2035-sd 4168
2035-sd 4168
2023
s cerfa
N° 50532#25
IMPÔT SUR LE REVENU
REVENUS NON COMMERCIAUX
– Nouveautés :
Aménagements des dispositifs d’exonération des plus-values de cessions d’entreprises :
L’article 19 de la loi n°2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 aménage les dispositifs d’exonération des plus-values
professionnelles dégagées à l’occasion d’un départ à la retraite (art.151 septies A du CGI) ou de la transmission d’une entreprise
individuelle (art.238 quindecies du CGI).
Les 1° et 2° du I et le III de l’article 19 prévoient :
- un allongement temporaire de deux à trois ans du délai prévu à l’article 151 septies A du CGI lorsque le cédant ou l’associé a fait valoir
ses droits à la retraite, préalablement à la cession, entre le 1er janvier 2019 et 31 décembre 2021 ;
- une redéfinition des conditions d’appréciation et un relèvement des plafonds d’exonération fixés à l’article 238 quindecies du CGI :
lorsque le prix stipulé des éléments transmis ou leur valeur vénale, auxquels sont ajoutées les charges en capital et les indemnités
stipulées au profit du cédant, à quelque titre et pour quelque cause que ce soit, est inférieur ou égal à 500 000 €, l’exonération est
totale ; elle est partielle si cette valeur est comprise entre 500 000 € et 1 000 000 € ;
- lorsque l’activité cédée fait l’objet d’un contrat de location-gérance ou d’un contrat comparable, un élargissement des possibilités de
cession est possible à toute personne sous réserve que la cession porte sur l’intégralité des éléments concourant à l’exploitation de
l’activité et dans le respect des stipulations du contrat.
Allongement du délai de renonciation à l’option pour le régime de la déclaration contrôlée :
Les nouvelles règles issues de l’article 7 de la loi n°2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 s’appliquent aux
renonciations exercées à compter du 1er janvier 2022.
Les entreprises peuvent renoncer à une option pour un régime réel d’imposition dans les délais applicables au dépôt de la déclaration
souscrite au titre des résultats de l’année précédant celle au titre de laquelle la renonciation s’applique.
– Rappels :
- L’article 33 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 étend les dispositions de l’article 39 novodecies du
code général des impôts (CGI) aux opérations de cession-bail d’immeubles réalisées au profit d’une société de crédit-bail entre le 1er
janvier 2021 et le 30 juin 2023 et précédées d'un accord de financement accepté par le crédit-preneur à compter du 28 septembre
2020, et au plus tard le 31 décembre 2022, et qui sont affectés par le crédit-preneur à son activité commerciale, industrielle, artisanale,
libérale ou agricole. Le montant de la plus-value de cession de cet immeuble peut être réparti par parts égales sur les exercices clos
pendant la durée du contrat de crédit-bail sans excéder quinze ans. Toutefois, lorsque l'immeuble est acquis par l'entreprise ou que le
contrat de crédit-bail est résilié, le solde est imposé immédiatement.
Par ailleurs, la loi de finances pour 2022 prévoit à titre temporaire la possibilité pour une entreprise d’admettre en déduction du résultat
imposable l’amortissement constaté en comptabilité au titre d’un fonds commercial lorsqu’il est acquis à compter du 1 er janvier 2022 et
jusqu’au 31 décembre 2025.
Cette mesure s’applique également, sous conditions, aux fonds acquis par les titulaires de bénéfices non commerciaux, dès lors que
l'article 93 du code général des impôts prévoit que les dépenses déductibles du résultat imposable au titre des bénéfices non
commerciaux comprennent notamment les amortissements effectués suivant les règles applicables en matière de bénéfices industriels
et commerciaux.
L’article 7 de la loi n°2022-1157 de finances rectificative pour 2022 apporte une clarification du champ d’application de la mesure
temporaire et prévoit, pour les fonds acquis à compter du 18 juillet 2022, que le dispositif ne s’applique pas aux fonds acquis auprès
d’une entreprise liée au sens du 12 de l’article 39 du CGI ou auprès d’une entreprise, y compris une entreprise individuelle, placée les
conditions définies au a du même 12, sous le contrôle de la même personne physique que l’entreprise qui acquiert le fonds.
Ainsi, sont notamment exclues du champ du dispositif les opérations réalisées entre entreprises ayant un lien de dépendance (cessions
à titre onéreux, fusions, etc.) ainsi que les situations dans lesquelles une personne physique apporte son entreprise individuelle, ou une
branche complète d’activité, à une société qu’elle contrôle ou est amenée à contrôler à la suite de l’opération d’apport.
Le régime micro-BNC est applicable aux entreprises dont les recettes hors TVA de l’année précédente et la pénultième année
n’excèdent pas, pour chacune de ces deux années, 72 600 €.
ECF (Examen de Conformité Fiscale) : case à cocher si l’entreprise s’est engagée au titre de l’exercice dans le dispositif de l’examen
de conformité fiscale. Il convient d’identifier le prestataire.
Désormais, les entreprises individuelles peuvent déclarer en une seule fois via internet leurs revenus aux administrations sociales et
fiscales.
Afin d’alléger les travaux de remplissage de la déclaration de revenus complémentaire des professions non salariées 2042C-PRO des
entreprises individuelles, un lien de transmission entre la déclaration professionnelle et la déclaration de revenus est mis en place afin
de préremplir les montants déclarés sur la liasse professionnelle sur la déclaration 2042C-PRO.
Par ailleurs, pour assurer la liaison entre les deux déclarations fiscales, il est souhaitable de télédéclarer la liasse fiscale professionnelle
1
avant la déclaration d’impôt sur le revenu.
Certaines cases de la déclaration 2035-AS-SD contribuent :
1/ à préremplir la déclaration de revenus complémentaire des professions non salariées 2042C-PRO :
Afin de permettre le pré-remplissage de la déclaration de revenus en ligne des associés des sociétés de personnes, le tableau de
répartition des résultats entre les associés doit être servi des informations suivantes :nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse
du domicile, numéro d’identification fiscal à 13 caractères (pour les personnes physiques), numéro SIREN (pour les personnes
morales). Le renseignement du numéro d’identification fiscal de chaque associé reste toutefois optionnel. Une case à cocher est
ajoutée afin de désigner les associés ayant également la qualité de gérant.
2
et contributions sociales des assurés sociaux relevant du RSI.
Depuis l'imposition des revenus de l'année 2020, en cas de sortie du régime déclaratif spécial prévu à l'article 102 ter du CGI, le
bénéfice imposable de l’année au titre de laquelle est exercée l’option prévue à l’article 93 A du CGI pour tenir compte des créances
acquises et des dépenses engagées est augmenté des créances détenues au 31 décembre de l'année précédente, pour leur montant
hors taxes sous déduction d'un abattement de 34 %. Cette réintégration est sans incidence sur le montant des recettes à retenir pour
apprécier les limites d'application du régime déclaratif spécial et du régime de la déclaration contrôlée (BOI-BNC-BASE-20-10-20,
§ 240 s.). Dans la situation inverse de sortie du régime de la déclaration contrôlée, et lorsque l’option pour déterminer le bénéfice
imposable d’après les créances acquises et des dépenses engagées avait été exercée, il convient de se reporter au BOI-BNC-DECLA-
20-20 § 15.
Les personnes employées à temps partiel sont retenues à proportion de la durée d’emploi.
Nombre d’apprentis : ne tenir compte que des apprentis munis d’un contrat d’apprentissage répondant aux prescriptions du code du
travail ;
Nombre de salariés handicapés : il s’agit des travailleurs reconnus handicapés par la commission départementale technique
d’orientation et de reclassement professionnel instituée par l’article 14 de la loi n°75-534 du 30 juin 1975 ;
Montant brut des salaires : il s’agit du montant brut des salaires relatif aux rémunérations versées en 2022, abstraction faite des
sommes versées aux apprentis sous contrat et aux handicapés figurant sur les DSN ou la déclaration 2460 T ; indiquer le montant total
des bases brutes fiscales inscrites dans la rubrique 18 A, qui doivent être majorées, le cas échéant, des indemnités exonérées de la
taxe sur les salaires, telles notamment les sommes portées dans la rubrique 20 C au titre de la contribution de l’employeur à
l’acquisition des chèques-vacances par les salariés.
Quote-part des salaires d’une société civile de moyens : porter le total des quotes-parts des dépenses vous revenant mentionnées
à la colonne 2 du tableau V de la déclaration n°2036-SD souscrite par la société civile de moyens.
B/ TABLEAU DES IMMOBILISATIONS ET DES AMORTISSEMENTS (Page 2)
Les biens possédés par les personnes physiques, imposables dans la catégorie des revenus non commerciaux, peuvent faire l’objet
d’une distinction selon qu’ils sont ou non affectés par nature à l’exercice de la profession :
• les éléments affectés par nature à l’exercice de la profession doivent obligatoirement être inscrits sur le registre des
immobilisations et des amortissements ;
• les éléments non affectés par nature à l’exercice de la profession, mais utilisés dans le cadre de la profession, peuvent faire
l’objet d’une inscription ;
• les éléments non utilisés pour l’exercice de la profession, ne peuvent jamais faire partie du patrimoine professionnel.
Ces indications concernent les personnes exerçant leur activité à titre individuel et les sociétés de personnes.
L’inscription d’un bien à l’actif professionnel emporte déduction des charges de la propriété correspondantes (amortissements, intérêts
d’emprunts…) et l’imposition corrélative des plus-values professionnelles.
Porter en colonne 3 le montant de la TVA effectivement déduite.
* les personnes qui ne sont pas redevables de la TVA n’ont pas à servir cette colonne ;
* les personnes redevables de cette taxe y portent la TVA déductible, à l’exclusion de la TVA portant sur des biens exclus du droit à
déduction ;
* les personnes redevables partiels de la TVA y portent la TVA déductible affectée du prorata de déduction (cf. ci-après).
Les titulaires de revenus non commerciaux dont le chiffre d’affaires n’est soumis qu’en partie à la TVA ne peuvent déduire, en règle
générale, qu’une fraction de la taxe comprise dans le coût de revient de leurs immobilisations. La fraction déductible est égale au
montant de la taxe figurant sur les factures multiplié par le rapport existant entre le montant annuel des recettes afférentes à des
opérations ouvrant droit à déduction et le montant annuel des recettes afférentes à l’ensemble des opérations réalisées. Le
pourcentage d’une année donnée est déterminée provisoirement en fonction des recettes réalisées l'année précédente ou des recettes
prévisionnelles de l’année en cours. Le pourcentage définitif n’est connu que dans le courant du mois d'avril de l'année suivante.
Lorsqu’il existe un écart entre le pourcentage provisoire et le pourcentage définitif, les intéressés sont conduits à pratiquer une
déduction complémentaire ou à effectuer un reversement de taxe.
Ces régularisations influent sur le résultat de l’année au cours de laquelle elles interviennent (voir renvois 17 et 21) et sur la base de
calcul des amortissements, lorsque l’écart de variation entre les prorata provisoires et définitifs excède cinq points.
En cas de réalisation d’opérations situées en dehors du champ d’application de la TVA, la déduction et, le cas échéant, les
régularisations s’opèrent sur la base de la proportion d’utilisation des biens pour des opérations imposables.
Quote-part des amortissements d’une société civile de moyens : porter les dépenses vous revenant mentionnées à la colonne 23
du tableau V de la déclaration n°2036 souscrite par la société civile de moyens.
La ligne du tableau intitulée « Report du total de la dernière annexe » permet le report des éléments de l’état annexe qui est, le cas
échéant, joint à la déclaration (lorsque le nombre de lignes du présent tableau est insuffisant pour mentionner l’intégralité des
immobilisations, ou en cas d’inscription des immobilisations suivant les rubriques de la nomenclature comptable du 30 janvier 1978).
Les contribuables qui ont inscrit leur véhicule au registre des immobilisations et des amortissements doivent comptabiliser
l'amortissement correspondant. En cas d’option pour déterminer les frais d'utilisation des véhicules par application du barème forfaitaire
de l'administration (cf. renvoi 12) – le barème couvrant déjà l’amortissement – les amortissements afférents à ces véhicules doivent être
réintégrés au cadre B du tableau des "Immobilisations et des amortissements". Ce barème peut également être utilisé pour les
véhicules pris en location ou en crédit-bail à condition que les loyers ne soient pas portés en charges. En cas de déduction des loyers,
les frais de carburant peuvent être déterminés d’après le barème kilométrique publié chaque année par l'administration pour les
titulaires de bénéfices industriels et commerciaux tenant une comptabilité super-simplifiée.
Il est rappelé que les différents éléments constitutifs de composants doivent faire l'objet d'un plan d'amortissement distinct. Pour plus de
précisions, il convient de se référer aux paragraphes 30 et suivants du Bulletin Officiel des Finances Publiques – Impôts (BOFiP-Impôts)
BOI-BNC-BASE-50 dans sa version en vigueur au moment du fait générateur.
3
C/ TABLEAU DE DÉTERMINATION DES PLUS-VALUES ET MOINS-VALUES (page 3)
La plus-value ou moins-value est déterminée, à la date de sa réalisation, par la différence entre, d’une part, le prix de vente du bien
(col. 4), ou sa valeur estimée (valeur vénale) en cas de donation ou de transfert dans le patrimoine privé et, d’autre part, la valeur nette
comptable (col. 3) : c’est-à-dire le prix de revient (col. 1) diminué, le cas échéant, du montant des amortissements comptabilisé (col. 2).
Si la cession porte sur un bien à usage mixte, seule la plus-value correspondant à l’usage professionnel de ce bien doit être prise en
compte.
Plus-values et moins-values à court terme (col. 5, à faire précéder du signe – ou à signaler entre crochets en cas de moins-
values).
– Plus-values à court terme : ce sont celles qui proviennent de la cession d’éléments amortissables ou non acquis depuis moins de
deux ans ou de la cession d’éléments amortissables, détenus depuis plus de deux ans à hauteur des amortissements pratiqués. Pour
les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2011, relèvent également du court terme les plus-values réalisées à l’occasion de la
cession de titres de sociétés implantées dans un État ou territoire non coopératif au sens de l'article 238-0 A du CGI (Article 219-I-a
sexies-0 ter du CGI).
– Moins-values à court terme : une moins-value est réputée à court terme lorsqu’elle provient de la cession d’éléments non
amortissables détenus depuis moins de deux ans, ou d’éléments amortissables quelle que soit leur durée de détention.
Les plus-values et les moins-values à court terme réalisées au titre d’une année font l’objet d’une compensation afin de déterminer une
plus-value nette à court terme ou une moins-value nette à court terme. La plus-value nette à court terme s’ajoute aux revenus
professionnels (ligne 35 de l’annexe 2035 B); la moins-value nette à court terme vient en déduction des bénéfices de l'année de
réalisation (ligne 42 de l’annexe 2035 B).
– Étalement des plus-values nettes à court terme : les professionnels peuvent, pour les plus-values à court terme réalisées en cours
d’activité, bénéficier d’un étalement sur trois ans, ou d’un régime particulier d’étalement pour la partie à « court terme » des plus-values
résultant de la perception d’indemnités d’assurances ou de l’expropriation d’un immeuble affecté à l’activité professionnelle. Le suivi des
plus-values à court terme qui font l’objet d’un étalement peut être assuré sur le tableau “Aide au suivi et à l'affectation des plus et moins-
values” figurant en page 12 de la notice.
Le montant total de la plus-value nette à court terme est à porter à la ligne 35 de l’annexe 2035 B et les deux tiers de cette plus-value à
court terme à la ligne 43 « divers à déduire » de l’annexe 2035 B. Au cours des deux exercices suivants, le tiers de la plus-value est
réintégré à la ligne 36 « divers à déduire ».
Plus-values et moins-values à long terme (col. 6, à faire précéder du signe – ou à signaler entre crochets en cas de moins-values).
– Plus-values à long terme : elles résultent de la cession d’éléments non amortissables détenus depuis plus de deux ans ou
d’éléments amortissables détenus depuis plus de deux ans pour la fraction excédant le montant des amortissements.
– Moins-values à long terme : elles proviennent de la cession d’éléments non amortissables détenus depuis plus de deux ans. Les
plus-values et les moins-values à long terme font l’objet d’une compensation afin de déterminer une plus ou moins-value nette à long
terme.
La moins-value nette à long terme ne peut être déduite que des plus-values nettes à long terme réalisées au cours des 10 années
suivantes.
La plus-value nette éventuelle en résultant (ou, le cas échéant, le solde de cette plus-value après compensation avec les moins-values
à long terme subies au cours des 10 années précédentes ou avec le déficit de l’année) est taxable au taux de 12,8 % quel que soit le
caractère de l’activité.
Si le bien cédé est un terrain à bâtir, le taux applicable est également fixé à 12,8 %.
En cas de cession ou de cessation d’activité, les moins-values à long terme subies au cours de la réalisation de cet événement – ou
des dix années antérieures – peuvent être déduites des bénéfices de l’année de la cession ou de la cessation pour une fraction de leur
montant qui est fonction du rapport – 12,8/25 – existant entre le taux d’imposition des plus-values à long terme et le taux normal de
l’impôt sur les sociétés.
En cas de cession-bail d’immeuble réalisée entre le 23 avril 2009 et le 31 décembre 2012, la plus-value étalée sur le fondement du I de
l’article 39 novodecies du CGI doit faire l’objet d’un état de suivi fourni lors du dépôt de la déclaration de résultat de chacun des
exercices clos pendant la durée de l’étalement. Cet état précise la durée de l’étalement retenue. Au titre de chaque exercice, la fraction
de plus-value à court terme doit être réintégrée au résultat et la fraction de la plus-value à long terme est imposée d’après le taux
applicable à ce type de plus-values. Cette dernière fraction est en outre mentionnée sur la déclaration de résultat de l’exercice et
reportée sur la déclaration d'ensemble des revenus (imprimé n° 2042C PRO). Il en va de même des plus-values de cession-bail
d’immeuble réalisées entre le 1er janvier 2021 et le 30 juin 2023 dans les conditions mentionnées au II de ce même article.
Vous pouvez vous reporter à l’« Aide au suivi et à l’affectation des plus ou moins-values » – page 12 – en cas d’imputation sur la plus-
value nette à long terme des moins-values à long terme, ou des déficits d’exploitation.
Le montant de la plus-value nette à long terme figurant au tableau II – Détermination des plus-values ou moins-values" de la déclaration
n°2035 est à reporter sur la page 1 de la même déclaration et sur la déclaration de revenus n° 2042 C PRO.
La plus-value nette à court terme imposable et sa fraction exonérée – à détailler dans une note annexe – sont à ventiler à la rubrique
« Récapitulation des éléments d’imposition » de la déclaration n°2035 (cf. Renvoi 21). La fraction exonérée est par ailleurs reportée sur
la déclaration n° 2042C PRO. Les montants à déclarer sur la déclaration n°2042C-PRO au titre des revenus exonérés en application
des articles 44 sexies, 44 octies, 44 octies A, 44 quaterdecies, 44 quindecies du CGI correspondent à la fraction exonérée des
bénéfices et plus-values à court terme.
En outre, le renvoi 21 concerne la zone « moins-values à court terme » de l’imprimé 2035B.
Transfert dans le patrimoine privé : en cas de transfert dans le patrimoine privé de la partie de la résidence principale, affectée à
l’exercice de la profession, le paiement de l’impôt sur la plus-value dégagée à cette occasion peut être fractionné sur une période de
trois ans. La demande de fractionnement est jointe à la déclaration n°2035-SD souscrite au titre des revenus de l’année de réalisation
du retrait d’actif. Elle doit préciser les différents éléments de calcul de la plus-value. L’option, ainsi exercée, revêt un caractère définitif.
Échelonnement du paiement en cas de crédit-vendeur : en cas de cession assortie d’un crédit vendeur, de l’ensemble des éléments
4
de l’actif immobilisé affectés à l’exercice d’une activité professionnelle, d’une branche complète d’activité, ou d’une clientèle,
l’échelonnement du paiement de l’impôt sur le revenu afférent aux plus-values à long terme réalisées à cette occasion peut être
accordé sur demande écrite du contribuable formulée au plus tard à la date limite de paiement portée sur l’avis d’imposition (article
1681 F du CGI).
Exonération – article 151 septies du CGI : les plus-values nettes déterminées après compensation avec les moins-values de même
nature réalisées dans le cadre d’une activité libérale font l’objet, d’une exonération totale ou partielle selon que la moyenne des
recettes, appréciées hors taxes, réalisées au cours des deux années civiles qui précèdent la date de clôture de l’exercice de réalisation
des plus-values, pour les titulaires de BNC, n’excède pas 90 000 € ou soit comprise entre ce montant et 126 000 €. Cette modalité
d’appréciation des recettes est applicable tant aux plus-values réalisées en cours d’exploitation qu'à celles résultant de la cession ou de
la cessation d’activité. L'activité doit être exercée depuis au moins cinq ans.
Exonération – article 238 quindecies CGI : les plus-values réalisées à l’occasion de la transmission à titre gratuit ou à titre onéreux,
soit d’une entreprise individuelle libérale, soit d’une branche complète d’activité, soit de l’intégralité des droits détenus par l’exploitant
dans une société de personnes dans laquelle il exerce son activité libérale, font l’objet, sous certaines conditions, d’une exonération
totale ou partielle. L’exonération varie selon que le prix stipulé des éléments transmis ou leur valeur vénale, auxquels sont ajoutés les
charges en capital et les indemnités stipulées au profit du cédant, à quelque titre et pour quelque cause que ce soit n'excède pas
500000 € (exonération totale) ou est compris entre 500 000 € et 1 000 000 € (exonération partielle). En outre, l’activité doit avoir été
exercée pendant au moins cinq ans .
Exonération – article 151 septies A du CGI : les plus-values de cession d’entreprise à caractère libérale ou de cession de l’intégralité
des parts d’un associé exerçant son activité libérale dans une société de personnes, réalisées à titre onéreux depuis le 1er janvier 2006
en raison du départ en retraite du cédant, sont exonérées sous certaines conditions. L’activité doit avoir été exercée depuis au moins
cinq ans. Leur montant doit être reporté sur la déclaration 2042C PRO, cases 5HG et 5IG. Elles sont soumises aux
prélèvements sociaux.
Abattement sur les plus-values relatives à des immeubles (article 151 septies B du CGI) : les plus-values à long terme réalisées,
dans le cadre d’une activité libérale, sont imposées après application d’un abattement de 10 % pour chaque année de détention échue
au titre de l’exercice de réalisation de la plus-value au-delà de la cinquième année, lorsque ces plus-values portent sur des biens
immobiliers ou des droits ou parts de sociétés dont l’actif est principalement constitué de biens immobiliers. Les biens immobiliers,
détenus directement ou indirectement, doivent être affectés par l’entreprise à sa propre exploitation.
Les contribuables peuvent bénéficier de ces mesures de report sous certaines conditions prévues par la loi :
– report d’imposition de la plus-value constatée lors de la levée de l’option d’achat d’un immeuble acquis en crédit-bail et
précédemment donné en sous-location (article 93 quater IV du CGI) ;
– report d’imposition de la plus-value constatée lors de la transmission à titre gratuit de l’entreprise ou des droits sociaux ( articles 41
et 151 nonies II du CGI). Lorsque l’activité est poursuivie pendant au moins 5 ans, la plus-value en report est définitivement exonérée ;
– report d’imposition des plus-values constatées lors de l’assujettissement à l’impôt sur les sociétés d’une société relevant de l’impôt sur
le revenu ou de sa transformation en société passible de l’impôt sur les sociétés (article 151 nonies III du CGI) ;
– report d’imposition des plus-values afférentes aux parts sociales conservées après la cessation de l’activité professionnelle
(article 151 nonies IV du CGI) ;
– report d’imposition des plus-values constatées en cas d’apport en société, d’apport de certains titres, ou lors d’une fusion, ou d’une
scission, de sociétés (articles : 151 octies, 151 octies A, 151 octies B, 54 septies, 93 quater II du CGI, article 38 quindecies et
41-0 A bis de l’annexe III au CGI);
– sursis d’imposition des plus-values d’échange de parts sociales constatées lors de la fusion ou de la scission de certaines sociétés
(articles : 38-7 bis et 93 quater V, 54 septies du CGI, 38 quindecies de l’annexe III au CGI);
– report d’imposition des plus-values d’apport de brevets (article 93 quater I ter du CGI), jusqu’à la cession, au rachat, à l’annulation ou
à la transmission à titre gratuit des droits sociaux reçus en rémunération de l’apport ou, si elle intervient antérieurement, jusqu’à la
cession par la société bénéficiaire de l’apport du brevet, de l’intervention brevetable ou du procédé de fabrication industriel. La
plus-value en report d’imposition est réduite d’un abattement d'un tiers pour chaque année de détention échue des droits reçus en
rémunération de l'apport au-delà de la cinquième ;
– imposition de la plus-value nette à long terme, réalisée à la suite de perception d’indemnités d'assurance ou de l'expropriation
d'immeubles figurant à l'actif, différé de deux ans. Toutefois, en cas de cessation d’activité, l’imposition de la plus-value dont il s’agit est
immédiatement établie (article 39 quindecies I-1 du CGI);
– report d’imposition de la plus-value constatée lors de la transformation d’une société ou organisme placé sous le régime des sociétés
de personnes défini aux articles 8 à 8 ter, en association d’avocats telle que visée à l’article 238 bis LA du CGI (article 151 octies C du
CGI);
– maintien des reports d’imposition prévus aux articles 151 octies à 151 nonies du CGI en cas de réalisation d’une nouvelle opération
ouvrant droit à un nouveau report ou sursis d’imposition de la plus-value constatée (article 151-0 octies du même code).
– report ou étalement – article 238 octies C du CGI : il est instauré un mécanisme de report ou d’étalement d’imposition des plus-values
réalisées par les entreprises à l’occasion d’opérations d’échange de biens immobiliers effectuées avec l’État, les collectivités
territoriales et certains établissements publics ou associations en vue de la réalisation d’ouvrages d’intérêt collectif. Le bénéfice de ce
régime est subordonné au respect de certaines conditions et notamment à l’absence de versement d’une soulte dépassant 10 % de la
valeur vénale des biens ou droits remis à l’échange, soit le montant de la plus-value réalisés lors de l’échange.
– report d’imposition prévue au I de l’article 35 de la loi n°2011-1978 du 28 décembre 2011 de finances rectificative pour 2011,
applicable à la quote-part de l’indemnité imposable chez certains avoués associés de SCP au titre de la perte du droit de présentation
(cf. BOI-BNC-BASE-30-30-20-60-X au n°100 à 200).
Quote-part du résultat : le résultat social est réparti entre les associés au prorata des droits de chacun. Cette répartition résulte en
5
principe des statuts, ou le cas échéant d’une convention conclue antérieurement à la clôture de l’exercice. La part de résultat de chaque
associé doit être majorée des rémunérations allouées, ou de la prise en charge des frais personnels par la société. La société peut
porter, dans la colonne « Charges professionnelles individuelles », le total des dépenses personnelles supportées par chaque associé,
dès lors qu’elles n’ont pas déjà été prises en charge au niveau du résultat social ; il s'agit, notamment, des frais d’acquisition des parts
sociales (droits d'enregistrement, frais d'actes, intérêts d’emprunt), de la contribution économique territoriale, des charges
sociales personnelles, des frais de transport entre le domicile et le lieu de travail. L’associé peut ainsi reporter sa quote-part nette
directement sur la déclaration n° 2042C PRO.
L’article 93 B du CGI prévoient qu’en cas de transmission ou de rachat des droits d’une personne physique associée d’une société de
personnes qui exerce une activité professionnelle non commerciale soumise à la déclaration contrôlée, l’impôt sur le revenu peut être
immédiatement établi au nom de cet associé pour sa quote-part dans les résultats de la société déterminée à la date de cet événement.
L’option pour cette imposition immédiate doit être formulée conjointement, sur papier libre, par le cédant et le bénéficiaire de la
transmission ou du rachat. Dans les 60 jours de la transmission ou du rachat des parts, la société doit adresser au service des impôts
dont elle relève, en même temps que l’option conjointe, l’imprimé n°2035 faisant apparaître respectivement le résultat social depuis la
dernière période d’imposition jusqu’à l'événement et la part revenant dans ce résultat à l'associé cédant ; ce dernier doit en outre
déclarer, dans ce délai, cette part de bénéfice sur sa déclaration de revenus n° 2042C PRO. L’associé bénéficiaire, présent dans la
société au 31 décembre, doit par ailleurs donner le détail de la part du résultat de la société qui lui revient en fin d’année au moment du
dépôt de sa déclaration de revenus.
Annexe n°2035-A-SD
Cadre 2 : recettes
Pour la détermination du revenu professionnel, il est tenu compte, en principe, des recettes encaissées et des dépenses payées au
cours de l’année.
Toutefois, les contribuables sont légalement autorisés à déterminer le bénéfice imposable en tenant compte des créances acquises et
des dépenses engagées au cours de l’année d’imposition. Pour bénéficier de ce dispositif, ils doivent en formuler l’option sur papier
libre avant le 1er février de la première année au titre de laquelle le bénéfice est déterminé d’après les créances acquises et les
dépenses engagées. Les contribuables qui débutent leur activité exercent cette option dans les délais prévus pour le dépôt de leur
première déclaration de résultats.
Les contribuables qui avaient exercé l’option avant 1996 sur le fondement de la tolérance administrative peuvent, sous réserve des
décisions contraires ayant autorité de la chose jugée, continuer à déterminer leur résultat imposable à partir des créances acquises et
des dépenses engagées. Il leur suffit de mentionner, comme les années précédentes, leur option à l’une des cases prévues à
l'annexe 2035 A. L’option est renouvelée par tacite reconduction ; elle produit ses effets tant qu’elle n’a pas été expressément
dénoncée. Les contribuables sont tenus de fournir chaque année, en annexe à la déclaration de leur bénéfice n°2035, un état actualisé
au 31 décembre de l'année d’imposition, des créances et des dettes nées antérieurement à la première année couverte par l’option, et
qui ne sont pas éteintes au 31 décembre de l'année d'imposition. Ce document est établi conformément à un modèle fixé par
l’administration et prévu à l'article 41-0 bis B de l’annexe III au CGI. Il conserve son utilité jusqu’à extinction totale de ces créances et de
ces dettes.
Les contribuables qui entendent renoncer à ce dispositif doivent en faire la demande, sur papier libre, avant le 1er février de l’année au
titre de laquelle l’impôt sur le bénéfice est déterminé en fonction des recettes encaissées et des dépenses payées. Cette demande est
établie et adressée au service des impôts selon des modalités identiques à celles décrites pour l’option ( article 41-0 bis de l’annexe III
au Code général des impôts). Ils joignent à leur déclaration n°2035, jusqu’à extinction totale des créances et des dettes, l’état actualisé
des créances et des dettes établi conformément au modèle fixé par l’administration et prévu à l'article 41-0 bis C de l'annexe III au Code
général des impôts.
Toutefois, pour les contribuables qui ont choisi de déterminer le bénéfice de leur première année d’activité selon le régime des créances
acquises et des dépenses engagées et qui souhaitent renoncer à l’application de ce régime pour l’imposition du bénéfice de leur
seconde année d’activité, il est admis que le délai de dénonciation de leur option soit reporté jusqu’à la date de limite de dépôt de la
déclaration du bénéfice de la première année d’activité. Il s’ensuit que, dans cette situation, l’option pour le régime des créances
acquises et des dépenses engagées pour l'imposition du bénéfice de la première année d’activité et la renonciation à ce régime pour
l’imposition du bénéfice de la deuxième année d'activité peuvent être exercées, en même temps, au plus tard lors du dépôt de la
déclaration du bénéfice de la première année.
En cas d’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée, les recettes, les achats et les frais généraux doivent être retenus pour leur
montant taxe comprise. Toutefois, les contribuables sont autorisés à enregistrer leurs opérations et à déclarer leurs résultats hors taxe à
6
condition que la TVA apparaisse distinctement sur leurs documents comptables.
Par ailleurs, en cas d'option pour l'impôt sur les sociétés ou de transformation d'une société de personnes en société d'exercice libéral,
les créances acquises et dépenses engagées au titre des trois mois qui précédent ces événements peuvent, sur option, être prises en
compte dans les résultats de la société qui les recouvre ou les acquitte, dès lors que les créances et les dettes sont inscrites à son bilan
(article 202 quater du CGI). Cette option est exercée de manière conjointe par le contribuable et la société dans les conditions
indiquées au III du BOFiP – Impôts BOI-BNC-CESS-20-20 dans sa version en vigueur au moment du fait générateur.
(1) Les recettes s’entendent de l’ensemble des sommes reçues en contrepartie des services rendus au client, y compris les
remboursements de frais et les débours. S’ajoutent à ces sommes, les honoraires rétrocédés par des confrères.
(2) Les débours sont les sommes payées par un membre d’une profession libérale ou assimilée pour le compte de son client.
(3) Constituent des rétrocessions d’honoraires, les sommes reversées par un membre d’une profession libérale, de sa propre initiative
et dans le cadre de la mission qui lui est confiée par son client, soit à un confrère, soit à une autre personne exerçant une profession
libérale complémentaire de la sienne. Ces honoraires doivent être déclarés sur l'imprimé DAS 2 ou dans la déclaration sociale
nominative (DSN).
(4) Il s’agit notamment des intérêts de créances, dépôts, cautionnements et comptes courants perçus dans l’exercice de la profession.
(5) Les gains divers comprennent notamment (détails à préciser dans une note annexe) :
– les indemnités perçues dans le cadre d’une assurance – perte d’exploitation ;
– les remboursements de crédit de TVA encaissés au cours de l’année lorsque la comptabilité est tenue « TVA incluse » ;
– les recettes provenant d’opérations commerciales réalisées à titre accessoire lorsqu’elles sont directement liées à l’exercice de
l’activité libérale et constituent strictement le prolongement de cette dernière ;
– les aides et subventions de toute nature : l’article 93-8 du Code général des impôts dispose toutefois que, sur demande expresse des
contribuables, les subventions d’équipement versées par l’État, ou les collectivités publiques, ne sont pas comprises dans le résultat de
l’exercice en cours à la date de leur versement mais sont rapportées aux résultats ultérieurs aux conditions décrites au 1 de
l’article 42 septies du Code général des impôts ;
– autres revenus, dans la mesure où ils se rapportent aux éléments de l’actif professionnel [éléments affectés par nature à l’exercice de
la profession ou utilisés dans le cadre de celle-ci et inscrits au registre des immobilisations (ex : droit d’affichage)]. N’ont pas à figurer
sous cette rubrique les sommes provenant de la cession d’immobilisations ;
– les prestations en espèces versées dans le cadre du régime d’assurance maladie et maternité des travailleurs non salariés des
professions non agricoles. Par exception, ne sont pas prises en compte pour la détermination du résultat imposable de leur bénéficiaire
les indemnités journalières versées par les organismes de sécurité sociale aux personnes atteintes d’une affection comportant un
traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse (article 154 bis A du CGI)
(6) Il s’agit des fournitures et produits revendus à la clientèle ou entrant dans la composition des prestations effectuées (médicaments,
films, produits servant à la confection des prothèses, etc.) à l’exclusion de tout achat de matériel.
(7) Les sommes versées au personnel salarié à titre d’appointements, salaires ou indemnités, sont déductibles à condition qu’elles
correspondent à un travail réel, qu’elles donnent lieu à un versement effectif et qu’elles ne soient pas exagérées. En revanche, la
rémunération que s’alloue l’exploitant individuel n’est pas admise en déduction.
Quant au salaire versé au conjoint de l’exploitant qui participe effectivement à l’exercice de la profession, il est déductible intégralement,
à condition que le salaire ait donné lieu au versement des cotisations prévues pour la sécurité sociale, des allocations familiales et
autres prélèvements sociaux en vigueur, que l’exploitant adhère ou non à une association agréée ou à un organisme mixte de gestion
agréé.
Ces conditions de déduction s’appliquent pour la détermination des bénéfices des sociétés civiles professionnelles et des autres
sociétés de personnes soumises à l’impôt sur le revenu.
(8) Mentionner, au regard de la ligne 11, la TVA, reversée au Trésor et la TVA, grevant les immobilisations ayant fait l’objet d’une
imputation effective au cours de l’année d’imposition lorsque la comptabilité est tenue TVA incluse.
7
Les autres impôts à mentionner ligne 13 comprennent notamment la taxe foncière sur les propriétés bâties (pour la partie des locaux
inscrits à l’actif professionnel) et la taxe sur les salaires (lorsqu’elle est due, la taxe sur les salaires doit être versée spontanément par
l’employeur au Service des impôts des entreprises compétent, ou à la DGE le cas échéant ; les versements sont accompagnés d’un
bordereau avis n°2501). N’indiquer en aucun cas les impôts à caractère personnel (impôt sur le revenu, taxe d’habitation…). En outre,
les pénalités de recouvrement afférentes à des impôts déductibles ne sont pas admises en déduction.
Porter en ligne 14, la part déductible de la contribution sociale généralisée (CSG).
(9) Le contrat de collaboration et les contrats d’exercice en clinique s’analysent en une mise en location de matériel et de la clientèle :
– pour la détermination du bénéfice non commercial, les redevances versées par le collaborateur au titulaire constituent des loyers
payés en contrepartie de la mise à disposition de ces biens et ont donc le caractère de charges déductibles ;
– pour la contribution économique territoriale, les redevances de collaboration – et elles seules – constituent des rétrocessions
d’honoraires qui n’ont pas à être prises en compte dans la base imposable. En conséquence, individualiser à la ligne 16 dans le cadre
BW prévu à cet effet le montant de ces redevances puis porter le total des locations de matériel et de mobilier, y compris ces
redevances, en ligne BG.
(10) Il s’agit des dépenses d’acquisition du petit matériel et outillage et des achats d’équipements de bureau d’une valeur unitaire hors
taxe inférieure à 500 €.
(11) Inscrire sur cette ligne les sommes versées à des personnes non salariées dont les services ont été rémunérés dans le cadre de
l’exercice de la profession. Pour être admises en déduction, ces sommes doivent être déclarées dans les mêmes conditions que les
honoraires rétrocédés.
(12) Pour être déductibles, les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession, doivent être justifiées. Toutefois, par souci de
simplification, il est admis que les frais correspondant aux dépenses de véhicules de tourisme et des motos, vélomoteurs, scooters,
soient déterminés par application du barème forfaitaire publié chaque année par l’Administration, pour les salariés.
Dans ce cas, les dépenses couvertes par le barème ne doivent pas être comptabilisées à un poste de charges.
Cette forfaitisation doit être exercée au 1er janvier de l’année d’imposition (en début d’exercice) ; elle est concrétisée en cochant la case
figurant en ligne 23.
L’option pour le système forfaitaire porte obligatoirement sur l’année entière et concerne l'ensemble des véhicules utilisés à titre
professionnel ; véhicules de tourisme, motos, vélomoteurs, scooters. Les contribuables qui utilisent par ailleurs des véhicules n’entrant
pas dans ces catégories ne peuvent pas utiliser le barème forfaitaire, même pour les seuls véhicules de tourisme. L’option s’applique
également aux sociétés de personnes titulaires de bénéfices non commerciaux. Dans ce cas, le mode de prise en compte des frais
retenus – barème forfaitaire ou frais réels – doit être identique pour tous les véhicules de tourisme, motos, vélomoteurs, scooters,
utilisés pour l'exercice de l’activité sociale, qu’ils appartiennent à la société ou aux associés.
L’exercice de cette option ne dispense pas de l’obligation de justifier du kilométrage parcouru à titre professionnel ; les contribuables
doivent donc servir le cadre 7 de l’annexe n°2035 B.
Les frais de déplacement afférents aux quarante premiers kilomètres du trajet entre le domicile et le lieu de travail sont toujours admis
en déduction même si aucune circonstance particulière ne justifie l’éloignement entre le domicile et le lieu de travail, sous réserve bien
entendu de justifier de la réalité et du montant des frais correspondants. Au-delà des quarante premiers kilomètres, les dépenses sont
déductibles à la condition qu’elles soient justifiées et que des circonstances particulières justifient d’un tel éloignement.
Lorsque le titulaire du BNC bénéficie de l’exonération prévue au BOI-IR-BASE-10-10-10-10 § 40 à 150 en cas d’activité de co-
consommation pour les revenus qu’il tire d’une activité de covoiturage réalisée à l’occasion d’un déplacement professionnel, ses frais de
déplacement ne peuvent être déduits que pour leur montant net des remboursements perçus auprès des co-voiturés ( BOI-BNC-BASE-
40-60-40-20 § 25).
(13) Sont déductibles pour leur montant réel et justifié les cotisations obligatoires d’allocations familiales, d’invalidité-décès, d’assurance
maladie ou maternité, les cotisations volontaires ou obligatoires à ces régimes du conjoint collaborateur non rémunéré qui n’exerce
aucune activité professionnelle ou qui exerce cette activité au plus à mi-temps. Depuis le 1er juillet 2007, les conjoints collaborateurs
sont en effet tous affiliés personnellement et à titre obligatoire à l’assurance vieillesse de leur époux ou de leur épouse.
Sont déductibles, dans les limites prévues à l'article 154 bis du Code général des impôts, les cotisations versées par l'exploitant et son
conjoint collaborateur au régime d'allocations vieillesse de base et complémentaire, les cotisations aux régimes facultatifs mis en place
par les organismes de sécurité sociale ou aux contrats de groupe définis à l’article L 144-1 du Code des assurances. Il en est de même
des cotisations ou primes versées au titre des contrats d'assurance de groupe pour le remboursement ou l'indemnisation de frais
occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident, à la condition que les contrats concernés ne couvrent pas la participation
forfaitaire d'un euro mise à la charge des assurés sociaux et qu’ils respectent les conditions de l'article L 871-1 du Code de la sécurité
sociale. Il en est également de même des versements effectués dans le cadre d’un plan d’épargne retraite mentionné à l’article L. 224-
13 (plan d’épargne retraite d’entreprise collectif) ou à l’article L. 224-28 du code monétaire et financier (plan d’épargne retraite
individuel), à l’exception de la part de ces versements correspondant à la garantie complémentaire prévue au 6° de le l’article L. 142-3
du code des assurances. La part respective des cotisations obligatoires et facultatives déductible est à mentionner à la rubrique
« Charges sociales personnelles » du compte de résultat fiscal n°2035-A-SD, à l'exclusion de la part déductible de la CSG qui est à
mentionner à la ligne 14 du compte de résultat fiscal n°2035-A-SD.
L’article 12 de la troisième loi n° 2020-935 du 30 juillet 2020 de finances rectificative pour 2020 permet aux travailleurs non salariés non
agricoles de demander avant le 31 décembre 2020 le déblocage exceptionnel, dans la limite globale de 8 000 €, de leur épargne
retraite constituée dans le cadre des régimes facultatifs d’assurance vieillesse. Les sommes ainsi débloquées sont exonérées d'impôt
sur le revenu dans la limite de 2 000 €. Toutefois, le montant admis en déduction du résultat imposable ou du revenu net global au titre
de l’année 2020, et le cas échéant de l’année 2021, est diminué du montant du rachat total ou partiel effectué par l’assuré ou le titulaire
du contrat.
(14) Les frais financiers comprennent notamment, les intérêts des prêts contractés pour la construction, la réparation, l’amélioration et
l’acquisition des divers éléments d’exploitation (locaux, matériels, outillages …) lorsqu’ils sont inscrits à l’actif professionnel.
8
(15) Indiquer le détail des sommes portées à cette rubrique dans une note annexe.
Annexe n°2035-B-SD
(16) Inscrire ici la fraction, ne bénéficiant pas de l’exonération prévue par les articles 151 septies, 151 septies A et 151 septies B du CGI
ou de celle prévue par l’article 238 quindecies du même code, des plus-values et moins-values à court terme calculées sur la
déclaration n°2035-SD (Cf. C de la page 3).
(17) Cette rubrique comprend (détails à préciser dans une note annexe) :
– la quote-part des dépenses personnelles incluses dans les dépenses dont la déduction est demandée (loyer, chauffage, eau, gaz,
électricité, téléphone …) ;
– la réintégration de certains frais de véhicules par les contribuables qui n’ont pas choisi l’application du barème forfaitaire ;
– la fraction non déductible de l’annuité d’amortissement pour les véhicules dont le prix de revient, taxes comprises, excède les
plafonds suivants :
Année d’acquisition ou Plafonds applicables en fonction du nombre de grammes de CO2 émis en par kilomètre
de location du véhicule
9 900 € 18 300 € 20 300 € 30 000 €
Jusqu’en 2016 (inclus) Supérieur à 200 g Inférieur ou égal à 200 g Sans objet Sans objet
2017 Supérieur ou égal à 156 g De 60 g à 155 g De 20 g à 59 g De 0 g à 19 g
2018 Supérieur ou égal à 151 g De 60 g à 150 g
2019 Supérieur ou égal à 141 g De 60 g à 140 g
2020 Supérieur ou égal à 136 g De 60 g à 135 g
À compter de 2021 Supérieur ou égal à 131 g De 60 g à 130 g
– pour les véhicules relevant du nouveau dispositif d'immatriculation, qui s’entendent de ceux dont la première immatriculation intervient
à compter du 1er mars 2020 et qui sont acquis ou loués au titre d'exercices clos à compter de cette même date, la limite prévue à
l’article 39-4 du CGI est de 30 000 € pour les véhicules émettant moins de 20 grammes de CO2 par kilomètre, 20 300 € pour ceux dont
le taux d’émission de CO2 est supérieur ou égale à 20 grammes et inférieures à 50 grammes par kilomètre, 18 300 € pour ceux dont le
taux d’émission de CO2 est supérieur ou égal à 50 grammes et inférieur à 165 grammes (ou 160 grammes pour les véhicules acquis à
compter du 1er janvier 2021), et de 9 900 € pour ceux dont le taux d’émission de CO2 est supérieur à 165 grammes pour ceux acquis
avant le 1er janvier 2021, et à 160 grammes pour ceux acquis à compter de cette dernière date.
– l’avantage en nature représenté par la quote-part des dépenses de voitures, motos, vélomoteurs, scooters, correspondant à l’usage
personnel du véhicule (amortissement, assurance, frais de réparation et d’entretien, consommation d’essence …) ;
– la fraction de la plus-value à court terme dont l’imposition a été antérieurement différé (voir C) ;
– les régularisations de TVA pour les assujettis partiels et les redevables partiels en cas de variation du prorata de déduction ou de la
proportion d’utilisation initialement retenus ;
– la partie prise en charge par l’État, sous forme de réduction d’impôt et dans la limite de 915 € par an, des deux tiers des dépenses
exposées pour la tenue de leur comptabilité et l’adhésion à une association agréée ou à un organisme mixte de gestion agréé par les
contribuables qui ont opté pour la déclaration contrôlée et dont les recettes sont inférieures aux limites du régime micro-BNC prévu à
l’article 102 ter du Code général des impôts ;
les plus-values imposables à la suite d’un échange de biens immobiliers en vue de la réalisation d’ouvrages d’intérêt collectif : plus-
values affectées à des biens non amortissables et placées en report lors de l’échange, lorsque le report cesse et que ces plus-values
deviennent imposables ; plus-values affectées à des biens amortissables et dont l’imposition est échelonnée, pour le montant
imposable au titre de l’exercice en vertu des dispositions de l’article 238 octies C du Code général des impôts ;
– lorsqu’il existe des liens de dépendance entre le concédant et le concessionnaire, le montant des redevances de concession de la
propriété industrielle non déductible chez le concessionnaire dans les conditions et limites fixées au 12 ter de l’article 39 du Code
général des impôts.
(18) Les membres d’une société civile de moyens doivent indiquer sur la ligne 37 ou 44 la part de bénéfice ou de déficit correspondant
à leurs droits dans la société. Ces chiffres sont identiques à ceux qui figurent sur la déclaration n°2036-SD souscrite par les sociétés
civiles de moyens. Quant aux frais qui ont été remboursés à cette société, ils sont à ventiler selon leur nature entre les différentes
rubriques de dépenses (lignes 8 à 32).
(19) En cas de demande expresse formulée l’année où elles sont payées, les dépenses ayant le caractère de frais d’établissements
peuvent être, sur une période maximale de 5 ans et par parts égales, déduites des résultats de l’année de paiement et des années
suivantes.
(20) Reporter ici le total des amortissements de l’année (total de la colonne 7 du tableau amortissements) de la déclaration n°2035-SD.
La loi de finances pour 2022 prévoit à titre temporaire la possibilité pour une entreprise d’admettre en déduction du résultat imposable
l’amortissement constaté en comptabilité au titre d’un fonds commercial lorsqu’il est acquis à compter du 1 er janvier 2022 et jusqu’au 31
décembre 2025.
Cette mesure s’applique également aux fonds acquis par les titulaires de bénéfices non commerciaux. En effet, les titulaires de BNC
peuvent, sous conditions, procéder à la déduction de l’amortissement de leur fonds, lorsque ce fonds est acquis à compter du 1 er janvier
2022 et jusqu’au 31 décembre 2025. A cet égard, l'amortissement du fonds n’est admis en déduction que s'il porte sur les seuls
éléments incorporels dudit fonds acquis qui ne peuvent faire l’objet d’une évaluation et d’une inscription séparées au bilan, et qui
concourent au maintien et au développement du potentiel d’activité de l’entreprise.
9
Dans une telle situation, l’entreprise renseigne, au sein du compte de résultat fiscal (tableau n° 2035-B), l’amortissement du fonds qui
peut faire l’objet d’une déduction sur le plan fiscal, conformément aux dispositions du troisième alinéa du 2° du 1 de l’article 39 du CGI,
lorsque ce fonds est acquis à compter du 1 er janvier 2022 et jusqu’au 31 décembre 2025, et que l’amortissement porte sur les seuls
éléments incorporels dudit fonds acquis, qui ne peuvent faire l’objet d’une évaluation et d’une inscription séparées au bilan.
Toutefois, il est rappelé qu’en application de l’article 7 de la loi n°2022-1157 de finances rectificative pour 2022, le dispositif précité ne
s’applique pas aux fonds acquis auprès d’une entreprise liée au sens du 12 de l’article 39 du CGI ou auprès d’une entreprise, y compris
une entreprise individuelle, placée, dans les conditions définies au a du même 12, sous le contrôle de la même personne physique que
l’entreprise qui acquiert le fonds.
(21) Cette ligne doit, notamment, être servie (détails à préciser le cas échéant, dans une note annexe) :
– par les contribuables qui ont demandé l’imposition différée d’une plus-value à court terme (Cf. C) ;
– par les contribuables qui ont opté pour le régime d’imposition prévu à l’article 238 du CGI lorsque le résultat net de cession, de
concession ou de sous-concession de brevets et actifs incorporels assimilés est imposé au taux réduit de 10 % (montant à reporter sur
la déclaration n° 2035-SD, ligne 1 bis) ;
– par les assujettis partiels et les redevables partiels à la TVA pour les régularisations de taxe en cas de variation du prorata de
déduction ou de la proportion d’utilisation initialement retenus ;
– par les contribuables qui bénéficient des dispositifs suivants : (à reporter sur la déclaration 2042C PRO, lignes « revenus exonérés »,
cases 5QB à 5SH ou 5HK à 5 MK)
- exonération totale ou partielle de leur bénéfice, sous certaines conditions, pour les contribuables qui exercent leur activité dans
une zone franche urbaine – territoire entrepreneur (articles 44 octies et 44 octies A du CGI) case CS,
- exonération totale ou partielle de leur bénéfice, sous certaines conditions, pour les contribuables dont l'activité peut être qualifiée
d'entreprise nouvelle (article 44 sexies ou 44 quindecies du CGI),
- exonération totale ou partielle de leur bénéfice, sous certaines conditions, pour les contribuables qui exercent leur activité en tant
que jeunes entreprises innovantes (articles 44 sexies-0 A et 44 sexies A du CGI),
– exonération d’impôt sur le revenu sur la rémunération perçue au titre de la permanence des soins, à hauteur de 60 jours de
garde, pour les médecins installés dans une zone définie en application de l'article L. 1434-4 du code de la santé publique ( article 151
ter du Code général des impôts),
– déductions de certaines dépenses des médecins conventionnés de secteur I, selon des modalités particulières. En effet, les
médecins conventionnés du secteur I sont autorisés à ne pas tenir la comptabilité réelle des frais professionnels ci-après :
représentation, réception, prospection, cadeaux professionnels, travaux de recherche, blanchissage, petits déplacements. Ces frais
sont déduits sous forme d’un abattement de 2 % calculé sur le montant des recettes brutes, y compris les honoraires de dépassement
auxquels ces médecins ont droit (DE ou DP). Les plus-values sont exclues de l’assiette servant de base au calcul de l’abattement de
2 %.(BOI-BNC-SECT-40).
Les médecins conventionnés soumis au régime de la déclaration contrôlée sont autorisés à opérer une déduction complémentaire de
3 % (BOI-BAREME-000025).
- déduction de l’abondement pour l’épargne salariale (il s’agit des dépenses visées à l'article L3332-27 du Code du travail,
– abattement de 50 % sur le bénéfice imposable à l’impôt sur le revenu institué pour les jeunes artistes de la création plastique,
au titre de leurs cinq premières années d’activité, dans la limite de 50 000 € par an, à l’occasion de la vente ou de l’exploitation de leurs
œuvres d’art (article 93-9 du CGI). Le bénéfice imposable et sa fraction exonérée sont à ventiler à la rubrique « Récapitulation des
éléments d’imposition » de la déclaration n°2035 cadre 3. Les montants sont à reporter sur la déclaration 2042C PRO, lignes « Jeunes
créateurs : abattement de 50 % », case 5QL et 5RL ou 5SV et 5SW ;
– par les contribuables ayant subi un sinistre survenu à la suite d’une catastrophe naturelle, ou d’un événement ayant des
conséquences dommageables, pour les dons reçus à cette occasion ;
– les plus-values placées en report d’imposition ou qui font l’objet d’une imposition échelonnée à la suite d’un échange de biens
immobiliers en vue de la réalisation d’ouvrages d’intérêt collectif, pour l’exercice au cours duquel intervient l’échange conformément aux
dispositions de l’article 238 octies C du CGI.
Annexe n°2035-E-SD
(24) Les informations de l’annexe n°2035-E-SD doivent être remplies lorsque le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise au cours de la
période de référence définie à l’article 1586 quinquies du CGI est supérieur à 152 500 € hors taxes.
Le tableau permet de déterminer la valeur ajoutée telle que définie au I de l’article 1586 sexies du CGI et produite au cours de la
période de référence susmentionnée ; le résultat obtenu servira à la détermination de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
(CVAE) prévu par l’article 1586 ter du CGI.
On retient la valeur ajoutée produite au cours de la période, à l’exception :
• d’une part, de la valeur ajoutée afférente aux activités exonérées de cotisation foncière des entreprises en application des
articles 1449 à 1463 du CGI, à l’exception du 3° de l’article 1459 du même code ;
• d’autre part, de la valeur ajoutée afférente aux activités exonérées de CVAE en application des I à III de l’article 1586 nonies
du CGI.
Cette valeur ajoutée fait, le cas échéant, l’objet de l’abattement prévu au IV de l’article 1586 nonies du CGI.
La valeur ajoutée des entreprises relevant du régime de droit commun (Cf BOFiP-Impôts BOI CVAE-BASE 20 dans sa version en
vigueur au moment du fait générateur) est égale à la somme du chiffre d’affaires et de certains produits diminuée de certaines charges.
Le montant de la valeur ajoutée obtenue peut, le cas échéant, être plafonné.
La valeur ajoutée des titulaires de bénéfices non commerciaux (BNC) n’exerçant pas l’option mentionnée à l’article 93 A du CGI (pour
10
les autres titulaires de BNC, la valeur ajoutée se détermine selon les mêmes modalités que celles applicables aux titulaires de
bénéfices industriels et commerciaux ; cf. BOI-CVAE-BASE-20 aux nos 20 à 60 et 120 à 350) est égale à la différence entre le chiffre
d’affaires et les dépenses de même nature que les charges engagées par la généralité des redevables lorsqu’elles sont admises en
déduction pour ces derniers.
Le chiffre d’affaires comprend :
• le montant hors taxe des honoraires ou recettes encaissées, diminué des rétrocessions ;
• les gains divers tels que les recettes provenant d’opérations commerciales réalisées à titre accessoire et les aides et
subventions de toute nature perçues.
Les aides perçues au titre du fonds de solidarité sont exonérées d’impôt sur les sociétés, d’impôt sur le revenu et de toutes
contributions et cotisations sociales d’origine légale ou conventionnelle. Les aides du fonds de solidarité, qui ont la nature de
subventions d’exploitation, doivent néanmoins être incluses dans la valeur ajoutée. Ainsi, le montant des aides accordées dans le cadre
du fonds de solidarité COVID doit être porté dans la case EG « Gains divers ».
Précision : Pour les praticiens libéraux exerçant leur activité dans le cadre d’un contrat de collaboration, les redevances de
collaboration constituent des rétrocessions d'honoraires. Les praticiens collaborateurs déduisent donc de leurs honoraires les
redevances de collaboration versées, et les praticiens titulaires ajoutent à leurs recettes provenant d'opérations commerciales réalisées
à titre accessoire les redevances de collaboration perçues.
Sont déductibles de la valeur ajoutée les dépenses suivantes, pour leur seul montant hors taxes, dès lors que les charges par nature
correspondantes sont elles-mêmes déductibles de la valeur ajoutée des entreprises tenant une comptabilité d’engagement ou ayant
exercé l’option pour les créances acquises et les dépenses engagées prévue à l’article 93 A du CGI :
– achats ;
– variation de stock ;
– travaux, fournitures et services extérieurs (dont remboursements de charges communes à une société civile de moyens);
– loyers et charges locatives, location de matériel et de mobilier (rappel : ne sont pas déductibles les loyers et redevances afférents à
des immobilisations corporelles prises en location pour une durée de plus de six mois ou en crédit-bail ou mises à disposition dans le
cadre d’une convention de location-gérance) ;
– frais de transports et de déplacements ;
– frais de gestion.
Sont également déductibles de la valeur ajoutée les dotations aux amortissements afférentes à des immobilisations corporelles mises à
la disposition d’une autre entreprise dans le cadre d’une convention de location-gérance ou de crédit-bail ou d’une convention de
location de plus de six mois, en proportion de la seule période de location-gérance, de crédit-bail ou de location.
La TVA payée par l’entreprise sur les dépenses engagées, c’est-à-dire la TVA déductible afférente aux dépenses précédemment
mentionnées, ainsi que la TVA décaissée au titre de la réalisation de son obligation de paiement de la TVA (y compris en cas de rappel
de TVA) par l’entreprise ne constituent pas des dépenses déductibles de la valeur ajoutée.
(1) À compléter par les entreprises tenant leur comptabilité « TVA incluse ».
(2) Cette ligne concerne les titulaires de BNC qui détiennent des stocks dans le cadre d'une activité commerciale accessoire.
L'augmentation du niveau des stocks constatée à l’issue de l'année vient en diminution des charges ; a contrario, la diminution du
niveau des stocks constatée à l’issue de l’année s’ajoute à ces charges.
(3) La quote-part des dépenses personnelles et les frais forfaitaires de déplacement extraits de la déclaration n°2035 doivent être
déduits de ces montants.
Le montant des services extérieurs à porter ligne EL ne doit pas comprendre le montant des loyers et redevances.
Les remboursements de frais effectués par les associés à la société civile de moyens dont ils sont membres doivent être exclusivement
mentionnés ligne EL pour leur montant global.
La ligne JU de l’annexe n° 2035-E-SD est à reporter sur la déclaration n°1330-CVAE-SD que doivent télétransmettre toutes les
entreprises assujetties à la CVAE sous réserve de la mesure de simplification ci-après.
Mesures de simplifications :
Certaines entreprises sont dispensées du dépôt de la déclaration n° 1330-CVAE-SD sous les conditions cumulatives suivantes :
– ne pas disposer d’un exercice de plus de 12 mois en dehors de l’année de création ;
– avoir dûment rempli le cadre « Valeur ajoutée » de la déclaration de résultats (tableaux 2059-E, 2033-E, 2035-E ou 2072-E);
– ne disposer que d’un seul établissement au sens de la CFE ;
– ne pas employer des salariés exerçant leur activité plus de trois mois sur un lieu hors de l’entreprise ;
– ne pas exercer plusieurs activités nécessitant des déclarations de résultat de natures différentes ;
– ne pas être une société civile de moyens ;
– ne pas clôturer plusieurs exercices au cours de la période de référence CVAE ;
– ne pas avoir fusionné au cours de la période de référence CVAE ;
– ne pas être une entreprise qui, n’employant aucun salarié en France et n’exploitant aucun établissement en France, y exerce
cependant une activité de location d’immeubles ou de vente d’immeubles ;
– ne pas être soumise au régime des micro-entreprises.
Le bénéfice de la non majoration de 1,10 des revenus est accordé aux titulaires de bénéfices non commerciaux adhérents à une
association agréée ou à un organisme mixte de gestion agréée (article 158-7 du CGI).
Ce dispositif est également applicable aux contribuables qui font appel aux services d’un « viseur conventionné » c’est-à-dire à un
expert-comptable, une société d’expertise comptable, une succursale d’expertise comptable ou une association de gestion et de
11
comptabilité, autorisés et conventionnés à cet effet par l’administration fiscale (article 1649 quater L et 1649 quater M du CGI) ou aux
contribuables qui font appel à un certificateur à l’étranger, autorisé à ce titre par l’administration fiscale et ayant conclu avec cette
dernière une convention en application de l’article 1649 quater N du CGI, pour les seuls revenus de source étrangère provenant d’un
Etat membre de l’Union européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la
France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
Le revenu brut est porté directement sur la déclaration complémentaire des revenus n° 2042C PRO, rubrique 5QC, 5RC, 5SC ou 5JG,
5RF ou 5SF.
Le BOFIP – Impôts a rappelé aux paragraphes 240 et suivants du BOI-BNC-SECT-40 dans sa version en vigueur au moment du fait
générateur le principe de non-cumul de l’absence de majoration des revenus en cas d’adhésion à une association agréée et des
déductions forfaitaires propres aux médecins conventionnés.
Tolérance : Les médecins conventionnés du secteur 1 peuvent cumulativement bénéficier, la première année d’adhésion à une
association agréée, à la fois de la déduction forfaitaire de 3 % sur leurs recettes conventionnelles et de la non majoration de leurs
revenus.
COMPTES BANCAIRES A L’ÉTRANGER :
PARTICULIERS : depuis le 1er janvier 1990, les particuliers doivent déclarer les comptes bancaires ouverts, utilisés ou clos à l'étranger
retraçant des opérations à caractère privé ou professionnel. Cette déclaration, datée et signée, à établir sur un imprimé spécifique
n°3916 disponible sur le site impots.gouv.fr ou sur papier libre reprenant les mentions figurant sur cet imprimé, doit être jointe à votre
déclaration de revenus n°2042.
SOCIÉTÉS A FORME NON COMMERCIALE : depuis le 1er janvier 1990, les sociétés à forme non commerciale doivent déclarer les
comptes bancaires ouverts, utilisés ou clos à l'étranger retraçant des opérations à caractère privé ou professionnel. Cette déclaration,
datée et signée, à établir sur un imprimé spécifique n°3916 disponible sur le site impots.gouv.fr ou sur papier libre reprenant les
mentions figurant sur cet imprimé, doit être jointe à votre déclaration de résultats.
12
AIDE AU SUIVI ET À L’AFFECTATION DES PLUS ET MOINS-VALUES
I – Affectation des plus-values à court Montants nets des Montants Montants compris Montants différés (1)
terme plus-values antérieurement dans le résultat de
réalisées réintégrés l’année
Plus-values Imposition répartie
réalisées au cours sur 3 ans
de l’année
Imposition répartie
sur une durée
différente
(art 39 quaterdecies
1ter du CGI)
Totaux
Reste = A – (B+C+D)
(À reporter page 1 de la déclaration n° 2035-SD)
(1) Fraction totale de la plus-value à court terme dont l’imposition est décalée
(2) Fraction totale des plus-values à court terme dont l’imposition a été antérieurement différée et réintégrée dans le résultat de l’année.
(3) Il s’agit de la plus-value figurant au tableau de détermination des plus et moins-values de la déclaration n° 2035-SD.
La plus-value à long terme peut, le cas échéant, servir à absorber les déficits non encore imputés sur le revenu global.
13