0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
595 vues45 pages

Cours Physique Chimie MP

Ce document présente le plan détaillé d'un cours de physique-chimie pour la classe de MP*, avec les différents chapitres abordés comme la mécanique, l'électromagnétisme, la thermodynamique, etc. et les sous-parties associées à chaque chapitre.

Transféré par

Diderot Itoua
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
595 vues45 pages

Cours Physique Chimie MP

Ce document présente le plan détaillé d'un cours de physique-chimie pour la classe de MP*, avec les différents chapitres abordés comme la mécanique, l'électromagnétisme, la thermodynamique, etc. et les sous-parties associées à chaque chapitre.

Transféré par

Diderot Itoua
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours de physique-chimie de MP*

Dorian Lesbre
2017 – 2018

Table des matières


M Mécanique 3
M1 Mécanique du point matériel dans un référentiel galiléen . . . . . . . . . . . . . 3
M1.1 Oscillateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
M1.2 Mouvement Newtonien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
M2 Changement de référentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
M2.1 Cinématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
M2.2 Dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
M2.3 Manifestation du caractère non galiléen . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
M3 Mécanique d’un système de points . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
M3.1 Dynamique d’un système de points . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
M3.2 Statique des fluides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
M3.3 Cas du solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
M3.4 Frottements solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

EM Électromagnétisme (1/2) 8
EM0 Calcul vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
EM0.1 Opérateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
EM0.2 Champs à flux conservatif et à circulation conservative . . . . . . . . 9
EM1 Champs électrostatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
EM2 Dipôles électrostatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

T Thermodynamique 13
T1 Les deux principes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
T2 Changements d’états . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
T3 Systèmes ouverts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
T4 Transferts thermiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

TC Thermochimie 18
TC1 Potentiel chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
TC2 Évolution des systèmes en réaction chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
TC3 Déplacement et rupture d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

EM Électromagnétisme (2/2) 21
EM3 Magnétostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
EM4 Dipôle magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
EM5 Équations de Maxwell . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
EM6 Conducteur électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

1
EM6.1 Loi d’Ohm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
EM6.2 Induction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
EM7 Ondes électromagnétiques dans le vide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
EM8 Dispersion, exemple d’une OPPH dans un plasma dilué . . . . . . . . . . . . . . 28
EM9 Onde électromagnétique dans un conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
EM9.1 Onde dans un conducteur, effet de peau . . . . . . . . . . . . . . . . 29
EM9.2 Réflexion d’une onde sur un conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . 30
EM10 Dipôle oscillant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

O Optique 32
O1 Optique géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
O2 Introduction à l’optique physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
O3 Interférences par division du front d’onde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
O3.1 Fentes de Young . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
O3.2 Réseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
O4 Interférences par division d’amplitude (Michelson) . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

MQ Mécanique quantique 38
MQ1 Description quantique d’une particule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
MQ2 Particule dans un potentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

EN Électronique numérique 40
EN1 Conversion analogique-numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

PR Physique statistique 41
PR1 Physique statistique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41

EC Électrochimie 43
EC1 Courbes intensité-potentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
EC2 Corrosion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

Table des figures


1 Référentiel terrestre dans le référentiel géocentrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2 Diagrammes P -v et P -T de changement d’état . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3 Fonction réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4 Éclairement en lumière blanche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37

Liste des tableaux


1 Loi de composition des vitesses et des accélérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Exemple de potentiels thermodynamiques pour des systèmes fermés . . . . . . . . . . 18
3 Résumé de l’électrostatique et la magnétostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

2
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

M Mécanique
M1 Mécanique du point matériel dans un référentiel galiléen
Revoir le cours de sups, la cinématique, PFD, les théorèmes du moment et énergétique, ainsi que
les mouvements à un degré de liberté (portrait de phase) et les forces centrales.

M1.1 Oscillateurs

Au voisinage d’une position d’équilibre stable, tout système se comporte comme un oscillateur
u2 d2 εp
harmonique : εp (xeq + u) = εp (xe q) + 0 +
2 dt2

Réponse indicielle et forcé : le point d’attache du ressort est fixe ou en mouvement oscillant,
on résout l’équation différentielle sous forme canonique. Pour une réponse indicielle il existe trois
régimes : pseudo-périodique, apériodique et critique. Pour une réponse forcée, il s’agit d’un filtre,
chercher la fonction de transfert xxMA .


− −−→
Oscillateur isotrope : F = −k OM . La force est centrale donc le mouvement est plan, on résout
selon x et y, la trajectoire est une ellipse (mode XY )...

Oscillateurs couplés : chercher les modes propres, les solutions particulières où tous les degrés
de libertés sont des fonctions sinusoïdales du temps de même pulsation, souvent symétrique ou
antisymétrique. Découplé les équations par combinaison linéaire.

Non-linéarité : on perd l’isochronisme des petites oscillations (indépendance pulsation-amplitude)


et on peut faire apparaitre des harmoniques. Pendule simple et DL à l’ordre 3...

M1.2 Mouvement Newtonien

Trajectoire hyperbolique : EM > 0. Seule trajectoire possible pour une force répulsive.
On calcule la déviation O et la distance minimale (rp ) à partir de la distance à l’asymptote en −∞ d0
et la vitesse initiale v0 . Pour le rayon utiliser les conservations de l’énergie mécanique et du moment
(en rp , ṙ = 0)
Pour l’angle de déviation, intégrer le PFD en multipliant en haut et en bas par θ̇ et utiliser la
constante des aires C = r2 θ̇ = −d0 v0

Système à deux points : deux masses m1 et m2 s’attirant l’une l’autre. Leur centre de masse
m1 M1 + m2 M2 est en mouvement rectiligne uniforme dans le référentiel de départ, c’est un référentiel
galiléen. Étudier le mouvement d’une particule fictive M de masse µ avec

1 1 1
= +
µ m1 m2
−−→ −−−−→
vérifiant GM = M1 M2 , on peut se ramener au mouvement de M1 et M2 par homothétie de centre
G.

3
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

M2 Changement de référentiel
M2.1 Cinématique
Un référentiel est une origine, une base orthonormée directe et une horloge. On néglige les effets
de la relativité (même horloge partout), pour décrire le mouvement d’un référentiel par rapport à
l’autre il faut alors décrire :
— le mouvement de son origine
— son orientation

Translation : les axes de R′ gardent une orientation fixe dans R :


  
dux′ duy′ duz′ →

= = = 0
dt R dt R dt R

On prend donc les mêmes axes → −


ux = − u→ ′
x′ ... La trajectoire dans R de tout point fixe dans R est la

trajectoire de OR translatée. Lors d’une translation circulaire, tous les points décrivent des cercles
de même rayon (mais pas de même centre)


− →

Rotation uniforme d’axe fixe : → −
uz = u′z et u′x tourne à vitesse constante dans R. Les points
fixes dans R′ décrivent de cercle de même axe dans R à la même vitesse angulaire.

dux′ −−−→ → −−−→
= ΩR′ /R ∧ −
ux′ avec ΩR′ /R = α̇→

uz
dt R

Dérivée d’un vecteur : pour R et R′ deux référentiels, on a :


 
da da −−−→ −
= + ΩR′ /R ∧ →a
dt R dt R′


v−−→ −−−→ → −
général M/R = vM/R′ + ve

vitesse translation −
v−−→ = −v−−→′ + −
v−−′

M/R M/R O /R

v−−→ −−−→ −−−→ −−→
rotation M/R = vM/R′ + ΩR′ /R ∧ HM

général −
a−−→ = −
a−−→′ + →

a +→ −a
M/R M/R e c

a−−→ −−−→ −−−→ → −
accélération translation M/R = aM/R′ + aO′ /R + 0
− −−→ −−−→
rotation a−−→ = −
M/R a−−→′ − Ω2 HM + 2Ω ′ ∧ −
M/R R′ /R v−−→′
R /R M/R


− Table 1 – Loi de composition des vitesses et des accélérations
ve est la vitesse d’entrainement, c’est la vitesse du point coïncident P (t0 ) = M (t0 ) et P fixe dans
R′ .


ae est l’accélération d’entrainement, c’est celle du point coïncident et →

ac est l’accélération de Coriolis.

M2.2 Dynamique
R est galiléen, on connait le mouvement de R′ par rapport à R
Principe Fondamental : dans le référentiel R′ , on a :
X→ − − → − →
m−
a−−→
m/R′ = Fi + fie + fic


→ −

avec fie = −m→

ae la force d’inertie d’entrainement et fic = −m→

ac

4
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

On a de manière similaire le théorème du moment cinétique : pour A et → −


u fixe dans R′ , on a
dLA (M/R′ )
 X−→ → − → −
− → → −
− →
= M A ( Fi ) + M A (fie ) + M A (fic )
dt R′


dLA,−
u (M/R )
→ X →
− −
→ −

= MA,−
u ( Fi ) + MA,−
→ u (fie ) + MA,−
→ u (fic )

dt

Théorèmes énergétiques : même principe sauf que la force d’inertie de Coriolis ne travaille pas


dans R′ . De plus, si R′ est en rotation uniforme d’axe fixe dans R galiléen, alors fie dérive d’une
énergie potentielle avec :
mω 2 HM 2
εp ie = −
2


C’est également le cas si le référentiel est en translation rectiligne uniformément accélérée, fie est
−−→ − →
alors constante, donc d’énergie potentielle OM · fie

M2.3 Manifestation du caractère non galiléen


Le référentiel terrestre

RT est en rotation uniforme d’axe l’axe des pôles dans RG à la vitesse Ω = 1 jour sidéral

Le poids : Pour un objet immobile dans le référentiel terrestre à la latitude λ :


−−−→
m→−g = mAgrav − m→ −ae
−GM m → −
= 2
ur + 2Ω2 RT cos λ
r

→ −−−→
Donc fie est déjà dans −

g . (et très petit devant Agrav )

Déviation vers l’est : chute libre d’un objet, un fil à plomb marque la verticale. On est à la
latitude λ


Ω →

uz
N→

uy

− cos(λ)
  

M −
→ →
− −−→


ux fic = −m Ω ∧ vM/T = −mΩ  0  ∧ ẏ 

λ sin(λ) ż
T  
− sin(λ)ẏ
= −mΩ sin(λ)ẋ − cos(λ)ż 
− cos(λ)ẏ

Figure 1 – Référentiel terrestre dans le référentiel géocentrique



 ẍ = 0 + Ω sin(λ)ẏ
On résout alors le système : ÿ = 0 + Ω(cos(λ)ż − sin(λ)ẋ) d’abord sans tenir compte du
z̈ = −g + Ω(cos(λ)ẏ

terme en Ω (ordre 0), puis en réinjectant cette solution pour trouver l’ordre 1

5
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Autre exemple :
— un pendule simple va tourner autour de la verticale
— les vents s’enroulent autour d’une dépression

Le référentiel géocentrique

Différentiel de marée : dans le référentiel géocentrique, on a :



− →
− −−−→
m−
a−−→ →

M/G = m( A S (M ) + A L (M )) + fsuppl − m ae

− →
− →
− →
− −−−→
= m( A S (M ) − A S (T ) + A L (M ) − A L (T )) + fsuppl

Les différentiels de marée expliquent qu’il y ait deux marées par jour (l’eau est plus attiré d’un côté,
et moins accélérée que la terre de l’autre) ainsi que les vives eaux et les mortes eaux.

Transformation de Lorentz : si la vitesse d’un référentiel dans l’autre est proche de c ou que les
durées ct ne sont pas colossales devant les longueurs, la transformation de Galilée (composition des
vitesses) devient fausse.

M3 Mécanique d’un système de points


M3.1 Dynamique d’un système de points

Référentiel barycentrique : le barycentre G est celui de tous les points du système pondérés par
leur masse, on a :
X −−→ → ˆˆˆ
− −−→ → −
mi GMi = 0 ou δmGM = 0
M ∈Σ

Le référentiel barycentrique R∗ est celui d’origine G en translation par rapport au référentiel initial

Éléments cinétiques d’un système :


−−→ P
— résultante cinétique, quantité de mouvement : PΣ/R = mi − v−−→ ´´´ δm−
v−−→
Mi /R = M ∈Σ M/R
−−−→ → −
PΣ/R∗ = 0

→ P−→ P −−→
— moment cinétique : L A (Σ/R) =P L A (Mi /R) = AMi ∧ mi − v− −→
Mi /R
— énergie cinétique : εc (Σ/R) = 21 mi −
v− −→
Mi /R
−−→
On a PΣ/R = m− a−→
G/R , mais on ne retrouve pas cette simplification pour le moment et l’énergie

→ −→ −

(théorèmes de König, L (Σ/R) = mAG ∧ −
A v−→ + L (Σ/R∗ ) et de même pour l’énergie). Babar
G/R
justifie que le moment dans le référentiel barycentrique ne dépend pas du point.

Théorèmes : pour Σ fermé dans un référentiel galiléen, onk a :




— Théorème de la résultante cinétique : m−
a−→ = Σ/R
dP
G/R dt
=F ext
R
Les forces intérieures n’interviennent
k pas
dLA (Σ/R) −
→ → −
— Théorème du moment : dt
= MA ( F ext
R
Les forces intérieures n’interviennent pas, mais le moment cinétique est difficile à exprimer
— Théorème énergétique : dεc (Σ/R)
dt
= Pext + Pint
Les forces intérieures interviennent et εc (Σ/R) est difficile à exprimer.

6
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

M3.2 Statique des fluides


Équation de la statique des fluides : on considère un fluide macroscopiquement au repos.
Prenons le cube de fluide compris entre x − dx 2
et x + dx 2
, y − dy
2
et y + dy
2
, z − dz
2
et z + dz
2
. Il est
soumis à :


— des actions volumiques : le poids δm→ −
g (fie ...)


— des actions de surface : la pression F haut − P (x, y, z + dz 2
)dxdy →
−uz sur chacune des face (ici
celle du dessus)
Le théorème de la résultante donne :

− →
− →
− →
− →
− →
− →

0 = F gauche + F droite + F avant + F arrière + F haut + F bas + ρ(x, y, z)dxdydz →−g
∂P ∂P ∂P
Donc = 0 et = 0 ainsi que = ρ(x, y, z)→

g . D’où l’équation :
∂x ∂y ∂z
−−→ −−−−−−→
grad P = ρ−

g = fvolumiques

M3.3 Cas du solide


Un solide est un système de points indéformable. Le solide en translation est essentiellement un
point matériel



Solide en rotation autour d’un axe fixe : on peut alors réécrire le moment L ∆ (S/R) = J∆ ω =
mi ri2 ω, ce qui simplifie le théorème du moment.
P
De même l’énergie cinétique se réécrit εc (S/R) = 21 J∆ ω 2 , et la puissance des forces intérieure est
nulle, ce qui simplifie le théorème de l’énergie cinétique.
Théorème d’Huygens : JA,− → = JG,−
u u→ + md2 avec G le centre d’inertie et d la distance entre les axes.
z z
Le moment d’inertie dépend donc de l’axe.

Liaison pivot : stator dans un rotor, n’autorise que la rotation. Si le pivot est parfait, il n’y a pas
de frottements, la liaison transmet une résultante, mais pas de moment selon ∆

M3.4 Frottements solides



− → −
Réaction : pour deux solides secs posés l’un sur l’autre, la réaction se décompose en N + T

− →

— la réaction normale N est normale au plan tangent aux deux solides et N 2→1 est dans le
même sens que → −
n 2→1 (liaison unilatérale)
— la réaction tangentielle : on note −v−→ −−→ −−→
1/2 = v1/R − v2/R la vitesse de glissement de 1 sur 2. On a
alors deux cas :
— cas de non-glissement : − → →
v−

1/2 = 0 et alors


− →

T = µs N

µs est le coefficient de frottement statique, il ne dépend que des matériaux en contact (pas
de la surface !)
— cas du glissement : − → →
v−

1/2 ̸= 0 alors


− →

T = µd N



et T selon −−v−→
1/2 . µs est le coefficient de frottement dynamique
µd ≈ µs ≈ 0.1 − 0.4, mais µd ⩽ µs

7
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Aspect énergétique : La puissance de l’action de contact sur un solide est donnée par :

− −→
P = R ·−
vG/R

Elle peut être positive, même en l’absence de frottement (ascenseur sur ses passagers) si on n’est pas
dans le référentiel du support.
Entre deux solides, la puissance est forcément négative (s’il y a glissement) ou nulle (d’après la 3ème
loi de Newton)

EM Électromagnétisme (1/2)
EM0 Calcul vectoriel
EM0.1 Opérateurs

U : (x, y, z, t) 7→ U (x, y, z, t) est un champ scalaire et →



a : (x, y, z, t) 7→ →

a (x, y, z, t) est un champ
vectoriel.

Le gradient : il s’écrit en coordonnées cartésiennes :

−−→ ∂U →
− ∂U →
− ∂U →

grad U = ux + uy + uz
∂x ∂y ∂z
−−→ −

Version intrinsèque locale : à t fixé, on a dU = grad U · d ℓ
´ −−→ →

Version intrinsèque globale : à t fixé, on a U (B) − U (A) = AB d grad U · d l
C’est une fonction d’un champ scalaire en un champ vectoriel. Sa dimension est [U ]/L, il est perpen-
diculaire aux lignes/surfaces iso-U dans le sens de U croissant.

− →
− ∂ →
− ∂ →− ∂ →−
Notation internationale : ∇U avec ∇ = ∂x ux + ∂y uy + ∂z uz

Divergence : si →

a = ax →

ux + ay →

uy + az →

uz elle s’écrit en coordonnées cartésiennes :

∂ax ∂ay ∂az


div →

a = + +
∂x ∂y ∂z
˚ ‹
Théorème d’Ostrograski : →

div a dτ = →
−a · ds→

n
V S
Version locale intrinsèque : δΦ = div→ −
a · δτ
δΦ est le flux sortant pas la surface délimitant δτ
Traduit le flux rentrant/sortant d’une surface. Fonction d’un champ vectoriel dans un champ scalaire.

− −
Notation internationale : ∇ · → a
Champs à symétrie cylindrique : → −a = ar (r)→

ur . On peut trouver l’expression de diva en considérant
le volume contenu entre le cylindre de rayon r et celui de rayon r + dr. On a alors
‹ ˚
Φ= →

a · ds→

n = div(→

a )dτ
S V
0 + 0 + 2π(r + dr)har (r + dr) − 2πrhar (r) = div(→

a )(2πrhdr)
1 drar
= div(→

a)
r dr
8
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Rotationelle : fonction d’un champ vectoriel dans un champ vectoriel :


−→− →
− −
rot(→
a)= ∇ ∧→
a

Théorème de Stokes : ¨ ˛
−→− →

rot(→
a ) · ds→

n = →

a ·d ℓ
S Γ

Avec Γ un contour fermé orienté et S une surface s’appuyant sur ce contour (l’orientation de Γ impose
¸ − → −
celle de →

n ). Γ →a · d ℓ est la circulation sur le contour.
−→−
Version locale : δτ = rot(→a ) · ds→
−n

Laplacien : existe en version scalaire et vectorielle :


∂[ ∂[ ∂[
∆U = ]U x + ]U y + ]U z
∂2 ∂2 ∂2

− →
∆(−
a ) = (∆ax )→

ux + (∆ay )→

uy + (∆az )→

uz

Quelques relations :
−→− →
− → − −
• div(rot→a)=0 (∇ · (∇ ∧ →
a)=0
−→ −−→ →
− →
− → −
• rot(grad(U )) = 0 ( ∇ ∧ ∇U = 0)
−−→ →
− → − →

• div(grad(U )) = ∆U ( ∇ · ∇U = ∇ 2 U )
−→− →− −−→ →
−−
• rot(rot(→
a )) = grad(div(→

a )) − ∆ →
a

EM0.2 Champs à flux conservatif et à circulation conservative




Champs à flux conservatif : le champ magnétique B .


div( B ) = 0
Donc Φ = 0 d’après le théorème d’Ostrograski, et pour S1 et S2 deux surfaces délimités par le même
contour Γ orientée par la règle de Stokes, on montre en partant de Φ = 0 pour toute surface fermée
que : ¨ ¨

− →
− →

B · dS n = 1 B · dS →

n 2
S1 S2

Cela justifie la loi de Faraday (l’unicité du flux à travers une surface délimitée) et le théorème de
−→−
Stokes (div(rot(→ a )) = 0)

Champs à circulation conservative : (ex :de forces conservatives) caractérisés par :


−→− →

— rot(→
a ) = 0 en tout point
¸ − → −
— pour Γ fermé, Γ →a ·d ℓ =0
— pour Γ1 et Γ2 ayant les mêmes extrémités :
ˆ ˆ

− →
− →
− →

a ·d ℓ = a ·d ℓ
Γ1 Γ2

EM1 Champs électrostatiques



− →

On place une charge test q en M , elle subit une force électrostatique F = q E (M )

9
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Aspect discret : si l’on a une seule charge source q1 en Mi , la loi de Coulomb donne :
−−−→

− q1 M1 M
E (M ) = ×
4πε0 M1 M 3

Avec N charges le principe de superposition donne :


N N −−−→

− X →
− X qi Mi M
E (M ) = E i (M ) = ×
i=1 i=1
4πε0 M1 M 3

Aspect continue : sur un volume mésoscopique, on a :



− ˝ δqp
−−→
PM
˝ ρM dτ
−−→
PM
— en 3D : δq = ρM dτ donc E (M ) = P ∈V 4πε × 3 = P ∈V 4πε0
× P M3

− ˜ δqp
0 PM
−−→
PM
˜ σM ds
−−→
PM
— en 2D : δq = σM ds donc E (M ) = P ∈S 4πε × 3 = ∈S
× M3

− ´ δqp
0 P
−−→
PM
M
´ P 4πε
λM dℓ
0 P
−−→
PM
— en 1D : δq = λM dℓ donc E (M ) = P ∈L 4πε0 × P M 3 = P ∈L 4πε0 × P M 3

Flux dans un champ électrostatique


Théorème de Gauss : Pour toute surface fermée S,


− Qint
E · ds→

n =
S ε0
Avec Qint la somme des charges à l’intérieur de S

Le flux à travers une surface ne dépend que de l’angle solide sous lequel la surface est vue par la
charge source. Donc si la charge est à l’extérieur du volume, le flux entrant est égal au flux sortant,
la somme des deux est nulle. Si la charge est à l’intérieur, le flux sortant de S est le même que celui
au travers une petite sphère centrée sur la charge.

Circulation dans un champ électrostatique


Potentiel : pour un champ crée par une particule ponctuelle (resp des particules), le potentiel
électrostatique s’écrit :
N
q X qi
V (M ) = V =
4πε0 r i=1
4πε0 Pi M
−−→ →
− →
− δqi
On a −grad(V ) = E et −grad(qV ) = F . Description continue : δV =
4πε0 P M
˚
ρM δτ
V (M ) =
P ∈V 4πε0 P M
−→→− −→ −−→ →

Le champ électrostatique est à circulation conservative : rot E = rot(grad(V )) = 0

−→→ − →

Version locale : on a en électrostatique uniquement l’équation de Maxwell-Faraday : rot( E ) = 0
Pour tout champ électrique volumique, l’équation de Maxwell-Gauss s’écrit :

− ρM
div E =
ε0

Elle se déduit du théorème de Gauss.

10
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Symétries : le principe de Curie dit que si le système est invariant par une symétrie ou autre
transformation, alors les solutions le sont aussi. S’il y a unicité de la solution, alors la solution et
égale à son symétrique.
Étudier les symétries des causes (charges) ainsi que les invariances par rotation/translation permet
d’éliminer les coordonnées nulles...

Déterminer un champ électrostatique


Méthode : on exploite les symétries et les invariances de la répartition de charge pour simplifier


l’expression de E . Ensuite on utilise le théorème de Gauss avec une surface respectant ces symétries.
— si la distribution est aphysique (fil infini, plan infini) on ne peut pas choisir le potentiel nul à
l’infini.
— en symétrie sphérique, de l’extérieur de la sphère chargé, tout se passe comme si toute la
charge était ponctuelle au centre de la sphère

− →

— Il y a discontinuité du champ normal pour une distribution surfacique de charge : E 2 − E 1 =
σ0 −−→
n
ε0 1→2

Condensateurs : pour le condensateur plan, on utilise le principe de superposition en négligeant


les effets de bords. On considère l’un après l’autre les surfaces S en z = 0 et z = e avec e2 ≪ S de


charge surfacique σ0 et − σ0 . On détermine E = σε00 entre 0 et e puis on en déduit V et la tension
U = V (0) − V (e). Enfin la relation Q = CU nous donne la capacité. Pour un condensateur plan :
Sε0
C=
e

Conducteurs en équilibre électrostatique


Conducteur à l’équilibre : il n’y a aucun mouvement d’ensemble, or par définition d’un conduc-

− −
→ −

teur E ⇒ mouvement d’ensemble donc à l’équilibre E int = 0

− −−→
E int = −grad(Vint ) donc Vint est uniforme dans le conducteur.


D’après Maxwell-Gauss, ρint = ε0 div( E int ) = 0.
Il y a cependant des charges en surface. Par continuité du potentiel au travers d’une densité

− →. →−
surfacique de charges Vsurf = Vint donc les relations de passage donnent E surf = εσ0 −
n−ext E est donc
normal à la surface. Les lignes de champ partent ou arrivent orthogonalement sur le conducteur, mais
ne bouclent pas (potentiel croissant sur la ligne de champ).

Phénomène d’influence : les électrons libres d’un conducteur sont attiré par une charge exté-
rieure. À l’équilibre, un côté du conducteur est alors chargé positivement et l’autre négativement.

Effet de pointe : pour un conducteur à l’équilibre, donc à potentiel constant, les lignes de champs
sont plus resserrées autour d’une pointe, donc le champ y est plus fort.

Énergie potentielle électrostatique


Pour q1 , . . . , qn des charges en P1 , . . . , Pn , le potentiel global s’écrit :
−−→ X qi qj − −→
1 X q i q j P i Pj P i Pj 1X X
U= = = qi Vj (qi )
2 j̸=i 4πε0 (Pi Pj )3 i<j
4πε0 (P i P j )3 2 i j̸=i

On ne compte qu’une fois par interaction l’énergie potentielle. On peut le démontrer en prenant le
PFD et montrant que l’énergie mécanique se conserve, ou en construisant la répartition en amenant
chaque charge depuis l’infini les unes après es autres (U = travail à fournir).

11
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Analogie avec la gravitation

Champs : les lois de coulomb et de la gravitation se ressemblent beaucoup avec (q1 , q2 ) = (m1 , m2 )
1
et −G = 4πε 0
. On a la même étude des symétries et des invariances (pas d’antisymétrie en gravita-
tion). Le champ gravitationnel vérifie le théorème de Gauss :



Φ= G · ds→

n = −4πGMint
S femée

Le flux est donc toujours rentrant (la force est toujours attractive).

−→→ − →
− →
− −−→
Divergence et rotationelle : en statique, rot( G ) = 0 donc G = −grad(ϕ) avec ϕ le potentiel
−−→
gravitationnel. div(grad(U )) = ∆U donc (µ est la masse volumique)
ρ
∆ϕ = 4πGµ ∆V =
ε0

C’est l’équation de Poisson. Dans une région vide de masse ou de charge, on a l’équation de Laplace :
∆ϕ = 0 et ∆V = 0

EM2 Dipôles électrostatiques


Lien avec la chimie : les molécules sont globalement neutres, mais peuvent avoir une répartition
de charge asymétrique :

⊖ ⊖
O

H⊕ Cl H⊕ H⊕

Doublet électrostatique : deux charges q en P et −q en N . Le moment dipolaire est donné par :


→ −−→
p = qN P

Distribution dipolaire : distribution globalement neutre de charges limitée dans l’espace telle que le
P −−→
barycentre des charges positives C + soit différent de C − . Le moment dipolaire est alors →

p = i qi OPi
−−→
L’ordre de grandeur en chimie est de P N ≈ 10−10 m et q = 0.1e ≈ 10−20 C donc p ≈ 10−30 C.m. On
l’exprimera donc en Debaye.

Potentiel et champ : on utilise le principe de superposition et le potentiel créé par une charge
q q
seule pour montrer que V = −
4πε0 P M 4πε0 N M
En sphérique, on s’intéresse à r ≫ P N , on fait un DL à l’aide d’Al-Cachy en on trouve

−p ·→−
u →
− 1
V = E = 3(→
−p · →

u )→
−u − →

p

4πε0 (OM )2 4πε0 (OM )3

avec →

p le moment dipolaire. C’est une solution de l’équation de Laplace en sphérique.

− −−→ →
− qa cos(θ) →− qa sin(θ) →
− −

E = −grad(V ) donc E = 2πε 0 (OM )
3 ur + 4πε (OM )3 uθ + 0uφ
0

− → − →

On peut trouver les équations des lignes de champ à partir de d ℓ ∧ E = 0

12
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

−−→
Dipôle dans un champ extérieur : on considère d ≫ a avec d la distance sur laquelle Eext varie
et a la taille du dipôle.
−−→
Si le champ Eext est uniforme, alors la résultante des forces est nulle. Les forces sont un couple,
le moment ne dépend pas du point où il est calculé et vaut :

→ − −−→
Γ =→ p ∧E ext

− −
→ → −
(Expression similaire à Γ = M ∧ B en magnétisme.)
Si le champ est non constant, on a le même moment (à l’ordre 1) et une résultante :

− −−→ −−→ −−→ −−→
R = (→−p · grad)Eext = −grad(εp ) (Rx = →

p · grad(Ex ) . . .)
−−→
Énergie potentielle dans le champ : elle et donné par εp = −−→
p · Eext (on a de nouveau le parallèle

→ → −
avec εp = −M · B )

T Thermodynamique
T1 Les deux principes
Système thermodynamique : échelle mésoscopique (≈ 1 µm) contient un volume colossal de
molécules (2.1016 molécules d’air dans 1 mm3 ).
On caractérise les systèmes par les grandeurs intensives (température, pression, masse volumique)
définie sur un volume mésoscopique, et les grandeurs extensives (volume, masse, enthalpie, énergie
interne).
On distingue l’état stationnaire (les grandeurs sont indépendantes du temps, régime permanent
possible), l’état d’équilibre (indépendantes du temps et pas d’échange avec l’extérieur, donc uni-
forme), et l’équilibre local (sur un volume mésoscopique, la température et pression sont définies).

Modèle du gaz parfait : à l’échelle microscopique, on néglige la taille des molécules et les inter-
actions à distance.
À l’échelle macroscopique on a P V = nRT et les deux lois de Joule : Um = f (T ) et Hm = f (T )

Physique statistique : à l’échelle microscopique, la pression est la force exercées par les chocs par
unité de surface donc P = 31 n∗ mu2 avec n∗ la densité particulaire et u = ⟨v 2 ⟩ la vitesse quadratique
moyenne. De même la température est donnée par 21 mv 2 = kb T On montre donc que P V = nRT
avec R = kb NA

Mélange de gaz parfaits : dans l’air Ptot = PN2 + PO2 + . . . La pression partielle PN2 est la
pression qu’aurait N2 seul dans le même volume. PN2 = nN2 RT
V
et Ptot = ntot RT
V
donc PN2 = χN2 Ptot
n N2
avec χN2 = Ntot

Mélange de Van der Walls : on tient compte de la taille des particules et de leurs interactions.
2
U = rα12 − rβ6 est leur énergie d’interaction. On a alors l’équation d’état (P − an
V
)(V − bn) = nRT .
Pour un gaz de Van der Walls, Um = f (V, T )

Modèle de la phase condensée parfaite : si V = f (T, P ) on a


∂V ∂V
dV = dT + dP
∂T ∂P
on note α = V1 ∂V
∂T
et χT = − V1 ∂V
∂P
les coefficients de dilatation isobare et de compression isotherme.
Pour unE phase condensée, α = 0 et χT = 0 donc dV = 0. On a donc U = f (T ) De plus V petit
donc U ≈ H, d’où Cv ≈ Cp

13
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Énergie interne et enthalpie : l’énergie interne et l’énergie due à l’agitation thermique :


X1 X 1 X  2
∗ 2
Etotale = mi (vi ) + εp (Mi ) + mi vg
| 2 {z } | {z2 }
U énergie macroscopique

Et H = U + P V . On choisit en général U = f (T, V ) et H = f (T, P ) si les paramètres sont reliés.


∂U ∂H
Donc Cv = et Cp = sont les capacités thermiques à volume ou pression constante.
∂T ∂T
R γR
Dans le cas des gaz parfaits on pose γ = CCPv . On a alors Cv,m = et Cp,m = . Donc si le gaz
γ−1 γ−1
est monoatomique Cv = 23 R, Cp = 25 R et s’il est diatomique et T ∈ [10K, 1000K], Cv = 52 R et Cp =
7
2
R


− →
R ·− n
Travail des forces de pression : on définit Pext = la pression extérieure (résultant scalaire
S
la normale entrante sur la surface). Le travail des forces de pressions et équivalents est alors donné
par δW = −Pext dV

modèles de transformation :
— isochore : à volume indépendant du temps
— isobare/isotherme : la pression/température est uniforme est indépendante du temps
— monobare : Pext = cste donc W = −Pext (Vf − Vd )
— monotherme : en contact avec un seul thermostat : Séchangée = Q T
— adiabatique : pas d’échangeS thermiques Q = 0
— quasi-statique, mécaniquement réversible P uniforme
— réversible : Scrée = 0
Pour les gaz parfaits dans un diagramme de Clapeyron (P uniforme donc transformation quasi-
statique), l’isochore est verticale, l’isobare horizontale, l’isotherme une hyperbole Tα et l’adiabatique
une hyperbole Tαγ
Premier principe : pour un système fermé dans la transformation D → F , on a :

UF − UD + Emeca F − Emeca D = QFD + WDF

Si le système est macroscopiquement au repos Emeca F − Emeca D = 0.


Si elle est monobare avec équilibre mécanique et D et F alors Wpression = −Pext dV
HF − HD = QFD + Wutile
F
D

Lois de Laplace : un gaz parfait lors d’une adiabatique (mécaniquement) réversible :


P V γ = cste
.
En effet, ∆U = −P dV (Wutile = 0 et Q = 0) or U = Cv dT et P = nR VT ...
Second principe : il existe unE fonction d’état extensive vérifiant

SF − SD = Scréée + Séchangée
P Qi
avec Séchangée = Ti
et Scréer ⩾ 0 (nulle si et seulement si D → F est réversible).

Causes d’irréversibilité : inhomogénéité d’une grandeur (T , P ,...), phénomènes dissipatifs (frotte-


ments, effet Joule)

14
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Identités thermodynamiques : pour un système fermé soumis uniquement à des forces de pres-
sion sans variation d’énergie mécanique macroscopique :

dU = T dS − P dV dH = T dS + V dP

On imagine une transformation réversible...

Variation d’entropie : on les calcule à l’aide des équations d’état et des identités précédentes.
 
1 TF VF
• Pour un gaz parfait : SF − SD = nR ln + ln
γ − 1 TD VD
TF
• Pour une phase condensée idéale : SF − SD = C ln
TD

Troisième principe : (Nernst) l’entropie d’une phase condensée tend vers 0 quand sa température
tend vers 0.

T2 Changements d’états

P Point critique P H2 O courbe de fusion

T
L Tc Point critique
L+G T5 Solide courbe
G T4 Liquide
d’ébullition
T3
T2 Gaz
T1
Point triple T
courbe courbe v courbe de
d’ébullition de rosée sublimation

Figure 2 – Diagrammes P -v et P -T de changement d’état

Théorème des moments : pour A une grandeur extensive on a :

Amélange = XL AL + XG AG

Avec XG le titre en gaz et XL le titre en liquide (pour un corps pur donc titre molaire ou massique).
Les titres peuvent être obtenus par lecture graphique

Enthalpie et entropie de changement d’état : pour un corps pur à l’équilibre vapeur-gaz, la


pression est une fonction de la température. On définit :

• L’enthalpie massique de changement d’état : ∆h1→2 T, P (t) = h2 − h1

• L’entropie massique de changement d’état : ∆s1→2 T, P (t) = s2 − s1

∆h1→2 T, P (t)
=
T
15
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

T3 Systèmes ouverts
Cadre : on considère un écoulement au travers un tube S. Σ est le gaz en S, c’est un système ouvert.
Pour se ramener à un système fermé Σ∗ , prendre le gaz qui transite par le tube entre t et t + dt.
En régime stationnaire, le débit est constant donc δmentrant = δmsortant . On définit alors le débit
massique Dm = δmdt
.

Bilan d’une grandeur extensive : pour le système Σ∗ et la grandeur X on a :

XΣ∗ (t + dt) − XΣ∗ (t) = XΣ (t + dt) + xs δms − XΣ (t) − xe δme


= δm[x]se

Premier principe : pour Σ∗ , entre t et t + dt, on a dU = δWutile + δWpression + δQ.


− →
→ −
Le travail de traversement s’écrit ∆We = F ·d ℓ = Pe σe →

u ·z →

u donc en notant ve le volume massique
s
δWe = Pe ve δm. Donc δWpression = −δm[P v]e

[h + ec + ep,ext ]se = q + wutile


δq δWutile
avec q = δm le transfert thermique massique, wutile = δm
, ec = 12 c2 avec c la vitesse d’écoulement.
Il se réécrit en bilan de puissance

Dm [h + ec + ep,ext ]se = Pth + Putile

Remarque : Dm = ρe ce σe = ρs cs σs

Second principe : pour un système ouvert en régime permanent, on a de façon analogue

δSc δSe δSc δSe


[s]se = sc + se = + et Dm [s]se = +
δm δm dt dt

Machines thermiques : principe de Kelvin, il n’existe pas de moteur cyclique monotherme. Voir
le cours de sup pour les machines dithermes. Les principaux éléments d’une machine thermique sont :
— le détendeur adiabatique sans travail utile : [h]se = 0
— le compresseur calorifugé : [h]se = wutile
— la turbine : [h + ec ]se = wutile

T4 Transferts thermiques
Modes de transfert : il y en a trois,
— la conduction, de proche en proche sans mouvement d’ensemble
— la convection, de proche en proche avec mouvement macroscopique
— le rayonnement, possible sans support matériel

Courant thermique : on note ϕ le flux thermique, c’est une puissance en watts. Le flux à travers
une surface orientée est : ¨

→ −
ϕ= jth · →
n ds
S


avec jth la densité de courant thermique en W.m−2 .

16
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*


→ →

Analogie : avec le courant électrique : ϕ ↔ I et jth ↔ jel . Électrons circulant à la vitesse v à
travers une surface S on a :
δQ = −enel vdtS
| {zcos θ}
volume

− →

avec nel la densité électronique et θ l’angle entre la normale de S et →

v . Or I = jel · S →

n car jel


constant ici. Donc jel = −enel →

v
Loi de Fourrier : dans le cas de la conduction,

→ −−→
jth = −λ grad(T )


λ est la conductivité thermique du milieu, en W.K −1 m−1 . jth est donc perpendiculaire aux isothermes
et orienté vers les zones froides (transfert spontané)
Sans convection, λair = 10−2 W.K −1 m−1 , λbois = 1 W.K −1 m−1 , λcuivre = 102 W.K −1 m−1
−−→
Cette loi est phénoménologique, valable si grad(T ) est faible et a basse fréquence.

Bilan thermique : s’il n’y a que de la conduction :


∂T −
→
µc = −div jth
∂t
avec µ la masse volumique du solide et c sa˚ capacité thermique massique.
‹ ˚
∂T −
→ → − −

1er principe H(t + dt) − H(t) = ϕdt puis µ M cM dτ = − jth ds n = − div(jth )dτ .
M ∈V ∂t S V
En pratique on choisit un petit volume (T défini) adaptée à la symétrie et on exprime ϕ en fonction


de jth pour se ramener à l’expression de la divergence.
Avec termes source, on rajoute le travail ou transfert thermique additionnel dans le bilan enthalpique.

Équation de la chaleur : en injectant la loi de fourrier dans les bilans thermiques, il vient :
∂T
= D∆T
∂t
λ
avec D = µc la diffusivité en m2 .s−1 . Plus D est grand, plus la température s’homogénéise rapidement.
— cette équation est linéaire (on peut utiliser le principe de superposition sur les sources ou
conditions aux limites)
— elle est irréversible, si t 7→ T (t) est solution alors t 7→ T (−t) ne l’est pas
— si l’on multiplie la longueur caractéristique par 2, le temps caractéristique est multiplié par 4
(T (x, t) solution → T (2x, 4t) solution)

Condition aux limites : ce qui se passe aux bords du système, ou l’équation de la chaleur n’est
plus valable :

→ −
— paroi calorifugée : jth · →
n =0
— contact thermique parfait : T (z = 0, t) = T0
— transfert conducto-convectif : on considère un solide et un fluide. Une couche limite d’épaisseur
e du fluide à la surface du solide est immobile (seulement de la conduction). Au-delà, la
convection est parfaite (température homogène). La loi de Newton s’écrit :
−→
j = h(T
th −T
solide )−n−−−−−−→
fluide solide→fluide

avec h = λe (bilan puis loi de Fourrier sur la couche limite donne une loi affine de température)

− →

— continuité du flux : à travers toute surface j (0− ) = j (0+ )
Pour trouver des solutions en régime variable, penser au principe de superposition et à la séparation
des variables (poser T (x, t) = f (x)g(t)...)

17
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Résistance thermique : en régime permanent, sans termes source, l’énergie thermique est conservé,
on a par analogie avec la loi d’Ohm : ∆V = RI donc ∆T = Rth ϕ (en convention récepteur). Dans
le cas d’un cylindre d’axe z, de section S, longueur L et conductivité λ avec T = f (z), on a
L
Rth =
λS
Partie du bilan ∆H = 0 donc ϕ(z) = ϕ(0) d’où S(z)jz (z) = S(0)jz (0)...
Raisonner sur les cylindre-résistances en série/parallèle pour trouver la proportionnalité en L et S1 ,
et résistance ↔ inverse de conductivité.

Entropie créée : on la détermine à partir d’un deuxième principe puis d’un bilan.

TC Thermochimie
TC1 Potentiel chimique
Potentiel thermodynamique : il s’agit d’une grandeur
— décroissante pour une transformation spontanée
— dont les minima sont des positions d’équilibre stable

Transformation Potentiel Nom


adiabatique negentropie −S
isotherme et isochore énergie libre F = U − TS
isotherme et isobare enthalpie libre G = H − TS

Table 2 – Exemple de potentiels thermodynamiques pour des systèmes fermés

Système à composition constante : on a U = f (S, V ) donc


∂U ∂U
dU = dS + dV
∂S ∂V
en identifiant à la première identité thermodynamique, on a T = ∂U ∂S
et − P = ∂U
∂V
. De même
dH = T dS + V dP donne T = ∂H ∂S
et V ∂H
∂P
. La troisième identité s’écrit

dG = −SdT + V dP
∂G ∂G
donc on a −S = ∂T
et V = ∂P

Systèmes à composition variable : on note ni,a la quantité de matière de l’espèce a dans l’état
i. On a U = f (S, V, {ni,a }). Donc
X
dU = T dS − P dV + µi,a ni,a
∂U
avec µi,a = le potentiel chimique du composanti,aphysico-chimique i, a
∂ni,a
Pour une transformation isobare et isotherme on a G = H − T S donc
X
dG = −SdT + V dP + µi,a dni,a ⩽ 0
∂G
P
G est extensive donc G(S, V, λn1 , . . . λnp ) = λG(S, V, n1 , . . . , np ). on dérive par rapport à λ : ni ∂n i
=
P
G(S, V, n1 , . . . np ) donc G = ni µi  n o
On a µi = f (S, V, {ni }), mais µi intensive donc µi = f T, P, Pni .
ni

18
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

G
Corps pur monophasé : on a µ = f (T, P, ̸ n), car intensif donc µ∗ = Gm = .
n
µ est un potentiel. Si µa > µb alors une réaction spontanée transforme a en b (attention au blocage
cinétique)

Formule de Clapeyron : sur le changement d’état a → b :

∂Pa→b
La→b = T (Vm,a − Vm,b )
| {z } ∂T
molaire

car à l’équilibre, µa = µb donc Gm,a = Gm,b or G = H −T S... On a besoin de Sm,a = ∂µ


∂T
a
et Vm,a = ∂µ
∂P
a

∂2f ∂2f
que l’on montre à l’aide de Schwarz : ∂x∂y = ∂y∂x et de µa = Gm,a , ou en exploitant µa (T + dT, P +
dP ) = µb (T + dT, P + dP )

Exprimer un potentiel chimique : on veut le mettre sous la forme :

µ∗i (P, T, compo) = µoi (T ) + RT ln(ai )

avec µoi (T ) un potentiel standard et ai l’activité de l’espèce i.


∂µ∗
— Cas du gaz parfait seul : µ∗ = Gm donc ∂Pi = Vm (car dG = −SdT + V dP pour un corps pur
monophasé. On a donc µ∗i (T, P ) − µoi (T, P o ) = RT ln( PPo ). Le potentiel standard est celui du
même gaz à la même température à la pression P o = 1 bar, et l’activité est PPo . On admet la
généralisation aux mélanges de gaz parfaits ai = PPi
∂µ∗
— Cas de la phase condensée seule : de même ∂Pi = Vm qui est négligeable pour une PC. µ∗i (T, P ) =
µoi (T, P o ). L’activité est donc 1 et le potentiel standard celui de la même phase condensée seule
à la même température et à P o . On admet qu’il en est de même pour le solvant
— Cas du soluté en solution : ai = ccoi avec co = 1 mol.L−1 admis. Le potentiel standard est celui
de la même solution diluée à la concentration co (c’est une extrapolation, l’espèce n’est pas
diluée à 1 mol.L−1 ...
Le potentiel vaut donc le potentiel standard si l’activité vaut 1 (comme pour Nernst)

TC2 Évolution des systèmes en réaction chimique


Pour une unique réaction, caractérisée par l’avancement ξ (variable de Douder)

∂G
Enthalpie libre : on la définit par ∆r G(T, P, ξ) = . Elle dépend de l’équation de réaction
∂ξ
(coefficients stœchiométriques). On a dG ⩽ 0 pour une isobare et isotherme donc ∆r (G) ⩽ 0.

P
Réaction : on la note νi Ai = 0 avec Ai les espèces et νi les coefficients stœchiométriques
algébriques (négatifs pour les réactifs). Ainsi pour l’espèce s : ns = ns,0 + νi ξ.
X
∆r G = νi µ i

P ∂X
car G = µi ni donc en dérivant... On généralise à toute grandeur extensive X : ∆r X = =
∂ξ
X ∂X
νi
∂ni

19
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Critère d’évolution : pour une réaction isotherme et isobares on a dG = −T dS ⩽ 0. Par ailleurs


dG = S dT
+V dP
 + ∆ Gdξ donc ∆ Gdξ ⩽ 0
r r
— si ∆r G < 0 alors la réaction se produit dans le sens direct
— si ∆r G > 0 alors la réaction se produit dans le sens inverse
— si ∆r G = 0 il y a équilibre
Attention aux blocages cinétiques et aux équilibres inatteignables (solides). Vérifier que ξeq ∈ [ξmin , ξmax ]

Q
Lien avec le quotient de réaction : ∆r G = ∆r Go + RT ln Q = RT o .
K
En effet, µi = µoi + RT ln(ai ) donc G = νi µi = νi µoi + RT ln Q
P P

Enthalpie standard de réaction : on définit l’état de référence comme celui du corps pur simple,
monophasé, à 1 bar, le plus stable à la température T (ex O2 (g) pour O à 25o ).
Pour C un composant, l’enthalpie standard de formation ∆f H(C)o , est celle de :
composants de C dans leurs états standards → C
Loi de Hess : pour αA → βB l’enthalpie standard de réaction est donné par ∆r H o = −α∆f H(A)o +
β∆f H(B)o (on éclate tous les composants pour les recréer)

Entropie standard : pas besoin de définir un état arbitraire de référence (principe de Nernst).
On a donc simplement pour αA → βB, ∆r S o = −αSmo
(A) + βSmo
(B)

Variation avec la température : on a ∆r Go = ∆r H o − T ∆r S o . Dans l’approximation d’Ellin-


ghan, si on cherche les variations de ∆r Go en fonction de T , on néglige celles de ∆r H o et ∆r S o . (tant
que la réaction à toujours lieu, donc que les réactifs et produit n’ont pas changé d’états). On a alors
d ∆r Go ∆r H o d∆r Go
 
(Gibbs-Helmotz) =− 2 et = −∆r S o
dT T T dT

Car µ∗ = GP ∗
m donc dµ = −SmP
∗ ∗
dT + Vm∗ dP . Sm = − dµ
dT
or ∆r Go = νi µoi et ∆r S o = o
νi Sm,i

Loi de Van’t Hoff : réciproquement, on a


d  ∆r H o
ln(K o ) =
dT RT 2
d ∆r G o o
= − ∆Tr H2

car ∆r Go = −RT ln(K o ) et dT T

´ξ
Utilisation : lors d’une réaction isotherme et isobare on a Q = ∆H = ξ0∞ ∆r Hdξ or ∆r H ≈
∆r H o donc ∆H = (ξ∞ − ξ0 )∆r H o
— si ∆r H o > 0 alors la réaction dans le sens direct est endothermique
— si ∆r H o < 0 alors la réaction dans le sens direct est exothermique
— si ∆r H o ≈ 0 alors la réaction dans le sens direct est athermique
∆r H est de l’ordre de 100J.mol−1 (énergie de liaison)
Pour une réaction adiabatique et isobare, on effectue fictivement d’abord la réaction, puis le transfert
thermique.

Interprétation de ∆r S : on a ∆r S o ≈ ∆νgaz × cste.


En effet, ∆r S o =
P
νi Sn,i or Sn,i négligeable si i n’est pas un gaz et du même ordre de grandeur
−1 −1
(200J.mol .K ) si i est un gaz.

20
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

TC3 Déplacement et rupture d’équilibre


Variance : il s’agit du nombre de paramètres intensifs indépendants.
— les paramètres intensifs sont P, T et les fractions molaires de chaque espèce P
— ils sont relié par une équation pour chaque réaction et une pour chaque phase ( φ χ = 1)
P
2 + i 1 − nbréactions − nbphases
La variance est donc v = |{z}
P,V

Rupture d’équilibre : si la variance est de 1, on peut faire varier le paramètre pour empêcher
l’équilibre d’être atteint et ainsi obtenir une transformation totale.

Déplacement d’équilibre : on perturbe un système à l’équilibre pour voir sa réaction par


— ajout d’un réactif/produit (à P et T et autres concentrations fixé)
— modification de T (à P et composition constante)
— modification de P (à T et composition constante)
— ajout d’une espèce inerte
On par de Qeq,1 = K1o (T1 ) et on modifie soit K1 (température) soit Q1 (le reste)
d
— modif de T : regarder l’évolution de K o avec la loi de Van’t Hoff dT ln K = ∆ rH
RT 2
— modif de P : K2 = K1 , écrire le quotient de réaction avec les fractions molaire pour faire
apparaitre Ptot
— modif de la composition, écrire Q avec les fractions puis quantités de matières. Exprimer dQ
Loi de modération : le système tend à limiter la perturbation (élévation de T → réaction endotherme
(loi de Van’t’Hoff), de P → consommation de gaz (le Châtelier), ajout d’une espèce → consommation
de cette espèce).

EM Électromagnétisme (2/2)
EM3 Magnétostatique
Sources : le source du champ magnétique sont les courants. Trois répartitions :


— volumique : le courant et caractérisé par la densité de courant j . A travers une surface
orientée : ¨


I= j · dS →

n
S

Pour une densité ne d’électrons tous de vitesse → −


v à travers une surface S, δQ = −ene → v Sd→
− −n.


| {z }
ni q i →
− −

X
j = vi =j
S’il y a plusieurs sources :
— surfacique : courant de j0 →

uy sur un faible épaisseur a, on définit l’intensité de courant surfacique

− →

js = j0 auy
— filiforme : on étudie I

Biot et Savart (HP) : on a la relation


˛ −−→ ˚ −−→

− µ0 → − PM →
− 1 PM
B (M ) = ip d ℓ ∧ E (M ) = ρp
P 4π P M3 P 4πε0 P M 3

µ0 est la perméabilité magnétique du vide, µ0 = 4π.10−7 H.m−1

21
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre



Propriétés de symétries : B est un pseudo-vecteur ou vecteur axial (comme les moments), il
s’inverse dans un miroir :
— plan de symétrie : même composante normale, composant parallèle opposée (plan d’antisymé-

− →

trie pour E ). Dans le plan, B est normal au plan.
— plan d’antisymétrie : même composante parallèle, composante normale opposée (plan de sy-

− →

métrie pour E ). Dans le plan, B est compris dans le plan
— invariance : même qu’en électrostatique
Les cartes de champs se trace similairement, mais les linges de champs ici sont très souvent fermées.



Flux du champ magnétique : B est à flux conservatif :



ϕ= B · dS →

n =0
S

Le flux à travers un contour fermé est donc défini. Version locale (Maxwell-flux) :


div( B ) = 0

valable aussi en régime variable.



− →

Relation de passage : au travers une densité surfacique de courant, B + · →

n = B− · →

n (flux sur un
cylindre dont h → 0)

Circulation du champ magnétique : on a le théorème d’Ampère, pour un circuit fermé orienté


Γ, ˛ ¨

− →
− →

B (M ) · d ℓ = µ0 Ienlacé = µ0 j · dS →

n
Γ S

avec Ienlacé le courant passant à travers le contour orienté selon le contour. En version locale (Maxwell-
→→
− − →
− →

Ampère-Stationnaire), rot( B )µ0 j . Cette équation n’est vraie qu’en régime stationnaire (ou si j


est à flux conservatif). Elle implique div( j ) = 0, c’est la loi des nœuds.

→ − → →

Relation de passage : à une densité surfacique de courant, B2 − B1 = µ0 js ∧ − n−→
1→2 (penser à l’homo-
généité vecteurs/pseudo vecteurs et au champ qui s’enroule)

Exemple : méthode générale : étude des symétries et invariances puis théorème d’Ampère sur
un contour adapté. Exemple du solénoïde infini avec n spire par unité de longueur, en admettant
−−→ → − −−→
que Bext = 0 , on a par symétrie et invariance Bint = Bz (r)→

uz puis d’après le théorème d’Ampère
Bz = µ0 nI
−−→ →

On peut montrer que Bext = 0 en trouvant le champ sur l’axe pour une spire puis en intégrant
(théorème de superposition)

EM4 Dipôle magnétique


Définition : pour un circuit plan orienté parcouru par un courant I entourant une surface S le


moment magnétique est donné par M = IS → −n

Champ créé : on admet que dans l’approximation dipolaire (dipôle vue de loin) c’est le même


que celui créé par un dipôle électrostatique (V = p4πε
cos(θ)
0r
µ0 M
2 ) donc B = 4πr 3 (2 cos(θ) + sin(θ)

22
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*


− →

E B

− →
− − → −
défini par F = q( E + → v ∧ B)
vrai vecteur : vecteur axial (pseudo-vecteur) :

− →

- E ∥ π plan de symétrie - B ⊥ π plan de symétrie

− →

- E ⊥ π ∗ plan d’antisymétrie - E ∥ π ∗ plan d’antisymétrie
Circulation conservative : Théorème d’Ampère ˛:
−→ →
− →
− −→→ − →
− − →
→ −
- rot( E ) = 0 - rot( B ) = µ0 j ou B · d ℓ = µ0 Ienlacé
Γ
Uniquement en régime stationnaire
Théorème de Gauss‹: Flux conservatif :

− ρ →
− →

- div( E ) = ou E · dS →
−n = Qint - div( B ) = 0
ε0 S
Relation de passage : Relation de passage :
- continuité tangentielle - continuité normale

→ − → σ −−→ −
→ − → →

- E2 − E1 = ε0 n1→2 - B2 − B1 = µ0 js ∧ −
n− →
1→2

− −−→ →
− −→→ −
E = −grad(V ) B = rot( A )
−−→ ˛

− δQp P M →
− µ0 I →
− −−→
Coulomb : d E = 3
Biot-Savart : B = 3
d ℓ ∧ PM
4πε0 (P M ) 4π(P M )
Table 3 – Résumé de l’électrostatique et la magnétostatique

Dipôle dans un champ extérieur : si le champ est uniforme, la résultante est nulle (force de

− ¸ →
− −−→
Laplace R = Γ id ℓ ∧ Bext ).

− −
→ → −
En revanche le moment vaut Γ = M ∧ B


Si B non uniforme, mais toujours dans l’approximation dipolaire (circuit petit devant les variations

− −
→ → −
de B ) le moment reste le même (à l’ordre 1). L’énergie potentielle s’écrit ε0 = −M · B (boussole)

− −−→ −→ → −
donc R = −grad(M · B )

A l’échelle atomique : moment magnétique orbital. Dans le modèle de Bohr, un électron sur une
orbite circulaire quantifié de moment cinétique θ0 = nℏ n’émet pas. Son moment magnétique vérifie
alors

→ −e →

M= θ0
2me
eℏ
Le moment magnétique est alors de l’ordre de µb = 2me
(magnétron de Bohr)


→ −eg → −
Le spin : autre moment M = S
2ms
g et le facteur gyrométrique de l’électron (≈ 2). On retrouve l’idée e configuration électronique
(n, ℓ, ne , ns )


− −
→→
Expérience de Stern et Gerlash : la projection de S est quantifiée : S ·− uz = ± 12 ℏ . L’expérience
consiste à faire sublimer des atomes d’argent, garder ceux ayant une vitesse uniquement selon → −
ux et


le faire passe dans un champ magnétique inhomogène orienté selon uz . On s’attend à trouver une

→ −
distribution continue (déviation selon M · →
uz ) mais on observe que 2 raies.

23
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

EM5 Équations de Maxwell



− →
− − → −
Équations : force de Lorentz : F = q( E + → v ∧ B ).


- Maxwell-Thomson (ou flux) div( B ) = 0

− ρ
- Maxwell-Faraday div( E ) =
ε0


−→→ − ∂B
- Maxwell-Gauss rot( E ) = −
∂t →

−→ →
− →
− ∂E
- Maxwell-Ampère rot( B ) = µ0 j + µ0 ε0
∂t

Conservation de la charge : on l’obtient en 1D en faisant un bilan Q(t + dt) − Q(t) = I(x) −


I(x + dx)... où en utilisant Q(t+dt)−Q(t)
dt
= ϕ et le théorème d’Ostrograski. Elle s’écrit

∂ρ →

+ div( j ) = 0
∂t
Les équations de Maxwell permettent de la retrouver (prendre la divergence de Maxwell-Ampère)


− →

Changement de référentiel : on calcule E et B pour un fil infini dans le cas ou le référentiel où
le fil est fixe et celui où il se déplace verticalement à la vitesse →

v , puis on utilise la loi de composition
des vitesses et la− → force de Lorentz. −


− →

On trouve B ̸= B ′ par le calcul et B = B ′ par la composition galiléenne des vitesses. Le modèle est
faux sauf si v ≪ c.

Version intégrale :

− →

— Maxwell-Thomson (ou flux) : B est à flux conservatif
‹ (théorème d’Ostrograski et div( B ) = 0)

− Qint
— Maxwell-Gauss : pour une surface fermée, E · ds→−n = (même démo)
˛ s ε0 ¨

− →
− d ∂ →

— Maxwell-Faraday : Γ circuit fermé, E ·dℓ = ΦB = −

→ B · ds→

n (Théorème de
Γ dt ∂t S
∂Φ→−
Stokes). On retrouve la loi de Faraday e = − ∂tB
˛
− →
→ − ∂Φ− →
— Maxwell-Ampère : B · d ℓ = µ0 Ienlacé + µ0 ε0 E .
Γ ∂t
(Stokes) Attention Ienlacé et Φ−
→ dépendent de la surface mais leur somme ne dépend que de Γ
E


− →
− − →→
− −→→ − −
→ −→→ − −

Potentiels (HP) : div( B ) = 0 donc B = rot( A ). Par ailleurs, rot( E ) = − ∂∂tB donc rot( E − ∂∂tA ) =

− −
→ −−→
0. On peut alors écrire E − ∂∂tA = −grad(V )

Relations de passage : ce sont les mêmes que pour l’électro et la magnétostatique :



→ − →
— E2 − E1 = εσ0 −
n−→
1→2

→ − → →

— B2 − B1 = µ0 js ∧ −n−→
1→2

Énergie des champs


Force volumique : la force de Lorentz sur un petit volume s’écrit

− X → − − → − →
− → − →

δF = qi E + → vi ∧ B = ρδτ E + j δτ ∧ B
qi ∈δτ

24
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Puissance volumique cédée aux porteurs : on la calcule à partir du travail de la force de


Lorentz,
− →
→ −
Pv = j · E

Bilan de puissance : on introduit


˝ l’énergie électromagnétique U contenue dans un volume V et
ω l’énergie volumique : U = V ωdτ . On introduit le vecteur de Poynting, → −
π tel que le flux de →

π
à travers S est la puissance transverse. Le bilan global s’écrit :
‹ ˚
∂U →
− →
− − →
→ −
=− π · dS n − j ·E
∂t
| S {z } | V {z }
Transmise à l’extérieur Transmise sur place

∂ω − →
→ −
Sa version locale est + div(→
−π ) = − j · E (Ostrograski)
∂t
Noter l’analogie avec la conservation de la charge et les bilans thermiques. On retrouve cette expres-

− →

sion à partir des équations de Maxwell ( E scalaire Maxwell-Ampère − B scalaire Maxwell-Faraday)

− → − →
− − →→ − →
− − →→ −
et l’identité div( E ∧ B ) = E · rot( B ) − B · rot( E ), ce qui donne :

− → −

− E∧B ε0 E 2 B2
π = et ω= +
µ0 2 2µ0
On retrouve ainsi l’énergie stockée dans un condensateur et une bobine.

→− →
Onde dans le vide : pour trouver l’équation de d’Alembert, on part de l’identité rot(rot(•) =
−−→ →
− →
− →

grad(div(•)) − ∆• et des équations de Maxwell dans le vide (ρ = 0 et j = 0 ) pour montrer que

−→− ∂[ →

∆ E = µ 0 ε0 ] E t
∂2

− 1
et de même pour B . Les ondes progressives se déplaçant à la célérité c2 = µ0 ε0
sont solution de
l’équation de d’Alembert.

ARQS : la plus fréquente et la magnétique E ≪ cB (on remplace I par I(t), propagation instan-

→ →
− →

tanée, on néglige ρ et le courant de déplacement ∂∂tE ), B est la seule source de E .

→ →

Parfois on considère l’ARQS électrique, E ≫ cB, on néglige alors ∂∂tB et j )

EM6 Conducteur électrique


EM6.1 Loi d’Ohm
Modèle de Drude : pour un métal les porteurs sont les électrons de valences
— un seul électron par atome (métaux alcalins)
— les électrons se déplacent librement, le noyau et les électrons de cœur (cations) sont fixes.
On en déduit la densité moyenne de d’électrons ne = ρN M
a
= 1029 m−3
τ →

Le mouvement des électrons est décrit par deux modélisation : Lorentz plus frottements − m v ou
chocs se produisant tous les τ renvoyant l’atome avec une vitesse moyenne nulle, dans les deux cas


⟨v⟩ = τmq E


− →

Loi d’Ohm : si T ≫ τ on a j = σ E avec σ > 0 la conductance. Dans le modèle de Drude,
2
σ = n0mq τ
Connaissant σ, on peut estimer τ , valable si f ≪ 1014 Hz (donc pour les ondes radio, mais pas le
visible...).
− →
→ − 2
La puissance Joule par unité de volume s’écrit alors Pv = j · E = σE 2 = jσ

25
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Loi d’Ohm dans un conducteur : on justifie l’ARQS magnétique en établissant l’équation



− →

différentielle sur ρ à l’aide de la loi d’Ohm j = σ E et des équationd de Maxwell, on trouve un
temps caractéristique τ = εσ0 ≈ 10−18 s, l’électroneutralité du conducteur est donc très vite atteinte.

→ →

On montre également que ε0 ωE = ε0 ∂∂tE ≪ j = σE

Loi d’Ohm intégrale : comme pour les résidtance thermique et les capacités, on calcule la résis-
tance d’un conducteur de conductivité γ, de longueur L et section S :
L
R=
γS

EM6.2 Induction


Force de Laplace : un circuit Γ dans un champ magnétique B subit une force locale

− →
− → − →
− − →
→ −
δF = i dℓ ∧ B fv = j ∧ B
Elle sert de définition à l’ampère et µ0 (2 fils infini parallèles parcourus par 1A subissent une force
linéïque de 2.10−7 N.m−1 ).

Résultante et moment : elles sont données par


˛ ˛

− →
− −−→ →
− −→ →
− −−→
F = i d ℓ ∧ Bext Γ = OP ∧ (i d ℓ ∧ Bext )
C C

La partie due au champ propre est nulle (peut déformer le circuit, mais très faible). Ces expression
se simplifient :

− →
− →
− →
− −
→ → −
— si B ext est uniforme alors F = 0 et Γ = M ∧ B

− →
− −−→ −−→ − → → −
— si B ext varie peu, on retrouve l’approximation dipolaire F = −grad(εp ) = grad(M · B )
Faux si l’on ne considère qu’une partie du circuit


− −→→ − −

Induction de Neumann : B variable et circuit fixe. On a alors la loi de Faraday rot( E ) = − ∂∂tB
¸→ − → − d −
locale ou intégrale E · d ℓ = dt Φ→ B
.
Lors du calcul de flux Φ B , on a par théorème de superposition Φ−

→ → = Φpropre + Φext .Le flux propre
B
est proportionnel à i, on note L l’inductance son coefficient de proportionnalité. L > 0 est peut étre
B2
calculer en exprimant le flux ou par l’approche énergétique 21 Li2 = 2µ0

Couplage de bobines : en l’absence de flux extérieur, on a avec le théorème de superposition


Φà travers 1 = Φpropre + Φ2→1 . Le théorème de Neumann (admis) dit que M1→2 = M2→1 qu’on appelle
| {z } | {z }
=L1 i1 =M2→1 i2
mutuelle. Elle dépend de la position relative des deux circuits et son signe varie selon les orientations
de i1 et i2
L’énergie stockée dans un couplage est 21 L1 i21 + 12 L2 i22 + M i1 i2 donc M 2 ⩽ L1 L2



Induction de Lorentz : couplage mécanique-électrique (alternateur, moteur) B fixe et le circuit
est mobile. La loi de Faraday reste vrai si l’on ne modifie par le circuit (interrupteurs, boucles...).
Deux approches classiques :
— calculer Φ puis e = − dΦ
dt
, établir l’équation électrique (E), puis l’équation mécanique (M ), et
le bilan de puissance (E) × i + (M ) × ẋ
— calculer la puissance des forces de Laplace et en déduire la force électromotrice induite (même
puissance), si l’on ne peut pas calculer le flux.

26
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

EM7 Ondes électromagnétiques dans le vide



− →

Vide : absence de charges (ρ = 0) et de courants ( j = 0 )

Ondes planes : ondes uniformes dans un plan perpendiculaire à la direction de propagation →



u,

− →
− →

ne dépend que de la coordonnée sur u : E, B = f ( r · u , t)
Limite du modèle : pas physiquement réalisable (infini), mais bonne approximation locale

Ondes planes progressives : ce sont des ondes progressives donc E, B = f (ct − → −r ·→


−u ).
Dans le vide, les équations de Maxwell donnent pour ce type de solution la relation de structure :


− →
− →

u ∧ E = cB

− → −
L’onde est donc transverse et (→

u , E , B ) forme un trièdre orthogonal direct.


− →

OPP harmoniques/monochromatiques/sinusoïdales : toutes les composantes de E et B

− − → −
sont des fonctions sinusoïdales de ωt − k· →
r. k = 2π
λ


u est le vecteur d’onde et ω = 2π
T
est la

− →

pulsation. En notation complexe E = Re E


− →
− − →
− − →
− −
E = E0,x cos ωt − k · → r + φx → −
ux + E0,y cos ωt − k · → r + φy →−
uy + E0,z cos ωt − k · →
r + φz →−
     
uz

− −
→−→
E = E0,x eiφx →

ux + E0,y eiφy →

uy + E0,z eiφz →

uz ×ei(ωt− k· r )

| {z }


=E0

Ce qui simplifie les calculs :

d →
− →
− →
− →
− →−
• E = iω E • div E = j k · E
dt  
−→ →− →
− → − →
−→− →

• rot E = −i k ∧ E • ∆ E = −k 2 E


− −
→−→
Relation de dispersion : lie ω et k obtenue en cherchant des solutions de la forme ei(ωt− k· r )
dans l’équation de propagation.
Dans l’équation de d’Alembert, on trouve, k = ωc donc il n’y a pas de dispersion (même vitesse de
propagation pour toutes les ondes).

Aspect énergétique : on s’intéresse à une OPPH se propageant selon → −


uz , pour une onde polarisée

− →

rectiligne selon ux , on a E = E0 cos(ωt − kz).


On peut alors déterminer B puis → −π et w et vérifier le théorème de Poynting.
ε0 E 2 B2
Il y a équiproportion de l’énergie pour une OPPH : =
2 2µ0

Notation complexe et moyenne : pour f et g sinusoïdales synchrones :

1
⟨f g⟩ = Re(f g ∗ )
2
On peut ainsi calculer les moyennes des grandeurs quadratiques en notations complexes : ⟨→

π⟩ =
1 → − → −
2µ0
⟨E ∧ B )

27
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Vitesse de propagation de l’énergie : on la trouve en exprimant la puissance traversant une


surface grâce au flux de Poynting, puis grâce à l’énergie volumique le traversant entre t et t + dt.
Pour une OPPH dans le vide, v = c

Polarisation de la lumière : correspond aux signaux sinusoïdaux en mode XY dans le plan


perpendiculaire à la propagation à z fixé
— la polarisation est rectiligne si les signaux dessinent un segment (si Ex = 0 ou Ey = 0 ou
x et y en phase ou en opposition de phase)
— la polarisation est circulaire si les signaux selon x et y ont même norme et sont en quadrature
— sinon la polarisation est elliptique

Loi de Malus : un polariseur/polaroïde idéal laisse passer tous les signaux dans la direction de
polarisation et aucun perpendiculaire à cette direction. Il renvoie donc une lumière polarisée.
Montage : deux polariseurs successifs, le premier est fixe, le deuxième, appelé analyseur, à une
direction de polarisation formant un angle θ avec le premier, alors

Iaprès analyseur = Iaprès polariseur cos2 θ

avec I = ⟨→

π ·→

uz ⟩

EM8 Dispersion, exemple d’une OPPH dans un plasma dilué


Plasma : il s’agit d’un milieu ionisé, électrons et ions libre. Pour simplifier, on suppose que chaque
ion est un proton. On a ainsi une unique densité n de charges pour les protons et électrons. n =
1012 m−3 ≪ 1025 m−3 dans un métal.
On considère un OPPH transverse dans le plasma (rien ne la force a priori de l’être, c’est une
hypothèse)


− →
− −−−→
Courant et charges : PFD sur un électron me → a = −e E + →
− −
v ∧ B ≈ −eEonde car pour un
électron non relativiste vB ≪ cB ≈ E et le plasma étant dilué E ≈ Eonde .


On en déduit →−v puis j :

− →
− e2 n
j = γ E avec γ = −i
ωme
− →
→ − →

γ est la conductivité complexe (pas de loi d’effet Joule ici, la puissance moyenne ⟨ j · E ⟩ = 21 Re( j ·


E ∗) = 0
γ
Pour les charges, on montre grâce à la conservation de ρ que (iω − ε0 )ρ = 0 donc ρ = 0 sauf à la
s
e2 n0
pulsation plasma ωp =
me ε0

−→− → −−→ →

Équation de propagation : on part de rot(rot(•)) = grad(div(•)) − ∆• pour montrer



−→− 1 d2 E ωp2 →

∆E − 2 2 = 2 E
c dt c

On en déduit en cherchant une solution de la forme ei(ωt−kz) la relation

k 2 c2 = ω 2 − ωp2

28
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

z
— si ω < ωp il n’y a pas de solution avec k réel, on a une solution de la forme eiωt e− δ qui est une
onde évanescente (stationnaire) ne se propageant pas, elle correspond à une réflexion d’énergie
(TSF, radio basses fréquences réfléchies par l’ionosphère)
— si ω > ωp on a une solution correspondant à une onde se déplaçant à √ω2ω−ω2 c > c.
p
Cette onde n’est pas réalisable (infinie dans le temps et l’espace donc l’énergie)

Superposition d’ondes : avec 2 OPPH, de pulsations et vecteurs d’ondes proches, on crée des
battements. Il peut y avoir deux vitesses d’onde, vφ la vitesse de phase de la sinusoïde et vg la vitesse
de groupe celle de l’enveloppe.

Paquet d’ondes : Pour obtenir un signal borné dans le temps, on somme une infinité de sinusoïdes :
X ˆ
i(ωk t−kx
s= a(k)e ou a(k)ei(ω(k)t−kx dk
k

On admet qu’une distribution de a(k) en gaussienne autour d’une valeur k0 donne pour enveloppe
une bulle dont la longueur ∆x est d’autant plus grande que ∆k est faible.
X 
i (ω−ω0 )t−(k−k0 )x
s= ak e e|i(ω{z
0 t−k0 x
}
|k {z } sinusoïde
enveloppe

Si ak ne prend des valeurs significatives que sur ∆k ≪ k0 autour de k0 alors ωk −ω0 ≈ (k−k0 ) dω
dk
(k0 ) =
dω ω0
vg . Ainsi l’enveloppe se déplace à vg = (k0 ) et la sinusoïde à vφ = . Cette approximation
dk k0
n’est valable que sur un temps court (on la multiplie par t). On a bien une enveloppe car sa longueur
1
d’onde k−k 0
est très grande devant celle de la sinusoïde k10

Exemple : dans le vide on a la relation de dispersion ω 2 = c2 k 2 donc ω = ck d’où vφ = c et vg = c.


il n’y a pas de dispersion.
c
Dans un plasma, si ω > ωp , on a ω 2 − ωp2 = c2 k 2 donc vφ = q  > c ,mais en différenciant
ω0 2
1− ω
r
2
c  ωp 2

on trouve vg = =c 1− <c
vφ ω
Pour ω < ωp il n’y a pas de propagation (on trouve une onde stationnaire), car k ∈ iR donc en
passant à la partie réelle on obtient un produit f (kx)g(ωt)

EM9 Onde électromagnétique dans un conducteur


EM9.1 Onde dans un conducteur, effet de peau
Trois approximations : dans le conducteur on suppose
1
— électroneutralité : ρ = 0, bonne approximation si ω ≪ τ

− →

— loi d’Ohm : j = γ E si ω ≪ τ1


— on néglige le courant de déplacement : j ≫ ε0 ∂∂tE
Avec ces approximations, on obtient l’équation de propagation :



−→− ∂E
∆ E = γµ0
∂t
29
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Elle est linéaire, mais contrairement à celle de d’Alembert, elle n’est pas stable par renversement
r du
2
temps (irréversible). Elle donne l’équation de dispersion k 2 = −iγµ0 ω. On pose δ = et on a
γµ0 ω
1−i
k=± . SI on se place dans le demi-espace z > 0 (on enlève la solution divergente en + zδ ) pour
δ
une onde polarisée selon → −
ux on a :

− z


e|i(ωt− δ)
z
e− δ
E = E0 |{z} {z } ux
attenuation propagation

δ est l’épaisseur de peau, elle correspond à la distance sur lequel le signal est non nul dans le
conducteur.

− →
− →

On peut calculer B à partir de maxwell-faraday en complexe, on trouve que B et E sont déphasés
de π2 donc les relations de structures du vide ne s’appliquent pas.

Bilan énergétique : on se limite aux grandeures moyennées dans le temps.


 
∂w − →
D→ −E
+div ⟨→

π⟩=− j · E
∂t
| {z }
=0

− →

w est périodique, carD E et B le sont. En utilisant ⟨EB⟩ = 21 Re(EB ∗ ) on peut vérifier cette relation
− →
→ −
en calculant ⟨→

E
π ⟩ et j · E

EM9.2 Réflexion d’une onde sur un conducteur



→ −

Méthode : l’onde Ei arrivant sur un conducteur donne lieu à une onde transmise Et et une onde


réfléchie Er (loi de Descartes). On se limite à une OPPM linéairement polarisée (les relations sont
linéaires). On admet que les ondes transmises et réfléchies sont planes progressives et monochroma-
tiques de même pulsation (l’onde agite les électrons à ω qui émettent alors une onde à ω).

Conducteur parfait : on se limite à une onde arrivant normalement sur un conducteur parfait
(γ → ∞. Les symétries donnent que les ondes transmises et réfléchies sont polarisé linéairement selon
x et invariante par translation d’axes x et y. On les écrit alors


E r = rE0 ei(ωt+kz) →−
ux


E t = tE0 ei(ωt−k2 z) →

ux
k2 est donné par la relation de dispersion dans le milieu 2.
On cherche r et t. Dans le modèle du conducteur parfait, on a :

− →
− − →
→ −
— E = 0 car j · E = γE 2 est borné or γ → +∞

− →
− −→→ − −
→ →
− −−→
— B = 0 car rot( E ) = − ddtB donc B = cste or, on ne s’intéresse qu’à la partie variable.


— ρ = 0 car ρ = ε0 div( E )

− →

— j = 0 d’après Maxwell-Ampère
Il peut toutefois y avoir des densités de charges et courants surfaciques. On utilise donc les relations

− →

de passage : E (0+ ) − E (0− ) = εσ0 →

uz . Dans le conducteur, il n’y a pas d’onde donc t = 0. On déduit
de la relation de passage projetée sur x que r = −1

− →

Champ total : on l’obtient en sommant les deux. On trouve une onde stationnaire pour E et B

→ − →
en quadrature spatiale et temporelle, les bosses de l’un sont les creux de l’autre (on calcule Bi et Br
par les relations des structures dans le vide.


Remarque : pour une onde stationnaire, on a {→ −π}= 0

30
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Pression de radiation : il s’agit de la force exercée sur le conducteur par les photons réfléchis par
− →
→ − →

unité de surface. On peut la déterminer en partant e la force volumique de Lorentz fv = j ∧ B +
ρE =

− → −
γ E ∧ B puis en intégrant sa moyenne temporelle sur la profondeur du plasma z ∈ [0, ∞[.
Vision corpusculaire : on prend pour système les photons qui se réfléchissent sur S entre t et t + dt,
on calcule la variation de leur quantité de mouvement et on en déduit la force qu’ils ont subit, i.e.
l’opposée de la force qu’ils ont exercé.

Onde dans une cavité : portion vide de l’espace délimitée par des conducteurs parfaits. Cas 1D,
f ′′ (x) g ′′ (t)
on suppose l’onde stationnaire : E = f (x)g(t) et on en déduit que dans la cavité f (x) = g(t) donc
= A constante. L’onde respectant les conditions aux limites f (0) = f (L) = 0 est non-nulle si A < 0,
c’est alors une sinusoïde quantifiée :

− −
→  nπ   nπc 
E = E0 sin x cos t+φ
L L
Il existe des solutions non-stationnaires, mais ce sont des sommes de ces modes propres

Propagation guidée : cette fois on s’intéresse à la propagation d’une onde selon →



uz entre deux
conducteurs parfait en x < 0 et x > L,


E = f (x)ei(ωt−kz z) →

uy

(car il peut y avoir une discontinuité de champ selon → −


ux donc pas de conditions aux limites sur cette
polarité et on choisit
 2 une invariance
 selon y). L’équation de d’Alembert nous donne une condition
ω
sur f : f ′′ (x) = − 2
− kz2 f (x), les conditions aux limite sont f (0) = f (L) = 0. On en déduit que
c
| {z }
A
A > 0 si f non nulle et que A est quantifiée :
nπc
ω 2 − ωc,n
2
= c2 kz2 avec ωc,n = , n ∈ N∗
L
Relation de dispersion semblable à celle du plasma. On fixe n expérimentalement, c’est un filtre
passe-haut de pulsation de coupure ωc,n .

− →
− −
Le calcul de B montre qu’il n’est pas transverse B · →
uz ̸= 0. Enfin on peut calculer les vitesses
de propagation vφ et vg

EM10 Dipôle oscillant


Trois modèles : pour créer un moment dipolaire
— Deux charges identiques constantes mobiles, −q en x = 0 et +q en x = d cos(ωt). →

p =


qd cos(ωt)ux
— Deux charges variables fixes Q(t) = q0 cos(ωt) et −Q(t). →

p = q0 d cos(ωt)→

ux
dQ(t)
— un petit élément de courant avec i = dt
Ces modèles ont deux applications, les atomes et les antennes

Trois échelles de longueur : d la taille du dipôle, r la distance dipôle observateur et λ la longueur


d’onde
— approximation dipolaire : d ≪ r valable pour atome et antennes
— approximation non-relativiste : q ≪ λ valable pour les atomes 10−10 m ≪ 10−7 m, mais pas
pour les antennes (on considère des petits éléments d’antenne et on intègre), Vient de l’ap-
proximation v ≪ c avec v = df et c = λf

31
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

On distingue alors trois zones d’observation :


— quasi-statique d ≪ r ≪ λ, on retrouve les résultats des chapitres précédents
— cas intermédiaire : d ≪ r ≈ λ
— rayonnement : d ≪ λ ≪ r

Champs rayonnés : en coordonnées sphériques pour un dipôle en O orienté selon → −


uz :

r2 ′
   

− 1 ′ r ′  →
− ′ r ′ →

E (M, t) = p(t ) + ṗ(t ) 2 cos θ ur + p(t ) + ṗ(t ) + 2 p̈(t ) sin θ uθ
4πε0 r3 c c c

avec t′ = t − rc le temps de retard ou de propagation. Dans la limite statique les dérivés s’annule et
on retrouve la formule connue. Dans la limite λ ≪ r elle devient :

− 1 r2 ′
E (M, t) = p̈(t ) sin θ→


4πε0 r3 c2
Les expressions des champs sont donc :

µ0 p̈(t′ ) sin θ →
− →
− −
• overrightarrowE(M, t) = uθ = c B ∧ →
ur
4πr
µ0 p̈(t′ ) sin θ − µ0 →
• overrightarrowB(M, t) = u→
φ =
−̈
p (t′ ) ∧ →

ur
4πrc 4πrc

− →

Les symétries permettent de trouver B selon − u→ →
− →

φ et E selon uθ ou ur . La dépendance en sin(θ)
se comprend avec les symétries (champ nul sur l’axe). Enfin loin du dipôle, les ondes sphériques
−−→
paraissent planes (→

ur ≈ cste et 1r ≈ cste), d’où la relation de structure.

Dépendance en r : s’explique par le fait que l’onde ne perd pas d’énergie entre deux sphères (pas
d’absorption), donc le flux du vecteur de Poynting vérifie ϕr = ϕr+dr en moyenne. En intégrant on
trouve
ω 4 µ0 p2
ϕr =
12πc
ω q explique la diffusion de Rayleigh, 16 fois plus de diffusion dans le bleu-violet que le rouge.

Rayonnement synchrotron : une particule chargée accélérée rayonne comme un dipôle (enlever
la particule fixe revient à soustraire un champ en −1
r2
. Donc pour une particule de charge q d’accélé-
ration a on a p0 ω 2 = dqω 2 = qa car a = dω 2 pour un mouvement sinusoïdal. Donc

µ0 (qa)2
P = (formule de Larmor)
12πc

O Optique
O1 Optique géométrique
Trois principes : dans le cadre de l’optique géométrique on néglige la diffraction. On a les trois
principes suivants
— principe de la propagation rectiligne : dans un milieu homogène et isotrope, les rayons lumineux
sont des portions de droites
— principe d’indépendance des rayons lumineux
— principe du retour inverse de la lumière : le trajet suivi par la lumière entre deux points sur
le même rayon est indépendant du sens de parcours

32
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Loi de Snell-Descartes : Pour la réflexion sur un miroir plan


— les rayons incidents, réfléchis et la normale au miroir au point d’incidence sont dans le même
plan
— i = −r (angle du rayon incident/réfléchi avec la normale)
Pour la réfraction entre deux milieux transparents (n ∈ R) homogènes (n indépendant de → −r ),
isotropes (n ∈ C) et linéaires :
— les rayons incidents, réfractés et la normale au dioptre au point d’incidence sont dans le même
plan
— n1 sin(i1 ) = n2 sin(i2 )
Si n1 ⩽ n2 il y a toujours réfraction, sinon il y a réflexion totale pour sin(i1 ) ⩽ nn12

Principe
ˆ de Fermat : on définit un chemin optique à partir d’un chemin [AA′ ] par (AA′ ) =
n→−
r dr avec n l’indice du milieu au point r. C’est la distance que parcourait un photon dans
r
[AA′ ]
le vide pendant la même durée. Le principe de Fermat s’énonce :
— historiquement : le chemin optique est minimal sur le trajet du vrai rayon comparé aux autres
trajets propre
— correspond à une dérivée nulle du chemin optique sur le trajet du rayon.
Ce principe contient la propagation rectiligne, le retour inverse et les lois de Snell.

Stigmatisme et conjugaison : s’il y a stigmatisme rigoureux, tout rayon passant par A (ou dont
le prolongement passe par A) passe après traversé du système optique par A′ (ou leur prolongement).
A est l’objet, A′ l’image, A et A′ sont conjugués. Il y a stigmatisme approché si tout rayon passant
par A passe au voisinage de A′ (plus petit que le grain du détecteur)

Conditions de Gauss : un système centré (invariant par rotation autour d’un axe optique) est
dans les conditions de Gauss si on se limite aux rayons paraxiaux (proche de l’axe et à faible incidence
par rapport à celui ci). Dans ces conditions, il y a stigmatisme approché et aplanétisme approché
(l’image d’un plan de front est un plan de front)

Dioptre plan : pour A l’objet et H l’intersection entre la normale au dioptre passant pas A et le
dioptre, on a :
HA HA′
=
n1 n2

Lentilles minces : plusieurs outils de tracé (stigmatisme, aplanétisme, rayon passant pas O,
F et F ′ et foyers secondaires), les relations de conjugaison sont :

1 1 1

− = ′ F A × F ′ A′ = −f ′2
OA OA f

A′ B ′ OA′ F ′ A′ FO
γ= = = ′ =
AB OA FO FA

O2 Introduction à l’optique physique


Train d’onde : émis lors de la déxecitation d’un atome, une sinusoïde de période T pendant une
durée ∆T . On considère ∆T moyen sur tous les trains d’ondes.
Explique la lumière non polarisée (somme de trains polarisés aléatoirement)

33
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

g(ω)eiωt . On a
P
Largeur spectrale : s(t) = ω

∆ω∆T ⩾ 1

donc plus ∆ω est petit, plus ∆T est grand (pour une sinusoïde parfaite, ∆ω = 0 et ∆T = ∞)

Version énergie : Eaprès = Eavant + Ephoton = Eavant + ℏω0 et ∆E = h∆ν donc ∆E∆T ⩾ ℏ

Causes de la largeur spectrale :


— effet Doppler, les atomes étant agité, ils n’ont pas le même mouvement par rapport à l’obser-
vateur, don n’émettent pas la même lumière.
r
∗ 2kB T R
v = avec kB =
m NA

ce qui donne le décalage de fréquence ∆ν = ν0 vc
— collisions : si le nombre de chocs par unité de temps (pression) augmente, ∆T diminue donc
∆ω augment
Ordre de grandeur :
— T = 10−15 s pour le visible
— ∆T = 10−15 s pour la lumière blanche, 10−11 s pour une lampe spectrale et 10−8 s pour un laser
— Détecteurs : photodiode à 10−6 s, œil à 0.1s


− −
Modèle scalaire de la lumière : s(x, T ) = E · → u
on oublie le caractère transverse et polarisé de la lumière, valable pour des sources non polarisées.
Les surfaces d’onde correspondent alors le même chemin optique et la même phase :
— onde sphérique : s(r, t) = cster
ei(ωt−kr)
i(ωt−kz)
— onde plane : s(z, t) = s0 e
φ(A, t) − φ(B, t) (AB)
De façon générale : = pour A, B sur le même rayon.
2π λ

Théorème de Malus : après un nombre arbitraire de réflexions et de réfractions, les rayons


lumineux sont perpendiculaires aux surfaces d’onde.
Autre présentation : pour A, B sur le même rayon, A′ B ′ sur le même rayon, A, A′ sur la même surface
d’onde et B, B ′ sur la même surface d’onde on a (AB) = (A′ B ′ )

Interférences à deux ondes : deux sources s1 et s2 et un point M :


   
o (S1 M ) o (S2 M )
s1 (M, t) = S1 cos ω1 t + φ1 + et s2 (M, t) = S2 cos ω2 t + φ2 +
λ0,1 λ0,2


s = s1 + s2 (superposition, car c’est une composante de E ). Les détecteurs sont sensibles à l’énergie
perçue, I = ⟨s2 ⟩ avec I l’intensité lumineuse ou l’éclairement.
I = I1 + I2 + 2⟨s1 s2 ⟩, si I > I1 + I2 il y a interférence constructive et destructive si I < I1 + I2 .
SoSo
⟨s1 s2 ⟩ = 12 2 ⟨cos((ω1 − ω2 )t + φ1 (M ) − φ2 (M ))⟩, ce qui est nul en moyenne si ω12π
−ω2
≪ Tdétecteur , or
−6 1 −15
Trep ≈ 10 et ω ≈ 10 ce ne donc pas réalisable avec deux sources distinctes.
(S o )2
Pour interférence, on utilise donc la même source, ainsi I = I1 + I2 + 21 ⟨cos(φ1 (M ) − φ2 (M ))⟩,
mais φ varie aléatoirement d’un train d’onde à l’autre, il faut donc que la différence de marche δ soit
inférieure à la longueur de cohérence cτc ≈ 3µm. On dit alors que les sources sont cohérentes.

34
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Formule de Fresnel : pour deux sources cohérentes


 
p 2πδ
I = I1 + I2 + 2 I1 I2 cos
λ

Déphasage supplémentaire : une réflexion ou une transmission peut induire un déphasage (dé-
phasage de π pour une réflexion normale, r = −1)

O3 Interférences par division du front d’onde


O3.1 Fentes de Young
Dispositif : fente de Young séparé de a ≈ 1µm et placé à D ≈ 1m d’un écran. On peut placer une
lentille entre les fentes et l’écran tel que l’écran soit le plan focal image.
La diffraction donne la zone d’interférence (intersection des deux cônes de diffraction, sin θ = λε avec
ε la largeur de la fente et θ le demi-angle du cône.

Différence de marche : on la calcule grâce à Pythagore


nax
δ=
D
avec n l’indice, x l’écart du point de l’écran au centre de l’écran. Pour u lentille, on utilise le théorème
de Malus et le retour inverse de la lumière pour établir δ = nax f′

Figure d’interférences : δ ne dépend que de x, on a des franges rectilignes. L’ordre d’interférence


p δ φ
p vérifie = = , Si p entier on a interférence constructive, si p ∈ 12 + Z on a interférence
1 λ 2π
destructive. L’interfrange i est la distance entre les franges, i = xp+1 − xp = λD
na
On parle d’interférence non-localisé, on conserve la figure en déplaçant l’écran.


Effet d’un déplacement de la source : la nouvelle différence de marche est nax D′
+ nax
D
avec x′
la nouvelle abscisse de la source. La figure n’est pas modifiée, mais décalée en bloc.

Effet d’un élargissement de la source : selon y rien ne change, selon x il y a brouillage. En effet,
pour une source rectangulaire (même puissance I0 /h pour tout point entre − h2 et h2 ), les différents
points de la source étant incohérents on a :
ˆ h  
2
′ πah 2πax
I(M ) = Ix′ (M )dx = 2I0 1 + sinc cos
−h
2
λD λD′

(on calcule Ix′ à l’aide de la formule de Fresnel. On définit le contraste ou la visibilité par C =
Imax −Imin πah
Imax +Imin
= sinc λD ′

Donc on a une première annulation pour h ⩽ λD a

Influence de la largeur spectrale : onde de différentes pulsations incohérentes, on somme les


intensités. On utilise le nombre d’onde σ. Deux exemples :
— doubles raies du sodium, elles ont même figure pour x petit, mais diffèrent et brouille la figure
plus loin
— lampe de largeur spectrale ∆σ, on a ∆στc ⩾ 1 donc le temps de cohérence diminue, les
interférences sont brouillées si δ augmente trop

35
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Détecteur sensible à la couleur : blanc au milieu, puis irisation bleu/verte/rouge, et blanc d’ordre
supérieur.
Critère de brouillage : si ∆p = 12 , un bout du spectre à des interférences constructives et l’autre
destructive, il y a brouillage. Or ∆p = ∆σδ ce qui donne une condition sur x.

O3.2 Réseaux
Dispositif : N répétition d’un motif élémentaire (fente très fine) de pas a ≈ 1µm. Pour établir la
formule des réseaux, on considère deux fentes adjacentes, un faisceau incident parallèle (collimateur)
et émergent parallèle (lunette de visée à l’infini). On établit la différence de marche à l’aide du
théorème de Malus et du retour inverse de la lumière :

δ = n0 a(sin θ − sin θ0 ) (formule des réseaux en transmission)

il y a interférence constructive si δ = pλ pour p ∈ Z


En réflexion, on raisonne de même pour montrer la formule des réseaux en réflexion : δ = na(sin θ+
sin θ0 ) (maximum de réflexion en θ = −θ0 d’après les lois de Descartes.

Application de la formule des réseaux : permet de déterminer les différents ordres de maxima
d’intensité. En monochromatique il n’y a pas de superposition, mais en lumière blanche les ordres
deux et trois se chevauchent (car 3 × 400nm < 2 × 800nm)

Fonction réseaux : N fentes cohérentes, on pose s0 = S0 eiωt la vibration dû à la fente 0 seule en


M . Donc sk = S0 ei(ωt+kφ) .
sin2 N2φ
En sommant puis passant à l’intensité, on a I = I0 . On a donc annulation tous les φ k2π sauf
sin2 φ2 N

en 0, 2π,...
Augmenter N diminue la largeur des maxima principaux (demi-largeur = 2π N
) et diminue l’intensité
des maxima secondaires.
I
Imax
N =5
N = 20

−2π 2π

Figure 3 – Fonction réseau

Pouvoir de résolution : on considère que deux raies sont distinguables lorsque la première annu-
λ
lation de l’une correspond au pic d’intensité de l’autre. On définit le pouvoir de résolution pas ∆λ . Il
vérifie R = N p avec p l’ordre et N le nombre de raies éclairés (démo en différenciant la formule des
réseaux)

O4 Interférences par division d’amplitude (Michelson)


Dispositif : le faisceau incident passe par une séparatrice (lame semi-réfléchissante), orienté à 45
degrés. La moitié de l’intensité (R = 21 , r = √12 eiθ ) est réfléchie vers le haut, l’autre passe tout droit.
Les deux rayons sont réfléchis sur des miroirs puis repassent dans la séparatrice et sont observé depuis
le bas.

36
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Une compensatrice de même épaisseur que la séparatrice permet de faire en sorte que les deux
rayons traversent trois fois la lame de verre.
On a plus de problème de source étendue (donc spatialement incohérente) car chaque rayon
interfère avec lui-même.

Le dispositif en lame d’air : les deux miroirs sont perpendiculaires. L’image de M1 par la
séparatrice et M2 sont parallèles distants de e. On utilise les images de la source dans les miroirs et
la compensatrice pour déterminer la différence de marche.

|δ| = 2en cos(i)

avec i l’angle d’incidence du rayon (entrant ou sortant). Dans cette configuration on observe des
anneaux à l’infini (on place une lentille et un écran au niveau de son foyer image en sortie). Le rayon
des anneaux est alors
r
λ
rk = f ′ (ε + k − 1) avecε = pmax − ⌊pmax ⌋
en
Le centre est donc l’ordre maximal. Le contact optique (e = 0) est réalisé en faisant rentrer les
anneaux dans le centre. On en a de moins en moins et de plus en plus gros jusqu’à la teinte plate.

Localisation des interférences : décalé la source décale la figure sauf si les interférences sont
visualisées à l’infini (plan focal image d’une lentille). Donc une source étendue donne lieu à un
brouillage sauf si l’on observe à l’œil ou dans le plan focal image d’une lentille.

Largeur spectrale : comme pour les trous d’Young, on a une somme d’interférences décalées,
donc un contraste varié. On ne voit pas les interférences pour la lumière blanche, car en lame d’air
l’ordre au centre est grand, or la lumière blanche à un temps de cohérence très faible. Pour les deux
raies du sodium très proches, on observe des battements du contraste.

I
Imax

Figure 4 – Éclairement en lumière blanche

Dispositif en coin d’air : les deux miroirs forment un angle α et s’intersectent. On note x la
distance à l’intersection. À incidence normale sur M2 , la différence de marche est

|δ| = 2nαx

On admet que c’est la même à faible incidence (on écarte un peu la source). Les interférences sont
localisées dans le plan du miroir (on utilise une lentille pour conjuguer ce plan avec un écran).
On observe des raies parallèles (plus d’invariance par rotation) d’interfrange dans le plan du miroir
donné par δ. La frange 0 est situé sur l’arête du coin d’air.

37
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

MQ Mécanique quantique
MQ1 Description quantique d’une particule
Dualité onde corpuscule : mise en évidence de la nature corpusculaire :
— rayonnement de corps noir (Planck 1800)
— effet photoélectrique (Einstein 1905)
— effet Compton
Mise en évidence de la nature ondulatoire :
— diffraction, interférences
— idée de de Broglie, diffraction de la matière. Prouver par Davisonn et Germer en observant le
même figure d’interférence avec des électrons que des rayons X sur un réseau.

Expérience des trous d’Young photon par photon : pour une très longue intensité ou un
long temps de pose on retrouve la figure d’interférences. Mais pour un unique photon, sa position
finale est aléatoire, on n’en connait que la probabilité (plus forte dans les franges claires).

Principe de complémentarité de Bohr : un système a soit un comportement corpusculaire


(position, trajectoire connue), soit ondulatoire (diffraction, interférence) mais pas les deux. Exemple
de trous d’Young avec fentes mobiles, si l’on sait par quelle fente le quanton est passé, on perd la
figure d’interférence.

Relation de Planck-Einstein et de Broglie : elle lie les caractères ondulatoire et corpusculaire :


h →

E = hν = ℏω p= ou →

p =ℏk
λ


Ces relations ne dépendent pas de la particule, mais la relation de dispersion liant k à ω si.

Fonction d’onde : Ψ caractérise toute l’information qu’on peut avoir sur le système. C’est une
fonction de R3 × R → C. La probabilité que la particule se trouve dans dτ autour de M est

dP = |Ψ(M )|2 dτ

Ψ est donc de carré intégrable. Elle satisfait l’équation de Schrödinger :


∂Ψ
∆Ψ + V (→


iℏ =− r )Ψ
∂t 2m
avec V l’énergie potentielle (fonction de l’espace)

États stationnaires : on cherche Ψ = ϕ(x)χ(t) (ce n’est pas une onde stationnaire, car produit
de fonctions complexes). L’équation de Schrödinger donne

χ′ (t) ℏ ϕ′′ (x)


iℏ =− + V (x) = E
χ(t) 2m ϕ(x)
E E
on admet qu’il s’agit de l’énergie de la particule. Ainsi χ(t) = e−i ℏ t , donc on a Ψ = ϕ(x)e−i ℏ t et
donc |Ψ|2 ne dépend pas du temps, d’où le nom d’état stationnaire.

Principe de superposition : toute solution de l’équation de Schrödinger s’écrit comme superposi-


tion d’états stationnaires ou états propres (valeurs propres de l’équation)

38
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Particule libre, paquet d’onde : pour une particule libre V = cste = 0. On cherche une équation

→− → 2
de la forme ei( k · r −ωt on a alors la relation ω = ℏk2m
, c’est un milieu dispersif pour les ondes de matière.
Une
˝ 2 onde plane monochromatique n’est pas normalisée : on ne peut trouver de constante telle que
|Ψ | dτ = 1.
On superpose donc plusieurs ondes de vecteur d’onde k voisin de k0 :
ˆ
1
Ψ(x, t) = √ φ(k)ei(kx−ωt dk

√ ´ ´
en dimension 1. le 2π garantit |Ψ2 | = |φ2 |. Pour φ ̸= 0 seulement au voisinage de k0 on a
∂ω
ω = ω0 + (k − k0 ) donc Ψ(x, t) = Ψ(x − vg t, 0)
∂k
|{z}
=vg
p
Avec la relation de dispersion on obtient vg = m
, cela correspond bien à la vitesse de la particule.


Inégalité d’Heisenberg : ∆x∆px ⩾ avec ∆x l’écart-type de la mesure de position :
2
ˆ ˆ 2
2 2 ∗ 2 ∗
(∆x) = ⟨x ⟩ − ⟨x⟩ = Ψ x Ψdx − Ψ xΨdx

et ∆px l’écart-type de la quantité de mouvement.


Image de la diffraction, avant on a une onde plane se propageant selon y donc ∆px = 0 et ∆x = ∞.
Après une onde circulaire ∆x = a et ∆px = p sin θ = p λa donc ∆x∆px = pλ = h
Inégalité temps énergie : ∆E∆t ⩾ ℏ2 avec ∆E l’écart-type en énergie et ∆t le temps de cohérence.

Courant de probabilité : similairement à la conservation de l’énergie ou de la charge, on a


conservation de la probabilité :
∂ |Ψ|2 →

+ div j = 0
∂t

− 2→

avec j = −ℏ|Ψ|
m
k pour une seule onde plane.

MQ2 Particule dans un potentiel


Cas d’une marche : si E > V0 , classiquement la particule passe toujours. Quantiquement, on a
un coefficient de transmission et réflexion non nuls. Ainsi la probabilité forme une onde stationnaire
en x < 0. Toutefois l’onde n’est pas normalisable, elle ne décrit pas une particule, mais un flux de
particules.
Dans le cas V0 > E on a une onde évanescente derrière la barrière (probabilité non–nulle de trouver
la particule dans la "zone interdite"). Toutefois l’onde est totalement réfléchie R = 1 et T = 0, mais
avec un déphasage.

Barrière de potentiel : si E > V0 alors on peut avoir de multiples réflexions dans la marche et
donc des interférences en réflexion et transmission.
x x<0 0<x<a a<x
ik′ x −ik′ x
φ A1 eikx + B1 e−ikx A2 e + B2 e A3 eikx +  −ikx
B3e


La continuité de φ et φ′ donne 4 relation entre les 5 inconnus. k et k ′ sont donnés par l’équation de
2 1
Schrödinger version onde stationnaire Eφ = −ℏ 2m
φ′′ + V φ On admet que T = V02
,
1 + 4E(E+V0 ) sin2 (k ′ a)
périodicité en a.

39
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

′ ′
Dans le cas E < V0 , on a une onde évanescente A2 eρ x + B2 e−ρ x dans la barrière (exponentielle
1
réelle) et T = V02
1 + 4E(V0 −E) sh2 (ρ′ a)
′ 0 −E)
Dans la limite de la barrière épaisse (a ≫ 1
ρ′
) on a T ≈ e−2ρ a 16E(V
V2 0

Effet tunnel : c’est ce phénomène de transmission de la particule à travers une barrière de poten-
tielle classiquement infranchissable. Application du microscope à effet tunnel, fait passer les électrons
d’un conducteur à la point d’un microscope, comme l’effet est très sensible à l’épaisseur de la barrière,
il permet de mesurer précisément de surfaces. Une autre application est la radioactivité α (émission
de 42 He2+ , modèle de Gamov (interaction forte (potentiel négatif) jusqu’à r0 puis interaction élec-
tromagnétique (potentiel en 1r )) explique la grande différence de durée de vie des particules pas les
variations de barrière de potentiel en fonction de l’énergie.

Puits de potentiel infini 1D : on utilise Schrödinger et les conditions φ(0) = φ(a) = 0 pour
établir que φ est sinusoïdale et que k = nπ a
est quantifié (n ∈ N∗ ). Puis avec E = 21 ℏk
m
on retrouve
que l’énergie est quantifié de seuil plus grand que le minimum de potentiel (s’explique par l’inégalité
d’Heisenberg)
En 3D, on cherche une solution en séparant les variables φ = f (x)g(y)h(z). On trouve une superpo-
sition d’énergie quantifiée et des états dégénérés (plusieurs combinaisons donnent la même énergie)

Puits de potentiel fini 1D : principe de symétrie : si φ est solution non-nulle de l’équation de


Schrödinger alors sa partie réelle ou imaginaire l’est également, et sa partie réelle paire ou impaire
aussi (l’une au moins est non-nulle (|φ|2 paire). On peut donc se restreindre à ce type de solutions.
Avec E < V0 seul un nombre fini d’états sont possibles. Augmenter la largeur du puit où diminuer
sa hauteur revient à moins confiner la particule, donc rendre plus de niveau d’énergie possible et
diminuer l’énergie du fondamental.

Double puits : si les deux puits sont collé le système est équivalent à un puits de largeur double,
s’ils sont très écarté les puits sont découplés. Or le fondamental à une énergie plus faible dans un
grand puits que dans deux puits de largeur plus faible, ce qui explique la stabilité des molécules (H2+ ,
l’énergie potentielle de proton augmente inversement à r, mais celle de l’électron diminue)

États non-stationnaires : avec φi les fonctions propre du système on a Ψ(x, t = 0) = √1 (φ0 (x) +
2
E0 E1
φ1 (x)) est solution donc Ψ(x, t) = √12 (φ0 (x)ei ℏ t + φ1 (x)ei ℏ t ). Pour |Ψ2 | on tombe donc sur une
formule semblable d’interférence à celle de Fresnel. On a donc une oscillation périodique à la fréquence
E2 − E1
de Bohr ν =
2πℏ

EN Électronique numérique
EN1 Conversion analogique-numérique
Échantillonnage : discrétisation en temps. On note Te la période d’échantillonnage.
Critère de (Nyquist)-Shanon : il faut fe > 2fmax pour pouvoir reconnaitre les fréquences. On ne fait
pas la différence entre un signal à f et f + fe ou fe − f dans l’échantillon, donc on utilise
— un filtre passe-bas anti-repliement avant l’échantillonneur (pour éviter que les fréquences à
fe − f hors du spectre se retrouvent à f )
— un filtre passe bas après l’échantillonneur pour enlever les fréquences à nfe + f et nfe − f
Exemple, CD audio, fmax = 20kHz, fe = 44, 1kHz

40
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Quantification : discrétisation en espace. On parle de loi linéaire si le pas de quantification q


est constant. On choisit q > amplitude du bruit et e calibre de manière à éviter la saturation.
∆s = smax − smin est la dynamique du capteur. Si on stocke sur N bits on a q = 2N∆s−1

Passe-bas : bonne méthode est la FFT (transformée de Fourrier, produit par la fonction de trans-
fert, puis transformée inverse). Au programme méthode d’Euler, on trouve l’équation différentielle
liée à la fonction de transfert et on la résout en approchant les dérivées par des taux d’accroissement
(valide si Te ≪ T ). (On néglige les erreurs d’arrondis)

PR Physique statistique
PR1 Physique statistique
États : L’état d’un système macroscopique peut-être :
— son micro-état (classiquement (x, y, z, xx , xy , vz ) pour chaque particule donc 6N variables).
— son macro-état (P , T , V , m, U , H, S, Cv ...)
On emploie une approche statistique/probabiliste.

Facteur de Boltzmann : on relie la pression à la force due à des chocs particulaires sur une
surface en 1D, P = 26 n∗ u2 , le sixième venant des 6 directions en 3d et u2 = ⟨v 2 ⟩ est la vitesse
quadratique moyenne.

Température cinétique : on la définit par


1 3
mu2 = kB T
2 2
R
avec kB = NA
la constante de Boltzmann.

Modèle gaz parfait isotherme de l’atmosphère : permet d’obtenir une équa diff sur P (z) et
donc
− mgz
P (z) = P (0)e kB T
qui se généralise à n∗

Facteurs de Boltzmann :
— pour une particule indépendante des autres au contact d’un thermostat à T
1 − Ei
Pi = e kb T
z
est la probabilité de présence dans l’état d’énergie Ei avec z la fonction de partition (facteur
P − kEiT
de normalisation = e b )
— Pour un système en contact avec un thermostat à T :
1 − kEαT
Pα = e b
Z

Population des états : il s’agit tout simplement de moyenner sur les différents états : Ni = N pi =
Ei
e kB T
N z
pour un système à N particules indépendantes.

41
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

Exeple d’un système à deux niveaux d’énergie : un spin dans un champ magnétique, ε0 = µB,
deux niveaux d’énergie E0 = −ε0 et E1 = +ε0 . À basse température (β → ∞) toutes les particules
sont dans l’état fondamental, tandis qu’à haute température (β → 0) elles tendent vers l’équipartition
entre les états possibles.
ε β −ε0 β
L’énergie moyenne d’une particule est donnée par E = p1 E1 +p2 E2 = E1 e 0 +Ez
2e
= −ε0 th(ε0 β)
L’énergie du système est alors EΣ = N E. ON peut donc calculer la capacité thermique à l’aide de
la relation Cv = ∂E
∂T
(on est à volume constant car on a négligé les interactions entre particules donc
changer le volume est sans effet.
Théorème de fluctuation dissipation Pour N particules indépendantes d’énergie totale
moyenne EΣ , on a
V(EΣ )
Cv =
kB T 2

Généralisation : pour un système dont le spectre est discret, on a : Z = zi = z n , et l’énergie


Q
1 ∂z ∂ ln z
moyenne vérifie E = z1 Ei e−Ei β donc E =
P
=
z ∂β ∂β
On démontre ainsi le théorème de fluctuation dissipation (calcul de variance puis changement de
variable de dérivée)

Limite classique/approximation continue : on ne voit pas les effets quantiques si kB T est


grand devant l’écart entre deux niveaux d’énergies. Z s’écrit alors :
ˆ
Z = dx1 . . . dx3N dp1 . . . dp3N e−βE(x1 ,...p3N

Loi de Maxwell-Boltzmann : décrit un gaz parfait avec N particules sans interactions, la pro-
babilité de mesurer une particule avec vitesse entre vx et vx + dvx , vy et vy + dvy , vz et vz + dvz
est
mv 2
dpvx ,vy ,vz = N e−β 2 dvx dvy dvz
mv 2
donc la probabilité de la mesurer avec norme v est dpv = N e−β 2 4πv 2 dv (coordonnées sphériques
pour la vitesse)
Cela permet de calculer un ordre de grandeur de u ≈ 500 m.s−1 (vson < u < vlibération )

Théorème d’équipartition : dans la limite classique, si l’énergie s’écrit aX 2 +b où X = xi ou pi


et a et b sont indépendants de X, on a :
kB T
aX 2 =
2

Démontrer en intégrant par parties, faisant sortir tout sauf X de la dernière intégrale.

Capacité thermique des gaz parfaits : pour un gaz parfait monoatomique, on a trois degrés
p2x p2y p2z p2x
de liberté, E = 2m + 2m + 2m . D’après le théorème d’équipartition 2m = kB2T donc E = 23 kB T puis
EΣ = 3N k T = 32 nRT . On en déduit Cv,m = 32 R si 10000 ≫ T ≫ 1.
2 B
De même pour les gaz diatomique, on a suivant les paliers 3 degrés de translation donc Cv,m = 32 R,
3 de translation et 2 de rotation (pas de rotation selon l’axe) donc Cv,m = 52 R, puis trois de rotation,
deux de rotation et deux de translation Cv,m = 72 R

42
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Capacité thermique des solides : modèle d’Einstein, chaque atome relié à son point d’équilibre
par un ressort, on trouve alors Cv,m = 3R (loi de Deleuze et Petit).
Expérimentalement, la capacité thermique molaire des solides s’effondre à basse température, d’où
la nécessité d’un modèle quantique.

EC Électrochimie
EC1 Courbes intensité-potentiel
Vitesse de réaction est intensité : pour une réaction d’oxydoréduction, à coefficients stœchio-
métriques fixés, on note ξ l’avancement et p le nombre d’électrons échangés par réaction. On a alors

|I| = pF
dt
où F = NA e est la constante de Faraday. Mesurer l’intensité donne donc accès à la vitesse de réaction.

Convention d’orientation : pour une électrode (demi-pile), on oriente l’intensité de l’électrode


(partie solide) vers le solvant.
Rappel : l’anode est le lieu de l’oxydation (pertes d’électrons) et la cathode celle de la réduction
(gain d’électrons). Donc ianode > 0 et icathode < 0

Facteurs cinétiques : en delà de ceux habituels (température, surface de contact, agitation,


concentrations, catalyseurs, lumière), on considère le temps de transfert de charge entre l’électrode
et le solvant (dépend de la différence de potentiel entre les deux) et le transfert de matière (le solvant

− −−→
amène les ions à l’électrode). Ce mécanisme se fait par diffusion (loi de Fisk j = −Dgrad([X])) et
migration (mise en mouvement des charges car création d’un champ électrique)

Courbes intensité-potentiel : on trace le courant i traversant l’électrode en fonction du potentiel


E (tension que l’on mesurerait par rapport à l’ESH électrode standard hydrogène (E o (H + /H2 ) = 0
à toute température.
En oxydation on a une courbe croissante d’intensité positive pour E > Eth . En réduction on a une
courbe croissant négative pour E < Eth . (nulle en Eth , électrode à l’équilibre, Eth est donné par la
formule de Nernst.
On le mesure expérimentalement avec trois électrodes, celle de travail mesuré, relié d’une part
par un voltmètre à une de référence, et d’autre part à une contre-électrode via un ampèremètre.

Surtension : on la définit par η = E − Eth

Effet du transfert de charge un système rapide modifie rapidement l’intensité en faisant varier
la tension (tangente en Eth ) tandis qu’un système lent stagne autour de i = 0 tend que η ne dépasse
pas une valeur seuil. Un système rapide permet une électrode de différence (E varie peu avec i)
La courbe dépend d’un système électrochimique, c’est-à-dire d’un couple oxydant-réducteur ET d’une
électrode (qui peut être ou non un des membres du couple)

Effet du transfert de matière : palier de transmission au-delà et en deçà de Eth , car il faut
pouvoir amener l’ion suffisamment rapidement à l’électrode. Ces paliers peuvent être à i = 0 en
l’absence d’un des membres du couple, ou non présent si l’élément en question est l’électrode ou le
solvant (pas besoin de l’amener). Dans le deuxième cas on parle de mur du solvant, on ne peut pas
sonder au-delà.

43
Cours Physique-Chimie MP* Dorian Lesbre

On peut modéliser ces plateaux par un brassage parfait/concentration homogène loin de l’électrode
et un gradient de concentration dans une couche limite au voisinage de celle-ci. (modèle conducto-
convectif). On trouve ainsi
[X]∞
imax = stoechio × S × D × F
e
avec S la surface et D un coefficient de diffusion.

Possibilité de vagues successives : dans une solution où l’on a plusieurs couples oxydant réduc-
teurs sur la même électrode, la courbe intensité-potentiel est la somme des courbes intensité-potentiel

Utilisation des courbes : si l’on a deux couples sur une électrode, son potentiel est celle qui
vérifie ia = −ic car les électrons ne sont pas stables en solution aqueuse. Sur deux électrodes, les
intensité de l’une et de l’autre sont opposées et les potentiels sont libres. On peut tracer les courbes
caractéristiques u-i en regardant comment l’écart entre les point de fonctionnement sur la courbe
anode à +I et cathode à −I évoluent avec I. Permet de déterminer le sens spontané d’une réaction.
Réciproquement, par électrolyse on impose l’intensité et donc les points de fonctionnements.

EC2 Corrosion
Rappel : diagramme potentiel-pH : on place les espèces par nombre d’oxydation croissant avec
E et basicité croissante avec le pH. Pour les solides, il s’agit de diagramme d’existence et pour les
espèces solubles des diagrammes de prédominance.
On distingue le domaine d’immunité, celui du solide, le domaine de passivation (oxydes ou hydroxydes
solides qui forment une couche protectrice ralentissant la réaction) et le domaine de corrosion (oxyde
et hydroxydes solubles).

Corrosion : électrodes de fer et de cuivre reliées, oxydation du fer, tandis qu’avec fer-zinc, c’est le
zinc qui s’oxyde.

Aération différentielle : si l’on place deux électrodes de fer dans un bécher oxygéné et un désoxy-
géné reliés par un pont salin, il y a oxydation de celle dans le bêcher désoxygéné.
Donc une plaque de fer dans de l’eau de mer rouillera majoritairement sur les endroits moins oxygénés,
dans les trous, ce qui la même à se percer rapidement.

Protection contre la corrosion : différents mécanismes :


— acier inoxydable, on rajoute du chrome Cr ou du nickel N i dans l’alliage. Ce dernier s’oxyde
très rapidement et forme une couche protectrice imperméable adhérente à la surface. On
profite donc de la passivation (bien meilleure qu’avec les fers dont les oxydes/hydroxydes sont
perméables et peu adhérent). C’est la meilleure solution, mais la plus chère.
— on rajoute une couche protectrice (peinture, zinc ou étain) par électrolyse (à refaire réguliè-
rement) il faut choisir un meilleur réducteur que le fer car sinon le fer rouille dès qu’il est
exposé.
— un anode sacrificielle en zinc que l’on replace régulièrement (évite de devoir inspecter toute la
structure pour des traces de rouille).
— protection électrochimique, on utilise un générateur pour imposer le potentiel de l’acier et se
placer dans le domaine d’immunité ou de passivation.

44
Dorian Lesbre Cours Physique-Chimie MP*

Lien avec l’énergie libre de réaction : on a

∆r G = −nFe et donc ∆r Go = −nFeo

où n est le nombre d’électrons échangés et e le potentiel de la pile.

45

Vous aimerez peut-être aussi