La médecine du sport regroupe la prévention, le diagnostic et
le traitement des maladies liées au sport. Elle comprend
également les conseils et les mesures destinés au maintien et à
l'amélioration de la condition physique des sportifs de tous
âges et de tous niveaux.
La médecine du sport a trois objectifs essentiels :
- s'assurer de l'absence de contre-indication à l'activité sportive
envisagée, en fonction de l'âge et de l'état de santé du sportif ;
- améliorer les performances par une prise en charge
personnalisée (mesures de VO2 max, détermination du seuil
anaérobie, conseils de diététique, contacts avec les entraîneurs,
préparateurs physiques et kinésithérapeutes...) ;
- traiter toutes les affections liées aux sports, en particulier les
traumatismes (os, articulations, muscles, tendons,
ligaments...), englobés sous l'appellation de traumatologie du
sport.
Le déroulement d’une consultation en médecine du sport est
assez classique. Le médecin commence par interroger le
patient sur les raisons de sa venue, le type et l’intensité de
l’activité sportive qu’il pratique. En effet, un athlète
professionnel ne sera pas orienté vers le même type de soin
qu’un sportif du dimanche ! En particulier, les compétitions
imposent une guérison rapide, avec des échéances précises.
Pour cerner le problème, le médecin du sport interroge
également le patient sur ses habitudes d’entraînement. Il
cherchera notamment à identifier des changements, concernant
l’intensité de l’entraînement ou encore le matériel utilisé.
L’ensemble de ces questions sert à identifier et localiser au
mieux les pathologies, et choisir le type de traitement le plus
adapté à chaque cas particulier.
L’interrogatoire est complété par un examen clinique, qui
peut remplir plusieurs objectifs : vérifier l’absence de
contre-indication à la pratique d’un sport donné, ou confirmer
les hypothèses établies lors de l’interrogatoire. Le médecin du
sport peut aussi prescrire des examens complémentaires,
comme une radiographie ou une IRM
En sport, le surentraînement (ou surentrainement[1]), ou plus
précisément le syndrome de surentraînement, désigne un
excès d'entraînement sportif pouvant être préjudiciable au
sportif.
Le surentraînement peut se manifester par une simple baisse
de la forme et de l'envie mais peut aller jusqu'à la perte
totale de la motivation. Il affaiblit également le corps et
augmente le risque de blessure. Des périodes de repos
sportifs devraient ainsi toujours être incluses dans un
calendrier d'entraînement.
Un médecin du sport est le spécialiste des sportifs. Ce qui
caractérise la population qu’il soigne. Ses mots d’ordre sont
compétences et disponibilité. IL assure que l’athlète peut
fournir les efforts nécessaires. L’exercice de son métier peut
effectuer dans une clinique de sport, au sein d’une fédération
et bien d’autres.
Médecin généraliste avant d’être médecin du sport
En fait, le médecin du sport, le spécialiste doit être avant tout
un généraliste, capable de soigner les petits bobos comme
une entorse au cours de l’entraînement ou une mauvaise
grippe… De plus, il donne des conseils aux sportifs sur le sujet
qui touche leur hygiène de vie. La différence avec les
généralistes classiques est le fait qu’il intervient auprès d’une
population bien spécifique ou dans une discipline sportive
bien précise. Il doit être très disponible et rester à l’écoute de
ses sportifs. IL travaille avec les grands champions et participe
activement aux grands rendez-vous sportifs. Bon nombre
d’entre eux est attaché à un club, à une fédération…
La mission du médecin du sport :
D’abord, la mission du médecin du sport consiste à soigner
les petites blessures et donne des conseils journaliers sur
l’hygiène de vie. Certaines de ses activités se fondent sur la
démarche de prévention. Il est le spécialiste qui s’occupe des
pathologies des grands sportifs (problèmes articulaires,
entorses…). Ensuite, il accompagne l’athlète dans le
développement de son mental et assure la relation de
confiance avec lui, qui en fait la condition indispensable pour
son rétablissement. Tout cela dit, il tient un rôle essentiel
dans le suivi des évolutions de son athlète et l’assiste
régulièrement pour apporter des conseils en cas de besoin.
En cas de diagnostic, il collabore avec les autres spécialistes
comme les cardiologues, nutritionnistes ou
kinésithérapeutes. Au cours d’une consultation, il effectue un
examen clinique approfondi pour confirmer par exemple de
l’absence de contre-indication sur la pratique d’une
quelconque activité sportive. L’exercice de la médecine du
sport peut être effectué dans les différentes structures
comme une clinique du sport…
Rôles d’un médecin du sport auprès d’une fédération sportive
Le médecin de sport assure la délivrance d’une licence
sportive ! Sur ce point, il délivre l’attestation, mentionnant
l’absence de contre-indication à la participation à une
compétition sportive. Notons que ce certificat médical sera
transmis au président de la fédération. Il est noté que
l’attestation peut être un aboutissement à une suspension
temporaire ou définitive de l’athlète aux événements Sportifs
Resumé :
Formations nécessaires pour devenir médecin du sport
La formation d'un médecin du sport est la même que
celle d'un médecin généraliste : elle requiert un
minimum de 9 années d'études. Au cours de sa
huitième année, le futur médecin peut préparer un
diplôme d'études spécialisées complémentaire (DESC)
en médecine du sport. La première moitié de la
formation (deux semestres) s'effectue alors durant sa
dernière année d'internat.
Le reste du programme est adressé après l'obtention
du DES. Durant les deux années du DESC, le médecin
est amené à effectuer quatre stages de six mois dans
des centres agréés en médecine du sport par la Société
Française de Médecine de l'Exercice du Sport (SFMES).
Situation du métier médecin du sport
Les médecins du sport ont souvent le statut de
vacataires, voire de bénévoles. Ils sont ainsi amenés à
exercer (le plus fréquemment à temps partiel) dans des
centres médico-sportifs ou des associations sportives.
Synonyme du métier
Médecin sportif