Activité 1 : Conscience, Liberté et Responsabilité
La Conscience : Du latin ‘’cum scientia’’ qui signifie ‘’accompagné de savoir’’, la conscience est définie selon
André LALANDE comme : « intuition plus ou moins claire qu’a l’esprit de ses états et de ses actes ». Elle est
une lumière qui me révèle à moi-même ma vie intérieure. Etre conscient est en effet le propre de l’homme et
constitue sa grandeur et sa dignité car, l’homme conscient est celui qui agit, sent ou pense et sait qu’il agit, qu’il
sent ou qu’il pense.
-L’Inconscient : C’est l’absence de conscience. Certains faits psychiques ou «petites perceptions»
inconscientes, trop faibles pour être perçues comme l’affirme Leibniz, montrent bien que la conscience ne
gouverne pas toujours le psychisme humain. L’analyse libérée des opérations mentales et inconscientes a été la
préoccupation particulière du Médecin Autrichien Sigmund Freud. Selon lui, tous les faits psychiques ne sont
pas toujours conscients et l’inconscient n’est pas une faiblesse mentale, une simple déficience de la conscience
ou bien un simple mécanisme physiologique mais plutôt une partie de nous même qui est cachée, qui nous
échappe et nous influence essentiellement. On parle d’inconscience à propos d’irresponsabilité, ou de non
évaluation des dangers ou des conséquences de sa conduite, cela n’a aucun rapport avec la notion
psychologique d’inconscient.
-La Liberté : Elle distingue l’homme de l’animal car l’homme est le seul être au monde qui possède la
conscience. Et selon Rousseau, renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme. « Un de ces
détestables mots qui ont plus de valeur que de sens, qui chantent plus qu’ils ne parlent » dit Paul Valéry.
Toutefois, le mot vient du latin libertas, qui signifie : condition de l’homme libre par opposition à l’esclave; elle
est l’absence de contraintes. Au sens métaphysique ou spéculatif, elle est le pouvoir irréductible d’être à soi-
même sa propre cause. La liberté existentielle est le statut ou la condition de l’existant qui est ‘’condamné à être
libre’’
-La Responsabilité : Du latin respondere qui veut dire répondre, la responsabilité est une idée de devoir. Il y a
dans la responsabilité des éléments sociaux et des éléments moraux. Ces éléments sont en rapport étroit. Quand
on parle d’une part d’éléments sociaux, on fait recours à celui qui se sent exposé à réparer certains dommages
ou à subir certaines sanctions. Il se sait justiciable ou punissable, par exemple s’il endommage la propriété
d’autrui ou s’il manque à payer ses impôts. Mais, on parle d’éléments moraux, lorsqu’il a, d’autre part, la
conviction profonde d’être l’auteur de l’acte accompli. Il éprouve alors le sentiment relatif à la situation d’un
agent libre et conscient vis-à-vis des actes qu’il a voulus et dont il est, en conséquence, étroitement solidaire. La
responsabilité se révèle comme l’obligation pour tout être raisonnable de donner des motifs de son acte.
Activité 2 : Mémoire et Imagination
La Mémoire : Du latin memoria, mémoire, souvenir, qui veut dire avoir à l’esprit, se souvenir, la mémoire au
sens plus général est la rétention ou la conservation du passé dans le présent, quel qu’en soit le processus.
Autrement dit, la faculté de retenir, conserver et de réactualiser les informations.
L’Oubli : Nous avons défini la mémoire comme la faculté dont la fonction est de conserver et de réactualiser
les souvenirs ; par contre l’oubli se définit comme un effacement normal ou pathologique des souvenirs. Cet
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effacement peut être voulu comme il peut être involontaire. Parfois même, l’oubli est circonstanciel :
momentané ou durable. Il arrive bien des fois encore que l’effacement des souvenirs soit définitif.
L’Imagination : Du latin imaginatio qui signifie la faculté de former des images, l’imagination est la faculté de
former des images à partir de ce qui a déjà été perçu ou fonction inventive par laquelle l’esprit produit des
synthèses originales. Chez Platon, elle est la connaissance des images, le plus bas degré dans l’échelle de la
connaissance ; une production d’apparence trompeuses. Epictète la définit comme la maladie de l’âme mettant
l’homme hors de lui et l’empêchant de maîtriser sa raison. Pour Descartes, elle est la faculté de se représenter le
réel de façon sensible. Pascal le faisait bien savoir dans Pensées qu’elle est maîtresse d’erreurs et de faussetés.
Elle est liée au corps, entrainant la raison hors du chemin de la vérité vers les excès de la passion et de la
démesure.
L’Illusion : Le verbe latin ‘’illudere’’ signifie jouer au sens de tromper, abuser. Le mot illusion, formé à partir
de la voix passive du verbe ‘’ illudere ’’ désigne l’état de celui qui est joué, trompé, abusé. L’illusion offre donc
un côté négatif (l’ignorance, la non-vérité) et un côté positif ; car ce qui caractérise l’illusion c’est que je crois à
la non-vérité que j’affirme.
L’Utopie : Du grec ‘’ou’’ : ne pas et ‘’topos’’ lieu, le mot est créé par Thomas More et titre de son plus célèbre
ouvrage, nom d’une île imaginaire (située nulle part). L’utopie est une construction imaginaire d’un monde
politique et social qui permet de montrer à l’œuvre certaines idées et certains projets. L’utopie prend souvent un
sens péjoratif soit, du fait de son caractère irréaliste, soit d’une tendance des utopistes à vouloir « régir la vie
humaine toute entière » (Spinoza) ; mais elle est, au contraire, parfois valorisée car elle est censée ouvrir
l’imagination à des solutions politiques et sociales. Lorsque les hommes sont malheureux dans la société où ils
vivent, ils tendent à imaginer un monde meilleur, une cité idéale.
Activité3 : Raison et Intelligence
La Raison : Du latin ‘’Ratio’’, la raison signifie calcul, compte, procédé, jugement, méthode, système. Elle est
la faculté de raisonner distinctement, de combiner des concepts et des propositions, de les enchaîner
logiquement de manière discursive. Elle est aussi un système de notions innées qui permet de comprendre le
monde et d’en organiser les données par l’expérience selon la logique. Selon René Descartes : « c’est la faculté
de bien juger, de distinguer le bien du mal, le vrai d’avec le faux » Pour Leibniz « c’est la faculté de raisonner
de former les concepts abstraits et de les enchaîner logiquement de manière discursive » et Emmanuel Kant la
définira comme : « la faculté des principes… c’est l’ensemble a priori des principes dirigeant les connaissances
».
L’Intelligence : Du latin intelligentia, l’intelligence est l’aptitude à comprendre les relations qui existent entre
les éléments d’une situation afin de réaliser ses propres fins. C’est la faculté de s’adapter à de nouvelles
situations, de trouver des solutions à des problèmes se présentant à nous pour la première fois. Ce pouvoir de
résoudre vite et bien les problèmes nouveaux et s’adapter aux nouvelles situations est la marque spécifique de
l’intelligence. Différente de l’intuition, l’intelligence est synonyme de connaissance conceptuelle et rationnelle.
Cette intelligence est caractérisée par la puissance indéfinie de décomposer suivant n’importe qu’elle loi, et de
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recomposer suivant n’importe quel système. Différente de l’instinct, elle est une activité volontaire, une
adaptation réfléchie de moyens et de fins : ‘’l’instinct achevé’’ est la faculté d’utiliser et même de construire,
des instruments organisés. L’intelligence est la faculté de fabriquer et d’utiliser les instruments inorganisés.
Activité 4 : Langage et communication
La Parole : Elle est l’acte de communication avec d’autres hommes en exprimant sa pensée, par un système de
sons articulés. Elle est aussi l’expression du langage, l’instrument qu’utilise la pensée pour s’exprimer
Le Langage : Du latin lingua, à la fois organe de la parole, langue et langue parlée, langage. C’est la faculté,
parfois qualifiée de symbolique, de constituer et d’utiliser une langue quelle qu’elle soit. A. LALANDE le
définit comme « tout système de signes pouvant servir de moyen de communication » Selon les linguistes, elle
est une activité se déployant dans des paroles (Saussure) et plus largement des discours (Benveniste) à partir de
langues systématisées.
La langue : C’est un ensemble institué, instable et de symboles verbaux ou écrits propre à un corps social et
susceptible d’être bien ou mal traduit dans une autre langue. C’est aussi un système arbitraire ou conventionnel
de signes propre à une communauté linguistique.
La pensée : c’est une activité psychique, proprement intellectuelle ou rationnelle de l’esprit humain. C’est aussi
l’ensemble de phénomènes produits par l’action de l’esprit et DESCARTES l’assimile à la conscience.
La publicité : c’est le caractère de ce qui peut ou doit être rendu public, en particulier les lois dans la république,
ou de la justice.
La propagande : C’est une activité tendant à propager, à répandre des idées, des opinions, et surtout à rallier
des partisans à une idée, à une cause.
Activité 5 : Travail, Mondialisation et Paix
Le Travail : A l’origine, le mot travail renvoie à une idée de servitude, de souffrance. Lorsqu’on cherche
étymologie, on trouve le mot latin « tripalium » qui désigne un instrument à trois pieux, constitué de trois
piquets qui servait à attacher les chevaux pour les ferrer, ce qui suggère une idée de peine, de souffrance. Le
travail, même dans la religion conserve le même sens. Ainsi, après le péché originel, l’éternel dit à EVE « tu
enfanteras dans la douleur » et à ADAM « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front » (Genèse 3 ; 16-19). Au
XVIe siècle, le mot travail est devenu synonyme de laboureur et par rapprochement, les laboureurs sont devenus
des ouvriers puis des travailleurs. De nos jours, le travail est devenu synonyme de gagner pain ou gagner sa vie
car il n’est plus le reflet de la personnalité.
Le Progrès : Du latin progressus qui signifie marche en avant, le progrès est la progression, le développement,
le mouvement vers un but ou un stade dernier. D’abord neutre, cette acception a pris ensuite le sens positif
d’une amélioration. Il est l’accroissement de la capacité des hommes de mettre à leur service des forces
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naturelles, d’améliorer matériellement leur existence, sans qu’il en résulte nécessairement une plus grande
maîtrise des hommes sur eux-mêmes. Dans cette acception, le progrès doit être pris comme une catégorie
générale ; il consiste en l’accroissement de la puissance des techniques et en l’affinement de la précision des
prévisions. Il peut être représenté comme une conquête, mais aussi bien comme la condition à laquelle les
hommes sont voués.
Le Développement : C’est le résultat de l’action de l’homme à améliorer ses conditions de vie se définit
comme le passage d’un niveau inférieur à un niveau de vie plus élevé. Selon le dictionnaire, il est « le
changement d’état graduel d’une chose allant dans le sens d’un accroissement d’une extension, d’une
amélioration.» Le progrès dans tous les secteurs de l’activité humaine : secteur primaire, secteur secondaire et
secteur tertiaire. Le développement véritable est endogène et doit tenir compte du contexte géographique,
historique et culturel. Il exige la lutte contre le sous-développement. Le sous- développement est un état ou une
situation du non développement qui se lit à travers certains indices : la misère, les maladies (malnutrition),
l’analphabétisme, le chômage, la ruine de l’artisanat, l’urbanisme tardive, l’industrie incomplète et inadaptée
aux besoins réels, les conflits permanents.
La Mondialisation : Elle désigne une ouverture du monde à tous les pays de la planète. C’est une nouvelle ère
économique qui consiste à travers l’économie de marché, à mettre en compétition les pays entre eux. La
mondialisation est aussi une vision universelle et globale des productions humaines. Elle vise en particulier la
culture, la civilisation pour une uniformisation culturelle et économique qui semble économiser à tous. En clair,
la mondialisation est l’uniformisation des valeurs politico-économiques, socioculturelles et même juridiques. La
mondialisation apparaît comme une contraction du temps et de l’espace des régions du monde, les secteurs
d’activité, les groupes humains sur la planète sont amenés à fonctionner en interaction et engagés dans une
interdépendance.
La Paix : Elle est la situation de quiétude, de tranquillité d’une personne, d’une région, d’un pays ou du monde
caractérisée par la concorde et l’absence de conflits. C’est la situation d’un pays qui n’est pas en état de guerre
ou en état de trouble quelconque. Mais on doit reconnaître que la paix n’est pas seulement absence de
frustration et de mésentente entre les hommes. La paix est donc en un mot la non-violence sur toutes ses formes.
Ainsi, vouloir la paix, c’est prévenir la violence par le désarmement, la négociation, le dialogue en d’autres
termes, la culture ou l’éducation à la non-violence.
La violence : Elle est une contrainte physique ou morale. User de violence, c’est exercer de la force brutale
contre quelqu’un. Ainsi, la violence, renvoie à l’idée de force dont constitue le degré extrême. On parle d’un
homme violent lorsque ce dernier use et abuse de sa force qui est un signe manifeste de l’intolérance.
L’intolérance : Elle est le non-respect de la liberté d’autrui, de ses manières de penser et d’agir, de ses opinions
politiques, philosophiques, religieuses, culturelles etc. On dit d’un homme qu’il est intolérant, lorsqu’il ne se
montre pas indulgent, clément dans les relations sociales. L’intolérance, il faut le reconnaître nuit à la cohésion
des sociétés et compromet ainsi l’existence de la paix dans le monde. La xénophobie, l’ethnocentrisme, le
régionalisme, la ségrégation raciale, le terrorisme sont quelques exemples d’intolérance.
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Activité 6 : Essence, Existence et la Mort
L’essence : Du latin essentia, de esse : être, traduction latine du grec ousia : essence, substance, être. Par
opposition à existence : la nature d’une chose, son être intelligible, ce que nous comprenons qu’elle est,
indépendamment du fait d’être ou d’exister (ou par opposition à ce fait). Pour Kant, « être nécessaire », «
inconditionné », l’essence n’implique pas l’existence, à la différence de ce que pense Descartes. Chez Husserl,
les essences pures sont le résultat de la mise en parenthèses des attitudes posant une objectivité ; elles sont des
visées (intentions) de la conscience, immédiatement porteuses de significations.
L’existence: C’est la philosophie existentialiste qui a réellement posé le problème de l’existence.
Etymologiquement, exister vient du latin ex-sistere qui signifie se tenir hors de. Exister, c’est être hors du néant,
c’est-à-dire avoir la vie ou être dans le monde. Mais exister n’est pas simplement être, c’est être avec la
conscience d’être. Ce sont les choses qui sont et ignorent qu’elles sont, parce qu’elles n’ont pas de conscience
d’être. Elles sont « en soi » : être clos, sans devenir, sans conscience. Elles ne sont pas « pour soi », c’est-à-dire
être ouvert, conscient, en perpétuel devenir. Ainsi, les choses sont mais n’existent pas. C’est l’homme qui existe,
et par sa conscience, fait exister l’univers et tout ce qui est, mais par son existence, l’homme est toujours en
situations (difficultés, problèmes…) liées à sa naissance, à sa famille ou à son milieu qu’il n’a pas choisi.
La Mort : Elle est fin de la vie physique, la cessation définitive de toutes les fonctions corporelles. Elle signifie
aussi cesser de vivre, priver d’animations, d’activités. Par cette définition, le concept de la mort renferme celui
d’un processus irréversible vers un lieu d’où on ne revient pas. La mort, en aucune façon ne peut jamais être une
expérience directe. C’est pourquoi, la mort c’est l’insondable, l’inexplicable.
Activité 7 : Dieu et la Religion
La religion : Le mot religion est dérivé soit du mot latin relegere qui signifie respecter et par extension vouer
un culte, éprouver une ferveur, recueillir. Soit du verbe religare qui signifie relier, lier. La religion renvoie ainsi
à la notion de lien et de dépendance. Il s’agit d’abord du lien qui unit l’homme à Dieu comme source de son
existence, notamment la tradition chrétienne (relation verticale). Il s’agit ensuite du lien qui unit l’homme à
l’homme (relation horizontale). De tout ce qui précède, la religion quel qu’en soit le mode d’expression, à
travers les diverses cultures est considérée comme un fait spécifiquement humain. Elle se manifeste d’abord
sous la forme d’un phénomène intérieur par le sentiment religieux qui s’appuie généralement sur le sentiment
du sacré. C’est en d’autres termes, la croyance en des êtres surnaturels (polythéismes) ou en un Dieu personnel
(cas des grandes religions monothéistes comme le Judaïsme, le christianisme et l’Islam).
Dieu -Au point de vue ontologique: Dieu est perçu comme « principe unique et suprême de l’existence et de
l’activité universelle », comme substance immanente des êtres, soit comme cause transcendante créant le monde
hors de lui, soit comme fin de l’univers, le moteur immobile d’Aristote.
-Au point de vue de logique: Dieu existe « principe suprême de l’ordre dans le monde de la raison dans
l’homme et de la correspondance entre la pensée et les choses ».
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-Au point de vue physique : Dieu est l’être personnel supérieur à l’humanité qui donne des ordres et fait des
prouesses auxquelles on adresse des prières et qui les exhausse s’il le juge bon. Il est généralement perçu
comme l’allié et protecteur d’un groupe social à qui il manifeste et qui lui rend un culte. Cet être peut être un
ancêtre chef guerrier, juge et libérateur.
-Au point de vue moral : Dieu est l’être personnel tel qu’il est par son intelligence et sa volonté, le principe
suprême et la garantie de l’acte de la moralité.
Activité 8 : Démocratie et Droits de l’Homme
La démocratie : c’est un régime politique où la souveraineté est exercée par le peuple. C’est aussi ce régime
politique dans lequel la souveraineté appartient à l’ensemble des citoyens et non à un seul ou à quelques-uns
d’entre eux. Elle est le type d’organisation politique dans laquelle c’est le peuple, c’est-à-dire l’ensemble des
citoyens sans distinction de naissance, de richesse ou de compétence, qui détient, ou qui contrôle, le pouvoir
politique. Pour MONTESQUIEU, « lorsque, dans la république, le peuple en corps à la souveraine puissance,
c’est une démocratie ». Pour M. De la BIGNE, « la démocratie (…) est le système selon lequel toute
souveraineté réside essentiellement dans la multitude en tant que telle et s’exprime par la décision du plus grand
nombre ». Selon H.F. AMIEL, « notre démocratie, en professant que le peuple a toujours raison dans sa
majorité numérique brouille la raison du plus fort avec la raison du plus clairvoyant ». Et pour J.J. ROUSSEAU,
« A prendre le terme dans la rigueur de l’acceptation, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en
existera jamais (…). S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si
parfait ne convient pas à des hommes ».
Les droits de l’Homme : L’Etat a été créé en fait pour « libérer l’individu de la crainte, pour qu’il vive autant
que possible, c’est-à-dire conserve, aussi bien qu’il le pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel
d’exister et d’agir » (Spinoza). Mais les violences politiques de tout genre rendent inaccessible cette fin. Les
droits de l’homme ont été conçus et déclarés pour libérer la personne de l’arbitraire de l’Etat, de ses abus, de ses
déviances ou dysfonctionnements. Les droits de l’Homme sont des attributs fondamentaux sans lesquels les
hommes ne peuvent pas vivre en société organisée. Ce sont des droits politiques, économiques et sociaux qui
revêtent des caractères précis à savoir : la nécessité, l’universalité, l’indissociabilité, l’interdépendance. Mais,
on constate que les droits de l’homme sont un privilège pour certains citoyens à l’intérieur de l’Etat, il s’agit du
citoyen opposant politique ou faisant partie d’une minorité sociale ou religieuse, la femme, l’enfant, l’étranger,
l’apatride le réfugié, les prisonniers, etc. Les droits catégoriels visent à corriger ces anomalies. D’autres
instruments juridiques (conventions) de protection des individus en situation difficile ou en péril existent. Ces
instruments sont des textes dont l’objectif est d’amener les Etats signataires à respecter les droits des catégories
de personnes qui continuent de faire l’objet de discrimination, d’exclusion ou de brimade malgré la ratification
des textes par les Etats. La mise en œuvre des droits catégoriels des individus en péril ou en situation difficile
passe par : - les mécanismes conventionnels de surveillance, de contrôle et de protection des droits de l’homme ;
- les mécanismes extra-conventionnels de surveillance et de contrôle. Mais ces mécanismes dans leur
fonctionnement rencontrent d’énormes difficultés du fait du principe de la souveraineté des Etats et de celui de
non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats. C’est ce qui justifie la nécessité des mécanismes nationaux
de protection des droits de l’homme. C’est à l’intérieur des Etats qu’on doit ériger les véritables forteresses de
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protection des droits humains. S’inspirant ou non des mécanismes régionaux de protection, des mécanismes
nationaux sont alors créés par les Etats. Au BENIN, on a les mécanismes constitutionnels composés des
juridictions et des institutions. A ces mécanismes nationaux s’ajoutent des structures non gouvernementales
comme : Amnesty Internationale. L’individu dont les droits sont bafoués peut les saisir pour que justice soit
rendue. Pour cela, la conversion des mentalités s’avère nécessaire car les hommes ne sont pas sincères et il se
pose un problème d’ordre moral et éducatif.
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