Outcome Document FRfinal
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1 Decembre, 2016
Nairobi, Kenya
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Version : FINALE : 1 décembre 2016
RÉSUMÉ ........................................................................................................................................................ 3
PRÉAMBULE .............................................................................................................................................. 6
VISION ..................................................................................................................................................... 12
Principe 1. Appropriation des priorités de développement par les pays partenaires bénéficiaires de
coopération......................................................................................................................................... 13
ANNEXES ..................................................................................................................................................... 30
RÉSUMÉ
1. Nous, les participants à la deuxième Réunion de Haut Niveau du Partenariat mondial pour une
coopération efficace au service du développement, nous engageons à assurer l’efficacité de la
coopération pour le développement en tant que moyen d’atteindre les objectifs de développement
durable (ODD) qui sont universels et étroitement liés entre eux. Nous nous sommes réunis à
Nairobi, au Kenya, du 28 novembre au 1er décembre 2016 pour réaffirmer l’esprit de partenariat
dans lequel nous avons reconnu notre but commun, notre interdépendance et nos responsabilités
respectives.
2. Nous estimons que la coopération efficace au service du développement peut émaner de l’inclusion,
de la confiance et de l’innovation, fondées sur le respect par tous les partenaires de l’utilisation des
stratégies nationales et des cadres de résultats au niveau des pays.
3. L’universalité du Programme de développement durable à l’horizon 2030 signifie que les relations
passées entre les donneurs et les bénéficiaires ont été remplacées par des approches qui
considèrent toutes les parties prenantes comme des partenaires égaux et interdépendants du
développement. Le Partenariat mondial se fait le champion de cette approche et cherche à
maximiser l’efficacité et l’impact de toutes les formes de coopération pour le développement. Nous
le faisons en partenariat pour réaliser la vision d’ensemble du bien-être accru de l’humanité, de la
planète, de la prospérité et de la paix.
4. Notre vision est conforme aux engagements internationaux convenus en matière de durabilité
environnementale, de droits de l’homme, de travail décent, d’égalité hommes-femmes et
d’élimination de toutes les formes de discrimination.
5. Notre Cadre de suivi est un instrument unique de redevabilité mutuelle. Nous allons continuer à
l’utiliser pour effectuer le suivi de la mise en œuvre de nos engagements par le biais des processus
pays et dirigés par les pays. Ce suivi contribuera directement au suivi et à l’examen de la mise en
œuvre des ODD, assurés par le Forum politique de haut niveau des Nations Unies. Nous
développerons et renforcerons notre suivi afin d’approfondir l’apprentissage mutuel, les avantages
réciproques et la redevabilité mutuelle.
6. Pour concrétiser cette vision, nous prendrons collectivement et individuellement des mesures
urgentes qui s’aligneront sur les principes de Busan, applicables à l’ensemble des partenaires, à
savoir l’appropriation des priorités de développement par les pays en développement, une
orientation vers les résultats, des partenariats pour le développement ouverts à tous ainsi que la
transparence et la redevabilité.
7. Nous adoptons avec enthousiasme la diversité sur laquelle se base notre partenariat et
reconnaissons les contributions complémentaires de toutes les parties prenantes. Bien que nos
principes et nos engagements soient communs à tous les membres du Partenariat mondial, chaque
partenaire tiendra ses engagements respectifs, spécifiques à son groupe d’intérêt.
8. Nous réaffirmons l’ensemble des engagements antérieurs pris à Rome (2003), Paris (2005), Accra
(2008), Busan (2011) et à la première Réunion de Haut Niveau du Partenariat mondial pour une
coopération efficace au service du développement à Mexico (2014). Nous nous engageons à
dynamiser la mise en œuvre de ces engagements, avec une promesse de ne laisser personne de
côté.
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9. Afin d’accélérer les progrès à l’égard de nos engagements communs, nous renforcerons
l’appropriation des priorités de développement par les pays en développement. Pour ce faire, nous
allons :
a. travailler avec les parlements en vue d’améliorer leur examen de l’intégralité de la
coopération pour le développement ; nous soutiendrons les gouvernements locaux à
localiser les ODD et nous aiderons les communautés pour qu’elles interagissent avec eux ;
b. développer et soutenir des stratégies nationales transparentes, responsables et inclusives
en matière de développement et encourager dans la mesure du possible l’alignement de
tous les partenaires sur ces stratégies ; et,
c. renforcer et utiliser les systèmes nationaux, améliorer l’harmonisation des fournisseurs de
coopération pour le développement et soutenir l’intégration du secteur des entreprises
locales et de la société civile dans les processus de passation des marchés.
10. Dans le but de renforcer l’orientation vers les résultats, nous allons :
a. continuer d’élaborer, de soutenir et d’utiliser les cadres de résultats au niveau des pays ;
adapter progressivement les cadres de résultats afin de tenir compte des cibles et des
indicateurs des ODD ; et, rendre publiques les données sur les résultats ; et,
b. continuer d’établir, d’appuyer et d’utiliser les systèmes statistiques nationaux et générer des
données désagrégées pour rendre compte des progrès.
11. Pour promouvoir des partenariats pour le développement ouverts à tous, nous allons :
a. intensifier nos efforts pour garantir un environnement favorable à tous les partenaires, y
compris les parlements, les gouvernements locaux, la société civile, le secteur des
entreprises, les organisations philanthropiques et les syndicats, ainsi que soutenir les
plateformes de collaboration au niveau des pays ;
b. promouvoir des environnements de politiques favorables au secteur des entreprises afin de
soutenir des pratiques commerciales responsables, inclusives et durables ; et, soutenir un
dialogue structuré et un partenariat visant à encourager ces approches ;
c. soutenir la société civile pour qu’elle joue pleinement son rôle d’actrice indépendante du
développement à part entière en assurant que ses propres activités soient aussi efficaces
que possible ; et,
d. travailler avec le milieu philanthropique pour qu’il maximise sa contribution particulière au
développement durable, notamment par le biais de partenariats public-philanthropique.
12. Dans le but de renforcer la transparence et la redevabilité mutuelle, nous allons :
a. améliorer la publication des données ouvertes sur la coopération pour le développement et
soutenir l’utilisation de ces données par toutes les parties prenantes concernées ;
b. actualiser les ententes de redevabilité mutuelle au niveau des pays pour inclure l’ensemble
des partenaires du développement pertinents, de manière inclusive et transparente ;
c. améliorer la capacité des autorités locales et des parlements à fournir des informations
transparentes aux citoyens sur l’utilisation des ressources ; et,
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d. épauler le secteur privé pour qu’il adopte des systèmes transparents et responsables de
gestion des fonds publics et privés et qu’il tienne compte des impacts sociaux,
environnementaux et économiques de sa chaîne de valeur.
13. Nous nous engageons à veiller à ce que personne ne soit exclu par le processus de développement
et en particulier par la coopération pour le développement.
14. Nous investirons dans la science, la technologie et l’innovation en tant que moteur de l’efficacité de
la coopération pour le développement.
15. Nous soutiendrons les pays fragiles et touchés par un conflit pour qu’ils accèdent aux ressources et
partenariats nécessaires pour faire progresser des priorités spécifiques en matière de
développement. En nous appuyant sur le New Deal pour l’Engagement dans les États fragiles, nous
œuvrerons à l’amélioration de l’engagement entre les partenaires et les initiatives de
développement, de consolidation de la paix, de sécurité et d’aide humanitaire. Nous encouragerons
l’apprentissage mutuel entre les environnements fragiles et touchés par un conflit.
16. Nous reconnaissons que les droits des femmes et des filles, l’égalité hommes-femmes et
l’autonomisation des femmes et des filles sont à la fois des objectifs autonomes et une question
transversale pour réaliser le développement durable. Nous accélérerons les efforts pour atteindre
ces objectifs en consolidant les partenariats multipartites et en effectuant le suivi des affectations
de ressources à ces efforts ; en renforçant les capacités de planification et de budgétisation sensible
au genre et en augmentant l’implication des organisations féminines dans les partenariats pour le
développement.
17. Nous réitérons notre engagement à investir dans le développement des enfants et des jeunes. Nous
améliorerons d’urgence la notification des ressources intérieures et de la coopération pour le
développement axées sur l’enfant et renforcerons l’aptitude des jeunes à participer aux exercices de
redevabilité.
18. Nous reconnaissons les problèmes spécifiques auxquels font face les pays à revenu intermédiaire
(PRI) et nous veillerons à ce que la coopération pour le développement les aborde. Nous
encouragerons aussi l’efficacité de la coopération Sud-Sud et de la coopération triangulaire.
19. Dans un esprit de partenariat, nous continuerons à améliorer nos façons de travailler ensemble, et
permettrons à toutes les parties prenantes de se faire entendre. Pour ce faire, nous allons :
a. élargir notre partenariat afin d’inclure toutes les parties prenantes intéressées ;
b. soutenir une coopération efficace au niveau des pays, notamment par le biais de
partenariats ouverts à tous au niveau des pays ;
c. améliorer l’utilité pratique des plateformes et des mécanismes régionaux et faire un
meilleur usage de l’expérience des Initiatives du Partenariat mondial ; placer le partage des
connaissances et l’apprentissage alimentées par la demande au cœur de notre travail,
notamment en regroupant les « communautés de pratique» pour trouver des solutions à
des problèmes spécifiques ; et,
d. continuer de mettre à jour nos dispositions de gouvernance pour s’assurer que tous les
partenaires se fassent entendre et puissent orienter le travail du Partenariat mondial.
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PRÉAMBULE
1. Nous, chefs d’État et de gouvernement, ministres et hauts représentants de pays en développement
et développés, chefs d’agences de développement multilatérales et bilatérales, d’institutions
financières et régionales de développement, de parlements et de gouvernements locaux, ainsi que,
représentants du secteur des entreprises, de la société civile, de syndicats et d’organisations
philanthropiques, nous sommes réunis à Nairobi, au Kenya, afin de dresser le bilan de la mise en
œuvre des principes et des engagements relatifs à l’efficacité de la coopération pour le
développement et pour déterminer comment les partenaires du développement, traditionnels et
nouveaux, peuvent travailler ensemble de manière efficace pour accélérer la réalisation du
développement durable, y compris l’exécution du Programme de développement durable à
l’horizon [Link] deuxième Réunion de Haut Niveau de Nairobi s’appuie sur nos engagements
relatifs à l’efficacité de la coopération pour le développement que nous réaffirmons par la présente
et qui sont ancrés dans la Déclaration de Rome sur l’harmonisation (2003), la Déclaration de Paris
sur l'efficacité de l'aide au développement (2005), le Programme d'action d'Accra (2008), le
quatrième Forum à haut niveau sur l’efficacité de l’aide de Busan (2011) au cours duquel le
Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (PMCED) a été
créé, ainsi que dans le Communiqué de la première Réunion de Haut Niveau du PMCED à Mexico
(2014).
2. Nous nous sommes réunis dans un esprit d’inclusion et de solidarité et avons tenu des discussions
fructueuses sur les progrès et les défis en matière de coopération efficace pour le développement,
et sur la contribution du Partenariat mondial à la réalisation du Programme 2030. Nous avons noté
l’importance de la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et triangulaire ; du secteur des entreprises ; du
rôle de la société civile ; de l’égalité hommes-femmes et de l’autonomisation des femmes et des
filles ; de l’autonomisation économique des jeunes ; de ne laisser personne de côté ; et, de libérer le
pouvoir des partenariats.
3. Nous reconnaissons les progrès importants réalisés dans la mise en œuvre des objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD), notamment, la réduction des niveaux d’extrême
pauvreté, de la maladie et de la faim, la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes en
matière de scolarisation dans le primaire et de participation politique. Nous notons que les progrès
ont été lents et irréguliers dans les pays et d’un pays à l’autre. Bien que les niveaux de pauvreté et
d’inégalité restent élevés, en particulier en Afrique, dans les pays les moins avancés, les pays en
développement sans littoral, les petits États insulaires en développement et les pays touchés par les
conflits et les situations de fragilité, et, que de nombreux pays à revenu intermédiaire soient
confrontés à de sérieux défis, nous estimons que l’efficacité de la coopération pour le
développement est de notre intérêt commun.
4. L’exposition aux risques et l’incapacité de faire face aux effets fortement néfastes du changement
climatique ; les chocs économiques et sociaux mondiaux ; le rétrécissement de l’espace civique ; la
fracture numérique et le fossé dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation ;
la forte augmentation de la population jeune ; la disparité persistante entre les sexes et la violence
et la discriminations omniprésentes contre les femmes et les filles ; les défis auxquels font face les
personnes handicapées ; le chômage et le sous-emploi, la non-résilience des moyens de
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7. Le Programme 2030 est pour nous une source d’inspiration. Il s’agit d’un plan d’action ambitieux et
porteur de changements pour l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes. Nous notons que
le Programme 2030 préconise à tous les pays et à toutes les parties prenantes d’agir en partenariat
afin de le mettre en œuvre. Il encourage également tous les pays à apporter des modifications aux
objectifs, politiques et dispositions institutionnelles au niveau national.
8. Nous réaffirmons en particulier la promesse du Programme 2030 de ne laisser personne de côté en
tant que philosophie qui imprègne notre travail et nous sommes conscients que pour être efficace,
la coopération pour le développement se doit de n’exclure personne. En outre, nous reconnaissons
que le comportement visant à instaurer la confiance doit être un élément réfléchi et explicite de cet
effort commun. Ici à Nairobi, nous, représentants de l’ensemble des partenaires du développement,
nous engageons à cette cause.
9. L’universalité du Programme 2030 signifie que les relations donneurs-bénéficiaires doivent
considérer toutes les parties prenantes comme des partenaires égaux et interdépendants du
développement. Le Partenariat mondial a toujours patronné cette approche. À cette fin, nous
reconnaissons les pays partenaires bénéficiaires de la coopération pour le développement, les pays
partenaires fournisseurs de coopération pour le développement et les pays partenaires fournisseurs
et bénéficiaires de coopération pour le développement. Par ailleurs, dans l’esprit et la pratique
d’inclusion, nous reconnaissons la multitude de partenaires du développement très variés qui
contribuent déjà ou qui peuvent contribuer à l’avenir, à l’efficacité du développement en fonction
de leurs capacités et actifs respectifs.
10. Nous reconnaissons le Programme d’action d’Addis-Abeba comme une partie intégrante du
Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui soutient, complète et contribue à la
contextualisation des cibles des moyens de mise en œuvre du Programme 2030. Nous
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22. Nous soulignons que la qualité et la quantité de la coopération pour le développement sont des
éléments importants pour la croissance économique inclusive et durable qui aborde également les
impacts sociaux et environnementaux. À cet égard, nous insistons sur l’importance d’encourager
des investissements dans des infrastructures de qualité, y compris dans l’infrastructure numérique,
pour assurer, entre autres, l’efficience économique, étant donné les coûts du cycle de vie, la
sécurité, la résilience, la création d’emplois décents, le renforcement des capacités et le transfert
d’expertise et de savoir-faire.
23. Le recours au financement public international, y compris l’aide publique au développement (APD),
est important pour catalyser la mobilisation de ressources supplémentaires provenant d’autres
sources, publiques et privées. Il peut contribuer à l’amélioration du recouvrement des impôts et au
renforcement des environnements porteurs intérieurs et à la mise en place des services publics
essentiels. Il peut également servir à débloquer des fonds supplémentaires par le biais de
mécanismes de financement mixte ou commun et de réduction des risques, notamment pour les
infrastructures et autres investissements destinés à soutenir le développement du secteur privé. Les
fournisseurs de l’APD réaffirment leurs engagements respectifs en la matière, y compris
l’engagement pris par de nombreux pays développés de consacrer 0,7 pour cent de leur revenu
national brut (RNB) à l’APD et d’affecter entre 0,15 et 0,20 pour cent du RNB à l’APD destinée aux
pays les moins avancés d’ici à 2030.
24. Nous réaffirmons l’importance d’honorer pleinement les engagements existants en vertu des
conventions internationales, notamment celles relatives aux changements climatiques et aux défis
mondiaux connexes. Nous reconnaissons qu’il faudra augmenter le financement de toutes
provenances, y compris publiques et privées, bilatérales et multilatérales, ainsi que d’autres sources
de financement, en vue d’investir dans de nombreux domaines, y compris pour le développement à
faible intensité de carbone et résilient face aux changements climatiques. Nous sommes conscients
que, dans le cadre de mesures de réductions significatives et de transparence sur la mise en œuvre,
les pays développés se sont engagés à mobiliser conjointement auprès de sources très diverses, 100
milliards de dollars US par an d’ici à 2020, afin de répondre aux besoins des pays en développement.
25. Les partenaires de la coopération Sud-Sud accordent de l’importance aux principes du respect de la
souveraineté nationale, de l’appropriation et de l’indépendance nationale, de l’égalité, de la non-
conditionnalité, du soutien fondé sur la demande, de la non-ingérence dans les affaires intérieures
et des avantages mutuels. Nous insistons sur l’importance et le potentiel de la coopération Sud-Sud
en tant que caractéristique de plus en plus puissante de la coopération internationale pour le
développement. Sa portée et sa diversité présentent des opportunités pour relever les défis du
Programme 2030, en particulier dans les pays les moins développés et dans d’autres pays
partenaires. Elle repose également sur les principes relatifs à l’efficacité de la coopération pour le
développement conformément au Document final de Nairobi de 2009 issu de la Conférence de haut
niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud. L’application de ces principes, adaptée à la
particularité du contexte et des modalités de chaque partenaire, peut contribuer à accroître la
qualité et l’impact de la coopération Sud-Sud pour le développement sous toutes ses formes.
26. Nous constatons que la coopération Sud-Sud est une manifestation de solidarité entre les pays en
développement et un trait de plus en plus important de l’architecture du développement
international, qui complète la coopération Nord-Sud mais ne s’y substitue pas. Nous encourageons
les pays partenaires bénéficiaires de coopération pour le développement à intensifier
volontairement leurs efforts pour renforcer le rôle de la coopération Sud-Sud dans la mise en œuvre
du Programme 2030. Nous apprécions les efforts continus que font les partenaires du Sud pour
améliorer l’efficacité de la coopération pour le développement conformément au Document final de
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27. Nous reconnaissons que la coopération triangulaire offre des modalités pratiques qui peuvent
favoriser des partenariats ouverts à tous pour la réalisation des ODD. La coopération triangulaire,
comme les autres modes de coopération, privilégient le rôle et la volonté des pays partenaires
bénéficiant d’un soutien, tout en offrant la possibilité de réunir une diversité d’expériences,
d’enseignements et d’actifs provenant de partenaires du Sud et du Nord, ainsi que d’institutions de
développement et financières multilatérales, régionales et bilatérales. À ce titre, nous prenons note
que la coopération triangulaire, dirigée par les pays hôtes et entre différentes combinaisons de
partenaires, a un potentiel énorme pour promouvoir la redevabilité, les avantages et l’apprentissage
mutuels.
28. Nous sommes conscients que les pays à revenu intermédiaire (PRI) peuvent jouer un rôle
particulièrement important dans la fourniture de biens publics régionaux et mondiaux tels que la
biodiversité et la stabilité du climat. La coopération pour le développement efficace doit en tenir
compte et soutenir les PRI dans leurs efforts de protection de ces biens publics régionaux et
mondiaux afin de réduire l’instabilité et les risques internationaux pour tous.
29. Nous insistons sur l’importance croissante de la coopération « Fragile à Fragile » entre les États
touchés par un conflit ou en situation de fragilité pour promouvoir la consolidation de la paix et
l’aide au renforcement de l’État. Nous saluons le travail du g7 + dans ce domaine et son potentiel
pour contribuer à l’avancement des ODD, en particulier de l’Objectif 16 : Paix et Justice.
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« Renforcer le Partenariat mondial pour le développement durable, associé à des partenariats multipartites
permettant de mobiliser et de partager des savoirs, des connaissances spécialisées, des technologies et des
ressources financières, afin d’aider tous les pays, en particulier les pays en développement, à atteindre les
objectifs de développement durable ». Le cadre contribue également à l’évaluation des indicateurs 5.c.1 et
17.15.1 relatifs aux ODD.
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VISION
La vision du Partenariat mondial est de maximiser l’efficacité de toutes les formes de
coopération pour le développement dans l’intérêt commun de l’humanité, de la planète, de
la prospérité et de la paix.
PRINCIPES ET ENGAGEMENTS
33. Sur la base du contexte mondial qui prévaut et des enseignements tirés des résultats du cycle de
suivi 2016, nous nous consacrons de nouveau aux quatre principes du Partenariat mondial, à savoir
l’appropriation des priorités de développement par les pays en développement, une orientation
vers les résultats, des partenariats ouverts à tous et la transparence et la redevabilité
(responsabilité).
34. Nous approuvons les engagements suivants, qui nous permettrons de maintenir la dynamique
politique et l’action pratique de l’efficacité de la coopération pour le développement en vue de
soutenir la mise en œuvre réussie du Programme 2030.
35. Les quatre principes relatifs à l’efficacité de la coopération pour le développement fournissent
l’unité sous-jacente de l’objet qui impulse les travaux du Partenariat mondial. Nous croyons qu’ils
offrent une véritable valeur à toutes les parties prenantes, indépendamment de leur caractère ou
de leur rôle.
36. Nous sommes conscients qu’il reste beaucoup à faire pour honorer les engagements pris dans la
Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement et dans le Programme d’action
d’Accra, malgré leur pertinence continue par rapport au Programme évolutif de l’efficacité de la
coopération pour le développement. Ceux d'entre nous qui ont approuvé ces accords renouvellent
leur engagement total pour en achever la réalisation, avec une référence particulière aux
engagements politiques pertinents identifiés dans le cadre de suivi actuel qui ont été lancés à Paris
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et à Accra. Nous élaborerons des plans d’action circonscrits dans le temps par rapport à ces
engagements.
41. Nous encouragerons les innovations qui peuvent réduire le coût de transaction moyen des
transferts de fonds des travailleurs migrants à moins de trois pour cent de la somme transférée et
nous nous assurerons qu’aucun circuit d’envois de fonds n’exige de commissions supérieures à cinq
pour cent d’ici à 2030, soucieux de la nécessité de maintenir une couverture adéquate de ces
services, en particulier en faveur des personnes qui en ont le plus besoin.
Les gouvernements nationaux
42. Les pays partenaires bénéficiaires de la coopération pour le développement s’engagent à :
a. élaborer ou renforcer des stratégies nationales de développement efficaces, inclusives et
définies par les pays, afin de mettre en œuvre le Programme 2030 ; et, des systèmes et
processus de planification et de budgétisation, compte tenu des engagements que nous
avons pris de mener des actions ambitieuses en vue d’atteindre les ODD ;
b. exercer un leadership responsable et fort et une appropriation inclusive du programme
national de développement et à procéder à des consultations approfondies transparentes et
régulières avec les parties prenantes, selon les besoins, afin d’améliorer l’efficacité de la
gestion financière et des dépenses. Des efforts particuliers seront faits pour assurer la
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participation des organisations des droits de la femme ainsi que des groupes et des
communautés marginalisés ;
c. contrôler et s’assurer, dans le cadre d’un partenariat actif avec les parlements et la société
civile, que l’appui des partenaires du développement entre dans le cadre des priorités de
politiques nationales et de stratégies de développement et reflète les priorités et les besoins
des citoyens ;
d. publier des informations régulières, ponctuelles et exhaustives sur les budgets publics
nationaux et locaux, des rapports sur l’exécution du budget et les audits s’y rapportant et les
rendre publiques ;
e. renforcer les systèmes des pays, y compris les systèmes nationaux de gestion des finances
publiques et de passation des marchés ;
f. promouvoir l’espace de la société civile pour participer aux politiques et programmes de
développement et pour évaluer les progrès du développement réalisés par le gouvernement
et les autres parties prenantes ;
g. entamer le dialogue social avec le secteur des entreprises et les syndicats afin d’accroître
leur rôle dans le développement durable ; et,
h. encourager les innovations dans la collecte et le reporting des données citoyennes, par des
groupes de femmes, les jeunes et d’autres partenaires de la société civile.
43. Les pays partenaires fournisseurs de la coopération pour le développement s’engagent à :
a. mettre en œuvre des mesures au sein de leurs propres institutions qui peuvent contribuer à
un environnement favorable aux pays partenaires bénéficiaires de la coopération pour le
développement pour atteindre les ODD ;
b. rendre la coopération pour le développement plus prévisible en fournissant des
informations régulières et ponctuelles sur leurs plans prévisionnels de dépenses indicatives
et/ou des plans de mise en œuvre sur trois à cinq ans, comme convenu dans le Programme
d’action d’Accra ;
c. aider les pays partenaires bénéficiaires de la coopération pour le développement à
s’approprier et à diriger de manière inclusive leurs programmes de développement aux
niveaux des gouvernements nationaux et locaux ;
d. accélérer les progrès en matière d’alignement sur les politiques nationales, les stratégies de
développement et l’utilisation des systèmes et des processus nationaux de gestion des
finances publiques ;
e. soutenir conjointement des programmes dirigés au niveau national afin de réduire la
fragmentation de façon volontaire, souple, inclusive et spécifique au contexte ;
f. procurer le renforcement des capacités et l’assistance technique nécessaires aux systèmes
de gestion des finances publiques et de passation des marchés selon les besoins et en
consultation avec les pays partenaires bénéficiaires de la coopération pour le
développement;
g. accélérer le déliement de l’aide et à promouvoir la coopération pour le développement qui
soutient les entreprises locales tout au long de la chaîne d’approvisionnement ;
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prenantes de collaborer avec le secteur des affaires et créer conjointement la prospérité inclusive et
durable.
62. À cette fin, nous saluons les entreprises qui considèrent déjà l’inclusion sociale et la durabilité
environnementale comme des éléments fondamentaux de leurs pratiques et modèles commerciaux.
Nous sommes conscients que ces investissements peuvent instaurer, et instaurent la confiance et le
« permis social » pour permettre aux entreprises de prospérer. Nous fournirons la plateforme qui
permettra au secteur des entreprises d’explorer, de partager, d’adopter ou d’adapter les approches
pratiques qui conviennent à chaque contexte de marché, ce qui peut aider à assurer le partage juste
et transparent des risques et l’alignement sur la mise en œuvre du Programme 2030.
63. Les pays partenaires bénéficiaires de la coopération pour le développement s’engagent à :
a. promouvoir des environnements politiques favorables aux, et avec les entreprises,
notamment aux petites et moyennes entreprises domestiques; et, à œuvrer à l’amélioration
de l’équité, de la transparence, de l’efficience et de l’efficacité de nos régimes fiscaux ;
b. encourager le respect des obligations fiscales et les systèmes qui ne sont pas compromis par
des incitations fiscales inutiles ainsi que les autres conditions indispensables à la
mobilisation les capitaux nationaux et internationaux pour faire avancer le Programme
2030;
c. promouvoir les partenariats public-privé pour garantir un travail décent aux femmes,
migrants, personnes handicapées et autres groupes vulnérables travaillant dans le secteur
informel ; et,
d. reconnaître l’importance du dialogue social pour instaurer la confiance qui mène au
« permis social », et son utilité pour guider la stratégie d’entreprise dans le cadre global des
objectifs nationaux relatifs aux ODD.
64. Les partenaires du développement fournisseurs de la coopération pour le développement
s’engagent à :
a. collaborer avec le secteur des entreprises par le biais du dialogue social et de partenariats
avec les syndicats pour soutenir des pratiques commerciales socialement inclusives et
écologiquement durables, qui comprennent la responsabilité sociale d’entreprise et
l’autonomisation économique des femmes mais qui vont aussi au-delà de ces domaines ;
b. contribuer à l’instauration de la confiance, par exemple par le biais de pratiques de
divulgation et de la transparence de sociétés multinationales aussi bien dans les pays
d’origine que dans les pays de destination et ce, conformément au droit national et
international, notamment en assurant la transparence de toutes les transactions financières
entre les administrations publiques et les entreprises qui doivent être communiquées aux
autorités fiscales compétentes ;
c. encourager toutes les entreprises, y compris les sociétés multinationales, à payer des impôts
aux pouvoirs publics des pays où a lieu l’activité économique et où la valeur ajoutée est
créée, conformément à la législation et aux politiques nationales et internationales ; et,
d. continuer à modifier les incitations institutionnelles, politiques et procédures pour
intensifier l’engagement avec le secteur des entreprises.
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La société civile
65. Nous reconnaissons le rôle essentiel de la société civile en tant que partenaire indépendante à part
entière, qui travaille au sein des politiques nationales et œuvre à l’efficacité de la coopération pour
le développement, à la réduction de la pauvreté, à la lutte contre les inégalités et à
l’accomplissement de progrès en vue d’atteindre les ODD et de réaliser le Programme 2030. Nous
notons que ce rôle peut s’exprimer de plusieurs façons, notamment par le plaidoyer et la
communication, la prestation des services, le suivi et la recherche. Nous savons également que les
organisations de la société civile représentent un moyen important qui permet aux citoyens
d’exercer leur droit de participer au développement.
66. Nous nous engageons à contribuer au développement de l’espace politique et à un environnement
favorable à la formation et au fonctionnement des organisations de la société civile, comme prévu
par le Partenariat de Busan et conformément aux engagements internationaux convenus, afin
d’assurer leur pleine participation au processus de développement à tous les niveaux.
67. Les partenaires de la société civile s’engagent à :
a. respecter les Principes d’Istanbul sur l’efficacité du développement des OSC qui intègrent les
principes de Busan en tant qu’expression de la responsabilité mutuelle avec les autres
parties prenantes concernées du Partenariat mondial ;
b. être guidés par les cadres de résultats dirigés par les pays qui s’avèrent pertinents pour leur
travail en tant que partenaires indépendants à part entière du développement ;
c. respecter et promouvoir les droits de l’homme et la justice sociale. Les organisations de la
société civile s’engagent à développer et à mettre en œuvre des stratégies, des activités et
des pratiques qui promeuvent les droits humains individuels et collectifs, y compris le droit
au développement, la dignité, le travail décent, la justice sociale et l’équité pour tous les
peuples ;
d. démontrer un engagement organisationnel soutenu à la transparence, à la redevabilité
mutuelle et à l’intégrité de leurs opérations internes ; et,
e. concrétiser des réalisations et des impacts durables de leurs actions de développement, en
se concentrant sur les résultats et les conditions de changement durable pour l’humanité et
en insistant particulièrement sur les populations pauvres et marginalisées, ce qui permet
d’assurer un héritage durable pour les générations actuelles et futures.
Le milieu de la philanthropie
68. Nous reconnaissons la contribution essentielle du milieu philanthropique au développement et aux
progrès vers la réalisation des ODD et du Programme 2030, non seulement par leur soutien financier
qui est souvent innovant, agile et rapide, mais aussi par leur savoir et leur expertise, qui servent
d’agents catalytiques des ressources et des relations. Nous saluons les efforts consentis pour
renforcer l’efficacité et la qualité de la coopération entre le monde philanthropique, les
gouvernements et les autres parties prenantes du développement ainsi qu’en leur sein, comme en
témoigne le rapport sur les projets pilotes des Lignes directrices pour l’engagement philanthropique
efficace.
69. Nous, le Partenariat mondial, encourageons le milieu philanthropique à utiliser les cadres de
résultats dirigés par les pays dans ses travaux avec les partenaires du développement, dans l’esprit
du Programme 2030 et nous engageons à :
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77. En outre, nous respectons l’engagement pris par la coopération Sud-Sud d’améliorer son efficacité
au service du développement moyennant ses propres processus en continuant à accroître sa
redevabilité mutuelle et sa transparence, et nous nous félicitons des efforts consacrés à
l’élaboration de dispositions plus inclusives en matière de redevabilité mutuelle, qui reflètent la
diversité et l’étendue du paysage de la coopération émergente pour le développement .
78. Les parlements s’emploieront à :
a. formuler des lois qui encouragent les progrès inclusifs vers la réalisation des ODD ; renforcer
la lutte contre la fraude et la corruption ; améliorer la bonne gouvernance dans le secteur
public ; et,
b. être transparents et responsables dans leur rôle de surveillance de la gestion des finances
publiques.
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92. Nous réaffirmons que la vision à long terme de l’engagement international dans les États fragiles est
la mise en place d’institutions étatiques ou autres qui soient efficaces et résilientes. Aider les États à
renforcer leurs capacités les rendra plus résilients face aux risques associés aux conflits, aux crimes
de masse et aux situations de crise émergente.
93. Nous, le Partenariat mondial, intensifierons nos efforts pour nous assurer que toute la coopération
pour le développement serve à renforcer la stabilité et aborde les facteurs multidimensionnels de
fragilité et de conflit identifiés par les pays et à leur niveau.
Les pays à revenu intermédiaire
94. Nous sommes conscients que les pays à revenu intermédiaire sont confrontés à des problèmes
spécifiques dans leurs efforts pour parvenir au développement durable. Nous reconnaissons que la
majorité des pauvres de la planète vivent dans les PRI. Nous savons également que l’APD et d’autres
financements concessionnels sont toujours importants pour un certain nombre de ces pays et ont
un rôle à jouer pour des résultats ciblés, tenant compte des besoins spécifiques de ces pays. Nous
examinerons des façons d’utiliser la coopération au développement de manière efficace pour
relever les défis liés au processus de développement auxquels font face les pays dans cette
situation.
95. Nous soulignons que personne ne sera exclu de la coopération pour le développement, et nous nous
efforcerons d’atteindre en premier lieu les plus défavorisés. Par ailleurs, nous constatons que le
niveau de concessionnalité du financement international public devrait tenir compte du niveau de
développement de chaque pays bénéficiaire, y compris son niveau de revenu, sa capacité
institutionnelle et sa vulnérabilité, ainsi que la nature du projet à financer, y compris sa viabilité
commerciale. Nous sommes aussi conscients de la nécessité de concevoir des méthodes permettant
de mieux tenir compte des réalités complexes et diverses des pays à revenu intermédiaire, telles
que les approches de mesure multidimensionnelle qui aillent au-delà des moyennes du revenu par
habitant, afin de prendre en compte les trois dimensions du développement durable, à savoir
économique, sociale et environnementale.
96. Nous affirmons de nouveau la nécessité de s’assurer que la coopération pour le développement
contribue, au mieux, à saisir les opportunités et à relever les défis inhérents à la diversité des
situations et des complexités des pays à revenu intermédiaire, par des discussions dans les forums
multilatéraux pertinents. Nous réitérons également la nécessité du partage d’expériences entre les
PRI pour aborder les questions de l’inégalité et l’exclusion sociale.
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Annexe 3). Notre appel à l’action consiste à investir pour rendre les connaissances plus accessibles
à tous les groupes d’intérêt.
104. En outre, nous adapterons nos dispositions pratiques aux nouvelles exigences du Programme
2030 et au rôle spécifique que devrait jouer le Partenariat mondial dans sa mise en œuvre. Nous
allons :
a. amplifier la nature multipartite du Partenariat mondial ;
b. assurer un processus transparent pour nommer les Coprésidents et les membres du
Comité de pilotage ;
c. renforcer un modèle de groupes d’intérêt qui garantit la participation de tous les membres
;
d. promouvoir l’approche axée sur les pays du Partenariat mondial, en investissant dans
l’aptitude des pays à diriger et à s’engager dans des partenariats multipartites au niveau
des pays.
NOS REMERCIEMENTS
105. Nous tenons à remercier le gouvernement du Kenya d’avoir accueilli la deuxième Réunion de Haut
Niveau ainsi que les Coprésidents sortants et les membres du Comité de pilotage, pour leur
dévouement et leur leadership et soutien fermes à la cause de l’efficacité du développement. En
outre, nous souhaitons remercier l’équipe d’appui conjointe basée à l’OCDE et au PNUD pour ses
contributions.
106. Nous notons avec satisfaction et gratitude la volonté des nouveaux Coprésidents et des membres
du Comité de pilotage de faire avancer, avec nous, cet important partenariat dans l’intérêt
commun de l’humanité, de la planète, de la prospérité et de la paix.
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ANNEXES
3. GROUPE D'INTÉRÊT. Le Partenariat mondial rassemble, sur un pied d’égalité, les principales parties
prenantes de programmes de coopération pour le développement des pays en développement (les pays
bénéficiaires de la coopération pour le développement, ainsi que les pays à caractère dual qui bénéficient et
fournissent la coopération pour le développement) ; des pays développés (les pays fournisseurs de la
coopération pour le développement) ; des institutions multilatérales et bilatérales ; de la société civile ; du
monde universitaire ; des parlements ; des gouvernements locaux ; des plateformes et organisations
régionales ; des syndicats ; du secteur des entreprises ; et, du milieu philanthropique. Le partenariat est fondé
sur la reconnaissance que les résultats durables et l’impact de la coopération pour le développement
dépendent des investissements et des efforts communs. Les partenaires sont unis par leur attachement
commun à un partenariat inclusif, fondé sur des principes et des objectifs communs et tirant parti de
l’avantage comparatif de chacun. Les plateformes et les organisations régionales apportent leurs contributions
sur des questions et approches qui concernent leur région spécifique.
4. FONCTIONS. Le Partenariat mondial a cinq fonctions principales :
(a) Soutenir l’efficacité au niveau des pays
5. Le succès du Partenariat mondial repose sur son aptitude à stimuler les progrès au niveau mondial et à soutenir
les pays dans la gestion stratégique des diverses ressources de coopération pour le développement, en pilotant
des pratiques efficaces pour atteindre les objectifs-cibles nationaux en matière de développement. À cette fin,
le Partenariat mondial renforcera son approche axée sur les pays, en soutenant les pays pour faire progresser
les principes d’efficacité au niveau national. Il veillera à ce que les données probantes recueillies au niveau des
pays sur les progrès accomplis et les défis à relever en matière d’efficacité de la coopération pour le
développement guident le dialogue multipartite national, régional et mondial pour prendre des décisions
politiques et promouvoir le changement de comportement qui permettront de reproduire à plus grande
échelle les résultats de coopération pour le développement. Les activités au niveau des pays comprendront le
soutien à l’intégration des principes d’efficacité dans les pratiques de coopération pour le développement ; le
soutien aux plateformes multipartites de dialogue qui s’appuient sur des données ; et l’utilisation des données
provenant du suivi effectué par le Partenariat mondial lors des processus d’examen au Forum politique de haut
niveau sur le développement durable et au Forum sur le financement du développement.
(b) Générer des données probantes pour assurer la redevabilité et le suivi des ODD
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6. Afin de progresser, le Partenariat mondial doit être une source prisée d’informations, de données probantes et
d’analyses permettant d’effectuer le suivi des progrès réalisés en ce qui concerne les engagements relatifs à
l’efficacité. Afin de remplir son mandat renouvelé, le Partenariat mondial doit tirer parti de son avantage
comparatif et se concentrer sur la génération d’informations et de données probantes fiables et ponctuelles au
niveau des pays en vue de guider la prise de décisions sur l’efficacité de la coopération pour le développement.
À cette fin, le Partenariat mondial procède à des cycles de suivi biennaux sur l’efficacité de la coopération pour
le développement. Le suivi qui continuera d’être dirigé par les pays et soutenu par des plateformes régionales
et mondiales, est fondé sur des indicateurs convenus mutuellement et actualisés afin de mesurer toutes les
performances pertinentes. Il encouragera la redevabilité mutuelle en mettant en exergue les domaines de
progrès et les défis nécessitant la poursuite des travaux. Les enseignements applicables aux politiques tirés par
les Initiatives du Partenariat mondial, et les solutions innovantes qu’elles préparent, viendront compléter les
résultats (conclusions) du suivi. Les informations et les données probantes générées alimenteront le suivi et
l’examen effectués par l’ONU des ODD au Forum politique de haut niveau sur le développement durable.
(c) Partager les connaissances et les enseignements
7. Le Partenariat mondial offre une plateforme d’échange de connaissances et d’apprentissage sur l’efficacité de
la coopération pour le développement. À travers les principes, les objectifs et les indicateurs, il y a des pays,
des partenaires du développement et des parties prenantes non étatiques qui prouvent qu’ils sont capables de
progresser dans la mise en œuvre des principes et des engagements convenus en matière d’efficacité. En
outre, les Initiatives du Partenariat mondial et les plateformes régionales tirent des enseignements et
génèrent des données probantes autour d’engagements et de domaines d’innovations spécifiques de la
coopération efficace pour le développement. Ce constat révèle qu’il existe un grand potentiel d’identification
des facteurs de réussite, de partage des enseignements et d’utilisation accrue des connaissances créées grâce
à ces efforts déployés pour encourager la redevabilité et l’apprentissage mutuels.
(d) Faciliter le dialogue spécialisé
8. Le dialogue politique est essentiel pour relier les données probantes générées par le biais du suivi à la
formulation des politiques et des instruments de coopération pour le développement qui servent les besoins
des pays. Le Partenariat mondial encourage le dialogue pragmatique entre les parties prenantes du
développement concernées, qui met en commun l’avantage comparatif des acteurs publics et non
gouvernementaux concernés afin de supprimer les goulets d’étranglement, d’élaborer ou de reproduire à
plus grande échelle des solutions innovantes en matière de développement.
(e) Renforcer la dynamique politique pour assurer l’efficacité de la coopération pour le développement
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11. Le principe de se tenir mutuellement responsable du respect des engagements relatifs à l’efficacité sous-tend
les activités du Partenariat mondial dans tous les domaines de travail. Les parties prenantes du
développement réaffirment les principes d’efficacité existants en tant que cadre de redevabilité pour mesurer
les progrès des parties prenantes du développement dans l’amélioration de l’efficacité de leur coopération
pour le développement. Les groupes d’intérêt du Partenariat mondial s’engagent à supprimer les goulets
d’étranglement qui freinent les progrès dans la mise en œuvre de ces principes d’efficacité de la coopération
pour le développement et à mettre à jour son cadre de suivi pour refléter les défis du Programme 2030, y
compris la promesse de ne laisser personne de côté. Les engagements actuels d’efficacité sur l’alignement, la
prévisibilité, la transparence et la redevabilité ont trait principalement aux partenaires publics. Le nouveau
paradigme du développement préconise des engagements relatifs à l’efficacité qui reflètent la contribution
distinctive d'acteurs de plus en plus diversifiés de la coopération pour le développement. L’efficacité de la
coopération pour le développement est également évaluée par rapport à l’aptitude des parties prenantes à
tirer les enseignements des différentes approches et modalités de la coopération pour le développement ; à
encourager les synergies entre la diversité croissante des options techniques et financières accessibles aux
pays en développement pour mener à bien leurs stratégies nationales de développement ; et, à répondre à
des besoins de renforcement des capacités des pays aux prises avec de nouvelles formes de vulnérabilités.
Assurer un environnement plus favorable aux OSC et aux gouvernements locaux et renforcer leur
engagement, reste une exigence fondamentale pour un programme axé sur les personnes.
12. La voie à suivre : Le renouvellement du mandat du Partenariat mondial est l’occasion de supprimer les goulets
d’étranglements inhérents aux engagements existants relatifs à l’efficacité, tout en englobant également les
ambitions du Programme 2030 et des stratégies régionales de développement durable. À cette fin, le
Partenariat mondial doit continuer à promouvoir un changement de comportement pour la mise en œuvre
des engagements existants relatifs à l’efficacité et à adapter son cadre pour s’assurer qu’il soit pertinent pour
les pays à caractère dual et les partenaires de Sud. Il élaborera des objectifs-cibles pour permettre d’évaluer
l’efficacité des partenariats entre les acteurs publics, y compris les gouvernements locaux, et les entreprises et
le milieu de la philanthropie, travaillant ensemble pour reproduire les résultats de développement à plus
grande échelle. Les engagements relatifs à l’efficacité doivent également diriger les modalités adaptées de
coopération au développement qui font progresser l’objectif universel de ne laisser personne de côté. Le
processus de suivi au niveau des pays est renforcé afin de s’assurer de l’intégrité et de la pertinence des
données, tout en garantissant la faisabilité et la rentabilité.
(b) Avantages communs : Libérer le potentiel de la coopération pour le développement en vue d’attirer
l’investissement privé inclusif
13. Les ODD appellent à prendre « d’urgence des mesures pour mobiliser le pouvoir porteur de changements des
ressources privées en vue de réaliser le développement durable » et à contribuer à la lutte contre les flux
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financiers illicites qui privent les peuples des avantages provenant de ressources communes. Ils indiquent la
nécessité pour le secteur public de définir clairement une orientation, des cadres de suivi, des structures de
réglementation et d’incitation en vue d’attirer des investissements privés qui renforcent le développement
durable. Le Partenariat mondial est mis au défi d’approfondir la collaboration avec le secteur des entreprises
dans le cadre du programme de l’efficacité qui assure un système d’équilibre des pouvoirs. Le renouvellement
du mandat du Partenariat mondial donne l’occasion aux acteurs du développement de s’engager à tirer parti
de la coopération pour le développement afin d’attirer des investissements inclusifs d’entreprises fondés sur
les avantages communs. Par le biais de la coopération pour le développement, les gouvernements aux niveaux
central et local, les partenaires bilatéraux et multilatéraux, le milieu philanthropique et la société civile
peuvent jouer un rôle de catalyseur aidant les entreprises à faire progresser l’innovation et l’investissement
qui contribuent à l’élimination de la pauvreté et à la réduction des inégalités.
14. La voie à suivre : Le Partenariat mondial établit des engagements relatifs à l’efficacité clairs liés à l'implication
de la communauté du développement dans des partenariats entre gouvernements, société civile et secteur
des entreprises, qui créent des avantages communs pour les stratégies commerciales et les objectifs de
développement. La redevabilité et la transparence sont essentielles pour s’assurer que ces dispositions
contribuent efficacement au développement économique et à la réduction de la pauvreté. Le Partenariat
mondial encourage aussi un cadre convenu d’un commun accord qui permette d' effectuer le suivi des
partenariats public-privé et aide à obtenir des résultats concrets pour la population et à lutter contre les flux
financiers illicites. En outre, le renouvellement du mandat du Partenariat mondial s’efforcera d’aider les
partenaires du développement à adapter leurs pratiques et leurs instruments à l’établissement de
partenariats avec le secteur des entreprises, notamment par le biais de la création d’un groupe de
représentants d’entreprises et de fondations partageant les mêmes idées pour interagir avec les autres parties
prenantes intéressées du Partenariat mondial. Une telle transformation est aussi indispensable pour les pays à
revenu intermédiaire qui recherchent des modalités innovantes de coopération pour le développement dans
leurs efforts de ne laisser personne de côté.
(c) Apprentissage mutuel : Tirer les enseignements des différentes approches pour renforcer l’efficacité de la
coopération pour le développement
15. Le rassemblement intelligent des différentes options offertes par l’ensemble des parties prenantes pour
mobiliser les connaissances, les technologies et le financement peut permettre d’intensifier l’impact de la
coopération pour le développement afin d'atteindre le niveau nécessaire pour atteindre les ODD. Le
redoublement d’efforts pour mettre en commun l’apprentissage, les connaissances et les technologies
disponibles à travers les groupes d’intérêt – gouvernements, partenaires du développement, secteur des
entreprises, milieu philanthropique, OSC, milieu universitaire et acteurs locaux – peut contribuer à mettre à
l’échelle des solutions de développement à un rythme plus rapide. Le renouvellement du mandat du
Partenariat mondial est l’occasion d’élaborer de nouvelles modalités d’apprentissage mutuel à partir des
différentes approches de la coopération pour le développement et solutions de développement, tout en
reconnaissant leurs caractéristiques uniques et leurs mérites respectifs.
16. La voie à suivre : Le Partenariat mondial doit intégrer l’apprentissage mutuel découlant d’approches
innovantes et de solutions éprouvées par les différentes parties prenantes dans sa façon de travailler. Le
Partenariat mondial révise ses modalités de fonctionnement afin de mettre en place une boucle
d’apprentissage mutuel allant des données probantes au niveau des pays et des domaines de progrès
accomplis à l’apprentissage des différentes modalités de la coopération pour le développement avec une
attention particulière portée aux partenaires du Sud ; et, aux options de partenariat pour renforcer l’efficacité
de la coopération pour le développement. Les principales modalités pour l’amélioration de l’apprentissage
mutuel nécessiteront de mettre particulièrement l’accent sur l’identification des enseignements tirés aux
niveaux central et local, par le biais de données probantes et de l’analyse technique, et sur la diffusion de
celles-ci ; et, d’entamer des dialogues politiques spécialisés entre les divers groupes d’intérêt afin de faciliter
l’échange des connaissances et des synergies entre les différents parties prenantes du développement.
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Note du Traducteur: PAAA – Programme d'Action d'Addis Ababa
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22. Les Coprésidents continueront à être nommés pour une durée de deux ans. Les Coprésidents
gouvernementaux sont nommés au niveau ministériel ou vice-ministériel et représenteront l’éventail complet
de la coopération pour le développement, en assurant l’équilibre et la rotation appropriés des régions. Les
Coprésidents devraient dialoguer avec les groupes d’intérêt pour trouver un successeur, qui sera approuvé par
le Comité de pilotage par le biais d’un processus inclusif et transparent dès que possible, au plus tard un mois
avant la fin de leur mandat. Les Coprésidents actuels seront chargés de superviser la transition vers la nouvelle
coprésidence au cours des six derniers mois de leur mandat, le cas échéant.
Un Coprésident non exécutif membre de la direction du Partenariat mondial (Bien que le Comité de pilotage ait
indiqué qu’il est prêt à envisager l’ajout d’un quatrième Coprésident non exécutif, une proposition des modalités et
des fonctions de ce siège sera présentée par les membres non exécutifs du Comité de pilotage à la première réunion
du Comité après la RHN2) pour un examen plus approfondi.
Les représentants non exécutifs du Comité de pilotage ont suggéré que la nomination d’un quatrième Coprésident
non exécutif pourrait développer la vraie nature multipartite du Partenariat mondial. Les avantages potentiels d’un
quatrième Coprésident non exécutif pourrait comprendre : (i) de rendre la direction plus inclusive et multipartite ;
(ii) d’encourager la redevabilité mutuelle aux niveaux décisionnels les plus élevés ; (iii) d’apporter une expertise
supplémentaire dans le cadre de l’amélioration de l’engagement avec les acteurs non étatiques du
développement ; (iv) de promouvoir l’appropriation démocratique par l'exemple ; et, (v) de permettre les
contributions des parties prenantes non exécutives afin d’influencer très en amont, l’ordre du jour des réunions du
Comité de pilotage, de Haut Niveau et autres, du Partenariat mondial,
Un Coprésident non exécutif serait nommé au plus haut niveau possible (ancienneté comparable à celle des
Coprésidents gouvernementaux) et par roulement, en tenant compte de l’équilibre régional, parmi les groupes
d’intérêt suivants: les organisations de la société civile, les syndicats, les gouvernements locaux, les
parlementaires, le milieu philanthropique et le secteur des entreprises. Le Coprésident non exécutif représenterait
tous ces groupes d’intérêt, s’efforçant de dégager autant que possible un consensus entre elles. Ces groupes
d’intérêt conserveront tous leurs sièges en tant que membres du Comité de pilotage. La rotation devrait avoir lieu
tous les deux ans, en même temps que celle des Coprésidents gouvernementaux et en tenant compte de
l’hétérogénéité du groupe multipartite non exécutif.
B. Comité de pilotage
23. Le Comité de pilotage est le principal organe décisionnel du Partenariat mondial. Il fournit le leadership
stratégique et la coordination nécessaires pour assurer la mise en œuvre réussie du programme de travail du
Partenariat mondial. La prise de décisions au sein du Comité de pilotage s’efforcera de reposer sur le
consensus moyennant un dialogue inclusif et un processus transparent.
24. Le Comité de pilotage sera composé des Coprésidents du Partenariat mondial et des autres membres
nommés.
25. Le Comité de pilotage se concentrera sur les fonctions principales suivantes :
a. donner des orientations exécutives sur la mise en œuvre et le suivi d’un programme de travail chiffré
du Partenariat mondial ;
b. être le champion (chef de file)/co-champion des axes de travail spécifiques contenus dans le
programme de travail du Partenariat mondial et/ou des Initiatives du Partenariat mondial pour
contribuer à la réalisation du programme de travail ;
c. servir d’ « avocats » et d’ambassadeurs du Partenariat mondial aux niveaux national, régional et
international afin de s’assurer que les priorités et les messages clés du Partenariat mondial soient
promus et pris en compte dans les forums pertinents ;
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27. Les ambitions du Partenariat mondial énoncées dans le Document final de Nairobi et son mandat nécessitent
une structure de soutien solide, représentée par l’Équipe d’appui conjointe dont les effectifs continueront de
provenir de l’OCDE et du PNUD. Les deux organisations continueront de s’appuyer sur leurs structures
existantes, leurs mandats respectifs et leurs domaines d’avantage comparatif, pour travailler ensemble de
manière efficiente et complémentaire. Le soutien que ces deux organisations apportent au Partenariat
mondial dépend de la disponibilité d’un financement continu et suffisant qui leur est accordé par les parties
prenantes qui se sont investies dans le Partenariat mondial.
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28. Les membres du Partenariat mondial et son Comité de Pilotage devront diriger la mise en œuvre des
engagements ainsi que contribuer à la substance du travail du Partenariat mondial. Les fonctions principales
de l’Équipe d’appui conjointe s’appuient sur les livrables convenus dans le mandat 2012 du Partenariat
mondial, à savoir :
a. élaborer, affiner et appliquer une méthodologie mondiale pour le suivi de la mise en œuvre des
engagements convenus pour approbation par le Comité de pilotage ;
b. produire et diffuser des travaux analytiques pertinents – y compris, des rapports globaux réguliers
basés sur le suivi des engagements convenus et déterminer la portée du travail analytique produit
par les Initiatives du Partenariat mondial pour guider le dialogue politique et faciliter le partage des
connaissances afin d’améliorer l’efficacité de la coopération pour le développement au niveau des
pays ;
c. effectuer des analyses périodiques « tour d’horizon » de l’évolution contextuelle de la coopération
pour le développement et des incitations à l’engagement de chaque partie prenante du Partenariat
mondial ;
d. fournir, à la demande, un soutien et des conseils au niveau pays, pour la mise en œuvre des cadres de
partenariat et de redevabilité dans les pays en développement (tributaire de ressources suffisantes et
de la détermination des priorités par le Comité de pilotage dans le programme de travail chiffré) ;
e. organiser les réunions de niveau ministériel et autres du Partenariat mondial ; et,
f. fournir des services consultatifs et de secrétariat au Comité de pilotage et aux Coprésidents.
29. Chaque programme de travail biennal précisera les rôles plus détaillés de l’Équipe d’appui conjointe, fondés
sur des objectifs opérationnels (voir ci-dessous).
Changements opérationnels
Réunions
30. Le renouvellement du mandat préconise un soutien accru afin d’améliorer l’efficacité de la coopération pour
le développement au niveau des pays, et, un dialogue, des informations et des données probantes ciblées en
vue de procéder au suivi et à l’examen sur le plan mondial du Programme 2030 aux Nations Unies.
31. Les Réunions de Haut Niveau du Partenariat mondial continueront d’offrir une plateforme déterminante pour
soutenir la redevabilité et créer une nouvelle dynamique afin de mettre en œuvre les engagements. Sous la
direction du Comité de pilotage, les Réunions de Haut Niveau autonomes se tiendront au cours d’un cycle
prolongé coïncidant avec le calendrier des réunions et des conférences de niveau mondial en vue de
consolider le soutien politique apporté à la coopération efficace pour le développement, comme un prérequis
pour des progrès durables dans la mise en œuvre du Programme 2030 et de programmes plus généraux de
développement durable. Les Réunions de Haut Niveau autonomes seront entrecoupées de segments (débats)
de haut niveau, qui se tiendront en marge de réunions pertinentes sur le financement et la coopération pour
le développement. Des réunions de cadres de haut niveau à l’échelon de Directeur général seront également
envisagées pour maintenir la dynamique politique au plus haut entre les Réunions de Haut Niveau autonomes.
32. Les réunions du Comité de pilotage auront lieu deux fois par an, si possible immédiatement après d’autres
réunions et mettront l’accent sur la mise en œuvre du programme de travail convenu. Ces réunions seront
éclairées par des échanges techniques annuels et par des dialogues politiques spécialisés qui contribueront à
l’identification de solutions pratiques permettant d’accélérer les progrès en ce qui concerne des goulets
d’étranglement spécifiques existants au sein des « communautés d’intérêt ». En outre, elles seront
coordonnées avec le travail des Initiatives du Partenariat mondial et leurs ateliers ainsi qu’avec des
plateformes et des dialogues régionaux, en vue d’impliquer des acteurs ayant des intérêts et des objectifs
analogues pour dégager un consensus et renforcer les activités de plaidoyer autour de leurs priorités pour
l’efficacité de la coopération pour le développement.
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33. En sus, les dialogues multipartites nationaux sur l’efficacité du développement et les réunions régionales qui
seront promus par l’intermédiaire des Coprésidents, des membres du Comité de pilotage et de l’ensemble des
membres du Partenariat mondial, s’efforceront de traduire les délibérations en actions au niveau des pays.
Programme de travail
34. Le travail effectué par les Coprésidents, le Comité de pilotage et l’Équipe d’appui conjointe, sera guidé par un
programme de travail biennal et chiffré. Le programme de travail reposera sur une théorie du changement
exhaustive et sera le principal instrument dont disposera le Partenariat mondial pour assurer la clarté des
objectifs et des responsabilités dans le cadre de l’exécution de tous les aspects de son travail sur une période
de deux ans. Il contiendra des postes chiffrés d’activités et sera approuvé par le Comité de pilotage. Il
comprendra également le seuil critique des ressources qu’il faut obtenir/garantir pour que l’Équipe d’appui
conjointe puisse remplir sa fonction principale de soutien. Il est proposé d’inclure dans le programme de
travail biennal, le soutien logistique et opérationnel se rapportant aux réunions du Comité de pilotage et aux
Réunions de Haut Niveau, s’il est mis à disposition par le pays hôte identifié de la RHN, et fourni par des
contributions volontaires propres à ces activités, pour assurer leur financement aux cotés des livrables et des
travaux de fond. La mobilisation des ressources pour les Réunions de Haut Niveau sera dirigée et fortement
encouragée par les membres du Comité de pilotage.
35. Le Comité de pilotage conviendra du processus et du contenu du programme de travail.
36. La responsabilité d’assurer la réalisation de progrès dans les domaines déterminés du programme de travail
chiffré sera déléguée à des groupes de travail dirigés par les membres du Comité de pilotage. Chacune de ces
composantes fait l’objet d’un examen périodique afin de s’assurer de sa pertinence par rapport au travail du
Partenariat mondial dans son ensemble. Le Comité de pilotage peut demander le recrutement d’organismes
consultatifs spécialisés pour soutenir l’exécution du programme de travail, dans la mesure où les ressources le
permettent.
37. Les Coprésidents et les membres du Comité de pilotage se partagent la responsabilité de mobiliser des
ressources pour répondre à tout déficit de financement et pour déterminer les priorités du programme de
travail selon les fonds disponibles. Le programme de travail contient aussi une disposition explicite relative
aux évaluations indépendantes du travail du Partenariat mondial qui seront effectuées à une date
déterminée, par exemple tous les quatre ans.
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secteur des entreprises manifestent un intérêt tout aussi fort au renforcement du dialogue, sur des questions
offrant des avantages mutuels qui serviraient de point d’entrée à l’élaboration d’un programme public-privé
commun au service du développement durable. Près de 90 pour cent des gouvernements s’entretiennent
avec des OSC sur la politique nationale de développement. Entre elles aussi, les OSC ont amélioré la
coordination de la programmation et de l’engagement. Toutefois, le Rapport d’étape 2016, mentionne
également que moins de la moitié des gouvernements locaux et des partenaires étatiques participent à
l’exercice de suivi.
4. La transparence s’améliore également, avec des informations sur la coopération au développement
accessibles au public qui n’ont jamais étaient aussi nombreuses : 72 pour cent des partenaires du
développement évalués à l’égard de la transparence ont obtenu un « bon » score dans le cadre de leur
reporting à au moins l’une des trois bases de données internationales sur le financement de la coopération
pour le développement et, 39 pour cent ont obtenu un score « excellent » dans le reporting à un ou plusieurs
systèmes. Parallèlement, les pays ont pris des mesures visant à accroître la transparence de leurs procédures
budgétaires : ils inscrivent désormais 66 pour cent du financement de la coopération pour le développement à
leurs budgets nationaux qui sont présentés à la surveillance parlementaire. Par ailleurs, 47 pour cent des pays
effectuent le suivi des affectations publiques destinées à l’égalité hommes-femmes et à l’autonomisation des
femmes.
5. Bien que ces progrès soient encourageants, ils s’ajoutent à un besoin global de s’adapter à un paysage du
développement dynamique et en constante évolution, ainsi qu’à des domaines spécifiques où l’effort concerté
est nécessaire pour supprimer les goulets d’étranglement. Par exemple, les partenaires du développement
n’utilisent les sources et systèmes nationaux que pour suivre les résultats de 52 pour cent des interventions –
ce qui signifie que globalement la moitié continue de s’appuyer sur d’autres sources d’informations. De
même, les gouvernements ne prennent part qu’à l’évaluation des résultats de 49 pour cent des interventions
des partenaires du développement.
6. Dans l’ensemble les performances réalisées par les pays pour renforcer leurs propres systèmes s’avèrent
mitigées : tandis que 18 pour cent des pays, dont plusieurs États fragiles et petits États insulaires en
développement, ont amélioré leurs systèmes de gestion des finances publiques, 23 pour cent ont connu un
recul et 58 pour cent des pays n’affichent aucun changement important. En outre, les partenaires du
développement acheminent seulement 50 pour cent du financement de la coopération pour le
développement par le biais des systèmes nationaux de gestion des finances publiques et de passation des
marchés.
7. L’inclusion est essentielle pour veiller à ce que les résultats et les processus de développement soient
l’apanage du plus grand nombre de parties prenantes. Pourtant, seuls 51 pour cent des pays ont tous les
éléments en place pour assurer un dialogue constructif avec les OSC. Dans 63 pour cent des pays, le potentiel
d’un dialogue public-privé de qualité est affecté par l’absence de champions (chefs de file) pour faciliter le
dialogue ; 81 pour cent des pays connaissent une pénurie d’instruments et de ressources qui permettraient la
transformation du dialogue public-privé en actions.
8. Pour être efficaces, les pays doivent gérer les différents flux financiers de façon complémentaire et
stratégique. Pourtant, les améliorations des partenaires du développement en matière de prévisibilité à
moyen terme de la coopération pour le développement se limitent à 4 pour cent seulement, pour atteindre 74
pour cent en 2016. Un changement institutionnel et culturel majeur est nécessaire pour parvenir à la
publication régulière d’informations en temps réel qui répondent aux besoins des pays en matière de
planification et de gestion de la coopération pour le développement.
9. Il faut également améliorer la transparence et l’ouverture à tous des évaluations mutuelles au niveau des
pays : moins de la moitié des pays font participer les gouvernements locaux et les parties prenantes non
étatiques à ces évaluations ou rendent les résultats publics. Par ailleurs, ces processus d’évaluation qui
continuent à être formulés en grande partie autour des modèles traditionnels d’aide au développement
doivent être adaptés aux approches évolutives de partenariat. Enfin, les données probantes ont indiqué qu’à
travers les principes et les indicateurs, des partenaires du développement prouvent qu’ils ont la capacité et la
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volonté de progresser dans le cadre des principes d’efficacité convenus. Ce constat indique qu’il existe un
grand potentiel d’identification des facteurs de réussite, de partage des enseignements et de facilitation de
l’apprentissage mutuel en vue d’accélérer la réalisation du Programme 2030.
ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
ÉTABLIR DES PARTENARIATS OUVERTS À TOUS – SOCIÉTÉ CIVILE
Campagne Le Partenariat des Cette initiative vise à promouvoir des normes internationales
permanente de la OSC pour l’efficacité relatives à l’environnement favorable à la participation des
société civile en du développement organisations de la société civile (OSC) au dialogue politique
faveur d’un (POED) multipartite. Au cours des prochaines années, elle aura pour objectif
programme de d’assurer l’amélioration de la participation des OSC dans des arènes
développement de politiques du développement de sept régions et de 50 pays et de
efficace réaliser des progrès de politiques en matière de traduction de
l’efficacité de coopération pour le développement et des positions
des OSC relatives à la redevabilité du secteur des entreprises, à la
coopération Sud-Sud, à la paix et à la sécurité dans le contexte
particulier de ces régions et pays.
Faire progresser L’Équipe de travail sur Cette Initiative a pour objectif de contribuer à l’affinement de
l’environnement l’efficacité du l’Indicateur deux du Cadre de suivi du PMCED (au besoin) ; dresser
e
favorable aux OSC & développement des un bilan de l’Indicateur deux du 3 cycle de suivi du PMCED ;
Efficacité du OSC et continuer d’élaborer des directives sur l’environnement favorable
développement des l’environnement aux OSC et sur l’efficacité du développement des OSC ; et,
OSC propice sensibiliser et renforcer les capacités pour soutenir le dialogue
multipartite au niveau des pays par rapport à l’Indicateur deux et
aux principes d’efficacité du développement de manière plus
générale.
DataShift (Le Grand CIVICUS, Alliance L’Initiative DataShift aide la société civile à produire et à analyser les
virage des données mondiale pour la données, en particulier les données générées par les citoyens, afin
en matière de participation de stimuler le développement durable. Elle le fait, en renforçant les
développement) citoyenne capacités, en organisant des campagnes et en améliorant le suivi des
gouvernements, ce qui résulte en l’amélioration de la redevabilité,
des politiques et des services.
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ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
La Grande idée : Restless Un partenariat visant à procurer aux jeunes des connaissances et
redevabilité et Development des compétences pour leur permettre d’utiliser les données afin de
gouvernance mobiliser les citoyens pour qu’ils agissent et pour tenir leurs
déterminées par les gouvernements responsables.
données et dirigées
par la jeunesse »
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ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
ÉTABLIR DES PARTENARIATS OUVERTS À TOUS – COOPÉRATION SUD-SUD
Promotion de Le Mexique Cette initiative vise à former un groupe de travail sur la coopération
l’efficacité de la triangulaire reposant sur une large base et ouvert à toutes les
coopération parties prenantes. Les membres du groupe de travail définiront
triangulaire conjointement quelles sont les mesures concrètes nécessaires, en
utilisant les initiatives nationales et régionales ibéro-américaines et
d’autres, afin de promouvoir la modalité de la coopération
triangulaire au niveau politique et d’améliorer son efficacité sur le
plan opérationnel.
Réseau de la Le centre brésilien Ce réseau s’engage à s’impliquer dans l’apprentissage mutuel fondé
politique de d’études et de liaison sur la recherche et dans la diffusion des connaissances, en
coopération pour la coopération interagissant avec les gouvernements et les acteurs non étatiques
internationale future Sud-Sud Articulação en vue de contribuer à la systématisation et à la diffusion des
SUL, le connaissances actuelles ainsi qu’à la création de manière conjointe
Réseau chinois de de nouvelles connaissances sur les innovations en matière de
recherche pour le développement émanant des pays du groupe BRICS et d’autres pays
développement à revenu intermédiaire qui ont de plus en plus d’influence.
international,
la Société pour la
recherche
participative en Asie
(PRIA), et l'Institut
d’études de
développement
ÉTABLIR DES PARTENARIATS OUVERTS À TOUS – PARTENARIATS MULTIPARTITES
(Promotion de Collective Les ODD exigent des approches concertées pour produire de
partenariats Leadership nouvelles réflexions et pratiques. Ces partenariats peuvent s’avérer
efficaces) Institute, difficiles. L’Initiative PEP a pour objectif de créer une plateforme
(PEP) Partnership vibrante qui permet de tirer des enseignements de l’expérience des
Brokers autres ou de solliciter un appui quand les choses ne se déroulent pas
Association, comme prévu. PEP a mis au point un mécanisme en ligne avec des
Partnerships in ressources gratuites, des questions directrices et des indicateurs de
Practice, performance pour ceux qui viennent d’établir de nouveaux
Partnerships partenariats et pour ceux qui cherchent à améliorer leurs efforts de
Resource Centre, partenariat. Error! Hyperlink reference not valid.
The Partnering
Initiative
Dialogue social en Le Réseau Syndical Le Dialogue social en matière de développement vise à présenter les
matière de pour la Coopération avantages et l’utilisation du dialogue social en tant qu’instrument de
développement au Développement contribution aux ODD, sur la base des principes et des engagements
du Partenariat mondial. Il effectuera des recherches spécifiques et
produira un rapport annuel sur des thèmes spécifiques liés au
dialogue social pour le développement. Les thèmes seront discutés
lors de réunions spécifiques qui se tiendront au moins une fois par
an.
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ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
Ensemble à l’horizon L’Initiative « Chaque L’Initiative « Chaque Femme, Chaque Enfant », le Partenariat
2030 : Femme, Chaque mondial pour l’éducation (PME) ; le partenariat « Assainissement et
S’associer pour Enfant » ; le eau pour tous » (SWA) ; le mouvement « Renforcement de la
assurer un avenir Partenariat mondial nutrition » (SUN) ; le Défi faim zéro (ZHC) collaborent pour catalyser
durable à tous pour l’éducation les transformations apportées à la façon dont les parties prenantes
(PME) ; le partenariat travaillent ensemble – de tous les secteurs et communautés – afin
« Assainissement et de tenir leurs engagements. Ces principaux partenaires se sont
eau pour tous » engagés à continuer à travailler ensemble pour favoriser une culture
(SWA) ; le mouvement de partenariats efficaces, fondés sur des principes, qui soutiennent
« Renforcement de la la mise en œuvre des ODD au niveau des pays, produisant des
nutrition » (SUN) ; le leçons à retenir et faisant participer les parties prenantes de
Défi faim zéro (ZHC) l’ensemble des secteurs et des communautés pour l’impact.
Efforts L’Initiative Cette initiative a été créée en 2014 afin d’accélérer les efforts visant
supplémentaires internationale pour la à accroître la transparence de la coopération pour le
concernant transparence de l’aide développement et le financement du développement. À l’avenir,
l’Initiative (IITA) elle se concentrera sur la facilitation de l’utilisation des données, en
internationale pour particulier au niveau des pays et sur l’amélioration de la qualité des
la transparence de données tant sur les ressources que sur les résultats.
l’aide
Programmation La Commission Cette initiative soutient l’appropriation par les pays en
conjointe de l’UE : européenne, développement et leur leadership en renforçant l’alignement sur les
l’aide à la gestion de l’Allemagne et priorités nationales par le biais des processus de programmation
la diversité l’Ouganda conjointe. Elle vise également à améliorer la gestion de la
coopération pour le développement conformément au Programme
2030, en élaborant et en mettant en œuvre des stratégies
innovantes, efficaces et cohérentes afin de réduire la fragmentation
et la prolifération des initiatives de développement et de renforcer
la complémentarité et la cohérence de la coopération pour le
développement.
Déclaration de Les Institutions Par l’intermédiaire de cette initiative, les Institutions du Groupe de
résolutions faite par nationales et coordination des organismes d'aide arabes s’est engagé en 2014 à :
les institutions régionales arabes de (i) poursuivre et intensifier la coopération avec les pays en
nationales et financement du développement qui reflète les principes d’efficacité du
régionales arabes de développement, la développement et l’appropriation par les pays en développement ;
financement du Banque islamique de (ii) soutenir le PMCED ; et, (iii) approfondir les processus du PMCED.
développement, la développement et le Pour continuer à progresser, ces institutions réitèrent leur
Banque islamique de Fonds de l’OPEP pour engagement à : assurer une coopération soutenue avec leurs pays
développement et le le développement partenaires, en soulignant l’efficacité du développement et à
Fonds de l’OPEP international soutenir les objectifs de développement durable définis au niveau
pour le national ; effectuer le suivi des conclusions du deuxième rapport de
développement suivi et d’établir une feuille de route avec chaque pays partenaire
international pour combler les lacunes qui peuvent exister entre les pratiques des
institutions du groupe et les indicateurs déterminés par le PMCED ;
et, contribuer au développement de la coopération Sud-Sud et
triangulaire.
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ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
ASSURER LA COHÉRENCE ENTRE LE FINANCEMENT DE LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET L’AIDE
PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT
Résultats et Le Bangladesh et la Une initiative visant à soutenir le partage des connaissances sur les
redevabilité Suisse cadres de résultats nationaux et la redevabilité (responsabilité)
mutuelle mutuelle tant au niveau régional qu’au niveau des pays. De 2014 à
2016, cette IPM a piloté un programme qui a abouti à la formulation
de conseils stratégiques sur l’utilisation des cadres de résultats
nationaux et son financement, fondés sur les expériences de plus de
20 pays en Afrique, Asie et Amérique latine. Ce programme se
poursuivra en 2017 et sera élargi pour comprendre le thème de la
redevabilité mutuelle aux niveaux national, régional et mondial.
MOBILISER DES APPORTS AU- DELÀ DE L’AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT
Soutien actif aux « Le Groupe de travail Ce partenariat a été créé en 2014 pour offrir les services d’auditeurs
Inspecteurs des de l'OCDE sur la (contrôleurs) spécialisés en matière fiscale aux pays en
impôts sans fiscalité et le développement afin de renforcer leurs capacités d’audit. Pour
frontières » développement continuer sa progression, il va accroître les déploiements d’experts
(cible de 100 d’ici à 2020), élargir l’éventail de ses travaux pour
soutenir la coopération Sud-Sud et augmenter son équipe d’experts.
Approbation des « Le Groupe de travail Créée en 2014, cette initiative met l’accent sur l’adoption de
Principes pour de l'OCDE sur la principes permettant d’assurer la personnalisation des programmes
l'engagement fiscalité et le d’appui pour qu’ils soient adaptés aux conditions économiques,
international auprès développement structurelles, culturelles et politiques d’un pays, et ce, afin que les
des pays en réformes fiscales réussissent. A l’issue de la RHN2, cette initiative
développement dans passera à une nouvelle phase au cours de laquelle de plus amples
le domaine de la directives sur les meilleures pratiques de mise en œuvre des
mobilisation des principes seront élaborées, et au cours de laquelle aussi les pays
recettes » seront encouragés à participer à des examens volontaires de leurs
programmes de mobilisation des ressources intérieures.
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ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
Renforcement des L’OCDE et les Cette initiative soutient la production de statistiques comparables
indicateurs organisations des recettes des pays en développement intéressés. Au cours des
statistiques fiscaux régionales deux prochaines années, elle cherchera à élargir la couverture de
comparables chacune des trois publications régionales (Statistiques des recettes
publiques en Afrique, Statistiques des recettes publiques en Asie et
Statistiques des recettes publiques en Amérique latine et dans les
Caraïbes) en collaboration avec des partenaires locaux et la
Commission européenne, tout en conservant la qualité, la
cohérence et le détail des ensembles de données. L’initiative
s’emploiera aussi à améliorer la diffusion et l’accessibilité des
publications, des données et des conclusions, notamment par le
biais d’outils conviviaux en ligne.
Outil diagnostique Le FMI, le Comité de Un instrument diagnostique qui a pour objectif de fournir un cadre
d'évaluation de pilotage de TADAT et d’évaluation des forces et des faiblesses de l’administration fiscale
l'administration la Belgique d’un pays.
fiscale» (TADAT)
New Deal pour Le Dialogue Un accord entre les États fragiles et touchés par un conflit, les
l’engagement dans international sur la partenaires du développement et la société civile afin d’améliorer la
les États fragiles consolidation de la politique et les pratiques actuelles en matière de développement
paix et le dans les États fragiles et touchés par un conflit.
renforcement de
l'État
Groupe de travail sur La Société financière Cette initiative vise à mettre au point un outil pertinent pour le
les principes de international (IFC ou conflit en vue d’accélérer le développement de chaînes de valeur et
bonnes pratiques SFI), l’Institut d’intégrer les PME locales. L'effort impliquera le développement, le
pour le Clingendael, Spark, pilotage, l’évaluation, l’affinement et la diffusion d'outils pratiques
développement de Shell destinés aux praticiens, mettant l’accent sur les investissements
chaînes de valeurs dans l'industrie agroalimentaire et extractive dans des situations
dans les EFC fragiles et touchées par un conflit.
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ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
REDOUBLER D’EFFORTS AUX NIVEAUX RÉGIONAL ET DES PAYS
Réseau Agricord AFDI (Agriculteurs Une initiative visant à réaliser des projets de renforcement des
Français et capacités, destinés aux organisations professionnelles agricoles dans
développement les pays en développement.
international),
Acodea,
Agriterra, AHA ,
Asiadhrra (Asian
Partnership for the
Development of
Human Resources in
Rural Asia),
ASPRODEB
Association
Sénégalaise pour la
promotion du
développement à la
base , CSA (Collectif
stratégies
alimentaires),
FFD Finnish agri-
agency for Food and
Forest Development,
Fert,
WeEffect, Trias,
UPA-DI (UPA
Développement
international,
Canada-Québec)
Plateforme pour L’Autorité Un forum de facilitation ; de partenariats ; d’orientation ; des
l’efficacité du intergouvernemental capacités de la région ; et, des compétences diplomatiques
développement dans e pour le régionales.
le cadre de développement
l’intégration (IGAD) avec l’Institut
régionale d’études
diplomatiques et
stratégiques de
Djibouti et
l’Université Ouverte
de Maurice
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ORGANISATION
INITIATIVE DESCRIPTION
RESPONSABLE
RENFORCER L’APPROPRIATION PAR LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT
Plateforme pour des Plateforme pour des Cette IPM est une alliance pour soutenir le dialogue politique fondé
institutions efficaces institutions efficaces sur des données probantes et dirigé par les pays, le partage des
(PIE) connaissances et l'apprentissage entre pairs sur la gestion du
secteur public et la réforme institutionnelle.
Le rôle des L’organisation CGLU Cette initiative vise à renforcer la participation active des autorités
gouvernements (Cités et locales et régionales à la définition, à la mise en œuvre et à la
locaux et régionaux Gouvernements réalisation des ODD aux niveaux national et local, en s’attachant à la
dans l’efficacité du locaux unis), la CGLU promotion d’une approche multipartite et à plusieurs niveaux, pour
développement Afrique, le CCRE- veiller au développement d’une approche territoriale du
PLATFORMA (Conseil développement local, en tant que moyen de contribuer au
des Communes et Partenariat mondial et au programme d’efficacité du
Régions d'Europe- développement (en contribuant aux ODD 16 et 17, entre autres
Plateforme ODD)
européenne des
autorités locales et
régionales pour le
développement), le
Forum des
gouvernements
locaux du
Commonwealth
(CLGF),
l'Association
internationale des
maires francophones
(AIMF), la
Commission
européenne
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