I.2.
Historique de l’informatique
L’histoire de l'informatique est l’histoire de la science du traitement rationnel, notamment par
machines automatiques, de l'information considérée comme le support des connaissances humaines
et des communications dans les domaines techniques, économiques et sociaux et professionnelle.
L'histoire de l'informatique a commencé bien avant la discipline moderne des sciences informatiques,
généralement par les mathématiques ou la physique. Les développements des siècles précédents
ont évolué vers la discipline que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'informatique. Cette
progression, des inventions mécaniques et des théories mathématiques vers les concepts et les
machines informatiques modernes, a conduit au développement d'un domaine académique majeur,
à un progrès technologique spectaculaire à travers le monde occidental et à la base d'un commerce
et d'une culture mondiale massive. Chronologiquement, voici quelques dates importantes :
− Vers 500, les civilisations méditerranéennes utilisent l’abaque pour effectuer des calculs, tandis que
le boulier est d’usage en Chine et au Japon.
− En 1614, NEPER présente sa théorie des logarithmes : les tables de Neper permettent de
transformer des multiplications compliquées en simple additions.
− En 1641, Blaise PASCAL (âgé alors de 19 ans) invente la machine à calculer nommée « Pascaline »
ne pouvant effectuer que deux opérations (l’addition et la soustraction) avec des nombres de 6
chiffres, destinée à aider son père qui était percepteur.
− En 1673, Gottfried Wilhelm LEIBNIZ (1646-1716) modifia la « Pascaline » en y ajoutant la
multiplication, la division ainsi que l’extraction de la racine carrée. LEIBNIZ inventa aussi le système
binaire, système de numération qui sera approprié aux futurs ordinateurs.
− En 1728, l’ingénieur Français FALCON construisit une commande de métier à tisser à l’aide d’une
planchette de bois muni de trous. Il s’agit de la première machine capable d’exécuter un
programme.
− En 1806, Joseph Marie JACQUARD perfectionne le système de FALCON en remplaçant les planches
par des cartes perforées.
− En 1812, le mathématicien anglais Charles BABBAGE (1792-1871) conçoit une machine
différentielle et appareil mécanique pouvant effectuer des calculs mathématiques simples avec une
précision pouvant atteindre 31 chiffres. Il fut abandonné cette construction pour des raisons
financières. Plus tard, il conçoit une machine analytique à cartes perforées afin d’effectuer des calculs
plus compliqués. Cette réflexion sur la mécanisation du calcul annonce l’informatique.
− En 1936, Alan Turing infirme la théorie de Kurt GODEL et démontre qu’on ne peut pas tout calculer
de manière automatique. Il imagine pour sa démonstration un outil qui inspire encore le
fonctionnement de nos ordinateurs. Une machine universelle qui manipule des informations des
lettres ou des chiffres suivant des règles définies dans une table. C’est la machine de Turing.
− En 1937 : la mise au point de Mark I d'IBM (International Business Machines) permet de calculer 5
fois plus vite que l'homme. Il est constitué de 3300 engrenages, 1400 commutateurs et 800 km de fil.
Les engrenages seront remplacés en 1947 par des composants électroniques.
− En 1943 : le Colossus1 est mis au point en Angleterre, durant la Deuxième guerre mondiale.
− En 1948 : Invention du transistor qui va permettre de rendre les ordinateurs moins encombrants et
moins coûteux.
− En 1949 : mise au point de l’UNIVAC (UNIVersalAutomatic Computer). Il utilise des bandes
magnétiques en remplacement des cartes perforées. Il est composé de 5000 tubes, sa mémoire est
de 1000 mots de 12 bits, il peut réaliser 8333 additions ou 555 multiplications par seconde. Sa
superficie au sol est de 25m².
− En 1958 : mise au point du circuit intégré, qui permet de réduire encore la taille et le coût des
ordinateurs.
− En 1960 : la mise au point du premier ordinateur à base de transistors : l’IBM 7000.
− Aujourd'hui..., les ordinateurs parlent, entendent, voient et se déplacent. Et au XXIème siècle...des
ordinateurs qui pensent. Cependant, les chercheurs américains partent du principe que les
ordinateurs actuels, même les plus puissants, ne seront jamais aussi intelligents qu'un cerveau
vivant. Il faut donc inventer des ordinateurs capables de penser par eux-mêmes et plus seulement
d'exécuter un programme écrit par l'homme.
I.3. Subdivision de l’Informatique
L’informatique qui est née de la physique, l’électronique, Mathématiques et autres domaines très
complexes de la science est une science à l’intérieur de laquelle, on dénombre plusieurs disciplines,
dont on subdivisera en cinq domaines :
1. L’informatique formelle (Analytique) : c’est un domaine qui s’applique à la résolution des
problèmes mathématiques. C’est grâce à ce domaine que l’informatique peut résoudre les problèmes
tels que : les calculs d’erreurs, les tissages des courbes, les problèmes statisti ques (moyennes, écart-
type, variances, corrélations, …)
2. L’informatique systématique et logique : c’est un domaine qui étudie les architectures des
systèmes informatiques dans lesquelles interviennent les ordinateurs, les réseaux d’interconnexions
des ordinateurs,
3. L’informatique physique et technologique : c’est un domaine qui étudie les différentes
réalisations des composants et sous-ensembles électroniques, électriques et mécaniques qui entrent
dans la réalisation des matériels des ordinateurs et de leurs périphériques.
4. L’informatique méthodologique : c’est un domaine qui s’occupe de la recherche sur les méthodes
de programmation et d’exploitation des systèmes informatiques. C’est dans ce contexte, qu’il faut
placer le « génie logiciel ».
5. L’informatique appliquée (à un domaine particulier) : c’est un ensemble des sous -domaines non-
répertoriés ; on y trouve : La conception assistée par un ordinateur, informatique documentaire,
informatique de gestion (administrative, commerciale, industrielle, financière), automatisation de la
production (application industrielle), télécommunication, informatique médicale, informatique
juridique et jurisprudence, intelligence artificielle, Musique assistée par l’ordinateur, Enseignement
assisté par ordinateur, etc.
I.4. Système informatique et Système d’information
I.4.1. Information
Une « information » est tout élément de connaissance représentés par des signes et symboles de
manière conventionnelle pour être conservé, traité ou communiqué. En informatique de gestion, une
« information » est la représentation subjective d’un fait, d’une situation, d’un évènement sous
forme conventionnelle qui en assure la permanence et facilite le maniement ainsi que la
transformation. Elle est l‘ensemble de l‘entité, l‘attribut ainsi que les valeurs.
I.4.2. Données
Par contre, Une « donnée » est une unité élémentaire dans le processus de prise de décision. C'est
un renseignement sur un sujet donné. Elle peut être comprise comme un fait, une notion ou une
instruction représentée sous forme conventionnelle convenant à la communication, à
l‘interprétation, ou à un traitement par l‘homme ou par des moyens automatiques. La donnée peut
être écrite ou audible
En informatique, le concept information est compris comme l‘ensemble de données pouvant être
traitées par un système informatique. Autrement dit, c’est la représentation des informations au
moyen d’un ordinateur.
I.4.3. Traitement de l’information
En informatique, traiter l‘information signifie :
− Recueillir l’information : On dispose de deux grandes sources d‘alimentation en informations : les
sources internes et les sources externes. Face à ces sources d‘information le système d‘information
remplit les tâches d‘écoute, d‘analyse et de saisie. La tâche d‘écoute se double généralement d‘une
tâche d‘analyse critique de la masse d‘information accessibles afin d‘éliminer toute source
d‘information et toute information peu pertinente ou de qualité insuffisante. Ce n‘est qu‘après ces
tâches, qu‘elle peut procéder à l‘encodage des informations.
− Mémoriser l’information : Une foi saisie, l‘information doit être stockée de manière durable et
stable bien que parfois, elle est stockée au fur et à mesure de la saisie. Le système d‘information met
en oeuvre des moyens techniques et organisationnels (méthodes d‘archivage, de protection contre le
piratage ou la destruction, etc.). Aujourd‘hui la mémorisation des informations se fait au moyen de
deux techniques principales : les fichiers et les bases de données.
− Exploiter l’information : Une fois mémorisée, l‘information, on peut appliquer à l‘information tout
une série d‘opérations. Ces opérations de traitement consistent à :
Consulter les informations : les rechercher, les sélectionner, …
Organiser les informations : les trier, les fusionner, les partitionner, …
Mettre à jour les informations : les modifier (sur la forme et le contenu), les supprimer, etc.
Produire de nouvelles informations : informations calculées (suite à de calculs arithmétiques ou de
calculs logiques) cumuls, etc.
− Diffuser l’information : La diffusion consiste à mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin, au
moment où ils en ont besoin et sous une forme directement exploitable, l‘ensemble des informations
qui leur permettront d‘assurer leurs activités. Les supports de cette diffusion sont soit le support oral,
le support papier, le support électronique ou magnétique
I.4.4. Système informatique
Un système informatique se compose d‘une part du matériel informatique (ordinateur ou hardware),
d‘autre part des programmes (logiciel ou software) et des hommes indispensables au
fonctionnement du matériel. Un système informatique est donc composé des éléments suivants :
L’ordinateur et ses périphériques : ou Hardware : C‘est la partie palpable de l‘ordinateur ou sa
quincaillerie.
Les logiciels et programmes d’application : ou Software : C‘est la partie invisible qui est la suite
d‘instructions permettant à l‘utilisateur de communiquer avec l‘ordinateur.
L’homme : C‘est l‘élément le plus important du système informatique. Il se compose de tout ce
monde chargé de manipuler l‘ordinateur en vue de profiter de sa puissance pour des buts précis. Ce
sont donc « les utilisateurs ». Nous pouvons représenter l'ordinateur comme étant un SYSTÈME.
I.4.5. Système d’information
A ne pas confondre avec système informatique, le SI d‘entreprise est l‘ensemble d‘informations qui
circulent dans l‘entreprise et les moyens mis en œuvre pour les gérer. Toutes les informations, quelle
que soit leur forme, font partie du système d ‘information. Nous attendons par gérer, le recueil,
l‘exploitation, le stockage et la diffusion des informations.
Il apparaît, à la lumière de cette définition, que l‘information est un des éléments capitaux
constituant les préoccupations d‘un système d‘information. Elle mérite donc l‘attention des
chercheurs en informatique.
Ainsi donc, Il existe plusieurs typologies de SI, cependant nous nous intéressons à distinguer le SI
automatisé du SI manuel.
− Le SI manuel est celui dont les opérations sur les informations sont manuelles et ne font pas
recours aux machines.
− Semi-automatique fait allusion à la saisie, à la consultation ou visualisation, à la mise à jour des
informations. Dans ce cas les interventions de l‘homme et de la machine sont conjointes. On parle
alors de traitement interactif ou conversationnel où les opérations sont assurées grâce à un dialogue
entre l’homme et la machine.
− Le SI automatisé, les opérations les plus significatives sur les informations sont assurées par des
machines électroniques programmables effectuant des traitements automatiques. L‘intervention
humaine se limite à une phase de préparation du travail des machines. Exemple : gestion comptable
réalisée grâce à un progiciel spécifique. Quand on parle de SI automatisé, il faut nuancer
l‘importance du rôle joué par la machine et la place de l‘homme. Dans ce SI, le processus
automatique ainsi que le processus semi-automatique se côtoient. Automatique fait allusion aux
calculs répétitifs, calculs complexes, mémorisation des données, édition des documents
comptables, des états de sorties, etc.
I.5. Langages informatiques
On appelle « langage informatique » un langage destiné à décrire l'ensemble des actions
consécutives qu'un ordinateur doit exécuter. Les langages naturels (par exemple l'anglais ou le
français) représentent l'ensemble des possibilités d'expression partagé par un groupe d'individus. Les
langages servant aux ordinateurs à communiquer n'ont rien à voir avec des langages informatiques,
on parle dans ce cas de protocoles de communication, ce sont deux notions totalement différentes.
Un langage informatique est une façon pratique pour nous (humains) de donner des instructions à un
ordinateur. Un langage informatique est rigoureux : à chaque instruction correspond une action du
processeur.
La principale différence entre les langages informatiques et les langues naturelles réside dans
l’absence d’ambiguïté : alors que certaines phrases du français peuvent êt re interprétées
différemment par différents auditeurs, tous seront d’accord pour dire ce que fait un programme
donné.
Le langage utilisé par le processeur, c'est-à-dire les données telles qu'elles lui arrivent, sont appelées
langage machine. Il s'agit d'une suite de 0 et de 1 (dit binaire). Toutefois le langage machine n'est
pas compréhensible facilement par l'humain. Ainsi il est plus pratique de trouver un langage
intermédiaire, compréhensible par l'homme, qui sera ensuite transformé en langage machine pour
être exploitable par le processeur.
L'assembleur est le premier langage informatique qui ait été utilisé. Celui-ci est encore très proche
du langage machine mais il permet déjà d'être plus compréhensible. Toutefois un tel langage est
tellement proche du langage machine qui dépend étroitement du type de processeur utilisé (chaque
type de processeur peut avoir son propre langage machine). Ainsi un programme développé pour
une machine ne pourra pas être porté sur un autre type de machine (on désigne par le terme «
portable », un programme qui peut être utilisé sur un grand nombre de machines). Pour pouvoir
l'utiliser sur une autre machine il faudra alors parfois réécrire entièrement le programme. Un langage
informatique a donc plusieurs avantages :
− Il est plus facilement compréhensible que le langage machine ;
− Il permet une plus grande portabilité, c'est-à-dire une plus grande facilité d'adaptation sur des
machines de types différents.
C’est pour répondre aux problèmes de l’assembleur Domaine d'application principal
qu’ont été développé dès les années 50 des
langages de plus haut niveau. Dans ces langages, le
programmeur écrit selon des règles strictes mais
dispose d’instructions et de structures de données
plus expressives qu’en Assembleur. Langage
ALGOL (ALGOrithmicLanguage), écrit à la fin des années
1950. Son objectif était de décrire algorithmiquement
des problèmes de programmation.
BASIC (Beginner’s All-PurposeSymbolic Instruction Code),
écrit en 1963 par John KEMMENY et Thomas KURTZ.
Conçu pour permettre aux étudiants ne travaillant
pas dans les filières scientifiques d’utiliser les
ordinateurs.
COBOL (COmmon Business OrientedLanguage), développé
en 1959. C’est un langage commun pour la
programmation d’applications de gestion.
FORTRAN (FORmulaTRANSlator), développé par Jim BACKUS en
1954. C’est un langage de programmation utilisé
principalement en mathématique et dans les
applications de calculs scientifiques.
JAVA (Nom vulgaire) Programmation orientée Internet.
JOVIAL (Jules Own Version of the International
AlgebricLanguage), écrit par Jules SCHWARTZ en
1960. Langage destiné aux scientifiques.
MATLAB (MAThsLABoratorie) Conçu par Cleve MOLER à la fin
des années 1970, il est utilisé dans les calculs
mathématiques.
LISP (List Processor), créé par Mac CARTHY en 1958. Il est
utilisé en intelligence artificielle.
Pascal Ecrit en 1971 par Nicklaus WIRTH en hommage à
Blaise PASCAL. Il a été conçu pour servir à
l’enseignement de la programmation.
PROLOG (PROgrammationLOGique), développé par Alain
COLMERAUER et Philippe ROUSSEL en 1972. Il est
utilisé dans des nombreux programmes d’intelligence
artificielle.
CHAPITRE II. INTRODUCTION A L’ORDINATEUR
II.0. Introduction
L‘ordinateur a été appelé « outil intelligent », car il augmente notre habileté à exécuter des tâches
exigeant l‘activité mentale. Plus encore, il le fait avec une rapidité extraordinaire. La clé de
l‘utilisation effective à bon escient de l‘ordinateur comme un outil est de connaître ce qu‘il est,
comment il fonctionne et comment l‘utiliser.
Par ailleurs, cette agilité est rendue possible grâce à l’informatique (INFORMAtionautomaTIQUE)
consiste à rassembler et transformer diverses informations à l’aide d’un (ou plusieurs) ordinateur(s)
afin d’obtenir la solution d’un problème :
− Les informations utiles doivent être disponibles pour l’ordinateur, donc être collectées, clairement
codifiées, saisies et enregistrées sur un support informatique (une « mémoire ») ;
− Le problème à résoudre doit avoir été analysé avec précision, la façon d’en obtenir la solution doit
avoir été traduite sous la forme d’un programme.
L’ordinateur est une machine électronique qui inclue des dispositifs optiques, électromécaniques ou
électromagnétiques et dont le fonctionnement est guidé par des programmes réalisés par l’homme :
− Un ordinateur est inerte en l’absence d’alimentation électrique ou de programme ;
− Son « QI » (quotient intellectuel) est NUL et il est incapable d’initiative ;
− L’ordinateur est un outil complexe. Il est encore nécessaire d’en connaître le fonctionnement pour
bien l’utiliser.
L’ordinateur fonctionne aujourd’hui comme à ses débuts. C’est une machine qui travaille sur des
données binaires (représentées symboliquement par des suites de 0 et de 1) de manière séquentielle
et au rythme d’une horloge interne :
− Dans l’ordinateur, toute information est représentée par une suite de bits. Un bit (abréviation de
BInarydigiT) représente une valeur choisie parmi deux possibilités (symbolisées par 0 et 1, mais
concrétisées par un phénomène physique à deux états stables comme « allumé-éteint », « 0 volts – 3
volts », « aimantation nord ou sud », « courant passant ou bloqué », etc. …) ;
− À chaque « top » d’horloge, il y a modification d’une série de bits représentant les données en
cours de traitement ;
− Entre deux tops d’horloge, l’ordinateur est improductif.
Des conventions permettent d’effectuer la codification des informations en binaire, et inversement.
Par exemple :
− 0101 représente la valeur 5 en binaire pur sur 4 bits (valeur que l’on retrouve en effectuant le calcul
0x23+1X22+0x21+1x20 =5, 2 étant la base de numération binaire) ;
− 01010001 représente la lettre Q (majuscule) sur 8 bits, en code ASCII (American Standard Code for
Information Interchange)
II.1. Définition et contexte d’étude
Un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous
forme binaire, c'est-à-dire sous forme de bits. Le mot « ordinateur » provient de la société IBM
France. François Girard, alors responsable du service promotion générale publicité de l'entreprise
IBM France, eut l'idée de consulter son ancien professeur de lettres à Paris, afin de lui demander de
proposer un mot caractérisant le mieux possible ce que l'on appelait vulgairement un « calculateur »
(traduction littérale du mot anglais « computer »). Ainsi, Jacques Perret, agrégé de lettres, alors
professeur de philologie latine à la Sorbonne, proposa le 16 avril 1955 le mot « Ordinateur » en
précisant que le mot « Ordinateur » était un adjectif provenant d‘Emile Littré (Lexicographe Français
du 19ème siècle) signifiant « Dieux mettant de l'ordre dans le monde ». Ainsi, il expliqua que le
concept de « mise en ordre » était tout à fait adapté.
L’ordinateur n’a ni forme ni couleur. Si vous consultez un dictionnaire imprimé avant 1940, vous
serez surpris de trouver que l‘ordinateur est défini comme une personne” effectuant des calculs. En
outre, bien que d‘autres machines font des calculs, elles n‘ont jamais été appelées des ordinateurs
mais plutôt des calculatrices. La définition du terme « ordinateur » commença à changer à partir de
1940 lorsque le premier « electroniccomputing devise » fut développé aux USA planifié par JOHN
VON NEWMAN qui est le premier à utiliser les mot « automaticcomputing system » raccourci plus
tard à « computer » ou « computer system ». Ainsi, pour John Von Newman, l’ordinateur est une
machine qui accepte les entrées, stocke les résultats du traitement et donne des sorties.
L‘ordinateur exécute toutes ces opérations non à cause d‘une intelligence super humaine, mais par
ce qu‘il peut exécuter des opérations extrêmement simples avec précision et rapidement selon un
processus ou programme qui est dicté par l‘homme (le programmeur). D‘où, d‘une intelligence par
procuration, l‘ordinateur ne peut calculer ou prendre des décisions logiques seulement lorsqu‘il a
reçu des consignes qu‘il revient à l‘homme de définir.
En français, ce néologisme fut créé en 1956 par Jacques Perret sur proposition d‘IBM pour désigner
un calculateur (dans certaines traductions de l‘anglais on lira parfois le mot calculateur pour désigner
un ordinateur) et désigne une machine programmable capable d‘effectuer un traitement de
l‘information. Un ordinateur est donc constitué au minimum de :
− Une unité centrale (pour l‘exécution des programmes) ;
− Une mémoire centrale (pour le stockage des données et des logiciels en cours d‘exécution) ;
− Des périphériques d’entrée / sorties (pour la communication entre l‘utilisateur et la machine).
II.2. Caractéristiques de l’ordinateur.
Si nous inscrivons l‘ordinateur dans l‘ensemble de tous les outils électroniques, il convient de l‘en
différencier en lui donnant ses caractéristiques les plus particulières. Il est caractérisé par :
− La rapidité et exactitude : Pour calculer la moyenne de trois nombres jusqu‘à sept chiffres après la
virgule, un homme mettra plus d‘une minute, tandis que l‘ordinateur peut calculer la moyenne de
plus de 100 millions en moins de deux secondes. Plus encore l‘ordinateur sera correct et exact.
− La capacité la souplesse : Ceci se dit du volume des données que peut stocker la mémoire d‘un
ordinateur. Un ordinateur peut stocker et savoir restituer tous les répertoires de toutes les lignes
téléphoniques d‘une ville ou d‘un pays.
− L’adaptabilité : l‘ordinateur s‘adapte à presque tous les besoins de l‘utilisateur pourvu que ce
dernier sache comment s‘y prendre. Un même ordinateur peut être utilisé pour : imprimer les états
financiers d‘une banque, dessiner les traits d‘un croquis, calculer les paris impairs, calculer des
orbites, des satellites, calculer les statistiques d‘une population, contrôler une guerre, surveiller des
malades à l‘hôpital, combiner les aspirations des amoureux, assurer la communication, …
II.3. Fonctions d'un ordinateur
Un ordinateur possède trois grandes catégories de fonctions : Calculer ; Gérer des données et
Communication.
− Calculer : C'est la tâche pour laquelle l'ordinateur a été conçu au départ. D'ailleurs, le nom anglais
de l'ordinateur, « computer », signifie en français « calculateur ». La fonction de calcul d'un
ordinateur ne se limite pas à l'utilisation de la calculette, d'un tableur ou à l'exécution de
programmes de calculs scientifiques. Il y a en fait du calcul dans toutes les opérations que réalise un
ordinateur :
L'affichage d'une page web ou d'un document réalisé avec un traitement de texte ;
Le codage et le décodage des informations stockées dans les fichiers ;
La gestion des communications avec d'autres ordinateurs sur un réseau...
Par exemple, lorsque l'on rédige une lettre dans un traitement de texte, celui-ci doit être capable de
transformer l'ensemble de son contenu (ici, le texte et sa mise en forme) en une suite de nombres
que l'ordinateur peut ensuite stocker ou manipuler. Cette opération, appelée « codage de
l'information », est l'une des nombreuses opérations de calcul nécessaires au fonctionnement des
différents programmes.
− Gérer des données : Lorsque vous utilisez un ordinateur, vous avez souvent besoin de conserver les
résultats de votre travail. C'est par exemple le cas si vous rédigez votre CV, utilisez un outil de
messagerie ou travaillez sur un logiciel de retouche d'image. Dans toutes ces situations, une fois
votre travail terminé, vous souhaitez que l'ordinateur puisse enregistrer les données
correspondantes, et vous les restituer ultérieurement. Quels que soient les éléments de l'ordinateur
où ce stockage aura lieu, il est nécessaire de mettre en forme ces données et de les organiser, pour
que vous puissiez les retrouver au milieu de l'ensemble des autres données également stockées au
même endroit.
− Communiquer : Un ordinateur peut communiquer soit avec un utilisateur, soit avec un autre
ordinateur. La fonction de communication ne consiste donc pas uniquement à échanger des
informations sur Internet. Cette utilisation de l‘ordinateur est d‘ailleurs la plus récente, puisqu‘elle ne
s‘est réellement développée qu‘avec l‘essor du Web, dans les années 1990. En revanche, quelle que
soit la tâche que vous réalisez avec votre ordinateur, vous passez votre temps à interagir avec lui, soit
pour lui donner des ordres, soit pour prendre connaissance des résultats. Dans ce cadre, un grand
nombre d‘éléments, matériels et logiciels, font partie de l’interface homme-machine, qui permet la
communication entre l‘utilisateur et l‘ordinateur. Les principales notions qui permettent de
comprendre en quoi consiste une interface homme-machine sont définies dans la section «
communication avec un ordinateur ».