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Exam 1516correc

Ce document contient les éléments de correction d'un examen de mathématiques portant sur les équations différentielles ordinaires et partielles. Il présente la résolution de deux exercices, le premier concernant un opérateur lipschitzien et le second l'équation de Korteweg–de Vries.

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Ce document contient les éléments de correction d'un examen de mathématiques portant sur les équations différentielles ordinaires et partielles. Il présente la résolution de deux exercices, le premier concernant un opérateur lipschitzien et le second l'équation de Korteweg–de Vries.

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Master de Mathématiques Examen, session 1 (3 heures) Université J.

Fourier
MAT4117 – EDO et EDP Éléments de correction 2015-2016

Exercice 1.
L’espace Rd est muni de son produit scalaire canonique, noté (· | ·). On note | · | la norme
associée. Soit f : Rd → Rd une application localement lipschitzienne vérifiant, pour un
α>0:
(1) ∀x, y ∈ Rd , (f (y) − f (x) | y − x) ≥ α|y − x|2 .
Le but de l’exercice est de montrer que f est un homéomorphisme de Rd sur lui-même.
1) Montrer que f est injective.
Si f (y) = f (x), par la relation (1), on obtient y = x.
2) On montre ici que 0 est dans l’image de f .
a) Soit x et y deux solutions de l’équation différentielle z 0 = −f (z) sur l’intervalle [0, T ],
pour un T > 0. Montrer que
∀t ∈ [0, T ], |y(t) − x(t)| ≤ |y(0) − x(0)| e−αt .
En effet, on a
d
(|y − x|2 ) = 2(y 0 − x0 | y − x),
dt
= −2(f (y) − f (x) | y − x)
≤ −2α|y − x|2 ,
d’où |y(t) − x(t)|2 ≤ |y(0) − x(0)|2 e−2αt , pour tout t ∈ [0, T ].
b) Dans la suite, x désigne la solution maximale du problème de Cauchy
 0
x = −f (x),
x(0) = 0.
On note ]T− , T+ [ son intervalle de définition (avec T− , T+ ∈]0, +∞[). En appliquant a) à x
et à t 7→ x(t + h) avec |h| assez petit, montrer que
∀t ∈ [0, T+ [, |x0 (t)| ≤ |x0 (0)| e−αt .
On fixe T ∈]0, T+ [. La fonction y : t 7→ x(t + h) est définie (et vérifie y 0 = −f (y)) sur
]T− − h, T+ − h[, qui contient [0, T ] pour |h| assez petit. On obtient l’inégalité voulue sur
[0, T ] en divisant celle de la question précédente par h 6= 0 et en faisant tendre h vers 0.
Comme T est quelconque dans ]0, T+ [, on a finalement l’inégalité sur [0, T+ [.
c) Montrer que x est bornée sur [0, T+ [, et que T+ = +∞.
On a, pour tout t ∈ [0, T+ [ :
Z t
x(t) = − x0 (t0 )dt0 ,
0 Z Z ∞
t
0 −αt0 0 0 0 |x0 (0)|
donc |x(t)| ≤ |x (0)| e dt ≤ |x (0)| e−αt dt0 = .
0 0 α
Avec le critère d’explosion en dimension finie, cette borne implique que T+ = +∞.
d) Montrer que x(t) admet une limite ` ∈ Rd lorsque t tend vers +∞, et que Zf (`) = 0.

Comme |x0 | est intégrable sur [0, +∞[, x0 aussi, et donc x(t) tend vers ` = − x0 (t0 )dt0
0
lorsque t tend vers +∞. Par continuité de f (localement lipschitzienne) et par la relation
x0 = f (x), on voit que x0 (t) tend vers f (`) lorsque t tend vers +∞. Mais le résultat de b)
implique alors que f (`) = 0.
3) Montrer que f est surjective.
2

Pour tout z ∈ Rd , la fonction f − z vérifie les mêmes hypothèses que f . On peut donc lui
appliquer ce qui précède, et trouver `z ∈ Rd tel que f (`z ) = z.
4) Montrer que l’application réciproque de f vérifie
∀x, y ∈ Rd , |f −1 (y) − f −1 (x)| ≤ α−1 |y − x|,
et conclure.
On sait déjà que f est continue et bijective. Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz, (1) implique
∀x, y ∈ Rd , α|x − y|2 ≤ |f (x) − f (y)| |x − y|.
Distinguant les cas x = y et x 6= y, on en déduit :
∀x, y ∈ Rd , α|x − y| ≤ |f (x) − f (y)|.
Lorsque x, y ∈ Rd , en appliquant cela non pas à x et y, mais à f −1 (x) et f −1 (y), on obtient
l’inégalité voulue, qui exprime la continuité de f −1 .

Exercice 2.
On étudie ici le problème de Cauchy associé à l’équation
(1) ∂t u + ∂x3 u = −u3 (t, x ∈ R).
Toutes les fonctions sont à valeurs dans C. On note F la transformation de Fourier sur
L2 (R), et aussi fˆ = Ff .
1) a) Donner la définition de l’espace de Sobolev H s (R) et de sa norme k · kH s , pour s ≥ 0.

H s (R) = {f ∈ L2 (R) | ξ 7→ (1 + |ξ|2 )s/2 fˆ(ξ) ∈ L2 (R)}, kf kH s = k(1 + | · |2 )s/2 fˆkL2 .


b) Soit s > 1/2. Montrer que que si f ∈ H s (R), alors fˆ ∈ L1 (R), et montrer que H s (R)
s’injecte continument dans L∞ (R).
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
Z
|fˆ(ξ)| dξ ≤ k(1 + | · |2 )−s/2 kL2 kf kH s ,
R

qui est fini dès que s > 1/2. Par ailleurs, la formule d’inversion de Fourier f = (2π)−1 F fˆ
implique que f est continue et bornée, avec
kf kL∞ ≤ (2π)−1 kfˆkL1 ≤ (2π)−1 k(1 + | · |2 )−s kL1 kf kH s ,
donc H s (R) s’injecte bien continument dans L∞ (R). Z
2 ˆ
c) On rappelle que pour tous f, g ∈ L (R) et ξ ∈ R, f g(ξ) = (f ? ĝ)(ξ) =
c fˆ(η)ĝ(ξ −η) dη,
R
et on rappelle l’inégalité de Young suivante :
∀ϕ ∈ L1 (R), ∀ψ ∈ L2 (R), kϕ ? ψkL2 ≤ kϕkL1 kψkL2 .
En admettant l’inégalité de Peetre (voir question 5),
(1 + |ξ|2 )s ≤ 4s (1 + |η|2 )s + (1 + |ξ − η|2 )s ,

∀s ≥ 0, ∀ξ, η ∈ R,
montrer que pour tout s > 1/2, il existe une constante Cs > 0 telle que :
∀f, g ∈ H s (R), f g ∈ H s (R) et kf gkH s ≤ Cs kf kH s kgkH s .
Si s > 1/2 et f, g ∈ H s (R), on a en particulier f, g ∈ L2 (R), et on nous rappelle que la
fonction (continue) fcg s’exprime comme la convolution fˆ ? ĝ. Alors,
3

Z Z 2
kf gk2H s = (1 + |ξ| )2 s
fˆ(η)ĝ(ξ − η) dη dξ
RZ R
Z 2
≤ 4s (1 + |η|2 )s/2 fˆ(η)ĝ(ξ − η) dη dξ
RZ RZ
2
+4s fˆ(η)(1 + |ξ − η|2 )s/2 ĝ(ξ − η) dη dξ (inégalité de Peetre)
R R
= 4s k((1 + | · |2 )s/2 fˆ) ? ĝk2L2 + 4s kfˆ ? ((1 + | · |2 )s/2 ĝ)k2L2
≤ 4s kf k2H s kĝk2L1 + 4s kfˆk2L1 kgk2H s (inégalité de Young)
≤ Cs2 kf k2H s kgk2H s ,
grâce à l’inégalité obtenue au b).
Pour ce qui suit, on se donne s ≥ 0 et u ∈ H s (R). 
3
2) Pour tout t ∈ R, on pose V (t)u := F −1 ξ 7→ eitξ u b(ξ) .
a) Montrer que pour tout t ∈ R, V (t)u ∈ H s (R) et kV (t)ukH s = kukH s .
3 3
Comme eitξ est de module 1, ξ 7→ eitξ u b(ξ) ∈ L2 (R), et V (t)u est bien défini dans L2 (R).
De plus,
kV (t)ukH s = k(1 + | · |2 )s/2 F(V (t)u)kL2 = k(1 + | · |2 )s/2 u
bkL2 = kukH s .

b) Montrer que t 7→ V (t)u est une application continue de R dans H s (R).


Si t, h ∈ R,
Z
3 3 2
2
kV (t + h)u − V (t)ukH s = (1 + |ξ|2 )s ei(t+h)ξ − eitξ |b u(ξ)|2 dξ.
R
Lorsque h tend vers 0, la quantité sous l’intégrale tend vers 0 ; de plus, elle est majorée par
4(1 + |ξ|2 )s |b
u(ξ)|2 , fonction (de ξ) intégrable. Par convergence dominée, lorsque h tend vers
0, l’intégrale tend vers 0.
c) Montrer que, si s ≥ 3, t 7→ V (t)u est une application de classe C 1 de R dans H s−3 (R),
d
et que pour tout t ∈ R, (V (·)u) (t) = −∂x3 (V (t)u).
dt
Lorsque s ≥ 3, on a bien ∂x3 (V (t)u) ∈ H s−3 (R). Avec t ∈ R, h ∈ R? ,
2
1 3
(V (t + h)u − V (t)u) + ∂x (V (t)u) =
Zh H s−3
1 3 3 3 2
(1 + |ξ|2 )s−3 2 ei(t+h)ξ − eitξ − ihξ 3 eitξ |b u(ξ)|2 dξ =
ZR h
1 3 2
(1 + |ξ|2 )s−3 2 eihξ − 1 − ihξ 3 |b u(ξ)|2 dξ.
R h
Pour montrer que lorsque h tend vers 0, cette intégrale tend vers 0, on utilise à nouveau la
convergence dominée, la domination provenant de
Z h Z h
ihξ 3 3 3 ikξ 3 3 3
|e − 1 − ihξ | = iξ (e − 1) dk = |ξ| |eikξ − 1| dk = 2|h||ξ|3 ≤ 2|h|(1 + |ξ|2 )3/2 .
0 0

3) On suppose que s ≥ 3. Montrer que si, pour un T > 0, u ∈ C([0, T ], H s (R)) ∩


C 1 ([0, T ], H s−3 (R)) est une solution forte de (1) (chaque terme de l’équation étant bien
défini, à chaque instant t ∈ [0, T ], comme une fonction, modulo un ensemble de mesure
nulle), avec u(0) = u, alors elle vérifie
Z t
(2) ∀t ∈ [0, T ], u(t) = V (t)u − V (t − t0 )(u(t0 )3 ) dt0
0
4

(on pourra montrer que la dérivée en temps de v : t 7→ V (−t)u(t) vaut −V (−t)(u(t)3 )).
Vérifions que pour tout t ∈ [0, T ], avec h 6= 0 tel que t + h ∈ [0, T ], la quantité ∆ =
1
h
(V (−t − h)u(t + h) − V (−t)u(t)) + V (−t)(u(t)3 ) tend vers 0 lorsque h tend vers 0. On
évalue la norme k · kH s−3 de ∆, qui est égale à celle de V (t)∆. On décompose alors
1 1
V (t)∆ = V (−h)( (u(t + h) − u(t))) + (V (−h)u(t) − u(t)) + u(t)3 .
h h
Dans le deuxième terme, on reconnaı̂t le taux d’accroissement utilisé en 2) c) ; il converge
dans H s−3 (R) vers ∂x3 u(t). Le premier terme, lui, converge vers ∂t u(t) :
1
kV (−h)( (u(t + h) − u(t))) − ∂t u(t)kH s−3
h
1
≤ kV (−h)( (u(t + h) − u(t)) − ∂t u(t))kH s−3 + kV (−h)∂t u(t) − ∂t u(t)kH s−3
h
1
= k (u(t + h) − u(t)) − ∂t u(t)kH s−3 + kV (−h)∂t u(t) − ∂t u(t)kH s−3 .
h
Le premier terme tend vers 0 car u ∈ C 1 ([0, T ], H s−3 (R)) ; le deuxième, par 2) b). Finale-
ment, la norme k · kH s−3 de ∆ tend, lorsque h tend vers 0, vers
k∂t u(t) + ∂x3 u(t) + u(t)3 kH s−3 = 0.
d
En intégrant la relation (V (−·)u) = V (−·)(u3 ), on a
dt
Z t
∀t ∈ [0, T ], V (−t)u(t) = u + V (−t0 )(u(t0 )3 ) dt0 ,
0

et on conclut en appliquant V (t).


4) Lorsque s > 1/2 et T > 0, on dit que u ∈ C([0, T ], H s (R)) est solution intégrale de (1)
avec donnée initiale u si elle vérifie (2). Montrer l’unicité d’une telle solution (si u1 et u2
sont deux telles solutions, on pourra noter qu’il existe R > 0 tel que pour tout Z t ∈ [−T, T ], t
fs R2
ku1 (t)kH s + ku2 (t)kH s ≤ R, et que v := u2 − u1 vérifie kv(t)kH s ≤ C kv(t0 )kH s dt0 ,
0
avec une constante C fs liée à celle, Cs , donnée en 1) c)).
Si u1 , u2 ∈ C([−T, T ], H s (R)) sont des solutions intégrales de (1), par leur continuité en
temps et par compacité de [0, T ], il existe R > 0 tel que pour tout t ∈ [−T, T ], ku1 (t)kH s +
ku2 (t)kH s ≤ R. Si de plus elles ont la même donnée initiale, leur différence v := u2 − u1
vérifie, pour tout t ∈ [0, T ] :
Z t Z t
0 0 3 0 3 0
kv(t)kH s = V (t − t )(u2 (t ) − u1 (t ) ) dt ≤ ku2 (t0 )3 − u1 (t0 )3 kH s dt0 ,
0 Hs 0

et par 1)c),
ku2 (t0 )3 − u1 (t0 )3 kH s = k(u2 (t0 ) − u1 (t0 ))(u2 (t0 )2 + u2 (t0 )u1 (t0 ) + u1 (t0 ))kH s ≤ Cs2 R2 kv(t0 )kH s ,
car (en omettant t0 )
ku22 + u2 u1 + u21 kH s ≤ ku22 kH s + ku2 u1 kH s + ku21 kH s ≤ Cs (ku2 k2H s + ku2 kH s ku1 kH s + ku1 k2H s ).
Z t
Ainsi, kv(t)kH s ≤ Cs R 2 2
kv(t0 )kH s dt0 , et le lemme de Gronwall conclut.
0
5) Soit s > 1/2. Montrer (par exemple, par une méthode de point fixe) qu’il existe T > 0
et u ∈ C([0, T ], H s (R)), solution intégrale de (1) avec donnée initiale u.
On va montrer R t qu’il existe une solution de (2), sous forme d’un point fixe de T : u 7→
(t 7→ V (t)u + 0 V (t − t )(u(t0 )2 ) dt0 ), dans la boule B de C([0, T ], H s (R)) (muni de kuk :=
0
5

supt∈[0,T ] ku(t)kH s , c’est un espace de Banach) centrée à l’origine, fermée et de rayon


2kukH s , lorsque T > 0 est assez petit.
La boule B est invariante par T , car si u ∈ B, kT uk ≤ kukH s + Cs2 T kuk3H s : on choisit
T ≤ (Cs kukH s )−2 .
L’application T est contractante sur B, car si u, v ∈ B, kT v −T uk ≤ (2Cs kukH s )2 T kv −uk,
et on choisit T < (2Cs kukH s )−2 .
6) On suppose que s ≥ 3, et que u ∈ C([0, T ], H s (R)) ∩ C 1 ([0, T ], H s−3 (R)) est une solution
forte de (1).
a) De quelle équation la conjuguée ū est-elle solution (forte) ? Montrer que si u est à
valeurs réelles, alors u aussi.
La conjuguée ū est solution de la même équation que u :
∀t ∈ [0, T ], ∂t ū(t) + ∂x3 ū(t) = −ū3 ,
la conjugaison complexe commutant avec la dérivation “classique” (en temps) et avec la
dérivation faible (en espace). Lorsque u est à valeurs réelles, u et ū sont donc solutions
intégrales (par 3)) pour la même équation, avec la même donnée initiale. Par l’unicité du
4), elles coı̈ncident.
b) On suppose que u est à valeurs réelles. Montrer que t 7→ ku(t)kL2 est une fonction
décroissante.
On procède par estimation d’énergie : t 7→ ku(t)k2L2 est une application de classe C 1 , dont
la dérivée vaut Z
2(u | ∂t u(t))L2 = −2(u | ∂x u(t))L2 − 2 u(t, x)4 dx.
3
R
Le premier terme du membre de droite est nul (utilisant Parseval, on voit qu’il est égal à
son opposé). Donc la dérivée de ku(t)k2L2 est négative. . .
7) Démontrer l’inégalité de Peetre donnée à la question 1 (on pourra commencer par noter
que pour tous a, b, s ≥ 0, (a + b)s ≤ 2s (as + bs ), par exemple grâce au fait que a + b ≤
2 max(a, b)).
Si a, b, s ≥ 0, on a a + b ≤ 2 max(a, b), donc (a + b)s ≤ 2s max(a, b)s ≤ 2s (as + bs ). Alors,
si ξ, η ∈ R (ou ξ, η ∈ Rd , d ∈ N? ) :
1 + |ξ|2 = 1 + |ξ − η|2 + |η|2 + 2(ξ − η) · η ≤ 1 + 2(|ξ − η|2 + |η|2 ) ≤ 2((1 + |ξ − η|2 ) + (1 + |η|2 )),
et on applique ce qui précède avec a = 1 + |ξ − η|2 , b = 1 + |η|2 : ainsi,
(1 + |ξ|2 )s ≤ 2s ((1 + |ξ − η|2 ) + (1 + |η|2 ))s ≤ 4s ((1 + |ξ − η|2 )s + (1 + |η|2 )s ).

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