Annexe
Introduction
Première partie : Le concept des droits de l’homme
Chapitre1 : Définition et caractéristiques des droits de l’homme
Section 1 : Signification des termes
Section 2 : caractéristiques
Chapitre 2 : Types de droits de l’homme et leur développement
Section1 : Droits de première génération
Section 2 : Droits de deuxième génération
Section 3 : Droits troisième génération
Section 4 : Apparition de droits de quatrième génération
Deuxième partie : Les garanties des droits de l’homme
Chapitre 1 :Les mécanismes nationaux
Section 1 : Les moyens judiciaires
Section 2 : Les moyens non judiciaires
Chapitre 2 :Les mécanismes internationaux
Section 1 : les organisations internationales
Section 2 : Justice internationales
Introduction : Le respect des droits de l’homme en général est un critère
fondamental pour mesurer le progrès des états et des peuples, évaluer les
politiques publics et définir l’implication des États dans le mouvement universel
des droits de l’homme ,cette mouvement qui appel a la valorisation de la
dignité humaine Les droits de l’homme se produisent de la modernité et de
l’évolution de la pensée politique et philosophique, commençant par les
religions jusqu’à l’émergence du concept d’État de droit et les régimes
démocratiques . Les droits de l’homme sont généralement définis comme les
acquis et des droits qui garantissent la liberté, la dignité et la personnalité de
l’individu, ce qui montre le lien étroit entre les droits de l’homme et les
concepts de liberté, d’égalité et des individus. En ce sens, l’étude des droits de
l’homme est importante parce qu’elle est essentiel dans la sensibilisation des
individus aux risques du pillage des libertés, de la pauvreté, des inégalités et
des conflits humains. Dans ce contexte, ces anomalies ne peuvent être
surmontées qu’à travers l’éducation des valeurs et libertés adoptées par la
communauté internationale, en particulier celles de la Déclaration
internationale des droits de l’homme et d’autres chartes. La compréhension
des droits de l’homme comme matière très riche et bien organisée, exige une
bonne connaissance de son contenu, de ses fondements et de découvrir les
moyens de leurs protection, Alors on va voir dans la première partie le concept
des droits de l’homme dans une première partie et leurs garanties et
protection dans une seconde partie .
Première partie : Le concept des droits de l’homme
Chapitre1 : Définition et caractéristiques des droits de l’homme
Section 1 : Signification des termes
1/ définition juridique des termes
Les droits de l’homme sont « l’ensemble des droits qui conditionnent à la fois la
liberté de l’Homme, sa dignité et l’épanouissement de sa personnalité » . C’est
l’ensemble des droits qui permettent de préserver la dignité de l’Homme et lui
permettent de se réaliser et de vivre et s’accomplir.
Leur objet est par conséquent directement et intimement lié à la liberté des
personnes et au respect de leur dignité humaine sans nulle autre raison ou
fondement.
A- Droits :
*Droit :
Dans la langue française, le terme « droit » a deux significations, Ce terme
désigne en effet soit le droit objectif, soit le droit subjectif. Les deux
significations font certes partie de la même discipline, à savoir la discipline
juridique, mais ne désignent pas la même chose. Le droit objectif est e
généralement défini comme étant l’ensemble des règles juridiques qui
organisent la vie des personnes à l’intérieur d’un Etat (Droit interne) ou dans
un cadre international (Droit international). Mais on matière du droits de
l’homme on désigne par le terme Droit, le droit subjectif c'est-à-dire la faculté
de faire ou d’avoir quelque chose, une prérogative, reconnue et protégée par le
Droit. c’est-à-dire un avantage, un privilège dont certaines personnes vont
disposer et qui leur permet de faire ou de s’abstenir de faire quelque chose,
d’avoir ou de refuser quelque chose. Il est de signaler à ce propos que si une
personne considère ou affirme qu’elle dispose d’un privilège ou d’un avantage
déterminé, ce dernier ne constitue un droit subjectif que dans le cas où il serait
reconnu par le Droit (objectif) et dans la mesure et les limites de sa
reconnaissance juridique, en fait le droit objectif organise les droits et les
obligations des personnes alors que le droit subjectif ne concerne que les
privilèges et ne se rapporte pas aux obligations. En dernier lieu, il est important
d’attirer l’attention sur l’une des caractéristiques principales du droit subjectif
est la liberté dont le titulaire d’un droit subjectif est en effet libre de l’utiliser et
personne ne doit l’obliger s’il ne le veut pas ou l’empêcher de l’utiliser s’il en a
envie. Il en résulte que le droit subjectif et l’obligation sont deux faces d’une
même monnaie. Ce qui est en effet un droit pour une personne à un moment
donné ne peut jamais être en même temps et pour la même personne une
obligation. Un même acte est pour la personne soit un droit soit une obligation,
il ne peut jamais être les deux en même temps pour la même personne (d’un
point de vue juridique bien entendu). Un droit subjectif peut cependant faire
naître une obligation pour autrui, c-a-d qu’il peut constituer le fondement
d’une obligation qui incombe aux autres. En effet, lorsque le titulaire d’un droit
subjectif choisit de l’exercer, une obligation naît à l’encontre de tous les autres
de ne pas l’empêcher d’exercer son droit ou l’obstruer dans le choix qu’il a fait.
De même lorsqu’une personne choisit de ne pas faire usage d’un droit
déterminé (par exemple le droit d’aller voter ou de pratiquer une religion), tous
les autres sont tenus de respecter ce choix et il leur est interdit de le
contraindre à exercer ce droit.
B/Homme :
L’Homme dont il est question dans la matière des droits de l’Homme s’entend
de tout être humain, tout individu humain né vivant est titulaire des droits
prévus dans cette matière sans nulle autre condition. Aucune importance n’est
donc accordée à son âge ou sexe ou langue ou nationalité ou religion ou état
civil ou psychique ou son état de santé ou sa situation économique ou sociale
ou ses opinions politiques ou religieuses ou personnelles ou ses convictions
morales ou mœurs privées. Il s’en suit que tout individu qualifié d’être humain
est titulaire de ces droits même s’il s’agit d’un délinquant ou d’un hors la loi et
quelle que soit la gravité des actes criminels qu’il a pu commettre. Il peut s’agir
du plus horrible des criminels, et quelle que soit l’inhumanité qu’il a su montrer
dans les crimes qu’il a perpétré, il doit cependant bénéficier de ses droits en sa
qualité d’être humain. Les détenus et les prisonniers bénéficient par
conséquent de ces droits comme tout être humain. Cette définition de
l’Homme, trouve sont fondement juridique dans l’article 2 de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme de 1948 qui prévoit que « Chacun peut se
prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente
Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe,
de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine
nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. De
plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique
ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante,
que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou
soumis à une limitation quelconque de souveraineté ». De même et
conformément à l’ article 2 du Pacte international relatif aux droits civils et
politiques et à l’article 2 alinéa 2 du pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels, adoptés tous les deux le 16 décembre 1966,
tous les individus se trouvant sur le territoire des Etats signataires des deux
pactes doivent bénéficier des droits humains qui y figurent sans distinction
aucune. Ce qui rejoint la définition de l’Homme telle que prévue par la DUDH
(Déclaration Universelle des Droits de l’Homme).
2/ Distinction entre les termes.
A/Distinction entre ‘’libertés publiques’’ et droits de l’homme :
Le terme droits de l’homme et libertés publiques ont été utilisé comme
synonyme avec le même sens, mais on fait est il y a une différence qualitative
entre eux et ils sont complémentaires et non synonymes.
Les libertés publiques est un concept de contenu juridique , c est a dire
réglementées et protégées par des lois. Par conséquent, l’existence de libertés
publiques ne peut être envisagée que dans un système juridique et dans le
cadre de l’État de droit.
De ce point de vue, ‘’les libertés publiques’’ est un terme utilisé pour désigner
les droits qui sont réglementés par les autorités publiques . Ils constituent une
forme de consécration juridique des droits de l’homme et font partie des droits
qui leur sont accordés.
Les libertés publiques, comme certains les appellent "droits-libertés", sont
réglementé par l’Etat qui intervient par son autorité publique pour protéger et
ces libertés et de les identifié, uniquement en raison de la paix sociale et de but
de la légalité et de l’ordre public.
Par conséquent, ces libertés ne nécessitent pas des dépenses financières de la
par de l ȃtat , c est pour cela on les appelle des doits-abstention.
Dans ce contexte, le juriste "Rivero" a définis les libertés publiques comme des
droits consacrés dans les Etats civilisés et démocratiques comme étant des
droits fondamentaux nécessaires au développement de l’individu et se sont
caractérisés par un régime particulier de protection juridique, qui suppose que
l’autorité publique intervienne pour y établir des limites.
On peut donc constaté la complémentarité entre ces deux termes( libertés
publiques et froits de l’homme), ainsi la liberté signifie l'absence d'obstacles et
restrictions, mais l’exercice ‘’absolu ‘’d’une liberté peux s'affronte la liberté
d’un autre personne et son intérêt ou même la liberté d’une autre Etat , ça ce
qui nécessite et exige la fixation des limites par le législateur pour protéger
l’ordre public et garder la paix sociale .
Donc , il n'y a plus de liberté absolue, car ‘’elle s'arrête lorsque la liberté
d'autrui commence’’. A ce niveau le rôle de droit objectif est indispensable
dans la consécration, limitation et définition des conditions d'exercice de
toutes libertés.
En effet ,lorsque la législateur intervient pour réglementer une certaine liberté,
elle sera nommée «liberté publique» et elle résulte un ensemble de droits
subjectifs qui sont garantis et protégés par la loi.
Cette complémentarité entre droits et libertés a été consacré per le législateur
tunisien dans un chapitre entier à la constitution du 27 janvier 2014 sous le
titre «Droits et libertés», qui stipule un grand nombre de droits et libertés tels
que l'éducation, le travail, la santé, la liberté de la presse et le droit à un
environnement sain.
B/Distinction entre droits fondamentaux et droits de l’homme :
La signification des droits fondamentaux désigne tous les droits et libertés qui
jouissent d’une protection et garanties constitutionnelle pour les protéger, en
particulier celles relatives au principe de la séparation des pouvoirs et du
contrôle de la constitutionnalité des lois. Elles englobent essentiellement tous
les droits et libertés fondamentales et indispensables pour un être humain , par
exemple le droit à la vie, à l’intégrité physique, au logement et le droit à la
santé.
La Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 a
considéré les droits fondamentaux comme les droits minimaux nécessaires
pour l’humanité, dont leur absence sape son humanité. C’est pourquoi les
droits garantis par la Constitution sont fermement établis pour les protéger.
C/Distinction entre Devoir et obligation(responsabilité) :
D’abord , il faut noter clairement que la notion de droits de l’homme n’est pas
liée à la corrélation entre le droit et le devoir, c’est-à-dire la relation de
compromis. L’idée des droits de l’homme ne nécessite aucun échange ou
compensation. Ce sont des droits qui lui sont accordés en termes d’être
humain et non en termes de devoirs.
D’autre part, la notion de devoir n’est pas la même que celle de responsabilité
ou d’obligation.
La relation des droits de l’homme à l’individu et à l’État est une relation de
responsabilité et non d’ un devoir à faire. Si l’exercice normal des droits
n’impose pas les limitations et les devoirs qui doivent être accomplis, il impose
une engagement découlant de l’exercice des droits de la personne et de ceux
qui sont associés aux droits d’autrui. Chacun des droits a une responsabilité à
laquelle il se rapporte, si chaque personne a le droit naturel et légal d’exercer la
liberté d’expression et de pensée, par exemple, il demeure responsable de tout
ce qu’il fait en vertu de la loi et qui ne porte pas préjudice aux autres et
n’excède pas leurs droits ou ne limite pas leurs libertés.
Section 2 : les caractéristiques des droits de l’homme
Certains éléments permettent de distinguer les droits de l’Homme de tous les
autres droits subjectifs que l’on retrouve en droit positif, ils permettent donc
de les caractériser. En effet, en plus leur objet, les droits de l’Homme sa
caractérisent par trois signes distinctifs :
1/ L’objectivité : La nature objective des droits de l’homme signifie qu’ils sont
les mêmes pour tous les êtres humains sans distinction de race, de sexe, de
religion, d’appartenance politique et d’origine sociale. Nous sommes tous nés
libres et égaux en dignité et en droits. Tout individu acquiert des droits
naturellement et conformément à l'humanité et à la dignité enracinée en lui,
dont le but ultime est la réalisation de la liberté humaine.
2/ La subjectivité : La subjectivité signifie que les droits de l'homme sont
reconnus pour chaque personne et sont stipulés dans la loi statutaire de
chaque État, c'est-à-dire que ces droits ne peuvent être réalisés en dehors du
cadre de l'égalité, ainsi l'égalité dans la loi et devant la loi également. Ce sont
des droits auxquels l'autorité-l’état- s'oppose, c'est-à-dire qu'ils visent à
protéger l'individu contre l'Etat, dont leur devoir est d'assurer la protection des
droits reconnus de ses citoyens. Au contraire, il n'est jamais possible de retirer
les droits d'un individu, même si les lois de son pays ne le reconnaissent pas ou
lorsqu’ils les violent. En effet Les droits de l'homme sont immuables et
inaliénables.
3/L'universalité : L’universalité des droits de l'homme repose sur l’idée que
toutes les personnes appartiennent à la race humaine et qu ils sont de la même
famille, et que ces droits sont fondés sur des principes communs e, sur la
dignité, l'égalité et la justice . Ainsi toutes les civilisations ont contribué à
travers l'histoire à la formation et à consécration de ces droits. Le principe de
l'universalité des droits de l'homme est la pierre angulaire du droit
international des droits de l'homme, il était apparu pour la première fois dans
la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et était répété dans
de nombreuses conventions, déclarations et décisions internationales relatives
aux droits de l'homme , en effet la Charte des Nations Unies à mis en place les
droits de l'homme dans le cadre d’une coopération internationale, c'est-à-dire
entre les États entre eux et les organisations internationales. A propos, Il a été
souligné lors de la Conférence internationale de Vienne sur les droits de
l'homme en 1993, que chaque État doit s’attacher à promouvoir et protéger
tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales, quels que
soient leurs systèmes politiques, économiques et culturels. Cette
caractéristique (l’universalité) a été également consacrer dans le préambule de
la nouvelle constitution tunisienne du 27 janvier 2014, qui insiste sur la
Considération du’’ statut de l’Homme en tant qu’être doué de dignité et en vue
de consolider notre appartenance culturelle et civilisationelle à l’Ummah arabe
et islamique, en se basant sur l’unité nationale fondée sur la citoyenneté, la
fraternité, l’entraide et la justice sociale, et en vue de consolider l’unité du
Maghreb, en tant qu’étape vers la réalisation de l’unité arabe, la
complémentarité avec les peuples musulmans et africains et la coopération
avec les peuples du monde, en vue de défendre les opprimés en tout lieu et le
droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ainsi que la juste cause de tous les