faire si vous ne l’avez jamais fait).


Si G ⊂ R, on rappelle que (G, +) est un sous-groupe de (R, +) si : (i) 0 ∈ G, (ii) si
x ∈ G alors −x ∈ G et (iii) si x, y ∈ G alors x + y ∈ G. L’objectif de cet exercice est de
montrer que si (G, +) est un sous-groupe de (R, +), alors G est soit dense dans R soit
de la forme aZ, avec a ∈ R. On note

a := inf{x ∈ G : x > 0}.

(i) On suppose que a > 0. Montrer que a ∈ G (on pourra raisonner par l’absurde).

(ii) On suppose que a > 0. En utilisant la question précédente, montrer que G = aZ.

(iii) On suppose que a = 0 et que G 6= {0}. Montrer que G est dense dans R.

Exercice 6. Soit f : RN → R une fonction continue.

(i) Montrer que les trois conditions suivantes sont équivalentes :

(a) Pour tout M > 0, il existe R > 0 tel que (kxk > R ⇒ |f (x)| > M ). (Indication :
(A ⇒ B) ⇔ (eB ⇒eA).

2
(b) L’image réciproque par f d’un borné de R est un borné de RN .
(c) L’image réciproque par f d’un compact de R est un compact de RN .

Si l’une de ces conditions est vérifiée, on dit alors que f est propre.

(ii) Montrer que si f est propre, alors inf RN |f | est atteint.

(iii) Montrer qu’une fonction polynôme d’une variable, non constante, est propre.

(iv) Donner un exemple de fonction polynôme de deux variables qui n’est pas propre.

Exercice 7. (Un grand classique). Montrer qu’un ouvert connexe d’un espace vecto-
riel normé est connexe par arcs.

Exercice 8. Soit E un R-espace vectoriel normé, non nécessairement de dimension


finie, et L : E → R une forme linéaire non nulle. Par définition H := Ker L est
l’hyperplan associé à L.

(i) Montrer que deux formes linéaires non nulles sont associées à un même hyperplan
si et seulement si elles sont proportionnelles

(ii) Montrer que H est connexe (Indication : connexe par arc implique connexe) et que
E − H est dense dans E.

(iii) Montrer que L est continue si et seulement si H est fermé dans E. (Indication :
si H est fermé dans E et H 6= E, on utilisera le fait qu’il existe une boule ouverte non
vide dans E − H pour montrer que L est Lipschitzienne).

(iv) Montrer que si L est continue alors E −H a exactement deux composantes connexes
(i.e. que l’on peut écrire E − H = E + ∪ E − où E + et E − sont deux sous-ensembles
non-vides, ouverts et fermés et connexes de E − H et E + ∩ E − = ∅).

(v) Supposons que L n’est pas continue.

(a) Montrer que H est dense. (Indication : utiliser la question (iii) et la caractérisation
séquentielle de l’adhérence d’un ensemble.)
(b) En déduire que H1 := {x ∈ E : L(x) = 1} est dense dans E.
(c) Montrer que E − H est connexe. (Indication : utiliser le fait que H1 ⊂ E − H est
dense et connexe par arc).

Exercice 9. Soit f : R → R une fonction uniformément continue. Montrer qu’il existe


deux constantes C1 , C2 > 0 telles que |f (x)| 6 C1 + C2 |x| pour tout x ∈ R.

3
Exercice 10. Soit (xn )n>0 une suite de RN telle que lim (xn+1 − xn ) = 0. On note
n→+∞
F l’ensemble des valeurs d’adhérence dans RN de cette suite.
\
(i) Vérifier que F = {xk : k > n}.
n>0

(ii) On suppose que la suite (xn )n>0 est bornée.

(a) Montrer que F est compact.


(b) Supposons que F est la réunion disjointe de deux fermés F1 , F2 . Montrer qu’il
existe deux ouverts U1 , U2 de RN contenant F1 , F2 respectivement tels que d(U1 , U2 ) :=
inf y1 ∈U1 , y2 ∈U2 d(y1 , y2 ) > 0 (Indication : utiliser le résultat de l’exercice 2).
(c) Montrer que pour n assez grand, xn ∈ U1 ∪ U2 . En déduire que F1 ou F2 est vide
puis que F est connexe.

(iii) Donner des exemples pour lesquels F n’est pas compact ou bien n’est pas connexe.

Exercice 11. Soit T une application d’un espace métrique compact (X, d) dans lui-
même, telle que d(T (x), T (y)) < d(x, y) pour tous x 6= y.

(i) Montrer que le minimum de la fonction φ(x) := d(x, T (x)) est atteint sur X.

(ii) En déduire que T possède un unique point fixe a ∈ X, c’est-à-dire un (unique) point
a ∈ X tel que T (a) = a.

(iii) Ce résultat est-il encore vrai sans l’hypothèse de compacité sur (X, d) ?

(iv) L’application T n : X → X est définie par la récurrence : T 0 = IdX et T n =


T ◦ T n−1 , pour n > 0. Soit a l’unique point fixe de T . Montrer que pour tout x ∈ X, la
suite (d(T n (x), a))n>0 converge.

(v) Soit x ∈ X. Déduire de la compacité de (X, d) et de la question précédente que la


suite (T n (x))n>0 converge vers a. (Indication : on pourra considérer {T n (x) : n ∈ N}).

(vi) Montrer que la suite d’applications (T n )n>0 converge uniformément sur X. Indica-
tion : pour tout  > 0, on pourra recouvrir X par un nombre fini de boules ouvertes de
rayon  et utiliser la question précédente.

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