Formation et outils pour cartographie des risques
Formation et outils pour cartographie des risques
Objectifs opérationnels
Organisation de 3 journées de formation en janvier et février 2018 pour présenter la méthode et les
outils d’élaboration des cartographies globale et dynamique des risques
Ces journées de formation ont été proposées Les multiples enjeux humains, stratégiques,
à tous les établissements du secteur médico- techniques, réglementaires, organisationnels,
social de Nouvelle-Aquitaine. Localisées en ex financiers de ce projet ont suscité une atten-
Limousin et Poitou-Charentes (Angoulême, tion soutenue des participants.
Limoges, Poitiers), elles avaient pour objectif 99 % des personnes présentes étaient satis- 3 formations
de présenter la méthodologie Cadense déjà faites ou très satisfaites de ces journées et 133 participants
utilisée par plus d’une centaine d’établisse- déclaraient ce projet incontournable pour 99 % de satisfaits
ments en ex-Aquitaine et proposer un accom- améliorer l’identification et la maîtrise de leurs
et très satisfaits
pagnement sur site financé par l’ARS NA sur la risques.
base du volontariat.
Mise à disposition d’un guide pratique, de documents et d’outils pour faciliter la mise en œuvre des
cartographies par les EMS
Un guide pratique, des documents et outils ont été élaborés par le Ccecqa et mis à disposition des établissements et services ayant
participé aux ateliers. Afin de faciliter leur téléchargement et utilisation, une plateforme dédiée a été réalisée et mise à disposition.
Accompagnement sur site de 30 établissements rencontrant des difficultés pour sa mise en œuvre
Répartition géographique des 29 EMS
1
Organisation de l’accompagnement de chaque établissement
2. Une phase opérationnelle (R1 à 3 à 5 demi-journées d’accompagnement 3. Une phase de synthèse et de mise en
R3) : sur site par chargé de mission œuvre des plans d’actions :
3 à 5 demi-journées de réunion pour les Un suivi à distance renforcé (méls et Une réunion institutionnelle de synthèse
groupes de travail contacts téléphoniques) La mise en œuvre des plans d’actions d’améliora-
tion
Principaux risques prioritaires perçus par les professionnels avant l’élaboration de la cartographie :
Incendie 18 EMS
Violence, agressivité 13 EMS
Risques psycho-sociaux 11 EMS
Maltraitance 8 EMS
Epidémie/Risque infectieux 8 EMS
Principaux risques prioritaires identifiés par les usagers et les familles avant l’élaboration de la cartographie :
Chute 18 EMS
Incendie 13 EMS
Manque de personnels 11 EMS
Fugue 8 EMS
Intrusion 8 EMS
Matériel inadapté 4 EMS
Qualité des soins et 4 EMS
de l’accompagnement
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Résultats : données préparatoires (suite)
La synthèse des données (analyse a posteriori ) : des difficultés pour beaucoup d’EMS
Objectif : réaliser un document synthétisant les données disponibles et exploitables des EMS : apporter des élé-
ments quantitatifs et qualitatifs nécessaires à l’évaluation de la criticité des risques ; limiter la subjectivité des pro-
fessionnels, éviter les cotations aléatoires
28 synthèses réalisées dont 26 exploitables ; exhaustivité et qualité des documents très variables
Constat : qualité des documents disparate, informations manquantes, peu accessibles ou non utilisées au sein des
EMS
Nb Nb
Documents utilisés Documents utilisés
EMS EMS
Intérêt pour la démarche, implication dans le Mobilisation difficile des médecins coordonna-
projet teurs (présents dans 1 Ehpad sur 3) et des pro-
Echanges et écoute entre professionnels fessionnels de nuit (présents dans 1/3 des
Pluridisciplinarité et représentativité : identifi- EMS )
cation de points d’amélioration entre services Rapport d’activité médicale absent ou informa-
et aux interfaces tions manquantes : difficulté de cotation pour
Fonction transversale du pilote au sein de le GT
l’EMS : levier Prise de parole parfois complexe devant sa hié-
Présence systématique de tous les profession- rarchie (risques liés au management et à l’orga-
nels constituant le groupe de travail à toutes nisation du travail)
les réunions sauf aléas (maladie)
3
Résultats : Elaboration des cartographies globales et intermédiaires (27 EMS)
Cotation globale des catégories de risques permettant de mettre en évidence les catégories de risques et rendre
le projet moins chronophage pour les EMS en évitant la cotation de l’ensemble des risques spécifiques
Identification rapide des catégories de risques situées dans la zone inacceptable du risque
Difficultés de cotations pour la majorité des EMS : sur ou sous cotations possibles, induites essentiellement par
l’absence de données quantitatives, la volonté de travailler sur certains risques perçus prioritaires, la crainte
d’un trop grand nombre de risques dans la zone inacceptable du risque
4
Résultats : Identification des risques prioritaires et priorisés (26 EMS)
fausses routes
communication
TMS
chutes
violence
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Les risques priorisés par les EMS pour élaborer leurs plans d’actions d’amélioration :
5
Résultats : Elaboration des plans d’actions d’amélioration (27 EMS)
Un plan d’actions est une suite ordonnée d’opérations prévues pour atteindre un
but.
Interface entre la phase réflexive et opérationnelle, un plan d'action est un docu- 26 plans d’actions finali-
ment formalisé définissant une stratégie à appliquer pour arriver à un résultat sou- sés ou en cours de finali-
haité. sation
320 actions identifiées,
Il apporte une vision d’ensemble au projet, permet de comprendre, d’orienter, de 2 à 40 actions selon
d’encadrer le développement. Il transforme les idées en éléments concrets, favo- les EMS (15 actions en
rise le consensus sur les futurs possibles et permet d’avoir une démarche coordon- moyenne)
née et précise déclinée en étapes concrètes.
La conscience partagée des risques les plus importants constitue le socle de la culture de sécurité d’un
établissement. Ils peuvent être différents suivant les activités, les sites, les métiers, mais ils doivent être
connus et partagés par tous les acteurs de l’organisation. Tous les risques identifiés ne peuvent pas être
traités (contraintes liées à la réalité des situations à risques, de temps, de moyens…). L’approche rete-
nue dans ce projet est consensuelle et vise à prioriser les risques les plus fréquents et les plus graves,
ceux qui menacent les personnes ou la survie de l’organisation.
Après avoir côté et identifié les risques prioritaires, chaque groupe de travail a utilisé les résultats obte-
nus avec les perceptions des usagers et des autres professionnels de l’établissement questionné en
amont. Ils ont ainsi pu sélectionner 2 à 4 risques représentant une menace spécifique pour les usagers,
les professionnels et l’établissement de manière plus transversale. Une analyse des causes des dysfonc-
tionnements a été réalisée pour chaque risque et un plan d’actions d’amélioration élaboré.
Déclaration des EI
Communication, sys- Achat de matériel
tème d’information Indicateurs
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L
La culture de sécurité est un ensemble de manières de faire et de manières de penser largement partagées par les
acteurs d’une structure à propos de la maîtrise des risques les plus importants liés à ses activités.
Dans le domaine de la santé, cette culture de sécurité est un élément primordial pour mener de manière efficace
des actions d’amélioration de la sécurité du patient.
Les systèmes de signalement des évènements indésirables n’existent pas toujours au sein des EMS. Quand ils exis-
tent et ce quels que soient leurs formats (informatique ou papier), ils sont souvent peu utilisés et ne sont pas fonc-
tionnels. L’amélioration de la culture du signalement est un levier qui a été identifié. Il permettra de travailler sur la
réactivité, l’analyse et la communication dans la gestion des évènements indésirables (EI) et de poursuivre la sensi-
bilisation des professionnels.
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LChutes
Selon la Haute Autorité de Santé, la chute est définie comme le fait de se retrouver involontairement sur le
sol ou dans une position de niveau inférieur par rapport à sa position de départ. Le caractère répétitif des
chutes est considéré à partir du moment où la personne a fait au moins 2 chutes sur une période de 12 mois.
La population la plus concernée par les chutes répétées est constituée de personnes âgées de plus de 75 ans
et présentant un état fragile (état médico-psycho-social instable).
Les personnes âgées sont d’autant plus exposées aux chutes que leur organisme vieillit et que leur autono-
mie diminue (au niveau des os et des articulations, diminution de la force musculaire et perte dans l’ampli-
tude des gestes : au niveau du système nerveux , altération de la précision des gestes avec présence de pa-
thologies comme la maladie de Parkinson ; au niveau sensoriel, des troubles visuels et auditifs diminuent
l’aptitude à éviter les obstacles et perte de l’équilibre).
Les conséquences des chutes sont nombreuses et variées :
Traumatique : fractures, plaies, contusions, hématomes avec une cicatrisation parfois difficile ;
Psychologique: peur de rechuter (syndrome post-chute) ;
Social : réduction des activités souvent observée, repli sur soi, renoncement à la vie sociale.
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LViolence
Les résidents accueillis présentent des handicaps et des pathologies qui peuvent donner lieu à des
comportements hétéro agressifs. La vie en collectivité peut également générer des troubles du com-
portement majorés par une promiscuité entre les personnes, la configuration de l’espace, la nature de
l’activité.
l’agressivité des résidents envers les professionnels ou entre usagers. De nombreuses causes ont
été identifiées : pathologie de l’usager, difficulté de compréhension des professionnels (le fait pour
un professionnel de ne pas comprendre ce qu’un résident lui explique peut être une source d’aga-
cement pour ce dernier), manque de temps et d’écoute des besoins du résident, instabilité dans les
équipes, turn-over, inadéquation de l’accompagnement, admission inadaptée au regard de l’offre
de services proposée..
l’agressivité des familles envers les professionnels, avec pour causes : le mal-être des familles, la
souffrance et la fatigue psychologique, l’incompréhension et la méconnaissance de la maladie, le
déni, le sentiment d’être dépossédé, jalousie...
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Prise en charge de la douleur
L’amélioration de la prise en charge de la douleur chez la personne âgée constitue un objectif majeur de santé
publique pour les établissements sanitaires et médico-sociaux.
Il existe une procédure d’évaluation de la douleur dans plus de la moitié des établissements et les profession-
nels déclarent évaluer la douleur de manière quasi systématique.
La difficulté pour certains usagers à exprimer leurs douleurs de façon immédiatement compréhensible induit
cependant une complexité pour les professionnels et les médecins à établir un diagnostic.
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Travail en équipe
L’analyse des causes des événements indésirables associés aux soins (EIAS) montre qu’il existe un lien avec le
travail en équipe : défaut d’organisation, de vérification, de coordination ou de communication. Sur plus de
47 000 événements analysés[1], 3 principales causes ont pu être identifiées : 27 % surviennent à cause de
dysfonctionnements liés à l’équipe, 23 % sont liés aux tâches à accomplir et enfin 15% sont liés au patient lui-
même.
Les défaillances humaines, cognitives ou comportementales se traduisent très souvent par une communica-
tion et une coordination défaillantes lors des différentes étapes de la survenue d’un évènement indésirable.
L’amélioration de la sécurité passe donc par la prise en compte du facteur humain et organisationnel et une
action ciblée sur le travail en équipe (compétences non techniques), l’organisation des soins et la culture de
sécurité.
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Valorisation des résultats par les EMS
Groupe de travail F directrice, stagiaire M2, infirimière coordinatrice, infirmière, aide soignante nuit, aide soignante,
Agent hôtelier, Cuisiniere, Agent hôtelier UP, Aide soignante, Adjoint technique.
pluridisciplinaire
Documents utilisés :
Informations sur Historique – PE – Registre des plaintes et réclamations – sinistralité – SSEI – rapport médical d’activité –
les risques DUERP – PAQ – Maintenance et sécurité – Prévention du risque infectieux – Résultats de l’EI de l’EE –
Enquêtes qualité – Bilan social – Données financières -
Étapes réalisées
Formation à la Réunion 1 Réunion 2 Réunion 3 Début des
méthodologie Cartographie 1 Hiérarchisation Cartographie 2 actions
des risques Plan d’actions d’amélioration :
14 décembre 12 janvier 2016 11 février 2016 22 mars 2016 avril 2016
2015
Décembre 2015
2 - RESULTATS
REPARTITION DES RISQUES PAR CATEGORIE DANS LE RADAR SELON LEURS ORIGINES ET LES CONSEQUENCES REDOUTEES
Les 24 catégories de risques ont été placées par le groupe de travail sur la cartographie globale des risques. 11
catégories sur les 24 ont été positionnées sur deux, trois ou quatre types de conséquences redoutées.
11 catégories 7 catégories 6 Catégories 1 – Chutes et glissades pour les Résidents 2 - Prévention insuffisante de la maltraitance
1 semaine d’audit pour identifier les En prévenant le plus en amont possible les
médecins qui n’utilisent pas titan risques (pool de remplaçants prévu et
stable, matériel adéquate pour une prise en
Formation titan des libéraux à voir avec le charge facilitée des résidents
réseau
En mettant en place : des temps de parole
Mettre en place la commission gériatrique « exutoires » pour le personnel concerné
avec psychologue, IDEC
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Evaluation de l’accompagnement des EMS
disponibilité de l'intervenant
qualité des outils et documents mis à
disposition
méthodologie adaptée au secteur MS
clarté de la méthodologie
déroulement de l'accompagnement
format de l'accompagnement
organisation de l'accompagnement
0 20 40 60 80 100 120
Bon déroulement des accompagnements. Niveau de maturité de la démarche qualité/gestion des risques variable
entre les EMS
Point de vue Réelle volonté pour les EMS de progresser et de s’inscrire dans une démarche pérenne
du Ccecqa Implication de tous les groupes de travail
Bonne appropriation de la méthode et des outils proposés.
95 % d’EMS
satisfaits ou très satisfaits
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A retenir
Bonne prise de conscience par les professionnels des relations entre les risques de l’établis-
sement
Difficultés rencontrées dans la cotation des risques avec sous-utilisation des informations
disponibles et des documents de preuves ou un manque d’expérience
Méthodologie et outils proposés par le Ccecqa fonctionnels et utilisés systématiquement
par les EMS
Nombreuses actions d’amélioration retenues mais attention aux difficultés de mise en
œuvre et de suivi
Utilisation de la cartographie pour élaborer un programme global de gestion des risques
Plans d’actions cohérents grâce à l’accompagnement de chargés de mission expérimentés
Démarche montrant les liens entre les risques pour les usagers, les professionnels et la
structure
Etape incontournable pour faire avancer la culture de sécurité
Nuage de mots réalisé à partir des réponses des EMS résumant en trois mots
l’impact et la portée du projet
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