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Ce document est un mémoire de master portant sur les constructions prépositionnelles dans le discours scientifique des mémoires de master de l'université de Jijel. Il contient une introduction générale, deux chapitres principaux portant sur les précisions conceptuelles sur les prépositions et la méthodologie de recherche ainsi que la présentation du corpus.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Mohamed Seddik Ben Yahia -Jijel
Faculté des lettres et des langues
Département de lettres et langue française

N° de série :

N° d’ordre :

Mémoire pour l’obtention du diplôme de master


Spécialité : Français
Option : Sciences du langage
Intitulé

Constructions prépositionnelles dans le discours


scientifique des mémoires de Master de l’universitéde
Jijel :études morphosyntaxique et lexico sémantique.

Présenté par : Dirigé par :


 DJEGHADER Selma Dr. ASSIAKH Sofiane.
 ALOUACHE Yousra

Devant le Jury :

Président :

Rapporteur :

Examinateur:

Année universitaire : 2021-2022


République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université Mohamed Seddik Ben Yahia -Jijel
Faculté des lettres et des langues
Département de lettres et langue française

N° de série :

N° d’ordre :

Mémoire pour l’obtention du diplôme de master


Spécialité : Français
Option : Sciences du langage
Intitulé

Constructions prépositionnelles dans le discours


scientifique des mémoires de Master de
l’université de Jijel :études morphosyntaxique et
lexico sémantique.

Présenté par : Dirigé par :


 DJEGHADER Selma Dr. ASSIAKH Sofiane.
 AlOUACHE Yousra

Devant le Jury :

Président :

Rapporteur :

Examinateur:

Année universitaire : 2021-2022


Remerciement
D’abord, nous remercions Dieu, le tout puissant, de nous avoir
donné la patience, la volonté et la force nécessaires pour terminer
ce travail.

Ensuite, Nous tenons à remercier notre encadrant ASSIAKH


Sofiane pour sa disponibilité, ses conseils, nous remercions
également nos parents pour leur soutien et leur encouragement tout
au long de ce travail.

Nous tenons aussi à remercier l’ensemble des membres du jury qui


nous ont fait honneur en acceptant de juger notre travail.

Enfin, nous remercions tous ceux qui ont participé de prés ou de


loin à réaliser ce travail.
Dédicace
Toutes les lettres ne sauraient trouver les mots qu’il faut ….tous les mots ne
sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la reconnaissance ...

Je dédie cette mémoire :

Au nom de Dieu le tout puissant qui m’a éclairé le bon chemin

A mon père qui jamais cessé de croire en moi

A ma mère, source d’affection et de tendresse .

A mes sœurs : Rima,Soundous,Rahma

A mes frère : Sami,Rafik

A toute ma famille, mes tantes, mes oncles, ma grande mère Nouara .

mes cousins, mes cousines, merci pour votre soutien.

A la mémoire de mes grands pères, Said et Ahmed

A la mémoire de mes oncles : Mohamed(Younes), Lakhder, Nouar

A qui je dédie ce modeste travail de fin d’étude pour leur affection et


gratitude, pour tous les sacrifices qu’ils ont consentis pour moi. Qu’ils
trouvent ici bien modeste de ma reconnaissance.

A tous mes amis : Chahinez , Nessrine,Dounia.

A ma binôme, amie et sœur Yousra qui sans son aide, ce travail n’aurait pas
vu le jour.

A toute la promotion 2021/2022.


Dédicace
Je dédie ce modeste travail à :

Mes chers parents Azzedine et Samia, pour tous leurs sacrifices,


leuramour, leur soutien et leurs prières tout au long de mes études,
que Dieu les protègent .

Ma chère sœur Madiha qui m’a tout le temps soutenue.

Mes chers frères Rabah, Ahmed et Oussama pour leur


encouragement et leur tendresse.

Ma tante Fatima qui m’a accompagnée par ses prières.

Toutes mes amies : Wafa, Asma, Nouara, Sara, Ilham, Souad


quej’aime et qui m’aiment

Ma binôme Selma.

Toute ma famille, mes cousines et mes cousins qui m’ont toujours


soutenus et encouragés durant ces années d’étude.
Table des matières :

Introduction générale ......................................................................................................................... 10

Chapitre I ........................................................................................................................................... 12

Précisions conceptuelles .................................................................................................................... 12

Introduction partielle ...................................................................................................................... 12

I-1-La préposition .......................................................................................................................... 12

1-1-Définition : .............................................................................................................................. 12

2-Description morphologiques de la préposition ........................................................................... 13

2-1-Les prépositions simples ....................................................................................................... 13

2-2-Les prépositions complexes :les locutions prépositionnelles................................................ 14

3-Description sémantique de la préposition ................................................................................... 14

3-1prépositions vides ................................................................................................................... 15

3-2-Les prépositions pleines ........................................................................................................ 15

4-La distinction préposition /adverbe .......................................................................................... 16

5-Description syntaxique de la préposition .................................................................................... 17

5-1-La construction du groupe prépositionnel ............................................................................ 17

6-La fonction du groupe prépositionnel ......................................................................................... 17

6-1 La prépositions et le complément du nom ............................................................................ 19

6-2-La prépositions et son complément du verbe........................................................................ 20

6-3-Les prépositions et les compléments circonstanciels ............................................................ 20

6-4-La préposition et la subordination ........................................................................................ 20

7-La répétition des prépositions ..................................................................................................... 21

II--La linguistique et l’analyse contrastives ................................................................................... 22


1-la linguistique contrastive ........................................................................................................... 22

2-le contact de langues ................................................................................................................... 23

3-l’interférence : ............................................................................................................................. 23

4-La notion de l’erreur dans la linguistique contrastive................................................................. 25

4-1-L’Analyse des erreurs : ......................................................................................................... 25

4-1-1L’erreur intralinguale .......................................................................................................... 26

4-1-2-l’erreur interlinguale .......................................................................................................... 26

Conclusion partielle ....................................................................................................................... 27

Chapitre II .......................................................................................................................................... 29

Méthodologie de recherche etprésentation du corpus ....................................................................... 29

Introduction partielle ...................................................................................................................... 30

1-Description du corpus de recherche ............................................................................................ 30

1-1-L’analyse linguistique........................................................................................................... 30

1-2-L’analyse contrastive ............................................................................................................ 30

2-Présentation du corpus ................................................................................................................ 30

3-Justification du choix de corpus.................................................................................................. 31

4-Méthodologie d’analyse.............................................................................................................. 31

4-1-La méthode analytique.......................................................................................................... 32

4--2La méthode descriptive ........................................................................................................ 32

5-Grille de classement typologique des erreurs ............................................................................. 32

Conclusion partielle..................................................................................................................... 34

Chapitre III Analyse et interprétation ................................................................................................ 35

Introduction partielle ...................................................................................................................... 36

1-classification d’erreurs ................................................................................................................ 36

2-Analyse et interprétation des données : ...................................................................................... 46

2-1-Analyse linguistique des erreurs : ......................................................................................... 46


2-1-1-Au niveau sémantique : .................................................................................................... 47

2-1-2 Au niveau syntaxique ....................................................................................................... 48

2-2-Analyse contrastive des données ......................................................................................... 49

Bilan des résultats : ........................................................................................................................ 51

Conclusion partielle ....................................................................................................................... 52

Conclusion générale ....................................................................................................................... 53

Bibliographie ..................................................................................................................................... 57

Articles ........................................................................................................................................ 58

Résumé .............................................................................................................................................. 60

Annexe (corpus) ................................................................................................................................ 62


Introduction générale
Introduction générale

Dans le cadre de notre recherche intitulé :« Constructions prépositionnelles dans le


discours scientifique des mémoires de Master 2 de l’université de Jijel : étude morpho
syntaxique et lexico-sémantique ». Nous avons tenté d’analyser les constructions
prépositionnelles des étudiants dans les mémoires de Master et de repérer les difficultés
rencontrées dans l’emploi des prépositions et des locutions prépositionnelles.

Selon les différents livres de grammaire, nous distinguons deux catégories


grammaticales : classes grammaticales variables (nom, adjectif, déterminant, pronom,
verbe) et classes grammaticales invariables (adverbe, préposition, conjonction,
interjection), ces catégories sont la base de la langue française. Dans notre travail de
recherche, nous allons nous intéresser sur une de ces classe grammaticales : celle que nous
considérons importante dans la construction de la phrase « la préposition ».

Comme c’est une partie du discours, les prépositions jouent un rôle important dans
les structures phrastiques et textuelles de la langue française. Elles ont pour fonction
d’exprimer des rapports entre les mots, selon le Larousse : « La préposition est un mot
invariable qui joint un nom, un pronom, un adjectif, un infinitif ou un gérondif à un autre
terme (verbe, nom, etc.) en établissant un rapport entre les deux. » (2001:122)

G. Guillaume caractérise la préposition par le fait qu’elle est dépourvue d’incidence,


en la définissant ainsi : « la préposition se définit par son aptitude à intervenir dans la
genèse de discours là ou l’incidence se démet […] tant qu’il existe un intervalle à
argumenter entre deux termes prédicatifs qui ne peut réunir une incidence, la préposition
vient y prendre place et y signifier l’argument. » (1971 :12)

Dans ce travail de recherche nous sommes parties d’une hypothèse selon laquelle les
étudiants en Master trouveraient des difficultés lors du choix de la préposition correcte
dans leurs constructions prépositionnelles. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi
d’étudier cette classe grammaticale pour notre thème de travail de recherche .

C’est à partir de ces difficultés et des problèmes rencontrés dans l’emploi des
prépositions dans les mémoires qu’émerge une question centrale qui guidera notre travail
de recherche :

- Comment expliquer l’emploi incorrect des prépositions dans les constructions

9
Introduction générale

prépositionnelles en langue française des étudiants de Master 2 ?


Pour répondre à cette question nous émettons les hypothèses suivantes :
Comme première hypothèse, nous avons supposé que les étudiants de fin de cycle
éprouveraient des difficultés importantes dans leurs constructions prépositionnelles compte
tenu de la non-maitrise de la grammaire de la langue française.

Au deuxième, nous supposons aussi qu’outre la complexité du système


prépositionnel de la langue français, les difficultés rencontrées par les étudiants auraient
également pour cause l’influence de leur langue maternelle sur leur maitrise de cette
langue.
Pour la réalisation de notre travail, nous avons constitué un corpus de 24 mémoires
de Master 2 spécialité en langue française du département de lettres et langues étrangères,
université de Jijel, de l’année universitaire 2020/2021.

L’objectif de notre travail de recherche est d’étudier l’usage des prépositions et de


dégager les différentes difficultés que rencontrent les étudiants dans leur l’emploi des
prépositions. Notre objectif est également de déterminer et d’analyser les erreurs
prépositionnelles commises par les étudiants dans les mémoires de Master (les types, les
facteurs) « préposition ».

Nous avons opté pour une méthode quantitative et qualitative comme méthode de
notre corpus de recherche. Le cadre de notre recherche s’inscrit sur une double analyse :
linguistique et contrastive.

Notre travail se compose de trois chapitres :

 Un chapitre théorique intitulé : « précisions conceptuelles » comportera de deux volets


dans laquelle nous aborderons d’abord dans le premier volet, la notion de
préposition en commençant par ces différentes définitions, puis nous allons présenter
quelques éléments de bases concernant la préposition (classes morphologiques,
sémantiques et syntaxiques des prépositions). Ensuite dans le deuxième volet nous allons
aborder l’approche contrastive en linguistique et la notion de l’erreur et ses types.
 Le deuxième chapitre sera consacré à la présentation de notre corpus et de notre
méthodologie de recherche.
 Un chapitre pratique intitulé « analyse et interprétation des donnés » dans lequel nous
allons analyser les erreurs commises par les étudiants dans les mémoires de Master afin de
connaitre et d’expliquer les difficultés rencontrées par les étudiants.
10
Introduction générale

Enfin, nous terminerons notre travail par une conclusion générale dans laquelle nous
essayerons de confirmer ou infirmer les hypothèses que nous avons citées auparavant.

11
Chapitre I

Précisions conceptuelles
Chapitre I Précisions conceptuelles

Introduction partielle
Les prépositions sont des outils unitaires, elles sont le plus souvent porteuses de
sens. Elles jouent un rôle fondamental dans les constructions phrastiques.

Ce premier chapitre « théorique » est constitue de deux volets. Dans le premier volet,
nous présenterons quelques éléments théoriques sur la préposition en essayant de la définir.
Dans le deuxième nous parlerons de l'erreur dans une perspective contrastive.
I-1-La préposition

1-1-Définition :
Le mot « Préposition » est emprunté au mot latin « praepositio » composé du
préfixe « parae » (devant) et du nom « position ». (action de mettre en place, position)

Selon les différents livres de grammaire, les prépositions sont définies comme étant
des mots invariables et fixes (elles n’ont ni genre ni nombre). Elles joignent un nom, un
pronom, un adjectif, un infinitif ou un gérondif à un autre terme (verbe, nom, etc.) en
établissant un rapport entre les deux.

Elles recouvrent plusieurs définitions. Elles sont ainsi définies, dans le dictionnaire
de linguistique et sciences du langage comme : « un mot invariable qui a pour rôle de
relier un constituant de la phrase à un autre constituant ou à la phrase tout entière en
indiquant un rapport spatio-temporel, un rapport de possession, de dépendance, etc. »
([Link] et AL,2007:377)

Dans une définition dictionnairique de G. MOUNIN le mot préposition désigne :

« Une classe de mots ou de locutions invariables (à, de, par, pour, sur, à cause de,
avant de …etc.), ou particules, qui ont une fonction grammaticale et qui comme c’est le
cas en latin et en grec, se trouvent en général (dans les langues classiques en Europe)
juste avant le nom ou le syntagme nominal auxquels ils confèrent l’autonomie
fonctionnelle. Chez Martinet comme chez tous les structuralistes mais avec plus de
précision, les prépositions sont des indicateurs de fonction ou monèmes fonctionnels,
comme les conjonctions de subordinations, les pronoms relatifs et les monèmes à signifiant
désinentiel.» (2004:269)

MARTIN.R ,J-C. PELLAT et R. RIOUL à leurs tours, présentent la préposition


Comme:

12
Chapitre I Précisions conceptuelles

« Une partie du discours invariable qui appartient à la catégorie générale des


mots de relation comme les conjonctions de coordination et de subordination, elle sert à
relier des termes pour les intégrer dans une construction plus vaste. »(2009:639)

Donc, les prépositions introduisent des mots invariables qui présentent deux
caractéristiques essentielles : elles permettent de relier des mots et des groupes de mots
dans une phrase et forment avec les mots qui les suivent un group prépositionnel dont elles
constituent le noyau (la préposition est indissociable des mots qui la suivent et tout le
groupe se construit à partir d’elles).
2-Description morphologiques de la préposition
Selon [Link]:« le terme de préposition s’applique à des constituants qui diffèrent tant par
leur forme que leur mode de fonctionnement ou la spécialité de leur contenu
sémantique.» (2004:141)
Les prépositions se diffèrent donc par leurs formes. Plusieurs grammairiens ont
classé les prépositions selon des critères morphologiques, sémantiques et syntaxiques.
[Link] dans son ouvrage « grammaire méthodique du français » propose de classer
les prépositions (morphologiquement) en deux formes : les prépositions simples et les
prépositions complexes(les locutions prépositionnelles).

2-1Les prépositions simples

Une préposition simple est une préposition formée à partir d’un seul mot. Elles
comprenant un grand nombre de formes directement héritées du fonds latin (à, de, pour
, Sans, vers, autre, etc.) Ou issues par conversion d’autres catégories:

 adverbes (devant, derrière, etc.)

 adjectifs (sauf, plein, côté, etc.)

 Participes passés (vu, excepté, hormis, etc.)

 Participes présent (suivant, durant, moyennant, etc.)

13
Chapitre I Précisions conceptuelles
2-2-Les prépositions complexes : les locutions prépositionnelles

Les prépositions complexes forment un groupe de mots ayant la même fonction et la


même valeur que les prépositions. Les locutions prépositives comportent le plus souvent
une préposition simple comme à, en, dans, par.

Selon [Link] :

«C’est une classe nombreuse et assez mal délimitée de


prépositions complexes, qui le plus souvent, comportent comme
premier constituant une préposition simple de type à, en, de, sur, dans
, par. Selon les critères que l’on donne pour la délimitation de la
classe préposition complexe, on peut arriver en français jusqu’à 200
formes différentes pour l’expression de relation
spatiales. » (2004:144)

Comme nous pouvons le remarquer la locution prépositionnelle est une combinaison


de mots et chaque préposition complexe composé une préposition simple : à, de, en.

Exemples : à coté de, à cause de, en dépit de.

Selon M. RIEGEL : « sont souvent issues du figement. » (1994:640)

 D’anciens groupes prépositionnels : dont le nom était lui-même développé par un


autregroupe prépositionnel (à force de, par rapport à, à coté de, etc.)
 D’adverbes à complément prépositionnel (conformément à=selon /loin de, etc.)
 De propositions participiale (abstraction faite de, compte tenu de)

3-Description sémantique de la préposition


Les prépositions ont un rôle et une interprétation sémantique. Selon
[Link] : « La caractérisation des valeurs sémantiques des prépositions relève
essentiellement du dictionnaire. »
Mais selon lui le sens des prépositions concerne aussi l’analyse grammaticale et il ne
relève pas seulement de dictionnaire mais aussi selon le contexte .A ce propos M .RIEGEL
explique que : « les prépositions ont une charge sémantique propre qui se combinent avec
le sémantisme des constituants qu’elles mettent en relation.» (1994:642)

14
Chapitre I Précisions conceptuelles

La signification des prépositions pose un problème très complexe dans ce sens.


[Link] déclare que :

« Lorsqu’on aura trouvé une description satisfaisante de la préposition « de » une de


plus difficiles à analyser, la linguistique aura accompli un pas de géant.» (1997:25)

[Link] confirme aussi la difficulté de préciser leur sens expliquant que : « vu leur
rôle comme éléments de relation, tant au niveau syntaxique que sémantique, leur haute
fréquence et leur distribution fort large, la description sémantique de prépositions pose de
nombreux problème. »( 2003:46)

Selon les spécialistes en la matière, savoir :

[Link](1997), A .SECHECHAYE,(1950),[Link],(1963), il existe deux


classes prépositions au moins : prépositions vides/prépositions pleines.

3-1-Prépositions vides

Les prépositions vides s'appellent aussi : prépositions faibles, abstraites, incolores.


Certaines prépositions sont pratiquement « vides de sens » (à, de, en), mais elles
contribuent à en créer selon l’ordre et le sens des éléments qui l’accompagnent.

Une préposition est vide de sens lorsqu'elle n’a aucun contenu sémantique, elle n’a
aucun sens en elle-même, mais elle a une valeur grammaticale .La préposition vide est un
instrument grammatical dans ce sens [Link] confirme que : « la préposition est
parfois un simple cheville syntaxique. » (2009:283)
Exemples :

-Je téléphone à Pierre.

-Une cuillère de sel.

-Il est en colère.

3-2- Les prépositions pleines

Les prépositions pleines s'appellent aussi : prépositions fortes, prépositions


colorées, prépositions concrète.

Les prépositions pleines (chez, parmi, vers, à l’aide de, etc.) ont une charge
sémantique, elles peuvent avoir un seul sens, un sens spécifique et particulier.

Exemple : Durant toute sa vie, il a vécu ici =exprime le temps.

15
Chapitre I Précisions conceptuelles

Mais elles peuvent aussi exprimer plusieurs rapports de sens entre les unités
qu’elles unissent, peuvent donc indiquer : l’instrument, l’accompagnement, le temps,
lelieu, la manière, etc.)

Exemples :

-Je vais au restaurant avec Marie.= exprime l’accompagnement.

-Nous sommes dans la voiture. = exprime un lieu

-Il agit toujours par intérêt = exprime la manière

4-La distinction préposition /adverbe


Les adverbes font partie des invariables avec les prépositions, les conjonctions et les
interjections, ils ne s’accordent ni en genre ni en nombre.

Exemple :

- Il est vraiment malade = ils sont vraiment malades.


Les adverbes sont moins nombreux que les noms, les adjectifs ou les verbes, mais on
peut créer beaucoup de nouveaux adverbes, surtout à l’aide du suffixe « ment » :
clairement, constamment, prudemment, franchement…etc.

« L’adverbe est un mot invariable que l’on joint à un verbe, à un adjectif ou à un


autre adverbe, pour en modifier les sens : il parle bien, un homme très pauvre, il écrit fort
vite. » ([Link] 1969 :801)

Nous avons remarqué que dans la plupart des cas, l’adverbe précise la
significationdu mot auquel il est joint ; donc c’est un mot qui dit comment, quand, où,
pourquoi,combien ou si l’action d’un verbe se fait.

Exemples
-Elle court rapidement.
- Elle rentra à la maison
joyeusement.
Selon R .ELUERD :

« Les prépositions ont été des adverbes. Quand l’usage ordinaire courant
emploie une préposition en construction absolue, c’est moins cette origine qu’il retrouve
que la pratique d’un tour elliptique.» (2008 :154)

16
Chapitre I Précisions conceptuelles
Donc, il y a une relation entre la préposition et l’adverbe, certains
prépositions : après, avant, avec, contre, depuis, derrière, devant, entre, outre, hors, parmi,
selon, sans, s’emploient couramment comme des adverbes dans la langue parlée familière.

Exemples
-Je suis venu avec mon père.
- Je suis contre son point de vue.
Dans ces deux exemples les prépositions « contre » et « avec » jouent le rôle d’adverbes.

5-Description syntaxique de la préposition


La préposition est le noyau du groupe prépositionnel, groupe qui remplit de
nombreuses fonctions dans la phrase. Elle forme toujours un groupe syntaxique avec le
verbe qu’elle introduit.

5-1-La construction du groupe prépositionnel

La préposition est le noyau du groupe qui sert à introduire un mot ou un groupe


des mots avec lesquels elle forme le « groupe prépositionnel » ou « syntagme
prépositionnel ».

La préposition entretient ainsi des liens forts avec l’élément qu’elle introduit. Elle
est suivie d’un complément qui peut être de différentes natures.

[Link] le confirme en écrivant :

« La préposition sélectionne bel et bien un complément dont elle détermine la


construction et avec lequel elle forme un groupe à cohésion forte. Il se confirme donc que
la préposition est bien la tête du groupe prépositionnel.» (2003 :26)

Cependant, Le groupe prépositionnel peut remplir plusieurs fonctions différentes


selon son contexte; il peut jouer le rôle d’un complément circonstanciel, d’un complément
indirect d’un attribut, d’un complément du nom, d’un complément de l’adverbe ou de
l’adjectif.

6-La fonction du groupe prépositionnel


Tout syntagme nominal introduit par une préposition est un complément, qui peut
être de natures diverses, son identification dépend de la nature du régie et de sa place au
sein de la phrase.

Selon M. RIEGEL la fonction du groupe prépositionnel varie selon le type de


relation syntaxique qu’il entretient avec un ou plusieurs autres constituants dans la
17
Chapitre I Précisions conceptuelles

construction où il figure.(1994:370).

Il peut servir comme :

 Un complément circonstanciel : le Petit Grevisse définit le complément circonstanciel


comme étant : « le mot ou groupe de mots qui complète l’idée du verbe en indiquant
quelque précision et extérieur à l’action (temps, lieu, cause, but, etc.) » (M. GREVISSE,
2009:61)

Le complément circonstanciel est le plus souvent introduit par une préposition.


Exemple :

- Une femme vint sur le seuil.

 Un complément indirect du verbe : (C.O.I ou C. d’agent) selon [Link] le


complément du verbe est introduit comme : « un syntagme de type nominal ou prépositionnel
qui fait partie du groupe verbal.» (1994 :217)

Exemples :

-Il compte sur notre aide.

- Il est aimé de ses parents.

 Attribut du sujet ou de l’objet : l’attribut sert à ; « qualifier ou caractériser un nom ou


pronom par l’intermédiaire d’un verbe attributif. » (R. LAGANE,2004:19)

Exemple :

- Elle l’accepte de me revoir.

 De complément du nom : le complément du nom commence souvent par une


préposition qui le relie au nom qu’il complète.

Exemple :

- Un plat à gâteaux.

Le groupe prépositionnel peut, ainsi, fonctionner comme :

 Complément de l’adverbe :

Exemple :

-conformément à vos souhaits.

 Complément de l’adjectif :
18
Chapitre I Précisions conceptuelles

Exemple :
- Il est fier de son œuvre.

Selon L. MELIS : « le complément de la préposition est obligatoire et unique


.» (2003:10)

Il est traditionnellement entendu que cette propriété distingue la préposition ;


transitive, de l’adverbe ; réputé intransitif. Or, il existe des prépositions qui construisent
plus d’un complément : « si la plupart des prépositions ont un complément, éventuellement
complexe à cause de la coordination, certaines d’entre elles peuvent avoir deux
compléments. » (L. MELIS et K. LEUVEN, 2001:14)

6-1 La prépositions et le complément du nom

Le complément du nom commence souvent par une préposition qui le relie au nom
qu’il complète.

Exemple :

- Un plat à gâteaux.

La grammaire traditionnelle appelle complément de nom le syntagme nominal


incident à un nom ou à un pronom, il se présente souvent sous la formule : SN1+Pré+SN2
ou Pré + SN, où l’ensemble forme un syntagme prépositionnel complément de nom.
Depuis les plus anciens textes, le complément de nom est précédé d’une préposition, sauf
quand il s’agit d’un nom propre désignant une personne ou un terme générique indiquant la
catégorie dont il fait partie celui qu’on nomme.

En effet, la préposition est souvent suivie d’un complément qu’elle sert à introduire.
C’est ce qui permet de la distinguer, dans certains cas, d’un adverbe.

Par exemple, devant est préposition dans « Il marche devant elle » et elle est adverbe
dans « Il marche devant ».

Toutes les prépositions et certaines locutions prépositionnelles peuvent introduire un


complément de nom, et la plus employée est la préposition "de " en vue de ses diverses
valeurs malgré son contenu de base, qui désigne l’éloignement et le départ, de cela, nous
pouvons dire que l’usage fréquent de la préposition « de », l’introduction du complément
de nom, est basé sur le fait qu’elle permet d’exprimer le sémantisme du SN1, puisque c’est
à partir du second complément que le premier est interprété.

Les prépositions introductrices de compléments de nom n’ont qu’une fonction.

19
Chapitre I Précisions conceptuelles
syntaxique, elles ne sont qu’une simple relateur qui lie un nom à son qualifiant.
6-2-La prépositions et son complément du verbe

Le complément du verbe est envisagé comme un complément essentiel de la phrase


selon la théorie de P .GOFFIC(…).par opposition aux compléments accessoires qui
désignent les compléments circonstanciels. Le complément du verbe est traditionnellement
définit comme : « un syntagme de type nominal ou prépositionnel qui fait partie du groupe
verbal.» (M. RIEGEL, 1994:217)

Il est dit : « indirect » s’il est introduit par une préposition et « d’agent » si le verbe
est à la voix passive.

6-3-Les prépositions et les compléments circonstanciels

Le complément circonstanciel permet par exemple de préciser un lieu, une manière,


un moyen ou la durée. En fonction de ce qu'il permet de préciser, on parlera de
complément circonstanciel de lieu, de temps, de moyen ou de maniè[Link] compléments
circonstanciels se constances à l'aide d'une préposition ou d'une locution prépositive.

Le petit Grevisse définit le complément circonstanciel comme étant : « le mot ou


groupe de mots qui complète l’idée du verbe en indiquant quelque précision et extérieur à
l’action (temps, lieu, cause, but, etc.) » (M, GREVISSE, 2009:61)

En effet, c’est grâce à la préposition que le circonstant assure sa fonction


grammaticale et sémantique à l’intérieur de l’énoncé dans lequel il se trouve.

De façon plus générale, la préposition régit un complément dont le rôle consiste à


marquer une subordination et un état de dépendance grammaticale. Les prépositions qui
introduisent les compléments circonstanciels sont diverses, variées, et sémantiquement
plus riches que les prépositions « à » et « de », qui sont dues à la diversité des
compléments circonstanciels. Le syntagme prépositionnel complément circonstanciel est
identifié selon des critères exclusivement structuraux, non formels. Et les prépositions
introduisant ces compléments circonstanciels ne sont pas spécifiques au verbe, elles sont
employées en relation avec la valeur du complément circonstanciel et la situation
discursive, par opposition au complément du verbe.

6-4-La préposition et la subordination

La subordination relie deux propositions (une proposition subordonné à une autre


appelle principale).

20
Chapitre I Précisions conceptuelles

La subordination est une relation de hiérarchie entre deux propositions. L’une, dite
proposition subordonnée, exerçant une fonction par rapport à l’autre, dite principale, et qui
dépend d’elle par l’intermédiaire soit d’une conjonction de subordination ou d’une locution
conjonctive, soit d’un pronom relatif.

En considérant les conjonctions de subordination complexes comme étant des


variantes contextuelles de prépositions à complément nominal, l’emploi des prépositions
dans la subordonnée est donc conditionné par le verbe de la subordonnée ; quand il est à
l’infinitif la subordonnée est introduite par les prépositions « à » et « de », quand le verbe
est conjugué, la subordonnée est introduite par des locutions conjonctives : avant/ avant
que, en dépit de / en dépit de ce que (en ce que), lors de / lorsque…suivis d’une
construction nominale ou verbale, ou les prépositions « à » ou « de » + ce que suivis d’un
verbe conjugué. Dans les constructions de subordination les prépositions introduisent
divers types de subordonnées : les subordonnées conjonctives complétives, et les
subordonnées circonstancielles.

Les subordonnées complétives sont des conjonctives arguments introduites par le


subordonnant ou les subordonnants composés de prépositions (à, de, en, sur, par)

La proposition subordonnée circonstancielle s’oppose à la complétive, elle est


introduite par un subordonnant coloré ou plein, selon l’appellation adopté pour désigner le
subordonnant porteur de sens, qui est le plus souvent une locution prépositive : avant que,
pendant que, dès que …etc.

7-La répétition des prépositions


En fait, il n’existe pas des règles concernant la répétition et la non répétition des
prépositions, cela dépend du contexte de son apparition. Généralement les prépositions se
répètent devant chaque complément. ( Jean, DUBOIS,1995:124)

Exemples :

- Il écrit à Jean et à Paul

-Je suis allé en Grèce et en Italie.

-Ce livre est plein de leçons et d’exercices.

Selon [Link] les prépositions ne se répètent pas quand :

(Jean, DUBOIS, 1995:124)

21
Chapitre I Précisions conceptuelles

- Dans les locutions toutes faites : En mon âme et conscience, je le crois coupable.

- Les divers compléments désignent le même être ou la même chose forment un


ensemble : Je m’adresse au collègue et ami .

- Les adjectifs numéraux sont coordonné par ou : La tour s’élève à trois cent ou trois
centdix mètres

- Dans les énumérations dont l’ensemble forme un groupe : la pièce est en cinq actes et
dixtableaux.

Les autres prépositions se répètent surtout si l’on veut insister sur chaque partie du régime
ou mieux marquer l’opposition ou l’alternance (Adolphe, THOMAS ,2007 :334)

Exemples :

Dans la paix et dans la guerre.= opposition

Mais : Dans le calme et la paix.=synonyme

II-1-La linguistique et l’analyse contrastives

1-la linguistique contrastive


La constatation des chercheurs, en linguistique appliquée de l’influence qu’exerce la
langue maternelle sur la langue étrangère a donné naissance à la théorie de la linguistique
contrastive au début du XXème siècle et à la fin du XIXème siècle. Elle vient pour assurer
un bon apprentissage de la langue seconde.
La linguistique contrastive pourrait être définie d’une façon simple comme :

« Une branche de la linguistique appliquée dont l’objectif est la


comparaison des systèmes linguistiques de deux ou plusieurs langues
afin de faciliter leur enseignement et apprentissage. L’approche
contrastive représente un précieux outil pour faciliter l’acquisition
des langues étrangères. » (B. Kuszmider ,1981 : 92)
L’étude contrastive se fait en premier lieu, par la comparaison des structures des
langues aux niveaux : phonologique, morphologique et syntaxique pour mettre en
évidence leurs différences et permettre ainsi l'élaboration de méthodes d'enseignement

22
Chapitre I Précisions conceptuelles

mieux appropriées aux difficultés spécifiques que rencontrent les apprenants d'une langue
étrangère, en passant dans une deuxième étape à l’analyse des erreurs pour perfectionner
l’apprentissage de la langue étrangère. (C. Galisson, 1976 :125)

Ainsi F. DEBYSER confirme que:

«La linguistique contrastive dont les ambitions de départ étaient


qu'une comparaison "terme à terme, rigoureuse et systématique" de
deux langues et surtout de leurs différences structurales était possible
et devait permettre de réaliser des méthodes mieux adaptées aux
difficultés spécifiques que rencontre, dans l'étude d'une langue
étrangère, une population scolaire d'une langue maternelle
donnée».(1970 :31)

2-le contact de langues

La plupart des pays sont des pays bilingues, où sont parlées plusieurs langues. Le
locuteur bilingue ne peut pas maitriser forcément les deux langues et il ne peut qu’il
présent encore insuffisant au niveau de l’une ou de l’autre. On appelle le contact des
langues le fait que plusieurs langues sont parlées par même locuteurs comme l’affirme
[Link] : «Deux langues sont dites en contact lorsqu’elles sont parlées en même
temps dans une même communauté.» (G. MOUNIN, 2006 :82)

La présence simultanée des langues cause le phénomène de l’interférence « …Il en


résulte des phénomènes divers, surtout l’interférence». ([Link].200 :p83).

Autrement dit, les études sur le bilinguisme ou les "langues en contact", qui ont été
menées par U. Weinreich (1953) ont donné naissance au terme d’« interférence » pour
faire référence à toutes les différences qui existent entre le discours d'un monolingue et
d'un bilingue.

3-L’interférence :
L’interférence se définit en trois points de vue par DEBYSER, d’un point de vue
linguistique :

23
Chapitre I Précisions conceptuelles

«Elle se définie comme un accident de bilinguisme, entrainé par le contact entre les
langues » (1970 : 34)
D’un point de vue psychologique :
« l’interférence peut être considérée comme une contamination de comportements, c’est
l’effet négatif que peut avoir une habitude sur un apprentissage d’une autre habitude. » (1970 :31)
Dans ce type, l’interférence est définie comme un effet négative sur l’apprentissage des langues

D’un point de vue pédagogique :

« L’interférence est un type particulier de fautes que commet


l’élève qui apprend une langue étrangère sous l’effet des habitudes
ou de structure de la langue maternelle. On parle à ce propos de
déviation, de glissement, de transfert ou de parasite, c’est-à-dire
l’interférence qui est l’introduction d’un élément de la langue
étrangère ne se traduit pas arbitrairement, il y a interférence lorsqu’il
y a analogie entre un élément de la langue étrangère avec un élément
de la langue maternelle.» (Ibid. ; 35)
Tout les spécialistes sont d’accord à dire que l’interférence est le résultat obtenu en
forme d’erreur de l’apparition de deux langues en même temps mais si une structure d’une
langue ne se diffère pas de l’autre ici il n’ya pas une interférence.

Le concept d’'interférence linguistique est le pivot de la linguistique contrastive. Ce


concept a été échafaudé par les linguistes afin de remplacer la notion de transfert négatif
qui avait comme nous l’avons déjà dit une connotation péjorative. On parle d’interférence
quand on rencontre dans la langue cible, la langue visée par l’apprentissage, des éléments
linguistiques indésirables appartenant à la langue source, ou maternelle. Le passage suivant
par A. Sores (2008) résume ce que nous venons d’exprimer comme suit :

« La langue maternelle exerce une influence qu’on appelle « le


transfert négatif » sur l’apprentissage de la langue étrangère. Afin
d’éviter la nuance négative, le phénomène aussi appelé « interférence
» : Un trait de L1 apparait dans L2, ou un trait de la langue « source
»fait son apparition dans la langue « cible ».» (2008 :18)

24
Chapitre I Précisions conceptuelles

4-La notion de l’erreur dans la linguistique contrastive


La linguistique contrastive donc sert à prévoir et à résoudre les difficultés et les
erreurs rencontrées lors de l’acquisition d’une langue étrangère. L’apprentissage d’une
langue étrangère est totalement différent de celui de la langue maternelle, lorsque
l’apprenant commence à apprendre une langue étrangère qui ni n’est sa langue maternelle
ni sa langue cible commence à influencé par leurs connaissances de sa langue maternelle
par exemple il applique les règles de sa langue maternelle au cour de l’apprentissage d’une
langue étrangère et qui n’ont pas les même règles. Donc l’apprenant commet
inévitablement des erreurs.

Selon H, BESSE.R, PORQUIR :

« les erreurs commises et les difficultés rencontrés par les élèves dan
l’apprentissage reflètent bon nombre des points de différence qui seraient
automatiquement inclus dans une comparaison bilingue complète. » ( 1991:206)

4-1-L’Analyse des erreurs :

L’erreur est un concept principal dans l’analyse des erreurs. Ce dernier est développé
et représenté par CORDER (1967), PORQUIER (1977) et PY (1980).
Selon H, BESSE.R, PORQUIER(1991), l’analyse des erreurs c’est une tache qui
complète l’analyse contrastive : « d’abord envisagée comme un complément ou substitut
économique aux analyses contrastives.»

Cependant, L’analyse des erreurs est un support important pour l’enseignement de


la grammaire, d’une part, elle va permettre la description, l’explication et la correction des
erreurs, d’autre part elle va nous aider à mieux comprendre les processus et les stratégies
d’apprentissage des langues étrangères. (PORQUIER, 1977)

L’analyse des erreurs consiste à identifier les erreurs puis à les décrire et enfin à les
expliquer.

Selon C. PERDUE : « d’un point de vue chronologique une telle analyse soulève trois
séries de problème 1) trouver l’erreur ; 2) décrire l’erreur ; 3) expliquer l’erreur.»
(1980 :87)

25
Chapitre I Précisions conceptuelles

R. Porquier ajoute que : « L’erreur est non seulement inévitable, mais normale et
nécessaire, constituant un indice et un moyen d’apprentissage .On n’apprend pas sans
faire d’erreurs et les erreurs servent à apprendre.» (1977:28).

Il y en a deux types d’erreur :


4-1-1L’erreur intralinguale

Dans l’apprentissage d’une langue étrangère l’apprenant peut commettre des erreurs
qui sont dues au système lui-même. Ces erreurs sont des phénomènes dérivatif de la langue
cible propre et qui n’ont pas de relation avec la langue maternelle.

[Link] et M. BLANC expliquent :

« Ces erreurs sont dues, non à la structure de la langue maternelle, mais à des
généralisations provenant d’une exposition partielle à la langue cible. » (1983:361).

« Les erreurs seraient d’ordre intralingual, c'est-à-dire qu’on pourrait leur trouver
des explications à partir des lacunes dans le système de la langue même »( IBID, p,
123).Autrement dit ,l’erreur est trouve dans la langue elle-même(la langue cible) .cela peut
être due à la complexité de cette langue.

Donc lorsqu’on parle aux erreurs intralinguales qui sont dues à la maîtrise
imparfaite de l’orthographe dans la mesure où elle relève d’une infraction à une règle déjà
apprise et vraisemblablement assimilée. On parle des obstacles rencontrés lors de
l’apprentissage de la langue cible.

Elles peuvent être des erreurs phonétiques, lexical, grammaticale, morphologique, et


syntaxique .Ces erreurs propres à la langue comme un système interne.

4-1-2-l’erreur interlinguale

Le terme interlinguale vient de SELINKER (1972), dans l’apprentissage d’une


langue étrangère l’apprenant peut commettre des erreurs, l’existence de deux langues en
même temps met l’apprenant devant un problème celui de l’interférence codique.

[Link] explique que ce type d’erreur est :

« un type particulier de faute que commet l’élève en apprenant une langue


étrangère, sous l’effet de sa langue maternelle .On parle à ce propos de déviations, de
glissement, de transfert, de parasite …etc. » ( 1970:35).

26
Chapitre I Précisions conceptuelles

Dans l’apprentissage d’une langue étrangère les habitudes de la langue maternelle


exercent un influence sur l’acquisition de nouvelles règles et de nouvelles façon
d’exprimer de la langue cible. L’apprenant ne sait pas comment appliquer une règle de la
langue cible ou il l’ignore cette règle.

Ce transfert négatif peut être phonétique, morphologique, lexicale et syntaxique :


« on dit qu’il ya interférence quant un sujet bilingue utilise dans une langue cible A un
trait phonétique, morphologique, lexical, ou syntaxique caractéristique de la langue B.»

[Link] et [Link] posent que « L'interlangue comporte au moins des règles de


la langue-cible, des traces de règles de la langue maternelle, et des règles qui
n'appartiennent ni à l'une, ni à l'autre » (1991 :225). Ils schématisent ainsi le processus
interlingual.

A B C

Langue maternelle Interlangue


Interlangue Langue cible

Figure 1 : Processus de l’interlangue tel que défini par [Link] et [Link]

Conclusion partielle
Dans ce premier chapitre, nous avons parlé de « la préposition » qui est un mot
invariable et qui a pour rôle de relier un constituant de la phrase à un autre constituant
, puis nous avons indiqué les deux formes de la préposition les prépositions simples
constituent une liste fermée et stable et les prépositions complexes constituent une liste
ouverte. Nous avons évoqué aussi la répétition des prépositions.

27
Chapitre I Précisions conceptuelles

Nous avons également abordé la sémantique des prépositions, on distingue deux


classes des prépositions, des prépositions vides de sens mais ils ont une valeur
grammaticale et des prépositions pleines ont un sens précis, et parce que l'adverbe et la
préposition ont une relation étroite nous avons fait la distinction entre les deux.

Par la suite nous avons indiqué la syntaxe des prépositions dont la préposition relie
des mots de différentes natures (nom, pronom, adjectif, etc.) et le groupe prépositionnel
peut remplir plusieurs fonctions (complément du nom, complément circonstanciel, etc).
Nous avons terminé ce chapitre par le domaine de la linguistique contrastive, nous avons
parlé la notion de l'erreur dans la linguistique contrastive et le concept d'interférence
linguistique.

28
Chapitre II

Méthodologie de recherche
etprésentation du corpus
Chapitre II Méthodologie de recherche et présentation du corpus

Introduction partielle
Ce chapitre englobe deux axes principaux, le premier est une description du corpus
de notre recherche et la justification de nos choix. Quant au deuxième, il est réservé à la
présentation des méthodes et des démarches que nous allons suivre dans notre travail, nous
rappelons dans le cadre de notre travail, intitulé : «construction prépositionnel dans le
discours scientifique des mémoires de Master de l’université de Jijel : études morpho
syntaxique et lexico- sémantique. Notre objectif est :

- Trouver les difficultés que rencontrent nos sujets dans leurs constructions
prépositionnelles et les analyser.

- Essayer de trouver des solutions pour réduire le taux des erreurs chez eux .

1-Description du corpus de recherche


Dans le cadre de notre recherche qui porte sur une double analyse, linguistique et
contrastive de l’usage des prépositions chez les étudiants de master.

1-1-L’analyse linguistique

L’analyse linguistique repose sur les niveaux : syntaxique, sémantique,


morphologique, lexical, phonétique…etc. et sur le constituant linguistique qui correspond
aux différentes unités comprises dans chaque niveau.

1-2-L’analyse contrastive

L’idée principale de l’analyse contrastive était à l’origine qu’une étude comparative


et contrastive de la langue maternelle et la langue cible .Cette analyse contrastive cherche à
prédire les difficultés qui pourraient se présenter lors de l’apprentissage d’une langue
étrangère, en comparant celle-ci avec la langue maternelle de l’apprenant.

Cette comparaison des langues aurait permis de prévoir les problèmes


d’apprentissage par confrontation des structures syntaxique , lexical , morphologique
sémantique de la langue cible .

2-Présentation du corpus
Le choix du corpus est une étape très importante dans un travail de recherche pour
atteindre des bons résultats.

30
Chapitre II Méthodologie de recherche et présentation du corpus

Nous avons choisi un corpus qui se compose des mémoires de Master spécialisé en
science du langage et littérature et civilisation à l’université de Mohamed Seddik Ben
Yahia à Jijel de l’année 2020 / 2021.

Le mémoire constitue un travail de recherche approfondi destiné une question, ou


bien traitée ou à systématiser l’étude d’un problème, il se présente sous forme d’un
document écrit de 50à100 pages respectant des normes formelles et rédactionnelles
spécifiques.

3-Justification du choix de corpus


Nous avons choisis ce corpus pour mieux observer et analyser les erreurs commises
par les étudiants de Master. Nous avons pensé que les mémoires reflètent mieux le niveau
des étudiants et que c’est un moyen très pertinent pour savoir leurs connaissances et leurs
propres productions langagières.

4-Méthodologie d’analyse

La méthodologie de recherche est fondamentale dans l’aboutissement aux résultats


finals.

La méthode de la recherche est le moyen utilisé par le chercheur pour rassembler


les données de sa recherche d’après [Link] :

« La méthode de recherche est un ensemble des opérations par


lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle
poursuit, les démontre, les vérifie, elle dicte surtout de façon concrète
d’envisager la recherche, mais ceci plus ou moins impérative, plus ou
moins précise, complète systématisée.» (1979 :344).

En ce qui concerne notre méthode nous avons opté pour une méthode descriptive
analytique comme méthode de travail, afin de pouvoir analyser les données récoltées.

La méthode descriptive analytique est une méthode qui fait la ressemblance


, l’organisation, la classification, l’analyse et l’interprétation des données pour trouver
lasolution à notre problématique.

31
Chapitre II Méthodologie de recherche et présentation du corpus

4-1-La méthode analytique

La méthode analytique permet d’améliorer les données recueillies relative à notre


travail. Selon [Link] : « consiste à décomposer l’objet d’étude en allant du plus
complexe au plus simple. Cette méthode recherche le plus petit composant possible, l’unité
de base des phénomènes.» (1992 :23)

4-2-La méthode descriptive

La méthode descriptive aide dans la description du champ de recherche pour mieux


appréhender les différentes réalités qui s’y trouvent. Selon N. PAUL :

« Nous pouvons indiquer que la méthode descriptive consiste à décrire, nommer ou


caractériser un phénomène, une situation ou un événement de sorte qu’il apparaissent
familier. » (2002 :23)

Donc, nous allons commencer par une analyse qualitative qui consiste à classer et à
organiser les données qui seront analysé et interpréter à la fin. Puis, dans une analyse
quantitative, nous allons calculer les pourcentages des types d’erreurs repérés, pour les
décrire e, les interpréter et déterminer la source de ces erreurs.

5-Grille de classement typologique des erreurs

Dans notre travail de recherche nous désignons par le terme erreur une réalisation
linguistique concrète située au plan de l’écrit, du discours dans ses rapports à un contexte.

Pour l’analyse des erreurs repérées nous avons pris appui sur un outil de
référence ; la grille de « classement typologique des erreurs ». Ce classement nous a permis
de déceler les difficultés que rencontrent nos sujets dans leurs constructions
prépositionnelles en français.

Pour entreprendre une analyse d’erreurs, nous avons suivis une démarche qui
constitue initialement cinq étapes :

1. Repérage des erreurs.


2. Identification des erreurs.
3. Description des erreurs.
4. Explication des erreurs.
5. Correction des erreurs.

32
Chapitre II Méthodologie de recherche et présentation du corpus

1. repérer l’erreur : trouver et relever les erreurs figurant dans les constructions
prépositionnelles de nos sujets.
2. identifier l’erreur : consiste à déterminer si ces erreurs proviennent de la langue
maternelle ou de la grammaire étrangère intériorisée.
3. Décrire l’erreur : déterminer les causes de l’erreur et décrire l’écart par rapport à
la règle.
4. Expliquer l’erreur : explication linguistique avec une analyse contrastive.
5. Corriger l’erreur : cette dernière étape consiste à donner la correction des erreurs
repérées.
Afin d’analyser l’usage des prépositions par nos sujets et de déterminer la source des
erreurs commises par les étudiants de master dans leurs constructions prépositionnelles et
suivant du processus précédent, nous avons réussi à établir le tableau sous présenté ,un
classement et une description des différentes lacunes rencontrés par nos sujets.
Notre grille d’analyse se compose de plusieurs paramètres qui sont les suivants : le sujet
, l’erreur, le type d’erreur (interlinguale, intralinguale), nature d’erreur (sémantique,
syntaxique), l’explication et la correction.

Tableau 01 : synthétique d’analyse des erreurs


repérées
Sujet

Erreur

explication

correction
Type

interlingual intralingual

Sém syn sém syn mo r

33
Chapitre II Méthodologie de recherche et présentation du corpus

Lors du choix de la bonne préposition, nos sujets ont toujours trouvé des difficultés
pour choisir la préposition correcte dans leurs constructions prépositionnelles.

Dans notre travail et selon les résultats, l’usage de la préposition adéquate par nos
sujets dans leurs propres langagiers est régit seulement par des principes essentiellement
syntaxique et sémantique.

L’influence de la langue maternelle sur choix de la préposition adéquate est


souvent apparue au niveau sémantique, c’est la raison pour laquelle nous nous sommes
uniquement limités dans notre analyse à l’interférence sémantique.

Notre tâche commence d’abord par le repérage et l’identification des erreurs que nos
sujets commettent en employant des prépositions pour exprimer des rapports de temps, de
lieu de cause, etc. Ainsi nous nous focalisons sur l’établissement d’un classement des
éventuelles erreurs selon leurs types (interlingual /intralingual) et de déterminer aussi
erreurs syntaxiques ,sémantiques, morphologiques ….etc. Ensuite les expliquer et les
analyser selon une doubles approche (analyse linguistique et aussi contrastive), et de
mettre enfin la lumière sur l’usage et l’emploie fautif des prépositions de la langue
française.

Conclusion partielle
Dans ce chapitre nous avons décrit notre corpus de recherche sur lequel nous allons
travailler dans la partie analytique, nous avons également justifier le choix de notre corpus
de recherche. Ensuite, nous avons aborder et expliquer les méthodes adoptées, les
démarches suivis et les deux types d’analyses qualitative et quantitative qui se complètent.

34
Chapitre III : Analyse et
interprétation
des données
Chapitre III Analyse et interprétation des données

Introduction partielle
Après avoir dressé une description de la préposition, de ses caractéristiques
sémantiques morphologiques syntaxiques et sémantiques nous allons nous focaliser dans la
présente partie sur l’analyse sur l’analyse des erreurs commises par nos sujets parlons et
sur la description et l’interprétation des résultats obtenus.

1-Classification des erreurs


Comme l’objectif de notre travail de recherche est d’analyser l’usage des
prépositions, nous avons procédé dans notre travail l’analyse des constructions
prépositionnelles dans des mémoires de Master, spécialité science du langage et littérature
et civilisation, réalisé durant les années 2020/2021. L’analyse des erreurs, interlinguales
et intralinguales, commises par nos sujet dans leurs constructions prépositionnelles nous
a permis de constituer un corpus de recherche qui a été par la suite analysé sur deux
niveaux : linguistique et contrastive. Nous avons ainsi dans ce sillage analysé ces
erreurs sur les plans morphologiques, syntaxiques et sémantiques.

Afin de bien structurer notre travail de recherche, nous avons élaboré un tableau
d’analyse (voir le tableau ci-dessous) dans lequel nous avons pris en considération : les
sujets, l’erreur, le type, l’explication et la correction. .

Nous avons abouti au classement des erreurs suivantes :

Sur le plan linguistique :

 Erreurs sémantiques.
 Erreurs Syntaxiques.
 Erreurs Morphologiques.

Sur le plan contrastif :

 Erreurs sémantiques.
 Erreurs syntaxiques.

Tant que les erreurs lexicales sont celle qui concernent l’utilisations incorrectes du
lexique, dans le cas de notre travail de recherche et comme notre objet de recherche est la
préposition, nous avons pas repéré des erreurs sur le plan lexical, une raison pour laquelle
nous avons écarté ce type des erreurs.

36
Chapitre III Analyse et interprétation des données

Nous avons écarté aussi les erreurs morphologique qui consiste à confondre entre
des mots appartenant à des catégories grammaticales distinctes qu’on appelle « les
homophones », c’est la raison pour la quelle nous sommes limités uniquement dans notre
analyse aux interférences d’ordre syntaxique et sémantique.

Tableau 02 Analyse, identification, classification et explication des


erreurs repérées.

Type
Interlingual

intralingual
Explication

Correction
Le sujet

Erreur

Sém

Sém

Syn

1-Première sourate de X l’étudiant De le Coran=du


coran récitée à diverses confond la Coran
occasions solennelles . préposition de et -la règle de
du (de + le). contraction des
prépositions et
01 de certains
articles.

-Cette maison des X Le sujet ignore - Cette maison de

37
Chapitre III Analyse et interprétation des données

hommes peut
hommes peut aussi la règle de
aussi servir de
servir de lieu de prière, contraction des
lieu de prière, de
de mosquée. prépositions.
mosquée

jugement de --il est l’un des


valeur, domaines dans
-il est l’un des domaines le sujet confond lesquels se
02 sur lesquels se manifeste X
les valeurs manifeste en
en premier sa mainmise. sémantiques de premier sa
préposition mainmise

La sixième
le sujet ignore
-La sixième question question nous
les cas des
nous aide savoir X aide à savoir
verbes transitifs/
l’influence des éléments. l’influence des
intransitifs
éléments

-le verbe
influence
n’exige pas de - l’influence des
-l’influence des préposition : éléments de la
éléments de la culture influencer le culture locale sur
locale à la parcours de …. la
X
compréhension des le nom exige une compréhension
expressions idiomatique préposition des expressions
française. le sujet confond idiomatique
03 les valeurs française.
sémantiques des
prépositions.

38
Chapitre III Analyse et interprétation des données

-nous constatons que - on été d’accord


vingt sur vingt cinq avec la réponse
(80%) ont été d’accord -Le sujet C.
sur la réponse C. Confond les -(Avec un

X valeurs Substantif on
sémantiques des utilise
prépositions. uniquement « je
suis d’accord
avec » )

Ce spot
-Le sujet ne sait
publicitaire de
-ce spot publicitaire de pas quelles
vingt cinq
vingt cinq seconde a été X prépositions nous
seconde a été
ajouté dans You Tube . utilisons avec les
ajouté sur You
média.
Tube.

Il est entouré de cinq -Jugement de


fruits « le Citron, valeur, le sujet
- dessinés chacun
L’Amla, le Goyave, confond les
X avec des couleurs
l’Acérola et le Goji » valeurs
différentes
dessinés chacun de sémantiques de
couleurs différentes. préposition.

04 - jugement de
valeur, -Sur cetteaffiches
dans cette affiche il y a
X le sujet confond , il y atrès peu de
très peu de formes.
les valeurs formes.
sémantiques de

39
Chapitre III Analyse et interprétation des données

préposition.

Que les
documents de
travail sont
rédigés en langue
que les documents du - Le sujet ignore
arabe et langue
travail sont rédigés en la règle de
X française.
langue arabe et langue contraction des
05
française. prépositions. (si on a affaire à
une généralité,
on ne met pas «
du », on met « de
»).

les musulmans et qui se Le sujet ignore -grand


trouve en assez grand comment nombre en
X
nombre dans l’Afrique introduire un l’Afrique
nom de pays.
Septentrionale. Septentrionale.

Bonet rouge fabrique X Le sujet ignore -Bonet rouge

40
Chapitre III Analyse et interprétation des données

dans la Tunisie comment fabrique en


introduire un Tunisie.
nom de pays.

X Le sujet ignore Par les hommes

-Sorte de robe ample comment au Maghreb.

,ornée de passementerie introduire unnom

et munie d’un capuchon de pays.

portée par les hommes


dans le Maghreb.

-Un canapé au cuir. X Le sujet ignore le -un canapé en


comment cuir.
indiquer une
Matière d'un
objet.

Ce message remplit une X le sujet confond Ce message


07 fonction de relier dans les valeurs remplit une
cette image sémantiques des fonction de relier
prépositions sur cette image

la
prépositions « su
r » s’emploie
lorsque le
complément
désigne une
réalité qu’on
considère comme
« surface » et
Dans ce cas
l’image ne
présente qu’une

41
Chapitre III Analyse et interprétation des données

surface.

09 c'est-à-dire pourquoi ne X le sujet confond -de chanter en


se contentent-ils pas de les valeurs langue qu’il
chanter dans la langue sémantiques des maitrisent le
qu’ils maitrisent le prépositions. mieux.
mieux.

1111111
Ce qui le pousse à X le sujet confond -traduire
traduire directement à les valeurs directement en
l’arabe sémantiques des Arabe
prépositions

12 Nous avons demandé X le sujet confond Nous avons


aux enquêtés à la les valeurs demandé aux
question 8. sémantiques des enquêtés sur la
prépositions. question 8.

42
Chapitre III Analyse et interprétation des données

-Qu’ils ont fait plusieurs X Le sujet ignore -Pour améliorer


efforts personnels pour comment leur niveau en
améliorer leur niveau de introduire un français.
français. complément du
13 nom.

Si l’ont réellement X -Le sujet ignore -Engager à aider


engagé à aider leurs la règle des leurs enfants à
enfants à avoir à un verbes transitif et avoir un niveau
niveau avancé en intransitif. avancé en
français. français.

Fan de le joueur X Le sujet ignore la -fan du joueur.


règle de
contraction des
certaines
14 prépositions et
certains articles.

La mauvaise humeur X Le sujet ignore la -la mauvaise


constante de sa mère et règle de humeur
son père. répétition. constante de sa
mère et de son
père

Ils considèrent que X le sujet confond -leur


s’occuper de leurs les valeurs préoccupation est
parents n’est ni leur sémantiques des de les amener à
devoir, ni leur prépositions. la maison de
responsabilité .leur retraite.

15 préoccupation est de les


amener dans la maison
de retraite.

Camus a caractérisé X le sujet confond Marie par sa


Marie par sa belle robe à les valeurs belle robe avec

43
Chapitre III Analyse et interprétation des données

raies rouges et les sémantiques des raies rouges et


sandales en cuir. prépositions. les sandales en
cuir.

16 l’étude thématique sert à X -Le sujet ignore -sert à découvrir


découvrir et indiquer les la règle de et à indiquer les
différents thèmes. répétition. différents
thèmes.
17 De Face book nous X - Le sujet ne sait -Sur Face book ,
avons choisi trois pas quelles nous avons
affiches. prépositions nous Choisi trois
utilisons avec les affiches.
média.

18 nous constatons que ses X -Le sujet ignore -dont l’objectif


chronique fait souvent la règle de d’articuler , de
recours aux acte répétition. combiner des
locutoire dont l’objet sons et d’évoquer
d’articuler, combiner et de relier
des sons et évoquer et syntaxiquement
relier syntaxiquement les notions
les notions représentée représentée par
par les mots. les mots.

19 Ces mêmes élèves ont X le sujet confond -des problèmes


des problèmes en les valeurs d’orthographe.
orthographe. sémantiques des
prépositions.

44
Chapitre III Analyse et interprétation des données
20 -Utilisent le français X le sujet confond - utilisent-le
pour leurs échanges
les valeurs Français dans
familiaux.
sémantiques des leurs échanges
prépositions. familiaux.

21 -Le prise de vente est X -Le sujet confond -La prise de


mentionnée au coté les valeurs vente est
gauche bas de la sémantiques des mentionné à coté
couverture. prépositions. gauche bas de la
couverture.

C’est dans la maison de X -Le sujet confond C’est dans la


laquelle Salim a été les prépositions maison dans
renvoyé. laquelle Salim a
été renvoyé.
22
Le seul soutien à Salim X -Jugement de -le seul soutien
face à ses malheurs. valeur, de Salim.
le sujet confond
les valeurs
sémantiques de
préposition.

23 -Si le personnage de X le sujet confond -c’est parce qu’il


Salim est le principal les valeurs est nécessaire
acteur, c’est parce qu’il sémantiques des dans la
est nécessaire à la prépositions. signification du
signification du roman. roman.

24 Baya a été marié X Le sujet ignore -une famille


adolescente à une comment riche qui habitait
famille riche qui habitait introduire unnom à Constantine.
Constantine. de ville.

45
Chapitre III Analyse et interprétation des données
sa vie est devenu un X Le sujet ignore la -à cause des
enfer dans la maison du règle de privations et des
mari à cause des répétition. insultes.
privations et insultes.

25 elle l’a mentionné dans X -Le sujet -à l’âge de


le roman à l’âge Ignorent l’adolescence
l’adolescence comment
introduire un
complément de
nom

2-Analyse et interprétation des données :


L’analyse des 59 mémoires constituant notre corpus de recherche nous a permis
d’établir des constats sur les difficultés que rencontrent les étudiants dans leurs
constructions prépositionnelles .Ces difficultés se traduisent de types sous forme des
erreurs, interlinguales et intralinguales, que nous avons pu classer sur le plan sémantique
dans le cas du premier type et sémantique et syntaxique dans le cas du deuxième.

2-1-Analyse linguistique des erreurs :

L’analyse des erreurs commises pas nos sujets dans leurs constructions
prépositionnelles montre que les erreurs relevées sur le plan linguistique se situent sur
deux niveaux : sémantique et syntaxique.

Tableau 02: nombre et taux des erreurs relevées sur leur types .

Type Intralingual

Erreur Syntaxique Sémantique

Nombre 15 9

Pourcentage 62,5% 37,5%

46
Chapitre III Analyse et interprétation des données

pour explication la confusion des valeurs sémantiques des prépositions de la langue


française, tout comme il est illustré dans les exemples précédents.

2-1-1-Au niveau sémantique :

D’après l’analyse des constructions prépositionnelles de notre corpus. Nous


constatons que la majorité des erreurs commises sur le plan sémantique sont dues à la
méconnaissance à la non maitrise des valeurs sémantiques de chaque préposition
lesquelles sont souvent déterminées en fonction du verbe employé ou de complément
introduit.

Ces erreurs peuvent être le résultat de :

 La méconnaissance du sémantisme des prépositions


Exemples :
-il est entouré de cinq fruits « le Citron, l’Amla, le Goyave ,l’Aciole et le Goji »
dessinés chacun de* couleurs différentes. Le choix fautif de la préposition dans cette
phrase est du à la méconnaissance des prépositions dans la langue française (on dit
dessinés chacun avec des couleurs différentes).
-ces même élèves ont des problèmes en*orthographe, (ces même élèves ont des problèmes
d’orthographes). Le choix incorrect de la préposition « en » dans cette phrase à pour
explication la méconnaissance des propriétés sémantique de cette préposition ;la
préposition « en » est utilisé pour introduire un complément indiquant :le lieu ,le moyen de
transport, la manière, etc.

 Le sujet confond les valeurs sémantiques des prépositions.


Exemples :
-Nous constatons que 20sur 25 (80%) ont été d’accord sur* la réponse c .Cette phrase est
incorrecte cela résulte de la non maitrise des règles d’usage auxquelles elle est soumise.
(nous constatons que 20 sur 25(80%) ont été d’accord avec la réponsec).

- Camus a caractérisé marie par sa belle robe à* raies rouge et les sandales en cuir..Le
sujet confond l’utilisation de la préposition « à » et « avec ». Cela provient du non maitrise
des règles d’usage de chaque préposition.

 L’utilisation incorrecte des prépositions introduisant les noms de pays :

-Le Bonet rouge fabrique dans* la Tunisie (en Tunisie)

47
Chapitre III Analyse et interprétation des données
-Sorte de ample : ornée de passementerie et munie d’un capuchon portée par les hommes
dans* le Maghreb (au Maghreb)

 le sujet ignore comment introduire un complément du nom.

-qu’ils ont fait plusieurs efforts personnelles pour amélioré leur* niveau de français. (leur
niveau en français)

2-1-2 Au niveau syntaxique

Les erreurs que nous avons relevées sur le plan syntaxique, de type intralinguale,
présentent le pourcentage le plus élevé.

L’analyse de ses erreurs syntaxiques montre que les principales difficultés sont dues
à une transgression des règles syntaxiques et cet emploi erroné est expliqué par la
complexité de la langue française.

 L’ignorance la règle de contraction de certaines prépositions et de certains articles :


-Fan de le* [Link] « du » au lieu « de le », l e sujet ignorent la règle de contraction
(de+le=du).
-Première sourate de* coran.(du coran).
-Cette maison des* hommes.(d’hommes).
-Les documents du* travail. (Le document de travail)
 Le sujet ignore les règles de répétition et non répétition des prépositions :
-la mauvaise humeur constant de sa mère et son* père.(de sa mère et de son père)
-dont l’objectif est d’articuler, combiner des sons et évoquer et relier syntaxiquement les
notions* .(l’objectif est d’articuler, de combiner des sons et d’évoquer et de relier
syntaxiquement les notions)
-l’étude thématique sert à découvrir et indiquer* les différents thèmes. (à découvrir et à
indiquer les différents thèmes)
-A cause des privations et insultes*.(à cause des privations et des insultes)
 L’ignorance du cas des verbes transitifs directs et indirects comme :

48
Chapitre III Analyse et interprétation des données

-La sixième question nous aide savoir* l’influence des éléments de la culture. (nous aide à
savoir l’influence des éléments de la culture)
-si l’ont réellement engagé à aider leurs enfants à avoir*à un niveau avancé en français
.(à aider leurs enfants à avoir un niveau avancé en français).

2-2-Analyse contrastive des données

Dans ce qui suit, nous allons tenter d’analyser notre corpus de recherche d’un
point de vue contrastif. Nous allons ainsi nous pencher sur les erreurs de type
interlinguales commises par nos sujets dans leurs constructions. Ce type d’erreur aurait
sans doute comme principale cause le recours à leur langue maternelle dans leurs choix des
prépositions à employer en écrivant en franç[Link] soulignons que nous nous limiterons
dans notre analyse aux erreurs syntaxiques et sémantiques. Les interférences phonétiques
(repérables dans un corpus oral) et morphologiques seront ainsi écartées.

Type de l’erreur Intralinguales Interlinguales

Nombre 24 12

Pourcentage 67% 33%

Tableau 03 : nombre et taux des erreurs relevées.

49
Chapitre III Analyse et interprétation des données

Types
d'erreurs

33%
Erreurs
intralinguales
Erreurs
intrelinguales
67%

Figure 02: Représentation graphique des taux des erreurs relevé au


niveau contrastif.
D’après les résultats illustrés dans le tableau ci-dessus, nous constatons que 67%
des erreurs repérées dans les constructions prépositionnelles de nos sujets (soit 30
erreurs) sont de type intralingual. Par contre, les erreurs de type interlinguales ne
représentent que 33% des erreurs relevées.

Les erreurs interlinguales sont ainsi souvent dues au recours des sujets à leurs langue
(s) maternelle (s) dans leur choix de la préposition à employer en langue française.

Exemples :

01- Il est l’un des domaines sur lesquelles* se manifestent en premier sa mainmise .

02- l’influence des éléments de la culture locale à* la compréhension des


expressionsidiomatique française.(sur la compréhension)

Dans les deux exemples précédents 01-02, le sujet confond les valeurs sémantiques
des prépositions.

03- *De Face book nous avons choisi trois affiches.(sur Face book)

04- ce spot publicitaire de vingt cinq seconde a été ajouté dans*You Tube . (sur You Tube
).

Dans les exemples03-04, le sujet ne sait pas quelle préposition utiliser avec les médias.
50
Chapitre III Analyse et interprétation des données

05- Un canapé au* cuir (en cuir)

Dans l’ exemple 05, le sujet ignore comment indiquer une matière d’un objet.07-ce

message remplit une fonction de relier dans cette image (sur cette image).

Dans cette phrase, le sujet confond les valeurs sémantique des prépositions ; la préposition
« Sur » s’emploi lorsque le complément désigne une réalité qu’on considère comme
« Surface ». Dans ce cas l’image ne présente qu’une surface.

Dans notre travail de recherche nous nous sommes uniquement limités à l’analyse des
interférences sémantiques, l’influence de la langue maternelle au choix de la bonne
préposition est souvent apparu au niveau sémantique c’est la raison pour laquelle nous
avons écarté les interférences syntaxiques, morphologiques.

3-Bilan des résultats :


L’analyse des constructions prépositionnelles des sujets constituant notre corpus de
recherche nous a permis d’établir les résultats suivants :
Sur le plan sémantique, nous avons remarqué que la majorité des erreurs commises
sont dues à la méconnaissance du sémantisme des prépositions et à la non maitrise des
valeurs sémantiques qu’elles expriment, autrement dit la principale difficulté qu’éprouvent
nos sujets dans leurs constructions prépositionnelles est la confusion des différentes
valeurs sémantiques des prépositions. Ces erreurs concernent la langue elle-même, elles
n’ont pas de relations avec la langue maternelle des sujets.
Les erreurs portant sur le plan syntaxique sont assez nombreuse ; ces erreurs
montrent la non maitrise des règles grammaticales de la langue françaises ; le sujet ne
prend pas en considération des verbes transitifs direct et indirect, et la règle de répétition
et non répétition des prépositions. La répétition et la non répétition des prépositions. Cela
dépend du contexte de leur apparition, généralement les prépositions se répètent devant
chaque complément.
Nous avons remarqué également que les sujets ignorent aussi la règle de contraction
de certaines prépositions et de certains articles.
D’un point de vue contrastif, nous pensons que le mouvais choix des prépositions
expliqué par la divergence entre le système sémantique de la langue arabe et celui de la
langue française. Les erreurs repérés à ce niveau provient de l’effet de la langue maternelle
(la langue arabe) sur la langue cible (l a langue française). Donc les principales

51
Chapitre III Analyse et interprétation des données

erreurs commises par nos sujets sont le résultat d’un recours raté à leur langue maternelle
(la langue arabe), c’est la proximité entre les structures (systèmes prépositionnelles) des
deux langues qui donne lieu à des transferts négatifs.

Conclusion partielle
Dans ce chapitre pratique, nous avons essayé de repérer les différentes erreurs
commises par les étudiants de Master dans leurs constructions prépositionnelles en langue
française.
Ce chapitre été consacré également à classer les erreurs que nous allons relevées puis
nous avons essayé d’analyser notre corpus de recherche d’un point de vue linguistique
sur le niveau sémantique et syntaxique et d’un point de vue contrastif sur le niveau
sémantique.
A partir des résultats obtenus, nous avons réalisé que les étudiants trouvent des
difficultés déplorables quant aux choix de la préposition adéquate et cela peut être dû a
plusieurs raisons : la complexité la langue française (la méconnaissance du bon usage des
prépositions), l’interférence dans l’arabe et dans la rédaction française ; les étudiants
apprennent une langue étrangère en transférant les compétences langagières de leur langue
maternelle.

52
Conclusion générale
Conclusion générale
L'intitulé de notre étude intitulé : constructions prépositionnelles
dans le discours scientifique des mémoires de Master : une étude
morphosyntaxique et lexico sémantique, cas des étudiants de Master à
l’université de Jijel, s’inscrit dans le domaine de la linguistique, la
linguistique contrastive et l’analyse des erreurs.
Notre travail s’inscrit dans le domaine de la linguistique et la
linguistique contrastive. A travers ce travail, nous avons tenté d’analyse
les constructions prépositionnelles employer par les étudiants dans leurs
écrits universitaires, en l’occurrence leurs mémoires de master. Notre
corpus de recherche est composé de 59mémoires, spécialité science du
langage et littérature et civilisation dans lesquelles nous avons repérer
toutes les erreurs commises par eux.

Cette recherche se réalise en trois chapitres. Dans le premier


chapitre, nous avons défini et présenté la « préposition » et quelques
éléments de base et puis nous avons abordé l’approche de la linguistique
et contrastive dans l’analyse des erreurs. Nous avons abordé la notion de
l’erreur en ce type savoir : les erreurs interlinguales et interlinguales.

Dans le cadre du troisièmes chapitre, consacre l’analyse, la


description et l’interprétation des données, nous avons tenté d’analyser,
identifier, classer et d’expliquer les erreurs et les difficultés rencontrés
par nos sujets dans leurs constructions prépositionnelles en langues
française. Quant la méthode que nous avons émise dans l’analyse de notre
corpus, nous avons opté pour une démarche qualitative et quantitative
dans l’analyse et la description des données obtenus. Pour analyser notre
corpus nous avons établir une grille de classement typologique des
erreurs.

Dans notre travail de recherche, nous avons essayé de répondre à la


question principale posée dans la problématique :

- Comment peut-on expliquer l’emploi incorrect des prépositions dans les


constructions prépositionnelles en langue française étudiants de Master?
Les résultats obtenus à travers cette recherche, nous ont permis de
vérifier les hypothèses que nous avons mises au début de notre travail, à
savoir :

55
Conclusion générale

-Les étudiants de fin cycle éprouveraient des difficultés importantes dans leurs
constructions prépositionnelles compte tenu de la non-maitrise du programme
De la langue française.
-Outre la complexité du système prépositionnel de la langue française, les
difficultés rencontrées par les étudiants auraient également pour cause l’influence
de leur langue maternelle sur leur maitrise de cette langue.

Concernant les résultats que nous avons vu, les erreurs les plus
récurrentes dans les constructions prépositives de nos sujets sont souvent
liés à la non maitrise des règles grammaticales de la langue françaises.
Leurs erreurs sont également dues dans nombre important de cas la
confusion des systèmes prépositionnelles des deux langues : (l’arabe
dialectal (langue maternelle) et la langue française).

Les résultats obtenus dans ce travail de recherche sous ont permis de


développer une vision plus claire des difficultés rencontrés par nos sujets
dans leurs constructions prépositionnelles en langue française. La prise
en considération des résultats obtenus pourrait ouvrir la voie pour des
recherches ultérieures, notamment en didactique du FLE. Ces résultats
pourraient également être d’une grande utilité pour les enseignants de
l’écrit à l’université dans l’élaboration de leurs cours.

56
Bibliographie
Bibliographie

Articles

 AKTOUF,O. « méthodologie des sciences sociales et approche qualitative des


organisations » ,1992 .

 BORILLO,A . « Il y’a prépositions et prépositions »,Travaux de linguistique


,2001.
 MELIS,L et LEUVEN,K . « la préposition est‐ elle toujours la tête d’un groupe
prépositionnel ? », in Travaux de linguistique, Bruxelles, De Boeck, 2001.
Ouvrages
 BESSE,H& PORQUIR,R. « Grammaire et didactique des langues ». :Didier,
collection L .A.L,1991.
 CADIOT,P « les prépositions abstraites en français » ,paris ,Armandcollin,1997.

 DEBYSER , [Link] linguistique contrastive et les interférences, In : Langue française, paris,


1970.
 DUBOIS, [Link] Larousse, Paris,1995.
 GRAWITZ,M. « les méthodes de sciences sociales,[Link] :Dalloz,1979.
 GREVISSE, M.« le petit Grevisse »,paris ,2009.
 HAMERS,J&BLANC,M. « Erreurs développementales», Mardaga, Bruxelle, 1983
 LAGANE,R difficultés grammaticales, Paris, Larousse, 2004.

 MELIS,L. « la préposition en français »,Paris, ophrys,2003.


 N’DA ,P.« recherche et méthodologie en science sociales et humaines
,2002 .
 PORQUIER , R . L’analyse des erreurs « Problème et perspective » Etude de la
linguistique appliquée, 1977.

 RIEGEL,M. « Grammaire méthodique du français »,paris ,puf ,1994.

Dictionnaires

 DUBOIS,J et Al. , Grand dictionnaire de Linguistique et Sciences du langage,


Paris, Larousse, 2007.
 Mounin,G. Dictionnaire de la linguistique, E, Quadrige ,2004 .
 THOMAS, A.V. Dictionnaire des difficultés de la langue française ,Paris
Larousse,2007
 Dictionnaire de la langue française, Larousse, Canada ,1989.
58
Bibliographie

Mémoires

1. [Link], mémoire de magistère :Défaillance en matière d’usage des prépositions


enFLE :Analyse morphosyntaxique des productions des étudiants du département
en Français, université de Biskra2007/2008 .

59
Résumé
Résumé

Résumé
Notre travail de recherche s’inscrit dans le domaine de la linguistique et la
linguistique contrastive. Cette étude consiste à analyser l’usage des prépositions par les
étudiants de master filière lettre et langue française à l’université de Mohammed Seddik
Ben Yahia et à repérer les principales difficultés que ces étudiants rencontrent dans leurs
constructions prépositionnelles.

Notre objectif et notre tache serait d’établir un classement des éventuelles erreurs
repérées selon leur types (intralinguales, interlinguales) et leur natures (syntaxique,
sémantique )et d’expliquer les problèmes récurrents lors du choix de la bonne préposition .

Mots- clés : la préposition, erreur intralinguale /interlinguale ,


constructionsprépositionnelles

abstract
Our research work consists in analyzing the use of prepositions by the students of
master 2 in the French literature and language stream and in identifying the main
difficulties that these students encounter in their prepositional constructions. Our objective
and our task would be to establish a classification of any errors identified according to their
types (intralingual, interlingual) and their nature (syntactic, semantic) and to explain the
recurring problems when choosing the right prepositions.

Keywords: preposition, intralingual/ interlingual error, prepositional constructions

‫ملخص‬
‫ تتمثل هده الدراسة في تحليل استعمال حروف الدر من قبل‬.‫يندرج عملنا البحثً ضمن مخال اللسانٌات واللسانٌات التقابلية‬
‫طلبة الماخستير شعبة آداب ولغة فرنسية بخامعة محمد الصديق بن يحٍى بحيجل وفي تذديد الصعوبات‬
.‫الرئيسية التً ٌواجهها هؤالء الطلبة اثناء استعمالهم لحروف الدر‬

‫بين‬, ‫سيكون هدفنا ومهمتنا انشاء تصنيف لكل األخطاء المذتملة التً تم تذديدها وفقا لنوعها (داخل اللغة‬
. ‫ داللي) وشرذ المشاكل المتكررة عند اختيار حرف الدر المناسب‬,‫اللغات) وطبيعتها (نحوي‬

.‫استعماالت ذروف الدر‬, ‫خطا بين اللغات‬/ ‫ خطا داخل اللغة‬,‫ ذرف خر‬: ‫الكلمات المفتاحية‬

61
Annexe (corpus)
Annexe

Sujet 01 : Xénisme et emprunt linguistique dans « jours de Kabylie »de MOULOUD


Feraoun.

Sujet 02 : quel prénom, pour quelle génération ? étude sémantique et sociolinguistique


des variations diachroniques dans le système patronymique Algérien, cas des prénom de
Jijel (1981et 2011).

Sujet 03 : les écarts culturels dans la compréhension des expressions idiomatique


française par les étudiants de Français : cas des étudiants de 3 année français LMD de
l’université de Jijel.

Sujet 04 : La sémiotique de la publicité audiovisuelle, analyse de quelques publicités


de compliments alimentaires d’origine française.

Sujet 05 : Analyse sémio-linguistique des affiches publicitaires Cas de - Corona virus.

Sujet 06 : L’évolution des représentations des langues dans les milieux professionnels. -
Cas des fonctionnaires administratifs des facultés des langues à l’université de Jijel.

Sujet 07 : Analyse lexico sémantique des emprunts dans le roman « la colline oubliée »
de Mouloud Mammeri.

Sujet 08 : Analyse sémio rhétorique des images publicitaires cas du group Face book :
« culture et créativité » .

Sujet09 : Discours de la normalisation du relation Arabo-israélienne de 2020 dans les


journaux Algérien expression française et Français : analyse pragmatico- argumentative.

Sujet 10 : Etude comparative de l’alternance codique Arabe dialectale /Français a la


lumière de la théorie de l’encastrement morphosyntaxique cas du rap des deux rives de la
méditeranie.

Sujet 11 : Choix, sens et valeurs des noms propres dans 2084 la fin du monde de
Boualem Sansal.

Sujet 12 : Analyse contrastive des erreurs de système propositionnel imputables à


l’influence de la traduction Arabo-française : cas des traductions française des étudiantes
troisièmes années LMD.

63
Annexe

Sujet 13 : la biographie des enseignants du français de l’université de Jijel, quel impact


sur la transmission du français à leurs enfants ?

Sujet 14 : Le personnage entre deux rives dans Millénium Blues de Faïza Guène.

Sujet 15 : L’intertextualité dans Nos richesses de Kaouther Adimi.

Sujet 16 : L’écriture de la contestation dans « une peine à vivre » de RACHID


MIMOUNI.

Sujet 17 : Analyse sémio-pragmatique des affiches préventives contre la COVID-19 en


Algérie.

Sujet 18 : Sémantique et pragmatique des reprises paraphrastiques dans‶ Point Zéro″ de


[Link] dans le journal El Watan.

Sujet 19 : Les troubles dys : dyslexie et dysorthographie chez les lycéens de Jijel Cas de
la 1ère année.

Sujet 20 : L’insécurité linguistique et son impact sur le parler des candidats lors d’un
entretien d’embauche, dans les écoles privées : cas de Royal school et Aff. school.

Sujet 21 : Les voix (es) de la femme africaine dans Baba-ségi , ses épouses, leurs secrets
de Lola shoneyin.

Sujet 22 : La Dictature dans « La Rancune » de Nadjib STAMBOULI.


Sujet 23 : Enfermement et quête de liberté dans ECORCES de Hajar
Bali.

Sujet 24 :Le personnage féminin dans Aimer Maria de Nassira Belloula.


Le corpus :
1- première sourate de coran récitée à diverses occasions solennelle ( mariage.. )

2- leur nom est khouan (frère) dans l’Afrique septentrional .

3- cette maison des hommes peut aussi servir de lieu de prière , de mosquée

4- Il est l’un des domaines sur lesquels se manifeste en premier sa mainmise

5- la sixième question nous aide savoir l’influence des éléments de la culture

64
Annexe
locale à la compréhension des expressions idiomatique française.

6- l’influence des éléments de la culture locale à la compréhension des expressions idiomatique française
7- d’entre eux qui ont un niveau moyen de français.

8- nous constatons que 20 sur 25 étudiant ont été d’accord sur la réponse c qui est la bonne
réponse.

9- ce spot publicitaire de 25seconde a été ajouté dans You Tube ion

10- il est entoure de cinq fruits dessinés chaqu’un de couleur différentes

11- Dans cette affiche il ya très peu de formes.

12- que les documents du travail sont rédigés en langue Arabe et langue Français

13- Nous sommes contraintes d’expliquer le sens des emprunts à l’arabe et à tamazight.

14- Grand manteau de laine=en laine

15- Nom de religieux très vénères chez les musulmans et qui se trouve en assez grand
nombre dans l’Afrique septentrionale

16- Bonet rouge fabrique dans la Tunisie

17- Sorte de robe ample ,ornée de passementerie et munie d’un capuchon portée par les
hommes dans le Maghreb .

18- un canapé au cuir.

19- Ce message remplit une fonction de relais dans cette image

20- Ce dernier implique aussi ses sentiments envers la situation du chantage exercée sur le
soudan

21- c'est-à-dire pourquoi ne se contentent ils pas de chanter dans la langue qu’ils maitrisent
le mieux ?(en langue)

22- vient de l’arabe revoit à Jérusalem à Palestine

23- L’apprenant n’arrive pas à trouver l’équivalent sémantique du mot (‫) الرهبان‬dans la
langue française

24- Ce qui le pousse à traduire directement à l’arabe.

25- Nous avons demandé aux enquêtés à la question 8 ( dans la question8)

65
Annexe

26- Qu’ils ont fait plusieurs efforts personnels pour amélioré leur niveau de français (en)

27- Si l’ont réellement engagé à aider leurs enfants à avoir à un niveau avancé en français

28--fan de le joueur(du)

29- la mauvaise humeur constant de sa mère et son père (de son père)

30- Ils considèrent que s’occuper de leurs parents n’est ni leur devoir, ni leur responsabilité
.leur préoccupation est de les amener dans la maison de retraite .

31--Camus a caractérise Marie par sa belle robe à raies rouges et les sandales en cuir .

32- l’étude thématique sert à découvrir et indiquer les différents thèmes.(à indiquer)

33- De Facebook nous avons choisi trois affiches.

34- nous constatons que ses chronique fait souvent recours aux acte locutoire dont l’objet
d’articuler, combiner des sons et évoquer et relier syntaxiquement les notions représentée
par les mots .(répétition de « de »)

35--Ces mêmes élèves ont des problèmes en orthographe.(d’orthographe ou dans


l’orthographe )

36--utilisent le français pour leur échange familiaux.(dans )

37--le prise de vente est mentionnée au coté gauche bas de la couverture.

38--c’est dans la maison de laquelle Salim a été renvoyé.

39--Le seul soutien à Salim face à ses malheurs.(du)

40- Si le personnage de Salim est le principal acteur, c’est parce qu’il est nécessaire à la
signification du roman.

41- Baya a été marié adolescente à une famille riche qui habitait Constantine

42- sa vie est devenu un enfer dans la maison du mari à cause des privations et insultes (et
des insultes)

43- elle l’a mentionné dans le roman à l’âge l’adolescence

66

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