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Analyse de la tirade d'Arnolphe dans L'École des femmes

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Lecture analytique n°15 : L’école des Femmes Acte III, scène 2 :

Introduction : L’école des femmes est une comédie de Molière en 5 actes


versi é, mis en scène en 1662 (la même année où Molière marie Armande
Béjart de 20 plus jeune). C’est une oeuvre d’un immense succès et qui a
provoqué un débat : la querelle de l’école des femmes (débat sur l’instruction
des femmes ou non). Il s’agit d’une tirade autoritaire et didactique situé au
milieu de la pièce, à l’A cte III scène 2. Avant cette extrait, Arnolphe un
quadragénaire a adopté la jeune Agnès et l’a enfermé dans un couvent en la
privant d’instruction. Dans cette extrait, Arnolphe vient en n lui
annoncer qu’il va l’épouser et lui expose sa conception du mariage.

Nous nous demanderons comment Molière à travers cette longue


tirade dénonce la condition des femmes au 17ème siècle ?

Mouvements :
1er mouvement (V.1-4) : L’importance du mariage
2ème mouvement (V.5-18) : La sup de l’Hô face à la Fê
3Ème mouvement (V.19-28) : Le rôle de la Fêmme dans le mariage
4ème mouvement (V.29-44) : Les conséquences de la tromperie
1er mouvement :

- Dans cette tirade autoritaire et didactique, autorité d’Arnolphe se


manifeste par usage d’un ton catégorique : il ne doute pas + pense énoncé
vérité incontestables par usage du présent de vérité générale (V.1-2) + la
négation totale « n’est pas » suivi d’une phrase déclarative (V.3-4)
- Selon Arnolphe, bonne épouse doit bannir tous les plaisir, le « bon temps »,
le « badinage » et le libertinage « libertine » —> doit faire preuve
d’austérité « austères » et de sérieux pr mériter son statut.
- En maître de conscience, Arno suggère vision austère du mariage = champs
lexical du devoir et de l’obligation ( « austères devoirs » « doit » « vous
devez ») + Négation restrictive « votre sexe n’est là que »(V.5) + Champs
lexical de la soumission (« dépendance »).
2ème mouvement :
- La sup de l’Hô par rapport à la Fê est marqué par la construction en
chiasme (à partir du V.5) + rimes antithétiques (« dépendance »/« toute
puissance »)
- Arno dé nit rôle de l’Hô et de la Fê dans le mariage : l’Hô avec un rôle
dominant/ pour absolu = métonymie « la barbe » (Connotation dérisoire
où Molière se moque du perso de Arno = barbe ne montre ps de sup/
autorité)
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- Idée de la soumission de la Fê marqué par termes montrant sa dépendance
et son infériorité « subalterne » « soumise » « obéissance » « humilité »
« valet » « enfant » « petit frère » « docilité » (peut être en la rabaissant
par sa comparaison à un esclave)
- La moitié subalterne et la Fê accède par le biais du mariage à un « rang »
qui lui donne un statue impliquant devoirs et sacri ces ainsi qu’une
attitude austère.
- Arno appartient à autre moitié de la société qui domine l’autre.
- La volonté de l’Hô de diriger son épouse = verbe « gouverner » + champs
lexical de la domination « chef » « seigneur » « maître »—> désigne son
rôle dans le mariage + Énumérations montrent la sup de lHô par rapport à
la Fê de manière écrasante
3ème mouvement :
- Dans le 2ème met, La Fê = moitié soumise et moitié objet, n’a pas le droit au
plaisir, dépourvu de désir/volonté, l’époux la soumet et lui dicte comment et
quand le regarder (Le regard de la Fê est vérrouillé)
- Arno n’a ps une conception du mariage cô lieux d’intimité, de
communication et de désir mais plutôt cô lieux de peur et de soumission
- Sens de l’ouïe évoqué souvent a n de mettre Agnès au courant du danger
qui pourrait advenir « d’imiter » « chante » « ouÏr » « entendent »
- Arno dresse portrait dévalorisant des Fê de son époq « coquette vilaine »
- Molière adhère ps à ce perso mais à travers celui ci essaye de caricaturer
son époque
- Époque où impossibilité de faire con ance aux Fê (vu cô une séductrice et
tentatrice)
- Selon Arno, si Fê ne se soumet ps, elle subira les tentations du « malin »
(=le diable)
- Y’a l’idée qu’elle ne doit ps se faire in uencer. Ainsi la bonne épouse ne doit
pas regarder ce qui se passe à l'e xtérieur de son ménage, sous peine de
prendre conscience de son enfermement et de l'état d'aliénation dans
lequel elle vit.

4ème mouvement :
- Arnolphe se met sous le couvert de la religion (cf lexique). Il représente
dans cette scène celui qui utilise la religion pour son pro t personnel:
convaincre Agnès du bien fondé de ses propos et de la dissuader de
commettre le péché de l'adultère et l'inciter à fuir les coquette(s).
- Il essaie d'e ffrayer Agnès en recourant à des images frappantes de l'e nfer
cô des « chaudières bouillantes » (v.33) et « vous irez un jour, vrai partage
du diable/Bouillir dans les enfers en toute éternité » (v.42- 43). Il évoque
les enfers où l'o n plonge les femmes frivoles.« où l’on plonge à jamais les Fê
mal vivantes »(=Fê légères au diable)
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- Dans cette scène, Arno représente l’enfer pr faire peur à Agnès avec
usage du présent de vérité générale « il est aux enfer »
- On a le lexique de la morale « mal vivantes » « des chansons » + tournure
négative « ne sont pas des chansons » (on est sur des propos sérieux et
rimes antithétiques entre chansons ≠ leçons ). Aussi il lui rappelle que ses
propos sont des leçons » qu'e lle doit dévorer et non des chansons», c'e st à
dire des propos frivoles, super ciels
- À travers usage du futur + comparaison du lys « cô un lis blanche et
nette» = Agnès est tjr pur et est comparer aux « mal vivantes » +
Chiasme interne entre être morale et être in dèle L.39-41
- Cette opposition bien /mal se retrouve dans le chiasme : « comme un lis
blanche et nette/noire comme un charbon >>
- On a un réicti cation de la Fê « objet effroyable » + Il n’y a que « la bonté »
qui peut les épargner (Réi cation de la femme en cas d’adultère.)
- Ainsi s'amorce le 4ème mouvement qui évoque le châtiment divin réservé
aux épouses in dèles. A plusieurs reprises, il convoque le lexique de la
morale: « honneur (v30-31 et 39, femmes mal vivantes. Ce qui importe à
Arnolphe est de préserver son honneur et de faire en sorte qu'e lle ne soit
pas bafoué.

Conclusion : À cette relative libération des mœurs amorcée à


cette époque s'oppose ici 'influence des dévots, catholiques
et doctrinaires. Remettre en question l'autorité accordée au
père et au mari était suspect au regard des religieux,
puisque cette autorité se fondait en grande partie sur une
certaine lecture de l'Ecriture sainte. En outre, Molière
accuse ouvertement la religion de pouvoir être une force
répressive et obscurantiste, utilisée pour maintenir les gens
dans l'ignorance a n de mieux les manipuler.
En faisant parler Arnolphe de manière outrancière, Molière
critique la condition féminine mais aussi la religion qui a
une importance phare à cette époque.
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