Collab'car Final
Collab'car Final
2019 - 2020
1
2. Tableau récapitulatif financiers de Collab’Car .......................................................... 35
V. ETUDE D’IMPACT ET GESTION DES RISQUES .......................................................... 36
1. Etude d’impact de Collab’Car ................................................................................... 36
2. Evaluation du niveau des risques du projet Collab’Car ............................................ 40
3. Eco conduite : conseils ............................................................................................. 41
VI. ANNEXES ..................................................................................................................... 42
A. Annexe1 : Locaux Collab’Car ....................................................................................... 42
B. Annexe 2 : Tableau concurrence directe...................................................................... 42
C. Annexe 3 : Sondage COLLAB’CAR.......................................................................... 43
D. Annexe 4 : Etude financière prévisionnelle sur 3 ans .............................................. 46
2
I. PROJET
A. Genèse du projet
1. Définition du covoiturage
Le covoiturage 1
s’impose en effet progressivement dans le paysage des modes de plus ou
moins de transports.
C’est aux Etats Unis pendant de la seconde guerre mondiale, que la première politique
d’incitation au recours au covoiturage a été mise en place. La motivation du gouvernement était
alors de libérer les voies de circulation et de préserver les ressources.
La politique en ce sens était alors très virulente avec notamment des sanctions financières pour
les conducteurs voyageant seuls dans leur véhicule et une campagne d’affichage clamant que
si « vous conduisez seul, vous conduisez avec Hitler » (Davis, 2008).
Le covoiturage se développe timidement au cours des années 1980 en Europe du nord puis
s’élargit à d’autres pays à la fin des années 1990 sous l’impulsion du programme de recherche
européen ICARO (Increase of CAR Occupancy). Le covoiturage apparaît comme une solution
afin de contourner certaines contraintes. Par exemple, en France, la mise en place d'une
circulation alternée lors des pics de pollution et les grèves de 1995 ont ponctuellement contraint
la population à se tourner vers de nouvelles formes de transport dont le covoiturage (Barthes,
2009).
1
http://mickaeldupre.com/ Représentation sociale du covoiturage
3
• La lutte contre l'alcoolisme et les effets néfastes qui en découlent.
• La diminution de l’émission de gaz à effet de serre produit par les voitures.
• La réduction d’embouteillages au travers du nombre de véhicules sur les axes routiers.
• L’accroissement de l’accès à la mobilité en proposant des trajets moins chers.
En plus de ces avantages qui sont sans doute déjà connus, notre projet « Collab’Car » avec
une touche d’innovation souhaite apporter un plus qui est de développer une application de
covoiturage destinée principalement aux déplacements entre professionnels, du domicile
au lieu de travail à travers un système d'abonnement.
D’où notre initiative qui s'engage pour les “trajets professionnels avec fluidité +
convivialité + sécurité = Performance au travail améliorée et réseau économique local
développé”. Ce qui donnera place au cœur de notre activité qui est basé sur l'économie
collaborative.
B. Description du projet
COLLAB’CAR2
Entreprise de mise en relation et de traitement de données pour faciliter les trajets
quotidiens des utilisateurs.
Forme juridique Société à Action Simplifiés (SAS)
2
Source : INSEE
4
2. Présentation de la charte graphique et des locaux
• Charte graphique
COLLAB’CAR
• Locaux3
En annexe se trouve la maquette de nos futurs locaux représentés avec tout le matériel
nécessaire pour la bonne marche de ce projet.
C. Compétences et motivation
1. Compétences
3
Annexe 1 : Locaux Collab’Car
5
Noms Compétences Photos
Florian Développement
RUYSELAAR d’application et
prototype / Finance
Seyyid-Ali E-commerce/
BOUCHEMAT comptabilité
Grace Recherche et
ADA Développement
2. Motivation
Ce qui nous motive à monter ce projet est le fait d’apprendre davantage au travers du travail en
équipe tout en découvrant de multiples choses dans le domaine du covoiturage.
Nous avons un objectif commun qui est de voir notre application faciliter la fluidité des
déplacements. Car ce projet nous permettra d’acquérir de nouvelles compétences et d’avoir une
certaine expertise à l’avenir.
6
II. ETUDE DE MARCHE
A. Etude de l’offre
1. Concurrence directe
Au niveau de la concurrence directe, nous avons effectué dans un tableau4 qui se trouve en
annexe, un listing d’entreprises liées au covoiturage afin de mieux voir les différents avantages.
Afin de mieux expliquer le tableau (en annexe), nous nous sommes basés sur l’offre de deux
entreprises que sont :
• Blablaline de BlablaCar
Cette application propose le covoiturage professionnel gratuit depuis deux ans, tous les frais
de l’application et de conducteur sont payés par l’application mère BlaBla Car.
4
Annexe 2 : Tableau concurrence directe
7
• La route Verte
2. Concurrence indirecte5
5
Source : https://www.20minutes.fr/societe/2676963-20191217-transports-flixbus-lance-covoiturage-
concurrence-blablacar
8
A l’inverse de BlaBlaCar, FlixCar promet en effet de ne prélever ni commission, ni frais. Le
passager ne paiera que le prix versé au conducteur, éventuellement en espèces de la main à la
main. BlaBlaCar prélève pour chaque covoiturage des frais de service compris entre 0 et 25 %
(avec un minimum de 1 euro). Ceux-ci « permettent à BlaBlaCar de fonctionner, tout
simplement », explique la plateforme française sur son site. FlixMobility « a les reins assez
solides » pour s’en passer, a noté Yvan Lefranc-Morin, rappelant que le groupe avait fait une
grosse levée de fonds – de plus de 500 millions de dollars selon la presse spécialisée – en juillet.
« On a largement de quoi développer ce service sans le monétiser », a-t-il estimé, sans vouloir
dévoiler d’objectifs.
À ce jour, l'agglomération strasbourgeoise continue d'accumuler les records. Avec ses 69,1 km
de longueur commerciale (tram + BHNS), ses 6 lignes maillées (A/B/C/D/E/F), 1 ligne de Bus
à haut à niveau de service (BHNS), le réseau tram est le plus long de France. Près de 310 000
voyageurs l'empruntent chaque jour.
6
Source : strasbourg.eu/ transport-en-commun
9
Le réseau bus de l'agglomération strasbourgeoise affiche ses performances, il compte 30 lignes
urbaines desservies par 283 véhicules et 11 lignes interurbaines où circulent 57 cars. Plus de
11 millions de kilomètres sont parcourus par an pour nos clients.
Dans les principales stations d'échange avec le tram, les correspondances sont spécialement
aménagées pour permettre un changement de mode de transport rapidement et en toute sécurité,
par des cheminements adaptés aux personnes en situation de mobilité réduite.
Les parkings Relais-Tram offrent la possibilité de garer son véhicule à proximité d'une station
de tram et de rejoindre le centre-ville en quelques minutes, sans aucun souci de circulation ou
de stationnement. En échange du prix de stationnement pour la journée, tous les occupants du
véhicule reçoivent un ticket permettant d'effectuer un aller-retour en tram.
Les parkings Relais-Tram sont ouverts du lundi au samedi de 7h00 à 20h00. En dehors des
heures d'ouverture : le parking est gratuit mais l'accès au tram est payant.
Périphérique : La ‘A 35’ à Strasbourg : 160 000 véhicules par jour, 10 % de poids lourds
L’autoroute7 alsacienne A35 dans sa traversée de Strasbourg reste l’un des axes les plus
fréquentés de France. Selon les dernières statistiques disponibles, il faut compter en moyenne
journalière annuelle 159 958 véhicules, tous gabarits et types confondus. Et ce à hauteur de
Cronenbourg, le tronçon le plus fréquenté. Ce chiffre est stable à 2 % près depuis au moins
cinq ans.
Ces chiffres sont très clairement l’agrégat de trafics divers et variés qui se mélangent, qu’il
s’agisse de déplacements d’un quartier strasbourgeois à l’autre, de transit départemental,
régional voire de grand transit international ou de trafic ayant Strasbourg pour origine ou pour
destination.
B. Etude de la demande
1. Critère démographique
7
Source : dna.fr
8
Source : Statista
10
Une étude de l’INSEE montre que si 70 % des Français déclarent en 2003 utiliser en majorité
leur véhicule personnel pour aller travailler, nous ne sommes que 2 % à déclarer partager une
voiture.
11
Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, il faudrait remettre en question notre utilisation
quotidienne de la voiture.
D’abord, parce que le parc automobile ne cesse de croître, et que le kilométrage annuel moyen
des véhicules augmente également, ce qui n’est pas le cas de la place octroyée à la circulation.
Il en résulte logiquement un accroissement inquiétant des encombrements et les chiffres des
prévisions du SES en matière de circulation ne sont pas rassurants.
Ensuite, et bien sûr, parce que le prix de l’essence ne cessera probablement pas d’augmenter
dans les décennies à venir, et que cette augmentation est désormais bien supérieure à celle des
revenus des ménages.
Enfin, la situation écologique exige que l’on change nos habitudes. Les véhicules personnels
sont de loin la plus grosse source de pollution de l’air qui provoque de sérieux problèmes de
santé chez les personnes exposées, et coûte aux contribuables français plus de 6 milliards
d’euros par an (coûts environnementaux et d’effet de serre).
Evidemment, l’on pourrait s’imaginer que le futur nous donnera les alternatives qui nous
délivrerait d’un ou plusieurs problèmes évoqués ci-dessus. Peut-être que cela sera le cas, mais
certainement pas dans un futur proche. Les moteurs à énergie « mixte » consomment à peine
moins de carburant que les véhicules diesel ; les péages urbains (expérimentés à Londres)
permettent de réduire le trafic mais sur un périmètre citadin très réduit et disposant de transports
en commun en proportion ; et le réseau de transports en commun en lui-même se révèle souvent
insuffisant à déplacer une grande partie des salariés.
Pour toutes les raisons citées ci-dessus, il semble nécessaire d’adopter des comportements plus
modérés en matière de transports. La part la plus importante des migrations est imputée aux
trajets domicile-travail, mais ce type de trajet est justement le plus facile à partager car il est
quotidien et régulier. Et pourtant, le covoiturage n’est actuellement que très faiblement
pratiqué. Il ne tient qu'à chacun de nous d'inverser la tendance !
12
A termes, un nombre plus conséquent de véhicules et de trajets possibles pour l’utilisateur
permettra une variabilité des horaires. Des notifications préviendront le client de l’arrivé du
chauffeur 10min, 5min avant…
Autres trajets disponibles près du point de pick up du client à d’autres horaires… etc;
Chaque trajet est donné avec un temps estimé le plus près possible de la réalité afin que les
contraintes de temps soient diminuées pour le client.
Aux travers de plusieurs recherches, nous avons pu réaliser ce schéma qui présente
différentes formes de déplacements qui peuvent se faire par le biais du covoiturage :
13
Le covoiturage domicile-travail est un covoiturage pendulaire, il représente actuellement en
France 10% des déplacements domicile-travail, ce covoiturage concerne principalement les
personnes :
• D’une même entreprise ou de façon plus rare d’une même zone d’activités.
• Dont les trajets sont supérieurs à environ 20 km.
• Ne disposant pas forcément d’une automobile, ou n’ayant pas le permis de conduire
• Ayant des contraintes de stationnement à destination, soit en rabattement vers une gare
pour ceux qui vont travailler en train, soit aux abords de leur lieu de travail (difficulté
de trouver une place ou stationnement cher).
De plus de façon plus poussée dans nos recherches nous observons 27.4 millions de personnes
qui sont des actifs ayant un emploi. Sur ce total en excluant les personnes qui travaillent en
intérim, les commerciaux...et il reste 20.6 millions de personnes qui ont un travail fixe, parmi
elle :
• 14.9 millions soit 72.2%, vont travailler en voiture, mais pas forcément tous les jours.
• 3.5 millions soit 17.2%, covoiturent plus ou moins régulièrement, au moins sur une
partie de trajet, le conducteur pour aller travailler, les passagers pour différents motifs
• 2.0 millions soit 10%, covoiturent tous les jours, au moins sur une partie de trajet, le
conducteur pour aller travailler et les passagers pour différents motifs
• 1.3 millions soit 6.1, covoiturent au moins sur une partie de leurs trajets, mais pas
forcément tous les jours, le conducteur et les passagers allant travailler.
• 0.9 millions soit 4.9%, covoiturent tous les jours, le conducteur et les passagers allant
travailler.
• Le covoiturage domicile-travail s’effectue pour moitié dans le cadre familial et pour
moitié dans le cadre non familial donc un demi-million de personnes covoiturent tous
les jours hors de cercle familial, le conducteur et le passager allant travailler.
Le covoiturage est une pratique encore très peu utilisée. Il se démocratise pour les transports
longue distance (supérieur à 150 km). En effet, la population met du temps à digérer l’évolution
14
massive des nouvelles technologies, tant au niveau des véhicules que des téléphones. Le lien
entre les deux a du mal à se faire, le graphique9 ci-dessous nous le prouve clairement.
9
Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3714237#tableau-Figure1
15
10
Cette figure représente le mode de déplacement principal des salariés pour se rendre au
travail, selon le type d’aire urbaine dans laquelle ils résident.
En 2019, 65% des déplacements de moins de 1 km sont réalisés à pieds. En 2009, ces
déplacements très courts étaient encore faits à 38% en voiture. Cet enseignement résulte d’une
étude sur les mobilités, réalisée auprès de 6 000 Bas-Rhinois au premier trimestre 2019 par
l’Adeus (Agence de développement et d’études de l’agglomération de Strasbourg).
Cette étude, commandée au coût de 300 000€ par l’Eurométropole de Strasbourg et financée
par les collectivités territoriales, est réalisée tous les dix ans, ce qui permet d’apprécier les
évolutions.
10
Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3714237#graphique-Figure3
16
Mais ces chiffres montrent aussi une stagnation en dehors de Strasbourg en ce qui concerne le
vélo. En première couronne, les déplacements sont toujours de 6% en 2009, comme en 2019.
En deuxième couronne, on remarque aussi une stagnation à 6% pour la partie nord. La partie
sud baisse même de 7 à 4%, même si cela s’explique aussi par l’intégration des 5 nouvelles
communes.
Le PDM, une obligation pour les entreprises de plus de 100 travailleurs depuis le 1er janvier
2018
L'article 51 de la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) dispose que,
dans le périmètre d’un plan de déplacements urbains, toutes les entreprises regroupant plus de
17
100 travailleurs sur un même site doivent élaborer un PDM pour améliorer la mobilité de son
personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage.
Les entreprises situées sur un même site peuvent établir un PDM interentreprises.
L'entreprise qui ne respecte pas cette obligation ne peut bénéficier du soutien technique et
financier de l'ADEME.
Le PDM est transmis à l'autorité organisatrice de la mobilité territorialement compétente ou à
l'autorité territorialement compétente pour élaborer le PDM rurale.
L’incitation au covoiturage : développement d’un service de mise en relation en interne ou avec
d'autres entreprise d’un service de dépannage en cas d’indisponibilité exceptionnelle d’un
conducteur, chèque covoiturage.
Nous avons réalisé un sondage dans le but de recueillir les déplacements réguliers des
populations et notamment celle de l’agglomération Strasbourgeoise. Ce sondage contient 15
11
questions portant sur les modes de déplacements courtes distances, les lieux de travails,
d’habitations et les avis.
La population ayant répondue à ce sondage est âgée de 18 à plus de 40 ans et issue de toutes
les catégories sociales professionnelles. Les sondés habitent autour et principalement dans
l’agglomération strasbourgeoise. La majeure partie travaille notamment en centre-ville, dont la
moitié dans une zone d’activité.
• Question 1 : Quels est le moyen de déplacements réguliers que vous utilisez le plus ?
On voit très clairement que les transports en communs sont le moyen de transports le plus
utilisés. La voiture se place en seconde position.
11
L’intégralité du sondage se trouve en annexe et le lien : https://forms.gle/32cED7SKRF28Ly3f7
18
La majeure partie des trajets réguliers sont effectués afin de se rendre au Travail, à l’Ecole ou
au Supermarché.
Nous constatons un équilibre entre une partie de la population impacté par les bouchons et
grèves, une autre partie ne l’est pas. Cela doit être dû à la situation géographique du lieu de
déplacement. (Agglomération ou hors agglomération)
La majorité des sondés estiment qu’ils utilisent le meilleur moyen de déplacements en termes
de temps de trajets. Cela dépend également du lieu d’habitation.
L’ensemble des sondés pesent que leurs moyens de transports est le plus économique.
L’avis sur le moyen de déplacement le mieux adapté sur le trajet d’un point de vue écologique
est tranché.
19
✓ Le plus écologique -> Transports en communs, vélo, marche
Nous constatons un équilibre des réponses. Une partie de la population est prête à modifier ses
habitudes, une autre partie pense que non. Cela reflète les avis quant aux changements
climatiques actuels.
Nous nous apercevons que le dans l’esprit de la population sondé, le covoiturage c’est :
compliqué, écologique, économique et pour les longs trajets. Ainsi, ce sont les avantages et les
inconvénients qui ressortent.
Selon les sondés, les offres de covoiturage actuels manquent de : Flexibilité, de sécurité, de
communication, d’indépendance, d’avantages d’offres ou encore d’une volonté commune.
1. PESTEL
Politique :
12
Le covoiturage est une pratique de mobilité de plus en plus utilisée en France. Sa
réglementation est régie par le Ministère chargé des transports.
Au-delà d’un mode de transport, le covoiturage est un choix politique. Aller à son lieu de travail
en partageant son véhicule, c’est s’inscrire dans la logique développée par les théoriciens de la
consommation collaborative.
L’ensemble des gouvernements prône ce mode de transports par l'intermédiaire de
communiqué ou de loi régissant sa réglementation, cependant l’ensemble des actions de
12
Source : écologique-solidaire.gouv.fr
20
mobilités urbaines se tourne vers les modes de transports en communs type Métro, Tramway
et Bus. En effet, un certain lobbying des compagnies de transports en communs règne sur les
agglomérations. Un choix politique assumé mais qui pose certaines questions et contraintes en
termes de choix de mobilités pour les consommateurs.
De plus, l’arrivé des nouvelles économies de types collaboratives comme Uber, Deliveroo ou
encore AirBnB, posent de nombreuses questions et sont sujets à débats autour de l’encadrement
et de la concurrence vis à vis de notre système économique actuel. Le gouvernement ne donne
pas encore d’avis tranché sur le sujet.
Economique :
D’un point de vue économique, le covoiturage est avant tout un moyen très rentable de se
rendre au travail. En effet, selon une étude de CompteEco213, se rendre au travail
quotidiennement en covoiturant peut vous faire économiser plus de 4000€ par an. Une somme
qui n’est pas à prendre à la légère, compte tenu des actions sociales afin d’augmenter le pouvoir
d’achat des français. Le SMIC en France en 2020 se situe à 1219€ net. Serait-il possible
d’augmenter soi-même son pouvoir d’achat ? Oui, le covoiturage est une solution.
De plus, posséder et utiliser sa voiture est une liberté qui coûte cher. Voici un résumé des
dépenses mensuels moyennes d’un particulier pour sa voiture (citadine) : environ 100 € de
carburant, 52€ d’assurance, 100€ de frais d’entretien et de réparations et 66€ de frais annexes
(péages, stationnements, amendes), soit un total de 320 € en moyenne.
Pour les entreprises, savoir que ses salariés utilisent quotidiennement un moyen de transport
économique et écologique, c’est bon pour le business. En effet, cela reflète d’une part une
bonne image de l’entreprise qui servira de communication, d’autre part les employés seront
plus soudés, développerons un esprit d’équipe et deviendront ainsi plus productif. Cet aspect
économique n’est pas quantifiable mais n’est pas à prendre à la légère.
13
Source : https://www.compteco2.com/article/covoiturage-domicile-travail/
21
L’avenir économique du marché du covoiturage est très prometteur. En effet, malgré de très
nombreuses offres, les voitures restent mono-passager et selon Mr. Mazzela, PDG de
BlablaCar, le numéro 1 du marché français : “Tant qu’il y aura des voitures vides, le marché
ne sera pas saturé”. Encore, faut-il trouver chaussures à son pied pour les utilisateurs.
Social :
Le covoiturage dans le domaine du social a un impact majeur en ce sens où il permet de mettre
en relation une diversité de personne. Les français aiment beaucoup utiliser la voiture comme
moyens de transport. L’utilisation des transports en commun ou du covoiturage permettrait par
exemple de :
• Renforcer la sécurité routière
• Améliorer l’échange et la convivialité entre vos employés et limiter l’absentéisme
• Proposer un nouveau service à vos salariés notamment pour le covoiturage domicile-
travail
Le covoiturage peut également être utilisé dans de nombreux domaines du type assistance aux
personnes vulnérables et handicapés. L’impact social du covoiturage ne peut encore être
mesuré, cependant cette solution pourrait répondre à de nombreuse problématique et ainsi
réduire l’isolement et les écarts sociaux.
De plus, les plateformes de covoiturage actuel sont essentiellement réservées aux personnes
ayant accès au numérique. Ceci peut-être une incitation à l’ouverture du numérique pour tous
mais peut être aussi un frein.
Technologique :
Le covoiturage connecté actuel n’a pu être possible que par une innovation technologique
majeur et totalement démocratisé depuis : le smartphone. En effet, la population est désormais
connectée, près de 3 milliards de personnes en possède un en 2020 14. En France, c’est
l’équivalent de 72,7% de la population qui en sont équipés.
De plus, les applications pour Smartphone, qui sont des logiciels informatiques manipulable à
partir d’un téléphone sont de plus en plus multiservice. Mis en relation, messagerie instantanée,
création de profil personnalisable, l’ensemble des services d’une application en font sa
richesse. Cependant, la facilité et la rapidité de création de ce type de logiciel, permet de
proposer une infinité de version d’un même service. La jungle des applications ne cesse de
14
Source : Statista
22
croître alors que la durée de vie d’une application en France est en moyenne de 5,8 jours 15.
L’objectif d’une appli est donc d’être bien référencé et durable pour l’utilisateur.
Enfin, la géolocalisation en temps réel de plus en plus précise, permet à n’importe qui de savoir
où il se trouve, où il va et comment s’y rendre. C’est Google Map et son système API
Geocoding qui démocratise l’environnement du GPS et rend utilisable son système de carte
pour les entreprises avec un coût d’utilisation par nombre de requête.
Environnemental :
D’un point de vue environnemental, le covoiturage est une solution très connue mais très peu
utilisée. Le développement du covoiturage répond notamment aux enjeux du développement
durable et de la transition énergétique puisqu’il est vertueux à bien des égards en proposant
notamment l’accès à la mobilité pour tous, en réduisant la congestion, et en contribuant à limiter
les émissions de gaz à effet de serre et de polluants…
En effet, le parc automobile français dénombre presque 40 millions de véhicules en 2019, il est
en constante évolution depuis 20 ans, soit environ 1%. 16Ainsi, plus il y a de véhicule motorisé
plus la pollution de l’air, pollution sonore et la pollution visuelle est importante. La pollution
de l'air est par exemple responsable de 48 000 décès chaque année dans l'Hexagone, selon une
étude de l'organisme Santé publique France. Les principaux responsables ? Les particules fines,
le dioxyde d'azote et le CO2.
Le covoiturage serait une solution très simple de diminuer cette pollution par le simple fait
d’optimiser les trajets de chacun et d’utiliser sa voiture de manière plus responsable.
De plus, 2019 est l’année de tous les records, en France comme dans le monde, des
températures exceptionnellement chaudes, un air de très mauvais qualité, l’augmentation de la
température de la mer… tout est lié. Il semblerait que la population commence à prendre
conscience de l’urgence climatique mais les regards sont pour l’instant fixés sur les
gouvernements, qui seraient selon une grande majorité, les 1ers responsables de cet engrenage.
Le covoiturage est alors qu’une option pour la population de pouvoir participer de leur propre
initiative la régulation de leurs émissions de gaz via leurs véhicules.
15
Source : My Business Plan
16
Source : Le Monde
23
Les entreprises mettent en avant le covoiturage dans le but de se donner une image
dynamique et soucieuse de l’environnement. Cela se concrétise au travers de :
D’un point de vue légal, le covoiturage est de plus en plus encadré. Selon l’article Art. L. 1231-
15. : le covoiturage est l'utilisation en commun d'un véhicule terrestre à moteur par un
conducteur non professionnel et un ou plusieurs passagers majeurs pour un trajet commun.
Cette définition ne met pas directement en évidence le principe de rémunération, cependant il
est nécessaire de bien comprendre que seul le conducteur peut être rémunéré pour ce service et
seulement à hauteur des frais kilométrique qu’a engendré le parcours.
Il existe de plus en plus de lois encadrant la pratique du covoiturage pour les particuliers ou les
entreprises, tel que :
La loi d’orientation des mobilités qui stipule :
• L’intégration du covoiturage parmi les leviers d'action des intercommunalités et des
Régions. Elles pourront notamment verser une allocation aux conducteurs ou aux
passagers dans le cadre de déplacements en covoiturage (subvention des trajets,
défiscalisation de ces aides)
• L’inscription des questions de déplacements des travailleurs comme un des thèmes des
négociations obligatoires à mener dans les entreprises de plus de 50 salariés sur un
même site.
• L’accélération de la création de voies réservées sur les axes routiers structurants et
facilitera le stationnement dédié au covoiturage ;
• La création du forfait mobilités durables pour les déplacements domicile-travail,
notamment effectués en covoiturage. Il permettra aux employeurs de verser jusqu’à
400€/an, sans charges et sans fiscalité, à leurs salariés venant au travail à vélo ou en
covoiturage (conducteur et/ou passager). Il s’agit d’un dispositif bien plus simple que
l’indemnité kilométrique vélo. Dans le cadre de la démarche « État exemplaire », l’État
mettra en place dès 2020 le forfait mobilités durables pour tous ses agents, à hauteur de
200€/an/agent.
24
Il existe également un encadrement pour les assurances des véhicules utilisés dans le
covoiturage tel que : Le propriétaire d’un véhicule doit souscrire au minimum une assurance
responsabilité civile. Cette garantie couvre les dommages qui peuvent être occasionnés à des
tiers lors d’un sinistre. Ainsi, le passager du covoiturage est garanti par cette assurance
obligatoire.
Il faut vérifier que l’assurance couvre bien :
• Les trajets domicile/travail pour le covoiturage entre collègues ;
• Le « prêt du volant » quand on confie la conduite à une autre personne.
2. SWOT
25
III. MISE EN ŒUVRE DE L’ACTIVITE
A. Prototype
Pour réaliser notre projet nous sommes partis sur la base de la création d’une application. L’un
des principaux atouts de notre concept de covoiturage régulier, c’est la prise en compte de
partenaires. En effet, le but est de mettre en relation des particuliers et des commerces du
secteur des trajets des membres de l’application. Souvent, l’on passe devant de nombreux
commerces
quotidiennement sans
même y faire
attention. Pourquoi
pas les faires
connaitre directement
via des trajets
sponsorisés ?
L’ensemble des
participants à ce trajet
régulier entre leurs
domiciles et leurs travails se sont rejoints sur l’application mobile Collab’CAR. Le bureau des
3 salariés se trouve dans un secteur de regroupement d’entreprise, ici l’espace européen de
Schiltigheim, et le domicile de chacun se trouve dans le quartier de la Robertsau. Ils traversent
donc quotidiennement le quartier de Bischheim en voiture, non loin d’une boulangerie
pâtisserie. Le but est de faire connaître un commerce du secteur et de le promouvoir via une
annonce.
26
2. Description précise de chaque onglet de l’application
1 2
3 4
27
5 6
1. Stratégie digitale
Pour être visible tout au long de notre mission nous devons concevoir un plan de
communication efficace via des
supports digitaux pertinents et du
contenu qui explique et présente
notre application pour tout le
monde.
28
Plan de communication
Notre cible ? Nous ciblons un public large (18 à
77 ans) car c'est une application
qui peut servir toutes les catégories
sociales. Une cible aussi bien
professionnelle que particulier et
essentiellement Francophone
Strasbourgeoise.
Nos Nous communiquerons sur nos
messages ? actions, partenariats et trajets.
29
- 3 fois minimum par semaines.
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des interactions et commentaires.
(Beaucoup plus les jeunes)
https://www.instagram.com/collabcar L’avantage c’est que ce support
permet De poster régulièrement et
pouvoir utiliser la fonctionnalité
«STORY» (idéal pour les
sondages en direct)
30
2. Modèle économique
31
32
C. Solution de l’application
1. Innovation et efficacité
33
• Les personnes que vous pouvez prendre sur votre trajet vous sont automatiquement
présentées !
• L’identité de conducteurs ainsi celle de passagers sont bien vérifié et enregistré sur
notre base de données
Création
34
Exploitation
Ce tableau représente, de façon synthétique, l’activité financière du projet sur 3 ans. Toute la
partie détaillée se trouve en annexe19.
17
Source : Devis
18
Source : https://cloud.google.com/maps-platform/pricing
19
Annexe : Dossier financier
35
V. ETUDE D’IMPACT ET GESTION DES RISQUES
Dans le contexte du mécanisme de reporting sur les transports et l'environnement (TERM 20),
l'Agence Européenne pour l'Environnement (AEE) publie chaque année un rapport qui évalue
l'impact des transports sur l'environnement en Europe.
Le rapport constate quelques améliorations en termes de qualité de l'air, bien que ces dernières
puissent être en partie attribuées à la baisse de l'activité économique durant la récession. A
mesure que le climat économique s’améliore, le rapport estime que les nouveaux objectifs de
l'Union Européenne en matière de transports devraient œuvrer à réduire davantage les impacts
sur l'environnement.
20
Source : L'Agence Européenne pour l'Environnement
36
✓ L’ozone se forme dans l’atmosphère par réaction chimique entre les composés
organiques volatils (COV) et les NOx en période de fort ensoleillement.
Le taux d’occupation moyen des véhicules est compris entre 1.2 et 1.3 personnes/véhicule pour
les déplacements effectués en semaine et le détail par motifs et par tranches de distance fournit
des enseignements intéressants :
37
D’où la vision du projet Collab’Car :
Pour l’environnement
Les véhicules particuliers sont responsables de plus du quart des émissions d’oxyde d’azote,
gaz irritants, avec des implications durables et lourdes de conséquence pour l’environnement,
mais aussi locales et immédiates pour la santé : difficultés respiratoires, une hyperréactivité
bronchique, et chez l’enfant ils favorisent l’accroissement de la sensibilité des bronches aux
infections21.
21
Source : INSERM 2007
38
Toutefois, cette préocupation a tendance à diminuer : en 2012, seuls 36% des français
considèrent que la protection de l’environnement constitue un enjeu « tout à fait prioritaire »,
contre 42% en 2011 et 58% en 2007.
22
Schéma : Emissions de CO2 moyen en kg par déplacement AR/J de 2x20 km
39
✓ Améliorer la ponctualité et baisser l’absentéisme
✓ Renforcer des contacts entre services
✓ Diminuer les frais de déplacement des employés
✓ Augmenter l’accessibilité de l’entreprise
Il convient d’évaluer le niveau de chacun des risques de notre projet Collab’Car, afin de mettre
en évidence ceux étant plus critiques pour le projet et ceux pouvant être considérés comme
négligeables. Cette évaluation se présente sous la forme d’un indicateur, dit « PG », calculé
sur la base de deux paramètres :
40
3. Eco conduite : conseils
• Au volant
✓ Conduire moins vite. Réduire sa vitesse de 10km/h permet d’économiser 1L au 100km.
Si toute la population française le faisait cela permettrai d’économiser 700 000 tonnes
de carburant par an.
✓ Adopter une conduite douce. Accélérer et ralentir doucement. Cela permet
d’économiser du carburant et endommage moins votre voiture.
✓ Rouler doucement au démarrage sur les 5 premiers kilomètres ceci permet à votre
véhicule de moins chauffer.
✓ Eteindre le moteur du véhicule à l’arrêt, ceci permet de réduire de 8% à 13% sa
consommation.
✓ Changer au bon moment vos vitesses : 2000 t/min Diesel ; 2500 t/min Essence
• Entretenir sa voiture
✓ Gonfler vos pneus : Une pression de 1.5 bar au lieu de 2.5 bars entraine une sur
consommation de 6% selon l’ADEME. Vérifier également le niveau d’huile.
✓ Alléger votre véhicule : enlevé une charge de 100 kg permet une réduction de 5% de sa
consommation. Enlever également les rails et coffres de toit lorsqu’ils ne sont pas utiles.
✓ Eviter l’utilisation de la climatisation : si on met la climatisation à 20C° alors qu’il fait
25 dehors, la conso de carburant augmente de 6% à 20%, plus il fait chaud plus cela
augmente Privilégier les transport doux (pieds, vélo, transports en commun).
41
VI. ANNEXES
BlablaLines by BlablaCar
Appartient au leader du marché du
Française
covoiturage en France BlaBla Car
2017
42
Covoiturage travail by La
Roue Verte
Auto gestion des utilisateurs
Française
2010
LiftShare
600 000 membres en UK, met
Angleterre
l’accent sur l’environnement
2001
43
44
45
D. Annexe 4 : Etude financière prévisionnelle sur 3 ans
46