Guide du Maïs Ensilage
Guide du Maïs Ensilage
LE MAÏS ENSILAGE
par
D. BLOC
Chef du Service Production, (Association Générale des Producteurs de Maïs)
et
C. mesnil
Ingénieur lait, (Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor)
SOMMAIRE
Introduction (1)
Liste
Ta b l e
I n dex
Glossaire
Fig. 2. – Besoins moyens en degrés-jours (sommes de températures au seuil 6°C) nécessaires pour atteindre la floraison ou
différents niveaux de teneurs en matière sèche
II. FORMATION DE LA MATIÈRE SÈCHE sance après la fin de la période de latence. En années à
11. — A la floraison femelle (sortie des soies de l’épi), dates de floraison normales et en bonnes conditions de
partir de la quantité de matière sèche contenus dans les culture, l’accumulation de la matière sèche est le fait de la
tiges et les feuilles n’augmente pratiquement plus. Seuls photosynthèse par les feuilles ; elle peut être de l’ordre de
les grains vont accumuler des réserves, les tiges et les 2,5 à 3 t/ha au cours du mois de septembre pour des
feuilles n’étant plus que des organes de fabrication et de hybrides précoces. Cette migration se poursuit jusqu’au
transmission des sucres solubles. stade 35 % de teneur en matière sèche dans la plante
12. — Les augmentations de rendement en plante entière entière. Au-delà, le rendement des plantes évolue peu
sont dues à celles des grains, les seuls organes en crois- (fig. 4).
500
Grammes de matière sèche par plante
400
P.E.
Premier grain bien formé
(60 % de M.S.)
Ta b l e R
F S
100
0
Index 17 20 23 26 29 2 5 8 11 14 17 20 23 26 29 1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 3 6 9 12 15
JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE
Fig. 3. – Formation de la matière sèche dans les différents organes de la plante d’après les documents de l’AGPM
P.E. : plante entière - F. : feuille - S : spathes - T : tige - G : grain - R : rafle
Glossaire
Rendements (TMS /ha) plante entière maximal peut donc être obtenu à des
niveaux de maturité plus faibles qu’à 35 % de teneur en
15 PLANTE ENTIÈRE
matière sèche : cas de floraisons tardives, d’années froi-
des, de parcelles touchées par la sécheresse.
13. — L’évolution de la teneur en matière sèche de la plante
10 ÉPIS COMPLETS entière résulte d’une part de la proportion respective de
grains et d’appareil végétatif et d’autre part de l’évolution
de la dessiccation de chacun des constituants.
En conditions normales de végétation, on considère qu’il faut
20 à 25 °C (base 6) pour gagner un point de teneur en matière
TIGE + FEUILLES
sèche entre 23 et 33 % de teneur en matière sèche dans la
plante entière et 16 à 18 °C suffisent au-delà de 33 %. En
1
Évolution de
la plante moyenne la teneur en matière sèche s’accroit donc de 1 point
tous les 2-3 jours au mois de septembre mais seulement de 1
Teneur en MS (%) 16 25 30 35 point tous les 4 à 6 jours en octobre (fig. 5). Ce nombre de
Rapport Épi / Plante entière 10 50 60 65 jours peut être encore plus important dans les zones limites
Rapport Grain / Plante entière 5 30 40 45 de la culture ou lorsque l’arrière-saison est froide.
Fig. 4. – Evolution du rendement et de la composition En situation de déficit hydrique prononcé, au-delà de 25 % de
du maïs plante entière
teneur en matière sèche dans la plante entière, chaque point
En cas de déficit hydrique, d’années froides et tardives, de teneur en matière sèche supplémentaire correspond à un
cette activité est fortement diminuée et la croissance des cumul de température de 16 à 18 °C soit environ 2 points
grains s’effectue pour l’essentiel à partir de la matière tous les 3 jours à la fin du mois d’août voire même plus d’un
sèche stockée dans les tiges et les feuilles (transferts qui point par jour en conditions extrêmes. Cette accélération de
peuvent atteindre 1 t/ha). Selon l’année climatique, les la dessiccation est due à un dessèchement anticipé de l’appa-
régions et les conditions de culture, le rendement en reil végétatif (fig. 6).
Fig. 5. – Disponibilités en degrés-jours et nombre de jours nécessaires pour gagner 1 point de teneur en matière sèche
entre le 20 août et le 20 octobre (teneur en matière sèche dans la plante entière entre 25 et 35 %)
PATEUX
STADE LAITEUX LAITEUX PATEUX PATEUX DUR VITREUX
ASPECT Laiteux 1/2 pâteux 2/3 pâteux 1/4 vitreux 1/2 vitreux
DU GRAIN 1/2 laiteux 1/3 laiteux 1/2 pâteux
(couronne 1/4 laiteux
centrale)
vitreux
pâteux
laiteux
% MS Inférieur 28 30 32 Supérieur
PLANTE à à à à à
ENTIÈRE 28 32 32 35 28
Fig. 7. – Relation entre l’état de remplissage du grain et la teneur en matière sèche plante entière
en bonnes conditions de culture
Index
Quantités ingérées Digestibilité Conditions de
(kg MS/V/jour) de la MO végétation :
(%) 1 : normales
18 16,5 ? 2 : très bonnes
15,5 77 3 : mauvaises
2
16 15,5
14 13
Glossaire 11,5 14,5 ?
12 10,5
1
10 71
8 3
6
4
Temps
2 ensilage MS plante entière
Floraison 25 35
0
20 25 30 35 40 % MS
Fig. 9. – Évolution de la digestibilité de la matière organique
Fig. 8. – Variation des quantités de maïs ingérées par la vache de la plante de maïs en fonction du stade de maturité et des
laitière en fonction du taux de matière sèche : plus de niveau conditions de végétation (Struik et al.)
d’ingestion est élevé, plus la production de lait permise par
l’énergie de la ration est importante (d’après Institut de l’Elevage)
Fig. 10. – La valeur énergétique du maïs ensilage est liée aux conditions de végétation (d’après INRA 88)
pas sans contraintes techniques (dessèchement préma- dégrade rapidement l’insecticide. En cas d’insuffisance, il
turé du sol par le couvert végétal, difficultés d’implanta- conviendra de changer de famille chimique : lindane
tions du maïs, attaques parasitaires). Pour l’instant, elles quand le parasitisme est représenté par les seuls taupins,
ne peuvent être préconisées que dans des situations très organophosphorés systémiques contre les attaques
particulières. d’oscinies ou de géomyza.
31. — Une grande évolution dans la désinfection des
B. Désinfection du sol sols, en culture du maïs, est l’arrivée d’un produit utilisa-
28. — Il est indispensable de protéger la plante des atta- ble en traitement de semences (Imidaclopride).
ques de ravageurs de sol (taupins, vers blancs, mouche Cet insecticide issu d’une famille chimique nouvelle (les
des semis) ou des insectes présents sur la partie aérienne nitroguanidines) est très efficace, aussi bien sur les ravageurs
au stade jeune (oscinies, géomyza). Les attaques sont de sol (taupins) que vis-à-vis des insectes aériens qui atta-
d’autant plus redoutables que les conditions climatiques quent la jeune plante (oscinies, géomyza, cicadelles, puce-
froides du printemps ralentissent la croissance de la rons).
jeune plante.
Malheureusement, le coût encore trop élevé du traitement
29. — L’utilisation de Lindane à raison de 1 350 g de gêne le développement de cette technique. Elle ne peut,
matière active par hectare permet une lutte efficace con- pour l’instant, être préconisée que dans des cas bien parti-
tre les taupins. Le lindane doit être épandu et incorporé culiers : attaques systématiques de pucerons ou de cicadel-
environ 8 à 10 jours avant le semis de façon à éviter les les nécessitant une intervention tous les ans, en plus du
phytotoxicités éventuelles. traitement de sol.
Liste
30. — Les produits utilisés en localisation dans la ligne de
semis sous forme de microgranulés permettent en géné- C. Fumure
ral de protéger la plante, non seulement contre ces rava-
geurs, mais également contre ceux qui sont présents sur
les parties aériennes (oscinies, géomyza). Les insecticides 1. Prélèvement d’éléments fertilisants
Ta b l e
à base de carbamates sont plus systémiques que ceux à 32. — La figure 11 indique les prélèvements et exporta-
base d’organophosphorés. On doit cependant tenir tions pour une production de 21 tonnes de matière sèche
compte de la perte d’efficacité des carbamates observée à l’hectare relevés dans un essai. Ces exigences sont natu-
depuis quelques années dans certaines zones du fait rellement proportionnelles au rendement. La lecture du
Index d’emplois répétitifs sur la même parcelle. Elles sont dues tableau indique que l’on doit particulièrement veiller à la
à une adaptation de la flore microbienne du sol qui fourniture en azote et en potasse.
Fig. 11. – Prélèvements et importations effectifs pour une production de 115 q/ha de grain à 15 % d’humidité (21,5 t MS/ha)
(1983 - Résultats INRA - Station d’Agronomie de Bordeaux)
Fig. 12. – Quantités moyennes d’azote libérées par le sol en Bretagne (FS)
( Résultats AGPM - Chambre d’agriculture)
Liste
— L’azote utile (X) apporté par les engrais minéraux ou Le coefficient d’utilisation de l’azote ammoniacal du lisier est
organiques est ajusté par rapport aux chiffres précé- le même que celui des engrais azotés. Le raisonnement de la
dents. On doit toutefois tenir compte de son coefficient dose peut donc se faire à partir de la teneur en azote ammo-
d’utilisation (c). niacal du lisier. Par contre, pour le fumier, ce coefficient est
toujours très inférieur. Il est alors préférable de se référer aux Ta b l e
Pour les engrais minéraux, les essais réalisés par l’AGPM indi- normes publiées dans la brochure « Engrais de ferme » (ITCF,
quent que ce coefficient est égal à 0,6 pour un apport réalisé ITEB, ITP) en prenant l’effet direct du fumier.
au stade 6-8 feuilles du maïs. Il traduit le fait que l’azote
apporté n’est jamais utilisé à 100 % l’année même et que cette 35. — Le bilan simplifié se résume donc par la formule
utilisation est accrue lorsque l’apport est retardé. suivante Y.b = FS + c.X. I n dex
— Pour les engrais organiques, l’objectif de l’éleveur est
La prise en compte de ces différents éléments aboutit pour
d’obtenir un rendement en matière sèche qui lui per-
une région donnée à définir par type de situation une dose
mette d’assurer de façon régulière l’alimentation de d’azote à ne pas dépasser (fig. 13)
son troupeau. Un de ses problèmes réside dans l’élimi-
nation des sous-produits de son élevage, tels que Cette dose permet en limitant le risque de perte de rendement Glossaire
fumiers et lisiers, longtemps considérés comme des de garantir le revenu de l’agriculteur et d’assurer une utilisa-
déchets. La culture du maïs se prête bien à l’épandage tion optimale de l’azote libéré gratuitement par le sol. Elle
des déjections animales et les parcelles de maïs ont trop évite aussi l’accumulation de nitrates dans les sols à la récolte
et leur descente en profondeur avec les pluies de l’automne et
souvent été considérées comme des parcelles-poubel-
de l’hiver.
les. En fait, les apports doivent être raisonnés comme
ceux d’une fumure minérale. .
Limons sur schistes du Massif Armoricain Sol sain, irrigué sans apport organique 21 250 120 160
(système à dominante élevage)
Culture sèche meilleures situations 16 210 160 80
apports organiques
Culture sèche réserve utile inf. à 120 mm mais 13 170 150 30
apport organiques réguliers
Culture sèche potentiel limité et apports 11 145 100 80
organiques
Fig. 13. – Doses d’azotes par type de situation - Exemple en Pays de Loire
36. — La technique d’apport doit prendre en compte la assez facile de compter le nombre de tonnes épandues.
répartition des besoins du maïs dans le temps, des sols, Pour le fumier, les variations de quantités sont plus
de l’exploitation et du matériel disponible. fortes et quelques pesées d’épandeur peuvent s’impo-
— Pour les engrais organiques, il faut être capable de ser pour se donner quelques repères.
mesurer les quantités apportées. Avec le lisier, il est
10
Le mode et la date d’apport ne se raisonnent pas aussi doses à apporter peuvent être définies à partir des ana-
librement que pour des engrais de synthèse. L’enfouisse- lyses de sol tout en sachant que les réserves mesurées
ment du fumier implique des apports avant le semis, si ne correspondent pas forcément à la capacité qu’ont les
possible plusieurs semaines avant pour éviter les problè- racines à extraire les éléments.
mes de levée du maïs. Pour le lisier, la valorisation opti-
male en tant qu’engrais azoté consiste à l’apporter après Au vu des résultats d’essais de longue durée, on peut dire
le stade 6 à 8 feuilles du maïs. La solution la plus élégante que, s’il n’y a pas d’apport annuel de fumier ou de lisier,
à tout point de vue (odeur, perte d’ammoniac par volati- une fertilisation apportant environ 100 unités de P205 et
lisation, risque de ruissellement) consiste alors à l’enfouir 200 de K2Ochaque année permet d’obtenir des rende-
dans l’interrang. ments régulièrement élevés, s’il n’y a pas d’autres facteurs
— Les engrais minéraux doivent être considérés comme limitants.
un complément à la fumure organique. Dans certains
cas, la fumure minérale peut être totalement suppri- D. Semis
mée (fig. 14). Lorsqu’elle reste nécessaire, la dose totale
est en général apportée avant le semis. Toutefois la 1. Date de semis
méthode la plus efficace consiste à fractionner les 38. — Le choix de la date de semis est lié à l’état du sol.
apports : 30 à 50 unités avant ou juste après le semis, le Pour une levée rapide, le maïs demande une terre res-
reste au stade 8-10 feuilles localisé et enfoui dans suyée et suffisamment réchauffée (températures au
l’interligne. moins égales à 10 °C). Au nord de la Loire, ces conditions
Liste sont atteintes entre le 15 et le 25 avril selon les conditions
de sol. Dans ces régions où la précocité est l’un des fac-
Dose d’azote Forme N Rendements tMS/ha
teurs limitants de la culture, il faudra se tenir prêt à
0 – 12,9 semer à partir du 15 avril. On ne pourra cependant
50 lisier 15,0 semer que lorsque les conditions de travail se révèlent
Ta b l e favorables donc, pas avant que le sol ne soit bien ressuyé
100 ammonitrate 14,9
surtout en terre lourde ou battante.
100 lisier 15,2
150 lisier 16,0
2. Choix et traitement des semences
200 lisier 16,2
Index 39. — Toutes les semences commercialisées sont certi-
Fig. 14. – Remplacement de la fumure minérale par du lisier fiées par le service officiel de contrôle du GNIS avec une
de porc (Pacé, 35 - année 1983) - AGPM garantie de faculté germinative (supérieure à 90 %) dans
des conditions précises de laboratoire.
Cette technique permet de limiter les risques de lessivage Elles sont traitées contre les maladies de fonte des semis
Glossaire et également de réduire les risques d’intoxication ammo- soit avec du captane, soit avec du thirame ou du méta-
niacale observée en sols limoneux ou acides. Par contre, laxyl (Apron) associés le plus souvent avec un produit
elle suppose un matériel spécifique et une organisation répulsif contre les oiseaux
qui permette d’avoir terminé le second apport avant le
En cas de semences contaminées par le charbon des inflo-
stade 10 feuilles. En l’absence de matériel et si la pluvio-
rescences, un traitement complémentaire est réalisé : car-
sité est suffisamment abondante en mai-juin, il est possi-
boxine déjà associée à l’anthraquinone, au captane ou au
ble d’apporter cet azote en plein au stade 8-10 feuilles,
thirame ; flutriafol (Stylor C).
soit sous forme d’ammonitrate en choisissant un
moment de la journée où les feuilles sont sèches, soit
sous forme de perlurée en prenant soin de biner aussitôt 3. Ecartement entre les rangs
afin d’éviter les risques de volatilisation. 40. — Il est compris entre 0,70 et 0,80 m. Pour des densi-
tés supérieures à 120 000 plantes par hectare et lorsque les
3. Fumure phosphatée et potassique conditions d’alimentation en eau ne sont pas limitantes, les
écartements réduits (0,40-0,50 m) permettent de gagner
37. — Il faut tenir compte des besoins de la plante en moyenne une demi-tonne de matière sèche à l’hectare
(fig. 11) et des caractéristiques du sol. mais avec des contraintes suivantes : des risques de verse
Les besoins en phosphore et en potassium sont directe- plus importants, et surtout la nécessité d’une adaptation
ment proportionnels à la quantité de matière sèche pro- de toute la chaîne de semis, de traitement ou de récolte.
duite. On peut retenir les exportations moyennes suivan-
tes par tonne de matière sèche produite : 4,5 kg par tonne 4. Densités de peuplement
de MS en P2O5 et 13 kg en K2O.
41. — Le progrès génétique, par l’amélioration de la
— pour le calcul de la fumure, il faut tenir compte : des tenue de tige, a permis d’augmenter les densités de cul-
réserves du sol, des exportations par la récolte, des ture au cours des dernières décennies.
apports par le lisier ou le fumier, des pertes par lessi- La densité de peuplement se choisit en fonction de la pré-
vage (très faible ou nulle pour le phosphore, elles sont cocité de la variété et des conditions de potentiel du
pour le potassium fonction de la teneur en argile du milieu (alimentation en eau). La rentabilité la plus élevée
sol), et de la fixation irréversible ou rétrogradation. Les est obtenue avec les peuplements qui procurent en année
11
12
mat bien particulières (chaleur, froid) peut provoquer des En bonnes conditions de végétation, ce compromis est
brûlures, des déformations ou des décolorations de feuilles. atteint au stade pâteux dur du grain soit entre 32 et 35 %
Il existe également des sensibilités variétales. Le choix du de teneur en matière sèche dans la plante entière (voir fig.
produit devra tenir compte de tous ces éléments (voir pla- 16 et fig. 4)
quette Protection du maïs AGPM-SPV).
48. — L’organisation du chantier doit être prévue suffi-
samment tôt de façon à récolter la plus grande partie des
H. Récolte parcelles à un stade optimum. La méthode des degrés-
47. — Le stade optimum de récolte est un arbitrage entre jours permet d’effectuer les premières prévisions des
rendement, qualité de conservation et valeur alimentaire. dates de récolte..
Rendement (t/h)
1
e
v ach 2
kg/
Liste ée
ingér 3
antité S)
Qu g de M
(g/k
idon
Am
Ta b l e
UFL - UFV/kg de MS
Conservation en %
2
Index
3
% Matière sèche plante entière
22 25 28 30 32 35 39
Glossaire
1 : Bonne conservation, bonne finesse de hachage et consommation par des animaux performants
2 : Bonne conservation de l'ensilage
3 : Conservation médiocre et/ou hachage trop grossier
Fig. 16. – Évolution de plusieurs critères qualitatifs et quantitatifs du maïs ensilage en fonction du stade ds plantes
Source AGPM d’après données AGPM et INRA
Ainsi, en connaissant la date de floraison moyenne d’une seulement de la vitesse de maturation du grain et de tiges
parcelle, les besoins en degrés-jours de la variété (fig. 2) et feuilles, mais également du rapport entre le poids de
et les sommes de degrés-jours enregistrées depuis la date grain et celui de la plante entière.
de floraison, il est possible d’estimer au cours du mois
Ce rapport est lui-même fortement déterminé par la
d’août les dates de récoltes probables pour différents scé-
matière sèche accumulée dans les tiges et feuilles avant la
narios de teneur en matière sèche.
floraison et le nombre de grains en croissance.
Une telle prévision nécessite cependant une notation
précise des dates de floraison, la connaissance des tempé- L’ajustement d’un premier calendrier de récolte peut
ratures susceptibles d’être observées dans les semaines à toutefois être réalisé à partir de ces méthodes (fig. 2 et 5).
venir (analyse des sommes de températures fréquentiel- Les observations au champ sur l’état de la culture, le
les sur 30 ans) et des relevés journaliers fiables des tem- degré de dessèchement de l’appareil végétatif et le stade
pératures. La prévision sera d’autant plus précise que les du grain (fig. 7) ou même des mesures de teneurs en
conditions de culture ont été satisfaisantes et que les tem- matière sèche permettent de conforter les premières esti-
pératures observées sont comparables aux hypothèses mations.
retenues. Tous les éléments de diagnostic qui tiennent compte des
Dans le cas de sécheresse, qui se traduit souvent par un conditions climatiques et des conditions de la culture
nombre de grains par m2 plus faible, les prévisions sont sont regroupés à titre d’exemple dans la figure 17. Ce
moins bonnes, même si l’effet du déficit hydrique peut schéma établi pour la zone ouest et Pays de Loire devra
être pris en compte (fig. 2). En effet, l’évolution de la être légèrement adapté en zone plus continentale où les
teneur en matière sèche de la plante entière résulte non températures chutent plus rapidement dès le 1er octobre
13
I n dex
Glossaire
14
Ta b l e
AU-DELA DU
DÉBUT OCTOBRE
15 OCTOBRE
15