Hydro
Hydro
L’Hydrologie
Hydrologie
2- Le bassin versant
L’hydrologie est la science qui étudie l’eau sous ses aspects quantitatif et qualitatif durant les différentes
phases de son cycle dans la nature. L’hydrologue utilise des modèles mathématiques pour prédire les différents
phénomènes hydrologiques dans le but de gérer les ressources hydriques d’une manière proactive et non
réactive. Ainsi l’hydrologue relie, par exemple, le débit à l’exutoire d’un bassin aux génératrices du
ruissellement. Comme il existe un délai entre les deux phénomènes, l’hydrologue peut alerter les riverains afin
de limiter les dégâts causés par les inondations. Cette marge de manœuvre peut être augmentée grâce au radar
météorologique qui prédit les précipitations avant même qu’elles n’atteignent le sol.
Hydrologie
L’hydrologue peut aussi utiliser ces prévisions et agir sur le système hydrique afin d’éviter ou
du moins de diminuer l’ampleur des dégâts. Ainsi, il prendra la décision de vider un réservoir
en prévision d’un volume de ruissellement qu’il aura prédit et qui pourrait occasionner des
dégâts en aval. Les enjeux ne sont pas uniquement de nature sociale mais aussi d’ordre
le plus plein possible pour répondre à la demande énergétique s’il prédit une période sèche.
Hydrologie
Infiltration
Écoulement souterrain
Ruissellement de surface
L’excédent des précipitations qui ne s’est pas infiltré
d’écoulement.
Hydrologie
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Lorsqu’on s'intéresse au
ruissellement, la délimitation du
bassin versant doit tenir compte des
barrières artificielles (routes,
chemins de fer, etc.).
Cette hydrogramme de crue présente la forme générale d'une courbe dissymétrique que l'on divise en
quatre parties :
tarissement (avant la pluie nette), crue, décrue et tarissement
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Temps de réponse du bassin tp – c’est l’intervalle de temps qui sépare le centre de gravité de
la pluie nette de la pointe de crue ou parfois du centre de gravité de l'hydrogramme dû à
l'écoulement de surface.
Temps de concentration tc - C’est le temps que met une particule d'eau provenant de la partie
du bassin la plus éloignée de l'exutoire pour parvenir à celui-ci.
On peut estimer tc en mesurant la durée comprise entre la fin de la pluie nette et la fin du
ruissellement direct (i.e. fin de l'écoulement de surface).
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Temps de montée tm - C’est le temps qui s'écoule entre l'arrivée à l'exutoire de l'écoulement rapide et le maximum
de l'hydrogramme dû à l'écoulement de surface.
Temps de base tb - C’est la durée du ruissellement direct, c'est-à-dire la longueur sur l'abscisse des temps de la
base de l'hydrogramme dû à l'écoulement de surface.
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Le temps de concentration tc des eaux sur un bassin versant se définit comme le
maximum de durée nécessaire à une goutte d'eau pour parcourir le chemin
hydrologique entre un point du bassin et l'exutoire de ce dernier
Il est composé de trois termes différents :
th : Temps d'humectation. Temps nécessaire à l'imbibition du sol par l'eau qui
tombe avant qu'elle ne ruisselle.
tr : Temps de ruissellement ou d'écoulement. Temps qui correspond à la durée
d'écoulement de l'eau à la surface ou dans les premiers horizons de sol jusqu'à un
système de collecte .
ta : Temps d'acheminement. Temps mis par l'eau pour se déplacer dans le système
de collecte jusqu'à l'exutoire
Théoriquement on estime que tc est la durée comprise entre la fin de la pluie nette
et la fin du ruissellement .
Tc = max ((th+tr+ta))
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Hydrologie des bassins versants
Le bassin versant fonctionne donc comme un collecteur chargé de recueillir les précipitations et de les
transformer en écoulement à l’exutoire. Cette transformation ne va pas sans pertes en eaux et ces pertes
dépendent des conditions climatologiques régnant sur le bassin versant, et des caractéristiques physiques de
ce dernier. Deux bassins soumis aux mêmes conditions climatiques peuvent avoir un régime d’écoulement
totalement différent. Cette différence est principalement causée par les diverses caractéristiques physiques
des deux bassins.
:
Le bassin versant peut être caractérisé par
la nature du sol
la couverture végétale 23
Les bassins en forme d'éventail (BV1), présentant un temps de concentration plus court (tc1), auront les plus forts
débits de pointe.
une forme allongée (BV2) favorise, pour une même pluie, les faibles débits de pointe de crue
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Hydrologie des bassins versants
Il existe différents indices morphologiques permettant de caractériser le milieu, mais aussi de comparer les
bassins versants entre eux.
Avec :
KG: est l'indice de compacité de Gravélius,
A : surface du bassin versant [km2],
P : périmètre du bassin [km].
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Hydrologie des bassins versants
Cet indice se détermine à partir d'une carte topographique en mesurant le périmètre du bassin versant et
sa surface.
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Hydrologie des bassins versants
Avec :
Hmoy : altitude moyenne du bassin [m] ;
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Hydrologie des bassins versants
La pente moyenne du cours d'eau détermine la vitesse avec laquelle l'eau se rend à l'exutoire du
bassin donc le temps de concentration. Le calcul des pentes moyennes et partielles de cours d'eau
s'effectue à partir du profil longitudinal du cours d'eau principal et de ses affluents. La méthode la
plus fréquemment utilisée pour calculer la pente longitudinale du cours d'eau consiste à diviser la
différence d'altitude entre les points extrêmes du profil par la longueur totale du cours d'eau.
Avec
Pmoy : pente moyenne du cours d'eau [m/km] ;
ΔHmax : dénivellation maximale de la rivière [m] (différence d'altitude entre le point
le plus éloigné et l'émissaire) ;
L : longueur du cours d'eau principal [km ].
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Hydrologie des bassins versants
Pour caractériser la capacité d'un bassin versant à ruisseler un indice est très souvent utilisé en
hydrologie de surface, c’est :
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Hydrologie
Classification
1- Précipitations de convection
Ces précipitations ont surtout lieu au cours de l’été. L’air humide au contact du sol qui est chauffé par les
radiations solaires s’élève verticalement. Étant refroidi au cours d’une détente adiabatique, il se condense et
donne lieu à des précipitations courtes mais intenses. Ces précipitations sont surtout fréquentes en régions
équatoriales mais surviennent aussi en régions tempérées. Compte tenu de leur forte intensité et de leur courte
durée, ces précipitations sont éprouvantes pour les réseaux d’assainissement.
2- Précipitations orographiques
Lorsque des masses d’air chaudes et humides provenant des océans rencontrent un sol montagneux froid, elles
se condensent et donnent lieu à des précipitations orographiques.
3- Précipitations cycloniques
Quand deux fronts de masses d’air de températures et degrés d’humidité différents se rencontrent, on assiste à
des précipitations cycloniques. La masse d’air la plus chaude étant poussée vers le haut, elle se refroidit au cours
d’une détente adiabatique et se condense, donnant lieu à des précipitations généralement intenses et prolongées.
Hydrologie
Il existe une grande variété d’appareils de mesure des précipitations qui peuvent être classés en pluviomètres et
pluviographes.
Le pluviomètre fournit généralement la hauteur de pluie cumulative sur 24 heures. Mais cette durée peut être plus ou
moins grande selon la fréquence de lecture. Cet appareil est généralement non enregistreur.
Le pluviographe est un appareil enregistreur qui fournit les intensités de pluie à des pas de temps variant entre 1 et 6
minutes.
L’appareil de mesure le plus ancien est le pluviomètre qui permet de déterminer la lame cumulative tombée entre deux
lectures.
Hydrologie
En général, la répartition géographique de l’intensité des précipitations n’est pas homogène. C’est pour cette
raison qu’on installe un réseau de pluviomètres assez dense pour mesurer les précipitations avec le maximum de
précision. Le problème qui se pose maintenant est l’évaluation des précipitations représentatives, connaissant les
mesures fournies par des pluviomètres installés sur le bassin.
Hydrologie
C’est la méthode la plus la pluie en un point donné du bassin est mieux représentée
par la station météorologique la plus proche. Dans cette
simple mais non la plus
méthode, on commence par relier chaque station aux
précise. Elle consiste à faire la
stations directement avoisinantes par des segments de
moyenne arithmétique P des
droite. On coupe ensuite chacun des côtés des triangles
valeurs enregistrées à tous les ainsi formés par la médiatrice. Chaque station a un facteur
pluviomètres : de pondération proportionnel à la superficie délimitée par
les médiatrices directement situées dans son voisinage.
Hydrologie
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Notion d’infiltration
on appelle infiltration la partie des précipitations qui est absorbée par le sol et dirigée vers les couches inférieures.
En pratique, avant que le ruissellement ne commence, il faut que les dépressions de surface soient remplies.
Hydrologie
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Au début d’une averse, une certaine lame de pluie est nécessaire pour combler les dépressions qui existent sur
les surfaces perméables et imperméables. Cette lame varie de 0,2 à 3mm pour les surfaces imperméables et de
3 à 15mm pour les surfaces perméables. En fait, cette perte par dépression peut être reliée à la pente du bassin
par la relation (Chocat, 1997) :
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Méthode de l’indice d’infiltration
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Méthode de Horton
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Par l’intégration de l’équation on obtient l’infiltration cumulative
(en millimètres d’eau)
Hydrologie
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Il est possible de tenir compte des conditions initiales d’humidité du sol en définissant de façon convenable le
taux d’infiltration initial f0. En effet, lorsque le sol est humide ou la nappe phréatique est haute, les valeurs
fournies dans le tableau précèdent peuvent être réduites de plus de 50%. À l’inverse, en présence de végétation
dense, ces valeurs peuvent être majorées en conséquence.
Chocat (1997) propose de choisir f0 en fonction de f∞ en tenant compte de la pluviosité antécédente. Si le sol est
saturé en humidité au début de l’écoulement, on peut considérer que f0 est égal à f∞. Pour un sol sec, on peut
utiliser f0 = 4 f∞ en l’absence de données. Pour les bassins jaugés où des hyétogrammes et des hydrogrammes
sont disponibles, on peut estimer f0 par calcul.
Si l’on peut réduire toutes les pertes dues aux infiltrations, la lame cumulative F peut être considérée égale à la
différence entre la lame de pluie brute P et la lame de ruissellement
R (F = P– R).
Hydrologie
Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Définition
La vaporisation (évaporation à la surface de l’eau) est le phénomène par lequel l’eau se transforme en vapeur. La
transformation en vapeur d’un solide tel que la neige ou la glace, sans passer par l’état liquide, s’appelle sublimation.
Hydrologie
Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène
On exprime que l’évaporation est directement proportionnelle à la différence entre la pression de vapeur de
saturation et la pression de vapeur réelle à la surface du liquide par :
Hydrologie
Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène
Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène
La pression de la vapeur de saturation ew en kPa est fournie au tableau. Elle peut aussi être calculée à partir de
la température t en degrés Celsius en utilisant la relation :
Par ailleurs, la pression de vapeur peut être calculée à partir de l’humidité relative qui est définie par :
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Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène
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Résumé
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Travaux dirigés