Ouagadougou le 24/02/2024
Membres du Groupe
ZONGO Alfred
KABORE L. Roland Ghislain
NABALOUM Alidou Ernest
OUEDRAOGO Fabrice Eleazar
OUEDRAOGO Jean-Alexandre
RECHERCHE :
Définition et constitution de la lune
Processus et transformation de la marée par la lune énergie
marémotrice
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La Lune, ou Terre, est l'unique satellite naturel permanent de la planète Terre. Il
s'agit du cinquième plus grand satellite naturel du Système solaire, et du plus grand
des satellites planétaires par rapport à la taille de la planète autour de laquelle il
orbite. C'est le deuxième satellite le plus dense du Système solaire après Io, un
satellite de Jupiter[c].
La Lune est en rotation synchrone avec la Terre, lui montrant donc constamment
la même face. Celle-ci, appelée face visible, est marquée par des mers lunaires
volcaniques sombres qui remplissent les espaces entre les hautes terres claires et
ses cratères d'impact proéminents. Réciproquement, elle possède une face cachée,
qui présente moins de mers mais beaucoup plus de cratères, dont le bassin Pôle
Sud-Aitken, le plus grand du satellite et l'un des plus grands du Système solaire
par son diamètre de 2 500 km. Elle est dépourvue d'atmosphère dense et de champ
magnétique. Son influence gravitationnelle sur la Terre produit les marées océaniques,
les marées terrestres, un léger allongement de la durée du jour et la stabilisation de
l'inclinaison de l'axe terrestre.
La distance orbitale moyenne de la Lune est de 384 402 km, soit environ trente fois
le diamètre terrestre, et sa période de révolution vaut 27,3 jours. La taille apparente de la
Lune dans le ciel est approximativement la même que celle du Soleil, puisque le
diamètre de l'étoile est environ 400 fois celui du satellite, mais qu'elle est
également 400 fois plus éloignée. Par conséquent, la Lune peut couvrir presque
exactement le Soleil dans le ciel, permettant l'apparition d'éclipses solaires totales.
Cette correspondance de taille apparente disparaîtra dans un avenir lointain du fait
de l'augmentation de la distance lunaire d'environ 3,8 cm par an. La formation de la
Lune remonterait à environ 4,51 milliards d'années, peu de temps après celle de la
Terre. L'explication la plus largement acceptée est que la Lune s'est formée à
partir des débris restants après un impact géant entre une proto-Terre et une
protoplanète de la taille de Mars, appelée Théia.
La Lune est survolée pour la première fois par la sonde spatiale Luna 2 en 1959.
Durant plus d'une décennie, elle est notamment étudiée par les programmes Luna
et Apollo, respectivement soviétique et américain. Cette course à l'espace culmine en
1969 avec les premiers humains posant le pied sur la Lune lors de la mission
Apollo 11 emportant Neil Armstrong et Buzz Aldrin. Dix autres astronautes de la NASA
foulent ensuite le sol lunaire jusqu'à Apollo 17 en 1972. Ces missions permettent de
ramener sur Terre des roches lunaires qui, avec les observations effectuées sur
place, permettent de développer la connaissance géologique de la Lune, de sa structure
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interne et de l'histoire de sa formation. Délaissée à partir de 1974 par les
puissances spatiales, l'astre connaît un nouvel intérêt dans les années 1990, deux
missions de la NASA — Clementine et Lunar Prospector — découvrant des
indices de la présence de glace d'eau, notamment au pôle Sud. À compter de la fin
des années 1990, la Lune est la destination principale des sondes spatiales des
nouvelles nations spatiales, notamment la Chine, le Japon et l'Inde. De nouvelles
missions habitées vers la Lune, voire une colonisation, sont envisagées dans les années
2020.
En sa qualité de deuxième objet céleste du ciel terrestre par sa magnitude apparente,
après le Soleil, et du fait de son cycle régulier de phases correspondant à sa
période synodique de 29,5 jours, la Lune sert de référence et d'influence culturelle
aux sociétés humaines depuis des temps immémoriaux. Celles-ci se retrouvent
dans la langue, les calendriers, l'art et la mythologie.
La géologie de la Lune, parfois appelée sélénologie bien que ce dernier terme
désigne plus généralement l'étude scientifique de la Lune, est bien différente de
celle de la Terre : la Lune n'ayant ni atmosphère ni cours d'eau, l'érosion due aux
phénomènes météorologiques est absente ; la tectonique des plaques, telle qu'on la
connaît sur Terre, n'y a pas d'équivalent ; la gravité y est faible ; son sol
s'échauffe et se refroidit plus rapidement du fait de l'absence d'atmosphère
jouant un rôle tampon.
Carte géologique de la Lune à l'échelle 1:2 500 000, par l'Académie
chinoise des sciences.
La Lune est un astre différencié, avec une croûte, un manteau et un
noyau. La surface lunaire résulte d'une géomorphologie complexe
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combinant différents processus, comme les impacts météoritiques
et le volcanisme.
Image colorisée de la Lune prise par la sonde spatiale Galileo.
Les études géologiques de la Lune sont basées sur la combinaison d'observations
télescopiques depuis la Terre, de mesures en orbite par des engins spatiaux,
d'analyses des échantillons de roches lunaires et des données géophysiques.
Peu d'endroits ont été visités au cours des missions du programme Apollo à la fin
des années 1960 et au début des années 1970, qui ont rapporté sur Terre environ
385 kg de roches lunaires (stockées en majorité depuis 1979 au Lunar Sample
Laboratory Facility à Houston), ainsi que de plusieurs missions de l'Union soviétique
via le programme Luna. La Lune est le seul corps extraterrestre pour lequel on
dispose d'échantillons dont on connaît l'origine géologique. Plusieurs questions
sur les caractéristiques géologiques de la Lune restent cependant sans réponse.
Le système Terre-Lune et les marées
La marée est le mouvement de montée et de descente du niveau des eaux causé
par l’effet conjugué des forces de gravitation de la Lune et du
Soleil.
La gravité de la Terre s'exerce sur la Lune, ce qui la maintient en orbite autour
de notre planète. Cependant, la Lune exerce aussi une force d'attraction sur la
Terre. Puisque la gravité de la Lune est moins importante que celle de la Terre,
elle n'influence pas la trajectoire de la Terre dans l'espace. Elle fait plutôt bouger
les océans, ce qui génère le phénomène des marées.
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Lorsque la masse d’eau augmente en un point donné sur la Terre, le niveau de
l'eau s'élève. On dit alors que la marée est haute (pleine mer). Lorsque la masse
d’eau diminue en un point donné sur la Terre, on dit que la marée est basse
(basse mer). Il s'agit d'un phénomène facilement observable sur les côtes
océaniques. Le marnage mesure l'amplitude entre la zone de basse marée et la
zone de haute marée.
Marée haute (à gauche) et basse (à droite) dans la Baie de Fundy, Nouveau-
Brunswick
Action de la Lune - marées hautes et basses
Les marées ont généralement lieu environ toutes les 12 heures (dans le cas des
marées semi-diurnes). En fait, le rythme des marées coïncide avec
la rotation apparente de la Lune autour de la Terre. En effet, la Lune semble
prendre 24 heures 50 minutes pour en effectuer le tour. Mais attention ! Cette
rotation apparente s'explique plutôt par la rotation de la Terre sur elle-même.
Ainsi, les côtés de la Terre se situant en ligne avec la Lune sont en période de
marée haute alors que les zones perpendiculaires à la Lune sont en période de
marée basse. Lorsque la Terre aura effectué un quart de sa rotation, les zones de
marées basse et haute seront inversées.
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On pourrait penser que la marée ne se fait ressentir que du côté de la Terre qui
est le plus proche de la Lune, mais ce n’est pas le cas. Puisque la Terre tourne
autour du Soleil et que la Lune tourne autour de la Terre, il y a la force
centrifuge qui entre en jeu. L’effet de cette force est dû aux mouvements
de rotation de la Terre et se traduit par une tendance à éloigner les corps du
centre de rotation. On peut comparer les effets à ce qui se produit lors du cycle
de l’essorage dans une laveuse. Le système de la laveuse est alors en rotation et
les corps (l’eau et les vêtements) cherchent à s’éloigner du centre de rotation.
Donc, la force qui déforme les masses d’eau résulte de la conjugaison de la force
d’attraction de la Lune et de la force centrifuge.
Action de la Lune et du Soleil - marées de vive-eau et de morte-eau
La principale force responsable des marées est l'attraction de la Lune. Toutefois,
le Soleil agit aussi sur l'importance des marées. Il est à noter que la Lune étant
beaucoup plus proche de la Terre que le Soleil, sa force d’attraction sur la Terre
est 2,2 fois plus grande que la force d’attraction du Soleil. L'action combinée de
la Lune et du Soleil peut provoquer deux types de marées sur la Terre.
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(A) Lorsque le Soleil (1), la Lune (3) et la Terre (2) sont alignés, les forces
d’attraction (4 et 5) se renforcent mutuellement et provoquent alors des périodes
de fortes marées, que l'on nomme marées de vives-eaux. On observe ce
phénomène en période de nouvelle Lune et de pleine Lune.
(B) Lorsque le Soleil (1), la Lune (3) et la Terre (2) forment un angle droit, les
forces d’attraction (4 et 5) s’atténuent et provoquent alors des périodes de faibles
marées, nommées marées de mortes-eaux. On observe ce phénomène lors du
premier et du dernier quartier de Lune.
Il y a quatre principaux types de marées :
Lorsqu’on observe une pleine mer et une basse mer par jour, on dit alors
que la marée est de type diurne.
Lorsqu’on observe deux pleines mers et deux basses mers par jour, la
marée est alors de type semi-diurne.
Lorsqu’on observe deux pleines mers et deux basses mers par jour et que
les hauteurs des marées sont très différentes, la marée est de type semi-
diurne à inégalité diurne.
Finalement, quand la Lune à l’équateur provoque deux pleines mers et
deux basses mers par jour et que lorsque la déclinaison de la Lune est à
son maximum, il n’y a qu’une pleine mer et une basse mer par jour et bien
on dit que la marée est de type mixte.
Les marées de la baie de Fundy (Nouveau-Brunswick, Canada) atteignent
jusqu’à 16 mètres par endroits. Ce sont les plus hautes marées au monde. Les
marées au Mont St-Michel (France) peuvent atteindre 12,3 mètres. Par contre,
les marées de la mer Méditerranée ne sont que de quelques dizaines de
centimètres. Pourtant la force d’attraction de la Lune est la même pour tous ces
endroits. Il y a donc beaucoup de facteurs non astronomiques qui jouent un rôle
très important au niveau du marnage (la hauteur des marées) et de l’intervalle
entre les marées basse et haute. La configuration de la côte, la profondeur de
l’eau, la topographie de l’océan, la forme, la taille et la profondeur de certains
estuaires ou de certaines baies, l’inertie des masses d’eau, le vent sont des
facteurs qui influencent grandement les marées.
Il y a plusieurs autres phénomènes rattachés aux marées. On peut observer
exceptionnellement la propagation de l’onde de marée dans certains fleuves et
certains estuaires lors des grandes marées. Ce phénomène est appelé le
mascaret.
Les « chutes réversibles » sont aussi un phénomène relié aux marées. Lors de la
marée haute, le flot marin s’élève au-dessus des chutes, le contre-courant
remonte le fleuve et on a alors l’apparence d’un courant inversé. Il y a trois
chutes réversibles au Canada : Rivière-Saint-Jean (baie de Fundy, Nouveau-
Brunswick), Wager Bay (Ford Lake, Nunavut) et Barrier Inlet (détroit
d’Hudson, Nunavut).
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L’énergie marémotrice
L'énergie marémotrice est issue du mouvement de l'eau créé par les marées,
causées par l'effet conjugué des forces de gravitation (comme par la Lune et le
Soleil) Cette énergie n'est pas neuve, les premiers moulins à marée ont été
construit au Moyen-Âge en Bretagne. Le potentiel
techniquement exploitable pour l'énergie marémotrice est plus faible que celui
correspondant aux autres énergies renouvelables marines. Il est d’environ 75
GW qui pourraient être installés. Ceci est dû au nombre de sites limité sur
lesquels on peut installer les systèmes. En effet, les sites techniquement
exploitables correspondent à des marnages importants, c'est-à-dire à des grandes
différences de hauteur d'eau entre la marée haute et la marée basse, ou bien à des
niveaux de courants de marée très élevés. Les marées sont par nature un
phénomène intermittent. Cette intermittence est liée au cycle de marée lui-
même. C'est-à-dire par exemple qu’on a deux cycles de marée par jour. Il y a
aussi le cycle des grandes marées et des marées de faible coefficient dont la
période est d'environ deux semaines. Cette intermittence fait que le facteur de
charge d'un système marémoteur est relativement faible et du même ordre que
celui d'un système éolien, aux alentours de 30%. Un des avantages du
marémoteur est que la production d’énergie est prédictible puisqu'il s'agit d'un
phénomène astronomique qui peut être prévu des mois voire des années en
avance. Ceci donne un caractère favorable à l'intégration de ces énergies au
niveau du réseau électrique.
Usines marémotrices
Deux grands principes peuvent être utilisés pour extraire l'énergie marémotrice.
Le premier est d'utiliser une usine marémotrice de type barrage, et le deuxième
est d’utiliser une hydrolienne. Si l'on considère les usines marémotrices de type
barrage, le principe est relativement simple. On va considérer un bassin naturel
comme par exemple un estuaire ou une baie et on va le barrer avec un ouvrage
d'art. On va ainsi constituer un bassin de rétention d'eau, on va remplir ce bassin
lors de la montée de la marée, on va retenir l'eau et puis on va vidanger ce bassin
à marée basse. On va effectuer des opérations de turbinage lors du remplissage
et de la vidange de ce bassin. On a trois critères pour installer un tel système :
1) Il faut que le site se prête à l'installation d’un bassin naturel, et il faut donc
avoir un estuaire ou une baie.
2) La puissance que peut extraire un tel dispositif est directement liée à la
hauteur d'eau et au débit traversant les turbines ; il faut donc qu'on ait une
différence de hauteur d'eau significative entre la mer et le bassin.
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3) Il faut également qu'on ait un débit très important. Un des problèmes de
l'installation d'un tel système c'est qu’on installe un barrage par exemple sur un
estuaire, donc il y a des impacts très importants sur l'écosystème et sur les
usages humains. Un des ouvrages les plus importants au monde est situé en
France. Il barre l’estuaire de la Rance, en Bretagne, a été installé dans les années
60 et inauguré en 1966. Le site se prête particulièrement bien à l'installation d'un
tel ouvrage : le marnage y est supérieur à 13 mètres lors des marées de fort
coefficient et le débit maximal qui est turbiné est de plus de 6000 m³ par
seconde ce qui correspond environ à quatre fois le débit moyen du Rhône. La
puissance installée au niveau de ce barrage est de 240 MW et il produit 500
GWh d'électricité par an, ce qui correspond à peu près au millième de la
production d'énergie électrique en France. Même si de nouveaux projets de ce
type-là ne sont pas d'actualité en France, il y a des projets qui sont en cours à
l'étranger. Par exemple en 2011 a été inauguré en Corée du Sud, sur le site de
Sihwa, un barrage marémoteur d'une puissance comparable à celui de la Rance.
Lagons artificiels
Il existe également une deuxième génération de barrages qui sont dans les
cartons des ingénieurs. Il s'agit par exemple de constituer un lagon artificiel par
la création d'une digue fermée. Donc ce lagon artificiel peut être situé au large
ou appuyé sur une côte. On va faire fonctionner ce système de la même manière
que précédemment, c'est-à-dire que l'on va effectuer des opérations de turbinage
lors du remplissage et de la vidange du bassin ainsi constitué. On voit un
exemple de ce type de dispositif au niveau de l'illustration ci-dessous. Il s'agit
d'un projet sur la baie de Swansea, dans le pays de Galles et qui a pour objectif
de construire un tel ouvrage avec une puissance comparable à l'usine de la
Rance à l'horizon 2017.
Hydroliennes
Un autre moyen d’extraire l’énergie marémotrice est d'utiliser ce qu'on appelle
une hydrolienne. On va immerger une turbine dans une zone où se produisent de
très forts courants de marée. Ces zones sont très localisées puisqu'en définitive,
ce sont des effets géographiques de concentration qui vont créer des courants
très élevés dans des zones particulières, par exemple au niveau des pointes ou au
niveau d'un isthme. On va pouvoir ainsi extraire une partie de l'énergie cinétique
du courant selon un principe qui est grossièrement similaire à celui d'une
éolienne. La densité d'énergie est, sur ces sites, plus forte que la densité
moyenne que l'on peut trouver sur un site éolien. Donc les machines sont à priori
plus compactes pour une même puissance. La machine est en eau libre donc on a
une influence limitée sur les usages et sur l'écosystème environnant. On peut
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utiliser différents types de technologies, par exemple on peut utiliser des
turbines à axe horizontal, des turbines à axe vertical, ou des turbines qu'on
appelle oscillo-battantes qui se comportent un petit peu, c'est-à-dire qu'on a une
pale qui va osciller dans le fluide et qui va reproduire grossièrement le
mouvement de la nageoire caudale d'un cétacé. On voit qu'il y a un grand
nombre de projets différents, un grand nombre de principes différents,
cependant, la majorité des projets les plus avancés vont utiliser des turbines à
axe horizontal qui ressemblent, grossièrement, aux éoliennes de grande
puissance que l'on peut trouver à terre. Si on regarde un petit peu ces différents
projets parmi les plus avancés, on voit que l'on a des consortiums industriels qui
testent ou ont testé récemment des machines de l'ordre du mégawatt sur des sites
dédiés. Il y en a au Canada, au Royaume-Uni et il y en a en France. Si on
regarde un petit peu plus en détails les technologies qui sont liées à ces
hydroliennes, on voit que l'on a deux grandes tendances.
La première tendance est d'essayer d'utiliser des options technologiques qui ont
déjà été utilisées pour l'éolien de grande puissance de manière à accélérer la
maturité commerciale et a bénéficier du retour d'expérience du secteur éolien.
On va par exemple utiliser des multiplicateurs qui vont permettre d'utiliser des
génératrices rapides, compactes et relativement standards. On va utiliser des
systèmes de contrôle de pas où on va faire varier l'angle de la pale par rapport au
moyeu, de manière à effectuer des opérations de limitation de puissance et de
mise en sécurité lors des courants extrêmes. On pourra aussi utiliser des
systèmes d'orientation de la turbine face aux fluides. Ce sont des systèmes
mécaniques relativement complexes, donc ils nécessitent des niveaux de
maintenance relativement élevés. Ça veut dire que si on choisit ce type d'option,
on va être obligés d'imaginer un système pour pouvoir accéder de manière
régulière - tous les quelques mois -, à la machine. Ça veut dire que, par exemple,
il faut imaginer des systèmes de relèvement.
Une deuxième tendance, un petit peu antinomique est d'imaginer de nouvelles
solutions, des solutions originales qui sont dédiées aux systèmes hydroliens. On
va vouloir minimiser les opérations de maintenance et on va ainsi éliminer tous
ces systèmes mécaniques dont j'ai parlé tout à l'heure : le multiplicateur, le
système de contrôle de pas, le système d'orientation de la turbine face aux
fluides. Mais ça veut dire qu'il faut repenser totalement la conception de la
turbine, tant au niveau de sa conception globale qu'au niveau de son contrôle
commandes. Un exemple de ce type de tendance est donné par l'illustration qui
est en bas à gauche : la turbine OpenHydro / DCNS où une génératrice à
entraînement direct, donc une génératrice sans multiplicateur est afférée en
périphérie des pales de la turbine et localisée dans la tuyère qui entoure la
turbine. On voit qu'on a plusieurs solutions technologiques. La solution
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technologique de référence reste encore pour l'instant à déterminer, on peut
d'ailleurs imaginer que selon la nature du site, plusieurs solutions technologiques
relativement différentes puissent s’imposer
Moyen de production :
L'énergie marémotrice constitue une récupération de l'énergie cinétique de
rotation de la Terre. L'énergie peut être captée sous deux formes :
• énergie potentielle, qui exploite les variations du niveau de la mer : c'est la
technique utilisée dans l'usine marémotrice de la Rance.
• énergie cinétique, qui exploite les courants des marées, qui peuvent être captés
par des turbines, ou hydroliennes.
Les sites adaptés au captage de l'énergie marémotrice sont peu nombreux ils se
concentrent dans les régions ou il y a des conditions hydrodynamique,
l’amplitude de l'onde de marée est amplifiée c'est le cas en France dans la baie
du mont saint Michel. L'exploitation de l'énergie potentielle nécessites des
aménagements.
Avantages/inconvénients :
Le grand intérêt de cette énergie issue des marées, c’est qu'elle ne représente
qu'une infime partie des besoins de l'humanité. L'énergie marémotrice est un bon
moyen pour produire de l'électricité car elle offre les avantages d'être à la fois
propre, naturelle, et renouvelable. Les marées qui animent mers et océans
constituent une source d'énergie inépuisable aux aléas climatique contrairement
à l'énergie solaire ou éolienne. L'usine marémotrice fait travailler 60 à 70
personnes, elle est donc génératrice d'emploi.
Malgré tous les avantages présentés par cette énergie renouvelable, étant
inépuisable, écologique, génératrice d’électricité en quantités assez
significatives, elle peut générer des troubles atmosphériques qui peuvent
s’avérer plus graves et irréversibles, et dont l’impact est toujours encours en
étude par les scientifiques. On sait aujourd’hui que les installations
d’exploitation de l’énergie potentielle nécessitent des aménagements importants,
qui perturbent les équilibres écologiques des sites d’implantation. Cette forme
d’énergie marémotrice devrait donc être abandonnée. En réponse, les recherches
se concentrent maintenant vers l’énergie marémotrice cinétique.
Part dans l'énergie mondiale, européenne et française :
Il existe:
L'usine marémotrice de la Rance se situe dans l'estuaire de la rance près du
Mont SaintMalo et a été la première usine marémotrice du monde. Elle a été
inaugurée en 1967 et ils existent d'autre usines marémotrices moins importantes
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au Canada, en Chine et en Russie. La Corée est en train de construire une usine
marémotrice prés de Séoul, la centrale de Shiwa d'Ansan. Une fois achevée, elle
sera la grande centrale marémotrice du monde, avec une capacité de 254MW.
Évolution possible de cette énergie :
Durant l'été 2002, la première centrale marémotrice utilisant les courants sous-
marins fut testée au Royaume-Uni.
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