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DSG 2024

Le recueil annuel 2024 de l'Église néo-apostolique présente des pensées directrices et des thèmes pour chaque mois, soulignant l'importance de la communion en Christ. La devise de l'année, 'Ensemble en Christ', met en avant la nécessité de vivre en communauté et de servir ensemble, tout en se préparant pour le retour du Seigneur. Les messages incluent des réflexions sur la lumière de Christ, qui guide les croyants hors des ténèbres vers une vie de foi et de communion avec Dieu.

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DSG 2024

Le recueil annuel 2024 de l'Église néo-apostolique présente des pensées directrices et des thèmes pour chaque mois, soulignant l'importance de la communion en Christ. La devise de l'année, 'Ensemble en Christ', met en avant la nécessité de vivre en communauté et de servir ensemble, tout en se préparant pour le retour du Seigneur. Les messages incluent des réflexions sur la lumière de Christ, qui guide les croyants hors des ténèbres vers une vie de foi et de communion avec Dieu.

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Église

néo-apostolique

Pensées
directrices

Recueil annuel
2024

|1
|2
Sommaire Page
Janvier ................................................................................................. 5
Février ................................................................................................. 31
Mars .................................................................................................... 53
Avril ..................................................................................................... 77
Mai .................................................................................................... 101
Juin ................................................................................................... 125
Juillet ................................................................................................. 149
Août ................................................................................................... 173
Septembre ........................................................................................ 195
Octobre ............................................................................................. 219
Novembre ......................................................................................... 243
Décembre ......................................................................................... 267
Services divins particuliers ............................................................... 292
Indications au sujet de la doctrine
Définition néo-apostolique du ministère spirituel ......................... 303
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels
aux femmes ................................................................................. 333
Lectures bibliques
Rameaux | Vendredi saint | Pâques | Ascension | Pentecôte |
Noël ............................................................................................. 360
Lectures bibliques février – septembre 2024 .............................. 366
Services divins de jeunesse | service divin pour enfants ............ 370
Confirmation ................................................................................ 382

Éditeur : Jean-Luc Schneider


© 2024 Église néo-apostolique internationale Zurich/Suisse
Reproduction même partielle, par quelque moyen que ce soit, après autorisation de l’Éditeur seulement.
Imprimé en (xxx)

3|
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Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

1er janvier Nouvel an


Jésus, une lampe à mes pieds

7 janvier À l’occasion de la nouvelle année


Ensemble en Christ

10/11 janvier Christ – la lumière du monde

14 janvier 2e dimanche
La vocation divine

17/18 janvier La fidélité de Dieu

21 janvier 3e dimanche
Jésus guérit

24/25 janvier Prier peut nous changer

28 janvier 4e dimanche
Jésus est ému de compassion

30 janvier/1er février La grâce

Service divin de jeunesse


Jésus prépare une joie festive

Service divin pour enfants


Le bon berger

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


1 Janvier 2024
5|
|6
Avant-propos Janvier 2024

Le mois de janvier est marqué par le service du début de l’année et les services
dominicaux qui développent le thème « Rencontrer Christ ».

La devise de l’année « Ensemble en Christ » est d’une importance capitale pour


le service divin du début de l’année. La foi en Jésus-Christ comprend également
la communion avec ceux qui croient en Jésus en tant que leur Seigneur. La vie de
chrétien est caractérisée par la communion et ne peut s’accomplir qu’au sein de
celle-ci. La célébration de la sainte cène en est un exemple : elle est à la fois un
repas de la communion et un repas de la profession de foi.

La série thématique débute avec le service divin du deuxième dimanche du mois


de janvier : « Rencontrer Christ ». La prédication se penche sur la vocation que
tout chrétien connaît. Dieu est celui qui appelle et élut l’homme : cette pensée est
peut-être déroutante pour certains, mais elle indique clairement que l’homme doit
attendre d’être élu par Dieu et vivre en fonction de celle-ci.

Un moment central de l’apparition de Jésus, à savoir son activité de guérisseur,


est évoqué lors du troisième service dominical. La guérison de malades n’est
pas une fin en soi, mais à travers elle, Jésus montre clairement l’attention que Dieu
porte à ceux qui sont dans le besoin. Ces actes montrent que Dieu se préoccupe
de l’être humain tout entier. Il veut le délivrer de l’emprise du mal et le conduire à
une vie avec Dieu.

Le dernier dimanche de janvier, il est souligné que Jésus est le bon berger. De
nombreuses personnes qu’il a rencontrées étaient désorientées ; il leur a accordé
de l’attention. Ce faisant, il ne s’est pas limité à Israël, mais a pris en considération
l’humanité toute entière. Celui qui défend la cause de Jésus devant les hommes
met en évidence que Jésus-Christ est le chemin vers la communion avec Dieu.
Tous ceux qui œuvrent au nom de Dieu devraient reléguer leur opinion person-
nelle au second plan. Car ce n’est que de cette manière qu’il est possible de faire
de la place dans son cœur pour une perspective allant au-delà du quotidien et des
problèmes qui y sont inhérents.

7|
Nouvel an

Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier.
Psaumes 119 : 105

Jésus, une lampe à mes pieds


Message
Jésus-Christ nous accompagnera aussi au cours de cette année.

Introduction
Le croyant de l’Ancienne Alliance trouvait dans la loi un guide et une aide sur son
chemin de vie. La loi mosaïque est « la lampe » ou « la lumière » dans les té-
nèbres, afin de ne pas chuter, c’est-à-dire tomber dans le péché et dans l’éloigne-
ment de Dieu. Dans la Nouvelle Alliance, les termes « parole » et « lumière » font
référence à Jésus-Christ, qui nous accompagne et nous préserve sur le chemin
vers l’avenir.

L’avenir semble sombre


Au début d’une nouvelle ère, la question se pose : que nous réserve l’avenir ?
Nous ne savons pas ce que nous réussirons ou échouerons dans les temps à
venir, ni combien de bonnes ou de mauvaises choses nous devrons traverser.
Malgré tout, nous n’avons pas à craindre l’avenir, et nous ne devons pas nous en
désespérer : Jésus-Christ nous accompagne sur le chemin vers l’avenir. Il ne le
fait pas en nous indiquant le cours futur de notre vie, mais en nous assurant de sa
présence éternelle et en nous promettant soutien et accompagnement. Pour tous
ceux qui croient en Jésus-Christ, s’applique ce message : « je suis avec vous tous
les jours » (Matthieu 28 : 20).

Jésus est la parole


Dans l’évangile selon Jean, il est dit que tout a été créé par la Parole. Cette Parole
a été faite chair en Jésus-Christ (Jean 1 : 1.14). Jésus-Christ est la parole de Dieu.
Il a annoncé la proximité du royaume de Dieu, a montré le chemin du salut et de
l’avenir avec Dieu. Nous trouvons les paroles de Jésus dans les Saintes Écritures,
et nous pouvons aussi les entendre de manière contemporaine dans la proclama-
tion du service divin. Nous recevons des indications pour notre relation avec Dieu
et avec notre prochain, c’est-à-dire pour notre vie de foi et pour notre vie quoti-
dienne. Dans le double commandement de l’amour, Jésus a dit (Matthieu 22 : 37-
40) :

|8
1.1.2024

◼ « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme,
et de toute ta pensée. »
◼ « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Celui qui fait de cette parole du Seigneur la référence de ses actions dans les
temps à venir, dans les jours de cette nouvelle année, mène une vie conforme à
la volonté de Dieu. Il sert Dieu et son prochain. Celui qui s’oriente vers Jésus-
Christ n’acceptera pas les offres du diable et restera sur le chemin de la foi et de
la vie, même en cas de tentations.

Jésus est la lumière


Jésus est la lumière qui luit aussi pour nous dans les ténèbres (Jean 1 : 5). Cette
lumière brille à travers la parole et les sacrements, à travers chaque bonne action.
Certains des événements à venir peuvent nous effrayer, mais la promesse de
Christ demeure : « Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une
place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y
soyez aussi. » (Jean 14 : 3). Puisse cette parole éclairer l’obscurité qui nous en-
tourera peut-être à un moment donné cette année. Elle renforce notre certitude :
le Seigneur vient, le Seigneur règne !

Contexte Synthèse

Le Psaume 119 est le plus long ◼ Dans l’Ancienne Alliance, la « pa-


Psaume. La valeur de la loi mo- role » et la « lumière » font réfé-
saïque y est soulignée. La loi ne veut rence à la loi mosaïque ; nous
pas assujettir l’homme, mais le libé- pouvons faire référence à Christ.
rer pour qu’il mène une vie agréable
◼ Jésus-Christ nous accompagne
à Dieu. Jésus a également souligné
sur le chemin vers l’avenir, car il
les aspects philanthropiques et de
a promis d’être auprès des siens.
renforcement de la foi de la loi
lorsqu’il a dit : « Le sabbat a été fait ◼ Celui qui fait de la parole du Sei-
pour l’homme, et non l’homme pour gneur la référence de ses actions
le sabbat » (Marc 2 : 27). Jésus sou- mène une vie dans laquelle il sert
ligne qu’il faut distinguer la loi et son Dieu et son prochain.
interprétation par les scribes, qui
◼ Jésus-Christ éclaire les « té-
avaient tendance à la rendre plus
stricte. nèbres » à travers la parole et les
sacrements et la promesse de
revenir.

9|
À l’occasion de la nouvelle année

Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu(*), et ils avaient tout
en commun. Actes 2 : 44

*ensemble (Bible Segond 21)

Ensemble en Christ
Message
Nous apprenons à vivre ensemble en Christ.

Introduction
Notre programme pour 2024 ne change pas. Nous nous préparons activement
pour le retour du Seigneur. Nous croyons qu’il va venir bientôt pour nous prendre
auprès de lui (Jean 14 : 3). Non pas en tant qu’individus, mais comme membres
d’une assemblée de fidèles parvenus à l’unité en Christ. D’où notre devise pour
cette année : Ensemble en Christ !

La communion avec le Dieu trine


Après avoir été baptisés d’eau et d’Esprit, les premiers chrétiens ont éprouvé le
besoin d’être ensemble. Comme eux, nous avons reçu la vie divine lors de notre
régénération d’eau et d’Esprit. Or, la vie divine est indissociable de la communion.
Le Dieu trine est le Dieu de la communion du Père, du Fils et du Saint-Esprit, qui
appelle l’homme à la communion avec lui. Sa vie fait naître en nous l’ardent désir
d’être en communion avec Dieu et avec les siens.

La communion du service divin


Au début, les chrétiens de Jérusalem allaient ensemble au temple, puis se réunis-
saient dans une maison pour fêter la sainte cène. De nos jours, nous assistons
ensemble aux services divins, car c’est là que Jésus-Christ nous dispense sa pa-
role, sa grâce, son corps et son sang.

Nous avons en commun celui qui est tout pour nous : Jésus-Christ, notre Sauveur
et Maître. Nous sommes heureux d’être ensemble parce que nous partageons la
même foi, le même but et le même combat.

La communion fraternelle
Ce n’est qu’en étant ensemble que nous pouvons apprendre la vie en communion.
Les réseaux sociaux ont bien des avantages, mais ne peuvent remplacer une ren-
contre physique. Mal utilisés, ils peuvent même contribuer à nous isoler, en nous

| 10
7.1.2024

poussant par exemple à ne plus nous intéresser qu’à ceux qui pensent ou sont
comme nous. Pour vivre en communion, nous n’avons pas besoin de renoncer à
ce qui fait notre identité. Il nous suffit d’accepter que les autres soient différents.

Celui qui vit en Christ est attentif aux besoins de son prochain et y répond. Il prend
part aux joies et aux peines d’autrui. Apprendre à vivre ensemble, c’est aussi ap-
prendre à voir au-delà de sa génération, de sa communauté ou de son pays. Vivre
ensemble en Christ, c’est accepter de donner à l’autre et de recevoir de lui…

Christ nous appelle à le servir ensemble. Il nous a confié des tâches différentes,
mais c’est ensemble qu’il nous fortifie (Romains 1 : 11-12) ! Et ce n’est qu’en-
semble que nous pourrons faire ce qu’il attend de nous.

La communion des vivants et des morts


Quand la disparition d’un être cher nous fait souffrir, l’Esprit nous console en nous
rappelant que la communion en Christ est plus forte que la mort. Les vivants et les
défunts se préparent ensemble au retour de Christ. Ils assistent ensemble aux
services divins, reçoivent la même nourriture spirituelle et prient les uns pour les
autres. Quand il reviendra, le Seigneur nous enlèvera ensemble, les vivants et les
morts. Et nous serons pour toujours ensemble auprès de lui (I Thessaloni-
ciens 4 : 17). Pas de façon virtuelle, en esprit, mais de façon bien réelle, revêtus
d’un corps nouveau !

Jean-Luc Schneider

Contexte Synthèse

Vivant dans des conditions difficiles, ◼ L’apprentissage de la vie en


les chrétiens de Jérusalem ont mis communion fait partie de notre
leurs biens en commun pour subve- préparation spirituelle.
nir aux besoins de chacun. Cette
◼ Nous apprenons à surmonter nos
pratique n’a pas été reprise dans les
différences, à être solidaires les
autres églises locales. Par contre,
uns des autres et à servir Christ
Paul a organisé dans ces commu-
ensemble.
nautés une collecte en faveur des
chrétiens de Jérusalem.

11 |
Service divin en semaine

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans
les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Jean 1 : 4-5

Christ – la lumière du monde


Message
Christ est Créateur et Conservateur de la vie.

Introduction
Le début du premier chapitre de l’évangile selon Jean décrit la Parole qui était au
commencement avec Dieu, et qui a créé toute vie (Jean 1 : 1-3). Cette force créa-
trice a été faite chair en Jésus-Christ et a habité parmi les hommes afin de les
sauver du mal et des ténèbres. La vie et la lumière sont ici liées l’une à l’autre. La
vie contenue dans la Parole et qui en émane en même temps, c’est la « lumière ».

La lumière conduit hors des ténèbres


L’expérience terrestre, déjà, enseigne que la lumière est l’ennemi et le vainqueur
des ténèbres. La lumière l’emporte toujours sur les ténèbres et a le pouvoir sur
elles. Jésus parle ainsi de lui-même : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me
suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » (Jean
8 : 12). Puisque ses disciples doivent aussi transmettre cette Bonne Nouvelle du
salut, Jésus les désigne également comme la « lumière du monde ».

La lumière crée la vie


La plupart des créatures sur terre ont besoin de la lumière. Il en est de même dans
la création spirituelle. Sans la lumière qui brille dans les ténèbres du monde, aucun
homme ne peut trouver le chemin vers Dieu pour devenir une nouvelle créature
(II Corinthiens 5 : 17). La lumière apparue en Christ permet à l’homme mortel et
pécheur de trouver Dieu et le conduit hors du péché et de la mort et finalement
dans la vie éternelle, vers la communion permanente avec Dieu. Sa lumière brille
ainsi dans les ténèbres, dans le domaine du péché et de l’éloignement de Dieu,
mais elle n’est pas saisie par tous les hommes. Seul celui qui écoute la parole de
Jésus et qui croit à celui qui l’a envoyé, a la vie éternelle, et il est passé de la mort
à la vie (Jean 5 : 24).

La lumière préserve la vie


Or, la lumière n’est pas seulement la cause de la vie, elle « sauve » aussi du mal
et préserve par conséquent la vie. Par sa parole inspirée par l’Esprit et par la dis-

| 12
10/11.1.2024

pensation des sacrements, Jésus-Christ a créé toutes les conditions requises pour
que l’homme reçoive la vie nouvelle, la nourrisse et la protège (Jean 3 : 5-7 ; 6 : 53).

La lumière crée la connaissance


La lumière est également le symbole de la connaissance. Quiconque croit en Jé-
sus-Christ acquiert la connaissance selon laquelle il n’a pas seulement une vie ici-
bas et à caractère limité, mais qu’il peut aussi avoir une vie dans l’au-delà et éter-
nelle avec Dieu. En même temps, il reconnaît ce qui est nécessaire pour accéder
des ténèbres à la lumière : grâce à la foi en Jésus-Christ, la réception des sacre-
ments, la prise de conscience de l’amour de Dieu et de sa propre dépendance, le
croyant n’accède pas seulement à la proximité de Dieu, mais il crée les conditions
requises pour hériter la vie éternelle.

La lumière crée la maturité


Dans la création naturelle, la lumière est nécessaire pour que les fruits mûrissent.
Grâce à la lumière du soleil, ils reçoivent l’arôme, le parfum et la teneur. Dans la
création spirituelle, aussi, la parole de Dieu est nécessaire à la maturation de la
nouvelle créature. La réception dans la foi de la parole permet au croyant de de-
venir un acteur convaincu de la parole de Dieu (Jacques 1 : 22-25).

La lumière crée la sécurité


Finalement, la lumière de Christ crée également la sécurité et l’orientation dans la
vie quotidienne. Les imitateurs de Christ ont la certitude que quiconque accomplit
la volonté de Dieu entrera non seulement dans le royaume des cieux mais sera
également, conformément à la promesse de Jésus, son frère, et sa sœur, et sa
mère (Matthieu 7 : 12 ; 12 : 50).

Contexte Synthèse

La parole biblique fait référence à la La Parole, qui était au commence-


fête de l’épiphanie, qui est célébrée ment avec Dieu, a créé toute vie.
le 6 janvier dans une grande partie Cette force créatrice a été faite chair
du monde chrétien. Contrairement en Jésus-Christ et a apporté la lu-
aux autres évangiles, celle de Jean mière de la vie aux hommes. Cette
ne concentre pas l’attention sur la lumière
naissance de l’enfant Jésus, mais
◼ conduit hors du péché et de la
sur le Fils de l’homme qui est ap-
mort ;
paru avec l’intention de sauver les
hommes. ◼ préserve, nourrit et protège la vie ;
◼ crée la connaissance et la sécu-
rité.

13 |
2e dimanche | Rencontrer Christ

Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ
notre Seigneur. I Corinthiens 1 : 9

La vocation divine
Message
Dieu nous a appelés à la communion avec Jésus-Christ.

Introduction
Dieu est fidèle : il fait tout ce qu’il dit et décide. Mais nous devons croire à sa fidélité.
Souvent, la réalité que nous percevons ne correspond pas encore à la parole de
Dieu. Toutes les promesses divines ne sont pas encore accomplies. Néanmoins,
nous avons déjà fait, à maintes reprises, l’expérience de la fidélité divine. Rétros-
pectivement, nous avons pu constater que Dieu a tenu les promesses qu’il nous
avait faites.

Dieu nous a élus


Dieu nous appelle. C’est lui qui nous a choisis, et non l’inverse. Cette élection ne
s’explique pas, il faut y croire. Dieu nous appelle « par notre nom » : il nous connaît
parfaitement, et sait mieux que nous ce qu’il peut nous demander. Mais il nous
laisse libres de répondre ou non à son appel. L’appel du Dieu fidèle est irrévocable ;
notre comportement ne peut remettre en cause cet appel (Romains 11 : 29).

Dieu nous appelle à la communion de vie avec Jésus-Christ


Dieu nous appelle à la communion éternelle avec Jésus-Christ. Cette communion
consiste à être pour toujours là où il est (Jean 14 : 3), à être revêtu comme lui du
corps de la résurrection, à avoir part à son mérite et à partager sa gloire.

Dieu nous appelle à être dès aujourd’hui en communion de vie avec Jésus. Si
nous le lui permettons, Jésus est à nos côtés pour nous guider et nous bénir.

Être en communion de vie avec Jésus signifie aussi souffrir avec lui (Romains
8 : 17). Le Fils de Dieu est venu sur terre pour partager la souffrance des hommes.
Par amour pour eux, il s’est exposé à l’injustice, la douleur et la mort.

Nous ne devons donc pas souffrir parce que Jésus a souffert, mais affronter nos
souffrances comme Jésus l’a fait. Cela signifie : nous subissons, comme lui, les
assauts du tentateur, qui cherche à profiter de notre malheur pour nous séparer

| 14
14.1.2024

de Dieu. La communion avec Jésus-Christ consiste à lutter comme lui pour rester
fidèle à Dieu en toutes circonstances.

Dieu appelle à servir


La communion consiste aussi à partager la charge et à travailler ensemble à une
même œuvre. Dieu nous a élus pour servir Christ. Notre mission actuelle consiste
à annoncer l’Évangile en paroles et en actes. Dans le millénaire de paix, nous
servirons Christ comme sacrificateurs. Dans la nouvelle création, nous louerons
Dieu en éternité. Ne perdons jamais de vue que c’est le Dieu fidèle qui nous a
appelés à servir Christ :

◼ Dieu nous connaît, et ne nous demande que ce que nous sommes ca-
pables de faire avec son aide.
◼ Notre service est l’expression de notre gratitude envers Christ pour ses
bienfaits.
◼ Nous sommes toujours en mission – en toute circonstance, notre priorité
devrait être d’annoncer l’Évangile en faisant le bien.

Contexte Synthèse

En I Corinthiens 1 : 4-9, des actions Nous croyons à la fidélité de Dieu et


de grâces étendues sont rendues à répondons à son appel.
Dieu pour la grâce qu’il a accordée
◼ Dieu nous appelle à la commu-
à l’Église. L’Église est remplie de la
nion de vie avec Christ.
connaissance de Jésus-Christ, qui
sera également maintenue. En ◼ Nous prenons sur nous notre
outre, l’Église peut être assurée souffrance tel que l’a fait Jésus et
que les dons du Saint-Esprit reste- résistons à celui qui veut nous
ront en elle jusqu’au « jour de notre séparer de Dieu.
Seigneur Jésus-Christ » (verset 8),
c’est-à-dire jusqu’au retour de ◼ Nous sommes appelés à procla-
mer l’Évangile en paroles et en
Christ. Le verset 9 est un résumé
de la réflexion et souligne une fois actes.
de plus la fidélité et la fiabilité de
Dieu, qui reste avec ceux qu’il a ap-
pelés à la communion avec Jésus-
Christ. Le fait que la communion
avec Dieu est toujours aussi une
communion avec Christ montre la
nécessité de la foi en Jésus comme
étant le Christ en vue du salut.

15 |
Service divin en semaine

Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, Et étendu nos mains vers un dieu
étranger, Dieu ne le saurait-il pas, Lui qui connaît les secrets du cœur ?
Psaumes 44 : 21-22

La fidélité de Dieu
Message
Nous ne doutons pas de la fidélité de Dieu à notre égard, même si nous ne com-
prenons pas toujours ses voies.

Introduction
Dans le Psaume 44, le peuple d’Israël se plaint de souffrances injustifiées. Il a
accompli la volonté de Dieu et s’est tenu à l’écart de l’idolâtrie, mais il est malgré
tout tourmenté et moqué par les autres. Le psalmiste se sent abandonné par Dieu
et traité injustement. Malgré tout, il continue à placer son espérance en Dieu et lui
reste fidèle dans la certitude que Dieu connaît le cœur du croyant.

La souffrance comme punition de Dieu ?


Parfois, les souffrances permises par Dieu sont considérées comme une punition
divine (Jean 9 : 2). Inversement, la bénédiction terrestre est considérée comme
une sorte de récompense pour un comportement agréable à Dieu. Ni la souffrance
de l’innocent ni le bien-être de celui qui ne demande même pas après Dieu n’entre
dans cette image d’un Dieu qui punit et qui récompense (Psaumes 73).

Nous ne pouvons pas toujours comprendre Dieu


La question de la justice de Dieu au regard de la souffrance des innocents préoc-
cupe les hommes depuis la nuit des temps. Le livre de Job l’aborde également
avec son récit du juste innocent qui souffre. Même des chrétiens fervents sont
déstabilisés, par exemple, face à la souffrance de personnes innocentes dans les
guerres et les catastrophes naturelles ou à la mort d’une jeune mère. Pourquoi
Dieu, dans sa toute-puissance et dans son amour, permet-il cela ? Dans ce con-
texte, certaines personnes remettent en question la toute-puissance ou l’amour de
Dieu, voire les deux. Au final, il reste vain de chercher ou même de construire une
réponse concluante à ce genre de questions du point de vue humain (Ésaïe 55 : 9).

Dieu n’est pas indifférent à la souffrance humaine


Dans son incarnation en Jésus-Christ, Dieu s’est montré solidaire du sort de l’hu-
manité déchue. Non seulement il connaît sa souffrance, mais il la ressent avec elle
(Jean 11 : 35) et il la partage directement lui-même dans son extrême exacerba-

| 16
17/18.1.2024

tion dans le mépris, la torture et la mort subis à la croix pour la rédemption des
hommes ! C’est là que réside la preuve de la fidélité et de l’amour de Dieu envers
l’homme.

Dieu supprimera un jour toute souffrance


Par son sacrifice à la croix, Christ, dans sa fidélité et son amour envers l’homme,
a créé les conditions requises pour que toute souffrance humaine cesse un jour
(Apocalypse 21 : 4). En lui, Dieu est intervenu depuis longtemps et il achèvera
finalement son plan de salut. Dans cette perspective, nous faisons confiance à
Dieu même lorsque nous ne le comprenons pas (Romains 8 : 18.28).

Contexte Synthèse

Le Psaume 44 traite de la souf- ◼ Nous ne pouvons pas compren-


france des innocents. La souffrance dre tout ce que Dieu permet.
que le peuple doit endurer n’est pas
◼ La souffrance vécue n’est pas
due au fait qu’il a fait le mal, elle ne
une punition de Dieu.
s’explique pas. Le fait que les per-
sonnes innocentes qui souffrent se ◼ Jésus-Christ partage la souf-
tournent vers Dieu, qu’elles implo- france des hommes et il a créé
rent son aide, montre que même les conditions requises à leur éli-
dans une situation où elles ont le mination par son sacrifice.
sentiment d’avoir été abandonnées
◼ Par l’acte sacrificatoire de Jésus,
par Dieu, elles ont confiance en
l’aide de Dieu et en sa fidélité en- Dieu a démontré sa fidélité et son
amour envers les hommes.
vers son alliance.

17 |
3e dimanche | Rencontrer Christ

Seigneur, aie pitié de mon fils ! Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique,
et qui souffre cruellement ; il tombe souvent dans le feu, et souvent dans l’eau.
Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. Matthieu 17 : 15-16

Jésus guérit
Message
Le Seigneur aide ceux qui croient en lui.

Introduction
Les miracles accomplis par Jésus-Christ sont des signes qui témoignent de sa
messianité. Pour en saisir le sens, il faut tenir compte du contexte culturel et reli-
gieux de l’époque. Dans l’Antiquité, la santé du corps était souvent considérée
comme le reflet de l’état de l’âme. Si une personne était malade, c’était soit parce
qu’elle (ou ses parents) avait commis un péché, soit parce qu’elle était possédée
par un démon. C’était la perception courante. De ce fait, le malade était considéré
comme étant impur, et mis plus ou moins à l’écart. Le malade, dans notre parole
biblique, était « possédé » par un esprit, il n’était plus maître de ses réactions. De
plus, le « démon » l’avait rendu sourd et muet (Marc 9 : 25), donc incapable de
communiquer avec autrui.

La sollicitude de Dieu
En guérissant les malades, Jésus-Christ exprime la sollicitude divine envers ceux
qui souffrent. Il se présente comme celui qui apporte le salut : il a le pouvoir de
pardonner les péchés et de commander aux esprits. Il permet aux rejetés de re-
trouver une place au sein du peuple de Dieu et leur donne accès à la communion
avec Dieu.

La foi en Jésus conduit au salut


Pour accéder au salut qu’il propose, les hommes doivent croire en Jésus-Christ.
« Ta foi t’a sauvé », dit le Seigneur à ceux qu’il guérit. « Tout est possible à celui
qui croit », dit-il au père de l’épileptique (Marc 9 : 23). Jésus a refusé de faire un
miracle pour ceux qui ne croient pas en lui (Matthieu 16 : 1-4).

Cette foi doit être véritable : il ne suffit pas de se proclamer chrétien et d’aller ré-
gulièrement à l’église pour y louer Dieu et prier (Matthieu 7 : 21). La vraie foi con-
siste avant tout à faire la volonté de Dieu. Il s’agit de respecter les dix commande-
ments et surtout celui de l’amour (Luc 10 : 27). Cette obéissance se répercute sur
nos décisions, nos priorités et notre relation à autrui.

| 18
21.1.2024

La délivrance du mal
Jésus-Christ sauve ceux qui croient en lui : il les délivre de l’emprise du mal et les
conduit dans son royaume, où ils seront en communion avec Dieu et entre eux.
Mais le salut n’est pas seulement à venir. La foi véritable nous permet de bénéficier
dès aujourd’hui du pouvoir de guérison de Christ.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La guérison du jeune garçon vrai- ◼ Les miracles de Jésus témoi-


semblablement épileptique est rap- gnent de son pouvoir salvifique.
portée dans Matthieu 17, Marc 9 et
◼ Jésus-Christ sauve ceux qui lui
Luc 9. Les miracles opérés par Jé-
font véritablement confiance.
sus témoignent de son pouvoir sal-
vifique et de sa filiation divine. Mal- ◼ Il vient à notre secours et veille
heureusement, la plupart des gens à notre santé spirituelle.
ne l’ont pas compris – ils n’ont vu
◼ Il nous délivre de l’emprise du
en lui qu’un homme capable de ré-
mal et nous conduit dans son
soudre leurs problèmes. Les
scribes avaient compris le message royaume.
de Jésus et s’en sont offusqués.
Pour eux, le fait que les disciples
soient incapables de guérir le ma-
lade prouvait que leur maître n’était
pas le Sauveur qu’il prétendait être.

19 |
Service divin en semaine

Moi, j’ai confiance en ta bonté, J’ai de l’allégresse dans le cœur, à cause de ton
salut ; Je chante à l’Éternel, car il m’a fait du bien. Psaumes 13 : 6

Prier peut nous changer


Message
Prier peut nous changer pour passer du soupir au chant.

Introduction
L’auteur du Psaume se trouve dans une situation difficile. Il se sent oublié de Dieu
(Psaumes 13 : 2 ; 22 : 2). Il est plein de soucis et de chagrins (Psaumes 13 : 3a).
Il est exposé à l’hostilité (Psaumes 13 : 3b). Peut-être est-il aussi gravement ma-
lade (Psaumes 13 : 4b). Que fait-il ? Il prie ! Il demande à Dieu de regarder sa
situation, de l’entendre et de « donner à ses yeux la clarté », c’est-à-dire de lui
donner une force de vie nouvelle (Psaumes 13 : 4a). Il trouve le courage d’expri-
mer sa confiance en Dieu et a la certitude que Dieu est miséricordieux et bienveil-
lant. Et même au milieu de la nuit, il ressent de la joie dans son cœur. La joie
devient finalement si grande qu’il commence à chanter Dieu (Psaumes 13 : 6).

Notre prière dans les jours sombres


Peut-être que je connais cette question : Seigneur, combien de temps encore ?
Parfois, je pense que Dieu m’a oublié. Car il est si grand, et je suis si petit. Pourquoi
devrait-il prendre soin de moi ? Peut-être m’arrive-t-il de croire que Dieu m’a caché
sa face, qu’il est là, mais qu’il s’est caché de moi. Peut-être suis-je aussi constam-
ment assailli par les soucis et les chagrins. Ou peut-être que je me vois entouré
par des ennemis, que je suis traité injustement par autrui, voire harcelé. Je vois
leurs rires et leur joie malveillante. Peut-être passent-ils à côté de moi avec indif-
férence, ne s’intéressant plus à moi, m’abandonnant.

Ah, que puis-je donc faire ? La réponse est : Je prie ! Je me concentre sur Dieu et
je ne cesse de lui parler. Une telle prière peut nous changer – du soupir au chant !

Peut-être suis-je devenu muet, je ne trouve plus les mots justes pour prier. Cepen-
dant, je peux prier avec des mots simples et non compliqués, comme le fait aussi
l’auteur des Psaumes. Une telle prière pourrait être : « Dieu, regarde comment je
me sens. S’il te plaît, écoute-moi. Donne à mes yeux la clarté ». Cela signifie « Bon
Dieu, accorde-moi un nouveau regard sur ma vie. Laisse mes yeux sourire et bril-
ler à nouveau. Sèche mes larmes. Laisse-moi voir à nouveau un chemin dans mes

| 20
24/25.1.2024

ténèbres. Éclaire ma vie, que je ne tombe pas dans un trou ou que mon pied ne
heurte pas une pierre (Psaumes 91 : 12).

Cette prière nous change. Paul et Silas étaient emprisonnés et enchaînés. Ils ont
fait la seule chose à faire : ils ont commencé à prier – au milieu de la nuit. Et que
s’est-il passé ? Leurs cœurs ont été tellement dans la joie qu’ils ont loué et glorifié
Dieu (Actes 16 : 25). Ensuite, tout a changé. La prière et le chant de louange à
minuit ont brisé les chaînes. Même si rien ne semble se produire extérieurement
pour nous, nous pouvons néanmoins être fortifiés et recevoir une capacité de
charge par la prière.

La prière dans la nuit du péché


La prière de l’auteur du Psaume est aussi un réconfort pour nous, pécheurs. Nous
sommes encerclés par l’ennemi, le péché. Au final, la mort rôde à notre porte. Le
péché semble souvent si accablant. Que puis-je faire ? Prier ! Nous prions ainsi
personnellement, mais aussi au sein de l’assemblée : « Pardonne-nous nos of-
fenses » (Matthieu 6 : 12). Et cette prière, aussi, peut nous changer, pour passer
du soupir au chant. En regardant le sacrifice de Christ, nous avons confiance en
la miséricorde de Dieu. La joie peut ainsi renaître dans nos cœurs, peut-être même
aussi le souhait de louer et glorifier Dieu par le chant.

Le chant décrit par l’auteur du Psaume renvoie finalement au chant de louange que
nous entonnerons lors du retour de Jésus. Au milieu de la nuit du monde, les chaînes
seront brisées et toutes les larmes seront séchées. En ce jour, la joie et le chant
seront indescriptibles. Restons fervents dans la prière : « Seigneur, viens bientôt ! »

Contexte Synthèse

Le Psaume 13 est la preuve que la ◼ Dans nos soucis et nos dé-


pratique religieuse en Israël et dans tresses, nous posons parfois
le judaïsme ne doit pas seulement aussi la question : Seigneur,
être pensée de manière collective, combien de temps encore ?
mais qu’elle se trouve aussi dans l’in-
◼ Que pouvons-nous faire alors ?
dividu. Ce n’est pas seulement le
C’est très simple : prier !
peuple qui est sous la sollicitude de
Dieu, mais aussi chaque individu ◼ Prier peut nous changer – pour
dans ses détresses et ses besoins. passer du soupir au chant.
Dieu est perçu comme une aide, qui
répond également dans les détresses
personnelles, et qui nous soutient
même lorsque nous avons le senti-
ment d’être abandonnés de Dieu.

21 |
4e dimanche | Rencontrer Christ

Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languis-
sante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Matthieu 9 : 36

Jésus est ému de compassion


Message
Jésus vient en aide aux hommes en difficulté et attire leur attention sur le royaume
de Dieu.

Introduction
Dans notre verset biblique, Jésus se rend en Galilée, où il rencontre à nouveau
des personnes qui ont besoin d’aide. Il soulage leur détresse, apporte la guérison
et les cherche dans leur situation. Cependant, à chaque fois, Jésus proclame le
royaume de Dieu. Jésus ne s’arrête pas à la compassion et à la sollicitude, car il
veut en même temps montrer aux hommes la nécessité de la délivrance du mal et
la possibilité d’une vie éternelle. Jésus lui-même est un signe de l’amour de Dieu
envers les hommes : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »
(Jean 3 : 16).

Jésus ne s’est pas seulement adressé au peuple d’Israël. Ce qu’il a fait et dit con-
cerne l’humanité tout entière. Il a vu la grande détresse spirituelle et existentielle
de nombreux hommes ainsi que leur existence brisée. Il a vu qu’il manquait des
bergers sincères et bons pour diriger les hommes.

Un bon berger
Il n’est pas facile d’être un bon berger. La direction spirituelle peut faire ressortir ce
qu’il y a de meilleur en l’homme, mais parfois aussi l’esprit de domination et l’égoïsme.
Le passage en Psaumes 23 : 1-3a montre ce qui fait un bon berger : « L’Éternel est
mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il
me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme ». Dieu est ce bon berger et
il a envoyé son Fils auprès des hommes en tant que berger. Quiconque fait
confiance au Seigneur n’a pas besoin d’avoir peur et n’est pas seul. Aujourd’hui, de
nombreuses personnes sont dans une crise existentielle et aspirent à une véritable
perspective pour leur vie. Jésus-Christ peut être et peut donner cette perspective.

Être un berger
Lorsque nous voyons comment Jésus-Christ s’est préoccupé des hommes et
comment il a fait preuve de compassion, la question se pose de savoir dans quelle

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28.1.2024

mesure nous en sommes également capables. Avons-nous déjà grandi dans


l’amour de Christ au point que sa nature soit visible en nous ?

Le Seigneur a chargé les disciples de montrer la voie en son nom et de prendre


soin de son peuple. Leur mission était de faire référence à Jésus et d’œuvrer en
son nom. Ils devaient proclamer que Jésus-Christ est le seul chemin qui mène au
Père.

Aujourd’hui encore, Dieu veille sur les hommes à travers des hommes. Quiconque
œuvre en son nom devrait mettre ses propres opinions de côté. Car ce n’est
qu’ainsi que l’on peut gagner de l’espace pour une perspective qui va au-delà de
la vie quotidienne et ses problèmes.

La moisson est grande


En Matthieu 9 : 37, Jésus dit que la moisson est grande, mais qu’il y a peu d’ou-
vriers. N’est-ce pas aussi le cas dans notre temps ? Aujourd’hui, aussi, le Seigneur
envoie des disciples qui, emplis de compassion, trouvent ceux qui cherchent
l’amour, la bonté de Jésus et la perspective de la vie éternelle.

Contexte Synthèse

Le passage en Matthieu 9 : 35 re- Jésus a vu la détresse des hommes :


late que Jésus parcourt les villes et
◼ Il a ressenti de la compassion à
prêche dans les synagogues, et il
leur égard.
guérit en outre de nombreux maux.
Dans le verset 36, le peuple entre ◼ Il a vu qu’il leur manquait des
dans le champ de vision. Peut-être bons bergers.
est-il fait allusion aux gens qui im-
◼ Lui, le bon berger, a envoyé ses
plorent l’aide de Jésus en nombre,
mais il est peut-être aussi question disciples pour être de bons ber-
gers.
du peuple d’Israël tout entier. Le
peuple ressemble à des brebis qui
n’ont pas de berger. Jésus voit qu’il
manque les véritables bergers, et il
veut y remédier.

23 |
Service divin en semaine

Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ
d’un amour inaltérable ! Éphésiens 6 : 24

La grâce
Message
Dieu accorde sa grâce.

Introduction
La grâce est un don que Dieu nous fait et que lui seul peut nous accorder. La grâce
du Seigneur Jésus-Christ englobe tous les dons nécessaires à notre salut (I Co-
rinthiens 1 : 4-7).

Foi et confiance
Pour être sauvé, il faut d’abord croire au Seigneur Jésus-Christ (Actes 16 : 31).
Celui qui croit en Jésus-Christ est convaincu qu’il est le Fils du Dieu vivant, qui
nous aime et qui veut nous sauver. Le croyant confesse que Jésus dispense le
salut dans l’Église. C’est pourquoi Jésus a fondé l’Église, envoyé les apôtres et
institué les sacrements.

Mais la foi va plus loin que la simple conviction. Croire en Jésus-Christ, c’est déci-
der de lui faire absolument confiance, quoi qu’il advienne. La vraie foi consiste à
avoir confiance en l’amour de Jésus-Christ, même quand la réalité perçue pourrait
nous en faire douter. Le croyant a confiance en la parole de Dieu, même si elle
semble ne pas se réaliser, et il a confiance en l’Église, l’apostolat et l’efficacité des
sacrements, bien que leur sainteté et leur efficacité salvifique soient parfois occul-
tées par l’imperfection humaine.

Aimer le Seigneur
La parole biblique ajoute qu’il faut aussi aimer le Seigneur pour être sauvé. Aimer
le Seigneur Jésus-Christ consiste à :

◼ répondre à son amour – celui qui aime le Seigneur ne le suit pas pour être
préservé du malheur, mais parce qu’il éprouve le désir et le besoin d’être
avec lui ;
◼ apprécier son enseignement et y prendre plaisir – celui qui aime le Sei-
gneur ne respecte pas sa loi par crainte d’être puni, mais parce que le mal
lui répugne et qu’il prend plaisir à faire le bien ;

| 24
31.1./1.2.2024

◼ aimer ceux qu’il aime et prendre plaisir à contribuer à leur bonheur au sein
de l’Église.

Dieu accorde sa grâce


La grâce du Seigneur est avec ceux qui sont animés d’une foi forte et d’un amour
sincère :

◼ Le Seigneur pardonne à ceux qui l’aiment – leur repentir est sincère, car
ils souffrent d’être séparés de Jésus à cause de leurs péchés.
◼ Jésus-Christ se fait connaître à ceux qui l’aiment et observent ses comman-
dements (Jean 14 : 21.23). Cette grâce leur suffit (II Corinthiens 12 : 9) – la
présence du Seigneur à leurs côtés les rend heureux.
◼ La grâce les fortifie dans l’adversité (Actes 6 : 8). Ceux qui aiment Jésus
ont l’assurance que rien ne peut les séparer de l’amour de Dieu (Romains
8 : 28.38-39).
◼ Ils sont conscients d’être dépendants de la grâce, ils font preuve d’humilité
et de miséricorde envers autrui. Leur parole est accompagnée de grâce
(Colossiens 4 : 6).

Parce qu’ils croient en Christ et qu’ils sont enracinés dans l’amour, Dieu peut faire
pour eux infiniment plus que ce qu’ils peuvent demander ou imaginer (Éphésiens
3 : 17-20). Il les purifie de part en part et leur donne accès à la communion éter-
nelle avec lui dans son royaume.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Dans sa partie finale, l’épître de ◼ Dieu accorde sa grâce à ceux qui


Paul aux Éphésiens contient un croient en Jésus-Christ, qui lui
certain nombre d’exhortations à font confiance et qui l’aiment.
l’adresse de ses lecteurs (Éphé-
◼ Aimer Christ, c’est rechercher sa
siens 4 : 1 – 6 : 9) et exige l’unité
présence, prendre plaisir à faire
entre les chrétiens, l’estime mu-
sa volonté et aimer les siens.
tuelle bienveillante et la distancia-
tion des modes de vie païens. ◼ La grâce nous affranchit, nous
Notre parole biblique est extraite de rend humble, heureux et fort. Elle
la fin de l’épître, qui contient nous donne accès au royaume
d’autres exhortations et vœux de de Dieu.
bénédiction.

25 |
Service divin de jeunesse

Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa
gloire, et ses disciples crurent en lui. Jean 2 : 11

Jésus prépare une joie festive


Message
La gloire de Jésus-Christ est saisie dans la foi.

Introduction
Jésus, sa mère Marie et un nombre indéterminé de ses disciples étaient invités à
un mariage à Cana, en Galilée. Ces festivités duraient parfois plusieurs jours, avec
beaucoup d’invités, de bons mets et pas mal de vin, afin de fêter abondamment le
« plus beau jour de la vie ». Lorsque le vin vient à manquer, c’est un grand embar-
ras pour les jeunes mariés.

Jésus ouvre la voie de son autorité divine


Marie remarque la situation embarrassante qui s’est installée et pressent les
conséquences pour le jeune couple. La joie en serait ternie. Ils devraient supporter
le mépris et les moqueries. C’est pourquoi elle dit à son fils : « Ils n’ont plus de
vin » (Jean 2 : 3). Dans un premier temps, Jésus rejette la demande de sa mère.
Cela n’est pas dirigé personnellement contre elle, mais renvoie à sa mission divine
(Jean 2 : 4). Marie croit fermement que son fils veut et peut les aider. C’est pour-
quoi elle ordonne aux serviteurs : « Faites ce qu’il vous dira » (Jean 2 : 5).

Jésus transforme ensuite une grande quantité d’eau en vin et révèle à travers ce
miracle (Jean parle de « signes ») sa divinité. Dans le même temps, cependant,
cela démontre le grand amour du Fils de Dieu à l’égard des hommes, par lequel il
veut donner de la joie.

Reconnaître la gloire de Jésus


Ce n’est pas seulement la grande quantité, mais également l’excellente qualité du
vin qui étonnent l’expert, l’ordonnateur du repas. Celui-ci appelle l’époux et l’instruit
en secouant la tête (Jean 2 : 10). Ni l’ordonnateur du repas ni l’époux ou d’autres
invités ne posent la question déterminante de savoir d’où provient le vin. Nom-
breux sont ceux qui boivent de l’abondance du vin, mais rares sont ceux qui y
voient un signe de sa gloire. Au fond, ce n’est pas l’époux des noces qui est le
maître de la fête, mais Jésus.

| 26
Janvier 2024

Les disciples, qui perçoivent le miracle et en reconnaissent le caractère miraculeux,


perçoivent « sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père »,
« pleine de grâce et de vérité » (Jean 1 : 14) et ils croient en lui (Jean 2 : 11).

À l’instar des disciples à l’époque, nous voulons reconnaître la gloire de Jésus et


aussi faire confiance à son aide dans les situations difficiles. Il peut aussi faire des
miracles pour nous.

La communion éternelle avec Dieu


Dans l’évangile selon Jean, le « miracle du vin » est situé tout au début de l’activité
de Jésus. Dans le même temps, il renvoie à notre but : les noces rappellent la
communion éternelle avec Dieu. Le prophète Ésaïe, déjà, parle de la communion
avec Dieu comme d’un festin (Ésaïe 25 : 6-9). Lorsqu’il est question du repas des
noces de l’Agneau, l’image du festin est à nouveau utilisée (Apocalypse 19 : 7.9).
Le vin est en outre le symbole de la joie et du salut à venir (Ésaïe 55 : 1).

Dans la foi, nous reconnaissons déjà aujourd’hui que nous sommes en commu-
nion avec Dieu – dans la parole, les sacrements, la rencontre avec le prochain.
Nous pouvons nous en réjouir. Puisse cette joie fortifier notre désir de communion
parfaite avec la Trinité divine.

Contexte Synthèse

En Jean 2 : 1-11, nous trouvons le ◼ Jésus se préoccupe des soucis


récit des noces de Cana, en Galilée, des hommes.
la patrie de Jésus. La transformation
◼ Jésus donne la plénitude et y ré-
de l’eau en bon vin est considérée
vèle sa divinité.
comme le « premier miracle » que
Jésus a accompli. ◼ Il nous accorde la joie festive.
Lorsque Jésus agit, il accorde la plé- ◼ Les noces de Cana renvoient
nitude des dons terrestres. Comme également à la communion éter-
lors du repas des 5 000 hommes nelle avec la Trinité divine.
(Jean 6 : 1-14) ou lors de la pêche
◼ À travers la parole et les sacre-
miraculeuse de Pierre (Luc 5 : 1-11).
ments, nous sommes déjà au-
Les noces de Cana et le miracle du jourd’hui en communion avec
vin ont une portée eschatologique in- Dieu.
déniable. Ils sont une image et une
préfiguration de la joie et de la pléni-
tude de vie de la fin des temps.
Proposition pour une lecture optionnelle
pendant le service divin : Jean 2 : 1-11

27 |
Service divin pour enfants

Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et


comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. Jean 10 : 14-15

Le bon berger
Message
Le bon berger pourvoit à nos besoins et nous protège d’un point de vue spirituel.

Introduction
Le travail d’un berger est de prendre soin des brebis. Il s’assure qu’elles ont suffi-
samment de nourriture et d’eau, et il les protège. Les brebis aiment l’herbe et en
un rien de temps, elles ont brouté toute l’herbe du pâturage. Le berger doit donc
les déplacer sans cesse vers de nouveaux pâturages pour qu’elles ne manquent
pas de nourriture. Par ailleurs, les animaux doivent avoir accès à de l’eau fraîche
et propre. Les brebis ont également besoin du berger pour les protéger.

Jésus a souvent utilisé des exemples concrets. De cette manière, les gens com-
prenaient plus facilement ce qu’il voulait leur dire. Lorsque Jésus parle de lui-
même comme d’un bon berger, il souhaite exprimer qu’il fournira toujours suffi-
samment de nourriture et de sécurité. Jésus n’a pas promis de fournir des mets
naturels ou une protection physique.

Jésus subvient à nos besoins


Certains de nos sentiments sont comme une faim que nous ressentons dans notre
âme. C’est le cas lorsque nous avons peur, que nous avons des difficultés à l’école
ou que quelqu’un que nous aimons est malade. Jésus a beaucoup de moyens de
nous réconforter et de nous fortifier :

◼ Où que nous soyons, nous pouvons toujours prier – en silence et en pen-


sées. Jésus nous écoute toujours.
◼ Vous pouvez vous adresser à vos parents, à ceux qui s’occupent de vous
dans la famille, à votre monitrice de l’école du dimanche ou à votre prêtre.
Parlez-leur de vos soucis. Ils vous aideront à ne plus être anxieux et in-
quiet.
◼ Au service divin, le Seigneur nous parle à travers la prédication. Il faut
écouter attentivement pour saisir ce que Jésus veut nous dire dans une
situation concrète.

| 28
Janvier 2024

Jésus nous protège


Si un animal sauvage tente d’attraper une brebis, le berger le chasse. Jésus nous
protège en nous apprenant ce qui est vraiment important. Il nous montre que les
choses matérielles ne sont pas ce qui compte. Il nous aide à comprendre que nos
relations avec les autres sont bien plus importantes : avec nos parents et notre
famille, avec notre monitrice de l’école du dimanche, avec notre prêtre, avec nos
camarades à l’église et à l’école. Mais la relation la plus importante est celle que
nous avons avec Jésus. Si nous entretenons une relation forte avec lui, nous
sommes en sécurité, car nous avons quelqu’un à qui nous pouvons toujours nous
adresser. Il nous aide, nous fournit des repères et nous protège.

Nos relations restent solides si nous agissons comme Jésus nous l’a enseigné :
aimer son prochain. Cela signifie que

◼ nous sommes aimables et ne jugeons pas les autres ;


◼ nous ne restons pas fâchés contre quelqu’un mais lui pardonnons, même
s’il nous a blessés ;
◼ nous essayons d’aider ceux qui ont besoin d’aide, même s’ils sont diffé-
rents de nous.

Notre rôle
Jésus a une mission pour nous. Il souhaite que nous parlions du bon berger à
notre entourage. Il souhaite que nous communiquions aux autres la manière dont
il pourvoit à nos besoins et nous protège. Il nous conseille d’être aimables avec
les autres afin qu’ils puissent voir que Jésus aime vraiment tous les hommes et
veut prendre soin de chacun.

Contexte Synthèse

Les monitrices/moniteurs doivent ◼ En tant que notre bon berger,


essayer d’expliquer aux enfants la Jésus pourvoit à nos besoins spi-
relation particulière qu’entretient le rituels.
berger avec ses brebis. Si les en-
◼ Il nous accorde sa protection.
fants sont suffisamment âgés, il
peut être utile de leur expliquer ◼ Il a aussi une mission pour nous.
qu’un berger n’est pas forcément
toujours un « bon berger » et qu’il
n’y a pas de meilleur berger que
Jésus.

29 |
| 30
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

4 février 1er dimanche


Vocation à la qualité de prémices

7/8 février Christ est notre paix

11 février 2e dimanche
Les effets d’une rencontre avec Jésus

14/15 février L’esprit de la filiation

18 février 3e dimanche
La croix de Christ et le royaume de Dieu

21/22 février L’autorité de Jésus-Christ

25 février 4e dimanche
Tous parviendront à la connaissance de la vérité

28/29 février L’amour de l’ennemi

Jeunesse
Où est ton cœur ?

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


2 Février 2024
31 |
| 32
Avant-propos Février 2024

Les services divins dominicaux du mois de février ont pour thème commun « En
chemin avec Jésus ». Dans les prédications de ce mois, nous verrons à quoi res-
semble le chemin avec Jésus pour l’individu et quelles sont les différentes consé-
quences de l’imitation de Jésus.

Le premier dimanche du mois abordera l’impact eschatologique du chemin avec


Jésus. L’élection à l’état de prémices et sa réalisation lors du retour de Christ est
l’un des aspects essentiels de notre espérance en l’avenir. Parmi les prémices, il
y aura les personnes qui auront reçu le don du Saint-Esprit et qui auront fait de la
volonté divine la norme de leur vie. Ils se seront tenus à l’écart de l’idolâtrie et
auront recherché la communion avec Jésus et les croyants dans la sainte cène.

La prédication du deuxième service divin dominical abordera les « effets d’une


rencontre avec Jésus ». Il s’avère que le chemin avec Jésus inclut des consé-
quences et a un impact direct sur la relation avec le prochain. Jésus rencontrait
les gens – hommes ou femmes, juifs ou païens – sans préjugés. Le comportement
de Jésus est un modèle d’action sans préjugés et philanthropique. En même
temps, la prédication doit nous encourager à faire comprendre aux hommes que
Jésus est « le Sauveur du monde ».

La prédication du troisième service divin dominical du mois de février souligne


le fait qu’il existe un lien entre l’imitation de Christ et l’acceptation de sa croix.
Même les personnes croyantes doivent supporter certaines choses qui leur dé-
plaisent ou les font souffrir. Cependant, tout cela ne devrait pas nous séparer de
Dieu ou nous amener à douter de son amour. Nous croyons que Dieu nous don-
nera aussi les forces nécessaires dans cette situation pour poursuivre le chemin
avec Christ.

Le dernier service divin dominical du mois de février est consacré à la prépara-


tion au service divin en faveur des défunts. Dieu souhaite que tous les hommes
puissent arriver à la connaissance de la vérité, à la foi en Jésus-Christ. Nous vou-
lons intercéder en faveur de ceux qui n’ont pas encore accepté Jésus-Christ
comme Seigneur et qui n’ont pas encore reconnu qu’il est le chemin et le fonde-
ment du salut pour les vivants et les morts. En outre, nos actions et nos paroles
doivent être un témoignage de la vérité de l’Évangile ; nous pourrons ainsi être
une bénédiction même pour des personnes qui nous sont peut-être totalement
étrangères, en leur donnant notamment l’occasion de rechercher la proximité de
Jésus-Christ.

33 |
1er dimanche | En chemin avec Jésus

Je regardai, et voici, l’Agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui


cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son
Père écrits sur leur front. Apocalypse 14 : 1

Vocation à la qualité de prémices


Message
L’imitation de Christ est nécessaire pour devenir des prémices.

Introduction
Jean a vu la communion des élus avec Jésus-Christ après le retour de ce dernier.
Le nombre de 144 000 (12 fois 12 000) fait référence aux 12 tribus d’Israël, le
peuple élu. Il s’agit d’un chiffre symbolique. Ceux qui prendront part au retour du
Seigneur seront élus, non pour leur mérite (Deutéronome 7 : 6-8), mais par la
seule volonté de Dieu ; ils sont issus de toutes les tribus (Jacques 1 : 1), c’est-à-
dire de toute l’humanité. La communauté des prémices est nombreuse ; elle est
toutefois limitée en nombre.

L’élection
La vocation à la qualité de prémices est liée à l’élection en vue de la participation
au retour de Christ (Apocalypse 14 : 4). Les prémices seront les premiers hommes
à être revêtus du corps de la résurrection comme Christ le porte déjà maintenant.
Seul ce corps de la résurrection permet d’accéder au royaume parfait de Dieu. Les
prémices forment l’Épouse de Christ – ils seront les premiers à être en communion
éternelle avec Christ. Intimement liés à lui, ils partageront sa gloire et seront pour
toujours avec lui (I Thessaloniciens 4 : 17). L’Église-Épouse est élue pour servir et
régner avec Christ. Lorsque Jésus règne, il met en œuvre toute sa puissance pour
la rédemption des hommes.

Les caractéristiques des prémices


Dans le chapitre 14 de l’Apocalypse, Jean décrit ce qui caractérise les prémices.
Ils portent le nom de Dieu sur leur front car ils ont reçu le don de l’Esprit-Saint. Ils
appartiennent donc à Dieu, car Jésus les a rachetés par son sacrifice (Apocalypse
14 : 4). Ils ont été choisis personnellement par Dieu. Ils ont répondu à son appel
en se donnant à lui. Ils sont qualifiés de « vierges » (Apocalypse 14 : 4) parce qu’ils
se sont abstenus de toute idolâtrie (Jérémie 3 : 6).

| 34
4.2.2024

Qu’est-ce que l’idolâtrie ?


Est une idole tout ce qui devient si important à nos yeux que nous sommes prêts,
pour l’obtenir, à renier la promesse faite à Dieu ; ceux qui font appel à la sorcellerie
ou au spiritisme s’adonnent à l’idolâtrie ; un prédicateur devient une idole quand
ceux qui le suivent accordent plus d’importance à sa personne et à ses dons qu’à
Jésus-Christ.

Les élus suivent l’Agneau


Ils recherchent la communion avec Jésus dans la prière, la communion fraternelle
et la célébration de la sainte cène ; ils s’orientent à la volonté de Dieu telle qu’elle
est notamment exprimée dans les Dix commandements, et apportent le message
du salut en Christ aux étrangers (Jean 4 : 7) et aux pécheurs (Luc 19 : 5), sans se
soucier de l’opinion de leur entourage. Ils sont irréprochables car leur foi et leur
repentir leur permettent d’obtenir le pardon de leurs péchés (CÉNA-QR 649).
Jésus-Christ a donné comme mission aux apôtres de préparer son Église en vue
de son retour (II Corinthiens 11 : 2). Nous voulons nous laisser préparer en vue du
retour du Seigneur sous l’action de la parole et l’efficacité des sacrements.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Les chapitres 12 à 14 de l’Apoca- La vocation à la qualité de prémices


lypse se concentrent sur les visions est liée à l’élection en vue de la parti-
du dragon, de la femme et de l’en- cipation au retour de Christ. Ceux qui
fant ainsi que la vision de l’Agneau et y sont appelés
des 144 000 (notre texte biblique).
◼ suivent le Seigneur et ne prati-
Le terme « vierge » caractérise les quent pas l’idolâtrie ;
144 000 comme non réceptifs à l’ido-
◼ recherchent la communion avec
lâtrie qui les entoure ; cela ressort
Dieu dans la prière, s’orientent à
des paroles des prophètes qui éta-
la volonté de Dieu, sont disposés
blissent clairement le lien entre la
à la repentance et propagent
prostitution et l’idolâtrie (Osée 2 : 14-
l’Évangile.
21 ; Jérémie 2 : 2-6) ; de plus, l’Apo-
calypse parle de prostitution Jésus a donné comme mission aux
lorsqu’elle entend l’apostasie envers apôtres de préparer son Église en
Dieu (Apocalypse 14 : 8 ; 17 : 2.4). vue de son retour.

35 |
Service divin en semaine

J’ai vu ses voies, Et je le guérirai ; Je lui servirai de guide, Et je le consolerai,


lui et ceux qui pleurent avec lui. Je mettrai la louange sur les lèvres. Paix,
paix à celui qui est loin et à celui qui est près ! dit l’Éternel. Je les guérirai.
Ésaïe 57 : 18-19

Christ est notre paix


Message
Dieu voit ton chemin, il marche avec toi et t’offre sa paix.

Introduction
Le peuple d’Israël était sans cesse infidèle à Dieu en se tournant vers des dieux
étrangers (Ésaïe 57 : 4-6). Si le peuple subissait des défaites, l’exil et la destruction
des villes autochtones, les pieux de l’Ancien Testament interprétaient cela comme
une punition de Dieu. Même dans les moments les plus difficiles, cependant, les
croyants ressentaient la proximité et l’aide de Dieu. Ils avaient cette confiance :
Dieu ne nous a pas abandonnés.

Notre parole biblique nous dit que Dieu a proposé la guérison au peuple à travers
le prophète Ésaïe. Malgré leur défaillance, il ne se détourne pas, il ne laisse pas
le peuple livré à lui-même, mais il le console et l’aide afin qu’il échappe à l’éloigne-
ment de Dieu et trouve le salut.

La paix par Christ


La paix est un terme central dans les Saintes Écritures. La paix signifie l’harmonie
des hommes avec Dieu et l’harmonie les uns avec les autres. Les hommes ne
peuvent pas créer eux-mêmes cette paix, mais c’est l’œuvre de Dieu, un effet de
l’accompagnement divin. Jésus-Christ a été envoyé par Dieu pour que la paix de-
meure pour toujours. Il est le « Prince de la paix » promis par Ésaïe, qui établira
un règne en tant que fils de David et crée une paix éternelle (Ésaïe 9 : 5-6).

L’acte essentiel de Christ a été d’apporter la réconciliation entre Dieu et l’homme


par sa mort sur la croix. Dans le même temps, il a aussi aboli l’inimitié entre les
païens et les Juifs (Éphésiens 2 : 14-18). Lui, Jésus, est la paix en personne : « il
est notre paix ». Cette paix est offerte à tous les hommes dans l’Évangile. Paul a
dit : « Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin [les pagano-chrétiens], et
la paix à ceux qui étaient près [les judéo-chrétiens] » (Éphésiens 2 : 17).

| 36
7/8.2.2024

Les sacrements – symboles de la paix


Dieu ne voit pas seulement les voies d’Israël, mais aussi celles de l’Église, il voit
la voie de chacun d’entre nous. Il nous arrive de nous égarer ou même de nous
tourner vers « d’autres dieux », de diviniser quelque chose qui n’a rien à voir avec
Dieu, mais avec nos souhaits.

Là encore, Dieu ne se détourne pas de nous, mais il marche avec nous pour nous
aider. Le chemin de la vie du chrétien est marqué par l’accompagnement de Dieu,
qui aide et qui offre le salut : les sacrements en sont des signes importants. Si le
baptême d’eau et le saint-scellé sont des événements uniques par lesquels la nou-
velle créature prend naissance, la sainte cène est le sacrement par lequel nous
est offert un accompagnement à vie. Nous sommes préparés à la digne réception
de la sainte cène par le pardon des péchés, dans lequel la paix du ressuscité est
déposée dans nos cœurs.

Nous pouvons dès à présent faire l’expérience de la paix et de l’harmonie divine


si nous prenons notre foi au sérieux. Il est possible d’avoir dès aujourd’hui un
avant-goût de la paix universelle qui règnera dans la nouvelle création.

Contexte Synthèse

Le passage en Ésaïe 57 : 1-13 dé- ◼ Dieu ne se détourne pas de son


plore l’idolâtrie d’Israël et son éloi- peuple élu. Il l’accompagne aussi
gnement d’avec Dieu. Les versets dans les temps difficiles.
14-19 parlent de l’action salvatrice
◼ Jésus-Christ est le Prince de la
de Dieu. L’éloignement d’avec Dieu
paix, grâce auquel l’homme peut
est surmonté par Dieu lui-même,
vivre en harmonie avec Dieu et
qui vient vers son peuple et le ré-
ses contemporains.
conforte. Il faut donner une voix à
ceux qui souffrent, afin qu’ils puis- ◼ Dieu nous accompagne sur le
sent à nouveau chanter des can- chemin de notre vie, même lors-
tiques de louanges. que nous commettons des er-
reurs. Les sacrements sont les
Dans le verset 19, le mot « paix »
signes de la paix divine. Ils peu-
apparaît deux fois. Il signifie harmo-
vent être un avant-goût de la paix
nie avec Dieu et parmi les hommes.
à venir dans la nouvelle création.
Cette paix, cette communion avec
Dieu, ne s’adresse pas seulement à
ceux qui sont revenus de Babylone
à Jérusalem, mais également à
ceux qui se trouvent encore en exil.

37 |
2e dimanche | En chemin avec Jésus

Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux
gens : Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; ne serait-ce
point le Christ ? Jean 4 : 28-29

Les effets d’une rencontre avec Jésus


Message
La rencontre avec Jésus conduit à la confession.

Introduction
La parole biblique provient de la rencontre de Jésus avec une femme samaritaine,
qui était venue puiser de l’eau au puits de Jacob. Une conversation s’engage entre
Jésus et la femme. Jésus lui révèle qu’il est le Messie, que les Samaritains atten-
dent également. Grâce à cette confession, la femme est convaincue que Jésus
est le Messie. Elle abandonne sa cruche et retourne à la ville. Elle dit à ses conci-
toyens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; ne serait-ce point
le Christ ? » (Jean 4 : 29).

Jésus aborde les hommes sans préjugés


Ce récit met d’abord en lumière le fait que Jésus se tourne vers tous les hommes
sans préjugés, indépendamment de leur sexe, de leur origine ethnique, de leur
position sociale ou du degré ou de la nature de leur péché. En tant que Juif pieux,
Jésus n’aurait pas dû parler à une femme, encore moins à une Samaritaine. Cela
s’applique tout autant à ses rapports avec les publicains, qui étaient méprisés
comme des escrocs en raison de leur travail pour la puissance occupante romaine.
Jésus défie les conventions et les préjugés religieux et sociétaux. Il veut être
proche des hommes et les aider à changer leur vie dans l’esprit divin et à atteindre
le salut.

Les effets d’une rencontre avec le Seigneur


La conversation de Jésus avec la Samaritaine a un impact immédiat sur son
comportement. Elle en parle à d’autres personnes et confesse que Jésus est le
Messie attendu.

En raison de la confession crédible de la femme, les habitants de la ville invitent


Jésus à rester avec eux. Par sa parole empreinte de l’autorité divine, ils parvien-
nent enfin à une foi solide. À la fin, ils disent à la femme : « Ce n’est plus à cause
de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et
nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. » (Jean 4 : 42).

| 38
11.2.2024

Jésus est le Sauveur


Les paroles des Samaritains convertis montrent qu’ils ne croient pas seulement
en Jésus comme le Messie attendu, mais comme le Sauveur du monde. Jésus
est le Sauveur, pas seulement pour les Juifs et les Samaritains, mais pour le
monde. Jésus est venu pour tous les hommes et il est indispensable pour tous car
tous ont besoin du salut. Les habitants de la ville semblent déjà le reconnaître. En
fait, ce qui est évoqué ici est ce qui deviendra plus tard une réalité, à savoir la
proclamation de l’Évangile par les disciples de Jésus dans le monde entier. La
Bonne Nouvelle de la délivrance du péché et de la communion avec Dieu à travers
Jésus-Christ ne connaît pas de limites.

Qu’en concluons-nous ?
L’attitude de la Samaritaine est un modèle pour tout chrétien. Celui qui a fait l’ex-
périence des bienfaits de Jésus-Christ à travers la parole et les sacrements ne
peut pas rester tranquillement assis et se taire, il voudra se mettre en route pour
témoigner de ce qu’il aura vécu. Nous devrions être créatifs et nous demander
comment nous pouvons transmettre la Bonne Nouvelle à autrui, afin qu’ils puissent,
grâce à notre témoignage crédible, confesser que Jésus est « le Sauveur du
monde » !

Contexte Synthèse

La rencontre de Jésus avec la Sa- ◼ Jésus aborde tous les hommes


maritaine démontre à quel point sans préjugés.
Jésus était sans préjugés. Bien
◼ Il veut offrir le salut à tous.
qu’étant un Juif pieux, il faisait des
choses qu’un homme pieux ne faisait ◼ La rencontre avec lui produit
pas. Un Juif respectueux de la loi la foi, la conversion, l’imitation et
n’avait pas de conversation avec une la confession.
femme, encore moins avec une Sa-
maritaine. Les Samaritains étaient
considérés comme non-juifs, alors
qu’ils acceptaient la Torah et respec-
taient la loi mosaïque.

39 |
Service divin en semaine

Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude pour être encore dans la
crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions :
Abba ! Père ! Romains 8 : 15

L’esprit de la filiation
Message
Nous faisons confiance à notre Père et accomplissons sa volonté.

Introduction
L’apôtre Paul explique que le baptême d’Esprit a libéré les fidèles du joug de la loi
de Moïse en faisant d’eux des enfants de Dieu. Ayant reçu le même Esprit que
Jésus, nous pouvons comme lui nous adresser à Dieu en l’appelant « Abba »,
c’est-à-dire « bon Père » (Galates 4 : 6 ; Marc 14 : 36).

L’amour de Dieu est répandu en nous


Souvent, le peuple d’Israël n’obéissait que par crainte d’être puni par Dieu à la loi
de Moïse, tel que leurs pères l’avaient été dans le désert (Nombres 21 : 6-7). Lors
de notre saint-scellé, l’amour de Dieu a été répandu en notre cœur. Nous n’obéis-
sons pas à Dieu parce que nous craignons sa punition, mais parce que nous l’ai-
mons et voulons lui être agréables.

Quand nous commettons des péchés, nous n’avons pas besoin de nous cacher
devant lui comme Adam et Ève (Genèse 3 : 8), ni de prendre la fuite comme Jonas
(Jonas 1 : 3). La parabole du fils prodigue nous apprend que le Père ne rejette pas
le pécheur (Luc 15 : 11-24). Si nous faisons preuve d’un repentir sincère, il nous
accorde sa grâce.

Nous sommes héritiers de Dieu


Dieu ne nous traite pas comme des esclaves, qui doivent travailler sans rien rece-
voir en échange. Il a fait de nous ses héritiers et les cohéritiers de Christ (Romains
8 : 17). L’héritage qu’il nous réserve dépasse tout ce que nous pourrions mériter
par notre travail. Nous le remercions pour cette grâce en le servant. Dieu a fait de
nous ses héritiers ; par conséquent, il nous a également confié des tâches, à sa-
voir apporter une contribution dans le cadre du plan de salut.

Personne ne peut nous séparer de l’amour de Dieu


Dans l’affliction, nous pouvons néanmoins avoir la certitude que rien ne peut nous
séparer de l’amour de Dieu, et ce même en dépit de notre peur (Romains 8 : 38-39).

| 40
14/15.2.2024

Notre Père veille sur nous. Il pourvoit à nos besoins et veut nous donner son
royaume. Nous ne sommes pas des victimes qui doivent subir les vicissitudes de
la vie sans pouvoir réagir. Nous avons décidé de vivre notre vie avec Jésus-Christ.
Quand nous souffrons, c’est avec Christ que nous souffrons (Romains 8 : 17).
Comme l’ont fait Pierre et Paul en prison, nous continuons à servir notre Seigneur
malgré l’adversité.

Au cœur de l’affliction, nous n’avons pas besoin d’avoir peur, mais nous pouvons
être assurés que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Les pharisiens
prétendaient que Jésus avait tort parce qu’il était seul. Le Seigneur leur a répondu
qu’il n’était pas seul, parce que le Père était avec lui (Jean 8 : 13-18). Nous
sommes résolus à faire ce qui est agréable à Dieu, quoi qu’en pense la société.
Nous savons que Dieu est avec ceux qui font sa volonté, et il est plus grand que
tous.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Paul souligne que pour l’homme pé- ◼ Nous n’obéissons pas à Dieu
cheur, la justification devant Dieu ne parce que nous craignons sa pu-
s’obtient pas par ses œuvres mais nition, mais parce que nous l’ai-
par sa foi (Romains 1 : 18 – 8 : 39). mons.
Dans ce passage, Paul en vient à
◼ Dieu a fait de nous ses héritiers ;
parler de la nouvelle réalité de vie du
par conséquent, il nous a égale-
chrétien (Romains 6-8) : bien que
ment confié des tâches dans le
nous vivions dans le péché, nous
cadre du plan de salut.
avons été libérés par l’Esprit de Dieu
et faits enfants de Dieu. Notre texte ◼ Au cœur de l’affliction, nous
biblique est introduit par les paroles n’avons pas peur mais sommes
du verset 14 : « ... tous ceux qui sont assurés que rien ne peut nous
conduits par l’Esprit de Dieu sont fils séparer de l’amour de Dieu.
de Dieu » et se termine par la décla-
◼ Nous voulons faire ce qui est
ration : « L’Esprit lui-même rend té-
moignage à notre esprit que nous agréable à Dieu, quoi qu’en
pense la société.
sommes enfants de Dieu » (Romains
8 : 16).

41 |
3e dimanche | En chemin avec Jésus

Puis il dit à tous : si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même,
qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Luc 9 : 23

La croix de Christ et le royaume de Dieu


Message
Suivre Christ implique de prendre sur soi sa croix.

Introduction
Dans la parole biblique d’aujourd’hui, le Seigneur s’adresse à ceux qui veulent le
suivre. Beaucoup sont venus auprès de lui pour obtenir de l’aide, puis sont repartis.
Mais certains sont devenus ses disciples et l’ont suivi parce qu’ils voulaient rester
avec lui. Certains chrétiens viennent à Jésus comme ils vont chez le médecin. Ils
implorent son aide et sont même disposés à payer quelque chose pour l’obtenir.
Une fois leur problème réglé, ils reprennent le cours normal de leur vie. Mais nous,
nous voulons suivre Jésus, c’est-à-dire rester près de lui et entrer dans son
royaume.

Comment entrer dans le royaume de Dieu


Ceux qui veulent entrer dans le royaume de Dieu doivent renoncer à eux-mêmes :

◼ ils ne peuvent pas suivre leur propre chemin, mais doivent se conformer
à l’enseignement de Jésus. C’est lui qui décide de ce qui est bien ou mal ;
◼ ils ne peuvent prétendre mériter le salut par leurs bonnes œuvres. Il leur
faut reconnaître qu’ils ne doivent le salut qu’à la grâce de Jésus ;
◼ ils doivent renoncer à leur nature pécheresse, devenir une nouvelle créa-
ture en Christ par la régénération d’eau et d’Esprit et se conformer à
l’image de Christ.

Se charger de sa croix
Nous utilisons souvent l’image de la croix pour évoquer les malheurs et les cir-
constances qui nous pèsent. Mais notre parole biblique ne parle pas de ces far-
deaux-là. En effet, Jésus n’a jamais dit que nous devions être malheureux ou souf-
frir chaque jour de notre vie pour être sauvés !

Dans notre parole biblique, le Seigneur fait référence à sa condamnation à mort.


À l’époque, les criminels condamnés à mort devaient se rendre jusqu’au lieu d’exé-
cution en portant la partie transversale de leur croix (patibulum). À cet égard, éga-
lement, il s’agit de suivre Christ, car le vieil Adam et le péché auquel il est asservi

| 42
18.2.2024

sont morts ; nous avons condamné à mort le vieil Adam, nous voulons mourir au
péché, et tout cela doit être visible chez nous.

Renoncer au mal
Au moment de notre baptême, nos parents ont pris l’engagement de renoncer au
mal. Le ministre qui nous a baptisés a pris l’eau consacrée pour dessiner à trois
reprises une croix sur notre front. Ce signe de la croix symbolise à la fois notre
appartenance au corps de Christ et notre détermination à lutter contre le mal. La
croix tracée avec l’eau du baptême s’efface très vite, mais l’engagement pris de-
vrait rester visible tout au long de notre vie. Si nous renonçons vraiment au mal,
nous ne mentons pas, nous ne manquons pas de respect à notre prochain et nous
ne le tourmentons pas, et nous ne courons pas impitoyablement après l’argent.

Persécutés au nom de Christ


La croix symbolise aussi les souffrances subies par Jésus. Le Seigneur a prédit à
ses disciples qu’ils seraient persécutés, eux aussi (Matthieu 5 : 10-11 ; Jean 15 : 20).
Notre foi ne nous protège pas du malheur. Ne nous laissons pas arrêter par les
malheurs qui surviennent dans notre vie. Prenons cette croix sur nous et conti-
nuons à avancer en direction du royaume de Dieu !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Entre la confession de Pierre et la Pour entrer dans le royaume de


transfiguration, Jésus parle pour la Dieu, nous devons :
première fois de ses souffrances,
◼ reconnaître que ce ne sont
de sa mort et de sa résurrection,
pas nos bonnes œuvres qui
ainsi que de l’imitation (Luc 9 : 22-
comptent, mais seule la grâce
27) ; c’est dans ce contexte que se
de Dieu.
trouve notre parole biblique.
L’évangile selon Luc poursuit la ◼ prendre sur nous notre croix,
description des événements lors- faire preuve de détermination
que Jésus s’est dirigé vers Jérusa- dans la lutte contre le péché et
lem (Luc 9 : 51 sqq.). rester fidèle à Christ.

43 |
Service divin en semaine | Connaissance de la Bible

Les démons priaient Jésus, disant : Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce


troupeau de pourceaux. Matthieu 8 : 31

Lecture biblique : Matthieu 8 : 28-34

L’autorité de Jésus-Christ
Message
Jésus a le pouvoir sur le mal.

Introduction
Comme le relatent les évangiles, la vie et l’activité de Jésus-Christ étaient accom-
pagnées de forces maléfiques. Les évangiles relatent que l’homme Jésus a été
tenté par le diable afin de le séparer de la communion avec Dieu. Cette tentative
était vouée à l’échec, car Jésus vivait en communion étroite avec Dieu.

Dans le passage en Matthieu 8 : 28-32, Jésus rencontre deux personnes possé-


dées par des démons, qui vivaient dans des grottes funéraires et semblaient très
dangereuses, de sorte que les gens avaient peur d’elles. Jésus, qui se trouve en-
core à une certaine distance d’elles, se fait houspiller : « Qu’y a-t-il entre nous et
toi, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Ce ne
sont pas ici les personnes possédées qui parlent, mais les démons, des puis-
sances spirituelles négatives qui représentent le mal.

Le pouvoir de Jésus sur le mal


Il semble étrange que les démons s’adressent à Jésus en tant que Fils de Dieu,
car les gens n’étaient souvent pas capables de le reconnaître. Les esprits malé-
fiques le reconnaissent et parlent de son pouvoir et de la mission qui lui incombe,
c’est-à-dire détruire les œuvres du diable (I Jean 3 : 8). Cependant, Jésus semble
venir plus tôt que prévu, car cette œuvre ne se réalise en fait que par sa mort et
sa résurrection et trouve sa conclusion dans la nouvelle création. Les démons re-
connaissent Jésus comme le Fils de Dieu et le Seigneur ; ils savent ainsi que leur
pouvoir est terminé.

L’un des signes de la proximité ou de la présence du royaume de Dieu en Christ


est son autorité à chasser les démons (Marc 1 : 27 ; Luc 4 : 36) et à exercer une
domination sur eux. Les esprits maléfiques l’acceptent et demandent à Jésus : « Si
tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux. » (Matthieu 8 : 31).
Et c’est ce qui se produit.

| 44
21/22.2.2024

Le pouvoir du mal
Certaines personnes croyantes ont peur du malin, du diable ou des démons, c’est-
à-dire des esprits mauvais qui pourraient leur faire du mal. Ils considèrent peut-
être le diable comme le grand adversaire de Dieu ou même comme un méchant
dieu. Ils n’ont que peu de confiance en le pouvoir de Dieu et en le pouvoir de leur
foi. Le récit en Matthieu 8 nous enseigne le contraire, à savoir que Dieu est aussi
maître des esprits, qu’ils soient bons ou mauvais. Ils ne peuvent faire que ce qu’il
permet. C’est Dieu qui règne, et personne d’autre ! Ceux qui croient en Jésus-
Christ savent que le pouvoir du mal est brisé. Ceux qui n’ont pas confiance en lui
donnent au mal la possibilité de développer son effet. Car Jésus est ressuscité
pour que « tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre » (Phi-
lippiens 2 : 10).

Cependant, il semble souvent que le mal soit dominant et que le bien et le divin
soient en fait inefficaces. L’effet du mal devient d’autant plus puissant dans le
monde et en nous que nous accordons foi à ses fausses promesses – par exemple
au fait que l’influence, la réalisation personnelle et la réussite matérielle donnent
un sens et un avenir à notre vie. Faisons confiance à la toute-puissance du Res-
suscité !

Contexte Synthèse

Le passage en Matthieu 8 : 28-34 ◼ Les esprits mauvais reconnais-


relate que Jésus se trouvait près de sent Jésus et parlent de sa mis-
la ville de Gadara. Les pourceaux sion de détruire les œuvres du
mentionnés dans le récit indiquent diable.
que Jésus se trouvait dans une
◼ Les personnes croyantes, aussi,
région habitée par des non-juifs.
ont parfois peur du malin, du
Jésus œuvre ainsi déjà au-delà
diable.
d’Israël. L’accent du récit n’est pas
mis sur la guérison, mais sur le fait ◼ Dieu est aussi maître des esprits,
de montrer le pouvoir de Jésus sur qu’ils soient bons ou mauvais. Ils
les démons. Les puissances anti- ne peuvent faire que ce qu’il per-
divines reconnaissent et témoignent met.
du pouvoir de Dieu présent en
◼ Ceux qui croient en Jésus-Christ
Jésus. Le passage en Marc 5 : 1-17
relate l’histoire de manière plus savent que le pouvoir du mal est
brisé.
détaillée.

45 |
4e dimanche | Préparation en vue du service divin en faveur des défunts

Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les
hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il y a
un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ
homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage
rendu en son propre temps. I Timothée 2 : 3-6

Tous parviendront à la connaissance


de la vérité
Message
Nous prions pour le salut de tous les hommes.

Introduction
Dieu veut que tous les hommes aient accès au salut. Jésus-Christ est venu ap-
porter le salut aux Juifs et aux non-juifs. Le salut est offert aux justes, mais aussi
à ceux qui enfreignent les commandements (p. ex. la femme adultère), aux cor-
rompus (p. ex. Zachée) et aux criminels (p. ex. le larron à la croix). Il a même prié
pour le salut de ses tortionnaires. Jésus apporte le salut aux vivants et aux morts
(I Pierre 3 : 18-20).

Intercession pour tous les hommes


Nous sommes appelés à prier pour le salut de tous les hommes (I Timothée 2 : 3),
les vivants et les défunts. Notre intercession témoigne de notre foi en l’efficacité
de la parole de Dieu et de notre confiance en la puissance de son amour. Notre
intercession est aussi l’expression de notre amour pour le prochain. Nous désirons
le salut de tous les hommes, sans exception. Nous ne sommes pas comme les
ouvriers de la première heure, qui exigeaient de recevoir plus que les autres (Mat-
thieu 20 : 12), ni comme le frère du fils perdu, qui s’est offusqué de l’accueil fait au
coupable (Luc 15 : 25-32). Nous n’attendons pas de notre prochain qu’il vive et
souffre exactement comme nous pour obtenir la même grâce que nous. Nous
prions pour qu’il puisse être régénéré d’eau et d’Esprit et se conformer à l’Évangile
de Christ en menant sa vie, dans son environnement et sa culture.

Proclamation de l’Évangile
En priant pour le salut des hommes, nous exprimons le souhait que tous aient la
possibilité de connaître Christ et de le suivre. Mais nous sommes bien conscients
qu’ils ne peuvent découvrir l’Évangile que s’il leur est annoncé. Et c’est à nous que
le Seigneur a confié cette mission !

| 46
25.2.2024

Nous demandons à Dieu de nous rendre capables de nous approcher de contem-


porains avec lesquels nous pouvons parler de Christ. Dans nos conversations ou
sur les réseaux sociaux, n’hésitons pas à exprimer notre point de vue en tant que
chrétien, que nos interlocuteurs croient en Christ ou non !

Nous prions pour devenir une « lettre de Christ »


Nous demandons à Dieu de nous aider à être une véritable lettre de Christ, connue
et lue de tous les hommes (II Corinthiens 3 : 2-3). Nous voulons que nos actes
témoignent de notre reconnaissance envers Dieu, de notre confiance en lui et de
notre amour pour lui ! Persévérons dans cette voie, même si nous pensons parfois
que notre témoignage n’est pas reçu. Par notre exemple, nous pouvons être une
bénédiction pour des personnes dont nous ignorons jusqu’à l’existence !

Jésus-Christ a institué l’Église et a envoyé les apôtres pour rendre accessible aux
hommes la plénitude du salut donnée en lui. Notre amour pour autrui nous incite
à prier pour l’Église et l’apostolat, mais aussi à nous engager au sein de l’Église et
à soutenir les apôtres dans leur mission.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

L’épître exhorte à ne pas négliger ◼ Dieu veut que tous les hommes
la prière au cours du service divin : puissent accéder au salut par la
la demande, la prière, l’intercession foi en Jésus-Christ.
et les actions de grâces, c’est-à-
◼ Nous intercédons pour tous les
dire la prière dans son ensemble
hommes, les vivants et les dé-
(I Timothée 2 : 1). Il incombe à
funts.
l’Église de prier et d’intercéder pour
tous les hommes, car la volonté ◼ Nous voulons être des témoins
salvifique de Dieu s’adresse à tous crédibles de Christ en paroles et
les hommes (I Timothée 2 : 2-4). en actes.
Vient ensuite une confession de la
médiation de Jésus entre les
hommes et Dieu, qui s’est donné
lui-même en rançon (I Timothée
2 : 5-6).

47 |
Service divin en semaine

Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore


ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.
Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut em-
prunter de toi. Matthieu 5 : 40-42

L’amour de l’ennemi
Message
Nous nous concentrons sur la bonté, l’amour et la miséricorde.

Introduction
Le texte biblique s’inscrit dans le contexte du Sermon sur la montagne, lors duquel
Jésus a prêché le royaume de Dieu face au peuple. Dans le Sermon sur la mon-
tagne, Jésus interprète la loi mosaïque et la corrige en même temps. Jésus parle
avec une autorité divine qui surpasse de loin celle de Moïse. Au cours du Sermon
sur la montagne, Jésus se révèle être le législateur du royaume de Dieu.

Jésus aborde le problème de la vengeance


Le point de départ pour la parole biblique d’aujourd’hui est une parole issue
d’Exode 21 : 24 : « Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, et dent pour
dent » (Matthieu 5 : 38). Dans la loi mosaïque, il s’agissait en effet de limiter le
désir d’une vengeance effrénée de la partie lésée. Il y était prévu qu’elle soit in-
demnisée en conséquence pour les dommages causés. Jésus, en revanche, ne
faisait pas allusion à ce genre de châtiment ou de réparation, mais à une attitude
appropriée à l’avènement du royaume de Dieu. Le commandement que Jésus a
donné est le suivant : « ... laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à
faire un mille, fais-en deux avec lui. » L’objectif, avec un tel comportement, est de
mettre fin au schéma général « méfait/répression ». Il permet de provoquer un
changement d’attitude chez celui qui fait le mal et chez celui sur qui le mal est fait.

Reconnaître et pardonner
Jésus nous exhorte à mettre en évidence la présence du royaume de Dieu parmi
les hommes et à se comporter en conséquence. Celui qui fait le mal doit recon-
naître qu’il a mal agi. En revanche, celui sur qui le mal a été fait ne doit pas cher-
cher à se venger. Il n’est en effet pas facile de pardonner à quelqu’un qui nous a
causé d’importants dommages, mais le simple fait d’avoir la volonté de pardonner
peut nous empêcher de faire une fixation sur le mal. Luttons contre le fait que le
mal soit élevé au point central de notre vie et qu’au final, la victime et le coupable
soient semblables.

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28/29.2.2024

Témoigner par les actes


Appliquons les paroles de Jésus dans notre vie ! Nous voulons faire partie du
royaume de Dieu, alors n’agissons plus seulement dans notre propre intérêt. Nous
nous concentrons sur la bonté, l’amour et la miséricorde, espérant ainsi donner à
l’injuste, au violent, c’est-à-dire à l’ennemi, un exemple de comportement différent.
Un tel comportement étonnera peut-être plus d’un : ne pas insister sur ses droits
acquis et faire même confiance à la miséricorde et à l’abord facile des personnes
hostiles. Par ailleurs, une personne qui agit mal peut changer ; un ennemi ne doit
pas forcément rester ennemi pour toujours. Car lorsque le royaume de Dieu vien-
dra, la vengeance et la réparation de dommages ne joueront plus aucun rôle.
Toutes les querelles seront oubliées et remplacées par l’amour.

Agissons tous de manière à ce que notre comportement devienne un exemple


stimulant, car le royaume de Dieu pourra ainsi être également expérimenté à tra-
vers nous.

Contexte Synthèse

En Matthieu 5 : 38-41, Jésus aborde ◼ Jésus est le législateur du


le problème de la vengeance. Le point royaume de Dieu.
de départ des affirmations suivantes
◼ Nous témoignons de l’avènement
est une parole en Exode 21 : 24.
du royaume de Dieu en nous
Dans le Sermon sur la montagne, orientant vers la bonté, l’amour et
Jésus utilise à plusieurs reprises la la miséricorde.
formule « Vous avez appris » pour
◼ Notre comportement exemplaire
introduire une référence à la loi mo-
aide les autres à changer leur at-
saïque. À cela s’oppose la formula-
titude.
tion « Mais moi, je vous dis », qui
souligne l’autorité exceptionnelle de
Jésus. Il n’est pas seulement l’inter-
prète mais également le législateur
de la loi mosaïque.

49 |
Service divin de jeunesse

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. Matthieu 6 : 21

Où est ton cœur ?


Message
Nous aspirons à une richesse spirituelle !

Les trésors terrestres


Christ les décrit comme des trésors qui sont rongés par la teigne et la rouille et
dont la valeur est, par conséquent, limitée dans le temps.

Enfants, nous attendions toujours avec impatience la distribution des cadeaux à


Noël. Que nous étions heureux ! Et aujourd’hui, où sont passés ces cadeaux ?
Peut-être que nous les avons négligemment laissés dans un coin et complètement
oubliés ; peut-être sont-ils même déjà cassés ou nous les avons jetés depuis long-
temps. Nous voyons par là qu’il faut relativiser la valeur des biens terrestres. Ce
qui comptait beaucoup pour nous hier, a déjà perdu toute son importance au-
jourd’hui.

Mais il faut bien dire que ceux qui ne possèdent rien ou pensent posséder trop peu
se demandent si cette situation doit rester ainsi et s’ils ne peuvent pas simplement
agir comme beaucoup d’autres personnes. Sans aucun doute, une personne dont
la subsistance matérielle n’est pas assurée vit dans l’inquiétude, voire même par-
fois l’angoisse. Néanmoins, certaines personnes pensent constamment à la ma-
nière dont ils pourraient s’enrichir. Elles ont fait de cette quête de la richesse le
centre de leur vie.

Jésus, en revanche, nous rappelle que nous devons aspirer par-dessus tout à la
richesse éternelle, qui consiste en la communion éternelle avec Dieu.

Nous pensons peut-être qu’il s’agit à cet égard d’un objectif ambitieux et important
pour un avenir lointain, mais que, pour l’instant, nous avons d’autres choses plus
urgentes à régler. Raisonnons-nous ainsi ?

Une question de cœur


Lorsque Jésus parle du cœur, il ne fait évidemment pas référence à l’organe hu-
main, mais au siège des sentiments, des passions et de la volonté de l’homme. Si
nous sommes passionnés pour quelque chose, nous investirons notre temps,
notre énergie et toutes nos forces à cette cause. Lorsque nous nous donnons

| 50
Février 2024

corps et âme à quelque chose, nous nous y consacrons intensément et avec pas-
sion. À quoi nous donnons-nous corps et âme ? À notre éducation scolaire, notre
travail, notre famille, ou nous consacrons-nous à amasser des trésors célestes ?

Quelle est la chose la plus importante dans notre vie ?


La parole biblique nous incite à réfléchir à ce qui compte le plus dans notre vie.
Christ nous conseille d’investir notre temps, nos forces et notre énergie à amasser
des trésors célestes. Cela signifie que nous nous donnons à Christ et que nous le
suivons.

Il n’y a pas de mal à aspirer à la sécurité matérielle, à une bonne éducation et au


succès ; ce sont de bonnes choses qui sont même nécessaires. En effet, le Sei-
gneur n’a pas dit : « cherchez uniquement le royaume de Dieu », mais : « cher-
chez premièrement le royaume et la justice de Dieu » (Matthieu 6 : 33). Quelques
versets auparavant, Jésus enseigne au peuple comment prier. Parmi les de-
mandes, il y celle-ci : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien » (Matthieu
6 : 11).

Si notre cœur bat pour Christ et que notre trésor est au ciel, les trésors terrestres
peuvent même nous aider à faire du bien non seulement à nous-mêmes mais
aussi à notre prochain. Par ailleurs, nous pouvons montrer à notre prochain com-
bien il est important d’avoir un trésor dans le ciel !

Contexte Synthèse

La parole biblique est issue du Ser- ◼ Christ distingue entre les trésors
mon sur la montagne (Matthieu 5– terrestres et les trésors célestes.
7). Jésus y décrit quel devrait être
◼ La priorité première devrait aller
le comportement de ceux qui font
à la recherche d’un trésor dans
partie du royaume de Dieu. Il est
le ciel.
également clair que de nombreuses
exigences de Jésus servent à mon- ◼ Par conséquent, notre cœur,
trer le dénuement et la nature pé- notre temps, notre énergie et nos
cheresse de l’homme. Non seule- forces devraient d’abord être
ment l’auditeur y est encouragé à orientés vers le désir d’entrer
agir d’une certaine manière, mais il dans la communion éternelle
doit également prendre conscience avec Dieu.
de sa dépendance de la grâce de
Dieu.
Proposition pour une lecture optionnelle
pendant le service divin : Proverbes 4 : 10-23

51 |
| 52
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

3 mars 1er dimanche | Service divin en faveur des défunts


Dieu agit sans limites pour le salut

6/7 mars Le parfum de Christ

10 mars 2e dimanche
Appelés à servir

13/14 mars La consolation de Dieu

17 mars 3e dimanche
La sainte cène – une profession de foi

20/21 mars Le chemin de croix de Christ

24 mars 4e dimanche | Rameaux


L’entrée à Jérusalem

29 mars Vendredi saint


Un sacrifice par amour

31 mars 5e dimanche | Pâques


Jésus-Christ est ressuscité !

Service divin de jeunesse


Être chrétien

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


3 Mars 2024
53 |
| 54
Avant-propos Mars 2024

Le premier dimanche de mars est consacré aux défunts. La prédication sou-


ligne que la volonté salvifique de Dieu s’étend aux vivants et aux morts. Les
défunts peuvent recevoir les sacrements, être intégrés au corps de Christ et
appelés en tant que prémices. Nous avons ainsi la certitude que le salut n’est
pas limité par la mort et que le défunt ne doit pas se passer de l’aide divine.

Les dimanches suivants abordent les aspects de la Passion. Ainsi, la prédica-


tion du deuxième dimanche a pour thème le Fils de l’homme, Jésus, et son
service. Il est venu pour servir et non pour se faire servir, pour apporter le salut
aux hommes et s’occuper de leurs besoins spirituels. Il a combattu le mal et
remporté la victoire. Le service désintéressé de Jésus est exemplaire pour nous,
qui croyons en lui, notre Seigneur et Sauveur. Jésus s’est tourné vers les
hommes, bien qu’ils ne pouvaient rien ou peu lui rendre. Faisons nous aussi le
bien, notamment à ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ne peuvent pas
nous le rendre.

Le troisième service dominical de mars est l’occasion de nous remémorer


l’institution de la sainte cène. Elle a lieu dans le cercle des disciples. Qui prend
la sainte cène confesse sa foi en Christ, en sa mort sacrificatoire, en sa résur-
rection, en son retour et donc en la mission des apôtres actuels.

Les dimanches suivants sont marqués par trois grandes fêtes religieuses : les
Rameaux, Vendredi saint et Pâques, où nous ne commémorons pas seulement
des événements importants de la vie de Jésus et des étapes clés dans l’histoire
du salut, mais aborderons aussi des vérités centrales de la foi chrétienne.

Le dimanche des Rameaux est le quatrième dimanche de mars et également


le dernier dimanche du temps de la Passion. Ce jour, nous commémorons l’en-
trée de Jésus à Jérusalem et le fait que Jésus est le Messie et le roi d’Israël.
Dans un premier temps, le peuple acclame Jésus avec beaucoup d’enthou-
siasme, mais bientôt il le rejettera, déçu, car ne répondant pas à ses attentes.
Aujourd’hui, nous ne nous contentons pas d’accueillir Jésus : nous restons au-
près de lui et annonçons son salut.

La mort sacrificatoire de Jésus joue un rôle de premier plan dans le service


divin du Vendredi saint. Le sacrifice de Jésus est l’expression de l’amour de
Dieu pour l’homme. La foi en ce sacrifice est nécessaire pour atteindre la com-
munion parfaite avec Dieu.

Le cinquième dimanche, à Pâques, nous célébrons la résurrection de Christ, qui


est à l’origine de la nôtre. Annoncer la résurrection de Jésus est un devoir qui
incombe à tout chrétien. Celui qui croit en Jésus témoigne de sa résurrection.

55 |
1er dimanche | Service divin en faveur des défunts

Si je monte aux cieux, tu es là ; Si je me couche au séjour des morts, te voilà.


Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer,
Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira. Psaumes 139 : 8-10

Dieu agit sans limites pour le salut


Message
Partout, que ce soit dans l’ici-bas ou dans l’au-delà, l’homme peut compter sur la
présence et l’aide de Dieu.

Introduction
En Israël, on a longtemps pensé que la mort mettait fin à la relation de l’homme
avec Dieu (Psaumes 6 : 6 ; Ecclésiaste 9 : 5-6). Notre parole biblique exprime ce-
pendant la certitude que les morts sont interpellés par Dieu et peuvent être assurés
de la sollicitude de Dieu.

La toute-puissance de Dieu, son omniscience et son omniprésence


Le Psaume 139 met en avant la grandeur de Dieu, sa toute-puissance. Le psal-
miste exprime le fait que l’on ne peut pas se cacher devant Dieu ni le fuir. Dieu est
partout. Le passage en Psaumes 139 : 7-12 exprime l’impossibilité de se cacher
devant Dieu, d’échapper à son regard. Ces déclarations ressemblent d’abord à un
avertissement : on ne peut se cacher de Dieu, il nous demandera des comptes.
Pourtant, les déclarations de la parole biblique ont une composante positive évi-
dente : partout, qu’il monte au ciel ou qu’il descende parmi les morts, l’homme peut
compter sur la présence et l’aide de Dieu.

Cette certitude est exprimée dans le premier article de notre confession de foi :
« Je crois en Dieu, le Père, le Tout-Puissant, le créateur du ciel et de la terre. »
Nous attestons ainsi que Dieu peut tout, que rien ne lui est impossible, qu’il n’existe
pour lui aucune limite à l’accomplissement de sa volonté.

La volonté salvifique de Dieu pour les défunts


Dans l’univers des défunts, la certitude de la présence et de la miséricorde de Dieu
joue un rôle décisif. La volonté salvifique de Dieu ne s’arrête pas à la frontière de
la mort, mais s’étend au-delà. Dieu accorde le salut aux vivants et aux morts de la
même manière, par la parole et les sacrements.

◼ Comme le priant dans le passage en Psaumes 139 : 8-10, certains


hommes veulent fuir Dieu et cherchent à s’éloigner de lui. L’incrédulité, la

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3.3.2024

moquerie et la méchanceté sont comme des moyens pour l’homme de


nier Dieu, de nier sa réalité. Cependant, ce psaume exprime le fait que
Dieu ne rompt la relation avec aucun homme, car l’homme a été créé par
lui (Psaumes 139 : 13-16), et ce à l’image de Dieu. Ce que Dieu a jugé un
jour comme étant « très bon » (Genèse 1 : 31), il veut le savoir en vie. Le
psalmiste n’est pas le seul à être important aux yeux de Dieu (Psaumes
139 : 14). Tout homme peut dire à juste titre : Dieu me connaît tout parti-
culièrement, et pas seulement mon passé, mais aussi mon avenir
(Psaumes 139 : 16).
◼ Certains, qui ont essayé d’éviter Dieu toute leur vie, auront peut-être la
nostalgie de Dieu dans l’au-delà. Cette nostalgie peut être renforcée par
les impulsions du Saint-Esprit que nous demandons pour les défunts.
C’est ainsi que peuvent se développer la foi et la conscience de l’impor-
tance de recevoir les sacrements.
◼ Certains chrétiens sont très inquiets pour des personnes qui leur sont
proches et qui ne suivent plus le chemin de la foi. Elles craignent que ces
âmes incrédules doivent rester éternellement éloignées de Dieu. Nous
pouvons attirer l’attention de ces chrétiens sur le fait que Dieu accorde
aussi la possibilité de se repentir aux morts qui n’ont pas cru et qui n’ont
pas suivi Jésus-Christ.

Nous sommes convaincus, avec le psalmiste, que Dieu tendra aussi la main aux
morts pour les conduire dans la communion des rachetés, afin qu’ils attendent eux
aussi le retour de Christ et s’y préparent, pour pouvoir ainsi annoncer l’Évangile
de l’amour de Dieu à tous les hommes dans le royaume de paix, aux côtés de
Christ et entrer à la fin dans la nouvelle création.

Contexte Synthèse

La toute-puissance de Dieu est ◼ Le savoir de Dieu est universel et


évoquée dans le Psaume 139. insaisissable pour l’homme.
L’omnipotence de Dieu comprend
◼ Les possibilités de Dieu sont illi-
son omniscience (versets 2-4,
mitées, il n’existe aucun lieu
13-16) et son omniprésence
échappant à son influence.
(versets 8-10).
◼ Les vivants et les morts peuvent
Dans sa toute-puissance, Dieu
compter sur la présence de Dieu,
n’oublie pas l’homme et veut son
sur sa sollicitude et son aide.
salut.

57 |
Service divin en semaine

Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les
pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut
remplie de l’odeur du parfum. Jean 12 : 3

Le parfum de Christ
Message
Les chrétiens exhalent un parfum de vie.

Introduction
Notre parole biblique (Jean 12 : 3) relate que Marie a oint Jésus d’une livre de
parfum de nard véritable et précieux. Elle a utilisé le précieux parfum – un ouvrier
journalier aurait dû travailler pendant dix mois pour l’obtenir – et en a oint les pieds
de Jésus, un acte que Judas a considéré comme un gaspillage d’argent. Il n’a pas
compris la signification réelle de cet événement. Selon lui, l’argent aurait dû être
donné aux pauvres.

Aujourd’hui, nous examinons cet événement de plus près afin d’approfondir notre
compréhension du précieux nard et du parfum qui emplissait la maison.

De l’huile d’onction de nard pur et précieux


Le nard était un parfum coûteux déjà évoqué dans le Cantique des cantiques de
Salomon (Cantique des cantiques 1 : 12 ; 4 : 13-14). En oignant Jésus de ce par-
fum précieux, Marie le reconnaît comme l’Oint – Jésus, le Messie. En même temps,
Jésus a clairement indiqué que l’onction indiquait sa mort et anticipait l’onction de
son corps (Jean 12 : 7). La préciosité du parfum montre que l’envoi du Messie et
sa mort sont des événements centraux du salut.

Seul Judas a critiqué l’onction (Jean 12 : 4-6) et a posé une question tout à fait
compréhensible : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers,
pour les donner aux pauvres ? » Il se demandait si, compte tenu de la pauvreté
qui régnait partout et dont les évangiles faisaient état à plusieurs reprises, il était
juste de gaspiller ainsi un article de luxe au lieu de l’utiliser pour quelque chose
d’utile. La question de Judas n’était cependant pas sincère, car il prenait pour lui
l’argent destiné aux pauvres.

L’onction de Jésus
Marie a oint les pieds de Jésus, rappelant ainsi la situation après la mort de Lazare,
où elle était tombée aux pieds de Jésus (Jean 11 : 32). Cela met l’accent sur la

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6/7.3.2024

vénération de Marie et en même temps sur la majesté de Jésus. L’onction des


pieds de Jésus par Marie représentait un contraste avec Jésus qui a lavé les pieds
de ses disciples et qui s’est ainsi humilié lui-même. La majesté et l’abaissement
sont ainsi mis en relation. Le « parfum » qui émane de Jésus provient à la fois de
sa position sublime de Fils de Dieu et de sa volonté de souffrir.

Marie considérait l’onction comme un hommage bienveillant. Judas ne la voyait


que comme un gaspillage d’argent. En Jean 12 : 7-8, il apparaît clairement que
seul Jésus comprenait vraiment la signification de l’onction dans l’histoire salvi-
fique.

La maison a été remplie du parfum de l’huile


Aujourd’hui, nous considérons que le terme « parfum » est une odeur agréable ou
sucrée qui sert à chasser les odeurs désagréables. Le parfum de l’huile d’onction
qui emplissait la maison renvoie à la bonne odeur de la vie, qui bannit la mauvaise
odeur de la mort (II Corinthiens 2 : 15-16). En dépit des apparences, la mort de
Jésus n’est pas le triomphe de la mort, mais de la vie.

Tous ceux qui appartiennent à Jésus et qui croient en lui devraient aussi répandre
la bonne odeur de la vie : par de bonnes œuvres qui peuvent réjouir le prochain.
C’est justement face à la bassesse et à la méchanceté qu’une attitude affirmant la
vie et les hommes est importante. « En elle était la vie, et la vie était la lumière des
hommes. » (Jean 1 : 4).

Contexte Synthèse

Le passage en Jean 12 : 1 parle du ◼ En oignant Jésus d’un parfum


retour de Jésus à Béthanie six jours précieux, Marie met en évidence
avant la fête de la Pâque. le fait que l’Oint est présent.
Le passage en Jean 12 : 2 parle de ◼ L’onction illustre la majesté et
l’organisation d’un banquet en l’hon- l’abaissement de Jésus.
neur de Jésus. Le caractère festif du
◼ Comme Jésus, nous devons
repas est mis en évidence par le fait
répandre une bonne odeur de
que l’on soit couché à table (et non
la vie.
pas assis). Il est fait mention de
Marthe, qui sert les invités. Lazare
est l’un des convives honorés qui
sont couchés avec Jésus à table.

59 |
2e dimanche | Le temps de la Passion

Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner
sa vie comme la rançon de beaucoup. Marc 10 : 45

Appelés à servir
Message
Dieu nous a élus pour servir.

Introduction
Jacques et Jean ont exprimé le désir non seulement d’accéder au royaume de
Dieu, mais aussi d’y occuper une place particulière. Les autres disciples se sont
offusqués de cette demande. Jésus leur a répondu que le salut était une grâce
que Dieu accordait à qui il voulait. Pour l’obtenir, il fallait faire mourir l’ancienne
créature et servir.

Dans ce contexte, la notion de « servir » ne renvoie pas à la relation de subordi-


nation qui existe entre le domestique et son maître. Jésus parle ici du service qui
consiste à donner à manger – comme l’ont fait Marthe et la belle-mère de Simon
pour lui (Luc 10 : 40 ; Marc 1 : 31) et lui-même l’a fait pour ses disciples (Luc 22 :
27). Servir consiste donc à contribuer au bien du prochain, en lui procurant ce dont
il a besoin.

Le service de Jésus-Christ
Jésus-Christ est venu pour apporter aux hommes le salut et pourvoir à leurs be-
soins spirituels :

◼ il a vaincu le mal et la mort pour que les hommes puissent en être délivrés ;
◼ il leur a fait découvrir la véritable nature de Dieu – il est grâce, sollicitude
et amour ;
◼ il leur a fourni le modèle à suivre pour être sauvé ; il a fait du bien gratui-
tement, jusqu’à la croix.

Il nous sert aussi aujourd’hui, en nous proposant son aide, son pardon et sa nour-
riture, sans jamais nous les imposer ; il viendra chercher les siens, et leur accordera
la grâce indispensable pour accéder à son royaume (I Pierre 1 : 13). Par la régéné-
ration d’eau et d’Esprit, il nous a donné la possibilité d’accéder à la communion
éternelle avec lui en tant que prémices, sans avoir à attendre le Jugement Dernier.
Cette élection est liée à une vocation particulière, à savoir de contribuer, en tant que
sacerdoce royal, au salut de tous les hommes dans le millénaire de paix.

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10.3.2024

Notre service
Nous nous préparons à cette fonction en apprenant à servir en suivant l’exemple
de Jésus. En Matthieu 25, Jésus nous appelle à « servir » ceux qui souffrent (Mat-
thieu 25 : 45). L’amour de Christ nous incite à nous tourner vers les autres. Autour
de nous, il y a, spirituellement parlant, bien des affamés, des assoiffés, des dému-
nis, des étrangers, des malades et des prisonniers. Nous leur apportons l’Évangile
et, par là, nous leur prêtons une oreille attentive et leur accordons de la considé-
ration, de la sollicitude et de l’amour. Certains ont aussi besoin d’une aide maté-
rielle (Matthieu 6 : 3). Laissons-nous guider par l’Esprit Saint et venons à leur se-
cours.

Notre objectif est de servir, et non d’être servi. Faisons du bien à ceux qui ne peu-
vent pas nous le rendre (Luc 6 : 35). Quand nous venons au service divin, ce n’est
pas seulement pour être servis, mais aussi pour servir. Nous pouvons faire du bien
à nos frères et sœurs en leur souriant, en les écoutant, en leur témoignant consi-
dération et sollicitude. Nous pouvons prier ensemble pour ceux qui souffrent, sa-
chant que la prière commune a un poids particulier (Matthieu 18 : 19).

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le passage dont est tiré notre parole ◼ Jésus-Christ est venu pour
biblique évoque une dispute de rang apporter aux hommes le salut
entre les disciples. et pourvoir à leurs besoins.
Jacques et Jean, les fils de Zébédée, ◼ Il nous a élus pour faire partie du
veulent être assis l’un à la droite et sacerdoce royal dans le millé-
l’autre à la gauche de Jésus, quand naire de paix.
il sera dans sa gloire, c’est-à-dire
◼ Nous nous préparons en témoi-
occuper une place de choix. Ils ont
gnant de l’Évangile en paroles et
mal interprété la notion d’imitation ;
en actes.
mais Jésus clarifie immédiatement
la situation.

61 |
Service divin en semaine

Comme un homme que sa mère console, Ainsi je vous consolerai ; Vous serez
consolés dans Jérusalem. Vous le verrez, et votre cœur sera dans la joie.
Ésaïe 66 : 13-14a

La consolation de Dieu
Message
Dieu consolera ceux qui recherchent sa consolation.

Introduction
Au cours de l’histoire, Dieu n’a eu de cesse de dispenser la protection et la conso-
lation aux hommes. Par exemple, après la chute dans le péché, il a fourni des vê-
tements à Adam et Ève, afin qu’ils ne soient pas sans protection (Genèse 3 : 21).

Dieu console comme une mère


Dans la parole biblique, il est question d’une mère. À travers l’image de la mère,
la parole montre comment Dieu se tourne vers les hommes :

◼ Dieu nous purifie. Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Pierre, cepen-
dant, s’y est opposé dans un premier temps, il ne le voulait pas. Il ne le
comprenait tout simplement pas. Nous ne comprenons pas non plus cer-
taines choses, mais si nous permettons à Dieu de veiller sur nous, cela
servira à notre purification et à notre consolation.
◼ Dieu nous pardonne. Sa disposition au pardon est illimitée, mais nous de-
vons d’abord faire preuve de repentir pour nos péchés.
◼ Il reste à nos côtés. De nombreux disciples ont quitté Jésus. Même cer-
tains de ceux qui étaient les plus proches de lui ne l’ont même pas ac-
compagné jusqu’à la croix. Sa mère, cependant, Marie, était auprès de lui
jusqu’à la fin. Nous pouvons aussi y reconnaître l’accompagnement divin.
Dieu nous a promis qu’il serait toujours auprès de nous. Cette connais-
sance fortifie notre décision de ne pas le délaisser (Hébreux 13 : 5b).

Nous recevons sa consolation dans « Jérusalem »


Jérusalem peut aussi être comprise comme l’Église de Christ, dans laquelle Dieu
se manifeste par la parole et les sacrements. Nous acceptons l’invitation et nous
saisissons la consolation qu’il offre, en restant dans l’Église de Christ. Pour que
nous puissions venir vers Dieu, nous devons laisser les choses qui nous retiennent
derrière nous. Nous devons entendre la parole de Dieu et l’appliquer dans notre

| 62
13/14.3.2024

vie, nous réconcilier avec notre frère, aspirer à l’unité (Matthieu 5 : 23-24) et parti-
ciper dignement à la sainte cène (CÉNA 8.2.18).

Reconnaître la consolation de Dieu


Les événements et les pressions de la vie quotidienne peuvent nous préoccuper
à tel point que nous ne reconnaissons même pas la consolation que Dieu nous
offre. Prions pour que nos yeux s’ouvrent dans de telles situations et que nous
reconnaissions et expérimentions la présence réconfortante de Dieu et pour que
nous puissions à nouveau nous réjouir, même dans les afflictions (Romains 5 : 3).

Contexte Synthèse

La parole biblique est tirée du cha- ◼ Dieu nous réconforte dans les
pitre final du livre d’Ésaïe. Les Juifs afflictions.
qui étaient revenus de la captivité
◼ Nous sommes consolés par le
en Babylone vivaient souvent dans
fait que nous sommes purifiés,
des conditions désespérées, qui ne
que nous sommes pardonnés et
permettaient pas d’imaginer un
que nous avons la certitude que
changement positif. Cependant,
Dieu est avec nous.
Dieu dit qu’il apportera du réconfort,
comme une mère le fait avec ses ◼ Nous expérimentons la consola-
enfants. tion au sein de l’Église de Christ.
◼ Prions pour que nous reconnais-
sions la présence réconfortante
de Dieu !

63 |
3e dimanche | Le temps de la Passion

Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe,
vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
I Corinthiens 11 : 26

La sainte cène – une profession de foi


Message
Nous confessons Jésus-Christ lors de chaque célébration de la sainte cène.

Introduction
La célébration de la sainte cène est l’événement central du service divin (CÉNA-
QR 620). Jésus-Christ a institué la sainte cène dans le cercle de ses apôtres et
leur a confié le pouvoir et la mission de la célébrer. Partout où les apôtres sont à
l’œuvre, les fidèles peuvent recevoir le corps et le sang de Jésus. Le Seigneur
nous demande de célébrer la sainte cène en mémoire de lui (Luc 22 : 19). C’est à
cette fin que le Saint-Esprit nous rappelle, à travers la prédication, les paroles de
Jésus, sa vie, son sacrifice, sa résurrection et la promesse de son retour. Dieu
nous offre le pardon des péchés pour que nous puissions participer dignement à
la sainte cène.

La sainte cène en tant que repas de la profession de foi


À travers la sainte cène, Jésus-Christ nous exprime son amour et nous commu-
nique sa nature et sa force. Pour la communauté et pour chacun de ses membres,
la célébration de la sainte cène est une profession de foi. En recevant l’hostie con-
sacrée, nous confessons

◼ notre foi en Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, en son enseignement, sa


vie, son sacrifice, sa résurrection, son retour et en l’apostolat qu’il a man-
daté ;
◼ notre reconnaissance et notre amour pour Christ – nous remercions le Fils
de Dieu d’avoir accepté de devenir homme et d’avoir donné sa vie pour
nous. Nous lui renouvelons notre promesse de le suivre fidèlement et de
le servir ;
◼ notre désir d’être auprès de lui – Jésus aspire à partager son repas avec
les siens dans son royaume (Luc 22 : 16-30). L’amen que nous disons en
recevant l’hostie est une façon d’exprimer notre attente du retour de Jésus
(Maranatha – I Corinthiens 16 : 22) et notre désir d’être en communion
éternelle avec lui.

| 64
17.3.2024

Les effets de la sainte cène


Les effets de la sainte cène ne se limitent pas à la durée de la célébration. Dans
notre vie quotidienne, nous confessons

◼ notre foi en Jésus-Christ, en faisant preuve de courage et d’assurance –


celui qui croit en la victoire de Christ n’a pas de raison de craindre l’avenir ;
◼ notre gratitude et notre amour, en suivant et en servant Christ sans exiger
de contrepartie ;
◼ notre ardent désir d’être en communion avec Jésus-Christ. Nous faisons
un pas de plus en sa direction – en renonçant à quelque chose qui lui
déplaît ou en faisant un pas pour nous rapprocher de notre prochain.

N’oublions jamais que la digne réception de la sainte cène est indispensable à


notre salut. Mettons tout en œuvre pour que la célébration de la sainte cène soit
une véritable fête pour le corps et l’âme, un avant-goût du repas que l’Épouse
partagera avec l’Époux !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Il y a des conflits au sein de l’Église ◼ Pour la communauté et pour cha-


de Corinthe et des malentendus cun de ses membres, la célébra-
concernant les actes cultuels. La tion de la sainte cène est une
question se pose de savoir quelle profession de foi.
est la bonne manière de célébrer la
◼ Nous confessons notre foi en
sainte cène. À en croire le récit en
Jésus-Christ et lui témoignons
I Corinthiens 11 : 17-22, des
notre reconnaissance et notre
scènes plus ou moins chaotiques
amour ainsi que notre désir d’être
se sont déroulées lors de la célé-
auprès de lui.
bration de la sainte cène. L’apôtre
Paul est tout à fait clair sur le com- ◼ La manière de recevoir la sainte
portement qu’il convient d’adopter cène a des répercussions sur
lors de la célébration de la sainte notre vie quotidienne : nous con-
cène et cite une tradition de la fessons Jésus-Christ, lui témoi-
sainte cène qui nous vient du Sei- gnons notre amour et renonçons
gneur Jésus lui-même (I Corin- à tout ce qui pourrait nous empê-
thiens 11 : 23-25). Mais il ajoute lui- cher d’accéder à la communion
même les termes qui constituent éternelle avec lui.
notre parole biblique.

65 |
Service divin en semaine

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la


résolution de se rendre à Jérusalem. Luc 9 : 51

Le chemin de croix de Christ


Message
Rien n’arrête Jésus sur son chemin.

Introduction
L’histoire salvifique n’est pas déterminée par des hasards, mais par la volonté de
Dieu. « Lorsque les temps ont été accomplis », Dieu a envoyé son Fils en tant
qu’homme parmi les hommes (Galates 4 : 4) et, de la même manière, le temps
était accompli (Luc 9 : 51) pour que Jésus retourne auprès du Père. Cette parole
biblique indique clairement que l’histoire salvifique a atteint ce tournant décisif. Par
conséquent, nous voyons maintenant où se trouve la place réelle du Fils de Dieu :
dans le ciel, dans la communion immédiate avec Dieu, le Père. Ce retour n’est pas
immédiat, il doit d’abord se rendre à Jérusalem.

Le chemin de la Passion de Jésus


Le chemin de Jérusalem est le chemin de la souffrance, de la croix et finalement
de la résurrection et de l’ascension. À Jérusalem se trouve le temple, la demeure
de Dieu, c’est pourquoi on y trouve le but et la fin de la vie de Jésus. Lors de la
transfiguration de Jésus, il apparaît clairement : « [c’étaient Moïse et Élie] qui, ap-
paraissant dans la gloire, parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusa-
lem » (Luc 9 : 31).

Pour que le plan de salut de Dieu avec la souffrance et la mort de Jésus à Jérusa-
lem s’accomplisse, Jésus a évité une confrontation avec Hérode Antipas. Ce fai-
sant, Jésus a fait comprendre aux pharisiens comment et où le plan de salut de
Dieu s’accomplirait finalement : « Mais il faut que je marche aujourd’hui, demain,
et le jour suivant ; car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusa-
lem » (Luc 13 : 33).

Jésus était déterminé à accomplir sa mission et, même sur ce dernier tronçon du
chemin, rien n’a pu le détourner de ce chemin. Le retour vers le Père dans le ciel
ne peut avoir lieu pour Jésus, qui est vrai homme et vrai Dieu, que s’il suit en tant
qu’homme le chemin de la souffrance et de la mort jusqu’au bout. C’est en gardant
à l’esprit cette mission que « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem »
(Luc 9 : 51b).

| 66
20/21.3.2024

Les obstacles sur le chemin vers la perfection


Lorsque nous reconnaissons que personne ne peut empêcher Dieu d’accomplir
et d’achever le plan de salut, cela nous encourage à faire confiance à Dieu à tous
points de vue. Dans notre vie, nous pouvons nous retrouver dans des situations
qui se révèlent difficiles ou même non maîtrisables pour nous. Ce peuvent égale-
ment être des bouleversements dans la relation aux autres hommes, au sein du
couple ou de la famille. Là aussi, notre foi peut être mise à l’épreuve et même être
ébranlée. Nous pouvons même nous retrouver dans des situations existentielles
et désespérées dans lesquelles nous ne pouvons plus que nous laisser tomber
entre les mains de Dieu. Surtout lorsque nous ne pouvons même plus prier vers
Dieu, « l’Esprit nous aide dans notre faiblesse » et se tient à nos côtés pour que
nous puissions être à la hauteur de notre vocation divine (Romains 8 : 26-30).

Notre mission dans le plan de salut de Dieu


L’Église-Épouse a également une mission au sein du plan de salut, qui est de
proclamer le salut en Christ dans le royaume de paix. Dès à présent, témoignons
de l’importance salvatrice de Jésus-Christ en paroles et en actes et ne laissons
rien ni personne nous en empêcher (Romains 8 : 38-39).

Contexte Synthèse

Pour les chrétiens néo-aposto- ◼ Le chemin de Jésus vers Jérusa-


liques, les quarante jours avant lem est le chemin de la souf-
Pâques – le temps de la Passion – france, de la croix et aussi de la
sont l’occasion d’une réflexion sur résurrection et de l’ascension.
l’événement salvifique et un temps
◼ La mort de Jésus à Jérusalem
de repentance.
est une nécessité de l’histoire
Dans les Pensées directrices, le salvifique.
terme de « temps de la Passion »
◼ Nous aussi, suivons notre che-
désigne généralement les services
min vers la perfection avec l’aide
divins qui sont célébrés deux ou
de Dieu.
trois semaines avant Pâques.
◼ Aujourd’hui et en particulier à
l’avenir, l’Église-Épouse a une
mission à accomplir dans le plan
de salut.

67 |
4e dimanche | Dimanche des Rameaux

Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.
Jean 12 : 23

Lecture biblique : Jean 12 : 12-19

L’entrée à Jérusalem
Message
Faisons savoir qui est Dieu et qui nous sommes.

Introduction
Jésus s’est rendu à Jérusalem pour glorifier Dieu et être glorifié par lui. Il savait
que le moment était venu de révéler publiquement et clairement la nature de Dieu
et la sienne.

Il fait son entrée dans Jérusalem monté sur un âne pour montrer qu’il est le Messie
annoncé en Zacharie 9 : 9. En guérissant des aveugles et des boiteux dans le
temple, la demeure de Dieu, il signale que c’est à travers sa personne que Dieu
agit et sauve désormais (Matthieu 21 : 14). En chassant les marchands du temple,
il annonce que son sacrifice remplacera le culte sacrificiel.

Les premières réactions à l’action de Jésus sont positives. Une grande foule venue
de Jérusalem vient à sa rencontre et se joint à ceux qui l’accompagnent pour l’ac-
clamer. Les enfants, bien qu’ils ne connaissent pas les prophéties, crient dans le
temple : « Hosanna au Fils de David » (Matthieu 21 : 15). Et même des Grecs
demandent à le voir (Jean 12 : 20-21).

Jésus-Christ est rejeté par beaucoup


En l’espace de quelques jours, l’opinion publique se retourne contre Jésus :

◼ Le peuple est déçu. Il attendait de Jésus qu’il mette fin à l’oppression ro-
maine et rétablisse le royaume d’Israël.
◼ Les juifs pieux sont irrités par son interprétation de la Thora, sa bienveil-
lance envers les pécheurs et son intervention dans le temple. Pour eux,
c’est le strict respect de la loi qui donne accès au salut. Pour eux, la bé-
nédiction et la grâce sont acquises au prix d’offrandes et de sacrifices.
◼ Les autorités religieuses ont peur. Elles savent que les Romains ne sau-
raient tolérer qu’un juif se dise investi de la royauté, et ont peur de perdre
leur statut et leur influence.

| 68
24.3.2024

Jésus savait ce qui l’attendait et redoutait les souffrances à venir (Jean 12 : 27).
Mais c’est précisément lors de sa Passion et de sa mort qu’il a révélé la grandeur
de Dieu et sa nature humaine et divine. Dieu a finalement glorifié Jésus-Christ en
le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à sa droite.

Nous glorifions Christ


Nous aussi, nous pouvons glorifier Jésus en affirmant avec force qu’il agit dans
son Église pour nous sauver. Nous le démontrons notamment en recherchant sa
proximité lors des services divins, en lui faisant confiance et en agissant selon sa
parole.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Jésus entre à Jérusalem à l’occa- ◼ Jésus est venu à Jérusalem pour


sion de la Pâque (Jean 12 : 12-19). glorifier Dieu et être glorifié par lui.
Après son entrée, Jésus parle du
◼ Dans sa Passion, il a révélé aux
moment où il sera élevé en tant que
hommes la nature de Dieu et la
Fils de l’homme, c’est-à-dire qu’il
sienne. Dieu l’a ressuscité et fait
ira à la croix. Par la parabole du
entrer dans sa gloire.
grain de blé qui doit mourir pour
vivre, Jésus illustre sa mort et son ◼ Nous sommes appelés à glorifier
élévation sur la croix. Jésus fait Jésus-Christ en recherchant sa
référence à ceux qui veulent le proximité lors des services divins,
suivre : ils doivent haïr leur vie au en lui faisant confiance et en
lieu de l’aimer, pour ne pas la agissant selon sa parole.
perdre (Jean 12 : 25-26).

69 |
Vendredi saint

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous
êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Jean 15 : 13-14

Lecture biblique : Jean 19 : 16-30

Un sacrifice par amour


Message
Nous croyons en l’amour de Dieu et l’aimons en retour.

Introduction
L’évangile selon Jean est celui de l’amour. Il insiste davantage sur l’amour de Jé-
sus et sa détermination à donner sa vie pour les siens que sur ses souffrances. À
vrai dire, toute la Bible parle de l’amour de Dieu pour l’homme. Et, vu sous cet
angle, le sacrifice de Jésus est la plus grande déclaration d’amour que l’on puisse
imaginer.

Dieu est amour


Dieu est amour. Le Dieu trine est amour par nature : le Père, le Fils et le Saint-
Esprit sont trois Personnes distinctes qui sont parfaitement et éternellement une.
En créant l’homme à son image, Dieu lui a permis d’être en parfaite communion
avec lui, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Adam et Ève se sont détournés de Dieu.
Mais Dieu a continué à aimer l’homme et n’a cessé de l’appeler à revenir vers lui.

L’envoi du Fils
Il a envoyé son Fils sur terre pour délivrer les êtres humains de l’emprise du mal.
Jésus-Christ a vaincu le mal en résistant non seulement à ses tentations, mais
aussi à toute la violence déployée contre lui. Par son sacrifice, il a redonné à
l’homme la possibilité de venir à Dieu.

Le sacrifice de Jésus est l’expression de l’amour de Dieu


Pour inciter l’homme à entrer à nouveau en communion avec Dieu, Dieu n’a pas
recours à la contrainte. Le salut n’est imposé à personne. Dieu déclare tout son
amour à l’homme en donnant son Fils en sacrifice. Même au plus fort de sa souf-
france, Jésus-Christ a pris soin de l’homme : il a pardonné à ses tortionnaires et
témoigné sa sollicitude pour les siens. Jésus-Christ a accepté de mourir pour sau-
ver tous les hommes, y compris ceux qui l’avaient rejeté, méprisé, trahi et torturé.
Le sacrifice à la croix est un message d’amour de Dieu à l’homme en tous temps :
« Je t’aime, je t’ai ouvert la porte pour venir à moi, viens ! »

| 70
29.3.2024

Accepter le sacrifice
Pour parvenir à la communion avec Dieu, l’homme doit croire que Jésus-Christ a
donné sa vie en sacrifice pour nous. Dans le même temps, il doit croire en la parole
de Christ qui fait connaître la volonté de Dieu. Nous croyons que Dieu nous aime
et que la mort de Jésus est l’expression la plus forte de l’amour que Dieu nous
témoigne.

Dans les moments difficiles, nous sommes souvent tentés de demander à Dieu
de nous donner plus et de nous libérer de la souffrance et de tous les besoins.
Nous aimerions qu’il nous prouve son amour en accédant à nos demandes. Dieu
ne nous le reproche pas. Néanmoins, son aide ne consiste souvent pas en des
actes tangibles mais en un renforcement de la foi, de l’amour et de la fidélité. Nous
recevons les forces qui nous permettent de traverser les périodes difficiles. Il n’y a
pas de plus grande preuve d’amour que le sacrifice de Jésus-Christ.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

En Jean 15 : 9, Jésus parle de la ◼ Le sacrifice de Jésus est l’ex-


relation d’amour qui existe entre lui pression et la preuve de l’amour
et le Père. La relation d’amour du de Dieu pour les hommes.
Père à l’égard du Fils se reflète
◼ Pour parvenir à la communion
dans la relation entre Jésus et ses
avec Dieu, l’homme doit croire en
disciples. La relation d’amour entre
le sacrifice de Jésus et en sa pa-
Jésus et les disciples doit être la
role, par laquelle la volonté de
référence pour la relation des dis-
Dieu nous est révélée.
ciples entre eux. L’amour de Dieu
et l’amour des hommes entre eux
sont directement liés. En Jean
15 : 13, il est clairement établi que
le fait de donner sa vie pour
quelqu’un est l’expression même
de l’amour suprême. Jésus fait ici
référence à sa mort sacrificatoire.

71 |
5e dimanche | Pâques

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut,
où Christ est assis à la droite de Dieu. Attachez-vous aux choses d’en haut,
et non à celles qui sont sur la terre. Colossiens 3 : 1-2

Lecture biblique : Jean 20 : 1-10 ; 19-23

Jésus-Christ est ressuscité !


Message
Nous levons les yeux vers le Ressuscité et recherchons la communion avec lui.

Introduction
Jésus a souffert et expiré aux yeux de tous. Mais, après sa résurrection et jusqu’à
son ascension, il n’est apparu qu’à ceux qui avaient cru en sa parole avant sa mort.
Ce simple constat souligne combien la résurrection de Jésus et la foi en Jésus
sont liées.

Ceux qui croient en Jésus-Christ ont part à sa résurrection


La foi en la résurrection de Christ est une force – celui qui croit que Dieu a ressus-
cité Jésus-Christ des morts et lui a donné un corps incorruptible peut avoir la cer-
titude que rien ne peut entraver l’agir salvifique de Dieu. La régénération d’eau et
d’Esprit donne au croyant l’assurance de pouvoir faire partie des prémices et par-
ticiper aux noces dans le ciel.

Le baptisé d’eau et d’Esprit porte toujours son regard sur

◼ Jésus-Christ, le vainqueur – Jésus a triomphé du mal et de la mort ;


◼ Jésus-Christ, le vivant – Jésus est bien plus qu’un prophète du passé dont
nous pouvons nous inspirer. Il s’intéresse à notre vie. Il vient à notre ren-
contre dans la sainte cène et il est présent au milieu de nous.
◼ Jésus-Christ, le premier-né d’un grand nombre de frères (Romains 8 : 29).
Il a été le premier à recevoir un corps de résurrection et est donc la raison
de notre résurrection.

Attachez-vous aux choses d’en haut


La parole nous exhorte à nous concentrer sur ce qui existe déjà « en haut », au-
trement dit à nous concentrer sur les réalités spirituelles qui demeurent encore
cachées à l’entendement humain : notre vie en Christ n’est pas encore visible, car
dans notre vie quotidienne, nous sommes exposés aux mêmes difficultés que

| 72
31.3.2024

ceux qui ne croient pas. Mais si nous creusons un peu, nous réalisons que la foi
nous donne accès à une paix et une joie que le monde ne connaît pas ; l’Église
de Christ une, sainte, universelle et apostolique existe, mais elle reste encore ca-
chée à nos yeux. Ceux qui croient et s’engagent activement dans la communauté
des chrétiens peuvent dès aujourd’hui expérimenter l’Église de Christ dans leur
quotidien : dans les actes d’amour et dans les sacrements.

Annoncer la résurrection de Jésus


Le Ressuscité a chargé ceux qu’il a rencontré d’annoncer sa résurrection. Il a fi-
nalement ordonné à ses apôtres d’annoncer la bonne nouvelle du salut à tous les
hommes. Et il nous envoie nous également, qui lui appartenons, pour annoncer
sa mort, sa résurrection et son retour. Faisons savoir, par nos paroles et nos actes,
que Christ est notre avenir !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La ville de Colosses est située dans ◼ La foi en la résurrection de Christ


la vallée du Lycus, en Asie mi- est une force qui nous permet
neure, dans l’actuelle Turquie. d’avoir la certitude que l’Œuvre
C’est à la communauté chrétienne de rédemption de Dieu sera
locale que s’adresse l’épître aux achevée.
Colossiens. Le thème théologique
◼ Le baptisé d’eau et d’Esprit
le plus important de l’épître aux Co-
tourne toujours son regard vers
lossiens est la description de
Jésus-Christ.
Jésus-Christ en tant que maître du
cosmos et médiateur de la création ◼ Nous voulons faire savoir à nos
(Colossiens 1 : 15-20). Un autre contemporains, par nos paroles
thème de l’épître est la mise en et nos actes, que Christ est notre
garde des croyants contre les avenir.
fausses doctrines qui menaçaient
alors le christianisme encore récent
(Colossiens 1 : 23 ; 2 : 4). Notre
parole biblique se trouve au début
de la partie d’exhortation de l’épître,
qui souligne que nous devons
rechercher les choses d’en haut :
la gloire en Jésus-Christ (Colos-
siens 3 : 1-4).

73 |
Service divin de jeunesse

Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait
été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Actes 4 : 12

Être chrétien
Message
Le salut n’existe qu’en Jésus.

Introduction
Dans les siècles passés, les hommes n’étaient pas aussi libres de décider de leur
vie qu’ils le sont aujourd’hui dans de nombreux pays. Les fils d’un menuisier de-
venaient également artisans et ses filles se mariaient dans ces milieux. Il en allait
de même pour les paysans, les commerçants et les nobles. L’ascension sociale
n’existait pas ; les gens se voyaient même imposer le type de vêtements à porter,
leur lieu de résidence ou leur nourriture. Certains comportements et coutumes et
même la foi étaient largement déterminés par les autorités et par la société.

Respect et tolérance
Heureusement, cela a changé au fil du temps dans certaines sociétés. Les gens
peuvent davantage décider de la manière dont ils souhaitent organiser leur vie. Il
existe toute une série de formes de vie différentes, qui coexistent sur un pied
d’égalité et sont généralement respectées. Les gens sont aussi devenus plus to-
lérants en matière de foi. Et une coexistence pacifique des différentes religions est
également souhaitable. Cependant, cela conduit certaines personnes à penser
que la voie religieuse qu’elles empruntent n’a aucune importance pour le salut de
l’âme. Elles pensent qu’il suffit d’être une « bonne personne » pour aller, d’une
manière ou d’une autre, dans « le ciel » à la fin de ses jours.

Le salut seulement en Jésus


Le Seigneur était tolérant envers ses contemporains et les traitait avec respect et
sans crainte (Jean 4). Cependant, concernant le salut de l’âme, il a clairement
indiqué que d’autres critères s’appliquent à cet égard. Ainsi, il a dit : « Je suis le
chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14 : 6). Ou
encore : « … car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos
péchés » (Jean 8 : 24). Dans ce contexte, nous comprenons la confession des
disciples, telle que nous la retrouvons dans notre parole biblique. À l’époque
comme aujourd’hui, de nombreuses personnes ont du mal à l’accepter. Elles ai-
meraient aussi suivre leur propre chemin en matière de foi, et certaines personnes
pensent pouvoir se racheter elles-mêmes en menant une bonne vie.

| 74
Mars 2024

Diversité des styles de vie


Du point de vue de notre foi, il n’y a aucun inconvénient à ce que nous organisions
notre vie différemment et selon nos propres idées sur l’un ou l’autre point. Nous
avons une multitude de sensibilités, de dispositions ou d’intérêts différents, et nous
mettons en conséquence l’accent sur différents aspects de notre vie personnelle.
Il est souhaitable que nous puissions également développer individuellement les
dons que Dieu nous a donnés. Comme Jésus, nous voulons nous aussi rencontrer
notre prochain sans préjugés, même s’il pense, ressent ou vit différemment de
nous.

L’imitation crédible de Jésus


En ce qui concerne le salut de l’homme, nous adoptons, comme les premiers chré-
tiens, une attitude sans équivoque. Cela a de l’importance que nous croyions ou
non en Jésus comme notre Sauveur et Rédempteur. En tant que chrétiens, nous
confessons que nous lui appartenons. Nous le suivons, nous observons les com-
mandements de Dieu et nous persévérons dans l’enseignement des apôtres, dans
la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans la prière (Actes 2 : 42).
Nous n’orientons pas notre vie uniquement vers le gain et la réussite matériels et
nous essayons d’aider notre prochain. En toutes choses, nous sommes cons-
cients que nous ne pouvons pas obtenir le salut par nos bonnes œuvres (Romains
3 : 28). Seuls le mérite et la grâce de Jésus nous ouvrent la voie vers la commu-
nion éternelle avec Dieu, qui nous offrira la paix intérieure, le bonheur indestruc-
tible et aujourd’hui encore une joie profonde ainsi qu’une existence en étroite com-
munion avec Dieu et les uns avec les autres.

Contexte Synthèse

Le passage en Actes 4 : 1-22 relate ◼ Le Seigneur comme nous-


comment les apôtres Pierre et Jean mêmes faisons preuve de tolé-
annoncent la résurrection de Jésus. Ils rance à l’égard des différents
sont arrêtés et jetés en prison. Devant modes de vie.
le sanhédrin, Pierre rend témoignage
◼ Le salut de l’homme n’est garanti
de la puissance et de la force de Jésus.
qu’en Jésus-Christ.
Proposition pour une lecture optionnelle
pendant le service divin : l’article 2 de notre
confession de foi CÉNA 2.4.2

75 |
| 76
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

3/4 avril Rencontre avec le Ressuscité

7 avril 1er dimanche


Christ, le maître de notre vie

10/11 avril Retenir fermement la foi et l’assurance

14 avril 2e dimanche
Confiance en le Dieu véritable

17/18 avril Nous considérons la fin

21 avril 3e dimanche
Le combat contre le mal

24/25 avril La consolation

28 avril 4e dimanche
Forts en Christ

Service divin de jeunesse


La foi fait la différence

Service divin pour enfants


Les demandes

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


4 Avril 2024
77 |
| 78
Avant-propos Avril 2024

Le premier dimanche d’avril est également le premier dimanche après la fête


de Pâques et le début de la période post-pascale. La prédication développera
les effets de la foi en la mort et la résurrection de Jésus. Le centre de la vie de
chaque croyant est Jésus-Christ, qui est notre modèle et vers lequel nous ten-
dons. Par notre comportement, nous pouvons montrer que nous sommes des
témoins de Jésus ressuscité.

Le deuxième dimanche d’avril, la prédication portera sur la foi juste en Dieu,


dont fait également partie une image correspondante de Dieu. Ce n’est pas le
désir de santé, de richesse ou de réussite qui doit être au centre de notre rela-
tion à Dieu, mais le désir de salut, de communion avec lui. L’ambition de Dieu
est de conduire l’homme dans la communion avec lui. Cela implique aussi qu’il
nous donne les forces, la confiance et la capacité à supporter les problèmes et
à aborder leur solution. Quiconque reconnaît cela s’épargnera certaines décep-
tions.

Le troisième dimanche du mois d’avril, il est question de reconnaître que le


Fils de Dieu s’est fait homme pour détruire les œuvres du malin. Jésus-Christ
montre comment Dieu est réellement et détruit ainsi la fausse image de Dieu
que véhicule le malin. En même temps, il met aussi en évidence la fausse
image que l’homme a de lui-même, souvent marquée par une surestimation de
ses capacités. Jésus nous fait comprendre que nous sommes des pécheurs,
qui n’ont aucun mérite à faire valoir, et qui sont entièrement dépendants de la
grâce de Dieu.

La prédication du quatrième et dernier dimanche d’avril a pour thème le fait


que le Saint-Esprit nous rend forts en Christ. Grâce à son efficacité, nous pou-
vons, comme lui, rester fidèles au Père, en faisant l’expérience d’une commu-
nion intime avec le Père et en participant ainsi à sa force et à sa puissance. De
plus, le Saint-Esprit nous révèle la toute-puissance de Dieu et nous donne l’as-
surance que Dieu mènera à bien son plan de rédemption. Cette connaissance
nous permet de surmonter les difficultés de la vie tout en persévérant dans le
service du Seigneur.

79 |
Service divin en semaine

Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi.
Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient
pas que c’était Jésus. Jean 21 : 3-4

Rencontre avec le Ressuscité


Message
Le Ressuscité se révèle pour nous aider.

Introduction
Le passage en Jean 21 : 3-4 fait partie des récits d’apparitions du Ressuscité. Au
début, Jésus n’est pas reconnu, ce n’est que par certains actes ou certaines pa-
roles que les personnes présentes comprennent de qui il s’agit. Outre Pierre, sont
également mentionnés en Jean 21 : 2 Thomas et Nathanaël ; les deux étaient des
sceptiques que Jésus a convaincus (Jean 1 : 45-46 ; 20 : 24-29). Il est clairement
indiqué qu’il ne s’agit pas ici de personnes crédules, mais de personnes critiques.
Il est ainsi suggéré que les apparitions du Ressuscité ne sont pas basées sur
l’auto-illusion ou l’illusion d’autrui, mais sont des événements réels.

Jésus donne du courage


Tandis que certaines rencontres sont attendues avec impatience, il y a celles qui
se produisent par surprise et qui deviennent beaucoup plus importantes que ce à
quoi on s’attendait. Les disciples avaient pêché en vain. Jésus les a encouragés
à essayer à nouveau. Ils ont suivi sa parole et ont alors reconnu le Seigneur.

Reconnaître le Ressuscité
Le fait que les disciples n’aient d’abord pas reconnu le Ressuscité reflète un
manque de connaissance ou d’amour. Le disciple que Jésus aimait l’a reconnu en
premier (Jean 21 : 7). Ce disciple avait une relation particulièrement étroite avec
Jésus. En Romains 5 : 5, nous lisons que l’amour de Dieu a été répandu en nos
cœurs. Cet amour nous permet de reconnaître le Seigneur :

◼ dans la parole et les sacrements – que nous recevons dans la maison du


Seigneur
◼ dans son Église – nous sommes appelés à être des collaborateurs de
Dieu (I Corinthiens 3 : 9).

| 80
3/4.4.2024

Grâce à l’amour de Dieu, nous sommes en mesure de reconnaître le Ressuscité.


Il est de notre devoir d’attirer l’attention d’autrui sur lui pour qu’ils le reconnaissent,
comme le disciple que Jésus aimait, qui a attiré l’attention de Pierre et des autres
sur lui (Jean 21 : 7).

Prendre en compte le conseil du Ressuscité


Nous obtenons le salut et l’aide lorsque nous prenons à cœur le conseil du Sei-
gneur. Cela signifie être acteur de la parole, et pas seulement auditeur (Jacques
1 : 22). Écouter et faire ce que dit le Seigneur est une caractéristique du sage qui
construit sa maison sur le roc. Notre rencontre avec le Seigneur dans le présent doit
servir à nous préparer à son retour promis, le jour où il sera révélé dans sa gloire.
Nous serons alors semblables à lui et nous le verrons tel qu’il est (I Jean 3 : 2).

Contexte Synthèse

Le passage en Jean 21 est un ap- ◼ Les apparitions du Ressuscité


pendice à l’évangile qui date de la sont des événements réels.
première moitié du IIe siècle. Le
◼ Jésus donne le courage de ne
Ressuscité, Jésus, se montre à ses
pas abandonner.
disciples au lac de Tibériade (Géné-
sareth). Après la crucifixion, certains ◼ Nous reconnaissons la présence
disciples sont sans doute retournés du Seigneur dans la parole et les
à leurs occupations initiales. Pierre sacrements et dans son Église.
décide de reprendre son activité de
pêcheur, d’autres disciples – parmi
eux Thomas et Nathanaël – l’accom-
pagnent. La situation rappelle la
pêche miraculeuse de Pierre, rela-
tée dans les trois premiers évangiles
(p. ex. Luc 5 : 1-7). Ici comme ail-
leurs, les disciples restent d’abord
sans succès, les filets restent vides.

81 |
1er dimanche | Période post-pascale

Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous
défendre avec douceur et respect. I Pierre 3 : 15

Christ, le maître de notre vie


Message
Nous orientons notre vie en fonction de Jésus-Christ.

Introduction
L’objectif central de la première épître de Pierre est de renforcer la confiance en
Christ. Les communautés chrétiennes d’Asie mineure étaient exposées aux hos-
tilités et aux répressions. Il n’était ainsi pas facile pour les chrétiens de vivre leur
foi. Par leur mode de vie, ils devaient témoigner de l’espérance en Jésus-Christ
qui vivait en eux : « … et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils
vous calomnient [...], ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient cou-
verts de confusion. » (I Pierre 3 : 16).

Les tentations
Même ceux qui extérieurement peuvent vivre librement leur foi sont exposés aux
tentations. En I Pierre 5 : 8, il est indiqué que l’Église du Seigneur doit être prête à
une attaque de Satan à tout moment. Ce n’est pas différent aujourd’hui. Il faut
sanctifier le Seigneur dans son cœur et par des actes appropriés. C’est la seule
façon de montrer qu’il est le maître de notre vie.

Orienter nos sens vers Christ


L’épître invite les membres de l’Église à être animés « des mêmes pensées, des
mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité »
(I Pierre 3 : 8). Être animé des mêmes pensées signifie que l’on est conscient de
vivre en communion avec Jésus-Christ, que l’on oriente ses sens vers lui et que
l’on laisse ainsi son être être façonné par lui. Les cinq sens avec lesquels nous
expérimentons et saisissons le monde devraient également se rapporter à Christ
et à son Évangile :

◼ la vue : gardons toujours notre regard tourné vers le Seigneur


◼ l’ouïe : soyons avides de la parole de Dieu
◼ le goût : soyons désireux de goûter à la sainte cène
◼ le toucher : ressentons son amour, par lequel il nous rencontre également
en autrui

| 82
7.4.2024

◼ l’odorat : dans les Saintes Écritures, il est question de « l’odeur de sa con-


naissance » (II Corinthiens 2 : 14) et du sacrifice « de bonne odeur »
(Éphésiens 5 : 2).

Accepter la loi de Christ


Celui qui veut témoigner l’Évangile de façon crédible aime Dieu et le prochain. Il
ne passe pas à côté de la souffrance d’autrui, mais il a un cœur empli de compas-
sion et une main secourable. Il sera disposé à porter le fardeau d’autrui (Galates
6 : 2) et à prendre pour modèle le comportement du bon Samaritain (Luc 10 : 25-37).

Quiconque veut suivre Jésus-Christ doit faire preuve d’humilité et porter le joug de
Christ (Matthieu 11 : 29). Le « joug » est généralement le symbole de l’esclavage
ou de l’oppression et, dans le passage en Galates 5 : 1, aussi le symbole de la loi
mosaïque. Le joug de Jésus-Christ, dont fait partie le double commandement de
l’amour, est exactement le contraire, puisqu’il apporte la liberté.

Contexte Synthèse

La 1ère épître de Pierre ne ◼ La confiance en Christ doit être


s’adresse pas à une Église en parti- renforcée.
culier, mais cherche à fortifier les
◼ Les afflictions font partie de la vie
chrétiens persécutés qui vivent dis-
du chrétien.
persés dans tout l’Empire romain.
Les croyants sont encouragés ◼ Nos sens doivent être orientés
à réfuter les arguments de leurs vers Christ.
adversaires par leur comportement
◼ Les personnes dans l’affliction
bon et constructif et peut-être
même à leur faire honte. sont appelées à pratiquer l’amour
de Dieu et l’amour du prochain.
◼ Le joug de Christ n’apporte pas
l’oppression, mais la liberté.

83 |
Service divin en semaine

Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions
fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement.
Hébreux 3 : 14

Retenir fermement la foi et l’assurance


Message

Christ sauve ceux qui restent fermes dans la foi.

Introduction
L’auteur de l’épître aux Hébreux exhorte l’Église à ne pas suivre l’exemple d’Israël
(Hébreux 3 : 16-19). Après avoir traversé la mer Rouge, les Israélites ont glorifié
Dieu (Exode 15 : 1-20). Mais ils ont cessé d’avoir confiance en lui dès qu’ils ont
souffert de la soif. Par la suite, ils ont abandonné leur espérance d’entrer dans le
pays promis en entendant le rapport fait par les espions.

La raison de notre assurance


Nous devons garder notre assurance pour accéder au royaume de Dieu. Cette
assurance consiste à :

◼ être fermement convaincu de la véracité de l’Évangile ;


◼ faire entièrement confiance à Christ ;
◼ espérer en Christ en étant absolument certain qu’il mènera son plan à la
perfection.

Les destinataires de l’épître devaient rester dans la disposition de cœur qu’ils


avaient au moment de leur conversion à la foi chrétienne. Depuis notre baptême
et notre saint-scellé, l’action du Saint-Esprit a permis à notre connaissance de
croître et à notre foi de s’affermir.

Ce que nous croyons


Nous croyons en la Trinité divine, en l’Évangile, en l’Église, en l’apostolat, aux sa-
crements et en le retour imminent du Seigneur.

Nous voulons garder cette foi jusqu’à la fin. Ni l’évolution de la société ni les chan-
gements intervenus dans notre vie ne devraient remettre en cause notre foi. Nous
voulons rester fidèles à nos convictions. Notre foi a une influence décisive sur nos
décisions, elle a des répercussions sur toute notre vie.

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10/11.4.2024

La constance dans la foi nous fait participer de Christ


La parole biblique précise que cette constance dans la foi est indispensable pour
être participants de Christ. Nous participons de Christ de différentes façons :

◼ La participation aux mérites de Christ et la sanctification ne sont possibles


que par la foi (Hébreux 2 : 11).
◼ La présence de Christ parmi les siens n’est perceptible que par ceux qui
croient en Jésus-Christ et en son Église.
◼ Nous sommes appelés à servir Christ et son Église (Hébreux 3 : 1). Pour
être béni, notre service doit procéder d’une foi sincère.

Restons fermes dans la foi – que nous professons devant Dieu et la commu-
nauté – et dans la certitude de la puissance de Christ.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La parole biblique commence par ◼ Nous gardons notre certitude


une description de Jésus-Christ, pour pouvoir entrer dans le
qui constitue une profession de foi royaume de Dieu.
unique : Jésus-Christ est apôtre
◼ Nous croyons en la Trinité divine,
et souverain sacrificateur (Hébreux
en l’Évangile, en l’Église, en
3 : 1). Le passage suivant, c’est-à-
l’apostolat, aux sacrements et en
dire de Hébreux 3 : 7 à 4 : 13, est
le retour imminent du Seigneur.
une interprétation du Psaume 95 par
l’auteur de l’épître aux Hébreux. ◼ La constance dans la foi est in-
Jésus a reçu une plus grande gloire dispensable pour être partici-
que Moïse autrefois. Moïse était fi- pants de Christ.
dèle à Dieu en tant que serviteur tan-
dis que Jésus-Christ est fidèle en
tant que Fils. En tant que Fils, Dieu
l’a placé au-dessus de la maison de
Dieu – cette maison est composée
des chrétiens qui attendent le salut
de Dieu en espérance. À titre de
contre-exemple, il y a la génération
d’Israélites qui ne voulaient pas
écouter la parole de Dieu dans le dé-
sert. La promesse de Dieu n’a été
d’aucune utilité pour cette généra-
tion, car elle ne l’a pas retenue dans
la foi (Hébreux 3 : 19).

85 |
2e dimanche | Période post-pascale

Oui, le bruit qui vient des collines et des montagnes n’est que mensonge ; Oui,
c’est en l’Éternel, notre Dieu, qu’est le salut d’Israël. Jérémie 3 : 23

Confiance en le Dieu véritable


Message
Ne nous faisons pas de fausses images de Dieu.

Introduction
La parole biblique exprime la prise de conscience selon laquelle toute aide vient
du Dieu vivant ; les idoles, qui étaient adorées sur les montagnes de Canaan, sont
des illusions et des mensonges.

Les idoles n’aident pas – l’aide ne se trouve qu’auprès de Dieu


Dans l’Ancienne Alliance, Dieu était toujours proche de son peuple. Il l’a délivré de
la captivité en Égypte, l’a conduit en toute sécurité à travers le désert jusque dans
la Terre promise. Cependant, le peuple s’est régulièrement montré insatisfait de
l’accompagnement de Dieu, qui ne correspondait souvent pas aux souhaits et aux
idées des Israélites. Les dieux des peuples qui entouraient Israël semblaient sou-
vent plus attirants que le Dieu vivant. Ils espéraient pouvoir les influencer par des
sacrifices et des rituels afin de multiplier leurs biens matériels ou de chasser les
maladies. Évidemment, l’aide espérée n’est pas venue, car ces dieux étaient des
images des désirs humains.

Les fausses images de Dieu


Nous aussi, comme le peuple de l’Ancienne Alliance, nous exigeons parfois de
Dieu qu’il nous aide à résoudre toutes sortes de problèmes de la vie. Peut-être
quelqu’un demande-t-il le succès économique ou la santé et il fait l’expérience que
Dieu ne répond pas à ce souhait. Une conséquence peut être que l’on se détourne
de Dieu et que l’on recherche d’autres aides. Il existe suffisamment d’offres qui
nous suggèrent que nous pourrions obtenir le succès et la santé en se détournant
de Dieu, qu’il suffit de faire ceci ou cela…

D’autres cherchent le sens de la vie uniquement dans les choses terrestres telles
que la richesse, le pouvoir, le succès, ou dans les efforts à créer son propre petit
monde dans lequel tout est orienté vers ses propres besoins. Ces personnes mè-
nent peut-être une vie agréable, mais le sens de la vie ne peut pas être atteint par
de telles choses !

| 86
14.4.2024

La véritable connaissance de Dieu


Le Fils de Dieu est devenu homme pour annoncer la proximité du royaume de
Dieu et apporter le sacrifice à Golgotha. Si l’on considère l’action et les discours
de Jésus, il ne s’agit pas de satisfaire ses désirs personnels mais d’établir une
relation d’amour avec Dieu et le prochain. Le temps de la Passion rappelle juste-
ment que Dieu ne laisse pas l’homme seul dans ses détresses. C’est pourquoi
nous sommes à la fois étonnés et touchés de voir que Dieu lui-même, à travers
son Fils, prend sur lui la souffrance et toute injustice.

Les conséquences
L’homme qui a reconnu que Dieu n’a pas à exaucer tous nos souhaits, mais qu’il
nous offre la vie et le salut, n’attendra pas de Dieu qu’il résolve tous les problèmes,
mais qu’il accorde les forces et la confiance nécessaires pour aborder lui-même
avec courage la résolution des problèmes. Une telle attitude naît de la certitude
que Dieu est amour et que cet amour nous portera aussi dans les situations diffi-
ciles.

Nous reconnaissons ainsi, comme le peuple d’Israël, que « c’est en l’Éternel, notre
Dieu, qu’est le salut ». Nous nous tournons dans la foi vers Jésus-Christ, qui a
souffert et qui est mort pour nous en tant que vrai Dieu et vrai homme. Par sa
résurrection, Jésus a brisé le pouvoir du mal, même si nous avons l’impression
qu’il triomphe dans le monde et dans notre vie.

Contexte Synthèse

Dans le passage en Jérémie 3 : 21- ◼ Quelquefois, l’accompagnement


25, le prophète parle des pleurs et divin ne correspond pas aux sou-
des lamentations d’Israël et du fait haits humains de prospérité et de
qu’ils ont suivi de faux dieux et santé.
qu’ils ont placé leurs espoirs en
◼ Avec l’aide de « dieux étran-
ceux-ci, qui ont néanmoins tous été
gers », on essaie d’obtenir ce
déçus. Ainsi, des dieux cananéens
que l’on désire. Il en résulte sou-
étaient vénérés sur les montagnes
vent de la déception.
et les collines et des sacrifices
étaient apportés au dieu Baal. Le ◼ Celui qui reconnaît que Dieu offre
verset 23 exprime la prise de cons- la vie et le salut demandera les
cience selon laquelle ces cultes sa- forces nécessaires pour surmon-
crificiels sont inutiles et menson- ter ses désirs et problèmes per-
gers, et que l’on ne peut attendre sonnels.
de secours que du Dieu vivant.

87 |
Service divin en semaine

Toutefois, mon pied allait fléchir, Mes pas étaient sur le point de glisser.
Jusqu’à ce que j’aie pénétré dans les sanctuaires de Dieu, Et que j’aie pris
garde au sort final des méchants. Psaumes 73 : 2.17

Nous considérons la fin


Message
Dieu nous fortifie dans l’affliction et nous promet son avenir.

Introduction
Le Psaume 73 décrit de manière impressionnante ce qui peut arriver à chacun
d’entre nous dans la vie et les problèmes de foi qui peuvent en résulter.

Toutefois, mon pied allait fléchir…


Au début du Psaume (Psaumes 73 : 1-12), le priant décrit comment sa foi est
ébranlée par la prospérité des « méchants » – ceux qui n’agissent pas selon la
volonté de Dieu, mais uniquement selon leurs propres intérêts. Il les voit heureux,
en bonne santé, prospères et arrogants.

Plus loin (Psaumes 73 : 13-17), il est expliqué que la fidélité à Dieu et l’obéissance
à sa volonté ne mènent pas simultanément au bonheur et à la réussite, mais qu’il
faut toujours aussi faire des expériences contraires. Le psalmiste est désespéré et
se demande s’il ne serait pas préférable d’agir de manière aussi impitoyable que
les méchants. Le passage en Psaumes 73 : 16 exprime le fait que, même en ré-
fléchissant, le priant ne peut pas venir à bout du problème ; ce n’est que dans le
« sanctuaire de Dieu », c’est-à-dire dans le temple (Psaumes 73 : 17) qu’il prend
conscience qu’il doit voir plus loin, c’est-à-dire la « fin ».

L’expérience du croyant aujourd’hui n’est pas différente. Ceux qui méprisent la


volonté de Dieu et qui ne suivent que leurs propres intérêts sont souvent ceux qui
réussissent et dominent notre société. Nous aussi, nous pouvons être pris de
doutes face à une grande injustice et à la domination de l’égoïsme. Nous ressen-
tons souvent douloureusement la contradiction entre ce que notre modèle, Jésus-
Christ, nous enseigne et ce que nous faisons ou pensons. Suivons son exemple
et faisons confiance à la vérité de l’Évangile.

… jusqu’à ce que j’aie pénétré dans les sanctuaires de Dieu


Le Psaume 73 contient la solution du problème. Celui qui manque de trébucher se
rend dans le temple, il recherche la proximité de Dieu. À nous aussi, l’Évangile est

| 88
17/18.4.2024

annoncé dans le lieu sanctifié, c’est-à-dire au cours du service divin, par Dieu, le
Saint-Esprit. Outre les paroles et les actes de Jésus, qui sont empreints d’amour
du prochain et d’altruisme, il contient aussi la connaissance de la « fin ».

… et que j’aie pris garde au sort final des méchants


Le Fils de Dieu a subi l’injustice et l’adversité. Apparemment sans défense, il a été
condamné et crucifié (Ésaïe 53 : 7). Pourtant, il a toujours été maître de l’événe-
ment et a révélé sans équivoque, à travers la résurrection, son pouvoir sur la vie
et la mort.

Au cours du service divin, Dieu nous indique la voie à suivre, et nous apprend à
ne pas juger le présent sans tenir compte de l’avenir, à savoir le retour de Christ
et le Jugement dernier – l’établissement complet de la justice divine dans la nou-
velle création.

Contexte Synthèse

Dans certains textes de sagesse, ◼ Quelquefois, le croyant fait l’ex-


l’idée est que l’homme pieux mène périence que le non-croyant se
toujours une belle vie : il a beau- porte très bien.
coup de biens et de descendants.
◼ En conséquence, la foi peut être
Dans le Psaume 73, le livre de
déstabilisée.
l’Ecclésiaste ou le livre de Job, en
revanche, il est expliqué que la vie ◼ Dans un tel état, nous recher-
de l’homme pieux n’est pas néces- chons la proximité de Dieu au
sairement bonne et celle du mé- cours du service divin. Dieu nous
chant mauvaise. Souvent, le mé- offre la connaissance de la
chant est même celui qui réussit le « fin », c’est-à-dire du salut futur.
mieux. Seule la vision de la fin
ouvre sur l’au-delà, sur un salut qui
n’est pas matériel. La marche vers
le temple montre clairement que la
bonne compréhension de la réalité
est finalement rendue possible par
Dieu.

89 |
3e dimanche | Période post-pascale

Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. I Jean 3 : 8b

Le combat contre le mal


Message
Jésus nous aide à reconnaître le mal.

Introduction
Lors des services divins, nous sommes sans cesse appelés à renoncer au diable
et à combattre le mal. Or, nous ne pouvons pas le faire par nos propres moyens.
Nous avons pour cela besoin de l’aide de Dieu. C’est pourquoi nous tournons notre
regard vers Jésus-Christ. Il a engagé le combat contre le mal. Il est venu « afin de
détruire les œuvres du diable ». Son combat et sa victoire nous permettent de
vaincre le mal.

Les œuvres du diable


En quoi consistent les « œuvres du diable » ? Le diable est un menteur (Jean 8 : 44).
L’une de ses œuvres consistent à donner une fausse image de Dieu, de l’homme
et de lui-même. Le diable veut

◼ remettre en question l’amour de Dieu pour l’homme et transmettre l’image


d’un Dieu égoïste (Genèse 3 : 4). Il veut d’abord relativiser la confiance
en Dieu pour ensuite la détruire.
◼ que l’homme se surestime et pense posséder des pouvoirs auto-rédemp-
teurs (comme le voyait autrefois la gnose et aujourd’hui l’ésotérisme).
Il persuade l’homme qu’il possède une souveraineté totale sur sa vie.
◼ que l’homme ait confiance en lui, qu’il s’adapte à lui et même qu’il pré-
tende que le diable n’existe pas.

Jésus-Christ détruit les œuvres du diable


L’homme n’est pas en mesure, par ses propres moyens, de se libérer des idées
fausses véhiculées par le diable. Pour cela, il a fallu que vienne quelqu’un de plus
fort : Jésus-Christ. Son apparition sur cette terre a pour effet de briser le pouvoir
du diable. Jésus le fait en mettant en évidence la véritable nature de Dieu, de
l’homme et aussi du diable :

◼ Les paroles et les actes de Jésus témoignent de l’amour parfait de Dieu


pour l’homme. Dieu est amour et il donne de l’amour. Il est le bon Père
(I Jean 3 : 1). L’homme peut lui faire confiance sans réserve.

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21.4.2024

◼ Jésus permet à l’homme de se regarder dans un miroir. L’homme y re-


connaît qu’il est un pécheur ayant besoin d’aide. En même temps, cepen-
dant, Jésus montre qu’il existe un chemin menant hors du péché : lui-
même, Jésus-Christ, est le chemin. Et, de la même manière qu’il place sa
volonté sous celle de Dieu (Matthieu 6 : 10 ; Luc 22 : 42b), il veut libérer
l’homme de l’égoïsme et le rendre capable de placer sa propre volonté
sous celle de Dieu. Et c’est ainsi que l’homme peut accomplir sa destinée,
en tant qu’image de Dieu, en vivant en harmonie avec Dieu, les hommes
et la création.
◼ Enfin, Jésus veut que l’homme ouvre les yeux sur le diable : le diable est
un menteur, qui veut détruire l’homme et la création.

Jésus détruit les fausses images que fait miroiter le diable. Il enlève ainsi le pouvoir
du mal sur l’homme. Quiconque croit véritablement en Jésus-Christ et le suit n’a
pas à craindre le diable.

La victoire définitive de Jésus sur le mal


Jésus-Christ est apparu pour détruire les œuvres du diable en toute éternité. Christ
achèvera son combat contre le mal. Il reviendra pour prendre les siens à lui. Christ
établira son royaume de paix sur cette terre. Satan sera lié. Et, à la fin, lorsque
Dieu aura créé un nouveau ciel et une nouvelle terre, le diable sera définitivement
vaincu, car Dieu sera alors tout en tous.

Contexte Synthèse

En I Jean 3 : 1 sqq., il est dit que ◼ L’une des œuvres du diable


les enfants de Dieu doivent se tenir consiste à donner une fausse
à l’écart du péché et le surmonter. image de Dieu, de l’homme et de
Celui qui ne le fait pas est un enfant lui-même.
du diable. Être un enfant de Dieu
◼ Jésus est apparu pour détruire
ne se caractérise donc pas seule-
les œuvres du diable. Il le fait en
ment par la connaissance de
montrant la véritable nature de
Christ, mais également par une fa-
Dieu, de l’homme et du diable.
çon d’agir conforme à la volonté de
Dieu. Il existe un lien étroit entre
être et agir. Le chapitre 4.1 du
CÉNA aborde l’origine du mal et le
mal en tant que force et personne.

91 |
Service divin en semaine

Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le sujet d’une grande consolation.
Actes 20 : 12

La consolation
Message
Jésus-Christ console les siens en leur donnant la certitude qu’il est le maître de la
vie et de la mort.

Introduction
Le passage en Actes 20 : 7-12 relate la résurrection des morts d’un jeune homme.
Les Actes des apôtres décrivent à plusieurs reprises ce genre de miracles des
apôtres (p. ex. Actes 9 : 36-43). Ils rappellent les trois résurrections des morts ef-
fectuées par Jésus : le jeune homme de Naïn, la fille de Jaïrus et Lazare ont pu
retourner à la vie terrestre. En règle générale, ni Jésus ni les apôtres ne sont in-
tervenus pour empêcher la mort. En ce sens, il s’agit de véritables événements
exceptionnels.

Les résurrections des morts rapportées dans le Nouveau Testament sont le signe
que Dieu a un pouvoir sur la mort et qu’il est le maître de la vie. Le retour à la vie
des morts est particulièrement réconfortant dans la perspective de la résurrection
des morts en général. Car les personnes ramenées à la vie par Jésus et les
apôtres ont dû à nouveau mourir, leur vie terrestre a été rétablie, et la mort n’a été
que différée ; la résurrection, en revanche, apporte une vie éternelle.

Jésus, notre réconfort


Le passage en Actes 20 : 7-12 décrit une situation de culte. Paul prêche et sa
prédication est la proclamation du salut en Christ, de sa mort et de sa résurrection
(« nous, nous prêchons Christ crucifié », I Corinthiens 1 : 23).

La résurrection d’un jeune homme, qui s’était endormi et qui avait trouvé la mort
en tombant d’une fenêtre est un signe donné à l’Église qui renforce la foi : il a
montré que Jésus-Christ a le pouvoir sur la mort, comme l’expriment les paroles
« Je suis la résurrection et la vie » (Jean 11 : 25).

Nous croyons en la résurrection de Jésus et par conséquent aussi à la résurrection


des morts. Cette foi ne dépend toutefois pas de signes extérieurs, mais se fonde
sur la confiance que nous plaçons en Dieu. C’est pourquoi nous voulons nous
laisser réconforter par le récit en Actes des apôtres et ne pas désespérer lorsque

| 92
24/25.4.2024

nous pensons à notre propre mort ou à celle de nos bien-aimés. Nous sommes
convaincus que Dieu nous prépare une vie qui dépasse tout ce que nous pouvons
imaginer. Notre espérance n’est pas axée sur une longue vie, mais sur la vie éter-
nelle auprès de Dieu.

L’espérance issue de la résurrection de Jésus


La résurrection de Jésus n’a pas eu seulement pour effet le retour à la vie d’un mort,
mais plutôt de le transformer en un corps immortel. C’est la participation à une vie
en communion avec Dieu, qui ne connaît plus la mort (Apocalypse 1 : 17-18).
Aspirons à vivre la transformation ou la résurrection lors du retour de Christ
(Romains 6 : 8-9). Pour que cela puisse se produire, il est nécessaire de se pré-
parer à ce jour par la parole et les sacrements. Nous avons confiance dans le fait
que Christ nous acceptera alors par grâce.

Contexte Synthèse

Le passage en Actes 20 : 7-12 rap- ◼ Les résurrections des morts


porte que Paul a prêché à Troas, rapportées dans le Nouveau
une petite ville d’Asie mineure. Cette Testament sont le signe que
prédication a lieu dans une chambre Dieu a un pouvoir sur la mort et
haute, au troisième étage d’une mai- qu’il est le maître de la vie.
son. Paul a prêché très longtemps,
◼ Les personnes qui ont été res-
et un jeune homme du nom d’Eu-
suscitées de la mort ont aussi
tychus, qui s’était assis dans l’embra-
dû mourir.
sure d’une fenêtre, s’est endormi, est
tombé de la fenêtre et est mort. Paul, ◼ Les résurrections des morts sont
qui est maître de la situation, se rend réconfortantes, car elles ren-
auprès du mort et dit à ceux qui l’en- voient à la résurrection.
tourent : « Ne vous troublez pas, car
◼ Dans la résurrection, nous rece-
son âme est en lui » (Actes 20 : 10).
vons un corps de résurrection et
donc une vie éternelle dans la
communion éternelle avec Dieu.

93 |
4e dimanche | Période post-pascale

... afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment
fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur. Éphésiens 3 : 16

Forts en Christ
Message
L’Esprit nous rend forts en Christ.

Introduction
L’Esprit Saint nous console et nous fortifie. Son objectif n’est pas de faire de nous
des surhommes, capables de surmonter tous les obstacles et de résoudre tous
les problèmes. Dieu le Saint-Esprit veut que nous puissions rester fidèles à Christ
quoi qu’il advienne. À cette fin, il fortifie notre homme intérieur en déposant en
nous la puissance de Jésus-Christ.

La puissance de Jésus
Jésus-Christ a tiré sa force de son amour pour Dieu. C’est parce qu’il était profon-
dément attaché au Père qu’il a pu résister à la tentation dans le désert. Son désir
de retourner au Père lui a donné la force de surmonter les déceptions et de per-
sévérer jusqu’au bout.

L’Esprit Saint a déversé l’amour de Dieu en nous. Il nourrit l’amour en nous révé-
lant toute l’étendue de l’amour que Dieu nous témoigne. Notre amour pour Dieu
nous donne la force de résister au mal et de poursuivre notre chemin vers la patrie
céleste.

La confiance de Jésus
Jésus-Christ avait une absolue confiance en son Père. Il savait que son Père était
plus grand que tous, et que personne ne pourrait ravir ses brebis de la main du
Père (Jean 10 : 29).

L’Esprit nous révèle la toute-puissance de Dieu, et nous enseigne que rien ne peut
empêcher Dieu de mener son plan à la perfection. Notre confiance en Dieu nous
permet d’affronter sereinement les difficultés.

La force de Jésus
Jésus-Christ était fort parce qu’il était humble, au service de son Père. Il a annoncé
les paroles du Père et accompli les œuvres du Père (Jean 7 : 16 ; 9 : 4). Jésus
savait qu’il n’avait pas été envoyé pour punir les pécheurs, ni pour gouverner le

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28.4.2024

pays ou régler les problèmes de ses contemporains. Il a pu compter sur l’aide de


son Père parce qu’il n’a jamais dévié de la mission que celui-ci lui avait confiée.

L’Esprit nous rappelle que nous avons été appelés pour servir Christ. Tant que
nous avons à cœur d’accomplir l’œuvre de notre maître, nous pouvons compter
sur son soutien. N’allons pas au-delà de notre mission ! Christ ne nous a pas en-
voyés pour punir les pécheurs ou résoudre tous les problèmes de ce monde…

La sagesse de Jésus
Jésus-Christ possédait une bonne connaissance des Écritures, qu’il avait étudiées
dès son jeune âge (Luc 2 : 46-49). Il disposait également d’une grande sagesse,
car il se laissait guider par l’Esprit Saint. La combinaison de la connaissance et de
la sagesse lui a permis d’avoir une parfaite compréhension des Écritures. Jésus a
mis en évidence l’essence de la loi en la résumant au commandement de l’amour
de Dieu et du prochain. La connaissance de la Bible est très utile, mais ne contri-
bue à notre affermissement spirituel que si nous nous laissons inspirer par l’Esprit.
La Bible nous apprend que le précepte le plus important pour nous est le double
commandement de l’amour.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

En Éphésiens 2 : 1 – 3 : 21, l’auteur Le Saint-Esprit nous rend capables


adopte une approche énergique à de rester fidèles à Christ en
l’égard de l’éloignement entre les
◼ participant à la puissance de
judéo-chrétiens et les pagano-chré-
Jésus et sa confiance en le Père
tiens. Les pagano-chrétiens sont co-
ainsi qu’à sa force ;
héritiers, forment un même corps, et
participent à la même promesse en ◼ acquérant de la sagesse et en
Jésus-Christ par l’Évangile que les consacrant du temps à la lecture
judéo-chrétiens. Cette partie doctri- des Saintes Écritures, et en lais-
nale de l’épître se termine par une sant le Saint-Esprit nous guider.
intercession pour l’Église et des
louanges – c’est de cette prière d’in-
tercession qu’est issue notre parole
biblique (Éphésiens 3 : 14-21).

95 |
Service divin de jeunesse

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour
nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu. I Corinthiens 1 : 18

La foi fait la différence


Message
Nous nous orientons vers l’Évangile et nous faisons confiance à la parole de Dieu.

Explications
Dans la parole biblique, l’apôtre Paul décrit une approche très différente de l’Évan-
gile de Jésus, appelé ici « la parole de la croix ». Elle est vécue comme une
« folie » ou une « puissance de Dieu », selon le point de vue personnel.

Les divergences d’appréciation des expériences ou des vécus sont souvent dues
à des attentes différentes, qui sont satisfaites ou mêmes dépassées, ou qui ne le
sont pas. Pour des faits objectivement identiques, les résultats sont subjective-
ment différents. La différence vient de la personne concernée elle-même.

L’Évangile ne suit pas les conceptions humaines


L’envoi de Jésus, son activité et sa mort sacrificatoire ne se révèlent pas complè-
tement à l’homme, et peuvent même parfois être source de scandale et de folie
(I Corinthiens 1 : 23). La vie et la mort de Jésus-Christ pour le salut des hommes
dépasse l’imagination humaine. Jésus-Christ a remercié son Père d’avoir « caché
(...) aux sages et aux intelligents » l’œuvre et la nature du Fils (Matthieu 11 : 25).
Il a ainsi clairement fait comprendre que le chemin du salut ne passait pas par la
raison et l’intelligence, mais par la foi et l’imitation de Christ.

Le sacrifice de Jésus n’était pas une défaite, mais une décision qu’il a prise par
amour pour le salut des hommes. Jésus était maître des événements, comme il
l’a lui-même précisé : « Personne ne me l’ôte [ma vie], mais je la donne de moi-
même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre » (Jean 10 : 18).

En annonçant son enseignement, Jésus a souvent fait l’expérience qu’on ne le com-


prenait pas, parce qu’il s’éloignait des modèles de pensée connus. C’est pourquoi il
a précisé que « ceux qui écoutent et gardent la parole de Dieu » seront heureux
(Luc 11 : 28), et il a refusé de donner des signes particuliers de la vérité de cette
parole. Beaucoup n’ont pas compris ses paroles lorsqu’il a dit qu’il était venu du ciel
en tant que pain vivant, et qu’il fallait consommer son corps et son sang, et ils se sont
détournés de lui (Jean 6 : 26-66). La parole de la croix était une folie à leurs yeux.

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Avril 2024

L’Évangile comme puissance de Dieu


Quiconque croit à la parole de la croix, à l’Évangile, sans vouloir l’évaluer selon
des critères humains, peut y expérimenter la puissance de Dieu. La puissance de
Dieu nous est transmise lorsque nous

◼ croyons à la mort sacrificatoire de Jésus pour la rédemption du péché et


de la culpabilité. Il en résulte pour nous une perspective qui est au-dessus
de tout ce qui est terrestre. Ce qui sépare de Dieu, le péché, perd de son
pouvoir !
◼ vivons la présence de Dieu dans sa parole et dans la sainte cène, ce qui
nous permet déjà aujourd’hui d’être intimement liés à Dieu. Il en résulte
un sentiment de sécurité et une joyeuse anticipation de la communion
éternelle avec Dieu.
◼ croyons en sa résurrection et en son ascension. Dans sa résurrection ré-
side notre espérance de le suivre, de vivre sa résurrection et de pouvoir
entrer dans sa gloire. En comparaison, les objectifs terrestres, aussi
beaux et importants soient-ils pour notre vie terrestre, font pâle figure.

La « parole de la croix » s’adresse à tous les hommes. Celui qui la croit et qui suit
Jésus fera l’expérience de la puissance de Dieu en elle.

Contexte Synthèse

Dans le passage en I Corinthiens ◼ L’Évangile de Jésus est acces-


1 : 18-25, l’apôtre Paul propose aux sible par la foi.
lecteurs et aux auditeurs une ré-
◼ L’imagination humaine perçoit
flexion théologique approfondie sur
la mort sur la croix comme une
la théologie de la croix. Pour les
folie, comme une chose insup-
Juifs et les païens, l’interprétation
portable et impossible !
de la mort sur la croix en tant
qu’événement salvifique est ◼ La foi en l’Évangile donne de la
quelque chose d’inacceptable. Paul force et offre des perspectives
souligne que seule la foi permet de d’avenir.
saisir la signification salvifique de la
mort de Jésus sur la croix.
Proposition pour une lecture optionnelle
pendant le service divin : I Corinthiens
1 : 22-25

97 |
Service divin pour enfants

Après avoir prié, il se leva, et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de
tristesse, et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que
vous ne tombiez pas en tentation. Luc 22 : 45-46

Les demandes
Message
Prier est utile !

Introduction
Après avoir institué la sainte cène, Jésus se rend au mont des Oliviers avec ses
disciples. Il veut prier au jardin de Gethsémané. Jésus a peur de ce qui va arriver.
Il sait qu’il va être fait prisonnier et tué. Ses disciples ne lui sont pas d’une grande
aide, car ils s’endorment de tristesse.

Cependant, Jésus a confiance en Dieu, car il sait que Dieu le soutiendra aussi
dans cette situation sans issue. Cette confiance absolue s’exprime dans sa de-
mande : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma vo-
lonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Luc 22 : 42). Même si Dieu ne répond pas
immédiatement, il envoie néanmoins un ange auprès de Jésus pour le fortifier.
Ensuite, Jésus réveille ses disciples et les exhorte à prier.

Quand prions-nous ?
Les enfants, aussi, se trouvent parfois dans des situations difficiles. Peut-être y a-
t-il des disputes avec des amis, des professeurs ou même avec des personnes
proches, et les enfants ne savent pas comment résoudre ces problèmes. Peut-
être ont-ils de mauvaises notes à l’école ou simplement peur d’un examen, d’une
évaluation. Lorsqu’une personne que l’on aime beaucoup meurt, on est très triste.

Dans ces situations difficiles, nous pouvons toujours nous tourner vers Dieu dans
la prière. Nous pouvons lui faire confiance, car il nous assistera. Même si Dieu ne
répond pas immédiatement à nos prières, il peut toutefois envoyer de bonnes per-
sonnes à notre secours. Ces personnes ressemblent à l’ange qui est venu auprès
de Jésus. Et, comme pour lui, elles peuvent nous consoler et peut-être même nous
donner un bon conseil afin de trouver ensemble une solution à notre problème.

Nous prions sans cesse


Cependant, nous ne pouvons pas seulement prier dans les situations difficiles.
Parce que nous sommes des disciples de Jésus, il nous exhorte sans cesse à

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Avril 2024

prier. Car il est important et nécessaire de rester en relation avec Dieu à travers la
prière. Nous prions ensemble dans le cercle de la famille. Mais nous pouvons
aussi prier seuls. Nous disons alors à Dieu tout ce qui nous réjouit ou nous op-
presse. Nous prions aussi au cours du service divin, l’officiant fait la prière d’intro-
duction et la prière finale. La prière du Notre Père est une belle prière importante,
que nous prions toujours ensemble avec la communauté avant la fête de la sainte
cène.

Nous prions pour notre avenir


Jésus ne dirige pas seulement le regard de ses disciples, et donc le nôtre, en
arrière, mais aussi en avant. Nous pouvons prier pour un avenir bon et sûr. Nous
prions pour que le soutien et l’aide de Dieu nous accompagnent. En tant qu’en-
fants de Dieu, nous pouvons aussi nous réjouir du retour de Jésus. C’est pourquoi
nous n’avons pas peur de l’avenir, car nous savons que le règne de Dieu viendra !

Contexte Synthèse

Demander aux enfants quelles ◼ Nous prions vers Dieu et nous lui
prières et quelles attitudes de prière parlons de cette manière. Nous
ils connaissent. pouvons tout dire à Dieu dans la
prière.
Prier le « Notre Père » ensemble
dans le cercle des enfants. Faire ◼ Dieu peut nous consoler et nous
remarquer aux enfants qu’ils peu- aider à travers de bonnes per-
vent aussi faire cette prière seuls, sonnes.
personnellement.
◼ Nos prières sont importantes car
Connaître aussi le Psaume 23 en elles nous permettent ainsi de
tant que Psaume de prière et le lire. rester en relation avec Dieu.
◼ Nous regardons vers l’avant et
nous ne craignons pas l’avenir.

99 |
| 100
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

1/2 mai Riches en Christ

5 mai 1er dimanche


La puissance d’en haut

9 mai Ascension
À la droite de Dieu

12 mai 2e dimanche
Jésus est Seigneur

15/16 mai La sagesse de Dieu

19 mai 3e dimanche | Pentecôte


Nous sommes le temple de Dieu

22/23 mai Les dons de l’Esprit

26 mai 4e dimanche | Fête de la Trinité


Communion avec le Dieu trine

29/30 mai Avoir part au royaume de Dieu

Service divin de jeunesse


Ne renonçons pas !

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


5 Mai 2024
101 |
| 102
Avant-propos Mai 2024

Avec la série thématique intitulée « Dans l’attente de l’Esprit », les services


divins du mois de mai préparent à la fête de la Pentecôte, au cours de laquelle
les chrétiens se souviennent de l’auto-révélation de Dieu, le Saint-Esprit.

La prédication du premier dimanche met en exergue la promesse de Jésus,


selon laquelle les apôtres recevront la « puissance d’en haut ». Des hommes
découragés et craintifs peuvent ainsi devenir des messagers convaincants de
Christ, qui proclament l’Évangile avec autorité. Le don du Saint-Esprit, qui est
accordé dans le saint-scellé, peut être reçu par tout baptisé qui est disposé à
se laisser préparer par l’apostolat au retour de Christ. La réception de ce don
est la condition préalable à l’obtention de la qualité de prémices et par consé-
quent à l’appartenance à l’Église-Épouse.

La prédication du deuxième dimanche s’appuie sur un passage du cantique


de Christ qui se trouve dans l’épître aux Philippiens. Dans ce texte, il est dit que
le Fils de Dieu s’est abaissé, a souffert et est mort. Mais il est ensuite élevé et
adoré comme Seigneur par tous les êtres du cosmos. L’élévation de Jésus-
Christ, son entrée dans la gloire divine parfaite, est la condition préalable à
l’envoi du Saint-Esprit.

Le troisième dimanche de mai, le dimanche de la Pentecôte, a pour thème


principal la relation entre l’Église et le Saint-Esprit. L’Église est le temple spiri-
tuel, dans lequel la présence et l’action du Saint-Esprit peuvent être vécues. La
mission de chaque chrétien est de témoigner de la présence de l’Esprit au sein
de l’Église et d’attirer l’attention sur le salut transmis au sein de l’Église.

À la fête de la Trinité, le quatrième dimanche du mois de mai, la prédication


évoque le fait que chaque Personne de la Trinité divine se révèle de sa propre
manière : Dieu, le Père, se révèle en tant que Créateur ; Dieu, le Fils, se révèle
en tant que Sauveur et Dieu, le Saint-Esprit, se révèle en tant que soutien et
consolateur. « Les trois Personnes divines se distinguent l’une de l’autre, mais
forment une unité parfaite et se réfèrent toujours l’une à l’autre. Le Père aime
le Fils, le Fils aime le Père. » L’assemblée devrait acquérir une compréhension
fondamentale du mystère trinitaire. Pour la préparation de la prédication, on
pourra se référer au CÉNA, chap. 3.2, où sont présentés les aspects essentiels
de la doctrine trinitaire.

103 |
Service divin en semaine

Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ.
L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et
achète ce champ. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand
qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé
vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée. Matthieu 13 : 44-46

Riches en Christ
Message
Nous renonçons à nous-mêmes pour devenir riches en Christ.

Introduction
Le trésor et la perle dont il est question dans la parole biblique peuvent être consi-
dérés comme des images du salut en Christ, de la communion éternelle avec Dieu.
Certains d’entre nous ont eu accès au salut sans l’avoir vraiment cherché. Nés
dans un foyer croyant, ils ont été baptisés et scellés à la naissance. D’autres, par
contre, ont dû chercher longuement avant de pouvoir être régénérés d’eau et d’Es-
prit.

Dans les deux cas, la seule réception des sacrements ne suffit pas pour accéder
à la communion éternelle avec Dieu. Il nous faut vendre ce que nous avons, au-
trement dit renoncer à nous-mêmes et mobiliser toutes nos forces pour atteindre
le salut, le « royaume des cieux ».

Agir selon la volonté divine


Celui qui aspire à entrer dans le royaume des cieux renonce au mal et s’efforce
de vaincre le « vieil Adam ». Adam et Ève voulaient s’affranchir de Dieu et décider
par eux-mêmes de ce qui était bien ou mal (Genèse 3 : 5). Dieu nous demande
de suivre ses commandements, sans chercher à les contourner comme l’a fait le
roi Saül (I Samuel 15 : 1-22). Il veut que nous respections tous ses commande-
ments, sans essayer de relativiser ceux qui ne nous conviennent pas. Il attend
également de nous que nous n’essayions pas, dans notre vie, d’atteindre des ob-
jectifs par des actions pécheresses.

Notre attitude envers Dieu


Nous voulons faire confiance à Dieu et c’est pourquoi nous acceptons que Dieu
agisse parfois de manière incompréhensible à nos yeux. Nous n’attendons pas
non plus que Dieu récompense nos mérites et notre engagement vis-à-vis de notre
prochain ou au sein de l’Église. Le salut est une grâce. Nous ne pouvons ni l’ache-

| 104
1/2.5.2024

ter en apportant des sacrifices, ni le mériter en faisant de bonnes œuvres. Nos


renoncements, nos sacrifices et nos bonnes œuvres reflètent l’importance que
nous accordons au salut en Christ et expriment ainsi notre désir d’accéder à la
communion avec Dieu.

Notre relation avec notre prochain


Si notre relation avec notre prochain est empreinte d’amour, nous n’exigeons pas
que toute personne coupable devant Dieu soit punie. Nous ne nous offusquons
pas de ce que Dieu aime notre prochain autant que nous et lui accorde la même
grâce qu’à nous. Nous pardonnons à autrui comme Dieu nous pardonne. Nous
préférons renoncer à notre point de vue plutôt que de mettre en danger l’unité des
enfants de Dieu (I Corinthiens 8 : 9-13).

Notons que cette règle du renoncement (« vends tout ») est valable pour nous
tous. En renonçant à nous-mêmes, nous ne nous appauvrissons pas et notre vie
ne devient pas ennuyeuse, bien au contraire. Nous devenons riches en Christ !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Matthieu 13 contient un certain nombre ◼ Dieu nous offre le plus grand des
de paraboles, pour la plupart courtes, trésors, la communion éternelle
qui font référence au royaume des avec lui.
cieux. Dans l’évangile selon Matthieu,
◼ Pour être sauvés, nous abandon-
les paraboles sont souvent introduites
nons notre orgueil et nous sou-
ainsi : « Le royaume des cieux est en-
mettons à la volonté divine.
core semblable… ». Pour ses para-
boles, Jésus se sert d’images qui reflè- ◼ Nous renonçons à vouloir com-
tent la vie de ses contemporains ; dans prendre l’agir de Dieu en toutes
notre parole biblique, il évoque un choses, à demander une récom-
pauvre journalier qui découvre un trésor pense pour nos bonnes œuvres
dans son champ, ou un riche marchand et une punition pour le coupable.
qui est à la recherche d’une perle de
grande valeur. Pourtant, les paraboles
n’ont pas pour effet que la plupart des
gens comprennent ce que Jésus veut
leur dire, elles suscitent au contraire
l’incompréhension, comme dans le cas
des habitants de Nazareth, la ville na-
tale de Jésus (Matthieu 13 : 53-58).

105 |
1er dimanche | L’attente de l’Esprit

Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans
la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. Luc 24 : 49

La puissance d’en haut


Message
Le Saint-Esprit est la puissance d’en haut, qui nous guide et nous accompagne.

Introduction
Jésus ressuscité est apparu à ses disciples et leur a montré les stigmates sur ses
mains et ses pieds. Ils ont ainsi pu reconnaître que le Ressuscité et Jésus crucifié
étaient identiques. Jésus a armé les disciples pour leurs tâches à venir et leur a
révélé la bonne compréhension des Écritures, à savoir qu’elles témoignent de lui.
Ressuscité, il a en outre évoqué la nécessité de prêcher en son nom la repentance
et le pardon des péchés. Enfin, le Seigneur ressuscité leur a promis qu’ils rece-
vraient la puissance d’en haut, faisant ainsi allusion à l’effusion du Saint-Esprit.

Pourquoi les disciples avaient-ils besoin de la puissance d’en haut ?


Lors de la condamnation et de la crucifixion de Jésus, les disciples étaient décou-
ragés et avaient perdu la foi. Jésus leur a donc promis le Saint-Esprit, qui leur
donnerait les forces et le courage nécessaires de proclamer l’Évangile même en
cas de danger. En Jean 16 : 12-13a, on trouve des paroles d’adieu réconfortantes
de Jésus adressées à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous
dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera
venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » Le Saint-Esprit trans-
met alors aussi les connaissances nécessaires à la vie de l’Église.

Quel a été l’impact de la promesse de Jésus sur eux ?


Lorsque le Saint-Esprit a été répandu, les apôtres ont été emplis de courage et de
force de persuasion. Ils pouvaient désormais proclamer courageusement l’Évan-
gile de Christ (Actes 2). En outre, le Saint-Esprit a fortifié la foi des disciples et de
tous ceux qui étaient devenus croyants et avaient accepté Jésus. De plus, ils pou-
vaient désormais rassembler les personnes qui croyaient en Jésus et qui formaient
dès lors une communauté (Actes 2 : 42-47).

Quelles sont les répercussions du Saint-Esprit sur nous ?


Quiconque a reçu le don du Saint-Esprit a été élu pour être prémices et pour être
enlevé avec l’Église-Épouse. Or, cela ne peut se produire que si l’on laisse le
Saint-Esprit agir, afin que son don puisse se développer et se manifester. Emplis

| 106
5.5.2024

du Saint-Esprit, nous pouvons proclamer et confesser l’Évangile de Jésus-Christ.


En outre, notre foi est fortifiée et nous sommes consolés dans les épreuves et les
tribulations.

Sans la puissance d’en haut, l’Église ne peut pas non plus exister, car elle est
dépendante de la présence puissante de l’Esprit. Le Saint-Esprit assure la pureté
de l’Évangile et rappelle ce que Jésus a dit. En outre, il inspire l’apostolat à rendre
le message de l’Évangile compréhensible pour le présent. Ce n’est qu’avec son
aide que les apôtres peuvent s’acquitter de la tâche qui consiste à préparer l’Église
au retour de Christ.

Contexte Synthèse

Cette parole biblique s’inscrit dans le ◼ Le Ressuscité est apparu aux


contexte de l’apparition de Jésus aux apôtres et leur a promis la puis-
disciples. Cette apparition est très sance d’en haut, qui leur permet-
impressionnante : le Ressuscité met trait d’accomplir leur mission.
l’accent sur des aspects matériels de
◼ Emplis du Saint-Esprit, ils ont eu
son corps (Luc 24 : 39-43), il montre
un nouveau courage pour procla-
les stigmates sur son corps et enfin,
mer l’Évangile de Christ.
il mange avec les disciples. À partir
du verset 44, Jésus ressuscité parle ◼ Ce n’est qu’avec l’aide du Saint-
de sa mission et révèle aux disciples Esprit que les apôtres peuvent
la bonne compréhension des Écri- s’acquitter de la tâche qui con-
tures (versets 45-48). La prédication siste à préparer l’Église au retour
de l’Évangile ne doit commencer que de Christ.
lorsque les disciples ont reçu le don
du Saint-Esprit. Ce n’est qu’alors
qu’ils sont habilités à accomplir
l’œuvre que Jésus leur a confiée.

107 |
Ascension

Il est à la droite de Dieu, depuis qu’il est allé au ciel, et que les anges, les
autorités et les puissances lui ont été soumis. I Pierre 3 : 22

Lecture biblique : Luc 24 : 44-53

À la droite de Dieu
Message
Jésus-Christ est à la droite de Dieu le Père, et nous recevons le salut par lui.

Introduction
Le Ressuscité est apparu à ses apôtres, leur a donné ses ordres puis a été enlevé
au ciel (Actes 1 : 1-11). La nuée qui l’a caché à leurs yeux symbolise la présence
et la gloire de Dieu (Exode 24 : 16 ; I Romains 8 : 10 ; Luc 9 : 34). Elle indique que
Jésus-Christ est entré dans la gloire de Dieu.

L’ascension de Jésus-Christ
L’ascension de Jésus-Christ confirme sa divinité. Il est venu du Père et est re-
tourné vers lui (Jean 16 : 28). En même temps, elle marque la fin de sa mission
sur terre. Il est retourné dans la gloire divine après avoir accompli la mission que
le Père lui avait confiée (Jean 17 : 4-5). En outre, l’ascension de Jésus-Christ si-
gnale le début d’une nouvelle ère, car il est le premier homme à être entré dans la
gloire de Dieu. Grâce à lui, les hommes ont désormais la possibilité d’accéder à la
communion parfaite avec Dieu.

Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu


Il a tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28 : 18). Nul n’est plus puissant
que lui. Il sait tout, et rien ne lui est impossible. Investi de l’autorité divine, il jugera
les morts et les vivants (Romains 14 : 9-10). Sa parole est la parole de Dieu, son
enseignement est universel et éternel. Chacun sera jugé sur la façon dont il aura
appliqué la parole de Jésus. Il faut donc obéir à Christ plutôt qu’aux hommes
(Actes 5 : 29). Sur terre, il n’a pas fait usage de son pouvoir pour échapper au mal,
mais pour le surmonter. Au ciel, il ne l’utilise pas pour nous éviter toute souffrance,
mais pour nous préserver du mal – il fait en sorte que nous puissions lui rester
fidèle si nous le voulons. Bien qu’étant au ciel, il est proche de nous – il prend part
à nos joies et à nos peines. Nous pouvons lui confier tous nos soucis, les plus
grands comme les plus petits.

| 108
9.5.2024

L’Ascension, la promesse du retour de Christ


Les anges ont annoncé que Jésus reviendra de la même manière qu’il est allé au
ciel. Il reviendra auprès de ceux qui croient en lui et suivent l’enseignement des
apôtres. Aucune force ne pourra l’en empêcher. Son retour est motivé par son
amour pour les siens ; il vient les chercher parce qu’il veut les avoir près de lui
(Jean 14 : 3). Jésus sait qu’il leur est impossible d’atteindre par eux-mêmes la per-
fection requise pour entrer dans sa gloire. C’est pour cela qu’il viendra à leur ren-
contre et comblera leurs déficits par sa grâce.

Le Nouveau Testament ne nous dit pas comment l’incarnation du Fils de Dieu, la


résurrection de Jésus et son ascension ont été rendues possibles. Mais il nous dit
ce que ces interventions divines signifient pour nous. Le Saint-Esprit ne nous dit
pas quand et comment Jésus prendra les siens auprès de lui mais il nous indique
comment nous préparer à son retour : par la foi en Christ, l’adhésion à l’enseigne-
ment des apôtres et la volonté de transmettre l’Évangile à tous les hommes.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La première épître de Pierre ◼ L’ascension de Jésus-Christ con-


s’adresse aux croyants qui, comme firme sa divinité.
le peuple d’Israël, vivent dispersés
◼ Il a tout pouvoir dans le ciel et sur
parmi les nations (I Pierre 1 : 1).
la terre.
Les chrétiens sont persécutés et
l’épître les encourage à rester fi- ◼ Son retour est motivé par son
dèles dans la foi en Christ. L’affir- amour pour les siens.
mation selon laquelle Jésus est as-
sis à la droite de Dieu se retrouve à ◼ Nous nous y préparons en nous
conformant à la volonté de Christ.
de maintes reprises dans le Nou-
veau Testament (p. ex. Marc 16 :
19 ; Actes 7 : 55 ; Éphésiens 1 :
20 ; Hébreux 1 : 3) et figure en
outre dans les confessions de foi
(CÉNA 2.2.1 ; 2.2.2 ; 2.4.2).

109 |
2e dimanche | L’attente de l’Esprit

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui
est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans
les cieux, sur la terre et sous la terre. Philippiens 2 : 9-10

Jésus est Seigneur


Message
Nous reconnaissons Jésus-Christ comme Seigneur et nous louons son nom.

Introduction
Dans le cantique de Christ, d’où est tirée notre parole biblique, il est dit que le Fils
de Dieu a quitté le ciel, qu’il a pris une forme de serviteur, qu’il s’est humilié et qu’il
a été obéissant à Dieu jusqu’à la mort. Dieu a alors élevé Jésus grâce à la résur-
rection et à l’ascension. Le Fils de Dieu est retourné dans le ciel pour reprendre
sa position importante.

Auto-humiliation et élévation de Christ


L’incarnation de Jésus, qui commence par sa naissance dans une étable austère,
est comprise comme une auto-humiliation dans le Nouveau Testament (Philip-
piens 2 : 6-8). Elle trouve son apogée dans la mort humiliante et dégradante sur
la croix. Jésus a volontairement emprunté ce chemin par obéissance à son Père
(Matthieu 26 : 39).

Cependant, la mort sur la croix ne constitue pas la fin du chemin de Jésus. Elle est
la raison pour laquelle il est de nouveau rétabli dans sa position divine : « C’est
pourquoi aussi Dieu l’a (...) élevé » (Philippiens 2 : 9). C’est ce qui s’est produit lors
de son ascension. L’élévation de Christ est ainsi un acte de Dieu.

Dieu lui a donné un nom


Dans la compréhension antique, le nom n’est pas quelque chose d’arbitraire, il
renvoie à la nature de la personne qui porte ce nom. Le nom qu’a reçu le Fils de
Dieu est « Seigneur » (en grec = kyrios ; Philippiens 2 : 11 ; CÉNA 3.4.6.2), qui est
au-dessus de tous les autres noms. L’ange, déjà, l’avait annoncé au moment de
sa naissance (Luc 2 : 11). L’apôtre Thomas a également proclamé le nom du Sei-
gneur (Jean 20 : 28). C’est pourquoi tout le monde, les êtres dans le ciel, sur la
terre et sous la terre, doit se prosterner devant le Fils de Dieu et l’adorer, car c’est
de lui qu’ils doivent attendre le salut. Le pouvoir de tous les autres « souverains »
est ainsi relativisé. Tout cela ne peut être reconnu et accepté par les hommes que
par l’action du Saint-Esprit.

| 110
12.5.2024

L’attente du Saint-Esprit
Lorsque le Fils de Dieu retourne au Père, cela a pour conséquence l’envoi du
Saint-Esprit. À la Pentecôte, celui-ci se révèle au monde entier, et l’être de Dieu –
en tant que Père, Fils et Saint-Esprit – est manifesté. Lorsque nous invoquons le
nom de Jésus-Christ, c’est parce que Jésus est la raison de notre salut. Cette aide
nous est apportée par l’action du Saint-Esprit.

En cette période qui précède la Pentecôte, souvenons-nous que nous avons reçu
le don de l’Esprit. Tournons-nous vers le Saint-Esprit, afin qu’il rende ce don vivant
en nous et que nous puissions ainsi montrer clairement le fruit de l’Esprit, qui
compte l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté et la bienveillance (Galates 5 :
22-23).

Par l’action du Saint-Esprit, l’apostolat nous prépare en vue du retour de Jésus-


Christ. Ensuite aura lieu l’élévation de l’Église-Épouse (Apocalypse 19 : 6-7). Puis-
sent nos cœurs être toujours ouverts pour se laisser préparer à cet événement.

Contexte Synthèse

En Philippiens 2 : 6-11, Paul cite un ◼ L’incarnation de Jésus-Christ est


hymne chrétien primitif qui traite du comprise comme une auto-humi-
parcours du Fils de Dieu du ciel à la liation.
terre et de nouveau vers le ciel.
◼ L’élévation du Fils de Dieu a eu
L’élévation de Christ trouve son
lieu grâce à sa résurrection et
fondement dans l’obéissance
son ascension.
jusqu’à la mort.
◼ Dieu a donné un nom à Jésus
Avec l’attribution du nom, l’éléva-
qui est au-dessus de tous les
tion rappelle le rituel de l’intronisa-
noms.
tion des souverains de l’Antiquité.
En conséquence, il est exigé de flé- ◼ La période qui précède la Pente-
chir les genoux (proskynèse) (ver- côte doit nous rappeler que nous
set 10), ce qui fait également partie avons reçu le don du Saint-Esprit
du rituel antique d’intronisation. Ce et qu’il doit en découler des fruits.
rituel exprime l’obéissance à la vo-
lonté du souverain.

111 |
Service divin en semaine

L’Éternel m’a acquise au commencement de ses voies, Avant ses œuvres les
plus anciennes. J’ai été établie depuis l’éternité, Dès le commencement, avant
l’origine de la terre. Proverbes 8 : 22-23

La sagesse de Dieu
Message
Dieu offre la sagesse et guide l’homme vers la vie juste.

Introduction
Dans l’Ancien Testament, on entend par sagesse une action qui, d’une part,
s’oriente à la volonté de Dieu, et, d’autre part, tire des conclusions raisonnables
des expériences. En Proverbes 8, la sagesse s’adresse aux hommes en précisant
qu’elle souhaite aider l’homme à mener une vie dans la crainte de Dieu : « Le con-
seil et le succès m’appartiennent ; Je suis l’intelligence, la force est à moi. » (Pro-
verbes 8 : 14). La sagesse n’est pas seulement conseillère de l’homme, mais elle
est présente auprès de Dieu depuis le début et accompagne son action créatrice.
La sagesse fait partie de la nature de Dieu.

Jésus-Christ, la sagesse de Dieu


Jésus-Christ est désigné comme « puissance de Dieu et sagesse de Dieu »
(I Corinthiens 1 : 24). Il a annoncé la volonté de Dieu et a mis en évidence le fait
que l’amour de Dieu et l’amour du prochain résument « la loi et les prophètes »
(Matthieu 22 : 37-40). Quiconque croit en Jésus-Christ et s’oriente à ses paroles
fait l’expérience que Jésus est notre paix (Éphésiens 2 : 14).

Quiconque fait confiance à Jésus et le place au centre de sa vie reçoit les forces
et aussi la sagesse. Les forces pour surmonter le mal et la sagesse pour apprécier
les offres de salut divines par la parole et les sacrements. En même temps, la
sagesse incite l’homme à suivre la volonté de Dieu et à vivre conformément à ses
dons de salut.

Dieu offre la sagesse


Dieu communique la sagesse à l’homme, il lui offre la connaissance et l’intelli-
gence (Psaumes 51 : 8). Cependant, on peut toujours constater que les hommes
ne respectent pas la parole de Dieu et n’agissent pas avec sagesse. Ainsi, certains
méprisent l’offre de salut de Dieu, la foi en Jésus-Christ et l’efficacité des sacre-
ments. Mais l’égoïsme, le manque d’amour entre les hommes, la destruction de

| 112
15/16.5.2024

l’environnement et des moyens de subsistance des hommes sont finalement aussi


dues à un manque de sagesse.

Demande de sagesse
Certains reconnaissent qu’ils n’ont pas encore la sagesse nécessaire pour agir
conformément à la volonté de Dieu, se préparer au retour de Christ, se tourner
vers leur prochain et apporter leur contribution à la préservation de la création.
Dieu ne rejette pas un tel homme, mais il l’encourage à rechercher la force et la
sagesse : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à
Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. »
(Jacques 1 : 5).

Contexte Synthèse

Dans le passage en Proverbes 8 : ◼ La sagesse aide l’homme à me-


22 sqq., la sagesse évoque sa pré- ner une vie empreinte de crainte
sence avant même toute création. de Dieu.
La création de Dieu est remplie de
◼ Jésus-Christ est la sagesse, car il
sagesse et la sagesse peut aussi
a annoncé la volonté de Dieu.
être reconnue. La sagesse est ici
représentée comme une personne, ◼ Quiconque reconnaît qu’il n’agit
elle peut donc être mise en relation pas avec sagesse peut la de-
avec Jésus-Christ, qui se désigne mander à Dieu.
lui-même comme « sagesse » dans
le passage en Luc 7 : 35.

113 |
3e dimanche | Pentecôte

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu
habite en vous ? I Corinthiens 3 : 16

Lecture biblique : Actes 2 : 36-43

Nous sommes le temple de Dieu


Message
Nous édifions ensemble le temple de Dieu.

Introduction
Nous célébrons aujourd’hui la naissance de l’Église de Christ. L’apôtre Paul pré-
sente l’Église comme étant le temple de la Nouvelle Alliance, chaque croyant étant
une pierre que Dieu intègre à l’édifice (Éphésiens 2 : 21-22).

Dans l’Ancienne Alliance, le temple constituait le signe visible de la présence de


Dieu au milieu de son peuple. C’est là que les enfants d’Israël pouvaient rencontrer
Dieu pour lui rendre grâce, l’appeler à leur secours, implorer son pardon et lui ap-
porter leurs sacrifices (I Rois 8 : 27-52).

L’Église, un temple spirituel


En instituant l’Église sur cette terre, Jésus-Christ a érigé un temple spirituel. Il y est
durablement présent à travers son Esprit. Nous avons la grâce de faire partie de
ce temple. Le Saint-Esprit nous donne l’occasion de rencontrer Christ lors des ser-
vices divins. Unis en Christ, nous rendons grâce à Dieu en confessant notre foi et
en faisant le bien (Hébreux 13 : 15-16). Quand nous prions ensemble au nom de
Jésus, nous avons l’assurance que Dieu nous répondra (Matthieu 18 : 19-20).
Dans la prière commune du Notre Père, nous confessons nos fautes et implorons
le pardon, pour nous et pour notre prochain. Nous célébrons ensemble la sainte
cène pour commémorer le sacrifice de Jésus-Christ, consenti une fois pour toutes
et éternellement valable.

Nous proclamons que Dieu est présent dans l’Église


Comme le temple de Jérusalem, l’Église de Christ est un signe destiné à montrer
aux hommes que Dieu est présent au milieu d’eux. Notre mission consiste à an-
noncer aux hommes qu’ils peuvent tous, sans exception, trouver le pardon,
l’amour et le salut auprès de Christ. À proclamer la gloire de Dieu, en accordant
plus d’importance à plaire à Dieu qu’aux hommes. Publions la grâce de Jésus –
dans un monde où tant d’hommes veulent paraître meilleurs qu’ils ne sont, nous

| 114
19.5.2024

reconnaissons nos fautes et aspirons au pardon. Promouvons un bon usage de la


Bible – sa lecture doit susciter l’amour de Christ, pas l’intolérance ! Témoignons,
par notre évolution spirituelle, de l’efficacité du travail accompli par l’Esprit à travers
l’apostolat.

C’est aussi à nous de faire en sorte que ce temple, signe de l’activité salvifique de
Dieu, reste visible pour les générations futures. Nous sommes tous appelés à con-
tribuer à son édification (I Pierre 2 : 5). Nos compétences sont différentes, mais
elles deviennent complémentaires si nous les mettons au service de Christ. Re-
cherchons en priorité les compétences suscitées par l’Esprit (Galates 5 : 22) –
chacun d’entre nous peut les acquérir !

L’Église s’accomplit dans la nouvelle création


L’Église telle que nous la voyons aujourd’hui est encore en construction – les im-
perfections humaines y sont encore bien visibles. Ne nous en offusquons pas
(Matthieu 13 : 24-30). Ce n’est que dans la nouvelle création que l’Église se révè-
lera dans son absolue perfection (CÉNA 6.4.5). Mais nous n’avons pas besoin
d’attendre aussi longtemps. Notre objectif, c’est de faire partie de l’Épouse de
Christ, la partie de l’Église que le Seigneur prendra auprès de lui lors de son retour.
Il fera alors de nous, et pour toujours, une colonne dans son saint temple (Apoca-
lypse 3 : 12).

Jean-Luc Schneider

Contexte Synthèse

L’idée que l’Église est le temple de ◼ L’Église est le temple de la Nou-


Dieu est liée à la promesse d’un velle Alliance.
nouveau temple et d’une nouvelle
◼ Jésus-Christ y est présent à tra-
Jérusalem (Apocalypse 21 : 2). Le
vers l’Esprit-Saint.
temple, qui existait encore à
l’époque de l’apôtre Paul, a perdu ◼ Nous témoignons de la présence
sa signification avec la mort sacrifi- de Christ en son Église.
catoire de Jésus-Christ. Il est dé-
sormais remplacé par un temple ◼ Nous contribuons à l’édification
de l’Église.
spirituel qui n’est lié à aucun lieu.
L’Église est le temple de Dieu ◼ Nous aspirons à la communion
parce qu’elle appartient à Dieu et éternelle avec Christ.
que Dieu agit en elle.

115 |
Service divin en semaine

Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.


I Corinthiens 14 : 1b

Les dons de l’Esprit


Message
Nous aspirons aux dons de l’Esprit pour la bénédiction de notre prochain.

Introduction
En I Corinthiens 12, l’apôtre Paul souligne que les hommes ont reçu différents
dons du Saint-Esprit (I Corinthiens 12 : 8-10). Ils nous aident dans nos efforts pour
ressembler à Christ. Certains croyants, comme au temps de la première Église de
Corinthe, considèrent peut-être le don de la glossolalie ou le don de guérir autrui
ou de faire des miracles comme la preuve la plus sûre qu’ils ont réellement reçu
le don du Saint-Esprit. Il s’agit ici de manifestations de pouvoir spectaculaires. Jé-
sus relate des guérisons de malades et des actes miraculeux. De nombreuses
personnes sont venues le trouver pour être guéries ou rassasiées. Cependant, la
plupart d’entre eux l’ont ensuite quitté pour partir de leur côté (Jean 6 : 26). Ils n’ont
pas compris ce que Jésus cherchait à faire, notamment annoncer la proximité du
royaume de Dieu et apporter la rédemption du péché.

Quels sont les dons que nous recherchons ?


Paul explique qu’il vaut la peine de rechercher certains dons plutôt que d’autres ;
le principe est ici que les dons de l’Esprit servent au bénéfice de tous (I Corinthiens
12 : 7 ; 14 : 12).

Les principaux dons de l’Esprit sont la foi, l’espérance et l’amour (I Corinthiens 13 :


13). Ils sont fondamentaux pour une vie avec Christ et sont importants pour le salut.
Personne ne peut être comblé sans la foi en Jésus-Christ, sans l’espérance en
l’avenir avec lui et sans l’amour pour Dieu et pour le prochain. Il existe en outre
des dons de l’Esprit qui nous permettent d’aider, d’encourager le prochain et aussi
nous-mêmes. Paul parle par exemple du fait que le Saint-Esprit accorde « une pa-
role de connaissance » (I Corinthiens 12 : 8) ou « le don de discerner les esprits ».

◼ À travers le Saint-Esprit, nous gagnons la connaissance selon laquelle


Jésus-Christ est le Fils de Dieu et notre Sauveur.
◼ Si nous sommes capables de discerner les esprits, nous pouvons recon-
naître ce qui est divin et ce qui est hostile à Dieu. Nous nous orientons à
la volonté de Dieu et nous pouvons être un exemple pour notre prochain.

| 116
22/23.5.2024

Le discours prophétique
Dans le passage en I Corinthiens 14 : 1, Paul fait surtout l’éloge du discours pro-
phétique. La parole prophétique met en exergue la volonté de Dieu. La prophétie
en tant que don de l’Esprit ne consiste pas à prédire notre propre destin, mais à
annoncer le salut en Jésus-Christ et à faire ce qui doit être fait pour recevoir le
salut. Selon l’ordre de mission que leur a donné Jésus-Christ, les apôtres ont pour
tâche de parcourir le monde pour annoncer l’Évangile et faire de tous les hommes
des disciples (CÉNA 11.1). En tant que disciples, nous sommes tous appelés à
professer notre foi. Dans le royaume de paix, nous collaborerons même, en par-
faite communion avec Jésus-Christ, à la proclamation de l’Évangile aux vivants et
aux morts.

Contexte Synthèse

Au sein de la communauté chré- ◼ Les hommes reçoivent différents


tienne de Corinthe, il y avait des dons du Saint-Esprit.
groupes qui attachaient une impor-
◼ Les dons les plus importants de
tance particulière à la glossolalie ou
l’Esprit sont la foi, l’espérance et
au fait de parler en langues (il s’agit
l’amour.
d’un discours extatique dans une
langue inconnue) comme preuve que ◼ Il existe par ailleurs des dons de
l’on a vraiment reçu le don du Saint- l’Esprit à travers lesquels nous
Esprit. stimulons notre prochain et aussi
nous-mêmes.
Le parler en langues est mystérieux
et incompréhensible pour l’auditeur, ◼ Nous aspirons au don de prophé-
c’est pourquoi il a besoin d’être tra- tie, car nous voulons faire con-
duit. Dès lors, le parler en langues et naître l’Évangile à tous les
son interprétation sont placés dans hommes.
un rapport direct. Non seulement le
discours extatique, mais aussi sa tra-
duction en termes compréhensibles
et accessibles sont des dons de l’Es-
prit.
Paul ne partageait pas l’estime que
l’Église de Corinthe portait au parler
en langues ; il mettait plutôt l’accent
sur des dons du Saint-Esprit qui
n’étaient pas aussi spectaculaires :
l’amour et le discours prophétique.

117 |
4e dimanche | Fête de la Trinité

Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru.
Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu
demeure en lui. I Jean 4 : 16

Communion avec le Dieu trine


Message
Le Dieu trine veut offrir la communion avec lui.

Dieu, l’Aimant
Dieu se révèle à nous comme étant celui qui aime :

◼ Dieu, le Père, se révèle à nous comme le Créateur – il prend soin de sa


création, il témoigne sa sollicitude paternelle à tous les hommes, même à
ceux qui le rejettent ;
◼ Dieu, le Fils, s’est révélé en Jésus-Christ, notre Sauveur, qui a donné sa
vie pour notre salut ;
◼ Dieu, le Saint-Esprit, s’est révélé à la Pentecôte. Il œuvre dans l’Église
pour nous consoler, nous purifier, nous guider et nous sanctifier.

Dieu est amour


Dieu n’est pas seulement l’Aimant, il est amour. L’amour est l’essence même du
Dieu trine, il caractérise la communion du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ces trois
Personnes divines sont distinctes les unes des autres, mais forment une unité par-
faite et se réfèrent continuellement l’une à l’autre. Le Père aime le Fils, le Fils aime
le Père (Jean 15 : 9-10). Toutes les actions de Dieu sont le fait du Père, du Fils et
du Saint-Esprit.

Le Fils est venu sur terre pour annoncer et faire la volonté de son Père. Il disposait
de la pleine autorité de Dieu, tout ce qui était au Père était à lui. Le Père et le Fils
ont envoyé le Saint-Esprit sur la terre. L’Esprit ne parle pas de lui, mais du Père et
du Fils. À travers lui, le Père et le Fils sont présents dans l’Église.

Nous aimons Dieu


Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, veut offrir à l’homme la communion avec lui.
Cette communion ne consiste pas simplement à habiter auprès de lui. Dieu veut
que nous soyons en lui, comme le Père est en le Fils et le Fils en le Père (Jean
17 : 21-23). C’est à cette fin qu’il a déposé en nous sa vie, son Esprit (I Jean 4 : 13)
et son amour (Romains 5 : 5). Si nous permettons à l’Esprit de prendre le contrôle

| 118
26.5.2024

de notre vie, nos pensées et nos actes sont déterminés par l’amour de Dieu. Nous
désirons ardemment être auprès de Dieu, entendre sa voix et lui parler. Nous fai-
sons sa volonté et accomplissons notre mission non par peur (I Jean 4 : 18) ou
par calcul, mais par nature, parce que nous en éprouvons l’impérieux besoin. Nous
voulons devenir semblables à l’image de Jésus-Christ, l’homme qui était parfaite-
ment conforme à la volonté de Dieu, afin de pouvoir entrer comme lui dans la
communion éternelle avec Dieu.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le thème principal de la première ◼ Dieu est la communion du Père,


épître de Jean est l’amour pour du Fils et du Saint-Esprit.
Dieu et le frère/la sœur. La foi et
◼ Il veut nous intégrer dans la com-
l’amour sont étroitement liés : sans
munion avec lui.
amour, pas de foi ; sans foi, pas
d’amour. La caractéristique la plus ◼ Emplis de l’amour de Dieu, nous
importante du chrétien, constate aspirons à la communion avec
l’épître, est l’amour fraternel les uns lui.
pour les autres ; cet amour procède
de Dieu, car Dieu est amour et
l’amour se manifeste dans le fait
que Dieu a envoyé son Fils unique
dans le monde en vue de la récon-
ciliation des hommes avec Dieu et
pour faire l’expiation de leurs pé-
chés. Si Dieu aime de cette ma-
nière, les chrétiens doivent eux
aussi s’aimer les uns les autres
(I Jean 4 : 7-11). Ceci est encore
renforcé par notre parole biblique
qui décrit la nature de Dieu comme
étant l’amour (I Jean 4 : 16).

119 |
Service divin en semaine

Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres : et
qui peut être sauvé ? Jésus les regarda, et dit : Cela est impossible aux hommes,
mais non à Dieu : car tout est possible à Dieu. Marc 10 : 26-27

Avoir part au royaume de Dieu


Message
Seul Dieu peut nous offrir une grâce parfaite et le salut véritable.

Introduction
Jésus explique aux disciples que ceux qui ne s’intéressent qu’aux richesses ma-
térielles et négligent la recherche du salut ne pourront pas entrer dans son
royaume (Marc 10 : 23).

Participation au royaume de Dieu


Aux yeux de certains juifs pieux, la richesse matérielle était considérée comme
une bénédiction que Dieu accordait à ceux qui observaient sa loi. Ayant toujours
respecté les commandements, l’homme qui s’était approché de Jésus (Marc 10 :
17-22) pouvait donc légitimement espérer obtenir la vie éternelle. Mais le Seigneur
a enseigné autre chose : l’homme ne peut en aucune façon mériter le salut de son
âme (Luc 17 : 10). Pour entrer dans le royaume de Dieu, il faut être parfait comme
le Père est parfait (Matthieu 5 : 48). Cette perfection, aucun homme ne peut l’at-
teindre par lui-même. Seul Dieu peut la lui donner par grâce.

La soumission à Jésus
Jésus a demandé au « jeune homme riche » de tout quitter pour le suivre. Autre-
ment dit, de s’abandonner à lui. Le Seigneur attend de nous une foi parfaite, une
foi qui consiste à faire pleinement confiance à sa parole, à son amour et à sa puis-
sance.

Nul ne peut accéder au royaume de Dieu sans être parfaitement purifié. Dieu ac-
corde une grâce parfaite aux croyants qui se repentent sincèrement, luttent sans
relâche contre le péché, sont déterminés à réparer les dommages qu’ils ont cau-
sés et qui sont disposés à se réconcilier avec autrui.

La disposition à la réconciliation
Pour obtenir le plein pardon de nos fautes, nous devons aussi pardonner à notre
prochain. Pardonner « soixante-dix fois sept fois » à la même personne n’est cer-
tainement pas facile (Matthieu 18 : 22). Pour nous y aider, l’Esprit nous invite à

| 120
29/30.5.2024

songer au nombre de fois que Dieu nous a pardonné la même faute. Les victimes
d’actes particulièrement atroces ont parfois besoin de décennies avant de pouvoir
envisager de pardonner. Pourront-elles être sauvées si le Seigneur revient avant
qu’elles aient pardonné ? Dieu est juste, il considère l’effort, non uniquement le
résultat. Il accordera sa grâce à ceux qui auront ardemment désiré pardonner,
même s’ils n’y sont pas parvenus.

L’unité en Christ
L’unité fait également partie du royaume de Dieu. Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu
le Saint-Esprit sont parfaitement un – il n’existe aucun désaccord entre eux. Nous,
les hommes, imparfaits par nature, sommes incapables de parvenir par nous-
mêmes à une telle unité. Ce n’est qu’au retour du Seigneur, quand il aura rendu
parfaite la nouvelle créature qui vit en nous, que nous pourrons être parfaitement
un. Cependant, nous pouvons être unis dès aujourd’hui en Christ si chacun se
conforme aux paroles et aux actes de Christ.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Notre texte biblique est précédé ◼ Dieu offre le salut à ceux qui lui
du récit de la rencontre de Jésus font confiance et les conduit dans
avec un homme riche (« un jeune la communion parfaite avec lui et
homme riche », Marc 10 : 17-22) entre eux.
qui, bien qu’il accomplisse les com-
◼ Il accorde une grâce parfaite à
mandements de Moïse, n’est pas
ceux qui se repentent sincère-
prêt à suivre Christ. Sa richesse
ment, sont disposés au pardon et
l’empêche de rester résolument fi-
cherchent la réconciliation.
dèle dans l’imitation. Les versets 23
à 27 rapportent ensuite une conver-
sation de Jésus avec ses disciples
dans laquelle il est question de la ri-
chesse et de la participation au
royaume de Dieu. À la fin, Jésus dit
ces paroles réconfortantes : le salut
vient de Dieu et ne peut pas être
acquis par les hommes.

121 |
Service divin de jeunesse

Vous donc, fortifiez-vous, et ne laissez pas vos mains -s’affaiblir, car il y aura
un salaire pour vos œuvres. II Chroniques 15 : 7

Ne renonçons pas !
Message
Dans une période d’incertitude et de confusion, Dieu nous fortifie pour que nous
puissions faire ce qui est juste.

Introduction
Le passage en II Chroniques 15 : 7 fait référence aux conditions qui régnaient en
Israël au temps des juges. Le passage en II Chroniques 15 : 5 relate qu’il n’y avait
pas de sécurité à l’époque, car un peuple combattait l’autre et une ville combattait
l’autre. Quelle autre raison y avait-il pour cette insécurité ? Le peuple d’Israël s’était
détourné de Dieu et cherchait son salut auprès des idoles.

Peut-être avaient-ils l’idée que les « autres dieux » étaient moins exigeants que le
Dieu d’Israël. Nous pouvons reconnaître ici un lien avec le présent. Bien souvent,
le « vrai Dieu » n’habite plus dans les cœurs des hommes.

D’autres dieux ont pris sa place, et ceux-ci promettent peut-être à l’homme une vie
plus facile et plus agréable. Ils correspondent ainsi aux idées et aux souhaits de
nombreux contemporains.

Fortifiez-vous, et ne laissez pas vos mains s’affaiblir


Peut-être avons-nous l’impression que nos efforts ne mènent à rien. Nous nous
sentons seuls dans nos efforts pour agir conformément à la volonté de Dieu. Je
suis peut-être le seul jeune de la communauté et je ne peux parler à personne de
mes problèmes. Personne ne me comprend et je suis même parfois critiqué.

Nous recevons des forces


Dans le cas du roi Asa, la parole du prophète a un effet retentissant. Il a reçu le
courage d’apporter un changement, et il a supprimé les idoles qui étaient adorées.

Dieu se tourne également vers nous et nous fortifie afin que nous recevions la
force de nous opposer aux idoles de notre temps. Nous nous opposons à la quête
démesurée de richesses terrestres, où il n’y a aucune considération pour les inté-
rêts du prochain ou des générations suivantes. Nous n’aspirons pas non plus à

| 122
Mai 2024

nous accomplir au détriment d’autrui. De même, loin de nous l’idée de mener une
vie uniquement axée sur la consommation.

Il y aura un salaire pour vos œuvres


Nous savons que nous ne pouvons pas obtenir le salaire que Dieu nous a promis
par de bonnes œuvres. La parabole des ouvriers dans la vigne montre clairement
le lien qui existe entre les bonnes œuvres et le salaire, à savoir uniquement la
promesse de grâce de Dieu (Matthieu 20 : 1-15).

La particularité du salaire qui nous est promis est que nous le recevons déjà en
partie aujourd’hui. Il consiste en la sollicitude bienveillante et miséricordieuse de
Dieu. Si nous percevons réellement cette sollicitude, notre vie changera. Car elle
est si forte et merveilleuse qu’elle détermine nos actions et qu’aucune puissance
ne peut s’y opposer.

Contexte Synthèse

À l’époque des juges, à laquelle le ◼ Dieu nous fortifie dans un temps


passage en II Chroniques 15 : 3-6 de confusion et d’incertitudes.
fait référence, il régnait un grand dé-
◼ Bien que nous ayons parfois l’im-
sordre et une grande insécurité en
pression que nos efforts sont inu-
Israël. Bien que le roi Asa soit revenu
tiles, nous reconnaissons que
victorieux de sa bataille, on lui a con-
Dieu nous accorde des forces.
seillé de respecter les ordonnances
de Dieu. Seule la confiance envers ◼ Nous ne pouvons pas acquérir le
Dieu préserve le croyant des in- salaire, c’est Dieu qui nous l’ac-
fluences des faux dieux. corde par amour et par grâce.
Proposition pour une lecture optionnelle ◼ Aucune puissance ne peut s’op-
pendant le service divin : Matthieu 20 : 1-15 poser à la sollicitude de Dieu.

123 |
| 124
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

2 juin 1er dimanche


L’Œuvre de rédemption

5/6 juin Être un guide vers Jésus

9 juin 2e dimanche
Les effets de la foi en Christ

12/13 juin Jésus est notre Maître

16 juin 3e dimanche
Délivrance de la servitude

19/20 juin Renouvellement dans l’Esprit

23 juin 4e dimanche
La transformation par le Saint-Esprit

26/27 juin Prendre ses responsabilités

30 juin 5e dimanche
Dieu élève le pauvre

Jeunesse
Ranimer la flamme du don de Dieu

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


6 Juin 2024
125 |
| 126
Avant-propos Juin 2024

Les services divins du mois de juin sont consacrés à l'Église de Christ.

Le premier dimanche, l’Église et ses côtés visible et invisible sont au cœur de


la prédication. L’Église invisible devient visible dans les sacrements, qui sont
d’une importance capitale pour la transmission du salut en Christ. Lorsque les
membres de l’Église se comportent de manière aimante et solidaire, ils témoi-
gnent de manière crédible de l’amour de Christ.

La prédication du deuxième service divin dominical développera les effets


de la foi en la mort et la résurrection de Jésus. Le centre de la vie de chaque
croyant est Jésus-Christ, qui est notre modèle et vers lequel nous tendons. Par
notre comportement, nous pouvons montrer que nous sommes des témoins de
Jésus ressuscité.

Le troisième service divin dominical traite de la libération du mal, qui a eu


lieu grâce à la mort sacrificatoire de Christ. La liberté que Christ nous offre a
des répercussions sur tous les aspects de notre vie. Nous ne sommes pas obli-
gés de suivre les aberrations d’une société qui se comporte de manière cor-
rompue, égoïste et rancunière, mais nous pouvons suivre une voie marquée
par les bonnes œuvres, la solidarité et la disposition à la réconciliation.

Dans la prédication du quatrième dimanche, des témoignages vétérotesta-


mentaires sont considérés par l’action du Saint-Esprit. Le roi Saül, souvent
perçu de manière négative, sert d’exemple. Pourtant, Saül a été empli de l’Es-
prit de Dieu et devait devenir un « autre homme » ; cet événement renvoie
d’une certaine manière à la régénération d’eau et d’Esprit. L’action du Saint-
Esprit se produit d’une part de manière immédiate et spontanée, et d’autre part
de manière sacramentelle par le biais du saint-scellé.

Le cinquième service divin dominical du mois de juin est consacré à la pré-


paration du service divin en faveur des défunts. Le fait que les morts puissent
recevoir le salut n’est possible que grâce au sacrifice de Christ. La mort et la
résurrection de Jésus créent le salut qui est communiqué dans les sacrements.
Les vivants et les morts qui reçoivent le baptême d’eau sont intégrés dans le
corps de Christ. Les vivants et les morts qui sont scellés reçoivent la condition
requise pour obtenir la qualité de prémices. Lors de la préparation, la commu-
nauté devrait être sensibilisée au vaste amour et à la grande miséricorde de
Dieu.

127 |
1er dimanche | L’Église de Christ

Maris, que chacun aime sa femme, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré
lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau
de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni
ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. Éphésiens 5 : 25-27

L’Œuvre de rédemption
Message
Nous sommes exhortés à témoigner de la sainteté de l’Église de Christ par notre
comportement et notre nature.

Introduction
Dans la parole biblique, l’homme est exhorté à aimer sa femme, à la valoriser et à
se soucier d’elle.

Christ et son Église


Une telle relation entre homme et femme reflète la relation d’amour entre Christ et
son Église. L’action part d’abord de Christ. Il a fondé l’Église, elle est son Œuvre.
Il s’est donné lui-même pour elle, afin de la sanctifier. La sainteté est une caracté-
ristique fondamentale de l’Église (CÉNA-QR 381,383). En sanctifiant et en puri-
fiant son Église, Christ lui permet d’avoir part à sa nature. Cette sainteté est pré-
sente au sein de l’Église invisible. Toutefois, cela est difficile à saisir pour nous, les
hommes (CÉNA-QR 379). Ainsi, la relation entre Christ et son Église est égale-
ment qualifiée de mystère (Éphésiens 5 : 32).

L’Église ne reste pas « cachée »


L’amour de Christ pour son Église se manifeste dans les biens à salut qu’il lui offre.
Ce sont en premier lieu les sacrements, qui sont tous étroitement liés au don de
sa vie, c’est-à-dire sa mort sur la croix, sa résurrection et son retour. Lorsqu’en
Éphésiens 5 : 26 il est question de « l’eau de la parole », il faut y voir une référence
au baptême. En remplissant sa mission de transmission de ces biens à salut, la
dispensation des sacrements, l’Église visible montre clairement qu’elle est l’Œuvre
du Seigneur. Ainsi, l’Église visible proclame l’œuvre et la nature de Christ et son
retour promis.

Le témoignage du chrétien
Or, l’Église de Christ n’est pas une entité abstraite, elle est la communion de ceux
qui sont baptisés, qui croient véritablement en Christ et qui le confessent. Chaque
chrétien est appelé à témoigner dans son entourage de l’amour que Christ offre à

| 128
2.6.2024

son Église – et donc aussi de la sainteté et de la pureté de l’Église et de ceux qui


en font partie.

Dans un premier temps, on pourrait se sentir dépassé par cette exigence élevée :
comment pouvons-nous, en tant qu’êtres humains pécheurs, former une Église
« sans tache ni ride (…), mais sainte et irréprochable » ? N’est-ce pas là une exi-
gence à laquelle nous ne pouvons qu’immanquablement échouer ? Cependant,
n’oublions pas : la rédemption n’est pas notre œuvre, mais l’Œuvre du Seigneur.
Et nous pouvons être confiants que le Seigneur l’achèvera en nous et en son
Église (Philippiens 1 : 6).

Notre contribution
Que l’amour pour Christ se manifeste par notre dévouement total à Christ et au
prochain. Si l’Église est une communauté dans laquelle on se rencontre de ma-
nière solidaire et désintéressée, c’est-à-dire avec amour, un aspect important de
l’Église invisible devient visible, et chacun au sein de l’Église peut et devrait y ap-
porter sa contribution.

Contexte Synthèse

Dans le passage en Éphésiens 5 : ◼ Christ a fondé son Église, l’a


21 sqq., on trouve ce que l’on ap- sanctifiée grâce à son sacrifice et
pelle un « règlement interne chré- lui permet ainsi de participer à sa
tien ». On y trouve des instructions nature.
sur le bon comportement concernant
◼ L’Église visible doit proclamer
les hommes et les femmes, les aînés
l’œuvre et la nature de Christ en
et les jeunes, les esclaves et les af-
rendant accessibles en elle les
franchis. La soumission des femmes
biens à salut.
au père de famille, exigée au ver-
set 22, était certes une pratique cou- ◼ La sainteté et la pureté de
rante dans l’Antiquité. Cependant, l’Église constituent uniquement
l’exigence selon laquelle tous les l’Œuvre du Seigneur. Ceux qui
membres de l’Église doivent se sou- appartiennent à l’Église démon-
mettre à Christ de la même manière trent leur amour pour Christ en
(versets 23-24) est plus essentielle. se dévouant pour lui et pour leur
prochain.
Au sujet de la relation entre l’Église
visible et l’Église invisible, cf. CÉNA
6.3.

129 |
Service divin en semaine

Il dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Et ils répondirent : Du


baptême de Jean. Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance,
disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.
Actes 19 : 3-4

Être un guide vers Jésus


Message
Comme Jean-Baptiste, nous pouvons nous aussi faire référence à Jésus dans nos
discours et nos actes.

Introduction
Six mois avant la naissance de Christ, la fête de la Saint-Jean commémore dans
l’année liturgique la naissance de Jean-Baptiste. Le baptême qu’il administrait aux
hommes est qualifié de « baptême de repentance » par Paul dans un entretien
avec les disciples. Le baptême n’est ici pas un sacrement, mais l’expression de la
repentance humaine. Paul met en évidence le fait que Jean était conscient, durant
son ministère, d’être le précurseur du Messie (Jean 3 : 28-30) et un guide vers lui
(Jean 1 : 29).

L’exhortation de Jean-Baptiste à la repentance et son action baptismale qui a suivi


étaient des éléments essentiels de la préparation à la venue du Sauveur du monde
promis, que Jean a publiquement désigné comme Fils de Dieu (Jean 1 : 34). Les
personnes qui ont pris conscience de leur besoin de rédemption étaient prêtes à
accueillir le Rédempteur. Il n’en va pas autrement aujourd’hui (Jean 1 : 12).

Le baptême au nom de Jésus


Les véritables disciples de Jésus savent qu’ils ont besoin de sa grâce et de sa
miséricorde. Ils ne s’appuient cependant pas sur l’obligation d’un « baptême de
repentance », mais sur l’attention de Dieu dans le baptême au nom de la Trinité
divine. Le baptême chrétien est un cadeau de Dieu, par lequel il témoigne lui-
même sa proximité à l’homme ; il pardonne le péché héréditaire et garantit la par-
ticipation à la mort et à la résurrection de Jésus.

Jean a fait suivre son baptême de l’exhortation à la foi et à l’imitation de Jésus. Il


a même renvoyé ses propres disciples vers Jésus (Jean 1 : 36 sqq.).

| 130
5/6.6.2024

Devenir un guide vers Jésus


Lorsque nous nous entretenons avec nos contemporains aujourd’hui, il n’est pas
d’abord question de détails dogmatiques de notre doctrine de la foi, comme par
exemple la définition des sacrements, mais de notre crédibilité dans notre relation
aimante avec autrui.

Les questions suivantes peuvent nous être utiles dans le sens d’un examen de
conscience :

◼ La repentance dans l’esprit de Jésus est-elle un besoin personnel pour


moi ?
◼ Qui est Jésus-Christ pour moi aujourd’hui ?
◼ Comment la grâce de Jésus dans ma vie devient-elle visible pour autrui ?

Nous voulons prendre à nouveau conscience que, comme Jean-Baptiste, nous


portons témoignage, par nos paroles et nos actes, par toute notre vie, à toutes les
personnes que nous rencontrons. Cela ne doit pas être un témoignage de nous-
mêmes, mais un témoignage pour Jésus, qui veut offrir le salut à tous les hommes
(Tite 2 : 11 ; I Timothée 2 : 4).

Si nous devenons de tels guides vers Jésus, nous apportons notre contribution à
l’achèvement de son royaume, car, aujourd’hui encore, la repentance et la foi en
l’Évangile ainsi que la réception des sacrements sont des conditions élémentaires
pour la disposition à rencontrer le Fils de Dieu qui reviendra.

Contexte Synthèse

Même après la mort violente de ◼ La repentance est une vertu des


Jean, il y avait encore des adeptes véritables disciples de Jésus.
de ce dernier, non seulement en
◼ Le baptême chrétien est un ca-
Palestine, mais aussi à Éphèse,
deau de Dieu et non une œuvre
c’est-à-dire en Asie Mineure.
humaine. En lui, la Trinité divine
Lorsque Paul rencontre des dis- garantit à l’homme sa proximité.
ciples de Jean à Éphèse, il clarifie
◼ Nos paroles et nos actes doivent
la différence entre le baptême de
faire référence au véritable Sau-
repentance et le baptême chrétien,
veur Jésus-Christ et orienter au-
à la suite de quoi les disciples de
trui.
Jean se font baptiser au nom de
Jésus.

131 |
2e dimanche | L’Église de Christ

Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de
lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité,
car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. Hébreux 13 : 15-16

Les effets de la foi en Christ


Message
La foi en Jésus-Christ détermine nos pensées, nos paroles et nos actes.

Introduction
La parole biblique parle du fait que la louange à Dieu et l’attention accordée à son
prochain peuvent être comprises comme un sacrifice qui remplace le culte sacrifi-
ciel de l’Ancienne Alliance. En nous appelant à louer Dieu, la parole biblique ne
nous demande pas de jubiler sans cesse et de pousser des cris de joie. Il est ici
plutôt question de notre foi en Jésus-Christ, de la manière dont elle s’exprime et
de ses répercussions concrètes.

La foi en Jésus-Christ
Nous croyons en Jésus-Christ, qui a donné sa vie pour notre salut (Hébreux 13 :
12). Le sacrifice de Jésus est la preuve définitive de son amour pour nous. Dans
le même temps, nous sommes assurés qu’il nous a préparé une place auprès de
lui dans son royaume (Hébreux 13 : 14). Jésus-Christ est donc notre avenir. Il est
le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13 : 8) : il est et reste le fidèle
et le vainqueur.

Cette foi a des répercussions sur nos pensées et notre disposition de cœur. Elle
installe en nous la confiance en l’amour de Christ, sa toute-puissance, sa pro-
messe et sa parole. Elle nous procure une grande assurance et une profonde paix
intérieure.

La foi détermine les priorités


Nous souhaitons entrer dans la communion éternelle avec Christ. Durant toute
notre vie, même dans les circonstances difficiles, nous recherchons la sanctifica-
tion nécessaire afin de pouvoir être acceptés par Christ lors de son retour. C’est
pourquoi nous n’avons pas peur d’établir des priorités claires dans notre vie.

La foi détermine notre comportement


Nous nous efforçons de nous conduire comme de véritables disciples de Jésus-
Christ, sans prêter attention aux « vents » – les courants de pensées – et aux

| 132
9.6.2024

« nuages » – les circonstances – que nous traversons (Ecclésiastes 11 : 4). Nous


voulons nous conformer sans cesse au modèle de Christ – que les gens le remar-
quent ou l’ignorent, qu’ils l’approuvent ou non. Notre imitation de Christ n’est ni un
rôle que nous devons jouer, ni une stratégie que nous devons suivre pour convertir
autrui. Elle est l’expression concrète de notre foi, le reflet de notre attachement à
Christ !

La foi signifie suivre Christ


En tant que disciples de Christ, nous nous efforçons de faire le bien autour de
nous. Le bien que nous pouvons faire, c’est d’annoncer l’Évangile de façon cré-
dible. D’une part, en assaisonnant nos paroles avec le sel de l’Évangile (Colos-
siens 4 : 6) et, d’autre part, en nous comportant en véritables chrétiens.

La foi en Christ nous amène à être actifs dans l’amour du prochain (Galates 5 : 6).
Nous témoignons notre amour à autrui par nos dons, notre aide et notre présence
à ses côtés. Avant toute chose, nous voulons partager avec lui le trésor spirituel
que nous avons reçu. L’amour qui trouve sa source dans la foi en Christ est plus
fort que tout !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

L’épître aux Hébreux, dont l’auteur ◼ La foi en Jésus-Christ a des ré-


est inconnu, se réfère de multiples percussions concrètes et établit
manières au culte juif du temple. des priorités dans notre vie.
L’auteur montre clairement qu’avec
◼ La foi signifie suivre Christ. Il est
le sacrifice de Jésus-Christ, le culte
notre modèle.
sacrificiel dans le temple a perdu sa
signification. L’offrande des chrétiens ◼ Nous voulons faire du bien à
ne consiste pas à offrir des animaux notre prochain en l’assistant et
en sacrifice, mais à louer Dieu et à en lui annonçant l’Évangile.
accorder de l’attention à leur pro-
chain par de bonnes œuvres. Une in-
terprétation similaire du sacrifice se
trouve en Romains 12 : 1.

133 |
Service divin en semaine

Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera
comme son maître. Luc 6 : 40

Jésus est notre Maître


Message
Disciples de Jésus, nous apprenons à lui devenir semblables.

Introduction
Nous sommes des disciples de Jésus. Ayant répondu à son appel, nous suivons
son enseignement, y conformons notre vie et nous mettons au service de notre
Maître.

Nous ne sommes pas plus que notre Maître


Cette parole de Luc 6 : 40 est d’abord une consolation. Dans les moments difficiles,
il peut arriver que nous doutions de l’amour de Dieu. Souvenons-nous que Jésus-
Christ est le Fils bien-aimé de Dieu. L’amour du Père n’a pas consisté à le préser-
ver de la souffrance, mais à l’aider à la surmonter. Nous ne sommes pas plus que
Jésus : comme lui, nous sommes exposés aux souffrances inhérentes à la nature
humaine. Comme lui, nous devons croire en Dieu et lui faire confiance.

Aux yeux des hommes, la mission de Jésus s’est soldée par un échec retentissant.
Ce n’est qu’après sa résurrection que sa victoire s’est manifestée. Nous ne
sommes pas mieux lotis que Jésus. Aujourd’hui, il semble parfois que c’est en vain
que nous servons le Seigneur. La première résurrection nous prouvera le contraire.

Nous servir mutuellement


Notre parole biblique est aussi une exhortation de Jésus à se servir les uns les
autres, comme il a servi ses disciples (Jean 13 : 12-16).

Il arrive que ce soit précisément celui à qui nous avons fait du bien qui nous cause
du tort. Il est alors difficile de lui pardonner. Pensons à Jésus : il a donné sa vie
pour nous. Et pourtant, il nous arrive régulièrement de l’offenser. Pourquoi notre
prochain serait-il plus coupable envers nous que nous le sommes envers Jésus-
Christ ? Nous ne sommes pas plus que Jésus ! Si lui nous pardonne, nous n’avons
aucune raison de ne pas vouloir pardonner à autrui.

| 134
12/13.6.2024

Nous sommes des disciples de Jésus


Pour être bien formé, le disciple doit connaître l’enseignement, le comprendre et
le mettre en pratique. La connaissance, nous pouvons l’acquérir en écoutant la
prédication de l’Évangile et en lisant la Bible.

Assimiler l’enseignement demande une réflexion personnelle : qu’est-ce que Jé-


sus attend de moi ? Ensuite, il s’agit d’appliquer la parole. Le savoir-faire ne s’ac-
quiert que par l’exercice. On n’apprend à pardonner que si on a été offensé. On
n’apprend à se réconcilier que si on a été divisé. Et c’est dans les moments où
nous ne comprenons pas Dieu que nous apprenons à tout remettre entre ses
mains. Les difficultés que nous rencontrons peuvent être de très bonnes occasions
de développer notre savoir-faire spirituel…

Nous pouvons devenir comme notre Maître


Quelle belle promesse : Christ est notre avenir, nous pouvons devenir comme Jé-
sus ! Évidemment, nous ne pourrons jamais atteindre sa perfection. Nous reste-
rons des pécheurs jusqu’à la fin. Par contre, si nous nous laissons bien former,
nous pourrons aimer Dieu et lui faire confiance comme Jésus, et, comme lui, rester
maîtres de notre destinée en toutes circonstances ! N’abandonnons surtout pas
notre formation, continuons à apprendre et à nous exercer !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

L’idée que le disciple n’est pas plus ◼ Comme Jésus, nous sommes
que le maître se retrouve plusieurs exposés aux tribulations.
fois dans les discours de Jésus (Mat-
◼ Comme lui, nous devons croire
thieu 10 : 24 ; Luc 6 : 40 ; Jean 13 :
en Dieu et lui faire confiance.
16 ; Jean 15 : 20). Chacun de ces
passages illustre un autre aspect de ◼ Nous recevons l’enseignement
la relation qui unit le disciple à son de Jésus, l’assimilons et appre-
maître. nons à le mettre en pratique.
Notre parole biblique est en rapport
avec le discours dans la plaine
adressé par Jésus à ses disciples
(Luc 6 : 20-49) dans lequel, selon le
récit de l’évangile selon Luc, Jésus
proclame son enseignement.

135 |
3e dimanche | L’Église de Christ

Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage
des saints dans la lumière ; il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et
nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé. Colossiens 1 : 12-13

Délivrance de la servitude
Message
Nous remercions Dieu de nous avoir délivrés de l’esclavage du mal et intégrés
dans son Église.

Introduction
L’épître aux Colossiens mentionne trois raisons pour lesquelles nous devons être
heureux et reconnaissants de notre élection.

Reconnaissants pour le salut promis


Le salut, la félicité éternelle, est comparé dans l’épître à un héritage. Nous ne pou-
vons pas l’acquérir par notre travail ni notre mérite. Il nous a donné la possibilité
d’hériter de sa gloire par la régénération d’eau et d’Esprit. En nous scellant du
Saint-Esprit, il nous a garanti qu’il voulait notre salut (Éphésiens 1 : 13-14). Pour
accéder à la communion éternelle avec Dieu, nous devons tout mettre en œuvre
pour permettre au Saint-Esprit de développer en nous la nouvelle créature en
Christ.

Reconnaissants d’être délivrés du mal


Dieu nous a délivrés de la puissance du mal. Certes, nous sommes encore expo-
sés à la souffrance et à la mort, mais nous sommes libres en Christ.

◼ Nous ne sommes pas obligés d’être prisonniers de la société dans la-


quelle nous vivons. Ce n’est pas parce que beaucoup sont corrompus que
nous devons l’être aussi. Christ nous donne la force de faire le bien sans
attendre que d’autres le fassent d’abord !
◼ Christ nous enseigne à ne pas être esclaves des besoins matériels et de
nos désirs charnels. La satisfaction de nos désirs et de nos envies ne doit
pas nous conduire à afficher un comportement irrespectueux vis-à-vis de
notre prochain.
◼ Grâce à Christ, nous ne sommes pas prisonniers de notre passé et de
nos faiblesses. Il nous pardonne nos fautes et nous donne la possibilité
de changer !

| 136
16.6.2024

Reconnaissants pour une vie dans le « royaume du Fils »


Dieu nous a transportés dans le royaume de son Fils. Nous voyons dans ce
royaume l’image de l’Église de Christ, dans laquelle Dieu nous a intégrés. Quelle
joie de savoir que c’est Christ lui-même qui dirige son Église ! Le travail salvifique
est accompli par Christ lui-même, à travers le pouvoir ministériel qu’il a confié à
ses serviteurs. Dans l’Église, c’est le ministère, et plus précisément le pouvoir mi-
nistériel, qui est important, et non la personne investie du ministère : l’apôtre-pa-
triarche et les apôtres changent, le chemin à suivre pour être sauvé reste le même ;
l’agir salvifique du Seigneur ne dépend pas non plus de la compétence de ses
serviteurs. Aujourd’hui, dans le « royaume du Fils », nous nous efforçons de faire
la volonté de Dieu. Non par intérêt, pour recevoir une bénédiction matérielle, ni par
crainte d’être punis. Nous suivons Dieu parce que son Esprit vit en nous et que sa
volonté est devenue notre volonté (Romains 6 : 17-18).

Notons que l’Église doit préfigurer le royaume éternel à venir. Dans le royaume
des cieux, tout sera conforme à la volonté divine, parce que Dieu sera tout en tous
(I Corinthiens 15 : 28).

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Les destinataires de l’épître aux ◼ Nous remercions Dieu pour l’héri-


Colossiens sont les chrétiens de tage qu’il nous réserve.
Colosses, une ville d’Asie mineure.
◼ Nous sommes libres de suivre
Le début de l’épître se termine par
Christ en dépit des tribulations,
notre parole biblique et le verset 14,
de notre environnement et de
qui contient une formulation du type
nos faiblesses.
d’une confession de foi : Dieu a
sauvé les chrétiens de Colosses de ◼ Nous sommes heureux d’être
la puissance des ténèbres et les a membres de l’Église dirigée par
transportés dans le royaume de Christ lui-même.
Christ, là où règne le pardon des
péchés.

137 |
Service divin en semaine

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre homme exté-
rieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
II Corinthiens 4 : 16

Renouvellement dans l’Esprit


Message
Jésus-Christ renforce et renouvelle constamment notre être intérieur.

Introduction
Le texte biblique montre clairement que l’homme qui est affligé et souffre avec
Christ à cause de l’Évangile voit ses forces constamment renouvelées (« de jour
en jour ») par Christ. Ces forces lui permettent d’endurer les souffrances inhé-
rentes à l’imitation de Christ.

L’imitation de Christ
Paul parle de la souffrance comme faisant partie intégrante de l’imitation de Christ.
Dans l’Antiquité, il arrivait que les chrétiens étaient persécutés, jetés en prison,
tués ou dépouillés de leurs biens et privés de leur position dans la société. Paul
insiste sur le fait que ce n’est pas une raison pour désespérer. L’homme, son corps
et ses biens se détériorent, deviennent disgracieux, mais l’homme intérieur, lui, ne
se détériore pas, car il est fortifié et renouvelé par Jésus-Christ.

Ce qui était vrai pour les chrétiens de l’époque l’est aussi aujourd’hui. Dans de
nombreux cas, les chrétiens subissent des moqueries à cause de leur foi et ne
sont pas pris au sérieux, ils sont pénalisés ou même persécutés. Il se peut aussi
que nous vivions dans des conditions opprimantes, dans lesquelles il nous est
difficile de nous orienter vers Jésus-Christ et de nous laisser guider par lui.

Aussi difficiles, désagréables ou compliquées que puissent être les conditions ex-
térieures, le croyant peut néanmoins faire confiance à Jésus-Christ. En effet, Jé-
sus fortifie l’homme intérieur par la parole, les sacrements et la communion dans
la prière.

Fortification et renouvellement de l’Esprit


C’est à cette fortification que nous aspirons, car les forces que l’homme intérieur
reçoit ont des répercussions sur toute notre vie, sur nos pensées, notre disposition
et notre évaluation des faits. Le Saint-Esprit nous enseigne que Dieu nous aime

| 138
19/20.6.2024

et se préoccupe de nous. Cette connaissance, associée au fait qu’il n’existe pas


de puissance plus forte que Dieu, désamorce les puissances hostiles.

Nous pouvons avoir la ferme assurance que Dieu manifestera clairement sa puis-
sance par le retour de Jésus-Christ, l’établissement du royaume de paix et la nou-
velle création (II Corinthiens 4 : 14-15 ; 5 : 1-5).

Ne perdons pas courage malgré les souffrances, les persécutions et les tribula-
tions. Au contraire, nous voulons tout faire pour bénéficier de la force et du renou-
vellement que l’homme intérieur reçoit de Jésus-Christ. Car c’est ainsi que nous
pouvons participer à la nouvelle création et avoir une communion éternelle avec
Dieu.

Contexte Synthèse

Cette parole biblique est liée aux ◼ Dieu fortifie ceux qui souffrent,
explications sur la communion des sont persécutés et se trouvent
chrétiens avec les souffrances de dans la détresse à cause de
Christ. Le croyant participe aux l’Évangile.
souffrances et à la mort de Christ et
◼ Christ fortifie l’homme intérieur
devient ainsi témoin du Seigneur.
par la parole, les sacrements et
Le passage en II Corinthiens 4 : 16 la communion dans la prière.
fait allusion à l’homme qui est af-
◼ Bien que l’homme, son corps et
fligé extérieurement, dont la vie est
ses biens se détériorent,
menacée ; toutefois, grâce à Christ,
l’homme intérieur, lui, ne se dété-
sa vie intérieure est telle qu’il peut
riore pas, car il est fortifié et re-
rester en communion avec Christ.
nouvelé par Jésus-Christ.

139 |
4e dimanche | L’Église de Christ

L’Esprit de l’Éternel te saisira, tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en


un autre homme. I Samuel 10 : 6

La transformation par le Saint-Esprit


Message
Le Saint-Esprit crée un homme nouveau.

Introduction
L’Esprit de Dieu déployait déjà sa puissance et son activité au moment de la créa-
tion (Genèse 1 : 2 ; 2 : 7). Au temps de Moïse et des Juges, le Saint-Esprit a tou-
jours guidé les hommes, leur a donné du courage et a fortifié leur confiance en
Dieu (CÉNA 3.5.3.1). Les rois et les prophètes étaient oints et remplis de l’Esprit
de Dieu. Leur action indique l’Oint, le Messie, Jésus-Christ, qui est le roi, le prêtre
et le prophète et qui vit et règne en totale unité avec Dieu, le Père, et le Saint-
Esprit.

La vocation de Saül
Le prophète Samuel a révélé à Saül l’avenir immédiat, où il irait et ce qu’il rencon-
trerait. Il promet que Saül sera oint roi d’Israël et que l’Esprit de l’Éternel viendra
sur lui. Ainsi, ses actions et ses pensées seront guidées et portées par l’Esprit de
Dieu. Saül doit devenir un homme qui s’oriente à la volonté de Dieu. Mais l’histoire
montre également que Saül a finalement désobéi et que l’Esprit de l’Éternel ne
l’accompagne plus (I Samuel 15 : 23). Un autre, David, a alors pris sa place en
tant que roi.

Le don du Saint-Esprit
Sous l’Ancienne Alliance, des individus, surtout des rois et des prophètes, ont été
touchés par le Saint-Esprit, mais ils n’ont pas reçu le don du Saint-Esprit. Avant
son ascension, Jésus-Christ a promis aux apôtres : « Mais vous recevrez une
puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous » (Actes 1 : 8). Après la prédication
inspirée par l’Esprit de l’apôtre Pierre, le don sacramentel du Saint-Esprit a été
promis à ceux qui se faisaient baptiser (Actes 2 : 38).

Les sacrements trouvent leur fondement dans la mort et la résurrection de Jésus.


Le baptême d’eau et le don du Saint-Esprit sont des sacrements qui placent
l’homme dans une nouvelle relation avec Dieu. Ils marquent de manière irréver-
sible la nature de l’homme. Les sacrements sont dispensés entre l’Ascension et le
retour de Christ.

| 140
23.6.2024

Les effets du Saint-Esprit


La promesse qui a été donnée à Saül, à savoir « tu seras changé en un autre
homme », s’adresse à tous ceux qui, dans la Nouvelle Alliance, croient en Jésus-
Christ et le suivent. Le baptême et le saint-scellé permettent la régénération, qui
est en fait une renaissance. Elle est une transformation de l’être intérieur, qui dans
le cas de Saül a été évoquée puis finalement révoquée. Le Saint-Esprit n’agit pas
seulement par les sacrements, mais aussi par le fait qu’il accorde la foi en Jésus-
Christ, qu’il fortifie par la parole de la prédication et qu’il rend capable d’agir con-
formément à la volonté de Dieu et de souffrir avec Christ.

Contexte Synthèse

Le passage en I Samuel 10 relate ◼ L’Esprit de Dieu agissait déjà


l’onction de Saül comme roi par le sous l’Ancienne Alliance ; les rois
prophète Samuel. Par l’onction, et les prophètes sont remplis de
Saül entre dans une relation étroite cet Esprit.
avec Dieu. En outre, le prophète ré-
◼ Le don ineffaçable du Saint-Es-
vèle l’avenir immédiat à l’oint, où il
prit n’est dispensé que sous la
ira et ce qu’il rencontrera. Le verset
Nouvelle Alliance.
5 prédit que Saül rencontrera une
foule de prophètes enchantés. Le ◼ Le baptême et le saint-scellé en-
verset 6 parle du fait que Saül sera traînent la régénération d’eau et
lui aussi en extase et que « l’Esprit d’Esprit ; celle-ci entraîne la
de l’Éternel » viendra sur lui. Saül transformation de l’être intérieur.
deviendra « un autre homme », il
deviendra un roi dont les actes et
les pensées seront portées par
l’Esprit de Dieu.

141 |
Service divin en semaine

La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les
orphelins et les veuves dans leurs -afflictions, et à se préserver des souillures
du monde. Jacques 1 : 27

Prendre ses responsabilités


Message
Nous sommes exhortés à vivre notre foi et à nous tourner vers le prochain pour
l’aider.

Introduction
Une foi vivante et une piété authentique se traduisent par des actions concrètes
au profit d’autrui et ne se limitent pas à de pieux sentiments. La parole biblique
met en évidence la manière dont nous exerçons notre foi de manière juste envers
ceux qui ont besoin d’aide et nous incite à assumer nos responsabilités.

Servir le prochain est notre mission


La bonne piété au quotidien ne s’exprime pas par l’isolement de soi ou par
l’égoïsme face au salut, mais elle a toujours le prochain à l’esprit (Romains 12 : 1).
Nous ne pouvons aider les autres que si nous n’avons pas seulement notre propre
intérêt à l’esprit (Philippiens 2 : 4). Nous sommes conscients qu’en tant que gar-
diens de notre frère (Genèse 4 : 9), nous sommes responsables de la détresse de
notre prochain et que, lorsque nous servons le plus petit de nos frères et de nos
sœurs, nous servons le Seigneur lui-même (Matthieu 25 : 40). La parabole du bon
Samaritain est révélatrice à cet égard (Luc 10 : 25-37).

Une double approche du service au prochain


Si nous voulons aider notre prochain, nous devons le considérer, lui et ses besoins,
d’un double point de vue, spirituel et matériel. Le Seigneur Jésus a déjà évoqué
cette approche (Matthieu 4 : 4).

◼ D’une part, notre responsabilité s’applique dans la perspective du salut du


prochain. Nous essayons de le motiver, afin qu’il recherche lui aussi pre-
mièrement le royaume de Dieu et sa justice (Matthieu 6 : 33). Nous le
faisons en témoignant de l’Évangile en paroles et en actes. C’est notre
base pour réaliser une communion chaleureuse au sein de la commu-
nauté et de la société. Nous contribuons à créer un environnement qui
favorise le développement spirituel d’autrui.

| 142
26/27.6.2024

◼ D’autre part, nous ne pouvons pas rester indifférents à la détresse maté-


rielle et spirituelle. Jésus nous a donné un exemple de la manière dont
nous devons nous tourner vers le prochain dans le besoin. Il a dit : « Il y a
plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20 : 35). L’épître de
Jacques est très claire : « Si un frère ou une sœur sont nus et manquent
de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en
paix, chauffez-vous et rassasiez-vous ! et que vous ne leur donniez pas ce
qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? » (Jacques 2 : 15-16).

Se préserver des souillures


Dans le même temps, nous sommes exhortés à nous « préserver des souillures
du monde », c’est-à-dire à ne pas adopter des comportements et des modes de
pensée qui sont souvent courants au sein de la société. Par exemple, ne soyons
pas fiers d’avoir fait le bien, mais faisons le bien pour le bien du prochain et non
pour nous élever d’une quelconque manière face à nous-mêmes ou face à autrui.
Ce n’est qu’à cette condition que l’attention portée au prochain, l’aide que nous lui
apportons, peut aussi être qualifiée de « service religieux » (selon Bible Darby, ou
« religion », selon NEG 1979, version officiellement utilisée au sein de notre Église
actuellement, NdT). Nous n’honorons pas Dieu, nous ne louons pas sa miséri-
corde, sa grâce et l’incarnation du Fils uniquement par le chant et la prière, mais
aussi par une action charitable envers le prochain.

Contexte Synthèse

L’épître de Jacques exhorte à un ◼ Nous sommes exhortés à pren-


christianisme d’action. dre nos responsabilités et à aider
autrui.
En Jacques 1 : 27, il est question de
« religion » (ou de « service reli- ◼ Cela exige que nous nous préoc-
gieux », selon les versions bibliques, cupions à la fois des besoins spi-
NdT). Il s’agit ici moins d’une célébra- rituels et matériels du prochain.
tion liturgique que de la bonne pra-
◼ Lorsque nous aidons notre pro-
tique de la foi chrétienne ou d’une cer-
chain, nous ne nous glorifions
taine forme de piété. La véritable piété
pas de nos bonnes actions.
se manifeste là où le croyant vient en
aide aux « orphelins et aux veuves »
dans le monde – qui englobent les né-
cessiteux d’une société dans son en-
semble.

143 |
5e dimanche | Préparation au service divin en faveur des défunts

Qui est semblable à l’Éternel, notre Dieu ? Il a sa demeure en haut ; il abaisse


les regards sur les cieux et sur la terre. De la poussière il retire le pauvre, du
fumier il relève l’indigent. Psaumes 113 : 5-7

Dieu élève le pauvre


Message
Dieu offre le salut aux vivants et aux morts.

Introduction
Le Psaume 113 loue la majesté, la sainteté et la puissance de Dieu. Le psalmiste
exprime l’idée que Dieu est au-dessus de tout et qu’il trône au-dessus de tout.
Cependant, la majesté de Dieu ne signifie pas qu’il se tient à l’écart de tout, qu’il
ignore tout ce qui est impur et bas ; c’est plutôt le contraire : Dieu voit tout et se
tourne vers tous – vers ceux qui sont « en haut », les anges ou les pieux, qui agis-
sent en étant agréables à Dieu, et vers ceux qui sont en bas, dans la poussière,
dont personne ne se soucie, qui ont été oubliés de tous. Notre parole biblique peut
être rapportée à l’univers des défunts, dans lequel s’exprime la certitude selon la-
quelle personne n’est ignoré de Dieu ni exclu du salut.

La parole et les sacrements pour les vivants et les morts


En Israël, il n’y avait à l’origine que peu d’espoir en ce qui concerne les défunts.
On pensait souvent qu’ils n’étaient plus en relation avec Dieu, qu’ils n’avaient plus
de lien avec Dieu, que Dieu ne s’intéressait pas aux morts. Ainsi, le psalmiste ex-
prime cette pensée : « Ce ne sont pas les morts qui célèbrent l’Éternel, ce n’est
aucun de ceux qui descendent dans le lieu du silence » (Psaumes 115 : 17 ; Ec-
clésiaste 9 : 5). À cela s’oppose néanmoins l’espérance selon laquelle Dieu est
partout et qu’il n’abandonne pas les vivants et les morts à leur sort : « Est-ce pour
les morts que tu fais des miracles ? Les morts se lèvent-ils pour te louer ? »
(Psaumes 88 : 11).

Grâce à l’activité de Jésus-Christ, qui après sa mort sacrificatoire s’est d’abord


rendu auprès des « esprits en prison » (I Pierre 3 : 19) pour leur prêcher l’Évangile,
nous recevons des indications importantes. Le ministère de Jésus montre claire-
ment que Dieu ne regarde pas seulement la détresse de ses créatures, mais qu’il
intervient aussi et qu’il leur permet de recevoir le salut à travers la parole et
les sacrements (I Corinthiens 15 : 29). Après la mort des premiers apôtres, les
sacrements ne pouvaient plus être administrés aux défunts. Ce n’est qu’avec la

| 144
30.6.2024

réoccupation personnelle de l’apostolat que la situation a changé. Dès lors, les


vivants et les morts ont pu à nouveau recevoir les sacrements de la même manière.

Dieu relève
Le psalmiste parle de Dieu qui « retire le pauvre (…) de la poussière et relève
l’indigent (…) du fumier ». Les pauvres, les méprisés et les oubliés, ceux qui sont
dans la poussière, reçoivent l’aide divine. Ils sont « élevés » et placés « avec les
grands de son peuple » (Psaumes 113 : 8). Les morts qui sont dans l’éloignement
de Dieu sont élus par Dieu, et cette élection se réalise par la réception des sacre-
ments. La situation des défunts est ainsi totalement transformée :

◼ Par la réception du baptême, les vivants et les morts deviennent partie


intégrante du corps de Christ.
◼ Par la réception du saint-scellé, les vivants et les morts reçoivent la con-
dition requise et la vocation à la qualité de prémices et peuvent ainsi faire
partie du « sacerdoce royal ».

Le fait que les morts soient relevés par Dieu montre clairement que les défunts
aussi peuvent encore être élus pour faire partie de l’Église-Épouse, pour participer
aux noces dans les cieux et proclamer l’Évangile aux vivants et aux morts dans le
royaume de paix. Ils vont vers ceux qui, jusqu’à présent, n’avaient pas connais-
sance de l’offre de Dieu de les élever ou l’avaient refusée. Dans les jours à venir,
souvenons-nous de la grande sollicitude que Dieu accordera aux morts dimanche
prochain – et remercions Dieu pour cela dans la prière.

Contexte Synthèse

Le Psaume 113 loue le nom de ◼ Dieu aide les pauvres.


Dieu, que les Juifs pieux n’ont pas
◼ Le ministère de Jésus permet
prononcé. Le Psaume parle de la
aux vivants et aux morts de rece-
grandeur et de la majesté de Dieu,
voir les sacrements.
mais cela ne signifie pas un éloi-
gnement de la terre et des hommes, ◼ Les défunts aussi ont la possibi-
mais au contraire : Dieu se tourne lité d’appartenir au sacerdoce
vers les humbles, qui sont normale- royal.
ment ignorés par les dirigeants.
Dieu intervient, comme le met en
évidence le Psaume, dans le
monde des hommes.

145 |
Service divin de jeunesse

C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu


par l’imposition de mes mains. II Timothée 1 : 6

Ranimer la flamme du don de Dieu


Message
Nous voulons que les dons de Dieu soient actifs dans notre vie.

Introduction
Il est rappelé à Timothée qu’il doit ranimer la flamme du don qu’il a reçu par l’im-
position des mains lors de son ordination. Cela n’est possible que par la foi en
Jésus-Christ et la confiance en le Saint-Esprit. C’est ainsi qu’il a pu exercer son
ministère pour le bien de l’Église.

Les dons sacramentels


Le passage en II Timothée 1 : 6 montre que le ministère est un don de Dieu auquel
sont liés certains dons. Toutefois, il faut ranimer la flamme du don de Dieu ; ce
n’est qu’alors qu’il pourra marquer la vie. Ce qui est dit ici du don transmis lors de
l’ordination peut être transposé aux dons sacramentels que nous, enfants de Dieu,
avons reçus dans leur ensemble.

Nous pensons ici tout d’abord au sacrement du saint baptême d’eau. Il n’a pas
seulement pour effet d’effacer le péché originel, mais aussi de nous intégrer dans
le corps de Christ. Quiconque est baptisé d’eau et croit en Jésus-Christ lui appar-
tient et est ainsi appelé à s’exercer dans l’imitation de Christ. L’imitation implique
d’accomplir de bonnes œuvres, qui découlent de l’amour pour Dieu et pour le pro-
chain, et de témoigner de sa foi en Jésus-Christ.

Le saint-scellé parachève le baptême et donne naissance à la filiation divine, qui


est liée à des devoirs et des promesses particulières (CÉNA-QR 530). Ce don doit
également être ranimé en nous

◼ par la foi en Jésus-Christ ;


◼ par la disposition à écouter les instructions de Dieu, du Saint-Esprit ;
◼ par la confiance en la puissance du Saint-Esprit, en nous laissant guider
par lui.

| 146
Juin 2024

Les témoins de l’apostolat contemporain


Si nous ranimons la flamme du don du Saint-Esprit, si nous ménageons de l’es-
pace au Saint-Esprit, nous deviendrons également des témoins de l’apostolat ac-
tuel. Autrefois, Jésus a envoyé les apôtres. C’est également Jésus qui envoie les
apôtres d’aujourd’hui et qui, par leur intermédiaire, montre clairement qu’il gou-
verne son Église et que, par leur action, il prépare les enfants de Dieu à son retour.
Cette conviction doit se refléter dans notre vie, en ce sens que nous devons

◼ persévérer dans l’enseignement des apôtres (Actes 2 : 42) ;


◼ suivre Jésus-Christ ;
◼ nous laisser préparer au retour de Christ par la parole et les sacrements.

Quiconque suit le chemin de la foi avec cette attitude obtiendra la qualité de pré-
mices et sera digne de témoigner aussi de l’Évangile dans le royaume de paix,
afin que des hommes soient gagnées pour Christ.

Contexte Synthèse

Par l’imposition des mains, il faut Nous avons reçu les dons sacra-
sans doute comprendre l’ordination mentels du saint baptême d’eau et
et l’autorité ainsi reçue, à partir de du saint-scellé. Nous ranimons la
laquelle Timothée doit agir. Le don flamme de ces dons en
de Dieu (charisme) est un don de
◼ nous exerçant dans l’imitation ;
grâce nécessaire à la bonne exécu-
tion du ministère. Il est donné par ◼ ménageant de l’espace au Saint-
Dieu et ne peut pas être acquis par Esprit ;
l’action personnelle.
◼ devenant des témoins de l’apos-
Proposition pour une lecture optionnelle tolat actuel.
pendant le service divin : II Timothée 1 : 5-10

147 |
| 148
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

3/4 juillet Les tribulations

7 juillet 1er dimanche


En sécurité dans la ville forte

10/11 juillet La présence salvatrice de Dieu

14 juillet 2e dimanche
Examine-toi !

17/18 juillet Les apôtres et l’Église

21 juillet 3e dimanche
Où est ton frère ?

24/25 juillet Connaître Dieu

28 juillet 4e dimanche
Que veux-tu que je te fasse ?

31 juillet/1 août Pourquoi pleures-tu ?

Service divin pour enfants


Jésus bénit les enfants

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


7 Juillet 2024
149 |
| 150
Avant-propos Juillet 2024

Le premier dimanche du mois de juillet a lieu le service divin en faveur des


défunts. Les vivants et les morts dépendent d’égale manière de la réception
des sacrements, qu’ils peuvent recevoir par l’intermédiaire de l’apostolat. Par
le baptême d’eau, les vivants et les morts qui croient en Jésus-Christ sont inté-
grés dans l’Église de Christ.

Le deuxième dimanche marque le début de la série thématique « La question


de Dieu à l’homme ». La Bible témoigne à maintes reprises que Dieu ne se
contente pas de parler à l’homme, de lui faire connaître sa volonté, mais qu’il
s’adresse aussi directement à lui. Au centre de la prédication, il y a cette ques-
tion : « Adam, où es-tu ? » À travers cette question, nous pouvons être amenés
à réfléchir à notre relation avec Dieu et, si nécessaire, à la modifier.

Le troisième service divin en semaine rappelle la mission de l’apostolat mo-


derne, qui a commencé le 14 juillet 1835. Les apôtres annoncent l’Évangile de
la mort, de la résurrection et du retour de Christ. Dès lors, les trois sacrements
peuvent à nouveau être intégralement administrés.

La prédication du troisième dimanche de juillet est consacrée à la question :


« Où est ton frère ? ». Notre relation avec Dieu et celle avec notre prochain vont
de pair. Quiconque veut réaliser ses propres intérêts aux dépends du prochain
endommage sa relation avec Dieu.

Le quatrième dimanche, la question de Jésus « Que veux-tu que je te


fasse ? » est au centre du service divin. La question que Jésus pose à l’aveugle
doit nous inciter à réfléchir à nos demandes dans la prière. Dans la prière, nous
pouvons tout dire à Dieu, lui demander de l’aide dans les situations difficiles ;
mais nous devons néanmoins veiller à ce que la demande pour le salut, pour
la délivrance du mal et pour la communion permanente avec Dieu ne devienne
pas secondaire.

151 |
Service divin en semaine

Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugis-
sant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les
mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. I Pierre 5 : 8-9

Les tribulations
Message
Les tribulations doivent être surmontées par l’Église et par chaque croyant.

Introduction
La parole biblique parle de la menace que le diable, représenté comme « un lion
rugissant », fait peser sur les chrétiens et sur l’Église. Il veut disperser le troupeau
de Christ, le plonger dans la discorde et le chaos et « dévorer » celui qui n’est pas
protégé. Le mal ne peut finalement rien contre celui qui reste auprès du berger
Jésus-Christ.

L’Église harcelée
En tout temps, l’Église a connu des difficultés et des persécutions. Elles sont liées
au fait que l’Église et ceux qui lui appartiennent doivent suivre le chemin de la
passion de Christ. L’enfant Jésus était déjà persécuté. Le passage en Matthieu 2 :
13-18 relate la fuite du saint enfant.

Le passage en Apocalypse 12 : 1-6 parle également de l’Église harcelée et persé-


cutée. Si en I Pierre, l’image du diable est le lion, dans l’Apocalypse, c’est le dra-
gon, qui menace « la femme enveloppée du soleil ». Il veut dévorer l’enfant qu’elle
doit enfanter. Nous comprenons la femme comme étant l’Église et l’enfant comme
étant l’Église-Épouse. En outre, l’image de l’Apocalypse renvoie également à Ma-
rie et à l’enfant Jésus menacé.

Les tribulations du croyant


De nos jours, aussi, les chrétiens sont confrontés à de multiples tribulations. Il y a
des persécutions qui coûtent à certains la vie et l’intégrité corporelle, ou des cir-
constances qui empêchent de participer à la vie sociale. Mais il existe également
des formes plus discrètes de tribulations et de souffrance, par exemple lorsque :

◼ des personnes poursuivent leurs intérêts de manière impitoyable et ob-


tiennent ainsi un succès visible, cela peut déclencher un sentiment d’in-
certitude pour celui qui suit le commandement de l’amour du prochain et
qui est prêt à accepter des inconvénients ;

| 152
3/4.7.2024

◼ les critères de l’Évangile sont mis en doute, lorsqu’on ne les considère


plus comme étant adaptés à notre époque et que l’on se demande s’il ne
faudrait pas penser davantage à soi et à sa réussite ;
◼ les choses divines et l’univers de l’au-delà sont niés et considérés comme
une illusion ou des rêveries. La foi en la sollicitude divine, mais aussi en
la réalité de la résurrection, de l’enlèvement et du retour peut ainsi être
affaiblie.

Sobriété et vigilance
La parole biblique nous exhorte à être sobres et vigilants. Nous pouvons être
sobres en sachant ce que nous croyons et en ne nous laissant pas déstabiliser
par la moindre contestation. Nous sommes vigilants lorsque nous gardons la foi
pure et que nous nous orientons aux Saintes Écritures, qui nous sont sans cesse
révélées à travers la prédication de façon actuelle. Nous conserverons ainsi la
certitude que Jésus-Christ s’est sacrifié pour nous, qu’il est ressuscité et qu’il re-
viendra.

Contexte Synthèse

Le passage en I Pierre 1 s’adresse L’Église vit des tribulations à toutes


à la communauté chrétienne dis- les époques, car elle participe à la
persée, en proie aux hostilités et passion de Christ.
aux persécutions de la part de voi-
Nous vivons des tribulations
sins non chrétiens et des autorités
romaines. Notre parole biblique est ◼ lorsque beaucoup poursuivent
tirée du passage final de l’épître, impitoyablement leurs intérêts et
qui révèle en quelque sorte une di- réussissent aussi en cela ;
mension cosmique et désigne le
◼ par des attitudes qui nient l’uni-
diable comme principal adversaire
vers de l’au-delà et les choses di-
de l’Église.
vines, et les considèrent comme
L’image du « lion rugissant » vise une illusion.
peut-être aussi à rappeler que cer-
Nous sommes sobres et vigilants :
tains chrétiens ont été tués par des
lions dans l’arène pour amuser les nous savons ce que nous croyons et
nous y sommes fidèles.
foules.

153 |
1er dimanche | Le service divin en faveur des défunts

En ce jour, on chantera ce cantique dans le pays de Juda : Nous avons une


ville forte ; Il nous donne le salut pour murailles et pour remparts. Ouvrez les
portes, Laissez entrer la nation juste et fidèle. À celui qui est ferme dans ses
sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi. Ésaïe 26 : 1-3

En sécurité dans la ville forte


Message
Les vivants et les morts sont intégrés dans l’Église par le sacrement et la foi.

Introduction
La ville forte dont il est question dans la parole biblique est pour nous une image
de l’Église de Christ. Cette ville est le lieu spirituel où Dieu vient à la rencontre des
hommes pour leur dispenser le salut. Les habitants de cette ville, ce sont les bap-
tisés d’eau qui croient en Jésus-Christ et qui le suivent. Parmi eux se trouve un
groupe particulier : celui des régénérés d’eau et d’Esprit, qui se préparent à entrer
dans la Jérusalem céleste lors du retour de Jésus-Christ.

Aujourd’hui, la ville forte est en fête, car elle s’apprête à accueillir de nouveaux
habitants – les défunts, qui seront baptisés d’eau, vont intégrer l’Église. Et de nom-
breux baptisés d’eau vont recevoir le sacrement du saint-scellé, et ainsi la possi-
bilité d’entrer dans la Jérusalem céleste lors du retour de Jésus.

Condition pour faire partie intégrante de l’Église


Ne peuvent entrer dans la ville forte et y demeurer que les « justes » et les « fi-
dèles ». Les nouveaux arrivants croient en Jésus-Christ et en son Église. Ils sont
résolus à rester fermes dans cette foi, à renoncer au mal et à suivre Christ. Dans
le même temps, ils s’engagent à servir Christ et leur prochain.

Condition pour recevoir le saint-scellé


Pour recevoir le don du Saint-Esprit, gage de la félicité future, les croyants doivent
être décidés à se laisser préparer au retour de Christ par l’apostolat.

En sécurité dans la ville de Dieu


Nous, les vivants, nous louons Dieu pour le salut qu’il accorde aux défunts. Con-
trairement aux ouvriers de la vigne (Matthieu 20 : 1-19) ou au frère du fils perdu
(Luc 15 : 11-32), nous nous réjouissons de la grâce qui leur est faite et les accueil-
lons avec joie dans la ville forte.

| 154
7.7.2024

Nos bien-aimés de l’autre monde, qui sont restés fermes dans la foi, vivent dans
la paix et la sérénité (CÉNA 9.5). Bien qu’habitant la ville forte, nous, les vivants,
subissons encore les attaques de l’ennemi. À bien des égards, nous sommes dans
la situation qu’a connue le roi Ézéchias (II Rois 18 et 19). Finalement, Dieu est
intervenu pour libérer son peuple. Il en sera de même pour nous.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le passage en Ésaïe 26 : 1-6 est un ◼ La « ville forte » (Jérusalem) est


hymne que les habitants de Jérusa- l’image de l’Église de Christ.
lem doivent entonner. Jérusalem est
◼ Les vivants et les morts sont inté-
la « ville forte », sans cesse mena-
grés dans l’Église par le sacre-
cée par ses ennemis. Ce ne sont pas
ment du saint baptême d’eau.
ses murs ou ses bons guerriers qui
en font une ville forte et sûre, mais ◼ Grâce au saint-scellé, les vivants
uniquement Dieu. Au verset 5, il est et les morts reçoivent la possibi-
question d’une « ville superbe » lité de participer à la première ré-
(« ville inaccessible », Bible du Se- surrection.
meur, NdT), qui sera vaincue. Il s’agit
◼ Ceux qui sont morts en Christ se
vraisemblablement d’une ville enne-
mie qui est vaincue par la puissance trouvent dans un état de sécurité
et de paix.
de Dieu.
◼ Les vivants doivent faire leurs
preuves sous l’attaque du malin.

155 |
Service divin en semaine | Connaissance de la Bible

Tu mettras le propitiatoire sur l’arche, et tu mettras dans l’arche le témoignage,


que je te donnerai. C’est là que je me rencontrerai avec toi ; du haut du propitia-
toire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du témoignage, je te donnerai
tous mes ordres pour les enfants d’Israël. Exode 25 : 21-22

Lecture biblique : Exode 25 : 10-22

La présence salvatrice de Dieu


Message
Dieu nous rencontre au service divin et dans notre vie quotidienne.

Introduction
Dans notre parole biblique, il est question de l’arche d’alliance et de son impor-
tance dans les premiers temps d’Israël.

L’arche d’alliance, aussi appelée « l’arche du témoignage », était le lieu de con-


servation des deux tables de pierre contenant les dix commandements. Ses ca-
ractéristiques d’exécution, que nous avons découvertes par la lecture biblique,
sont décrites en détail dans le passage en Exode 25, car elle constituait le centre
de l’ensemble du sanctuaire de l’époque. L’arche d’alliance était un coffre portable
en bois d’acacia, recouvert d’or. Sur la plaque supérieure, désignée ici comme le
« propitiatoire », étaient fixés deux chérubins en or se faisant face. La plaque su-
périeure (le propitiatoire) fait l’objet d’une attention particulière, car elle est consi-
dérée comme le lieu à partir duquel Dieu rencontre son peuple.

L’arche d’alliance, signe de la présence de Dieu dans les temps anciens


L’arche, qui n’était présente que pendant un certain temps dans l’histoire d’Israël
(v. Contexte), est le signe visible de la présence du Dieu invisible. Elle sert, surtout
dans le contexte du temple, de trône et de lieu de révélation de Dieu. Dans le
même temps, l’arche, parce qu’elle porte les tables de la loi, représente la volonté
de Dieu et renvoie à la conclusion de l’Alliance sur le mont Sinaï. Le fait que l’arche
contienne le témoignage de la révélation de Dieu et qu’elle puisse être transportée
rend le lieu de la rencontre avec Dieu mobile. L’arche mobile symbolise le fait que
Dieu se trouve au milieu d’Israël et peut se révéler en tout lieu. La révélation de
Dieu ne peut donc pas être liée à un lieu précis.

| 156
10/11.7.2024

Présence de Dieu en Jésus-Christ et parmi nous aujourd’hui


L’arche d’alliance a aussi quelque chose à nous dire, en tant qu’indication de la
présence salvatrice de Dieu. En particulier, et de manière insurpassable, Dieu est
présent en son Fils Jésus-Christ. Puissions-nous toujours être conscients du che-
min parcouru par Jésus, de la gloire divine au monde des hommes, et du salut
expérimentable grâce à lui (Philippiens 2 : 6-11).

Dans l’Ancienne Alliance, il n’y avait pas de sacrements, ils ne sont devenus pos-
sibles que sous la Nouvelle Alliance, par la mort de Christ. Dieu est présent dans
la parole et les sacrements. Partout où l’Évangile de la mort, de la résurrection et
du retour de Christ est annoncé et où les sacrements sont administrés, Dieu se
révèle et offre la sécurité et le salut.

L’expérience de la présence de Dieu ne se limite pas à l’église, le bâtiment, ou au


service divin, mais se retrouve également dans la vie quotidienne : dans le dia-
logue de la prière, dans une vie qui s’accomplit dans l’amour pour Dieu et selon
les critères de la volonté divine et dans les rencontres entre les hommes soute-
nues par l’amour.

Contexte Synthèse

Après avoir reçu les tables de la loi ◼ L’arche d’alliance témoignait de


sur le mont Sinaï (Exode 24 : 12 la loi que Dieu a donné et de l’al-
sqq.), Moïse a reçu l’ordre de Dieu de liance que Dieu avait conclue
lui construire un sanctuaire, et « j’ha- avec le peuple d’Israël.
biterai (Dieu) au milieu d’eux »
◼ En même temps, l’arche d’al-
(Exode 25 : 8). Et l’arche d’alliance
liance a mis en évidence la pré-
était le centre du sanctuaire.
sence de Dieu en Israël. Comme
Après la conquête de la Palestine par l’arche pouvait être transportée, il
les Israélites, elle a été conservée est apparu que Dieu peut se ma-
dans le temple de Silo (I Samuel 3 : nifester en tout lieu.
3). Elle était transportée par l’armée
◼ Pour nous, l’arche d’alliance est
israélite lors des conflits armés. David
aussi une indication de la pré-
a fait venir l’arche à Jérusalem. Après
sence salvatrice de Dieu en Jé-
la construction du temple, elle a été
sus-Christ.
conservée dans le saint des saints.
Elle y était considérée comme le ◼ L’expérience de la présence de
trône visible du Dieu invisible. On Dieu se manifeste au cours du
suppose que l’arche d’alliance a brûlé service divin, mais également
lors de la destruction du temple de dans la vie quotidienne pour ceux
Jérusalem, en 587 av. J.-C. qui aiment Dieu.

157 |
2e dimanche | La question de Dieu à l’homme

Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : où es-tu ? Genèse 3 : 9

Examine-toi !
Message
Dieu nous exhorte à examiner notre disposition de cœur.

Introduction
Dans l’affliction, le malin veut nous faire douter en nous demandant : « Mais où est
ton Dieu ? » (Psaumes 42 : 4). La réponse à cette question est simple : Dieu le
Père prend soin de sa création. Il nous fournit ce qui est nécessaire à notre vie.
Dieu le Fils était à la croix pour nous, il est allé au ciel pour nous préparer une
place (Jean 14 : 3). Dieu le Saint-Esprit est à l’œuvre dans l’Église pour nous ac-
compagner, nous consoler et nous fortifier. Il travaille en nous pour nous sanctifier
et nous préparer au retour de Jésus-Christ.

Rester auprès de Dieu


Adam et Ève s’étaient cachés parce qu’ils avaient honte. En leur demandant où
ils étaient, Dieu leur a montré qu’il continuait à s’intéresser à leur sort. Ne fuyons
pas Dieu à cause des fautes que nous avons commises. Elles n’affectent en rien
son amour pour nous. Venons à lui sans crainte – il nous offre sa grâce.

« Où es-tu ? » La déception ou le non-exaucement de nos souhaits peuvent nous


éloigner de Dieu. Nous assistons toujours au service divin, mais intérieurement,
nous nous sommes distancés de Dieu. L’Esprit-Saint nous rappelle ce que Dieu a
fait et fait pour nous, et nous encourage à nous rapprocher de lui.

Faire confiance à Dieu


Aux disciples, pris de panique dans la tempête, Jésus a demandé : « Où est votre
foi ? » (Luc 8 : 25). Nous sommes parfois confrontés à des situations qui nous
dépassent. Nous ne voyons pas de solution, nous sommes inquiets pour notre
avenir et celui de nos proches. L’Esprit-Saint nous conseille de faire confiance à
l’amour de Dieu et de remettre notre vie entre ses mains (Luc 23 : 46).

Ce que nous faisons pour notre prochain


Jésus a demandé à Saül : « Pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes 9 : 4). Le Sei-
gneur était solidaire des chrétiens qu’il persécutait. Certes, nous ne persécutons
pas notre frère ou notre sœur. Mais nous devrions toujours avoir à l’esprit que ce
que nous leur faisons, nous le faisons au Seigneur (Matthieu 25 : 40). Notre com

| 158
14.7.2024

portement envers notre prochain ne devrait pas être dicté par ce qu’il nous a fait,
mais par ce que le Seigneur fait pour nous !

Nos propos
Les disciples ont été très embarrassés quand Jésus leur a demandé : « De quoi
discutiez-vous en chemin ? » (Marc 9 : 33). Ils s’étaient en effet disputés pour sa-
voir qui d’entre eux était le plus grand. Interrogeons-nous sur le contenu de nos
conversations. Que mettons-nous en avant, le mal ou le bien fait par autrui ? Com-
ment parlons-nous de l’Église, des serviteurs et des fidèles ? Notre façon de nous
exprimer détermine l’atmosphère au sein du couple, de la famille et de la commu-
nauté. Songeons aussi que le Seigneur ne considère pas seulement nos actes,
mais aussi nos paroles (Matthieu 12 : 36-37).

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La question qui est posée dans ◼ L’Esprit-Saint nous invite à nous


notre parole biblique constitue un approcher de Dieu, à lui faire
facteur central dans la chute dans confiance et à le servir.
le péché. Au début de cet événe-
◼ Notre comportement envers le
ment, Dieu crée l’homme. Pour que
prochain est dicté par l’amour
l’homme ne soit pas seul (ce qui
que le Seigneur nous témoigne
n’est pas bon pour lui), Dieu crée la
et nous offre.
femme à partir de la « côte » de
l’homme (qui peut également signi- ◼ Nos propos reflètent le bien que
fier « flanc », « côté »). Après la Jésus nous fait.
chute dans le péché, Adam et Ève
se cachent. Se retrouvant nus et
honteux, ils se fabriquent des vête-
ments provisoires. Dieu parle à
Adam et Ève ; à la fin de l’histoire,
tous deux sont expulsés du jardin
d’Eden.

159 |
Service divin en semaine

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la


nuit à prier Dieu. Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit
douze, auxquels il donna le nom d’apôtres. Luc 6 : 12-13

Les apôtres et l’Église


Message
Nous témoignons de la nécessité de l’apostolat.

Introduction
Luc relate comment Jésus est monté sur une montagne et a prié toute la nuit. La
montagne est une image de la proximité de Dieu. La proximité et l’adoration de
Dieu permettent à Jésus de reconnaître la volonté de Dieu. Le lendemain, Jésus
appelle ses disciples et choisit douze d’entre eux. Ces douze disciples, il les ap-
pelle aussi apôtres. Les apôtres doivent être les témoins de Jésus à Jérusalem,
dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre (Actes 1 :
8). Ils ont porté l’Évangile dans tout le monde connu à l’époque.

Réoccupation de l’apostolat
Par le Saint-Esprit, douze hommes ont été choisis comme apôtres en Angleterre
entre 1832 et 1835. Les apôtres d’aujourd’hui s’inscrivent dans cette tradition. Ils
ont été choisis par le Saint-Esprit pour gagner des hommes à l’Évangile. Les
apôtres n’existent donc pas seulement à l’époque néo-testamentaire.

Pouvoirs de l’apostolat
En son temps, Jésus lui-même n’a donné qu’un seul ministère, celui d’apôtre. Il a
donné à ce ministère des pouvoirs qui sont d’une importance décisive pour la vie
et les tâches de l’Église :

◼ Proclamation de l’Évangile de la mort, de la résurrection et du retour de


Jésus.
◼ Rassemblement et préparation de l’Église-Épouse au retour de Christ.
◼ Administration des trois sacrements aux vivants et aux morts.

Témoignage de l’apostolat
En tant qu’Église, nous pouvons donner un témoignage de l’efficacité de l’aposto-
lat à notre époque. Nous voulons essayer de rendre justice au passage en II Co-
rinthiens 3 : 3. L’apôtre Paul y écrit : « Vous êtes manifestement une lettre de

| 160
17/18.7.2024

Christ, écrite par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu
vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. »

C’est ce que nous faisons en vivant selon les critères de l’Évangile, en créant la
paix, en étant disposés à aider et à nous réconcilier. Nous témoignons que

◼ Jésus-Christ revient ;
◼ nous sommes préparés à ce retour par l’apostolat ;
◼ nous recevons, par le saint-scellé, la condition préalable à l’obtention de
la qualité de prémices.

Ainsi, nous prenons l’Évangile au sérieux et nous pouvons témoigner de manière


crédible de l’apostolat des temps modernes.

Contexte Synthèse

Le passage en Luc 6 : 12-16 rap- ◼ Jésus a choisi douze apôtres.


porte que Jésus a choisi douze Aujourd’hui encore, les apôtres
hommes parmi ses disciples qui de- sont choisis par le Saint-Esprit.
vaient avoir un statut particulier au
◼ Les apôtres ont des pouvoirs qui
sein de la communauté des dis-
sont importants pour la vie et les
ciples.
tâches de l’Église.
Le terme « apôtre » provient du
◼ Nous vivons selon le message
grec néo-testamentaire et signifie
de l’Évangile et rendons un té-
représentant, envoyé qui repré-
moignage crédible de l’efficacité
sente son émetteur de manière au-
de l’apostolat.
thentique.

161 |
3e dimanche | La question de Dieu à l’homme

L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je
le gardien de mon frère ? Genèse 4 : 9

Où est ton frère ?


Message
Nous aimons notre prochain et sommes là pour lui.

Introduction
La Bible rapporte que Caïn a tué son frère Abel. Le contexte biblique montre clai-
rement que le sacrifice d’Abel a trouvé grâce aux yeux du Seigneur, contrairement
à celui de Caïn. Caïn a refusé de prendre la responsabilité pour son frère, comme
si son sort ne le concernait pas.

Attitude à l’égard du prochain


Nous observons souvent que les gens sont concentrés sur eux-mêmes et ne prê-
tent guère attention aux autres. Ils ne remarquent pas quand leur prochain a be-
soin d’aide et d’attention. Par contre, les gens enregistrent le succès qu’autrui
semble avoir et deviennent jaloux.

Comme autrefois, Dieu pose ces questions à l’homme : Où est ton frère ? Com-
ment va-t-il ? A-t-il besoin de ton aide ?

L’amour, force motrice


Le regard de Jésus sur les relations personnelles est clair. Il a donné à ses dis-
ciples un commandement nouveau, leur demandant de pratiquer l’amour mutuel
comme signe distinctif qu’ils sont ses disciples (Jean 13 : 34-35).

Et il a désigné de « plus grand commandement » celui-ci : « Tu aimeras le Sei-


gneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée » et
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22 : 37.39).

Jésus lui-même a enseigné – et il a été un modèle à cet égard – que l’amour


comme force motrice conduit à se tourner vers son prochain.

◼ Dans la parabole du bon Samaritain, il présente un « frère » aimant et


serviable (Luc 10 : 30-37).
◼ Bien que son entourage ait essayé de protéger Jésus des nécessiteux, il
s’est toujours tourné vers eux (Marc 10 : 46 sqq.).

| 162
21.7.2024

Le Seigneur s’identifie à notre prochain. Notre amour pour le Seigneur se mani-


feste dans notre amour pour notre prochain !

◼ En s’approchant de Damas, Saül s’est vu poser cette question : « Pour-


quoi me persécutes-tu ? » (Actes 9 : 4).
◼ Il a fait référence au « Jugement des nations », au cours duquel le roi dira :
« Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits
de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25 : 40).

Impact sur la vie de communauté


Tous ont une part de responsabilité dans le vivre ensemble au sein de la commu-
nauté. Si l’amour est la force motrice de nos actions, cela apportera beaucoup de
chaleur à la communauté. Nous prions les uns pour les autres, nous nous intéres-
sons les uns aux autres et nous offrons notre sollicitude de différentes manières.
Le Catéchisme indique que la pastorale est aussi l’affaire de toute l’Église (CÉNA
12.4). Ce conseil de l’apôtre Paul en fournit une belle occasion : « Réjouissez-vous
avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent » (Romains 12 : 15).

Les frères et sœurs qui ne fréquentent plus les services divins ou qui se sont dé-
tournés de l’Église ne nous sont pas indifférents ; bien au contraire, nous essayons
de rester en contact avec eux. Avec l’aide de Dieu, nous voulons aussi être le
« gardien » de notre prochain.

Ainsi, nous nous aidons mutuellement tandis que nous nous préparons au retour
de Christ.

Contexte Synthèse

Cette parole biblique s’inscrit dans ◼ Jésus nous apprend à être là


le contexte de l’histoire de Caïn et pour notre prochain, à l’aimer.
Abel. Peu de temps après que Caïn
◼ Jésus s’identifie à l’homme qui
est passé à l’acte, Dieu lui de-
est dans le besoin. Notre amour
mande : « Où est ton frère Abel ? »
pour lui se manifeste dans notre
Caïn sait très bien où se trouve son
amour pour notre prochain.
frère, mais il ment. La deuxième ré-
ponse se caractérise par une atti- ◼ Nous concevons la vie de com-
tude défensive de Caïn : « Suis-je munauté avec amour et prenons
le gardien de mon frère ? » soin les uns des autres.
Caïn montre ainsi clairement qu’il
est indifférent à l’état de son frère
et à ce qui lui arrive.

163 |
Service divin en semaine

Puisqu’il m’aime, je le délivrerai ; je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.


Il m’invoquera, et je lui répondrai ; je serai avec lui dans la détresse, je le déli-
vrerai et je le glorifierai. Psaumes 91 : 14-15

Connaître Dieu
Message
La foi nous permet de découvrir la richesse de l’amour de Dieu.

Introduction
Dans la parole en Psaumes 91, Dieu promet de protéger et de sauver celui qui
l’aime et qui connaît son nom. La Bible parle du nom de Dieu pour évoquer sa
nature et son agir.

Le nom de Dieu
Dieu est apparu à Moïse dans le buisson ardent pour lui confier la mission de
guider son peuple. À cette occasion, il lui a révélé son nom : Dieu est celui qui est
(Exode 3 : 14). Pour le peuple d’Israël, Dieu est celui qui est toujours avec lui, et
qui sera toujours là pour lui.

Jésus-Christ a fait connaître le nom de Dieu aux hommes (Jean 17 : 6). Il leur a
enseigné que Dieu aimait tous les hommes. Bien plus : Jésus-Christ est Dieu. Il
est l’Emmanuel, Dieu avec les hommes (Matthieu 1 : 23). Il est le Seigneur. Il a
révélé aux hommes tout l’amour que Dieu leur porte en acceptant de mourir pour
eux.

Connaître le nom de Dieu


Connaître le nom de Dieu, c’est savoir que Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit,
aime tous les hommes et qu’il est toujours avec eux. Dans ce contexte, la parole
biblique semble contradictoire : Dieu, qui est là pour tous les hommes, ne sauve
que ceux qui le connaissent et qui l’aiment… En réalité, le paradoxe n’est qu’ap-
parent. La notion de « connaître » va au-delà du savoir. Connaît Dieu celui qui sait
qui est Dieu et qui agit en conséquence. Oui, le Créateur prend soin de tous les
hommes, Jésus est mort pour tous, et le Saint-Esprit veut tous les consoler. Mais
seuls ceux qui croient en Dieu et qui lui font entièrement confiance peuvent profiter
pleinement de ses bienfaits.

| 164
24/25.7.2024

Dieu libère ceux qui l’aiment


Dieu pardonne beaucoup à ceux qui l’aiment (Luc 7 : 47). Nous le savons, le re-
pentir sincère est indispensable pour obtenir le pardon des péchés. Or, ce repentir
n’est pas suscité par la peur d’être puni ou la honte d’avoir été pris en défaut, mais
par l’amour. Nous regrettons profondément notre faute parce qu’elle perturbe
notre communion avec Dieu. Le repentir véritable n’est pas lié au nombre ou à la
nature des péchés commis. Il est plutôt l’expression d’une souffrance. Nous souf-
frons de notre imperfection, parce qu’elle nous empêche d’être en parfaite com-
munion avec celui que nous aimons plus que tout, Jésus-Christ. C’est cette souf-
france qui nous pousse à invoquer humblement la grâce et à lutter avec détermi-
nation contre le péché. Jésus pardonne toujours à celui qui l’aime ainsi !

Celui qui aime vraiment Dieu aime aussi son frère (I Jean 4 : 20) et est disposé à
lui pardonner.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Dans le Psaume 91, le priant passe ◼ Dieu aime tous les hommes et
la nuit dans le temple, probable- veut leur salut.
ment pour y recevoir une parole de
◼ Pour profiter pleinement de la sol-
Dieu (verset 1), où il est appelé à
licitude divine et accéder au salut,
professer la toute-puissance de
il faut s’abandonner à Dieu et l’ai-
Dieu (verset 2). Suit une informa-
mer de tout cœur.
tion quant à l’action salvatrice de
Dieu (« Car c’est lui qui te dé-
livre... », les versets 3 à 13). La pa-
role de Dieu attendue est décrite
dans les versets 14 à 16. Dieu pro-
met protection, considération et sa-
lut : « Puisqu’il [le priant] m’aime, je
le délivrerai... » C’est aux versets
11 et 12 que le diable fait référence
lors de la tentation de Jésus (Mat-
thieu 4 : 5-7).

165 |
4e dimanche | La question de Dieu à l’homme

Il lui demanda : que veux-tu que je te fasse ? Il répondit : Seigneur, que je


recouvre la vue. Luc 18 : 41

Que veux-tu que je te fasse ?


Message
Dieu répond à la prière du croyant.

Introduction
L’aveugle de Jéricho était obligé de mendier pour vivre. Quand Jésus est passé
devant lui, il s’est adressé à lui en l’appelant Fils de David, signalant ainsi qu’il
reconnaissait en Jésus le Messie. Les gens qui composaient le cortège de Jésus
ont voulu faire taire le mendiant, car ils trouvaient inconvenant qu’un mendiant
s’adresse à une personne aussi importante. Jésus, néanmoins, s’est arrêté. Il s’in-
téressait au sort des pauvres et des exclus. L’aveugle n’a pas demandé l’aumône
à Jésus mais quelque chose que seul Dieu peut donner. Jésus l’a guéri parce qu’il
a fait preuve d’une foi véritable. Une fois guéri, le mendiant aurait pu repartir pour
mener une vie normale. Mais il a choisi de devenir un disciple de Jésus.

L’autorité de Jésus
Comme tous les miracles opérés par Jésus, la guérison de l’aveugle de Jéricho
est un signe de la proximité du royaume de Dieu et l’expression de son autorité.
Pour les Juifs, la maladie était une conséquence d’un péché commis par le malade
ou ses parents. De ce fait, les malades étaient souvent déconsidérés et mis en
marge de la société. En les guérissant, Jésus-Christ signalait qu’il avait le pouvoir
de pardonner les péchés et de réintégrer les exclus dans le peuple élu. En même
temps, il montrait qu’il fallait croire en lui pour obtenir le salut.

La prière et la foi
Nous pouvons toujours nous adresser à Dieu et implorer son aide dans la détresse.
Ce qui est important, c’est que notre prière soit empreinte d’une foi véritable.

Nous croyons en l’amour de Dieu, qui n’est jamais indifférent à notre détresse.
Nous pouvons lui confier toutes nos peines, y compris celles que notre entourage
juge insignifiantes ou injustifiées. De même, nous croyons en la toute-puissance
et en l’omniscience de Dieu. Dieu peut prendre soin de nous tout en s’occupant
du malheur des autres, mais en même temps, nous pouvons être assurés que
Dieu sait mieux que nous ce qui contribue à notre bien. Notre foi implique aussi

| 166
28.7.2024

que Dieu ne peut pas seulement soulager nos souffrances ; il veut nous délivrer
définitivement du mal en nous conduisant dans son royaume !

Qu’attendons-nous de Dieu ?
Nous lui faisons part de notre peine et lui demandons humblement de nous venir
en aide. Et, surtout, nous lui demandons de nous accorder le salut ! Dieu peut
nous « ouvrir les yeux ». L’Esprit-Saint nous remémore ce que Dieu a fait pour
nous et nous permet de percevoir sa présence à nos côtés. Il nous révèle l’avenir
que Dieu nous réserve.

Intercession
En intercédant pour notre prochain, nous exprimons notre confiance en Dieu. En
même temps, nous faisons preuve de compassion envers notre prochain, ce qui
crée des liens. Nous croyons que Dieu aime chaque être humain, qu’il est sensible
à sa peine et qu’il veut le délivrer. Nous croyons que Jésus-Christ est l’avenir de
tous les hommes, l’auteur de leur salut.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

En Luc 18 : 31 sqq., Jésus parle de ◼ Nous croyons en l’amour de


sa passion, de sa mort et de sa ré- Dieu, qui n’est jamais indifférent
surrection, mais les disciples ne le à notre détresse.
comprennent pas. Ils sont aveugles,
◼ Nous lui faisons part de notre
spirituellement. L’homme que Jé-
peine et lui demandons humble-
sus guérit devant Jéricho est lui
ment de nous venir en aide. Et,
aussi aveugle. Cet homme, qui
surtout, nous lui demandons de
s’appelle Bartimée dans l’évangile
nous accorder le salut !
selon Marc, recouvre la vue grâce à
sa foi en Jésus ; puis, il le suit. ◼ En intercédant pour notre pro-
chain, nous exprimons notre con-
fiance en Dieu et notre attache-
ment vis-à-vis de notre prochain.
◼ Nous croyons que Jésus-Christ
est l’avenir de tous les hommes,
l’auteur de leur salut.

167 |
Service divin en semaine

Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : parce qu’ils ont
enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. Jean 20 : 13

Pourquoi pleures-tu ?
Message
Dieu sèche les larmes de ceux qui l’aiment.

Introduction
Après avoir été guérie par Jésus, Marie de Magdala est devenue l’une de ses plus
fidèles disciples. Elle l’a suivi partout pour le servir et le soutenir financièrement
(Luc 8 : 2-3). Elle lui est restée fidèle jusqu’au pied de la croix (Jean 19 : 25). En
découvrant, le matin suivant la crucifixion, que le tombeau était vide, elle s’est ef-
fondrée en larmes : son Seigneur avait disparu ! Le Ressuscité est venu à sa ren-
contre et lui a demandé pourquoi elle pleurait. Puis il lui a demandé d’annoncer à
ses frères qu’il allait vers son Père et leur Père, son Dieu et leur Dieu.

La sollicitude de Jésus
« Pourquoi pleures-tu ? » Cette question du Seigneur n’est pas un reproche, bien
au contraire. Elle est l’expression de sa sollicitude. Jésus s’intéresse à notre sort
et prend part à notre peine. Connaissant parfaitement notre situation, il n’a pas
besoin que nous la lui décrivions. S’il nous pose cette question, c’est pour nous
exhorter à garder le contact avec lui. Retenons ceci : le Seigneur répond toujours
à ceux qui l’aiment et se confient à lui. Il se manifeste à nous de différentes ma-
nières : à travers une parole, une pensée, une rencontre ou encore une expé-
rience particulière.

Jésus nous console


Pierre a pleuré amèrement quand il a réalisé qu’il venait de trahir le Seigneur (Luc
22 : 61-62). Jésus-Christ ne lui a fait aucun reproche. Après sa résurrection, il a
continué de le considérer comme un frère et ne lui a demandé qu’une chose :
« m’aimes-tu ? ». Nous commettons tous des péchés et les regrettons. Le repentir
sincère est un fruit de notre amour pour Jésus : nous regrettons nos péchés parce
qu’ils font obstacle à notre communion parfaite avec lui. Ce repentir-là nous donne
accès au pardon. Jésus nous console dans le pardon.

Dieu nous console quand nous pleurons le décès d’un être aimé. Il nous com-
prend – il a pleuré, lui aussi, la mort de son ami Lazare (Jean 11 : 35). L’entourage
ne comprend pas toujours ceux qui souffrent encore de la séparation longtemps

| 168
31.7./1.8.2024

après le décès de ceux qu’ils ont aimés. Jésus partage leur peine et leur rappelle
qu’il a vaincu la mort.

Nous sommes tristes quand nous pensons à ceux qui ont quitté l’Église. Jésus
comprend cette peine et la partage. Lui aussi, il a pleuré sur ceux qui n’ont pas
voulu du salut qu’il leur apportait (Luc 19 : 41-42). Ce qui nous console, c’est de
savoir qu’il est le bon berger qui n’abandonne jamais ses brebis, même si elles
s’éloignent de lui (Matthieu 18 : 12). Continuons à aimer ces frères et sœurs,
prions pour eux et faisons confiance à Jésus : eux aussi, il veut les sauver !

Jésus nous aime


Comme Marie de Magdala, restons fermes dans l’amour de Christ et confions
notre peine au Seigneur. Nous pouvons être assurés que Dieu sèchera les larmes
de ceux qui l’aiment !

L’apôtre Paul écrit : « que l’amour soit sans hypocrisie. Réjouissez-vous avec ceux
qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent » (Romains 12 : 9.15). L’amour
de Christ nous pousse à partager à la fois les peines et les joies d’autrui. Celui qui
est capable de se réjouir du bonheur des uns peut compatir au malheur des autres
sans s’écrouler sous le fardeau.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Marie de Magdala (dans d’autres ◼ Jésus est aux côtés de ceux qui
traductions Marie-Madeleine ou se confient à lui.
Marie la Magdaléenne) tire son
◼ Il prend soin de ceux qui ont des
nom du lieu d’où elle est originaire.
soucis.
Libérée de « sept démons » par Jé-
sus, elle l’a suivi et servi jusqu’à la ◼ Il réconforte ceux qui sont dans
fin. Elle était présente au moment la tristesse.
de la crucifixion de Jésus, puis de
◼ Son amour nous rend capables
son ensevelissement. Le matin de
Pâques, le Ressuscité lui est ap- de partager les joies et les peines
d’autrui.
paru et l’a chargée d’annoncer sa
résurrection à ses disciples (Jean
20 : 1-18).

169 |
Service divin pour enfants

Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur impose les mains et prie
pour eux. Matthieu 19 : 13a

Jésus bénit les enfants


Message
Les enfants reçoivent la bénédiction de Dieu.

Introduction
En chemin en Judée, des parents amenaient leurs enfants à Jésus afin qu’il les
bénisse. L’éducation religieuse dans le judaïsme débutait très tôt ; les parents s’in-
quiétaient donc de ce que Jésus s’occupe aussi des enfants. Mais les disciples les
repoussèrent abruptement. Peut-être estimaient-ils que les enfants étaient encore
trop jeunes pour comprendre l’Évangile. Jésus, toutefois, les détrompa (Matthieu
19 : 14) : il se tourna vers les enfants et leur imposa les mains pour les bénir.

Recevoir le royaume de Dieu comme un enfant


Les enfants ont certainement déjà fait l’expérience, dans l’une ou l’autre situation,
d’être rejetés sous prétexte d’être encore trop jeunes ou de ne pas encore com-
prendre certaines choses. Dans ce contexte, Jésus indique que les adultes peu-
vent aussi apprendre quelque chose des enfants, à savoir recevoir le royaume de
Dieu comme un enfant (Marc 10 : 15). Tout comme les enfants qui rayonnent de
joie et sont emplis de gratitude lorsqu’ils reçoivent un cadeau, le royaume de Dieu
doit être accepté dans la foi tel un cadeau.

L’imposition des mains par Jésus


L’imposition des mains par Jésus, telle qu’elle a eu lieu lors de la bénédiction des
enfants (Matthieu 19 : 15) et des apôtres avant l’ascension de Jésus (Luc 24 : 50),
a été évoquée dans plusieurs passages des évangiles. Il y est également fait men-
tion à plusieurs reprises de guérisons de malades, par exemple à Capernaüm,
lorsqu’on lui amena des malades et qu’il leur imposa les mains et les guérit (Luc
4 : 40).

L’imposition des mains est l’expression visible de la sollicitude divine ou de la com-


munication de la bénédiction, de la santé et de la vie. L’imposition des mains in-
dique clairement qu’un cadeau est attribué par Dieu. C’est finalement la parole ou
la prière de Jésus accompagnant l’imposition des mains, par son autorité reçue du
Père, qui l’a opérée.

| 170
Juillet 2024

Bénédiction des enfants


Aujourd’hui également, au nom et par mission de Jésus-Christ, des apôtres ou
des ministres mandatés par eux imposent les mains aux enfants et les bénissent,
par exemple lors de la dispensation du baptême d’eau et du saint-scellé. Par l’im-
position des mains et la prière de l’apôtre, le don du Saint-Esprit est dispensé et la
filiation divine offerte. Lors de la confirmation, les enfants reçoivent la bénédiction
de la confirmation par l’imposition des mains. À la fin d’un service divin pour en-
fants, l’officiant lève les mains pour les bénir au nom de la Trinité divine.

Le psalmiste indique que Dieu est toujours avec nous et qu’il met sa main sur nous
(Psaumes 139 : 5). Pour les enfants, la bénédiction signifie proximité tangible de
Dieu, sollicitude et protection. Cela se traduit par la protection des anges ou l’in-
tercession d’un ange en faveur des enfants (Matthieu 18 : 10-11). Il arrive aussi
qu’un enfant devienne lui-même un « ange » en aidant un autre enfant qui se
trouve dans une situation difficile ou en l’assistant ; l’activité du Saint-Esprit comme
consolateur, aide et soutien. Le Saint-Esprit peut aussi remplir et guider le cœur
et l’esprit des enseignants et des camarades de classe ; une expérience de la foi
ou un exaucement de prière, où les enfants peuvent faire l’expérience de la proxi-
mité et de l’aide de Dieu, même dans les petites choses.

En conséquence, les enfants doivent savoir que Dieu est avec eux en toute situation,
quelle qu’elle soit, et qu’il les garde et les préserve. La main de Dieu est sur eux !

Suggestions pédagogiques Synthèse

Demander aux enfants ce qu’ils pen- ◼ En chemin en Judée, des pa-


sent de la rentrée ou de la nouvelle rents amenaient leurs enfants à
maîtresse, leurs nouveaux amis, etc. Jésus afin qu’il les bénisse.
Quelles sont les attentes, les espoirs, ◼ L’imposition des mains est l’ex-
mais aussi les inquiétudes des enfants pression visible de la sollicitude
à l’occasion de la rentrée ? divine.
Demander aux enfants ce qu’ils enten- ◼ Aujourd’hui aussi, les enfants
dent par « bénédiction divine » et ce sont bénis au nom et par mission
qu’ils en attendent. de Jésus-Christ.
Le cas échéant, leur montrer le geste
liturgique de bénédiction « imposition
des mains » lors de la dispensation
des sacrements / bénédiction finale tri-
nitaire à la fin du service divin.
Lecture biblique optionnelle par des enfants :
Nombres 6 : 24-27 ; Psaumes 139 : 1-6

171 |
| 172
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

4 août 1er dimanche


L’action de Dieu et notre responsabilité

7/8 août Mes destinées sont dans ta main

11 août 2e dimanche
De l’eau pour vivre

14/15 août Jésus est victorieux du mal

18 août 3e dimanche
Dieu dans le feu

21/22 août Vivre dans l’omniprésence de Dieu

25 août 4e dimanche
Un murmure doux et léger

28/29 août Dieu est reconnu par son Esprit

Service divin de jeunesse


Il est allé loger chez un homme pécheur...

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


8 Août 2024
173 |
| 174
Avant-propos Août 2024

Les services divins dominicaux du mois d’août ont pour thème « Dieu se révèle ».
La manière dont Dieu se révèle et vient à la rencontre de l’homme est mise en
évidence à l’aide des éléments que sont la terre, l’eau, le feu et le vent.

L’accent de la prédication du premier service divin dominical est mis sur la terre
ou sur la poussière à partir de laquelle l’homme a été créé. L’être humain est étroi-
tement lié à l’espace dans lequel il vit. Il est, comme le rappelle le second récit de
la création, pris de la terre et retourne à la terre. L’homme vit de la terre et en est
donc responsable. D’autre part, l’homme est également en lien avec l’au-delà.
L’âme, savoir l’existence personnelle, place l’homme dans une relation directe
avec Dieu. L’homme est donc appelé à mener aussi une vie spirituelle (pour plus
d’informations sur le rapport entre la création invisible et la création visible voir le
CÉNA 3.3.1.1 et 3.3.1.2).

Le deuxième service dominical se préoccupe de la signification littérale et figu-


rative de l’eau. Sans eau, la vie naturelle n’est pas possible, c’est pourquoi elle
peut aussi être utilisée comme image pour les impératifs en termes de salut. Dans
la prédication, il sera fait référence au baptême, dont l’eau est l’élément fondamen-
tal. L’eau, comme nous le verrons, renvoie à la parole et au sacrement, qui sont
indispensables au salut. On peut le résumer ainsi : Dieu nous donne l’eau de la
vie, c’est à nous de l’accepter et de la consommer pour obtenir le salut.

Le troisième dimanche, la réflexion a pour point de départ le feu. Dieu se mani-


feste dans le feu et les phénomènes naturels connexes, comme le montre claire-
ment l’Ancien Testament. Le buisson ardent en est sans doute l’exemple le plus
connu. Dans le Nouveau Testament, le feu est également le symbole du Saint-
Esprit, de sa puissance et de sa force qui transcende toutes les limites. Jean-Bap-
tiste a promis que quelqu’un viendrait baptiser de feu. Jésus-Christ est celui qui
n’a pas arrêté de le faire jusqu’à aujourd’hui.

Le dernier dimanche du mois d’août est consacré au vent, c’est-à-dire à l’air dont
nous avons tous besoin pour vivre. Le point de départ est l’expérience de Dieu
faite par Élie dans le murmure du vent. La communauté doit être appelée à ne pas
s’exposer uniquement au brouhaha de la vie quotidienne, mais à rester à l’écoute
de la voix de Dieu dans le silence. Il conviendra de rappeler que c’est dans le
silence de la prière que nous pouvons faire l’expérience de la présence de Dieu.

175 |
1er dimanche | Dieu se révèle

L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses


narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante. Genèse 2 : 7

L’action de Dieu et notre responsabilité


Message
Nous sommes orientés vers la Création visible et invisible.

Introduction
Ce texte biblique relate de la création de l’homme. Dieu l’a formé à partir de la terre
et lui a insufflé le souffle de vie. Dieu se montre ici en tant que Créateur. Néan-
moins, il ne s’est pas contenté de créer la terre, il la préserve également. Quel
cadeau généreux Dieu nous a fait !

L’homme devient un être vivant


Dieu donne à l’homme la vie, la capacité de se mouvoir, de parler et de prendre
des décisions. L’être humain – homme et femme – a été créé à l’image de Dieu
(Genèse 1 : 26-27) et occupe une place prépondérante dans la Création visible.
Dieu aime les hommes et se tourne vers eux à tout moment.

Notre responsabilité envers la Création visible


Dieu nous a confié, à nous les hommes, la domination de la terre (Genèse 1 : 26-
27). La terre est notre espace vital et nous avons pour mission d’en prendre soin,
de la cultiver et de la conserver. Cela signifie également que nous prenons soin
de toute vie, y compris de notre espace vital. Notre prochain, qui est, comme nous,
à l’image de Dieu, doit être traité avec respect, quelles que soient ses traditions,
sa nationalité, sa position sociale ou son orientation sexuelle. Lorsque nous nous
engageons à préserver la Création visible, nous agissons pour notre propre bien,
celui de notre prochain et celui des générations futures.

Dieu se révèle aux hommes


Dieu s’est révélé aux hommes dès le début. Il a conclu une alliance avec Noé et
de ce fait avec l’humanité. Il s’est ensuivi la conclusion de l’alliance au mont Sinaï,
au cours de laquelle ont été donnés, entre autres, les Dix commandements. Enfin,
Dieu se manifeste de manière inégalable en Jésus-Christ. Il nous a révélé la véri-
table nature de Dieu, son amour et sa justice. Le sacrifice parfait de Jésus a ouvert
la voie à tous les hommes pour qu’ils expérimentent l’amour et la justice de Dieu
et qu’ils vivent finalement en communion éternelle avec Dieu.

| 176
4.8.2024

Notre responsabilité dans notre vie spirituelle


L’homme cultive un égal rapport à la Création visible et invisible (CÉNA 3.3.2). En
ce sens, il est tout autant orienté vers le visible, le terrestre, que vers l’invisible, le
céleste. Nous sommes donc également responsables de notre vie spirituelle et de
son développement. Par le don du Saint-Esprit, nous sommes emplis de la « vie
divine » (CÉNA 3.5.5.1). Et par la parole de Dieu et la digne réception de la sainte
cène, le développement de la nouvelle créature en Christ est favorisé.

Contexte Synthèse

Le verset biblique est tiré du se- ◼ L’homme a été créé à l’image de


cond récit de la Création. Dieu Dieu.
anime l’homme par le souffle. L’in-
◼ Il a reçu la mission de prendre
sufflation signifie la transmission de
soin de la Création visible et de la
vitalité et de vivacité. L’homme et la
conserver.
terre sont étroitement liés : pris de
la terre, l’homme retourne à la ◼ Nous nous engageons à préser-
terre. À ce niveau, l’être humain ver la Création visible pour le
n’est pas encore différencié en bien de tous.
homme ou femme. La différencia-
◼ Nous sommes également res-
tion homme/femme est rapportée
ponsables de notre vie spirituelle
en Genèse 2 : 21-25 (voir à ce pro-
pos le Recueil annuel 2023, p. 310, et de son développement.
sqq.).

177 |
Service divin en semaine

Mes destinées sont dans ta main ; Délivre-moi de mes ennemis et de


mes persécuteurs ! Psaumes 31 : 16

Mes destinées sont dans ta main


Message

Notre vie est entre les mains de Dieu.

Introduction
À la lecture du Psaume 31 – et si nous examinons de plus près son langage
imagé –, nous nous rendons compte que nous vivons des situations similaires
dans notre propre vie. Dans la dernière partie du Psaume, nous voyons que le
priant met toute sa confiance en Dieu et le loue pour sa bonté.

La vie de certains de nos frères et sœurs en la foi est déterminée par les guerres,
la détresse sociale ou les épidémies. Beaucoup de nos contemporains remettent
en question l’amour de Dieu à cause de leurs souffrances propres et de celles
d’autrui. Nous, en revanche, voulons rester auprès du Seigneur, car il est celui qui
donne la vie et qui la préserve.

En sécurité entre les mains de Dieu


Le psalmiste reconnaît que, malgré tous les imprévus et les impondérables, le
destin de l’homme est entre les mains de Dieu. Notre parole biblique n’est pas
l’expression de la résignation ou du désespoir, mais plutôt une forte adhésion à
l’affirmation que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu »
(Romains 8 : 28).

Dieu est le maître de la vie


L’auteur du Psaume a enduré beaucoup de choses, même des menaces de mort,
mais il a demandé à Dieu de continuer à faire luire sa face sur lui (Psaumes
31 : 17). La vie vient de Dieu et le cours de la vie humaine n’a pas lieu indépen-
damment de sa volonté. Abandonnons-nous à la grâce de Dieu et faisons-lui con-
fiance. Jésus est un grand exemple pour nous en cela, car il a cité une partie de
ce verset peu avant sa mort à la croix (Luc 23 : 46).

C’est précisément dans l’adversité, en période de menaces et d’hostilités, que


cette connaissance peut nous donner de la force. Peut-être nous sentons-nous

| 178
7/8.8.2024

aussi abandonnés et rejetés par notre entourage ; mais il y a quelqu’un qui ne


nous rejette pas et ne nous abandonne pas : Dieu.

Chercher la proximité de Dieu


Nous pouvons demander que Dieu nous accorde son aide, sa grâce et sa miséri-
corde dans toutes les situations. Parfois, il y a des problèmes qui semblent insur-
montables ; puisse l’assurance que Dieu est miséricordieux nous donner, juste-
ment dans de tels cas, force et courage. Ce n’est que si nous sommes déterminés
à rester auprès de lui que les événements difficiles et les mauvaises expériences
ne pourront pas nous séparer de Dieu, mais au contraire nous unir encore plus
fortement à lui.

Contexte Synthèse

Le Psaume 31 contient des éléments ◼ Malgré toutes nos angoisses,


d’un chant d’actions de grâces (ver- nous reconnaissons que notre
set 20 et suivants) et d’une com- vie est entre les mains de Dieu.
plainte individuelle.
◼ Nous conformons notre vie à la
Le verset 11 aborde l’idée que la ma- volonté de Dieu.
ladie est la punition d’une mauvaise
◼ Rien ne doit nous séparer de
action.
notre Père céleste.
Les versets 12 et 13 montrent claire-
ment que beaucoup se détournent
de l’auteur du Psaume et le laissent
seul dans sa détresse.
Certains exégètes supposent que le
verset 14 pourrait être une référence
à Jérémie 20 : 10 ; là aussi, les en-
nemis du prophète se concertent sur
la manière de provoquer sa fin.

179 |
2e dimanche | Dieu se révèle

Puis Moïse leva la main et frappa deux fois le rocher avec sa verge. Il sortit de
l’eau en abondance. L’assemblée but, et le bétail aussi. Nombres 20 : 11

De l’eau pour vivre


Message
Dieu veille à ce que nous puissions vivre.

Introduction
Lors de sa traversée du désert, le peuple d’Israël a souffert du manque d’eau. Non
seulement les animaux, mais aussi les hommes risquaient de mourir de soif. Dieu
ordonna à Moïse de frapper un rocher avec un bâton : l’eau se mit à jaillir, permet-
tant au peuple et aux animaux de se désaltérer. L’eau fait partie des conditions
nécessaires à la vie ; sans eau, la vie naturelle n’est pas possible.

Dans notre parole biblique, il est question de la soif naturelle qui est étanchée par
l’eau, qui assure la survie. Mais l’eau sert aussi à l’hygiène, c’est-à-dire à la purifi-
cation du corps. La pureté du corps et la pureté devant Dieu étaient étroitement
liées dans la législation mosaïque. Les prêtres devaient se laver les mains et les
pieds pour entrer dans la tente d’assignation (Exode 30 : 17-21).

Purification par l’eau


Les personnes cultuellement impures devaient se soumettre à un bain de purifica-
tion en Israël (Lévitique 13-15). Cet acte cultuel fait référence au baptême d’eau
(CÉNA 8.1.2.2). Lors du baptême, l’eau est l’élément fondamental. Il indique que
Dieu purifie l’homme, que le péché originel est lavé et qu’une relation étroite est
ainsi établie avec lui. Celui qui est baptisé d’eau est intégré au corps de Christ.
L’eau sert notamment à ce que l’homme reçoive le salut et appartienne désormais
à Jésus-Christ.

L’eau qui désaltère spirituellement


L’eau conditionne la vie, elle est donc aussi le symbole de l’assurance par l’homme
de son existence spirituelle. Ce lien est mis en évidence par la rencontre de Jésus
avec la femme au puits de Jacob (Jean 4 : 1-15). Jésus y parle d’une eau qu’il
donne à boire, qui étanche toute soif et qui rafraîchit d’une manière inégalée et
irréversible : « mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif,
et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque
dans la vie éternelle. » (Jean 4 : 14). La parole et les sacrements sont l’eau que
reçoit celui qui accueille Jésus.

| 180
11.8.2024

L’eau de la vie gratuitement


La fin de l’Apocalypse contient cet appel aux lecteurs : « Et que celui qui a soif
vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apocalypse
22 : 17). L’eau est l’image du salut en Christ, que personne ne peut mériter et qui
est donc « gratuite ». La parole, les sacrements et la foi en Jésus-Christ sont des
dons de Dieu à l’homme. Celui qui a soif spirituellement parlant, qui aspire au salut,
se voit offrir « l’eau de la vie » : il lui suffit de l’accepter et d’en boire.

Contexte Synthèse

Dans Nombres 20 : 2-13, il est rap- ◼ L’eau sert à la survie, elle


porté que les Israélites se sont ré- étanche la soif et sert à l’hygiène.
voltés contre Moïse à cause du
◼ L’eau du baptême indique que
manque d’eau. Moïse et Aaron ont
Dieu purifie l’homme du péché
demandé de l’aide à Dieu. Dieu in-
originel.
dique à Moïse le chemin à suivre
pour trouver de l’eau. Avec un bâ- ◼ L’eau est aussi le symbole de la
ton, il frappe deux fois contre un ro- parole et des sacrements que re-
cher et de l’eau en jaillit. çoit celui qui accepte Jésus.
Au verset 12, il est relaté que Dieu ◼ Dans l’Apocalypse, l’eau est
punit l’incrédulité des Israélites et l’image du salut en Christ, que
leur manque de confiance en Dieu : personne ne peut mériter et qui
Moïse et Aaron, ainsi que de nom- est donc « gratuite ».
breux autres de leur génération,
n’atteindront pas la terre promise.

181 |
Service divin en semaine | Connaissance de la Bible

Jésus leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Luc 10 : 18

Lecture biblique : Luc 10 : 1-2,17-20

Jésus est victorieux du mal


Message
Dieu est victorieux de Satan.

Introduction
Les soixante-dix disciples que Jésus avait envoyés étaient fiers de pouvoir exercer
un pouvoir sur les démons au nom de Jésus, mais ils ne pouvaient pas briser le
pouvoir du malin. Seul Jésus en est capable. Dans l’histoire du salut, il importe
que le pouvoir de Satan soit limité et finalement réduit à néant. Satan lui-même
sait que son action est limitée et qu’il a « peu de temps » (Apocalypse 12 : 12).

L’origine du mal
Dieu n’a pas créé le malin, Satan ; car à l’origine, la Création était bonne (Genèse
1 : 31). « Le mal est une force qui prend sa source dans la volonté de se rendre
indépendant de Dieu et dans le désir d’être semblable à lui. Cette force change du
tout au tout celui qui lui succombe : l’ange devient démon, et l’homme pécheur. »
(CÉNA 4.1.1). Ce contexte est évoqué par le passage en II Pierre 2 : 4 et Jude 6,
où il est question d’anges qui ont péché et se sont éloignés de Dieu.

Satan n’a pas sa place dans le royaume de Dieu


La parole de Jésus « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (Luc 10 :
18) est une image qui montre que le pouvoir du malin et de ses serviteurs est brisé.
L’incarnation de Dieu en Jésus-Christ est déjà un jugement sur le mal. Jésus a dit :
« Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde
sera jeté dehors. » (Jean 12 : 31). Dans le royaume des cieux ou royaume de Dieu,
qui est devenu très proche en Jésus, Satan a perdu son pouvoir.

L’influence du malin
Bien que Jésus ait remporté la victoire sur Satan, on constate l’influence du malin
aussi bien dans le monde qu’au sein de l’Église. La raison en est la nature péche-
resse de l’homme, qui est une porte ouverte au malin. En effet, même ceux qui
appartiennent à Jésus reçoivent bien souvent des impulsions de Satan et agissent
en conséquence. Ils manquent d’amour ou sont égoïstes, avides de pouvoir ou de
justice personnelle.

| 182
14/15.8.2024

Seule la foi en Jésus, l’orientation vers la volonté de Dieu, nous aide à reconnaître
les impulsions négatives en nous, à les atténuer et à résister aux offres de Satan.
Si nous faisons l’expérience du mal, nous devrions mettre en œuvre notre foi qui
nous donne cette certitude : toutes les puissances sont soumises à Jésus, même
le malin ne peut nous séparer de l’amour de Dieu (Romains 8 : 38-39).

La fin du malin
Pendant la grande tribulation, qui aura lieu après l’enlèvement de l’Église-Épouse
et pendant les noces dans le ciel, le pouvoir de Satan apparaîtra surpuissant sur
terre. Mais dans le royaume de paix, Satan sera lié et ne pourra plus agir sur les
hommes et les séduire. Le mal qui se produira alors provient uniquement de la
nature pécheresse de l’homme. Finalement, le pouvoir de Satan lui sera retiré à
jamais.

Contexte Synthèse

Cette parole biblique s’inscrit dans ◼ Le mal prend sa source dans le


le contexte du récit du retour des désir d’être semblable à Dieu.
70 disciples (ou 72, selon Bible du
◼ Dans le royaume de Dieu, qui
Semeur, NdT), auxquels les esprits
vient avec Jésus, Satan n’a pas
mauvais étaient également soumis
sa place.
(« en ton nom »). Les disciples ont
donc fait l’expérience directe de ◼ L’homme pécheur reçoit des im-
l’impact puissant que peut avoir pulsions de Satan et agit en con-
la parole prononcée au nom de séquence.
Jésus. Dieu et Satan ne sont pas
◼ Seule la foi en Jésus permet de
sur un pied d’égalité. Satan est un
résister à Satan.
être spirituel créé par Dieu, qui s’est
séparé de Dieu (CÉNA-QR 74). Il le ◼ Dans la nouvelle Création, le mal
laisse agir et il mettra fin à son effi- n’existe plus.
cacité.
Des explications sur le mal se trou-
vent au point 4.1. du CÉNA.

183 |
3e dimanche | Dieu se révèle

L’ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson.
Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se con-
sommait point. Exode 3 : 2

Dieu dans le feu


Message
Dieu se manifeste à l’homme de différentes manières pour faire connaître sa vo-
lonté.

Introduction
Dans sa nature pécheresse, l’homme ne peut pas voir Dieu face à face. Toutefois,
Dieu se manifeste de différentes manières. L’Écriture sainte relate de nombreuses
rencontres entre l’homme et Dieu. La présence de Dieu y est vécue de manière
unique et la volonté divine est claire.

Dieu se manifeste de différentes manières


Dieu apparaît à Élie au mont Horeb dans un doux murmure et lui donne des ins-
tructions pour la suite de son chemin (II Rois 19 : 12.15). Dieu se montre au peuple
d’Israël dans une colonne de nuée le jour et dans une colonne de feu la nuit, pour
le guider vers la terre promise (Exode 13 : 21). Parfois, Dieu s’adresse aux
hommes par l’intermédiaire d’anges. C’est ainsi que Dieu révèle à la mère de Jé-
sus ce qui doit arriver prochainement (Luc 1 : 30 sqq.).

Le feu, signe de la présence de Dieu


Dans notre parole biblique, Dieu se montre à Moïse dans un buisson qui prend
feu, mais qui ne se consume pas. La révélation de Dieu se fait d’une part par un
élément naturel (le feu) et d’autre part par la parole adressée à Moïse. Lors de
cette révélation divine au mont Sinaï, où Moïse recevra plus tard les tables de la
loi, Dieu fait connaître sa volonté de libérer son peuple élu de l’esclavage des
Égyptiens (Exode 3 : 7 sqq.). Dans l’Ancien Testament, le feu est fréquemment
utilisé pour désigner la révélation de Dieu (Exode 19 : 18 et 24 : 17). Le feu montre
clairement la présence de Dieu (II Chroniques 7 : 1-3).

Le feu, signe de l’Esprit et du jugement


Le récit de l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte fait également référence aux
langues de feu, qui sont le signe de la présence et de la puissance de l’Esprit
(Actes 2 : 3-4). Jean-Baptiste fait référence au Seigneur, qui viendra après lui et
qui « baptisera [les hommes] du Saint-Esprit et de feu ». Par ailleurs, le feu est le

| 184
18.8.2024

symbole du jugement divin, car après avoir séparé le « grain de la paille » (BFC),
il brûlera la paille d’un « feu qui ne s’éteint point » (Matthieu 3 : 11-12 ; Luc 3 : 16-17).

Le feu du Saint-Esprit brûle encore aujourd’hui


Dieu a envoyé son Fils pour la rédemption des hommes. Pendant cette révélation
directe de Dieu, ils peuvent voir, entendre, toucher Jésus-Christ. Ils expérimentent
la nature de Dieu à travers lui (Jean 12 : 45 ; 14 : 8-9). Pour la période suivant son
activité sur la terre, le Fils de Dieu a envoyé le Saint-Esprit. Désormais, c’est par
l’intermédiaire du Saint-Esprit que l’homme reçoit ce dont il a besoin pour son salut.
Dans le Saint-Esprit, Dieu nous offre

◼ l’orientation – la lumière de l’Esprit oriente notre regard vers le Rédemp-


teur et son retour (Jean 16 : 13-14 ; Apocalypse 22 : 17) ;
◼ la purification – tel l’or qui est éprouvé par le feu, nos sens et nos cœurs
sont purifiés par le Saint-Esprit, ce qui nous permet de marcher dignement
devant Dieu, même dans les épreuves (I Pierre 1 : 7-12) ;
◼ la consolation – tel le feu qui donne de la chaleur, le Saint-Esprit récon-
forte dans la détresse et les afflictions et nous permet de regarder l’avenir
avec courage et confiance (Jean 14 : 16.26).

Nous voulons nous laisser éclairer, réchauffer et accompagner par le feu du Saint-
Esprit.

Contexte Synthèse

Le feu fait partie, outre l’eau, l’air et ◼ Dieu se manifeste à l’homme de


la terre, des éléments porteurs du différentes manières pour faire
réel. La Bible y fait référence et connaître sa volonté.
elles servent parfois à la matériali-
◼ Le feu est une forme de révéla-
sation de Dieu ou de sa toute-puis-
tion de Dieu et aussi un signe de
sance. Il est ainsi possible d’expéri-
l’Esprit et du jugement.
menter aussi sensoriellement la
présence de Dieu. En même temps, ◼ Dans le « feu » du Saint-Esprit,
la référence aux quatre éléments nous trouvons orientation, purifi-
indique que Dieu est leur Créateur, cation et consolation.
qui se révèle aussi dans sa Créa-
tion (CÉNA 1.1.1).

185 |
Service divin en semaine

Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi.


Psaumes 139 : 5

Vivre dans l’omniprésence de Dieu


Message
Dieu nous aime, nous protège et nous appelle à son service.

Introduction
Le psalmiste loue l’omniscience et la toute-puissance de Dieu, qui veille sur le
fidèle où qu’il soit. Ses paroles s’appliquent aussi à nous.

Dieu protège notre corps et notre âme


Dieu veille sur notre existence matérielle. Il pourvoit à nos besoins et envoie ses
anges pour nous protéger. Son objectif est de nous préserver des dangers qui
pourraient empêcher notre salut. Comme il l’a fait pour Jésus et les premiers
apôtres, il intervient dans notre vie aussi souvent que nécessaire, afin que nous
puissions poursuivre le chemin qu’il a prévu pour nous (Matthieu 2 : 13, Luc 4 : 30,
Actes 12 : 6-10). Il veille sur nous même quand nous n’avons pas demandé ex-
pressément la protection de ses anges. En l’occurrence, notre prière ne condi-
tionne pas son intervention. Elle est avant tout l’expression de notre crainte de
Dieu – nous savons que nous dépendons entièrement de lui – et de notre con-
fiance en lui.

Dieu pourvoit aux besoins de notre âme et assure notre sécurité spirituelle. La
main de Dieu posée sur nous est une image pour la bénédiction qu’il nous dis-
pense. Elle évoque aussi notre appartenance à Dieu. Il nous a rachetés, nous
sommes à lui, il nous aime quoi que nous fassions et où que nous soyons
(Psaumes 139 : 7-12). Nul ne peut nous ravir de sa main (Jean 10 : 28).

Dieu protège les fidèles de ce qui est derrière eux


Il pardonne les fautes que les fidèles ont commises et qui pourraient les priver du
salut ; il les délivre du carcan du passé en faisant d’eux de nouvelles créatures en
Christ – ils ne sont plus contraints par leurs origines, leur histoire familiale ou leur
propre parcours.

Dieu donne un avenir aux siens


Il met sa main sur les fidèles et ainsi ils n’ont pas de raison de craindre l’avenir :

| 186
21/22.8.2024

◼ il anticipe les difficultés à venir et donne des forces afin qu’ils puissent les
surmonter (I Corinthiens 10 : 13).
◼ C’est lui qui aura le dernier mot (Apocalypse 1 : 17).
◼ Il achèvera leur sanctification au moyen de sa grâce (I Pierre 1 : 13).

Dieu nous appelle à le servir


Dieu « met la main » sur ceux qu’il appelle à son service (I Rois 18 : 46 ; Ézéchiel
1 : 3 ; 3 : 22). N’oublions jamais notre vocation, quelles que soient les circons-
tances que nous traversons. Dieu nous a appelés pour le servir, ici et maintenant.
Il est avec nous, nous n’avons rien à craindre.

Ne craignons pas de parler de Jésus à ceux qui ne le connaissent pas ! Une autre
façon de servir Dieu, en particulier au sein de l’Église, est de pleurer avec ceux qui
pleurent et de se réjouir avec ceux qui se réjouissent (Romains 12 : 15). Prenons
le temps d’écouter notre prochain, quand il nous parle de sa joie ou de sa peine.
Montrons-lui que nous y prenons part.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le psaume 139 veut apporter de ◼ L’amour de Dieu est incondition-


l’espérance dans un monde dominé nel.
par des hommes impies et mé-
◼ Il protège notre corps et notre
chants. La relation personnelle de
âme, en veillant à ce que rien ne
l’homme avec Dieu est menacée par
puisse entraver son action salvi-
la domination des impies. Les ver-
fique.
sets 1 et 23-24 sont placés comme
un cadre autour du Psaume. La de- ◼ Il nous appelle à le servir ici et
mande à Dieu qu’il veuille sonder le maintenant.
cœur du priant rappelle une scène
de jugement – c’est une invocation
de Dieu en tant que juge bienveillant.
Notre parole biblique est tirée de la
première partie du Psaume, qui com-
prend les versets 2 et 3 dans les-
quels la toute-puissance et l’omnipré-
sence de Dieu dans le quotidien de
l’homme sont présentées. La conclu-
sion de la parole biblique est que
Dieu offre à l’homme une protection
complète.

187 |
4e dimanche | Dieu se révèle

Et après le feu, un murmure doux et léger. I Rois 19 : 12b

Un murmure doux et léger


Message
Dieu se révèle avec douceur et amour.

Introduction
Élie a lutté avec zèle pour le Seigneur. Sur le mont Carmel, il a vu un signe gran-
diose de la puissance de Dieu. Dieu s’est révélé pour vaincre les prophètes de
Baal (I Rois 18 : 20-40). Après cet événement, Élie a fui pour sauver sa vie. Dé-
sespéré, découragé et abandonné, il a prié et demandé à Dieu de pouvoir mourir.

Après des expériences formidables et des rencontres divines peuvent vite s’en-
suivre de grandes déceptions ou des souffrances, susceptibles de nous ravir la
paix et la joie. Cela peut même aller jusqu’à remettre en question notre foi.

Dieu fortifie
Comme Élie, nous bénéficions nous aussi du soutien divin sur notre chemin alors
que nous sommes devenus faibles et avons perdu tout courage ; quand nous dé-
sespérons parce que nous nous sentons loin de Dieu. Sa parole peut alors nous
donner des forces et une joie nouvelles. Élie est nourri par un ange qui lui apporte
du pain et de l’eau. Nous recevons également une nourriture divine qui maintient
notre vie, à savoir la sainte cène.

Avoir le désir de Dieu


Comme Élie, nous nous sentons parfois abandonnés et nous nous replions sur
nous-mêmes, avec notre déception, nos doutes et notre solitude. Dans ces mo-
ments-là, Dieu est toujours proche de nous, mais c’est à nous de nous lever et de
sortir de notre « tanière » pour qu’il puisse se révéler à nous. Cette décision im-
portante de s’éloigner des ténèbres et de se rapprocher de l’amour et de la grâce
de Dieu est possible si nous avons le désir ardent d’accepter l’aide qu’il nous offre
et si nous plaçons notre confiance en lui.

Entendre Dieu
Dieu peut aussi être audible pour nous dans un murmure doux et léger. La prière
est une bonne occasion de l’entendre ; peut-être qu’il nous arrive même de nous
taire dans la prière. Écoutons la voix douce de Dieu et ne la laissons pas étouffer
par le brouhaha de la vie quotidienne !

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25.8.2024

Le doux murmure qui est aussi perceptible dans la prédication nous indique ceci :

◼ Tu es en sécurité auprès de Dieu et tu peux être en communion avec lui


pour l’éternité.
◼ Le Seigneur Jésus t’aime, il a pris sur lui tes péchés et a offert sa vie pour
toi afin que tu puisses être sauvé.
◼ Tu es scellé du Saint-Esprit pour le jour de la rédemption (Éphésiens 4 : 30).
◼ Les apôtres ainsi que les ministres qu’ils ont mandatés sont envoyés par
Dieu pour t’y préparer.
◼ Tu appartiens à une communauté qui est là pour toi et que tu peux aussi
aider.

Contexte Synthèse

Élie s’enfuit dans le désert, où Dieu ◼ Après des expériences formi-


lui fournit de la nourriture pour qu’il dables et des rencontres divines
puisse poursuivre sa route. Élie se peuvent vite s’ensuivre de
repose dans une grotte et Dieu le grandes déceptions ou des souf-
rencontre dans un murmure doux et frances.
léger. Cette rencontre donne à Élie
◼ Par la parole et les sacrements,
un nouveau courage pour mener à
nous recevons de nouvelles
bien sa mission.
forces pour poursuivre notre che-
min de foi.
◼ Même lorsque nous nous sen-
tons abandonnés, Dieu est
proche de nous.
◼ Dieu demande aux hommes de
l’écouter dans le silence.

189 |
Service divin en semaine

Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient
de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données
par sa grâce. I Corinthiens 2 : 12

Dieu est reconnu par son Esprit


Message
L’Esprit Saint nous révèle Dieu et sa volonté.

Introduction
L’Esprit Saint nous conduit dans la vérité en nous révélant la nature et l’œuvre de
Jésus-Christ, le Fils de Dieu (I Corinthiens 2).

Le Saint-Esprit révèle la nature de Dieu de différentes manières


Il suscite la connaissance de Dieu :

◼ à travers la Bible – inspirée par le Saint-Esprit, elle rend témoignage de


Jésus-Christ. Pour être bien compris, le texte biblique doit être lu à la lu-
mière de l’Esprit. Dans le cas contraire, il peut donner lieu à des interpré-
tations très personnelles (II Timothée 4 : 3-4). Il est même arrivé que l’on
se réfère à la Bible pour justifier des crimes et des guerres ;
◼ à travers la proclamation de l’Évangile – c’est aux apôtres, en leur qualité
de « dispensateurs des mystères de Dieu » (I Corinthiens 4 : 1) que Jésus
a donné le pouvoir d’interpréter l’Écriture sainte. Guidés par le Saint-Esprit,
ils nous enseignent ce qui, dans la Bible, est déterminant pour notre salut ;
◼ en rendant témoignage à notre esprit – par le saint-scellé, l’Esprit a élu
durablement domicile en nous. Il personnalise le récit de la Bible et le con-
tenu de la prédication. Jésus est mort pour nous, personnellement, il nous
a élus et il va revenir pour nous prendre à lui. Il nous incite à appliquer la
prédication à notre situation personnelle.

L’Esprit divin et l’esprit humain


L’Esprit Saint nous enseigne à abandonner l’esprit de ce monde pour nous con-
former à la volonté divine.

L’esprit humain veut tout comprendre et trouver des réponses à toutes ses ques-
tions. L’Esprit Saint nous rappelle que l’agir de Dieu échappe à l’entendement hu-
main. Il nous enseigne que Dieu est amour et nous incite à lui faire confiance.

| 190
28/29.8.2024

L’esprit humain est focalisé sur la vie terrestre. Les Juifs attendaient de Jésus qu’il
les délivre des Romains, rétablisse le règne de David, guérisse les malades et
règle leurs différents (Luc 12 : 13). L’Esprit Saint nous enseigne que le Fils de Dieu
est venu pour nous apporter la vie éternelle. Il nous donne la force de rester fidèle
à Christ en dépit de toutes les tribulations.

Le Saint-Esprit ne parle pas de lui-même : il glorifie Jésus-Christ et dit ce qu’il a


entendu de Dieu (Jean 16 : 13-14). L’esprit de ce monde incite les hommes à par-
ler d’eux-mêmes et à dire du mal de leur prochain. Laissons-nous guider par le
Saint-Esprit. Parlons des hauts faits et publions ses bienfaits. Quand nous parlons
d’autrui, faisons primer les pensées de Jésus sur les nôtres : Dieu aime notre pro-
chain et veut le conduire dans son royaume !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

En I Corinthiens 2, l’apôtre Paul écrit ◼ L’Esprit Saint nous révèle Dieu.


au sujet de la vérité et de la sagesse
◼ Il personnalise le message de la
de Dieu.
Bible et de la prédication et nous
L’homme ne peut les connaître que guide pour le mettre en pratique
parce que Dieu les révèle par son dans notre situation personnelle.
Esprit, le Saint-Esprit (versets
◼ Il nous fait découvrir la grâce de
10 à 12).
Dieu et nous aide à nous confor-
Selon Paul, la véritable sagesse de mer à la volonté divine.
Dieu ne se révèle qu’en la personne
de Jésus-Christ (verset 2). Elle n’est
connue que par ceux qui ont reçu
l’Esprit de Dieu.
Le verset 9 explique que Dieu pré-
pare la connaissance de lui-même
comme un cadeau pour ceux qui l’ai-
ment (verset 12).

191 |
Service divin de jeunesse

Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux et lui dit : Zachée,
hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison.
Zachée se hâta de descendre, et le reçut avec joie. Voyant cela, tous murmu-
raient, et disaient : Il est allé loger chez un homme pécheur. Luc 19 : 5-7

Il est allé loger chez un homme pécheur...


Message
Jésus donne une nouvelle direction à notre vie.

Introduction
Il semblerait que Zachée, le chef des publicains, ait obtenu la plus grande partie
de ses richesses par des moyens frauduleux. Malgré ses mauvaises actions, il
s’intéressait à Jésus et à son message. Alors que Jésus entrait à Jéricho et qu’une
grande foule s’était rassemblée, Zachée, qui était petit de taille, monta sur un arbre
pour le voir. Jésus passa à côté de lui, le vit et lui dit qu’il voulait lui rendre visite.
Les personnes présentes se mirent à murmurer et critiquer le comportement de
Jésus, à savoir qu’il s’intéressait à un pécheur manifeste et voulait même lui rendre
visite.

La conversion par la communion avec Jésus


La communion avec Jésus a eu un impact considérable sur Zachée. Il a reconnu
qu’il était pécheur, a regretté ses escroqueries et a promis de réparer les dom-
mages occasionnés. Alors Jésus lui a dit : « Le salut est entré aujourd’hui dans
cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham » (Luc 19 : 9).

L’histoire de Zachée illustre bien le fait que Dieu n’exclut personne. Tous les
hommes sont invités à recevoir le salut. Mais Jésus veut être accueilli et accepté.
Celui qui accueille et accepte Jésus du plus profond de son cœur peut être assuré
de voir des répercussions positives sur sa vie.

Jésus vient chez ceux qui le laissent entrer


Nous sommes également interpellés par Jésus : il veut demeurer chez nous, et ce,
peu importe que nous soyons dignes ou indignes, que nous respections les com-
mandements de Dieu ou non. Il n’est pas rapporté que Jésus ait fait des reproches
à Zachée. L’essentiel est d’abord de permettre à Jésus d’entrer dans notre maison,
notre vie. Jésus s’est tourné vers le pécheur. La rencontre qu’il a eue avec Jésus
a suffi pour convertir Zachée. Nous aussi, nous avons des rencontres avec Jésus :
au service divin, au travers de notre prochain. Ce sont autant d’occasions de re-

| 192
Août 2024

connaître notre état de pécheur et nos déficits, et de nous demander comment


nous pouvons être davantage à la hauteur de notre condition de chrétien.

Peut-être est-il nécessaire, comme dans le cas de Zachée, de donner une nou-
velle orientation à notre vie. Il y a peut-être lieu d’établir un nouveau plan de vie ou
simplement de renoncer à des habitudes dont nous ne savions pas, jusqu’à pré-
sent, qu’elles nous séparaient progressivement de Jésus ; pensons seulement à
la consommation permanente de médias ou aux mondes de faux-semblants mé-
diatiques qui nous isolent des autres.

S’orienter ensemble vers l’Évangile


Il devrait naître en nous le désir de mener une vie en communion avec autrui, notre
référence étant l’Évangile. Par nos paroles et nos actes, nous et nos contempo-
rains pourrions alors reconnaître que nous appartenons à Jésus et que nous
sommes les « enfants d’Abraham » (Jean 8 : 39 ; Galates 3 : 7).

Contexte Synthèse

Le passage en Luc 19 : 1-10 ra- ◼ Jésus rend visite au publicain Za-


conte la visite de Jésus au publi- chée, qui se repent de ses fautes
cain Zachée. et veut réparer les dommages
occasionnés.
Contrairement à l’homme pieux de
l’Ancien Testament, qui évite tout ◼ Jésus veut aussi demeurer chez
contact avec le pécheur nous et changer notre vie.
(Psaume 1), Jésus approche le pé-
◼ Nous devrions avoir le désir de
cheur sans aucun préjugé. Jésus
mener une vie orientée vers
ne rejette pas le pécheur, mais au
l’Évangile.
contraire, il lui propose la commu-
nion.
L’acceptation de Jésus a des réper-
cussions sur toute la personne, sa
pensée, ses paroles et son compor-
tement.
Proposition pour une lecture optionnelle
pendant le service divin : Luc 19 : 1-10.

193 |
| 194
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

1er septembre 1er dimanche


Dieu demeure avec nous

4/5 septembre Débora – prophétesse et juge

8 septembre 2e dimanche
Obéissance et bénédiction

11/12 septembre Dieu nous offre la connaissance

15 septembre 3e dimanche
Le commandement nouveau

18/19 septembre Heureux ceux qui procurent la paix

22 septembre 4e dimanche
Le royaume de Dieu devient visible

25/26 septembre Entre ciel et terre

29 septembre 5e dimanche
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien

Service divin de jeunesse


Être miséricordieux – comment s’y prendre ?

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


9 Septembre 2024
195 |
| 196
Avant-propos Septembre 2024

Les services divins dominicaux de septembre seront marqués par la série théma-
tique « La vie chrétienne ». La foi chrétienne n’est pas quelque chose de théorique,
elle détermine la vie et se manifeste clairement par le comportement.

La prédication du premier service divin aborde notamment l’influence des mau-


vaises expériences sur la foi. Les croyants constatent que ceux qui ne croient pas
et ne s’interrogent pas sur la volonté de Dieu mènent parfois une vie réussie et
insouciante. Néanmoins, des événements négatifs dans notre propre vie ou dans
la société dans laquelle nous vivons peuvent également remettre en question
l’amour et la bonté de Dieu. La prédication doit montrer clairement que celui qui
est ainsi accablé par l’adversité doit rester en dialogue avec Dieu. Il s’agit moins
d’obtenir des explications que de demander son aide.

Lors du deuxième service divin, le lien entre l’obéissance et la bénédiction sera


abordé. Nul ne peut mériter la bénédiction de Dieu, qui, dans le Nouveau Testa-
ment, a plutôt un impact spirituel. Le fait de s’enquérir de la volonté de Dieu et
d’agir selon celle-ci a des répercussions sur le croyant, à qui est promise la com-
munion éternelle avec Dieu. Les hommes qui vivent selon le commandement de
l’amour du prochain peuvent être une bénédiction pour la société, car leurs actes
et leurs paroles ne sont pas marqués par l’égoïsme, mais par la solidarité.

La prédication du troisième service divin doit mettre en évidence la différence


entre l’amour humain et l’amour divin. Dieu n’est pas guidé par la sympathie, mais
par l’attention qu’il porte à l’être humain. Cette attention trouve son fondement
dans l’amour de Dieu pour l’homme, qui est à l’image de Dieu. Appelé à aimer son
prochain, le croyant doit par exemple se comporter de manière constructive au
sein de la communauté, et ne pas passer négligemment à côté des souffrances et
des joies de son prochain. Les chrétiens de toutes les confessions sont appelés à
manifester clairement l’amour de Dieu qui leur est accordé par leur comportement
dans le monde.

Le quatrième service divin dominical de septembre a pour objet le royaume de


Dieu, dont nous demandons l’avènement dans la prière du Notre Père. Nous ne
demandons pas seulement la réalisation du royaume de Dieu à venir, mais aussi
la force de témoigner de manière crédible du royaume de Dieu présent aujourd’hui
et du règne de Jésus-Christ.

La prédication du cinquième dimanche de septembre est consacrée à la prière


du Notre Père « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Cette demande
fait partie intégrante de la vie chrétienne et s’adresse à Dieu, qui n’est pas seule-
ment le Créateur, mais aussi le nourricier de l’homme. La demande ne se limite
pas à l’aspect matériel, mais porte aussi sur l’aspect spirituel. L’homme extérieur
et l’homme intérieur ont tous deux besoin de nourriture.

197 |
1er dimanche | Vie chrétienne
Vie chrétienne

Cependant je suis toujours avec toi : tu m’as empoigné la main droite,


tu me conduiras par ton conseil, puis tu me prendras dans la gloire.
Psaumes 73 : 23-24

Dieu demeure avec nous


Message
Dieu se tourne vers ceux qui sont affligés et qui doutent.

Introduction
Le Psaume 73 parle d’un homme pieux qui est frappé par le malheur. Quand il se
rend compte que les impies mènent une vie bien plus agréable que la sienne, il
est troublé et commence à douter. Sur le point d’abandonner Dieu, il se rend au
temple et demande à Dieu de lui montrer le chemin. Il lui est révélé que

◼ Dieu est fidèle et véritable. Il bénira les justes et rejettera les méchants
(Psaumes 73 : 17-20).
◼ Dieu est amour. Il continue à l’aimer et à prendre soin de lui malgré ses
doutes et sa faiblesse (Psaumes 73 : 23).

Ayant ainsi appréhendé la véritable nature de Dieu, le psalmiste prend la résolution


de lui faire confiance et de lui rester fidèle.

Des problèmes qui peuvent déstabiliser


Il peut nous arriver, à nous aussi, d’être déstabilisés par les circonstances que
nous traversons, lorsque nous

◼ sommes frappés par un grand malheur et cherchons désespérément à en


connaître la raison ;
◼ constatons que le sort des impies est bien plus enviable que le nôtre et
commençons à douter de l’amour de Dieu, voire de son existence ;
◼ avons l’impression que l’Église ne répond pas à nos besoins – nous fai-
sons face à de grandes difficultés matérielles, et les apôtres ne nous par-
lent que de richesses spirituelles et d’éternité ;
◼ sommes choqués par le comportement de certains serviteurs ou
membres de l’Église – est-ce vraiment l’Œuvre de Dieu ?

| 198
1.9.2024

Rester en dialogue avec Dieu


Quand nous traversons une crise, nous devrions maintenir le contact avec Dieu.
Il faut continuer à parler à Dieu et lui dire nos problèmes, nos questions et nos
doutes. Donnons à l’Esprit Saint la possibilité de s’exprimer en nous – prenons le
temps de méditer. Dieu nous répondra – en éveillant ses pensées dans notre cœur,
ou lors d’un entretien avec un serviteur, ou encore dans la prédication.

Le psalmiste a agi avec sagesse : il n’est pas resté chez lui, mais s’est rendu au
temple pour recevoir une réponse de Dieu. Ne restons pas enfermés sur nous-
mêmes, ne soyons pas focalisés sur notre sort. Regardons autour de nous, il y a
beaucoup de personnes, bonnes ou moins bonnes, qui souffrent comme nous
(cf. I Pierre 5 : 9).

Rappelons-nous de cela : le Seigneur ne nous condamne pas quand nous


sommes faibles et en proie au doute. Continuons à lui parler. Plutôt que d’exiger
de lui des explications, demandons-lui humblement de venir à notre rencontre.
Chaque rencontre avec Dieu nous permet de mieux le connaître. Celui qui connaît
vraiment Dieu lui fait confiance !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le verset 23 est souvent vu comme ex- ◼ Le psalmiste commence à douter


primant la résolution du psalmiste à de l’amour de Dieu parce qu’il
rester fidèle à Dieu en dépit de ses mal- voit que les impies mènent une
heurs. Cette interprétation ne corres- vie bien plus agréable que la
pond pas vraiment au contexte. Le sienne.
texte hébreu insiste plutôt sur la fidélité
◼ Quand nous traversons une
de Dieu : en dépit de ses faiblesses
crise, nous devrions maintenir le
(le v. 22 parle même de stupidité), Dieu
contact avec Dieu.
garde le psalmiste auprès de lui en le
tenant par la main. ◼ Plutôt que d’exiger de Dieu des
explications, demandons-lui
humblement de nous assister.
◼ Chaque rencontre avec Dieu
nous permet de mieux le con-
naître.

199 |
Service divin en semaine

Les chefs étaient sans force en Israël, sans force, Quand je me suis levée, moi,
Débora, Quand je me suis levée comme une mère en Israël. Juges 5 : 7

Débora – prophétesse et juge


Message
Avec l’aide de Dieu, nous remportons la victoire sur le malin.

Introduction
Après la prise de Canaan par les Israélites, telle que promise par Dieu, des conflits
armés éclatèrent régulièrement entre eux et les peuples qui s’y étaient installés,
ce qui provoquait parfois une grande détresse. C’est ce que rapporte le livre des
Juges. Ces conditions pénibles étaient dues au fait que le peuple d’Israël n’appli-
quait plus les commandements de Dieu, ce qui culmina même dans le culte païen
des idoles (Juges 2 : 1-3). Par ailleurs, les tribus d’Israël étaient très divisées. Dans
leur détresse, de nombreux Israélites criaient à Dieu pour qu’il les aide. Dieu
exauça leurs suppliques et leur suscita des libérateurs, des juges, dont une femme,
la prophétesse Débora (Juges 4 : 4). Ces juges ne rendaient pas seulement la
justice, ils étaient aussi des conseillers, pour ainsi dire considérés comme des
« sauveurs » (Juges 3 : 9.15)

Dieu règne par l’intermédiaire des juges


La juge Débora encouragea le peuple à s’opposer à ses ennemis et le peuple
d’Israël remporta la victoire sur ses adversaires. Le « Cantique de Débora », dont
est tirée notre parole biblique, célèbre et glorifie cette victoire.

Après de telles victoires, le peuple vivait en paix pendant un certain temps ; toute-
fois, il retombait dans l’idolâtrie, devant alors faire face à de nouvelles épreuves.
Il vivait en permanence des hauts et des bas, causés par le comportement des
Israélites eux-mêmes. Dieu n’avait pas délaissé le peuple qu’il avait choisi ; c’était
plutôt ce peuple qui se détournait à chaque fois à nouveau de Dieu, s’éloignant
ainsi de lui et de sa sollicitude. Mais Dieu ne les laissa pas périr dans leur misère
lorsqu’ils se tournaient à nouveau vers lui.

« Une mère en Israël »


Débora est la seule femme à avoir exercé la fonction de juge. C’est à elle que
s’adressaient les gens pour réclamer leur droit, en se rendant à un lieu appelé
« Le Palmier de Débora ». Débora n’est pas seulement désignée comme juge,

| 200
4/5.9.2024

mais aussi comme prophétesse (Juges 4 : 4). Elle s’inscrit donc dans la tradition
de Myriam, la sœur d’Aaron et de Moïse (Genèse 15 : 20). Débora prodigua de
bons conseils à Barak et l’encouragea à se défendre contre les ennemis cana-
néens. L’exemple de Débora montre que, dans l’ancien Israël aussi, les femmes
pouvaient assumer des responsabilités et exercer une influence. Dieu faisait éga-
lement connaître sa volonté par l’intermédiaire de femmes. Le titre de « mère en
Israël » montre à quel point les Israélites l’appréciaient.

Dieu comme juge véritable


Derrière le service de juge fourni par Débora, le peuple avait reconnu Dieu comme
juge véritable et juste. Il nous est parfois difficile de faire coïncider notre image d’un
Dieu aimant et attentionné avec celle d’un juge. Nous devrions pourtant garder à
l’esprit que Dieu ne juge pas les hommes dans le sens d’une condamnation et ne
les condamne pas sans amour, car son jugement est porté par l’amour. Il jugera
chaque être humain de manière équitable dans ses jugements et établira la justice
(CÉNA 3.1.7 ; CÉNA 10.6 ; Matthieu 25 : 31 sqq.). Puisque Dieu regarde au cœur
de l’homme (Genèse 16 : 7) et ne regarde pas à ce qui frappe les yeux, comme le
fait l’homme, son jugement sera absolument juste. Ce jugement ne tient pas seu-
lement compte des œuvres et du succès visible, mais de la disposition de cœur et
de l’attitude de l’homme vis-à-vis de Dieu et de son prochain (Luc 18 : 13 sqq.).

Contexte Synthèse

Alors que Josué, le successeur de ◼ En se détournant de Dieu, le


Moïse, est au centre du livre du même peuple d’Israël s’est retrouvé à
nom, on trouve dans le livre des Juges plusieurs reprises dans des situa-
plusieurs hommes et une femme qui tions difficiles après la prise de
occupent des positions dirigeantes. Le Canaan.
chapitre 5 du livre des Juges contient le
◼ Dieu a donc suscité des juges qui
chant de victoire connu sous le nom de
ont fait en sorte que le peuple se
Cantique de Débora, un des textes les
tourne à nouveau vers Dieu, l’en-
plus anciens de l’Ancien Testament. Au
courageant à lutter avec succès
verset 7, il est tout d’abord question de
contre ses adversaires.
l’absence de personnes suffisamment
déterminées. Il n’y avait personne pour ◼ Dieu est le juge dont le jugement
se défendre contre les Cananéens. est porté par l’amour et qui ins-
Débora, la prophétesse, prodigue alors taure la justice.
de bons conseils issus de l’Esprit de
Dieu.

201 |
2e dimanche | La vie chrétienne

Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi et qui seront ton partage,
lorsque tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu. Deutéronome 28 : 2

Obéissance et bénédiction
Message
Quiconque obéit à la volonté divine est béni.

Introduction
Notre relation avec Dieu doit être marquée par le projet de vivre selon sa volonté.
Pour réaliser ce projet, il est nécessaire de s’enquérir de la volonté de Dieu.

Le peuple d’Israël a reçu les Dix commandements de Moïse au mont Sinaï et a


ainsi appris à connaître la volonté divine. La loi mosaïque a donné au peuple une
orientation pour une bonne relation avec Dieu et entre eux. Pour les pieux d’Israël,
la loi était une opportunité de reconnaissance et de joie. Si l’on considère la loi
uniquement comme un ensemble de commandements et d’interdictions, elle ne
fait guère l’objet de joie, mais est plutôt synonyme de contrainte et de devoir pesant.
En revanche, si nous comprenons la loi comme une aide à l’orientation pour enri-
chir la vie, nous pouvons, nous aussi, l’apprécier en tant que telle.

La bénédiction dans l’Ancien Testament


Notre parole biblique associe bénédiction et vie conforme à la volonté de Dieu.
Pour le peuple d’Israël, la bénédiction de Dieu était principalement de nature ma-
térielle et pertinente pour l’existence naturelle. La bénédiction portait sur la terre,
les récoltes et le succès à la guerre. En Deutéronome 28 : 9, il est également fait
référence à des bénédictions immatérielles. Dieu promet d’élever Israël au rang
de peuple saint. Cette promesse va bien au-delà du matériel.

Bénédiction dans le Nouveau Testament


Le Nouveau Testament associe également la bénédiction à la foi et à l’obéissance.
Paul écrit qu’il prêchera l’obéissance et la foi parmi toutes les nations au nom de
Dieu (Romains 1 : 5). L’Évangile nous montre la volonté divine à travers Dieu, le Fils,
qui s’est fait homme. Par le biais du sermon sur la montagne et du commandement
de l’amour du prochain, il a, en son temps, fait connaître aux hommes la volonté
et la nature de Dieu.

| 202
8.9.2024

L’Évangile de Jésus ouvre de nouveaux aspects pour comprendre la bénédiction :

◼ Jésus a enseigné à reconnaître la bénédiction dans la promesse de la vie


éternelle. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas
au Fils ne verra point la vie » (Jean 3 : 36).
◼ Jésus a recommandé à un jeune homme qui voulait le suivre de donner
tout ce qu’il possédait aux pauvres, afin qu’il ait un trésor dans le ciel
(Marc 10 : 21).

Une bénédiction pour nous


Aujourd’hui encore, la question de la volonté de Dieu et le projet d’organiser sa vie
en fonction de l’Évangile sont d’une importance capitale. Notre société a besoin
de personnes qui vivent selon le commandement de l’amour du prochain. Celui
qui s’engage ainsi dans l’imitation de Jésus-Christ et s’efforce de recevoir des bé-
nédictions immatérielles est semblable à un homme qui bâtit sa maison sur le roc.
Même le déluge ne peut détruire une telle maison (Matthieu 7 : 24).

Contexte Synthèse

La parole biblique se réfère à la loi que Le projet de vivre selon la volonté de


Moïse a reçue au mont Sinaï (Horeb) Dieu offre la bénédiction à l’homme.
(Deutéronome 5, sqq.) et à sa promul-
◼ Dans l’Ancien Testament, la bé-
gation par Moïse (Deutéronome 12,
nédiction était essentiellement
sqq.). Cette loi contient des instructions
d’ordre matériel.
exhaustives en termes de culte, de
droit, de société et d’hygiène, que le ◼ Dans le Nouveau Testament, les
peuple d’Israël doit respecter. En Deu- bénédictions immatérielles ont
téronome 28, la bénédiction est pro- pris de l’importance.
mise à celui qui obéit à la volonté de
◼ Si nous vivons selon la volonté
Dieu.
de Dieu, nous pouvons, nous
aussi, être une bénédiction.

203 |
Service divin en semaine

Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne
doive être connu et mis au jour. Luc 8 : 17

Dieu nous offre la connaissance


Message
Dieu nous montre ce qui est caché.

Introduction
En Luc 8 : 16, Jésus compare l’Évangile à une lampe allumée par Dieu pour éclai-
rer les hommes. En s’incarnant en Jésus-Christ, Dieu a permis aux disciples de
voir ce que personne n’avait pu voir auparavant : ils ont pu voir Dieu tel qu’il est
(Matthieu 13 : 16-17 ; I Corinthiens 2 : 6-10). Toutefois, la révélation de Dieu n’est
accessible qu’à ceux qui croient – l’incrédule ne peut connaître Dieu (II Corinthiens
4 : 3-4).

Connaissance par la lumière de l’Évangile


Lorsque nous percevons ce que Dieu nous révèle, nous considérons notre vie à
la lumière de l’Évangile. La parole biblique nous exhorte à annoncer l’Évangile en
nous déclarant publiquement pour lui (Matthieu 10 : 26-32). Ne craignons pas de
dire que nous désapprouvons tout ce qui est contraire à l’enseignement de Jésus.
Par nos actes, nous montrons que nous lui appartenons (Matthieu 5 : 14-16).

Confiance dans les révélations de Dieu


Soyons confiants, car nul ne peut empêcher la propagation de l’Évangile. À la fin
du millénaire de paix, tous les hommes connaîtront la bonne nouvelle.

Le lien étroit qui unit Christ à son Église est un mystère profond (Éphésiens 5 : 32).
Aux yeux des hommes, l’Église paraît souvent faible et imparfaite. Mais Jésus-
Christ la mènera à sa perfection, et révèlera toute sa gloire dans la nouvelle créa-
tion (Apocalypse 21 : 2).

Dieu est un juge juste


Pour beaucoup d’hommes, suivre et servir Christ semble dénué de sens. Mais le
jour viendra où sera révélée la différence entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le
sert pas (Malachie 3 : 18). Dieu connaît tout, rien n’échappe à son jugement. Jésus
a pris l’exemple de l’offrande de la veuve pour expliquer les critères selon lesquels
Dieu juge (Marc 12 : 41-44) :

| 204
11/12.9.2024

◼ Dieu mesure l’effort, et non la performance visible.


◼ Dieu ne considère pas seulement le péché, mais aussi le degré de la cul-
pabilité (CÉNA 4.3.2), qu’il est le seul à connaître.

Dieu nous permet de nous connaître


Dans son amour, Dieu veut nous faire découvrir nos forces et nos faiblesses que
nous ignorons encore. Il le fait au moyen de sa parole. Il est arrivé à Jésus d’avoir
des paroles très dures, voire blessantes, pour permettre à ses interlocuteurs de
mieux se connaître. Pensons à Pierre, qu’il a appelé Satan (Matthieu 16 : 23) et
qu’il a averti de sa faiblesse dans la confession. Ne nous offusquons pas quand
Dieu révèle nos imperfections ! Dieu sait aussi tirer profit des moments difficiles
pour nous bénir. C’est souvent dans l’affliction que nous découvrons la proximité
de Dieu, la force de la communion des fidèles et l’efficacité de leur intercession.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La sentence exprimée en Luc 8 : 17 se ◼ L’incarnation de Dieu en Jésus-


retrouve à plusieurs reprises dans les Christ nous permet de connaître
discours de Jésus. Selon le contexte, la nature de Dieu.
elle promeut la prédication de l’Évangile
◼ Nul ne pourra empêcher l’Évan-
(Marc 4 : 22), encourage les disciples
gile de se répandre.
(Matthieu 10 : 26) ou condamne l’hypo-
crisie (Luc 12 : 1-2). ◼ Dieu jugera les actions de
l’homme de manière juste.
◼ Dieu nous offre la possibilité de
nous connaître nous-mêmes.

205 |
3e dimanche | Vie chrétienne

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ;


comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous
connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour
les autres. Jean 13 : 34-35

Le commandement nouveau
Message
Nous montrons à notre prochain que Dieu l’aime.

Introduction
Notre mission consiste à annoncer l’Évangile. Jésus a dit que nous devons nous
aimer les uns les autres pour que notre témoignage soit crédible (Jean 17 : 21-23).

L’amour humain et l’amour divin


Le Seigneur ne parle pas de l’amour tel que les hommes le ressentent. L’amour
entre deux êtres repose sur la sympathie et l’affection. Lorsque Jésus parle
d’amour, il fait référence à l’amour de Dieu :

◼ Dieu est amour – il se tourne vers tous les hommes, sans distinction et
sans condition.
◼ L’amour de Dieu nous est révélé par Jésus-Christ – c’est grâce à lui et par
lui que nous savons que nous sommes aimés de Dieu.
◼ L’amour de Dieu a été déposé dans notre cœur quand nous avons reçu
le don du Saint-Esprit, il est une caractéristique de la nouvelle créature.

L’amour au sein de la communauté


Le commandement de Jésus s’adresse à ses disciples. Nous devons nous aimer
les uns les autres, tout d’abord dans le cercle de la communauté et de l’Église. Et
nous devons nous aimer les uns les autres comme Jésus a aimé :

◼ Jésus nous accepte tels que nous sommes – acceptons nous aussi notre
frère et notre sœur tels qu’ils sont (Romains 15 : 7).
◼ Jésus a partagé la joie et la souffrance avec les siens ; intéressons-nous
au sort de notre prochain, partageons sa joie, faisons-lui part de notre
compassion à sa douleur, prions pour lui et réconfortons-le.
◼ Jésus a apporté une aide concrète à ceux qui en avaient besoin. Pensons
aux noces de Cana ou à la multiplication des pains. Les mots et les prières
ne suffisent pas. Nous devons agir (I Jean 3 : 17-18). Nous pouvons le

| 206
15.9.2024

faire par exemple en soutenant financièrement les communautés établies


dans des pays défavorisés. Nous pouvons aussi venir en aide de manière
concrète aux personnes qui en ont besoin.
◼ Jésus a toujours cherché à être proche de ses disciples. Il ressentait le
besoin d’être parmi eux, de dialoguer, de partager ses repas et de prier
avec eux. Avant de retourner auprès de son Père, il leur a promis de re-
venir et de les prendre auprès de lui. L’amour pour nos frères et sœurs se
manifeste dans notre besoin d’être en communion avec eux afin d’échan-
ger, de louer Dieu, de prier et de célébrer la sainte cène.
◼ Jésus a pardonné et a tendu la main à ceux qui lui avaient fait du mal.
Faisons-en de même !

L’amour entre chrétiens


Dans un sens plus large, le commandement de l’amour s’adresse à tous les
membres de l’Église de Christ. Nous nous réjouissons d’entretenir de bonnes re-
lations avec les autres Églises chrétiennes. Nous ne les concevons pas comme
des concurrents, et encore moins comme des adversaires. Notre but n’est pas de
créer une « méga-Église » qui englobe toutes les religions. Nous voulons accom-
plir ensemble la mission commune à tous les chrétiens : laisser les hommes dé-
couvrir l’amour que Dieu leur prodigue.

Aimons-nous les uns les autres comme Jésus nous aime. Nous contribuerons
ainsi au rayonnement de l’Église et renforcerons son attrait !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le passage qui introduit notre parole Jésus nous demande de nous aimer
biblique commence par le départ de les uns les autres comme il nous
Judas, que Jésus qualifie de traître aime. Nous y parviendrons si nous
(Jean 13 : 30). Judas quitte le cercle
◼ nous acceptons les uns les
des disciples, la nuit tombe. Jésus parle
autres et partageons nos joies et
maintenant de son départ du cercle des
nos peines ;
disciples ; ils ne pourront pas le suivre
là où il va (Jean 13 : 33). Les disciples ◼ nous réunissons pour louer et
doivent cependant garder l’amour entre servir Dieu, et nous pardonner
eux. mutuellement ;
Le modèle de cet amour est l’amour de ◼ témoignons de l’amour de Dieu
Jésus pour les siens. avec les autres chrétiens.

207 |
Service divin en semaine

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
Matthieu 5 : 9

Heureux ceux qui procurent la paix


Message
Un artisan de paix vit en harmonie avec Dieu, avec son prochain et avec soi-même.

Introduction
Dans la parole biblique, Jésus souligne l’importance de la paix et de l’établissement
de la paix pour la participation au royaume de Dieu. Dans le judaïsme, la paix signifie
l’harmonie globale entre Dieu et les hommes, ainsi que l’harmonie des hommes
entre eux. Le croyant qui est en paix avec Dieu veille également à la paix entre les
hommes. La promesse selon laquelle ceux qui procurent la paix seront appelés fils
de Dieu indique qu’ils accomplissent la volonté de Dieu, à savoir le commandement
d’aimer son prochain et ses ennemis. La paix est une caractéristique essentielle du
royaume de Dieu et est avant tout un cadeau de Jésus à l’homme (Jean 14 : 27).

Jésus procure la paix entre Dieu et l’homme


Le plus grand artisan de paix qui ait jamais vécu sur terre est Jésus lui-même. En
tant que le Messie promis, il est déjà mentionné en Ésaïe 9 : 5 comme « Prince de
la paix ». Lui seul a le pouvoir de procurer une paix globale entre Dieu et l’homme.
L’action salvatrice universelle de Jésus se manifeste en particulier dans son sacri-
fice à la croix : c’est là que Christ établit une paix fondamentale entre Dieu et
l’homme. La séparation d’avec Dieu provoquée par l’homme lors de la chute dans
le péché est abolie et le péché et la mort perdent leur pouvoir. Mais l’incarnation
du Fils de Dieu a déjà permis de surmonter l’opposition fondamentale entre Juifs
et païens. Quelle que soit l’origine des hommes, en Jésus-Christ, ils doivent vivre
en paix les uns avec les autres.

Établir la paix dans le royaume de Dieu aujourd’hui


Celui qui accepte Jésus-Christ comme son Seigneur devient un artisan de paix.
Il s’efforce activement d’établir la paix, participe au royaume de Dieu et fait l’expé-
rience d’une plénitude intérieure, car il vit en harmonie avec Dieu. Empli de la paix
de Jésus, il s’efforce de faire régner la paix dans son entourage : dans sa famille,
dans sa communauté, dans son voisinage, dans la société, etc. Tous ceux qui
participent au royaume de Dieu sont appelés à agir en conséquence. Comment
s’y prendre ? Il suffit de penser à Jésus promouvant la réconciliation alors qu’on
lui présentait la femme adultère qui devait être lapidée : « Que celui de vous qui

| 208
18/19.9.2024

est sans péché jette le premier la pierre contre elle » (Jean 8 : 7). Les artisans de
paix sont orientés vers la réconciliation et s’engagent activement en ce sens,
même si la situation peut sembler sans issue. Comme Jésus, ils s’efforcent de
ramener au centre ceux qui sont en marge (Marc 3 : 3). N’oublions pas ceci : la
paix est un signe du règne de Dieu imminent. Seule une communauté vivant dans
la paix et marquée par la paix est attrayante vers l’intérieur et l’extérieur : on y voit
que le royaume de Dieu a commencé.

« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos
pensées en Jésus-Christ. » (Philippiens 4 : 7). On peut donc beaucoup attendre
de la paix de Dieu. Mais cette paix doit être demandée dans la prière, puis accep-
tée ; en outre, elle doit faire ses preuves dans le vivre ensemble et, le cas échéant,
être reconquise.

Le don d’une paix parfaite dans un avenir proche


Après le retour de Christ, dans le royaume de paix, où le malin sera lié pour un
temps déterminé, le sacerdoce royal s’engagera aux côtés de Christ pour la paix
de Dieu envers les vivants et les morts.

La paix parfaite et éternelle ne régnera toutefois que dans la nouvelle création, lors-
que le mal aura été réduit à néant pour toujours. La vie qui y sera menée surpasse
l’imagination humaine et est promise aux enfants de Dieu (Apocalypse 22 : 1-5).

Contexte Synthèse

La parole biblique est tirée des béati- ◼ Jésus est le plus grand artisan de
tudes (Matthieu 5 : 1-11), qui introdui- paix – il établit la paix entre Dieu
sent le Sermon sur la montagne. Les et l’homme et donne accès au
béatitudes sont des promesses de salut royaume de Dieu.
faites par Jésus ; elles dépassent de
◼ Nous voulons être des artisans
loin le vécu des personnes auxquelles
de paix et nous engager pour le
elles s’adressent. Le salut est promis à
royaume de Dieu.
ceux qui vivent dans des situations dé-
sespérées – les pauvres, les persécu- ◼ Après le retour de Christ, nous
tés, ceux qui souffrent de l’injustice. connaîtrons la paix parfaite.
Cela vaut aussi pour les artisans de
paix qui sont appelés fils de Dieu (ver-
set 9).
Pour le terme d’ « enfant de Dieu » (ou
fils de Dieu), se référer au CÉNA-QR,
question 530.

Remarque : La Journée internationale de prière pour la paix est célébrée le 21 septembre.

209 |
4e dimanche | Vie chrétienne

Que ton règne vienne ! Luc 11 : 2b

Le royaume de Dieu devient visible


Message
Dieu règne dans son Église et en nous.

Introduction
La prière du Notre Père « Que ton règne vienne » se réfère d’abord au royaume
de Dieu à venir :

◼ nous croyons que Dieu veut délivrer les hommes de la domination du mal
et les conduire dans son royaume ;
◼ notre objectif, c’est de faire partie de l’Épouse que Christ fera entrer dans
son royaume lors de son retour ;
◼ notre souhait, c’est que tous les hommes puissent avoir accès au salut
pendant le règne de paix que Jésus érigera sur cette terre ;
◼ le but ultime de notre foi, c’est de vivre dans le royaume éternel de Dieu
dans la nouvelle création.

Jésus-Christ, régent des cœurs


Le royaume de Dieu est aussi une image qui renvoie à la présence de Jésus-
Christ parmi les hommes. Pour avoir part à ce royaume, nous devons :

◼ être baptisés et nous procurer la nourriture indispensable à la nouvelle vie


en recevant la parole et la sainte cène dans un cœur croyant ;
◼ être semblables à des petits enfants (Marc 10 : 14) – nous nous savons
complètement dépendants de la grâce, incapables de mériter le salut par
nos œuvres ;
◼ permettre à Dieu de nous façonner – nous voulons suivre l’exemple de
Jésus, dont les paroles et les actes étaient dictés par Dieu.

Jésus-Christ, régent de l’assemblée


Par ailleurs, nous demandons à Dieu de nous aider à rendre plus perceptible la
présence et le règne de Jésus-Christ dans notre assemblée :

◼ le royaume de Jésus n’est pas de ce monde (Jean 18 : 36) – la mission


première de l’Église est la préparation au retour du Seigneur. N’oublions

| 210
22.9.2024

jamais : ce que Jésus accomplit dans son Œuvre est bien plus important
que ce que nous faisons !
◼ C’est Jésus qui règne dans son Œuvre – nous sommes tous à son service,
et au service les uns des autres. Évitons donc de nous comporter comme
des roitelets (Marc 10 : 42-44) ;
◼ notre vivre-ensemble est régi par la loi de Jésus – contribuons à faire ré-
gner l’amour, la patience et la grâce dans notre assemblée.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

L’évangile selon Luc rapporte une ver- ◼ Nous attendons le royaume de


sion plus courte du Notre Père (Luc 11 : Dieu à venir.
1-4) que l’évangile selon Matthieu.
◼ Nous voulons que Jésus règne
Dans l’évangile selon Luc, les paroles
dans notre cœur.
de prière suivent l’adresse « Père ! » :
« Que ton nom soit sanctifié ; que ton ◼ Nous contribuons à rendre la pré-
règne vienne ». Ce n’est qu’ensuite que sence de Jésus de plus en plus
le priant demande pour lui-même le perceptible dans notre assem-
pain et le pardon des péchés. L’avène- blée.
ment du royaume de Dieu est donc la
chose la plus importante que le priant
demande à Dieu. Ensuite, Jésus conti-
nue à parler de la prière en racontant
aux auditeurs la parabole de l’ami qui
implore et d’autres paroles imagées
(Luc 11 : 5-13).

211 |
Service divin en semaine | Connaissance de la Bible

Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet
touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par
cette échelle. Genèse 28 : 12

Lecture biblique : Genèse 28 : 10-17

Entre ciel et terre


Message
Dieu se sert des anges pour faire connaître sa volonté.

Introduction
Après avoir usurpé le droit d’aînesse, Jacob s’enfuit de son pays pour trouver une
femme à Charan. En chemin, il fait une halte. Il a un songe : il y voit une échelle
géante qui s’étend de la terre jusqu’au ciel et sur laquelle les anges montent et
descendent. Tout en haut, au bout de l’échelle, se trouve Dieu. Dans ce rêve, Dieu
s’adresse à Jacob et réaffirme son alliance avec les descendants d’Abraham. Une
fois réveillé, Jacob fait un vœu et consacre le lieu ainsi que la pierre sur laquelle il
avait posé sa tête pour dormir.

La voix de Dieu
Les trois aspects essentiels du songe de Jacob sont : la voix de Dieu, les anges
et l’échelle. Lorsque Dieu parle à Jacob, il lui montre qu’il est omniscient. Il sait ce
qui s’est passé en lien avec Ésaü, le droit d’aînesse et l’homme qui perpétuera
l’alliance des Israélites. Ses paroles réconfortent Jacob et lui donnent du courage
dans sa fuite. Cette rencontre surnaturelle entre Jacob et Dieu peut aussi être
comprise comme l’expression de l’attention que Dieu porte à l’homme.

Les anges
Les anges sont des esprits au service de Dieu (Hébreux 1 : 14) et des messagers
qui mettent en évidence l’amour et la sollicitude de Dieu. Leurs montées et des-
centes continuelles sur l’échelle indiquent qu’ils sont les instruments de la volonté
divine (Psaumes 103 : 20-22), en vue de

◼ faire connaître les intentions et les projets de Dieu (Luc 1 : 26-37) ;


◼ nous aider à lui obéir et à agir en conséquence (Exode 23 : 20, Tobit 4–12)
◼ nous préserver et de nous protéger (Daniel 6 : 20-23).

| 212
25/26.9.2024

Les anges adorent Dieu. Ils le louent et le glorifient (Psaumes 148 ; Luc 2 : 13-14).
Eu égard à la présence de Dieu dans notre vie – à travers les anges ou des expé-
riences particulières –, nous sommes nous aussi appelés à louer et à glorifier Dieu.

L’échelle entre le ciel et la terre


L’échelle sur laquelle se déplacent les anges peut être comprise comme une
image de l’agir de Jésus-Christ. Elle fait allusion à Jésus-Christ, notre médiateur,
le réconciliateur entre Dieu et les hommes. Dans l’épître aux Colossiens, il est
rappelé que « Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui ; [qu’]il a voulu par
lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans
les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. » (Colossiens 1 :
19-20 ; voir aussi Éphésiens 1 : 10). Ainsi, le lien entre le monde et son Créateur
est assuré par Christ.

La promesse de Jacob
Jacob reconnaît l’importance de la révélation de Dieu et fait la promesse à Dieu
de lui offrir la dîme. Nous aussi, nous pouvons remercier Dieu et lui offrir des
sacrifices afin de le louer et de le glorifier pour sa présence. Comme Jacob, nous
pouvons nous engager vis-à-vis de Dieu en réalisant, dans notre vie quotidienne,
la promesse donnée dans le cadre des vœux de baptême et de confirmation :
« Je me donne à toi, ô Trinité divine... »

Contexte Synthèse

Jacob est, outre Abraham et Isaac, le ◼ Dieu montre son intérêt pour les
troisième ancêtre du peuple d’Israël. Le hommes en leur envoyant des
passage en Genèse 28 : 12-15 raconte anges.
le songe que Jacob a fait pendant son
◼ Il se sert d’eux pour faire con-
voyage. Après son réveil, Jacob recon-
naître sa volonté et pour prodi-
naît la signification du lieu : la proximité
guer sa sollicitude et des repères
de Dieu y devient perceptible. C’est
d’orientation aux hommes.
pourquoi il appelle le lieu « Béthel »
(« beth » = maison ; « el » = Dieu, donc ◼ Christ est et reste le garant de
maison de Dieu). notre relation à Dieu.

213 |
5e dimanche | Vie chrétienne

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Matthieu 6 : 11

Donne-nous aujourd’hui notre


pain quotidien
Message
Nous demandons à Dieu de nous donner ce dont nous avons besoin pour notre
existence terrestre et notre vie éternelle.

Introduction
La demande de Jésus pour le pain quotidien provient de la prière du « Notre
Père » qui nous est rapportée en Matthieu 6 : 9-13.

La demande de soins vitaux


La demande du pain quotidien concerne, dans un premier temps, notre vie ter-
restre. En demandant à Dieu de nous accorder ce dont nous avons besoin pour
vivre,

◼ nous lui exprimons notre confiance – il connaît nos besoins et y pourvoira ;


◼ nous nous soumettons à la volonté divine – Dieu attend des hommes
qu’ils œuvrent avec reconnaissance dans sa création et qu’ils la préser-
vent (Genèse 2 : 15) ;
◼ nous le remercions en lui donnant la part qui lui revient – conscients que
tout vient de Dieu.

La demande de soins spirituels


La parole de Dieu est indispensable à notre âme et à la vie éternelle (Matthieu
4 : 4) :

◼ Notre prière pour le salut de notre âme devrait être au moins aussi intense
que celle concernant notre existence terrestre.
◼ C’est notamment par la prédication que nous obtenons les soins qui dé-
coulent de la parole de Dieu. Toutefois, la préparation du service divin
incombe à toute la communauté – tous sont appelés à prier pour ceux qui
annoncent la parole de Dieu.
◼ Nous exprimons notre besoin de savoir comment Dieu voit les événe-
ments de notre vie quotidienne. Quand nous sommes offensés, il est utile
d’en parler à Dieu.

| 214
29.9.2024

La demande de forces pour exécuter la volonté de Dieu


La nourriture du Seigneur consistait à faire la volonté du Père (Jean 4 : 34). Il en
est de même pour nous :

◼ pour avoir la vie éternelle, il est indispensable de faire la volonté de Dieu


(Matthieu 7 : 21) – nous demandons à Dieu de nous donner la force de le
suivre chaque jour ;
◼ pour celui qui aime le Seigneur, il est vital d’être en communion avec lui –
il ne supporte pas d’être en désaccord avec Jésus ;
◼ faire la volonté de Dieu est aussi notre nourriture qui rend fort. En obéis-
sant à Dieu, nous avons l’assurance de faire le bon choix et la certitude
de pouvoir compter sur l’aide du Très-Haut.

La demande du pain de vie


Enfin, la sainte cène est le pain de vie qui nous communique la nature de Christ.
Jésus a dit : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange
de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je
donnerai pour la vie du monde. » (Jean 6 : 51). Notre prière du pain quotidien
exprime notre désir de recevoir dignement la sainte cène, afin que nous puissions
grandir en Christ.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La prière du « Notre Père » est un legs Nous demandons à Dieu


précieux de Jésus à ceux qui croient en
◼ de nous accorder chaque jour de
lui.
quoi vivre ;
C’est une prière modèle, par laquelle le
◼ de nous donner sa parole et de
Fils de Dieu montre comment il faut
nous guider dans la vie quoti-
prier le Père céleste (CÉNA 12.1.7).
dienne ;
◼ de nous accorder la force de faire
sa volonté ;
◼ de nous permettre de célébrer
dignement la sainte cène.

215 |
Service divin de jeunesse

Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Luc 6 : 36

Être miséricordieux – comment s’y


prendre ?
Message
La miséricorde fait partie intégrante de l’amour de Dieu et est une tâche qui in-
combe à chaque chrétien.

Introduction
Dieu est souvent appelé le Miséricordieux ; ainsi peut-on lire en Psaumes 103 : 8 :
« L’Éternel est miséricordieux et compatissant ». Dans cette parole des Psaumes,
la miséricorde est associée à la patience et à la bonté. Dans le passage en
Jacques 5 : 11b, il est question de la miséricorde de Christ : « le Seigneur est plein
de miséricorde et de compassion ». Elle conduit au salut de l’homme ; à travers
elle, il devient évident que Dieu n’abandonne pas l’homme à lui-même, mais qu’il
se tourne vers l’homme et l’aide.

La miséricorde de l’homme
La miséricorde n’est pas seulement une qualité divine, mais une attitude qu’adopte
celui qui reste dans l’imitation de Jésus-Christ. La miséricorde humaine ne conduit
pas au salut, mais elle renvoie à la miséricorde de Dieu qui nous guide vers le salut.

Le bon Samaritain
Un exemple éminent de la miséricorde humaine est donné dans la parabole du
bon Samaritain (Luc 10 : 30-37). La miséricorde évoquée dans la parabole inclut
la circonspection, l’attention et la serviabilité :

◼ Le Samaritain agit avec circonspection : il est sensible à ce qui se passe


dans son entourage. Tandis qu’un sacrificateur et un lévite passent négli-
gemment à côté de l’homme sans le remarquer, le Samaritain, pour sa
part, ne se contente pas de faire cas de lui, il reconnaît aussi sa détresse.
◼ Bien que le Samaritain ne connaisse pas la victime de l’agression, il
éprouve de la compassion, car il « fut ému de compassion lorsqu’il le vit »
(Luc 10 : 33b).
◼ Cette compassion donne lieu à une aide concrète : « Il s’approcha, et banda
ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre
monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. » (Luc 10 : 34).

| 216
Septembre 2024

Notre texte biblique contient un appel : « Soyez donc miséricordieux, comme votre
Père est miséricordieux. » Pour pouvoir être miséricordieux, nous devons réfléchir
à notre relation avec notre prochain. Comment est-ce que je vois la personne en
face de moi : comme quelqu’un qui m’importune ou me gêne dans ce que je
souhaite ou dans mes entreprises ? Ou est-ce que je me reconnais dans mon
prochain et suis solidaire avec lui ? Cela ne peut réussir que si j’abandonne mon
égocentrisme et j’ai le sentiment d’appartenir à une communauté.

Agir avec miséricorde


La miséricorde se manifeste dans l’action. Celui qui est miséricordieux

◼ se tourne vers son prochain et le traite avec sollicitude, et ce, même s’il
n’a pas encore partagé sa détresse ;
◼ écoute son prochain et ne se pose pas en donneur de leçons lorsqu’il lui
fait part de ses soucis et de ses besoins ;
◼ parle avec compréhension à son prochain et ne l’assomme pas de re-
proches ou d’arguments justifiés ou injustifiés ;
◼ agit envers son prochain en fonction des besoins de celui-ci (Matthieu 25 :
35-36) et ne se préoccupe pas uniquement de son propre bien-être.

« Que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie » (Romains 12 : 8b). Une
telle miséricorde n’est pas désagréable pour celui qui bénéficie de l’aide parce
qu’il ressent que son prochain trouve plaisir à lui faire du bien, car il agit par amour
(Luc 10 : 27.37) et non par devoir.

Contexte Synthèse

Dans le Nouveau Testament, il est ◼ La miséricorde de Dieu conduit


question à de nombreux endroits de la au salut de l’homme.
miséricorde de Dieu. On entend par là
◼ La miséricorde est une attitude
souvent l’attention que Dieu porte à
qu’adopte celui qui demeure
l’homme, qui se trouve dans une dé-
dans l’imitation de Jésus-Christ.
tresse physique et spirituelle. La miséri-
corde a également un aspect eschato- ◼ La miséricorde ne peut réussir
logique, car elle est l’acte salvifique de que si j’abandonne mon égocen-
Dieu à travers Jésus-Christ et est trisme et j’ai le sentiment d’appar-
même perceptible dans le jugement tenir à la communauté des
(I Timothée 1 : 16 ; II Timothée 1 : 18 ; hommes.
Tite 3 : 15).
◼ La miséricorde se manifeste
Proposition pour une lecture pendant le dans l’action qui prend au sérieux
service divin : Luc 10 : 30-37 l’homme dans le besoin.

217 |
| 218
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

2/3 octobre Ce que nous dit le Saint-Esprit

6 octobre 1er dimanche


La création témoigne de Dieu

9/10 octobre Être confiant comme Abraham

13 octobre 2e dimanche
Dieu préserve la création

16/17 octobre La signification de l’offrande

20 octobre 3e dimanche
Affranchissement de la création

23/24 octobre Le feu du Saint-Esprit

27 octobre 4e dimanche
Création visible – création invisible

30/31 octobre Une espérance qui ne sera pas déçue

Service divin de jeunesse


Louange à la création

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


10 Octobre 2024
219 |
| 220
Avant-propos Octobre 2024

En octobre, les prédications porteront sur la « création », et ce sous divers aspects.


Dans la confession de foi néo-apostolique ainsi que dans les deux symboles de
foi de l’Église ancienne, la foi en Dieu le Créateur est à chaque fois proclamée dès
le début (CÉNA 2.2.1 ; 2.2.2 ; 2.2 ; 4.1). La création est donc un objet fondamental
de la foi, qui détermine de manière égale notre rapport à la nature, aux animaux
et aux hommes. Par conséquent, le thème de la création ne saurait être développé
dans une seule et unique prédication. C’est pourquoi les officiants et les ministres
qui les assistent sont appelés à veiller à l’aspect particulier abordé dans l’article
des Pensées directrices du jour et à se limiter à ce seul aspect de la création.

La prédication du premier dimanche doit mettre en évidence le fait que la création


naturelle témoigne de Dieu et le loue. La louange de la création ne peut pas être
entendue par tout le monde, mais seulement par celui qui croit au Créateur. La
création ne comprend pas seulement la sphère matérielle, mais aussi la réalité
spirituelle, dont fait partie l’Église invisible. La louange à Dieu qu’offre l’Église ré-
side dans le fait qu’elle annonce l’Évangile et que ceux qui en font partie s’atta-
chent les uns aux autres dans l’amour.

Le deuxième service divin dominical fait état de la certitude que nous avons
que Dieu préservera l’ancienne création, bien que détériorée par l’action humaine,
jusqu’à la fin – c’est-à-dire jusqu’à la nouvelle création.

La prédication du troisième dimanche a pour point central le besoin de rédemp-


tion de la création. Le monde matériel, la nature, les animaux et les hommes ont
été endommagés par la chute dans le péché ; ils ont tous d’égale manière besoin
d’être sauvés. Toute la création attend la rédemption, qui trouvera son achève-
ment dans la nouvelle création.

La prédication du quatrième service dominical porte sur la création visible et


invisible. La préparation au service divin en faveur des défunts doit attirer notre
attention sur le dénuement de ceux qui n’ont pas accepté le salut de leur vivant ou
qui n’en ont jamais entendu parler. Dans son amour, Dieu s’adresse aux vivants
et aux morts, le salut est destiné aux uns comme aux autres.

221 |
Service divin en semaine

Qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espé-
rance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son
héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie
grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa
force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant
asseoir à sa droite dans les lieux célestes. Éphésiens 1 : 18-20

Ce que nous dit le Saint-Esprit


Message
Acceptons les révélations du Saint-Esprit et agissons en conséquence.

Introduction
Dans la Bible, le cœur constitue le siège de nos décisions. La parole de ce jour
nous souhaite d’avoir les yeux du cœur illuminés, d’être ouverts à l’activité du
Saint-Esprit et de prendre nos décisions à la lumière du Saint-Esprit.

Appel à la communion avec Dieu


L’Esprit nous révèle l’espérance à laquelle Dieu nous appelle. Il veut nous conduire
dans la communion parfaite avec lui. La vie éternelle n’est pour l’instant qu’une
promesse, mais cette promesse est certaine, aussi certaine que la mort et la ré-
surrection de Jésus-Christ (II Corinthiens 1 : 20). À la lumière de ces engagements,
nous voulons nous concentrer sur l’avenir et nous y préparer.

La gloire de Christ
Le Saint-Esprit nous révèle que nous avons été choisis pour participer à la gloire
de Jésus-Christ. Il nous révèle également la perfection et l’amour de Christ. Il nour-
rit ainsi notre désir d’être avec Christ. Dans le royaume de Dieu, nous serons dé-
finitivement délivrés de tous nos maux et de toutes nos imperfections. Par grâce,
nous pourrons être semblables à l’image de Christ !

La force de Dieu
L’Esprit nous indique que Dieu agit en nous avec la même puissance qu’il a dé-
ployée pour Jésus-Christ. Dieu l’a ressuscité des morts et l’a élevé au ciel. Nous
aussi, nous attendons de recevoir un corps glorifié et d’être enlevés à la rencontre
de Christ. Il lui a donné autorité sur toutes les puissances terrestres et spirituelles
(Éphésiens 1 : 21). Par conséquent, nous pouvons faire confiance à Christ : rien
ne peut l’empêcher de nous sauver !

| 222
2/3.10.2024

Le mystère de l’Église
Enfin, l’Esprit nous révèle le mystère de l’Église de Christ. Jésus-Christ est la tête
de l’Église, qui est son corps – les deux sont intimement liés. Dieu a tout donné à
son Fils – tout ce qui est au Père est à lui (Jean 16 : 15). Cette plénitude, Jésus-
Christ la met à notre disposition dans son Église (Éphésiens 1 : 23). En elle, nous
trouvons tout ce qui est nécessaire à notre salut.

L’image du corps de Christ renvoie à l’unité des fidèles. L’Esprit ne nous exhorte
pas seulement à être un, il nous donne aussi la force de surmonter tout ce qui
nous sépare. Quand nous avons des décisions à prendre, choisissons toujours la
solution qui contribue à l’unité de l’Église !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Notre parole biblique fait partie de la L’Esprit Saint nous révèle que
partie introductive de l’épître de Paul
◼ Dieu nous appelle à l’espérance
aux Éphésiens (Éphésiens 1 : 1-23).
d’une communion éternelle avec
Le passage dont est tiré notre texte
Dieu ;
biblique commence par des paroles en
forme de prière (Éphésiens 1 : 15-19) ◼ nous participerons à la gloire de
et se termine par une confession de la Christ ;
puissance de Dieu en Jésus-Christ
◼ Dieu agit en nous avec la même
(Éphésiens 1 : 20-23).
force qu’en Jésus-Christ ;
◼ l’Église dispose de tout ce qui est
nécessaire au salut.

223 |
1er dimanche | La création

Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’œuvre de ses


mains. Le jour en instruit un autre jour, La nuit en donne connaissance à une
autre nuit. Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles Dont le son
ne soit point entendu. Psaumes 19 : 2-4

La création témoigne de Dieu


Message
La création naturelle et la création spirituelle proclament la gloire de Dieu.

Louange de la création naturelle


Dieu se révèle dans la création (CÉNA 1.1). Selon le psalmiste, la création pro-
clame la gloire de Dieu et la nuit en donne connaissance à une autre nuit. Le
Psaume 19 : 4 indique que cela se fait sans langage et sans paroles, et que
« l’oreille n’entend aucun son » (NdT : voir BFC, Bible en français courant, plus
proche de l’allemand). Cette louange qui est pour ainsi dire inaudible exprime la
relation indissoluble entre la création et Dieu.

◼ L’existence même de la nature et de l’homme est une louange à Dieu, car


Dieu est le Créateur.
◼ En remplissant leur rôle, les différents éléments honorent celui qui a créé
leurs caractéristiques prodigieuses, cohérentes et interdépendantes.

Le commandement donné par Dieu à Adam et Ève était le suivant : « Soyez


féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la » (Genèse 1 : 28). Par
ces paroles, il leur a ordonné de prendre soin de la terre, comme il le ferait lui-
même. Par amour pour notre prochain, nous devons donc prendre soin de la terre
et la préserver de manière à ce que d’autres, y compris les générations futures,
puissent utiliser ses richesses.

La création spirituelle
L’Église de Christ est elle aussi une création divine et exprime la louange à son
Créateur. Par conséquent, l’action de grâces et la louange dans la prière et le
chant font partie intégrante de la vie chrétienne.

◼ L’Église loue le Créateur lorsqu’elle proclame l’Évangile, administre les


sacrements et conduit les hommes à la repentance.

| 224
6.10.2024

◼ L’Église loue le Créateur lorsque ses membres se servent les uns les
autres dans l’amour et prennent soin de ceux qui sont dans le besoin
(Actes 2 : 45).

Notre louange se manifeste par la célébration des actions de Dieu


Notre louange silencieuse commence par un effort pour comprendre la nature de
Dieu et son amour, qui ont été révélés dans l’incarnation de Jésus-Christ et son
sacrifice. C’est un travail de toute une vie. Ayant compris cela, nous sommes mo-
tivés à orienter notre vie sur l’Évangile, qui nous sert de modèle pour toutes nos
pensées et actions et aussi pour la manière de se comporter dans tous nos
échanges avec nos contemporains. Nous voulons accomplir le commandement
suprême, même si cela nous paraît parfois difficile. Par l’épanouissement de la
nature de Christ en nous, nous rendons grâce et louange à Dieu.

En tant que membres du corps de Christ, nous acceptons notre vocation à servir
Christ et nos frères et sœurs. Nous agissons de manière à édifier et à fortifier
l’Église et nous luttons contre tout ce qui pourrait nuire à la paix et à l’accomplis-
sement des tâches. « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise,
mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique
une grâce à ceux qui l’entendent. » (Éphésiens 4 : 29). Nous nous efforçons de
développer les dons que Dieu nous a accordés et de les utiliser pour le bien de
l’Église. C’est ainsi que l’Église rend gloire à Dieu.

Contexte Synthèse

Notre texte biblique est une louange à ◼ La création naturelle, tout comme
Dieu pour la création. Dieu y est re- l’Église de Christ, proclament la
connu comme l’auteur, tel qu’il est at- gloire de Dieu.
testé dès Genèse 1 : 1. Le texte bi-
◼ Nous sommes, en tant qu’indivi-
blique indique que la création elle-
dus et en tant qu’Église, appelés
même proclame la gloire de Dieu, sans
à louer Dieu par nos actes.
qu’il y ait besoin d’une action humaine,
d’un langage humain ou de la parole.

Si le service divin d’actions de grâces a lieu ce


dimanche, il conviendra de lui donner pour fon-
dement l’article dédié au service divin d’actions
de grâces (pages 292-293).

225 |
Service divin en semaine

Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance
annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en
toi ! Ainsi, ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. Galates 3 : 8-9

Être confiant comme Abraham


Message
Croire, c’est avoir une confiance inébranlable en la parole de Dieu.

Introduction
Paul explique aux Galates que les non-Juifs n’ont pas à se soumettre à la loi de
Moïse pour être sauvés ; seule importe la foi en Jésus-Christ. Pour trouver grâce
devant Dieu, il faut suivre l’exemple d’Abraham, qui avait une entière confiance en
sa parole.

La confiance d’Abraham en la terre promise


C’est là que Dieu a demandé à Abraham de quitter sa famille pour un pays inconnu
dans lequel il le bénirait. Abraham n’a pas cherché à savoir pourquoi Dieu ne pou-
vait pas le bénir dans sa patrie, ni pourquoi il devait tout quitter. Il a fait confiance
à la parole de Dieu et a suivi ses instructions. Toutefois, la bénédiction n’a pas été
visible tout de suite. Quand il est arrivé en Canaan, Abraham a d’abord connu la
famine. Son obéissance à Dieu a fait de lui un étranger jusqu’à la fin de sa vie – il
n’a jamais pu acquérir une terre, à l’exception du champ destiné à la sépulture de
son épouse (Genèse 23).

Notre confiance dans le royaume de Dieu promis


Dieu a promis la félicité éternelle dans son royaume à ceux qui suivraient le chemin
de Jésus-Christ. Nous ne savons rien de ce royaume, et n’avons même aucune
preuve tangible de son existence. Dieu ne pourrait-il pas éliminer le mal de cette
terre ? Pourquoi devons-nous la quitter pour connaître la félicité ? Nous n’en sa-
vons rien. Nous nous contentons de la parole que Dieu nous a adressée, y met-
tons toute notre confiance et suivons le chemin de Christ. La fidélité à l’Évangile
fait de nous des « étrangers » dans un monde dominé par le mal. Il arrive même
qu’elle rende notre quotidien plus difficile. Mais nous gardons confiance en la pa-
role de Dieu – il tient ce qu’il promet.

Abraham fait confiance à la promesse de Dieu d’avoir un fils


Dieu a promis à Abraham de lui donner un fils qui serait à l’origine d’une grande
nation. Mais Sara est restée stérile pendant de longues années. Pensant bien faire,

| 226
9/10.10.2024

Abraham et sa femme ont fait appel à Agar, leur servante, pour leur donner un fils.
Dieu n’a pas approuvé cette démarche. Il a précisé que le fils promis devait naître
de Sara. Abraham a cru à cette promesse, qui semblait pourtant totalement irréa-
liste. Et l’impossible s’est produit : Sara a donné naissance à Isaac.

Nous faisons confiance à la promesse de Jésus de revenir


Jésus-Christ a promis de revenir pour nous conduire dans son royaume. Il a insti-
tué l’Église et envoyé les apôtres pour préparer les siens à son retour. À ce jour, il
n’est toujours pas revenu. Pour l’entendement humain, la première résurrection
paraît complètement irréaliste. Le malin ne se prive pas de souligner l’imperfection
des apôtres et des membres de l’Église pour nous faire douter. Nous nous en
tenons à la parole de Dieu et lui faisons confiance : le Seigneur vient bientôt, pour
prendre à lui les régénérés d’eau et d’Esprit préparés par les apôtres qu’il a en-
voyés.

Restons donc fermes dans notre foi – nous croyons à la félicité éternelle, en Jésus-
Christ, en son Évangile, en la promesse de son retour, en son Église et en l’apos-
tolat. La parole de Dieu s’accomplira.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Au milieu de l’épître aux Galates, Paul ◼ Dieu accorde le salut à ceux qui
développe la justice qui procède de la font confiance à sa parole.
foi en prenant l’exemple du patriarche
◼ Nous croyons fermement en
Abraham (Galates 3 : 1 sqq.). Le
Jésus-Christ, en son enseigne-
point de départ de l’argumentation
ment, son retour, son Église et
de l’apôtre est le passage biblique
ses apôtres.
« Abram eut confiance en l’Éternel, qui
le lui imputa à justice » (Galates 3 : 6 ;
Genèse 15 : 6).

227 |
2e dimanche | La création

Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous
ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. Apocalypse 7 : 3

Dieu préserve la création


Message
Dieu veut que la création soit préservée pour que l’Évangile puisse être proclamé.

Introduction
Dans le texte biblique, quatre anges sont invités à ne pas abandonner la terre à
sa destruction. Dieu veut protéger sa création jusqu’à ce que l’Œuvre de rédemp-
tion soit achevée (CÉNA 10.3). Il ressort clairement de cette parole biblique que
Dieu n’est pas seulement le créateur de la terre, mais aussi son gardien. La parole
adressée aux anges indique que Dieu n’abandonne pas sa création à elle-même,
qu’il ne la détruit pas non plus, mais qu’il la préserve jusqu’à l’accomplissement du
plan de salut.

La terre est le lieu de la proclamation de l’Évangile


L’Évangile ne peut être annoncé aux peuples que si la terre continue d’exister, s’il
y a semailles et moisson, de la nourriture et des vêtements pour tous ; les bases
pour la vie humaine doivent par conséquent être données. Annoncer l’Évangile de
manière crédible aujourd’hui, cela signifie aussi que nous devons nous montrer
respectueux vis-à-vis du Créateur et de sa création.

Lorsque Jésus-Christ prendra à lui l’Église-Épouse et que l’efficacité de l’apostolat


sera ainsi achevée, cela ne signifie pas que Dieu abandonnera désormais la créa-
tion terrestre à elle-même ou aux forces du mal. Même si, pendant la « grande
tribulation », le mal exercera sur les hommes une influence que nous ne pouvons
pas encore imaginer aujourd’hui, la création sera néanmoins préservée, car les
chrétiens qui ne seront pas enlevés seront accompagnés et fortifiés par le Saint-
Esprit.

Le royaume de paix, dans lequel Jésus-Christ règne en tant que Prince de la paix,
sera érigé sur la terre. La terre est le lieu d’où l’Évangile est prêché aux vivants et
aux morts. Les générations futures dépendront donc du fait que la terre existe,
qu’elles puissent y vivre et recevoir l’Évangile.

| 228
13.10.2024

Notre responsabilité
L’agir de Dieu nous rend humbles. Il accorde sa confiance à l’homme, mais lui
confie également la responsabilité d’apporter sa contribution à la préservation de
la création. Jésus-Christ a donné aux apôtres la mission d’aller dans le monde
entier et d’annoncer l’Évangile. Oui, nous annonçons tous l’Évangile par nos pa-
roles, mais aussi par nos actes. En ce sens, nous sommes également appelés à
ne pas nuire à la création.

La nouvelle création
Les dangers auxquels la création actuelle est exposée ne seront plus présents
dans la nouvelle création. L’harmonie y régnera entre Dieu et les créatures, ainsi
qu’entre les créatures elles-mêmes. Comme ce serait beau si cet avenir pouvait
déjà être un peu perceptible aujourd’hui !

Contexte Synthèse

En Apocalypse 7 : 1-8, il est question ◼ Dieu veut protéger sa création


de quatre anges qui retiennent « aux jusqu’à ce que le plan de salut
quatre coins de la terre [...] les quatre soit achevé.
vents de la terre » (verset 1). Il leur est
◼ L’Évangile ne peut être annoncé
donné le pouvoir de « faire du mal à la
aux peuples que si la terre conti-
terre et à la mer » (verset 2). Dans le
nue d’exister.
verset 3, ils sont appelés à ne pas lâ-
cher les vents, afin que le calme règne ◼ Pendant la « grande tribulation »,
et que le peuple de Dieu puisse être la terre est préservée ; dans
rassemblé. Au verset 4, les douze tri-
◼ le royaume de paix, Christ, le
bus du peuple de Dieu du Nouveau
Prince de la paix, règne sur elle.
Testament sont nommées : ils portent
les noms des douze tribus d’Israël. ◼ Les dangers auxquels la création
Douze symbolise la perfection et l’uni- actuelle est exposée ne seront
versalité. Par ailleurs, il est question plus présents dans la nouvelle
dans ce verset de 144 000 personnes création.
scellées. Le nombre 144 000 symbolise
l’Église-Épouse ; il ne s’agit donc pas
d’un nombre numérique.

229 |
Service divin en semaine

Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de
la terre. Genèse 4 : 3

La signification de l’offrande
Message
L’offrande est l’expression de notre reconnaissance.

Introduction
En Genèse 4 : 3-4, il est rapporté que Caïn et Abel ont fait des offrandes. Il est
clairement indiqué que l’offrande ne résulte pas d’un ordre divin, mais qu’elle est
l’expression de la reconnaissance de l’homme envers Dieu. L’offrande est donc
une action de grâce de l’homme envers Dieu et compte parmi les éléments fonda-
mentaux de la relation de l’homme avec Dieu.

Une meilleure offrande


Caïn, l’agriculteur, a fait une offrande de « fruits de la terre ». L’offrande d’Abel, en
revanche, est plus différenciée, puisqu’il a fait une offrande « des premiers-nés de
son troupeau et de leur graisse ». Les deux sacrifices sont certes déjà une réfé-
rence au culte sacrificiel de Moïse (Deutéronome 26 : 2 et 15 : 19), mais, avec le
sacrifice d’Abel, le lien devient encore plus clair : Abel n’a pas seulement offert des
animaux, mais les premiers-nés et leur graisse (Lévitique 6 : 5).

Le sacrifice d’Abel a été apprécié par Dieu, ce qui n’était pas le cas de celui de
Caïn. Dans le passage en Hébreux 11 : 4a, il est dit ceci : « C’est par la foi qu’Abel
offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ». Peut-être cette foi s’ex-
prime-t-elle par le fait que le sacrifice d’Abel constituait des prémices. Les premiers
fruits de la terre et les premiers animaux nés du troupeau appartiennent à Dieu,
tel était le message.

Le sacrifice de Christ
Dans les offrandes de Caïn et Abel, l’idée d’expiation et de purification ne joue pas
encore de rôle, alors qu’elle est d’une grande importance dans le culte sacrificiel
de l’Ancien Testament. La mort de Jésus-Christ a rendu caduques les offrandes
d’expiation et de purification. Par son sacrifice, Jésus a aboli le culte sacrificiel.

Une offrande agréable à Dieu


L’apôtre Paul mentionne que l’Église de Philippes l’a aidé à subvenir à ses be-
soins ; à ce sujet, il fait remarquer que cela constitue « un sacrifice que Dieu

| 230
16/17.10.2024

accepte, et qui lui est agréable » (Philippiens 4 : 18). Paul souligne qu’une telle
attitude plaît à Dieu. Il qualifie également de sacrifice qu’il y a lieu d’offrir à Dieu le
fait de se tourner entièrement vers Jésus-Christ et de mener une vie conforme à
l’Évangile (Romains 12 : 1).

Notre offrande
Comme le montre l’histoire de Caïn et Abel, la disposition de cœur avec laquelle
nous faisons notre offrande n’est pas indifférente. Par notre offrande, nous mon-
trons notre gratitude envers Dieu.

Personne ne peut acquérir le salut en apportant une offrande matérielle. Le salut


ne nous est accordé que par la foi en Jésus-Christ. L’offrande et les sacrifices ne
nous procurent pas non plus d’avantages naturels, voire une protection contre les
dangers. Abel, dont l’offrande a été agréée par Dieu, a malgré tout perdu la vie.

Par notre offrande matérielle, nous contribuons non seulement à l’existence de


l’Église et de ses organismes, mais aussi à la diffusion de l’Évangile et à l’aide aux
personnes dans le besoin. L’offrande est une expression importante de notre foi
et nous montrons ainsi que nous prenons l’Évangile très au sérieux.

Contexte Synthèse

Le passage en Genèse 4 : 3-6 raconte ◼ L’offrande est un acte de recon-


que Caïn et Abel ont fait des offrandes naissance de l’homme envers
à Dieu. Dieu a refusé l’offrande de Dieu.
Caïn, mais il a accepté celle d’Abel.
◼ Le salut procède du seul sacrifice
Cette décision de Dieu a rendu Caïn
de Jésus-Christ. Nos offrandes
tellement furieux qu’il a tué son frère.
ne peuvent pas contribuer à
C’est ainsi que Caïn est entré dans
notre salut.
l’histoire comme le premier meurtrier et
Abel comme le premier martyr pour ◼ Par notre offrande, nous aidons
Dieu. l’Église à répandre l’Évangile.

231 |
3e dimanche | La création

Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
Car la création a été soumise à la vanité – non de son gré, mais à cause de
celui qui l’y a -soumise – avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la
servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants
de Dieu. Romains 8 : 18-21

Affranchissement de la création
Message
La création souffre, mais elle est affranchie par Dieu.

Introduction
Nous reconnaissons que Dieu est le Créateur du ciel et de la terre. Le passage en
Genèse 1 relate que Dieu a créé le monde, les plantes, les animaux et enfin
l’homme. Pour chaque acte de création, il est dit : « Dieu vit que cela était bon »
(Genèse 1 : 10). Il est d’autant plus étonnant de lire en Romains 8 : 19 que la créa-
tion attend avec un ardent désir ou « ferme espoir et attente dans l’anxiété », tra-
duit du grec « apokaradokia ». La création dont il est question ici n’est plus bonne
à tous égards. Elle a été déformée par la chute dans le péché, elle a donc perdu
sa perfection ; en elle règnent le péché et la mort, elle a donc autant besoin de
salut que l’homme.

Le salut pour les hommes


Le sacrifice de Jésus-Christ a permis à l’homme d’accéder pleinement à Dieu. Par
la foi et l’acceptation des sacrements, il lui est désormais possible d’expérimenter
la proximité salvatrice de Dieu. La communion parfaite avec Dieu commence pour
l’Église-Épouse avec le retour de Jésus et son enlèvement vers lui. Dans la nou-
velle création, les membres de l’Église-Épouse et tous ceux qui croient en Christ
vivront ensemble en parfaite communion les uns avec les autres et avec la Trinité
divine.

Il y règnera l’harmonie entre les créatures et Dieu.

Le salut pour la création


La création, comme le dit Paul, a un caractère éphémère. Toute vie présente en
elle doit à nouveau mourir. Cela semble être une loi irrévocable, mais l’apôtre pré-
cise que le caractère éphémère (ou « corruption » dans le sens de ce qui est sus-
ceptible de s’altérer, NdT) n’est pas quelque chose de permanent et d’irréversible,

| 232
20.10.2024

mais que le jour viendra où la création sera « affranchie de la servitude de la cor-


ruption » pour accéder « à la liberté de la gloire des enfants de Dieu ». Cet événe-
ment commence avec le retour de Christ pour l’enlèvement de l’Église-Épouse et
trouve son achèvement dans la nouvelle création, où toutes les créatures vivront
en paix les unes avec les autres. Une image de l’état parfait et racheté de la créa-
tion est donnée en Ésaïe 11 : 6-9.

L’attente dans l’anxiété de la création


L’attention et l’amour de Dieu ne s’adressent donc pas seulement à l’homme, mais
à toute la création. Cette prise de conscience devrait avoir pour conséquence que
les hommes s’acquittent avec sérieux de leur mission de cultiver et de conserver
la terre (Genèse 2 : 15).

L’attente dans l’anxiété de la création est d’abord une indication que le présent est
marqué par la dégradation, la pollution et l’exploitation effrénée de la nature. D’une
part, il y a cette anxiété de la nature, d’autre part, il y a l’espoir qui se manifeste
par l’attente de l’intervention de Dieu. L’attente trouve son accomplissement parfait
dans la nouvelle création, dans laquelle une vie avec Dieu sera possible, dépas-
sant toute imagination humaine.

Si nous croyons vraiment que Dieu nous a appelés à être l’Église-Épouse et que
nous proclamerons l’Évangile dans le royaume de paix, cela aura également des
répercussions sur le présent, sur notre action à l’égard de toutes les créatures.
Nous pouvons dès aujourd’hui rendre perceptible la paix future, le dépassement
de la fugacité par notre action attentive !

Contexte Synthèse

En Romains 8 : 18, il est exprimé que ◼ À l’origine, la création de Dieu


les souffrances que le chrétien doit en- était bonne. Mais elle a été en-
durer dans le présent sont atténuées dommagée par la chute de
par la perspective de l’avenir en Dieu, l’homme.
de sa « gloire ». Face à la gloire de
◼ La nouvelle création est affran-
l’avenir, les souffrances présentes sont
chie de la corruption (la fugacité)
insignifiantes.
et participe à la gloire de Dieu.
En Romains 8 : 19-22, Paul développe
◼ En attendant l’accomplissement
l’opposition entre les souffrances pré-
de cette promesse, respectons et
sentes et la gloire future en se référant
préservons tout ce qui a été créé
à tous les êtres vivants.
par Dieu.

233 |
Service divin en semaine

Le feu brûlera continuellement sur l’autel, il ne s’éteindra point. Lévitique 6 : 6

Le feu du Saint-Esprit
Message
Dieu est à l’œuvre dans l’Église et en nous.

Introduction
Quand les Israélites s’adressaient à Dieu pour le remercier, implorer son aide ou
son pardon, ils devaient apporter une offrande qui était brûlée sur l’autel. Symbo-
liquement, la fumée qui s’élevait de l’autel transportait l’offrande et la prière vers
Dieu. Les sacrificateurs devaient veiller à maintenir le feu allumé en permanence
(Lévitique 6 : 5). Dans la Bible, le feu signale la présence de Dieu : Dieu est apparu
à Moïse dans un buisson ardent, il a conduit son peuple dans le désert au moyen
d’une colonne de feu, il a embrasé l’autel préparé par Aaron (Lévitique 9 : 24) et
par Élie (I Rois 18 : 38). Lors de la Pentecôte, Dieu le Saint-Esprit a manifesté sa
présence dans l’Église au moyen de langues de feu.

Le feu du Saint-Esprit brûle dans l’Église


Le feu du Saint-Esprit brûle dans l’Église par la parole et les sacrements :

◼ La parole annonce Dieu en Jésus-Christ. Elle nous apprend à distinguer


le bien du mal et nous annonce l’avenir.
◼ La parole et le sacrement nous réchauffent en mettant en évidence
l’amour divin.
◼ La parole et le sacrement nous purifient en nous donnant accès au pardon
et en nous sanctifiant.
◼ La parole et le sacrement nous rassemblent. Nous nous rassemblons au-
tour de Christ comme on se rassemble autour d’une cheminée allumée
ou d’un feu de camp : il nous parle et nous recevons ses dons.

Le feu de l’autel venait de Dieu, mais les sacrificateurs devaient l’alimenter régu-
lièrement. Nous ne pouvons recevoir la parole et les sacrements que parce que
des ministres acceptent de se mettre au service de Dieu. Soyons reconnaissants
pour leur travail.

| 234
23/24.10.2024

Le feu du Saint-Esprit brûle en nous


Par le saint-scellé, au travers duquel nous avons reçu le don du Saint-Esprit,
l’Esprit a également élu durablement domicile en nous. Le feu de l’Esprit qui brûle
en notre âme

◼ nous éclaire en nous montrant le chemin à suivre et le travail à accomplir ;


◼ nous réchauffe en nous révélant la sollicitude de Dieu ;
◼ nous purifie en nous incitant à la repentance ;
◼ nous forme à l’image de Christ ;
◼ nous aide à rechercher la paix et l’unité.

Chaque croyant reçoit le même don lors du saint-scellé. L’intensité du feu qui brûle
en nous dépend de l’importance que nous accordons à notre relation à Dieu et de
l’intensité de notre désir d’être en communion avec lui. Pour être prêt pour le retour
du Seigneur, nous avons besoin de l’action conjuguée du feu qui brûle sur l’autel
et de celui qui brûle en nous.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La première partie du Lévitique (les ◼ Dans la Bible, le feu signale la


chapitres 1 à 7) contient des prescrip- présence de Dieu.
tions sur le bon usage des offrandes et
◼ Le feu du Saint-Esprit brûle dans
des sacrifices. On y trouve des instruc-
l’Église : il nous éclaire, nous ré-
tions précises sur les holocaustes, les
chauffe, nous purifie et nous uni-
offrandes, les sacrifices d’actions de
fie par la parole et les sacre-
grâces, les sacrifices d’expiation et les
ments.
sacrifices de culpabilité. Y sont égale-
ment mentionnées d’autres dispositions ◼ Le feu du Saint-Esprit doit aussi
relatives aux sacrifices pour les sacrifi- brûler en nous.
cateurs et les Lévites. Une section fi-
◼ Pour être prêts pour le retour du
nale résume finalement les types de
sacrifices et d’offrandes. Seigneur, nous avons besoin du
feu qui brûle au sein de l’Église et
en nous.

235 |
4e dimanche | Préparation en vue du service divin en faveur des défunts

Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la
terre, les visibles et les invisibles, qu’il s’agisse de trônes, dignités, dominations,
autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Colossiens 1 : 16

Création visible – création invisible


Message
Nous manifestons notre foi en le Créateur du monde visible et invisible en nous
mettant au service du Sauveur.

Introduction
Nous avons des attentes particulières lorsque nous pensons à dimanche prochain.
Nous nous unissons intimement à nos bien-aimés qui nous ont précédés et
prions pour toutes les âmes qui sont encore éloignées du Seigneur, afin qu’elles
trouvent grâce. Nous sommes assurés que par l’administration des sacrements,
de grandes choses se produisent pour un grand nombre d’âmes.

La création visible
Notre parole biblique témoigne que Dieu est le Créateur du monde visible. Il le
gouverne et se révèle en lui (Romains 1 : 19-20). Néanmoins, tout le monde ne le
reconnaît pas : nombreux sont ceux qui ne perçoivent que ce qui est visible et
matériel. Ils sont matérialistes et considèrent que le bonheur dans la vie est lié à
la possession, à la richesse ou au succès économique.

La création invisible
La parole biblique n’évoque pas seulement le monde du visible et du tangible, mais
également le monde invisible que Dieu a créé. La création invisible échappe à la
mesurabilité et à la vérifiabilité. Elle ne peut être perçue que par la foi.

Le règne de Dieu
Tout ce qui a été créé par Dieu est soumis à son pouvoir. Aucun homme, ni aucune
puissance spirituelle, ne peut se soustraire au règne de Christ, car tout a été créé
par lui et pour lui. Il est le maître des vivants et des morts. Dieu s’est fait homme
en Jésus-Christ, a offert son sacrifice sur la croix et est ressuscité ; il a remporté
la victoire sur la mort et le péché.

La victoire de Jésus sur le péché et la mort


La création visible et invisible sont toutes deux concernées par cette victoire. Les
vivants et les morts peuvent y prendre part à travers la foi et les sacrements. Jésus

| 236
27.10.2024

lui-même, après sa mort, est descendu dans le royaume des morts et a annoncé
le salut aux esprits en prison (I Pierre 3 : 19-20). Ce n’était pas un acte unique,
cela se produit aujourd’hui encore par la puissance de l’Esprit Saint. L’Évangile
n’est pas seulement l’affaire des vivants, mais aussi celle des morts !

Et c’est ainsi que, ici-bas comme dans l’au-delà, beaucoup d’âmes liées, visible-
ment impuissantes, entendront le cri de victoire : « O mort, où est ta victoire ? »
Ils se tourneront vers le vainqueur et rédempteur Jésus-Christ (I Corinthiens 15 :
55-57), qui leur prodiguera son aide et le salut par l’intermédiaire de ses apôtres.

Faire preuve de foi et d’amour


En tant que disciples de Christ, nous sommes appelés à témoigner de l’agir ré-
dempteur de notre Seigneur. La foi et l’amour sont nécessaires à cet effet. Car
l’amour pour mon prochain, qu’il soit encore vivant ou décédé, se manifeste aussi
par le fait que je lui souhaite salut et communion parfaite avec la Trinité divine.
C’est pourquoi nous ne prions pas seulement pour notre salut et celui de nos
proches, mais aussi pour le salut des défunts que nous n’avons pas connus.

Contexte Synthèse

Le passage en Colossiens 1 : 15-20 est ◼ La perception de la création vi-


un hymne rédigé dans un langage poé- sible appelle l’homme à la foi en
tique qui était probablement en usage le Créateur.
pour le culte des communautés chré-
◼ Cette foi est d’autant plus néces-
tiennes primitives. Les affirmations se-
saire lorsqu’il s’agit de percevoir
lon lesquelles le Fils de Dieu – comme
la création invisible.
le Père et le Saint-Esprit – a précédé
toute création et en constitue la condi- ◼ Toutes les puissances sont sou-
tion préalable (voir aussi Jean 1 : 3 ; mises à Dieu, y compris le diable
Hébreux 1 : 2) sont d’une importance et la mort. Personne ne peut em-
capitale. Il est probable qu’avec le pêcher l’agir rédempteur de
terme mentionné dans le texte biblique Christ, ni ici-bas ni dans l’au-delà.
de « dominations », il faut entendre les
◼ Nous prions pour le salut des
puissances angéliques dont l’homme
se sentait dépendant ; ces êtres très vivants et des morts.
puissants, toutefois, ont aussi été créés
par Dieu et lui sont donc soumis.

237 |
Service divin en semaine

Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons


avec persévérance. Romains 8 : 25

Une espérance qui ne sera pas déçue


Message
L’espérance de ceux qui persévèrent dans la foi et l’amour ne sera pas déçue.

Introduction
Le peuple d’Israël espérait en un Messie qui rétablirait le royaume d’Israël et lui
permettrait de vivre dans la paix et la prospérité, délivré de ses ennemis. Son es-
pérance a été déçue : le Fils de Dieu est venu sur terre pour délivrer les hommes
du joug du péché et les conduire dans un royaume invisible, le royaume de Dieu,
où règnent la paix et la joie.

Notre espérance
Nous espérons en l’aide de Dieu dans cette vie, et en faisons l’expérience. Mais
nous savons que cette aide n’a qu’une portée limitée – nous resterons soumis aux
aléas de la condition humaine tant que nous serons sur cette terre (I Corinthiens
15 : 19). Nous espérons en la vie éternelle, et attendons de pouvoir revêtir le corps
de la résurrection pour y accéder (Romains 8 : 23).

Le Saint-Esprit nourrit notre espérance


Il nous révèle que Dieu ressuscitera les fidèles comme il a ressuscité le Seigneur
(I Corinthiens 6 : 14) et il nous annonce que le retour du Seigneur est imminent ;
il nous rappelle que nous sommes enfants de Dieu – en recevant le don de l’Esprit,
nous sommes devenus héritiers de la vie éternelle (Éphésiens 1 : 14).

Le Saint-Esprit fait croître en nous l’amour pour Dieu et le désir d’être avec lui ; par
les prémices de la vie éternelle (Romains 8 : 23), nous pouvons avoir un avant-
goût de la communion avec Dieu, de la liberté du gracié et de la joie du vainqueur
dès ici-bas.

Nous attendons la vie éternelle avec patience


Nous désirons ardemment être auprès de celui que nous aimons et attendons
avec patience. Car nous sommes assurés que Dieu accomplit son plan de salut
et délivrera tous les hommes et toute la Création du mal (Romains 8 : 19-22). Le
retour du Seigneur donne un sens et une orientation à notre existence.

| 238
30/31.10.2024

Rester auprès du Seigneur


Nous persévérons dans la confiance et l’amour envers le Seigneur :

◼ en croyant à l’accomplissement de la promesse – l’incrédulité des


hommes n’affecte en rien la fidélité de Dieu (Romains 3 : 3) ;
◼ en ne nous laissant pas décourager par nos échecs (Romains 7 : 19) –
Dieu rendra parfaite l’œuvre qu’il a commencée en nous (Philippiens 1 : 6) ;
◼ en faisant confiance à l’amour de Dieu, bien que nous ne comprenions
pas toujours son agir ;
◼ en faisant confiance à l’apostolat – Jésus veillera à ce qu’il puisse accom-
plir la mission qu’il lui a confiée ;
◼ en ne remettant pas en cause notre reconnaissance envers Christ et notre
amour pour Christ, malgré les tribulations – notre motivation à le servir
reste intacte.

L’espérance de ceux qui persévèrent dans la foi et l’amour ne sera pas déçue
(Romains 5 : 2-5).

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

En Romains 8 : 18-25, Paul réconforte ◼ L’Esprit Saint suscite et nourrit


les croyants et renforce la certitude de notre espérance en la vie éter-
l’espérance dans toutes leurs afflictions. nelle.
Selon l’apôtre, les souffrances et les tri-
◼ Nous attendons le retour du
bulations du temps présent sont rela-
Seigneur et persévérons dans la
tives et temporaires, comparées à la
confiance et l’amour.
gloire éternelle préparée par Dieu pour
le croyant (verset 18). Les enfants de
Dieu peuvent, à juste titre, espérer at-
teindre cette gloire divine. Comme
signe de sa fidélité, Dieu offre aux siens
la promesse de la vie éternelle avec le
don du Saint-Esprit (verset 23).

239 |
Service divin de jeunesse

Que les cieux se réjouissent, et que la terre soit dans l’allégresse, Que la mer
retentisse avec tout ce qu’elle contient, Que la campagne s’égaie avec tout
ce qu’elle renferme, Que tous les arbres des forêts poussent des cris de joie,
Devant l’Éternel ! Car il vient, Car il vient pour juger la terre ; Il jugera le monde
avec justice, Et les peuples selon sa fidélité. Psaumes 96 : 11-13

Louange à la création
Message
Dieu est le Créateur, le Conservateur et le Juge du monde visible et invisible.

Introduction
Dieu a créé les cieux et la terre à partir du néant avec beaucoup de soin. Il a autant
créé l’immense univers avec tous ses systèmes solaires que la plus petite molé-
cule du corps humain. Il est le créateur de toutes choses. Le psalmiste invite tous
les éléments qui composent la création à louer Dieu (Psaumes 96 : 1-3). Nous, les
humains, sommes en outre appelés à protéger et à préserver la terre et toutes les
créatures.

Louer Dieu pour la création


Toute la création – et pas seulement l’homme – est appelée à louer Dieu et à le
glorifier, car c’est à lui qu’elle doit son existence. Nous parlons toujours de ses
bienfaits et rendons ainsi au Créateur la gloire qui n’appartient qu’à lui (Psaumes
96 : 7).

Assumer sa responsabilité envers la création


La création actuelle a été endommagée par la chute dans le péché de l’homme,
avec toutes ses conséquences : destruction de la nature, guerres, famines, etc.
Malgré cela, elle est et reste une bonne œuvre de Dieu, que même le péché n’a
pas pu détruire. Mais il y a des limites à respecter. L’homme qui prend conscience
de ce fait

◼ n’exploitera pas la création ou ne l’endommagera pas par intérêt person-


nel. Aujourd’hui, ce sont justement les jeunes qui s’engagent de plus en
plus pour la préservation de la création et en faveur de la durabilité. Cer-
tainement aussi une occasion de rappeler aux plus âgés quelle est leur
responsabilité. Avec un tel engagement, nous louons Dieu, le Créateur ;
◼ s’efforce de respecter la dignité inviolable de chaque être humain en ap-
pliquant le double commandement de l’amour (Marc 10 : 17-31). Les

| 240
Octobre 2024

jeunes, en particulier, donnent souvent l’exemple en termes de tolérance


et d’acceptation du prochain dans leurs relations avec des personnes dif-
férentes d’eux-mêmes et aux formes de vie divergentes.

Dieu instaure la justice et la vérité


Le lien entre le fait d’être Créateur et Juge montre clairement que Dieu conserve
et renouvelle sa création. Il ne l’abandonne pas à elle-même et au mal, mais con-
tinue d’exercer son influence sur elle. Normalement, le fait que Dieu soit Juge est
vu de manière très unidimensionnelle. On le considère comme celui qui condamne
et punit. Le jugement dont il est question ici consiste à établir la justice et la vérité.

◼ La justice joue un rôle important dans l’Ancien Testament ; elle désigne


souvent la justice sociale et politique. Dans notre contexte, la justice doit
être comprise au sens large : tous reçoivent ce qui est nécessaire, d’un
point de vue matériel et spirituel. Nous devrions nous engager dès au-
jourd’hui pour un monde juste.
◼ La vérité dont il est question ici consiste à faire comprendre qu’il n’y a
qu’un seul Dieu qui a créé le monde, et c’est à lui qu’elle doit rendre des
comptes.

Nous sommes appelés à préserver ce monde et à rendre justice à ses créatures !

Contexte Synthèse

Le Psaume 96 est un hymne au Créa- ◼ Dieu est le Créateur de l’univers.


teur du ciel et de la terre. Dieu tient tout C’est à lui seul que reviennent
dans sa main, aussi bien dans la créa- louanges et remerciements.
tion terrestre que dans la création spiri-
◼ Le devoir de l’homme est d’assu-
tuelle. Il affirme ainsi son droit absolu à
mer la responsabilité de la créa-
la domination. Ce psaume est égale-
tion et de lui éviter tout préjudice.
ment cité en I Chroniques 16 : 23-33
comme chant de reconnaissance de ◼ Dieu instaure la justice et la
David. vérité. L’homme est appelé à s’y
engager lui aussi.
Proposition pour une lecture pendant le service
divin : Psaumes 147 : 3-13

241 |
| 242
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

3 novembre 1er dimanche


Le secours me vient de l’Éternel

6/7 novembre Revêtez l’homme nouveau

10 novembre 2e dimanche
Le royaume de Dieu

13/14 novembre Des vierges sages

17 novembre 3e dimanche
Ce que nous révèle le Saint-Esprit

20/21 novembre La joie de l’avenir

24 novembre 4e dimanche
Le Fils de l’homme apparaîtra

27/28 novembre L’annonce du salut

Service divin de jeunesse


Le choix de Dieu

Service divin pour enfants


Attendre Jésus

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


11 Novembre 2024
243 |
| 244
Avant-propos Novembre 2024

Le premier service divin du mois de novembre a lieu le service divin en faveur


des défunts. Il exprime la certitude que les vivants et les morts peuvent recevoir le
salut de la même manière par les sacrements. Les vivants et les morts sont invités
à « lever les yeux » vers Jésus-Christ. Celui qui croit en Christ, écoute sa parole
et reçoit les sacrements, peut être libéré de l’emprise du mal et accéder à la vie
éternelle.

Les services divins suivants sont placés sous le thème « Les fins dernières ».

La prédication du deuxième dimanche a pour thème le début de l’activité de


Jésus-Christ. Selon le plan de Dieu, le temps était accompli pour que Jésus-Christ
proclame le royaume de Dieu. C’est en la personne de Jésus-Christ que le
royaume de Dieu est venu parmi les hommes. Le royaume de Dieu ne vient pas
de manière à frapper les regards. Au contraire, le centre du royaume de Dieu est
Jésus-Christ lui-même. Après la Pentecôte, le royaume de Dieu est présent dans
l’Église et l’appelle à la repentance et à la détermination d’orienter toutes actions
à la volonté de Dieu. Nous sommes tous appelés à proclamer la proximité du
royaume de Dieu dans le monde, par la parole et par l’action, jusqu’à ce que nous
entrions dans la communion parfaite avec le Seigneur dans son royaume.

Le service divin du troisième dimanche est également consacré à un thème


eschatologique. Il s’agit d’attirer l’attention sur le fait que seul le Saint-Esprit révèle
l’avenir. La foi en Jésus-Christ est l’œuvre du Saint-Esprit ; il en va de même pour
la certitude que les prémices seront enlevées auprès de Jésus afin d’entrer dans
le royaume de Dieu. Dans le même temps, le Saint-Esprit montre clairement que
Jésus-Christ peut déjà être expérimenté dès à présent – dans la communauté, au
cours du service divin, dans la parole et dans les sacrements.

Le quatrième service divin dominical, qui est aussi le dernier dimanche de l’an-
née liturgique, est consacré à un thème d’une haute importance dans la foi néo-
apostolique, à savoir l’espérance en le retour de Christ. Elle n’est pas seulement
attestée dans le Nouveau Testament, elle est également exprimée dans les con-
fessions de foi de l’Église. La prédication doit exhorter à se laisser sanctifier par
Christ et à se préparer ainsi à ce grand événement. En même temps, il est rappelé
qu’il est nécessaire d’être toujours prêt à recevoir le Seigneur.

245 |
1er dimanche | Service divin en faveur des défunts

Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ?


Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. Psaumes 121 : 1-2

Le secours me vient de l’Éternel


Message
Nous regardons vers Jésus, le Sauveur.

Introduction
Dans l’Ancien Testament, les montagnes sont vues comme l’endroit où Dieu se
révèle et où les hommes peuvent le rencontrer. Moïse s’est rendu sur une mon-
tagne pour y recevoir les tables de la loi. Le temple de Jérusalem est bâti sur une
colline. Jésus se tenait sur une montagne lorsqu’il a proclamé la loi du royaume
de Dieu. Le chantre des Psaumes précise toutefois que l’aide et le salut ne vien-
nent pas des montagnes elles-mêmes, mais de Dieu.

« D’où me viendra le secours ? »


Cette question, bien des hommes se la posent aujourd’hui. Ils ne savent pas com-
ment faire face à une situation, ne voient aucune solution à leurs problèmes et
n’ont personne qui puisse leur venir en aide. Et dans l’autre monde, un grand
nombre de défunts se posent la même question. Sur cette terre, personne n’a pu
ou voulu leur venir en aide. Leur situation semble complètement désespérée.

Le secours vient de Dieu


Nous le croyons et nous le proclamons : Dieu peut et veut secourir tous les
hommes. Il est le Tout-Puissant, pour qui rien n’est impossible. Jésus-Christ a
vaincu le mal et la mort – ils ne constituent plus un obstacle au salut. Dieu ne « dort
pas » (Psaumes 121 : 3) : il est attentif à la vie de chaque être humain, prend part
à sa peine et fait en sorte qu’il puisse accéder au salut. Son secours ne consiste
pas simplement à mettre fin à la souffrance de l’homme, ni à le dédommager pour
le mal qu’il a subi. Dieu donne bien davantage : son objectif, c’est de conduire
l’homme dans sa gloire, dans la communion éternelle avec lui.

Regarder vers Dieu


Pour accéder au salut, l’homme doit « lever les yeux » vers Jésus-Christ. Celui qui
agit ainsi craint Dieu et reconnaît qu’il est dépendant de sa grâce.

En raison de son ressentiment envers Dieu, le peuple d’Israël a été attaqué par
des serpents venimeux (Lévitique 21 : 4-9). Tous ceux qui étaient mordus

| 246
3.11.2024

mouraient. Répondant à leurs suppliques, Dieu a ordonné à Moïse de fabriquer


un serpent d’airain, de le placer sur une perche et d’exhorter le peuple à lever les
yeux vers lui pour être sauvé. L’aide de Dieu n’a pas consisté à débarrasser le
peuple des serpents, mais à guérir ceux qui faisaient confiance à sa parole. Jésus
a expliqué que ce serpent d’airain préfigurait son sacrifice à la croix (Jean 3 : 14-15).

Les vivants et les morts sont donc invités à « lever les yeux » vers Jésus-Christ.
Celui qui croit en Christ, écoute sa parole et reçoit les sacrements peut être libéré
de l’emprise du mal et accéder à la vie éternelle.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le Psaume 121 était chanté par les pè- ◼ Les vivants et les morts posent
lerins se rendant au temple de Jérusa- la question : « D’où me viendra le
lem. Il assure aux voyageurs que Dieu secours ? »
est leur protection. Le chantre des
◼ Dieu veut conduire les vivants et
Psaumes sait que le secours ne vient
les morts dans sa gloire, dans la
pas des « montagnes », mais seule-
communion éternelle avec lui.
ment du Dieu vivant. Ce psaume con-
siste en une conversation alternée : ◼ Celui qui croit en Christ, écoute
d’abord, c’est un Moi qui s’adresse à sa parole et reçoit les sacre-
soi-même (versets 1-2), suivi de l’en- ments peut être délivré du mal et
couragement d’une autre voix. Dans les accéder à la vie éternelle.
versets 5-6, la protection de Dieu est
prononcée : sur le chemin semé de pri-
vations, ni la chaleur ni les nuits n’au-
ront raison du pèlerin. Le soleil repré-
sente le danger en journée où des
coups de soleil et de chaleur mena-
cent ; la nuit, on est exposé aux préda-
teurs et aux animaux sauvages.

247 |
Service divin en semaine

[vous avez été instruits...] à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,
et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté
que produit la vérité. Éphésiens 4 : 23-24

Revêtez l’homme nouveau


Message
La justice et la sainteté sont des signes de l’homme nouveau.

Introduction
L’épître de Paul aux Éphésiens oppose le vieil homme et l’homme nouveau.
Le « vieil homme » se caractérise par le fait qu’il vit dans l’éloignement de Dieu.
L’ « homme nouveau » est celui qui a accepté Christ dans la foi et qui vit selon
l’Évangile.

Renouvellement de l’homme
Dans le passage en Éphésiens 4 : 23, il est question du renouvellement de
l’homme, qui doit se faire « dans l’esprit de votre intelligence ». Le don du Saint-
Esprit nous est donné par le saint-scellé. Ainsi, notre vie doit recevoir un nouveau
sens et une nouvelle orientation. L’invitation à revêtir l’homme nouveau montre
clairement qu’il ne s’agit pas d’un « automatisme ». C’est pour nous tous un devoir
de toute une vie que de croître dans la nature de Jésus-Christ.

La justice – signe de l’homme nouveau


Notre parole biblique souligne que la justice et la sainteté sont des signes de
l’homme nouveau.

La « justice de Dieu » (Romains 1 : 17) ne peut être obtenue que par la foi en
Jésus-Christ et l’acceptation de son sacrifice. Dans ce contexte, la digne réception
de la sainte cène est d’une importance capitale.

◼ La foi justificatrice comprend également la certitude que l’agir salvifique


de Dieu passe par des apôtres. C’est par le pouvoir du ministère aposto-
lique que nous participons à la plénitude des sacrements.
◼ Dans la parabole du pharisien et du publicain (Luc 18 : 9 sqq.), le Seigneur
montre clairement que l’attitude intérieure vis-à-vis de notre prochain joue
également un rôle décisif si nous voulons être justifiés devant Dieu. Le
publicain a quitté le temple, justifié.

| 248
6/7.11.2024

◼ Dans ce contexte, l’importance du double commandement de l’amour


apparaît clairement (Luc 10 : 27). Celui qui est justifié par la foi vivra
(Romains 14 : 17). La justice de Dieu conduit à la vie éternelle, à la com-
munion immédiate avec Dieu.

La sainteté – signe de l’homme nouveau


La sainteté est une caractéristique essentielle de Dieu. Par la foi en Jésus-Christ
et la réception des sacrements, Dieu nous fait participer de sa sainteté. C’est pour-
quoi, à l’ère chrétienne primitive, les membres de l’Église étaient appelés
« saints », bien qu’ils péchaient (I Corinthiens 1 : 2).

◼ La sainteté et le salut vont de pair – un état initialement bon et parfait est


restauré par la puissance du Saint-Esprit.
◼ Lorsque l’esprit d’une personne est renouvelé, sa pensée et son action
changent. Une telle personne ne s’attache pas aux trésors terrestres,
mais amasse un trésor dans le ciel (Matthieu 19 : 21).
◼ L’humanité à l’image de Dieu se manifeste clairement dans la relation ai-
mante et attentionnée de l’homme avec son prochain et avec la création.

Contexte Synthèse

En Éphésiens 4 : 17-24, le « vieil ◼ L’épître de Paul aux Éphésiens


homme », qui vit dans l’éloignement oppose le vieil homme et l’homme
de Dieu, est opposé à « l’homme nou- nouveau.
veau », qui vit entièrement en Christ.
◼ Le « vieil homme » est déterminé
Le verset 20 indique que les membres
par le fait qu’il vit dans l’éloigne-
de l’Église ont été bien informés du
ment de Dieu, tandis que
message de l’Évangile. Le verset 21
l’ « homme nouveau » mène une
invite à se débarrasser des comporte-
vie en Christ.
ments qui définissaient la nature du
« vieil homme », notamment la dé- ◼ La justice et la sainteté sont des
bauche, l’idolâtrie et la cupidité. Le signes de l’ « homme nouveau ».
renouvellement qui s’opère par le bap- Elles sont obtenues par la foi en
tême et la communication du Saint- Jésus-Christ.
Esprit doit toujours être recherché par
le croyant afin qu’il devienne réalité.

249 |
2e dimanche | Les choses ultimes

Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et


croyez à la bonne nouvelle. Marc 1 : 15

Le royaume de Dieu
Message
Jésus-Christ annonce le royaume de Dieu.

Introduction
Le passage en Marc 1 : 14-15 décrit le début du ministère public de Jésus-Christ.
Après l’arrestation de Jean-Baptiste, le Seigneur arrive en Galilée, la principale
région où Jésus a œuvré tel que décrit dans la première partie de l’évangile. Son
message est résumé comme l’annonce du temps accompli et de la proximité du
royaume de Dieu. La repentance et la foi font partie d’une vie avec Jésus, qui a
annoncé l’avènement du royaume de Dieu.

Le temps est accompli


Le temps ne s’est pas accompli de lui-même, mais le moment a été déterminé par
Dieu seul. Inspiré par le Saint-Esprit et ayant reçu pouvoir de son Père, Jésus-
Christ peut proclamer le royaume de Dieu comme la souveraineté royale de Dieu
sur le monde. Cela s’étend du début à la fin de son activité sur la terre.

Le royaume de Dieu est proche


C’est en la personne de Jésus-Christ que le royaume de Dieu est venu parmi les
hommes. À la question des pharisiens « Quand le royaume de Dieu viendra-t-il ? »,
Jésus leur répondit : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les
regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est
au milieu de vous. » (Luc 17 : 20-21). Par conséquent, il est clair que le royaume
de Dieu a déjà commencé en la personne de Jésus-Christ. Les miracles et les
actes forts de Jésus en témoignent également. Il ne s’est pas contenté de guérir
les malades et de rassasier les affamés, il leur a aussi pardonné leurs péchés et
leur a révélé la volonté de Dieu.

Après la Pentecôte, le royaume de Dieu est présent dans l’Église, il devient tan-
gible dans les sacrements et dans la prédication de l’Évangile. Au sein de l’Église,
Jésus est annoncé comme le Seigneur et le Sauveur.

| 250
10.11.2024

Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle


Jésus a prêché le royaume de Dieu, le juste règne de Dieu, tout en appelant à la
repentance. Celui qui se repent réfléchit à ses actes et à ses motivations et se
demande s’ils sont en accord avec la volonté de Dieu. L’homme qui se considère
comme pécheur et ayant besoin d’aide peut être assuré de la grâce de Dieu et
entrer dans le royaume de Dieu présent et futur.

Le pécheur qui s’en remet à Dieu avec confiance prend au sérieux les paroles de
Jésus et agit en conséquence : il demande à recevoir les sacrements et s’oriente
sur le modèle de Jésus-Christ.

Rendre le royaume de Dieu perceptible


Nous pouvons tous faire en sorte que la proximité du royaume de Dieu soit per-
ceptible dans le monde, dans notre entourage et aussi dans la vie de communauté.
Cela est possible par l’amour effectif du prochain, la gentillesse, la patience et la
tolérance.

Le royaume de Dieu se manifeste de manière parfaite dans la nouvelle création,


dans laquelle Dieu règne avec justice. La paix de Dieu remplira tous les habitants
de la nouvelle création.

Contexte Synthèse

Le passage en Marc 1 : 14-15 fait réfé- ◼ C’est en la personne de Jésus-


rence au début du ministère public de Christ que le royaume de Dieu
Jésus. Le verset 15 résume la prédica- est venu parmi les hommes.
tion de Jésus sur le royaume de Dieu.
◼ Le royaume de Dieu est présent
Les contemporains de Jésus compre-
au sein de l’Église et dans les
naient souvent les promesses de l’An-
sacrements.
cien Testament concernant le royaume
de Dieu de manière politique, c’est-à- ◼ L’homme prêt à se repentir et à
dire comme le rétablissement d’un État s’orienter vers la volonté de
juif, le royaume de David. Le CÉNA Christ fait également partie du
contient des explications supplémen- royaume de Dieu.
taires sur le royaume de Dieu au cha-
◼ Le royaume de Dieu se mani-
pitre 6.2.3.4. Se repentir signifie chan-
ger dans le sens d’une réorientation et feste de manière parfaite dans
la nouvelle création.
d’un changement d’attitude avec l’aide
du Saint-Esprit.

251 |
Service divin en semaine

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris
leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles,
et cinq sages. Matthieu 25 : 1-2

Des vierges sages


Message
Nous aspirons au royaume de Dieu.

Introduction
La parabole des vierges sages et des vierges folles est liée à la question de savoir
quelle est la nature du royaume de Dieu et comment agissent ceux qui sont appe-
lés à y participer. Le royaume de Dieu (l’évangile selon Matthieu parle du royaume
des cieux) est devenu très proche de Jésus-Christ. Après l’ascension de Jésus, le
royaume de Dieu est présent au sein de l’Église de Christ. Le royaume de Dieu
trouve son achèvement dans la nouvelle création.

Des vierges sages et des vierges folles


Dans la parabole, il est question de vierges qui attendent l’époux ; elles se com-
portent différemment : « Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles,
en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent,
avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. » (Matthieu 25 : 2-4). Un groupe n’a
emporté que les lampes allumées, tandis que l’autre groupe a également pris de
l’huile pour pouvoir rallumer les lampes à tout moment.

La clairvoyance
Les vierges sages sont clairvoyantes et portent un regard au-delà de la situation
concrète. Toutes attendent l’époux ; les vierges sages, toutefois, sont conscientes
du fait que quelque chose d’imprévu peut toujours se produire. Les vierges folles
n’ont pas pensé que l’arrivée de l’époux risquait d’être retardée, de sorte qu’il fau-
drait encore de l’huile pour rallumer la lampe ultérieurement.

Aspirer au royaume de Dieu


La parabole attire notre attention sur l’importance d’aspirer judicieusement et avec
cohérence au royaume de Dieu. Cela implique une focalisation sur le retour de
Christ et la communion parfaite avec Dieu dans une nouvelle création. Même des
conditions difficiles auxquelles personne ne s’attendait – par exemple la maladie,
la guerre, les catastrophes naturelles – ne devraient pas nous faire dévier de notre
chemin.

| 252
13/14.11.2024

De même, la communauté des croyants entre eux est un moyen de fortifier l’indi-
vidu. La foi chrétienne est axée sur la communion. Tout d’abord sur la communion
dans le service divin : l’écoute de la parole, l’offre du pardon des péchés et la cé-
lébration des sacrements sont des aspects essentiels de la vie chrétienne.

Au-delà de la communion du service divin, c’est réconfortant pour moi de savoir


que je peux parler à quelqu’un de ma foi, de mes doutes et de mes problèmes.
Dans les situations où je suis déçu, où je constate que les exigences et la réalité
de l’Église divergent, ma sœur ou mon frère dans la foi peut me soutenir afin que
je reste fidèle.

Une communauté est forte lorsque ses membres prennent soin les uns des autres
et prient les uns pour les autres. Celui qui reste dans la communion dispose de
l’huile nécessaire pour maintenir ou rallumer la flamme de la foi et de l’espérance.

Contexte Synthèse

La parabole des vierges sages et des ◼ Les vierges sages sont clair-
vierges folles s’inscrit dans le contexte voyantes et ont suffisamment
des discours eschatologiques de Jésus d’huile sur elles.
en Matthieu 24 et 25. La parabole invite
◼ L’huile peut faire référence à la
à ne pas perdre de vue le retour de
foi, à la parole de Dieu et aux
Christ, mais à orienter sa vie de foi en
sacrements.
conséquence. La remarque selon la-
quelle l’époux tardait (Matthieu 25 : 5) ◼ Mais l’huile peut aussi signifier
montre qu’à l’ère chrétienne primitive, la communauté des chrétiens,
il était déjà indiqué que la patience et la grâce à laquelle la foi est renfor-
persévérance dans l’attente du retour cée.
de Christ étaient nécessaires.

253 |
3e dimanche | Les choses ultimes

Jésus leur répondit : Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères
du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné. Car on donnera
à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera
même ce qu’il a. Matthieu 13 : 11-12

Ce que nous révèle le Saint-Esprit


Message
Nous croyons aux révélations du Saint-Esprit.

Introduction
Les mystères dont parle Jésus sont les vérités divines qui échappent souvent à
l’entendement humain. L’homme ne peut les connaître que si le Saint-Esprit les lui
révèle. Pour être béni et sauvé, l’homme doit croire à ces révélations.

Jésus est le Fils de Dieu


La connaissance que Jésus-Christ est le Fils de Dieu résulte d’une révélation du
Saint-Esprit (Matthieu 16 : 16-17 ; I Jean 5 : 20). Beaucoup de contemporains de
Jésus ont cru que Jésus était envoyé par Dieu pour faire des miracles et prêcher.
Mais ils n’ont pas cru en sa filiation divine. Et ils ont fini par se détourner de lui. Les
disciples qui ont cru en Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, ont pu voir le Ressus-
cité. Après la Pentecôte, ils ont pu prêcher l’Évangile avec zèle et courage. La foi
en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, donne accès à la vie éternelle.

Nous devons participer à la gloire


L’Esprit nous a révélé ce mystère : Dieu nous a appelés à hériter sa gloire et à
entrer comme prémices dans son royaume. Nous avons professé la foi en notre
vocation lors de notre saint-scellé. Celui qui croit véritablement que Dieu a fait de
lui un cohéritier de Christ est humble et reconnaissant. Cette assurance lui donne
accès à la bénédiction. À l’inverse, celui qui, n’y croyant plus vraiment, s’est fixé
d’autres priorités, risque de manquer sa vocation.

Les apôtres sont les dispensateurs de Dieu


Jésus-Christ a fait de ses apôtres des dispensateurs des mystères de Christ
(I Corinthiens 4 : 1). Il a confié à l’apostolat – c’est-à-dire à l’apôtre-patriarche et aux
apôtres – le pouvoir et la mission d’annoncer sa volonté et d’interpréter l’Écriture
sainte d’une manière véritable. Nous croyons que l’apostolat nous annonce tout ce
qui est déterminant pour notre salut. Là où cette foi faiblit, on finit par accorder plus
d’importance à des règles et à des traditions qu’aux choses essentielles au salut.

| 254
17.11.2024

Le retour de Christ pour l’enlèvement de l’Église-Épouse


Un des grands mystères que Christ a révélé à l’apostolat, c’est l’enlèvement de
l’Église-Épouse lors de son retour (I Corinthiens 15 : 51 ; I Thessaloniciens 4 :
14-18). La foi en cette révélation emplit notre cœur de joie et d’espérance. Elle
donne du sens à notre vie et nous réconforte lors du décès d’un être cher. Elle
nous permettra d’entrer comme prémices dans le royaume de Dieu. Gardons pré-
cieusement ce trésor !

Jésus est au milieu de nous


Citons un dernier mystère, celui de Christ et de son Église (Éphésiens 5 : 32).
Nous croyons que Christ est au milieu de nous quand nous nous réunissons en
son nom (Matthieu 18 : 20). Cette foi n’est pas toujours aussi vivante qu’elle devrait
l’être. Jugeons-en par nous-mêmes. Le récit biblique nous apprend que la pré-
sence de Jésus-Christ met fin aux accusations contre le prochain (Jean 8 : 3-11)
et aux disputes pour savoir qui est le plus important (Marc 9 : 33-35). Que le
Seigneur affermisse cette foi !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Sur le lac de Génésareth, Jésus pro- ◼ Le Saint-Esprit nous révèle les


nonce depuis sa barque un sermon vérités divines.
composé de paraboles. Il raconte aux
◼ Nous croyons que Jésus-Christ
auditeurs la parabole du semeur, mais
est le Fils de Dieu, qu’il nous a
ne l’interprète pas immédiatement. Ses
élus, qu’il a envoyé ses apôtres,
disciples s’approchent alors de lui et
qu’il reviendra et qu’il est présent
demandent à Jésus pourquoi il raconte
aujourd’hui parmi nous.
des paraboles au peuple. Ce faisant,
Jésus constate que ses disciples les ◼ Cette foi nous donne accès à la
comprendront (voir notre parole bénédiction et au salut.
biblique), mais pas le peuple (Matthieu
13 : 13-15).

255 |
Service divin en semaine

Car je vais créer de nouveaux cieux Et une nouvelle terre ; On ne se rappellera


plus les choses passées, Elles ne reviendront plus à l’esprit. Réjouissez-vous
plutôt et soyez à toujours dans l’allégresse, À cause de ce que je vais créer ;
Car je vais créer Jérusalem pour l’allégresse, Et son peuple pour la joie.
Ésaïe 65 : 17-18

La joie de l’avenir
Message
Nous nous réjouissons dans la perspective de nouveaux cieux et d’une nouvelle
terre.

Introduction
La parole biblique pour ce service divin nous promet de nouveaux cieux et une
nouvelle terre. Nous pouvons nous réjouir de l’accomplissement de cette pro-
messe. La parole biblique rappelle le premier récit de la création, lorsque Dieu a
vu que cela était bon (Genèse 1 : 10). Le prophète indique que cet état se repro-
duira dans la nouvelle création.

La création actuelle
Dans la création terrestre dans laquelle nous vivons actuellement, nous percevons
beaucoup de belles choses. Elle permet encore de voir comment Dieu avait pensé
sa création au début. La beauté de la création terrestre fait une profonde et bou-
leversante impression à l’homme qui s’ouvre à elle.

Cependant, la création terrestre est également menacée par des dangers, car elle
n’est plus en harmonie avec elle-même et son Créateur en raison de l’intervention
humaine. Ainsi, des éléments dangereux et destructeurs apparaissent de plus en
plus au premier plan.

Des éléments bons et dangereux sont également présents dans la création spiri-
tuelle. La bonté et la miséricorde, qui sont les attributs de nombreuses personnes,
s’opposent à l’orgueil et à l’égoïsme. L’égoïsme conduit à une quête impitoyable
de pouvoir, qui endommage la création terrestre et spirituelle.

La création déchue
Au début bon et harmonieux s’oppose un monde dans lequel le mal prend
souvent le dessus. On ne peut pas vraiment répondre à la question de savoir com-
ment le mal est entré dans le monde (CÉNA 4.1). Nous reconnaissons néanmoins

| 256
20/21.11.2024

que la création spirituelle déchue, l’humanité déchue a un impact négatif sur la


création terrestre.

La nouvelle création
La promesse d’une nouvelle création est directement liée à l’incarnation de Dieu
en Jésus-Christ. Jésus est le deuxième Adam, c’est-à-dire celui qui apporte non
pas la mort, mais la vie. Il fait sortir l’homme de l’éloignement de Dieu. La prédica-
tion de Jésus au sujet du royaume de Dieu est à cet égard d’une importance ca-
pitale. Certes, elle est déjà présente en lui, puis dans l’Église de Christ, mais elle
est achevée dans la nouvelle création. Dans celle-ci, l’harmonie régnera entre
Dieu et l’homme et entre les créatures. L’image de la paix entre les animaux, qui
se trouve également dans le livre d’Ésaïe, y fait allusion (Ésaïe 11 : 6-9). Dans la
nouvelle création, le mal n’aura plus aucune possibilité d’action.

Réjouissons-nous dans la perspective de la nouvelle création, de la nouvelle Jé-


rusalem, où régneront la paix et la justice, qui fera oublier à l’humanité déchue la
souffrance et le deuil : « Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux
cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. » (II Pierre 3 : 13).

Contexte Synthèse

Le passage en Ésaïe 56-66 rassemble ◼ La création déchue contient


les paroles d’un prophète inconnu qui a beaucoup de belles choses et
œuvré vers 500 av. J.-C. à Jérusalem renvoie ainsi à son état parfait
et qui faisait sans doute partie de ceux originel.
qui revenaient d’exil à Babylone. Les
◼ La nouvelle création se manifeste
paroles de ce prophète ont générale-
déjà en Jésus-Christ et dans le
ment une orientation eschatologique.
royaume de Dieu qu’il a promis.
Le prophète évoque notamment une
nouvelle création. Il promet de nou- ◼ Dieu créera de nouveaux cieux
veaux cieux et une nouvelle terre et et une nouvelle terre, dans les-
exhorte à la joie dans la perspective de quels toutes les créatures vivront
la reconstruction de la ville détruite de en harmonie avec lui.
Jérusalem.

257 |
4e dimanche | Les choses ultimes

C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à
l’heure où vous n’y penserez pas. Matthieu 24 : 44

Le Fils de l’homme apparaîtra


Message
Nous nous préparons au retour du Seigneur.

Jésus peut venir à tout moment


L’Esprit Saint nous rappelle que le Seigneur peut revenir à tout moment, quelle
que soit la situation au sein de l’État et de la société. Il est donc important de se
préparer au retour de Christ et de l’attendre à tout instant.

Être prêt à entrer dans la gloire


Être prêt pour le retour du Seigneur, c’est disposer de la sanctification indispen-
sable pour accéder à la gloire du royaume de Dieu. Cette sanctification, nous ne
pouvons pas l’obtenir par nous-mêmes, Dieu seul peut nous l’offrir. Il nous sanctifie
par le sacrifice de Jésus-Christ et l’activité de l’Esprit Saint :

◼ Il nous justifie si nous croyons en Jésus-Christ – la foi véritable consiste


en une confiance absolue en l’enseignement et en l’amour de Christ.
◼ Il nous purifie de nos péchés si nous faisons preuve de contrition et de
repentir.
◼ Il nous renouvelle si nous agissons conformément à la volonté et à la na-
ture de Christ.

Lors de son retour, le Seigneur mesurera le degré de préparation des siens à leur
amour pour Dieu et leur prochain (Colossiens 3 : 14). Ceux qui auront abandonné
le premier amour et seront devenus tièdes ne pourront pas entrer dans le royaume
de Dieu (Apocalypse 2 : 4 ; 3 : 16).

Être prêt pour le sacerdoce royal


Les élus acceptés par le Fils de l’homme lors de son retour seront appelés à servir
comme rois et sacrificateurs dans le royaume de paix. C’est aujourd’hui qu’il faut
se préparer à cette mission future. Jésus-Christ prendra auprès de lui ceux qui
seront à son service lors de son retour :

◼ prions pour son Église – ne dormons pas comme les disciples à Gethsé-
mané ;

| 258
24.11.2024

◼ mettons nos dons à son service, même pendant cette période si particu-
lière – l’amour rend inventif ;
◼ venons en aide à ceux qui sont dans la détresse, comme l’a fait le bon
Samaritain.

Le Seigneur attend de nous une profession de foi


Le Seigneur attend des siens qu’ils se déclarent publiquement pour lui (Luc 12 :
8). L’Église néo-apostolique est politiquement neutre, mais il appartient à chacun
d’entre nous de proclamer son attachement aux principes de l’Évangile. Nous
sommes par exemple tenus de faire preuve de respect et de tolérance envers tous
les hommes, indépendamment de leur origine sociale, de leur âge ou de toute
autre différence (CÉNA 13.5).

Soyons prêts : Jésus-Christ, le Fils de l’homme, peut revenir à tout moment !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

La parole biblique se trouve dans le ◼ Pour être accepté par le Sei-


discours eschatologique de Jésus, rap- gneur lors de son retour, il faut se
porté dans Matthieu 24 et 25. laisser sanctifier par lui, faire
preuve d’amour, d’espérance et
Le terme central, en Matthieu 24 : 44,
d’humilité.
est le « Fils de l’homme ». On le trouve,
dans un premier temps, en Daniel 7 : ◼ Pour faire partie du futur sacer-
13-14. À l’époque de Jésus, on atten- doce royal, il faut servir Christ, se
dait ce Fils de l’homme comme un être déclarer pour lui et être recon-
céleste qui apparaîtrait à la fin des naissant.
temps et exécuterait le jugement de
Dieu. Dans la prédication de Jésus, il
est fait mention du Fils de l’homme et,
dans le même temps, il est clairement
indiqué que Jésus est ce Fils de
l’homme (Luc 22 : 48). Dans le CÉNA
3.4.6.3, on trouve des explications sur
le Fils de l’homme.

259 |
Service divin en semaine

Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous
venez d’entendre, est accomplie. Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient
étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : N’est-ce
pas le fils de Joseph ? Luc 4 : 21-22

L’annonce du salut
Message
La bonne nouvelle est annoncée aux malheureux.

Introduction
Pendant son séjour à Nazareth, Jésus s’est rendu à la synagogue et a lu un pas-
sage du prophète Ésaïe (Luc 4 : 18-19). Quand Jésus a commenté le passage
biblique, les auditeurs ont d’abord été étonnés. Mais très vite, ils se sont offusqués.
Comment le fils de Joseph, qu’ils avaient connu enfant, pouvait-il se prétendre
envoyé par Dieu ? Ils voulaient le tuer, mais Jésus est passé au milieu d’eux
(Luc 4 : 30).

Jésus-Christ, le Sauveur
Le Fils de Dieu est venu sur terre pour délivrer les hommes de l’emprise du mal. Il
veut mettre fin aux conséquences du péché que sont l’injustice, les divisions et les
malheurs. L’évangile selon Luc souligne la sollicitude que Jésus-Christ a témoi-
gnée à ceux qui en souffraient le plus : les pauvres, les laissés-pour-compte, les
femmes et les enfants.

Pour nous délivrer de la puissance du mal, le Seigneur veut nous conduire dans
son royaume. Peuvent être sauvés ceux qui croient en lui et suivent son enseigne-
ment. Il nous appelle à ne pas répondre au mal par le mal, mais à surmonter le
mal par le bien (Matthieu 5 : 38-44 ; Romains 12 : 21).

Les apôtres, envoyés par Christ


Le Seigneur a confié à l’apostolat la mission d’annoncer l’Évangile. Les apôtres
appellent tous les hommes à suivre Jésus-Christ. Aujourd’hui aussi, la bonne nou-
velle du salut s’adresse tout particulièrement aux cœurs brisés, aux défavorisés
ainsi qu’aux victimes d’injustices, de discriminations et de préjugés. Malheureuse-
ment, tous les chrétiens n’acceptent pas le message de l’Évangile.

| 260
27/28.11.2024

Témoigner de l’amour de Christ


Notre tâche consiste à faire connaître l’amour de Christ pour les hommes. Témoi-
gnons en particulier notre sollicitude à ceux qui sont dans la peine. Aidons les
« aveugles » à retrouver la vue.

Consacrons notre énergie à annoncer la vérité de l’Évangile. Montrons à nos con-


temporains le chemin du royaume de Dieu dans la sollicitude et la patience.

Publions une « année de grâce » au sein de l’Église ! Cela signifie : mettre enfin
un terme aux disputes stériles, pardonner les vexations et nous réconcilier les uns
avec les autres.

Le message ne sera certes par reçu par tout le monde. Mais ceux qui le prendront
à cœur auront l’assurance d’être bénis !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Selon son habitude, Jésus se rend à la ◼ Jésus-Christ veut délivrer les


synagogue, où il lit des paroles de Dieu hommes du mal.
tirées du livre d’Ésaïe, qu’il rapporte à
◼ Il a envoyé ses apôtres pour an-
lui-même (Luc 4 : 18-21).
noncer le salut aux hommes.
La prophétie d’Ésaïe s’est accomplie
◼ Il nous envoie pour témoigner de
par la démarche de Jésus : le Messie,
son amour, de sa vérité et de sa
porteur du Saint-Esprit et Rédempteur,
grâce.
est là.
Jésus précise qu’il annoncera l’Évan-
gile du salut et de la rédemption notam-
ment aux pauvres et aux malheureux.

261 |
Service divin de jeunesse

N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande
rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir
accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.
Hébreux 10 : 35-36

Le choix de Dieu
Message
Nous faisons confiance à Dieu et restons auprès de lui.

Introduction
Nous connaissons différentes formes de confiance dans notre vie : dans une saine
confiance en soi, nous valorisons les forces et les compétences que Dieu nous a
données. Nous sommes conscients que Dieu nous a voulus et créés et qu’il nous
aime tels que nous sommes.

Dans la relation avec une autre personne, la sincérité, l’honnêteté et la fiabilité sont
les bases d’une relation de confiance. Nous en faisons l’expérience et en profitons,
dans la mesure du possible, au sein de la famille, avec nos amis et au sein de
notre couple, et aussi dans notre relation avec notre référent pastoral. De telles
relations nous font du bien et nous procurent la sécurité intérieure.

La confiance en Dieu – nos modèles


La confiance marque également notre relation personnelle avec Dieu. Nous trou-
vons des modèles en nos parents, nos grands-parents, nos amis et les autres
chrétiens. La confiance en Dieu a déjà marqué la vie de nombreuses personnes il
y a plusieurs millénaires.

◼ Abraham a fait confiance à Dieu. Sur les conseils de Dieu, il a quitté sa


patrie pour se rendre dans un autre pays (Genèse 12). Il a remis son avenir
entre les mains de Dieu. – Confie ton avenir à Dieu ! Dieu connaît tes voies.
◼ Moïse a fait confiance à Dieu, « car il se montra ferme, comme voyant
celui qui est invisible » (Hébreux 11 : 27). – Nous ne reconnaissons pas
non plus toujours Dieu dans notre vie, nous nous sentons peut-être seuls.
Fais confiance à Dieu, il se montrera à toi !
◼ Les disciples ont fait confiance à Jésus. Ils ont assisté, avec beaucoup
d’autres personnes, à un miracle alimentaire. Après l’explication de Jésus
selon laquelle il était le « pain de la vie », beaucoup se sont détournés de
lui ; le cercle le plus proche des disciples est resté, même s’ils ne le

| 262
Novembre 2024

comprenaient pas (Jean 6 : 22 sqq.). – Fais confiance à Dieu, même si


certaines questions dans ta vie restent sans réponse.
◼ Jésus a fait confiance à son Père. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus
était vrai Dieu, mais aussi vrai homme. Il a exprimé sa confiance en Dieu
par ces paroles : « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la
tienne. » (Luc 22 : 42). – Fais confiance à Dieu ! Aie le courage de sou-
mettre tes pensées et tes projets à la volonté de Dieu.

La confiance en Dieu – notre décision


Nous sommes conscients que Dieu est plus éclairé et puissant que nous-mêmes
ou que tout autre homme. En tant qu’enfants de Dieu, nous nous sentons aimés
de Dieu et nous organisons notre vie avec lui. Dans les décisions, les défis ou les
soucis, aussi, nous faisons confiance à la toute-puissance de Dieu.

Si nous faisons confiance à Dieu, toutes les décisions et tous les problèmes ne se
résolvent pas toujours immédiatement. Parfois, les changements ont besoin de
temps. Et nous avons besoin de patience pour faire la volonté de Dieu en toute
confiance et pour suivre la voie que nous ne connaissons pas encore.

La confiance en Dieu – notre récompense


La confiance en Dieu n’est pas une fin en soi, elle n’est pas limitée à une vie con-
forme à l’Évangile. Faire confiance à Dieu, cela signifie aussi recevoir ce qui nous
a été promis : participer au retour de Jésus et vivre éternellement avec Dieu dans
la nouvelle création.

Suggestions pédagogiques Synthèse

L’épître aux Hébreux s’adresse à une ◼ Nous confions nos décisions et


communauté chrétienne qui a subi notre avenir à Dieu.
des persécutions, mais qui est mainte-
◼ Nous restons patients – même si
nant composée de chrétiens fatigués
les problèmes dans notre vie ne
et ignorants (Hébreux 5 : 11 sqq.).
se résolvent pas immédiatement.
L’auteur encourage à persévérer dans
◼ Nous faisons confiance à Dieu –
la confession de foi et à ne pas oublier
c’est une décision consciente qui
la promesse du retour de Christ. La foi
sera récompensée dans la com-
permet d’obtenir une sécurité inté-
munion éternelle avec Dieu.
rieure et une espérance constante
dans la vie quotidienne.
Proposition pour une lecture optionnelle
pendant le service divin : Hébreux 10 : 23-25,
35-39.

263 |
Service divin pour enfants

Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?


Luc 18 : 8b

Attendre Jésus
Message
Nous attendons le retour de Jésus et nous nous y préparons.

Introduction
Le texte biblique se trouve à la suite de la parabole « La veuve et le juge ». La
question de savoir si Jésus trouvera la foi lors de sa venue ne remet pas en ques-
tion son retour. Il s’agit de savoir si nous, les humains, prenons le retour de Christ
au sérieux et si nous sommes prêts à l’accueillir.

Le Fils de l’homme
Lorsque Jésus parle du « Fils de l’homme », il parle toujours de lui-même. Selon
Jean 3 : 13, Jésus dit qu’il est le Fils de l’homme qui est descendu du ciel. Il a le
pouvoir de pardonner les péchés et de rendre bienheureux. Jésus-Christ est vrai
homme et vrai Dieu. Les miracles qu’il a accomplis en témoignent. Jésus pouvait
annuler les lois de la nature : il a mis fin à une tempête et a marché sur le lac de
Galilée. Il pouvait même guérir les malades et faire revenir les morts à la vie. Jésus
a transformé l’eau en vin et il a rassasié des milliers de personnes avec quelques
pains et quelques poissons. Ses œuvres étaient plus grandes que tout ce que les
humains peuvent réaliser.

Le retour de Jésus
Après sa mort sur la croix et sa résurrection le troisième jour, Jésus est monté au
ciel auprès de son Père. Il était très important pour Jésus de dire aux hommes qu’il
reviendrait de là-haut. Depuis que Jésus est monté au ciel, les apôtres ont dit aux
hommes : Jésus va revenir ! Les apôtres et les ministres actuels attirent également
l’attention des hommes sur la venue de Jésus. Nous demandons constamment à
Dieu dans la prière que Jésus vienne bientôt et nous prenne à lui. Tel est le but de
notre foi. Ni les hommes ni les anges ne savent quel jour ni à quelle heure Jésus-
Christ reviendra, seul Dieu le sait. Jésus a dit que nous devions toujours compter
sur son avènement.

La foi
Si nous croyons fermement que Jésus reviendra, nous aurons le courage de vivre
notre foi et de tout faire pour que Jésus nous prenne à lui lors de son retour. Nous

| 264
Novembre 2024

croyons aux commandements de Dieu et nous nous efforçons de les respecter.


En respectant les commandements, nous suivons Jésus. Cela signifie qu’à l’école,
chez nos amis, au sein de notre famille et de la communauté, où que nous soyons,
nous devons agir comme Jésus-Christ l’a fait :

◼ Nous aimons notre prochain comme nous-mêmes.


◼ Nous servons notre prochain.
◼ Nous pardonnons à notre prochain.

Ainsi, il trouvera la foi en nous le jour de son retour. Nous pouvons nous réjouir de
son retour. Car alors il nous acceptera par amour et par grâce.

Indications pédagogiques Synthèse

Si les enfants chantent un cantique qui ◼ Jésus-Christ se désigne lui-


parle de l’amour de Dieu, la prédica- même comme Fils de l’homme.
tion pourra évoquer la joie que nous Il est vrai homme et vrai Dieu.
ressentons lorsque nous revoyons
◼ Les évangiles et les apôtres
notre père ou notre mère après une
témoignent du fait que Jésus
longue période et que nous volons
reviendra.
dans leurs bras.
◼ Nous nous préparons au retour
Des images de la Bible pour enfants
de Jésus en suivant Jésus et en
montrant des rencontres avec Jésus
recevant les sacrements.
peuvent inciter les enfants à réfléchir
dans quelle situation ils souhaitent
s’en inspirer dans leur vie quotidienne.
En demandant au préalable aux en-
fants d’apporter une photo ou un sou-
venir de leur baptême, ceux-ci peu-
vent être considérés comme une intro-
duction à la sainte cène et on pourra
mettre en évidence que les enfants
ont déjà reçu deux sacrements, dans
lesquels Dieu s’est tourné vers eux
tout personnellement et de manière
unique. Ils peuvent participer à la
sainte cène au cours de chaque ser-
vice divin afin de se préparer au retour
de Jésus.

265 |
| 266
Église
néo-apostolique

Pensées
directrices

1er décembre 1er dimanche de l’Avent


Portes, élevez vos linteaux

4/5 décembre L’Éternel est juste

8 décembre 2e dimanche de l’Avent


Veillons et soyons sobres

11/12 décembre Dieu nous accompagne

15 décembre 3e dimanche de l’Avent


Jésus rassasie

18/19 décembre Garder dans son cœur

22 décembre 4e dimanche de l’Avent


Se réjouir de la présence de Dieu

25 décembre Noël
Et la parole a été faite chair

29 décembre Service divin de fin d’année


Nous levons les yeux vers Christ

Service divin de jeunesse


Jésus connaît nos besoins

Dernier jour de l’année


Dieu accorde le temps

Mensuel destiné aux ministres ordonnés


12 Décembre 2024
267 |
| 268
Avant-propos Décembre 2024

Le premier dimanche du mois est en même temps le premier dimanche de


l’Avent, le début d’une nouvelle année liturgique. Les services de l’Avent sont pla-
cés sous la devise « Jésus vient ». La prédication a pour but de renforcer la foi
dans le fait que la communion avec Christ, le roi de gloire, est la plus grande chose
qu’un homme puisse acquérir. Ainsi, nous sommes appelés à élargir notre cœur
en apprenant à aimer comme Jésus.

Lors du service divin du deuxième dimanche de l’Avent, l’accent est mis sur les
différents aspects de l’attente : les chrétiens qui attendent le retour de Jésus sont
attentifs et s’efforcent de suivre l’exemple de Jésus. Ils s’encouragent mutuelle-
ment, essaient d’atténuer la détresse de leur prochain et prient pour lui. Ainsi, la
préparation en vue du retour de Christ n’est pas une simple attente, mais une pé-
riode d’attention et de soutien mutuel.

La prédiction du troisième dimanche de l’Avent indique que dans la communion


avec Jésus-Christ, il est pourvu aux besoins de chacun. Dieu veille sur ceux qui
sont dans le besoin et ont faim. Il connaît la détresse matérielle et spirituelle. En
Jésus-Christ, Dieu se tourne vers l’homme. L’homme expérimente l’amour de Dieu
et ses sacrements. La prédication contient aussi une mise en garde : les rassasiés,
qui ne comptent que sur leurs propres dons et capacités, n’obtiendront rien de
Dieu.

Le thème du quatrième dimanche de l’Avent est la joie en Christ. Indépendam-


ment de nos conditions de vie, le Saint-Esprit nous appelle à nous réjouir : nous
connaissons Dieu, savons ce qu’il fait pour nous et aspirons à la communion éter-
nelle avec lui. La prédication fait aussi référence à la présence de Dieu : dans
l’incarnation de Jésus, aujourd’hui à travers le Saint-Esprit, dans la communauté
des croyants et lors de l’enlèvement de l’Église-Épouse.

Le service divin de Noël vise à renforcer notre croyance que Dieu s’est fait
homme en Jésus-Christ. L’amour de Dieu pour l’homme trouve son expression
unique dans cet événement. Avec Jésus-Christ, les croyants apprennent à faire
confiance à Dieu, s’acceptent les uns les autres et aspirent à l’unité, proclament la
gloire de Dieu parmi les hommes et attendent d’être en communion éternelle avec
Dieu.

L’article de fin d’année de l’apôtre-patriarche jette un regard rétrospectif sur l’an-


née 2024 : il y a eu des crises, mais aussi des choses édifiantes. Nous nous tour-
nons vers Jésus-Christ avec reconnaissance : il a pris soin de nous. Nous regar-
dons vers l’avenir avec joie, car Christ a préparé son royaume pour nous. Nous
terminons l’année avec la certitude que Christ nous aime.

269 |
1er dimanche de l’Avent | Jésus vient !

Portes, élevez vos linteaux ; Élevez-vous, portes éternelles ! Que le roi de


gloire fasse son entrée ! Qui est ce roi de gloire ? L’Éternel fort et puissant,
l’Éternel puissant dans les combats. Psaumes 24 : 7-8

Portes, élevez vos linteaux


Message
Élargissons notre cœur pour accueillir le Seigneur.

Introduction
La parole biblique peut être rapportée à l’entrée de l’arche de l’Éternel à Jérusalem
(II Samuel 6). Le psalmiste dit d’une façon poétique que la gloire de Dieu est telle-
ment grande que les portes de la ville doivent être élargies pour qu’elle puisse y
pénétrer.

Pour les chrétiens, cette parole annonce la venue de Jésus-Christ, le Sauveur qui
remporte la victoire sur le péché et la mort. Le Seigneur nous sauve si nous l’ac-
ceptons. Pour cela, nous devons d’abord lui « ouvrir la porte de notre cœur ». Pour
recevoir la plénitude de sa bénédiction et de son salut, il convient d’ « élargir »
notre cœur et notre esprit.

Le roi de gloire
Le peuple juif attendait du Messie qu’il rétablisse le royaume d’Israël et qu’il le
délivre de ses maux. Mais Dieu le Fils est venu pour une autre raison : il leur a
ouvert l’accès à la vie éternelle. Jésus veut nous délivrer du mal en nous condui-
sant dans son royaume. Ouvrons notre cœur au Saint-Esprit. Grâce à lui, nous
pouvons nous préparer au retour du Seigneur quelles que soient les circonstances
que nous traversons.

« Élargissons notre cœur » en accordant plus d’importance à la gratitude envers


Dieu qu’à notre intérêt matériel. Soyons reconnaissants à Dieu pour notre élection
et pour le salut qu’il nous propose !

Élargir les portes


La communion avec Christ, le roi de gloire, est la plus grande chose que les
hommes puissent obtenir. Jésus nous demande d’élargir notre cœur en apprenant
à aimer comme lui. N’aimons pas seulement nos amis et ceux qui nous ressem-
blent (Luc 6 : 27-36) !

| 270
1.12.2024

Surmontons notre égoïsme ! N’oublions pas ceci : nous ne sommes pas les seuls
à nous trouver dans des situations difficiles. En ouvrant notre cœur au Saint-Esprit,
nous pouvons être une aide et une bénédiction pour ceux qui sont confrontés à
des afflictions similaires aux nôtres.

Élargir le regard sur l’avenir


Quand le Seigneur reviendra, il nous conduira dans son royaume. Nous découvri-
rons sa gloire, et verrons qu’elle dépasse de loin notre entendement :

◼ Nous ne pouvons concevoir la façon dont Christ prendra l’Église-Épouse


auprès de lui.
◼ Nous savons que nous devons, pour être acceptés par Christ lors de son
retour, être régénérés d’eau et d’Esprit et nous laisser préparer par l’apos-
tolat ; mais nous ne savons pas qui fera partie de l’Épouse. Cela dépasse
actuellement notre imagination.
◼ La gloire de Christ sera si grande qu’elle éclipsera toutes les afflictions
que les élus ont connu sur cette terre !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le Psaume 24 se compose de trois ◼ Pour recevoir la plénitude de la


parties : au début, la louange du Créa- bénédiction et du salut divins,
teur tout-puissant. Dieu est le roi de nous voulons « élargir » notre
toute la terre, c’est lui qui a fondé le cœur et notre esprit.
monde (Psaumes 24 : 1-2). Dans la
◼ Jésus veut nous délivrer du mal
deuxième partie, le pèlerin qui arrive à
en nous conduisant dans son
Sion, le Mont du Temple à Jérusalem,
royaume.
demande en langage liturgique qui doit
être admis dans le sanctuaire – ce à ◼ La communion avec Christ est
quoi le prêtre qui attend au temple ré- d’une importance capitale.
pond par des paroles permettant cette
◼ Christ nous apprend à aimer
admission : celui qui a les mains inno-
centes et le cœur pur, celui qui ne livre notre prochain comme nous-
mêmes.
pas son âme au mensonge et qui ne
jure pas pour tromper. ◼ La gloire de Christ dépasse tout
Sous les questions liturgiques telles ce que nous pouvons concevoir.
que « Qui est ce roi de gloire ? » et les
réponses correspondantes, Dieu fait
son entrée dans le temple.

271 |
Service divin en semaine

L’Éternel est juste dans toutes ses voies, Et miséricordieux dans toutes
ses œuvres. Psaumes 145 : 17

L’Éternel est juste


Message
Dieu est juste et miséricordieux.

Introduction
Dieu est juste, l’inégalité qui règne entre les hommes n’est pas de son fait. Le mal
et l’injustice qui les fait souffrir n’ont pas été créés par Dieu, mais résultent de la
chute dans le péché. Dans sa miséricorde, Dieu a promis d’envoyer un Sauveur
pour délivrer l’homme de la domination du mal. Il a tenu sa promesse en envoyant
son Fils sur la terre. Jésus-Christ a donné sa vie pour le salut de tous les hommes,
sans exception. La miséricorde divine est à l’œuvre pour conduire les hommes
dans le royaume de Dieu, où règnent la justice, la paix et la joie (Romains 14 : 17).

La justice de Dieu
Pour être sauvé, l’homme doit croire en Jésus-Christ et le suivre (Romains 3 : 25-
26). Cette règle s’applique à tous. Jésus-Christ est le Juste, l’homme qui a accom-
pli de façon parfaite la volonté divine. Dans sa justice, Dieu :

◼ sonde le cœur des hommes – ne considérer que leurs œuvres serait in-
juste, car ils n’ont pas tous les mêmes possibilités et les mêmes conditions
de vie ;
◼ fera en sorte que chaque homme ait la possibilité de croire et de suivre
Jésus-Christ – sur terre, dans l’autre monde ou, plus tard, dans le règne
de paix ;
◼ n’acceptera dans la nouvelle création que ceux qui auront suivi Christ.

La grâce de Dieu
Dans sa grâce, Dieu nous a élus pour être des prémices dans son royaume. Cette
élection n’est pas incompatible avec la justice divine car

◼ il ne nous a pas appelés pour nos mérites, mais pour le servir (II Pierre 1 :
10-11) ;
◼ il demande beaucoup à celui à qui il donne beaucoup (Luc 12 : 48) – ne
l’oublions pas !
◼ tout ce qu’il nous demande, nous pouvons l’accomplir avec son aide.

| 272
4/5.12.2024

Le salaire de Dieu
Dieu donne la vie éternelle à tous ceux qui sont justifiés par la foi. Accorder la
même chose à tous peut sembler inéquitable. Jésus a répondu à ce reproche dans
la parabole des ouvriers dans la vigne (Matthieu 20 : 1-16) et celle du fils perdu
(Luc 15 : 11-31). Dieu est juste et miséricordieux parce qu’il donne à chacun beau-
coup plus que ce qu’il peut mériter ! Examinons d’un peu plus près cette pensée :
ne devrais-je pas recevoir plus que d’autres parce que j’ai été obéissant et j’ai servi
Jésus plus longtemps qu’eux ? Penser ainsi, c’est considérer l’obéissance et le
service comme un fardeau que Dieu nous impose. Mais celui qui croit en Christ se
conforme à sa volonté par conviction, et non par obligation. Et pour celui qui aime
Christ d’un amour véritable, le servir n’est pas une corvée, mais une joie et même
un besoin !

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le Psaume 145 débute avec une ◼ Dieu veut délivrer tous les
louange à Dieu que le chantre des hommes du mal.
Psaumes veut entonner pour toujours
◼ Jésus-Christ est mort pour tous,
et à jamais (Psaumes 145 : 1-2). Après
et donne la vie éternelle à tous
cette
ceux qui croient en lui.
introduction, ce psaume contient cinq
déclarations théologiques sur ◼ Dieu nous a élus pour le servir et
la grandeur de Dieu (versets 3-6), nous rend capables de le faire.
la bonté de Dieu (versets 7-10),
le royaume de Dieu (versets 11-13), ◼ Le salut dépasse de loin ce que
nous pouvons mériter.
la sollicitude de Dieu (versets 14-17) et
la proximité de Dieu (versets 18-21).
Le verset 21 sert de louange finale, que
le chantre des Psaumes n’est pas le
seul à entonner, mais à laquelle « toute
chair » doit se joindre.

273 |
2e dimanche de l’Avent | Jésus vient

Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres. […]
C’est pourquoi exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les
autres, comme en réalité vous le faites. I Thessaloniciens 5 : 6.11

Veillons et soyons sobres


Message
Soyons vigilants, sobres et solidaires.

Introduction
Dans la période de l’Avent, nous commémorons la naissance de Jésus sur cette
terre et, dans le même temps, nous nous préparons en vue de son retour. Déjà
l’apôtre Paul avait exhorté les Thessaloniciens à se préparer en vue du retour de
Christ. Ses conseils sont aussi valables pour nous. Ne perdons pas de temps à
essayer de savoir qui sont « les autres ». Retenons simplement que l’Esprit Saint
nous met en garde : ce qui se passe autour de nous ne doit pas entraver notre
préparation spirituelle.

Soyons vigilants
Soyons conscients que le salut ne nous est pas dû – nous ne serons pas automa-
tiquement sauvés parce que nous sommes régénérés d’eau et d’Esprit, que nous
fréquentons les services divins et que nous donnons notre offrande. Notre salut
exige une véritable transformation intérieure, un investissement constant pour
nous conformer au modèle de Christ. Notre relation à Christ doit rester notre prio-
rité absolue, quelles que soient les circonstances que nous traversons.

Luttons contre la fatigue spirituelle. Puisons des forces dans la prédication, la cé-
lébration de la sainte cène, la communion fraternelle et la prière. Beaucoup d’entre
nous sont exposés à un flot ininterrompu d’informations qui accapare notre atten-
tion et nous épuise. Pour ne pas être submergés, faisons une pause. Prenons-
nous le temps de penser à Christ et de réfléchir à notre salut. L’Esprit ne nous
parle que si nous lui en laissons l’occasion !

Soyons sobres
L’apôtre nous incite à la sobriété. Il fait ici allusion à l’ivresse due à une consom-
mation excessive de vin. Nous pouvons profiter des plaisirs de la vie terrestre,
mais avec modération – ils ne doivent en aucun cas affecter notre relation à Dieu
et nuire à notre préparation spirituelle.

| 274
8.12.2024

Être sobre, c’est avoir une juste appréciation des choses. Nous savons que notre
Sauveur est toujours plus grand que notre détresse. Ce qui est vraiment dange-
reux pour notre salut, ce n’est pas le mal que nous fait le prochain, mais la façon
dont nous réagissons. Ne répondons pas au mal par le mal, apprenons à agir à
l’exemple de Christ. Souvenons-nous de son intercession en faveur de ses bour-
reaux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23 : 34).

Édifions-nous les uns les autres


L’apôtre Paul dit aussi que nous avons besoin les uns des autres pour atteindre le
salut. Encourageons-nous les uns les autres. Nous ne pouvons pas effacer la
peine de notre prochain, mais nous pouvons l’adoucir par notre compassion.
Prions pour lui, aidons-le à garder confiance en Dieu.

Bannissons le mal de nos conversations. Le mal est une puissance qui cherche à
détruire tout ce qui vient de Dieu. Veillons à ne pas endommager, par nos paroles
et nos écrits, la paix et l’unité de l’Église. Nous pouvons édifier quelqu’un en lui
exprimant notre reconnaissance, notre considération et notre amour. Et aussi en
lui accordant notre pardon et en nous réconciliant avec lui.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Dans le dernier chapitre de I Thessalo- ◼ Dans la période de l’Avent, nous


niciens, il est question du jour du Sei- commémorons la naissance de
gneur, c’est-à-dire du retour de Christ (I Jésus sur cette terre et, dans le
Thessaloniciens 5 : 1-11). À ce sujet, même temps, nous nous prépa-
l’apôtre adresse certaines exhortations rons en vue de son retour.
à la communauté (I Thessaloniciens 5 :
◼ Nous luttons contre la fatigue
12-22).
spirituelle.
Suivent alors des salutations et des en-
◼ Être sobre, c’est avoir une juste
couragements issus de la parole de
appréciation des choses.
Dieu (I Thessaloniciens 5 : 23-28).
◼ Nous nous soutenons mutuelle-
ment, nous nous encourageons
et contribuons ainsi à la paix.

275 |
Service divin en semaine

Tous ceux qui les apprirent les gardèrent dans leur cœur, en disant :
Que sera donc cet enfant ? Et la main du Seigneur était avec lui. Luc 1 : 66

Dieu nous accompagne


Message
Nous nous laissons guider par la main de Dieu.

Introduction
Notre parole biblique s’inscrit dans le contexte de l’attribution du nom de Jean-
Baptiste. Des voisins et des proches viennent assister à la circoncision du garçon,
on voulait lui donner le nom de son père, mais les parents voulaient que l’enfant
s’appelle Jean. Ce nom signifie « Le Seigneur est miséricordieux ». À la fin, les
gens se demandent ce qu’il adviendra de l’enfant à la naissance et à la circoncision
duquel Dieu est intervenu de manière si miraculeuse.

Jean-Baptiste
Nous ne savons rien de l’enfance et de la jeunesse de Jean. Il ne réapparaît dans
les évangiles qu’à l’âge adulte. On voit à présent ce qu’est devenu l’enfant : un
homme qui appelle à la repentance, qui proclame la volonté de Dieu, qui baptise
Jésus et le désigne.

Jean-Baptiste prêche clairement, concrètement, sans peur ; cela lui vaut finale-
ment la prison, finalement Hérode le fait décapiter (Luc 3 : 19-20 ; 9 : 9). Pendant
un certain temps, Jean-Baptiste et Jésus agissent en parallèle. La proclamation
de Jean-Baptiste est marquée par des allusions au jugement proche. Jésus, en
revanche, annonce la proximité du royaume de Dieu, dont la présence est rendue
perceptible par des signes extraordinaires. Lorsque Jean-Baptiste était en prison,
il a envoyé deux de ses disciples demander à Jésus s’il était le Messie attendu,
car le jugement ne semblait pas être accompli et les injustes n’avaient pas à rendre
de comptes. Jésus a souligné les signes qu’il accomplissait. Il n’a pas compris
cette demande comme un rejet à son encontre. C’est pourquoi Jésus a qualifié
Jean-Baptiste de plus grand jamais né d’une femme (Luc 7 : 18-34). Retenons
ceci : Jean a été un fidèle témoin de Christ, même s’il ne l’a pas toujours bien
compris. Dieu l’a guidé, l’a inspiré à prêcher et l’a finalement laissé devenir un
témoin de sang.

| 276
11/12.12.2024

Qu’est-ce que cela signifie pour nous ?


Nous pouvons nous inspirer du parcours de Jean et en tirer quelques enseigne-
ments :

◼ Laissons-nous guider par la main de Dieu, comme Jean l’a fait. S’il nous
arrive de ne pas comprendre les voies de Dieu et de douter en y réfléchis-
sant, nous ne devons pas nous décourager : Dieu ne nous rejette pas.
Nous pouvons tout lui demander.
◼ Le parcours de Jean montre également que la direction divine ne signifie
pas que nous avons du succès, que nous n’avons pas de défaites ni de
dangers à surmonter. C’est justement dans les situations sans issue que
nous pouvons espérer en l’aide de Dieu.
◼ Jean-Baptiste a fait référence au jugement de Dieu – nous devrions nous
aussi songer que nous devons répondre de nos actes devant Dieu et que
nous dépendons de sa grâce. Nous pouvons alors aussi nous préoccuper
intensément de l’avenir auquel nous sommes appelés : participation aux
noces dans le ciel, propagation de l’Évangile à tous les hommes, vie éter-
nelle dans la gloire de Dieu.

Contexte Synthèse

En Luc 1, il est notamment rapporté ◼ Jean prêchait sans crainte au


que l’ange Gabriel promet un fils au sujet de la justice de Dieu et du
vieux Zacharie et à sa femme tout jugement.
aussi âgée. Zacharie ne croit pas l’ange
◼ Il ne comprenait pas Jésus sur
et il est donc condamné à rester muet
certains points, mais il n’a pas
jusqu’à la naissance de l’enfant. Le
été rejeté pour autant.
passage en Luc 1 : 57-66 raconte la
naissance, la circoncision et l’attribution ◼ Jean peut être pour nous un
d’un nom au garçon. Zacharie est à exemple pour la manière dont
nouveau capable de parler à la fin, et il nous voulons nous laisser guider
entonne un chant de louange (Luc 1 : par Dieu et pour surmonter les
67 sqq.). Les personnes qui ont assisté situations difficiles avec son aide.
à cet événement s’étonnent et se de-
mandent ce qu’il adviendra de cet en-
fant, dont la naissance est liée à des
signes divins.

277 |
3e dimanche de l’Avent | Jésus vient

Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide. Luc 1 : 53

Jésus rassasie
Message
C’est dans la communion avec Jésus-Christ que nous sommes rassasiés.

Introduction
Marie reçoit de l’ange Gabriel le message qu’elle va tomber enceinte et donner
naissance au Fils de Dieu. Peu après, Marie, enceinte, se rend chez Élisabeth,
enceinte elle aussi, et y prononce un chant de louange. Elle loue la grâce de Dieu,
par laquelle elle a été jugée digne d’enfanter le Fils de Dieu. Il a renversé les puis-
sants de leurs trônes, et il a élevé les humbles (Luc 1 : 52). Il a rassasié de biens
les affamés, et il a renvoyé les riches à vide (Luc 1 : 53).

Dans son chant de louange, Marie parle de Dieu et de la manière dont il agira. En
même temps, elle indique ce que fera un jour l’enfant qui grandit en elle et qui est
vrai Dieu et vrai homme.

Jésus rassasie les affamés


Dieu s’est toujours tourné vers les nécessiteux, les affamés et les pauvres
(Psaumes 109 : 31 ; Ésaïe 14 : 30). De même, Jésus rassasie les affamés. Il con-
naît la nécessité du pain quotidien (Matthieu 6 : 11) et nourrit cinq mille personnes
avec du pain et des poissons (Luc 9 : 10-17). Il est proche, entre autres, des mal-
heureux, des personnes chargées de culpabilité, des personnes isolées, des ma-
lades incurables, des personnes accablées par les soucis et des personnes pous-
sées par la peur. Il tend la main aux malheureux dans la souffrance et il est au
milieu d’eux. En ce sens, la parole biblique est aussi un chant d’espoir pour les
pauvres. Nous devrions nous en inspirer et tendre une main secourable aux
pauvres et aux affamés.

Il existe toutefois encore une autre forme de faim, en quelque sorte intérieure (Luc
4 : 4). Les « affamés » sont aussi les pauvres en esprit (Matthieu 5 : 3). L’affamé
spirituel est conscient de son dénuement. Il sait qu’il ne peut pas mériter le ciel. Il
voit son imperfection, sait qu’il vient les mains vides et aspire simplement à l’amour.

La faim est un signal d’alarme indiquant qu’il manque des choses essentielles à la
vie. Jésus montre comment la faim de l’âme peut être rassasiée : il est lui-même
le pain de vie (Jean 6 : 35). Celui qui en mange n’a plus besoin d’avoir faim. Nous

| 278
15.12.2024

pouvons en faire l’expérience lors de la sainte cène. Nous y faisons l’expérience


de la communion la plus étroite avec Jésus-Christ (Jean 6 : 56). C’est là que nous
ressentons : Jésus m’aime. C’est là que l’homme est « rempli de biens » et vrai-
ment pleinement rassasié.

Les rassasiés ne reçoivent rien


La parole biblique est en même temps un avertissement pour les « riches », qui
se sentent rassasiés. Ils sont plein d’égoïsme, d’orgueil, de vanité et d’arrogance
(Apocalypse 3 : 17). Ils se fient uniquement à leurs dons et à leurs compétences,
à leurs origines, à leur position sociale et professionnelle et à bien d’autres choses
encore. Jésus-Christ appelle à la repentance : renonce donc à une telle attitude
d’autosuffisance ! Tout cela peut être temporairement gratifiant, mais ne rassasie
pas vraiment. Au contraire : l’égoïsme, la cupidité et l’autosatisfaction rendent
l’homme encore plus affamé.

Jésus rassasie pour l’éternité


L’homme est vraiment rassasié par la communion avec Jésus-Christ. Il est rassa-
sié par son amour. Il est rassasié lorsqu’il est assuré : lui, le Seigneur, m’aime.

Jésus reviendra et fera entrer son Épouse dans la communion avec lui. Ici et main-
tenant, nous aurons régulièrement faim, parce que nous sommes des hommes
pécheurs et que nous quittons régulièrement la communion avec Dieu. Là-haut,
nous n’aurons plus faim, car nous y serons en communion constante avec le Sei-
gneur.

Contexte Synthèse

La parole biblique est tirée de l’histoire ◼ Jésus se tourne vers les affamés.
de l’enfance de Jésus et de Jean, rap- Ceci est à comprendre au sens
portée dans l’évangile selon Luc. Dans naturel et spirituel.
le passage en Luc 1 : 46-55 se trouve
◼ L’égoïsme, la cupidité et l’auto-
le chant de louange de Marie (appelé
satisfaction rendent l’âme de plus
Magnificat), qui ressemble à un
en plus affamée.
psaume vétéro-testamentaire.
◼ L’homme est rassasié par la
communion avec Jésus et par
son amour. Nous en faisons
particulièrement l’expérience lors
de la sainte cène.

279 |
Service divin en semaine

Sa mère gardait toutes ces choses dans son cœur. Luc 2 : 51b

Garder dans son cœur


Message
Gardons l’Évangile dans nos cœurs !

Dieu révèle le salut au monde


Marie a fait des rencontres miraculeuses, qui sont décrites de manière impression-
nante au début de l’évangile selon Luc. D’abord, l’ange Gabriel lui apparaît et lui
promet la conception, la grossesse et la naissance du Messie. (Luc 1 : 31 sqq.).
Ensuite, l’Esprit Saint se manifeste par l’intermédiaire d’Élisabeth, sa parente âgée,
et confirme cette promesse (Luc 1 : 42 sq.). Après la naissance de Jésus, les ber-
gers apparaissent dans l’étable et racontent à leur tour des apparitions célestes
qu’ils ont eues (Luc 2 : 17). Plus tard, elle rencontre le prêtre Siméon dans le
temple, qui lui témoigne à nouveau de la filiation divine de son premier-né (Luc 2 :
29 sqq.). De la bouche de son fils de douze ans, qu’elle trouve au temple après
une longue recherche, elle entend que Dieu est son Père (Luc 2 : 49).

Marie ne comprenait pas tout de ces révélations divines, mais l’évangile selon Luc
témoigne à plusieurs reprises que la mère de Jésus gardait toutes ces choses et
les repassait dans son cœur (Luc 2 : 19.51b).

Des paroles à garder dans son cœur


Au cours de sa vie, chaque personne garde dans son cœur certains mots, cer-
taines phrases et certaines expériences. Certaines de ces paroles sont comme
une épine qui rouvre sans cesse d’anciennes plaies, fait naître des doutes sur soi-
même et éveille des pensées de dévalorisation. Ce sont des paroles que nous ne
devrions pas garder dans notre cœur. Prenons plutôt Marie comme exemple et
comme modèle. Même sans comprendre de manière rationnelle, elle a cru les
révélations de Dieu et a inscrit profondément dans son cœur ce qu’elle avait en-
tendu et vécu. Ce trésor bien gardé lui a donné la force de supporter même la
douleur la plus profonde que peut expérimenter une mère, à savoir de voir son fils
souffrir et mourir. Marie a gardé le message du salut divin tout en restant elle-
même préservée dans la foi (Actes 1 : 14).

Marie, le symbole de l’Église


Dans la tradition chrétienne, Marie est également interprétée comme le symbole
de l’Église. L’Église de Christ garde les secrets et les révélations de Dieu. En elle,

| 280
18/19.12.2024

les communications divines de la grâce sont attestées aux hommes. Elle est la
gardienne de l’Évangile, le message de salut de Dieu, qui s’adresse à tous les
hommes et qui doit être rendu public.

Comme Marie, l’Église renvoie à l’autorité de Jésus. Aux noces de Cana, sa mère
dit aux serviteurs : « Faites ce qu’il voudra » (Jean 2 : 5). De même, l’Église parle
de la volonté de Jésus et témoigne de la mission qu’elle a reçue de lui. Elle appelle
à écouter ses paroles, à le suivre et à orienter sa vie selon l’Évangile. Elle rappelle
sans cesse que Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ, qu’il a sacrifié sa vie pour
le péché du monde, qu’il est ressuscité et qu’il reviendra. Là où ce message de
salut est préservé chez les hommes, il donne force et confiance ainsi que la certi-
tude de la vie éternelle.

Transmettre la vérité
Chaque croyant, qui fait partie de l’Église de Christ, a donc la responsabilité de ne
pas garder les révélations divines pour lui seul, mais de partager avec autrui cette
vérité éternelle. Transmettre les éléments essentiels de la foi chrétienne à son
prochain est un besoin et une mission pour les chrétiens. Rappeler que Jésus est
mort pour les hommes, qu’il est ressuscité et qu’il est monté au ciel, garder l’espoir
et témoigner qu’il n’est pas seulement celui qui est venu, mais aussi celui qui re-
viendra, rend les gens heureux aujourd’hui encore.

Contexte Synthèse

La parole biblique se trouve dans le ◼ Marie garde les révélations di-


passage final de l’histoire de l’enfance vines dans son cœur.
de Jésus, telle qu’elle est rapportée
◼ L’Église de Christ est la gar-
dans l’évangile selon Luc. Le dernier
dienne des mystères de Dieu.
récit de l’enfance de Jésus est le récit
Elle renvoie à l’autorité de Jésus
de la visite de Jésus, âgé de douze
et invite à le suivre.
ans, au temple (Luc 2 : 41-50).
◼ Le message de l’amour de Dieu
Outre les récits de l’enfance, Marie est
vaut la peine d’être gardé dans
également attestée dans les évangiles
son cœur et transmis à autrui.
en tant que disciple de Jésus lors des
noces de Cana, comme témoin de la
crucifixion et après la résurrection de
Jésus.

281 |
4e dimanche de l’Avent | Jésus vient

Pousse des cris d’allégresse et réjouis-toi, Fille de Sion ! Car voici, je viens,
et j’habiterai au milieu de toi, dit l’Éternel. Zacharie 2 : 10 (verset 14 dans Segond 21)

Se réjouir de la présence de Dieu


Message
Nous nous réjouissons de la présence de Dieu auprès de nous.

La joie dans le Seigneur


L’apôtre Paul a exhorté les Philippiens à se réjouir en le Seigneur en tout temps
(Philippiens 4 : 4). La joie en Christ n’est pas une émotion passagère. Elle ne dé-
pend pas de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il s’agit d’une profonde
satisfaction de l’âme suscitée par le Saint-Esprit. L’Esprit nous révèle la nature et
l’agir de Dieu. Ce qui fait notre joie, c’est de savoir qui est Dieu et ce qu’il fait pour
nous !

La présence de Dieu dans l’incarnation de Jésus


Le prophète Zacharie a annoncé au peuple d’Israël que l’Éternel allait venir pour
habiter au milieu de lui. Pour les chrétiens, cette prophétie fait référence à l’incar-
nation du Fils de Dieu. Dieu est venu sur terre pour vivre au milieu des hommes,
afin qu’ils puissent venir à Dieu et vivre auprès de lui. Le Fils de Dieu a accepté de
vivre et de mourir comme les hommes pour leur témoigner son amour. Jésus-
Christ a vaincu le péché et la mort pour nous donner la possibilité d’être sauvés.

La présence de Dieu dans le Saint-Esprit


Après l’ascension du Ressuscité, Dieu a envoyé le Saint-Esprit sur terre pour qu’il
demeure avec nous et en nous (Jean 14 : 16-17). Le Saint-Esprit nous révèle la
présence continue de Dieu à nos côtés. Dans l’Ancien Testament, Dieu habitait
dans le temple – c’est là que le peuple pouvait le rencontrer. Aujourd’hui, c’est au
cours du service divin que nous pouvons rencontrer Dieu. Le Saint-Esprit fait en
sorte que nous puissions entendre la parole de Dieu, obtenir le pardon de nos
péchés et recevoir les sacrements à travers des serviteurs imparfaits. Quelle joie
de pouvoir expérimenter la présence et l’amour de Dieu dans le service divin !

La présence de l’Esprit de Dieu dans la communion


Jésus-Christ est au milieu de ceux qui sont rassemblés en son nom (Matthieu 18 :
20). La présence de Christ est particulièrement perceptible dans la communion de
ceux qui l’aiment véritablement. Zacharie a annoncé ce qui se passerait quand
Dieu habitera au milieu de Jérusalem : des vieillards et des femmes âgées seront

| 282
22.12.2024

assis dans les rues, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs
jours, et la ville sera remplie de jeunes garçons et de jeunes filles qui jouent
(Zacharie 8 : 3-5). Autrement dit : les faibles et les démunis se sentiront à l’aise
dans la ville. Jésus a témoigné son amour aux enfants, aux démunis, aux pé-
cheurs et aux étrangers. Il a fait taire les accusateurs (Jean 8 : 3-9) et a mis fin aux
luttes de pouvoir entre ses disciples (Marc 9 : 33-37). Une communauté emplie de
l’amour de Christ accueille ceux qui sont faibles et ceux qui sont, d’une façon ou
d’une autre, différents. Nul n’accuse son prochain, et personne ne cherche à im-
poser sa volonté aux autres. Unissons nos efforts pour rendre la présence de
Christ dans l’Église de plus en plus perceptible. Notre joie n’en sera que plus
grande !

La présence de Dieu lors de l’enlèvement de l’Église-Épouse


Bientôt, le Seigneur va revenir pour nous prendre à lui, et nous habiterons pour
toujours auprès de lui. Prenons-nous le temps de penser à tout ce que le Seigneur
a prévu pour nous. Réjouissons-nous : il revient bientôt.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Zacharie voit un homme tenant dans la ◼ Réjouissons-nous. Dieu est dis-


main un cordeau pour mesurer. Il veut posé à nous écouter et à nous ai-
mesurer Jérusalem afin de déterminer der. Il agit dans l’Église de Christ
la taille exacte de la ville pour la recons- à travers son Esprit.
truction. Jérusalem ne sera pas entou-
◼ Christ demeure avec ceux qui
rée de murailles. Elle sera une ville ou-
font sa volonté. Il se manifeste
verte, en raison du grand nombre
dans la communion de ceux qui
d’hommes et d’animaux en son sein ;
l’aiment. Il vient bientôt pour nous
Dieu lui-même sera la protection et la
prendre à lui.
gloire de Jérusalem (Zacharie 2 : 5-9).
Suivent des paroles invitant ceux qui
sont restés à Babylone à fuir et appe-
lant au rassemblement à Sion.

283 |
Noël

Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de
vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils
unique venu du Père. Jean 1 : 14

Lecture biblique : Matthieu 1 : 18-23

Et la parole a été faite chair


Message
À l’exemple de Jésus-Christ, le Verbe incarné, nous proclamons la gloire de Dieu.

Le Fils de Dieu est venu sur la terre


Les anges ont annoncé aux bergers que Dieu avait envoyé le Sauveur promis.
Après avoir vu l’enfant couché dans la crèche, les bergers revinrent pour glorifier
Dieu pour le Sauveur qu’il avait envoyé (Luc 2 : 8-18). Plus tard, Dieu a révélé aux
hommes que ce Sauveur n’était autre que Dieu lui-même. Lors de son baptême,
il déclara que Jésus était son Fils bien-aimé (Matthieu 3 : 17). Le Saint-Esprit a
révélé à Pierre que Jésus était Christ, le Fils du Dieu vivant (Matthieu 16 : 16).

L’évangile de Jean parle de Jésus-Christ comme de la Parole et du Fils unique de


Dieu. La Parole existe de toute éternité (Jean 1 : 1). Par la Parole, le Créateur
parle à l’homme afin de lui manifester son amour. L’expression « Fils unique »
souligne l’unité parfaite entre le Père et le Fils. Les deux sont indissociables. Le
Père n’est Père que parce qu’il a le Fils, le Fils n’est Fils que parce qu’il a le Père.
En envoyant son Fils unique sur terre, Dieu s’offre lui-même, comme preuve ex-
plicite de son amour pour l’homme (Jean 3 : 16).

Jésus est le Verbe incarné


Dieu, le Fils, s’est fait homme pour témoigner de son attachement aux hommes.
Jésus-Christ partage leur vie, leurs joies et leurs souffrances. Comme eux, il n’a
que des connaissances limitées (Marc 13 : 32). Mais, dans le temps, il est un
homme qui accomplit parfaitement la volonté de Dieu, il l’incarne même : le voir,
c’est voir le Père (Jean 14 : 9). En cela aussi, il est le Verbe incarné !

Jésus-Christ nous révèle la gloire de Dieu


Jésus-Christ ne cherchait pas sa propre gloire, mais celle de son Père (Jean 7 : 18).
Il l’a révélée, entre autres, par la résurrection de Lazare (Jean 11 : 40) et pendant
sa transfiguration. Il a révélé aux hommes la grâce de Dieu – Dieu offre le salut

| 284
25.12.2024

gratuitement, sans condition préalable. Jésus-Christ leur apprend à faire confiance


à Dieu, car il est la vérité : ses paroles sont immuables, ses promesses certaines.

Jésus-Christ nous envoie


Jésus-Christ nous envoie dans le monde, comme le Père l’a envoyé pour procla-
mer la gloire de Dieu (Jean 17 : 18). Ce que nous faisons, nous le faisons pour la
gloire de Dieu (I Corinthiens 10 : 31), et non pour plaire aux hommes. Nous
n’avons pas la présomption de penser que nous incarnons la volonté divine. Mais
par amour pour Dieu, nous sommes déterminés à nous conformer à sa volonté.
C’est pour la gloire de Dieu que nous nous acceptons les uns les autres (Romains
15 : 7) et que nous recherchons l’unité (Jean 17 : 22-23). Notre espérance en la
gloire de Christ (Colossiens 1 : 27) repose sur la certitude qu’il offre la vérité et la
grâce. Il reviendra, comme il l’a promis, pour nous conduire dans sa gloire. Comme
les bergers, nous pourrons alors voir notre Sauveur tel qu’il est, et ensemble nous
glorifierons et louerons Dieu (Luc 2 : 20).

Jean-Luc Schneider

Contexte Synthèse

Notre parole biblique fait partie du pro- ◼ Le Fils de Dieu s’est fait homme
logue de l’évangile selon Jean (1 : 1- pour manifester la gloire de Dieu.
18). Avec le verset 14, le texte atteint
◼ Dieu est amour, grâce et vérité.
son point culminant : la parole divine
supramondaine, qui était au début au- ◼ Nous avons pour mission de pro-
près de Dieu, n’entre pas seulement clamer la gloire de Dieu.
dans la sphère terrestre et humaine,
◼ Bientôt, nous entrerons dans la
mais devient elle-même « chair », c’est-
à-dire homme (« a habité parmi gloire de Dieu.
nous »).

285 |
Fin d’année

Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne
se couvre pas de honte. Psaumes 34 : 6

Nous levons les yeux vers Christ


Message
Nous achevons l’année en levant les yeux vers Christ.

Introduction
L’actualité de l’année passée a elle aussi été marquée par des crises. Mais il n’y
a pas eu que du négatif. La presse a régulièrement relaté de personnes ayant
accompli des choses extraordinaires pour aider autrui. Le courage et l’altruisme
de ces personnes nous inspirent un profond respect. Souvent, sans le savoir, elles
ont été des anges envoyés par Dieu pour soulager la détresse de leurs semblables.

Rétrospective empreinte de reconnaissance


En cette fin d’année, nous levons les yeux vers Jésus-Christ, le Sauveur, envoyé
par Dieu pour libérer les hommes du mal. Il a accompli l’acte le plus grand qui soit :
en menant une vie exempte de tout péché, il a vaincu le mal. Il a donné sa vie en
sacrifice pour notre salut et a vaincu la mort. Quelle joie de savoir que Christ aura
le dernier mot !

Tout au long de l’année, le Seigneur a pris soin de nous. Il a su nous consoler,


nous fortifier et même nous faire ressentir de la joie dans les moments difficiles.
Les bienfaits dont nous avons bénéficié, nous les devons bien plus à son amour
qu’à nos mérites.

Certes, nous sommes loin d’avoir fait tout ce que Dieu voulait. Nous sommes as-
sez réalistes pour reconnaître que nous aurions souvent pu agir mieux et faire plus.
Ce constat pourrait vite devenir oppressant si nous n’avions pas la possibilité de
lever les yeux vers Christ et d’implorer sa grâce. Quelle joie de savoir qu’il ne nous
condamne pas ! Quel bonheur de pouvoir compter sur sa grâce !

Une perspective joyeuse


En Psaumes 34, David remercie le Seigneur de l’avoir sauvé après s’être mis
lui-même dans une situation difficile (I Samuel 21 : 11-16). Peut-être avons-nous
vécu une situation compliquée parce que nous avions pris une mauvaise décision.
Ne soyons pas inquiets : les erreurs que nous avons commises n’empêchent
pas Christ de nous sauver. Réjouissons-nous : Christ a inscrit nos noms dans

| 286
29.12.2024

les cieux (Luc 10 : 20). Si nous nous laissons guider par lui, il nous conduira dans
son royaume.

Rester centré sur Christ


En 2024, notre adversaire a poursuivi ses efforts pour diviser l’Église. Ici et là, des
divergences se sont manifestées au sein de l’Église, dont nous n’avions pas con-
naissance jusqu’à présent. Mais cela ne devrait pas nous inquiéter outre mesure.
Si nous sommes déterminés à rester unis en Christ, nous pouvons les surmonter.
Ne nous concentrons pas sur les résistances, mais gardons notre regard ferme-
ment fixé sur Jésus-Christ !

Il est vrai que beaucoup a changé dans l’année passée, et la vie de certains d’entre
nous en est affectée. Dieu, cependant, n’a pas changé. Chacun d’entre nous peut
terminer cette année dans l’assurance d’être aimé de Christ et de bénéficier de
son accompagnement.

Jean-Luc Schneider

Contexte Synthèse

Le psalmiste est gravement menacé ; ◼ Christ a accompli le plus grand


il trouve la protection auprès de Dieu. acte qui soit en triomphant du
Il se tourne vers Dieu et reçoit de l’aide mal.
(verset 7). Il fait part de cette expé-
◼ Il nous a consolés et fortifiés
rience et encourage à s’en inspirer. Le
même dans les moments diffi-
verset 10 invite à craindre Dieu, c’est-à-
ciles.
dire à le respecter et à l’honorer. Celui
qui se tourne humblement vers Dieu ◼ Notre joie est d’être aimé de
peut espérer bénéficier de son aide. Christ.

287 |
Service divin de jeunesse

Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez
vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la
nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. Luc 5 : 4-5

Jésus connaît nos besoins


Message
Dieu bénit celui qui travaille conformément à sa volonté.

Introduction
Revenus bredouilles d’une nuit de pêche, les disciples étaient en train de nettoyer
leur filet quand Jésus les a rejoints. Il est monté dans la barque de Pierre et l’a prié
de s’éloigner un peu du rivage pour qu’il puisse s’adresser à la foule venue l’écou-
ter. Sa prédication terminée, il a dit à Simon d’aller au large et de lancer son filet.
Pierre a obéi, et a fait une pêche miraculeuse.

Jésus nous fortifie


Jésus était conscient des besoins de son disciple. L’aide du Seigneur a consisté
à donner à Pierre une forte impulsion qui l’a incité à réinitier une nouvelle pêche.
Pierre a accepté la suggestion de Jésus et, fortifié, s’est remis à l’ouvrage. Servir
Dieu signifie également assumer notre responsabilité envers nous-mêmes, notre
famille et le bien commun

◼ en prenant au sérieux nos études et notre travail


◼ en accordant à nos amis, à notre famille et à nos frères et sœurs en la foi
suffisamment de temps et d’attention et
◼ en nous engageant dans la société.

Jésus nous bénit


Jésus a béni le travail de Pierre parce que celui-ci a fait ce qui lui était demandé.
Travaillons, nous aussi, en nous conformant à la volonté de Dieu :

◼ observons les commandements dans tout ce que nous entreprenons ;


◼ aimons notre prochain comme nous-mêmes ;
◼ appliquons l’Évangile que nous enseignent les apôtres et restons dans la
communion de l’Église.

Pierre a obéi aux instructions du Seigneur, bien qu’elles fussent contraires à son
savoir et à son expérience. Faisons entièrement confiance à la parole de Dieu !

| 288
Décembre 2024

Cette pêche miraculeuse a bouleversé la vie des disciples. Ils ont abandonné sur
place les poissons pour suivre le Seigneur ! Le Seigneur bénit celui qui le sert et
qui fait sa volonté. En agissant ainsi, nous pouvons vérifier que Dieu est à nos
côtés pour nous aider.

Jésus nous appelle à travailler ensemble


Jésus a fait de Pierre un pêcheur d’hommes. Il nous appelle, nous aussi, à lancer
le filet de l’Évangile. Il veut que nous annoncions son enseignement en paroles et
en actes, afin de conduire les hommes à lui. Nous avons parfois l’impression que
le moment est mal choisi, parce qu’il faudrait d’abord soulager la misère des
hommes avant de leur parler de Christ. Ou qu’il n’y a aucune chance que telle ou
telle personne accepte le message. Comme Pierre, n’écoutons que notre foi et
répondons sans hésiter à l’appel du Seigneur !

Pierre n’a pas pu faire le travail tout seul, il a dû faire appel aux autres pour rame-
ner le poisson. Jésus attend des siens qu’ils travaillent ensemble jusqu’au bout.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

L’évangile selon Luc rapporte un récit ◼ Nous servons le Seigneur sans


de vocation dans lequel Pierre, Jean et lui poser de conditions.
Jacques deviennent les disciples de
◼ Nous travaillons conformément
Jésus (Luc 5 : 1-11). Le passage est
à la volonté divine pour subvenir
intitulé « La pêche miraculeuse », mais
à nos besoins.
il s’agit principalement d’une conver-
sation entre Jésus et Pierre ; la mission ◼ Nous faisons confiance à la
future de Pierre y est esquissée parole de Dieu et recherchons
(« Pêcheur d’hommes » ; Luc 5 : 10). la communion avec lui.
Proposition pour une lecture optionnelle ◼ Nous proclamons ensemble
pendant le service divin : Luc 5 : 1-11 l’Évangile en paroles et en actes.

289 |
Dernier jour de l’année

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux.
Ecclésiaste 3 : 1

Dieu accorde le temps


Message
Nous utilisons le temps que Dieu nous a accordé pour notre salut et pour le bien
de notre prochain.

Introduction
Lorsqu’une année arrive à son terme, on se dit parfois : mais où est donc passé le
temps et que nous reste-t-il ? L’Ecclésiaste nous invite à utiliser le temps et chaque
heure à bon escient. Demandons-nous ce que nous avons fait du temps que Dieu
nous a accordé jusqu’à cette heure.

Utiliser le temps donné


Beaucoup d’entre nous peuvent dire qu’ils ont assisté à bien des services divins,
entendu de nombreuses prédications, bénéficié bien souvent de l’offre du pardon
des péchés et célébré maintes fois la sainte cène. Tout cela nous rend reconnais-
sants, car nous nous savons ainsi accompagnés par Dieu. Il nous guide à travers
le temps.

Comme il est beau de pouvoir dire que nous avons toujours été fortifiés et instruits
par la prédication, qu’un cœur repentant nous a permis d’être prêts à recevoir le
pardon des péchés et que nous avons dignement savouré la sainte cène.

Mais nous devrions aussi nous demander quel a été l’impact concret des prédica-
tions dans nos vies et si nous avons vraiment toujours répondu à l’offre du pardon
des péchés avec un esprit de repentance et de pardon. Il convient de se demander
si nous avons toujours reçu dignement la sainte cène.

Prendre conscience de l’heure qu’il est


L’Ecclésiaste indique qu’il y a « un temps pour toute chose sous les cieux ». Peut-
être nous souvenons-nous d’avoir rendu l’Évangile clair par des paroles et des
actes appropriés. Peut-être avons-nous consolé ou défendu quelqu’un qui était
accusé de faire le mal. Comme il est édifiant et bénéfique d’avoir au moins essayé
d’être à la hauteur de cette parole des Proverbes : « Comme des pommes d’or sur
des ciselures d’argent, ainsi est une parole dite à propos. » (Proverbes 25 : 11).
Un exemple éminent de l’opportunité que l’on peut saisir au bon moment est donné

| 290
31.12.2024

dans la parabole du bon Samaritain. Il a vu l’homme attaqué, s’est approché de lui


et l’a aidé (Luc 10 : 33-34). Nous pouvons nous inspirer de cette parabole.

Demander l’aide de l’Esprit Saint


Si toutefois, à la fin de cette année, nous devions constater que nous n’avons pas
expérimenté la parole et les sacrements de la bonne façon ou que nous n’avons
pas pratiqué l’Évangile de la bonne façon, ce n’est pas une raison de désespérer.
Au contraire, ce sera l’occasion de prendre la résolution d’être plus attentifs et plus
sensibles, au cours de la nouvelle année, à ce que Dieu nous offre dans sa parole
et dans les sacrements, et à ce dont notre prochain a besoin. Dans la prière sin-
cère, nous voulons d’une part remercier le Saint-Esprit pour l’accompagnement
qu’il nous a offert, et lui demander des impulsions pour que notre foi devienne plus
vivante et plus efficace. Pour cela, nous devons nous préparer à la venue pro-
chaine de Jésus, sous l’inspiration du Saint-Esprit et avec une nostalgie qui n’aura
rien perdu de son intensité au cours de l’année à venir.

Contexte Synthèse

Le passage en Ecclésiaste 3 : 1-8 ◼ En ce dernier jour de l’année,


parle du temps qui est imparti à nous nous demandons ce que
l’homme : il n’y a pas d’intérêt théo- nous avons fait du temps que
rique ; le temps est plutôt mis en Dieu nous a accordé.
relation avec des actions ou des
◼ Quel est l’effet durable de la pré-
événements précis.
dication, de la promesse du par-
Au point 3.1.5 du CÉNA, il est dit : don des péchés et de la récep-
« Dieu est le Créateur et le Maître tion de la sainte cène ?
du temps : Contrairement au
◼ Demandons au Saint-Esprit de
monde matériel soumis à la tempo-
nous aider à être plus sensibles à
ralité, Dieu dispose souverainement
l’agir de Dieu et aux besoins de
du temps, pour l’accorder ou le reti-
notre prochain.
rer. L’éternité de Dieu dépasse l’ho-
rizon expérimentable humain. Elle
est infinie, mais non pas synonyme
d’absence de temps. Aux yeux de
Dieu, passé, présent et futur sont
plutôt également présents. »

291 |
Service divin particulier

Avec Dieu, nous ferons des exploits ; Il écrasera nos ennemis. Psaumes 60 : 14

L’unité en Christ est notre force


Message
Christ accorde la victoire à ceux qui luttent ensemble contre le mal.

Introduction
Aujourd’hui, nos confirmandes et confirmands feront le choix de suivre Christ et
de lutter contre le mal. Ce choix leur donne accès à la bénédiction divine. Cela
réjouit la communauté, qui les assure de son intercession et de son soutien.

Résister au malin
La lutte contre le mal est longue et difficile, car l’adversaire est expérimenté et
persévérant (Luc 4 : 13). Il voudrait sans cesse nous convaincre que le péché nous
permet d’obtenir plus facilement ce dont nous avons besoin ou ce que nous dési-
rons. Évidemment, si nos confirmands font le bien, ils ne récolteront pas forcément
des succès immédiats ou même des louanges. Cependant, la fidélité à Christ leur
garantit la bénédiction. Elle sera visible en temps voulu.

Dieu s’engage à leur donner des conseils et les forces nécessaires pour mener le
combat. Il le fera principalement par le biais des services divins. Pour bénéficier
de tous les bienfaits de Christ, les croyants doivent se rassembler autour de lui.

Ensemble, nous sommes forts


Seuls, nous sommes une proie facile pour l’ennemi. La meilleure façon de l’affron-
ter est de le faire ensemble. Toute la communauté est exhortée à prier pour les
jeunes chrétiens, à les encourager, à les féliciter pour le bien qu’ils accomplissent
et à les réconforter dans les moments difficiles.

En tant que membres à part entière de l’Église, les confirmands sont également
exhortés à contribuer à l’unité des frères et sœurs en la foi. Ils peuvent mettre leurs
dons et leur énergie au service d’autrui – non pas pour se mettre en avant, mais
pour le bien de tous. Notre ennemi commun sait combien nous sommes plus forts
lorsque nous sommes unis. C’est aussi pour cette raison qu’il œuvre sans relâche
pour nous diviser. Pour contrer cela, les confirmands doivent apprendre à être dis-
posés à pardonner – simplement parce que Jésus leur pardonne. Comme nous
tous, ils doivent se concentrer sur le trésor que nous avons en commun
– notre foi et notre espérance – afin de surmonter ce qui peut nous séparer.

| 292
Confirmation

En restant ensemble en Christ, nos confirmands peuvent réaliser ce qui semble à


première vue très difficile : aimer Dieu et le prochain comme Jésus l’attend d’eux.
Il arrivera inévitablement qu’ils échouent parfois, mais ils pourront toujours à nou-
veau se relever. Ils se rendront compte que la joie issue de notre travail commun
dépend davantage de la force de notre communion que de nos compétences ou
des moyens à notre disposition. L’unité en Christ leur permettra de se réjouir
quand d’autres ont mille raisons de se plaindre.

Christ est à nos côtés


Jésus-Christ tient ses promesses. Il est au milieu de ceux qui sont rassemblés en
son nom, afin de les bénir et de les accompagner. Il reviendra bientôt pour écraser
Satan « sous vos pieds », c’est-à-dire lui enlever ses possibilités d’action (Ro-
mains 16 : 20). De notre côté, nous avons promis de rester fidèles à Jésus-Christ
dans la foi et l’obéissance. Et nous n’avons aucune raison de revenir sur notre
décision.

Jean-Luc Schneider

Contexte Synthèse

Le Psaume 60 est une complainte, ◼ Les confirmands font le vœu de


dans laquelle il est question d’une combattre le mal.
part de la dispersion du peuple
◼ Dieu leur promet son aide.
suite à des défaites militaires (ver-
set 3) et de la menace de catas- ◼ Nous menons ce combat en-
trophes naturelles (verset 4, il s’agit semble.
sans doute ici de tremblements de
◼ Ensemble, nous pouvons accom-
terre). La fin du Psaume exprime la
certitude que Dieu n’a pas rejeté plir de grandes choses.
les siens, mais qu’il les aide à ◼ Christ accorde la victoire à ceux
vaincre les puissances ennemies. qui lui sont restés fidèles.

293 |
Service divin particulier

Chaque jour je te bénirai, et je célébrerai ton nom à toujours et à perpétuité.


L’Éternel est grand et très digne de louange, et sa grandeur est insondable.
Psaumes 145 : 2-3

Reconnaître la grandeur de Dieu


Message
Nous louons la grandeur de Dieu.

Introduction
Notre reconnaissance envers Dieu est le fruit de notre foi. Nous éprouvons le be-
soin de remercier Dieu parce que nous croyons en sa grandeur, en sa gloire, en
son amour et en sa grâce.

Reconnaissance de la grandeur de Dieu


La création divine est admirable. Les scientifiques ne cessent de découvrir de nou-
velles facettes dans l’ordre du cosmos et sont fascinés par sa complexité et sa
perfection.

Dieu a créé l’homme à son image. Il l’a doté de la faculté de parler, de raisonner
et d’aimer. Dieu a confié la terre à l’homme pour qu’il en prenne soin et la préserve.

Dieu fait de grandes choses pour chacun de nous. Il nous offre le salut. Ce que
nous sommes et ce que nous avons, nous le devons à la grâce de Dieu. Plus
d’une fois, il nous a protégés de façon miraculeuse. Il est si merveilleux qu’il s’oc-
cupe même des moindres détails de notre vie.

Dieu est plus grand que ce que nous pouvons concevoir


Dieu voit beaucoup plus loin que nous. Notre horizon s’arrête à la tombe. Pour
Dieu, la mort n’est pas un obstacle. Il est source de salut pour les vivants et les
morts. Dieu n’est pas limité par les lois physiques qui régissent la vie humaine.
Pensons à la résurrection de Christ ! Dieu peut venir à notre secours d’une façon
complètement inattendue. Parfois, il nous vient en aide en nous donnant une tâche
à accomplir. Nous pensons faire quelque chose pour Dieu, et nous finissons par
nous rendre compte que c’est l’inverse : le fait de servir Dieu nous a permis d’être
bénis et de grandir en Christ.

| 294
Actions de grâces

Le salut que Dieu offre aux hommes dépasse l’entendement humain. Songeons
que sa gloire éclipsera même les plus terribles souffrances qu’un homme peut
connaître.

Conséquences de la reconnaissance de la grandeur de Dieu


La reconnaissance de la grandeur de Dieu a des répercussions concrètes sur
notre vie quotidienne :

◼ Nous avons toujours une raison de remercier Dieu.


◼ Nous avons confiance en sa volonté et sa parole, car il sait mieux que
nous ce qui est bon pour le salut.
◼ Nous avons confiance en son amour, même si nous ne comprenons pas
toujours son agir.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

Le Psaume 145 est un chant de ◼ Nous rendons grâces à Dieu


louange sur l’agir créateur de Dieu parce que nous croyons en sa
et le salut qu’il offre. En même grandeur, en sa gloire, en son
temps, le psalmiste souligne l’in- amour et en sa grâce.
sondabilité de Dieu, car lui non plus
◼ La création divine est admirable.
ne comprend pas toutes les motiva-
Dieu a créé l’homme à son
tions de Dieu. Au verset 4, le psal-
image et lui a confié la terre.
miste dit que non seulement lui
mais aussi les générations à venir ◼ Dieu voit beaucoup plus loin que
loueront la grandeur et la puissance nous et est source de salut pour
de Dieu. Au verset 6, il est de- les vivants et les morts.
mandé aux générations futures de
◼ La reconnaissance de la gran-
proclamer sa « puissance redou-
table » (il est certainement fait allu- deur de Dieu a des répercus-
sions : nous avons confiance en
sion ici à la libération du peuple
d’Israël d’Égypte). L’agir de Dieu ne sa parole, sa volonté et son
amour.
doit donc pas être considéré
comme quelque chose d’évident,
mais il doit donner l’opportunité de
rendre grâces, de louer et de se
souvenir.

295 |
Service divin particulier

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre
le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi
comme l’un de tes ouvriers. Luc 15 : 18-19

Trouver grâce auprès de Dieu


Message
Reconnaissons notre état de pécheur, faisons preuve de repentance et soyons
disposés à revenir de nos erreurs.

Introduction
La parole dédiée à la journée de prière et de repentance est issue de la parabole
du fils prodigue. Un fils a demandé à son père l’héritage qui lui revenait. Il l’a reçu
et l’a dilapidé à l’étranger. Il se retrouve alors sans ressources et revient à la raison.
Il prévoit de retourner auprès de son père, de reconnaître ses fautes et de lui de-
mander un travail subalterne afin qu’il puisse se nourrir.

Qu’est-ce que la repentance ?


L’appel à la repentance fait partie de la prédication de Jésus. Dans l’évangile selon
Marc, Jésus commence son activité publique par ces paroles : « Le temps est ac-
compli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne
nouvelle. » (Marc 1 : 15).

La repentance signifie que l’on réfléchit à sa condition pécheresse et que l’on a la


ferme volonté de se repentir. En outre, il implique « le regret, cette peine qu’en-
gendre l’injustice commise par action ou par omission, et les efforts sincères en
vue de changer de mentalité et de s’amender. » (CÉNA 12.1.8.5).

« Je me lèverai »
Le fils dans la parabole n’est exhorté par personne à se repentir. Il répond à une
impulsion et reconnaît qu’il a péché contre son père et qu’il a mal agi à tous égards.
Il s’est éloigné de son père, il est parti dans un pays étranger où il a dilapidé son
héritage à la légère. Il en est là maintenant, et il est convaincu que seul un retour
vers le père peut l’aider. La phrase « Je me lèverai » montre qu’il tire une consé-
quence pratique de son attitude pécheresse et de la situation sans issue qu’il a
ainsi provoquée.

| 296
Prière et repentance

Jésus et les apôtres appellent sans cesse à se repentir, à s’interroger de manière


critique et, le cas échéant, à prendre une nouvelle orientation (Matthieu 3 : 2 ;
Actes 3 : 19).

« J’ai péché »
Le fils ne spécule pas sur la compassion du père et n’espère pas non plus que
celui-ci le rétablira dans ses droits initiaux comme si rien ne s’était passé. Il sou-
haite lui confesser ses péchés – à savoir son égoïsme et le manque de retenue
qui le dominaient. Il aspire à un retour total, il veut commencer une nouvelle vie.

« Je ne suis plus digne »


Le fait qu’il veuille renoncer à ses droits en tant que fils et occuper une position
subalterne auprès de son père montre clairement à quel point il est déterminé. Son
unique objectif est d’être à nouveau auprès de son père.

Notre repentance devrait s’inspirer de celle du fils. Si nous considérons sérieuse-


ment notre état de pécheur et les péchés qui en découlent, nous arrivons à la
reconnaissance de notre état indigne et au fait que nous dépendons entièrement
de la grâce de Dieu. Nous n’avons aucun mérite et Dieu ne nous doit rien. Soyons
sincères lorsque nous aspirons au pardon, et soyons prêts à emprunter de nou-
velles voies. Ainsi, mettons-nous en route, confessons nos péchés et remettons-
nous entièrement entre les mains de Dieu. Nous nous en remettons uniquement
à sa grâce, à sa miséricorde et à son amour.

Contexte Synthèse

La parabole du fils prodigue (Luc 15 : ◼ La repentance, c’est la recon-


11-32) n’est rapportée que dans naissance de notre propre état
l’évangile selon Luc. Elle fait partie de pécheur et la ferme volonté de
des paraboles les plus célèbres de revenir de ses erreurs.
Jésus. Le fils, qui a disparu avec son
◼ Le fils reconnaît ses péchés et
héritage et s’est retrouvé dans les dif-
fait preuve de regrets. Son objec-
ficultés par sa propre faute, décide de
tif est d’être à nouveau auprès du
retourner auprès de son père. De
père.
manière surprenante, le père ac-
cueille son fils les bras ouverts, il ne ◼ Mettons-nous en route et remet-
lui fait pas de reproches mais recon- tons-nous entre les mains de
naît le changement de nature qui Dieu.
s’est produit en lui. Le fils devient un
modèle de repentance déterminée.

297 |
Service divin particulier

Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi
l’image du céleste. I Corinthiens 15 : 49

L’image de l’homme céleste


Message
Dans le passage en I Corinthiens 15, l’apôtre Paul parle de la résurrection de Jé-
sus et souligne son importance pour nous : « Et si Christ n’est pas ressuscité, notre
prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » (I Corinthiens 15 : 14). La
résurrection est la clé pour comprendre la signification de Jésus, c’est à partir d’elle
que l’on peut comprendre sa mort comme un événement salvateur. Paul fait re-
marquer que la mort est arrivée dans le monde par Adam – c’est-à-dire le premier
homme –, mais que la vie incorruptible et la communion avec Dieu, en revanche,
ont été créées par Jésus-Christ. La résurrection des morts se fonde sur la résur-
rection de Jésus.

L’image de l’homme terrestre


Nous portons tous « l’image du céleste », c’est-à-dire que, comme Adam, nous
sommes tous issus de la terre et nous lui sommes semblables. L’image du ter-
restre ne doit pas être considérée de façon négative. On le voit dans le monde,
dans la vie quotidienne, ainsi que chez les défunts :

Il était un père exemplaire, il était un homme qui a laissé des traces durables dans
son entourage. La manière dont il portait « l’image du terrestre », déjà, était im-
pressionnante et encourageante pour son entourage. Ainsi, par sa vie, par ses
actes et par ses paroles, il a donné une image digne d’être imitée. Outre ses bons
dons, on voyait aussi ses efforts pour s’orienter vers Jésus-Christ. Il en tirait la
force de garder la foi même dans les expériences difficiles et les échecs. Il a ainsi
pu devenir un modèle pour sa famille, pour ses enfants et ses petits-enfants.

L’image de l’homme céleste


Jésus-Christ est venu du ciel. Dieu, le Fils, est la lumière éternelle et la vie. En lui,
l’homme rencontre la gloire de Dieu. Notre frère a pris Jésus-Christ pour modèle
et il a lutté pour grandir dans la nature de Jésus. Il ne portait ainsi pas seulement
« l’image du terrestre », mais il aspirait à « l’image du céleste » :

◼ Il a expérimenté la régénération d’eau et d’Esprit, qui a eu pour consé-


quence la naissance de la nouvelle créature dans son âme. Le dévelop-
pement de cette nouvelle créature lui tenait à cœur.

| 298
Service funèbre

◼ Il savait qu’en tant qu’homme pécheur, il avait besoin, comme tout homme,
de la grâce issue du sacrifice de Jésus, et il a recherché et accepté cette
grâce.
◼ Il a placé Dieu au centre de sa vie et s’est orienté vers sa volonté.

L’aspiration à la résurrection
Notre frère n’a désormais plus de corps, néanmoins, il n’est pas devenu rien, au
contraire : sa personnalité, tout ce qu’il pensait, ressentait et vivait, il l’emmène
dans l’au-delà. Là-bas aussi, il reste celui que Dieu a interpellé et aimé. Cependant,
même dans l’au-delà, il aspire toujours à devenir une « image du céleste », c’est-
à-dire d’obtenir le corps de résurrection, par lequel seul il peut accéder à la com-
munion éternelle avec la Trinité divine.

Notre frère décédé aspire également au retour de Christ, à la résurrection et à


l’enlèvement vers lui, afin de vivre avec tous ceux qui sont destinés à œuvrer dans
le royaume de paix avec Christ et, à la fin, de vivre en communion éternelle avec
Dieu dans la nouvelle création.

Contexte Synthèse

Le passage en I Corinthiens 15 : ◼ L’image de l’homme terrestre est


47-49 oppose le premier homme marquée par le péché, mais il
(Adam) au deuxième homme peut aussi être exemplaire.
(Christ). La comparaison entre
◼ L’image de l’homme céleste est
Adam et Christ se retrouve aussi en
marquée par Jésus-Christ res-
Romains 5 : 12. Par Adam,
suscité.
l’homme est le représentant de ce
qui est terrestre, pécheur et provi- ◼ Nous attendons le retour de
soire. Le corps caduc d’Adam est Christ et la résurrection des
remplacé par le corps de résurrec- morts, afin d’être en communion
tion, qui est parfait et immortel. parfaite et éternelle avec Dieu.
Avec lui, tous ceux qui auront été
élus par Dieu à cette fin vivront
dans la nouvelle création.

299 |
Service divin particulier

Écoutez-moi, maison de Jacob, et vous tous, restes de la maison d’Israël,


vous que j’ai pris à ma charge dès votre origine, que j’ai portés dès votre
naissance ! Jusqu’à votre vieillesse je serai le même, jusqu’à votre vieillesse
je vous soutiendrai ; je l’ai fait, et je veux encore vous porter, vous soutenir
et vous sauver. Ésaïe 46 : 3-4

Dieu est proche de nous


Message
Dieu sauve celui qui persévère dans la foi et l’amour.

Introduction
Nous pouvons aussi appliquer à nous-mêmes les paroles du prophète Ésaïe :
Dieu promet d’être toujours près de nous pour nous aider et nous sauver. Il veut
notre salut chaque jour de notre vie, indépendamment de notre condition et de nos
capacités, que nous soyons grand et fort ou petit et faible.

Dieu nous préserve


La promesse de la préservation divine vaut pour chaque croyant, mais aussi pour
l’Église dans son ensemble. Dieu veille sur elle à tous les stades de son histoire.
Dieu veille sur les siens et les sauve. Dieu démontre son amour en aidant à sur-
monter les obstacles. Il ne se contente pas d’une aide ponctuelle et provisoire mais
veut les conduire vers une communion parfaite avec lui.

Ce que Dieu a fait pour nous


La parole nous invite à nous souvenir de ce que Dieu a déjà fait pour nous : rap-
pelons-nous que Dieu nous pardonne sans cesse nos péchés. Remercions Dieu
pour toutes les fois où il est venu à notre secours. L’histoire de l’Église et notre
vécu personnel témoignent de la fidélité et de la puissance de Dieu – faisons-lui
confiance pour l’avenir !

Dieu nous offre le salut


Souvenons-nous que Dieu accorde le salut à ceux qui croient en la promesse du
retour de Jésus et lui font confiance. C’est parce qu’ils s’y préparent spirituellement
et combattent le mal qu’ils sont persévérants dans la prière.

Nous accomplissons la volonté de Dieu


Le prophète rappelle que l’Éternel reste toujours le même. Dieu ne change pas
(Malachie 3 : 6). Il attend de nous que nous respections sa volonté, indépendam-

| 300
Service divin pour les aînés

ment de notre âge, de notre condition, de notre situation personnelle ou de celle


de l’Église.

Nous accomplissons la volonté divine, si nous avons la ferme assurance que Dieu
va accomplir sa promesse et si nous ne doutons pas de ce que nous ne voyons
pas (Hébreux 11 : 1). En outre, il est nécessaire d’aimer Dieu de toute notre force
et de toute notre pensée. Nous devrions accorder toujours la priorité à notre rela-
tion à Dieu. Restons toujours à son service, en nous comportant comme de vrais
disciples de Christ et en aimant notre prochain comme nous-mêmes. Nous vou-
lons faire pour lui ce que nous voulons que les autres fassent pour nous.

Pensées de l’apôtre-patriarche

Contexte Synthèse

En Ésaïe 46, l’impuissance des ◼ Dieu accorde son aide, sa grâce


dieux étrangers et l’aide apportée et le salut à ceux qui croient en
par le Dieu vivant sont mises en pa- sa promesse, lui font confiance et
rallèle. Il y a lieu de préserver les se préparent avec persévérance
Israélites de l’idolâtrie en leur fai- au retour de Christ.
sant comprendre la parfaite altérité
◼ Nous voulons rester fermes dans
et unicité de Dieu : « Car je suis
la foi, dans l’amour de Dieu et
Dieu, et il n’y en a point d’autre… »
dans celui du prochain.
(verset 9).

301 |
| 302
Définition néo-apostolique du ministère spirituel | Avant-propos

Au cours de son ministère, l’apôtre-patriarche Richard Fehr a donné de multiples


impulsions pour clarifier et affiner la doctrine de l’Église néo-apostolique. Il a fait
rédiger un ouvrage dans lequel la doctrine de l’Église néo-apostolique est présen-
tée de manière contraignante.

Le résultat de ces efforts est le Catéchisme, qui a été publié en 2012, c’est-à-dire
pendant le mandat de l’apôtre-patriarche Wilhelm Leber.

Dans le cadre de ce projet, une révision fondamentale des dix articles de notre
confession de foi a été effectuée avec un commentaire qui expose dans les
grandes lignes les positions doctrinales de l’Église.

Le Catéchisme de l’Église néo-apostolique développe la conception néo-aposto-


lique de l’Église. Dans ce contexte, la conception néo-apostolique des sacrements
a également été exposée. Un thème important n’a pas encore pu être présenté
dans le Catéchisme, à savoir la doctrine du ministère. Le ministère spirituel est
d’une grande importance pour notre Église. La foi selon laquelle le ministère
d’apôtre est un aspect constitutif de l’Église et a de nouveau été pourvu par des
personnes physiques sous l’activité du Saint-Esprit au XIXe siècle est déterminant
pour l’Église néo-apostolique.

Le chapitre 7 du Catéchisme contient certes des explications sur le ministère, mais


pas encore de présentation systématique du ministère spirituel. Celle-ci a été éla-
borée entre 2015 et 2019, c’est-à-dire durant le mandat de l’apôtre--patriarche
Jean-Luc Schneider. Un certain nombre de textes importants ont déjà été publiés
durant cette période dans différents numéros hors-série des Pensées directrices.

Le texte du présent numéro qui porte sur la définition du ministère dans l’Église
néo-apostolique, faisant foi depuis 2019, est contraignant. Les notions de « pou-
voir ministériel » et de « mandat ministériel » jouent un rôle essentiel dans la défi-
nition du ministère, car elles indiquent que le ministère n’implique pas seulement
un pouvoir déterminé, mais également un champ d’action déterminé et, le cas
échéant, une durée d’action déterminée.

Toutefois, les réflexions en termes de ministère spirituel ne sont pas encore ache-
vées, car une question reste encore sans réponse dans le présent article, à savoir
si les femmes peuvent être investies d’un pouvoir et d’un mandat ministériels. Ce
n’est qu’après avoir répondu de manière concluante à cette question que nous
disposerons d’une présentation complète de la définition du ministère néo-apos-
tolique.

303 |
| 304
Définition néo-apostolique du ministère spirituel | Sommaire

1 Introduction ....................................................................................306

2 La distinction entre ministère et services ....................................308

3 Origine et nature du ministère ......................................................310


3.1 L’origine du ministère .......................................................................310
3.2 La nature du ministère ......................................................................311
3.2.1 Le ministère et la personne – fondements néotestamentaires .........311
3.2.2 Le ministère et la personne – la conception néo-apostolique ...........312

4 Les aspects essentiels du ministère ............................................315


4.1 Ministère et Saint-Esprit ...................................................................316
4.2 Le ministère : un service rempli dans l’Église pour Dieu et pour
le prochain ........................................................................................316
4.3 Ministère et pouvoir ..........................................................................317
4.3.1 Le pouvoir – fondements néotestamentaires ...................................317
4.3.2 Le pouvoir – la conception néo-apostolique .....................................318
4.3.3 Le ministère : le pouvoir de dispenser les sacrements en bonne et
due forme .........................................................................................319
4.3.4 Le ministère : le pouvoir de proclamer véritablement l’Évangile .......320

5 Le ministère au sein de la communauté et de l’Église ................321


5.1 La hiérarchie ministérielle dans son évolution historique ................ 321
5.1.1 Évolution de la hiérarchie ministérielle dans le
Nouveau Testament .........................................................................321
5.1.2 Évolution de la hiérarchie ministérielle dans l’Église ancienne .........322
5.1.3 Évolution de la hiérarchie ministérielle dans l’Église
néo-apostolique ................................................................................323
5.1.4 Remarque au sujet du quadruple ministère ......................................323
5.2 Hiérarchie ministérielle décrite dans le Catéchisme (2012) ..............324

6 La hiérarchie ministérielle désormais en vigueur .......................324


6.1 Pouvoir et mandat ministériels .........................................................325
6.2 Ordination, mandatement, nomination .............................................325
6.2.1 L’ordination – institution dans le ministère ........................................326
6.2.1.1 L’ordination de l’apôtre-patriarche ....................................................328
6.2.2 Le mandatement ..............................................................................328
6.2.3 La nomination ...................................................................................329

7 Extinction du pouvoir et du mandat ministériels ........................330

305 |
Indications au sujet de la doctrine

Définition néo-apostolique
du ministère spirituel1
1 Introduction
Paru en 2012, le Catéchisme de l’Église néo-apostolique (CÉNA) enrichit la doc-
trine néo-apostolique de toute une série de définitions nouvelles et de précisions.
Il a notamment mis en évidence l’importance des symboles de foi de l’Église an-
cienne et des conciles œcuméniques qui n’étaient guère pris en compte par la
tradition néo-apostolique des cent dernières années. La définition de l’Église a été
profondément repensée et reformulée, tandis que la doctrine des sacre-
ments – notamment et avant tout celle du saint baptême d’eau et de la sainte
cène – a été précisée. Les explications données au sujet du ministère, qui figurent
dans le chapitre 7 du CÉNA, proposent aussi quelques redéfinitions de la concep-
tion du ministère, dont font notamment partie la distinction des trois niveaux ou
échelons ministériels ainsi que celle faite entre les notions de ministère et de ser-
vice. D’autres aspects importants concernant l’origine et la nature du ministère ont
certes été esquissés dans les textes, mais non encore déployés.

Certains se poseront sans doute la question de savoir si une nouvelle définition du


ministère ou une différenciation de la « doctrine du ministère » est bien utile. La
nécessité en découle du fait que, depuis toujours, le ministère revêt une impor-
tance majeure au sein de l’Église néo-apostolique et constitue un aspect évident
de sa nature. C’est donc en toute connaissance de cause que le chapitre : « Les
ministères de l’Église néo-apostolique » est introduit en les termes suivants :
« Dès ses débuts, l’Église néo-apostolique s’est définie comme étant une Église
du ministère » (CÉNA 7.6). Voilà qui montre la position éminente qu’occupe le
ministère au sein de l’Église, car, en soi, ni le chrétien ni l’Église ne sont en charge
des services de la dispensation des sacrements et de la véritable proclamation de
la parole. S’y ajoute aussi le fait que le ministère fasse explicitement l’objet d’un
article de notre confession de foi. Il ne suffit donc pas de cultiver et de transmettre
sans recul une tradition du ministère, car, si tel était le cas, l’apostolat ne remplirait

1 L’article suivant résume essentiellement les déclarations du CÉNA de 2012 ainsi que celles de l’AIAD des années
suivantes. Les résolutions qui ont été publiées peuvent être consultées dans les numéros hors-série des Pensées
directrices suivants : HS PDi 2/2012, p. 2-8 ; HS PDi 3/2017, p. 2-24 ; HS PDi 4/2017, p. 11-18 ; HS PDi 2/2019,
p. 3-11 ; Liturgie des services divins de l’ÉNA, cahier 4, Actes en lien avec le ministère et les services (2020), p. 3-16

| 306
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

plus sa tâche qui consiste à être le « dispensateur des mystères de Dieu » (I Co-
rinthiens 4 : 1). Le ministère apostolique n’est pas une fin en soi : il incombe aux
apôtres de veiller à la proclamation véritable de l’Évangile et à l’administration vé-
ritable des sacrements ainsi qu’à la discipline dans l’Église (CÉNA 7.4.1). Ils assu-
ment également la responsabilité d’ordonner d’autres ministres.

Dans cette mesure, il incombe aussi aux apôtres de se poser sans cesse la ques-
tion de savoir comment les détenteurs du ministère peuvent remplir leurs tâches
en tenant compte des nécessités de l’époque et des besoins et exigences des
communautés.

Au point 7.5 du CÉNA il est dit à ce sujet : « Jésus-Christ a institué uniquement


l’apostolat. Dès la Pentecôte, les apôtres ont commencé à remplir, dans les com-
munautés naissantes, leur mission de diffuser l’Évangile. Ils se sont aperçus très
vite que, pour accomplir les tâches qui leur incombaient, ils avaient besoin de col-
laborateurs. À leur initiative, l’Église a choisi sept hommes ; les apôtres les ont
dotés des dons spirituels nécessaires à l’accomplissement de leur service, en leur
imposant les mains après avoir prié (Actes 6 : 6). Ces sept hommes sont appelés
les premiers diacres. La démarche qui consiste, pour les apôtres, à imposer les
mains et à prier, pose le fondement des ordinations ultérieures. Les apôtres et
d’autres croyants ont fondé de nouvelles communautés qui avaient besoin de
soins spirituels. À cette fin, les apôtres ont institué des conducteurs appelés
‘évêques’ ou ‘anciens’ (du grec ‘episkopoi’ et ‘presbyteroi’).

Les ministères et services qui procèdent de l’apostolat ne font pas partie (comme
l’apostolat en tant que tel) de l’ordonnancement de l’Église. Bien que ce soit Dieu
qui procède au choix de ceux à investir d’un ministère, les autres ministères sont
des réponses aux besoins de l’Église et des communautés, et soumis à des chan-
gements divers et variés. Ces changements ont existé dès l’ère chrétienne primi-
tive et ont accompagné l’Église tout au long de son histoire ; on les trouve aussi
dans celle de l’Église néo-apostolique.

Au fil des années qui ont suivi la publication du Catéchisme, l’apostolat a pris en
compte, sous l’autorité et la responsabilité de l’apôtre-patriarche, la nécessité de
reformuler, de manière plus différenciée, la définition du ministère proposée dans
le CÉNA.

Le fruit de ces réflexions consiste en une doctrine du ministère qui, non seulement,
fait évoluer la définition néo-apostolique du ministère, mais qui a aussi des réper-
cussions concrètes sur les communautés et les districts.

307 |
Indications au sujet de la doctrine

2 La distinction entre ministère et services


Une distinction essentielle, fondamentale et pour ainsi dire constitutive de la con-
ception du ministère est celle qui est faite au point 7.1 du CÉNA entre le ministère
et les services. Le ministère et les services font partie de la vie de l’Église ; sans
eux, l’Église ne peut pas remplir sa vocation qui est de donner un témoignage
crédible de Jésus-Christ. Il est cependant impossible de séparer totalement le mi-
nistère des services, car le ministère porte l’empreinte de sa dimension de service
à l’égard de Jésus-Christ et de son Église.

Le Catéchisme parle d’abord du ministère spirituel et de la manière dont il est con-


féré : « Le ministère spirituel est pouvoir, bénédiction et sanctification conférés par
l’ordination aux fins du service dans l’Église de Christ. Il s’exerce dans la puissance
du Saint-Esprit » (CÉNA 7.1). Ces explications renvoient à l’article 5 de la confes-
sion de foi où les notions de « pouvoir, bénédiction et sanctification » sont placées
dans le contexte de l’ordination.

Dans les explications qui accompagnent la confession de foi néo-apostolique


(CÉNA 2.4.5) il est dit à ce sujet : « L’ordination dans un ministère spirituel com-
porte trois aspects : ‘le pouvoir, la bénédiction et la sanctification’. C’est surtout
pour les ministres sacerdotaux que l’élément de ‘pouvoir’ a une importance déci-
sive, car ils ont le pouvoir d’annoncer le pardon des péchés par mission de l’apôtre
et de consacrer la sainte cène. Par les apôtres, les ministres sacerdotaux ont donc
part à la bonne administration des sacrements [saint baptême d’eau et sainte
cène]. La proclamation véritable de la volonté salvifique universelle de Dieu se
réalise aussi par le ‘pouvoir’ conféré par l’apostolat [aux prêtres et aux diacres].
Par la ‘bénédiction’, l’assurance de l’accompagnement divin et de l’assistance du
Saint-Esprit est donnée, aussi bien pour l’exercice du ministère sacerdotal que
diaconal. La ‘sanctification’ indique que, par le ministère, Dieu lui-même veut agir
dans sa sainteté et son intangibilité. La ‘sanctification’ est également une néces-
sité, parce que l’Église elle-même est ‘sainte’ ».

Le point 7.1 du CÉNA précise qui est celui qui confère le ministère spirituel par
l’ordination : « Le ministère spirituel est conféré par un ‘supérieur’, le mandant.
L’envoyé est responsable envers son mandant de l’accomplissement de son
mandat ministériel, et doit lui en rendre compte. Le ministère se conçoit toujours
par rapport à Jésus-Christ et aux apôtres envoyés par lui. » C’est l’apôtre qui pro-
cède à l’ordination, agissant par mandat de Jésus qui lui en a donné le pouvoir.

S’il est dit au point 7.1 du CÉNA, que le ministère « s’exerce dans la puissance du
Saint-Esprit » et qu’il « se conçoit toujours par rapport à Jésus-Christ », c’est pour
mettre en évidence le fait qu’aucun détenteur d’un ministère n’agit en vertu de son
propre pouvoir, mais seulement en qualité de serviteur de Christ. Tout ministre,
depuis l’apôtre jusqu’au diacre, est tributaire de Jésus-Christ, comme le montre

| 308
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

notamment le fait qu’il peut remplir son ministère dans l’unité seulement avec
l’apostolat dirigé par l’apôtre-patriarche. Les apôtres et tous les autres ministres
ne disposent, par conséquent, jamais de leur ministère ; celui-ci n’est pas leur pro-
priété.

Dans le CÉNA, les explications au sujet du ministère sont complétées par des
indications relatives aux services. On y montre d’abord que la collaboration et les
services au sein de la communauté ainsi que la proclamation de l’Évangile ne sont
pas réservés au seul ministère ordonné : « Il convient de distinguer du ministère
les multiples services qui, au sein de l’Église de Christ, peuvent être accomplis
sans ordination préalable en vue de la proclamation de l’Évangile et du bien-être
des fidèles » (CÉNA 7.1). Il n’est donc pas indispensable d’être ordonné pour rem-
plir une tâche au sein de la communauté et de l’Église. Toutefois, les ministres se
voient, eux aussi, toujours attribuer un service concret au sein de la communauté,
du district ou de l’Église globale.

En conclusion de ses explications, le Catéchisme rappelle que les services sont


fondés dans la nature même du chrétien : « Il convient également de distinguer
du ministère l’appel adressé à chaque croyant de servir le Seigneur en allant à
sa suite (Jean 12 : 26 ; I Pierre 2 : 5.9) » (CÉNA 7.1) Par le baptême et la foi,
tout chrétien est « membre du corps de Christ » – c’est-à-dire fait partie de
l’Église invisible – et appelé à servir Jésus-Christ, en le professant comme étant
son Seigneur et en attestant, en paroles et en actes, la vérité de l’Évangile.
Quant aux chrétiens qui ont reçu le don du Saint-Esprit, ils sont appelés à un
autre service encore. Dans son article : « L’Église de Christ » (HS PDi 2/2018,
page 8), l’apôtre-patriarche fait remarquer ceci : « Ils [les baptisés d’Esprit] ont
été élus en vue de remplir un service particulier, savoir annoncer le proche retour
du Seigneur, témoigner de l’activité des apôtres vivants, ménager de l’espace
en eux au Saint-Esprit, s’approprier les vertus divines et se préparer de cette
sorte au retour de Christ. »

Le service qui incombe à tout chrétien et qui est rempli sans ordination revêt un
aspect sacerdotal évident. Le passage en I Pierre 2 : 9 va jusqu’à désigner les
membres de l’Église par le terme de « sacerdoce royal ». Les croyants qui, par
le baptême d’eau, ont été ensevelis avec Jésus-Christ et sont ressuscités avec
lui, qui le suivent et le professent comme étant leur Seigneur, ont part à un sa-
cerdoce universel des croyants. Ce sacerdoce se réalise dans l’imitation de Jé-
sus-Christ en paroles et en actes. Il convient de distinguer de ce sacerdoce dé-
pourvu de pouvoir sacramentel l’autre sacerdoce fondé sur l’élection divine au mi-
nistère et conféré par l’ordination. Ce sacerdoce ne procède pas du sacerdoce
universel des croyants, mais – et c’est l’article 5 de notre confession de foi qui le
professe – se fonde sur l’appel de Dieu qui choisit des êtres humains et leur donne

309 |
Indications au sujet de la doctrine

pouvoir de dispenser les sacrements et de proclamer l’Évangile de manière véri-


table. 2 L’Église a besoin d’égale manière du sacerdoce universel de tous les
croyants et du ministère ordonné qui, tous deux, ont leur fondement en Jésus-
Christ.

3 Origine et nature du ministère


Ci-après, il sera précisé que le « ministère » n’est pas conféré par l’Église ou par
un être humain, mais par « Jésus-Christ ». Le ministère tire son origine de Jésus-
Christ. Et on ne saurait détacher de cette origine ni le ministère ni le détenteur de
ce dernier. L’exercice du ministère vise à réaliser la volonté du mandant, c’est-à-
dire la volonté de Jésus-Christ (CÉNA 7.6.3).

3.1 L’origine du ministère


« Tout ce qui fonde l’Église tire son origine de la personne et de l’agir de Jésus-
Christ qui est et apporte le salut » (CÉNA 6.2.2). Des chrétiens de toutes dénomi-
nations croient et professent que Jésus-Christ a deux natures : il est « vrai homme
et vrai Dieu » (CÉNA 3.4). Or, si la personne et l’agir de Jésus constituent le critère
de l’Église et de tout ce qui s’y rapporte, il convient d’en conclure logiquement qu’il
y a un lien étroit entre la doctrine de l’Église et des sacrements – c’est particuliè-
rement évident pour la doctrine de la sainte cène – et celle des deux natures.

Au sujet de l’Église, il est dit : « Par sa nature, l’Église de Christ renvoie à la nature
double de Jésus-Christ. Sa nature divine est cachée ou invisible, tandis que sa
nature humaine est visible ou manifeste. » Cela signifie concrètement que
« l’Église de Christ a, elle aussi, une face cachée ou invisible, et une face visible
ou manifeste. Ces deux faces de l’Église sont tout aussi indissociables l’une de
l’autre que les deux natures de Jésus-Christ. Bien que différentes l’une de l’autre,
elles sont indissolublement unies l’une à l’autre. Comme la nature divine de Jésus-
Christ, la face cachée de l’Église est finalement indescriptible ; son existence est
cependant perceptible dans l’efficacité salvifique des sacrements et de la parole
de Dieu. […] Comme Jésus homme, la face manifeste de l’Église de Christ parti-
cipe de l’histoire générale de l’humanité. Contrairement à Jésus, les hommes qui
agissent au sein de l’Église cèdent cependant au péché. C’est la raison pour la-
quelle on trouve, dans l’Église aussi, les erreurs, les égarements et les déraille-
ments qui sont le propre de l’humanité. » (CÉNA 6.3).

Capitale pour la compréhension de ce qu’est l’Église, la doctrine des deux natures


détermine aussi la définition du sacrement qui a une face visible et une face ca-
chée : « Le sacrement est l’association d’un élément visible avec une parole qui
renvoie à la réalité qui se cache derrière elle » (CÉNA 8). Ainsi est-il dit de la sainte

2 Élection et vocation à un ministère. Dans : HS PDi 2/2020, p. 4 sqq.

| 310
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

cène : « Dans la sainte cène, le pain et le vin correspondent à la nature humaine,


et le corps et le sang, à la nature divine de Christ. » L’élément visible (le pain et le
vin de l’hostie) est consacré au moyen de paroles de consécration ; sous l’action
du Saint-Esprit, la substance du corps et du sang de Christ vient s’y ajouter. « L’as-
pect (l’accident) des espèces de la sainte cène ne change pas au cours de cet
acte : tout comme, lors de sa vie terrestre, l’homme était visible en Jésus-Christ,
le pain et le vin le sont dans la sainte cène. Après leur consécration cependant, et
par analogie aux deux natures de Jésus-Christ, les espèces de la sainte cène ont
une substance double, savoir celle du pain et du vin et celle du corps et du sang
de Christ. Dès lors, le Fils de Dieu est réellement présent en elles, tant dans sa
divinité que dans son humanité » (CÉNA 8.2.12).

Pour la conception du ministère aussi, la doctrine des deux natures revêt une im-
portance décisive, comme le montre la définition du rapport entre le ministère et la
personne.

3.2 La nature du ministère


Après avoir évoqué l’origine du ministère, nous en expliquerons ci-après la nature.
Lors d’une première démarche, nous préciserons le rapport qui existe entre le mi-
nistère et la personne, pour développer ensuite, lors d’une deuxième démarche,
les caractéristiques ou aspects essentiels du ministère.

3.2.1 Le ministère et la personne – fondements néotestamentaires


Dans le Nouveau Testament (NT), Paul est l’exemple même qui montre que la
personne et le ministère, la vie privée et le ministère public constituent une seule
entité, comme en témoignent ces paroles en Galates 1 : 15-16 : « Mais, lorsqu’il
plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa
grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt,
je ne consultai ni la chair ni le sang… » Pour Paul, la personne et le ministère
se confondent dans une même identité, non seulement parce qu’il y avait été
consacré (« mis à part ») dès le sein de sa mère (donc avant même ce qu’il a
vécu aux portes de Damas – Actes 9 : 3-16), mais parce qu’il met sa vie person-
nelle et ministérielle au service de la cause de Christ. Christian Wolff, un exégète,
fait une remarque analogue pour le passage en II Corinthiens 2 : 15 : « Paul s’iden-
tifie à son message, parce que sa vie entière n’est que proclamation du Crucifié et
du Ressuscité (II Corinthiens 4 :10-12). »3 Udo Schnelle, un spécialiste du Nou-
veau Testament, montre, en s’appuyant sur II Corinthiens : « De par sa nature,
la vie apostolique ne limite pas sa participation à la croix à la proclamation pure-
ment verbale de celle-ci : l’apôtre y participe de toute son existence. La vie de
l’apôtre est démonstration existentielle du kérygme [c’est-à-dire de la proclamation

3 Christian Wolff : Der zweite Brief des Paulus an die Korinther (La 2e épître de Paul aux Corinthiens). Berlin 1989, p. 56.

311 |
Indications au sujet de la doctrine

chrétienne primitive de la mort, de la résurrection et du retour de Christ], si bien


que l’apôtre ne peut suivre un autre chemin que son Seigneur ! […] Bien que
vouée à la mort, la vie apostolique de Paul n’est pas focalisée sur la mort, mais
uniquement sur la vie. C’est à ce pouvoir vital postpascal de Jésus-Christ que
l’apôtre et l’Église doivent leur existence. Voilà pourquoi Paul focalise toutes les
dimensions de son existence sur Jésus-Christ qui est présent. »4 Cette conception
des choses propre à Paul ne l’incite pas à considérer son ministère comme étant
sa propriété ou l’affaire d’une personne privée. « La démonstration existentielle du
kérygme », c’est-à-dire le témoignage et la proclamation vécus de la mort, de la
résurrection et du retour de Christ, revêt une importance capitale, parce qu’elle
met en évidence le fait que le ministère est focalisé sur l’Église.

Quelque grande que soit son imbrication dans la personne de Paul, le ministère
n’en a pas moins toujours sa place concrète dans l’Église à qui l’Évangile doit être
prêché : « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour
annoncer l’Évangile de Dieu […] Par lui [= Jésus-Christ] nous avons reçu la grâce
et l’apostolat, pour amener en son nom à l’obéissance de la foi tous les païens »
(Romains 1 : 1.5).

L’esquisse de la conception que Paul se faisait de son ministère montre d’abord


qu’il se sait, dans son être tout entier, appelé par Dieu au ministère d’apôtre. Il peut
parler de l’unité de la personne et du ministère, parce qu’il est rempli de la foi en
Jésus-Christ et qu’il se situe dans l’imitation de Jésus-Christ (non en dernier dans
le sens de la participation à ses souffrances) et dans la fidélité à l’Évangile. Paul
n’imaginant à aucun moment qu’il pourrait y avoir un temps dans lequel l’apostolat
ne serait pas à l’œuvre, il n’aborde pas, en toute logique, les problèmes qui pour-
raient en découler. Il ne pose pas la question de savoir ce que devient le ministère
lorsqu’il ne peut plus être exercé, par exemple à cause de la maladie, du grand
âge ou de la mort. Ces éventualités étaient étrangères à cet apôtre de l’Église
chrétienne primitive, d’autant qu’il était persuadé que le retour de Jésus était im-
minent (I Thessaloniciens 4 : 15).

3.2.2 Le ministère et la personne – la conception néo-apostolique


L’article 5 de notre confession de foi dit que c’est Dieu qui « choisit » ceux qui vont
exercer un ministère. Par conséquent, le ministère n’est pas l’œuvre de l’homme
ni finalement non plus celle de l’Église, mais un don que Dieu fait à l’Église. L’être
humain, dit encore l’article 5, est investi de son ministère par la volonté divine et
non pas sur une décision humaine (CÉNA 2.4.5). C’est Dieu lui-même qui choisit
une personne en vue de lui confier un ministère.

4 Udo Schnelle : Paulus. Leben und Denken (Paul : Sa vie, sa pensée). Berlin, New York 2003, p. 264 sq. Berlin,
New York 2003, p. 264 sq.

| 312
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

L’élection opérée par Dieu appelle une réponse de la personne choisie, savoir
« oui » ou, éventuellement, « non ». L’approbation du choix divin consiste en l’ac-
ceptation, par la personne choisie, de l’élection divine au prix des efforts qu’elle
déploie pour y conformer sa personne tout entière. Dans cette mesure, le fait
qu’une personne soit choisie ou élue en vue d’exercer le ministère spirituel en-
traîne per se la question de savoir quel est le rapport entre le ministère et la per-
sonne.

Dans le chapitre 7.7 du CÉNA il est dit, au sujet du rapport entre le ministère et la
personne, notamment que par l’ordination « les dons et talents existants sont éveil-
lés et consacrés à l’exercice du ministère. » Ces « dons et talents » désignent les
capacités et caractéristiques de la personne. Ses compétences et qualités sont
mises au service de l’exercice ministériel par l’acte de l’ordination. Dans le même
temps, on reconnaît que l’ordination n’entraîne pas la communication de nouveaux
dons ou talents : il apparaît que le ministère et la personne, l’exercice ministériel
et la compétence personnelle, sont imbriqués l’un dans l’autre.

Pour définir le rapport entre le ministère et la personne, notamment dans le cas


des apôtres, le Catéchisme parle de « la conception qu’ont les apôtres de leur
ministère » (CÉNA 7.6.3).

Il s’agit, pour l’être humain, de se faire sa propre conception de sa qualité de chré-


tien en général et de ministre de l’Église en particulier. Ce qui caractérise la con-
ception que les chrétiens ont d’eux-mêmes, c’est qu’ils se considèrent pécheurs
et espèrent obtenir le salut par la foi en Jésus. Le fait de croire en Jésus-Christ
comme étant le Seigneur de l’Église et la certitude d’avoir été appelé par lui, fait
naître en le ministre une conception du ministère et l’idée de la nécessité d’une
gestion responsable de celui-ci. Cela implique nécessairement qu’il assume, de
tout son être et dans toute son existence, ce qu’il dit et fait en qualité de ministre.
La conception que le ministre a de lui-même porte l’empreinte de cette connais-
sance : en me choisissant, Jésus-Christ a mis un pécheur au service de son Église.

En disant des apôtres qu’ils « contribuent à la joie de l’Église » (II Corinthiens 1 :


24) ou qu’ils « se sentent le devoir d’être des modèles pour l’Église », le para-
graphe 7.6.3 du CÉNA renvoie au cadre, dans lequel s’exerce le ministère, savoir
l’Église. La sollicitude, c’est-à-dire l’amour pour l’Église, n’est pas seulement la
caractéristique de l’apostolat, mais du ministère en général. Cette sollicitude pour
l’Église – que Paul, par exemple, incarne de manière exemplaire (II Corinthiens 6 :
11-13) – ne peut être crédible et effective qu’à la condition que le ministère et la
personne, l’exercice ministériel et la manière de vivre, soient cohérents l’un avec
l’autre, car focalisés sur Jésus-Christ.

313 |
Indications au sujet de la doctrine

En communion avec l’apostolat, le ministre œuvre conformément à la volonté de


Jésus-Christ. Il est serviteur de Dieu et de l’Église et s’efforce d’appliquer l’Évan-
gile en paroles et en actes. Se conformer à l’Évangile est donc aussi une tâche
étant du ressort de la manière de vivre personnelle. C’est de cette manière que la
personne investie d’un ministère peut être un modèle pour autrui.

Le ministre néo-apostolique est censé proclamer et défendre l’Évangile à bon es-


cient, et ce dans l’esprit de la confession de foi et de l’interprétation de celle-ci,
telle qu’elle est exposée dans le CÉNA. Par ailleurs, le ministre démontre la sin-
cérité de sa volonté de se conformer à l’Évangile, en acceptant les offres de for-
mation ministérielle et théologique de l’Église (par exemple les services divins mi-
nistériels, les séminaires) ainsi que celles d’initiation aux fonctions dirigeantes du
service ecclésiastique.

Pour ce qui est de la question de savoir quel est le rapport du ministère avec la
nature double de Jésus-Christ, on retiendra les définitions suivantes :

On retiendra d’abord que le rapport entre le ministère et la personne reflète la na-


ture double de Jésus-Christ et les deux faces de l’Église : le ministère et la per-
sonne constituent, comme les dimensions humaine et divine en Jésus ou l’Église
visible et invisible ou encore le pain et le vin associés au corps et au sang de
Jésus-Christ, une seule entité. Cette entité n’est cependant pas parfaite, mais me-
nacée et fragile à cause de la condition pécheresse de la personne. Bien que ce
soit la personne qui est investie du ministère et responsable de son exercice con-
venable, le ministère reste focalisé sur la communauté, dans laquelle il est im-
planté. La personne ne peut donc pas l’arracher au contexte de la communauté
concrète et pour ainsi dire l’emporter avec soi, pour en disposer à sa guise. La
conception néo-apostolique veut qu’il y ait un rapport étroit entre le ministère et la
personne qui sont, pour ainsi dire, imbriqués l’un dans l’autre. Ce rapport n’est
toutefois pas étroit au point de rendre impossible toute dissociation ultérieure. Il
existe, d’une part, une correspondance entre les deux natures de Christ et le mi-
nistère, le ministère renvoyant à la nature divine et la personne du ministre à la
nature humaine de Jésus-Christ. D’autre part, il existe aussi une différence entre
le ministère et la nature double de Jésus-Christ : s’agissant de l’exercice du minis-
tère comme de la vie de l’Église, les « hommes qui agissent cèdent au péché », si
bien qu’on trouve, dans l’un et l’autre, « les erreurs, les égarements et les dérail-
lements qui sont le propre de l’humanité » (CÉNA 6.3).

L’acte de l’ordination dans un ministère spirituel renvoie, lui aussi, à la doctrine des
deux natures de Christ, et plus précisément au mystère de l’incarnation de Dieu,
le Fils, en Jésus-Christ : lors de la conception par le Saint-Esprit, la nature divine
du Verbe éternel contracte une union avec la nature humaine. Lors de l’ordination,
le ministère, qui est saint et qui est communiqué à travers la puissance du Saint-

| 314
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

Esprit, contracte une union avec un être humain pécheur. À travers la personne
ordonnée, Jésus-Christ s’exprime dès lors, au moyen de la puissance du Saint-
Esprit, par la parole et les sacrements. Le ministre contribue à rendre l’Église ca-
chée visible et expérimentable à travers la parole et les sacrements.

Tandis que les natures divine et humaine s’unissent éternellement en Jésus-Christ


pour être indissociables, le rapport entre le ministère et la personne n’est pas aussi
indissoluble. Le ministère ne devient pas la propriété de la personne et n’imprime
pas non plus de marque indélébile à celle-ci : il est et reste un don de Christ, dont
Jésus-Christ dispose, qu’il peut donner et retirer. La possibilité de séparer le mi-
nistère de la personne ou de relever cette dernière du ministère est une consé-
quence objective de la conception non-sacramentelle de l’ordination, propre à
notre Église.

Il existe toutefois un lien indissoluble entre le ministère et l’Église. Ce lien se révèle


d’une part dans les ministères de Jésus-Christ et dans son souverain sacerdoce.
Jésus-Christ, le Ressuscité, le Seigneur, est ministère et sacrement de son Église.
Même à l’époque où l’apostolat n’était pas pourvu (CÉNA 7.5.1) ce ministère sub-
sistait, et ce en Jésus-Christ lui-même, « l’apôtre et le souverain sacrificateur de
la foi que nous professons » (Hébreux 3 : 1) par qui tous les apôtres sont envoyés.

Connue par la doctrine de la sainte cène (CÉNA 8.2.12) et fondée sur celle des
deux natures, la différenciation entre la substance et l’accident (l’aspect) peut aussi
s’appliquer au ministère. De par sa substance, le ministère fait partie de l’Église
invisible et a son fondement en Jésus-Christ. Il se réalise « accidentellement »,
en prenant une forme visible dans la réalité historique de l’Église, d’une part à
travers les différents ministères et, d’autre part, à travers les ministres qui exercent
leur ministère dans la communauté ou dans l’Église globale.

Étant donné que Jésus-Christ détient tous les ministères et possède tout pouvoir,
il n’y aura plus besoin, après son retour pour ériger le royaume de paix, d’un mi-
nistère spirituel doté du pouvoir de dispenser les sacrements. Le Seigneur du mi-
nistère sera alors présent et n’aura plus besoin d’être représenté.

Le ministère et les sacrements sont des présentifications du Christ céleste. Quand


Jésus-Christ sera présent en personne, il n’y aura plus besoin de ministres ordonnés.

4 Les aspects essentiels du ministère


Le ministère est conféré par l’ordination, qui est communication de pouvoir, de
bénédiction et de sanctification. Pour le ministre, le ministère tire son origine de
Jésus-Christ et lui est conféré par l’ordination opérée par un apôtre ; cette ordi-
nation, répétons-le, n’est pas un sacrement. Ce que le Saint-Esprit y confère à

315 |
Indications au sujet de la doctrine

l’être humain se situe à vrai dire en dehors des possibilités et capacités de ce


dernier.

4.1 Ministère et Saint-Esprit


Dieu, le Saint-Esprit, est présent dans l’Église de Christ depuis la Pentecôte : « En-
voyé par le Père et le Fils, le Saint-Esprit a rempli [à la Pentecôte] les apôtres et
tous ceux qui étaient présents avec eux. L’Église de Christ devient ainsi expéri-
mentable dans l’histoire. Cet événement montre que le Saint-Esprit est la condition
nécessaire à l’existence de l’Église : l’Église et le Saint-Esprit sont indissociables »
(CÉNA 3.5.5.1). En I Corinthiens 12 : 3b-7 Paul rappelle que toutes les manifes-
tations de la vie de l’Église ont nécessairement un lien avec le Saint-Esprit : « Per-
sonne ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. Il y a
diversité de dons, mais le même Esprit ; il y a diversité de ministères, mais le
même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous.
Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. »

Aussi le Catéchisme affirme-t-il en conséquence que le ministère « s’exerce dans


la puissance du Saint-Esprit » (CÉNA 7.1). Comme l’Église tout entière, le ministre
est lui aussi tributaire de la présence du Saint-Esprit et doit prier pour qu’il soit
agissant dans l’exercice de son ministère. Le Saint-Esprit permet non seulement
au ministre de remplir sa tâche à bon escient, mais il est à l’œuvre au moment
même où ce dernier exerce son ministère, que celui-ci soit de nature sacramen-
telle, prédicative ou pastorale.

L’invocation du Saint-Esprit, qui fait partie de l’ordination, de la dispensation des


sacrements et de la prédication, met en évidence le fait que la présence de Dieu,
le Saint-Esprit, ne va pas de soi, mais qu’il faut sans cesse l’implorer par la prière.
Les sacrements (CÉNA 3.5.5.2) l’ordination et la proclamation de l’Évangile sont
des œuvres du Saint-Esprit. Lors de l’ordination, l’activité du Saint-Esprit se ma-
nifeste au travers de la communication par l’apôtre du pouvoir, de la bénédiction
et de la sanctification.

Le pouvoir concerne le service sacramentel et prédicatif du ministre ; il ne dépend


pas de la foi et du comportement de ce dernier. La dispensation des sacrements
n’est pas fondée sur la foi du dispensateur, mais exclusivement sur son pouvoir.

4.2 Le ministère : un service rempli dans l’Église pour Dieu


et pour le prochain
Le ministère spirituel est, d’une part, service pour Dieu et, d’autre part, service pour
le prochain. Dans cette mesure, il se conforme au double commandement de
l’amour. Le service pour Dieu et celui pour le prochain vont de pair. Le service pour
Dieu consiste en sa louange et en la proclamation de ses bienfaits ; le service pour
le prochain réside d’une part dans la sollicitude pastorale envers les membres de

| 316
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

l’Église et leur soutien et, d’autre part aussi, dans les efforts déployés en vue de
témoigner la même sollicitude et le même soutien à quiconque. La louange de
Dieu et une conduite conforme à l’Évangile sont conditionnées l’une à l’autre.

Dans cette mesure, la célébration du service divin par les ministres ne peut être
dissociée du comportement qu’ils affichent par ailleurs. Dans ce contexte se pose
toujours la question de leur authenticité et de la concordance entre l’exercice de
leur ministère et leur personne. La crédibilité de la prédication et des actes du
ministre au cours du service divin dépend de leur conduite au quotidien.

4.3 Ministère et pouvoir


Le terme grec : « exousia » pour désigner la notion de pouvoir a plusieurs sens
dans le Nouveau Testament. Il désigne l’autorité avec laquelle Jésus enseigne et
son pouvoir de pardonner les péchés et de faire des miracles, mais aussi le pou-
voir qu’il confère à ses disciples de chasser les démons (Marc 3 : 15) le pouvoir
d’imposer les mains en vue de communiquer le don du Saint-Esprit (Actes 8 : 18)
ainsi que le pouvoir apostolique proprement dit.

4.3.1 Le pouvoir – fondements néotestamentaires


Les Évangiles font un lien direct entre l’autorité et le pouvoir de Jésus, et son mi-
nistère public. Dès sa première prise de parole en public, le passage en Marc 1 :
22 sqq. met en évidence l’autorité avec laquelle Jésus enseignait [...] « et non pas
comme les scribes ». De la même manière, le passage en Matthieu 21 : 18-23
évoque expressément l’autorité de Jésus qui contraste avec l’absence d’autorité
des pharisiens et des scribes, ce qui montre la supériorité de Jésus : « Après que
Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine ; car il enseignait
comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes » (Matthieu 7 : 28b-29).
Ce qui est mis en évidence ici aussi, c’est que le discours de Jésus est sous-tendu
et rempli d’une autorité différente, car divine. À travers la prédication de Jésus, la
foule fait l’expérience de la présence de Dieu, comme le montre sa frayeur que les
évangiles évoquent régulièrement. Dans le même temps, les évangiles synop-
tiques attestent que les adversaires de Jésus posent la question de savoir d’où il
tient son autorité (Matthieu 21 : 23-27 ; Marc 11 : 27-33 ; Luc 20 : 1-8 ; Jean 2 :
18-22) : les évangiles synoptiques y répondent, en signalant que l’autorité divine
devient expérimentable dans les propos de Jésus. Cette autorité divine s’exprime
notamment dans les paroles : « Mais moi, je vous dis... » (Matthieu 5 : 7).

Dans ce contexte, le pouvoir est l’expression des propos et des actes de Jésus
qui ne trouve pas son fondement dans une autorité objective ou naturelle, ou en-
core dans son charisme personnel, mais uniquement dans l’envoi par Dieu. Dans
cette mesure, l’ensemble de son ministère public est placé sous le signe du pou-

317 |
Indications au sujet de la doctrine

voir qui se réalise à travers l’envoi par Dieu, comme les évangiles synoptiques en
parlent implicitement et l’évangile selon Jean, explicitement. Le théologien Ger-
hard Ebeling dit de ce pouvoir qu’il est le « dénominateur commun des propos et
de la conduite de Jésus ».5

Dans les évangiles, le pouvoir ne reste pas l’apanage de Jésus seulement ; Jésus
y fait participer les siens. En Luc 9 : 1 il est dit : « Jésus, ayant assemblé les douze,
leur donna force et pouvoir… » Ce pouvoir est ici participation au pouvoir de Jésus,
fondé sur le pouvoir de Dieu. Les textes néotestamentaires révèlent que le pouvoir
des disciples est immédiatement dépendant de Jésus, tout comme le pouvoir de
ce dernier est immédiatement dépendant du Père.

4.3.2 Le pouvoir – la conception néo-apostolique


Les ministères propres à Jésus-Christ, savoir ceux de roi, de sacrificateur et de
prophète, sont l’expression du pouvoir fondé en Dieu et dont il est question dans
les catégories du ministère. Jésus est l’envoyé que Dieu a doté des pouvoirs ad
hoc. « Dominer et régner, opérer la réconciliation avec Dieu, proclamer la volonté
de Dieu et annoncer les choses à venir, tout cela, Jésus-Christ le fait à la perfec-
tion » (CÉNA 3.4.7). Le règne et la domination dont il est question ici visent à la
réalisation du royaume de Dieu où règne l’amour de Christ.

L’apostolat a donc part au pouvoir concédé par Jésus-Christ, dont les aspects es-
sentiels sont présents dans les trois ministères de Christ : « Le ministère aposto-
lique est le ministère institué par Christ, dirigé par le Saint-Esprit et nanti du pouvoir
de prêcher l’Évangile, de dispenser les sacrements et de pardonner les péché
(Matthieu 28 : 19 ; Jean 20 : 23) » (CÉNA 6.4.1.4). En sa qualité d’envoyé de Jé-
sus-Christ, l’apôtre a aussi part au souverain sacerdoce de ce dernier, dont il est
question dans l’épître aux Hébreux (Hébreux 4 : 14). Représentant Jésus-Christ,
il est ambassadeur pour Christ (II Corinthiens 5 : 20) dans cette mesure, il repré-
sente Jésus-Christ dans l’Église et dans le monde.

Tous les ministères ne sont pas dotés des mêmes pouvoirs. Ce sont précisément
les différences entre les pouvoirs propres à chaque ministère qui fondent les trois
échelons ministériels, savoir ceux d’apôtre, de prêtre et de diacre.

C’est l’apostolat qui revêt une importance capitale, parce qu’il recèle en lui tous les
pouvoirs sacramentels nécessaires à l’Église. Les pouvoirs des autres ministères
procèdent de celui de l’apostolat. Aussi est-il dit, dans l’article 5 de notre confes-
sion de foi : « Je crois que ceux que Dieu a choisis pour exercer un ministère en

5 Gerhard Ebeling : Dogmatik des christlichen Glaubens. Bd. II. (Dogmatique de la foi chrétienne, tome II). Tübingen
1979, p. 409.

| 318
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

sont investis uniquement par des apôtres, et que, de l’apostolat, procèdent le pou-
voir, la bénédiction et la sanctification nécessaires à l’exercice de leur ministère. »
(CÉNA 2.4.5).

Les prêtres et les diacres ne participent pas d’égale manière du pouvoir ministériel
des apôtres : aux ministres sacerdotaux sont confiées la dispensation des sacre-
ments du saint baptême d’eau et de la sainte cène, l’annonce du pardon des pé-
chés, la proclamation véritable de l’Évangile ainsi que la dispensation de bénédic-
tions (CÉNA 7.9.1). Les diacres ne disposent pas du pouvoir sacramentel ; il leur
incombe cependant la proclamation véritable de l’Évangile et la dispensation de la
bénédiction trinitaire au cours du service divin sans actes sacramentels (CÉNA
2.4.5).

4.3.3 Le ministère : le pouvoir de dispenser les sacrements en bonne


et due forme
« L’administration générale des sacrements, c’est-à-dire la dispensation du saint
baptême d’eau, de la sainte cène et du saint-scellé est confiée à l’apostolat. Les
apôtres dispensent aussi ces trois sacrements aux défunts » (CÉNA 6.4.4). Le
pouvoir ministériel concerne premièrement le saint baptême d’eau. Même si le
baptême est confié à l’Église tout entière (CÉNA 6.4.4), ce sont premièrement les
apôtres qui ont reçu la mission de baptiser (Matthieu 28 : 18-20 ; CÉNA 8.1.10).
Le ministère sacerdotal a part, lui aussi, à ce pouvoir apostolique.

Les principaux aspects de la sainte cène (présence réelle du corps et du sang de


Christ ainsi que présence réelle de son sacrifice (CÉNA 8.2.13) s’inscrivent dans
un lien étroit avec le pouvoir de l’apostolat. Dans le CÉNA, il est dit : « Une sainte
cène pleinement valable, c’est-à-dire la véritable présence du corps et du sang de
Christ, est possible à la condition qu’elle soit portée par la puissance du Saint-
Esprit et que la consécration des espèces de la sainte cène soit faite par mandat
de l’apôtre (CÉNA 3.5.5.2 ; 8.2.12). Le point 8.2.15 du CÉNA met l’importance du
pouvoir en évidence : « Quand l’apôtre ou le ministre sacerdotal mandaté par lui
procède à la consécration, il agit par mandat et pouvoir de Jésus-Christ. C’est alors
le Saint-Esprit qui opère la présence réelle du Fils de Dieu, de son corps et de son
sang dans la sainte cène. Dans ce sens aussi, les apôtres de Jésus sont les ‘dis-
pensateurs de mystères de Dieu’ (I Corinthiens 4 : 1). Là où le Saint-Esprit agit à
travers le ministère fondé et mandaté par Jésus-Christ, la réalité sacramentelle se
constitue. » Il paraît à l’évidence que le pouvoir du ministère sacerdotal procède
immédiatement de celui de l’apostolat.

La représentation de Jésus-Christ, opérée par l’apôtre et à laquelle les ministres


sacerdotaux participent, devient plus particulièrement expérimentable lors de la
célébration de la sainte cène. L’apôtre ou le ministre sacerdotal qui conduit la cé-
lébration de la sainte cène représente Jésus-Christ qui institue la Cène dans le

319 |
Indications au sujet de la doctrine

cercle des apôtres. C’est parce qu’il est le représentant de Jésus-Christ que le
célébrant de la sainte cène peut dire : « Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-
Esprit, je consacre le pain et le vin pour la sainte cène et j’y dépose le sacrifice
unique de Jésus-Christ, valable en toute éternité. » (CÉNA 8.2.16). Bien que fai-
sant partie, parce que pécheurs, de l’Église qui a besoin de la grâce, l’apôtre ou le
ministre sacerdotal se tient face à l’Église, dans sa fonction de dispensateur du
sacrement. La sainte cène est l’œuvre de Jésus-Christ seulement, et non pas celle
de l’Église ou d’un ministère. C’est Jésus-Christ lui-même qui fait don du sacre-
ment à l’Église, à travers le ministère nanti du pouvoir.

Seul l’apostolat est doté du pouvoir de dispenser le saint-scellé, le don du Saint-


Esprit (CÉNA 8.3). C’est également aux seuls détenteurs du ministère apostolique
qu’est conféré le pouvoir de dispenser les sacrements aux défunts (CÉNA 6.4.4).
Au point 9.6.3 du CÉNA il est dit à ce sujet : « La mission qui leur a été confiée par
Jésus […] de dispenser les sacrements, les apôtres l’accomplissent à l’égard des
vivants et des morts. Ils agissent en lieu et place de Christ, et en son nom. Comme
Jésus-Christ a consenti son sacrifice ici-bas, c’est aussi sur la terre que les apôtres
communiquent le salut. »

4.3.4 Le ministère : le pouvoir de proclamer véritablement l’Évangile


Le CÉNA évoque le lien intrinsèque du pouvoir et de la véritable proclamation de
la parole. Ainsi est-il dit, dans les explications de l’article 4 de notre confession de
foi : « La mission ‘d’enseigner’ concerne la proclamation véritable de l’Évangile de
la mort, de la résurrection et du retour du Seigneur » (CÉNA 2.4.4). C’est d’abord
le fond de la véritable proclamation de l’Évangile qui est ici mis en évidence.

D’emblée, l’énumération « mort, résurrection et retour du Seigneur » peut sembler


bien formelle, mais il s’agit d’éléments essentiels de la proclamation de l’Évangile ;
s’ils en sont absents, la proclamation n’est pas véritable ni correcte. Ce qui rend
concrets la mort, la résurrection et le retour du Seigneur, c’est leur évocation en
référence à l’amour, à la réconciliation, à la grâce et à la miséricorde. La procla-
mation véritable est uniquement fondée sur la parole de Christ qui est attestée
dans le NT. Dès qu’elle est audible, elle suscite et affermit la foi (Romains 10 : 17).
La « parole de Christ », c’est-à-dire la prédication qu’il a adressée à ses apôtres
et à ses contemporains, l’apostolat et les ministères en communion avec lui la
transmettent, forts de leur pouvoir.

Dans son article consacré au « pouvoir ministériel » (HS PDi 3/2017, p. 4 sq.)
l’apôtre-patriarche met l’accent sur le fait que la Bible est le fondement de la pré-
dication véritable : « En leur qualité de ‘dispensateurs des mystères divins’ (I Co-
rinthiens 4 : 1) les apôtres actuels disposent du mandat et du pouvoir d’interpré-
ter la Bible avec l’aide du Saint-Esprit. Guidé par le Saint-Esprit, l’apostolat
montre l’importance que revêt la Bible pour le croyant d’aujourd’hui et enseigne

| 320
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

avec autorité la manière dont il convient de mettre l’Évangile en pratique (Matthieu


28 : 20). En rapportant la signification du texte biblique à l’époque actuelle, afin
de le rendre applicable, la prédication des apôtres fortifie la foi des êtres humains,
affermit leur confiance en Dieu et approfondit leur connaissance (par exemple au
sujet de l’accessibilité du salut dans les domaines de l’au-delà). »

La mission d’enseigner et de prêcher, confiée d’abord aux apôtres, est déléguée


aux autres ministères (prêtre et diacre) : « La proclamation véritable de la volonté
salvifique universelle se réalise aussi par le ‘pouvoir’ conféré par l’apostolat »
(CÉNA 2.4.5). En ce qui concerne la proclamation véritable, les prêtres et les
diacres ont aussi part au pouvoir de l’apostolat.

5 Le ministère au sein de la communauté et de l’Église


Après l’évocation des aspects théologiques essentiels de notre définition du mi-
nistère, nous traiterons ci-après de la réalisation historique du ministère au sein de
l’Église néo-apostolique. Un regard sur les débuts de l’Église peut nous aider à y
voir plus clair.

5.1 La hiérarchie ministérielle dans son évolution historique


En un premier temps, nous donnerons une courte vue d’ensemble de l’évolution
de la hiérarchie ministérielle dans l’Église chrétienne du Ier siècle, pour montrer
ensuite, en toute brièveté, son évolution, à partir de 1863, au sein du mouvement
néo-apostolique. Ensuite, nous présenterons la hiérarchie ministérielle actuelle.

5.1.1 Évolution de la hiérarchie ministérielle dans le Nouveau Testament


À l’origine du ministère et de l’Église, il y a les disciples qui accompagnaient Jésus
et témoignaient en paroles et en actes de sa qualité d’envoyé de Dieu. C’est parmi
eux que Jésus a choisi les douze apôtres. Ce n’est que sous l’activité du Saint-
Esprit, à partir de la Pentecôte, qu’ils ont commencé à œuvrer, nantis du pouvoir
et de l’autorité apostoliques – comme en témoigne notamment le discours de
Pierre – et qu’ils ont initié une Église qui croit en Jésus-Christ (Actes 2).

Le Nouveau Testament ne déploie pas de doctrine du ministère. La deuxième


épître aux Corinthiens témoigne de la manière dont Paul concevait son ministère
(II Corinthiens 3–6). Les premières communautés chrétiennes ne disposent pas
d’une hiérarchie ministérielle obligatoire et structurée. Dans celle de Jérusalem,
seuls les apôtres ont œuvré en un premier temps, puis ont été institués des « au-
môniers » pourvoyant au service diaconal dans la communauté. Les écrits pauli-
niens font mention d’un déploiement continu du ministère. En I Corinthiens 12 : 28
Paul cite une série de services ou charismes : « Et Dieu a établi dans l’Église pre-
mièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs,
ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont le don de guérir, de

321 |
Indications au sujet de la doctrine

secourir, de gouverner, de parler diverses langues. » Dans l’épître aux Éphésiens,


de rédaction beaucoup plus tardive, l’énumération des personnes remplies de l’Es-
prit qui œuvrent dans la communauté est autre : « Et il a donné les uns comme
apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres
comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de
l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ » (Éphésiens 4 : 11-12).
Aucune des cinq dénominations ministérielles ici citées ne se voit cependant attri-
buer de tâche concrète. Un autre argument visant à démontrer qu’il ne s’agit pas
d’une énumération complète, voire définitive des ministères consiste en l’absence
de mention des diacres, des évêques et des anciens.

Les presbytres (anciens) et les épiscopes (évêques) revêtaient une importance


majeure et plus déterminante pour les communautés néotestamentaires dont ils
assuraient la direction. Le théologien Reinhard Frieling fait remarquer qu’« en
fonction du contexte culturel, ces deux notions étaient interchangeables et équiva-
lentes aux temps néotestamentaires. »6

Au point 7.5, le CÉNA souligne, comme nous l’avons déjà dit plus haut, le carac-
tère plutôt pragmatique de l’évolution de la hiérarchie ministérielle : « Les apôtres
et d’autres croyants ont fondé de nouvelles communautés qui avaient besoin de
soins spirituels. À cette fin, les apôtres ont institué des conducteurs appelés
‘évêques’ ou ‘anciens’ (du grec ‘episkopoi’ et ‘presbyteroi’). Il ressort
en Tite 1 : 5-7 que ces deux dénominations désignaient une seule et même tâche.
Dans les communautés de l’Église chrétienne primitive œuvraient, de surcroît, des
prophètes, des évangélistes, des pasteurs et des docteurs (Éphésiens 4 : 11). Ac-
compagnant la croissance de l’Église, une hiérarchie s’est progressivement cons-
tituée au gré des impulsions du Saint-Esprit (c’est le témoignage des épîtres pas-
torales et de la Didachê), garantissant la continuité de la vie spirituelle des com-
munautés. Après la mort des premiers apôtres se sont constitués des services
spirituels aux dénominations et aux tâches diverses. »

C’est non en dernier à cause des différentes langues en usage dans les commu-
nautés que les dénominations ministérielles variaient. Pendant la période post-
apostolique, l’épiscope est devenu un évêque chargé de la direction spirituelle et
organisationnelle d’une province ecclésiastique. Du presbytre a procédé le prêtre,
dont le ministère renvoie en substance au ministère de sacrificateur de Jésus-
Christ (CÉNA 3.4.7.2).

5.1.2 Évolution de la hiérarchie ministérielle dans l’Église ancienne


C’est à partir du IIe siècle seulement que s’est constituée une hiérarchie ministé-
rielle différenciée, en lien avec la pensée selon laquelle le pouvoir des apôtres de

6 Reinhard Frieling : Amt (Du ministère). Göttingen 2002, p. 24.

| 322
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

l’Église chrétienne primitive se transmettait à travers les évêques. C’est ainsi


qu’est née l’idée de la succession apostolique pouvant être historiquement prou-
vée. Cette idée d’une série ininterrompue d’ordinations, allant des premiers
apôtres jusqu’à nos jours, joue un rôle déterminant au sein du catholicisme et de
l’orthodoxie. Dans ces Églises, elle constitue le fondement de la reconnaissance
réciproque des ministères.

L’Église néo-apostolique ne reconnaît pas, dans cette succession apostolique


conçue comme étant historique, une réponse appropriée au problème de l’apos-
tolicité personnelle. Elle considère bien plutôt qu’il faut voir dans cette succession
apostolique un argument théologique visant à justifier l’absence de réalisation per-
sonnelle du ministère apostolique. En même temps, l’idée d’une succession apos-
tolique peut se comprendre dans le sens où la nécessité du ministère apostolique
pour l’Église globale est toujours restée présente dans les consciences. Le minis-
tère véritable ne peut pas, du point de vue néo-apostolique, se justifier au moyen
d’une succession apostolique inscrite dans l’histoire ; il est fondé en Jésus-Christ
seul qui confère le pouvoir ad hoc et envoie le ministre. En sa qualité d’envoyé de
Dieu, Jésus-Christ envoie les apôtres qui, à leur tour, ont pour mission d’envoyer
ceux que Dieu a choisis pour exercer un ministère.

5.1.3 Évolution de la hiérarchie ministérielle dans l’Église néo-apostolique


La hiérarchie ministérielle néo-apostolique qui se développe à partir de 1863 est
étroitement liée, en matière de terminologie surtout, à celle de l’Église apostolique-
catholique. Cette hiérarchie complexe a certes été simplifiée très tôt ; de surcroît,
la dénomination d’« ange » a été remplacée par celle, plus courante, d’« évêque ».

Si l’on considère l’évolution des cent dernières années, il apparaît clairement que
l’Église a régulièrement renoncé à des ministères ou en a institué d’autres. Ce qui
a été constitutif du mouvement apostolique à travers les époques, c’est le minis-
tère d’apôtre, et non pas une hiérarchie ministérielle immuable et, pour ainsi dire,
prescrite par Dieu.

5.1.4 Remarque au sujet du quadruple ministère


Jusque dans les premières décennies du XXe siècle, la conception était répandue,
au sein de l’Église néo-apostolique – et on s’appuyait à cette fin sur le passage en
Éphésiens 4 : 11-16 que l’Église devait nécessairement être dotée d’un minis-
tère quadruple (ou des quatre ministères fondamentaux) d’apôtre, de prophète,
d’évangéliste et de pasteur (berger). Sur ce point, l’Église néo-apostolique parta-
geait, à ses débuts, une position semblable à celle de l’Église apostolique-catho-
lique. Cependant, à considérer de plus près les interprétations apostolique-catho-
lique et néo-apostolique de ce passage de l’épître aux Éphésiens, on s’aperçoit
qu’on le combinait – souvent très librement – avec des déclarations et images vé-

323 |
Indications au sujet de la doctrine

térotestamentaires comme, par exemple, avec les quatre fleuves du paradis (Ge-
nèse 2 : 10-14) ou les quatre animaux à ressemblance humaine cités en Ézéchiel
1 : 5-12 (cf. aussi Apocalypse 4 : 6-8 les « quatre êtres vivants »). Or, il n’existe
aucun rapport entre ces passages et celui en Éphésiens 4 : 11-16. L’épître aux
Éphésiens n’impose donc aucune hiérarchie ministérielle universelle et immuable,
mais exprime simplement ceci : « Tous les ministères de l’Église, quelle que soit
leur dénomination, sont des ‘dons’ du Seigneur de l’Église. »

Sur la base de ce constat, la doctrine du quadruple ministère a été reconnue


comme n’étant pas défendable.

5.2 Hiérarchie ministérielle décrite dans le Catéchisme (2012)


La hiérarchie ministérielle décrite dans le Catéchisme de l’Église néo--apostolique
(2012) remonte à celle, toujours plus restreinte, qui avait cours à l’époque de
l’apôtre-patriarche Bischoff. Au fil du temps, on a renoncé à certains ministères,
comme ceux de prophète et d’ancien de communauté, ou on a cessé de les pour-
voir. Tel est aussi le cas du ministère de sous-diacre.

Un aspect essentiel réside dans l’évocation expresse des trois échelons ministé-
riels, savoir l’apostolat, le sacerdoce (la prêtrise) et le diaconat, qui existaient aussi
dans les hiérarchies antérieures, et leur différenciation. Ce fait est déterminant
pour l’évolution de la hiérarchie ministérielle qui a eu lieu depuis lors.

En CÉNA 7.6 il est dit : « Au sein de l’Église néo-apostolique, il existe actuellement


trois niveaux ministériels ayant des compétences spirituelles distinctes :

◼ Le ministère apostolique : apôtre-patriarche, apôtre de district, apôtre


◼ Le ministère sacerdotal : évêque, ancien de district, évangéliste de district,
berger, évangéliste de communauté, prêtre
◼ Le ministère diaconal : diacre et sous-diacre

6 La hiérarchie ministérielle désormais en vigueur


La hiérarchie ministérielle actuellement en vigueur au sein de l’Église néo-aposto-
lique est déterminée à partir du pouvoir ministériel. Un autre aspect important au
sein de la hiérarchie ministérielle réside dans la fonction de direction associée aux
ministères.

Les ministères d’évangéliste, de berger, d’évangéliste de district et d’ancien de


district ne sont désormais plus pourvus. Les personnes ordonnées dans ces mi-
nistères continueront à les exercer et à porter leur titre ministériel.

| 324
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

Les ministères d’apôtre de district et d’évêque ne seront plus pourvus non plus. La
dénomination d’« apôtre de district » sera néanmoins conservée pour désigner un
apôtre ayant mandat de diriger une Église territoriale. Quant à la dénomination
d’« évêque », elle désignera le ministre sacerdotal assistant l’apôtre.

6.1 Pouvoir et mandat ministériels


Les trois ministères d’apôtre, de prêtre et de diacre se voient attribuer des pouvoirs
précis. Cette notion de pouvoir se rapporte uniquement aux actes (dispensation
des sacrements, de bénédictions, proclamation publique de l’Évangile) auxquels
les différents ministres sont habilités à procéder.

Le ministère implique à la fois un pouvoir et un mandat. Le pouvoir inhérent au


ministère est de nature théologique, le mandat relève du droit ecclésial.

◼ Définition du pouvoir ministériel : Le pouvoir minis-tériel est l’habilité,


fondée sur Jésus-Christ, conférée dans la puissance du Saint-Esprit par
l’apôtre lors de l’ordination, à agir et à parler au nom de la Trinité divine.
Le pouvoir ministériel est conféré par l’ordination. Il s’éteint lors de l’ac-
ceptation, par l’apôtre, de la résignation du ministère, lors de la destitution
de celui-ci ou à la mort du détenteur du ministère.
◼ Définition du mandat ministériel : Le mandat confère au ministre le droit
et le devoir de remplir le service qu’implique le pouvoir ministériel qui lui a
été conféré dans un cadre géographiquement et temporellement déter-
miné. Le mandat cesse à l’occasion d’un changement d’aire de compé-
tence, au moment de l’admission à la retraite, de l’acceptation, par l’apôtre,
de la résignation du ministère, de la destitution de celui-ci ou de la mort
du détenteur du ministère.

6.2 Ordination, mandatement, nomination


Dans la hiérarchie ministérielle actuellement en vigueur, la division du ministère
en trois échelons est plus nettement marquée qu’auparavant. La distinction est
désormais plus nette entre le pouvoir ecclésiastique inhérent à un ministère et les
tâches à remplir au sein de l’organisation ecclésiale.

Le CÉNA fait la distinction entre l’ordination et l’installation dans une charge (terme
désormais remplacé par « mandatement » dans la nouvelle définition du ministère)
(CÉNA 7.10) l’assemblée des apôtres de district a résolu d’introduire une troi-
sième catégorie, outre l’ordination et le mandatement, qui est la nomination.
Les trois catégories se différencient comme suit :

325 |
Indications au sujet de la doctrine

◼ l’ordination confère un pouvoir ministériel ;


◼ le mandatement confère une fonction ecclésiastique de direction et -d’ad-
ministration ;
◼ la nomination confère un service essentiellement spirituel.

6.2.1 L’ordination : institution dans le ministère


La notion d’ordination vient du latin « ordinatio », qui signifie intégration dans un
autre « ordo », c’est-à-dire un « état » (corps constitué) ou un « ministère ». La
notion d’ordination est certes décrite au point 7.7 du CÉNA mais non pas définie.
Conjointement avec l’assemblée des apôtres de district, l’apôtre-patriarche a éla-
boré la définition suivante : « L’ordination est institution dans un ministère spirituel.
Elle est accomplie par l’apôtre, au nom de la Trinité divine, par l’imposition des
mains et une prière. Elle confère pouvoir, sanctification et bénédiction. On y pro-
cède après prise en considération des compétences nécessaires à l’accomplisse-
ment des services inhérents au ministère conféré. Avant l’imposition des mains,
l’assistance du Saint-Esprit en vue de l’accomplissement de ces services est de-
mandée par la prière. » Le terme d’ordination désigne par conséquent l’acte par
lequel sont conférés le pouvoir, la bénédiction et la sanctification.

Font l’objet d’une ordination les ministères d’apôtre, de prêtre et de diacre. Autorité
spirituelle suprême (CÉNA 7.6.6) l’apôtre-patriarche est, lui aussi, ordonné, mais,
comme les autres apôtres et apôtres de district, il est investi de l’apostolat.

Tous les ministères n’ont pas le même pouvoir :

Le pouvoir ministériel de l’apôtre :


◼ Lors de son ordination dans le ministère d’apôtre, l’apôtre reçoit, outre les
pouvoirs qu’il a, le cas échéant, déjà reçus lors de son ordination dans le
ministère de diacre et de prêtre, celui de dispenser le sacrement du saint-
scellé et celui d’ordonner des ministres. Les pouvoirs, sur la base des-
quels les diacres et les prêtres peuvent agir par mandat de l’apôtre, sont
originairement inhérents à l’apostolat.
◼ Le pouvoir de dispenser le saint-scellé est l’habilité spirituelle, conférée
par l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, à dispenser le don du Saint-
Esprit au nom de la Trinité divine, Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
◼ Le pouvoir d’ordonner des ministres est l’habilité spirituelle, conférée par
l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, à communiquer, au nom de la
Trinité divine, Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, le pouvoir, la béné-
diction et la sanctification nécessaires à l’exercice d’un ministère aux fins
du service.

| 326
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

Le pouvoir ministériel du prêtre :


◼ Lors de son ordination dans le ministère de prêtre, le prêtre reçoit, outre
les pouvoirs qu’il a, le cas échéant, déjà reçus lors de son ordination dans
le ministère de diacre, ceux d’annoncer le pardon des péchés et de dis-
penser les sacrements du saint baptême d’eau et de la sainte cène ainsi
que le pouvoir de dispensation de bénédictions.
◼ Le pouvoir d’annoncer le pardon des péchés est l’habilité spirituelle, con-
férée par l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, à annoncer le pardon
des péchés par mandat de l’apôtre et au nom de Jésus-Christ.
◼ Le pouvoir de dispenser le saint baptême d’eau est l’habilité spirituelle,
conférée par l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, de consacrer
l’eau en vue du baptême et de dispenser ce sacrement au nom de la Tri-
nité divine, Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
◼ Le pouvoir de célébrer la sainte cène est l’habilité spirituelle, conférée par
l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, à consacrer le pain et le vin au
nom de la Trinité divine, Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et à dis-
penser ce sacrement au cours du service divin et de la visite pastorale.
◼ Le pouvoir de dispensation de bénédictions est l’habilité spirituelle, confé-
rée par l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, à dispenser une béné-
diction au nom de la Trinité divine, Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Le pouvoir ministériel du diacre :


◼ Lors de son ordination, le diacre se voit conférer le pouvoir de proclamer
véritablement la parole et de dispenser la bénédiction trinitaire.
◼ Le pouvoir de proclamer véritablement la parole est l’habilité spirituelle,
conférée par l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, à prêcher l’Évan-
gile au cours du service divin et à communiquer la parole de Dieu lors des
visites pastorales.
◼ Le pouvoir de dispenser la bénédiction trinitaire est l’habilité spirituelle,
conférée par l’apôtre dans la puissance du Saint-Esprit, à célébrer le ser-
vice divin sans actes sacramentels, en le débutant par l’invocation de la
Trinité divine et le finissant par la bénédiction trinitaire.

L’imposition des mains et la prière lors de l’ordination trouvent leur origine dans le
Nouveau Testament. Elles sont attestées en Actes 6 : 1 sqq., 13 : 1 sqq., I Timo-
thée 4 : 14, II Timothée 1 : 6 et font ainsi partie des éléments fondamentaux de
l’ordination.

Lors du choix des ministres à ordonner, on vérifiera qu’ils disposent effectivement


des compétences nécessaires à l’accomplissement des services inhérents au mi-
nistère conféré. On implorera en même temps l’assistance du Saint-Esprit, pour
qu’il accompagne et fortifie le ministre dans l’exercice de son ministère. Avant toute
ordination, la déclaration d’adhésion à la teneur des dix articles de la confession

327 |
Indications au sujet de la doctrine

de foi de l’Église néo-apostolique est requise. Il conviendra de s’en assurer avec


la personne à ordonner au cours de l’entretien préalable, puis l’apôtre lui posera
expressément la question devant l’assemblée.

L’ordination est reçue à genoux. Cette posture signifie la sainteté de l’acte ainsi
que l’humilité devant Dieu, devant l’assemblée et face à la tâche liée au ministère.

6.2.1.1 L’ordination de l’apôtre-patriarche


L’ordination de l’apôtre-patriarche constitue une particularité, puisqu’il est, lui aussi,
déjà investi du ministère apostolique. Malgré cela, il est ordonné à ce service pri-
mordial pour l’Église. Tel est cas, parce qu’en exerçant le ministère pétrinien et le
pouvoir des clés qui lui est inhérent, l’apôtre-patriarche est en charge de la direc-
tion de l’Église globale. Selon le point 7.6.6 du CÉNA, il est l’autorité spirituelle
suprême ; il occupe la position dirigeante dans le cercle des apôtres.

L’importance majeure du ministère pétrinien (qui comporte des pouvoirs qui ne


sont pas confiés à tous les apôtres) est attestée par ces paroles que Jésus a
adressées à Simon : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai
mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
Je te donnerai les clés du royaume des cieux… » (Matthieu 16 : 18-19a). Le CÉNA
explique la position de celui qui exerce le ministère pétrinien parmi les apôtres
et dans l’Église : « Jésus parle du fondement et de l’édification de son Église, en
les liant à la position particulière de l’apôtre Pierre. Celui-ci est le ‘roc’, sur lequel
Jésus bâtit son Église. Le Fils de Dieu crée ainsi un lien indissoluble entre le ‘roc’
qu’est le ministère patriarcal et son Église. Le ministère patriarcal et l’Église de
Christ sont donnés aux hommes, en vue du salut en Jésus-Christ » (CÉNA 7.6.6).
Pour plus de détails sur les autres services et pouvoirs de l’apôtre-patriarche (tels
que l’ordination des apôtres ou le pouvoir des clés), voir le HS PDi 4/2017, p. 14-15.

6.2.2 Mandatement
Des ministres peuvent être mandatés en vue d’exercer des fonctions de direction
au sein de l’Église globale, d’une Église territoriale, d’un district ou d’une commu-
nauté :

◼ un apôtre peut être mandaté pour être apôtre de district ;


◼ un ministre sacerdotal peut être investi du mandat de conducteur de com-
munauté ou de responsable de district.

Le mandatement est délégation d’un service lié à un ministère spirituel et impli-


quant une fonction dirigeante au sein d’une Église territoriale, d’un district ou d’une
communauté. Il est conféré par l’apôtre ou, à titre exceptionnel, par un ministre
dirigeant mandaté par lui, au nom de la Trinité divine, par l’imposition des mains
et une prière. Il confère sanctification et bénédiction. On y procède après prise en

| 328
Définition néo-apostolique du ministère spirituel

considération des compétences personnelles (par exemple, sur le plan pastoral,


doctrinal et organisationnel) nécessaires à l’accomplissement des services liés à
la fonction dirigeante attribuée. Avant l’imposition des mains, l’assistance du Saint-
Esprit en vue de l’accomplissement de ces services est demandée par la prière.
Le mandatement n’est pas lié à la durée de l’activité ministérielle, mais il s’achève
avec celle-ci. À la différence de l’ordination, le mandatement ne confère pas de
pouvoir, si bien que cet acte ne sera pas nécessairement accompli par un apôtre ;
la bénédiction et la sanctification peuvent aussi – et toujours à la différence de
l’ordination dans un ministère spirituel – être conférées par un autre ministre sa-
cerdotal occupant un rang plus élevé dans la hiérarchie.

Le mandatement est reçu à genoux.

6.2.3 La nomination
Des ministres peuvent être nommés pour assister les ministres qui exercent des
fonctions de direction au sein de l’Église globale, d’une Église territoriale, d’un
champ d’activité apostolique, d’un district ou d’une communauté :

◼ La nomination d’un apôtre-patriarche adjoint, apôtre de district adjoint ou


apôtre responsable se fait à partir du ministère d’apôtre.
◼ La nomination d’un évêque dans sa fonction d’assistant de l’apôtre se fait
à partir du ministère sacerdotal.
◼ La nomination d’un suppléant du responsable de district ou du conducteur
de communauté se fait à partir du ministère sacerdotal.

La nomination est délégation d’un service spirituel à des ministres ou des laïcs.
Elle est exécutée et terminée par un ministre investi de fonctions de direction. On
y procède après prise en considération des compétences personnelles (pastorales,
doctrinales et organisationnelles) nécessaires à l’accomplissement des services
correspondants. En vue de l’accomplissement de ces services, on priera pour la
bénédiction divine.

Tout service au sein de l’Église ne requiert pas de nomination ; c’est le cas seule-
ment des services essentiellement spirituels. Comme le mandatement, la nomina-
tion nécessite la prise en compte des compétences personnelles et spécifiques. Il
appartient aux apôtres de district de préciser la nature de ces services et les mo-
dalités de la nomination. Dans ce contexte, on pourra tenir compte de différences
liées aux cultures et aux traditions.

Les nominations sont reçues debout.

329 |
Indications au sujet de la doctrine

7 Extinction du pouvoir et du mandat ministériels


Le ministère, avec ses deux composantes que sont le pouvoir et le mandat minis-
tériels, peut prendre fin de plusieurs manières. L’admission à la retraite met seu-
lement fin au mandat ministériel. En revanche, la résignation ou la destitution du
ministère mettent fin, et au pouvoir et au mandat ministériels.

Ces notions ont été définies, elles aussi.

◼ Définition de : L’admission à la retraite est l’acte


par lequel le ministre est délié de son mandat ministériel pour avoir atteint
la limite d’âge ou pour d’autres motifs. Il conserve le pouvoir inhérent à
son ministère, mais ne peut en faire usage à la retraite, à moins que
l’apôtre ne le charge de l’exécution d’une tâche particulière.
◼ Définition de : La résignation est la déclara-
tion de volonté, faite par un ministre ordonné, de se démettre de son mi-
nistère. Elle est valide dès l’acceptation, par l’apôtre, de cette déclaration.
Dès lors, le pouvoir ministériel s’éteint et le mandat cesse.
◼ Définition de : La destitution du ministère con-
siste en le retrait, prononcé par l’apôtre, du pouvoir et du mandat ministé-
riels.

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331 |
| 332
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes | Sommaire

1 Introduction ........................................................................................ 335


1.1 Brève rétrospective .............................................................................. 335
1.2 Conclusion ........................................................................................... 336

2 Définition du pouvoir et du mandat ministériels ............................ 337


2.1 Conclusion ........................................................................................... 338

3 La ressemblance de l’homme à Dieu ............................................... 338


3.1 Le premier récit de la création (Genèse 1 : 1 – 2 : 4a) ......................... 338
3.2 Le second récit de la création (Genèse 2 : 4b-25) ............................... 340
3.3 Conclusion ........................................................................................... 342

4 L’homme et la femme sont à l’image de Dieu –


Déductions théologiques ..................................................................342
4.1 L’homme et la femme sont d’égale dignité .......................................... 342
4.2 Dieu révèle que l’homme est « à l’image de Dieu » ............................. 342
4.3 L’homme et la femme sont investis de la même mission ..................... 343
4.4 Conclusion ........................................................................................... 344

5 Témoignages néotestamentaires sur la position


de la femme au sein de la communauté .......................................... 344
5.1 Les femmes dans les évangiles ............................................................ 344
5.2 L’activité des femmes dans les communautés chrétiennes
primitives – le témoignage des épîtres de Paul ...................................345
5.3 Le refus de l’activité des femmes au sein des communautés
chrétiennes primitives – les positions des épîtres pastorales .............. 346
5.3.1 Le commandement imposé aux femmes de se taire ........................... 346
5.3.2 Ève fait-elle entrer le péché dans le monde ? ......................................348
5.4 Conclusion ........................................................................................... 348

6 L’élection des douze apôtres par Jésus .......................................... 349


6.1 Conclusion ........................................................................................... 350

7 La femme au sein de la communauté néo-apostolique ................. 350


7.1 Conclusion ........................................................................................... 352

8 Évaluation théologique des témoignages néotestamentaires ......352


8.1 Conclusion ........................................................................................... 353

9 Conséquences doctrinales et pratiques .......................................... 354


9.1 L’appel au service et au ministère ........................................................ 354
9.2 Ordination des femmes et des hommes .............................................. 354
9.2.1 Bénédiction et sanctification .................................................................355

333 |
Contents

9.2.2 Le pouvoir ministériel ........................................................................... 355


9.2.3 Le mandat ministériel ........................................................................... 356
9.3 Conclusion ........................................................................................... 357

10 Remarques relatives à l’introduction de l’ordination


des femmes ........................................................................................ 357
10.1 L’élection au ministère spirituel ............................................................ 357
10.2 Obligations liées au ministère spirituel ................................................ 358
10.3 Le parcours dans le ministère spirituel ................................................ 358

| 334
Introduction

La transmission du pouvoir et du mandat


ministériels aux femmes
1 Introduction
Les apôtres sont les « dispensateurs des mystères de Dieu » (I Corinthiens 4 : 1) ;
en tant que tels, ils doivent veiller à la proclamation véritable de l’Évangile, à l’ad-
ministration véritable des sacrements et à la discipline au sein de l’Église (CÉNA
7.4.1). L’apostolat, dirigé par l’apôtre-patriarche, doit s’interroger sur l’ordre actuel
dans les communautés et, par l’action du Saint-Esprit, parvenir à des réponses
solides et conformes à la Bible. C’est précisément sur les thèmes pour lesquels il
n’existe pas de réponse biblique claire qu’il est nécessaire que l’apostolat par-
vienne à des décisions solides avec l’aide du Saint-Esprit et de la raison. C’est la
seule façon de garantir que la vie de l’Église et des communautés se structure et
se développe conformément à notre époque.

La question de savoir si les hommes et les femmes sont dignes d’égale manière
de recevoir le pouvoir et le mandat ministériels fait partie de celles qui appellent,
pour l’avenir, une réponse et une décision par l’apostolat. La question de l’ordina-
tion des femmes est directement liée aux réflexions faites et aux décisions prises
jusqu’à présent au sujet de la définition de l’Église, des sacrements et du ministère.

1.1 Brève rétrospective


Au cours de son mandat, l’apôtre-patriarche Fehr a donné de multiples impulsions
pour clarifier et affiner la doctrine de l’Église néo-apostolique. Il a fait rédiger un
ouvrage dans lequel la doctrine de l’Église néo-apostolique est présentée de ma-
nière contraignante. Le résultat de ces efforts est le Catéchisme, qui a été publié
en 2012, c’est-à-dire pendant le mandat de l’apôtre-patriarche Wilhelm Leber.
Dans le cadre de ce projet, une révision fondamentale des dix articles de notre
confession de foi a été effectuée en 2010 avec un commentaire, qui expose dans
les grandes lignes les positions doctrinales de notre Église. Le Catéchisme de
l’Église néo-apostolique a ensuite développé la conception néo-apostolique de
l’Église, dans laquelle la distinction entre les Églises visibles et imparfaites et
l’Église invisible et parfaite de Jésus-Christ, unique, joue un rôle déterminant. Le
développement d’une définition de l’Église et d’une doctrine des sacrements était
une nouveauté dans l’histoire de l’Église néo-apostolique.

335 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

Toutefois, une véritable doctrine du ministère n’a pas encore pu être présentée
dans le Catéchisme. Quelques aspects essentiels d’une doctrine future du mi-
nistère ont néanmoins pu y être évoqués, permettant ainsi d’ouvrir des pistes de
réflexion. À titre d’exemple, nous renvoyons aux explications relatives à l’article
cinq de la confession de foi, dans lequel une distinction est faite entre le minis-
tère et le service et où sont mentionnés des éléments essentiels de l’ordination :

« L’être humain, dit encore l’article 5, est investi de son ministère par la volonté
divine et non pas sur une décision humaine. Cela s’accomplit par l’apostolat. Il y a
un rapport immédiat entre le ministère et l’apostolat. Là où l’apostolat est à l’œuvre,
il existe aussi, par conséquent, un ministère spirituel (cf. 7). Il existe par ailleurs,
dans l’Église de Christ, divers services en vue de la proclamation de l’Évangile et
du bien-être des fidèles, qui peuvent aussi être remplis sans ordination. […] L’or-
dination dans un ministère spirituel comporte trois aspects : ‘le pouvoir, la béné-
diction et la sanctification’. C’est surtout pour les ministres sacerdotaux que l’élé-
ment de ‘pouvoir’ a une importance décisive, car ils ont le pouvoir d’annoncer le
pardon des péchés par mission de l’apôtre et de consacrer la sainte cène. Par les
apôtres, les ministres sacerdotaux ont donc part à la bonne administration des
sacrements. La proclamation véritable de la volonté salvifique universelle de Dieu
se réalise aussi par le ‘pouvoir’ conféré par l’apostolat. Par la ‘bénédiction’, l’assu-
rance de l’accompagnement divin et de l’assistance du Saint-Esprit est donnée,
aussi bien pour l’exercice du ministère sacerdotal que diaconal. La ‘sanctification’
indique que, par le ministère, Dieu lui-même veut agir dans sa sainteté et son in-
tangibilité. » (CÉNA 2.4.5).

La formulation d’une définition néo-apostolique du ministère a été commencée dès


2014. En 2019 est paru l’article intitulé : « Définition néo-apostolique du ministère
spirituel – Commentaire du chapitre 7 du CÉNA », qui est publié dans la présente
édition du Recueil annuel. Dans ces explications relatives au ministère, le pouvoir
et le mandat ministériels sont des notions essentielles. Nous les aborderons briè-
vement ci-après.

1.2 Conclusion
L’apostolat – les apôtres en union avec l’apôtre-patriarche – a pour mission
de veiller à l’ordre actuel dans les communautés sous la direction du Saint-
Esprit. La question de savoir si les hommes et les femmes sont dignes
d’égale manière de recevoir le pouvoir et le mandat ministériels fait partie de
celles qui appellent, pour l’avenir, une réponse et une décision par l’apostolat.

| 336
Définition du pouvoir et du mandat ministériels

2 Définition du pouvoir et du mandat ministériels


Le Catéchisme souligne déjà que « l’élément de ‘pouvoir’ a une importance déci-
sive » (CÉNA 2.4.5). Le Catéchisme parle également de mandat : « Le ministre
exerce son ministère dans la limite des pouvoirs qui lui sont conférés. À cette fin,
son apôtre lui donne un mandat correspondant à un champ d’activité précis. »
(CÉNA 7.8). Dans l’article susmentionné relatif à la définition du ministère, les
points suivants sont abordés de manière contraignante, sur la base d’une décision
prise par l’assemblée des apôtres de district :

« Le ministère implique à la fois un pouvoir et un mandat. Le pouvoir inhérent au


ministère est de nature théologique, le mandat relève du droit ecclésial.

◼ Définition du pouvoir ministériel : Le pouvoir ministériel est l’habilité, fon-


dée sur Jésus-Christ, conférée dans la puissance du Saint-Esprit par
l’apôtre lors de l’ordination, à agir et à parler au nom de la Trinité divine.
Le pouvoir ministériel est conféré par l’ordination. Il s’éteint lors de l’ac-
ceptation, par l’apôtre, de la résignation du ministère, lors de la destitution
de celui-ci ou à la mort du détenteur du ministère.
◼ Définition du mandat ministériel : Le mandat confère au ministre le droit
et le devoir de remplir le service qu’implique le pouvoir ministériel qui lui a
été conféré dans un cadre géographiquement et temporellement déter-
miné. Le mandat cesse à l’occasion d’un changement d’aire de compé-
tence, au moment de l’admission à la retraite, de l’acceptation, par l’apôtre,
de la résignation du ministère, de la destitution de celui-ci ou de la mort
du détenteur du ministère. »7

Le pouvoir ministériel se rapporte entre autres à l’administration des sacrements,


au droit d’ordonner et de proclamer la parole de Dieu. Le mandat ministériel per-
met de définir le contexte dans lequel le pouvoir ministériel doit être exercé – dans
la communauté, dans le district, dans l’Église territoriale. Il est donc approprié de
considérer le mandat ministériel comme une grandeur de droit ecclésial – et donc
pragmatique.

Ni le Catéchisme ni les explications ultérieures relatives à la définition du ministère


ne mentionnent explicitement que le pouvoir et le mandat ministériels ne peuvent
être confiés qu’à des hommes.

7 Pensées directrices, hors-série n° 2/2022 : Définition néo-apostolique du ministère spirituel, Neu-Isenburg, 2022,
p. 26.

337 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

2.1 Conclusion
Les écrits relatifs à la définition du ministère de notre Église ne contiennent
pas de justification théologique pour le fait que seuls les hommes peuvent
être ordonnés. La question se pose donc de savoir si la limitation du minis-
tère spirituel à l’homme, qui est due à la tradition chrétienne universelle
depuis le deuxième siècle, est défendable au vu du témoignage biblique.
Le problème soulevé ne peut pas être résolu de manière appropriée par
des références à l’égalité des droits entre hommes et femmes dans la so-
ciété, exprimée dans les constitutions de nombreux États, mais par l’éva-
luation théologique de l’évidence biblique. Dans ce contexte, le discours
biblique relatif à l’homme comme image de Dieu – tel qu’il est présent dans
les récits de la création – est d’une importance décisive.

3 La ressemblance de l’homme à Dieu


Les deux récits vétérotestamentaires de la création, qui se trouvent en Genèse 1 :
1 – 2 : 3 et Genèse 2 : 4 – 3, sont le principal fondement théologique du discours
relatif à l’homme en tant que créature à l’image de Dieu.8 Tandis que le premier
récit de la création semble plutôt abstrait, le second possède un caractère narratif
et imagé affirmé.

3.1 Le premier récit de la création (Genèse 1 : 1 – 2 : 4a)


La formulation, selon laquelle l’homme a été créé à l’image de Dieu trouve son
fondement dans le passage en Genèse 1 : 26-27. Par ailleurs, il est question de la
ressemblance de l’homme avec Dieu en Genèse 5 : 1-2 et Genèse 9 : 6b.

Le premier récit de la création montre Dieu comme étant celui qui, par sa simple
parole, constitue et ordonne la réalité en six jours, c’est-à-dire en six intervalles de
temps. Dans la phase finale de la création, au sixième jour, ce sont tout d’abord
les animaux terrestres qui sont créés (Genèse 1 : 24-25), après quoi Dieu se con-
sacre à la création de l’homme :

« Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il
domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute
la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son
image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et

8 Pensées directrices, hors-série n° 2/2021 : « L’homme et la femme, à l’image de Dieu », Neu-Isenburg, 2021, p. 4-12.

| 338
La ressemblance de l’homme à Dieu

Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la ; et


dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui
se meut sur la terre » (Genèse 1 : 26-28).

La création de l’homme se distingue de celle de toutes les autres choses et


créatures. Cela ressort du simple fait qu’il n’est pas écrit, de façon neutre : « Qu’il
y ait… », comme c’était le cas pour les autres œuvres de la création, mais en
quelque sorte sous forme d’une adresse à soi-même de la Trinité divine : « Fai-
sons l’homme… ».9 L’adresse à soi-même de créer un homme est élargie et
renforcée par le fait que Dieu se place dans une relation directe avec l’homme,
car il doit être « à notre image », « selon notre ressemblance ». Dieu se place
ainsi dans une relation indissoluble avec l’homme, et l’homme est placé dans
une relation tout aussi indissoluble avec Dieu.

Dieu achève en Genèse 1 : 27 ce qu’il a prévu : il crée l’homme « à son image »,


en tant qu’« unité plurielle de l’homme et de la femme » 10 (Stinglhammer). Le
terme « homme » est utilisé en tant que terme générique qui trouve sa concrétisa-
tion foncière dans la spécification biologique « homme et femme ». Par consé-
quent, l’homme créé à l’image de Dieu est a priori et de manière substantielle
composé des deux sexes. « L’homme et la femme reflètent à l’unisson la gloire de
Dieu et poursuivent ensemble la création de Dieu [...]. Seul Dieu est au-dessus de
lui [l’homme]. Il se situe ainsi au milieu, entre Dieu et le monde ».11 L’homme et la
femme – c’est-à-dire « l’être humain » – ont été créés d’égale manière à l’image
de Dieu : tous deux se trouvent dans une relation de dépendance identique, savoir
immédiate et inconditionnelle, avec Dieu. Par conséquent, l’homme et la femme
sont investis de la même mission de créer, savoir de « dominer » et de représenter
Dieu dans la création. En outre, l’unité plurielle renvoie au fait que l’homme ne peut
pas véritablement assumer son humanité, c’est-à-dire sa ressemblance avec Dieu,
s’il se confine dans un égocentrisme et une isolation choisie. L’unité plurielle ne
devient « concrète que dans le dépassement du ‘Je’ vers le ‘Tu’. » 12 Ainsi,
l’homme et la femme, la femme et l’homme sont faits l’un pour l’autre, puisque
l’homme est a priori disposé à la communion. Dieu bénit l’homme et la femme,
s’adresse à eux et les investit d’une mission : « Soyez féconds, multipliez, remplis-

9 « Dans la tradition dogmatique, cette phrase est interprétée comme une allusion à la nature trinitaire de Dieu :
les trois Personnes divines font œuvre de Créateur de manière égale. » (L’homme et la femme, à l’image de Dieu.
Pensées directrices, hors-série n° 2/2021, Neu-Isenburg 2021, p. 5 sq.).
10 Stinglhammer, Hermann : Einführung in die Schöpfungstheologie (Introduction à la théologie de la création),
Darm-stadt, 2011, p. 31. Dieu, qui est en lui-même trois Personnes et qui est donc un alter ego éternel, représente
également une unité plurielle.
11 Haag, Herbert : Art. Récit de la Création. Dans : Lexique biblique, 2e édition Einsiedeln/Fribourg/Cologne, 1968.,
col. 1554.
12 Stinglhammer, Hermann : Einführung in die Schöpfungstheologie (Introduction à la théologie de la création).
Darmstadt 2011, p. 32.

339 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

sez la terre, et assujettissez-la. » L’homme a ainsi reçu l’ordre de se reproduire,


afin de pouvoir accomplir, dans le déroulement de l’histoire, la mission de repré-
senter Dieu dans la création et « d’assujettir » la terre.

3.2 Le second récit de la création (Genèse 2 : 4b-25)


Tandis que le premier récit de la création considère le monde dans son ensemble
et divise sa genèse en six périodes, le second récit de la création a la forme d’un
récit comprenant des personnages agissants, qui réagissent entre eux. Andreas
Schüle, spécialiste de l’Ancien Testament, souligne le fait que la présentation du
premier récit de la création, bien que celle-ci soit une présentation fermée sur elle-
même, est conçue pour avoir une « suite ». Cette « suite » est représentée par le
second récit de la création, bien que la date de rédaction de celui-ci soit antérieure
et qu’il s’inscrive dans une autre tradition. Les deux récits ne sont donc pas sim-
plement juxtaposés, mais fondus en une nouvelle unité. « Le ‘récit d’Eden’ se dé-
finit comme un commentaire, un approfondissement et aussi une correction du
récit de la création des êtres vivants de manière générale et de l’homme en parti-
culier. »13

Le passage en Genèse 2 : 7 relate que l’homme a été formé par Dieu à partir de
la terre. Tel un potier, Dieu crée un personnage à partir de la poussière. La déno-
mination « Adam » désigne ici l’être humain en général, sans le différencier
sexuellement. Le terme d’« Adam » (homme) fait référence à « Adamah », c’est-
à-dire la terre à partir de laquelle l’homme a été créé. On remarquera que le terme
de ressemblance divine, d’une importance cruciale pour la création de l’homme
en Genèse 1 : 27-28, est manquant. Il existe néanmoins une action correspon-
dante de Dieu à ce sujet, à savoir le fait qu’il souffle sur l’homme pour lui donner
le souffle de vie. Le personnage que Dieu a créé à partir de la terre reçoit immé-
diatement le souffle de vie de sa part. Dieu se tourne de manière aimable, voire
intime vers l’homme, comme il ne le fait avec aucune autre créature. Le « souffle
de vie » que reçoit la terre ainsi façonnée n’a pas seulement pour conséquence
une vitalité physique, comme celle qui est propre aux animaux, mais il crée en
outre la condition requise pour sa personnalité. Le souffle de vie est en même
temps le souffle divin, et fonde par conséquent le caractère unique de l’homme au
sein de la création. Ainsi, « même dans le récit d’Eden, la création de l’homme est
aussi (dé)placée dans le contexte de la ressemblance divine. » La position parti-
culière de l’homme, sa mission d’agir en tant que « créature à l’image de Dieu »
au sein de la création, est ainsi également exprimée dans le second récit de la
création.14 L’homme devient un « être vivant », quelqu’un qui peut et doit façonner
son environnement : « L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin

13 Schüle, Andreas : Die Urgeschichte (Genèse 1–11), Zurich, 2009, p. 53 sq.


14 Cf. Ibid., p. 61.

| 340
La ressemblance de l’homme à Dieu

d’Eden pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2 : 15). « Cultiver » et « gar-


der » sont des activités constructives qui sont attribuées à l’homme, il existe ici un
parallèle évident avec la « domination » décrite en Genèse 1 : 26 sq.

Le passage en Genèse 2 : 18 exprime le fait que la vie humaine doit toujours se


réaliser en communauté : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ». L’« aide » qui
sera créée pour l’homme doit répondre à cette exigence. En traduction littérale, le
v. 18b dit ceci : « comme son vis-à-vis ». Andreas Schüle met en évidence le fait
que le « vis-à-vis » qualifie pour ainsi dire l’« aide » : « L’homme doit […] avoir un
vis-à-vis qui ne soit pas seulement ‘avec’ ou ‘auprès’ de lui, mais qui soit à son
égal et dans la présence duquel Adam se reconnaisse lui-même (un alter ego). »15

Le passage en Genèse 2 : 22-23 pose la question de savoir qui correspond à


l’homme, qui est son vis-à-vis conforme. Or, cet alter ego n’est pas formé à partir
de la terre, mais à partir de la chair de l’homme déjà créé. La « côte » à partir de
laquelle est créée la femme est le symbole du fait que le corps de l’homme et celui
de son vis-à-vis sont de même nature. L’unité physique entre l’homme et son vis-
à-vis est soulignée : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma
chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. » Adam,
l’homme, qui se passait de toute spécification sexuelle, et dans lequel est contenu
pour ainsi dire le potentiel de sexualité, est désormais capable de se désigner et
de se reconnaître lui-même en tant qu’homme et l’autre en tant que femme, dans
ce vis-à-vis, qui lui est conforme. Il existe une unité physique entre les deux, ils
sont faits de la même « matière ». L’homme et la femme ont été formés de la
même manière par Dieu, dans les deux cas, ils sont faits de la même « matière »
et doivent leur existence à l’action directe de Dieu.

Une hiérarchisation entre l’homme et la femme n’est suggérée qu’après le récit de


la chute dans le péché (Genèse 3 : 1-24) en Genèse 3 : 16. Cette dominance de
l’homme, dont il est question après la chute dans le péché, et qui peut ainsi être
considérée comme une conséquence du péché, trouve sa première et immédiate
expression dans le fait qu’Adam donne un nom à la femme : « Ève, car elle a été
la mère de tous les vivants » (Genèse 3 : 20). Cette mention du nom est proche
de celle en Genèse 2 : 20 : « Et l’homme donna des noms à […] tous les animaux
des champs ». Dans ce contexte, la femme est désormais subordonnée à
l’homme.

15 Ibid., p. 69. En outre, dans ce contexte, A. Schüle souligne une similitude linguistique intéressante entre les pas-
sages en Genèse 2 : 18b et en Genèse 1 : 26 : « Cela vaut la peine de noter qu’en hébreu, la tournure ‘comme son
vis-à-vis’ a une construction grammaticale similaire et ressemble à l’expression ‘à son image’ utilisée en Genèse
1 : 26 ; dans les deux cas, il s’agit d’une sorte particulière d’équivalence et de similitude, qui caractérisent les par-
tenaires impliqués dans leur vis-à-vis. »

341 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

3.3 Conclusion
Les deux récits vétérotestamentaires de la création expriment la relation
étroite entre Dieu et l’homme. Adam, c’est-à-dire l’homme en tant
qu’homme et femme, reçoit la mission de dominer (Genèse 1 : 26 sq.) sur
les animaux de la terre, de « cultiver » et de « garder » la création. Il existe
une unité physique entre les deux, ils sont faits de la même « matière ».
L’idée d’une hiérarchisation de l’homme et de la femme n’est suggérée
qu’après le récit de la chute dans le péché (Genèse 3 : 1-24) en Genèse
3 : 16.

4 L’homme et la femme sont à l’image de Dieu – Déductions


théologiques16
Dans ce qui suit, nous allons nommer et présenter les aspects qui découlent de
l’image de Dieu.

4.1 L’homme et la femme sont d’égale dignité


Sur la base du témoignage biblique, l’homme et la femme, la femme et l’homme
sont d’égale manière à l’image de Dieu. À juste titre, Martina Bär fait remarquer
que le passage en Genèse 1 « garantit l’égalité fondamentale, conforme à la créa-
tion, de l’homme et de la femme. »17 Lorsque le Catéchisme dit que l’homme et la
femme sont « différents », il parle de leur constitution biologique différente, de leur
sexe différent, et non d’une disparité concernant l’ensemble de la personne. « Être
un homme, c’est être un sujet, un individu, avec des compétences et des aptitudes
intellectuelles, dans un corps sexué concret, disposer de la liberté et du langage,
pouvoir agir, avoir sa propre histoire et pouvoir vivre et aimer au sein de rela-
tions. »18 L’homme et la femme sont ainsi des partenaires égaux dans leur dignité,
même s’ils sont différents d’un point de vue biologique.

4.2 Dieu révèle que l’homme est « à l’image de Dieu »


Parler de l’homme en tant qu’« être à l’image de Dieu » ne doit en aucune façon
niveler la différence infiniment qualitative entre Dieu et l’homme. Le Catéchisme

16 Les explications se basent sur l’article : « L’homme et la femme, à l’image de Dieu » (Pensées directrices, hors-série
n° 2/2021, Neu-Isenburg, 2021, p. 4-19).
17 Bär, Martina : Mensch und Ebenbild Gottes sein: Zur gottebenbildlichen Dimension von Mann und Frau (Être
humain et à l’image de Dieu. De la dimension à l’image de Dieu de l’homme et de la femme), Würzburg, 2011,
p. 285. Similaire aussi à la p. 289 : « La déclaration relative à la ressemblance avec Dieu se rapporte de façon
universelle aux hommes, et, par conséquent, aussi à l’homme et à la femme sans distinction. »
18 Ibid., p. 299.

| 342
L’homme et la femme sont à l’image de Dieu – Déductions théologiques

parle clairement de l’impossibilité de sonder la nature de Dieu à partir de l’être


humain : « Le fait que l’homme ait été créé à l’image de Dieu n’implique pas pour
autant que l’on puisse tirer des conclusions quant à la nature de Dieu à partir de
la personne humaine ; tel est le cas pour Jésus-Christ seulement. » (CÉNA 3.3.2).
Parler de l’homme créé à l’image de Dieu est possible seulement dans l’optique
de Dieu.19 L’homme en tant qu’être à l’image de Dieu n’est perceptible et compré-
hensible qu’en relation avec le Dieu qui se révèle et qui parle. L’autorévélation de
Dieu est la condition requise pour la bonne compréhension de l’homme, de sa
qualité de créature, de sa nature et de sa mission dans le monde.

4.3 L’homme et la femme sont investis de la même mission


Le Catéchisme attire expressément l’attention sur le fait que l’homme et la femme
ont reçu la même mission, savoir de « dominer » sur la terre, c’est-à-dire [de] la
travailler et la préserver » (CÉNA 3.3.2). La « domination » de l’homme et de la
femme ne se distingue donc en aucun cas de manière substantielle, ils n’ont par
conséquent pas chacun leurs propres « domaines de domination » qui leur revien-
draient à eux seuls, tel que cela est suggéré à travers une définition traditionnelle
des rôles dévolus aux sexes. Ce n’est pas comme si Dieu déterminait que le
champ d’action et de création de l’homme était le vaste monde, tandis que celui
de la femme serait le petit monde de la maison, du travail et de la famille. Créés à
l’image de Dieu, les deux sexes se voient potentiellement confier la création ter-
restre dans son ensemble, même si cela n’est pas réalisé par les traditions cultu-
relles et religieuses. Elle ne peut être préservée et façonnée que par les deux
sexes ensemble. Par conséquent, il n’est pas non plus possible que chacun exé-
cute pour soi la mission de Dieu de dominer ; au contraire, cela ne peut réussir
qu’en communion et en solidarité.

Le fait de préserver et de façonner la création trouve sa première expression con-


crète dans le vivre ensemble des sexes ou dans l’éducation des enfants. La vie de
couple et de famille est marquée et portée de la même manière par l’homme et la
femme. En outre, la mission de préserver et de façonner la création terrestre con-
fère par conséquent à l’homme et à la femme la même responsabilité et les
mêmes droits. Par ailleurs, le fait de refuser de percevoir la réalité sociétale, de
refuser de lui prêter attention et d’en faire partie contredit le commandement de
l’amour du prochain qui a été adressé à tous les hommes. Au final, l’homme et la
femme sont exhortés de la même manière à prendre conscience de leur respon-
sabilité dans la préservation de la création, à laquelle appartiennent les animaux
et les plantes, et à faire preuve d’un comportement approprié.

19 C’est à juste titre que Gerhard Ebeling remarque : « L’être de l’homme en tant qu’image de Dieu se fonde dans
le vis-à-vis de Dieu et ne peut donc être saisi que comme l’être de l’homme devant Dieu. » (Ebeling, Gerhard :
Dogmatik des christlichen Glaubens. Vol. 1 : Der Glaube an Gott den Schöpfer der Welt, Tübingen, 1979, p. 384).

343 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

4.4 Conclusion
L’Église néo-apostolique enseigne que la femme et l’homme ont été créés
« à l’image de Dieu » et qu’ils sont par conséquent d’égale nature et
d’égale dignité. Tous deux sont appelés d’égale manière à « dominer » :
ils doivent préserver et façonner la création. La ressemblance avec Dieu
est donc un élément de l’ordre de la création, car c’est par elle que se
constitue l’irréductible orientation de l’homme vers Dieu.

La mission de préserver et de façonner la création terrestre incombe aussi


bien à l’homme qu’à la femme, et leur confère la même responsabilité et
les mêmes droits.

5 Témoignages néotestamentaires sur la position de la femme


au sein de la communauté
La ressemblance de l’homme avec Dieu justifie l’identité de la nature de l’homme
et de la femme. Cette constatation est à la base du fait que tous deux peuvent se
voir confier un ministère et un service de la même manière au sein de l’Église et
de leur communauté locale respective. Si l’on examine les témoignages néotesta-
mentaires à ce sujet, l’image n’est pas évidente. Au premier siècle, c’est-à-dire à
l’époque néotestamentaire, le rôle de la femme dans la communauté est tout à fait
différent.

5.1 Les femmes dans les évangiles


Les évangiles synoptiques (Marc, Matthieu, Luc) ainsi que l’évangile selon Jean
rapportent que Jésus a parlé aux femmes, les a enseignées (Luc 10 : 38-42), les
a guéries et s’est chargé de leurs difficultés. Dans l’entourage immédiat de Jésus,
selon le passage en Luc 8 : 1-3, on ne trouve pas seulement des hommes, mais
aussi « quelques » femmes. Jésus en avait guéri quelques-unes, et « plusieurs
autres », c’est-à-dire celles qui avaient été convaincues par sa prédication relative
à la proximité du royaume de Dieu, s’étaient jointes à la communauté des disciples
et la soutenaient « de leurs biens ».

En Jean 4 : 5-42, il est même rapporté qu’une femme samaritaine avec laquelle
Jésus avait eu un entretien a confessé sa foi en Jésus en tant que Messie non
seulement devant Jésus, mais aussi devant les Samaritains qui vivaient dans sa
ville. Il est explicitement souligné que de nombreux Samaritains sont parvenus à
la foi en Jésus suite à la proclamation de cette femme (Jean 4 : 39).

| 344
Témoignages néotestamentaires sur la position de la femme au sein de la communauté

Plusieurs femmes appartenant à la communauté des disciples assistent à la cru-


cifixion de Jésus (Matthieu 27 : 55-56 ; Marc 15 : 40-41 ; Luc 23 : 49). Dans l’évan-
gile selon Jean, les femmes n’observent pas la crucifixion et la mort à distance,
mais se tiennent à proximité du Crucifié (Jean 19 : 25-27).

Des femmes sont aussi témoins de la résurrection de Jésus et la relatent aux dis-
ciples. Dans le cadre des récits de la résurrection, les femmes se voient confier
une tâche essentielle, à savoir la transmission du kérygme chrétien primitif de la
résurrection de Jésus. Le message de la résurrection de Jésus est une condition
essentielle pour que l’Église puisse se manifester avec sa proclamation de l’Évan-
gile.

5.2 L’activité des femmes dans les communautés chrétiennes


primitives – le témoignage des épîtres de Paul
Ce qui est frappant, c’est qu’à la fin de l’épître aux Romains (Romains 16), des
hommes et des femmes soient également cités et salués. Paul cite tout d’abord
« Phœbé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées » (Romains
16 : 1). Phœbé est au service d’une communauté et, de surcroît, une personne
importante qui a beaucoup aidé l’apôtre et la communauté.

En Romains 16 : 3, Paul demande à la communauté de Rome de saluer deux


collaborateurs, Prisca et Aquilas, sans doute un couple. Paul les loue tous deux,
parce qu’ils ont « exposé leur tête pour sauver ma vie » (Romains 16 : 4). Ils diri-
geaient une communauté domestique (Romains 16 : 5). Tous deux sont égale-
ment cités en I Corinthiens 16 : 19 : cette fois, c’est Paul qui transmet leurs salu-
tations et celles de leur communauté domestique.

En Romains 16 : 7, des salutations sont adressées une fois encore à un homme


et une femme (sans doute s’agit-il là encore d’un couple marié) : « Saluez Andro-
nicus et Junia, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une
grande considération parmi les apôtres, et qui ont même été en Christ avant
moi. »20 Ce passage a beaucoup retenu l’attention ces derniers temps, surtout
parce que plusieurs exégètes estiment que Junia est une femme désignée comme
apôtre.

Les exemples évoqués montrent que dans les communautés chrétiennes en con-
tact avec Paul, les femmes jouaient un rôle important : elles assumaient des fonc-

20 Marlies Gielen fait remarquer à ce sujet : « Curieusement, le prénom masculin Junias n’est en effet attesté nulle
part dans l’Antiquité, ni dans la littérature ni dans aucune inscription. En revanche, la forme féminine Junia est
-largement attestée. » (Gielen, Marlies : Frauen in den Gemeinden des Paulus. Von den Anfängen bis zum Ende
des 1. Jahrhunderts. (Les femmes dans les Églises pauliniennes, des débuts jusqu’à la fin du Ier siècle). Dans :
Salzburger Theologische Zeitschrift 6, 2002, p. 184).

345 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

tions de direction et participaient de manière offensive à la proclamation de l’Évan-


gile parmi les païens.

Dans la première épître aux Corinthiens, on trouve des déclarations au sujet du


comportement correct des hommes et des femmes au cours du service religieux,
selon lesquelles les hommes et les femmes sont actifs au sein du service religieux :
ils prient et prophétisent. Dans l’argumentation de Paul contre le parler en langues
(glossolalie) purement extatique, incompréhensible en soi et nécessitant une in-
terprétation, le discours prophétique joue un rôle essentiel : « Celui qui prophétise,
au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. […] Celui qui
prophétise édifie l’Église. » (I Corinthiens 14 : 3.4b). Le « discours prophétique » a
une mission similaire à celle de la prédication, à savoir transmettre l’Évangile de
manière compréhensible.

Dans son commentaire relatif au passage en I Corinthiens, Wolfgang Schrage re-


marque : « Étant donné que, d’après I Corinthiens 12 : 1 sqq., tout tourne essen-
tiellement autour de l’activité du Saint-Esprit dans l’Église, qui distribue ses dons
indifféremment à tout chrétien […], il n’est pas question de déléguer ou de refuser
des ministères, voire de les distribuer en fonction des spécificités sexuelles : il
n’existe donc pas de différenciation des fonctions spécifiques entre hommes et
femmes. Il n’existe aucune indication antérieure quant à l’attribution exclusive aux
hommes de dons et de critères précis. »21

5.3 Le refus de l’activité des femmes au sein des communautés


chrétiennes primitives – les positions des épîtres pastorales
Les épîtres pastorales, écrites à la fin du premier siècle, veulent préserver et ac-
tualiser l’héritage de Paul. Cette actualisation conduit souvent à une nette dévalo-
risation des femmes. Elles sont largement exclues des activités de la vie de com-
munauté. L’organisation de la communauté s’inspire désormais de celle de la fa-
mille romaine, à la tête de laquelle se trouve le père de famille, tandis que les
femmes sont reléguées au second rang. Dans le même temps, on voulait ainsi
aussi combattre les hérétiques, car on pensait que les femmes, qui dirigeaient
parfois aussi des communautés domestiques, étaient particulièrement réceptives
aux hérésies.

5.3.1 Le commandement imposé aux femmes de se taire


On trouve curieusement un témoignage précoce de la critique de l’activité des
femmes au sein de l’Église en I Corinthiens 14 : 33b-36. Ce passage, qui exige
que les femmes se taisent au sein de la communauté, c’est-à-dire qu’elles ne par-
ticipent pas à la vie de la communauté, contredit manifestement les explications

21 Schrage, Wolfgang : Der erste Brief an die Korinther (La première épître aux Corinthiens) (I Corinthiens 11 : 17 –
14 : 40), Zurich/Düsseldorf, 1999, p. 484.

| 346
Témoignages néotestamentaires sur la position de la femme au sein de la communauté

en I Corinthiens 11 : 5. La plupart des spécialistes du Nouveau Testament s’ac-


cordent à dire que ce passage est une insertion ultérieure.22 Il ressemble à la po-
sition adoptée en I Timothée 2 : 11-15, un document issu de l’école paulinienne
tardive.

Le commandement de silence imposé aux femmes en I Timothée 2 : 11-15 res-


semble d’une part à celui en I Corinthiens 14 : 34-35 et reprend d’autre part des
motifs essentiels du passage en I Corinthiens 11 : 7-12. Le texte en I Timothée 2 :
11-15 se caractérise globalement par le ton rigide adopté à l’égard des femmes :
« Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je
ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ;
mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été fait le premier, Ève ensuite.
Adam n’a pas été séduit, mais la femme, séduite, s’est rendue coupable de trans-
gression. Elle sera néanmoins préservée en devenant mère, si elle persévère avec
modestie dans la foi, dans l’amour et dans la sainteté. » En référence à Ève, con-
sidérée comme la première pécheresse, la femme est exclue de nombreuses ac-
tivités au sein de la communauté. Elle n’est pas autorisée à poser des questions
sur la foi dans le contexte de l’Église. Les femmes doivent être instruites dans la
foi en dehors de l’Église. De plus, la femme sans enfant est discriminée. La femme
doit en outre veiller à ce que d’éventuels enfants ne se détournent pas de la foi
chrétienne. Si cela devait arriver, son salut serait remis en question. La proclama-
tion publique de l’Évangile par les femmes est interdite. L’homme est celui qui en-
seigne, la femme celle qui est enseignée et qui reçoit.

Une comparaison plus précise entre les passages en I Timothée 2 : 11-15 et en


I Corinthiens 11 : 2-16 (les femmes et les hommes dans le service religieux) attire
toutefois l’attention sur deux différences essentielles : d’une part, en I Corinthiens
11, Paul n’argumente pas avec le récit de la tentation d’Ève, et, d’autre part, il
n’impose pas non plus à la femme de se taire au sein de l’Église (comme cela a
été réclamé plus tard dans l’école paulinienne, conformément à ce qui est écrit en
I Timothée 2 : 12).

22 Voir par exemple Marlies Gielen : « Cette exigence de silence des femmes dans l’assemblée de l’Église et donc de
soumission se trouve en I Corinthiens 14 : 33b-36, c’est-à-dire dans une véritable épître de Paul. Paul ne doit
néanmoins pas être tenu pour responsable de cette exigence. Elle correspond plutôt assez précisément au […]
concept théologique des épîtres pastorales. […] Dans le cas du passage en I Corinthiens 14 : 33b-36, il s’agit d’un
ajout post-paulinien, qui a été fait sous l’influence du développement que les épîtres pastorales représentent et
encouragent. » (Gielen, 2002, p. 190 sq.). Cf. également Conzelmann, Hans : Der erste Brief an die Korinther
(La première épître aux Corinthiens), Göttingen 1981, p. 298 sq. « Ce passage fermé en soi sort du contexte :
il interrompt le thème de la prophétie et perturbe le rythme de l’exposé. Objectivement, il est en contradiction avec
le passage en 11 : 2 sqq., où l’apparition des femmes dans l’Église est présupposée. […] Cette disposition reflète
la consolidation civile de l’Église, à peu près au niveau des épîtres pastorales : on s’associe à ma coutume générale.
Par conséquent, quiconque défend le texte à l’origine est contraint de recourir à des constructions auxiliaires. »

347 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

5.3.2 Ève fait-elle entrer le péché dans le monde ?


Invoquant l’autorité apostolique de Paul, l’auteur du passage en I Timothée prend
position : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité
sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le
premier, Ève ensuite. » Le renvoi au second récit de la création (Genèse 2 : 4b-
25), à Adam et Ève, cimente la soumission de la femme à l’homme comme étant
l’expression de l’ordre inamovible de la création. Si, en I Corinthiens 11 : 8-9, Paul
se contente de faire allusion au second récit de la création, celui-ci est à présent
expressément thématisé par l’évocation des noms d’Adam et d’Ève. La hiérarchie
est d’abord justifiée par l’ordre de la création : l’homme a été créé avant la femme.
L’argument qui suit montre que l’auteur de l’épître s’éloigne de la pensée de Paul,
telle qu’elle transparaît notamment dans la typologie d’Adam et de Jésus-Christ
de l’épître aux Romains : « Adam n’a pas été séduit, mais la femme, séduite, s’est
rendue coupable de transgression. » (I Timothée 2 : 14). L’auteur de l’épître re-
prend à son compte une tradition d’interprétation de la chute dans le péché, propre
au judaïsme tardif, qui attribue à la femme toute la culpabilité de la transgression
de la loi divine.

Paul pense tout à fait différemment : « C’est pourquoi, comme par un seul homme
le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est
étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5 : 12). Aux
yeux de Paul, Adam symbolise par excellence l’homme empêtré dans le péché et
la mort, sans égard pour le sexe.

5.4 Conclusion
Le témoignage du Nouveau Testament n’est pas univoque. Certains té-
moignages font état d’une participation intensive des femmes à la mission,
à la vie de l’Église et aussi aux activités cultuelles. Les témoignages de la
fin du premier siècle, dans lesquels une participation active des femmes à
la vie de la communauté est interdite, s’y opposent. La participation à la
mission et aux activités cultuelles est par conséquent devenue impossible.
Il n’est donc pas possible de prélever des normes claires pour le présent
de ces communications divergentes du Nouveau Testament.

En conséquence, à l’automne 2021, l’AIAD a décidé ce qui suit : « Les dé-


clarations isolées de rejet dans les épîtres néotestamentaires concernant
la participation active des femmes au cours du service divin et au sein de
la communauté ne peuvent pas servir de raison suffisante pour exclure les

| 348
L’élection des douze apôtres par Jésus

femmes du ministère. En conséquence, l’apostolat, qui détient l’autorité


doctrinale et a pour mission d’établir l’ordre de l’Église, doit prendre une
décision. »

6 L’élection des douze apôtres par Jésus


Le Catéchisme de l’Église néo-apostolique attire l’attention sur le fait que Jésus-
Christ « a doté directement son Église d’un ministère seulement, savoir le minis-
tère d’apôtre » (CÉNA 7.4). Et de compléter : « Dans le cercle de ses disciples,
Jésus-Christ a choisi douze hommes pour les établir dans le ministère d’apôtre
(Marc 3 : 13-19 ; Luc 6 : 13-16) » (CÉNA 7.4.2). Par conséquent, l’apostolat remplit
une fonction déterminante pour la forme et l’importance du ministère au sein de
l’Église. C’est pourquoi il faut aussi poser la question suivante : Quelles consé-
quences normatives pour le ministère et l’Église découlent-elles du fait que Jésus
ait exclusivement appelé des hommes à l’apostolat ?

Bien que Jésus n’ait pas partagé les réticences de nombreux contemporains à
l’égard des femmes, que des femmes l’aient suivi et aient soutenu les disciples, il
n’a choisi que des hommes comme apôtres. Les évangiles selon Matthieu, Marc
et Luc – c’est-à-dire les évangiles synoptiques – relatent l’institution de douze dis-
ciples comme apôtres (Matthieu 10 : 1-4 ; Marc 3 : 13-19 ; Luc 6 : 13-16).

À la question de savoir pourquoi, au cours de son existence terrestre, Jésus n’a


choisi que des hommes pour être ses apôtres, on peut répondre tout d’abord par
la signification typologique du nombre douze. Car les patriarches d’Israël étaient
des hommes, et, dans cette mesure, il était nécessaire d’établir également un pa-
rallèle à cet égard entre eux et les « pères » du nouveau peuple universel de Dieu,
c’est-à-dire les douze apôtres.

On peut cependant aussi définir des raisons pratiques à l’élection d’hommes, en


rapport avec la situation sociétale de l’époque. Car la consigne de prêcher l’Évan-
gile a pour ainsi dire eu pour conséquence automatique la nécessité de confier le
ministère à des hommes, et ce d’autant que Jésus avait expressément ordonné
aux apôtres, au moment de les envoyer : « N’allez pas vers les païens, et n’entrez
pas dans les villes des Samaritains » (Matthieu 10 : 5). Dans leur activité, ils de-
vaient ainsi se limiter au peuple juif et bien sûr aussi – comme il le faisait lui-même
et comme cela a été l’usage jusqu’au milieu du premier siècle – proclamer la nou-
velle de la proximité du royaume de Dieu dans les synagogues (Marc 1 : 39 ; 6 : 1
sq. ; Actes 13 : 14 ; 17 : 17). Or, seuls les hommes pouvaient participer au culte

349 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

synagogal ; eux seuls avaient le droit de lire les Saintes Écritures et de les expli-
quer. Tout cela, les femmes ne pouvaient pas le faire dans le contexte des com-
munautés juives.

Si l’on renonce à une classification historique contemporaine ou encore historico-


salvifique de l’élection, par Jésus, d’hommes pour être des apôtres, l’on pourrait
exiger au même titre que l’apostolat ne soit pas seulement composé d’hommes,
mais, de la même manière, de Juifs uniquement ; il ne devrait alors y avoir que
douze hommes et pas davantage.

L’occupation personnelle du ministère d’apôtre depuis le dix-neuvième siècle se-


rait également discutable, puisque Jésus a exigé des personnes choisies à
l’époque pour être apôtres de « les avoir avec lui » (Marc 3 : 14), c’est-à-dire
qu’elles devraient l’accompagner dans ses pérégrinations à travers la Palestine.
Si cette exigence était également une caractéristique du véritable apostolat, Paul
n’aurait déjà plus pu être un véritable apôtre.

Jésus lui-même n’a pas justifié son choix. Il n’est donc pas possible d’en tirer des
conclusions normatives pour l’Église.

6.1 Conclusion
En mai 2021, l’AIAD a décidé : « Selon le témoignage du Nouveau Testa-
ment, Jésus n’a appelé que des hommes comme apôtres. C’est à eux qu’il
a confié la direction de l’Église. Nous ne connaissons aucune déclaration
de Jésus sur la question de savoir si un ministère peut aussi être confié à
des femmes au sein de son Église. Les paroles et les actes de Jésus ne
permettent pas de conclure de manière équivoque à la possibilité ou non
d’une ordination des femmes. La décision incombe à l’apostolat respon-
sable de l’ordre ecclésial, sous la conduite du Saint-Esprit. »

7 La femme au sein de la communauté néo-apostolique


Au sein des communautés apostoliques-catholiques et aussi des communautés
néo-apostoliques, il y avait des femmes qui œuvraient en tant que diaconesses.
Au sein de la communauté apostolique-catholique, les diaconesses étaient bénies
pour leur ministère par les anges, c’est-à-dire les conducteurs de communauté.
Elles n’étaient pas ordonnées par l’apôtre. Il est probable que les diaconesses
n’étaient pas non plus ordonnées dans les communautés néo-apostoliques, mais

| 350
La femme au sein de la communauté néo-apostolique

qu’elles recevaient également une bénédiction spéciale. On ne sait pas exacte-


ment par qui cela se faisait. Jusque dans les années 1950, ces diaconesses ont
œuvré au sein des communautés, sans doute surtout pour accomplir des tâches
pastorales et caritatives.

Dans l’édition de « Questions et réponses » parue en 1952, la diaconesse n’est


plus mentionnée. Par la suite, la question de l’ordination des femmes dans le mi-
nistère n’a été traitée qu’avec beaucoup de retenue. Dans un « communiqué de
l’apôtre-patriarche » paru en 1999 – donc pendant l’exercice ministériel de
l’apôtre-patriarche Fehr – au sujet de la « définition du ministère », on trouve dans
la phrase finale la remarque lapidaire suivante : « Au sein de l’Église néo-aposto-
lique, les femmes n’exercent pas de fonctions spirituelles. En cela, l’Église
s’oriente sur le modèle de Jésus et se sait en accord avec les déclarations des
Saintes Écritures. »23 Au cours des années qui ont suivi, les apôtres-patriarches
Fehr24 et Leber25 se sont contentés d’indiquer que l’ordination des femmes était
une question encore en suspens. Il n’y a pas eu de déclaration officielle et théolo-
giquement fondée de l’apostolat sur le problème des femmes et du ministère.

De nos jours, les femmes sont actives de diverses manières au sein de l’Église.
Elles dispensent les cours d’école du dimanche ou de l’école préparatoire du di-
manche, les cours de religion ou les cours de catéchisme et sont actives dans le
travail auprès de la jeunesse. Il s’agit ici en partie d’activités dans lesquelles l’Évan-
gile est annoncé et expliqué. Elles chantent au sein des chorales avec des
hommes ordonnés et non ordonnés et expriment ainsi la louange, l’adoration et
les prières à travers la poésie et les textes bibliques. En ce sens, il apparaît ici une
évolution qui pose parfaitement la question de l’ordination des femmes.

La question de l’attribution de pouvoirs ministériels aux femmes se pose égale-


ment au vu de l’enseignement selon lequel les hommes et les femmes sont ap-
pelés d’égale manière à la qualité de prémices ou au sacerdoce royal et qu’ils
recevront tous un nouveau corps, semblable à celui du Seigneur ressuscité. Le
« sacerdoce royal » régnera dans le royaume de paix avec Christ et proclamera
l’Évangile. Cette vocation eschatologique, valable pour l’avenir, suggère l’idée

23 Pensées directrices 6/1999, Francfort-sur-le-Main, 1999, p. 96.


24 L’apôtre-patriarche Fehr s’est exprimé à ce sujet dans une interview en 2005 : « Les femmes dans le ministère ?
C’est un sujet brûlant ! Mais peut-être qu’un jour, nous en reviendrons à ce qui était déjà le cas : les diaconesses.
Nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve. Mais il n’y aura probablement pas de femme apôtre-patriarche de
sitôt. » (« Unser Herr kommt : Die Neuapostolische Kirche unter Stammapostel Richard Fehr ». Francfort/M. 2005,
p. 85 sq. NdT : « Notre Seigneur vient – L’Église néo-apostolique sous l’apôtre-patriarche Richard Fehr »).
25 Dans une interview parue en 2005 dans la brochure de Pentecôte « Unis dans l’Esprit » (p. 57 sq.), l’apôtre-
patriarche Leber a fait remarquer : « Je pense que c’est une affaire de tradition. Nous nous référons d’abord aux
Saintes Écritures. Nous y lisons que seuls des hommes ont été appelés à un ministère. La question est ouverte
de savoir si cela doit rester ainsi. »

351 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

que l’homme et la femme peuvent dès maintenant servir au salut du prochain, y


compris à travers le pouvoir ministériel.

7.1 Conclusion
Jusqu’à la première moitié du vingtième siècle, le ministère de diaconesse
était confié à des femmes. Cela n’a plus été le cas par la suite, sans que
cela ne soit justifié. Actuellement, les femmes exercent des fonctions d’en-
seignement et d’encadrement de la jeunesse au sein de l’Église. La ques-
tion de l’attribution de mandats ministériels aussi aux femmes se pose au
vu de la croyance en le fait que les hommes et les femmes sont appelées
d’égale manière à la qualité de prémices et donc au sacerdoce royal.

8 Évaluation théologique des témoignages néotestamentaires


Si l’on considère les témoignages du Nouveau Testament sous l’angle du pouvoir
et du mandat ministériels, on peut constater qu’ils n’abordent pas le thème du pou-
voir ministériel et qu’ils ne fournissent guère d’arguments qui expliquent pourquoi
les femmes ne peuvent recevoir ce pouvoir.26 Les quelques déclarations hostiles,
que l’on trouve surtout dans les épîtres pastorales, se rapportent aux différentes
activités au sein de la communauté et s’inscrivent ainsi dans le contexte désigné
comme mandat ministériel dans la définition néo-apostolique du ministère spirituel.
L’activité au sein de la communauté est interdite aux femmes dans les épîtres
pastorales, sans qu’il ne soit expliqué pourquoi elles ne peuvent être chargées
d’un ministère. Le problème du pouvoir ministériel n’est donc pas abordé, ni expli-
citement ni implicitement, dans le contexte néotestamentaire. Cela est certaine-
ment aussi dû au fait que le Nouveau Testament ne fait généralement pas de dé-
clarations détaillées au sujet de la doctrine. Au mieux, il y a des allusions à la
Trinité, à la définition des sacrements, à l’Église et au ministère. Le développement
de positions doctrinales sur ces thèmes ne commence en fait qu’au deuxième
siècle, c’est-à-dire à l’époque post-néotestamentaire.

La justification théologique de l’ordination des femmes dans le ministère spirituel


ne peut être qu’anthropologique (c’est-à-dire fondée sur la nature de l’être humain)

26 On peut peut-être considérer le passage en I Timothée 2 : 14 comme une exception : « Adam n’a pas été séduit,
mais la femme, séduite, s’est rendue coupable de transgression. » L’auteur reprend une tradition du judaïsme
tardif d’interprétation de la chute dans le péché, dans laquelle la faute de la transgression du commandement était
imputée à la femme, afin de justifier le fait qu’elle ne puisse pas jouer de rôle, ou seulement un rôle secondaire,
dans la vie de communauté et dans les activités cultuelles.

| 352
Évaluation théologique des témoignages néotestamentaires

et sotériologique (fondée sur son besoin de salut). La ressemblance de l’homme


avec Dieu est – cela devrait désormais être clair – la clé herméneutique de la
question de la justification de l’ordination des femmes. La ressemblance de
l’homme avec Dieu aborde la relation fondamentale de l’homme à Dieu et la rela-
tion de Dieu à l’homme. L’homme et la femme sont d’égale manière à l’image de
Dieu, ils se réfèrent donc directement à Dieu lui-même. Anthropologiquement, cela
signifie : l’homme et la femme, la femme et l’homme sont d’égale dignité et ont
reçu de Dieu la même mission. « Dieu a créé l’homme à son image, l’a rempli de
vitalité et le fait aussi participer des attributs divins tels l’amour, la personnalité, la
liberté, la raison et l’immortalité. » (CÉNA 3.3.2). Bien que l’homme et la femme
soient, à l’origine, des créatures parfaites de Dieu, la chute dans le péché les a
endommagés de la même manière, de sorte qu’ils sont chargés du péché originel
et de la prédisposition au péché. L’homme et la femme sont pécheurs et ont besoin,
de la même manière, de l’attention miséricordieuse de Dieu et de la rédemption.
La femme et l’homme ont donc le même besoin sotériologique. L’attention que
Dieu porte à l’homme déchu vaut pour les deux : Jésus-Christ est mort pour les
hommes et les femmes de la même manière et le salut qu’il a acquis leur est com-
mun. Si les hommes peuvent recevoir le salut indépendamment de leur sexe, ils
peuvent aussi participer à la transmission du salut – dans la mesure où elle se fait
par la parole et les sacrements – indépendamment de leur sexe.

Selon Paul, il ne doit pas y avoir de différence en Christ entre juifs et païens ni
entre esclaves et hommes libres ou entre hommes et femmes (Galates 3 : 28). La
conformité de principe à Christ de tous les croyants, évoquée ici par l’apôtre, doit
être mise en évidence comme principe et fondement de l’Église et de la transmis-
sion du salut.

Il faut également garder à l’esprit que Jésus ressuscité n’est ni homme ni femme,
car selon une parole de Jésus, les ressuscités n’ont pas la caractéristique de la
sexualité (Marc 12 : 25).

8.1 Conclusion
Les témoignages néotestamentaires qui s’opposent à la participation des
femmes au service religieux et à la vie de communauté ne donnent pas de
justification théologique valable à cela. La plupart de ces textes ont un ca-
ractère résolument pragmatique et sont liés à leur époque. Il apparaît
qu’une justification théologique de l’ordination des femmes dans le minis-

353 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

tère spirituel ne peut être qu’anthropologique (c’est-à-dire fondée sur la


nature de l’être humain) et sotériologique (fondée sur son besoin de salut).

9 Conséquences doctrinales et pratiques


Après l’évaluation théologique des déclarations bibliques, nous examinerons ci-
après les conséquences doctrinales et pratiques qui en découlent.

9.1 L’appel au service et au ministère


Dans l’article « Définition néo-apostolique du ministère spirituel. Commentaire du
chapitre 7 du CÉNA », il a été expliqué ceci : « Le service qui incombe à tout chré-
tien et qui est rempli sans ordination revêt un aspect sacerdotal évident. Le pas-
sage en I Pierre 2 : 9 va jusqu’à désigner les membres de l’Église par le terme de
‘sacerdoce royal’. Les croyants qui, par le baptême d’eau, ont été ensevelis avec
Jésus-Christ et sont ressuscités avec lui, qui le suivent et le professent comme
étant leur Seigneur, ont part à un sacerdoce universel des croyants. Ce sacerdoce
se réalise dans l’imitation de Jésus-Christ en paroles et en actes. Il convient de
distinguer de ce sacerdoce dépourvu de pouvoir sacramentel l’autre sacerdoce
fondé sur l’élection divine au ministère et conféré par l’ordination. »27

Ces explications, ainsi que la justification théologique de l’ordination des femmes


dans le ministère spirituel présentée plus haut sous l’angle anthropologique et so-
tériologique, conduisent à la conclusion suivante : non seulement la femme et
l’homme sont appelés ensemble au sacerdoce universel des croyants, mais ils
peuvent aussi tous deux être appelés au ministère spirituel. Par conséquent, les
femmes peuvent également recevoir la bénédiction, la sanctification et l’autorité
par la médiation de l’apostolat.

9.2 Ordination des femmes et des hommes


Le cinquième article de notre confession de foi, qui traite notamment de l’ordination,
dit ceci : « Je crois que ceux que Dieu a choisis pour exercer un ministère en sont
investis uniquement par des apôtres et que, de l’apostolat, procèdent le pouvoir,
la bénédiction et la sanctification nécessaires à l’exercice de leur ministère »
(CÉNA 2.4.5). Les explications concernant cet article de la confession de foi sont
d’une importance décisive pour les présentes réflexions : « C’est Dieu qui choisit
une personne en vue de lui confier un ministère. Par conséquent, le ministère n’est
pas l’œuvre de l’homme ni finalement non plus celle de l’Église, mais un don que

27 Pensées directrices, hors-série n° 2/2022 : Définition néo-apostolique du ministère spirituel, Neu-Isenburg, 2022, p. 6.

| 354
Conséquences doctrinales et pratiques

Dieu fait à l’Église. Selon les termes de cet article, l’homme est investi d’un minis-
tère par la volonté divine, et non pas à la suite d’une décision humaine. » (Ibid.).
On parle ici de manière générale, donc sans référence au sexe, de l’être humain
qui a été choisi par Dieu pour exercer un ministère. On peut donc dire que les
femmes et les hommes peuvent être choisis par Dieu pour exercer un ministère.

9.2.1 Bénédiction et sanctification


C’est à l’apostolat qu’incombe la tâche de reconnaître celui ou celle qui a été dé-
signé(e) et de l’ordonner dans le ministère. Les femmes comme les hommes peu-
vent faire l’expérience de la bénédiction et de la sanctification qui en découlent
pour le ministère auquel ils sont destinés. Le Catéchisme note à ce sujet : « Par la
‘bénédiction’, l’assurance de l’accompagnement divin et de l’assistance du Saint-
Esprit est donnée, aussi bien pour l’exercice du ministère sacerdotal que diaconal.
La ‘sanctification’ indique que, par le ministère, Dieu lui-même veut agir dans sa
sainteté et son intangibilité. » (CÉNA 2.4.5). La bénédiction et la sanctification sont
nécessaires pour que la femme ou l’homme puisse exercer correctement son mi-
nistère et le service qui lui est confié.

9.2.2 Le pouvoir ministériel


Le ministère spirituel pour lequel Dieu les a choisis tire son caractère du « pou-
voir ».

Le Catéchisme parle de trois niveaux ministériels – apôtre, prêtre, diacre –, auquel


est lié un degré de pouvoir différent. Comme les hommes, les femmes peuvent
être ordonnées dans tous ces niveaux ministériels avec les pouvoirs qui leur sont
conférés.

Le document intitulé « Définition néo-apostolique du ministère spirituel » explique


les pouvoirs associés à chaque niveau ministériel.28

Le pouvoir ministériel de l’apôtre comprend, entre autres, la proclamation véritable


de l’Évangile ainsi que la véritable administration des trois sacrements, l’annonce
du pardon des péchés au nom de Jésus-Christ, l’ordination de ministres ainsi que
toutes les dispensations de bénédictions.

Les prêtres et les diacres participent de manière différente aux pouvoirs de l’apos-
tolat. Ils sont tous envoyés par l’apostolat et sont unis à lui.

Le pouvoir ministériel du prêtre comprend, entre autres, la proclamation véritable


de l’Évangile ainsi que la véritable dispensation du saint baptême d’eau et de la

28 Ibid., p. 25 sq.

355 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

sainte cène. Les prêtres sont habilités à annoncer le pardon des péchés par man-
dat de l’apôtre et au nom de Jésus-Christ. Ils ont le pouvoir de célébrer des ser-
vices divins et de dispenser des bénédictions.

Le pouvoir ministériel du diacre comprend la proclamation véritable de la parole,


la célébration d’un service divin sans célébration de la sainte cène, avec introduc-
tion trinitaire et bénédiction trinitaire à la fin du service divin.

Les femmes et les hommes peuvent être confiants dans le fait qu’ils ont été choisis
par Dieu pour exercer un ministère spirituel. Tous deux peuvent recevoir des pou-
voirs issus de l’apostolat, qui servent au salut des hommes et au bien de la com-
munauté. En outre, le document intitulé « Définition néo-apostolique du ministère
spirituel » souligne : « Lors du choix des ministres à ordonner, on vérifiera qu’ils
disposent effectivement des compétences nécessaires à l’accomplissement des
services inhérents au ministère conféré. »29 Avant leur ordination, les femmes et
les hommes sont tenus d’« adhérer à la teneur des dix articles de la confession de
foi de l’Église néo-apostolique » et de représenter de manière appropriée la doc-
trine des apôtres telle qu’elle est développée dans le Catéchisme de l’Église néo-
apostolique.

9.2.3 Le mandat ministériel


Le ministère n’est pas une fin en soi, il ne sert pas non plus à récompenser ou à
mettre en valeur une personne. L’ordination dans un ministère spirituel se fait tou-
jours en tenant compte des besoins de la communauté et des nécessités ecclé-
siales. Lors de l’ordination de femmes dans un ministère spirituel, il convient éga-
lement de tenir compte de l’acceptation sociale. En outre, la situation personnelle
doit, comme pour les hommes, être suffisamment prise en compte.

Le ministère spirituel est au service de Christ, ce service est accompli dans la


communauté locale, dans le district ou au sein de l’Église territoriale. Les femmes
qui ont reçu un ministère spirituel accomplissent des tâches au sein de la commu-
nauté. En outre, elles peuvent également être appelées et nommées à des fonc-
tions dirigeantes au sein de la communauté, du district et de l’Église territoriale.
Les explications relatives à la vocation et à la nomination de ministres qui figurent
dans le document « Définition néo-apostolique du ministère spirituel », au para-
graphe 6.2.2 (« Le mandatement ») et au paragraphe 6.2.3 (« La nomination »),
leur sont également applicables.

29 Ibid., p. 26.

| 356
Remarques relatives à l’introduction de l’ordination des femmes

9.3 Conclusion
L’apostolat – les apôtres en union avec l’apôtre-patriarche – décide que les
femmes peuvent être investies d’un pouvoir ministériel en raison de l’éga-
lité des sexes et de l’égale dignité entre les sexes. Les femmes peuvent en
outre être appelées à des fonctions dirigeantes au sein de la communauté,
du district et d’une Église territoriale ou nommées à des services liés au
ministère. Le mandat ministériel qui y est lié ne doit toutefois être conféré
que là où il est accepté par la communauté et où le consensus social et la
législation le permettent.

10 Remarques relatives à l’introduction de l’ordination des femmes


En juin 2022, l’assemblée internationale des apôtres de district a déclaré de ma-
nière contraignante : « En raison de l’égalité des sexes et de l’égale dignité entre
les sexes, les femmes peuvent être investies d’un pouvoir et d’un mandat ministé-
riels devant Dieu. » En outre, il a été décidé que l’ordination des femmes serait
possible à partir du 1er janvier 2023.

10.1 L’élection au ministère spirituel


L’homme et la femme sont égaux devant le fait qu’ils peuvent être investis d’un
« ministère par la volonté divine, et non pas à la suite d’une décision humaine »,30
car c’est Dieu lui-même qui choisit la personne qui sera investie d’un ministère.
« Le ministère spirituel est, d’une part, un service envers Dieu et, d’autre part, un
service envers l’homme. »31 En considérant cela, on s’interdit automatiquement
d’introduire un système de quotas comme critère de sélection pour être investi
d’un ministère spirituel.

S’il est vrai que la condition fondamentale pour l’ordination des femmes et des
hommes est la vocation divine, les besoins et les nécessités de la communauté,
du district ou de l’Église territoriale seront toujours également pris en compte de
manière satisfaisante lors d’une ordination planifiée.32

Les compétences « nécessaires à l’accomplissement des services inhérents au


ministère conféré » sont également prises en compte. 33 Par l’ordination, « les

30 Ibid., p. 13.
31 Ibid., p. 17.
32 Cf. ibid., p. 10.
33 Ibid., p. 26.

357 |
La transmission du pouvoir et du mandat ministériels aux femmes

dons et talents existants sont éveillés et consacrés à l’exercice du ministère »


(CÉNA 7.7). Cela signifie que « les bonnes compétences et les bons attributs que
possède cette personne [...] sont mis au service de l’exercice du ministère par
l’acte d’ordination. »34 Les femmes et les hommes apportent leurs talents, leurs
compétences spécifiques et leurs traits de caractère positifs dans l’exercice du
ministère et les mettent en œuvre pour le bien de la communauté.

10.2 Obligations liées au ministère spirituel


Les personnes appelées à exercer un ministère spirituel s’engagent à enseigner
conformément au témoignage des Saintes Écritures, tel qu’exprimé dans les « dix
articles de la confession de foi » et dans le « Catéchisme de l’Église néo-aposto-
lique ». Leur exercice ministériel est régi par les « Directives à l’usage des mi-
nistres ».

Pour les hommes et les femmes s’applique : « Le ministère et la personne, l’exer-


cice ministériel et la compétence personnelle sont imbriqués l’un dans l’autre. »35
Dans le même temps, les ministres – femmes et hommes – devraient être cons-
cients du fait que c’est Jésus-Christ, et non pas eux, qui est maître du ministère :
« Le ministère ne devient pas la propriété de la personne, il n’est pas non plus une
empreinte indélébile sur la personne, mais il est et reste un don de Christ, dont
Jésus-Christ dispose, qu’il accorde voire qu’il refuse. »36

Pour pouvoir véritablement servir Dieu et les hommes, il est important que les mi-
nistres – femmes et hommes – prennent leur ministère au sérieux. Ils l’expriment
notamment en s’efforçant d’acquérir les connaissances et les compétences né-
cessaires à un exercice approprié de leur ministère. Il convient par conséquent de
prendre en compte les offres de formation spirituelle et théologique proposées par
l’Église.37

10.3 Le parcours dans le ministère spirituel


L’ordination confère aux hommes et aux femmes à la fois un pouvoir ministériel et
le mandat ministériel concret d’œuvrer au sein d’une communauté, d’un district ou
d’une Église territoriale. Les femmes pourront être ordonnées dans le ministère de
diacre, de prêtre et d’apôtre. En outre, les femmes pourront être – tout comme les
hommes – mandatées et nommées pour exercer des fonctions dirigeantes au sein
de la communauté, du district et de l’Église globale.

34 Ibid., p. 13.
35 Ibid., p. 13.
36 Ibid., p. 15.
37 Cf. ibid., p. 14.

| 358
Remarques relatives à l’introduction de l’ordination des femmes

Le mandat ministériel s’appliquant aussi bien aux hommes qu’aux femmes, les
dispositions relatives à l’exercice du ministère, à l’admission à la retraite, à la mise
en disponibilité, à la résignation du ministère et à la résiliation du ministère leur
sont également applicables.

Sous certaines conditions, les ministres peuvent être mis en disponibilité. Les « Di-
rectives à l’usage des ministres » indiquent que les ministres peuvent être mis en
disponibilité de l’exercice de leur ministère pour des raisons personnelles, profes-
sionnelles et de santé.

La grossesse d’une femme porteuse d’un ministère peut être une raison d’une telle
mise en disponibilité. La durée d’une mise en disponibilité ne doit pas excéder une
période de trois ans.

L’assemblée des apôtres de district s’est également penchée sur le code ves-
timentaire des ministres, hommes et femmes, et est parvenue à la conclusion
suivante : lors des services divins, les ministres – femmes et hommes – s’ha-
billeront en noir et blanc. La tenue vestimentaire sera sobre et appropriée à
l’occasion. Les habitudes régionales seront à prendre en compte en consé-
quence.

359 |
Lecture biblique

Lecture biblique du dimanche


des Rameaux
Jean 12 : 12-19

Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem

Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire
que Jésus se rendait à Jérusalem, prirent des branches de palmiers, et allèrent
au-devant de lui, en criant: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur,
le roi d’Israël! Jésus trouva un ânon, et s’assit dessus, selon ce qui est écrit:

Ne crains point, fille de Sion;


Voici, ton roi vient,
Assis sur le petit d’une ânesse.

Ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses; mais, lorsque Jésus eut été
glorifié, ils se souvinrent qu’elles étaient écrites de lui, et qu’elles avaient été ac-
complies à son égard.

Tous ceux qui étaient avec Jésus, quand il appela Lazare du sépulcre et le res-
suscita des morts, lui rendaient témoignage; et la foule vint au-devant de lui, parce
qu’elle avait appris qu’il avait fait ce miracle. Les pharisiens se dirent donc les uns
aux autres: Vous voyez que vous ne gagnez rien; voici, le monde est allé après
lui.

| 360
2024

Lecture biblique du Vendredi saint


Jean 19 : 16-30

Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus [et l’emmenèrent].

Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha.
C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au
milieu.

Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de
Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu
où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin.
Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N’écris pas: Roi des Juifs.
Mais écris qu’il a dit: Je suis roi des Juifs. Pilate répondit: Ce que j’ai écrit, je l’ai
écrit.

Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre
parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans cou-
ture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la dé-
chirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplisse
cette parole de l’Ecriture:

Ils se sont partagé mes vêtements,


Et ils ont tiré au sort ma tunique.

Voilà ce que firent les soldats.

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme


de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple
qu’il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère.
Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Ecriture
soit accomplie: J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en rem-
plirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de
sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant
la tête, il rendit l’esprit.

361 |
Lecture biblique

Lecture biblique de Pâques


Jean 20 : 1-10.19-23

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le


matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre.
Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit:
Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis.

Pierre et l’autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. Ils couraient tous deux
ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au
sépulcre; s’étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n’entra
pas. Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes
qui étaient à terre, et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les
bandes, mais plié dans un lieu à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le pre-
mier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut. Car ils ne comprenaient pas encore
que, selon l’Ecriture, Jésus devait ressusciter des morts. Et les disciples s’en re-
tournèrent chez eux.

Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trou-
vaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs,
Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous ! Et quand
il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie
en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme
le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux,
et leur dit: Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils
leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

| 362
2024

Lecture biblique de l’Ascension


Luc 24 : 44-53

Puis il leur dit: C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il
fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les
prophètes, et dans les psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent
les Ecritures. Et il leur dit: Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusci-
terait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés
seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.
Vous êtes témoins de ces choses. Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a
promis; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la
puissance d’en haut.

Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant
qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, [après l’avoir
adoré,] ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie; et ils étaient continuel-
lement dans le temple, louant et bénissant Dieu.

363 |
Lecture biblique

Lecture biblique de Pentecôte


Actes 2 : 36-43

Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur
et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent
à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous?

Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jé-
sus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au
loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par plu-
sieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette
génération perverse.

Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des
disciples augmenta d’environ trois mille âmes.

Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle,


dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il
se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres.

| 364
2024

Lecture biblique de Noël


Matthieu 1 : 18-23

Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant


été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils
aient habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne
voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.

Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph,
fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle
a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de
Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que
s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : Voici, la vierge
sera enceinte, elle enfantera un fils, Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui
signifie Dieu avec nous.

365 |
Lecture biblique

Lecture biblique pour le service divin


portant sur la connaissance de la Bible
(février)
Matthieu 8 : 28-34

Lorsqu’il fut sur l’autre bord, dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques,
sortant des sépulcres, vinrent au-devant de lui. Ils étaient si furieux que personne
n’osait passer par là. Et voici, ils s’écrièrent : Qu’y a-t-il entre nous et toi, Fils de
Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ?

Il y avait loin d’eux un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Les démons
priaient Jésus, disant : Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pour-
ceaux. Il leur dit : Allez ! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout
le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les
eaux.

Ceux qui les faisaient paître s’enfuirent, et allèrent dans la ville raconter tout ce qui
s’était passé et ce qui était arrivé aux démoniaques. Alors toute la ville sortit à la
rencontre de Jésus ; et, dès qu’ils le virent, ils le supplièrent de quitter leur territoire.

| 366
2024

Lecture biblique pour le service divin


portant sur la connaissance de la Bible
(juillet)
Exode 25 : 10-22

Ils feront une arche de bois d’acacia, sa longueur sera de deux coudées et demie,
sa largeur d’une coudée et demie, et sa hauteur d’une coudée et demie. Tu la
couvriras d’or pur, tu la couvriras en dedans et en dehors, et tu y feras une bordure
d’or tout autour. Tu fondras pour elle quatre anneaux d’or, et tu les mettras à ses
quatre coins, deux anneaux d’un côté et deux anneaux de l’autre côté. Tu feras
des barres de bois d’acacia, et tu les couvriras d’or. Tu passeras les barres dans
les anneaux sur les côtés de l’arche, pour qu’elles servent à porter l’arche ; les
barres resteront dans les anneaux de l’arche, et n’en seront point retirées. Tu met-
tras dans l’arche le témoignage, que je te donnerai.

Tu feras un propitiatoire d’or pur; sa longueur sera de deux coudées et demie, et


sa largeur d’une coudée et demie. Tu feras deux chérubins d’or, tu les feras d’or
battu, aux deux extrémités du propitiatoire ; fais un chérubin à l’une des extrémités
et un chérubin à l’autre extrémité ; vous ferez les chérubins sortant du propitiatoire
à ses deux extrémités. Les chérubins étendront les ailes par-dessus, couvrant de
leurs ailes le propitiatoire, et se faisant face l’un à l’autre; les chérubins auront la
face tournée vers le propitiatoire. Tu mettras le propitiatoire sur l’arche, et tu met-
tras dans l’arche le témoignage, que je te donnerai. C’est là que je me rencontrerai
avec toi ; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du
témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël.

367 |
Lecture biblique

Lecture biblique pour le service divin


portant sur la connaissance de la Bible
(août)
Luc 10 : 1-2,17-20

Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les en-
voya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-
même devait aller. Il leur dit : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Les soixante-dix revinrent avec joie, disant : Seigneur, les démons mêmes nous
sont soumis en ton nom. Jésus leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme
un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les
scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire.
Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais
réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

| 368
2024

Lecture biblique pour le service divin


portant sur la connaissance de la Bible
(septembre)
Genèse 28 : 10-17

Jacob partit de Beer-Schéba, et s’en alla à Charan. Il arriva dans un lieu où il passa
la nuit ; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se
coucha dans ce lieu-là. Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la
terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et
descendaient par cette échelle. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle ; et il
dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac. La terre sur
laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité.

Ta postérité sera comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à l’occident et à


l’orient, au septentrion et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies
en toi et en ta postérité. Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et
je te ramènerai dans ce pays ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté
ce que je te dis.

Jacob s’éveilla de son sommeil et il dit : Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et


moi, je ne le savais pas ! Il eut peur, et dit : Que ce lieu est redoutable ! C’est ici la
maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux!

369 |
Lecture biblique

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (janvier)
Jean 2 : 1-11

Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là,
et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.

Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont plus de vin. Jésus lui
répondit : Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n’est pas encore venue.
Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu’il vous dira. Or, il y avait là six vases de
pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois me-
sures.

Jésus leur dit : Remplissez d’eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l’ordonnateur du repas. Et ils lui en
apportèrent. Quand l’ordonnateur du repas eut goûté l’eau changée en vin, ne
sachant d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l’eau, le
savaient bien, il appela l’époux, et lui dit : Tout homme sert d’abord le bon vin, puis
le moins bon après qu’on s’est enivré ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent.
Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa
gloire, et ses disciples crurent en lui..

| 370
2024

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (février)
Proverbes 4 : 10-23

Écoute, mon fils, et reçois mes paroles ; Et les années de ta vie se multiplieront.
Je te montre la voie de la sagesse, Je te conduis dans les sentiers de la droiture.
Si tu marches, ton pas ne sera point gêné ; Et si tu cours, tu ne chancelleras point.
Retiens l’instruction, ne t’en dessaisis pas ; Garde-la, car elle est ta vie. N’entre
pas dans le sentier des méchants, Et ne marche pas dans la voie des hommes
mauvais. Évite-la, n’y passe point ; Détourne-t’en, et passe outre. Car ils ne dor-
miraient pas s’ils n’avaient fait le mal, Le sommeil leur serait ravi s’ils n’avaient fait
tomber personne ; Car c’est le pain de la méchanceté qu’ils mangent, C’est le vin
de la violence qu’ils boivent. Le sentier des justes est comme la lumière resplen-
dissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour. La voie des méchants
est comme les ténèbres ; Ils n’aperçoivent pas ce qui les fera tomber.

Mon fils, sois attentif à mes paroles, Prête l’oreille à mes discours. Qu’ils ne s’éloi-
gnent pas de tes yeux ; Garde-les dans le fond de ton cœur ; Car c’est la vie pour
ceux qui les trouvent, C’est la santé pour tout leur corps. Garde ton cœur plus que
toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

371 |
Lecture biblique

Lecture à l’occasion du service divin de


jeunesse (mars)
CÉNA 2.4.2

Le deuxième article de la confession de foi

Je crois en Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, notre Seigneur, qui a été conçu
du Saint-Esprit et qui est né de la vierge Marie. Il a souffert sous Ponce Pilate, il a
été crucifié, il est mort et a été enseveli ; il est entré dans le séjour des morts ;
il est ressuscité d’entre les morts le troisième jour et monté au ciel. Il siège à la
droite de Dieu, le Père tout-puissant, d’où il reviendra.

| 372
2024

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (avril)
I Corinthiens 1 : 22-25

Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous
prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puis-
sance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs.
Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus
forte que les hommes.

373 |
Lecture biblique

Lecture biblique au cours du service


divin de jeunesse (mai)
Matthieu 20 : 1-15

Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le
matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d'un denier par
jour, et il les envoya à sa vigne.

Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien
faire. Il leur dit : Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.
Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il
fit de même. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur
la place, et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?
Ils lui répondirent : C'est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne,
leur dit-il.

Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ou-
vriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de la on-
zième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite,
croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le rece-
vant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent : Ces derniers n'ont
travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fa-
tigue du jour et la chaleur.

Il répondit à l'un d'eux : Mon ami, je ne te fais pas tort ; n'as-tu pas convenu avec
moi d'un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier
autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou
vois-tu d'un mauvais œil que je sois bon ?

| 374
2024

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (juin)
II Timothée 1 : 5-10

Gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton
aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi.

C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu par
l’imposition de mes mains. Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a
donné ; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d’amour et de sagesse.
N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son
prisonnier. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu ; il nous
a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres,
mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-
Christ avant les temps éternels, et qui a été manifestée maintenant par la venue
de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a réduit la mort à l’impuissance et a mis en
évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile.

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Lecture biblique

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (août)
Luc 19 : 1-10

Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville. Et voici, un homme riche, appelé
Zachée, chef des publicains, cherchait à voir qui était Jésus ; mais il ne pouvait y
parvenir, à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut en avant, et monta
sur un sycomore pour le voir, parce qu’il devait passer par là. Lorsque Jésus fut
arrivé à cet endroit, il leva les yeux et lui dit : Zachée, hâte-toi de descendre ; car
il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. Zachée se hâta de descendre,
et le reçut avec joie.

Voyant cela, tous murmuraient, et disaient : Il est allé loger chez un homme pé-
cheur. Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit : Voici, Seigneur, je donne
aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un,
je lui rends le quadruple. Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd’hui dans cette
maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham. Car le Fils de l’homme est
venu chercher et sauver ce qui était perdu.

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2024

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (septembre)
Luc 10 : 30-37

Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il


tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en
allèrent, le laissant à demi mort.

Un sacrificateur, qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet


homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa
outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion
lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ;
puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.
Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce
que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.

Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au
milieu des brigands ? C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le
docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même.

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Lecture biblique

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (octobre)
Psaumes 96 : 1-13

Chantez à l’Éternel un cantique nouveau ! Chantez à l’Éternel, vous tous, habitants


de la terre ! Chantez à l’Éternel, bénissez son nom, Annoncez de jour en jour son
salut ! Racontez parmi les nations sa gloire, Parmi tous les peuples ses merveilles !
Car l’Éternel est grand et très digne de louange, Il est redoutable par-dessus tous
les dieux ; Car tous les dieux des peuples sont des idoles, Et l’Éternel a fait les
cieux. La splendeur et la magnificence sont devant sa face, La gloire et la majesté
sont dans son sanctuaire.

Familles des peuples, rendez à l’Éternel, Rendez à l’Éternel gloire et honneur !


Rendez à l’Éternel gloire pour son nom! Apportez des offrandes, et entrez dans
ses parvis ! Prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés. Trem-
blez devant lui, vous tous, habitants de la terre ! Dites parmi les nations : L’Éternel
règne ; Aussi le monde est ferme, il ne chancelle pas ; L’Éternel juge les peuples
avec droiture.

Que les cieux se réjouissent, et que la terre soit dans l’allégresse, Que la mer
retentisse avec tout ce qu’elle contient,

Que la campagne s’égaie avec tout ce qu’elle renferme, Que tous les arbres des
forêts poussent des cris de joie, Devant l’Éternel ! Car il vient, Car il vient pour
juger la terre ; Il jugera le monde avec justice, Et les peuples selon sa fidélité.

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2024

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (novembre)
Hébreux 10 : 23-25, 35-39

Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la pro-
messe est fidèle. Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux
bonnes œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume
de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que
vous voyez s’approcher le jour.

N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande ré-
munération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli
la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu
de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par
la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne
sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi
pour sauver leur âme.

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Lecture biblique

Lecture biblique à l’occasion du service


divin de jeunesse (décembre)
Luc 5 : 1-11

Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait


autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques,
d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de
ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il
s’assit, et de la barque il enseignait la foule.

Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos
filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit
sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une
grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compa-
gnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent
les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre
tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis
un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec
lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de
Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains
point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à
terre, ils laissèrent tout, et le suivirent.

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2024

Lecture biblique à l’occasion du service


divin pour enfants (juillet)
Nombres 6 : 24-27 ; Psaumes 139 : 1-6

Que l’Éternel te bénisse, et qu’il te garde ! Que l’Éternel fasse luire sa face sur toi,
et qu’il t’accorde sa grâce ! Que l’Éternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne
la paix ! C’est ainsi qu’ils mettront mon nom sur les enfants d’Israël, et je les bénirai.

Au chef des chantres. De David. Psaume. Éternel ! tu me sondes et tu me connais,


Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, Tu pénètres de loin ma pensée ;
Tu sais quand je marche et quand je me couche, Et tu pénètres toutes mes voies.
Car la parole n’est pas sur ma langue, Que déjà, ô Éternel ! tu la connais entière-
ment. Tu m’entoures par derrière et par devant, Et tu mets ta main sur moi. Une
science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, Elle est trop élevée pour
que je puisse la saisir.

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Confirmation

Chers confirmands,

Avant toute chose, nous voudrions vous remercier pour la grande joie que vous
nous procurez. Vous avez décidé de suivre Christ et de le servir au sein de son
Église. Nous sommes heureux de vous souhaiter la bienvenue parmi les serviteurs
de notre Seigneur et Maître Jésus-Christ.

N’ayez pas peur, le Seigneur ne vous demandera pas l’impossible. Il vous guidera
pas à pas, fidèlement et patiemment. Et nous serons là pour vous soutenir.
Ensemble, nous ferons de grandes choses !

Soyez-en certains : « quoiqu’il arrive, à la fin, c’est toujours Jésus qui gagne ! » Et
il donnera la victoire à ceux qui combattent ensemble contre le mal.

« Avec Dieu, nous ferons des exploits. Il écrasera nos ennemis »


(Psaume 60 : 14)

Vous souhaitant une grande bénédiction en ce jour de fête et beaucoup de


joies au sein de l’Église, je vous adresse, chers confirmands, mes très cordiales
salutations.

Jean-Luc Schneider

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