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Endomorphismes cycliques et déterminants

Ce document présente l'étude des endomorphismes cycliques d'un espace vectoriel de dimension finie. Il introduit la notion d'endomorphisme cyclique et donne des exemples. Il étudie ensuite plus généralement les propriétés des endomorphismes cycliques, notamment à l'aide de bases adaptées et de polynômes annulateurs.

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Endomorphismes cycliques et déterminants

Ce document présente l'étude des endomorphismes cycliques d'un espace vectoriel de dimension finie. Il introduit la notion d'endomorphisme cyclique et donne des exemples. Il étudie ensuite plus généralement les propriétés des endomorphismes cycliques, notamment à l'aide de bases adaptées et de polynômes annulateurs.

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Centre Salmane Al Farissi DEVOIR SURVEILLÉ 2 2022/2023

CPGE , Salé. Commun pour les classes : Durée : 4h


Donné le : 14 - 11 - 2022 MP1,MP2,MP3.

Dans ce problème, K désigne l’un des corps R ou C et on désigne par E un K-espace vectoriel de
dimension finie n≥2. On dira qu’un endomorphisme f de E est cyclique s’il existe un vecteur x0
de E tel que :
E = Vect (f k (x0 ))k∈N = Vect x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), f 3 (x0 ), . . . .


Id est l’application identique de E, c’est-à-dire ∀x ∈ E, Id(x) = x.


N
ak X k est un polynôme de K[X] alors pour tout endomorphisme f
P
On rappelle que si Q(X) =
k=0
N
ak f k = a0 Id + · · · + aN f N .
P
de E, on a par définition Q(f ) =
k=0
- Dans la partie I, on traite le déterminant de Vandermonde associé á une famille
α = (α0 , . . . , αm−1 ) ∈ Km ,
et une application de celui ci.
- Dans la partie II, on donne quelques exemples d’endomorphismes cycliques.
- Dans la partie III, on procède à une étude plus générale des endomorphismes cycliques.
- Dans la partie IV on établit un résultat qui caractérise un endomorphisme cyclique u par une
propriété particulière de l’ensemble des sous-espaces stables de E par u.

PARTIE I
Pour tout m ∈ N tel que m ≥ 2 et pour toute famille α = (α0 , . . . , αm−1 ) ∈ Km , on note
1 α0 . . . α0m−1
1 α1 . . . α1m−1
V (α0 , . . . , αm−1 ) =
m−1
1 αm−1 . . . αm−1
appelé le determinant de Vandermonde associé à la famille α. On se propose de démontrer que
pour tout m ∈ N tel que m ≥ 2, on a :
Y
(P(m)) ∀α = (α0 , . . . , αm−1 ) ∈ Km , V (α) = (αj − αi )
0≤i<j≤m−1

1˚) Le determinant de Vandermonde


a) On suppose que les αk ne sont pas deux à deux distincts. Démontrer la vérité de P(m)
pour tout m ∈ N tel que m ≥ 2.
On se propose de prouver par récurrence que P(m) est vraie si les αk sont deux à deux
distincts.
b) Démontrer que P(2) est vraie.
c) Soit m ∈ N tel que m ≥ 2 et P(m) est vrai pour tout α = (α0 , . . . , αm−1 ) ∈ Km avec les
αk deux à deux distincts. Soit α = (α0 , . . . , αm ) ∈ Km+1 tel que les αk sont deux à deux
distincts. On considére la fonction f : K → K définie par :
∀x ∈ K, f (x) = V (α0 , . . . , αm−1 , x)
Démontrer que f est polynômiale. On note P le polynôme associé à f . Préciser le degré
deg(P ) de P et son coefficient dominant cd(P ).

1
d) Calculer P (αk ), pour tout k ∈ [[0, m − 1]]. En déduire une écriture de P sous-forme de
produits de facteurs de degré 1 chacun.
e) Calculer V (α0 , . . . , αm ) à l’aide de f et conclure.
2˚) Application : Union de sous-espaces vectoriels de E
m
S
Soit m ∈ N tel que m ≥ 2 et E1 , . . . , Em des sous-espaces vectoriels de E tel que Ek = E.
k=1
On se propose de prouver qu’il existe j ∈ [[1, m]] tel que E = Ej . Pour cela on considère
n−1
P k
E = (e0 , . . . , en−1 ) une base de E et la fonction ϕ : K → E définie par ϕ(t) = t ek et
k=0
pour tout i ∈ [[1, m]], on note Ai = {t ∈ K/ϕ(t) ∈ Ei }.
m
S
a) Justifier que Ai = K.
i=1
b) En déduire qu’il existe j ∈ [[1, m]] tel que Aj comprend au moins n éléments deux à deux
distincts qu’on note t0 , . . . , tn−1 .
c) Démontrer que la famille C = (ϕ(t0 ), . . . , ϕ(tn−1 )) est libre.
d) En déduire que E = Ej .

PARTIE II
3˚) Deux exemples d’endomorphismes cycliques en dimension n = 3
Dans cette question seulement, l’espace E est de dimension 3 et rapporté à une base
(e1 , e2 , e3 ).
a) On considère l’endomorphisme a dont la matrice dans la base (e1 , e2 , e3 ) est :
 
0 0 6
A = 1 0 −11 .
0 1 6

Exprimer a(e1 ) et a2 (e1 ) dans la base (e1 , e2 , e3 ) et en déduire que a est cyclique.
Déterminer les valeurs propres de l’endomorphisme a.
Pour chacune des trois valeurs propres possibles, déterminer un vecteur propre dont la
troisième composante est égale à 1. En déduire une matrice inversible P telle que P −1 AP
soit une matrice diagonale qu’on explicitera.
b) On considère l’endomorphisme b dont la matrice dans la base (e1 , e2 , e3 ) est :
 
0 0 1
B = 1 0 1  .
0 1 −1

Exprimer b(e1 ) et b2 (e1 ) dans la base (e1 , e2 , e3 ) et en déduire que b est cyclique.
Déterminer les valeurs propres de l’endomorphisme b.
Étudier si l’endomorphisme b est diagonalisable ou non en bien justifiant votre réponse.
4˚) Un exemple d’endomorphisme cyclique en dimension n
Dans cette question, on note u un endomorphisme de E admettant n valeurs propres
distinctes λ1 , . . ., λn (on rappelle que n = dim(E)) et on considère n vecteurs propres
V1 , . . ., Vn , associés respectivement à ces n valeurs propres λ1 , . . ., λn et on pose alors
x0 = V1 + · · · + Vn

2
a) On note V = (V1 , . . . , Vn ). Justifier que V est une base de E. Calculer le determinant
relativement á V de la famille (x0 , u(x0 ), . . . , un−1 (x0 )).
b) En déduire que l’endomorphisme u est cyclique.

PARTIE III
Dans cette partie III, on note f un endomorphisme cyclique de l’espace vectoriel E (on
rappelle que dim E = n), et soit alors x0 un vecteur de E tel que :

E = Vect ((f k (x0 ))k∈N ) = Vect x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), f 3 (x0 ), . . .




5˚) Une base adaptée de E


On désigne par m le plus grand nombre entier naturel non nul tel que la famille

(x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f m−1 (x0 ))

est une famille libre de E.


a) Justifier l’existence d’un tel nombre entier naturel non nul m, puis montrer par récurrence
sur k que pour tout k ∈ N, on a :

f m+k (x0 ) ∈ Vect x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f m−1 (x0 ) .




b) En déduire que la famille (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f m−1 (x0 )) est une base de E, puis que
m = n.
Dans toute la suite de ce problème, on convient de poser :

f n (x0 ) = pn−1 f n−1 (x0 ) + . . . + p1 f (x0 ) + p0 x0

et on désigne alors par P le polynôme de K[X] défini par :


n−1
X
P (X) = X n − pn−1 X n−1 − . . . − p1 X − p0 = X n − pk X k .
k=0

6˚) Matrice et polynôme annulateur de f


a) Écrire la matrice M de f dans la base Bx0 = (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f n−1 (x0 )).
b) Montrer que les n endomorphismes Id, f , f 2 , . . ., f n−1 sont linéairement indépendants,
puis en déduire qu’il n’existe aucun polynôme Q non nul de degré strictement inférieur
à n tel que Q(f ) = 0.
c) Déterminer l’image par l’endomorphisme P (f ) = f n − pn−1 f n−1 − . . . − p1 f − p0 Id des
vecteurs de la base Bx0 = (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . ., f n−1 (x0 )), puis en déduire que P (f ) = 0.
7˚) Caractérisation des endomorphismes cycliques diagonalisables
a) On considère une valeur propre λ de f et un vecteur propre associé x.
Calculer f k (x) pour k ∈ N et en déduire que P (λ) = 0.
b) On considère une valeur propre λ de f . Déterminer la valeur de rg(f − λId) en utilisant
sa matrice, puis en déduire la dimension du sous-espace propre associé à λ.
c) Établir que l’endomorphisme cyclique f est diagonalisable si et seulement si f possède
n valeurs propres distinctes.

3
8˚) Étude du commutant de f lorsque f est cyclique
a) Montrer que le commutant :
C(f ) = {g ∈ L(E) | g ◦ f = f ◦ g}
est une sous-algèbre de L(E).
b) Soient deux endomorphismes u et v appartenant à C(f ).
Montrer que si u(x0 ) = v(x0 ) alors u = v.
c) Soit g un endomorphisme pour lequel on pose :
g(x0 ) = an−1 f n−1 (x0 ) + . . . + a1 f (x0 ) + a0 x0 .
Déduire de la question III.8.b) que si g appartient à C(f ), alors :
g = an−1 f n−1 + . . . + a1 f + a0 Id.
d) Déduire de ce qui précède que le commutant C(f ) est de dimension n et démontrer qu’il
admet pour base (Id, f, f 2 , . . ., f n−1 ).

PARTIE IV
On rappelle que E est un K− espace vectoriel de dimension n ≥ 1.
9˚) Question préliminaire sur les applications
Soient E et F deux ensembles non vides et f : E → F une application. Démontrer que :
a) f est injective si et seulement si pour toute partie A de E on a f −1 (f (A)) = A.
b) f est surjective si et seulement si pour toute partie B de F , on a f (f −1 (B)) = B.
10˚) Endomorphisme cyclique et sous-espaces stables(1)
Soit u un endomorphisme de E tel que E n’admet qu’un nombre fini p de sous-espaces
stables.
a) Démontrer que p ≥ 2 et que si p = 2 alors u est cyclique.
b) On suppose que p > 2 et soit q = p − 1 et E1 , . . . , Eq , E les p sous-espaces stables de
E(cela veut dire que E1 , . . . , Eq sont les sous-espaces stables et strictement inclus dans
E, par suite ∀k ∈ [[1, q]], Ek ̸= E).
q
On note E ′ = E\ Ek . Démontrer que E ′ ̸= ∅, et que si x0 ∈ E ′ alors on a :
S
k=1

Vect ((uk (x0 ))k∈N ) = E.


c) Énoncer le résultat démontré dans cette question.
11˚) Endomorphisme cyclique et sous-espaces stables(2)
Soit u un endomorphisme cyclique et x0 ∈ E tel que Vect ((uk (x0 ))k∈N ) = E. On considére
l’application Φ : K[X] → E; P 7→ Φ(P ) = P (u)(x0 ). On considére dans cette question un
sous-espace vectoriel F de E stable par u
a) Démontrer que Φ est une application linéaire surjective.
b) Démontrer que Φ−1 (F ) = {P ∈ K[X]/P (u)(x0 ) ∈ F } est un idéal de K[X].
c) Démontrer qu’il existe un polynôme ΠF unitaire tel que Φ−1 (F ) = ΠF K[X].
d) Démontrer que ΠF divise πu où πu est le polynôme minimal de l’endomorphisme u.
e) Démontrer que si G et H sont deux sous-espace u−stables de E alors
ΠG = ΠH ⇔ G = H.
f) Démontrer que E n’admet qu’un nombre fini de sous-espaces stables.
12˚) Endomorphisme cyclique et sous-espaces stables (3) : Synthèse
Énoncer sous forme d’un théorème le résultat démontré dans cette partie.

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