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Cours Processus Cognitifs 1

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PROCESSUS COGNITIFS, MOUVEMENT ET APS

I. Introduction à la psychologie cognitive


Les différents modes d’approches du comportement humain :

Cursus pluridisciplinaire : fait appel à plusieurs sources de connaissance

But : comprendre le comportement moteur et la performance motrice

Plusieurs approches (exemple d’un grimpeur) :

- Physiologique : mesure la consommation d’énergie au cours de son déplacement, relie la


concentration d’énergie avec le niveau de difficulté de la voie, détermine les filières sollicitées lors de
l’escalade 🡪 permet d’améliorer l’entrainement et donc la performance.
Les Physiologistes vont donc étudier la nature des filières sollicitées lors de l’effort ou encore la
consommation d’oxygène…

- Biomécanique : forces exercées selon les différentes techniques utilisées, identifier les muscles et
articulations sollicités ou la façon dont ils sont sollicités 🡪 comprendre et prévenir les blessures

- Psycho-sociologie : les psycho-sociologistes vont, grâce à des enquêtes et des questionnaires,


étudier les systèmes de valeurs des grimpeurs qui permettent de faire un lien avec leur niveau de
motivation

- Psychologie clinique : étude de l’état émotionnel du grimpeur dans les voies difficiles, utilise la
psychologie clinique 🡪 préparation mentale et imagerie mentale (gestion du stress etc…)

- Neuroscientifique : essaye d’identifier dans le cerveau les différentes aires cérébrales, les différentes
structures nerveuses qui sont impliqués, activés lors de la production d’un geste

- Psychologie cognitive (ce à quoi on va s’intéresser dans ce cours) : processus de traitement de


l’information qui sous-tendent le comportement du sportif en situation

La Psychologie cognitive :

Elle va permettre de comprendre :

- Quelles sont les informations prélevées dans l’environnement et traitement de ces informations
- Stockage en mémoire de ces informations

Exemple (tennis) :

Réception de service : informations prélevées dans le geste de l’adversaire et dans la trajectoire de la balle qui
vont permettre de réceptionner la balle.

Pourquoi un novice ne parvient pas à avoir la même performance qu’un expert : c’est l’expérience qui les
différencie, l’expérience permet de stocker l’information en mémoire ce qui permet de mieux anticiper.

Niveaux d’analyse :

- Macroscopique (ce qu’on voit à l’œil nu, en tant qu’observateur)


1
- Opérations mentales = activités cognitives = processus cognitifs = étapes intercalées entre un stimulus
et une réponse

1. Définitions et objectifs de la psychologie cognitive


Processus cognitifs :

- Evènements pendant lesquels l’information est traitée


- = opérations mentales : perception, mémoire, attention, la résolution de problème, prise de décisions,
langage, raisonnement

Psychologie cognitive :

- Etude scientifique des processus mentaux qui sous-tendent le comportement : identification et


compréhension de ces processus pour comprendre comment se construit le geste

Elle permet de comprendre d’où vient le comportement.

Objet d’étude :

- Le Comportement : étude de la production du geste pour comprendre comment il est produit

ATTENTION : les neurosciences tentent d’identifier les structures cérébrales impliquées dans le geste alors
que la psychologie cognitive s’intéresse au comportement et réussit à remonter jusqu’au processus mentaux
utilisés pour construire le geste grâce à différentes techniques, mais sans jamais s’intéresser aux structures
utilisées.

2. Définition de la psychologie cognitive et objet d’étude

● Définition : Neisser, 1967

« Psyche » en grec signifie âme. La psychologie est donc la science de l’esprit, qui étudie les pensées humaines.
La psychologie cognitive se réfère à tous les processus par lesquels l’entrée sensorielle est transformée,
réduite, élaborée, stockée, rappelée et utilisée.
Exemple (tennis) : Entrée sensorielle = la trajectoire de la balle par la vision

● Objet d’étude : le comportement

La psychologie cognitive est une étude scientifique et expérimentale des processus mentaux qui sous-tendent
(en amont) le comportement humain.

3. Origines de la psychologie cognitive


Etymologie :

- Psyche en grec = âme


- Psychologie est la science de l’esprit

Initialement c’était une branche de la philosophie jusqu’au XIXème siècle. Avant on considérait comme une
science seulement les disciplines auxquelles on pouvait appliquer les mathématiques.

Science : Les phénomènes mentaux sont mesurables.

4. Naissance du cognitivisme

2
Origines :

- Faiblesses du béhaviorisme : besoin de réintroduire la boite noire


Behaviorisme : approche qui étudie le comportement mais qui considère ce qui était intercalé entre le
stimulus et la réponse comme une boite noire qui n’était pas étudiée.

- Apparition de l’ordinateur et de l’informatique

Origines du cognitivisme :

- Naissance de l’intelligence artificielle


- 1er ordinateur : Von Neuman (1950)

L’informatique a apporté un ensemble de concepts qui permettaient de comprendre ce qui se passait dans la
boite noire.

1950 : processus de cryptage et de décryptage ou des personnes vont transmettre des informations.

- Notion de l’information et de traitement de l’information


- 1949 : Théorie de l’information, Shannon et Weaver (voir ci-dessous)

Théorie de l’information (Shannon et Weaver, 1949) :

On s’appuie sur la théorie de l’information pour comprendre le système de cryptage, décryptage.

Schéma de transmission de l’information :

Contexte de la 2nde Guerre mondiale, mise en place de transmission de message

Origines du cognitivisme :

Analogie avec l’ordinateur :

On fait l’hypothèse que l’être humain est un système de traitement de l’information, il manipule les bases de
connaissance à l’aide d’opérations mentales. Le fonctionnement du sujet humain peut donc être comparé à
celui d’un ordinateur. On voit alors l’apparition du cognitivisme et la fin de l’idée de la boîte noire.

3
Psychologie cognitive :

- Science de l’esprit : discipline qui tente d’établir les causalités entre les évènements qui se produisent
dans l’environnement et les comportements adoptés par le sujet humain
- Basée sur une démarche scientifique
- Traitement progressif des informations selon une succession précise d’étapes

Rôle du cognitiviste :

- Identifier/comprendre les mécanismes qui sous-tendent les activités intellectuelles

II. Le sujet humain comme un système de traitement de l’information

1. Introduction à la notion de traitement de l’information


L’homme est un système de traitement de l’information (STI). Il transforme les informations de nature
physique en information de nature mentale.

Exemple : L’odeur est une information de nature chimique qui est transformée en
information mentale (souvenir, évoque une personne). Le langage est également
un exemple

Théorie de l’information (Shannon & Weaver, 1949) :

Ils cherchaient le moyen le plus facile pour transmettre une information d’un endroit à un autre.

4
Exemple :

Situation de foot : gardien doit analyser une série d’informations avant


de se déplacer. Il doit déterminer la direction du ballon, la force, la
hauteur, la position de son coéquipier …

Méthode d’analyse des opérations mentales :

Chronométrie mentale (voir plus tard)

2. Définition de l’information
Définition générale :

Le terme d’information est utilisé pour signifier un signal extrait de l’environnement qui nous renseigne sur
l’état du monde.

Définition dans le cadre théorique de traitement de l’information (Shannon, 1948) :

L’information c’est la quantité d’incertitude présente dans l’environnement, le nombre d’évènements


susceptibles de se produire.

Traiter de l’information revient à réduire l’incertitude.

Notion de quantités d’informations :

- Quantifier l’information pour la faire varier


- Mesurer le temps de traitement de l’information = TR
- Relation entre quantité d’informations traitées et réponse du sujet

Exemple :

Il neige dans le Sahara : chargé en information, beaucoup d’incertitude, évènement rare 🡪 degré d’incertitude
important

Théorie de l’information (Shannon & Weaver, 1949) :

Informations :

Ils utilisent cette théorie de l’information pour quantifier l’information. Elle permet de traduire
mathématiquement l’idée que la quantité de l’information à traiter est proportionnelle à la probabilité qu’un
évènement a de se produire. Donc plus on a d’informations à traiter plus cela prendra du temps.

La quantité d’information à traiter est égale au nombre de questions à poser pour arriver à la solution. Plus le
nombre de questions à poser est grand, plus la quantité d’informations à traiter est importante.

Exemple : Une partie d’échec

5
- Il y a deux cases, on essaye de deviner sur quelle case l’adversaire va poser son pion. 1 question : droite ou
gauche ? = 1 unité d’information (=1 BIT d’information)
- S’il y a 4 cases : Droite ou gauche et haut ou bas = 2 unités d’information
- S’il y a 8 cases : Partie droite ou gauche ? Case gauche ou droite ? Haut ou bas ? = 3 unités d’information

Théorème de Shannon et Weaver

A = log2 (1/Pi)
Avec A la quantité d’informations à traiter et Pi la probabilité d’occurrence d’un évènement

Cette expression mathématique permet de quantifier l'expression que l'on a à traiter. Plus la quantité
d’informations est grande et plus le « travail » à effectuer pour réduire l’incertitude liée à cette quantité
d’informations sera important.

A = quantité d’informations à traiter ; Pi = probabilité d’occurrence d’un évènement ; 8 cases donc 8 solutions
possibles or 23 = 8

Donc il faudra poser 3 questions. Il y a dans cet exemple 3 bits d’informations à traiter.

A est inversement proportionnel à la probabilité d’occurrence d’un évènement.

Plus la quantité d’informations est grande et plus le « travail » à effectuer pour réduire l’incertitude liée à cette
quantité d’informations sera important. Plus il y a d’informations à traiter plus il faut du temps pour les traiter

Mesure de la quantité d’informations à traiter

- Variables indépendantes : la quantité d’information


- Variables dépendantes : le temps de réaction

Le temps de réaction dépend directement de la quantité d’information.

Exemple de temps de réaction :

Départ d’une course : TR entre le coup de feu et le départ du joueur

La boxe : détection d’un certain type de mouvement pour programmer le mouvement

Tous les départs

Traitement de l’information

Loi de Hick et Hyman :

- Variation de la quantité d’informations à traiter

6
- Mesure du TR

3. Loi de Hick et Hyman, 1953


Expérience de Hick et Hyman, 1953

Pour chaque condition on présente une série de lettre, ensuite on éteint l’écran pendant 500m,s ensuite une
lettre était affichée et il fallait compléter la série.

Le temps écoulé entre la présentation de la lettre et le moment où le sujet commencer à dicter les autres
lettres présentées avant était mesuré. Ici le temps de réaction et un temps de réponse. Le temps de réponse
augmente en fonction du nombre de lettres présentées. Le nombre de lettres est égal à la quantité
d’informations à traiter

TR = a + b (log2 N) avec N = nombre d’évènements possibles

En résumé :

⇨ Le sujet est sensible à la quantité d’informations à traiter.


⇨ Il se comporte comme un Système de Traitement de l’information.

4. Relations mouvement / sport et psychologie cognitive


L’objectif est de comprendre la production du geste à partir des processus cognitifs qui sont en amont de la
production du geste.

Exemples :

- Informations prélevées par un sportif en situation

Grimpeur : informations prélevées sur la paroi

Tennis : informations sur l’orientation du corps de son adversaire, dans la trajectoire de la balle

Badminton : informations dans le geste de l’adversaire et dans la trajectoire du volant.

7
Une étude a été faite par Abernethy sur la différence entre les experts et les novices car ils ne prélèvent pas les
mêmes informations visuelles. De plus les experts prélèvent l’information plus tôt.

Comment et sous quelle forme les informations sont-elles stockées en mémoire ?

Informations sensorielles imposent des notions de filtre et de traitement de l’information.

Filtrage des informations

Le filtrage des informations se fait au niveau de la boite noire.

5. Evaluation des opérations mentales en psychologie cognitive : la chronométrie


mentale et le temps de réaction
Les opérations mentales :

Pour comprendre d’où vient le comportement il faut identifier les processus cognitifs et de les isoler.

Evaluation des opérations mentales :

- Inobservables directement
- Temps très court
- Inconscientes
- Plusieurs processus mentaux

Procédure :

- Chronométrie mentale

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● La chronométrie mentale
Définition :

C’est l’ensemble des méthodes qui sont utilisées pour mesurer la durée des opérations mentales impliquées
dans une tache. Cela permet de mesurer le temps de réaction et donc de déterminer les opérations mentales
effectuées durant ce temps de réaction.

Le temps de mouvement c’est le temps entre le START et la fin du mouvement.

Le temps de réaction :

Exemples : Quand on entend bruit/diode s’allume 🡪 appui sur bouton

Le TR :

- Reflète le temps de traitement de l’information : travail cognitif fait par le système pour fournir une
réponse ou pour réaliser une action
- Dépend de la complexité des étapes de traitement
- Dépend du nombre d’opérations mentales

Le Temps de réaction simple

9
Le sujet connait exactement la nature du signal et la nature de la réponse à fournir. Il n’existe aucune
incertitude sur le signal qui va se déclencher ni sur le type de réponse à fournir.

Exemple : Les sprinteurs.

En moyenne le temps de réaction en athlé est de 100 ms. Ce délai représente le temps mis à l’influx nerveux
pour parcourir les voies de transmission et que l’influx nerveux passe dans les voies motrices de sorte que la
commande motrice arrive aux récepteurs et déclenchent le mouvement. C’est pour ça que l’on considère un
faux départ en dessous de 100ms.

Le Temps de réaction de choix

Dans ce cas-là il y a plusieurs entrées sensorielles possibles et plusieurs réponses possibles.

Exemple :

Gardien de foot en situation de penalty : il ne connait ni le signal ni la réponse à produire ⬄ incertitudes

Une étape de décision dans le choix de la réponse se rajoute obligatoirement. Le temps de réaction dépend
donc du nombre d’opérations mentales et de leurs natures.

Il y a aussi 3 facteurs pouvant faire varier le TR :

- La période préparatoire : précède l’apparition du signal, le sujet élève son niveau d’activation 🡪
préactive ses muscles sorte à pouvoir répondre plus rapidement au départ
- La complexité de la réponse : le temps de mouvement (temps d’exécution de l’action) influence sur le
TR. En fonction de la réponse à fournir, les opérations de traitement sont plus ou moins complexes,
lorsqu’il y a plus d’opérations mentales le temps de réaction s’allonge.

Expérience de Henry & Rogers :

Sujets fasses à un signal lumineux, les sujets devaient répondre le plus rapidement possible selon les conditions de
la lampe 🡪 le temps de réaction est d’autant plus grand que la réponse est complexe.

- L’exactitude de la réponse : en sport si on arrive à anticiper on a plus de chance de réussir,


l’anticipation fait gagner du temps sur les adversaires ou sur les performances de vitesses, mais le fait
d’anticiper risque d’augmenter le nombre d’erreurs = risque d’erreur, il y a un lien entre le temps de
réaction et le nombre d’erreur = l’échange vitesse/précision

III. La nature des opérations de traitement de l’information


Le but de cette partie est d’identifier les étapes de traitement de l’information et la durée de chaque étape.

1. La méthode soustractive (Donders, 1868)

10
Donders est le premier à proposer la méthode de chronométrie mentale. C’est l’ensemble des méthodes
utilisées pour mesurer la durée des opérations mentales impliquées dans une tâche. Elle permet de fournir
une ble dépendante (mesurable) : le TR. La mesure de ce temps de réaction va permettre de mesurer les
opérations cognitives qui sou tendent le comportement du sujet.

Pour faire varier le temps de réaction il faut manipuler des variables dépendantes :

- la quantité d’information à traiter


- le temps de traitement de l’information
- relation entre la quantité d’information manipulée et la façon dont le sujet à traiter l’information

Le TR est considéré comme la somme temporelle des stades de traitement successif. Chaque stade de
traitement a une durée mesurable.

Donders propose une conception séquentielle du fonctionnement mental en 1965.

- Donders, F.C., hollandais (1868). On the speed of mental processes.


- Traduit par W.G, Koster, 1969. Acta Psychologica 30 : 412-43

Postulat de la méthode soustractive

Pour chaques conditions il y a :

- 1ère condition exérimentale simple A : les sujets voyaient une lettre et ils devaient prononcer cette
lettre dès qu’ils la voyaient. On sait à l’avance quelle lettre ve s’éclairer.
🡺 Etape de perception du stimulus
🡺 Temps de détection

- 2ème situation go-nogo (C) : 2 lettres possibles, ils doivent énoncer la lettre qui c’est éclairée seulement
dans le cas ou c’est le B qui s’éclaire.
🡺 Etape de détection du stimulus
🡺 Etape de reconnaissance, de discrimination du stimulus
🡺 Production de réponse

- 3ème situation au choix (B) : les sujets doivent énoncer la lettre qui s’éclaire, soit A soit B
🡺 Etape de perception du stimulus
🡺 Reconnaissance du stimulus
🡺 Sélection de la réponse (2 réponses possibles)

11
La méthode soustractive, Donders, 1868

On prend le temps de réaction de la condition 3 auquel on soustrait le temps de réaction de la condition 2 = temps
de réaction de la sélection de la réponse

Sur la base des stimuli auditifs :

Condition Stimuli Temps de réaction


A 1 signal ; 1 réponse TR simple = 201ms
B 5 signaux ; 1 réponse TR = 237ms (sur 5 syllabes, le sujet doit
reconnaître 1 syllabe prédéterminée)
C 5 signaux ; 5 réponses TR de choix = 284ms
L’idée est de soustraire certain TR, lesquels ?

- Temps pour la discrimination des syllabes : B-A = 36 ms (temps mis pour la discrimination des syllabes)
- Temps requis pour le choix de la réponse : C-B = 47 ms (temps mis pour le choix des réponses).

En considérant que chaque étape de traitement de l’information nécessite une certaine quantité de temps, alors
on a :

TR C > TR B > TR A

Ainsi, TR B (perception + discrimination + production) – TR A (perception + production) = durée de l’étape de


discrimination

TR C – TR B = durée de l’étape de sélection de la réponse

Plusieurs critiques de cette méthode :

- On induit à priori le nombre et la nature des opérations

- Cette méthode prévoit que l’ensemble des processus ne change pas lorsqu’on ajoute d’autres processus
à part le temps de réaction de cette étape qui s’ajoute au temps de réaction total  principe des processus
additifs

2. La méthode des facteurs additifs (Sternberg, 1969)


On considère que s’il y a une additivité entre deux facteurs cela veut dire que ces deux facteurs affectent les
stades de traitement différents. Au contraire s’il y a une interaction d’observée entre 2 facteurs cela veut dire
que ces facteurs influencent 1 ou plusieurs stades de traitement en commun.

- Cette méthode est basée sur l’analyse des effets mutuels de certaines variables expérimentales dans
des tâches de temps de réaction de choix.

- Si deux facteurs influencent sélectivement deux stades distincts du traitement de l’information,


alors les effets de ses deux facteurs sur le temps de réaction sont additifs.

- Si deux facteurs influencent sélectivement au moins un stade en commun (une étape de traitement)
alors on peut s’attendre à observer une interaction de leurs effets.

Méthode des facteurs additifs (MFA) :

12
Variables indépendantes : facteurs de complexité (perceptif, décisionnel et/ou moteur)

Variables dépendantes : le temps de réaction

🡺 On analyse l’influence réciproque des variables indépendantes, c’est- à dire que l’on recherche
l’interaction ou l’additivité.
🡺 La méthode des facteurs additifs permet par exemple de décrire les sites d’influence des facteurs de
complexité.

Mise en évidence :

Chaque année en France, 230 personnes meurent sur les routes à cause du cannabis. La moitié de celles-ci sont
âgées de moins de 25ans. L’enquête réalisée a ainsi démontré que conduire sous l’effet du cannabis double le
risque d’être responsable d’un accident mortel. Par ailleurs, on connait l’effet de l’alcool sur l’augmentation du
nombre d’accidents. La question qui se pose est l’effet combiné du cannabis et de l’alcool dans la conduite
automobile.

Plan expérimental :

Alcool NON Alcool OUI


Cannabis NON NA-NC A-NC
Cannabis OUI NA-C A-C

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Effets additifs :

1ère situation : NA et NC 🡪 temps de réaction le plus rapide

2ème situation : A – NC 🡪 augmentation du temps de réaction

3ème situation : si on ajoute du cannabis avec ou sans alcool le temps de réaction est le même = effet additif

🡺 L’alcool et le cannabis affectent deux stades de traitement de l’information distincts.

Effets interactifs :

1ère situation : idem

2ème situation : idem

3ème situation : sans alcool et on ajoute du cannabis alors le temps de réaction est inférieur au temps de réaction
que l’on a si on ajoute alcool et cannabis = effets interactifs

Conclusion :

Résultats :

Effet (C-A) >> effet (C) + effet (A)

- La combinaison cannabis et alcool multiplie le risque d’accident par 15.


- L’alcool et le cannabis affectent des stades de traitement de l’information en partie communs.
- Les effets de l’alcool et du cannabis sont interactifs car les effets de l’alcool plus ceux du cannabis sont plus
importants que la simple addition des temps de réaction de l’un et l’autre.

IV. Les stades de traitement de l’information : approche computationnelle

Rappels :
« Le traitement de l’information est formalisé par différents modèles (i.e., représentations simplifiées de la
réalité) qui comportent plusieurs stades dont la fonction est de transformer l’information capte par les
récepteurs sensoriels en réponse motrice. » (Théios, 1975).

Les principes de base pour un système de traitement de l’information :

- Le système traite de l’information


- La quantité d’information dépend de la complexité de l’environnement, des évènements possibles et
des conditions motrices
- Le système a une capacité limitée
- Il opère par stades
- Il peut se préparer
- Il utilise des filtres

1. Le modèle de Welford (1968)


Modèle en 3 stades :

14
Stade perceptif : Que se passe-t-il ?

Il dépend de nos connaissances, de nos expériences passées. Il fait appel a différents processus permettant
d’identifier et d’interpréter les stimulus en les comparants aux données présentes et stockées en mémoire.

Stade décisionnel : Quoi faire ?

Il répond à un mécanisme de traduction, à une prise de décision. On décide d’un plan d’action, de la réponse à
produire parmi l’ensemble des solutions possibles. Ce stade fait également appel à la mémoire.

Stade moteur : Comment faire ?

C’est un mécanisme d’effecteur d’organisation motrice. On organise un plan général d’action qui doit être assez
souple pour pouvoir s’adapter aux variations environnementales. Ce stade est organisé autour d’unités de
mouvements = sous routines.

2. Le modèle de Théios (1975)


Modèle en 5 stades :

L’ensemble de ces 5 stades sont scindés en 2 versants (perception et moteur).

15
1er stade :

Entré dans le système au niveau des récepteurs sensoriels qui permet de coder et de capter le signal. Ce sont
les processus sensoriels périphériques. Le signal va être codé dans un langage pourra être traité par le système
nerveux central.

2ème stade :

Identification du signal. Le signal externe qui a été codé est comparé aux autres signaux internes présents en
mémoire. Grâce à cette comparaison le signal va être reconnu et identifié.

3ème stade :

Détermination de la réponse (en termes d’objectif). Le résultat de cette étape va permettre de rechercher en
mémoire la réponse globale associée à la situation dans laquelle on se trouve.

4ème stade :

Spécification des paramètres du programme moteur. La commande motrice va pouvoir élaborée de façon
progressive un programme d’action. On va sélectionner et organiser toutes les instructions qui vont aller aux
effecteurs en fonction des conditions d’exécution de l’action.

5ème stade :

Ajustements moteurs. Il prend en compte les opérations de transmission des informations codées vers les
effecteurs puis le décodage des informations et ajustement de la réponse motrice en fonction de l’état des
effecteurs.

3. Le modèle séquentiel de traitement de l’information de Sanders (1990)

16
C’est un modèle à 7 stades, proche du modèle de Théios.

Les plus grosses différences sont sur les étapes périphériques de Théios qui sont ici scindés en 2 stades
distincts.

Il y a 3 versants : perceptif, décisionnel et moteur.

Les 7 stades sont identifiés grâce à la méthode des facteurs additifs.

● Le versant perceptif :

1er stade : prétraitement du signal

Il est influencé par le contraste du signal, c-a-d si le signal se distingue bien de son environnement ou pas.
Exemple d’un coup de feu de départ

2ème étape : extraction des caractéristiques du signal

Elle est sensible à la fréquence et à la prédictibilité du signal.


Exemple : combat contre un adversaire que l’on connaît 🡪 jeu prévisible, plus facile à contrer

3ème étape : identification du stimulus

Cette étape peut être modifiée en manipulant la compatibilité stimulus-réponse.

Compatibilité stimulus-réponse :

C’est le degré de relation naturel entre le stimulus et la réponse. Manipuler la compatibilité stimulus-réponse à
des répercutions sur l’étape suivante.

Exemple :

Sujet placé devant deux lumières, fait face à deux conditions

1ère = compatible : si lumière de droite s’allume il appui sur le bouton de droite

2ème = incompatible : si lumière droite s’allume, appui sur bouton gauche

Temps de réaction plus long pour une condition de stimulus-réponse incompatible que pour une réponse
stimulus-réponse compatible.

L’ensemble des étapes du versant perceptif sont sensible aux caractéristiques du signal.

● Le versant décisionnel :

4ème stade : sélection de la réponse

Influencée par la contabilité stimulus-réponse et par le nombre d’éléments de la réponse et par le nombre
d’alternative possible de réponse 🡪 allongement du temps de réaction

● Le versant moteur :

5ème stade : programmation

Influencée par le niveau d’incertitude sur le membre requis, la direction requise et l’amplitude du mouvement.
Le temps de réaction est plus long si l’incertitude concerne la direction du mouvement que si elle concerne
l’amplitude du mouvement.

6ème stade : chargement du programme

17
Influencée par la précision spatiale requise. Plus il faut de la précision plus le mouvement sera long.

7ème stade : ajustement moteur

Influencée par l’incertitude temporelle et la spécificité de la réponse.

Sur ce versant moteur il y a deux types de variables, celles qui affectent un seul stade et celles qui affectent
plusieurs stades.

4. Stades de traitement et données électrophysiologiques


Enregistre l’activité EMG (électro myographique) des sujets.

(Voir page suivante)

Relation avec la physiologie : Décours temporel de la chronométrie mentale

Durant la période de temps de réaction, on enregistre l’activité musculaire. On a alors constaté la présence
d’un temps pré-moteur et d’un temps moteur.

18
Temps pré-moteur : aucune activité EMG, muscle plat

Temps moteur : une activité EMG commence à apparaitre sans que le mouvement ait commencé

Temps pré-moteur et temps moteur du TR

🡺 Ce temps moteur reflète la durée de la commande neuro musculaire de l’étape de l’ajustement moteur.
🡺 Tout ce temps pré-moteur correspond à la durée de tous les autres stades de traitement de
l’information sans le stade de l’ajustement moteur qui est utilisé dans le temps moteur.

5. Facteurs d’influence des stades de traitement


Il y a deux types de facteurs influençant la durée des stades d’après Sanders, 1983 :

- Facteurs computationnels
⮚ Ils ralentissent ou augmentent la vitesse de traitement d’un stade en modifiant la complexité de la
transformation à réaliser.

- Facteurs énergétiques
⮚ Ils ralentissent ou augmentent la vitesse de traitement d’un stade en diminuant ou augmentant la
quantité de ressources allouées au stade.

Les facteurs computationnels :

a) Effet de la qualité du signal


- La qualité du signal correspond à la qualité du stimulus. Elle peut être manipulée en dégradant le
signal de déclenchement de la réponse.
- Le temps de réaction s’allonge lorsque le signal est dégradé.
- Cette augmentation reflète l’augmentation de la durée des stades perceptifs.
19
- La qualité du signal affecte l’étape d’extraction des caractéristiques du signal.

Exemples :

Exemples de situations sportives ou la performance est affectée lors de la dégradation de signal : ballon de foot
blanc sur neige, conditions météorologiques en ski ou F1…

b) Effet de l’intensité du signal sur le TR simple

Exemple :

Le TR diminue
quand l’intensité
du signal augmente.

Application dans les situations sportives :

Un signal sonore faible lors d’un départ dans les starting-blocks provoque une augmentation du temps de
réaction

c) Effet de la compatibilité stimulus-réponse

Exemple :

En voile pour partir à droite il faut barrer à gauche 🡪 situation incompatible 🡪 Augmentation du TR

- Grâce à l’entrainement les actions incompatibles deviennent des automatismes et le TR diminue.


- L’entrainement permet d’automatisée certaines étapes de traitements donc le sujet n’a plus besoin de
passer par ces étapes. De ce fait le TR diminue ou bien les effets stimulus-réponse s’annulent.

Manipulation :

Signal droite/ gauche et bouton droite/gauche (même que précédemment).

20
- La nature et la quantité d’entrainement peut modifier l’effet du nombre d’alternative stimulus-réponse.
- L’effet de l’entrainement est particulièrement remarquable dans les taches de temps de réaction de
choix par rapport aux taches de temps de réaction simple.
- Compatibilité stimulus-réponse affecte l’étape d’identification du signal et aussi le versant décisionnel
avec l‘étape de sélection de la réponse.

d) Effet de l’incertitude temporelle

Elle est manipulée à travers la phase de préparation.

La durée de la période préparatoire peut varier. On peut modifier le temps de préparation en modulant le
temps entre le signal de préparation et le signal d’exécution.

Cela affecte les étapes périphériques d’exécution de la réponse, plus précisément l’ajustement moteur.

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Exemples : Activités ou la performance dépend de la vitesse de réaction : escrime

e) Effet de l’incertitude spatiale

Plus il y a des incertitudes sur la direction de la balle plus le TR de l’adversaire va augmenter donc
allongement de la phase de sélection.

Exemple :

Les facteurs énergétiques :

a) Effet de l’exercice sur le TR simple

L’exercice permet de diminuer le TR dans certaines situations.

Manipulation :

Deux diodes, deux boutons (idem précédemment)

Les sujets sont placés sur vélo. L’intensité lumineuse est manipulée, ainsi que le niveau d’exercice (repos ou
pédalage).

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L’exercice permet d’améliorer le temps de réaction.

La différence entre le temps de réaction au repos et à l’exercice provient essentiellement au temps moteur. Le
temps de réaction augmente au repos car la phase de temps moteur, d’ajustement moteur s’allonge.

L’exercice permet une amélioration significative du temps de réaction. L’exercice a un effet majeur sur
l’ajustement moteur car le niveau d’activation de base est plus important lors d’un exercice qu’au repos.

6. Processus sériels ou parallèles


Ce processus correspond au mode d’organisation de transmission de l’information d’une boite à une autre
avec deux types de mode d’organisation :

- Processus sériels
o La sortie d’une étape de traitement précédente sert comme entrée pour l’étape de traitement
suivante.
o La réponse finale ne sera donc pas affectée par un processus incomplet car l’information va
avancer de boite en boite.
o Le modèle de Sanders s’appuie sur ce mode de transmission sériel.
o L’information est traitée spécifiquement dans un stade puis passe au stade suivant.

- Processus parallèles
o L’information en provenance du stade précédent peut intégrer le stade suivant même si l’étape
de traitement n’est pas terminée.
o Les recherches tendent à montrer que certains stades peuvent être réalisés en parallèle et
d’autres en sériel. Les stades du versant perceptif fonctionneraient en parallèles alors que les
stades décisionnels et moteurs fonctionneraient sur une organisation sérielle.

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7. Rôle de l’expertise en sport

Pour différencier les experts et les novices on s’arrêter sur la définition du geste parfait.

- Les experts avaient appris à réaliser des gestes parfaits. L’expertise résidait dans la forme du geste.
- L’apprentissage moteur consistait à apprendre des mouvements et une technique parfaite.

Aujourd’hui l’expertise dépend de la précision du fonctionnement des différentes opérations cognitives, qui
mènent à la construction du geste.

- On considère qu’il y a des différences dans chacun des stades de traitement de l’information. On parle
également d’automatisation des processus.
- Lorsqu’une opération est automatisée on a un gain de temps et donc, en sport, un gain de performance.

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- Les experts ont, grâce à une pratique intense, une expérience assez riche, acquis des connaissances.
Ces nouvelles connaissances permettent un fonctionnement plus efficace des opérations mentales, ce
qui aura un effet direct et positif sur la performance.

En sport on considère que l’on n’apprend pas le mouvement mais que l’on apprend des connaissances, des
stratégies et des règles, qui vont permettre de générer un mouvement plus efficace.

Exemples :

1 – étape de prétraitement

⮚ Les experts gymnastes sont capables de baisser les seuils des récepteurs sensoriels donc d’utiliser des
informations qui ne sont pas utilisables pour les autres.
⮚ Ils ont une meilleure identification du stimulus. Ils interprètent mieux les signaux sensoriels.
⮚ Ils ont tendance à prélever moins d’informations, mais seulement de l’information utile.

2 – étape de sélection

⮚ Les experts prennent la bonne décision en diminuant le nombre de choix possibles.


⮚ Ils sont également plus rapides.

3 – versant moteur

⮚ Les experts ont un répertoire possible plus important, plus varié et plus précis.
⮚ Anticiper c’est traiter un certain nombre d’information très précocement, afin de réduire le TR. Les
experts sont meilleurs dans leur capacité d’anticipation.

Procédure de Priming

La performance peut être améliorée en travaillant sur le processus de priming.

- On considère la notion de préparation qui est reconnue comme une période permettant de réaliser
les comportements de façon optimisée.
- La phase préparatoire, entre le signal préparatoire et le système de traitement de l’information,
permet de diminuer ou d’augmenter le TR.

Si on a une bonne préparation motrice qui donne lui à une réduction du TR, on considère que les processus
mis en place pendant cette période préparatoire permettent de diminuer le temps qui sera pris en suite par les
étapes de traitement de l’information.

- Ces processus s’effectuent en dérivation par rapport aux opérations de traitement de l’information.

1ère situation :

Pendant la période préparatoire on présente une information que l’on présente comme valide.

- On assiste le sujet à la préparation du mouvement à venir en lui présentant une information valide, qui
lui indique quelque chose de cohérant par rapport au signal à venir.
- Dans le cas d’une information valide on va avoir une diminution du TR car on va pouvoir anticiper sur
le déclenchement du signal interactif.

2ème situation :

Information non valide 🡪 préparation non valide 🡪 augmentation du TR

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- Une information non valide fait appel à une faible probabilité d’apparition du mouvement préparé
durant la phase préparatoire.
- On a une préparation du mouvement en dérivation par rapport à la chaine de traitement.

Application : Déclenchement du signal de départ d’une course

V. L’approche énergétique du traitement de l’information


Facteurs physiologiques = facteurs énergétiques : Ils ont la particularité d’être maitrisable par le sujet
lui-même.

Exemples : La qualité du sommeil, l’âge…

1 ) Notion clefs

Selon MgGuiness & Pribram (1980), 3 mécanismes énergétiques régulent la performance.

- L’éveil

Cela correspond à l’état d’activation cortical. L’éveil est soutendu par l’adrénaline et la sérotonine.

- L’effort

C’est l’effort fourni pendant la tâche, soutendu par le système peptidergique.

- L’activation
o C’est le degré d’activité de l’organisme, soutendu par les systèmes dopaminergiques et
cholinergiques.
o Elle va du sommeil en passant par la veille puis la veille attentive pour aller jusqu’au stress.
o On a un continuum entre le sommeil et le stress.
o On évalue le degré d’activation de l’organisme à travers la Fc, le rythme respiratoire, la tension
musculaire, la conductance de la peau…
o Activation et performance (Yerkes & Dodson) (Oxendine)
o Processus de Priming

La notion d’activation et la notion de performation sont reliées par une courbe à optimum.

2) Le modèle cognitivo-énergétique (Sanders, 1983, 1990) complément au modèle de Sanders.

L’interaction entre les mécanismes énergétiques centraux et les stades de traitement sera abordée à
travers le modèle cognitivo-énergétique (système nerveux central) de Sanders.
L’intérêt de ce modèle est qu’il tente de mettre en relation une approche énergétiques et une
approche computationnelle du traitement de l’information.

Le modèle de Sanders est organisé en 3 niveaux :

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D’habitude c’est en colonne.
🡺 Perception
🡺 possibilité d'augmenter ou de diminuer les ressources énergétiques alouée à une tâche (éveil, effort,
activation
Eveil = module, améliorer, dégrader le versant perceptif → améliore l'extraction des caractéristiques du signal
Activation = ajuste les ressources énergétiques dans la phase ajustement moteur → ajustement moteur →
détermine la performance
Effort = coordonne l'éveil et l'effort

🡺 régule le tout = régule les niveaux d'activation des ressources d'éveils, d'effort, d'activation

Le 3e niveau est lié au stress. L’éveil est lié l’évaluation qui régule notre effort.

Le parkinson touche le cerveau : Les systèmes énergétiques.

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Quatre catégories de facteurs jouant sur les mécanismes énergétiques :
- Facteurs liés aux conditions environnementales
☞ Exemples : hypothermie, hyperbarrie, hypoxie

- Facteurs liés à l'état du sujet


☞ Exemples : privation de sommeil, pathologies neurologiques (dépression, maladie de Parkinson, âge...)
Niveau d’éveil et d’activation va changer avec l’âge.

- Les drogues psychotropes


☞ Exemples : caféine, nicotine, toutes les substances dopantes.

- Facteurs liés à la tâche


☞ Exemples : temps passé sur la tâche, pression temporelle, enjeux...

Le cas de la dépression : effet sur le TR

Application au sport :
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Etat d’activation importante. Mettre dans la discussion le niveau d’éveil et d’activation.

Le stress dans le modèle cognitivo-énergétique, Sanders (1983, 1990)


– Relation étroite entre Étapes de traitement de l'information et Mécanismes énergétiques
– L’athlète doit avoir un certain contrôle sur ces mécanismes
– Éviter les effets pervers de tels mécanismes ex : stress d'une compétition
– Effet au niveau de la perception (évaluation)

La relation avec le stress


En psychologie : « le stress comme un déséquilibre des mécanismes de base (activation et éveil) ne pouvant
pas être compensé par l'effort » Sanders, 1983
Il y a quelque chose qui se passe mal et on n’arrive pas à améliorer sa performance. Le stress est un Etat.

4 CAUSES DU STRESS

1) Déficit en éveil qui ne peut pas être compensé par l'effort. Eveil
trop fort., trop long.

2) Déficit en activation qui ne peut pas être compensé par l'effort


Niveau d’activation trop faible.

3) Surstimulation du mécanisme de l'éveil qui ne peut pas être enrayé par l'effort ⬄ Burn out

4) Sur-stimulation du mécanisme de l'activation qui ne peut pas être enrayé par l'effort
Activation trop importante. (tic ou toc). La chorée de Untington. L e contraire du parkinson.

Application au sport :
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Le stress effet néfaste. Le manque de sommeil aide grandement à la réduction du stress.

TD Processus Cognitifs

90 questions au QCM

Les processus cognitifs sont tous les processus mentaux qui nous permettent de traiter l’info.

Le traitement de l’info passe par diff stades qui font tous appel à diff processus cognitifs.

La chronométrie mentale : identifie les étapes de l’info 🡪 arrive à mesurer le TR, en faisant varier les
conditions de l’expérience pour aug ou dim le TR.

Tout ce qui se déroule pendant le TR correspond à du traitement de l’info.

Les novices prélèvent trop d’infos car ils n’ont pas l’expertise pour prendre les infos pertinentes et enlever les
infos non pertinentes 🡪 Inverse des experts qui sont plus performants et ont un traitement beaucoup plus
rapide.

TR relié à l’intensité du signal 🡪 Quand l’intensité est faible, on mettra plus de temps à répondre au stimulus
contrairement à une intensité forte.

La qualité est l’aspect pur du signal s’il est dégradé ou pas : c’est le côté pur du stimulus (ex : dans une voiture
si on ne capte pas bien une radio). L’intensité est le niveau sonore…(ex : le volume de la radio).

🡺 Ne pas les confondre !

La cognition est tout ce qui englobe les processus cognitifs/mentaux qui traitent l’info.

La conduction de l’influx nerveux remonte plus lentement/difficilement chez les personnes âgées.

Les nb d’effecteurs sont les segments qui effectuent un geste.

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