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Théorèmes Généraux de la Dynamique - ١٠١١٣٨

Ce document présente plusieurs théorèmes fondamentaux de la dynamique du point matériel, notamment le théorème de la quantité de mouvement, le théorème du moment cinétique et le théorème de l'énergie cinétique. Le document détaille également les forces conservatives et l'énergie potentielle.

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Théorèmes Généraux de la Dynamique - ١٠١١٣٨

Ce document présente plusieurs théorèmes fondamentaux de la dynamique du point matériel, notamment le théorème de la quantité de mouvement, le théorème du moment cinétique et le théorème de l'énergie cinétique. Le document détaille également les forces conservatives et l'énergie potentielle.

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Chapitre 4

Théorèmes Généraux de la Dynamique


du Point Matériel

Prof. NKHAILI LAHCEN


I – Théorème de la quantité de mouvement

le vecteur quantité de mouvement d’un point matériel M de masse m en


mouvement dans R est défini par :
 
P( M / R)  mV ( M / R)
En dérivant cette équation par rapport au temps, il vient :
 
dP(M/R) dV(M/R)  
m  m (M/R)  f
dt R
dt R

Résultante des forces


réelles appliquées à M
dans R.

Théorème : Dans un référentiel galiléen R, la dérivée par


rapport au temps de P(M/R) est égale à la résultante des forces
réelles appliquées à M.
I – Théorème de la quantité de mouvement
Cas particuliers
 La particule M est isolée (f=0 ) donc :

dP(M/R)  
 0  P(M/R)  Cte
dt R

 (conservation de la quantité de mouvement).

 Dans un référentiel relatif R1, le théorème de la quantité de mouvement


s’écrit f:

dP(M/R1 )    
 m (M/R1 )  f  f ie  f ic
dt R1

 Si R1 est galiléen donc en translation rectiligne uniforme par rapport à R


on a :   
 f ie  0
dP(M/R1 ) dP(M/R) 
 f  f ic  0
dt dt
R1 R 0

 La dérivée temporelle de la quantité de mouvement est invariante au cours


d’une transformation Galiléenne
II- Théorème du moment
cinétique
II-1 Moment d’une force
a) Moment d’une force par rapport à un point O
• Le moment par rapport à un point quelconque O, d’une force
appliquée à un point matériel M est :  M :le point
   f d’application
M O ( f )  OM  f M

O
b) Moment de f par rapport à un axe

Le moment de par rapport à un axe () quelconque passant


par O est le scalaire:
   
M  ( f )  M O ( f ) .u

u : un vecteur unitaire de l’axe  est indépendant de O().

Démonstration : Soit O’ un point de () différent de O : En effectuant le produit scalaire par le


     
vecteur u , dans la relation M O ' (f )  M O (f )  O' O  f , on trouve :
              
M O ' (f ).u  M O (f ).u  (O' O  f ).u donc M O ' (f ).u  M O (f ).u car les vecteurs O' O et u sont
colinéaires.
II-2 Moment cinétique

a) Moment cinétique par rapport à un point quelconque O



• Le moment cinétique  O (M / R) , d’un point matériel M de
masse m en mouvement dans un référentiel R, par rapport
à un point O quelconque, est le moment de sa quantité de
mouvement 𝑃(𝑀 𝑅)
 
 O ( M / R)  OM  mV ( M / R)
• Le point O peut être mobile dans R ;

•  O (M / R) est relatif au référentiel dans lequel on exprime la
vitesse de la particule ;
b) Moment cinétique par rapport à un axe ()
 
  ( M / R)   O ( M / R) . u
II-2 Théorème du moment cinétique

a- Cas d’un référentiel R galiléen


• Pour un point O fixe dans R, la dérivée par rapport au

temps de  O ( M / R )donne :
  
d O ( M / R) dOM   dV ( M / R)
  mV ( M / R)  OM  m
dt R dt
R
dt R
 
 OM  m ( M / R)  OM  f

Théorème : La dérivée par rapport au temps, relativement


au référentiel galiléen R, du moment cinétique de la particule
M, par rapport au point fixe O, est égale au moment par
rapport à O, de la résultante des forces appliquées à M.
   
d O ( M / R )
 OM  f  M O(f)
dt R
b- Cas d’un référentiel R1 non galiléen

• Soit un point fixe dans , le théorème du mouvement


cinétique s’écrit dans R1


d O1 ( M / R1 )    
 M O1 ( f  f ie  f ic )
dt R1


f : Somme des forces « réelles » appliquées à M ;
f ie : force d’inertie d’entraînement ;

f ic : force d’inertie de Coriolis ;
III- Théorème de l’énergie cinétique
III-1 Travail d’une force
• Supposons que l’on a un point matériel M en mouvement
dans un référentiel R. Soient le vecteur position𝑂𝑀 , 𝑓 la
résultante des forces appliquées à M et 𝑉(M/R) la vitesse
du point M.
  
W  f .d OM  f .V ( M / R)dt
• Pour obtenir le travail de sur un trajet fini (M1M2), on
intègre l’équation précédente ;

 t2  
WM1  M 2   f . d OM   f .V ( M / R). dt
M1  M 2
t1
III-2 Puissance d’une force
• A l’instant t, la puissance P de la force dans le référentiel
R est définie par :

 W ( f / R)  
P( f / R)   f . V ( M / R)
dt
𝑊 : s’exprime en joules (J) ;
𝑃 : s’exprime en Watts (W).

III-3 Energie cinétique


• On appelle énergie cinétique d’une particule M de masse m
animée d’une vitesse 𝑉(𝑀 𝑅)dans un référentiel R la
quantité :

1 2 1
EC ( M / R)  m V ( M / R )  mV 2 ( M / R )
2 2
III-4 Théorème de l’énergie cinétique
a- Cas d’un référentiel R galiléen
• Pour un référentiel galiléen R, la variation de l’énergie
cinétique du point matériel entre deux instants t1 et t2 est
égale au travail de la force résultante 𝑓 appliquée au point
matériel.
dEc ( M / R)   W ( f / R)

1 2
on a EC ( M / R)  mV ( M / R)
2  
dE C (M / R )  mV(M / R ).dV(M / R )
 
 mV ( M / R ). ( M / R )dt
  
 f ( M / R ).V ( M / R )dt  dW ( f / R )

En intégrant entre les instants t1 et t2, on trouve : E C2 (M / R)  E C1 (M / R)  W12 (f / R)
𝒅𝑬𝒄 (M/R) 𝒅𝑾(𝒇/R)
Ou encore = = 𝓟(𝒇/R)
𝒅𝒕 𝒅𝒕
b- Cas d’un référentiel R1 non galiléen
1 2
dEc ( M / R1 )  mV ( M / R1 )
2
 
 mdV ( M / R1 ).V ( M / R1 )
 m r ( M / R1 ).d O1M
  
 ( f  f e  f c ) .d O1M
  
 W ( f  f e  f c / R1 )

   
or f c .d O1M  2m(( R1 / R)  V ( M / R1 )) .V ( M / R1 )dt  0

 
D’où : dEc ( M / R1 )  W ( f / R1 )  W ( f e / R1 )
représente la forme différentielle du théorème de l’énergie
cinétique, dans un référentiel non galiléen.
IV- Forces conservatives et énergie
potentielle
IV-1 Force conservative:
Une force est dite conservative s’il existe une fonction
scalaire 𝑬𝒑 (𝒙, 𝒚, 𝒛) telle que :

𝑭 = −𝒈𝒓𝒂𝒅𝑬𝒑 (𝒙, 𝒚, 𝒛)

𝑬𝒑 : est l’énergie potentielle associée à la force


𝑓 conservative appliquée à la particule M dans le
référentiel R.
Le gradient de la fonction 𝑬𝒑 (𝒙, 𝒚, 𝒛) est donné par le vecteur :

Ep  Ep  Ep 


grad E p  i j k
x y z
Une force 𝑭 est conservative vérifiée une des trois conditions:
 Son travail ne dépend pas du chemin suivi.
 Elle dérive d’un potentiel : 𝑭 = −𝒈𝒓𝒂𝒅𝑬𝒑 (𝒙, 𝒚, 𝒛).
 𝒓𝒐𝒕(𝑭) = 𝟎.
𝜕
𝜕𝑥
𝜕
𝑟𝑜𝑡 𝐹 = 𝛻 ∧ 𝐹 = ∧𝐹
𝜕𝑦
𝜕
𝜕𝑧

Exemple :
• Energie potentielle de pesanteur : 𝑬𝒑 = −𝒎𝒈𝒛 + 𝒄𝒔𝒕𝒆
𝟏
• Energie potentielle élastique d’un ressort : 𝑬𝒑 = 𝒌𝒙𝟐 + 𝐜𝐬𝐭𝐞
𝟐
IV-2 Travail d’une force conservative

• Pour un déplacement infinitésimal d𝑂𝑀 , le travail de la


force conservative𝑓𝑐 dérivant d’une énergie potentielle
𝑬𝒑 (M/R) , est donné par :

 
dW ( f c )  f c .dOM
  grad E p ( M / R).dOM 
E p E p E p dW ( f c )  dE p ( M / R)
 dx  dy  dz
x y z
 dE p ( M / R)

Le travail entre deux instants t1 et t2 est égale:



W M M ( f c / R)  ( E p (M 2 / R)  E p (M 1 / R))
1 2
VI- Energie mécanique
VI-1 Définition:

• L’énergie mécanique 𝐸𝑚 (M/R) d’une particule M dans un référentiel R est


égale à la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle.

Em ( M / R)  EC ( M / R)  E p ( M / R)

E p ( M / R)  E p1  E p 2  . . .

où Epi est l’énergie potentielle associée à la force conservative


VI-2 théorème de l’énergie mécanique:
• Soit une particule de masse m se déplaçant dans un
champ de forces dérivant d’une énergie potentielle
Ep(M/R) et d’une énergie cinétique Ec(M/R). Alors le
théorème de l’énergie mécanique est égal au travail des
forces non conservatives et s’écrit sous sa forme
différentielle :

dEm ( M / R)  dEC ( M / R)  dE p ( M / R)
 dW ( f nc )  dW ( f c )  dW ( f c )
 dW ( f nc )

𝒅𝑬𝐦 (M/R) 𝒅𝑾(𝑓𝒏𝒄 /R)


Ou encore = = 𝓟(𝑓𝒏𝒄 /R)
𝒅𝒕 𝒅𝒕
VI-2 Conservation de l’énergie mécanique:

Lorsque le point matériel est soumis uniquement aux forces


conservatives. Alors le théorème de l’énergie mécanique sous
sa forme différentielle s’écrit :
dEm ( M / R)  dEC ( M / R)  dE p ( M / R)
 
 dW ( f c )  dW ( f c )  0

 Em ( M / R)  Cst
L’énergie mécanique reste constante au cours du mouvement.
VII- Equilibre d’un point et
conditions de stabilité
Propriétés
 Si un point x = x0 est une position d’équilibre, l’énergie potentielle est extrémale en ce
dE p 𝒅𝑬𝒑
point, soit  0 pour x = x0. Car 𝑭 = 𝑭𝒊 = −𝒈𝒓𝒂𝒅𝑬𝒑 = − 𝒊=𝟎
𝒅𝒙
dx
2
d Ep
 L’équilibre est dit stable si E p est minimale, soit  0 pour x = x0.
2
dx
2
d Ep
 L’équilibre est dit instable si E p est maximale, soit  0 pour x = x0.
2
dx
2
d Ep
  0 pour x = x0, l’équilibre est indifférent.
2
dx

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