Théories politiques de l'État au XVIIe siècle
Théories politiques de l'État au XVIIe siècle
• Jean Domat, juriste français, (XVII), deux types de régimes : monarchie où la souveraineté
réside en un seul à qui on donne le nom de « prince » et république où le pouvoir est en
plusieurs personnes
• Nicolas Machiavel (XV-I) est considéré comme le père des sciences politiques. C’est un
humaniste et un homme politique. Il travaille pour la République de Florence. Il assume
deux fonctions, celle de diplomate, et il travaille à la chancellerie de son État, où on
travaille sur la justice et les lois. Il sera confronté à une crise avec l’arrivée de la famille des
Médicis qui font un coup d’état et renverse la République pour en faire une Monarchie.
Machiavel fait partie des opposants et va être chassé du pouvoir. Il va composer un traité en
1513 qui se nomme le Prince pour convaincre les Médicis qu’il peut travailler avec eux. Il
définit une nouvelle théorie de l’État qui tient avec 2 principes, la conquête du pouvoir et
le maintien aux pouvoirs. Machiavel théorise un état fort et sans morale si nécessaire. Il y
a des héritages importants dans la pensée de l’état, les leçons de Machiavel, machiavélisme.
Il y a une vision négative où on condamne Machiavel. Son livre sera censuré dès 1559 par le
pape, tous les états vont le censurer par la suite. On qualifie la raison d’état de raison
d’Enfer. Toutefois, il y a également des effets positifs, des penseurs qui s’appuient sur lui
(Giovanni Botero).
-« en politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre
mal »
• Claude de Seyssel (1450-1520), pour lui l’état doit se renforcer mais pas à la manière de
Machiavel, pour lui il y a 3 freins : la justice, la religion, la morale.
• Érasme (1466-1536), dans la complainte de la paix, il fait une synthèse des idées pacifistes
de l'humaniste et théologien qui permet également de pénétrer au cœur de la diplomatie
européenne du début du XVIe siècle. Érasme dénonce les mobiles qui poussent les princes à
faire la guerre (la colère, l'ambition, la quête de la gloire, entre autres) et juge avec sévérité
les souverains et les prélats. Il appelle à la charité chrétienne.
• Jean Bodin (XVI), rédige un traité de synthèse, les 6 livres de la République, en 1576. La
république correspond ici aux pouvoirs publics. Jean Bodin est un théoricien de l’économie
et de l’histoire, il théorise l’inflation notamment. Le contexte d’écriture est important car il
est écrit en pleine crise d’autorité de l’État. Le roi a convoqué des états généraux, il doit
affronter des écrits de contestation et des auteurs hostiles à l’État à cause de la St
Barthélémy, 4 ans plus tôt. Il faut ajouter un pouvoir pour les sujets où il devrait un pouvoir
de révolte et d’insoumission. Le roi demande à Bodin si en cas de crise il faut soit accentuer
l’autorité centrale de l’État ou autoriser les contre-pouvoirs et se décentraliser. Bodin répond
en disant qu’en temps de crise comme en temps ordinaire, l’autorité de l’état doit se
renforcer et ne peut être contestée. Pour cela, il va créer le concept de souveraineté d’état.
La souveraineté est une puissance absolue et perpétuelle selon Bodin. Cette monarchie
absolue est légitimée par deux droits plus grands que l’état, la loi de Dieu (droit divin) et le
droit naturel. Il est le premier théoricien de l’absolutisme en Europe. Son livre aura une
grande postérité en France et en Europe.
• Thomas Hobbes (XVII), Charles Ier perd et est exécuté pour le crime de tyrannie. Il est
remplacé par un pouvoir républicain qui est le Commonwealth dirigé par Cromwell.
L’héritier de la couronne, Charles II s’exile en France. Hobbes est l’un des conseillers et va
composer à la demande de Charles II, un traité pour préparer son retour en Angleterre. Il
reprend la même question que Bodin, un régime plus autoritaire en cas de crise ou des
contre-pouvoirs. Le Léviathan s’inspire de la vie politique française et affirme que l’état est
l’autorité suprême et légitime.
Vision pessimiste de la nature humaine, qui veut toujours tout prendre au detriment de ses
semblables, « l’homme est un loup pour l’homme ». Quand personne n’est là pour contrôler
les ê humains, ils sont incapables de se respecter. La solution serait un pacte social qui ferait
que les hommes acceptent de se défaire de leur liberté naturelle pour la transférer à un chef,
l’État. Sa volonté sera la leur. Seul un souverain très puissant peut sortir les hommes de leur
état de nature. Ce souverain très puissant est l’État personnifié dans la figure du léviathan,
un monstre qui intimide ses sujets et fait que ceux-ci ne rompent pas le pacte social.
Il reprend la théorie du droit nature, le pouvoir doit être aux mains d’un groupe de
personnes. L’état est omniprésent, symbolisé par un géant, il a le pouvoir de justice et
militaire. Le Léviathan est au-dessus de toi. Sa côte de maille est représentée avec des
centaines de visages. Le Léviathan va avoir deux impacts, il permet la restauration des
Stuart en 1660. Charles II s’installe et s’appuie sur Hobbes. Son livre suscite un débat dans
toute l’Europe et notamment en France.
• Jacques Bénigne Bossuet (XVII), est un homme d’église, évêque de Meaux. Il est une sorte
de ministre des Affaires religieuses mais sans portefeuille. C’est également un conseiller
personnel de Louis XIV qui est écouté. Louis XIV lui a confié la mission d’éduquer les
jeunes princes, les futurs rois. Il compose deux livres un traité de pédagogie, manuel scolaire
à destination du futur roi puis Politique tirée des propres paroles de l’Écriture Sainte,
1679-1681 et édité définitivement en 1709. Cet ouvrage devient le modèle de la monarchie
absolue de droit divin, il s’oppose au Léviathan. L’absolutisme à la Bossuet devient la
doctrine officielle de l’État jusqu’à la fin du règne de Louis XV. C’est l’absolutisme à la
Française. Bossuet a un rayonnement international, certains le suivent et d’autres le
combattent. En Grande-Bretagne, il y a le Bossuet anglais, Robert Filmer dans les années
1680, il dit que le plus grand roi est Louis XIV car son pouvoir vient de la population (droit
naturel) et de Dieu (droit divin). Il pense que cette théorie doit s’appliquer à l’Angleterre. Il
est le théoricien de Jacques II d’Angleterre qui est renversé en 1688/89 par la seconde
révolution anglaise.
• John Locke (XVII), est un penseur majeur de Grande-Bretagne. Il veut combattre les
« Bossuet anglais » dont Robert Filmer. John Locke s’installe en Hollande à Amsterdam, il
va écrire deux traités du gouvernement civil, il veut répondre aux idées de Robert Filmer.
Les traités restent discrets et manuscrits jusqu’en 1689. Tout change car en Angleterre
débute la Seconde Révolution qui va réussir « Glorieuse Révolution ». Cette révolution aura
deux effets, tout d’abord chasser Jacques II et le remplacer par un hollandais Guillaume III
d’Orange. Il y a des principes nouveaux, pour Locke, il faut séparer les 3 grands pouvoirs
(exécutif, législatif, judiciaire). Il existe une hiérarchie entre les 3 pouvoirs, le législatif est
le principal, la fondation. Il estime que le législatif est supérieur à l’exécutif. Pour lui,
l’Individu est plus important que l’État, ce dernier doit garantir la liberté individuelle.
Locke: état de nature est un état d’harmonie, il n’y a pas de guerre. Dans celui-ci
l’homme est libre et a la propriété privée malgré un manque de sécurité, on peut se
faire tuer n’importe quand. Pour Locke le contrat social est une loi qui assure la
sauvegarde de droits naturels.
On donne une constitution ce qui est une rareté en Europe, le Bill of Rights en 1689. Enfin,
pour faire fonctionner tout cela, il faut créer des chambres/assemblées représentatives, c’est
un bicamérisme (Chambre des Communes et des Lords). On met en place en Angleterre, une
monarchie parlementaire constitutionnelle de droit naturel.
• Montesquieu (XVII-III), dit ici qu’il faut des contrepouvoirs pour éviter des abus de
pouvoir. Il veut séparer et distinguer les 3 pouvoirs comme John Locke. En France, le roi les
possède tous. Le législatif est le premier des pouvoirs car tout repose sur la loi, État de
droits. Il n’est pas possible d’être au-dessus de la loi. Il faut des assemblées représentatives,
il estime que la bonne formule est un bicamérisme, avec une chambre des élites et chambre
du peuple. Le gouvernement sera alors mixte et la souveraineté partagée. Il veut introduire le
contrat en France. Il y a un bon accueil de son livre par les philosophes politiques Français
ou Européens. Mais à côté débute, la querelle de l’Esprit des lois 1748, ce livre est combattu
dans la plupart des États. On le dénonce comme étant le nouveau Machiavel. Le livre est
censuré dans toute l’Europe. Montesquieu meurt en 1755, en passant 6 années à militer pour
son livre (sous la Révolution, la tentative de Monarchie avec une constitution débute).
-« Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, que le
pouvoir arrête le pouvoir »
• Denis Diderot (XVIII), il reprend la théorie du contrat pour redéfinir la souveraineté. Pour
lui le pouvoir qui émane de la force n’est pas durable, ni légitime, il dénonce Machiavel et
son idée que tous les moyens peuvent êtres mis en oeuvre par le prince pour garer le
pouvoir. le contractualisme (ou théorie du contrat) est un courant de philosophie
politique datant du xviie siècle qui pense l'origine de la société et de l'État comme un contrat
originaire entre les humains, par lequel ceux-ci acceptent une limitation de leur liberté en
échange de lois garantissant la perpétuation du corps social.
• Hugo Grotius (1583-1645), le père du droit international, on lui doit un livre sur le droit de
la guerre et de la paix en 1625, De Jure belli ac pacis. Néerlandais mais opposant au
gouvernement en place, il rejoint la cohorte des penseurs qui réfléchissent en exil. Il a des
idées nouvelles, pour lui toutes les nations sont liées par le droit naturel. Elles doivent
respecter des règles communes. Il pourrait exister un contrat initial ou originel entre les
États. Ensuite, il va définir le Mare Liberum, la liberté des mers qu’il oppose au système de
l’Exclusif prôné par les États coloniaux. Certains territoires et certaines mers ne sont pas
accessibles à tous. Il préconise la naissance d’un droit maritime international avec des
zones ouvertes et d’autres fermées (eaux territoriales). Il est le premier à théoriser le
droit de neutralité d’un état, de ne pas être engagé ou bloqué par des alliances. Pour
organiser ce système, il faudrait créer un outil, une assemblée permanente des États. C’est
une société des nations avant l’heure avec un principe, l’idée qu’il vaut mieux vaut
anticiper les problèmes avant qu’il n’éclate. Ce système ne se met pas en place mais il va
inspirer d’autres initiatives.
• Le Grand Dessein d’Henri IV d’après Sully (son ministre des finances/guerre), le Grand
Dessein est un projet commun entre le roi de France et la reine d’Angleterre Élisabeth Ier.
Ils voulaient mettre en place une confédération de pays avec un exécutif qui serait dirigé par
un empereur élu. Il faudrait se donner une constitution commune (européenne). Ce serait
une Europe politique et militaire. Cet espace aurait une politique de tolérance religieuse et
philosophique. Il y aurait même un conseil européen, un Sénat des commissions et toute une
série de commissions spécialisées. Pour Sully, Henri IV a réussi à redonner la paix dans
l’État avec l’Édit de Nantes alors il peut donner la paix à l’échelle européenne
• Jacques Necker (1732-1804) est nommé en 1776 directeur général des Finances. Il devient
le nouvel homme fort de Versailles et lance une vaste réforme financière. . Il décide de ne
pas créer de nouveaux impôts pour augmenter les recettes de l’état. Il va négocier des prêts,
crédits auprès d’institutions internationales. Il obtient 500 millions de livres pour l’état. Il va
créer une loi de décentralisation, assemblée provinciale, ce sont des institutions régionales
qui dialoguent avec l’état au nombre de 4. L’idée est double, limiter le pouvoir local des
parlements et des intendants. On veut créer une nouvelle classe politique issu du tiers état
comme représentant de leur nation et province. On leur accorde comme pouvoir de discuter
la répartition de l’impôt. On s’occupe des infrastructures. Il va créer un Livre Blanc en 1781
sur les finances de l’état. L’opinion publique est en pleine construction et exige de la
transparence, toutefois les chiffres sont falsifiés. Necker est congédié en mai 1781.On entre
dans la « faillite de l’état » c’est-à-dire dans l’échec systématique de toutes réformes à venir.
Le fonctionnement de l’État
• Il y a la constitution non écrite, une série de coutumes royales, ce sont les lois
fondamentales c’est-à-dire que tout le monde doit suivre ces lois : règles successorales
avec la primogéniture masculine (loi salique) ; inaliénabilité du royaume, on ne peut pas
vendre ou céder une partie du territoire ; impossibilité d’abdiquer ; 2 serments du Sacre
(Église, peuple) ; catholicité du souverain depuis 1594 avec Henri IV. Il n’y a pas de
constitution écrite avant la Révolution française.
• La communication passe par les cérémonies d’entrée (le sacre, le roi devient thaumaturge,
un personnage mythique) et de sortie (les funérailles, on honore le mort). Pour le rendre
présent à tous, on soigne les représentations iconographiques. Les portraits sont les ancêtres
des portraits officiels d’aujourd’hui. Il y a beaucoup de portraits mythologiques. On
représente le chef d’état en exercice. Le portrait officiel de l’ancien régime est représenté en
habits de sacre. Le chef de l’état est présent dans les places publiques à travers les statues
équestres. Depuis le XVIème, on impose la présence de l’état dans l’espace public. En
France, la Galerie des Glaces à Versailles a pour but de cette galerie est de vanter les mérites
de l’état. Il montre tout ce LXIV a fait durant les 20 premières années de son règne
personnel (1661-1681). La sédentarité se met en place, les voyages deviennent rares. Durant
les guerres de religions, le roi fait un tour de France de 1564 à 1566. Il y a le développement
de la caricature politique également. Louis XVI est souvent représenté en roi cochon.
• Les collaborateurs de l’État: Le roi gouverne par conseil et avec l’aide de ses ministres,
c’est la monarchie de conseil héritée du Moyen Age. Le principal conseil est le conseil du
roi, au Moyen Age on parle de la Curia Regis. Les reines avaient quelques pouvoirs, le
premier est celui du pouvoir domestique, elle s’occupe des activités culturelles de la cour.
Elles possèdent une influence politique limitée sauf en temps de crise notamment lors des
minorités, la régence. Avec le clan Colbert et sa réorganisation émerge l’idée d’un cabinet
ministériel. On se demande s’il faudrait mettre quelqu’un qui dirige le cabinet et c’est
l’émergence du ministériat, ancêtre du ministère. C’est une charge personnelle et révocable,
on choisit des gens aux grandes compétences et une fidélité forte. On pense notamment à
Richelieu, Mazarin et Fleury.
• Résister et s’opposer à l’État: Les bases d’une résistance à l’état, 3 bases : base
idéologique (contractualistes, penseurs du XVIIIème), pensent que l’état est fort et qu’il
faudrait négocier avec l’état. Il y a aussi un courant de résistance avec les monarchomaques
(opposant actif à la monarchie) qui pensent qu’il est parfois légitime de renverser l’état; les
résistantes les plus efficaces sont illégales (prises d’armes, révolte comme la Fronde des
Princes 1649-52 lorsque la monarchie est affaiblie). Il y a aussi la solution légale (quête
d’un pouvoir partagé et sous contrôle comme le parlement de Paris qui peut créer ses
propres lois sauf s’y le roi s’y oppose).
• Les cours souveraines composés d’officiers, Montesquieu y croit dur comme fer c’est le bon
équilibre pour résister légalement à l’état. 3 cours souveraines sont fondées au Moyen Age
(chambre des comptes ; cour des monnaies ; cour des aides). 13 parlements en 1789. Le
parlement a 3 fonctions (cour de justice (appel) ; cour administrative et cour politique).
L’état a besoin des parlements dans les situations exceptionnelles, on peut penser aux
Grands Jours qui sont des tribunaux itinérants qui gèrent les problèmes dans les provinces.
Les parlements jouent un rôle important en période de régence. Le parlement enregistre les
lois évidemment, sans l’enregistrement, toute loi est un projet.
• Les assemblées des états : états généraux (national), états provinciaux (subdivisions,
régions). Ces assemblées sont représentatives. Les états généraux sont une institution
médiévale et une institution en temps de crise. Ils sont réunis en 1302 pour la première fois
rassemblant les 3 ordres. Les états provinciaux ont des compétences plus précises (fiscale,
judiciaire, militaire, défendre les libertés et privilèges)
• Révolte des Bonnets Rouges 1675 est une révolte antiétatique. Contexte de la guerre de
Hollande qui s’éternise, des impôts pour financer la guerre sur la vaisselle; le tabac et les
timbres sont mis en place par l’État. L’État est combattu pour cela et les Bretons appellent à
un pouvoir décentralisé. Ils ne veulent pas non plus aller voir le parlement de Rennes qui a
enregistré les nouveaux impôts.
• L’une des décisions prises est de transformer cette institution royale en une institution
réformatrice, révolutionnaire avec le fameux serment du jeu de paume. Les députés se
rassemblent et prononcent ce serment. Parallèlement, l’Assemblée nationale adopte des
réformes essentielles comme l’abolition des privilèges (le 4 août), la société se veut libre et
égalitaire. La DDHC est fait le 26 août 1789. On reprend la théorie du droit naturel. On met
alors en place les premières réformes administratives, on va créer des départements (83). A
la tête du département, on met un préfet. Le département est sans doute la structure la plus
vivante pour les citoyens. On doit créer une assemblée nationale dont le devoir est de donner
une constitution à l’état. La constitution finit par arriver en 1791, séparer et distinguer les
pouvoirs. L’exécutif est réglé car il ne change pas, on conserve une monarchie héréditaire
qui n’est responsable devant personne qui nomme 6 ministres. Il possède également un droit
de veto. La nouveauté est la naissance d’un pouvoir législatif indépendant. On a une seule
assemblée qui va décider avec 745 députés. Ils sont élus par des grands électeurs, c’est un
suffrage censitaire.
• Pendant une année, de juin 1791 à l’été 1792, Louis XVI fait de l’obstruction systématique
comme le faisait les parlements sous l’Ancien régime en utilisant son droit de veto
« Monsieur Veto ». La bataille de Valmy en septembre 1792 est une victoire pour la France
et n’a rien couté. Au cours de cette période tendue, le 10 août 1792 la monarchie est abolie.
La famille royale est arrêtée, au lendemain de Valmy on met fin au vide institutionnelle en
proclamant la Ière République française. On va créer des symboles pour la République : la
future Marianne avec cinq attributs le bonnet phrygien, le niveau, un faisceau de licteur
entouré de feuilles de chênes, une tunique courte et dénudée et un casque guerrier. Le
pouvoir législatif est seul, il a assimilé ou digéré le pouvoir exécutif et judiciaire. A cause de
cela, on va créer un nouveau régime, le Directoire. On va créer un nouveau législatif, qui
est fait d’un bicamérisme, la Chambre des 500 et la Chambre des Anciens. La nouveauté est
que ces personnes sont élues par le suffrage universel masculin. Le Directoire échoue à
donner une constitution stable avec 377 articles. Le seul succès du Directoire sont les
campagnes extérieures. Ce système s’effondre et donne naissance au consulat après le coup
d’état du 18 Brumaire an VIII.
• La raison de ce coup d’état est le constat d’un dépérissement de l’état, d’une crise de
l’autorité politique. Toutes les tentatives depuis 1789 ont échoué : la monarchie
constitutionnelle en 1792 et la première République. A cause de cela, on retrouve les
difficultés du XVIIIème siècle, c’est-à-dire l’absence d’équilibre entre les trois pouvoirs.
• On va améliorer le quadrillage administratif du territoire, on passe de 83 à 103 départements
qui sont justifiés par la conquête des armées révolutionnaires. Les départements sont habités,
on va créer la fonction de préfets à la tête d’un département, on subdivise le département en
arrondissement. On désigne également des sous-préfets. Le régime s’appuie sur des piliers,
d’abord l’armée ; les forces de sécurité (la police, le grand ministre de la Police est Fouché
et la gendarmerie) ; l’Église avec la signature du concordat en 1801. On appelle les évêques
les préfets violets. C’est la naissance d’une véritable fonction publique (sécurité de l’emploi,
carrière, concours donc mérite, lutte contre l’absentéisme et uniforme).
Bonaparte souhaite être sacré et donc recréer une monarchie chrétienne avec une référence
religieuse. Son modèle est de faire comme Charlemagne qui est sacré en l’An 800 à Rome.
Napoléon devient Napoléon Ier à Notre Dame de Paris.
• Ce régime se donne une série de nouveaux symboles qui vont conjuguer des éléments
anciens de la Monarchie et des nouveaux de la Révolution avec le drapeau tricolore qui est
conservé avec un aigle impérial. Le 22 septembre et 14 juillet sont remplacés par le 15 août
(anniversaire de Napoléon) et le 2 décembre 1805 (Austerlitz). Il y a la création des dignités
impériales avec les Maréchaux, Légion d’Honneur, la Cour des Tuileries. Il y a une égalité
civile mais moins de libertés et rétablissement de l’esclavage.
Dates :
• 1513 : Machiavel, le prince
• 1515 : Claude de Seyssel, La Grant Monarchie de France, premier grand traité de l’État en
France
• 1516 : Thomas More, Utopia
• 1517 : Érasme, la complainte de la paix
• 1527 : le lit de justice (en cas de conflit les parlements ont le dernier mot) est inventé par
François Ier
• 1542 : édit de Cognac qui organise le territoire
• 1547 : création de secrétaire d’état (au-dessus du ministre), il y en a 4 : le SE à la guerre, le
SE aux affaires étrangères, le SE de la marine (commerce) et le SE à la Maison du Roi
(royaume).
• 1562-1598 : guerres de religion en France
• 1576 : Jean Bodin, les 6 livres de la République, est l’inventeur du concept de souveraineté
• 1604 : mise en place de la Paulette
• 1606-1607 : affaire Paolo Sarpi (il veut être jugé par un tribunal, on lui répond qu’il doit être
jugé par l’église, c’est un membre du clergé)
• 1625 : Hugo Grotius, De Jure belli ac pacis
• 1628 : Voltaire, Testament politique
• 1635 : création de l’Académie française pour promouvoir la langue française, fixer
l’orthographe, créer un dictionnaire… Le français devient un outil de l’encomiastique
(discours de la louange, gloire)
• 1648-1653 : la Fronde
• Mai 1648 : l’arrêt d’union des 4 cours souveraines, première constitution écrite de l’état,
texte de 27 articles qui propose de donner à la Chambre de Saint Louis (là où ils se
réunissent) le droit de véto, supprimer les intendants, abolir les juridictions d’exception et
les lettres de cachet, réduire de 25% la taille, limiter la création des offices ! ériger un
contre-pouvoir.
• 1651 : Thomas Hobbes, le Léviathan
• 1665 : fondation du journal des savants (sorte de Journal Officiel)// fondation de la
manufacture de Saint Gobain (verres et miroirs)
• 1665 : l’état punit les parlements en changeant leur titre, ils deviennent des cours
supérieures à la place de cour souveraine
• 1666 : création de l’académie des Sciences
• 1669 : ordonnance des eaux et forêts
• 1673 : l’état impose l’enregistrement préalable de la loi avant tout débat
• 1673-1693 : crise de la Régale, rupture des relations diplomatiques
• 1675 : la révolte des bonnets rouges
• 1685 : ordonnance sur les colonies (code noir)
• 1710 : Vauban créé la dîme royale, impôt du dixième durant la guerre de succession
d’Espagne, puis est remis en place de 1733 à 1737 et enfin de 1741 à 1749.
• 1721 : Montesquieu, les lettres persanes
• 1748 : Montesquieu, l’Esprit des lois
• 1765 : Voltaire, du contrat social
Définitions :
-État : gouvernement légitime qui domine et exerce une puissance publique sur un territoire et sur
une population
-Miroir aux princes : sorte de manuel composé de conseils et de préceptes moraux destinés à
montrer aux souverains la voie à suivre
-Irénisme : esprit de paix et de bonne entente, travailler sur ce qui rassemble et pas sur ce qui divise
-Une guerre juste : une guerre menée pour de bons motifs, le premier est la légitime défense quand
il y a violation de votre territoire. Ensuite, les motifs sont plus flous, cela peut être morale, religieux
ou encore économique.
-Les Regalia : objets du pouvoir, couronne fermée avec une fleur de Lys, l’épée Joyeuse ou éperons
du Sacre.
-Un officier : une personne privée qui dé ent une parcelle de l’autorité publique. Il travaille et
parle au nom de l’état et de la loi de l’état et a une autorité que d’autres n’ont pas. J
-Un commis(saires) : charge révocable et lié à une mission précise, on choisit les hommes qui
exercent les responsabilités. Deux types de commissaire avec les gouverneurs et intendants. L’âge
d’or des gouverneurs est le XVIème et le XVIIème siècle. Ce dernier possède un triple pouvoir
(militaire, poli que et administra f). Les intendants se généralisent au cours du XVIIème siècle. En
1642, ils sont dans tout le royaume. Ils ont un triple pouvoir également (police, nance et jus ce).
Ils vont prendre le dessus sur les gouverneurs et s’imposent comme représentants.
Auteurs :
• Il existe deux maîtres à penser très inspirés par les contractualistes, c’est Thomas Jefferson
et Thomas Paine qui vont écrire ce qu’il faut, dont un pamphlet en 1774, c’est un traité
d’autodétermination politique ou de déconcentration des pouvoirs, de contre-pouvoir.
Thomas Paine a écrit un autre pamphlet en 1776, c’est Le Sens commun, c’est un best-seller,
un colon sur sept possède ce livre et en partage la lecture. Cela entraîne les dernières phases,
le 4 juillet 1776, c’est la Déclaration d’Indépendance, déclaration des droits. Cette
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déclaration est refusée par le gouvernement de Londres et justifie un affrontement militaire,
cette guerre est soutenue par un corps expéditionnaire français.
• Thomas More est d’abord un homme d’état, ils enchaînent deux grandes fonctions, celle de
shérif de Londres puis chancelier d’Angleterre. Il est humaniste de haut rang, il est un ami
personnel d’Érasme. Ils ont le même souci de dénoncer les abus et les déviances sociales et
politiques. Il écrit un récit philosophique original, Utopia, 1516, il est inventeur du mot.
Dans son livre il invente une ile dans laquelle il imagine une société utopique. Il fait un
diagnostic en comparant les deux mondes: son utopie VS celui des états européens. Il
critique les régimes européens et notamment anglais car ils auraient viré vers la tyrannie, ce
seraient des mauvais régimes. Ils ont sombré dans la guerre permanente, la justice est
devenue arbitraire, il y a une surfiscalité. Il dénonce tout d’abord le triomphe de
l’individualisme au détriment du bien commun. Il y a une vénération pour le Dieu argent et
le luxe. Il y a un goût pour l’oisiveté, le plus important reste le loisir et le repos. Le dernier
point est le phénomène de concentration des terres, l’enclosure, comme on spécialise la
terre, on a de moins en moins de récolte. Il veut alors qu’on s’inspire de l’utopie. Pour
combattre l’individualisme : les habitants d’utopie sont pacifistes, ils sont sous forme
communautaire, collectivisme, ce qui préconisait Platon ou la Bible (tout le monde vit dans
la même maison, on a la même nourriture, les mêmes vêtements). On a le mépris des fausses
richesses. L’or en utopie est fait pour les pots de chambres et les chaînes des prisonniers. Sur
le plan politique, il y a un régime contrôlé et un pouvoir partagé. Utopie est un état, une
société politique parfaitement équilibrée. C’est un état tolérant sur le plan religieux, un état
harmonieux et un état qui sert le bien commun, le bien de tous.
• "Les Aventures de Télémaque" est un roman épistolaire écrit par Fénelon, publié en 1699.
Suite de l'épopée grecque "L'Odyssée" d'Homère, se concentrant sur les aventures du
personnage de Télémaque, le fils d’Ulysse. Histoire: après la guerre de Troie, lorsque
Télémaque recherche son père disparu, Ulysse. Accompagné de son précepteur, Mentor, qui
est en réalité la déesse Athéna déguisée, Télémaque entreprend un voyage initiatique à
travers la Méditerranée pour découvrir les valeurs de la sagesse, de la vertu et de la
gouvernance. Il apprend les leçons de la prudence, de la modération, de la justice et de la
piété, et fait face à de nombreux défis et dangers pour prouver sa valeur en tant que futur roi
d’Ithaque. Il est confronté à des tentations et des épreuves qui mettent à l'épreuve sa
moralité et sa loyauté envers son père et son peuple. Il doit résister aux séductions de la
luxure, du pouvoir et de la richesse pour rester fidèle à sa quête de vérité et de sagesse.
Télémaque retrouve Ulysse, qui a survécu à ses épreuves et est revenu à Ithaque. Ulysse
transmet à son fils les enseignements de sa propre expérience, et Télémaque rentre chez lui
en tant que roi sage et vertueux, prêt à gouverner son peuple avec sagesse et justice. Cela est
considéré comme une œuvre littéraire et philosophique qui met en avant les valeurs morales
et politiques de l'époque de Fénelon, ainsi que son engagement envers l'éducation et la
formation des jeunes princes. Critique voilée des politiques et des actions de Louis XIV. Le
personnage de Mentor, qui est le précepteur de Télémaque incarne les valeurs de sagesse et
de vertu, il encourage Télémaque à adopter un gouvernement éclairé et bienveillant, mettant
en avant les besoins du peuple plutôt que les intérêts personnels du roi. Cela peut être vu
comme une allusion aux politiques absolutistes de Louis XIV, qui avait tendance à exercer
un pouvoir autoritaire et centralisé. Fénelon critique aussi les excès de la cour, la vanité, la
frivolité et la recherche du plaisir des courtisans, ainsi que les conséquences néfastes de la
guerre et de la politique expansionniste. Cependant pas de critique directe contre LXIV car
très risqué.
• L’état apparait comme inutile mais parfois même un obstacle aux biens communs. Il faut
revenir le plus possible à l’état de nature, donc réduire au maximum l’action de l’état
institution.
III-L’imaginaire au pouvoir
Auteurs :
• Raoul Girardet, Mythes et mythologies politiques, 1986. Cet ouvrage pour l’histoire
contemporaine et le XXème siècle a servi d’inspiration pour les autres périodes. C’est un
essai d’exploration de l’imaginaire politique. L’ouvrage s’organise autour de ‘étude de
quatre « grands ensembles » politico-mythologiques : la Conspiration, le Sauveur, l’Âge
d’or et l’Unité
• Pour la période moderne, il y a le livre d’Yves-Marie Bercé, Le roi caché. Mais aussi Gilles
Lecuppre plonge dans la réalité de ces mythes pour le Moyen-Âge, dans L’imposture
politique au Moyen-Âge, on a inventé une quarantaine de cas d’imposteurs. Parmi ces
imposteurs, le moment le plus important concerne Richard Cœur de Lion qui part à la
croisade et est absent en Angleterre pendant deux ans entre 1192 et 1194. Il est capturé prêt
du Danube et on attend son retour, mais Jean sans Terre prend le pouvoir et c’est dans ce
contexte que naît le personnage de Robin des bois ainsi l’image du sauveur ou de
l’imposteur traverse l’imaginaire car on trouve que la situation est injuste et on pense que
seul le vrai souverain pourra rendre la situation juste.
Idées :
• En 1578, Sébastien est un jeune souverain âgé de 24 ans qui répond favorablement à une
alliance marocaine. Mais il y a des tensions entre le sultan Abdel-Al Malik et le Al
Muttawakil. Sébastien part au Maroc avec une armée de 20 000 hommes pour soutenir Al
Muttawakil. Au mois d’août, c’est la bataille des trois rois. C’est une bataille terrible, les
trois souverains décèdent, il y a 15 000 morts dont 8 000 portugais. Cette aventure a
beaucoup de conséquences, Sébastien n’a pas d’héritier alors il va être remplacé par un
vieux membre de sa famille, Henri qui meurt dès 1580. Puis le prétendant le plus proche est
Philippe II d’Espagne et cela apparait comme une nouvelle provocation et un nouveau
drame politique, mais c’est inacceptable. Alors le courant de pensée de la mort de Sébastien
est né et son retour est attendu et avec lui la justice et l’Âge d’or du Portugal. Alors la
rumeur raconte qu’il aurait survécu mais serait gagné par la honte et se cacherait pour faire
pénitence de sa faute. Le temps de pénitence sur terre est de sept ans. Pour Philippe II ce
n’est pas acceptable car on nie la vérité alors il fait revenir le corps de Sébastien et organise
des funérailles nationales à la nécropole de Belem en 1582. Mais en 1585, des faux
Sébastien se font connaitre, ce sont des gens issus de toutes les classes sociales, mais aucun
n’apparait comme étant sérieux et ils sont jugés et condamnés. Mais le sébastiannisme
continue à survivre même au bout de sept ans. Le prétendant le plus extraordinaire est le
prétendant de Venise, chevalier de la Croix, il paraît très crédible et toutes les diplomaties
s’interrogent. Mais il est arrêté par les Espagnols et est expulsé à Naples. On se rend
finalement compte que c’est un imposteur originaire de Calabre. Il est d’abord condamné
aux galères puis est exécuté. Le sébastiannisme continue à survivre car c’est un courant
prophétique et d’espoir pour le Portugal. En 1665, le Portugal redevient indépendant et on
parle du triomphe de Sébastien.
• La grande terre des mythes est la Russie avec Pierre III, mari de Catherine II de Russie, elle
a emprisonné son mari et le tué pour régner. Il y a eu une quarantaine de prétendants pour
Pierre. En 1584, Yvan IV, le Terrible meurt. Il est considéré comme le réel fondateur de
l’Empire russe, il crée même un patriarche pour les Russes. Il laisse derrière lui deux fils :
Fédor qui lui succède et son jeune frère Dimitri. Mais en 1591, Dimitri décède, puis en
1597, le tsar Fédor décède aussi. Pour lui succéder il a un fils, Boris Godounov qui est
désigné tsar en 1598. Mais ce nouveau tsar semble illégitime et il rencontre des difficultés
dans sa politique avec des disettes, des famines et des menaces aux frontières. On cherche
alors une alternative et on commence à dire que Dimitri ne serait pas mort. Le second
Dimitri apparait de Pologne, il est catholique et entre en Russie, il lance une campagne
militaire en 1604, mais son armée est défaite, juste après, Godounov décède et Dimitri est
proclamé tsar par des Boyard et l’Église orthodoxe. Mais sa politique est très impopulaire et
les alliés d’hier deviennent les opposants d’aujourd’hui. Il est donc combattu et meurt en
1606. Mais la Russie est rentrée dans une période d’instabilité, c’est le « Temps des
troubles ». Alors Dimitri III fait son apparition jusqu’à ce qu’il soit éliminé par Michel de la
dynastie des Romanov. C’est la fin de la crise et on n’a alors plus besoin d’un Dimitri.
cours
XVIII siècle les britaniques destinent 13 colonies avec des statuts et entités différentes mais un
point commun, la métropole ordonne les colonies à son service.
Il y a la sortie de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Les terres que la GB a gagnée ne peuvent être
colonisées car des amérindiens y vivent (« proclamation line »), la guerre a couté des millions de
livres aux britanniques et sort faible du conflit alors des taxes naissent pour renforcer les caisses,
parmi elle le «Stamp Act» (timbre payants sur papier imprimé) qui fait provoque manifestations.
Les colombs en plus de cela étaient embêtés de ne pas être représentés au parlement anglais et donc
de ne pouvoir influer sur les décisions. Cela sonne le début des protestations et émeutes.
Le modèle qu’on a à l’esprit sont les Provinces Unies. On réunit une convention en 1787, c’est une
Assemblée constituante. Cette convention se réunit à Philadelphie et c’est un véritable moment de
compromis historiques, ils partent sur la formule d’une République fondée dans « l’unité et la
diversité ». C’est le système fédéral qui partage la souveraineté entre le gouvernement de tous et le
gouvernement de chacun, des États. Cela aboutit à un partage des droits régaliens et des
compétences politiques.
Le pouvoir clé est l’exécutif qui est réglé autour de l’idée d’un ticket entre président et vice-
président, on élit un binôme qui est élu pour quatre ans et la seule condition est d’être né aux Etats-
Unis ou y être au moins depuis 14 ans. Les pouvoirs sont étendus et cela permet de nommer les
ministres, les secrétaires d’États, les juges, le président possède aussi un droit de veto, mais il n’est
pas responsable.
Le deuxième pouvoir est le législatif, on adopte un bicamérisme, ce n’est pas la chambre des Lords
mais le Sénat et ce n’est pas une chambre des communes mais des représentants. Quand on
rassemble ces deux assemblées, c’est le Congrès. Ces assemblées ont l’initiative des lois et ont le
pouvoir de déclarer la guerre. Il existe aussi un pôle judiciaire, sorte de tribunal de paix qui compte
9 membres nommés par le pouvoir exécutif. Le jeu politique est un peu compliqué. On désigne le
premier président des Etats-Unis POTUS, c’est un ancien général à l’initiative de la Guerre de Sept
Ans. La Constitution n’a que sept articles, elle n’a pas changé mais elle reçoit rapidement de
nombreux amendements. USA basés sur les modéles de Rousseau, Locke et Montesquieu.