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Principe et fonctionnement des machines asynchrones

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Machines asynchrones

Qingsong Wang, PhD, Professeur


Spécialiste en machines électriques
Département de génie électrique
[email protected]
Principe de fonctionnement

Machine à induction monophasée


Principe de fonctionnement

𝐵 = 𝜇𝐻
MMF= 𝑁𝐼
𝜇 = 𝜇! 𝜇"
𝑁𝐼
𝐻=
𝐿

𝜇 Perméabilité
𝜇! Perméabilité relative
𝜇" Perméabilité à l'air
𝐼 Courant
𝑁 Nombre de tours de bobine
Aimant permanent Électro-aimant
𝐿 Longueur de la boucle de flux
Principe de fonctionnement
1 1
12 2 12 2

MMF5,6,7,8
11 3 11 3

10 4 10 4
MMF9,10,11,12

𝑀𝑀𝐹 MMF1,2,3,4 5
9 5 9
𝑀𝑀𝐹

8 6 8 6
7 7
Principe de fonctionnement

𝑖# = 𝐼$ sin 𝜔𝑡
𝑖% = 𝐼$ sin 𝜔𝑡 − 120°
𝑖' = 𝐼$ sin 𝜔𝑡 − 240°

Quand 𝜔𝑡 = 0
Stator
𝑖# = 0
3
𝑖% = − 𝐼$ Rotor
2 ( (
𝑀𝑀𝐹% = 𝐼 N 𝑀𝑀𝐹' = 𝐼 N
3 ) $ ) $
𝑖' = 𝐼$
2
(
𝑀𝑀𝐹 = ) 𝐼$ N
Principe de fonctionnement

𝑖# = 𝐼$ sin 𝜔𝑡
𝑖% = 𝐼$ sin 𝜔𝑡 − 120°
𝑖' = 𝐼$ sin 𝜔𝑡 − 240°

Quand 𝜔𝑡 = 120°
Stator
( (
3 𝑀𝑀𝐹 = ) 𝐼$ N 𝑀𝑀𝐹' = 𝐼 N
𝑖# = 𝐼$ ) $
2
𝑖% = 0 Rotor

3
𝑖' = − 𝐼$
2 𝑀𝑀𝐹# =
(
𝐼 N
) $
Principe de fonctionnement

𝑖# = 𝐼$ sin 𝜔𝑡
𝑖% = 𝐼$ sin 𝜔𝑡 − 120°
𝑖' = 𝐼$ sin 𝜔𝑡 − 240°

Quand 𝜔𝑡 = 240°
Stator
( (
3 𝑀𝑀𝐹% = ) $
𝐼 N 𝑀𝑀𝐹 = 𝐼 N
𝑖# = − 𝐼$ ) $
2
3 Rotor
𝑖% = 𝐼$
2 𝑀𝑀𝐹# =
(
𝐼 N
𝑖' = 0 ) $
Principe de fonctionnement

N
𝐹
𝑟
𝑣

𝐹
S

𝐸 = 𝐵𝑙𝑣 𝐹 = 𝐵𝐼𝑙
𝑇 = 2𝐹𝑟
Principe de fonctionnement

Couronne en cuivre

Le rotor à cage d'écureuil Barres conductrices


Rotor

Bobinage du rotor

Stator
Le rotor bobiné (à bagues) Bagues collectrices
Principe de fonctionnement

Trois étapes pour le fonctionnement du moteur à induction:

1. L'application d'une source triphasée au bobinage triphasé du stator crée


un champ magnétique tournant.

2. Le champ magnétique tournant induit une tension et un courant dans les


conducteurs du rotor.

3. L'interaction du courant induit au rotor et du champ tournant provoque


une force qui entraîne le rotor dans le même sens que le champ.
Structure
Le stator:
Le stator a la forme d'un cylindre vide. Il est fait d'un empilage de tôles d'acier avec des
encoches tout autour. Dans les encoches, sont placés à 120° l'un par rapport à l'autre, les
enroulements d'un bobinage triphasé. Ces enroulements peuvent être reliés en étoile ou en
triangle.

Carter de la machine

Noyau de stator

Boîte à bornes

Bobinages
Ailettes de refroidissement

Le stator est utilisé pour créer un champ magnétique tournant.


Structure
Tôle en acier laminé

Pièce solide de métal Feuilles de métal

Grands courants Courants de Foucault réduits


de Foucault plus efficaces
Structure
Le rotor:
Le rotor est constitué d'une pile de tôles formant un cylindre plein. Ces tôles comportent à
leur périphérie extérieure, des encoches destinées à recevoir les conducteurs. Le rotor est
séparé du stator par un entrefer aussi mince que les tolérances mécaniques de fabrication le
permettent.
Couronne en cuivre
Bobinage du rotor

Barres conductrices Bagues collectrices

Le rotor à cage d'écureuil Le rotor bobiné (à bagues)


Structure
Le rotor à cage d'écureuil: les encoches comportent des
barres de cuivre ou en aluminium réunies entre elles de
part et d'autre du rotor par des anneaux. Dans le cas des
moteurs de faible et même de moyenne puissance, les
cages sont en aluminium coulé sous pression, permettant
d'obtenir en une seule opération, les barres, les anneaux de
chaque extrémité et parfois même les ailettes servant à la
Le rotor à cage d'écureuil ventilation.
Le rotor bobiné (à bagues): l'enroulement triphasé relié en
étoile ou en triangle est connecté à trois bagues qui le
rendent accessible de l'extérieur par l'intermédiaire de
balais et permettent, soit d'insérer des résistances dans le
circuit du rotor lors du démarrage et dans certains cas
spéciaux de fonctionnement, soit de le court-circuiter
comme c'est le cas en marche normale.
Le rotor bobiné (à bagues)
Structure
Principe de fonctionnement

https://www.youtube.com/watch?v=MkLrG3O5JWg
Paires de pôles

L'illustration à droite nous montre clairement


que malgré la présence de 3 bobines, seulement
1 pôle Nord et 1 pôle Sud existent. Quand une
bobine est + au maxi, les 2 autres sont
alimentées par un – d'amplitude intermédiaire

2 pôles (1 paires de pôles)

6 bobines, la même phase tous les bobines


opposées à 180°, 4 dents sur le rotor 2 Nord + 2
Sud = 4 pôles magnétiques (2 paires de pôles).

4 pôles (2 paires de pôles)


Paires de pôles

9 bobines, la même phase tous les 120°, 6


dents sur le rotor 3 Nord + 3 Sud = 6 pôles
magnétiques (3 paires de pôles)

6 pôles (3 paires de pôles)

12 bobines, la même phase tous les 90°, 8


dents sur le rotor 4 Nord + 4 Sud = 8 pôles
magnétiques (4 paires de pôles).

8 pôles (4 paires de pôles)


La vitesse synchrone
La vitesse constante à laquelle le flux tourne dans un moteur asynchrone s'appelle la
vitesse synchrone. Cette vitesse est directement proportionnelle à la fréquence de la
source triphasée qui alimente le moteur et est inversement proportionnelle au nombre de
pôles. Notons qu'il y a autant de paires de pôles que d'enroulements par phase. La vitesse
synchrone en tours par seconde d'un moteur à deux pôles est égale à la fréquence de
l'alimentation en cycles par secondes; celle d'un moteur à quatre pôles est égale à la
moitié de la fréquence d'alimentation; celle d'un moteur à six pôles au tiers de la
fréquence et ainsi de suite.
La vitesse synchrone peut donc se définir par la relation suivante :
60𝑓* 120𝑓*
𝑛* = =
𝑝⁄2 𝑝

ns: la vitesse synchrone en tours par minute
fs: la fréquence en hertz du stator
p: le nombre de pôles
Glissement

Le rotor du moteur à induction tourne à une vitesse inférieure à la vitesse synchrone!!!

Si le rotor devait accélérer jusqu'à atteindre la vitesse synchrone, la vitesse relative entre le
champ tournant et les conducteurs serait nulle et aucune tension ne serait induite au rotor.
Dans ces conditions, il n'y aurait ni courant dans les conducteurs du rotor, ni couple.
Puisqu'il faut toujours un couple pour entraîner le rotor même sans charge reliée à l'arbre; le
rotor ne peut pas tourner à la vitesse synchrone et doit atteindre l'équilibre à une vitesse
inférieure à la vitesse synchrone.

La différence entre la vitesse synchrone ns du moteur à induction et la vitesse actuelle nr du


rotor s'appelle le glissement. Le rapport entre le glissement et la vitesse synchrone est
symbolisé par la lettre s.
𝑛* − 𝑛! 𝑛* − 𝑛!
𝑠= ou 𝑠% = ×100
𝑛! 𝑛!
Glissement
𝑛% − 𝑛𝑟
𝑔= → 𝑛𝑟 = (1 − 𝑔)𝑛%
𝑛! , 𝑓! 𝑛%
Avant le démarrage: 𝑛! = 0, 𝑔 = 1
𝑛" , 𝑓" Quand 𝑛! = 𝑛* : 𝑔 = 0
Donc:
0≤𝑔<1

En générale: 𝑔 = 0.01~0.06

Le rotor voit un champ statorique


tournant à la fréquence de glissement:

𝑓& = 𝑔 𝑓%
Modèle de la machine asynchrone

Avec
𝑣* : Tension par phase statorique;
Phase statorique: 𝑅* : Résistance d’une phase statorique;
𝑖* : Courant de phase statorique;
𝜑* : Flux totalisé par phase statorique.

En écriture complexe, on aura:

Avec
𝑣! : Tension par phase rotorique;
Phase rotorique: 𝑅! : Résistance d’une phase rotorique;
𝑖! : Courant de phase rotorique;
𝜑! : Flux totalisé par phase rotorique.

En écriture complexe, on aura:


Modèle de la machine asynchrone
Equation des flux
Avec:
Stator: Ls: Inductance cyclique propre statorique
M: Inductance mutuelle cyclique stator-rotor

Avec:
Rotor: Lr: Inductance cyclique propre rotorique
M: Inductance mutuelle cyclique stator-rotor

Equation en tensions
Phase statorique:

Phase rotorique:

Soit en divisant par 𝑔, on aura:


Schéma équivalent

Modèle à inductances couplées

Modèle à inductances de fuites partielles

Où: désigne l’inductance cyclique de fuites statoriques


est l’inductance cyclique de fuites rotoriques
Schéma équivalent
Réécrivons les relations de flux statoriques et rotoriques. On a au stator:

: Courant rotorique ramen. au stator


: Rapport de transformation dans le sens stator rotor

Au rotor, on aura:

Soit

est le Coefficient de dispersion de Blondel


On désigne par l’inductance de fuites totalisée au rotor; on peut écrire
finalement:
Schéma équivalent

Reprenons les équations des tensions statoriques et rotoriques.

On a au stator:

Au rotor:

Multiplions les deux côtés de l’équation par , on obtient:


Schéma équivalent
Dans ce schéma:
: Courant rotorique ramené au stator.

: Inductance de fuites totalisées au rotor.

: Résistance rotorique raménée au stator. Modèle à Fuites totalisées au rotor


ramené au stator

Afin de tenir compte des pertes fer, une


résistance 𝑅+ est ajoutée en parallèle avec
l’inductance 𝐿* , ce qui donne en définitif le
schéma de la figure à doite.
Modèle à fuites totalisées au rotor ramené au
stator avec prise en compte des pertes fer
Circuit équivalent
Rs jXs jXr

Is I0 Ir
Circuit équivalent Vs
Rc jXm 𝑅!
par phase:
𝑠

Is Rs jXs 𝑅! jXr
I0
#" !#" $(&'!)#" Ir
=
! ! jXm
Vs Rc 𝑅! 1 − 𝑠 ⁄𝑠

=𝑅! + (./*)
*
𝑅!
Circuit équivalent Pertes Joule du rotor
Is Rs jXs 𝑅! jXr Flux de fuite
du rotor
Pertes Joule I0
du stator Ir
Flux de fuite Rc jXm 𝑅! 1 − 𝑠 ⁄𝑠
Vs
du stator

Perte de fer Puissance électromagnétique


du stator
Inductance magnétisante
Puissance d'entrefer
(Puissance transmise au rotor)
Pel Pmech
Pertes Joule Perte de fer Pertes Joule Perte de frottement
du stator du stator du rotor
Puissance, couple et rendement
Puissance électrique: 𝑃12 = 3𝑉* 𝐼* 𝑐𝑜𝑠𝜑 = 3𝑉3 𝐼3 𝑐𝑜𝑠𝜑
Facteur de puissance: 𝑐𝑜𝑠𝜑
Pertes Joule du stator: 𝑃4* = 3𝐼*)𝑅*
Pertes Joule du rotor: 𝑃4! = 3𝐼!)𝑅! Perte de fer du stator
Puissance d'entrefer: 𝑃56 = 𝑃12 − 𝑃4* − 𝑃7* = 3𝐼!)𝑅! O𝑠 = 𝑃4! ⁄𝑠
𝑃4! 𝑃4!
Puissance électromagnétique: 𝑃1$ = 𝑃56 − 𝑃4! = − 𝑃4! = 1 − 𝑠 = 1 − 𝑠 𝑃56
𝑠 𝑠
Puissance mécanique: 𝑃$189 = 𝑃1$ − 𝑃7
𝑃$189 Perte de frottement
Rendement: 𝜂 =
𝑃12
𝑃1$ 𝑃$189
Couple électromagnétique: 𝑇1$ = Couple mécanique: 𝑇$189 =
𝜔 𝜔
2𝜋𝑛! 𝜋
Vitesse angulaire du rotor: 𝜔 = = 1 − 𝑠 𝑛*
60 30
Exemple

Un moteur à induction triphasé a les caractéristiques suivantes:

• tension de ligne: VL= 400 V, courant de ligne: IL=60 A, connexion en étoile


• résistance du stator: Rs= 0.2 Ω, pertes Joule du rotor: Pjr = 700 W
• perte de fer du stator: Pfs=1800 W, perte de frottement: Pf = 600 W
• 4 poles, 50Hz, facteur de puissance: 0.85

Calculer:
1) La puissance électrique, la puissance d'entrefer, la puissance électromagnétique et la
puissance mécanique.
2) Le rendement, le glissement et la vitesse du rotor.
3) Le couple électromagnétique et le couple mécanique.
Solution
Puissance d'entrefer Puissance électromagnétique
(Puissance transmise au rotor)
Pel Pmech
Pertes Joule Perte de fer Pertes Joule Perte de frottement
du stator du stator du rotor
1). Le puissance électrique: 𝑃12 = 3𝑉3 𝐼3 𝑐𝑜𝑠𝜑 = 3×400×60×0.85 = 35332.8 𝑊

Connexion en étoile: 𝐼* = 𝐼3 = 60 𝐴
Le perte Joule du stator: 𝑃4* = 3𝐼*)𝑅* = 3×60)×0.2 = 2160 𝑊

Le puissance d'entrefer: 𝑃56 = 𝑃12 − 𝑃4* − 𝑃7* = 35332.8 − 2160 − 1800 = 31372.8 𝑊
Le puissance électromagnétique: 𝑃1$ = 𝑃56 − 𝑃4! = 31372.8 − 700 = 30672.8 𝑊
Le puissance mécanique: 𝑃$189 = 𝑃1$ − 𝑃7 = 30672.8 − 600 = 30072.8 𝑊
Solution
𝑃$189 30072.8
2). Le rendement: 𝜂 = = = 0.851
𝑃12 35332.8

Le glissement: 𝑃56 = 𝑃4! ⁄𝑠 𝑠 = 𝑃4! ⁄𝑃56 = 700⁄31372.8 = 0.022

60𝑓* 120𝑓* 120×50


La vitesse synchrone: 𝑛* = = = = 1500 𝑟𝑝𝑚

𝑝 2 𝑝 4
La vitesse du rotor: 𝑛! = 1 − 𝑠 𝑛* = 1 − 0.022 ×1500 = 1467 𝑟𝑝𝑚
2𝜋𝑛! 2×3.14×1467
3). La vitesse angulaire du rotor: 𝜔 = = = 153.55 𝑟𝑎𝑑/𝑠
60 60
𝑃1$ 30672.8
Le couple électromagnétique: 𝑇1$ = = = 199.8 𝑁𝑚
𝜔 153.55
𝑃$189 30072.8
Le couple mécanique: 𝑇$189 = = = 195.9 𝑁𝑚
𝜔 153.55
Merci!

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