I.
Introduction générale
Les modalités du financement des entreprises ne sont que l'un des
déterminants de leurs degrés de compétitivité. La technique, le commercial ou
le social sont largement aussi décisifs ; cependant, on attribue au volet
financier un rôle prépondérant que les bouleversements survenus récemment
dans la sphère financière n'ont fait qu'accentuer. Si ces bouleversements sont
un phénomène international, ils sont particulièrement remarquables au Maroc
par leurs ampleurs et leurs rapidités. Une dynamique nouvelle est en effet
apparue dans le pays depuis plus d'une dizaine d'années qui touche, à des
degrés divers, la quasi-totalité des secteurs économiques. Ce vaste mouvement
de modernisation coïncide avec la prise de conscience par les pouvoirs publics
du potentiel des petites et moyennes entreprises (PME) en matière de création
de valeur ajoutée, d'emplois, d'exportation ou d'investissement, et de
l'attention qu'il convient de leur accorder pour qu’elles aient accès plus souple
aux financements. En effet, quand on parle de PME, on évoque sans conteste
un organe essentiel de l’économie nationale car ils représentent plus de 93% du
tissu économique national. Les PME jouent un rôle particulièrement important
dans le développement économique du Maroc. Elles constituent une source
majeure d’emploi, de revenus et de recettes à l’exportation. Si elles ont à faire
face aux mêmes difficultés que les PME du reste du monde, les PME
marocaines pâtissent plus encore que les PME des pays développés de la faible
qualité des capacités humaines et institutionnelles mises à leur disposition et
tardent ainsi à recueillir tous les bénéfices qu’elles sont en droit d’attendre de
la mondialisation. Malgré les mesures incitatives des pouvoirs publics, les PME
marocaines éprouvent encore des difficultés qui impactent négativement leur
croissance. Les obstacles auxquels font face ces entreprises sont de différentes
natures, dont l’accès au financement reste le problème le plus critique qui
entrave le développement de cette catégorie d’entreprises. Cette situation est
liée généralement à l’asymétrie des informations entre les PME et les
établissements de financement ainsi qu’au risque élevé présenté par ce type de
société. Les banques, qui sont les premières sources de financement des PME,
se trouvent dans l’incapacité de satisfaire leurs besoins, d’où la nécessité
d’introduire de nouvelles sources de financement. Notre étude sera donc axée
autour du financement des PME marocaines en se focalisant particulièrement
sur les déterminants, les limites et les alternatives au financement de ces
entreprises. Ce qui nous emmène dans cet article à se poser de prime à bord la
question centrale suivante : Quelles sont les raisons et les facteurs qui
influencent l’accès des PME marocaines aux financements interne et externe
qui les empêchent de jouer pleinement leur rôle dans le développement
économique et social? Une analyse approfondie de notre problématique nous a
amené à nous poser les questions suivantes : Quelle est l’importance et quel
est le poids des PME dans le tissu économique marocain ? Quels sont les
déterminants relatifs au financement des PME au Maroc ? Les PME marocaines
ont-elles un accès au système financier dans de bonnes conditions ? Quelles
sont les sources de financement alternatives pour les PME marocaines ?
L’objectif de ce travail est de fournir quelques éclairages sur la situation des
PME et de contribuer à la réflexion sur une question de grande actualité au
Maroc, à savoir celle de leur financement. Par conséquent, ce papier est bâti
autour de quatre axes. En premier lieu, nous présenterons l’environnement
économique dans lequel évoluent les PME marocaines par le recensement
d'éléments mettant en relief le poids et l’importance de ses entreprises dans le
tissu économique national. En second lieu, nous montrerons les multiples
facteurs liés aux difficultés d’accès des PME marocaines aux sources de
financements internes et externes. En troisième lieu, nous tenterons de
présenter les limites liées au financement des PME marocaines et enfin, en
quatrième lieu, nous exposerons les sources de financement alternatives
auxquelles peuvent recourir les PME marocaines afin de pallier ces difficultés
financières.
- Poids et importance des PME dans le tissu productif national
La croissance des économies qu’elles soient développées ou émergentes, ne
peut se faire sans l’apport des activités des PME. Elles exercent un impact direct
sur l’évolution économique et sociale et participent fortement à la création de
la valeur ajoutée. Cependant, en l’absence d’informations actualisées et
compte tenu de la part considérable de l’économie informelle, il reste
néanmoins difficile de quantifier le nombre exact des PME en activité au
Maroc. Cependant, selon les chiffres avancés par le Haut-commissariat au Plan
(HCP) en 2019, près de 93% du tissu économique national est composé de PME
dont une forte proportion de TPE, soit 64%. Le financement des PME au
Maroc : Déterminants, limites et alternatives DOI: 10.9790/487X-2310014156
[Link] 43 | Page Quantitativement, les PME occupent ainsi une
place de choix dans l’économie nationale, participent activement à la
croissance économique du Maroc et sont présentes dans tous les secteurs de
l’activité économique avec une forte concentration au niveau du secteur
tertiaire, soit 67% contre 22% dans le secteur secondaire et 11% dans le
secteur primaire (HCP, 2019). Du point de vue géographique, la répartition des
entreprises sur le territoire national fait ressortir une plus grande implantation
des entreprises dans la région de Casablanca-Settat qui regroupe, à elle seule,
plus de 39% des entreprises, contre 15% pour Rabat-Salé-Kenitra, 9% pour
Marrakech-Safi, 9% pour Fès-Meknès,9% pour Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Les
19% restant se répartissent sur les autres régions du pays (sept régions), (HCP,
2019). Malgré les défaillances statistiques et les difficultés à cerner les contours
de la PME marocaine, on ne peut ignorer le poids de cette catégorie
d’entreprises dans le tissu économique national. Incontestablement, les PME
jouent un rôle déterminant dans le développement économique et social tant
sur le plan national que régional. Elles sont ainsi créditées de 36% de la valeur
ajoutée produite, de 73 % d’emplois privés, de 27 % des exportations, et de 50
% de l’investissement national (OMTPME, 2018). En effet, les PME constituent
indéniablement un moteur de l’économie du pays. Ce qui fait leurs
particularités, ce sont bien leurs souplesses ainsi que leurs capacités à s’adapter
aux aléas conjoncturels. Cependant, ce sont également des entreprises
confrontées aux lois du marché et à de multiples obstacles qui
entravent leurs croissances. Proches du terrain et du citoyen, elles
sont aussi très sensibles aux particularités de leur environnement et
donc au climat des affaires.
II - Les déterminants du financement des PME marocaines
Au Maroc, le contexte de la création et du développement de l’entreprise en
général et de la PME en particulier est conditionné par un certain nombre de
facteurs, plus ou moins spécifiques, liés à son environnement. Bien que le
dispositif statistique actuel ne soit pas en mesure de permettre une bonne
visibilité sur le comportement des PME, nous pourrons néanmoins dénombrer
les grandes lignes directrices qui permettent de détecter les facteurs de
difficultés d’accès des PME au financement. On distingue les facteurs
intrinsèques (propres à l’entreprise elle-même) et les facteurs externes.
1-Les facteurs intrinsèques
Les difficultés intrinsèques obstruant la croissance des PME sont diverses et se
situent presque au niveau de toutes les fonctions de ce type d’entreprise. En
effet, les PME présentent des spécificités qui sont souvent à la source de réelles
contraintes financières (Michel Dietsch et Xavier Mahieux, 2014) et les
solutions apportées par le système financier laissent subsister pour elles ce que
l’on appelle un déficit de financement (Gregory Udell, 2013). Ces difficultés
sont liées aux spécificités et aux caractéristiques mêmes des PME marocaines.
Parmi ses difficultés on peut citer la fragilité de la structure financière des PME,
le style de management de ces entreprises ainsi que l’absence totale des
facteurs de compétitivité.
1.1- La fragilité de la structure financière
Globalement, les PME marocaines se caractérisent par la faiblesse de leurs
actifs immobilisés, la prédominance de l’actif circulant et une sous-
capitalisation généralisée quel que soit leur secteur d’activité. Cet écart
s’explique par la nature même des PME au Maroc marquée par la
prédominance des activités à forte intensité en main-d’œuvre par opposition
aux grandes entreprises (OMTPME, 2018). Par ailleurs, le problème se situe
également à l’origine même de l’entreprise, au moment de sa création. En
effet, le capital social au démarrage est trop faible, sachant qu’a cette étape,
l’entrepreneur doit à la fois investir, trouver de nouveaux clients et financer le
besoin en fonds de roulement (BFR). De même, les PME marocaines sont
également caractérisées par la faiblesse des actifs incorporels à l’encontre de
celles des pays développés où généralement la source de la compétitivité
interentreprises réside dans les formes immatérielles de l’investissement, telles
que la recherche et développement, les brevets et licences (AMMC, 2011).
1.2-Le système de gestion
Au Maroc, comme dans la plupart des pays en développement, les PME sont
souvent une affaire familiale gérée par ses propriétaires qui ne sont pas
toujours formés et expérimentés en entreprenariat. Pour la plupart, ses
dirigeants, jouent un rôle de pivot dans l’essor de leurs entreprises (Nouna
Khaoula et Ait Soudane Jalila, 2019). Omniprésents, ils influencent la
planification, la structure et la gestion de leur entreprise. Ils sont ceux qui
innovent en fonction des occasions qui se présentent, ceux qui organisent les
ressources pour produire et pour commercialiser, tout en recherchant leurs
intérêts. L’emprise personnelle du chef, ses motivations, ses valeurs et ses
objectifs orientent alors la démarche entière de son entreprise. En effet, si cette
concentration des tâches de gestion rassure les dirigeants des PME marocaines,
elle ne leur permet, cependant pas, d’optimiser le temps et, par conséquent,
un certain nombre d’informations, ainsi que de réelles potentialités, leur
échappent. Ce qui entraine alors une perte de l’objectif et de la mission initiale
de protéger l’entreprise de la défaillance (Michel Marchesnay, 2003).
1.3-L’absence des facteurs de compétitivité
Parmi les problèmes qui minent le développement des PME marocaines et
compromettent leurs survies, on note l’absence de facteurs de compétitivité et
d’une vision stratégique à long terme. En effet, une entreprise est compétitive
lorsqu’elle est capable de se maintenir durablement et de façon volontariste
sur un marché concurrentiel et évolutif, en réalisant un taux de profit au moins
égal au taux requis par le financement de ces objectifs (Henri Spitezki, 1995).
Or, les PME marocaines n’ont pas les moyens humains, financiers et matériels
d’avoir une intelligence économique propre bien qu’elles ont un besoin crucial
d’information qui diffère suivant leurs objectifs et leurs opportunités
d’investissement. En dehors, des statistiques de Bank al Maghreb (BAM) et
l’Office de change, les PME ne disposent pas d’informations précises sur les
branches d’activité et plus particulièrement sur les opportunités sans
investigations personnelles. L’une des contraintes qui entravent le
développement des PME marocaines est leurs insuffisances d’accès aux
nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ainsi, selon les
données du HCP établis en 2019, 31% seulement des entreprises possèdent un
site web. Cette proportion s’élève à 27% chez les TPME contre 73% chez les GE.
Le secteur de la construction présente une part de 14% dans la possession des
sites web contre 36% chez les services au niveau des TPME. Cela étant, les
entreprises ont un faible usage de la technologie dans leur fonctionnement
puisqu’une faible proportion utilise les sites web dans un cadre professionnel.
De plus, les PME ont un capital humain en manque d’encadrement, de
formation et de compétences. Ceci, se traduit le plus souvent par une
sousperformance des PME marocaines, un manque de compétitivité et un taux
d’échec élevé pour cette catégorie d’entreprises (AMMC, 2011).
III-Les limites au financement des PME marocaines
La pérennité et le développement d’une entreprise sont fortement liés à sa
capacité à mobiliser des financements adéquats aux besoins d’exploitation et
d’investissement. En effet, les actes de produire, de vente ainsi que les choix
stratégiques, requièrent des moyens humains et matériels qui nécessitent des
financements de différentes natures. Dès lors, la problématique de
financement est un enjeu crucial pour les entreprises en générales et les PME
en particulier. À l’instar des pays développés, le système bancaire et étatique
marocain offre une panoplie d’options de financement à la disposition des
investisseurs et des entreprises. Les PME marocaines ont accès aux marchés
bancaires, aux marchés boursiers en sus de l’autofinancement comme source
de financement interne.
1. L’autofinancement
L'autofinancement désigne le financement des projets de l'entreprise sans
faire appel à des ressources extérieures. Ce mode de financement, interne à
l’entreprise, se compose essentiellement des dotations aux amortissements,
des réserves, des plus-values, des capitaux propres et de l’épargne. Il
correspond à l’accroissement des actifs nets réels de l’entreprise durant une
période déterminée. Peu contraignant et moins risqué, l’autofinancement
constitue la source de financement privilégiée par les PME marocaines, soit
plus de 80% d’entre elles (HCP, 2019). Par ailleurs, selon les estimations de
l’OMTPME, en 2018, sur la base des données bilancielles de l'Office
Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC), il en ressort
que les fonds propres constituent globalement la première source de
financement des TPME avec une part de 28,7%. La prédominance de
l’autofinancement des PME marocaines est souvent associée, selon
plusieurs études, à la volonté de s’assurer le contrôle de l’entreprise par les
dirigeants, la réticence envers davantage de transparence financière pour
des raisons fiscales ou liées à la concurrence, ou encore aux difficultés
d’accès aux autres modes de financement (AMMC, 2011).Bien que
l’autofinancement représente une solution intéressante, ce moyen de
financement peut amener une certaine pression constante pour le dirigeant.
En effet, avoir recours uniquement au financement interne pour subvenir
aux besoins de l’entreprise peut être un pari risqué car il faut anticiper tout
éventuelle difficulté financière.
2. Les modes de financement externe
Le financement externe représente, pour de nombreuses entreprises, un
flux de capitaux non négligeables. Généralement, les entreprises y ont
recours lorsqu’elles manquent de capitaux propres. Il peut être d’un grand
secours pour les entreprises en cours de création ou pour celles qui
cherchent à se développer. Cela, leur permet de mener à bien leurs
opérations de fonctionnement, de production et de prestations de services.
On distingue, entre autres, le financement via le système bancaire et le
financement à travers le marché boursier.
2.1-Le financement bancaire
Depuis les années 90, le Maroc enregistre des performances notables, en ce
qui concerne l’amélioration de l’accès à l’emprunt bancaire des PME par le
développement d’un secteur bancaire plus solide et compétitif. Les mesures
incitatives, mises en place par l’État, afin d’encourager les banques à
accorder davantage de crédits aux PME ont permis d’atténuer le faible accès
de cette catégorie d’entreprises au financement bancaire. Ainsi, les banques
apparaissent comme étant les premières institutions auxquelles les PME ont
recouru pour financer leur cycle d’exploitation. Les PME marocaines
privilégient les voies de financement bancaires car elles ne peuvent pas
recourir aux marchés des capitaux aussi facilement que les grandes
entreprises. Suivant les statistiques du HCP, publiées en 2019, plus de 90%
des PME ont recours au crédit auprès des banques commerciales. Dans le
même sens, selon la Direction de la Supervision Bancaire de Bank Al-
Maghrib, en 2019, le total des crédits accordés par les banques en faveur
des entreprises privées s’élève à 401,5 milliards de MAD, et la quote-part
des PME dans ces crédits est située à 37%. En effet, pour les établissements
financiers, les difficultés des PME marocaines à trouver un financement
adéquat ne sont pas directement liées à la réticence ni à une frilosité de la
part des banques. Ces difficultés sont principalement dues, à la fragilité
même des PME et aux déséquilibres du couple risque/rentabilité. De plus,
les PME marocaines se caractérisent généralement par une faiblesse des
fonds propres et une sous-capitalisation qui est généralement due à un
manque de réinvestissement dans l’entreprise. Dès lors, il serait possible
que le manque d’enthousiasme des banques pour le financement des PME
soit lié à l’organisation et au style de management de l’entreprise, au
manque de transparence dans les états financiers et aux défaillances au
niveau du capital humain.
2.2-Le marché boursier
Il arrive qu’à un moment où la taille financière d’une entreprise est telle
que ses investissements ne peuvent plus être couverts par
l’autofinancement et par les prêts bancaires d’envisager un financement via
le marché de la dette ou des actions.
2.2.1-Le marché de la dette
Les émissions de titres de dettes pourraient prendre la forme des titres de
créances négociables (TCN) composés de certificats de dépôt qui sont émis
par les banques, des bons de société de financement émis par les sociétés
de financement et des billets de trésorerie émis par les sociétés non
financières (AMMC, 2011), alors que les PME ne peuvent être intéressées
que par les billets de trésorerie. Le marché marocain de la dette privée reste
très restrictif et limité en matière d’émetteur, avec peu d’entreprises. Les
émissions par des entreprises de taille moyenne sont très marginales,
d’autant plus que, s’agissant des entreprises, la loi ne permet qu’à celles
ayant le statut juridique de sociétés anonymes d’émettre des obligations sur
le marché, limitant ainsi l’accès des PME à ce marché. En effet, les
conditions d’accès au marché des obligations demeurent toujours hors de
portée des PME marocaines.
Conclusion générale
L'objectif de ce travail, était d’apporter quelques éclairages sur la situation
des PME marocaines et de présenter les raisons et les facteurs qui
influencent l’accès de ces entreprises aux financements interne et externe,
qui les empêchent de jouer pleinement leur rôle dans le développement
économique et social du Maroc. Nous sommes partis du principe selon
lequel, pour apporter des solutions de financement permettant d’activer la
croissance des PME marocaines, il convient de détecter avant tout, les
facteurs de difficultés d’accès de ces entreprises au financement. Ce papier,
montre que les obstacles au financement des PME marocaines tiennent
autant à des causes qui résident dans les spécificités et les caractéristiques
économiques et comportementales de ces entreprises que dans les
postures des structures du système financier marocain. Lever ces obstacles,
consiste à créer un cadre légal et réglementaire favorisant, notamment, les
changements de comportement, tant des dirigeants des PME marocaines
que des financiers, afin que ces derniers soient en mesure de mieux
apprécier la réalité de ces PME, leurs difficultés ainsi que leur mode de
fonctionnement. Les sujets sont nombreux, notamment : L’instauration des
mesures fiscales incitatives pour encourager les PME marocaines à s’engager
dans un effort régulier d’augmentation de leurs fonds propres par
incorporation d’une partie des bénéfices au capital de l’entreprise ; Les
pouvoirs publics doivent assurer aux PME marocaines une part importante
quant à l’accès aux marchés publics, soit environ 30% sans être en
contradiction avec les textes en vigueur ; L’instauration d’une charte de
partenariat entre les banques et les PME marocaines permettra de
consolider des relations de confiance entre les banques et ces entreprises ;
Entreprendre une réforme de la gouvernance des PME marocaines afin
d’améliorer leur management, encourager leur transparence financière et
promouvoir la formation dans ces entreprises ;