FR 5
FR 5
Médecine nucléaire
Cette fiche, qui fait partie
d’une collection réalisée par type
d’activité, concerne les installations
Diagnostic in vivo de médecine nucléaire. Elle est
hors TEP (1) destinée aux personnes impliquées
dans la radioprotection des
travailleurs : personnes compétentes
Définition : acte à visée diagnostique utilisant des radionucléides artificiels administrés en radioprotection (PCR), médecins
en sources non scellées à un patient. du travail et responsables
(employeurs…). Elle s’adresse aussi
La détention et l’utilisation de radionucléides à des fins de médecine nucléaire sont
aux utilisateurs de ces techniques
subordonnées à une autorisation préalable de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)(2) en
(manipulateurs, médecins…), mais
application du Code de la santé publique.
n’a pas pour objet d’aborder
L’autorisation est personnelle, non transférable et délivrée pour une période n’excé- les aspects concernant la
dant pas 5 ans, renouvelable à la demande de l’intéressé, à un médecin possédant les radioprotection des patients.
qualifications requises ; elle implique le respect des dispositions en matière de radio-
protection prévues au titre du Code du travail et du Code de la santé publique. Chaque fiche présente les différentes
procédures, les types de dangers
spécifiques, l’analyse des risques
et leur évaluation ainsi que les
méthodes de prévention.
1. PERSONNEL CONCERNÉ
L’ensemble des dispositions ci-après s’applique aux salariés de l’établissement, aux L’IRSN a complété cette fiche en
travailleurs indépendants, aux intérimaires et aux salariés des entreprises intervenan- proposant un exemple d’étude
tes. Ces dispositions imposent une coordination des mesures de radioprotection entre de poste représentatif d’une
les différents intervenants, assurée par l’employeur de l’établissement où sont mises installation-type présentant
en œuvre les sources. une application de la démarche
de mise en place du zonage et
Ces dispositions doivent être incluses dans le plan de prévention pour les entreprises
du classement des travailleurs.
intervenantes.
Une information ciblée et le cas échéant une formation doit être délivrée aux membres Une fiche rappelle les textes de loi
de l’unité de médecine nucléaire, au personnel des services de soins, des services tech- et la réglementation concernant
niques et d’entretien concernés. la radioprotection dans le domaine
médical (cf. fiche FR3).
Une information adaptée doit être également délivrée au patient ou à son entourage
et, si nécessaire, au personnel du service hospitalier accompagnant ou accueillant le L’ensemble de cette collection a
patient (arrêté du 21 janvier 2004 (3)). été réalisé par un groupe de travail
Principaux personnels concernés : auquel ont participé l’ASN (Autorité
de sûreté nucléaire), la DGT
médecin ; (Direction générale du travail),
personnel paramédical : manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM), l’IRSN (Institut de radioprotection
préparateur en pharmacie (4), infirmier ; et de sûreté nucléaire) et l’INRS
(Institut national de recherche et
personne spécialisée en radiophysique médicale (PSRPM) ;
de sécurité). Voir la composition
radiopharmacien (4); du groupe page 660.
Radiophysicien (personne B
spécialisée en radiophysique
médicale – PSRPM)
6. STRATÉGIE DE MAÎTRISE DE RISQUE
Personnel d'entretien B
1. Réduction des risques
Stagiaire A ou B selon le poste d’affectation
Mise en œuvre des sources et installation par des profession-
Nota : pas de poste d’affectation
nels formés et qualifiés
impliquant un classement en cat. A
pour un stagiaire < 18 ans
Prévention générale :
Autre personne susceptible Appréciation au cas par cas avec la PCR
- connaître et respecter les consignes de travail et de sécurité ;
de pénétrer occasionnellement
en zone surveillée ou contrôlée - utiliser des accessoires de protection (cf. § 6.3), en donnant la
priorité aux équipements de protection collective.
Secrétaire, personnel d’accueil Ne devant pas être affectés en zones
réglementées, ne sont donc pas concernés Manipulation :
par le classement
- confiner les sources, utiliser les activités strictement
nécessaires et ranger les sources après utilisation ;
- limiter le temps de manipulation des sources ;
Le revêtement des sols (à remonter sur les plinthes), des murs Mesures concernant les effluents liquides radioactifs (dits
et des surfaces de travail doit être en matériau lisse, imperméa- contaminés par des radionucléides (6))
ble, sans joint et facilement décontaminable.
Cuves de décroissance recevant les liquides radioactifs des
Les parois du laboratoire chaud et de la salle d’injection laboratoires :
doivent être spécialement renforcées.
- présence d’au moins 2 cuves fonctionnant alternativement
Un guichet pour le transfert des sources est recommandé en remplissage et en stockage de décroissance, facilement
entre le laboratoire chaud et la salle d’injection. décontaminables, situées dans un local indépendant, correc-
tement ventilé, balisé et fermé à clef ;
La ventilation doit être indépendante du système général de
ventilation et doit permettre une mise en dépression des locaux - équipement d’un indicateur de niveau (avec renvoi de l’infor-
et un renouvellement d’air de 10 volumes/heure pour le labora- mation dans l’unité de médecine nucléaire), d’un dispositif de
toire chaud et de 5 volumes/heure minimum pour les autres prélèvement en position haute et d’un indicateur de déborde-
locaux ; l’extraction de l’air se fera sans risque de recyclage et à ment (avec renvoi de l’information dans l’unité de médecine
distance de toute prise d’air neuf par cheminée (attention à ce nucléaire et au PC sécurité de l’établissement) ;
que les rejets de la cheminée n’entraînent pas de risque d’expo-
- cuvelage de sécurité recouvert d’un revêtement déconta-
sition humaine).
minable pour la rétention de liquide en cas de fuite. Ce cuve-
Le dispositif de captation de l’air doit se situer au plus près de lage doit être muni d’un détecteur de fuite avec renvoi dans
la tête du patient lors des examens ventilatoires et être raccordé
à une gaine d’extraction indépendante.
(6) Arrêté du 23 juillet 2008 portant homologation de la décision n° 2008-
Les éviers doivent comporter des robinets à commande non DC-0095 fixant les règles techniques auxquellles doit satisfaire l’élimination
manuelle, reliés à des cuves de décroissance quand ils sont des effluents et des déchets contaminés par des radionucléides.
(7) Circulaire DGT ASN n°4 du 21 avril 2010. (9) ASN : www.asn.fr/Professionnels/Les guides de déclaration des événements signi-
(8) SISERI : système d’information de la surveillance de l’exposition aux ficatifs.
rayonnements ionisants. (10) Divisions de l’ASN: www.asn.fr/index.php/L-ASN-en-region
- Mise en place d’un plan de prévention précisant les obliga- période d’exposition.
tions respectives de l’employeur et de l’entreprise extérieure.
Ce dossier est communiqué, sur sa demande, au médecin
- Le médecin du travail de l'entreprise utilisatrice assure, pour inspecteur régional du travail et de la main-d’œuvre et peut être
le compte de l'entreprise extérieure, la réalisation des adressé, avec l’accord du travailleur, au médecin choisi par celui-ci.
examens complémentaires rendus nécessaires par la nature
Si l’établissement vient à disparaître, ou si le travailleur change
et la durée des travaux effectués par le salarié de l'entreprise d’établissement, l’ensemble du dossier est transmis au médecin
extérieure dans l'entreprise utilisatrice. inspecteur régional du travail, à charge pour celui-ci de l’adresser,
- Les résultats en sont communiqués au médecin du travail de à la demande de l’intéressé, au médecin du travail désormais
l'entreprise extérieure qui déterminera l’aptitude au poste. compétent.
Suivi post-professionnel
- Le responsable de l'entreprise utilisatrice doit faciliter l’accès au
poste de travail au médecin du travail de l'entreprise extérieure. Il est établi conformément à l’arrêté du 28 février 1995 (pris en
application de l’article D. 481-25 du Code de la Sécurité sociale
2. Grossesse fixant le modèle type d'attestation d'exposition et les modalités
d'examen dans le cadre du suivi post-professionnel des salariés
Il est indispensable d’inciter le personnel féminin à informer le
ayant été exposés à des agents ou procédés cancérogènes) ; l’at-
plus tôt possible le médecin du travail de sa grossesse pour per-
testation d’exposition est délivrée par l’employeur.
mettre la mise en place des mesures nécessaires : l’aménage-
ment du poste de travail ou le changement d’affectation est
laissé à l’entière appréciation du médecin du travail après 5. Prise en charge des anomalies et incidents
concertation avec l’intéressée. Exposition externe
Aucune femme enceinte ne peut être affectée à un poste - Le dosimètre opérationnel est paramétré par la PCR qui
impliquant un classement en catégorie A et l’exposition de définit les seuils d’alarme adaptés au poste de travail.
l’enfant à naître doit dans tous les cas rester inférieure à 1 mSv
entre la déclaration de la grossesse et l’accouchement (limita- - En l’absence de dosimétrie opérationnelle et en cas de suspi-
tion absolue). cion d’incident, un traitement en urgence du dosimètre passif
est effectué.
Les tâches compatibles avec la poursuite de l’activité d’une
- Si l’exposition est supérieure au niveau habituel pour le poste
femme enceinte sont définies par le médecin du travail en
considéré, une enquête est dans tous les cas entreprise.
concertation avec la PCR en fonction des études de poste.
- En cas de discordance entre les résultats de dosimétrie passive
En cas du maintien dans l’unité, une dosimétrie opérationnelle
et opérationnelle, le médecin du travail détermine, après
permanente est fortement recommandée et une attention par-
enquête, la dose reçue par le travailleur en ayant recours si
ticulière doit être portée sur les risques de contamination.
nécessaire à l’IRSN. La dose finalement retenue est transmise à
l’IRSN (SISERI).
3. Allaitement Contamination – Principes généraux
Aucune femme allaitant ne peut être affectée à un poste de - Évaluer rapidement l’importance de la contamination et
travail comportant un risque d’exposition interne à des rayon- mettre en œuvre le protocole de décontamination.
nements ionisants.
- Dans tous les cas, la PCR, le chef de service et le médecin du
Les tâches compatibles avec la poursuite de l’activité d’une travail doivent être prévenus sans délai.
femme allaitant sont définies par le médecin du travail en
concertation avec la PCR en fonction des études de poste et - Si nécessaire, contacter le dispositif d’alerte de l’IRSN :
doivent exclure tout risque d’exposition interne particulière- 06 07 31 56 63
ment lors de la manipulation et l’administration des radiophar- - Dans tous les cas, prévoir dès le premier jour un test urinaire
maceutiques (lors des travaux au laboratoire chaud, lors d’injec- sur 24 h en vue d’une analyse radiotoxicologique en urgence ;
tion et réalisation de scintigraphie pulmonaire de ventilation). celle-ci sera associée si possible à un examen anthroporadia-
contrôler ou faire contrôler les mains, la blouse, les cheveux, les - bilan des dysfonctionnements relevés : matériovigilance et
chaussures… (en cas de douche, lavage des mains préalable de compte rendu des interventions techniques… ;
façon à éviter toute contamination cutanée secondaire).
- bilan des contrôles effectués.
Procéder à la décontamination par lavage à l’eau savonneuse,
La consultation régulière de SISERI à des fins d’optimisation et
sans frotter ou utiliser un détergent de décontamination (pH
d’information du médecin du travail ainsi que la consultation des
neutre) et contrôler l’efficacité de cette décontamination.
relevés annuels des doses individuelles permettent d’apprécier
En cas de projection oculaire : laver sous l’eau à température l’évolution des expositions externes et internes des travailleurs.
ambiante.
Les résultats des différents contrôles techniques et d’ambiance
Le médecin du travail prévoit : (ainsi que l’analyse préalable du niveau d’exposition) sont inté-
grés au document unique concernant l’évaluation des risques.
- un nouvel essai en cas d’échec de décontamination. En cas
d’échec après 2 ou 3 essais, mettre un pansement étanche
sur la zone contaminée et contacter le dispositif d’alerte de
l’IRSN (le pansement a pour rôle de faire transpirer la peau en
cas de contamination cutanée profonde qui résiste au lavage
9. AUTRES RISQUES
et faciliter ainsi son élimination) ; Risques biologiques : accident d’exposition au sang (AES),
tuberculose…
- un prélèvement nasal par mouchage dans un mouchoir
jetable et un contrôle de l’activité de ce papier ; Port de charges lourdes : transfert de malades alités, matériels
et containers plombés avec risque de troubles musculosquelet-
- un renouvellement de l’examen anthroporadiamétrique
tiques (TMS).
et/ou de l’examen radiotoxicologique urinaire ;
Risques physiques : électriques, UV…
- une mesure de l’activité surfacique cutanée (appui possible
de l’IRSN ).
S’il le souhaite, le médecin du travail peut contacter le
Radionucléides utilisés en sources non scellées Période Nature des principales émissions
pour le diagnostic in vivo
Chrome 51 51
Cr 27,7 jours Gamma
Gallium 67 67 Ga 3,26 jours Gamma
Iode 123 123 I 13,2 heures Gamma
Iode 131 131
I 8 jours Bêta et Gamma
Indium 111 111 In 2,8 jours Gamma
Krypton 81m 81m Kr 13 minutes Gamma
Technétium 99m 99m
Tc 6 heures Gamma
Thallium 201 201 Tl 3,04 jours X, Gamma
Caractéristiques des principaux radionucléides utilisés en médecine nucléaire pour l’étalonnage et le contrôle.
Ministère du Travail,
de l’Emploi
et de la Santé
Le zonage doit être réalisé en considérant l’heure de travail la plus pénalisante du point de vue de la radioprotection et en ne considé-
rant pas le port éventuel d’équipements de protection individuelle, seuls les équipements de protection collective étant à prendre en
compte. Pour mémoire, les protège-seringues, et protège-flacons, sont considérés comme équipement de protection collective et donc
sont pris en compte pour le zonage. En médecine nucléaire, le zonage doit prendre en compte l’exposition du corps entier et/ou celle
des extrémités en fonction des tâches réalisées et des risques associés.
1. Vis-à-vis de l’exposition du corps entier, la méthodologie consiste à identifier pour chaque local la source, le radionucléide et
l’activité effectivement présente qui peuvent conduire à l’exposition la plus élevée sur une heure. Sur la base des informations précé-
dentes et des données du tableau 1, le rayon, R, de la zone réglementée est calculé à partir de la formule :
$Eßßß# $Eßßß#
$lßßß SOIT 2ßßß
2 $lßßß
avec : - Dl : valeur de la dose efficace en une heure (μSv) à la limite de la zone selon le type de zone choisi et les valeurs figurant dans
l’arrêté zonage,
- C : temps de présence de la source dans l’heure considérée (h),
•
- De : valeur en débit de dose due à l’exposition externe (μSv/h) à 1 m de la source mesurée ou déduite du tableau 1,
- R : rayon de la zone (m).
Si les dimensions calculées de la zone sont proches des dimensions de la pièce, la zone définie est étendue aux parois du local.
Pour un service de médecine nucléaire réalisant des diagnostics in vivo, le risque principal est dû à l’exposition externe et non à la
contamination atmosphérique même en cas d’exploration pulmonaire. La dose efficace engagée consécutive à la contamination
interne est généralement très faible (< 1 μSv par mois) et donc considérée comme négligeable.
Tableau I : Récapitulatif des principaux radionucléides utilisés, des activités administrées et des débits d’équivalent de dose associés (d’après
Delacroix D, Guerre JP, Leblanc P [Guide pratique radionucléides et radioprotection. Manuel pour la manipulation de substances radioactives
dans les laboratoires de faible et moyenne activité. 2e édition. Les Ulis : EDP Sciences ; 2006 : 262 p.] pour une source de 10 ml en flacon).
2. En ce qui concerne les extrémités, il est difficile d’envisager que dans des conditions habituelles de travail, la limite de 50 mSv en
une heure (zone jaune/zone orange) puisse être dépassée, aussi les hottes et enceintes blindées seront au plus classées en zone jaune.
Exploitation de l’étude
Les valeurs numériques indiquées ci-après sont tirées d’une étude réalisée dans un service de médecine nucléaire.
Il s’agit d’un service de médecine nucléaire qui ne réalise que des explorations diagnostiques hors examens TEP. Il est composé de salles
d’examen, d’une radiopharmacie, d’une salle d’injection et d’une salle d’attente après injection (dite chaude). La première étape consiste
à faire, par type de local, le bilan des tâches réalisées, des radionucléides utilisés et des gammes d’activité associées pour l’heure la plus
pénalisante.
1. Circulaire DGT/ASN n°04 du 21 avril 2010 relative aux mesures de prévention des risques d’exposition des rayonnements ionisants.
Salle d’injection
La source considérée est le patient après injection. Le débit à 1 m d’un patient injecté pour une scintigraphie osseuse avec 700 MBq de
99m
Tc (cas le plus pénalisant) est de l’ordre de 15 μSv/h. Si on procède à 6 injections en une heure, à raison de 5 mn par patient (en prenant
en considération les patients difficiles à injecter), la dose efficace susceptible d’être reçue en 1 heure est de 7,5 μSv d’où une zone contrôlée
jaune de 50 cm de rayon autour du patient qui peut être étendue à l’ensemble du local. L’exposition des extrémités ne conduit pas à
modifier ce zonage.
Salle d’attente chaude
Cette salle peut accueillir 9 patients en même temps. Avec une hypothèse majorante de 6 patients injectés avec 700 MBq de 99mTc, le
débit de dose instantané mesuré au centre de la pièce est de 40 μSv/h. Cette zone sera donc classée en zone contrôlée jaune.
Salle d’effort
Dans cet exemple les scintigraphies cardiaques sont réalisées avec du 201Tl. À 1 m du patient, le débit mesuré est d’environ 2 μSv/h. Ce
local sera donc classé en zone contrôlée verte. Il n’y a pas lieu de définir une zone contrôlée jaune car elle se confond avec le patient. Si
des examens sont réalisés avec du 99mTc, avec une zone contrôlée jaune d’environ 50 cm pourra être définie autour du patient.
Salle caméra à scintillations
Cette salle est utilisée pour la réalisation des scintigraphies thyroïdiennes à l’123I et de scintigraphies osseuses au 99mTc. Le cas le plus pé-
nalisant (scintigraphie osseuse) est retenu. Le débit d’équivalent de dose à un mètre d’un patient est d’environ 8 μSv/h (délai de 2,5 à
3 h après injection). Deux examens sont réalisés par heure. En prenant en compte un temps de présence des patients en salle de 50 min
(25 min par examen et 10 min entre chaque examen), la dose susceptible d’être reçue à un mètre en une heure est d’environ 7 μSv.
La salle sera donc classée en zone contrôlée verte avec une zone contrôlée jaune d’environ 50 cm autour du patient.
À la console d’acquisition, derrière le paravent plombé (1 mm équivalent plomb), le débit d’équivalent de dose est < 1 μSv/h. Cette zone
peut donc être classée en zone surveillée.
Si cette salle est dédiée exclusivement à une autre application clinique (cœur, thyroïde…) le calcul sera fait selon la méthodologie ci-
dessus adaptée au radionucléide et à l’activité utilisé ainsi qu’au nombre et à la durée des examens.
Si la caméra est couplée à un scanner, se rajoute l’exposition consécutive à l’acquisition scanographique. Un scanner (abdominopelvien)
délivre une dose à un mètre d’environ 40 μSv, soit 80 μSv pour 2 scanners dans l’heure. Au total l’exposition sur une heure s’élève à
90 μSv à 1 m. La salle caméra-TDM sera classée en zone contrôlée jaune (la zone orange se confondrait avec le patient).
Bureaux médicaux
Dans ces bureaux sont reçus les patients (injectés ou non) pour un entretien avec un médecin.
L’entretien dure environ 25 à 30 minutes et 2 patients sont reçus par heure. Dans le cas le plus pénalisant (scintigraphie osseuse), on se
retrouve dans la situation de la salle n° 1. Ainsi la dose susceptible d’être reçue à un mètre en une heure est d’environ 7 μSv. Le local sera
classé en zone surveillée avec une zone contrôlée verte de 1 m autour du patient.
Couloir
Les mesures dans le couloir, y compris en regard de la salle d’attente chaude, montrent un niveau d’exposition inférieur à 7,5 μSv en une
heure. Ainsi, le couloir est classé en zone surveillée.
Secrétariat
Interprétation
Attente
malades couchés
ENTRÉE
Bureau
Bureau
chef de service
ser vice
Vestiaire
Vestiair
e e froid
froid Accueil
R DV
RDV
Monte-plat
p
Enceinte Zone sur veillée b
surveillée leue
bleue
b
blindée
lindée
Radiopharmacie
Caméra
C é
Commande
SORTIE
SOR
RTIE
T
Hall
local
Tests
Te
ests d'efforts
d'efforts de livraison
Salle d'attente
Caméra-TDM
chaude
Commande
Bureau
Bureau
médical
Proposition de zonage d’un service de médecine nucléaire diagnostique sans unité TEP-TDM.