Euro Code
Euro Code
1 - Généralités :
- Les séismes :
le séisme est une charge variable horizontale contrairement à ce que l’on croit, le Liban est un
pays sismique. On applique les règles françaises PS 92 (dans l’attente de l’Eurocode 8).
D’une manière générale, les charges permanentes sont toutes les charges émanant de la pesanteur.
a - Poids propre :
Poids poutre:
h
= (bw × h) × 25 KN/m
bw
l
heq × 25 KN/m² hb
hcc
Corps-Creux :
hcc variable
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b- Le revêtement :
Carrelage :
≈ 2 cm carrelage
10 cm ≈ 2 cm chape
5 à 6 cm sable
roche traitée 22
(0.06 × 17) + (0.02 × 22) + (0.02 × s )
roche naturelle 16 à 20
Si les cloisons sont < 15 cm, on les appelle cloisons de distribution mobiles (cloisons légères).
On prend une densité uniforme sur la dalle égale à 1.5 KN/m².
Abaque:
Poids des cloisons en blocs agglomérés creux
Enduit 1.5 + 1.5 cm
en fonction de leur hauteur.
Mortier 1.5 cm Y compris:
- enduit sur les deux faces (3 cm)
- mortier de joint (1.5 cm)
poids en Kg / m
de longueur
2000
H(20)
1500
H(15)
1000
H(10)
500
100
120
140
160
180
200
220
240
260
280
300
320
340
360
380
400
20
40
60
80
Hauteur Cloison en cm
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Armé → 25 KN/m³
Creuses : 11 à 13 KN/m³
Briques
Pleines : 18 KN/m³
Plâtre : 14 KN/m³
Bois : 8 KN/m³
Gravillons : 15 KN/m³
Asphalte : 22 KN/m³
Zinc : 30 KN/m²
Ardoises : 40 KN/m²
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3 - Surcharges :
Eurocode 1 – partie 1-1 – section 6 – norme page 13 → 24), page 15 et 16.
Cette norme s’adresse aux personnes, au matériel et au mobilier.
Valeur Valeur
Catégorie Exemples Eurocode Courante
KN/m² KN/m²
Pièces des bâtiments et maisons d'habitation ;
A : Habitation,
chambres et salles des hôpitaux ;
résidentiel
chambres d'hôtels et de foyers ; cuisines et sanitaires.
- Locaux 1.5 à 2 1.5
- Escaliers 2à4 2.5
- Balcons 2.5 à 4 3.5
- Terrasse 1 à 1.5 1.5
B : Bureau - Locaux 2à3 2.5
- Escaliers 2à4 2.5
- Archives 10 à 40
C : Lieux de Réunion (à l'exception des surfaces des catégories A, B et D1)
C1 : Espaces équipés de tables etc., par exemple : écoles,
cafés, restaurants, salles de banquet, salles de lecture, 2à3 3
salles de reception.
C2 : Espaces équipés de sièges fixes, par exemple :
églises, théâtres ou cinémas, salles de conférence, 3à4 4
amphithéâtres, salles de réunion, salles d'attente.
C3 : Espaces ne présentant pas d'obstacles à la circulation
des personnes, par exemple : salles de musée, salles
3à5 5
d'exposition etc., et accès des bâtiments publics et
administratifs, d'hôtels, hôpitaux, gares.
C4 : Espaces permettant des activités physiques, par
4.5 à 5 5
exemple : dancings, salles de gymnastique, scènes.
Par exemple :
Terrasse Q0
Pour la terrasse : Q0
Q
Pour le 1er étage à partir du haut : Q
Q
Pour le 2ème étage à partir du haut : 0.9 (Q – Qr) + Qr
Q
Pour le 3ème étage à partir du haut : 0.8 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 4ème étage à partir du haut : 0.7 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 5ème étage à partir du haut : 0.6 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 6ème étage à partir du haut : 0.5 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 7ème étage à partir du haut : 0.5 (Q – Qr) + Qr
Pour le 8ème étage à partir du haut : 0.5 (Q – Qr) + Qr
Remarque :
Pour les bâtiments à usage d’écoles (et similaires aux écoles : casernes – rassemblements), il
n’y a pas lieu d’appliquer la loi de dégression.
4 - Actions climatiques :
Elles sont données dans l’Eurocode 1 – partie 1-3 pour la neige et partie 1-4 pour le vent.
Dans le règlement N.V., la neige est assimilée à une charge verticale fonction du site. En
France, elle varie de 45 à 535 Kg/m². En général, la neige n’est pas à cumuler avec les surcharges (sauf
pour les parkings à ciel découvert). Le Liban correspond à la région de Marseille en France.
Le vent est assimilé à des forces horizontales statiquement appliquées à la construction. C’est
un phénomène vibratoire qui met en mouvement la structure résistante caractérisée par sa période
propre fondamentale. La pression de base à 10 m. du sol varie en France de 50 à 170 Kg/m². Le
problème de vent est un problème de flèche à l’extrémité du bâtiment. Si on assimile l’immeuble à une
poutre encastrée à sa base, la flèche admissible pour le confort des habitants du dernier étage est
donnée par :
_ H H
F = 1000 500 (H comptée à partir du sol).
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L’Eurocode 1 est venu remplacer l’ancien DTU NV65 qui est entré en vigueur dans une période
où le règlement de Béton était le CCBA 68.
a- Action de la neige :
Sauf dispositions contraires des pièces du marché, l’action de la neige est définie dans
l’Eurocode 1 – partie 1-3 (fonction du site et fonction de la pente).
Un résumé, pour le cas courant des bâtiments, est donné ci-après.
La France est divisée en quatre régions A, B, C et D.
La masse volumique de la neige varie de 80 à plus de 300 Kg/m³. La valeur retenue par les
Règles N.V. est de 150 Kg/m³.
¾ Cas de charges :
Cas I : charge de neige répartie sans redistribution par le vent (vent faible < 6 m/s) ;
Cas II : charge de neige répartie après redistribution par le vent (vent modéré > 6 m/s) ;
Cas III : charge de neige répartie après redistribution par le vent et après enlèvement
partiel éventuel par le vent (vent fort > 20 m/s) ;
Cas IV : charge de neige répartie conformément aux cas I, II ou III sur une partie de
la surface et moitié de cette charge répartie sur le reste de la surface de
manière à produire l’effet le plus défavorable sur l’élément considéré.
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µ = coefficient de forme
Ψi = coefficient de combinaisons, avec i = 0 , 1 ou 2
Ψ0 = 0.77 (tel que 1.3Ψ0 = 1)
Compatibilité
Altitude en m s = µs0 Ψ1 Ψ2 Neige-Vent
Cas I et II Cas III
h < 200 µsomin 0.15 0 0 µs0
200 < h < 500 µsomin + µ (0.15h - 30) / 100 0.15 0 0 µs0
500 < h < 1 000 µsomin + µ (0.3h - 105) / 100 0.3 0.1 0.5 µs0 µs0
1 000 < h < 2 000 µsomin + µ (0.45h - 255) / 100 0.3 0.1 0.5 µs0 µs0
h > 2 000 A préciser dans le marché 0.3 0.1 0.5 µs0 µs0
Le cas IV a le même coefficient de compatibilité que le cas I, II ou III dont il est déduit.
Remarques :
1) Le cas de vent suivant les Règles NV correspond à une vitesse de base supérieure à
20 m/s (28.5 m/s en Région I).
2) Les coefficients Ψ0, Ψ1, Ψ2 sont nécessaires aux calculs des combinaisons de charge.
Pour toiture avec dispositifs de retenue ou pente supérieure à 30º, ou pour les autres formes de
toitures : voir les Règles Eurocode 1 – (1-3).
Exemple :
En région parisienne, à moins de 200 m d’altitude et région B et pour des toitures plates (moins
de 15º de pente), la charge « caractéristique » à prendre en compte vaut : 0.8 × 0.55 = 0.44 KN/m².
Cette valeur S de 0.44 KN/m² est inférieure à la charge d’exploitation (minimum 1 KN/m²), il
n’y a donc qu’un seul cas à étudier :
- en ELS : G + Q + 0.77 S
- en ELU : 1.35Gmax + 1.5 Q + S
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La pression du vent à prendre en compte dans les calculs dépend d’un certain nombre de paramètres :
- de la région : qv0
- du site (exposé, normal ou protégé) : ks
- de la hauteur de l’élément étudié (construction ou partie de construction) : kh
- de la largeur de l’élément étudié : δ
- de la forme plus ou moins aérodynamique : C
- de la rigidité de la construction (période d’oscillation) : β
qv = qv0 ks kh δ C β
1- Régions :
2- Sites :
¾ Site exposé : littoral à moins de 6 Km de la côte, vallées étroites, montagnes isolées, certains cols,
ainsi que les stations comme Angoulême, Langres, Millau, le Mont-Saint-Michel.
¾ Site protégé : fond de cuvette bordée de collines et protégé du vent dans toutes les directions.
Une attention particulière sera apportée aux immeubles de grande hauteur, plus de 30 m. L’effet
de masque, dû à la présence d’autres constructions, sera étudié avec soin, car il peut entraîner des
réductions, mais aussi des augmentations de l’action du vent (effet Venturi).
L’action du vent est une fonction croissante de l’altitude du point étudié par rapport au sol
environnant. Ainsi, l’action locale du vent en haut d’une tour de 100 m de hauteur n’a pas la même
valeur qu’au ras du sol. En effet, dans ce dernier cas, le vent subit un ralentissement dû au frottement
du sol et de la végétation.
A la hauteur h au-dessus du sol, exprimée en m, l’action du vent sera celle de la pression
dynamique de base (correspondant à 10 m de hauteur) multipliée par le coefficient kh :
h + 18
ks = 2.5 pour h < 500 m
h + 60
Ce coefficient vaut 1 pour les constructions situées sur le littoral de hauteur inférieure à 10 m.
Pour des pentes supérieures à 30 %, on se reportera aux Règles NV 65 (Art. 1.241).
Remarques :
1) Pour des bâtiments de faible hauteur, on pourra considérer la valeur de l’action comme
constante et égale à la valeur calculée au sommet.
2) Pour des constructions de grande hauteur, on pourra prendre une courbe en escalier, les marches
pouvant avoir une hauteur de un ou plusieurs étages.
3) Pour calculer la résultante globale de poussée sur un bâtiment parallélépipédique de hauteur H,
on pourra prendre la surface au vent de la construction multiplié par la valeur de base de
l’action du vent q10 et multipliée par le coefficient ci-dessous kF qui est l’intégrale du coefficient
kh de 0 à H :
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105 H p
kF = 2.5 – log e o1 +
H 60
De même, pour calculer le moment de renversement du bâtiment sous l’action du vent, calculé à
la cote zéro, on prendra le produit de l’action de base q10 multipliée par la surface au vent, multipliée
par la hauteur H de la construction et par le coefficient ci-dessous :
105 6300
kM = 1.25 – + log e o 1 + H p
H H² 60
Exemple :
Soit une tour de H = 100 m de hauteur, B = 30 m de largeur, en Région II, on trouve :
kF = 1.470 ; kM = 0.818
soit la force de base : F0 = q10 kF H B = 0.7 × 1.470 × 100 × 30 × 10-3 = 3.087 MN
et le moment de base à la cote zéro : M0 = q10 kM H² B = 0.7 × 0.818 × 104 × 30 × 10-3 = 171.78 MNm
Le centre de poussée de trouve à la cote M0 / F0 = kMH / kF = 55.646 m, soit 0.556 H
Ces résultats doivent être multipliés par le coefficient de majoration dynamique β (moyen dans
ce cas), le coefficient de forme C, le coefficient de largeur δ, le coefficient de site ks. Le coefficient kM /
kF donnant la cote du centre de poussée du vent ne dépasse jamais 0.557, ce qui signifie que ce centre
de poussée est compris entre 0.5 H et 0.557 H.
Si l’on tient compte du coefficient de majoration dynamique, qui croît généralement avec la hauteur, le
centre de poussée est situé plus haut.
L’action du vent est un phénomène très localisé et non uniforme. Il peut agir de façon beaucoup
plus importante sur de faibles surfaces que sur de grandes surfaces.
Figure 1 : Coefficient de réduction δ des pressions dynamiques pour les grandes surfaces.
Pour un élément continu, poutre continue par exemple, on pourra prendre la valeur de δ1
correspondant à la longueur de la travée la plus chargée pour cette travée, mais la valeur 2δ2 – δ1 pour
la travée la moins chargée (δ2 correspondant à la dimension égale à la somme des deux travées).
Exemple :
Pour une poutre de trois travées de 5 , 7 et 6 m située à la cote h = 30 m, on prendra sur la
travée la plus chargée, 7 m dans notre exemple, δ = 0.85
- travée de 7 m : δ (7) = 0.85
- travée de 6 m : 2δ (18) – δ (7) = 1.59 – 0.85 = 0.74
- travée de 5 m : 2δ (18) – δ (7) = 0.74
si l’on considère, par contre, les deux travées de 7 m et 5 m comme les plus chargées, on aura :
- travée de 7 m : δ (12) = 0.82
- travée de 5 m : δ (12) = 0.82
- travée de 6 m : 2δ (18) – δ (12) = 0.77
Réduction maximale : La réduction de dimension ci-dessus, si elle est combinée à une réduction de
masque, ne doit pas dépasser 33 %.
Valeurs limites : La pression de calcul, après application des coefficients de hauteur, de
dimension, de site et de masque éventuel, c’est-à-dire le produit qv = qs0 ks kh δ
doit rester compris entre 0.30 et 1.70 KN/m².
5- Forme de la construction :
¾ Coefficient γ0 :
Le coefficient γ0 pourra être lu sur le graphique de la figure 2 où H désigne la hauteur totale du
bâtiment. La partie gauche sert à calculer le coefficient γ0 relatif à la grande face et la partie droite le
coefficient γ0 relatif à la petite face.
¾ Coefficient de forme C :
L’action du vent se traduit sur les parois verticales par :
• un effet de pression sur la face au vent Ce1 = 0.8 (indépendant de la forme du
bâtiment) ;
• un effet de succion sur la face sous le vent Ce2 = – (1.3 γ0 – 0.8) ;
• une surpression ou dépression intérieure :
- soit une surpression Ci = + 0.6 (1.8 – 1.3 γ0),
- soit une dépression Ci = – 0.6 (1.3 γ0 – 0.8).
Pour tous les autres cas : actions sur toitures, constructions éloignées du sol, formes de base non
rectangulaires, actions locales sur arêtes, angles et rives de toitures, constructions ouvertes, lanterneaux,
sheds, blocs accolés, constructions avec décrochement, se reporter aux Règles NV 65 [64].
Figure 2 : Coefficient γ
Remarque :
D’après la figure 2 pour les constructions où l’on a : H/a > 0.5 , H/b > 0.5 et a/b < 3 ,
on trouve : γ0 = 1 d’où :
- action d’ensemble C = 1.3 ;
- action paroi au vent C = 1.1 ;
- action paroi sous le vent C = 0.8
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L’action du vent entraîne, par la présence de tourbillons, de rafales et de pressions variables, des
phénomènes d’oscillation de la structure. Il y a un risque important de résonance si la période
d’oscillation propre à la structure est proche de celle du vent.
Pour tenir compte des effets dynamiques du vent, on multipliera les actions précédentes par un
coefficient de majoration dynamique supérieur à l’unité et qui vaut : β = θ (1 + ξτ). Le coefficient ξ,
appelé coefficient de réponse, dépend du type de structure et sera lu, en fonction de la période de
vibration de la structure T sur les figures 3a pour les bâtiments à ossature et 3b pour les bâtiments à
densité normale de parois.
Dans les cas courants, on se contente de calculer la période fondamentale.
b
a
h
τ en
Figure 3 : Coefficient de réponse ξ m
0.10 400
350
Le coefficient τ appelé coefficient de pulsation, dépend de la hauteur
h au-dessus du sol de l’élément étudié. On lira la valeur de τ sur l’échelle 300
fonctionnelle de la figure 4. 0.15
250
140
7- Période de vibration propre T :
120
La période T de vibration propre de la structure pourra être calculée de 100
différentes manières : 90
0.25
- méthodes exactes : méthode matricielle, méthode par
80
approximations successives de Stodola-Vianello ;
- méthodes approchées : méthode de Rayleigh ; 70
- méthodes simplifiées : valeurs forfaitaires. 60
0.30 50
a) Méthodes approchées :
40
¾ Première méthode :
30
On peut utiliser la méthode de Rayleigh qui est déduite de considérations
20
énergétiques avec une précision de l’ordre de 1 à 8 % par défaut. 0.35
On suppose que les poids Pi des étages sont concentrés au niveau de 0.36 10
chaque plancher de la console renversée (figure 5). et
< 10
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x1 x2 xn
P1
P2
Pn
Exemple :
Soient trois planchers de 150 tonnes (1.5 MN avec g = 10 m/s/s), espacés de 4 m, l’inertie de la
console est de 1.42 m4, le module d’Young de 32000 MPa.
Les déformées valent (voir formules en 5-k-3, ci-après) :
x1 = (2P1 + 5P2 + 8P3)L³ / (162EI)
= 1.5 (2 + 5 + 8) × 12³ / (162 × 32000 × 1.42) = 0.005 281 7 m
x2 = (5P1 + 16P2 + 28P3)L³ / (162EI) = 0.017 253 5 m
x3 = (8P1 + 28P2 + 54P3)L³ / (162EI) = 0.031 690 m
¾ Deuxième méthode :
Cette méthode, un peu moins précise que la précédente, fait intervenir les Σ Pi ƒi²
déformées ƒi de la console sous l’action d’une charge unité placée à son T = 2π w
g ƒn
extrémité libre. Ces déformées ƒi n’ont rien à voir avec les précédentes xi.
Exemple :
Les mêmes données que précédemment, avec P1 = P2 = 0 et Pn = P3 = 1, on trouve les déformées :
ƒ1 = 4L³ / (81EI) = 4 × 12³ / (81 × 32000 × 1.42) = 0.001 877 9 m
ƒ2 = 14L³ / (81EI) = 14 × 12³ / (81 × 32000 × 1.42) = 0.006 572 8 m
ƒ3 = L³ / (3EI) = 12³ / (3 × 32000 × 1.42) = 0.012 676 m
b) Méthode exacte :
La méthode exacte est décrite en 5-13 ci-après, avec le listing d’un programme de calcul
(« STODOLA » utilisant au choix la méthode matricielle ou la méthode Stodola-Vianello). Voir annexe
4-5 des Règles NV 65 et annexe C des Règles PS 69.
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c) Méthodes simplifiées :
Pour les bâtiments courants d’habitation, à défaut de calculs plus précis, on pourra utiliser les
formules simplifiées suivantes avec :
- H = hauteur totale du bâtiment en mètre ;
- L = longueur (a ou b) du bâtiment parallèle au vent en mètre ;
- T = période en seconde.
On va dans le sens de la sécurité si l’on prend une valeur par excès pour le vent et par défaut
pour le séisme.
Pour les formules précédentes, il est prudent de majorer la valeur de T obtenue de 25 %.
Exemple :
Soit un bâtiment :
- de 12 niveaux en élévation de 3.20 m de hauteur d’étage, de 3.6 MN de charge de
calcul et 30 m4 de moment d’inertie de contreventement ;
- de 2 sous-sols de 2.80 m, de 3.5 MN et 43 m4 ;
- d’un radier général de 1.10 m d’épaisseur pour des dimensions en plan de 25 × 25 m
dont le poids est de 16.9 MN.
Résultats :
On trouve une période de vibration propre de 1.28 seconde pour g = 10 m/s/s (1.292 s pour
g = 9.81 m/s/s) et un coefficient kn variant de 0.750 au rez-de-chaussée à 1.501 au sommet.
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8- Coefficient de hauteur :
Hauteur totale θ
H < 30 m 0.70
30 < H < 60 0.70 + 0.01 (H - 30)
H > 60 m 1.00
9- Exemple numérique :
On voit que le résultat donné par cette formule est assez éloigné de la valeur calculée selon Stodola.
Remarque :
Du fait de la non prise en compte dans les calculs, de l’inertie des poteaux, maçonneries et
éléments de remplissage, la période de vibration réelle est inférieure à la période théorique. C’est la
raison de l’existence de formules forfaitaires empiriques qui donnent des périodes généralement
inférieures aux valeurs théoriques.
D’après la figure 3, on trouve ξ = 0.8 pour un bâtiment à densité normale de parois en béton armé :
β = θ (1 + ξτ) = 0.815 (1 + 0.8τ) τ est lu sur la figure 4 :
qv = qv0 ks kh δ C β = 0.7 × 1 × kh × δ × 1.30 × β = 0.74165 kh δ (1 + 0.8τ)
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Remarque :
Si l’ouvrage est situé en bord de mer, le coefficient kh est pris égal à 1 de 0 à 10 m de sol.
Elles ne sont à prendre en considération que lorsque ce DTU est mentionné dans le cahier des
charges, à l’exception des bâtiments de grande hauteur ( ≈ 40 m.) pour lesquels le calcul sismique est
nécessaire. De plus les règles de sécurité des établissements recevant du public nous imposent de tenir
compte des règles sismiques dès qu’il y a plus de 300 personnes (surtout les groupes scolaires).
Plus le bâtiment est rigide, plus il absorbe le séisme. Il doit avoir une grande période donc être
plus ou moins souple. Les actions du vent croissent avec la période fondamentale du bâtiment donc
avec sa souplesse alors que celles du séisme décroissent avec cette même période.
r=7
r=6 F7
r=5
F6
r=4 F5
r=3 F4
r=2
F3
RDC r=1
F2
SS r=0 F1
Sauf dispositions contraires des pièces du marché, l’action du séisme est définie dans les Règles
PS 92 ; (ainsi que dans le « Nouveau code sismique du Liban »).
Nous ne décrirons ci-après qu’un résumé des dispositions s’appliquant aux bâtiments courants,
en n’examinant que le calcul sur modèle statique et laissant de côté le modèle dynamique qui fait entrer
en jeu des spectres de séismes réels.
L’action du séisme se traduit par un brusque déplacement horizontal et/ou vertical du sol,
entraînant les fondations et les parties enterrées de l’ouvrage. Chaque partie de l’ouvrage est donc
soumise à une force horizontale et/ou verticale proportionnelle à sa masse avec des coefficients pour
tenir compte des différents paramètres rentrant en ligne de compte.
En outre, des dispositions spéciales doivent être prises pour éviter une rupture fragile d’un
élément de l’ouvrage : dispositions spéciales de ferraillage, chaînage, fondations, porte-à-faux, escaliers
baies ou ouvertures, planchers, maçonneries, plafonds, canalisations.
Nous ne traiterons ici, ni des phénomènes de torsion en cas de structures dissymétriques, ni des
problèmes d’action locale.
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Remarque :
Même pour des structures symétriques, on doit prendre en compte une torsion d’ensemble
correspondant à une excentricité valant environ 5 % de la largeur du bâtiment perpendiculaire à l’action
du séisme (voir les Règles PS 92).
a- Hypothèses de charges :
Pour les cas les plus courants où n’interviennent que le poids mort G et les charges
d’exploitation Q, les règles PS 92 proposent de prendre en compte les combinaisons accidentelles
suivantes :
E + G + 0.8Q + 0.1S
E + G + 0.3S
E + G + 0.6S + 0.4Q
Neige à l’altitude A en mètre : Fraction – 0,3 + (A – 200) / 4000 avec un minimum de 0,3 et un
maximum de 0,75. On ne cumulera pas les actions de la neige et des personnes sur une terrasse
accessible.
b- Zones de sismicité :
On définit cinq zones :
Zone 0 = sismicité négligeable,
Zone Ia = très faible sismicité, mais non négligeable,
Zone Ib = faible sismicité,
Zone II = sismicité moyenne,
Zone III = forte sismicité.
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Classes de
Définition Exemples
bâtiment
A Ouvrages dont la défaillance ne présente qu'un risque Perrons et escaliers posées à même le sol, constructions
minime pour les personnes ou l'activité économique. pour cheptel et matériel agricole, garage en R.D.C., etc.
B Ouvrages et installations offrant un risque dit Habitations, bureaux. Locaux à usage commercial,
"courant" pour les personnes. ateliers, usines, garages à usage collectif, etc.
C Ouvrages représentant un risque élevé pour les Etablissements d'enseignement, stades, salles de
personns ou en raison de leur fréquentation ou spectacle, halls de voyageurs, établissment recevant
de leur imporatance socio-économique. du public, centres de production d'énergie, etc.
D Ouvrages et installations dont la sécurité est Hôpitaux, casernes, garages d'ambulances, dépôts
pour les besoins de la sécurité civile, de matériel de lutte contre l'incendie, centraux
de l'ordre public, de la défence et la survie de la région. téléphoniques, musées abritant des œuvres majeures, etc.
d- Justifications de résistance :
Les calculs sont menés en ELU, mais avec un coefficient γb = 1.15 au lieu de 1.5 pour le béton
et un coefficient γs = 1.00 au lieu de 1.15 pour l’acier.
Le cisaillement doit vérifier l’inéquation τu (0.8 feAt / (bwst) + 0.3 ftj) / 1.25 en zone courante.
Le terme ftj est pris égal à zéro en zone critique.
e- Principe de calcul :
Le mode de calcul utilisé substitue aux effets dynamiques réels des sollicitations statiques
résultant de la considération de systèmes de forces fictifs dont les effets sont censés être équivalents à
ceux de l’action sismique.
Le système équivalent résulte de la composition :
- d’un système de forces horizontales H dans les deux sens ;
- d’un système de forces verticales V ascendantes et descendantes ;
- d’un système de couples de torsion d’ensemble T, d’axe vertical.
Nous ne parlerons pas des couples de torsion, car nous avons supposé que le bâtiment possédait
deux axes de symétrie perpendiculaires.
Les sollicitations horizontales Hx et Hy ou verticales Hz se calculent à partir des sollicitations
permanentes et d’exploitation pondérées suivant les combinaisons réglementaires :
1 Σ mi ui
mr ur R (T)
q Σ mi ui²
mr et mi = masses de rang r et i ;
ur et ui = élongation de la masse de rang r ou i dans la déformée admise ;
q = coefficient de comportement ;
R (T) = accélération spectrale.
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Classes de bâtiment
Zones de sismicité
A B C D
0 Sismicité négligeable
Ia Très faible sismicité, mais non négligeable aN = 1 aN = 1.5 aN = 2
Ib Faible sismicité aN = 1.5 aN = 2 aN = 2.5
II Sismicité moyenne aN = 2.5 aN = 3 aN = 3.5
III Forte sismicité aN = 3.5 aN = 4 aN = 4.5
Roche saine :
- Groupe a Sols de bonne à très bonne résistance (par exemple, sables et graviers
compacts, marnes ou argiles raides fortement consolidées) ;
- Groupe b Sols de résistance moyenne (par exemple roches altérées, sables et
graviers moyennement compacts, marnes ou argiles de raideur
moyenne) ;
- Groupe c Sols de faible résistance (par exemple sables ou graviers lâches, argiles
molles, craies altérées, vases).
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Rochers sains et
Rochers > 100 >5 > 10 > 800 > 2 500
craies dures
a Sols granulaires
> 15 > 30 > 20 >2 > 60 > 1 800 > 800
Sols de compacts
bonne
> 400
à très bonne
Sols cohérents
résistance
(argiles ou >5 > 25 >2 > 0.4 < 0.02 > 1 800
mécanique
mames dures)
300 400
Rocher altéré ou
50 à 100 2.5 à 5 1 à 10 à à
fracturé
800 2 500
b
Sols de Sols granulaires 1 500 500
résistance moyennement 5 à 15 10 à 30 6 à 20 1à2 40 à 60 à à
mécanique compacts 150 1 800 800
moyenne à
Sols cohérents
0.02 400 1 000
moyennement
1.5 à 5 5 à 25 0.5 à 2 0.1 à 0.4 à à
consistants et
0.10 1 800
craies tendres
Sols granulaires
c <5 < 10 <6 <1 < 40
lâches
Sols de
faible < 150 < 1 500 < 500
Sols cohérents
résistance
mous (argiles
mécanique < 1.5 <2 <5 < 0.5 < 0.1 > 0.10
molles ou vases)
et craies altérées
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30
Site de 40
référence
50
60
S0 S1 S2 S3
i- Action d’ensemble :
Les masses peuvent être supposées concentrées en des points (Article 6.22 des Règles PS 92).
2- Amortissement :
Système de Amortissement
Coefficient ρ
construction relatif ξ
Acier soudé 2% 1.443*
Acier boulonné 4% 1.093
Maçonnerie armée 6% 0.930
Maçonnerie chaînée 5% 1.000
Béton non armé 3% 1.227
Béton armé 4% 1.093
Béton précontraint 2% 1.443*
Bois lamellé collé 4% 1.093
Bois boulonné 4% 1.093
Bois cloué 5% 1.000
(*) ρ doit rester compris entre 1.005 et 1.30
La structure est fictivement considérée comme restant indéfiniment élastique quelle que soit
l’intensité des actions ou sollicitations qui agissent sur elle (l’introduction du coefficient de
comportement q tient compte de cette hypothèse simplificatrice, figure 1).
Les déplacements et déformations des structures sont considérés comme égaux à ceux calculés
pour le modèle élastique.
Les forces et sollicitations de calcul sont obtenues en divisant les forces et sollicitations calculées
dans les mêmes conditions que ci-dessus par un coefficient q dit de comportement, unique pour la
structure (figure 1).
La composante verticale est déterminée par les courbes de la figure 2 avec la correction suivante :
- Les parties descendantes des courbes S2 et S3 sont à remplacer par celles du spectre S1 ;
- Les courbes S0 et S1 sont inchangées.
4- Coefficient de comportement q :
Ce coefficient est égal au rapport de l’effort que pourrait supporter la structure si celle-ci était
parfaitement élastique à l’effort effectivement supporté par la structure réelle pour une même
déformation (figure 1).
Effort
C AC
Droite q=
AB
d’élasticité
B
Figure 1
A Déformation
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5- Accélération spectrale :
R (T) = aN τ ρ RD (T)
Avec:
aN = accélération nominale, fonction du site et de la classe du bâtiment ;
τ = coefficient topographique ;
ρ = coefficient d’amortissement ;
RD (T) = accélération normalisée lue sur la figure 2 ou dans le tableau suivant :
RM Valeurs de RD pour :
Site RA TB TC TD
Palier T TC TC T TD TD T
S0 2.50 1 0.15 0.30 2.67 RM 1.12 / T2/3 2.99 / T5/3
S1 2.50 1 0.20 0.40 3.20 RM 1.36 / T2/3 4.34 / T5/3
S2 2.25 0.9 0.30 0.60 3.85 RM 1.60 / T2/3 6.16 / T5/3
S3 2.00 0.8 0.45 0.90 4.44 RM 1.86 / T2/3 8.29 / T5/3
Le calcul doit alors être effectué avec les différents modes de vibration de la structure. On peut négliger
les modes de période inférieure à 0.3 seconde.
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RD
3
0.3 0.4
2.5
0.6
2.25 1.86
0.9 R=
T2/3 1.60
2
R=
(S3)D T2/3 1.36
Figure 2 R=
(S2)D T2/3
1.5
(S1)D 1.12
R=
(S0)D T2/3
1
0.5
0 T
0 0.5 1 1.5 2 2.5
j- Méthode simplifiée :
On peut se contenter du calcul avec le seul mode fondamental de période T, dans les conditions
suivantes :
- La structure ne doit pas comporter d’élément porteur vertical dont la charge ne se transmette pas
en ligne directe à la fondation. De façon plus générale, il ne doit pas exister de couplage
significatif entre les degrés de liberté horizontaux et verticaux ;
- La structure doit pouvoir être considérée comme présentant un axe vertical de torsion ;
- Dans chacun des deux plans verticaux définis par l’axe de torsion et les directions horizontales de
calcul, la structure doit pouvoir être réduite à un système plan ne comportant qu’une seule masse
à chaque niveau. Vis-à-vis des excitations verticales, elle doit être réductible à un système plan ne
comportant qu’une seule masse le long d’une même verticale ;
- La forme de la construction en plan, ainsi que la distribution des masses et des rigidités suivant la
hauteur, doivent satisfaire aux conditions de régularité indiquées dans les chapitres spécialisés du
Titre V des Règles PS 92 propres aux différents types d’ouvrage ;
- La flexibilité d’ensemble de la structure vis-à-vis des forces horizontales ;
- L’excentricité de la résultante de ces dernières à chaque niveau ne doit pas excéder celle prescrite
dans les chapitres spécialisés.
Les conditions détaillées à remplir sont précisées dans l’article 6.61 des Règles.
Note 1 : En pratique, les règles parasismiques ne sont à prendre en considération que lorsque ce DTU
est mentionné dans le cahier des charges, à l’exception des bâtiments de grande hauteur (≈ 40 m.) pour
lesquels le calcul sismique est nécessaire. De plus les règles de sécurité des établissements recevant du
public nous imposent de tenir compte des règles sismiques dès qu’il y a plus de 300 personnes (surtout
les groupes scolaires).
Note 2 : Plus le bâtiment est rigide, plus il absorbe le séisme. Il serait préférable pour le bâtiment
d’avoir une grande période donc d’être plus ou moins souple. En règle générale, les actions du vent
croissent avec la période fondamentale du bâtiment, donc avec sa souplesse, alors que celles du séisme
décroissent avec cette même période.
Pour le vent → rigidité
Pour le séisme → souplesse
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2- Notations :
Désignons par :
X le vecteur-colonne des déplacements x1 , x2 , x3 ;
F le vecteur-colonne des forces F1 , F2 , F3 ;
K la matrice de rigidité kij telle que :
F1 = k11 x1 + k12 x2 + k13 x3
F2 = k21 x1 + k22 x2 + k23 x3
F3 = k31 x1 + k32 x2 + k33 x3
soit sous forme matricielle : F = KX
m1 0 0
M la matrice diagonale des masses = q0 m2 0 r
0 0 m3
On trouve alors :
L³ 2 5 8
-1
K = 5 16 28r dont l’inverse vaut :
162EI q
8 28 54
4- Déformations :
L’équation (2) permet de calculer les déformations aij de l’étage i pour le mode j.
Posons B = 162EI / (13 L³), on obtient un système de n – 1 équations à n – 1 inconnues pour chaque
mode j.
L’équation (2) s’écrit :
Comme le déterminant du premier terme de l’équation (2) est nul, il y a une indétermination que l’on
lève en se fixant une déformation de base, par exemple la déformation maximale prise égale à l’unité.
Supposons a priori que a3j = 1, on obtient deux équations à deux inconnues :
5- Cas réel :
l- Application numérique :
1- Données :
Etudions une structure de trois niveaux (pour la simplification des calculs manuels),
contreventée par des voiles en béton armé de 1.42 m4 d’inertie (amortissement 4 %) (figure 1) :
- charges permanentes : G = 139.2 tonnes (1.365 MN) pour le niveau 3
G = 130.0 tonnes (1.275 MN) pour le niveau 2
G = 126.4 tonnes (1.240 MN) pour le niveau 1
- charges variables : Q = 68.5 tonnes (0.672 MN) pour le niveau 3
Q = 61.5 tonnes (0.603 MN) pour le niveau 2
Q = 53.2 tonnes (0.520 MN) pour le niveau 1
- module d’Young : E = 32 000 MPa ;
- coefficient de comportement égal à q = 3.5 ;
- zone II (sismicité moyenne), classe de bâtiment B (bureaux) d’où aN = 3 m / s² ;
- terrain plat (τ = 1), sol cohérent moyennement consistant de 35 m d’épaisseur, d’où le
coefficient de site : S2 ;
- correction d’amortissement r = (5/4)0.4 = 1.093 ;
- spectre de dimensionnement normalisé (figure 2) :
RD = 2.25 pour T < 0.6 s
/
RD = 1.6 / T² ³ pour T > 0.6 s ;
- coefficient de simultanéité des charges d’exploitation : 0.2 ;
- poids par étage en ELU : E + G + ΨE1 Q1
m1 = 126.4 + 0.2 × 53.2 = 137.0 tonnes = 1.344 MN
m2 = 130.0 + 0.2 × 61.5 = 142.3 tonnes = 1.396 MN
m3 = 139.2 + 0.2 × 68.5 = 152.9 tonnes = 1.500 MN
I = 1.42 m4
RD
3
4
2 2.25
4
1
Figure 1
4 Figure 2
0
0 0.6 1 T
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2- Périodes de vibration : F1 F2 F3
1 2 5 8 4 260 40 -23 6
K-1 = q5 16 28r dont l’inverse vaut : K = q-23 22 -8r
4 260 13
8 28 54 6 -8 3.5
0.137 0 0 7.3 0 0
M= q 0 0.1423 0 r et M-1 = q0 7.027 0 r
0 0 0.1529 0 0 6.54
¾ Déformées :
La relation matricielle (2) (M-1K – ω² I) A = 0 permet de calculer les déformées A = aij (étage i,
mode j) en se fixant une déformée maximale unité.
Par exemple, pour la période fondamentale T1 = 0.31258 s, on a :
(292 – 404.06 × 13 / 4 260) a11 – 167.9 a21 + 43.8 a31 = 0
– 161.62 a11 + (154.59 – 13 × 404.06 / 4 260) a21 – 56.22 a31 = 0
En posant provisoirement a31 = 1, on est amené à résoudre un système de deux équations à deux
inconnues a11 et a21. D’où : a11 = 0.15590 ; a21 = 0.53086 ; a31 = 1.
Si la valeur de a31 n’est pas la plus grande, on divise toutes les valeurs par la plus grande d’entre elles
pour obtenir le tableau suivant :
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Masse mu Modes j
Période Tj 0.3126 0.0465 0.0171
Pulsation carrée ω²j 404.062 18 262.5 135 170
a3j 0.1529 1 - 0.609010 0.19046
a2j 0.1423 0.53086 1 - 0.66824
a1j 0.1370 0.15590 0.82357 1
Σmi aij 249.808 162.001 71.032
Σmi a²ij 196.338 291.956 206.095
(1)
γj 1.27233 0.55488 0.34466
(2)
Masse modale Mi 317.839 89.892 24.482
(1)
γj = Σmi aij / Σmi a²ij = coefficient de répartition suivant les étapes.
(2)
Mi = γj × Σmi aij
¾ Déplacements réels en mm : (RCSC = racine carrée de la somme des carrées1, ou SRSS en anglais)
Cote Forces en KN
Niveau
z(m) F1 F2 F3
Nº RCSC
(q' =) (3.500) (3.325) (1.854)
3 12.0 55.585 -15.444 5.412 45.45
2 8.0 27.462 23.750 -11.673 33.54
1 4.0 7.765 18.831 25.462 52.06
Masse modale 90.81 27.04 13.20 131.05
1 : Conformément aux Règles PS 92, on doit prendre la somme quadratique des valeurs obtenues pour l’ensemble des
modes (Article 6.613). Exemple pour le niveau 1 : √ 23.239² + 0.137² + 0.004² = 23.24
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¾ Efforts tranchants :
¾ Moments :
Pour le Liban, en règle générale, on adopte une accélération variant de 2 m / s² à 2.5 m / s².
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a- Effet de la température :
Ν ∆l
loi de Hooke : σ= S
=E×ε=E = E α ∆t
l0
⇒ N = E S α ∆t
b- Effet du retrait :
Pour remédier aux problèmes de température et de retrait, on prévoit dans la structure des joints
de dilatation qu’on fixe de la manière suivante : (condition non obligatoire)
- Chaque 25 m. dans les zones sèches et à forte opposition de température.
- Jusqu’à 50 m. dans les régions humides et tempérées.
joints 4 étages
2- joint de dilatation :
(peut ne pas traverser les fondations)
Il est destiné à s’opposer aux effets de retrait et température dus aux effets thermiques.
Pour le joint de rupture, c’est le même principe sauf que le joint doit traverser la fondation.
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tour
galette
Ly
Lx
Lx et Ly entre-axes
Lx Ly
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½ Critère de flèche :
Ce critère permet de circuler sur une dalle d’épaisseur h0 sans avoir une sensation de vibration.
La dalle ne doit subir aucune déformation différée capable de provoquer des dégâts au finissage. Pour
cela, on va choisir h0 de la manière suivante :
Lx
- si α < 0.5 avec α = on prend
Ly
Lx
h0 ∈ q Lx ; Lx r en général h0 =
35 30 30
Lx Lx Lx
h0 ∈ q 50 ; 40 r en général h0 = 40
½ Critère de feu :
1 3
CF (h) /2 1 /2 2 3 4
h0 (cm) 6 7 9 11 15 17.5
On détermine Pu / m².
⇒ Pu / m².
Mx = µx.Pu.Lx²
1 Lx
µx ≈ avec α =
Ly
10 (1 + 2 α³)
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Mx = moment dans le sens Lx pour une bande de largeur 1 m. passant par le centre du panneau.
fck
Ml = 0.372 bw d² fcd → fcd = 1.5
↓
µl pour fyk = 500 MPa σb
On ne tient compte de ce critère que s’il est indiqué dans le cahier des charges.
h0 14 cm habitation
h0 23 cm magasins, industries…
b- Poutres et poutrelles :
h0
joue
h
l (entre axes)
bw
Ly
Le transfert des charges des dalles se fait suivant les bissectrices ⇒ trapèzes ou triangles. Ces
chargements peuvent être transformés en un chargement équivalent uniforme.
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Pu / m²
Lx Peq / m
2
Ly Ly
α² Lx
Peq / m = o1 – p Pu / m²
3 2
α² Lx
Deux trapèzes ⇒ 2 o1 – p 2 Pu / m²
3
Peq = 2 Pu / m² Lx
3
½ Critère de flèche :
l l
1- h∈q ; r l : portée entre axes
20 15
h : hauteur de la poutre
l
Dans le cas des poutres continues à retombée ; valeur courante : h=
16
l l
2- h∈q ; r
25 20
l
Pour les poutrelles ; valeur courante : h=
22.5
l
Le plancher à corps creux : h=
25
(étant donné que les nervures dans un tel plancher peuvent être assimilées à des poutrelles
rapprochées.)
l
3- h=
10
Cas des poutres isolées (ou isostatiques).
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l l
4- h∈q ; r
10 6
l
Cas des consoles ; on adopte souvent la valeur courante : h =
8
Remarque :
Si on a un plancher en corps creux + poutres et nervures noyées :
lmax
On prend h = , on met les poutres suivant la petite portée, les nervures suivant la grande portée.
25
l
A la limite, les poutres noyées = poutres dalles (travaillent dans un seul sens) →
30
½ Sécurité à l’incendie :
1
CF (h) /2 1 11/2 2 3 4
bw (cm) 8 11 14 17 23 29
valeurs courantes
Il faut que l’ouvrage supporte les moments maximaux sans aciers comprimés, car ceux-ci
exposent la structure à des vibrations.
Vérifier que le coffrage choisi (bw ; h) peut absorber les moments extrêmes en travée et sur
appuis sans aciers comprimés.
On calcule :
Peq / m
Pl²
Misost =
8
Sur appui : on peut en avoir besoin ; d’où la nécessité de dimensionner sur appuis.
fck
Mu Ml = µl bw d² fcd → fcd = 1.5
fck
= 0.372 bw (0.9h)²
1.5
↓ ↓
FeE500 γb si FeE500 µl = 0.372
Si Mu > Ml : on corrige h ou bw ;
l
VEd = Peq/m
2
VEd
τu = Bwd
τu = 0.5 υ fcd
fck
avec υ = 0.6 (1 – ) (AN)
250
c- Poteaux :
b a b
½ Critère de feu :
1
CF (h) /2 1 11/2 2 3 4
a (cm) 15 20 24 30 36 45
l0
lf I
λ= i=
S
rayon de giration
i
0.7 l0
lf = s
l0
l0 l 0 12
λ= = 50
ba³ a
/12
ba
l0 l0
a soit a λ 50 (courant dans les bureaux d’étude...)
14.43 15
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Après avoir dimensionné les dalles et les poutres d’un plancher, un calcul de descente des
charges sur les poteaux peut être effectué (voir § paragraphe suivant).
Soit NEd l’effort normal repris par un poteau. (N obtenu à partir du calcul de descente de charge).
Formule de l’Eurocode :
9 - Décoffrage :
Les joues des poutres → 2 à 4 jours
Sous-face d’une dalle → 7 à 9 jours
Sous-face des poutres principales → 3 semaines
Eléments secondaires → 2 semaines
Consoles et porte-à-faux → 3 semaines à un mois
Piliers → 24 à 48 heures
Murs → 2 à 3 jours
Il faut veiller spécialement aux périodes de grands froids où le durcissement du béton est arrêté
(4°C) sans que le béton soit pour autant gelé.
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On note que dans certains cas, le dimensionnement doit prendre en considération d’autres types
de sollicitation comme : moments de continuité ou de contreventement, forces dues au vent, au séisme,
à la poussée des terres.
- de déterminer les charges c’est à dire les connaître, les évaluer, les positionner. Pour
cela, on commence par énumérer les charges et on les classe en éléments de surface, éléments
linéaires et éléments localisés. On détermine pour chaque élément sa charge par unité de mesure
et on sépare les charges permanentes des surcharges.
- de distribuer les charges entre les différents éléments. La distribution est très complexe
dans les structures hyperstatiques et spécialement dans les bâtiments à plusieurs étages. Le
nombre de liaisons est très élevé et la continuité est assurée par phases conformément au
programme de décoffrage des planchers et de leur mise en charge anarchique (carrelage, enduit,
cloisons, etc…).
Un calcul exact qui prendrait tous ces paramètres en considération reste du domaine théorique
et par la suite on retiendra deux méthodes de calcul. Une méthode dite exacte et une méthode
approchée.
Ri = Vi(droite) – Vi(gauche)
Ces efforts tranchants renferment des termes isostatiques et des termes hyperstatiques dus à des
moments de continuité.
Mi+1 – Mi
V(x) = v(x) +
li+1
Par exemple :
Remarques :
1- Cette descente des charges nécessite une parfaite détermination de tous les éléments du
projet et donc elle serait utile et valable dans le stade de projet définitif.
2- La méthode est inexacte en ce qui concerne les cloisons car il y a formation d’un arc de
décharge à l’intérieur de la cloison vu sa grande rigidité par rapport au plancher. Cet arc
transmettra ses charges directement aux points rigides. Toutefois il y a la partie sous l’arc
qui passera d’une manière directe aux éléments du plancher.
Plancher
Le plancher inférieur
fléchit, une partie de la cloison Arc de décharge
devient solidaire du plancher Cloison
supérieur ; elle est portée par
la poutre supérieure.
Pilier
2- La méthode approchée :
Cette méthode s’applique pour les bâtiments où la surcharge est au plus égale à deux fois la
charge permanente.
Q 2G
Rectangle de charge
Surface d’influence
Dans les bâtiments comportant des travées solidaires supportées par deux files de poteaux de
rive et une ou plusieurs files de poteaux centraux : à défaut de calcul plus précis, les charges évaluées
comme mentionné ci-dessus doivent être majorées de :
Les charges évaluées sur les poteaux de rive dans l’hypothèse de la discontinuité ne seront pas
réduites. Il sera tenu compte de l’effet de console si elle existe en admettant la discontinuité des travées
au droit des poteaux voisins des poteaux de rive.
0 1 2 3 4
R1 = V12 (0) – V01 (l)
M2 – M1 M1 – M0
= v12 (0) + – v01 (l) –
l l
M2 – M1
= r1 isost. – M1 – M0 +
↓ l l
relatif au rectangle de charge
M0 = 0
M2 ≈ M1 (appuis intermédiaires)
M1 – M0
R0 = V01 – 0 = v01 +
l
M0 = 0
niveau G ΣG Q ΣQ
C
Ly ↑
1.2 Poutres
1.2 12
Remarque : Plancher-dalle = plancher constitué d’une dalle pleine
d’épaisseur constante, sans poutres ni poutrelles.
1 2 3 4 5 6
6.4 6.4 6.4 6.4 6.4
A
↑
↑ ↑
← Poutres →
6 Poutres → ← Poutres
↓ ↓
6 Lx
← Mur Pignon Mur Pignon →
C
Ly ↑
Poutres
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I - Dimensionnement:
a- Plancher haut du sous-sol:
1- Dalle:
Lx = 6 m
Ly = 6.4 m
Lx
α= Ly = 0.94
La dalle travaille dans les deux sens.
½ Critère de flèche :
Lx
h0 = 40 = 15 cm
½ Critère de feu :
3h → h0 = 15 cm
Remarque :
On aurait pu mettre 1 file de poutrelles supplémentaire → Lx = 3 m.
Ceci → h ≈ 10 cm. Mais de toute façon le feu impose au moins 15 cm ⇒ inutile.
2- Poutre B :
½ Critère de flèche :
l 6.4
h= = = 0.4 m.
16 16
15
½ Critère de feu :
40
3h → bw 23
⇒ bw = 25
25
α² Lx
Peq / m = qo1 – p Pu / m²r × 2 ⇒ Deux trapèzes
3 2
= 75.7 KN / m.
75.7 × 6.4²
Miso = 8 = 387.58 KN.m
15
258.56 × 10-3
τu = 0.25 × 0.5
= 2.1 MPa τu = 0.5 υ fcd = 0.5 × 0.54 × 25/1.5 = 4.5 MPa
avec υ = 0.6 o1 – 25 p
250
υ = 0.54
3- Poutre axe 2 :
½ Critère de flèche :
l 600
h= = 16 = 37.5 m.
16
½ Critère de feu :
3h → bw = 23 cm
soit bw = 25 cm
Lx
Peq / m = oPu / m² p × 2 = 71.6 KN / m.
3
15
71.6 × 6²
Miso = 8 = 322.2 KN.m
30 45
Mu = 0.65 × Miso = 209.43 KN.m
PL 71.6 × 6
Viso = = = 214.8 KN
2 2
Remarque :
Poutre de l’axe A
Elle reprend un trapèze
75.7
Peq / m = 2 = 37.85 KN/m
Elément de façade = 20 KN/m × 1.35
↓ abaque page 4
½ Critère de flèche :
L 6.4
h0 = = = 25.6 cm. → h0 = 26 cm → on prend h0 = 30 = 22 cm + 8 cm
25 25
(épaisseur justifiée car maille presque carrée)
l (porte à faux)
h0 = = 14 cm.
8
½ Critère de feu :
Porte à faux :
Il vaut mieux que toutes les nervures sortent en porte à faux plutôt que les poutres. Une poutre
accuse facilement une flèche. La nervure, pour prendre une flèche, doit entraîner toutes les autres car
elle y est reliée par les corps creux (structure monolithique).
0.57
8 19 nervure
30 38 38
22
42 bw = 15 cm 42
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0.22
Pp = o + 0.08 p × 25 = 4.75 KN/m²
2
héq
Péq / m = 15.5 × 6 = 93 KN/m × 1.15 = 106.95 KN/m ≈ 107 KN/m (Poutre axe B)
6.4²
Miso = 107 × = 547.58 KN.m
8
Mu = 0.85 Miso = 465.44 KN.m
465.44 × 10–3
⇒ bw = 1.03 m → 1.05 m
0.45
107 × 6
VEd = = 321 KN
2
321 × 10-3 VEd
τu = =
1.05 × 0.27
= 1.13 MPa τ vérifié
1.05 × 0.27
Nervure = poutre en T :
Pnervure/m = 0.57 × 15.5 = 8.8 KN/m
8.8 × 6²
Miso = 8 = 39.7 KN.m
moyenne 15 , 19
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26.4 × 10-3
τu = 0.15 × 0.27
= 0.87 Mpa τu vérifié
Niveau G ΣG Q ΣQ
Sous terrasse :
Pp = 0.19 × 25 4.75
Etanchéité 2
Enduit 0.44
Surcharge 1.5
Total 7.19 7.19 1.5 1.5
Sous 5ème :
Pp 4.75
Cloison 1.5
Carrelage 2
Enduit 0.44
Surcharge 2.5
Total 8.69 15.88 2.5 4
Sous R.D.C. :
Pp = 0.175 × 25 4.38
Cloison 1.5
Carrelage 2
Enduit 0.44
Surcharge 5
Total 8.32 58.96 5 19
Volume de béton :
6.69
héq = 38.4 = 0.174 m → 17.5 cm
Charge B2 :
Remarque :
Pour être tout à fait précis, l’effet de l’axe 2 est majoré de 15 %, 3 1
celui de l’axe B est majoré de 10 %. (Il s’agit de poutres dans
ces deux sens). 2
1- Dimensionnement → NEd
2- Ferraillage → Ntu = NEd + poids propre du poteau × 1.35 au-dessus du niveau considéré.
N.B. :
Le poids du poteau n’est pas majoré par 10 ou 15%, car ce n’est pas un effet de plancher.
NEd = 4781 KN
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½ Critère de feu :
3h → a = 36 cm.
270
= 19 cm.
14.43
1
Avec As = A
100 c
25 1 500
⇒ NRd = α qAc × + Ac × r
1.5 100 1.15
α = 0.65 pour λ = 60
α = 0.80 pour λ = 40
soit α ≈ 0.726
Remarque :
Poteau de rive, par exemple A2
Surface d’influence = 6.4 × 3 = 19.2 m²
- Façade KN (Cf abaque page I-4 : épaisseur = H(20) ; hauteur = 300 cm).
- Si façade semi-aveugle ⇒ on prend ½ × résultat lu dans l’abaque.
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CHAPITRE II : FONDATIONS
A - Généralités :
a- Définition :
Les fondations d’une structure sont constituées par les ouvrages de transition entre les éléments
porteurs et le sol sous jacent.
Il s’en suit que la fondation d’un ouvrage est la partie la plus essentielle: c’est de sa bonne
réalisation que dépend la tenue de l’ensemble.
Le terrain d’assise ne doit pas tasser sous les massifs de fondation. Dans la pratique, ces
tassements peuvent être de l’ordre de 5 à 25 mm et ne présenter aucun danger s’ils sont uniformément
répartis sous la construction.
Cependant, et dans les ouvrages de grandes dimensions, on peut tolérer des tassements
différentiels faibles ( ≈ 20 mm) en prenant certaines précautions. (ossature articulée, etc…).
En général, les tassements différentiels importants et les accidents de fondation qui en découlent
apparaissent :
Lorsqu’elles s’appuient sur des couches de terrains situées à des profondeurs très
différentes (fondations superficielles et profondes).
Lorsque le sol est soumis à des variations saisonnières de volume (humidité, gel,
sécheresse).
Lorsqu’un ouvrage reposant sur un sol homogène compressible est chargé dis-
symétriquement, soit par sa superstructure soit par des remblais (silos, halls de
stockage,…).
Pour éviter ces phénomènes, il faut toujours adapter les massifs de fondation à la nature du
terrain et au type de l’ouvrage à supporter.
Dans la mesure où les tassements différentiels sont à craindre on doit alors en tenir compte dans
la réalisation de l’ouvrage (joints de rupture, dimensions, etc…) afin que les différentes parties puissent
tasser indépendamment les unes des autres et être remises à niveau sans entraîner de désordre dans la
construction.
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Remblai Remblai
Bon Sol
Remblai récent
Remblai ancien
Argile molle h1
Remblai h2
Sable et gravier
Bon Sol
Fondation reposant sur un remblai ancien
masquant un terrain compressible et peu Les épaisseurs des remblais sous les fondations
résistant ⇒ tassement différentiel. sont différentes ⇒ tassement différentiel.
Pont roulant
Atelier
STOCK
Lorsque ces couches sont à une grande profondeur, on réalise des « Fondations Profondes » qui
peuvent :
- Soit « flotter » dans un terrain peu résistant. Dans ce cas on compte sur les forces de frottement
des éléments de la fondation sur le sol, pour s’opposer aux charges de l’ouvrage.
Trois causes de sinistres dominent : elles représentent à elles trois près des deux tiers de tous les
désordres enregistrés.
b) Venues d’eau :
Les venues d’eau ne présentent pas de conséquences catastrophiques uniquement pour les
remblais : beaucoup de terrains et en particulier les terrains argileux, voient leurs caractéristiques
profondément modifiées par l’eau qui provoque ainsi un sinistre sur cinq.
c) Fondations hétérogènes :
La proportion des désordres imputables aux fondations hétérogènes est de l’ordre du cinquième.
Ceci peut être dû à :
• Un terrain qui ne présente pas les mêmes caractéristiques dans tout le volume concerné.
• L’édification d’un nouvel immeuble entraîne bien souvent des perturbations dans les
constructions adjacentes, et plus d’un sinistre sur dix peut être attribué au tassement provoqué
par le nouvel ouvrage.
• Si le terrain de fondation est très compressible, de nombreux désordres (10 % au total) sont dus
au fait que le bâtiment est incapable de pouvoir, soit résister, soit s’adapter sans dommages aux
tassements différentiels qui en résultent.
• Dans un cas sur dix, les fondations sont descendues à une profondeur insuffisante, ce qui les
rend sensibles à l’action du gel ou à l’affouillement par les eaux (sans compter les exemples,
moins rares qu’on ne le pense, où ces fondations sont arrêtées sur la terre végétale).
• En fin, un sinistre sur douze est dû au fait que l’on a construit sur un sol instable, soit qu’il
s’agisse de galeries de mines ou de carrières non consolidées, soit que la pente du terrain ait
provoqué un glissement d’ensemble.
- Les fondations ponctuelles : constituées par des semelles isolées sous poteaux ;
- Les fondations linéaires : constituées par des semelles continues sous poteaux ou
sous murs ;
- Les fondations surfaciques : constituées par des radiers et cuvelages sous poteaux
ou sous murs ;
Les fondations superficielles sont très souvent réservées aux immeubles, aux pavillons, aux murs
de soutènement, aux réservoirs, etc…, beaucoup plus rarement à des ouvrages d’art, ou à des bâtiments
industriels importants.
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1- Les semelles :
a) Généralités :
Les caractéristiques mécaniques du sol varient avec les conditions climatiques sur le premier
mètre en profondeur, d’où la nécessité de fonder au-dessous de ce niveau.
Il faudrait encastrer la semelle dans un sol non remanié sur une profondeur variant de la moitié
à une fois la petite dimension de la semelle. (Pour les grandes semelles, on peut admettre des valeurs
inférieures).
Il ne faut jamais fonder sur une terre végétale à cause de la constitution de cette terre (matières
organiques).
La largeur minimale d’une semelle est de 60 cm. C’est la largeur nécessaire pour permettre à
l’ouvrier de travailler dans la tranchée.
Tassements admissibles :
Les tassements maximaux et les tassements différentiels doivent être réduits aux valeurs permettant de
satisfaire aux conditions suivantes :
a) L’ouvrage ne doit pas subir de désordres de structure nuisibles.
b) Les tassements ne doivent provoquer aucun désordre dans les ouvrages voisins, liés ou non à
l’ouvrage intéressé.
c) Ils ne doivent pas perturber le fonctionnement des services utilisateurs.
Charges à prendre en compte :
- Les charges à prendre en compte sont les charges maximales, verticales, horizontales ou inclinées
apportées par la structure.
- Toute excentricité de la résultante des charges par rapport au centre de gravité de l’ouvrage introduit
des contraintes inégales et par conséquent, des tassements inégaux risquant de provoquer un faux
aplomb et des désordres de l’ouvrage.
Un moyen de pallier les différences de tassements consiste, dans ce cas, à décharger le sol dans
certaines zones les plus chargées, de façon à égaliser sensiblement le tassement entre les divers points
de l’ouvrage.
- Lorsque la pression, sur le terrain des fondations, due au vent (pressions dynamiques normales)
est < 1/3 de celle due aux autres charges et surcharges, on peut la négliger dans le calcul des fondations.
Dans le cas contraire, les fondations doivent être établies de sorte que la pression due à l’effet
combiné des charges, des surcharges et du vent (pressions normales) ne dépasse pas 4/3 la valeur
admissible.
La majoration de 1/3 pour la contrainte du sol n’est pas admissible si l’ouvrage se trouve dans
une région à vent dominant soufflant dans une direction donnée.
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h0
Remarque:
h
Pour la détermination de la surface de la semelle au sol A × B,
S
les calculs se feront à ELS.
Si la charge admissible n’est pas conditionnée par (a) et ne résulte que de (b) on prend :
Charge de rupture
Charge admissible =
Coefficient de sécurité
σrup
σsol = 3 en ELS
σrup
fdsol = σsol u = 2 en ELU
N
σ= S σsol
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Lorsqu’on prend un coefficient de sécurité de 3 pour σs , on ne pondère plus pour N (pour obtenir S).
Par contre, le calcul de ferraillage de la semelle se fera toujours en ELU.
Cependant, pour tenir compte du poids propre en ELS, on pondère N par 5 %.
Vérification de la sécurité :
Lorsque la valeur de certaines surcharges est majorée en application des règles en vigueur (effet du
vent, pressions extrêmes, effort horizontal des ponts roulants, effets sismiques, etc…). la vérification
directe de la sécurité doit se faire dans les conditions ci-après :
¾ Sous l’action cumulée, dans le sens défavorable, des différentes hypothèses
envisagées, la contrainte du sol est telle que :
NG et NQ :
σsol σsol
- S’il y a NG , NQ et Mw
4
σsup σsol = 1.33 σsol
3
3 σsup + σinf
contrainte moyenne :
4
σsol σsup σinf
limite = 0 , c’est le plus dangereux.
- Si on a NG , NQ et MG ← moment de charge dû
par exemple à une
σsup σsol
a) Sous pressions :
Les fondations formant cuvelage doivent être calculées pour résister aux pressions
hydrostatiques éventuelles.
Si l’eau peut monter librement au-dessus des fondations, il n’y a pas lieu de tenir compte sous-
pressions, dans le calcul, à condition de prévoir des dispositifs de sécurité, dans ce sens.
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La poussée des terres sur les ouvrages doit être calculée et prise en compte dans les conditions
les plus défavorables.
Il doit être tenu compte, des effets des remblais, charges de constructions voisines etc… dont
la présence provoque des poussées supplémentaires.
Dans le cas de la présence probable d’une nappe d’eau, tenir compte de sa poussée
hydrostatique.
Compte tenu des niveaux de base des fondations, il y a lieu de vérifier que les charges ne
peuvent entraîner de mouvement d’ensemble du terrain.
Lorsque le sol d’assise ne peut donner lieu à un glissement d’ensemble, les niveaux des
fondations successives doivent être tels qu’une maximale de trois de base pour deux de haut relie les
arêtes des semelles les plus voisines.
Si cette condition n’est pas vérifiée, on peut constituer, par exemple, un écran, tel qu’un rideau
de palplanches, un mur de soutènement, un voile en béton armé, etc…
H 2 H
L 3
1 β tg β > 2/3
Si le sol de fondation est argileux et fortement excavé, à défaut de précautions prises pour
pallier les effets de gonflement, on peut tenir compte des tassements supplémentaires dus à ces
gonflements.
e) Joints de rupture :
Un joint de rupture doit être ménagé entre deux ouvrages voisins, lorsqu’ils subissent des
différences importantes de charge et de tassement.
Le joint de rupture, nécessaire, n’est pas toujours suffisant. Il évite les transmissions d’efforts
d’un ouvrage à l’autre, mais ne supprime pas les interférences dans le sol, susceptibles de provoquer le
tassement des ouvrages pré-existant.
f) Joints de dilatation :
Sur un sol homogène et bien consolidé, les joints de rupture coupant les fondations peuvent
être évités; les joints de dilatation normalement prévus, sont arrêtés aux dessus des semelles de
fondation ; la semelle ne pourra pas bouger sans vaincre d’énormes forces de frottement.
Nser/m
Nu/m = NEd/m
(B – b)/2
b
Arep Ap
Hypothèses :
On connaît : Nser/m = NG + NQ
b ; σsol
Inconnues : B ; h ; Ap ; Arep
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Calcul du coffrage:
½ Calcul de B :
1.05 Nser
oσsol = B σsol p
½ Calcul de h :
B-b
⇒ h 4 + d’ (d’ 5 cm)
Ferraillage :
La réaction du sol est soit linéaire soit uniforme avec semelles rigide.
qsol = Contrainte sur le sol, sans le poids propre de la semelle, en ELU.
B-b
La méthode des moments suppose qu’on a une console de longueur soumise à une
2
charge uniforme qsol.
2
B–b 1 (B – b)²
Mconsole = qsol o
2
p
2
= qsol
8
Il faut toujours vérifier si c’est une console normale ou si c’est une console courte.
(Console courte : hauteur grande % portée → on sort du principe de St Venant).
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Arep ∈ q 1 ; 1 r A
p
4 3
On reproche à cette méthode le fait que la hauteur exigée pour la rigidité est grande par rapport
à la portée de la console. En pratique on n’appliquera cette méthode que lorsque les semelles seront
soumises à une résultante de force excentrée ou dans les murs de soutènement.
NEd
d h h0
dx
x
B
NEd
dN = qsol dx
NEd/m NEd/m O
or qsol = ⇒ dN = dx
B B
h0
dN
dF’
dF
x M
C
dx
dN
Triangles semblables :
dF dN CM
= ⇒ dF = OC dN
CM OC
x NEd/m
⇒ dF = dx
h0 B O
B B
/2 /2 NEd/m B A
x NEd/m
F= x dF =x h0 dx = 8 h0 h0
B
0 0
d
d (B – b) / 2
Triangles semblables ⇒ C E D
h0 = B/2
B/2
d×B
⇒ h0 = B–b
(B – b) / 2
NEd/m (B – b)
F=
8d
NEd/m (B – b) fyk
⇒ Ap/m = 8 d fyd avec fyd = (cas général)
1.15
ou fyd = fyk (si séisme)
1 1
Armatures de répartition = 4 à 3 de Ap
Les essais effectués ont montré que tant que la semelle est rigide et donc la méthode des bielles
applicable, il n’est pas nécessaire de vérifier les conditions de compression du béton dans les bielles et
le cisaillement maximal du béton. De plus, en cas de semelle sous mur, les conditions de non
poinçonnement peuvent ne pas être vérifiées ;
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B
En ce qui concerne l’arrêt des barres on procède en pratique, par comparaison entre LBd et
4
B
Si LBd > → toutes les barres ont besoin de crochets à leurs extrémités.
4
Méthode
B B
Si < LBd → toutes les barres sont prolongées aux extrémités et appliquée
8 4 dans les
peuvent ne pas comporter de crochets. bureaux
d’étude.
B
Si LBd → on peut arrêter une barre sur deux à la longueur 0.71B et
8
filer les autres en les arrêtant sans crochets.
En réalité, si on tient à disposer des barres droites sans crochets, il faudrait à toute abscisse x de
l’acier comptée à partir du bord de la semelle, la longueur d’ancrage doit être vérifiée.
b
e
NEd
x
Fc
LBd
Zi d h
Fs
Ze
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• La première influence est généralement négligeable : il peut n’en être pas de même pour les
forces de frottement.
• Tout ce qui précède admet les réactions du sol verticales. En fait, puisque la semelle tend à
s’allonger à la partie inférieure sur son appui, il y a naissance d’une force de frottement telle
que sur la longueur dx, elle ait la valeur f.NEd / B.dx et qui s’oppose à l’allongement des
fibres inférieures de la semelle.
NEd ( B – b ) 4 x² NEd f x
et Fx = . (1– ) – (1–2 )
8d B² 2 B
En effet :
B–b NEd NEd NEd × 0.5 NEd
- Si d= ⇒ F0 = et F1 = – =
4 2 2 2 4
Le frottement suffit à annuler les tractions dans la semelle. Mais pour que le frottement puisse
jouer, il est évidemment nécessaire que cet effort NEd . f / 2 soit absorbé par le massif sous jacent.
Si celui-ci en est incapable et se fissure, aucune réduction de l’effort n’est à attendre du frottement ; de
sorte qu’il paraît prudent, pratiquement d’admettre f = 0.
Cependant, sur les sols à frottements (sables et graviers) et pour des semelles enterrées, ce qui est
généralement le cas, il sera généralement possible de compter que le frottement peut réduire dans une
forte proportion la traction à la base de la semelle, ce qui est une raison de plus, pour penser, que, dans
beaucoup de cas, il serait possible sans inconvénient de réduire le ferraillage habituellement calculé.
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N.B. :
Notons que si le sol peut fluer latéralement vers les rives de la semelle (argiles, marne, dans
certaines conditions de consolidation) il y aura aggravation des forces de traction, car alors le
frottement s’inverse et exerce une influence défavorable. On doit donc être prudent pour les semelles
établies sur de tels sols.
b = 0.2 m
Exemple :
NG = 0.3 MN/m
NQ = 0.14 MN/m
σsol = 0.3 MPa
fck = 25 MPa h
fyk = 500 MPa
d’
B
Coffrage :
Ferraillage :
⎡1 1⎤
= 6.82 cm² → 6 T 14 / m ; Arép ∈ ⎢ ; ⎥ × 6.82 soit 6 T 10
⎣ 4 3⎦
Crochet :
B
LBd ≠ 40 Ø = 40 × 14 = 560 >
4
→ toutes les barres auront besoin de crochet.
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c C h
b B
d’
B C
b
¾ Méthode de la semelle homothétique : c 2
c b cB
⇒ = →C= b 1
C B
C × B × σsol 1.05 Nser 2
1 et 2 ⇒ C et B
c 1.05 Nser
C ×
b σsol
b 1.05 Nser c
B c σsol b
x
C=c+2x x x
x
B=b+2x
Les deux méthodes ne sont applicables que si la condition de rigidité est vérifiée :
C–c B–b
h – d’ max o , p
4 4
h1
h1 = max (20 cm ; 6 cm + 6 Ø)
d’
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§- Calcul du ferraillage :
(identique au mur)
NEd (C – c)
AC =
8 dC fyd
NEd (B – b)
AB =
8 dB fyd
dC = dB = d si Ø 20
b + 2a
½ Etude du poinçonnement : a
On doit vérifier le cisaillement le long de a
tout contour de contrôle établi à une distance "a" du
c + 2a
nu du poteau, de périmètre u = 2 b + 2 c + 2 π a , c C
d’aire A = ( b + 2 a ) c + ( c + 2 a ) b – b c + π a ² ,
b
de hauteur h, hauteur de la semelle au nu du
poteau.
périmètre u
Notes :
• Un bon sol avec une charge donnée → petite semelle → h et u petits → le risque de
poinçonnement est aggravé.
Mauvais sol → grandes semelles → risque de poinçonnement va en diminuant ;
• En ce qui concerne les crochets, idem au paragraphe précédent, mais appliqué dans les deux
directions.
• Influences de frottement sol / béton. (Voir paragraphe précédent).
Exemple de calcul d’une semelle rectangulaire sous charge centrée : (suivant l’Eurocode)
Hypothèses :
Poteau 40 × 60 cm²
NG = 1.60 MN
NEd = 2.985 MN
NQ = 0.55 MN
σsol = 0.37 MPa ⇒ fdsol = 1.5 × 0.37 = 0.55 MPa
Coffrage :
B , C , h ??
Surface au sol (B × C)
⇒ B × C × σsol 1.05 (Nser)
1.05 (1.63 + 0.58)
⇒ B×C
0.37
B×C 6.27 m² c
Equation du débord constant :
⇒ Β = b + 2x
C = c + 2x
B–b C–c
d max o ; p = 0.50 m
4 4
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h = d + d’
Ø 20 par exemple
d’ = 5 cm + 1.5 × 0.2
↓
(1er lit + mi-hauteur du 2ème lit)
d’ = 8 cm
⇒ h = 0.58 m soit 0.60 m
Conclusion coffrage :
0.60
0.20
ferraillage :
Détermination des aciers par la méthode des bielles (le poids propre transmis directement sur le
nous obtenons avec 11 HA20 (34.56 cm²), espacés de 2.6/11 = 236 mm.
Hauteur utile moyenne = 0.52 m pour le lit supérieur et 0.54 pour le lit inférieur, soit d = 0.53 m
0.003456 0.003456
Pourcentage acier moyen : ρ = ρx .ρy = . = 0.00261
0.54 × 2.4 0.52 × 2.6
• Réaction du sol dans la zone de contrôle (hors poids propre de la semelle qui ne provoque pas de
2.985
poinçonnement, puisque uniformément réparti) : = 0.478 MPa sur la surface A,
2.4 × 2.6
• Effort tranchant à reprendre à l’extérieur de la zone de contrôle : VEd,red = VEd – ∆VEd = 2.985 – 0.478 A
VEd , red
• Contrainte cisaillement de calcul : vEd =
u.d
2 × 2 Ø 12 (montage)
Vérification au poinçonnement
a u A ∆VEd Ved.red vEd vRd vEd/vRd
m m m² MN MN MPa MPa 1?
0.0 2.000 0.240 0.115 2.87 2.707 - 0.000
0.1 2.628 0.471 0.225 2.759 1.9811 3.837 0.516
0.2 3.257 0.766 0.365 2.619 1.5174 1.918 0.79
0.3 3.885 1.123 0.53667 2.448 1.1891 1.279 0.929
0.4 4.513 1.543 0.737 2.2476 0.939 0.959 0.979
0.5 5.142 2.025 0.968 2.0169 0.74 0.767 0.964
0.6 5.770 2.571 1.23 1.4653 0.574 0.639 0.897
0.7 6.398 3.179 1.5197 1.144 0.432 0.548 0.788
0.8 7.027 3.851 1.84 1.144 0.307 0.480 0.64
0.9 7.655 4.585 2.19 0.7935 0.19557 0.426 0.458
1 8.283 5.382 2.572 0.412 0.0939 0.384 0.244
Dimensions :
B-b
ht – d’
4
B : diamètre de la semelle
b : diamètre de la section du poteau
d’ : distance entre le centre de gravité des armatures et la sous-face de la semelle.
Lorsque la semelle est armée par deux nappes orthogonales inférieures, la hauteur à l’extrémité
du diamètre de la semelle est fonction du diamètre Ø des armatures inférieures et doit satisfaire à
l’inégalité : e 6 Ø + 6 cm (e et Ø en cm)
20 cm
Si la semelle est armée par des cerces, la hauteur à l’extrémité du diamètre doit satisfaire à l’inégalité :
e n Ø + 3 (n + 1)
(n étant le nombre de cerces superposées, et e et Ø en cm)
NEd
Armatures :
b
Si l’armature est constituée par des cerces,
l’effort total auquel elles sont soumises est donné par :
NEd (B – b)
Fa = ht
6 π (ht – d’)
d’
NEd désigne la charge ELU du poteau.
NEd (B – b)
Fax =
3 π (ht – d’)
Fax Fax
NEd (B – b)
Fay = 2 2
3 π (ht – d’)
B
• Pour les semelles dont le diamètre est 1 m, il est admis que l’effort est uniformément réparti ;
les barres peuvent être disposées à écartement constant.
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13 NEd (B – b) NEd (B – b) B
Fax1 = =
81 π (ht – d’) 19.5 (ht – d’) B
/3 Fax2
B
13 NEd (B – b) NEd (B – b) /3 Fax1
Fay1 = =
81 π (ht – d’’) 19.5 (ht – d’’)
Fax2
7 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fay2 = =
81 π (ht – d’’) 36.3 (ht – d’’)
• Lorsque le diamètre est > 3 m, et si la section diamétrale est divisée en cinq parties égales, les
armatures réparties dans chacune des zones doivent équilibrer les efforts ci-après :
- Zone centrale 1 :
37 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fax1 = =
375 π (ht – d’) 31.8 (ht – d’)
37 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fay1 = =
375 π (ht – d’’) 31.8 (ht – d’’)
- Zone intermédiaire 2 : B
31 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fax2 = =
375 π (ht – d’) 38 (ht – d’) Fax3
B
/5 Fax2
31 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fay2 = = B
375 π (ht – d’’) 38 (ht – d’’) /5 Fax1
Zone intermédiaire 3 :
13 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fax3 = = 90.6 (ht – d’)
375 π (ht – d’)
σinf σsup
σinf = N – 6M
CB CB²
M
excentricité : e0 = = PG (P : centre de pression ; G : centre de gravité)
N
σsup = N o 1 + 6 e0 p 1
CB B
σinf = N o1– 6 e0 p 2
CB B
σsup et σinf doivent être 0. Pour ne pas avoir risque de décollement de semelle.
–B B
⇒ e0 dans le tiers central
6 6
§- Calcul du coffrage :
Données : M , N , c , b , σsol
Inconnues : C , B , AC , AB , h
σinf 0 2
3 σsup + σinf 4
s σsol , avec σinf → 0 ⇒ σsup 3 σsol t
4
débord C = c + 2x
t ou semelle homothétique ; 3
constant B = b + 2x
1 et 3 ⇒ C et B
§- Calcul du ferraillage :
1er cas :
On applique toujours la méthode des bielles. Pour cela on calcule qsup et qinf (réaction du sol en
ELU) à partir de NEd et MEd :
3 qsup + qinf
On calcule Nfictif = ×B×C
4
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Ferraillage :
NEd (C – c)
AC = 8 d fyd
Nfictif (B – b)
AB = 8 d fyd Nfictif : dans la direction où il y a le moment
2ème cas :
M
b
B
C F : résultante des contraintes 0
f F
σinf < 0
σsup
σsup M
F= f.C ; e0 = ; Le centre de pression à l’extérieur du noyau central
2 N
4 2
N σsol f.C = σsol f.C
6 3
f B
N et F sur le même axe ⇒ = - e0
3 2
⎛B ⎞
⇒ f = 3 ⎜ - e0 ⎟
⎝2 ⎠
⎛B ⎞
N ≤ 2 C ⎜ - e0 ⎟ σ sol
⎝2 ⎠
On tire alors B et C ;
Remarque :
Concernant la vérification du non-poinçonnement :
On applique les mêmes formules que dans le cas d’une semelle centrée avec le changement suivant :
⎡ MEd u ⎤
Dans le cas de chargement excentré, vEd est à multiplier par ⎢1 + k ' avec :
⎣ VEd.red W ⎥⎦
Valeurs de k'
b/c 0.5 1 2 3
k' 0.45 0.60 0.70 0.80
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Exemple :
N
NG = 350 KN M
NQ = 150 KN
MG = 100 KN.m 50 40
MQ = 50 KN.m
σsol = 0.3 MPa ⇒ fdsol = 0.45 MPa G C
B
Coffrage : (ELS)
Nser 6 Mser
σsup = CB
+
CB²
0.5 6 × 0.15
= + 0.3 (1)
CB CB²
c 1
semelle homothétique car >
b 2
C = c = 4 ⇒ C= 4 B (2)
B b 5 5
0.5 6 × 0.15
(1) et (2) ⇒ + 0.3
4/5 B² 4/5 B³
Vérification de σinf :
0.5 6 × 0.15 1
σinf = – = >0
2 × 1.6 1.6 × 4 64
Condition de rigidité :
C–c B–b
h – d’ max o 4 , 4 p = max (0.3 ; 0.37)
Ferraillage : (ELU)
19 1
σsup – σinf = – = 0.281
64 64
σsup + σinf 20
4 = = 0.078
4 × 64
σsup + σinf
σsup – σinf > 4
⇒ méthode des consoles.
NEd 6 MEd
qsup = +
CB CB²
NEd 6 MEd
qinf = – = 0.021 MPa > 0
CB CB²
montage
C
Méthode des
bielles pour AC 16 cm² → 8 T 16
Calculer M encastrement.
N
e) Semelle excentrée : e0
b
C’est le cas où l’axe du poteau ou du mur et
l’axe de la semelle ne sont plus confondus.
(éléments mitoyens : à la limite des terrains).
N h
M = N × e0 C
M G
B
Trois cas :
A déconseiller
e0
C c b0
P G
Pour équilibrer cette semelle et ne pas avoir de contraintes < 0 , deux moyens se présentent.
1- Commencer à chercher l’équilibrage au niveau de la semelle seule. Pour cela on doit situer
la résultante des réactions du sol sur le même axe que N. A la limite :
B b 3b
3 = 2 ⇒ B = 2
σsup + 0 σsup 3b
N= o 2 p CB = 2 C
2
⇒ σsup = 4N σsol
3Cb
4N
⇒ C
3b σsol
Exemple :
Poteau 30 × 60
N= 1 MN
N F
Longrine
Sans la longrine, la semelle a tendance à basculer vers la gauche. La longrine crée un bras de
levier qui ramène la semelle en place.
Principe : ajouter à la charge N une force fictive F appliquée au droit de la semelle voisine,
force qui a tendance à ramener le diagramme de réaction sous la semelle excentrée à un diagramme
uniforme.
N N’
e0
c’ l
b C b’
G C’
B B’
R R’
1- R = N + F = σsol B.C
Nl
⇒ R=
l – e0
Nl – N (l – e0)
⇒ F=R–N=
l – e0
Ne0
⇒ F=
l – e0
C = c + 2x
B = (b/2 + c’ + x)
1 et 3 ⇒ B et C
C – b0
h – d’ avec b0 = largeur de la longrine c , sinon on met c
4
Le calcul de la semelle dans le sens transversal se fait par la méthode des bielles (poteau centré
dans ce sens).
Pour la semelle B’ × C’, elle devrait être calculée sous l’effet d’une charge verticale R’ = N’ – F
par la méthode de bielles. Dans le sens de la sécurité on la calcule pour N’ seulement. On tâchera
toujours d’avoir N’ F.
Ap
A montage
Application :
S0 : N0G = 300 KN
N0Q = 100 KN
S1 : N1G = 400 KN
N1Q = 100 KN
b0 = c0 = b1 = c1 = 30 cm l=5m
σsol = 0.15 MPa N0 N1
fck = 25 MPa
fyk = 500 MPa
15cm l=5m
Calcul du coffrage:
B0 ; C0 ; B1 ; C1 G
N1 = 0.5 MN
R0 R1
B
e0 = o 0 – 0.3p
2
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l
R1 = N1 – F or F = N0 – N0
l – e0
N0 e0
R1 = N1 – →F
l – e0
= 0.45 MN
C–c B–b
d = h – d’ sup o ; p
4 4
1.75 – 0.3
⇒ h 0.4 m
4
La poutre de redressement est à calculer en ELU, sous l’effet des charges provenant du poteau
et de la semelle.
Pour le ferraillage :
Fu = 0.072 MN
r = 1.85 MN/m
q = 0.35 MN/m
0 1 2 3 4 5
x
1.75
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NoEd = 0.555 MN
N1Ed = 0.69 MN
e0 0.575
Fu = NoEd = 0.555 = 0.072 MN
l – e0 4.425
Rou e0 1
q / m² = B0 C0 = oNoEd l – e0 p B0 C0 = 0.204 MPa 1.5 σsol = fdsol
NoEd
r / m² = b c = 6.17 MPa ⇒ r / m = 6.17 × 0.3 = 1.851 MN/m
0 0
M(0) = 0
q × 0.15²
M(1) = 2 = 0.004 MN.m
(0.45)² (0.3)²
M(2) = q 2 – r 2 = – 0.047 MN.m
V(3) = 0.072 – qx
= 0.072 – 0.357x
=0
→ x = 0.2 m
(0.2)²
M(3) = – Fu (5.3 – 1.75 + 0.2) + q 2
= – 0.263 MN.m
Ayant le diagramme de M(x) , Mmax , Vmax on peut dimensionner et ferrailler cette poutre.
500
hpoutre = 10 = 50 cm
La semelle qui peut être plus ou moins rigide, est souvent associée à une poutre centrale de
rigidité, susceptible de répartir les pressions ponctuelles introduites par les poteaux.
Notons que la détermination de la répartition des sous-pressions sous la semelle n’est pas
actuellement un problème résolu : transversalement, ce qui a été dit pour la semelle continue sous mur
reste valable ; longitudinalement, cette répartition dépend de :
- La rigidité de la semelle (longitudinale)
- La distance entre poteaux
- La nature du sol
Pratiquement, on admet :
α) Soit une répartition uniforme des charges de part et d’autre d’un poteau ; c’est faux, en
général, la courbe des pressions accusant la plupart de fois des maxima au droit des poteaux
[courbe (c)]. C’est, toutefois, d’autant plus exact que les poteaux sont plus rapprochés, que la
poutre a une plus grande inertie et que le terrain est plus mauvais.
P1 P2 P3
l1 l1 l2 l2
2 2 2 2
P1 P2 P3
(c) P3
P1
P2
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Cela indique qu’en l’absence de tassements, chaque poteau aura sa propre part de semelle.
Montage
Risque de fissure
β) Soit une répartition triangulaire avec maxima sous les poteaux. C’est le cas d’une
semelle relativement flexible, de grande portée entre poteaux et des sols à grand frottement interne
(même pour les semelles rigides).
P1 P2 P3
l1 l1 l2 l2
2 2 2 2
P1 P3
P2
Dans la pratique :
La semelle filante est considérée comme élément rigide soumis à la réaction du sol. Le
problème peut être renversé et étudié en tant que poutre continue appuyée sur les poteaux et soumise à
un diagramme de réaction de sol linéaire.
B
L
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f-2) Semelle sous deux poteaux également chargés (ou telle que N1 ≈ N2) :
Application : N1 N2
Inconnues : L , B , h et ferraillage N = N1 + N2
Connues : σsol , N1 , N2 … M
On fixe L h
l’ l l’ B
Exemple :
L
L = l + 2 l’
20 cm l’ 100 cm
N 6M
=
BL
+
B L2
σsol (1)
N 6M
σinf =
BL
–
B L2
0 (2)
(1) ⇒ on tire B
1
= l (continue)
16
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Ferraillage ELU
qsup × B / ml qinf × B / ml
Calcul RM ⇒ M appui
M travée
M travée
M console
Le calcul est conduit parfois comme nous l’avons vu, pour le cas des poteaux également
chargés. Mais la différence est que la sous-pression est inégalement répartie sous la semelle. Il faut
alors en tenir compte, tant pour le dimensionnement de la semelle que pour le calcul de la résistance.
Mais il y a un inconvénient à opérer ainsi, qui est précisément l’inégalité des sous-pressions sous la
semelle, inégalité qui conduira inévitablement à des inégalités de tassement, donc à des possibilités de
désordres de la construction : fondation et superstructure.
Si cette inégalité des tassements est faible, il n’y a aucun désordre à redouter, donc il n’y aura
pas inconvénient à tolérer une semelle dissymétriquement chargée. On pourra donc utiliser, sans
danger, une semelle dissymétriquement chargée dans un terrain rocheux, sur la craie ou sur tous
terrains peu compressibles.
Il y a deux solutions :
Porte-à-faux inégaux
Semelle trapézoïdale en plan
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Porte-à-faux inégaux : N1 N2
Appelons L = l + 2 l’ B1 O B2
2 (N1 + N2)
⇒ B1 + B2 = (1)
q×L
L B1 + 2 B2 N2 L–l
× = l × + (2)
3 B1 + B2 N1 + N2 2
Ce qui est incorrect, l’équation (3) étant gratuite, et la semelle non uniformément chargée.
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri II-41
g) Remarques :
Les chaînages sont nécessaires pour liaisonner les différents éléments porteurs en phase
d’exécution et pour éventuellement reprendre les charges dues aux cloisons de séparation
reposant sur le dallage au sol. La largeur du chaînage est fonction de la hauteur.
Hauteur du chaînage ≈ l / 10
bw
5 10 b h
A b0h 0 avec des cadres Ø 6 espacés de 20 à 25 cm.
1000 1000
2- Semelles évidées :
Il est possible de concilier, dans une certaine mesure, la rigidité de la semelle et le faible poids.
C’est intéressant, dans le cas de semelles de grandes dimensions sur terrain médiocre. On utilise alors
la semelle évidée composée d’un radier mince, avec poutres de rive, de contreforts et d’une poutre
centrale de rigidité supportant l’élément vertical (mur, ...).
Le radier se calcule comme une dalle sur deux ou quatre appuis. La poutre de rive est également
encastrée et supporte une partie des réactions de la dalle. Les contreforts forment une console double
équilibrée sur la poutre centrale et soumise aux réactions du radier et à celles de la poutre de rive. La
poutre centrale subit de haut en bas, les réactions uniformément réparties du mur, et de bas en haut, les
réactions ponctuelles des contreforts et celles, réparties non uniformément, de la dalle. Le calcul n’offre
aucune difficulté.
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Dans le cas d’un immeuble à murs porteurs, fondé sur un terrain de qualité moyenne susceptible
de tassements différents d’un point à l’autre, il y a possibilité, si un sous-sol est prévu, de constituer à
peu de frais, une semelle continue de grande hauteur, de grande rigidité, susceptible de répartir
convenablement les charges et surtout de parer à un point faible du terrain en un endroit quelconque.
Il suffit de considérer tout le mur du sous-sol, comme l’âme d’une poutre, dont les membrures
sont constituées, d’une part, par la rigole bétonnée de fondation que l’on arme, en conséquence, et
d’autre part, par le chaînage placé au niveau du rez-de-chaussée. Le béton banché n’étant pas dépourvu
de résistance au cisaillement, on conçoit la possibilité de compter sur la rigidité considérable d’une telle
semelle. (figure 2).
En réalité, on peut avoir à faire une ossature au-dessus du sous-sol, trois dispositions peuvent
être adoptées :
Les poteaux d’ossatures traversent le mur banché et s’appuient sur des semelles calculées pour
équilibrer à la fois la réaction des poteaux et le poids du mur du sous-sol et du rez-de-chaussée. (figure
1).
Les semelles sont supprimées, tout le mur du sous-sol travaillant comme une semelle continue
sous poteaux de très grande inertie. (figure 2).
(Les poteaux pouvant être arrêtés au-dessus du mur du sous-sol ; figure 3 -semelles couteaux-
cf. chapitre Murs Porteurs).
Chaînage
Longrine
N.B. :
La sécurité et le prix décroissent de (1) à (3)
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri II-43
2- Les radiers :
a) Généralités :
Le radier est une fondation continue sous tout le bâtiment. La solution de fondations par radier
général est en principe adoptée quand la construction peut être fondée sur une couche de terrain
rencontrée à une profondeur généralement faible en dessous du niveau inférieur des sous-sols et quand
la répartition de l’ensemble des charges sur la totalité de la surface occupée en plan par la construction
conduit à une pression voisine de celle qui est admissible sur la couche de terrain considérée.
Bien entendu, il faut que cette solution corresponde à des tassements d’amplitude acceptable et
qu’elle soit moins onéreuse qu’une solution de fondations profondes.
La solution du radier général peut également s’imposer si le terrain est inondable, d’une façon
permanente, accidentelle ou périodique, et si l’on veut protéger des venues d’eau les étages inférieurs
de la construction. Le radier doit alors résister à la sous-pression de l’eau et assurer l’étanchéité des
parties correspondantes du bâtiment. Un tel radier dit « radier d’étanchéité » peut avoir également pour
objet d’assurer la transmission des charges au sol, c’est à dire être radier de fondation en même temps
que radier étanche, mais ce n’est pas obligatoire et l’on peut très bien avoir un bâtiment fondé sur
semelles ou sur pieux et qui comporte un radier d’étanchéité.
1- Le radier formant un cuvelage étanche dans le cas de sous-sol baignant dans une
nappe phréatique. Dans ce cas, épaisseur 30 cm.
2- Le radier répartissant les charges sur un sol à faible capacité portante. Ce cas est
rencontré quand la superficie totale des semelles isolées prévues dépasse de 50 % la
superficie du sol de fondation.
b) Etude du radier :
1- Etude théorique
2- Méthode de calcul pratique
1- Etude théorique :
Examinons d’abord le fonctionnement du radier en tant qu’organe assurant la répartition des
charges sur le sol. Les efforts dans le radier sont à déterminer à partir des réactions exercées par le
terrain qui sont elles-mêmes fonction de la déformabilité du radier et de la compressibilité du terrain.
Le problème ainsi posé est en général très complexe. On ne peut l’aborder par le calcul que dans des
cas particuliers en se reportant à l’étude classique de la « poutre reposant sur sol élastique ».
Dans cette étude, on part de l’équation différentielle de la ligne élastique d’une poutre
4
d y
EI = - q , dans laquelle q désigne l’intensité de la force appliquée à la poutre.
dx 4
Dans les parties non chargées, la seule force qui s’exerce sur la poutre est la réaction continue
du sol ; cette réaction est de la forme – ky, si le sol est supposé élastique ; la constante représente la
réaction par unité de longueur qui correspond à un enfoncement de terrain égal à l’unité.
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri II-44
L’équation différentielle de la ligne élastique de la poutre sur sol élastique est donc :
4
d y
EI = - ky , dont la solution générale est de la forme :
dx 4
k
avec β=4
4EI
Les constantes A , B , C et D sont à déterminer dans chaque cas étudié à partir des conditions
connues en certains points.
Dans les applications, il est souvent commode d’étudier en premier lieu le cas de la poutre de
longueur infinie supportant une charge isolée, puis un couple (voir figure ci-dessous).
On étudie ensuite le cas de la poutre « semi-infinie » supportant à son extrémité une charge
isolée puis un couple (voir figure ci-dessous).
O
On peut ensuite, en appliquant le principe de superposition, passer à l’étude de poutres de
longueur finie supportant un système de charges donné.
Pour une telle étude, il faut connaître le coefficient k correspondant à la déformabilité du sol
sous la poutre. La mécanique des sols permet de déterminer ce coefficient k ou plus précisément le
coefficient K correspondant à la pression qui détermine un enfoncement du terrain égal à l’unité. Les
dimensions de K sont F / L³ ; k et K sont liés par la relation : k = Kb
b étant la largeur de l’élément de radier considéré.
Il convient de noter que les résultats définitifs des calculs sont en général peu sensibles aux
variations de K (voir ci-dessous), et c’est là une circonstance favorable car il serait illusoire de compter
sur une grande précision dans la détermination de K.
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri II-45
Cette méthode de la poutre sur sol élastique n’est appliquée que dans les cas où la distance entre
points d’appui est trop importante pour qu’il soit légitime d’adopter des hypothèses plus simples de
répartition des pressions sur le sol. Il faut, par ailleurs, que l’ossature du bâtiment se présente sous une
forme schématiquement simple. Ce serait par exemple le cas d’un bâtiment.
On définit le paramètre
Kb
β=4
4EI
cm –1 cm4
Kg / cm²
Kg / cm²
Kg / cm³
(K apparaissant dans la formule à une racine quatrième ce qui diminue le risque d’une mauvaise
approximation)
f = coefficient de sécurité = 3
σsol = portance admissible du sol
E = module du béton
I = inertie d’une bande de largeur 1 m
1.75
Si β plus grande distance entre axes des poteaux
/cm
h 1
≈ 10 pour les poutres h0
l
h
b) Principe de calcul :
Le radier étant supposé rigide, on aura une répartition uniforme des contraintes si la résultante
des charges est centrée, ou une répartition linéaire si la résultante est excentrée.
Le critère le plus prépondérant pour le dimensionnement des radiers (dalle et poutres) sera sans
doute le critère d’effort tranchant.
En général, pour un radier on commence par déterminer le centre de pression du système des
forces descendant sur le sol et on ramène le tout au centre de gravité du radier supposé rigide :
N
En G, on a : s Mx
My
N Mx y Myx
On calcule : σ = S
± Ix ± Iy
En pratique, le calcul s’effectuera en flexion composée dans deux directions différentes et les
moyens de calcul se présentent de la manière suivante :
On découpe le radier en bandes dans les deux sens et on étudie chaque bande comme une semelle
filante sous une série de poteaux, les bandes étant limitées par les entre-axes des poteaux. Cette
solution n’est pas intéressante, surtout s’il y a de l’eau, car elle permet certaines discontinuités entre
les différentes bandes et donc possibilité d’infiltration. De même, cette solution ne serait pas
intéressante, dans le cas de mauvais sol avec possibilité de tassements...
On considère le radier comme un plancher renversé appuyé sur les poteaux et soumis à la réaction
effective du sol calculée au préalable. On l’étudie alors :
• Soit en tant que plancher industriel avec des poutres et des panneaux de dalle (retombée des
poutres vers le haut ou vers le bas suivant les chantiers) ; on ne procède pas dans les calculs aux
opérations de charge et décharge des travées…
Poteaux
Poutres
Dalle au Sol
• Soit on l’étudie en plancher-dalle suivant l’Eurocode (AN) ; (en fait cette méthode, à la limite,
n’est autre que l’application de la théorie des plaques "éléments finis"). Pour éviter le
poinçonnement du radier par le poteau, on peut assurer une sur-largeur et une surépaisseur du
poteau à la base.
Il est conseillé de prévoir des petits débords sur le périmètre du radier (< 1 m) pour assurer la
condition de compression des bielles en ancrant suffisamment les armatures.
30 cm à 100 cm
m²
m P
tonnes P 1.5 S Z
Coefficient de sécurité
S Z
C – Fondations profondes :
Ce type de fondation est utilisé quand les fondations superficielles ne sont plus possibles à
cause d’un défaut de portance du terrain ou lors de l’implantation au-dessus de carrières non reconnues.
h φ
Les armatures sont en cerces disposées à la partie basse. cerces
(dans la direction radiale, on mettra un acier forfaitaire). φ
puits
¾ Dispositions constructives :
La sur-largeur des semelles doit tenir compte de l’ancrage des armatures inférieures.
Les armatures supérieures ne sont nécessaires que pour reprendre de tractions éventuelles dues à
des moments.
Les armatures inférieures transversales peuvent être omises si les armatures principales sont
supérieures au ferraillage minimal requis.
As
Ce qui est
nécessaire
pour bien
ancrer les
aciers
• Pieux forés :
Les pieux de diamètre 600 mm (AN) sont obligatoirement armés au moins au pourcentage minimal.
NEd
Les pieux de diamètre > 600 mm peuvent ne pas être armés si la contrainte de compression ne
Ac
dépasse pas 0.3 fck
Pour les pieux armés, le diamètre minimal des barres est 16 mm (AN), avec au moins 6 barres
(AN), la distance libre entre les barres ne dépassent pas 200 mm (AN).
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Nser
N
NEd
a
a
/2
a
/4
a2
h A d
θ
d’
l
bw b’
a
1.05 NEd
La réaction/pieu = R=
2
Si θ = 55°
Z
⇒ tg 55° = ⇒Z=…
(l /2) – (a/4)
avec d ≈ Z ⇒d=…
0.88
⇒ h d + d’
R/sinθ
Contrainte moyenne dans la bielle : σc 2 = ≤ σRd, max (à vérifier)
S
R Nu/2
Fcomp.bielle = =
sinθ sinθ
Fcomp.bielle Nu π φ²
σRd = = ; Spieu =
Spieu sin θ 2 Spieu sin ²θ 4
σRd,max = k2 υ’ fcd
⎛ fck ⎞
= 0.85 ⎜1 - ⎟ fcd (Eurocode - 6.5.4)
⎝ 250 ⎠
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Note :
Cette vérification doit s’effectuer à tous les nœuds dans la bielle :
- voisinage du pieu (k2 → k1 = 1)
- sous-poteau (k2 = 0.85)
Il faut que :
R Nu
Spieu
=
2 Spieu
fclim (pieu) ≈ 7 MPa
6- Calcul du ferraillage : (calculé suivant l’Eurocode EC2, à l’aide de la méthode des bielles et tirants)
R
Tu = θ ≤ 55º
tgθ
Z
avec tgθ = avec Z ≈ 0.88 d
⎛l a⎞ As
⎜ - ⎟
⎝2 4⎠
Tu
⇒ Ap = (Armatures inférieures) Ah
fyd
Ap Av
⇒ As = (Armatures supérieures)
10
Ap
¾ Effort de traction dans les tirants secondaires :
⇒ Ferraillage vertical.
A - Méthodes de calcul :
A-1) Poutres et Poutrelles :
I- Généralités :
Les poutres et les poutrelles des planchers comportant plusieurs travées et ou plusieurs étages
devraient être calculés d’après la R. D. M. (coupure, cross, déplacement, clapeyron…) ce qui nous
pousse à émettre les remarques très importantes suivantes :
En R. D. M. :
G0 G1 G2 G3
En Béton Armé :
Travée Appui
La loi de variation de l’inertie est très mal connue et de plus le calcul d’une poutre à inertie
variable est assez laborieux ⇒ en pratique le Béton Armé diminuera les moments aux appuis Ma et
augmentera les moments en travées Mt.
♦ 2) Le module d’élasticité E :
Normalement la loi de Hooke σ = Eε
Le module d’élasticité E varie en fonction du temps (fluage). E à la compression est différent de
E à la traction pour une section en béton ⇒ E n’est pas une constante.
Cet effet de variation de E est de plus accentué en fonction du temps à cause du phénomène de
fluage. De plus E à la compression est différent de E à la traction…
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♦ 3) Pour les poutrelles s’appuyant sur les poutres, elles doivent être calculées à partir de
l’équation des 5 moments (l’appui n’est pas fixe, il tasse), de plus les appuis de rive doivent être des
encastrements partiels en réalité compte tenu de la rigidité à la torsion des poutres.
En Béton Armé vu le caractère aléatoire de la résistance à la torsion et vu l’avantage de
l’adaptation des sections on suppose les poutrelles simplement appuyées sur les poutres.
♦ 4) Pour les poutres principales nécessité de tenir compte de la solidarité poutre-poteau ⇒ calcul
par portique, dans l’espace…
En Béton Armé l’expérience a montré que la transmission des charges dans les différentes
travées adjacentes à la travée chargée disparaît plus rapidement que dans le calcul RM.
λ cross = 1/2 λ B.A. = 1/7
♦ 5) L’effet du poids propre dépend des opérations de décoffrage ⇒ le calcul de continuité serait
ridicule en l’absence d’un programme exact de décoffrage, difficile à prévoir.
♦ 6) Le calcul R.D.M. s’effectue aux entre-axes des appuis. Alors qu’en béton armé nous
travaillons au nu des appuis. Il y a écrêtement des moments aux appuis.
Conclusion:
Les méthodes empiriques de béton armé sont applicables sans crainte pour les planchers à faible
et moyenne surcharge. Pour les planchers à forte surcharge, on utilise les méthodes de résistance des
matériaux (trois moments).
Note :
La méthode de Caquot (BAEL et bientôt dans l’AN), est toujours applicable dans les bureaux d’études.
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Si on a une poutre L > 3h , alors que dans le cas des dalles, on a obligatoirement L > 5h.
Par simplification aussi, l’EC2 définit des positions forfaitaires des points de moments nuls
(qui, en réalité, varient pour chaque combinaison de cas de charges) : à 0.15 L pour des appuis
intermédiaires ou appui de rive avec console.
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Les calculs sont à effectuer avec la portée entre axes des poutres avec un correctif pour le cas
des appuis très larges et en tenant compte de la participation du béton de l’appui dans le calcul des
aciers nécessaires.
Certains règlements de calcul étrangers demandent de faire le calcul avec les portées entre axes.
Il va de soi que pour des appuis larges, l’influence de la raideur de l’appui modifie la répartition des
moments. L’EC2 limite la prise en compte de largeurs d’appui à la hauteur de la poutre.
La réaction d’appui FEd,sup correspond à une charge répartie (uniforme, trapézoïdale ou triangulaire) sur
FEd, sup
la largeur t de l’appui dont la moyenne vaut : q = . A toute charge uniforme appliquée sur une
t
q.t² FEd, sup.t
longueur t correspond une amplitude de moment : ∆M = = . Cette réduction de moment
8 8
existe dans tous les cas. Elle est couramment appelée « écrêtage du moment sur appui » (voir figure ci-
après).
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D’autre part, pour des poutres ou dalles appuyées sur des éléments en béton (poutre, poteau,
voile) qui leur sont liés monolithiquement, on peut considérer l’existence d’une diffusion de l’effort de
compression de la partie inférieure (moment négatif) dans l’appui. Le bras de levier au milieu de
l’appui étant alors plus grand qu’au droit de l’appui, la section d’acier nécessaire est la plus grande des
deux valeurs :
Me
- section au milieu de l’appui : Asa =
za σs
Mn
- section au nu de l’appui : Asn =
zn σs
En général, la section d’acier au nu de l’appui est plus grande que dans l’axe de l’appui. C’est
pourquoi, l’EC2 demande de prendre le moment au nu de l’appui en s’assurant cependant qu’il est au
moins égal à 65% du moment d’encastrement (voir remarque ci-après).
Moments nuls
Moment max
arctg(2/3)
β
Moments dans l’axe de l’appui et au nu de l’appui Ecrêtage du moment sur appui et diffusion
de l’effort de compression dans l’appui
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Désignons par t la largeur de l’appui, Ln la longueur de la travée entre nus d’appuis, β l’angle de
diffusion de l’effort de compression avec tg β = 2/3 (comme l’autorise l’EC2 pour la diffusion de la
précontrainte, ζ le rapport z / h (bras de levier / hauteur de la poutre).
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- moment écrêté : M e = M a - ∆M =
p.L2n
24
(2 + λ - λ2 )
p.L2n
- moment au nu de l’appui : Mn = Ma – 0.5 p . x . (Leff – x) = (1 – λ – λ²/2) avec x = t/2
12
M Me
- la section d’acier est déterminante au nu de l’appui si : n > ?
zn ze
ze Mn
- soit si : K = . >1
zn Me
⎛ λ.tgβ ⎞ 2 - 2λ - λ2
- d’après les calculs précédents, on trouve : K = ⎜⎜1 + ⎟. > 1 ??
⎝ 2µ ⎟⎠ 2 + 2λ + λ2
En prenant : z = 0.75 h ; tgβ = 2/3 ; pour toutes valeurs de la largeur d’appui variant de 0 à Ln/4 et des
hauteurs variant de 0.01 Ln à 0.33 Ln (limite de la poutre-cloison), on trouve les résultats des courbes de
la figure suivante où l’on remarque que K est inférieur à 1 pour les poutres de hauteur importante > L/5.
III- Calcul des moments sur appuis des poutres : (et des dalles continues portant
dans un seul sens)
a) Equation des trois moments :
L’équation des trois moments entre dans le cadre de la méthode de calcul élastique à
comportement linéaire de l’EC2.
Suivant les différents cas de portées, moments d’inertie et charges, l’équation des trois moments
est donnée par la figure et le tableau suivants.
Mêmes inerties
Mi-1 Li + 2 (Li + Li+1) Mi + Li+1 Mi+1 = – 1/4
Charges uniformes totales
⎛L L ⎞
M i-1 + 2 ⎜⎜ i + i +1 ⎟⎟ M i + i +1 M i +1 = - 6E (I i ωg + I i +1 ωd )
Inerties constantes Li L
Charges quelconques Ii ⎝ Ii I i +1 ⎠ I i +1
Inerties constantes
bi Mi-1 + (ai+1 + ci) Mi + bi+1 Mi+1 = – ωg + ωd
Charges quelconques
Li 2 Li Li 2
⎛ x ⎞ dx x ⎛ x ⎞ dx ⎛ x ⎞ dx
ai = ∫
0
⎜⎜1 −
⎝ Li
⎟⎟ .
⎠ E.I i ( x )
bi = ∫
0
Li
⎜⎜1 −
⎝ Li
⎟⎟ .
⎠ E.I i ( x )
ci = ∫
0
⎜⎜
⎝ Li
⎟⎟ .
⎠ E.I i ( x )
E = module d’Young
Ii = moment d’inertie constante de la travée i
Ii (x) = moment d’inertie variable de la travée i
L = portée identiques pour toutes les travées
Li = portée de la travée i
Mi = moment sur l’appui i
pi = charge répartie uniforme sur la totalité de la travée i
µi (x) = moment de la travée i rendue isostatique sous le même chargement
ωd = rotation à droite de l’appui i de la travée i+1 rendue isostatique sous le même chargement
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L i+1 Li
⎛ x ⎞ dx x dx
ωd = - ∫
0
µ i +1 ( x ) ⎜⎜1 − ⎟⎟ .
⎝ L i +1 ⎠ E.Ii +1 ( x )
et ωg = ∫µ
0
i (x ) .
L i E.Ii ( x )
1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Toutes travées chargées (charges permanentes)
Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement sur toutes les travées.
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
mi-travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis 16.00 -8.00 16.00 - - - - - - - - - - - -
4 appuis 13.33 -10.00 40.00 -10.00 13.33 - - - - - - - - - -
5 appuis 14.00 -9.33 28.00 -14.00 28.00 -9.33 14.00 - - - - - - - -
6 appuis 13.82 -9.50 30.40 -12.67 21.71 -12.67 30.40 -9.50 13.82 - - - - - -
7 appuis 13.87 -9.45 29.71 -13.00 23.11 -11.56 23.11 -13.00 29.71 -9.45 13.87 - - - -
8 appuis 13.85 -9.47 29.89 -12.91 22.72 -11.83 24.70 -11.83 22.72 -12.91 29.89 -9.47 13.85 - -
9 appuis 13.86 -9.46 29.85 -12.93 22.82 -11.76 24.25 -12.13 24.25 -11.76 22.82 -12.93 29.85 -9.46 13.86
1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Travées impaires chargées
Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement des travées impaires.
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
mi-travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis 10.67 -16.00 -32.00 - - - - - - - - - - - -
4 appuis 10.00 -20.00 -20.00 -20.00 10.00 - - - - - - - - - -
5 appuis 10.18 -18.67 -22.40 -28.00 12.44 -18.67 -37.33 - - - - - - - -
6 appuis 10.13 -19.00 -21.71 -25.33 11.69 -25.33 -21.71 -19.00 10.13 - - - - - -
7 appuis 10.15 -18.91 -21.89 -26.00 11.89 -23.11 -24.47 -26.00 12.61 -18.91 -37.82 - - - -
8 appuis 10.14 -18.93 -21.85 -25.82 11.83 -23.67 -23.67 -23.67 11.83 -25.82 -21.85 -18.93 10.14
9 appuis 10.14 -18.93 -21.86 -25.87 11.85 -23.52 -23.88 -24.25 12.03 -23.52 -25.63 -25.87 12.62 -18.93 -37.85
1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Travées paires chargées
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Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement des travées paires.
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
mi-travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis -32.00 -16.00 10.67 - - - - - - - - - - - -
4 appuis -40.00 -20.00 13.33 -20.00 -40.00 - - - - - - - - - -
5 appuis -37.33 -18.67 12.44 -28.00 -22.40 -18.67 10.18 - - - - - - - -
6 appuis -38.00 -19.00 12.67 -25.33 -25.33 -25.33 12.67 -19.00 -38.00 - - - - - -
7 appuis -37.82 -18.91 12.61 -26.00 -24.47 -23.11 11.89 -26.00 -21.89 -18.91 10.15 - - - -
8 appuis -37.87 -18.93 12.62 -25.82 -24.70 -23.67 12.09 -23.67 -24.70 -25.82 12.62 -18.93 -37.87
9 appuis -37.85 -18.93 12.62 -25.87 -24.63 -23.52 12.03 -24.25 -23.88 -23.52 11.85 -25.87 -21.86 -18.93 10.14
1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Travées par paires de travées adjacentes
Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement par paires de travées adjacentes
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis 16.00 -8.00 16.00 - - - - - - - - - - - -
4 ap. 1&2 15.00 -8.57 20.00 -30.00 -60.00 - - - - - - - - - -
5 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.36 -28.00 -74.67 112.0 224.0 - - - - - - - -
2&3 -56.00 -28.00 18.67 -9.33 18.67 -28.00 -56.00 - - - - - - - -
6 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.87 -76.00 104.5 209.0 -418.0 -836.0 - - - - - -
2&3 -55.73 -27.87 18.58 -9.39 19.00 -26.13 -52.25 104.5 209.0 - - - - - -
7 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.86 -76.10 104.0 208.0 -390.0 -780.0 1560 3120 - - - -
2&3 -55.71 -27.86 18.57 -9.40 19.02 -26.00 -52.00 97.50 195.0 -390.0 -780.0 - - - -
3&4 208.0 104.0 -69.33 -26.00 18.91 -9.45 13.87 -26.00 -52.00 104.0 208.0 - - - -
8 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.86 -76.10 104.0 207.9 -388.1 -776.3 1456 2911 -58.22 -11644 - -
2&3 -55.71 -27.86 18.57 -9.40 19.03 -25.99 -51.98 97.03 194.1 -363.9 -727.8 1456 2911 - -
3&4 207.9 104.0 -69.31 -25.99 18.90 -9.46 13.86 -25.88 -51.75 97.03 194.1 -388.1 -776.3 - -
4&5 -776.3 -388.1 258.8 97.03 -70.57 -25.88 9.46 -9.46 13.86 -25.99 -51.98 104.0 207.9 - -
9 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.86 -76.11 104.0 207.9 -388.0 -776.0 1449 2897 -5432 -10864 21728 43456
2&3 -55.71 -27.86 18.57 -9.40 19.03 -25.99 -51.98 97.00 194.0 -362.1 -724.3 1358 2716 -5432 -10864
3&4 207.9 104.0 -69.31 -25.99 18.90 -9.46 13.86 -25.87 -51.73 96.57 193.1 -362.1 -724.3 1449 2897
4&5 -776.0 -388.0 258.7 97.00 -70.55 -25.87 9.46 -9.46 13.86 -25.87 -51.73 97.00 194.0 -388.0 -776.0
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri III-11
pL2
- moment maximal à mi-travée 4 (paire) : M =
12.67
pL2
- moment maximal à mi-travée 3 (impaire) : M =
11.69
pL2
- moment extremum sur appui 3 en chargeant les travées 2 et 3 (ligne 2&3), M = -
9.39
Une redistribution limitée des moments peut être effectuée, en général pour diminuer les
moments sur appuis qui sont souvent déterminants pour le dimensionnement des poutres ou dalles.
L’EC2 l’autorise sous les conditions suivantes :
- le rapport des portées est compris entre 0.5 et 2
- les éléments sont sollicités principalement en flexion (donc pas pour les poteaux)
- le coefficient de redistribution δ = Maprès/Mavant est fonction de l’état de sollicitation de la
section (plus la section est sollicitée, moins on peut redistribuer) par l’intermédiaire de
la hauteur comprimée xu
A xu ⎛ 1 .4 ⎞ xu
δ = 0.44 + 1.25 ≥ 0 .8 δ = 0.54 + 1.25 ⎜⎜ 0.6 + ⎟⎟ ≥ 0 .8
(peu ductile) d ⎝ ε cu 2 ⎠ d
B ou C xu ⎛ 1 .4 ⎞ xu
δ = 0.44 + 1.25 ≥ 0 .7 δ = 0.54 + 1.25 ⎜⎜ 0.6 + ⎟⎟ ≥ 0 .7
(ductile ou très ductile) d ⎝ ε cu 2 ⎠ d
Pour fck = 55 MPa : εcu2 = 3.1 ; fck = 60 MPa : εcu2 = 2.9 ; fck = 70 MPa : εcu2 = 2.7 ; fck 80 MPa : εcu2 = 2.6
µ après
comprimés
conseillés
µ avant
M Ed
Coefficient de redistribution δ en fonction du moment réduit µ avant = avant redistribution
bd 2 f cd
(pour fck 50 MPa)
µaprès 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0.2 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7
0.21 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7001 0.7024
0.22 0.7046 0.7069 0.7092 0.7115 0.7138 0.7162 0.7186 0.721 0.7234 0.7259
0.23 0.7284 0.7309 0.7334 0.7360 0.7386 0.7412 0.7438 0.7465 0.7492 0.7519
0.24 0.7547 0.7575 0.7603 0.7632 0.7661 0.7690 0.7720 0.7750 0.7781 0.7812
0.25 0.7843 0.7875 0.7907 0.7939 0.7972 0.8006 0.8040 0.8074 0.8109 0.8145
0.26 0.8181 0.8218 0.8255 0.8293 0.8331 0.8370 0.8410 0.8450 0.8492 0.8533
0.27 0.8576 0.8620 0.8664 0.8709 0.8756 0.8803 0.8851 0.8900 0.8951 0.9002
0.28 0.9055 0.9109 0.9165 0.9222 0.9280 0.9341 0.9403 0.9467 0.9533 0.9601
0.29 0.9672 0.9746 0.9822 0.9902 0.9985 1 1 1 1 1
0.3 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
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Exemple : Pour un µavant de 0.257 (0.25 en 1ère colonne et colonne 7), on lit δ = 0.8074, ce
qui correspond à un µaprès de 0.257 × 0.8074 = 0.2075.
Pour ne pas alourdir l’exposé, nous n’étudierons pas les 4 cas de charge avec g + 1.5 g qui ne
modifient pas la valeur des moments maximaux sur appuis ni en travée (mais seulement en cas de
travée soulevée, sur les arrêts de barres).
Portées effectives :
Comme les largeurs des appuis sont plus petites que la hauteur de la poutre, les portées de
calcul (portées utiles) sont égales aux portées entre axes, soit 6.35 m, 7.40 m et 5.35 m.
Cas de charge a) : charges permanentes sur toutes les travées + charges d’exploitation sur la
travée centrale. On applique l’équation des trois moments ; ainsi que pour les trois autres cas de
charge, on procède de même et l’on trouve les moments suivants :
0.3655
Pour le premier appui intérieur : moment réduit : µ = = 0.300
0.3 × 0.45 2 × 20
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Par lecture du tableau (page III-12), on constate que l’on n’a le droit à aucune redistribution
pour un µ de 0.30.
0.3109
Pour le 2ème appui intérieur : µ = = 0.256 , ce qui autorise un coefficient de
0.3 × 0.45 2 × 20
redistribution δ = 0.804 (valable quelle que soit la classe d’acier, car > 0.8)
Or, nous avons convenu, pour ne pas augmenter les moments en travée, de ne pas augmenter (en
signe) les moments sur appuis des cas a et b. Nous limitons donc le coefficient de redistribution à 0.8507
Le moment après redistribution que l’on pourra prendre sur cet appui vaut :
310.9 × 0.8507 = 264.5 KNm
L’économie de moment (et donc d’acier) sur le seul 2ème appui intérieur est de 14.9 % sans
augmentation des moments en travée.
L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35
Mdroit – 293.5 – 293.5 – 293.5 – 293.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5 0.0 0 0 0
M(x) 13.2 72.1 – 257.7 – 293.5 – 241.1 211.8 – 213.7 – 264.5 – 232.4 23.5 9.4 0.0
Travées x 0.15 3.15 6.15 6.35 0.2 3.7 7.2 7.4 0.2 2.7 5.2 5.35
paires
p 71.7 71.7 71.7 71.7 43.2 43.2 43.2 43.2 71.7 71.7 71.7 71.7
L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35
M(x) 26.9 226.4 – 219.5 – 272.1 – 239.1 59.5 – 171.1 – 200.3 – 155.9 157.3 22.3 0.0
Travées x 0.15 3.15 6.15 6.35 0.2 3.7 7.2 7.4 0.2 2.7 5.2 5.35
2 et 3
p 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 43.2 43.2 43.2 43.2
L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35
M(x) 24.7 180.1 – 309.9 – 365.5 – 310.5 186.2 – 195.3 – 243.6 – 212.3 33.9 10.0 0.0
Travées x 0.15 3.15 6.15 6.35 0.2 3.7 7.2 7.4 0.2 2.7 5.2 5.35
3 et 4
p 43.2 43.2 43.2 43.2 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7
L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35
M(x) 13.4 78.3 – 245.6 – 281.0 – 228.9 218.0 – 213.4 – 264.5 – 217.7 125.5 20.5 0.0
Maxi 26.9 226.4 – 219.5 – 272.1 – 228.9 218.0 – 171.1 – 200.3 – 155.9 157.3 22.3 0.0
Mini 13.2 72.1 – 309.9 – 365.5 – 310.5 59.5 – 213.7 – 264.5 – 232.4 23.5 9.4 0.0
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• Les poutres devraient être solidaires des poteaux qui les supportent (le cas où la solidarité est
négligée n’est qu’un cas particulier mais très courant).
l ’ = χl
χ = 0.8 toujours, sauf dans le cas d’un poteau sous-terrasse et pour l’appui voisin de rive dans la travée
de rive. : l’w1 l’w1 = χ 1 × lw1.
0 1
- Poteau sous-terrasse : χ = 0.9.
- Pour l’appui voisin de rive, dans la travée de rive :
k s 0 + k n0
χ1 = 1 – si ks0 + kn0 < 1.5 k e0
7.5 k e0
Méthode donnée dans l’annexe E-2 page 230 (Méthode de Caquot) BAEL :
l’ni
qw qe
i
l’wi l’ei
l’si
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I wi k wi k wi
k wi = rwi = =
l'wi ∑ k i Di
Avec Di = Σki
I ei k ei
k ei = rei =
l'ei Di
Pw
b a
qw
l’wi
q w l' 2wi
M' w = - - ∑ Pw k w l' wi k (italique) qui n’a rien à voir avec la rigidité
8.5
a Pe
qe
l’ei
⎡ q e l' ei2 ⎤
M
⎢ ei' = - - ∑ Pe k e l' ei ⎥
⎣ 8.5 ⎦
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W E N S 0.90 0.05
0.60 0.16
Les résultats obtenus ci-dessus sont les mêmes que ceux indiqués dans
le règlement page 238, en notant que le signe initial de M’w et M’e a été
0.17
choisi positif dès le début.
0.175
0.50
En pratique : 0.18
0.423 0.181
On pose
0.40
q e l' e2 0.18
M' e = - - ∑ Pe l' e k e
8.5 0.175
0.17
0.30
⎛ q w l' 2w ⎞
M ' w = - ⎜⎜ - ∑ Pw l' w k w ⎟⎟ 0.16
⎝ 8.5 ⎠
0.15
0.20
Et les résultats :
kw ⎛ k ⎞ 0.10
Mw = M’e + M’w ⎜1 - w ⎟
D ⎝ D⎠ 0.10
0.05
⎛ k ⎞ k
Me = M’e ⎜1 - e ⎟ + M’w e
⎝ D⎠ D
0 0
Simplifications admises :
On néglige souvent la rigidité des poteaux intérieurs ; la rive étant exceptée. Dans ce cas là, la
structure se réduit à une forme classique avec appuis simples intermédiaires et poteaux seulement aux
rives.
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kni = ksi = 0
Di = kwi + kei
ke
et 1 – rw = re =
kw + ke
⇒ Mw = Me = M’e rw + M’w re
en valeur absolue
Cas fréquent :
Lorsque les poutres aboutissant au même nœud, ont même inertie I, dans ce cas :
Formule en valeur absolue, à prendre avec un signe négatif pour le tracé du diagramme de M(x) ;
Le calcul effectué ci-dessus s’adresse aux travées intermédiaires ; en ce qui concerne les travées de
rive, il y a à faire deux choses :
Mw1
0 1 2 3 4 5
Si la rigidité des poteaux est négligée l’w2 = lw2 avec ou sans console.
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Le calcul est effectué identiquement au calcul précédent sauf que s’il existe une console, on
remplace M’w2 par la quantité
1 ke
M' w 2 - M w1
2.125 D
En ce qui concerne les moments en travées, nous devons appliquer la résistance des matériaux
⎛ M - M i -1 ⎞
M ( x ) = µ (x) + ⎜⎜ i ⎟⎟ x + M i -1
⎝ l i ⎠
En général, ce calcul nécessite l’usage des lignes d’influence tel qu’en résistance des matériaux
avec la seule variante : pour avoir les moments maximums en travée, on charge la travée elle-même et
on décharge les travées adjacentes alors que pour les moments maximums sur appuis on charge les
deux travées voisines de l’appui.
Même chose pour l’effort tranchant, on trace les courbes enveloppe et le ferraillage s’en déduit.
Remarque :
Appui Travée
R.D.M.
Caquot
Caquot minoré
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d) Annexe : Calcul des poutres par la méthode forfaitaire : (suivant le BAEL seulement)
§ Domaine d’application :
Cette méthode s’applique aux éléments fléchis des planchers dans un seul sens (poutres,
poutrelles, dalle travaillant dans un seul sens) tel que :
• Q 2G avec Q 5 KN/m²
li l i -1
et ∈ [0,8 ; 1,25]
l i +1 li
§ Principe :
Mt
Mw Me
Mw et Me sont les valeurs absolues des moments sur appui de gauche et sur appui de droite.
Q
a=
G+Q
Mw + Me
Mt + (1 + 0.3 a) Μ0
2
avec 1 + 0.3 a 1.05
Avec
1 + 0.3 a
Mt moment maximum en travée × M0 si la travée est intermédiaire
2
1.2 + 0.3 a
× M0 si la travée est de rive
2
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i h
En ce qui concerne les appuis de rive pour les poutrelles, on a intérêt à éviter des moments aux
appuis de rive pour ne pas tordre les poutres principales ⇒ M en rive = 0 pour les poutrelles.
Pour les poutres principales on peut tenir compte de la solidarité avec les poteaux en affectant
un coefficient 0.2 au moment isostatique M0.
⇒ M rive = 0.2 M0.
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l1 = l2 = 4 m 6
h = 20 cm = (14 + 6) 20
g/m = 6.25 × 0.54 = 3.37 KN/m
q/m = 2.5 × 0.54 = 1.35 KN/m
b0 = 14 cm
Fissuration peu nuisible…
1- Conditions d’application :
On a : l1 / l2 = 4 / 4 = 1 et l2 / l1 = 1
⇒ 0.8 l1 / l2 1.25 et 0.8 l2 / l1 1.25
p/m
2- Calcul de la charge :
p/m l ² 658 × 4²
M01 = = = 1316 Kg.m
8 8
QB 250
a = = = 0.286
G + QB 625 + 250 G0 G1
D’où :
MW1 + Me1
Mt1 + (1 + 0.3 a) M01
2
0 + 790
Mt1 + (1 + 0.3 × 0.286) × 1316
2
Or :
1.2 + 0.3 a
Mt1 min M01
2
D’où :
G0 G1 G2
+ +
x0
790 Kg.m
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Calcul de x0 :
⎛ x ⎞ x
M(x) = µ(x) + MG0 ⎜⎜1 - 1 ⎟⎟ + MG1
⎝ l1 ⎠ l1
l1 x²
Or µ(x) = qt x – qt
2 2
l1 = 4 m et qt = 658 Kg/ml
x
M(x) = 1316 x – 329 x² – 790
4
dM
=0 ⇒ – 658 x0 + 1118.5 = 0
dx
1118.5
⇒ x0 = = 1.7
658
Toujours comme ordre de grandeur, on a x0 = 0.4 l. Ici, par exemple, x0 = 0.4 × 4 = 1.6 ≈ 1.7
Md - Mg
T(x) = τ(x) +
l
l1 - 790 - 0
Dans la travée G0 G1 : T(x) = qt – qt x +
2 4
G0 G1 G2
+ 1513
+ 1118.5
T(x)
– 1118.5
– 1513
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A-2) Hourdis :
a- Généralités :
Un "Hourdis" c’est une dalle d’épaisseur constante reposant sur un quadrillage de poutres
(rectangulaire la plupart du temps). La partie limitée par un rectangle de poutres s’appelle "panneaux de
dalle". (panneau de façades, d’angle, et les panneaux intérieurs). On étudie la flexion des panneaux
sous le poids propre, le revêtement et les surcharges. L’étude relève, en principe, de la théorie des
plaques en élasticité. (flexion dans les 2 sens).
En béton armé, l’EC2 distingue les dalles portant dans une seule direction (improprement mais
souvent appelées "sur deux appuis") et les dalles portant dans deux directions (improprement dites
"sur quatre appuis").
L’EC2 permet de considérer les dalles portant dans deux directions comme étant des dalles
portant dans une direction, aussi bien pour le calcul des sollicitations que pour les dispositions
constructives, si le rapport du petit côté sur le grand côté n’excède pas 0.5.
Dalle isostatique : 1m ly
α = lx / ly
lx ly
distances entre nus des appuis lx
h0 = épaisseur du panneau
Nous considérerons la dalle isostatique simplement appuyée sur ses quatre côtés avec ou sans
consoles et la dalle continue dans une direction ou dans deux directions.
Cas 1 : Charges uniformes Dalles rectangulaires uniformément chargées articulées sur leur contour
sur tout le panneau :
ELU υ = 0 ELS υ = 0.2
(Pour le calcul des contraintes) (Pour le calcul des déformations)
α = l x / ly
µx µy µx µy
Calcul des moments au centre :
0.50 0.0966 0.1802 0.1000 0.3671
Minimum 0.2
d’après EC2
0.5 α = lx / ly 1
0.51
0.52
0.0951
0.0937
q 0.0987
0.0974
0.3758
0.3853
Mx = µx . p/m² . lx² 0.53 0.0922 0.0961 0.3949
0.54 0.0908 0.0948 0.4050
0.55 0.0894 0.2347 0.0936 0.4150
My = µy . Mx 0.56 0.0880 0.0923 0.4254
0.57 0.0865 0.2582 0.0910 0.4357
0.58 0.0851 0.2703 0.0897 0.4462
0.59 0.0836 0.2822 0.0884 0.4565
0.60 0.0822 0.2948 0.0870 0.4672
Rappel R.D.M. :
P Px Py
1m lx ⇔ +
lx ly
lx
P = Px + Py
⎛l ⎞ ⎛ly ⎞
yx ⎜ x ⎟ = yy ⎜ ⎟
⎜ 2 ⎟
⎝ 2 ⎠ ⎝ ⎠
Px l 3x Py l 3y
yx = , yy =
k E Ix k E Iy
Px l 3x Py l 3y
yx = yy ⇒ =
Ix Iy
or Ix = Iy (bande de 1m et de hauteur h)
3
P ⎛ly ⎞
⇒ x = ⎜⎜ ⎟⎟
Py ⎝lx ⎠
Px l x Py l y
or M 1 = M2 =
4 4
2
M1 P l ⎛ly ⎞
⇒ = x × x = ⎜⎜ ⎟⎟
M2 Py ly ⎝lx ⎠
l y > l x ⇒ M1 > M 2
Si on travaille en ELU:
υ=0 parce que le béton est fissuré.
Si on travaille en ELS:
υ = 0.2
avec υ : Coefficient de Poisson du béton ;
En général Mx My ⇒ Ax Ay
⇒ Ax le plus bas possible
Mx
L’EC2 exige que My
5
Les efforts tranchants V de ce calcul sont maximum au milieu des côtés. Le maximum étant au
milieu des grands côtés.
Pu /m² l x l y ⎫
Vmax (suivant l x ) = ⎪
l x + 2l y ⎪
⎪ bande de 1m de largeur
⎬ P = charge/m² en ELU
Pu /m² l x l y ⎪
u
V (suivant l y ) = ⎪
3l y ⎪⎭
b
a
a
b
v
h0 u = a + h0
u v = b + h0
a × b dimension rectangle charge
u × v dimension au niveau feuillet moyen
Mx = ( M1 + υM2 ) P v / ly v / ly
P charge concentrée
My = ( M 2 + υ M1 ) P
t
ELU: Pu → υ=0 u / lx u / lx
ELS: Pser → υ = 0.2
Pour les efforts tranchants le maximum est au milieu des côtés du rectangle u × v.
P
Vmax =
2v + u
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( I – II – III + IV )
4
=[ – – + ] × 1/4
I II III IV
Phase II :
Le calcul des dalles continues dans une direction ou dans deux directions est plus complexe. A
part l’utilisation des programmes de calcul aux éléments finis, il existe peu de moyens de calcul.
Dans le cas de dalles appuyées sur des poutres, il faudrait également tenir compte de la
souplesse des appuis (c’est-à-dire de la déformation des poutres) qui entraîne une concentration des
moments sur les poteaux.
L’EC2 ne donne pas de méthode simplificatrice. A défaut, on pourra utiliser la méthode utilisée
dans les bureaux d’études, applicable aussi bien aux dalles de bâtiment qu’aux dalles de ponts, sous
charges réparties ou concentrées.
En réalité les panneaux n’étant pas simplement appuyés, on tient compte d’une certaine
continuité aux appuis.
Dans le sens lx :
Mw + Me lx
Mtx 1.25 Mx –
2
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Me
Dans le sens ly:
Mw = Me = 0.5 Mx (panneau intermédiaire)
Mty
0.15 Mx Mappui rive 0.30 Mx pour éviter les fissurations
Cette méthode offre l’avantage de n’avoir à étudier qu’un seul cas de charge (le cas isostatique).
La fermeture des moments étant vérifiée à 1.25 Mx, il existe une certaine marge de sécurité que l’on
pourrait très bien vérifier en appliquant la méthode des rotules plastiques autorisée par l’EC2 (Analyse
plastique), d’autant plus que les sections des dalles sont rarement sollicitées au maximum, la condition
de flèche est la plupart du temps prépondérante. Cette méthode n’est valable qu’en ELU.
M1 + M2 (M2 - M1)
2
⎛ M2 - M1 ⎞
M max = M0 + + à l' abscisse x 0 = ⎜ 0.5 + ⎟L
2 16M 0 ⎝ 8M 0 ⎠
4M0 + M2 - M1 M2 - M1 - 4M0
V1 = et V2 =
L L
⎛ x⎞ x
M ( x ) = 0.5 p . x . (L - x) + M 1 . ⎜1 - ⎟ + M 2 . et
⎝ L⎠ L
V(x) = V1 - p . x
La clause de l’EC2 concernant la distinction entre dalle portant dans une direction et dalle
portant dans deux directions et la clause exigeant un minimum d’armatures secondaires d’au moins
20 % des armatures principales sont cohérentes.
Remarque : Dalles portant dans une direction et dans deux directions pour Lx/Ly = 0.5
portant dans deux portant dans une
Pour v = 0 Différence
directions direction
+ 29 %
Mx 0.0965 p L2x 0.125 p L2x
O.K.
0.2584 × 0.0965 p L2x 0.2 × 0.125 p L2x + 0.4 %
My
= 0.0249 p L2x = 0.025 p L2x O.K.
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c- Vérifications réglementaires :
Résistance à l’effort tranchant: (EC2 – 6.2.2)
On a intérêt à ne pas mettre dans une dalle des armatures d’effort tranchant, cela n’est possible
que si les deux conditions suivantes sont remplies :
[
• VEd < VRd,c = Max C Rd,c k (100 ρ L f ck )
1/ 3
]
; v min b w d
200 A SL
avec k = 1 + ≤ 2 (d en mm) ; ρL = ≤ 0.02
d bw d
0.18 Pu Pu / m ² . l x . l y
C Rd,c = ; VEdmax = Vumax = ou ; v min = 0.035 k 3/2 f ck1/2
γc l x + 2l y l x + 2l y
fctm
As , min = 0.26 bt d (bt = bw en général) bt = 1m
fyk
Pour les dalles liées monolithiquement à des appuis articulés, prévoir un minimum d’acier
capable de reprendre 15 % du moment maximum dans la travée.
En outre, pour les dalles (ou éléments secondaires) où la rupture fragile peut être tolérée, on
prendra 1.2 × Acier calculé en ELU.
De plus, pour les dalles d’épaisseur 20 cm, on peut ne pas contrôler l’ouverture des fissures.
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Vérification du non-poinçonnement:
aire de contrôle
de référence Acont
rcont
2d
contour de contrôle
de référence u1
b) Vue en plan
Le contour de contrôle de longueur u1, que l’on cherchera à minimiser, est situé à une distance
du bord de l’aire chargée égale à 2 d avec d = moyenne des hauteurs utiles dans les deux directions
orthogonales : d = 0.5 (dy + dz).
u1 u1
u1
bz
by
Cette distance peut être inférieure à 2 d dans le cas de pression des terres (fondations) ou si la
charge est équilibrée par une réaction située à une distance < 2 d.
L 1 .L 2
by by
Au voisinage d’un angle, on recherchera le contour de longueur minimal. Pour les aires
chargées situées à une distance < d d’un bord ou d’un angle, on prévoira des armatures de rive
particulières.
u1
u1 u1
Dans le cas de dalle avec chapiteau circulaire avec LH < 2hH, la vérification n’est à faire que
pour une section de contrôle à l’extérieur du chapiteau située à une distance rcont = 2 d + LH + 0.5 c
c = diamètre du poteau circulaire
LH = distance du bord du chapiteau au nu du poteau.
rcont rcont
Dans le cas de poteau rectangulaire avec chapiteau rectangulaire et LH < 2 hH, de dimensions
L 1 et L 2 (L 1 = c 1 + 2 L H1 ; L 2 = c 2 + 2 L H2 ; et L 1 ≤ L 2 ), la valeur rcont est donnée par :
(
rcont = Min 2 d + 0.56 L 1 L 2 ; 2 d + 0.69 Min[L 1 ; L 2 ] )
Dans le cas de chapiteaux avec LH > 2hH, on doit vérifier le poinçonnement à la fois dans le
chapiteau (en prenant d = dH) et dans la dalle.
rcont,ext rcont,ext sections de contrôle
rcont,int rcont,int de référence pour
poteaux circulaires
De plus si les poteaux sont circulaires, les distances de la ligne moyenne du poteau aux sections
de contrôle peuvent être prises égales à :
rcont,ext = LH + 2 d + 0.5 c et rcont,int = 2 (d + hH) + 0.5 c
⎛ f ⎞ 0.18 200
ν = 0.6 ⎜1 - ck ⎟ C Rd ,c = (AN) k =1+ ≤ 2.0 (d en mm)
⎝ 250 ⎠ γc d
VEd ⎛N N ⎞
v Ed = σcp = 0.5 ⎜ Ed, y + Ed, z ⎟
uid ⎜ A A cz ⎟⎠
⎝ cy
Acy et Acz = aires de la section de béton dans les deux directions (Ac en général)
NEdy et NEdz efforts normaux agissant sur les largeurs de dalle participante associées aux poteaux
(force extérieure ou précontrainte) dans les deux directions.
ui = périmètre du contour de contrôle considéré.
uo = périmètre d’un poteau intérieur ; uo = c2 + 3 d c2 + 2 c1 pour un poteau de rive ;
uo = 3 d c1 + c2 pour un poteau d’angle.
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Avec :
ρ L = ρ Ly .ρ Lz ≤ 0.02 f ywd,ef = 250 + 0.25 d ≤ f ywd
Asw = aire d’un cours d’armatures de poinçonnement sur un périmètre autour du poteau (mm²)
c1 et c2 dimensions du poteau
dy et dz = hauteurs utiles suivant la direction considérée
sr = espacement radial des cours d’armatures de poinçonnement (mm)
α = angle des armatures de poinçonnement avec le plan de la dalle
ρLy et ρLz = valeurs moyennes des ratios d’aciers longitudinaux mesurés sur une largeur égale à :
largeur du poteau majoré de 3 d
Les barres relevées traversant l’aire chargée ou se trouvant à une distance de cette aire < 0.25 d
peuvent être utilisées comme armatures de poinçonnement (figure "2" en haut).
On prévoira au moins deux cours de cadres ou d’étriers espacés au maximum de 0.75 d (figure "1").
On doit limiter à 0.5 d la distance entre le nu d’un appui, ou la circonférence d’une aire chargée,
et les armatures de poinçonnement les plus proches prises en compte dans le calcul. Cette distance est
mesurée au niveau des armatures tendues. Lorsqu’une seule file de barres relevées est prévue, leur
angle de relevage peut être réduit à 30º.
1.5 sinα + cosα f ck
L’aire d’un brin doit vérifier : A sw , min . ≥ 0.08
sr .st f yk
α = angle entre les armatures de poinçonnement et les armatures principales (cadres verticaux : α = 90º)
sr = espacement de cadres et étriers dans la direction radiale.
st = espacement de cadres et étriers dans la direction tangentielle..
Armatures de poinçonnement
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• L’épaisseur minimale du hourdis coulé sur place est de 4cm s’il est associé à des entrevous
résistants et de 5cm dans les autres cas. (On prend 6 cm avec les corps creux et 10 cm dalle seule).
• L’écartement des armatures d’une même nappe doit être (au plus égal) (EC2 – 9.3.1.1)
min 3 h0 min 2 h0
s aciers // au petit côté s aciers // au petit côté
40 cm 25 cm
A ty 1
• Il faudrait que en général
A tx 5
A ty 1
En pratique, si ∃ une charge concentrée :
A tx 3
l3 l4
l4 l1 lx
l3
l2
ly
Armatures inférieures :
En travée (Atx , Aty) :
Une barre est filante de longueur lx + 2 LBd (ou ly + 2 LBd)
La deuxième barre à côté aura une longueur l1 = 0.8 lx (ou l2 = ly – 0.2 lx)
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En pratique, on se contente de l3 pour toutes les armatures en chapeau sur appui (de longueur =
2 l3 + épaisseur de l’appui) et même parfois si l’épaisseur de la dalle le permet (h0 > 15 cm) nous
adoptons des armatures supérieures filantes comme pour les armatures inférieures ; (on fera attention
aux recouvrements des barres supérieures, qui se fera en travée…).
→ • Les armatures transversales peuvent être dimensionnées près des appuis à partir d’un effort
tranchant V réduit, calculé à la distance d de l’appui ;
d
Vréd = VEd – ρu (charge répartie ρu / ml)
2
2a
Vréd = VED × (Pu charge concentrée à une distance "a" du nu de l’appui)
3d
a : distance d’application de la force avec a 1.5 d.
⎡A ⎤
Vu < VRd,s = Min ⎢ sw z f ywd ; α cw b w z ν f cd ⎥
⎣ s ⎦
Asw /s = section d’acier transversal par unité de longueur
z = 0.9 d (valeur approchée du bras de levier)
ν = 0.6 (pour fck 60 MPa)
αcw = 1 (pour de la flexion simple)
fywd = fyk / γs
A 0.5 α cw νf cd b w
Avec : sw ≤
s f ywd
Dispositions constructives :
A sw 0.08 f ck
- % mini : ρ w = ≥ (soit ρw = 0.08 % pour fck = 25 MPa et fyk = 500 MPA)
bw s f yk
- espacement longitudinal maxi des cadres : smax = 0.75 d
- espacement transversal maxi des brins : smax = Min [0.75 d ; 600 mm]
- ancrages des extrémités de cadres : Max [5Ø ; 50 mm] ; d’épingles : Max [10Ø ; 70 mm]
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- inclinaison des bielles : 1 tgθf 2 (pour table comprimée), c’est-à-dire 26.5º θf 45º
- si flexion en plus, prendre Max [acier de liaison ; acier de flexion + 0.5 × aciers de liaison]
f ctk , 0.05
- pas d’acier de liaison si : vEd 0.4 fctd = 0.4 (γc = 1.5 en général)
γc
hf = épaisseur table
∆Fd = variation d’effort de compression de la partie extérieure de table entre point de moment maxi
M max b eff - b w
Mmax et point de moment nul = .
z 2 beff
→ • Si une poutre de largeur bw est soumise sur un appui intermédiaire à un effort tranchant VEd ,
M Ed
on vérifie l’inégalité : VEd + ≤ A fil × f yd
0.9 d
VEd : effort tranchant à droite de l’appui (normalement > 0)
MEd : moment fléchissant en valeur algébrique sur appui
(normalement < 0)
Afil : section d’armatures inférieures à filer au-delà de l’appui
A s , min
Pour fck = 25 MPa ; fyk = 500 MPa : = 0.135 %
bw .d
Pour les armatures supérieures, elles encaissent les moments aux appuis et servent pour le montage.
⇒ En pratique, elles doivent être choisies telles que le diamètre supérieur ≈ 0.6 diamètre inférieur.
On choisit le nombre d’armatures supérieures égal au nombre d’armatures inférieures (en colonne)
et en rapport avec la quantité d’armatures transversales nécessaire pour l’effort tranchant.
Classes de résistance du béton Expression analytique
fck (MPa) 12 16 20 25 30 35 40 45 50 55 60 70 80 90
εc1 (%) 1.8 1.9 2.0 2.1 2.2 2.25 2.3 2.4 2.45 2.5 2.6 2.7 2.8 2.8
Poutre Poutrelle
Poutrelle
L lx
ly Poutre
lx
Panneau α =
ly
Poutrelle : ly (continue)
Poutre L : (continue)
En général, de tels planchers ont un α > 0.5, ce qui veut dire que la dalle travaille dans 2 sens…
• Donc pour les poutrelles ce sera un élément continu de portée nette ly soumis au chargement
ci-dessous :
lx / 2 lx / 2
× 1 si façade
× 2 si intermédiaire
Avec :
1 ⎛ α⎞ 1 ⎛ α² ⎞ lx
KV = ⎜1 - ⎟ et KM = ⎜1 - ⎟ α= ≤1
2 ⎝ 2⎠ 2⎝ 3 ⎠ ly
La valeur de KM est obtenue de façon à avoir même flèche au milieu de la poutre qu’elle soit
chargée par le trapèze ou par la charge équivalente, et la valeur KV de manière à avoir la même réaction
d’appui de la poutre qu’elle soit chargée par le trapèze ou par la charge équivalente.
Cas particulier :
En ce qui concerne les caractéristiques géométriques des poutrelles, ce sont généralement des
sections en Té telles que, en travée on ait une section en T de largeur de table b, calculée suivant le beff,
dans le § A-1-II-a , page III-4.
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b - b0 ⎡l l y ⎤
= Min ⎢ x ; ⎥
2 ⎣ 2 10 ⎦
h
Remarque :
Pratiquement, le calcul se fait en section rectangulaire, le béton de l’aile n’étant qu’un béton de
remplissage.
• Pour les poutres, le calcul est mené de la même façon que pour les poutrelles avec les
différences suivantes :
Ri Action de la Poutrelle
sur la poutre
Panneau
Surcharge
Poids propre
lxi lxi+1
∑ l 2xi ∑ l 2xi
PV/ml = p/m² et PM/ml = p/m²
4 ∑ l xi 3 ∑ l xi
Pour les poutres de rive ce sera une section rectangulaire. Si les poutrelles reposent sur les
poteaux il ne sera pas tenu compte de leur effet sur les poutres sachant que Ri = VDi – VGi
(différence des efforts tranchants)
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1 2 3 4 5 6
6.4 6.4 6.4 6.4 6.4
A
↑ ly ↑ ↑
6 outres
P Poutres Poutres
↓ lx ↓ ↓
B
6 Poutres Poutres
Poutres
↓ ↓ ↓
C
a) Caractéristiques Géométriques : h0 = 11 cm
lx = 3.05 m
t ⇒ α = 0.55
ly = 5.50 m
On a :
c) Calcul :
Sous charge g :
ELU :
υ=0 ; Pour α = 0.55 ⇒ Abaque ⇒ µx = 0.0894
µy = 0.2347
⇒ Mgx = µx . g . lx²
= 0.0894 × 3.19 × 3.05²
= 2.65 KNm / bande de 1 m
Mgy = 0.2347 × 2.65
= 0.62 KNm / bande de 1 m
Sous q/m² :
Mqx = 0.0894 × 10 × 3.05 × 3.05 = 8.31 KNm / bande de 1m
Mqy = 8.31 × 0.2347 = 1.95 KNm / bande de 1m
u 0.21 ⎫
= = 0.068⎪
l x 3.05
⎪ M 1 = 0.285
⎬ M = 0.235
v 0.21 ⎪ 2
= = 0.038 ⎪
l y 5.5 ⎭
1ère possibilité :
Mx = 1.35 Mgx + 1.5 Mqx = 16.04 KNm
My = 1.35 Mgy + 1.5 Mqy = 3.76 KNm
2ème possibilité :
Mx = 1.35 Mgx + 1.5 MQx = 12.13 KNm / bande de 1m
My = 1.35 Mgy + 1.5 MQy = 7.37 KNm / bande de 1m
Mw + Me 8.02 × 2
Mtx 1.25 Mx – = 1.25 × 16.04 – = 12.03 KNm
2 2
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Mrive = Me = 0.15 Mx
= 2.41 KNm
Mw = 0.5 Mx = 8.02 KNm
B
Ferraillage :
E. L. U. : 5 T 10/ml
M tx A A
Atx = = 3.6 cm²/ml
z.f yd 5 T 8/m
= 5 T 10/ml
l3 B
Mty = 6.75 KNm = 0.00673 MNm
5 T 8/m 5 T 10
COUPE A-A
Sur appui :
On prendra 5 T 8/ml
A placer en chapeau, 5 T 6/m 5 T 8/m
Avec l3 = Max [LBd , 0.25 lx] 80 80
= Max [40 × 0.8 , 0.25 × 305]
= Max [32 , 76.25]
COUPE B-B
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d) Vérifications réglementaires :
Résistance à l’effort tranchant :
pu / m² = 1.35 × 319 + 1.5 × 1000 = 1930.65 daN/m²
= 0.0193065 MN/m²
VED, max =
1930.65 × 3.05 × 5.50 × 10 -5
2 × 5.50 + 3.05
[
= 0.023 MN/m ≤ VRd,c = Max C Rd,c k (100 λ L f ck ) ; v min b w d
1/3
]
Pu . l x . l y 200 3.95
avec VEd, max = ; k =1+ = 2.49 ≤ 2 / soit k = 2 ; ρL = = 0.0044 ≤ 0.02
l x + 2l y 90 100 × 9
0.18
C Rd,c = = 0.12 ; v min = 0.035 × 2 3/2 × 251/2 = 0.495
1.5
Vérification de non-poinçonnement :
ui = 2 × 20 + 2 × 20 + 2π × 18
= 193.04 cm
VEd 1.5 × 20 × 10 -3
v Ed , max = =
uo d 0.80 × 0.09
25 ⎛ 25 ⎞
= 0.417 MPa ≤ 0.5 × × 0.6 ⎜1 - ⎟ ≤ 4.5 MPa
1.5 ⎝ 250 ⎠
VEd 1.5 × 20 × 10 -3
v Ed = = = 0.173 MPa
ui d 1.93 × 0.09
⎡ 0.18 ⎤
× 2 × (100 × 0.02 × 25) + 0.1 × 0.087 ; 0.495 + 0.1 × 0.087⎥
1/3
≤ Max ⎢
⎣ 1.5 ⎦
= max [0.893 ; 0.504]
= 0.893 vérifié ⇒ pas d’armatures de poinçonnement
⎡N ⎤
Avec σ cp = ⎢ Ed ⎥ Ac : partie de la dalle associée à la charge concentrée.
⎣ Ac ⎦
Ac = (20 + 4 d) 20 + (20 + 4 d) 20 – 20 × 20 + π × 4 d²
= (20 + 36) 20 × 2 – 400 + 3.14 × 4 × 36
0.02
= 2292.16 cm² ⇒ σ cp = ⇒ σcp = 0.087 MPa
2292 × 10 - 4
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M0 = M2 = 0
p w l' 3w + p e l' 3e
M1 ? Mi =
8.5 (l' w + l' e )
Mt1 ?
Mt2 ? ×2
l’w1 = χ lw1 = lw1 (car appui simple en G0) q/m
l’e1 = χ le1 = le1 (car appui simple en G2) g/m
l’w = l’e1 = 5.5
Trapèze :
Pour le moment fléchissant :
⎡⎛ α ² ⎞ l ⎤ ⎡⎛ 0.55² ⎞ 3.05 ⎤
p panneau / m = 2 ⎢⎜1 - ⎟ q x ⎥ = 2 × ⎢⎜1 - ⎟ × 0.11 × 2.5 × 10 ×
-2
⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎦ ⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎥⎦
= 0.0075 MN/ml
⎡⎛ α ² ⎞ l ⎤ ⎡⎛ 0.55² ⎞ 3.05 ⎤
Surcharges/ panneau/m = 2 ⎢⎜1 - ⎟ q x ⎥ = 2 × ⎢⎜1 - ⎟ × 1000 × 10 ×
-5
⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎦ ⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎥⎦
= 0.027 MN/ml
Charges / ml :
g M/ml = 0.0034 + 0.0075 = 0.0109 MN/ml = 10.9 KN/ml
q M/ml = 0.025 + 0.027 = 0.0295 MN/ml = 29.5 KN/ml
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⎛ α⎞ l ⎛ 0.55 ⎞ 3.05
p panneau / m = ⎜1 - ⎟ q x × 2 = ⎜1 - ⎟ × 0.11 × 2.5 × 10 ×
-2
×2
⎝ 2⎠ 2 ⎝ 2 ⎠ 2
⎛ 0.55 ⎞
Surcharges/ panneau/m = ⎜1 - ⎟ × 1000 × 10 × 3.05 = 0.022 MN/ml = 22 KN/ml
-5
⎝ 2 ⎠
p w l' 3w + p e l' 3e
M1 =
8.5 (l' w + l' e )
M1 (max) =
(1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5) × 2 × 5.5³ = (–) 209.8 KNm
8.5 (5.5 + 5.5)
En travée :
M1 =
[(1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5) + (1.35 × 10.9)] 5.5³ = (–) 131.1 KNm
11 × 8.5
M1 - M 0
Mt1 = µ (x) + x + M0
l
x M
= (1.35g + 1.5q) (ly – x) + 1 x
2 ly
x 131.1
= (1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5) (5.5 – x) – x
2 5.5
pl ² M 0 + M 1 ⎡⎛ M 1 - M 0 ⎞ 8 ⎤
2
M max = + + ⎢⎜ ⎟ ⎥
8 2 ⎢⎣⎝ 4 ⎠ pl ² ⎥⎦
1 M1 + M 0
Avec x max = + M 1 et M 0 algébrique
2 pl
M max =
1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5
× (5.5) -
2 131.1
+
(- 131.1) × 2
8
1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5 × (5.5)
2
8 2 4
= 162.2 KNm
210 KNm
Il est maximum sur appui lorsque les deux travées sont chargées, on calcule M1 (pv) puis on a :
M1 - M 0
V(x) = v(x) +
l
↓
(pv)
Ne pas oublier de s’assurer, pour les conditions d’appuis, de la quantité d’armatures filantes
nécessaire et réglementaire, etc… (Voir paragraphe disposition constructive des poutres).
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Méthode de calcul :
La dalle :
On considère une bande de 1m perpendiculaire aux poutrelles et on l’étudie comme une poutre
continue appuyée sur les poutrelles ; (voir paragraphe A-1-III : Méthode de trois moments avec ou sans
redistribution ou méthode de caquot).
P/ m 2 l 2x
En pratique, on calcule M x = et on en déduit les armatures inférieures, perpendiculairement
8
A inf
aux poutrelles. Supérieurement, on adopte un ferraillage filant A sup =
2
⎡1 1⎤
Dans le sens parallèle aux poutrelles, on adopte un ferraillage forfaitaire = ⎢ ; ⎥ A⊥ ;
⎣ 4 3⎦
Et on vérifie la dalle au poinçonnement.
Puis on effectue les vérifications réglementaires relatives aux dalles (poinçonnement, non fragilité,
effort tranchant,…).
Les poutrelles :
Pour les poutrelles, l’étude est faite tel que mentionné dans le paragraphe A-1-III- (a, b ouc)
avec une décomposition des charges du panneau aux entre-axes des bandes parallèles aux poutrelles.
lx l
La largeur b des sections en Té des poutrelles étant égale à + bw + x = l x + bw
2 2
Les poutres :
Pour les poutres, elles sont soumises à leurs poids propre, plus les surcharges qui viennent
dessus, plus les charges des poutrelles (concentrées) qu’on transforme en charge uniforme équivalente
de la manière suivante :
R R e R
P/m =
e
Surcharge
avec R = Action de la poutrelle sur la poutre
= VD – VG Poids propre poutrelle
e = Espacement entre les axes des poutrelles
La section de la poutre est rectangulaire et l’étude se fait tel que mentionné dans le paragraphe A-1-III-
(a, b ouc) .
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A⊥ → 5 Ø 8 / m A//
Corps creux
bn 42 bn
1m
Meilleure absorption des
contraintes de cisaillement
Un tel plancher présente une excellente barrière acoustique provoquée par le vide des corps
creux. Il a une conductance thermique nettement plus faible qu’un plancher plein de même épaisseur.
Du point de vue poids, il présente pour une même épaisseur une réduction de poids :
- 20 cm plein → 500 Kg / m²
- 20 cm creux → 325 Kg / m²
Pour la largeur (bn) de la nervure (à la base de celle-ci), on peut procéder de la manière suivante :
On considère 1 m de ce plancher
P/m² × l
Visos =
2
Visos
τ = bw : étant la section résistante de béton à la base dans le mètre choisi.
bw .d
1 mètre ça dépend du choix des corps creux
1
bw = n × bn avec n=
bn + lcc # 42 cm
τ =
Visos
(b n / b n + l cc ) × d
[
≤ max 0.035 k 3/2 f ck1/2 ; C Rd,c k (100 ρ L f ck )
1/ 3
] suivant l' EC2 ;
200
Avec : k = 1 + ≤ 2 (d en mm)
d
0.18
C Rd,c =
γc
D’une manière générale, bn ne dépasse pas 20 cm. Au-delà de 20 cm, on pose des armatures
calculées d’effort tranchant dans les nervures.
h cc
héq = + hb ou par le calcul exact (c.f. chapitre 1)
2
Pour le calcul des poutres principales, ce seront des éléments rectangulaires soumis aux charges
du plancher, se trouvant aux entre-axes des deux bandes de part et d’autre de la poutre.
Donc c’est p/m² × la largeur de la bande × le coefficient (1.1 ou 1.15) relatif à la position de la poutre.
On effectue les calculs toujours par la méthode des trois moments ou Caquot et on ferraille suivant les
données du paragraphe précédent.
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En ce qui concerne la dalle au-dessus des corps creux, elle sera ferraillée forfaitairement de la
manière suivante (ferraillage minimum, indiqué dans le BAEL et prévu dans l’AN) :
4 (bn + lcc)
si 50 cm < bn + lcc < 80 cm ⇒ A⊥ = cm²/ml
fe
P MPa
A⊥ A perpendiculaire
A // = A parallèle =
2 2
Ces armatures que nous plaçons dans l’épaisseur supérieure du béton ont un double-rôle à jouer :
- Reprendre le retrait du hourdis (dalle + corps creux) et empêcher les fissurations.
- Répartir les charges entre les différentes nervures.
Remarque :
Pour limiter les flèches éventuelles des nervures, on prévoit des raidisseurs quand les portées
dépassent 5 m à 6 m. (on améliore le monolithisme de la dalle).
2.4 4 4 4 5
Par exemple :
⎧ 2.4 poutre N NC CH
⎪ 8 = 0.3 N N
⎪ 7
h 0( console) =⎨ R DNC
⎪2 poutre raidisseur
⎪ = 0.25
⎩8
2 chaînage balcon
7
h 0( nervure) = = 0.28 ≈ 0.3
25 CH ép. = 20 cm
2 × 2 ø 12
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Comme on a 7 m entre les poutres, il serait bon de mettre un raidisseur. Le raidisseur empêche
la flèche et les vibrations.
Remarque :
autant autant
vers l’extérieur vers l’intérieur
balcon
Poutre ou
Double nervure
15
30
15
dalle pleine
Remarque :
Quelques dimensions de corps creux avec leur poids
Hauteur Poids
Gamme 38 - 42 12 cm 10 Kg
(× 20) 14 cm 12 Kg
18 cm 14 Kg
la plus utilisée 20 cm 15 Kg
22 cm 16 Kg
24 cm 17 Kg
Gamme 31 - 35 19 cm 12 Kg
(× 20) 24 cm 13 Kg
Gamme 35 - 37 30 cm 18 Kg
(× 20) 34 cm 20 Kg
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a) Définition :
C’est une plaque reposant sur quatre appuis (poteaux) et où il n’y a ni poutres ni poutrelles.
Cette plaque travaille suivant la notion des éléments finis. En tant que règlement de béton le "plancher
dalle" est souvent adopté et le calcul se fera à partir d’abaques et de tableaux qui remplaceraient
l’utilisation de programmes avancés de RM et d’élasticité (éléments finis). Un "plancher dalle" est une
dalle pleine, mais toute dalle pleine n’est pas nécessairement un "plancher dalle".
Par conséquent : le "plancher dalle" est un plancher constitué par des dalles continues sans
nervures ou poutres supportées directement pas les piliers sauf éventuellement sur leurs rives, le long
desquelles peuvent exister des murs porteurs ou des poutres en saillie (retombée) au-dessous des dalles.
Les dalles sont pleines d’épaisseur h0 = constante et elles seront pourvues d’armatures inférieures et
supérieures en chapeau suivant les deux directions X et Y.
b) Avantages :
1- Pouvoir établir un projet sans se soucier de la distribution interne des locaux.
2- La présence d’une charge concentrée importante qui risque de poinçonner plus facilement un
plancher à un corps creux.
3- La rigidité même du plancher dalle n’est pas celle du plancher à corps creux. Cela est nettement
avantageux dans les études de distribution des efforts horizontaux (vent ou séisme) entre les
éléments verticaux de contreventement.
c) Désavantages :
1- Difficulté de l’exécution, la pose du ferraillage est complexe et les calculs et l’étude sont longs et
complexes.
3- La barrière acoustique n’est pas parfaite, la barrière thermique est acceptable, l’étanchéité est bonne.
y1 y2 y3
II. Méthode de calcul : x1
b/2 b/2
ly1 a/2 a/2 II
Nous allons dans la suite exposer la méthode de
calcul typique d’un plancher dalle (les dispositions b x2
condtructives étant mentionnées dans le paragraphe 9.4 ly2 a II
de l’EC2. Tous les piliers intérieurs sont supposés
x3
identiques de section a × b. Si ces piliers sont non
rectangulaires (circulaires ou autres) de surface B, on lx1 lx2
prendra pour le calcul a = b = B .
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Les piliers de façade ont des sections au moins de a/2 × b ou b/2 × a , les piliers d’angles ont
une section a/2 × b/2.
lx et ly sont les dimensions aux entre-axes des poteaux.
a) Domaine d’Application :
ly/2 lx 2 ly
b/2 a 2b
a lx/5
b ly/5
b) Méthode de calcul :
On étudie indépendamment l’une et l’autre des flexions suivant x et suivant y. Pour cela le
bâtiment est découpé en deux séries de portiques : suivant x et y supposés indépendants les uns des
autres, et dont les plans moyens sont les plans verticaux contenant les droites x1 , x2 ,… y1 , y2 , …
On peut utiliser toutes les méthodes de calculs valables en RM pour déterminer les sollicitations
de chaque poutre, comme on peut utiliser la méthode de Caquot ou la méthode de redistribution des
moments.
On étudie la bande comme une poutre par n’importe qu’elle méthode : (sur une ligne d’appui).
Trois moments, avec ou sans redistribution du Caquot ;
On doit diviser chaque panneau en bande pour déterminer sur cette bande si les efforts sont pris
par les appuis ou par la dalle entre les appuis.
Le panneau considéré est divisé en une bande centrale et en deux demi-bandes sur appui.
a
⎛b ⎞ b
• Sur appui : l' ya = 1.5 ⎜ + h 0 ⎟
⎝2 ⎠ l’ya l’yt
l
• En travée : l' yt = l' ya + x ly
10
Avec l' ya et l' yt < 0.25 l y si l x < 2 l y l’ya l’yt
lx
et l' ya et l' yt < 0.30 l y si l x > 2 l y
Il en résulte que dans le cas d’une trame régulière, la largeur de la bande centrale est :
Cette répartition est obtenue en multipliant les moments globaux obtenus sur les lignes d’appui
et en travée par des coefficients donnés dans les tableaux suivants.
Ces tableaux sont donnés pour le cas de rives supportées ou non supportées.
L’indication rive supportée correspond au cas où il existe le long de la rive considérée soit un
mur suffisamment résistant soit une poutre ayant une hauteur totale 2h0.
Panneau
0.40 0.20 0.40 0.24 0.40 0.24 t intermédiaire
0.30 0.40 0.30 0. 38 0.30 0. 38
0.30 0.40 0.30 0. 38 0.30 0. 38
Panneau
0.40 0.20 0.40 0.24 0.40 0.24 t de rive
0.15 0.20 0.15 0.19 0.15 0.19
Rive supportée
Dans le cas où le plancher-dalle présente un porte-à-faux dont la largeur est inférieure au tiers
de la largeur des panneaux de rive voisins, on peut considérer le panneau en porte-à-faux comme un
panneau courant.
L’effort tranchant ultime global VuII dans la section II est la demi-somme des efforts
tranchants des deux panneaux voisins, soit pour une charge uniforme p, dans la direction x :
l x - a l y1 + l y 2
VuII = p [1.15 ou 1.10]
2 2
On applique une majoration s’il s’agit d’un appui voisin de rive. Cette majoration est de 1.15 si
la poutre comporte deux travées ou 1.10 si la poutre comporte trois travées ou plus.
l y1 + l y 2 + 2b
VouII = VuII ×
2 (l y1 + l y 2 ) ly2
II
b
l -a
=p x (l y1 + l y 2 + 2b ) [1.15 ou 1.10] a II
8
ly1
x
Contrainte tangente :
VouII
La contrainte tangente, à l’état limite ultime, est calculée par : τ u =
(b + h 0 ) . d
d étant la hauteur utile de la dalle
Dans tous les cas, même si la dalle comporte des armatures transversales, cette contrainte est limitée
conformément au paragraphe 6.2.3 de l’EC2.
Armatures transversales :
Les Armatures transversales ne sont pas nécessaires si τu valeur limite indiquée dans le
paragraphe 6.2.2 de l’EC2.
Dans le cas contraire, elles sont calculées conformément au paragraphe 6.2.3 de l’EC2.
Ces armatures sont disposées dans une bande dont la largeur au voisinage du poteau est égale à b + 2h0.
Ce plancher est utilisé sous différentes formes dans un esprit qui permet de se rapprocher de la
dalle pleine en essayant de lui diminuer son poids grâce au vide qu’on crée à l’intérieur.
Nervures
Poutres
(42 × 40 cm²)
L’avantage du corps creux est d’avoir une sous-face plane (grandes surfaces > 6 m).
5 cm
On peut rencontrer ce type de plancher avec
35 cm
des moules au lieu de corps creux.
Le moule n’est pas conseillé dans les habitations car nuisances sonores (on a des parties
d’épaisseur seulement 5 cm).
Les moules sont utilisés dans les entrepôts, les salles d’exposition…
Le plancher moule nommé "plancher alvéolé" est une solution très répandue pour les grandes
surfaces (galeries, bureaux etc…). Dans un type de plancher à moule, on fait attention au
poinçonnement et à l’isolation phonique.
Méthode de calcul :
La méthode qui conviendrait le mieux pour le calcul d’un tel plancher, c’est le système des
poutres croisées en R.D.M.
Une solution pratique dans le sens de la sécurité consiste à considérer la dalle croisée comme
étant une dalle articulée ou appuyée sur son contour et à laquelle on applique la théorie des plaques.
Les moments M(x) et M(y) obtenus pour des bandes de 1 m de largeur vont solliciter le nombre
de nervures se trouvant dans ce 1 m.
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60 à 80 cm
↓ nervures
90 cm
1m
Autrement dit, les armatures devraient être concentrées dans ces nervures, c’est une méthode
approchée mais dans le sens de la sécurité.
Dans ce cas, on vérifie toujours le critère de flèche en prenant pour inertie, l’inertie équivalente
de la section évidée. (Dans 1 m on aura l’inertie de deux sections en Té).
Remarque : Souvent on rencontre certaines fissures prenant naissance aux angles du panneau ; il est
commode de prévoir des armatures perpendiculaires à ces fissures (2 T 12 par exemple)…
(Voir schéma page 42).
5 cm
Poutrelle
précontrainte
Désavantage : Il est difficile de prévoir des entretoises ou des raidisseurs dans un tel type de plancher.
La continuité est assurée grâce à des chapeaux… L’étude au feu (résistance au feu) est
assez délicate ; La rigidité transversale des dalles (pour le séisme…) est à vérifier.
Avantage : Il est très rapide du point de vue exécution et le fini est souvent bien propre.
Partie coulée
sur chantier
Coffrage
(prédalle)
Sous charges quasi-permanentes, la flèche calculée ne devra dépasser les valeurs suivantes en
fonction de la portée utile L :
Flèches admissibles :
L
≤ Pour l’aspect ou la fonctionnalité générale de la structure.
250
L Si les déformations sont susceptibles d’endommager les parties adjacentes
≤
500 (cloisons fragiles, carrelages par exemple,…)
Notations :
L = portée entre axes
d = hauteur utile
ρo = pourcentage de référence = f ck .10 −3
As
ρ = pourcentage d’acier longitudinaux inférieurs à mi-travée = (ou sur appui pour une console)
bd
A'
ρ’ = pourcentage d’acier longitudinaux supérieurs à mi-travée = s
bd
K = coefficient dépendant du type de structure
L ⎡ ρo ⎛ ρo ⎞
3/ 2
⎤
Si ρ ρo : = K ⎢11 + 1.5 f ck + 3.2 f ck ⎜⎜ - 1⎟⎟ ⎥
d ⎢⎣ ρ ⎝ ρ ⎠ ⎥⎦
L ⎡ ρo 1 ρ' ⎤
Si ρ > ρo : = K ⎢11 + 1.5 f ck + f ck ⎥
d ⎢⎣ ρ − ρ' 12 ρo ⎥⎦
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Pour des bétons de 25 et 30 MPa, ces rapports L/d peuvent être lus dans les deux tableaux suivants.
Valeur de L/d pour fck = 25 MPa (sans acier comprimé) Pourcentage d’acier 100 As/(bd) en %
K 0.3 0.5 0.8 1.0 1.2 1.5 2.0 3.0
Poutre sur appuis simples, dalles sur appuis
simples portant dans une ou deux directions 1.0 32 19 16 15 14 14 13 12
(petite portée)
Travée de rive d’une poutre ou dalle continue
portant dans une direction, ou dalle continue le 1.3 42 24 20 19 18 18 17 16
long d’un grand côté et portant 2 deux directions.
Travée intermédiaire d’une poutre ou d’une dalle
1.5 48 28 24 22 21 20 19 18
portant dans une ou deux directions.
Dalle sans nervure sur poteaux (plancher-dalle),
1.2 39 22 19 18 17 16 15 15
pour la portée la plus longue.
Console 0.4 13 7 6 6 6 5 5 5
Valeur de L/d pour fck = 30 MPa (sans acier comprimé) Pourcentage d’acier 100 As/(bd) en %
0.3 0.5 0.8 1.0 1.2 1.5 2.0 3.0
Poutre sur appuis simples, dalles sur appuis
simples portant dans une ou deux directions 1.0 39 21 17 16 15 14 13 13
(petite portée)
Travée de rive d’une poutre ou dalle continue
portant dans une direction, ou dalle continue le 1.3 51 27 22 20 19 18 17 16
long d’un grand côté et portant 2 deux directions.
Travée intermédiaire d’une poutre ou d’une dalle
1.5 59 31 25 23 22 21 20 19
portant dans une ou deux directions.
Dalle sans nervure sur poteaux (plancher-dalle),
1.2 47 25 20 19 18 17 16 15
pour la portée la plus longue.
Console 0.4 16 8 7 6 6 6 5 5
Correctifs :
- Multiplier L/d par 310/σs si la contrainte en ELS diffère notablement de 310 MPa.
- Multiplier par 0.8 pour les poutres en Té si beff > 3 bw
- Multiplier par 7/Leff pour les poutres ou dalles (autres que planchers-dalles) si L > 7 m et
supportant des cloisons fragiles.
- Multiplier par 8.5/Leff pour des planchers-dalles si L > 8.5 m et cloisons fragiles.
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Exemple :
Travée de rive d’une dalle continue de 5.20 m de longueur portant dans une direction ; fck = 25 MPa ;
L 5.2
avec 0.5 % d’acier, on lit : = 24, soit d = = 0.217 m qui correspond à h = 0.25 m.
d 24
Exemple :
Poutre de 6 m de portée, charge ELS : p = g + q = 46 KN/m, travée de rive, section 0.25 × 0.50 m,
Ec = 31 GPa ; E.I = 31000 × 0.25 × 0.5³ / 12 = 81
0.6 × 5 × 46 × 6 4
f= = 5.7 mm soit f/L = 1/1040°
384 × 81
0.05 f t28
Avec λ i = dans le cas d’une déformation instantanée
(2 + 3 b 0 /b ) ρ
0.02 f t28 2
λV = = λi dans le cas d’une déformation différée
(2 + 3 b 0 /b ) ρ 5
1.75 f t28
µ =1- si µ 0
4 ρ σ s + f t28
et 0 si µ < 0
avec :
σs = contrainte de traction effective de l’armature correspondant au cas de charge considéré.
A tendue
ρ = b = largeur de la table
b0 d
A défaut d’une justification basée sur l’évaluation d’une déformation à partir des valeurs des courbures,
on admet que les flèches fi et fv sont /
Ml ² Ml ²
fi = et fV =
10 E i I fi 10 E V I fV
Remarque :
En général, on calcule fgi et fgv les flèches dues à toutes les charges permanentes, ensuite on
calcule la flèche fji représentant les flèches dues aux charges permanentes appliquées au moment de la
mise en œuvre des cloisons, et enfin on calcule fpi , flèche due à l’ensemble des charges permanentes et
des surcharges.
Cette valeur est à comparer avec les flèches limites → Eléments sur deux appuis : (et continue)
l ( cm )
f= si l 5m
500
l ( cm )
f = 0.5 cm + si l > 5m
1000
→ Eléments en console :
l ( cm )
f= avec l 2m
250
⎛ l ⎞
f= ⎜ + 0.5 ⎟ l > 2m
⎝ 500 ⎠
Charges :
6T10/m
charge j : 0.17 × 2500 = 425 daN/m² = 4.25 KN/m²
cloison + 1 KN/m²
5.25 KN/m²
charge g : 5.25 + 0.5 = 5.75KN/m²
charge p : 5.75 + 1.5 = 7.25KN/m²
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IRH =
b y3
+ 15 A (d – y)² = 100 ×
(3.96)3 + 15 × 4.74 (15 – 3.96)² = 10735 cm4
3 3
σ N M × v'
= + or N = 0 n’existe pas
15 S I RH
M × (d - y )
σs = 15 × ⇒
I RH
1m
I∆
15 cm
17 cm
2 cm
S W∆ I∆ dG IOH / G
17² × 100 17³ × 100 W∆
17 × 100 I∆ – SdG²
2 3 S
15 × 4.7 15 × 4.7 × 15 15 × 4.7 × 15²
Total 1771 cm² 15510 cm³ 179663 cm4 8.76 cm 43760 cm4
1.75 × 20.4
µg = 1- = + 0.235
4 × 3.16 × 10 -3 × 208 + 2.04
1.75 × 20.4
µ j = 1- = + 0.333
4 × 3.16 × 10 -3 × 262 + 2.04
1.1 × I OH M gv × l 2x
Ifv = = 30036 cm4 fgv =
1+ λ v µg 10 × E v I fv
13.47 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 10576 × 30036 × 10 -3
1.1 × I OH M ji × l 2x
Ifi = = 21401 cm4 fji =
1+ λi µ j 10 × E i I fi
12.3 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 31729 × 21401 × 10 -3
= 0.0045 m = 0.45 cm
1.1 × I OH M pi × l 2x
Ifi = = 15421 cm4 fpi =
1+ λi µp 10 × E i I fi
17 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 31729 × 15421 × 10 -3
= 0.0086 m = 0.86 cm
1.1 × I OH M gi × l 2x
Ifi = = 19178 cm4 fgi =
1+ λi µg 10 × E i I fi
13.47 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 31729 × 19178 × 10 -3
= 0.0055 m = 0.55 cm
Conclusion :
1- Les données relatives au coffrage sont précisées sur la figure 1 représentant la vue en plan partielle
d’un plancher d’habitation.
5- Les effets du vent sont supposés repris par d’autres éléments que ceux figurant sur la vue partielle.
I II Panneau 5 III
3.50 3.50
A 20 20 20
2 2
4.50 Panneau 2
Rive non Trémie 50 × 50
supportée
20
3 3 1 20
B 30 30
Trémie 30 × 30
20 1
Y
4.00 Panneau 1
X
Figure 1
Poutre 20 × 35
C
Rive supportée
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Cas plancher :
Cas balcon :
b- Charges variables : q
c- Charges ultimes : pu
pu = 1.35 g + 1.5 q
1- Panneau 1 : I II III
l 2x 3.50 2
MOX = pu ly = 8.93 × 4 × = 54.7 mKN
8 8
Les moments sont choisis forfaitairement. La dimension des appuis de rive est inférieure à deux
fois l’épaisseur de la dalle, donc sur :
• Appui I :
MI = 0.20 MOX = 0.20 × 54.7 = 10.9 mKN
• Appui II ou III :
MII = MIII = 0.5 MOX = 0.5 × 54.7 = 27.4 mKN
• Travée I - II :
q 1.5
α= = = 0.233
g + q 6.45
Mw + Me
Mt + (1 + 0.3 × 0.233) MOX = 1.07 MOX
2
10.9 + 27.4
MI-II = 1.07 × 54.7 – = 39.4 mKN
2
• Travée II - III :
MII-III = 1.07 × 54.7 – 27.4 = 31.1 mKN
2- Panneau 2 :
3.50 2
MOX = 8.93 × 4.50 × = 61.5 mKN
8
• Appui I :
MI = 0.20 MOX = 0.20 × 61.5 = 12.3 mKN
• Appui II ou III :
MII = MIII = 0.5 MOX = 0.5 × 61.5 = 30.8 mKN
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• Travée I - II :
12.3 + 30.8
MI-II = 1.07 × 61.5 – = 44.3 mKN
2
• Travée II - III :
MII-III = 1.07 × 61.5 – 30.8 = 35 mKN
3- Panneau 3 :
3.50 2
MOX = 10.9 × 1.20 × = 20 mKN
8
• Appui I :
MI = 0.20 MOX = 0.2 × 20 = 4 mKN
• Appui II ou III :
MII = MIII = 0.5 MOX = 0.5 × 20 = 10 mKN
• Travée I - II :
3.5
α= = 0.455
7.7
Mw + Me
Mt + (1 + 0.3 × 0.455) MOX = 1.14 MOX
2
4 + 10
MI-II = 1.14 × 20 – = 15.8 mKN
2
• Travée II - III :
MII-III = 1.14 × 20 – 10 = 12.8 mKN
b- Panneaux parallèles à Y :
• Appui A :
MA = 27.5 mKN
• Appui B :
MB = 0.5 × 79.1 = 39.6 mKN
• Appui C :
MC = 0.2 × 62.5 = 12.5 mKN
• Travée AB :
14.3 + 39.6
MAB = 1.07 × 79.1 – = 57.7 mKN
2
• Travée BC :
39.6 + 12.5
MBC = 1.07 × 62.5 – = 40.8 mKN
2
File B :
⎛b ⎞ ⎛ 30 ⎞
l' ya = 1.5 ⎜ + h ⎟ = 1.5 ⎜ + 15 ⎟ = 45 cm b
⎝2 ⎠ ⎝ 2 ⎠
l’ya l’yt
l 350
l' yt = l' ya + x = 45 + = 80 cm
10 10 ly
l’ya l’yt
File A et C :
⎛ 20 ⎞ lx
l' ya = 1.5 ⎜ + 15 ⎟ = 38 cm
⎝ 2 ⎠
350
l' yt = 38 + = 73 cm
10 Figure 3
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri III-79
File I , II , III :
⎛ 20 ⎞
l' ya = 1.5 ⎜ + 15 ⎟ = 38 cm
⎝ 2 ⎠
450
l' yt = 38 + = 83 cm dans travée AB
10
400
l' yt = 38 + = 78 cm dans travée BC
10
C B A
Rive non supportée
I
0.3 × 12.5 = – 3.75 0.38 × 39.6 = – 15 0.38 × 27.5 = – 10.5
Panneau 4
0.4 × 40.8 = + 16.3 0.4 × 57.7 = + 23.1
–5 – 9.5 – 6.6
+ 16.3 + 23.1
Panneau 5
+ 12.2 + 17.3
– 3.75 – 15 – 10.5
III
– 3.75
I II III
Panneau 3
0.8 × 4 = – 3.2 0.76 × 10 = – 7.6 – 7.6
A
0.4 × 12.3 = – 4.92 0.38 × 30.8 = – 11.7 – 11.7
0.3 × 44.3 = + 13.3 0.3 × 35 = + 10.5
Panneau 2
0.3 × 44.3 = + 13.3 0.3 × 35 = + 10.5
0.4 × 12.3 = – 4.92 0.38 × 30.8 = – 11.7 – 11.7
B
04 × 10.9 = – 4.36 0.38 × 27.4 = – 10.4 – 10.4
0.3 × 39.4 = + 11.8 0.3 × 31.1 = + 9.33
Rive non supportée
Panneau 1
0.2 × 10.9 = – 2.18 0.24 × 27.4 = – 6.58 – 6.58
0.4 × 39.4 = + 15.8 0.4 × 31.1 = + 12.4
Figure 4
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri III-81
VuII =
Pu
(l x - a ) (l y1 + l y2 ) Y
4
- 2 : VuII2 =
89.3
(4.50 - 0.25)(3.50 + 3.50) = 66.4 KN ly1
4
X
- 3: il y a une ouverture :
lx
1 II 62.6
VuII3 = VuII2 + Vu1 = 66.4 + = 97.7 KN
2 2 Figure 6
I II III I II III
1
A 2 A
Y
3 7 8 9 10 11
X
B 4 B
Figure 7
5
6
C C
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri III-82
b- Ferraillage :
Zone 1 :
6.32 × 10 -3
µ= = 0.0718
0.47 × 0.12 2 × 13
6.32 × 10 -3
A= = 1.58 10–4 m² → 1.58 cm²
0.115 × 348
Zone 2 :
Zone 3 :
Zone 4 :
Appui II - III : Mu = 11.7 + 10.4 = 22.1 mKN sur b0 = 2 × 0.45 – 0.30 = 0.60 m (ouverture)
Soit : 6 cm² sur 0.60 m 1 ø 12
6 0.3
ou = 6.67 cm²/ml avec 6.67 × = 1 cm²
0.9 2
en renfort de chaque côté de l’ouverture
Zone 5 :
Zone 6 :
Zone 8 : Zone 10 :
La zone la plus sollicitée est celle présentant la plus grande densité d’armatures ; ce sont ici les
zones 7, 9, 11 sur appui B qui présentent la plus grande densité : 10.8 cm²/ml.
Il y correspond Mu = 15 mKN sur b0 = 0.38 m.
Mu 15 × 10 −3
µ = = = 0.211 < µ lu = 0.392 O.K.
b 0 d 2 f bc 0.38 × 0.12 2 × 13
1- Dans le sens X :
2- Dans le sens Y :
b0 h 100 × 15
A = = = 1.5 cm 2 /ml
1000 1000
• b = 20 cm :
0.05
VouII = × 23 (0.20 + 0.15) 0.13 = 0.035 MN = 35 KN
1.5
• b = 30 cm :
0.05
VouII = × 23 (0.30 + 0.15) 0.13 = 0.0448 MN = 44.8 KN
1.5
VuII1 = 62.6 KN
VouII 1 = VuII1
(l y1 + l y2 / 2 ) + b
= 62.6
(8.50 / 2) + 0.30 = 33.5 KN
l y1 + l y2 8.50
VouII 1 = 33.5 KN < VouII = 44.8 KN ⇒ pas besoin d' armature transversale
VouII 2 = 66.4
(7 / 2) + 0.20 = 35.1 KN ≈ VouII = 35 KN ⇒ pas besoin d' armature transversale
7
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1 II 1
VouII 3 = VouII 2 + Vou1 = 35.1 + × 33.5 = 51.8 KN
2 2
Contrainte tangente :
II
Vou3 0.0518
τu = = = 1.14 MPa
(b + h 0 ) d (0.20 + 0.15) 0.13
At τ - 0.5 k
= u
b0 s t 0 .8 f e
At
= (1
20 + 15)
424 3
× 100 ×
1.14 - 0.5
= 0.07
st largeur au niveau du feuillet moyen
0.8 × 400
f c28 (b + b") d
0.05
V IV
ou = V II
ou ⎢1 - 4 ⎜⎜ ⎟⎟ ⎥ =
⎢⎣ ⎝ l x - a ⎠ ⎥⎦ 1.5
⎡ ⎛ b" ⎞ ⎤
2
4φ
0.0518 ⎢1 - 4 ⎜ ⎟ ⎥ = × 23 (0.20 + b") 0.13
⎣⎢ ⎝ 4.5 - 0.3 ⎠ ⎦⎥ 14
II
1.2 Vou1 1.2 × 0.0335
A ≥ = = 1.16 × 10- 4 m 2
fe / γs 348
1.2 × 0.0351
A ≥ = 1.21 cm 2
348
1.2 × 0.0518
A ≥ = 1.79 cm 2
348
E-9) Déformations :
Si on suppose les cloisons fragiles, on peut se dispenser de justifier l’état limite de déformation
si : l 22 h0
ici l = 4.50 > 22 × 0.15 = 3.30 m
Une justification doit donc être faite par application du paragraphe C du Chapitre 3 : "Calcul des
flèches en Béton Armé".
4.75
Mj = 17.3 = 9.2 mKN
8.93
4.95
Mg = 17.3 = 9.59 mKN
8.93
6.45
Mp = 17.3 = 12.5 mKN
8.93
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0.83
x² + 15 × 4.69 10- 4 x – 15 × 4.69 10- 4 × 0.12 = 0
2
d’où x = 0.0374 m
b0 x3
I= + n A (d – x)²
3
0.0374 3
I = 0.83 × + 15 × 4.69 10- 4 (0.12 – 0.0374)²
3
I = 62.4 10-6 m4
K = M/I
9.2 × 10 -3
Kj = = 147 MN/m³
62.4 × 10 -6
9.59 × 10 -3
Kg = = 154 MN/m³
62.4 × 10 -6
12.5 × 10 -3
Kp = = 200 MN/m³
62.4 × 10 -6
σs = n K (d – x)
12100
v= = 7.71 cm
1570
– Hv = – 12100 × 7.71
Valeurs de λ et µ :
A 4.69
ρ= = = 4.71 × 10 -3
b 0 d 83 × 12
0.05 f c28 2
λi = λv = λi
(2 + 3 b 0 /d ) ρ 5
0.05 × 1.98 2
λi = = 4.2 λ v = × 4.2 = 1.68
5 × 4.71 × 10 -3 5
1.75 f c28
µ =1-
4 ρ σ s + f c28
1.75 × 1.98
µ j =1- = 0.346
4 × 4.71 × 10 -3 × 176 + 1.98
1.75 × 1.98
µg =1- = 0.364
4 × 4.71 × 10 -3 × 184 + 1.98
1.75 × 1.98
µp =1- = 0.466
4 × 4.71 × 10 -3 × 239 + 1.98
Modules de déformation :
fc28 = 23 MPa
Ev = Ei / 3 = 10427 MPa
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Mg l2 9.59 × 10 -3 × 4.50 2
fgv = = = 9.22 × 10-³ m = 0.9 cm
10 E v I fV 10 × 10427 × 202 × 10 -6
M j l2 9.2 × 10 -3 × 4.50 2
fji = = = 4.48 × 10-³ m = 0.448 cm
10 E i I fi 10 × 31282 × 133 × 10 -6
Mg l2 9.59 × 10 -3 × 4.50 2
fgi = = = 4.81 × 10-³ m = 0.481 cm
10 E i I fi 10 × 31282 × 129 × 10 -6
Mp l2 12.5 × 10 -3 × 4.50 2
fpi = = = 7.36 × 10-³ m = 0.736 cm
10 E i I fi 10 × 31282 × 110 × 10 -6
Flèche nuisible :
Flèche limite :
l 450
= = 0.9 cm
500 500
a- Actions :
3.30 2
M0 = 10.3 × = 14 mKN
8
q 1.5
α= = = 0.201
g+q 5.95 + 1.5
1 + 0.3 α = 1.06
¾ Appui intermédiaire :
Ma = 0.5 M0 = 7 mKN
¾ Travée de rive :
Mt = 1.06 × 14 – 7/2 = 11.3 mKN
¾ Travée intermédiaire :
Mt = 1.06 × 14 – (7 + 7/2) = 7.84 mKN
c- Efforts tranchants :
Appuis courants :
Vu = 10.3 × (3.3/2) = 17.0 KN
σs = 348 MPa
0.007
A= = 0.68 × 10 - 4 m² = 0.68 cm²
0.295 × 348
Section minimale :
b0 h 20 × 35
Amin = = = 0.70 cm² 2 ø 10
1000 1000
En travée de rive :
11.3 × 10 -3
µ= = 0.0483
0.2 × 0.3² × 13
11.3 × 10 -3
A= = 1.12 cm² 2 ø 10
0.291 × 348
En travée intermédiaire : 2 ø 10
Vu 18.7 × 10 -3
τu = = = 0.31 MPa
b0 d 0.20 × 0.30
Section minimale :
At fe
= 0.4 MPa
b0 st
0.4 × 20 × 100
⇒ At = = 2 cm²/ml
400
Cadre ø 6 , st = 25 cm
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Armatures inférieures
I II III
15 ø 6 8 ø 10 3 ø 10
10 ø 10
A
4 ø 12
10 ø 10
Renforts
8 ø 12
2 ø 10
Renforts
2 ø 10
+ 7 ø 14
10 ø 8 10 ø 8
8 ø 10
4 ø 10
12 ø 8 8 ø 10 3ø8 12 ø 6
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Armatures supérieures
I 15 ø 6 3 ø 10 II 15 ø 6 15 ø 6 III 4 ø 14
4ø6 4 ø 14 4ø6 4ø6
3 ø 14
11 ø 6 11 ø 6
A
8 ø 14
4 ø 14
6 ø 14
11 ø 6
B
11 ø 6
11 ø 6 11 ø 6
2×4ø8
3ø8
C
15 ø 6 3 ø 10 13 ø 6 3 ø 10 13 ø 6
5ø8 6 ø 12 6 ø 12
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CHAPITRE IV : ESCALIERS
I - Généralités :
Un escalier se compose de la marche dont la largeur s’appelle le giron, de la contremarche et de
la paillasse.
giron
a
marche
b contremarche paillasse
Formule de Blondel :
60 cm a + 2b 64 cm
Ce n’est pas une loi stricte, c’est plutôt une préférence pour avoir un escalier reposant.
En général au Liban 27 a 30
15.5 b 18
Le plus courant a = 28 – b = 16
La Surcharge :
Palier
Rampe
Volée
Palier Paillasse
Limon en BA porteur
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II - Rappel R.M. :
P/m
x R1
V(x) R(x)
R0 G1
N(x)
) α
G0
l
Pl²
Mt / G1 = 0 ⇒ R0l – =0
2
Pl
⇒ R0 = R1 =
2
Px² Px
M(x) = R0x – = (l – x) = Miso de la poutre droite
2 2
Pl
R(x) = R0 – px = – px
2
Conclusion :
Dans une étude d’escalier, le moment fléchissant est celui de la poutre droite associée.
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Ø 6 / 25
1T10
Aa Ap
Arép
Ap
En travée, pour le calcul des moments, on calcule en général Miso maximum dans la poutre
Pour l’effort tranchant, on n’en tient pas compte tant que l’on applique les conditions des dalles
travaillant dans un seul sens. EC2 - 6.2.2 – page III-32.
Exemple :
1.62 m
Escalier : 2 volées
9 marches )θ
10 contremarches / volée
Hauteur étage = 3.24 m 1.24 m 2.52 m 1.24 m
20 contremarches de 16.2 cm chacune
Usage d’habitation Q = 250 Kg / m²
3.24 / 2 = 1.62
1.62 / 10 = 16.2
28 × 9 = 252
1- Prédimensionnement :
L’escalier est une dalle travaillant dans un seul sens.
2- Calcul de l’escalier :
1.62
tg θ = → cos θ = 0.841
2.52
Charges permanentes:
revêtement
1
+ [(1.5 × 0.162) + (2 × 0.28)] × 1 ×
0.28
⇒ g = 10.5 KN/m
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Résolution RM :
17.9 12.78
=
12.78
+
17.9 – 12.78
O.K.
Ferraillage :
Ø 6 / 25
1T10
6 T 10 / m
6 T 16 / m
5 T 10 / m
6 T 16 / m
b - Escalier en console :
Ce type d’escalier est constitué d’une paillasse et de marches encastrées sur mur porteur.
Ce type de disposition correspond surtout aux escaliers en hélice construits à l’intérieur des tours.
g
On assimile la marche à une section rectangulaire de a1 a2
a1 + a 2
largeur g et de hauteur = h marche
2
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On considère que la charge / marche comprend en dehors du poids propre et du revêtement une
surcharge de 2 à 3 personnes entre 150 et 225 Kg / marche.
Al
Ap
Remarque :
On fait sortir les aciers d’ancrage en dehors de la surface du mur d’une quantité égale à la partie ancrée
dans le mur.
Le mieux est de couler l’escalier et de continuer ensuite le mur.
Problèmes de vibration à l’extrémité.
Ap
IV - Escaliers préfabriqués :
160 11 × 28 = 308 cm 160
10
10
17 palier coulé
sur place
néoprène
Ap = 5 T 12 / m
10 paillasse préfabriquée
10 17
Arép = 4 T 8 / m tg θ = 28
becquet
298 cm
Il est important que les bécquets aient une épaisseur 7 cm (10 cm minimum en pratique). On
se contente dans notre travail de bureau d’étude de calculer les paliers avec ce qu’ils contiennent
comme poutres noyées, bécquets et dalles pleines.
Exemple :
Soit à calculer un escalier de 20 contre-marches divisées en 2 volées. Chaque marche aura
comme dimension 17 × 28. On suppose les bécquets 10 × 10 et les paliers de 20 cm d’épaisseur. La
portée de cet escalier sera de 11 × 28 = 308 d’axe en axe.
a - Calcul de la paillasse :
q = 2.5 KN/m²
revêtement = 1.5 KN/m²
h0 ≈ 1/30 l = 298/30 ≈ 10 cm (flèche)
or DTU → h0 > 12 cm
adoptons h = 13 cm
Il reste à déterminer le ferraillage de bécquets qui doit être assuré par le préfabriquant.
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Par sécurité, pour tenir compte de l’effet de température et de retrait dans les bécquets, nous
allons considérer la réaction Ru ≠ Vu mais
Ru = 2 Vu
l’ = max [ C + 3 cm ; C1 ]
a = l’ – C/2
d = 0.9h ou h – 2 cm
Mu = Ru × a
Remarque :
Ru
A bécquet =
fyk
1.15
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d = a = 8 cm
c - Calcul du palier :
Le palier peut travailler sur 2, 3 ou 4 côtés. Il serait intéressant de le faire travailler avec une poutre
noyée : cette poutre serait soumise à la torsion. On fait travailler le palier sur 4 côtés.
La largeur de la poutre noyée est de l’ordre de 2 × h0 (en moyenne). Elle devrait être calculée à la
flexion simple, l’effort tranchant et la torsion.
Pl 15.8 × 2.98
Vu = = = 23.55 KN/m
2 2
Poids du bécquet :
Le palier :
25
0.2 × (1.6 – 0.4) × 2 = 0.2 × 1.2 × 12.5 = 3 KN/m
Poids poutre :
Carrelage du palier :
D’où
Charge ultime/m de la poutre noyée :
Pu/m = 37.08 KN/m
D’où (2.5)²
Mu poutre = 37.08 × = 29 KN.m
8
37.08 × 2.5
Vu poutre = = 46.36 KN.m
2
Cu = ?
Il y a analogie entre diagramme effort tranchant de charge répartie et de couple réparti pour la torsion :
et
5.9 × 2.5
⇒ Cu = 2 = 7.4 KN.m (couple sur appui)
D’où on a :
Moment maximal en travée → Mu
Effort tranchant maximal sur appui → Vu
Couple de torsion maximal sur appui → Cu
2.5 20
40
(1 cadre + 2 étriers) Ø 6 / 16 cm
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Cu 7.4 × 10–3
τu = 2 × Ω × b0
=
2 × 3.33 × 10–2 × 611 × 10–4
= 1.82 MPa
u = périmètre du contour
= [(a – b0) + (b – b0)] × 2
= [(20 – 3.33) + (40 – 3.33)] × 2
= 106.66 cm
Ferraillage longitudinal :
Cu fe ∑Al
= × → Al = 1.86 cm²
2Ω 1.15 u
Ferraillage transversal :
Cu St
× × 1.15 = At
2Ω fet
At Cu × 1.15
⇒ = = 2.96 × 10–4
St 2 Ω fet
6 Ø 6 ⇒ St = 57 cm soit 2 plans / m
Béton banché ou
béton armé chargé Palier d’étage Volée
Palier
Volée intermédiaire
Ossature B.A. 2
1
l
2- On est ramené à l’étude d’un solide à ligne moyenne brisée : A
On pourrait résoudre le problème dans chaque condition d’appui soit par une méthode de Cross
soit par une méthode des travaux virtuels. On peut également chercher à s’électionner parmi les
12 inconnues un certain nombre d’inconnues que l’on se donne à priori et ceci afin que l’en
puisse statiquement résoudre le problème.
(Mx) ; + V2 l0 – Pb = 0
Pb Pc
V2 = V1 =
l0 l0
(My) ; – H2 h + Pa + C = 0
Pa + C Pa + C
H2 = H1 =
h h
(Mz) ; C1 + C2 + H2 l0 = 0
et on se fixe à priori C1 = C2 = C0
H2 l0 (Pa + C) l0
C0 = C0 =
2 2h
- en A Mx = 0 Nx = – H2 Mb = 0 Nb = 0
My = 0 Ny = 0 → Mn = C2 cos i Nn = V2 cos i – H2 sin i
Mz = C2 Nz = V2 Mt = C2 sin i Nt = – V2 sin i – H2 cos i
- en B barre AB
Mb = – p l²/2 + V2 l – H2 h/2 = – C/2 Nb = 0
Mn = C2 cos i Nn = V2 cos i – H2 sin i – p l cos i
Mt = C2 sin i Nt = – V2 sin i – H2 cos i + p l sin i
- en B barre BC
Mb = 0 Nb = – H2
Mn = C2 Nn = V2 – p l
Mt = H2 h/2 – V2 l + p l²/2 = C/2 Nt = 0
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- à mi-portée de BC
Mb = V2 l0/2 – p l l0/2 – p l0²/8 = p l0²/8 Nb = – H2
Mn = C2 + H2 l0/2 = 0 Nn = V2 – p l – p l0²/2 = 0
Mt = H2 h/2 – V2 l + p l²/2 – C/2 = 0 Nt = 0
- Il faudra ensuite s’assurer de la transmission des forces horizontales depuis les extrémités des paliers
jusqu’au sol par l’intermédiaire de l’ossature en Béton Armé.
- Cette première solution pourrait correspondre à la structure 2 représentée plus haut en perspective.
4- Deuxième solution :
V2 n
6 équations d’équilibre : C2
b
(Fx) → 0 A
t n
(Fz) → V1 + V2 = P P
z
B b
(Fy) → 0 y V1 C
C1 C t
Pb Pa
(Mx) → V2 = V1 = x
l0 l0 D
(My) → C1 + C2 + C + Pa = 0
C C b C
on pose C1 = Pa × + et C2 = Pa × +
l0 2 l0 2
Pa C
soit compte tenu symétrique C1 = C2 = ×
2 2
(Mz) → 0
- en A Mx = 0 Nx = 0 Mb = C2 Nb = 0
My = C2 Ny = 0 Mn = 0 Nn = V2 cos i
Mz = 0 Nz = V2 Mt = 0 Nt = – V2 sin i
- en B barre AB
Mb = C2 + V2 l – p l²/2 = C/2 Nb = 0
Mn = 0 Nn = (V2 – p l) cos i
Mt = 0 Nt = – (V2 – p l) sin i
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- en B barre BC
Mb = 0 Nb = 0
Mn = 0 Nn = V2 – p l
Mt = – V2 l + p l²/2 – C2 = C/2 Nt = 0
- à mi-portée de BC
Mb = V2 l0/2 + p l l0/2 – p l0²/8 = p l0²/8 Nb = 0
Mn = 0 Nn = 0
Mt = – V2 l – C2 + p l²/2 – C/2 = 0 Nt = 0
Cette deuxième solution pourrait correspondre à la structure 1 représentée en perspective plus haut.
Il faudrait alors calculer le mur en béton armé en flexion composée sous les charges verticales, la
réaction de l’escalier et les moments C2 , C1 de l’escalier.
Cette deuxième solution revient exactement à faire porter sur appuis simples la poutre BC, les appuis
étant les extrémités des consoles AB et CD.
Cette solution doit conduire à un ferraillage plus important que la précédente et en particulier la
paillasse devrait avoir un coffrage de console courante soit une épaisseur l / 10.
15
8
17.5
120 Côtes en cm
15
Noyau central
25
marche préfabriquée
A A
B
γ β
2h
A m0 α
z
γ x
B B
- m0 : moment causé sur le noyau par les marches par unité d’angle β ou γ.
z β βh h
= z= z= (α–γ)
2h 2α α α
α
- moments Mx = –x m0 cos γ d γ + VBy . z
γ A VAy
α
= – m0 [sin γ] γ + VBy . h (1 – γ/α)
α
- moments My = –x m0 sin γ d γ + VBx . z A VAx
γ
α
= m0 [cos γ] γ 00 + VBx . h (1 – γ/α)
my = m0 sin γ
et MyA = m0 [cos α – cos (– α)] + VBx . h (1 + 1) = 0
VBx = VAx = 0 y x
B VBx
My = – m0 [cos γ – cos α]
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CAy
Noyau central encastré aux appuis : A VAy
en développant:
α
x – m0 (α sin α – α sin γ + γ sin γ – γ sin α) + VBy h/α [α² + γ² – 2 α γ] + CBy (α – γ) = 0
–α
– m0 [α (sin α) γ + α cos γ . γ cos γ + sin γ – α²/2 sin α]− αα + VBy h/α [α² γ + γ²/3 – 2 α γ²/2]− αα
+ CBy [α γ .γ²/2] = 0
3 m0 [sin α – α cos α] m0
VBy = CBy = [(sin α) ( α² – 3) + 3 α cos α] < 0
h α² α²
et Bertrand de Fontviolant
+α
m0 sin γ
x [ – m0 (cos γ – cos α) + CxB ] d γ = 0
–α
3 m0 [sin α – α cos α]
VAy = VBy = My
h α²
y
m0 Mx
CBy = [(α² – 3) sin α + 3 α cos α]
α²
m0 α
CBx = [sin α – α cos α] α
α
a
a² a³
x 2 π (r – α) α d α = 2 π ( r – )
0 2 3
a
a² a³ α
x 2 π (r + α) α d α = 2 π ( r + )
0 2 3
r
a² a³ a² a³
et m × 2 π r = q [2 π ( r + ) – 2π(r – )]
2 3 2 3
2 a³
m= q a
3r a
a² y
p=2aq m= p
3r
+α
emmarchement
P0 = x prdα=2pαr γ
–α cos γ
x
+α
M0 = x m cos γ r d α
–α
2 a²
M0 = 2 m r sin α = p sin α
3
+α p r d α cos γ r r sin α
abscisse yG de P0 yG = x =
∫
+α
–α prdα α
–α
r sin α
yG = α
2 a³ a²
m= q = p
3r 3r
p=2aq
P0 = 2 α p r
2 a²
M0 = p sin α
3
2- Résolution exacte :
6 inconnues en A
t 6 équations de la statique → 6 inconnues hyperstatiques
6 inconnues en B
3- Etude simplifiée :
On fera les mêmes hypothèses en ce qui concerne les appuis que celles utilisées précédemment :
Première solution : VB
B
- En A et B un moment ; une réaction verticale. CB
VA = VB = P0/2
hélice
Moment des forces verticales par rapport au plan vertical contenant AB.
α α
sin α B
M + P0 r ( – cos α) + M0 VA
α
A
Ce moment est repris par moitié en A et par moitié en B α CA
α
r sin α M0
CA = CB = P0 ( – cos α) + n t
2 α 2 A
CA → CAr = CA sin α CA r
CAr = CA cos α
Paillasse en A Palier en A
CAn flexion
CAt torsion
CAt torsion i
CAr flexion
CAr flexion
Deuxième solution :
- En A et B force verticale : VA
réaction horizontale parallèle à Oy : HA
moment d’axe vertical : CA
Σz forces → VA = VB = P0/2
Σy forces → HA = HB
Σx forces → 0=0
t
Σ M y → 0
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri IV-22
Σ M tz → en A : HB 2 r sin α + CA + CB = 0
CA = CB → CA = CB = – HB r sin α
sin α
Σ M tx → P0 r ( – cos α) + M0 . HB 2 h = 0
α
1 sin α
HB = [ P0 r ( – cos α) + M0 ]
2h α
Etude du palier :
Etude de l’escalier :
CA
CA cos i
flexion
CA sin i torsion
Le choix entre l’un ou l’autre des schémas simplifiés sera à faire en fonction de la configuration
des paliers.
A partir du schéma choisi pour les réactions d’appui, on peut, en tout point de l’escalier, calculer
les moments de flexion et de torsion.
4- Exemple :
2.40
Paillasse 24 cm 2h = 4.80 m tg i = = 0.575
2 × 2 π/3
On a trouvé pp + sch → q = 1.4 t/m² p = 1.4 × 1.2 = 1.68 t/ml
2.00 × √3/2
yG = = 0.825 m
2 π/3
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri IV-23
Etude de l’escalier :
√3 1
M = 14 × 2 ( + ) + 0.35 = 25.95 m
2 × 2 π/3 2
M = 26 tm → en A
Paillasse :
√3
Flexion CAr = 13 × = 11.2 tm
2
1 1
Flexion CAn = 13 × × = 3.25 tm
2 2
1 √3
Torsion CAt = 13 × × = 5.6 tm
2 2
Etude de l’escalier :
VA = 7 t
26
HB = HA = = 5.4 t
4.8
√3
CB = – 5.4 × 2 × = 9.35 tm
2
En A Paillasse :
VA = 7 t
√3
Flexion 9.35 = 8.1 tm
2
1
Torsion 9.35 × 2 = 4.68 tm
HA = 5.4 t (compression)
On calculerait les armatures correspondant à chacune des sollicitations et on les ajouterait enfin.