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Hydro

Ce document décrit le cycle hydrologique et ses différentes composantes comme les précipitations, l'évaporation, l'infiltration et le ruissellement. Il explique également les concepts clés de l'hydrologie des bassins versants tels que le bassin versant, le temps de concentration et le temps de réponse.

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Ce document décrit le cycle hydrologique et ses différentes composantes comme les précipitations, l'évaporation, l'infiltration et le ruissellement. Il explique également les concepts clés de l'hydrologie des bassins versants tels que le bassin versant, le temps de concentration et le temps de réponse.

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Introduction sur

L’Hydrologie
Hydrologie

1- Décrire et quantifier les différentes composantes du cycle hydrologique.

2- Le bassin versant

3- Évaluer la lame de pluie représentative sur un bassin.

4- Quantifier les infiltrations dans le sol par différentes méthodes.

5- Estimer l’évaporation à partir d’un plan d’eau.


Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations

L’hydrologie est la science qui étudie l’eau sous ses aspects quantitatif et qualitatif durant les différentes

phases de son cycle dans la nature. L’hydrologue utilise des modèles mathématiques pour prédire les différents

phénomènes hydrologiques dans le but de gérer les ressources hydriques d’une manière proactive et non

réactive. Ainsi l’hydrologue relie, par exemple, le débit à l’exutoire d’un bassin aux génératrices du

ruissellement. Comme il existe un délai entre les deux phénomènes, l’hydrologue peut alerter les riverains afin

de limiter les dégâts causés par les inondations. Cette marge de manœuvre peut être augmentée grâce au radar

météorologique qui prédit les précipitations avant même qu’elles n’atteignent le sol.
Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations

L’hydrologue peut aussi utiliser ces prévisions et agir sur le système hydrique afin d’éviter ou

du moins de diminuer l’ampleur des dégâts. Ainsi, il prendra la décision de vider un réservoir

en prévision d’un volume de ruissellement qu’il aura prédit et qui pourrait occasionner des

dégâts en aval. Les enjeux ne sont pas uniquement de nature sociale mais aussi d’ordre

économique. Ainsi, à l’opposé de la décision précédente, le gestionnaire maintiendra le réservoir

le plus plein possible pour répondre à la demande énergétique s’il prédit une période sèche.
Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations


Évaporation

Elle se fait principalement au niveau des océans qui


couvrent 70% de la surface terrestre et contiennent
97% des eaux disponibles. L’évaporation annuelle
moyenne à partir des océans est estimée à 1400mm.
Cependant, approximativement 90% de ce volume
retombe directement sous forme de précipitations sur
les océans. Mais l’évaporation se fait aussi directement
à de l’atmosphère en temps de pluie, au niveau des
plans d’eau, du sol humide et à travers la végétation
(480mm/an). Dans ce dernier cas on l’appelle
transpiration. On groupe sous le nom
d’évapotranspiration l’ensemble des processus
d’évaporation et de transpiration.
Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations


Transport par les vents et les courants

Les nuages formés par évaporation peuvent


être transportés par les vents et les courants.
Ces mouvements d’air sont générés par le
gradient de pression qui existe entre les
centres de haute et basse pressions.
L’existence de ces centres est directement
reliée au gradient de température entre des
endroits exposés différemment au soleil.
Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations


Précipitations

Sous certaines conditions atmosphériques, les


nuages formés par évaporation se condensent et
tombent sous l’effet de la gravité, donnant lieu à des
précipitations. Celles-ci peuvent être solides ou
liquides selon la température ambiante.

Les précipitations sur les terres (800mm/an)


proviennent à 40% de l’évaporation à partir des
océans et à 60% à partir de l’évaporation au niveau
des plans d’eau, de l’atmosphère et du sol.
Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations

Infiltration

Quand les précipitations sont


liquides, une partie remplit les
dépressions et s’infiltre dans le
sol. Ces infiltrations rechargent le
sol en humidité et alimentent les
nappes souterraines
Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations

Écoulement souterrain

Les nappes souterraines alimentent


horizontalement les cours d’eau et les
lacs durant les jours et les mois qui
suivent les infiltrations verticales dans le
sol. Cependant, selon la position relative
du niveau de la nappe souterraine et du
cours d’eau avoisinant, il peut y avoir
écoulement dans un sens ou dans l’autre.
Hydrologie

Cycle hydrologique – précipitations, évaporation et infiltrations

Ruissellement de surface
L’excédent des précipitations qui ne s’est pas infiltré

ou évaporé ou n’a pas été intercepté par la

végétation, va s’écouler selon la pente du terrain.

C’est le ruissellement de surface qui alimente les

rivières et les fleuves se déchargeant dans les mers

et océans. On estime qu’annuellement seulement

320mm des 800mm tombant sur les terres retournent

aux océans sous forme de ruissellement de surface.

La balance (480mm/an) constitue le déficit

d’écoulement.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants

Un bassin versant est un espace

géographique tel que chaque goutte

d’eau tombée, non évaporée ou

absorbée par infiltration, est

acheminée par gravité en un point

commun appelé embouchure ou

exutoire du bassin versant.


Hydrologie des bassins versants
Hydrologie des bassins versants

Le bassin versant est une unité


géographique sur laquelle se base l'analyse
du cycle hydrologique.
Donc c’ est une surface hydrologiquement
close, c'est-à-dire qu'aucun écoulement n'y
pénètre de l'extérieur et que tous le
excédents de précipitations s'évaporent ou
s'écoulent par une seule section à
l'exutoire

16
Lorsqu’on s'intéresse au
ruissellement, la délimitation du
bassin versant doit tenir compte des
barrières artificielles (routes,
chemins de fer, etc.).

L'hydrologie du bassin versant, et


notamment la surface drainée, peuvent
être aussi modifiées par la présence
d'apports latéraux artificiels (réseaux
d'eaux, routes, ou des dérivations
artificielles modifiant le bilan
hydrologique).
17
L'analyse du comportement hydrologique d'un bassin versant s'effectue le plus souvent par le
biais de l'étude de la réaction hydrologique du bassin face à la précipitation.

Cette réaction hydrologique du bassin versant est caractérisée par:


▪ sa vitesse (temps de montée tm, défini comme le temps qui s'écoule entre l'arrivée de la crue et le
maximum de l'hydrogramme) et

▪ son intensité (débit de pointe Qmax, volume maximum Vmax,)


Une averse, tombant sur un bassin versant de caractéristiques connues, provoque à l'exutoire du bassin
considéré un hydrogramme.

Cette hydrogramme de crue présente la forme générale d'une courbe dissymétrique que l'on divise en
quatre parties :
tarissement (avant la pluie nette), crue, décrue et tarissement
19
Temps de réponse du bassin tp – c’est l’intervalle de temps qui sépare le centre de gravité de
la pluie nette de la pointe de crue ou parfois du centre de gravité de l'hydrogramme dû à
l'écoulement de surface.

Temps de concentration tc - C’est le temps que met une particule d'eau provenant de la partie
du bassin la plus éloignée de l'exutoire pour parvenir à celui-ci.

On peut estimer tc en mesurant la durée comprise entre la fin de la pluie nette et la fin du
ruissellement direct (i.e. fin de l'écoulement de surface).
20
Temps de montée tm - C’est le temps qui s'écoule entre l'arrivée à l'exutoire de l'écoulement rapide et le maximum
de l'hydrogramme dû à l'écoulement de surface.

Temps de base tb - C’est la durée du ruissellement direct, c'est-à-dire la longueur sur l'abscisse des temps de la
base de l'hydrogramme dû à l'écoulement de surface.
21
Le temps de concentration tc des eaux sur un bassin versant se définit comme le
maximum de durée nécessaire à une goutte d'eau pour parcourir le chemin
hydrologique entre un point du bassin et l'exutoire de ce dernier
Il est composé de trois termes différents :
th : Temps d'humectation. Temps nécessaire à l'imbibition du sol par l'eau qui
tombe avant qu'elle ne ruisselle.
tr : Temps de ruissellement ou d'écoulement. Temps qui correspond à la durée
d'écoulement de l'eau à la surface ou dans les premiers horizons de sol jusqu'à un
système de collecte .
ta : Temps d'acheminement. Temps mis par l'eau pour se déplacer dans le système
de collecte jusqu'à l'exutoire
Théoriquement on estime que tc est la durée comprise entre la fin de la pluie nette
et la fin du ruissellement .

Tc = max ((th+tr+ta))
22
Hydrologie des bassins versants

Le bassin versant fonctionne donc comme un collecteur chargé de recueillir les précipitations et de les
transformer en écoulement à l’exutoire. Cette transformation ne va pas sans pertes en eaux et ces pertes
dépendent des conditions climatologiques régnant sur le bassin versant, et des caractéristiques physiques de
ce dernier. Deux bassins soumis aux mêmes conditions climatiques peuvent avoir un régime d’écoulement
totalement différent. Cette différence est principalement causée par les diverses caractéristiques physiques
des deux bassins.
:
Le bassin versant peut être caractérisé par

 sa morphologie (forme, relief, densité de drainage)

 la nature du sol

 la couverture végétale 23
Les bassins en forme d'éventail (BV1), présentant un temps de concentration plus court (tc1), auront les plus forts
débits de pointe.

une forme allongée (BV2) favorise, pour une même pluie, les faibles débits de pointe de crue

24
Hydrologie des bassins versants

Il existe différents indices morphologiques permettant de caractériser le milieu, mais aussi de comparer les
bassins versants entre eux.

L’indice de compacité de Gravelius : KG

Avec :
KG: est l'indice de compacité de Gravélius,
A : surface du bassin versant [km2],
P : périmètre du bassin [km].

25
Hydrologie des bassins versants

Cet indice se détermine à partir d'une carte topographique en mesurant le périmètre du bassin versant et
sa surface.

Il est proche de 1 pour un bassin versant de


forme quasiment circulaire

et supérieur à 1 lorsque le bassin


est de forme allongée.

26
Hydrologie des bassins versants

L'altitude moyenne se déduit directement de la courbe hypsométrique ou de la lecture d'une carte


topographique. On peut la définir comme suit :

Avec :
Hmoy : altitude moyenne du bassin [m] ;

Ai : aire comprise entre deux courbes de niveau [km2] ;


hi : altitude moyenne entre deux courbes de niveau [m] ;

A: superficie totale du bassin versant [km2].

27
Hydrologie des bassins versants

La pente moyenne du cours d'eau détermine la vitesse avec laquelle l'eau se rend à l'exutoire du
bassin donc le temps de concentration. Le calcul des pentes moyennes et partielles de cours d'eau
s'effectue à partir du profil longitudinal du cours d'eau principal et de ses affluents. La méthode la
plus fréquemment utilisée pour calculer la pente longitudinale du cours d'eau consiste à diviser la
différence d'altitude entre les points extrêmes du profil par la longueur totale du cours d'eau.

Avec
Pmoy : pente moyenne du cours d'eau [m/km] ;
ΔHmax : dénivellation maximale de la rivière [m] (différence d'altitude entre le point
le plus éloigné et l'émissaire) ;
L : longueur du cours d'eau principal [km ].

28
Hydrologie des bassins versants

Pour caractériser la capacité d'un bassin versant à ruisseler un indice est très souvent utilisé en
hydrologie de surface, c’est :

le coefficient de ruissellement (Cr) qui est défini comme suit :

29
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants

Précipitations sur un bassin versant

En hydrologie, on ne s’intéresse pas particulièrement à la connaissance des phénomènes engendrant la formation


des précipitations. Ce type de connaissance est du domaine de la météorologie. Les précipitations constituent la
donnée de base qui sert de point de départ pour le dimensionnement, la réhabilitation et la gestion en temps réel
d’un système hydrique aussi bien en milieu urbain que rural.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant

Classification
1- Précipitations de convection
Ces précipitations ont surtout lieu au cours de l’été. L’air humide au contact du sol qui est chauffé par les
radiations solaires s’élève verticalement. Étant refroidi au cours d’une détente adiabatique, il se condense et
donne lieu à des précipitations courtes mais intenses. Ces précipitations sont surtout fréquentes en régions
équatoriales mais surviennent aussi en régions tempérées. Compte tenu de leur forte intensité et de leur courte
durée, ces précipitations sont éprouvantes pour les réseaux d’assainissement.
2- Précipitations orographiques
Lorsque des masses d’air chaudes et humides provenant des océans rencontrent un sol montagneux froid, elles
se condensent et donnent lieu à des précipitations orographiques.
3- Précipitations cycloniques
Quand deux fronts de masses d’air de températures et degrés d’humidité différents se rencontrent, on assiste à
des précipitations cycloniques. La masse d’air la plus chaude étant poussée vers le haut, elle se refroidit au cours
d’une détente adiabatique et se condense, donnant lieu à des précipitations généralement intenses et prolongées.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant

Mesure des précipitations

Il existe une grande variété d’appareils de mesure des précipitations qui peuvent être classés en pluviomètres et
pluviographes.

Le pluviomètre fournit généralement la hauteur de pluie cumulative sur 24 heures. Mais cette durée peut être plus ou
moins grande selon la fréquence de lecture. Cet appareil est généralement non enregistreur.

Le pluviographe est un appareil enregistreur qui fournit les intensités de pluie à des pas de temps variant entre 1 et 6
minutes.

L’appareil de mesure le plus ancien est le pluviomètre qui permet de déterminer la lame cumulative tombée entre deux
lectures.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant

En général, la répartition géographique de l’intensité des précipitations n’est pas homogène. C’est pour cette
raison qu’on installe un réseau de pluviomètres assez dense pour mesurer les précipitations avec le maximum de
précision. Le problème qui se pose maintenant est l’évaluation des précipitations représentatives, connaissant les
mesures fournies par des pluviomètres installés sur le bassin.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant

Évaluation des précipitations La valeur de Pi est obtenue par


Méthode de la moyenne Méthode des isohyètes
arithmétique On définit une isohyète
comme étant une ligne où hi est la hauteur des
C’est la méthode la plus virtuelle reliant les points précipitations de l’isohyète « i »
simple mais non la plus d’une région le long desquels
les précipitations sont
précise. Elle consiste à faire la identique. On trace un réseau
moyenne arithmétique P des d’isohyètes à l’aide des
enregistrements disponibles.
valeurs enregistrées à tous les La hauteur moyenne des
pluviomètres : précipitations sur le bassin est
alors
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant

Évaluation des précipitations La valeur de Pi est obtenue par


Méthode de la moyenne Méthode des isohyètes
arithmétique

C’est la méthode la plus où hi est la hauteur des


précipitations de l’isohyète « i »
simple mais non la plus
précise. Elle consiste à faire la Cette méthode possède l’avantage de
prendre en considération la distribution
moyenne arithmétique P des géographique des stations.
valeurs enregistrées à tous les Malheureusement, la détermination des
isohyètes sur la carte du bassin s’avère
pluviomètres : un problème à cause du nombre limité
de stations pluviométriques
généralement disponibles.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant

Évaluation des précipitations


Méthode de la moyenne Méthode des isohyètes Méthode de Thiessen
arithmétique Cette méthode est basée sur le principe que l’intensité de

C’est la méthode la plus la pluie en un point donné du bassin est mieux représentée
par la station météorologique la plus proche. Dans cette
simple mais non la plus
méthode, on commence par relier chaque station aux
précise. Elle consiste à faire la
stations directement avoisinantes par des segments de
moyenne arithmétique P des
droite. On coupe ensuite chacun des côtés des triangles
valeurs enregistrées à tous les ainsi formés par la médiatrice. Chaque station a un facteur
pluviomètres : de pondération proportionnel à la superficie délimitée par
les médiatrices directement situées dans son voisinage.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant

Évaluation des précipitations


Méthode de la moyenne Méthode des isohyètes Méthode de Thiessen
arithmétique La hauteur moyenne des précipitations
est obtenue par
C’est la méthode la plus
simple mais non la plus
précise. Elle consiste à faire la
où k est le nombre de stations, Ai est la
moyenne arithmétique P des
superficie du polygone « i », Pi est la
valeurs enregistrées à tous les
hauteur de précipitation enregistrée à la
pluviomètres :
station « i », A est la superficie totale du
bassin.
Hydrologie

Hydrologie des bassins versants


Précipitations sur un bassin versant
Évaluation des précipitations
Méthode de la moyenne Méthode des isohyètes Méthode de Thiessen
arithmétique

C’est la méthode la plus


simple mais non la plus
précise. Elle consiste à faire la
moyenne arithmétique P des
valeurs enregistrées à tous les
pluviomètres :
Cette méthode géométrique, qui est basée
sur un principe de bon sens, semble donner
le plus de satisfaction aux hydrologues.
Elle est ainsi la plus utilisée.
Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants

Notion d’infiltration

on appelle infiltration la partie des précipitations qui est absorbée par le sol et dirigée vers les couches inférieures.
En pratique, avant que le ruissellement ne commence, il faut que les dépressions de surface soient remplies.
Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants

Les pertes par dépression

Au début d’une averse, une certaine lame de pluie est nécessaire pour combler les dépressions qui existent sur
les surfaces perméables et imperméables. Cette lame varie de 0,2 à 3mm pour les surfaces imperméables et de
3 à 15mm pour les surfaces perméables. En fait, cette perte par dépression peut être reliée à la pente du bassin
par la relation (Chocat, 1997) :

où dp représente les pertes par dépression

S est la pente moyenne du bassin, en %

Pour les surfaces perméables a = 2mm b = 4mm

Pour les surfaces imperméables a = 0,5mm b = 1mm


Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants

Méthode de l’indice d’infiltration

Le phénomène d’infiltration est complexe. Il est difficile de


prédire d’une manière précise la quantité d’eau qui s’infiltre
durant et après une averse. Cette quantité dépend de
l’humidité du sol, de l’épaisseur de la couche saturée, de la
compacité du sol, de la couverture végétale, du gel, de la
quantité d’air dans le sol, de la pente de la surface… Une
des méthodes les plus simples est celle de l’indice
L’indice φ représente l’intensité moyenne au-dessus de laquelle
d’infiltration φ .
tout excédent des précipitations se retrouve sous forme
d’écoulement.
Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Méthode de l’indice d’infiltration

Cette méthode, quoique simple et utilisée dans la pratique, ne


tient pas compte de la réalité hydrologique. En effet, elle
suppose que le taux d’infiltration est constant durant une averse
donnée. On sait cependant que si le sol est sec au début d’une
averse, l’infiltration initiale est très importante et décroît au fur et
à mesure que le sol devient saturé. C’est cette lacune que comble
la méthode de Horton.
Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants

Méthode de Horton

La formule de Horton (1940) exprime l’intensité d’infiltration


par :

Les valeurs de l’intensité de l’infiltration s’expriment


généralement en millimètres d’eau par heure ou pouces d’eau
par heure.
Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants
Par l’intégration de l’équation on obtient l’infiltration cumulative
(en millimètres d’eau)
Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants

Il est possible de tenir compte des conditions initiales d’humidité du sol en définissant de façon convenable le
taux d’infiltration initial f0. En effet, lorsque le sol est humide ou la nappe phréatique est haute, les valeurs
fournies dans le tableau précèdent peuvent être réduites de plus de 50%. À l’inverse, en présence de végétation
dense, ces valeurs peuvent être majorées en conséquence.

Chocat (1997) propose de choisir f0 en fonction de f∞ en tenant compte de la pluviosité antécédente. Si le sol est
saturé en humidité au début de l’écoulement, on peut considérer que f0 est égal à f∞. Pour un sol sec, on peut
utiliser f0 = 4 f∞ en l’absence de données. Pour les bassins jaugés où des hyétogrammes et des hydrogrammes
sont disponibles, on peut estimer f0 par calcul.
Si l’on peut réduire toutes les pertes dues aux infiltrations, la lame cumulative F peut être considérée égale à la
différence entre la lame de pluie brute P et la lame de ruissellement

R (F = P– R).
Hydrologie

Infiltration
Hydrologie des bassins versants

La lame nette de ruissellement peut être calculée par la relation :

Il est important de souligner qu’à un instant t donné, l’intensité de


l’infiltration dans le sol ne peut pas dépasser l’intensité des précipitations.
C’est pour cette raison que l’on fait la distinction entre l’infiltration réelle
et l’infiltration potentielle en écrivant :
Hydrologie

Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation

Définition

La vaporisation (évaporation à la surface de l’eau) est le phénomène par lequel l’eau se transforme en vapeur. La
transformation en vapeur d’un solide tel que la neige ou la glace, sans passer par l’état liquide, s’appelle sublimation.
Hydrologie

Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène

On exprime que l’évaporation est directement proportionnelle à la différence entre la pression de vapeur de
saturation et la pression de vapeur réelle à la surface du liquide par :
Hydrologie

Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène

La présence du facteur vent modifie sensiblement le phénomène d’évaporation en facilitant la diffusion de la


vapeur dans l’atmosphère. Pour tenir compte du facteur vent qui fait augmenter l’évaporation, on utilise la
formule de Meyer (1944) :
Hydrologie

Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène
La pression de la vapeur de saturation ew en kPa est fournie au tableau. Elle peut aussi être calculée à partir de
la température t en degrés Celsius en utilisant la relation :

Par ailleurs, la pression de vapeur peut être calculée à partir de l’humidité relative qui est définie par :
Hydrologie

Evaporation
Hydrologie des bassins versants
Notion d’évaporation
Description et quantification du phénomène
Hydrologie

Résumé
Hydrologie des bassins versants
Travaux dirigés

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