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UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

TRAVAIL FINAL

PRÉSENTÉ À

ÉMILIE ALLARD

COMME EXIGENCE PARTIELLE

DU COURS

EXPÉRIENCES DE FIN DE VIE (SOI 3614)

PAR

Aurore ATTIOGBE-AMEGNINOU (20137948)

RÉFLEXION CRITIQUE SUR LE RÔLE INFIRMIER DANS L’APPROCHE PALLIATIVE

19 FÉVRIER 2021
L’approche palliative selon moi regroupe tous les gestes, les mots et les attitudes qui nous
permettent d’accompagner un client et sa famille durant une situation de santé à issue fatale.
C’est essentiellement soulager les symptômes inhérents à la maladie, afin de rendre confortable la
personne. Par cette approche, on permet donc au client d’aspirer à une meilleure qualité de vie et
ainsi de mourir dans une forme de sérénité. Elle permet aussi de faciliter la transition de la vie
vers la fin de la vie et du nouveau chapitre qui est la mort. Au prime abord, l’approche palliative
signifiait pour moi un synonyme de fin de vie, un signe annonciateur d’une mort prochaine. De
ce fait, il était uniquement proposé et adapté aux patients ayant un pronostic d’un maximum de
12 mois. Aussi, elle était associée principalement à certains diagnostics, comme celui d’un cancer
ou des troubles dégénératifs graves.

Les apprentissages effectués durant ce cours m’ont permis de mieux redéfinir cette
approche. Au début, ma définition se concentrait essentiellement sur l’approche auprès du patient
et n’incluait pas totalement la famille ni la période d’après deuil. Elle était aussi plus tournée vers
les soins de fin de vie. Ce cours m’aura appris qu’il s’agit d’une approche, qui est non seulement
centrée sur le confort du patient, mais aussi dans laquelle le patient est pris en compte dans sa
globalité. Il s’agit aussi de considérer les volets bio psycho-sociaux et spirituel de la personne au
travers des soins effectués. Elle nous permet de prendre en charge et de procurer tout ce qui peut
être source de confort pour elle, en passant aussi et surtout par l’accompagnement des proches
afin qu’ils soient eux aussi confortable avec le cheminement vers fin de vie. En quelques mots il
s’agit d’ajouter un peu de vie à chaque jour durant l’évolution de la maladie et aussi à la
trajectoire vers la fin de vie, en misant sur l’accompagnement, en démontrant sa disponibilité à la
personne et sa famille. De plus, cette approche peut être offerte en concomitance avec les
traitements curatifs dépendamment de la trajectoire de soins du patient, permettant ainsi au
personnel soignant d’augmenter sa qualité de vie tout au long de la maladie. Une référence en
particulier m’a permis de mieux comprendre cette approche. Selon l’Association canadienne de
soins palliatifs (2015), cette approche tient tout son sens lorsqu’elle est intégrée le plus tôt
possible dans la trajectoire de soins. Suite à de bonnes informations sur la maladie et le pronostic
associé, elle permet aux patients de pouvoir décider de leur propre objectif de soins, en fonction
de leurs croyance, désirs et leur préférence. Cette démarche leur permet de permet aux patients de
retrouver un sentiment de contrôle sur la situation de santé et donc de favoriser leur autonomie et
leur pouvoir d’agir (Association canadienne de soins palliatifs, 2015).
Les soins palliatifs étant de aussi de nature holistique, le rôle infirmier en soins palliatifs
pour moi se décrit beaucoup par l’accompagnement. C’est pour moi une des composantes clés de
notre rôle dans cette approche. Devant la perspective de la mort ou de fin de vie, qu’elle soit
proche ou pas, toute personne réagit de manière différente selon son expérience de vie, ses
croyances et ses valeurs. De ce fait le rôle de l’infirmière est de démontrer une compréhension
face à ce que peut vivre cette personne, formuler sa disponibilité, faire preuve d’empathie, de
compassion et de non-jugement. Ceci en prenant en compte les valeurs et les croyances
inhérentes au patient et toujours dans la globalité de la personne. Il s’agit aussi d’établir une
relation avec le client et sa famille, afin de défendre leur volonté et leur droit auprès de l’équipe
interdisciplinaire. Ceci ramène au principe d’advocacy, un concept important pour les soins
palliatifs dans la gestion des conflits. Selon Gerber (2018), il s’agit d’une responsabilité de
l’infirmière de protéger et garantir les droits et les intérêts de ses patients. Celle rejoint le
maintien de l’autonomie et le pouvoir d’agir de la personne. L’infirmière joue le rôle de
détectrice des situations de conflits. Selon Durand et Francoeur (2016), elle doit pouvoir
discerner les situations problématiques et en discuter avec l’équipe interdisciplinaire. Son rôle
étant de soutenir l’équipe dans le processus de la démarche éthique. Aussi, l’infirmière se doit
d’accompagner le patient dans une prise de décision libre et éclairée, en lui fournissant tous les
renseignements. L’infirmière joue aussi son rôle fondamental qui est celui de soigner. Par son
expertise, elle joue un rôle dans le soulagement de la douleur et des autres symptômes de la
maladie. Elle évalue de manière étroite son patient afin de pouvoir soulager efficacement, de
manière rapide et intervenir en cas de réajustement du plan thérapeutique. Selon l’Association
des Infirmières et Infirmiers du Canada (2015), ces actions sont attribuables au rôle infirmier
dans l’approche palliative, ayant pour base les droits de la personne ainsi que le partenariat
patient-famille.

Dans une équipe interdisciplinaire, certaines composantes du rôle se détachent de ceux


des autres professionnels. Elle se distingue notamment par son rôle d’évaluation de la douleur et
des symptômes vécu par le patient. En effet, l’infirmière est celle qui évalue la douleur, selon les
échelles d’évaluation appropriés à la situation du patient. De plus, elle évalue les symptômes
présentés par le patient, et recueille son expérience face à ceux-ci qu’elle transmet à l’équipe
interdisciplinaire. Ces évaluations lui permettent de donner son avis de professionnel, lorsqu’un
changement de dose et/ou de médication est nécessaire. Par exemple, lors d’un contexte de
soulagement de la douleur, l’infirmière évalue le patient à l’aide du PQRSTU (Durand et
Francoeur, 2016). Elle est ensuite capable d’informer le médecin sur l’efficacité de la médication
ou la nécessité de changer le plan de traitement. Son rôle d’advocacy est aussi unique au sein de
l’équipe, car due à la relation établie avec son patient, elle est celle la mieux placée pour faire
valoir sa volonté et pour la défense de ses intérêts. Elle joue donc le lien entre le patient/famille et
l’équipe interdisciplinaire. De plus, elle fait preuve d’empathie, de compassion et d’écoute auprès
du patient et sa famille. Dans l’accompagnement du patient-famille, elle est la principale actrice
du fait de sa présence au chevet de ceux-ci. Elle s’assure que d’avoir les ressources nécessaires
afin d’accompagner le patient et sa famille dans le processus du deuil.

En tant que future infirmière, l’un des rôles inhérents à ma pratique clinique est de
préconiser l’approche palliative afin d’assurer une meilleure qualité de vie à mes patients. Pour
faciliter l’intégration de cette approche, il me faudra mettre une emphase sur une évaluation
complète et globale de mon patient, en incluant sa famille. Lors de mes collectes de données, il
s’agira d’évaluer et distinguer les situations cliniques engendrant une limitation de l’espérance de
vie, une diminution de qualité de vie dû aux effets de traitements curatifs ou encore un patient qui
présenterait un schéma de détérioration clinique. Ensuite, j’organiserai des entrevues avec ces
patients dans le but de récolter leurs besoins et ceux de leur famille en considérant les dimensions
bio-psycho social et spirituel. Durant l’entrevue, j’évaluerai aussi les différents symptômes du
patient et son expérience en relation avec ces derniers. Cette collecte de donnée me permettra
ensuite d’examiner la nécessité d’une approche palliative pour ces patients. En effet, selon le
Réseau de soins palliatifs de l’Ontario (2019), cette évaluation précoce permet de faciliter une
intégration de l’approche palliative plus rapide dans le parcours du patient et donc une prise en
charge plus optimale de celui-ci. Ma deuxième stratégie consiste à user de la communication.
L’une des composantes fondamentales de l’approche palliative est l’accompagnement et celle-ci
se fait au moyen d’une bonne communication autant verbale que non-verbale. Je ferai preuve
d’empathie et d’écoute active afin de créer un climat favorable de discutions honnête. Pour créer
le climat favorable, je choisirai un moment calme, où le patient se sentira confortable, ainsi que
de favoriser la présence d’une proche au besoin. Avec la création de ce climat de confiance et
d’honnêteté, j’introduirai si la situation clinique le permet, des informations sur l’approche
palliative ainsi que ses bienfaits pour la situation du patient. Ces actions me permettront
d’amplement informer le patient et ainsi favoriser la prise de décision. De plus, dans une optique
d’interdisciplinarité, j’aurai une discussion avec l’équipe interdisciplinaire, où je rendrai compte
des besoins et de l’expérience de mon patient. Cette action se rapporte au rôle d’advocacy de
l’infirmière dans l’approche palliative. Selon le Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
(2018), la communication ouverte dans l’approche palliative permet d’avoir des soins orientés sur
la personne et son expérience. Elle permet donc une meilleure individualisation de l’approche et
favorise une meilleure satisfaction de la personne et sa famille. Enfin, étant donné que le but
principal de cette approche est de favoriser la qualité de vie du patient, j’envisage me former et
me renseigner davantage sur les offres et services que je pourrai offrir aux patients afin de
répondre à leur besoin. Par exemple en allant sur les sites du Pallium Canada, de l’Association
québécoise de soins palliatifs ou sur le site du Gouvernement du Canada, je pourrai prendre
connaissance des ressources disponibles au personnes. Celles-ci pourront être à but informatif, ou
encore des outils professionnels afin de me diriger dans la prise de décision, pour l’intégration
précoce de l’approche palliative. Un exemple serait un guide, qui selon le Réseau Québécois de
recherche en soins palliatifs et de fin de vie (2020), permettrait d’intégrer l’approche le plus tôt
possible dans la trajectoire de la maladie. Dans une optique de soins basée sur des données
probantes, un outil comme celui-ci viendrait conforter et appuyer mon introduction de l’approche
auprès du patient/famille mais aussi au sein de l’équipe interdisciplinaire.

Expérience d’une personne âgée fragile = approche beaucoup interdisplinaire, elle a une plus
grande importance, car la fragilité venant de du bio-psycho social et spirituel pour favoriser une
approche plus complète afin d’optimiser la qualité de vie de la personne. Elle permet la
prévention du déclin.
Expérience d’une personne vivant avec la sclérose en plaques = se base essentiellement sur les
mesures de confort de la personne, soulagement de la douleur, de l’anxiété et des symptômes
spécifiques. La communication est aussi très importante due au déclin fonctionnel et cognitif afin
de permettre à la personne d’établir des directives médicales anticipés aux besoins.
Soins palliatifs pédiatrique = contrairement aux adultes, elle a pour but la prolongation de la vie.
Elle permet aux parents et à l’enfant le choix libre et les choix de traitements et ainsi choisir
d’opter ou non pour un traitement qui sera peut-être plus néfaste pour l’enfant. Elle se concentre
sur l’amélioration de la qualité de vie selon les objectifs de vie de l’enfant et des parents.

Références
Association canadienne de soins palliatifs. (2015). Cadre national « Aller de l’avant » : feuille de
route pour l’intégration de l’approche palliative, Initiative Aller de l'avant : des soins qui
intègrent l'approche palliative. http://www.integrationdessoinspalliatifs.ca/media/60047/TWF-
framework-doc-Fr-2015-final-April1.pdf

Association des Infirmières et Infirmiers du Canada et Association Canadienne de soins palliatifs.


(2015). Énoncé de position commun- L’approche palliative des soins et le rôle des infirmières.
Association des Infirmières et Infirmiers du Canada. https://www.cna-aiic.ca/-/media/cna/page-
content/pdf-fr/lapproche-palliative-des-soins-et-role-des-infirmieres_f.pdf?
la=fr&hash=2C7D91767BBC21A7C06F43AB411C3F11511962F3

Francœur, L., et Durand, S. (2016). Rôles et responsabilités de l’infirmière. Soins de fin de vie,
56-64. https://www.oiiq.org/sites/default/files/uploads/periodiques/Perspective/vol13no01/16-
soins-fin-vie.pdf

Gerber, L. (2018). Understanding the nurse's role as a patient advocate. Nursing2020, 48(4), 55-
58. DOI: 10.1097/01.NURSE.0000531007.02224.65

Gouvernement des territoires du Nord-Ouest. (2018). Intégration de l’approche palliative au


modèle de prestation des services de santé aux TNO.
https://www.hss.gov.nt.ca/sites/hss/files/resources/palliative-approach-care-service-delivery-
model-nwt-fr.pdf

Réseau québécois de recherche en soins palliatifs et de fin de vie. (2020). Guide sur l’Approche
Palliative Intégrée : Quand et Comment.
https://www.recherchesoinspalliatifs.ca/approchepalliativeintegree/

Réseau de soins palliatifs de l’Ontario. (2019). Outils d’aide à la détermination précoce des
besoins en soins palliatifs.
https://www.ontariopalliativecarenetwork.ca/sites/opcn/files/OPCNToolsToSupportEarlierIdentif
icationForPCFR.pdf

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