Structure et Énergie des Atomes
Structure et Énergie des Atomes
2 avril 2019
5 Modèle de Lewis : 11
5.1 Pour les atomes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.1.1 principe : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.1.2 règle de l’octet : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.1.3 Électrophiles et nucléophiles : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.2 Pour les molécules : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.2.1 Type de liaison : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.2.2 Construction des schémas de Lewis : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.3 Liaison covalente délocalisée : la mésomérie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.3.1 Existence de plusieurs écritures de Lewis : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1
Affinité chimique - Potentiel chimique Année 2016-2017
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1 Rappels de chimie :
♣ Élément chimique : entité abstraite caractérisée par un numéro atomique Z et un symbole X, nota-
tion Z X . Il y a 110 éléments dont 92 naturels.
♣ Atome : entité électriquement neutre composée d’un noyau central chargé positivement et d’un cor-
tège électronique périphérique. Dimension caractéristique : 10−10 m.
♣ Noyau :composé de Z protons et N neutrons ; dimension caractéristique 10−14 m ; notation AZ X
♣ Isotope :deux atomes isotopes ont même numéro atomique Z (même élément) mais des nombres de
37 35
masse A différents (nombre de neutrons différent). Exemple : 17 Cl, 17 Cl .
♣ sobares : nucléides de même A et de Z différents
♣ Isotones : nucléides de même N
♣ Isomères : nucléides de mêmes A et Z, mais qui diffèrent par leur énergie (états métastables).
♣ Charges et masses des particules élémentaires
♣ La masse molaire : masse d’une mole d’une entité donnée. S’exprime en [Link] −1 dans le SI et
très souvent en [Link] −1 . On a Matome ' [Link] ' A [Link] −1 . Pour un élément donné, on calcule la
masse molaire en faisant la moyenne pondérée par les abondances naturelles des masses isotopiques
relatives M = i xi Mi avec xi pourcentage massique de l’isotope i (abondance naturelle) et Mi : masse
P
molaire de l’isotope i.
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1
1 1
= σn,m = RH − avec m > n + 1
λn,m n2 m2
avec :
— σ appelé nombre d’onde exprimé habituellement en
cm-1 (c’est l’inverse de l),
— RH constante de Rydberg pour l’hydrogène.(=
1, 096776.107m −1 )
Exemple 1 Soit ∆x l’incertitude sur la position x de la particule (sur l’axe Ox) et ∆∆px l’incertitude sur la
quantité de mouvement px .
Principe d’incertitude d’Heisenberg : ∆px .∆x w } (} = h/2π )
Conclusion 1
I On ne peut pas appliquer la mécanique classique à l’infiniment petit. On ne peut plus décrire
une particule (telle que l’électron) sous son aspect corpusculaire à l’aide de la mécanique classique.
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2.2 Énergie d’un électron dans un atome :(Postulats de Bohr :Voir DL 14 : Atome de Bohr)
On montre que l’énergie d’un électron dans un atome est fonction du numéro atomique Z et d’une
constante σ, nommée constante d’écran. La constante d’écran associée à un électron caractérise l’effet
répulsif des électrons situés entre cet électron et le noyau, d’où un effet d’écran sur l’attraction exercée par
le noyau qui intervient directement sur l’expression de l’énergie potentielle, électrostatique, de l’électron.
a) électron dans un atome d’hydrogène : Z = 1 ; σ = 0.
E0
La mécanique quantique fait intervenir le nombre entier positif n : En = − 2
n
On peut vérifier l’accord de cette relation avec la formule de Ritz.
b) électron dans un ion hydrogénoïde :Z >1 ; Z’ = 1 (nombre d’électron) ; σ = 0.
Z2
En = −E0
n2
(Z − σ )2
En = −E0
n2
d) en présence d’un champ magnétique extérieur : L’énergie potentielle n’est plus seulement électrosta-
tique :
→
−
Ep = Epe + Epmag et Epmag = −→
−
m. B
→
−
avec →
−
m : moment magnétique de l’électron, et B : champ magnétique. On montre en mécanique quantique
que m = →
→
− −
m (ml , ms ), ml , ms étant deux autres nombres. On en déduit donc que :
on constate que l’énergie (dans chp mag) dépend de quatre nombre n,l,m et ms .
dP = |ψ(→
−r , t )|2 dV
Avec, |ψ(→
−r , t )|2 = ψ(→
−r , t ).ψ∗ (→
−r , t ) appelée densité de probabilité
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— La notion de trajectoire est remplacée par un « nuage » plus ou moins opaque, représentant la densité
de probabilité de présence.
— On appelle hydrogénoïde, un édifice ne comportant qu’un seul électron. Exemples : H, He + , Li 2+ . . .
— On appelle orbitales atomiques (OA), les fonctions d’onde ψ décrivant l’électron dans l’atome d’hy-
drogène. Par extension, le terme OA désigne aussi les fonctions d’onde pour les électrons des hydro-
génoïdes et des atomes polyélectroniques et sur le plan géométrique la région de l’espace autour du
noyau pour laquelle on a le plus de chances de trouver l’électron.
— Les OA sont caractérisées par 3 nombres quantiques n, l et m : ψn,l,m (r, t ).
remarque 1 Orbitale atomique
Le mot orbitale possède deux acceptions :
— d’une part, c’est, comme nous l’avons vu, l’autre nom de la fonction d’onde.
— d’autre part, c’est une zone de l’espace où l’électron a 95% de chances de se trouver. L’orbitale
a donc aussi un aspect géométrique. Dans le cas de l’atome d’hydrogène, ces formes géométriques
ont été calculées par l’équation de Schroedinger.
— À chaque fonction d’onde ψn,l,m (r, t ) est associée une énergie qui correspond au niveau d’énergie
de l’électron correspondant. Lorsqu’il existe plusieurs fonctions d’onde associées à un même niveau
d’énergie, on dit que le niveau est dégénéré.
Il est lié à la quantification du module du moment cinétique de l’électron (ou moment cinétique orbital) :
→
−
L = µ→
−r ∧ →
−v avec µ : masse réduite de l’électron.
→
−
L = l (l + 1)}
p
⇒
l 0 1 2 3 ...
notation conventionnelle s p d f ...
Il caractérise la zone de l’espace occupée par l’électron, définit un sous-niveau d’énergie, ou une sous-
couche.
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"Dans un atome, 2 électrons quelconques ne peuvent avoir leurs 4 nombres quantiques identiques"
1
Une orbitale atomique caractérisée par (n, l, m) contient au plus deux électrons , l’un est tel que ms = +
2
1
etl’autre tel que ms = − . On dit alors que leurs spins sont antiparallèles et on symbolise ces 2 électrons
2
par :
On en déduit que chaque sous-niveau n,l peut contenir : 2(2l+1) électrons. Ainsi :
Deux électrons antiparallèles d’une même case quantique sont dits appariés. Si la case ne contient qu’un
électron (de spin +1/2), cet électron est dit célibataire.
à l’intérieur d’une même sous-couche (correspondant à une valeur donnée de l), les électrons occupent
le maximum de cases quantiques (ou orbitales) avec des spins de mêmes sens (ou parall‘eles).
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I Chaque colonne correspond à des atomes ayant même configuration électronique de valence .
I Les éléments de Z = 58 à 71 (lanthanides) et de Z = 90 à 103 (actinides) ont été sortis de la classifi-
cation car il ont des propriétés chimiques voisines : la similitude n’apparaît pas verticalement mais
horizontalement.
4.2.4 Electronégativité :
L’électronégativité caractérise la tendance qu’a un atome
à attirer les électrons à lui.L’électronégativité s’exprimera
sans unité (Selon l’échelle utilisée on obtiendrait une unité
différente.)
1
Echelle de Mulliken : χ = (E.I1 + A.E )
√ 2
Echelle de Pauling : ∆χ = EAB − EAA × EBB
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5 Modèle de Lewis :
5.1 Pour les atomes :
5.1.1 principe :
Tout atome des blocs s ou p va évoluer (en s’ionisant ou en formant des molécules) de manière à porter
8 électrons sur sa couche périphérique (ou 2 dans le cas des éléments voisins de l’hélium).
Les atomes atteignent leur stabilité maximale lorsque leur configuration électronique de valence
est identique à celle du gaz noble le plus proche dans le tableau périodique. Dans ce but, un atome peut
ainsi établir une ou plusieurs liaisons avec un ou plusieurs autres atomes.
• Un électrophile (littéralement “qui aime les électrons”) est un composé déficient en électrons. Il porte
une charge partielle positive ou une lacune électronique.
• Un composé, excédentaire en électrons, est appelé nucléophile (littéralement “qui aime les noyaux”).Il
porte une charge partielle négative ou un doublet non liant.
a) La liaison covalente :
La mise en commun d’e- célibataires entre 2 atomes va créer un doublet électronique formant une liaison
covalente (représentée par un trait entre les 2 atomes). Les doublets déjà présents sur l’atome sont des
doublets non-liants.
Exemple :
Exemple :
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b) La liaison ionique :
C’est la liaison de 2 atomes ayant une grande différence d’électronégativité. On peut la considérer comme
la liaison entre 2 charges opposées.
Exemple : Na + + Cl − −→ Na − Cl
d) Diviser par deux le nombre d’électrons obtenu pour obtenir le nombre total de doublets électro-
niques (liants et non liants) à faire figurer sur le schéma.
remarque 3 Le nombre de doublets électronique D dépend de la parité de nombre Ne :(Ex.C2 H5 )
Ne
D = si Ne est paire
2
Ne − 1
D =
si Ne est impaire ( Il reste un lectron celibataire )
2
2. Représentation de la molécule avec des liaisons simples :
a) Dessiner l’atome central puis, autour de lui, les atomes périphériques.
b) Tracer un doublet liant entre l’atome central et chaque atome périphérique.(Ex. H2 O)
c) Compléter les atomes périphériques avec 3 doublets non liants pour que ceux-ci respectent la règle
de l’octet.(Ex. PCl3 )
d) S’il reste des doublets, les placer comme doublets non liants sur l’atome central.
e) Envisager une ou plusieurs liaisons multiples s’il manque des électrons pour satisfaire la règle de
l’octet des atomes centraux.(Ex. CO2 )
remarque 4 Parfois l’atome centrale peut être entourée de plus que 8e − !, On dit qu’il est hypervalent.(Ex.PCl5 )
f) Calculer la (ou les) éventuelle(s) charge(s) formelles. Leur somme doit être égale à la charge réelle
de la molécule.(Ex. CN − )
Définition 1 La charge formelle est égale è : CF = ZF .e avec ZF = Nv − Na
Nv : nombre d’e − de valence réel de l’atome .
Na : nombre d’e − de valence attribués a chaque atome de l’édifice .
= 0
( P
Z pour une molcule.
P F
ZF = z pour un ion
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Pour l’ion carbonate il n’y a pas de raison de privilégier un atome d’oxygène par rapport aux deux
autres en formant pour lui une double liaison avec l’atome de carbone central. Une façon plus satisfaisante
de décrire cet ion consiste à le représenter par trois structures de Lewis correspondant à la localisation
successive de la double liaison sur chaque liaison CO :
Voici maintenant les quelques règles permettant de savoir entre deux formes mésomères quelle est celle de
poids relatif le plus important :
• S’il y a deux formes mésomères dont une ne vérifie pas la règle de l’octet, cette dernière aura le poids
le plus faible.
• Un mésomère neutre est plus probable qu’un mésomère portant des charges formelles.
• Les charges formelles sont portées par les atomes en accord avec leur électronégativité.
• Plus il y a de charges formelles, moins le mésomère est probable.
• Un mésomère portant des charges formelles est d’autant plus probable que les charges sont éloignées
les unes des autres.
• Eviter si possible les électrons célibataires.
La délocalisation est un facteur de stabilité. Plus une molécule est conjuguée plus elle est stable.
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Les encombrements des paires d’électrons ne sont pas équivalents. Un doublet non liant est plus encom-
brant qu’un doublet liant : l’angle valenciel repéré par a diminue ci-dessous de gauche à droite (à noter que
α1 = 1090 280 ) :
Plus l’atome central A est électronégatif, plus il attire les doublets liants A-X vers lui. En se rapprochant
vers le centre A, la distance moyenne entre ces doublets augmente, ainsi que leur répulsion. Ils vont
s’écarter plus les uns des autres.
Exemple 8 l’électronégativité diminue en descendant dans la colonne de l’azote, on observe une diminution
de l’angle de valence dans la série AH3 (A=N,P,As,Sb)
molécules AH3 NH3 PH3 AsH3 SbH3
électronégativité de A (Pauling) 3,04 2,19 2,18 2,05
angle de valence 107, 30 93, 30 91, 80 91, 30
Les angles de valence sont d’autant plus grands que A est électronégatif : χ (A) % ⇒ X −[
A−X %
Plus l’atome périphérique X est électronégatif, plus il attire les doublets liants A-X vers lui. En s’éloi-
gnant du centre A, la distance moyenne entre ces doublets diminue, ainsi que leur répulsion. Ils vont
pouvoir s’approcher plus les uns des autres.
Exemple 9 l’électronégativité diminue en descendant dans la colonne des halogènes. on observe une aug-
mentation de l’angle de valence dans la série PX3 (X=Cl,Br,I)
molécules PX3 PCl3 PBr3 PI3
électronégativité de X (Pauling) 3,16 2,96 2,66
angle de valence 100, 30 101, 50 102, 00
Les angles de valence sont d’autant plus petits que X est électronégatif : χ (X ) % ⇒ X −[
A−X &
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