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Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof.

: Nadim Chouéri I-1

CHAPITRE I : ACTIONS SUR LES STRUCTURES

A - Données de base permettant l’étude ou la vérification d’un


bâtiment :

1 - Généralités :

Les charges appliquées au bâtiment sont :

- Les charges permanentes :


le poids propre – (des poteaux, des murs, des poutres, des dalles…) – les revêtements –
(carrelage, enduit, peinture, étanchéité…) – les cloisons.

- Les surcharges d’exploitation :


ce sont des charges variables du point de vue intensité et emplacement (personnes, meubles).

- Les charges climatiques :


neige – vent (comme pour la zone II. Marseille - code français NV 65 ou 92).

- Les séismes :
le séisme est une charge variable horizontale contrairement à ce que l’on croit, le Liban est un
pays sismique. On applique les règles françaises PS 92 (dans l’attente de l’Eurocode 8).

- La poussée des terres : (horizontale)

- Le gradient thermique : (+retrait, fluage) (charge horizontale)

2 - Charges permanentes – Poids courant :

D’une manière générale, les charges permanentes sont toutes les charges émanant de la pesanteur.

a - Poids propre :

Densité du matériau × volume.


a
h
Poids poteau: b
h
= (a × b × h) × 25 KN
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Poids poutre:
h
= (bw × h) × 25 KN/m
bw
l

Poids dalle pleine:


h0
= h0 × 25 KN/m²

Poids dalle en corps creux:


hcc
heq = 2 + hb approximativement – erreur 5 à 10 %

heq × 25 KN/m² hb
hcc

Corps-Creux :

Dimension (cm) Masse (Kg)


20 × 38 / 42 × 12 10
20 × 38 / 42 × 14 12
20 × 38 / 42 × 18 14 38 s
20 × 38 / 42 × 20 15
20 × 38 / 42 × 22 16 hcc 20
20 × 38 / 42 × 24 17 42
20 × 31 / 35 × 19 12 S
20 × 31 / 35 × 24 13
20 × 35 / 37 × 30
20 × 35 / 37 × 34
18
20
V=
hcc
3
(S + s + Ss )
20 × 26 / 30 × 42 22

hcc variable
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b- Le revêtement :

Carrelage :

≈ 2 cm carrelage

10 cm ≈ 2 cm chape
5 à 6 cm sable

roche traitée 22
(0.06 × 17) + (0.02 × 22) + (0.02 × s )
roche naturelle 16 à 20

= 1.9 ≈ 2 KN/m² Toujours : Carrelage ⇔ 200 Kg /m²

c - Les cloisons : Norme page 17

Quand les cloisons deviennent lourdes (épaisseur 15 cm et plus), il faut prendre en


considération leur poids à l’endroit de leur emplacement. En tant que poids, elles agissent directement
par ml sur les poutres qui sont en-dessous.

Si les cloisons sont < 15 cm, on les appelle cloisons de distribution mobiles (cloisons légères).
On prend une densité uniforme sur la dalle égale à 1.5 KN/m².

Tableau des parpaings pouvant servir à l’exécution de certaines cloisons :

Dimension (cm) Masse (Kg)


40 × 20 × 6 8
40 × 20 × 8 10
40 × 20 × 10 12
40 × 20 × 12 14 ½
40 × 20 × 15 18
40 × 20 × 20 24
40 × 20 × 25 30
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Abaque:
Poids des cloisons en blocs agglomérés creux
Enduit 1.5 + 1.5 cm
en fonction de leur hauteur.
Mortier 1.5 cm Y compris:
- enduit sur les deux faces (3 cm)
- mortier de joint (1.5 cm)
poids en Kg / m
de longueur

2000

H(20)

1500

H(15)

1000
H(10)

500
100
120
140
160
180
200
220
240
260
280
300
320
340
360
380
400
20
40
60
80

Hauteur Cloison en cm
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d - Masses volumiques courantes : (Norme Eurocode 1 – partie 1-1 – page 25 → 35)

Armé → 25 KN/m³

Béton Non armé → 22 KN/m³ (19 à 23) KN/m³

Léger (Cellulaire) → 9 à 12 KN/m³

Parpaings creux : 13 à 17 KN/m³

Creuses : 11 à 13 KN/m³
Briques
Pleines : 18 KN/m³

Pierres à maçonner : 16 à 20 KN/m³

Plâtre : 14 KN/m³

Bois : 8 KN/m³

Sable sec : 17 KN/m³

Gravillons : 15 KN/m³

Asphalte : 22 KN/m³

Enduit (mortier) ciment : 22 KN/m³

Mortier ou plâtre : 12 à 18 KN/m³

Carrelage (céramique ou mosaique) : 22 KN/m³

Zinc : 30 KN/m²

Tuiles : 50 à 100 KN/m²

Ardoises : 40 KN/m²
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3 - Surcharges :
Eurocode 1 – partie 1-1 – section 6 – norme page 13 → 24), page 15 et 16.
Cette norme s’adresse aux personnes, au matériel et au mobilier.

Valeur Valeur
Catégorie Exemples Eurocode Courante
KN/m² KN/m²
Pièces des bâtiments et maisons d'habitation ;
A : Habitation,
chambres et salles des hôpitaux ;
résidentiel
chambres d'hôtels et de foyers ; cuisines et sanitaires.
- Locaux 1.5 à 2 1.5
- Escaliers 2à4 2.5
- Balcons 2.5 à 4 3.5
- Terrasse 1 à 1.5 1.5
B : Bureau - Locaux 2à3 2.5
- Escaliers 2à4 2.5
- Archives 10 à 40
C : Lieux de Réunion (à l'exception des surfaces des catégories A, B et D1)
C1 : Espaces équipés de tables etc., par exemple : écoles,
cafés, restaurants, salles de banquet, salles de lecture, 2à3 3
salles de reception.
C2 : Espaces équipés de sièges fixes, par exemple :
églises, théâtres ou cinémas, salles de conférence, 3à4 4
amphithéâtres, salles de réunion, salles d'attente.
C3 : Espaces ne présentant pas d'obstacles à la circulation
des personnes, par exemple : salles de musée, salles
3à5 5
d'exposition etc., et accès des bâtiments publics et
administratifs, d'hôtels, hôpitaux, gares.
C4 : Espaces permettant des activités physiques, par
4.5 à 5 5
exemple : dancings, salles de gymnastique, scènes.

C5 : Espaces susceptibles d'accueillir des foules


importantes, par exemple : bâtiments destinés à des
événements publics tels que salles de concert, salles de 5 à 7.5 5
sport, y compris tribunes, terrasses et aires d'accès, quais
de gare.
D : Commerces D1 : Commerces de détail courants 4à5 5
D2 : Grands magasins 4à5 5
(Charge horizontale)
- Usage privé 0.2 à 1 KN/m 0.6 KN/m
s/garde corps balcon
- Usage public 0.8 à 1 KN/m 1 KN/m
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Loi de dégression des surcharges : (Prévue dans l’annexe Nationale) → page 17

(Ancienne Norme N.F. 06 - 001)

Quand on a un bâtiment à grand nombre d’étages (> 7 - 8 étages) à usage d’habitation ou


éventuellement de bureaux, on applique la loi de dégression de base à la fraction de la surcharge égale à
cette dernière diminuée d’une valeur de référence égale à Qr = 1 KN/m².

Par exemple :
Terrasse Q0
Pour la terrasse : Q0
Q
Pour le 1er étage à partir du haut : Q
Q
Pour le 2ème étage à partir du haut : 0.9 (Q – Qr) + Qr
Q
Pour le 3ème étage à partir du haut : 0.8 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 4ème étage à partir du haut : 0.7 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 5ème étage à partir du haut : 0.6 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 6ème étage à partir du haut : 0.5 (Q – Qr) + Qr Q
Pour le 7ème étage à partir du haut : 0.5 (Q – Qr) + Qr
Pour le 8ème étage à partir du haut : 0.5 (Q – Qr) + Qr

Remarque :
Pour les bâtiments à usage d’écoles (et similaires aux écoles : casernes – rassemblements), il
n’y a pas lieu d’appliquer la loi de dégression.

4 - Actions climatiques :
Elles sont données dans l’Eurocode 1 – partie 1-3 pour la neige et partie 1-4 pour le vent.

Dans le règlement N.V., la neige est assimilée à une charge verticale fonction du site. En
France, elle varie de 45 à 535 Kg/m². En général, la neige n’est pas à cumuler avec les surcharges (sauf
pour les parkings à ciel découvert). Le Liban correspond à la région de Marseille en France.

Le vent est assimilé à des forces horizontales statiquement appliquées à la construction. C’est
un phénomène vibratoire qui met en mouvement la structure résistante caractérisée par sa période
propre fondamentale. La pression de base à 10 m. du sol varie en France de 50 à 170 Kg/m². Le
problème de vent est un problème de flèche à l’extrémité du bâtiment. Si on assimile l’immeuble à une
poutre encastrée à sa base, la flèche admissible pour le confort des habitants du dernier étage est
donnée par :

_ H H
F = 1000 500 (H comptée à partir du sol).
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L’Eurocode 1 est venu remplacer l’ancien DTU NV65 qui est entré en vigueur dans une période
où le règlement de Béton était le CCBA 68.

Les combinaisons possibles à ELU sont :


1.35G + 1.5Q + Wnominal
1.35G + 1.5W + Q
G + 1.5W

Les combinaisons en service sont :


G+Q+0.77W
G+W+(0.5 à 1)Q

a- Action de la neige :
Sauf dispositions contraires des pièces du marché, l’action de la neige est définie dans
l’Eurocode 1 – partie 1-3 (fonction du site et fonction de la pente).
Un résumé, pour le cas courant des bâtiments, est donné ci-après.
La France est divisée en quatre régions A, B, C et D.

¾ Valeur de base au sol : Somin en KN/m²

Région Somin Epaisseur de neige


A 0.45 0.30 m
Le Liban est assimilé à
B 0.55 0.36 m la région de Marseille
C 0.65 0.43 m
D 0.90 0.60 m

La masse volumique de la neige varie de 80 à plus de 300 Kg/m³. La valeur retenue par les
Règles N.V. est de 150 Kg/m³.

¾ Cas de charges :

Cas I : charge de neige répartie sans redistribution par le vent (vent faible < 6 m/s) ;

Cas II : charge de neige répartie après redistribution par le vent (vent modéré > 6 m/s) ;

Cas III : charge de neige répartie après redistribution par le vent et après enlèvement
partiel éventuel par le vent (vent fort > 20 m/s) ;

Cas IV : charge de neige répartie conformément aux cas I, II ou III sur une partie de
la surface et moitié de cette charge répartie sur le reste de la surface de
manière à produire l’effet le plus défavorable sur l’élément considéré.
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¾ Charge sur toiture : s = µs0

µ = coefficient de forme
Ψi = coefficient de combinaisons, avec i = 0 , 1 ou 2
Ψ0 = 0.77 (tel que 1.3Ψ0 = 1)

Compatibilité
Altitude en m s = µs0 Ψ1 Ψ2 Neige-Vent
Cas I et II Cas III
h < 200 µsomin 0.15 0 0 µs0
200 < h < 500 µsomin + µ (0.15h - 30) / 100 0.15 0 0 µs0
500 < h < 1 000 µsomin + µ (0.3h - 105) / 100 0.3 0.1 0.5 µs0 µs0
1 000 < h < 2 000 µsomin + µ (0.45h - 255) / 100 0.3 0.1 0.5 µs0 µs0
h > 2 000 A préciser dans le marché 0.3 0.1 0.5 µs0 µs0
Le cas IV a le même coefficient de compatibilité que le cas I, II ou III dont il est déduit.

Remarques :
1) Le cas de vent suivant les Règles NV correspond à une vitesse de base supérieure à
20 m/s (28.5 m/s en Région I).
2) Les coefficients Ψ0, Ψ1, Ψ2 sont nécessaires aux calculs des combinaisons de charge.

¾ Toitures plates et toitures de pente inférieure à 30º - Valeur de µ :

Pour toiture avec dispositifs de retenue ou pente supérieure à 30º, ou pour les autres formes de
toitures : voir les Règles Eurocode 1 – (1-3).

Pour toiture de pente < 30º :

Toiture à deux pentes


Pente β Toit à une pente µ
1ère pente : µ1 2ème pente : µ2
β < 15º 0.8 0.8 0.8
15º < β < 30º 0.8 0.8 - 0.4 (β - 15) / 15 0.8 + 0.4 (β - 15) / 15

Exemple :
En région parisienne, à moins de 200 m d’altitude et région B et pour des toitures plates (moins
de 15º de pente), la charge « caractéristique » à prendre en compte vaut : 0.8 × 0.55 = 0.44 KN/m².

Dans le cas de charges permanentes G, charges d’exploitation Q et charge de neige S, les


combinaisons à étudier sont :
- en ELS : G + Q + 0.77 S et G + S + 0.77 Q
- en ELU : 1.35Gmax + 1.5 Q + S et 1.35Gmax + 1.5 S + Q

Cette valeur S de 0.44 KN/m² est inférieure à la charge d’exploitation (minimum 1 KN/m²), il
n’y a donc qu’un seul cas à étudier :
- en ELS : G + Q + 0.77 S
- en ELU : 1.35Gmax + 1.5 Q + S
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b- Action du vent : (Eurocode 1 – Partie 1-4)


Jusqu’à adoption de l’Annexe Nationale, l’action du vent utilisé dans nos calculs peut être
définie dans les Règles NV 65 ;
Un résumé, pour les cas courants de bâtiments, est donné ci-après.

La pression du vent à prendre en compte dans les calculs dépend d’un certain nombre de paramètres :
- de la région : qv0
- du site (exposé, normal ou protégé) : ks
- de la hauteur de l’élément étudié (construction ou partie de construction) : kh
- de la largeur de l’élément étudié : δ
- de la forme plus ou moins aérodynamique : C
- de la rigidité de la construction (période d’oscillation) : β

qv = qv0 ks kh δ C β

1- Régions :

La France est divisée en trois régions :


- région I : Guyenne et Gascogne sauf littoral, région parisienne sauf Yvelines, Anjou ;
- région II : majeure partie de la France ;
- région III : Aude, Pyrénées orientales, Vallée du Rhône (mistral)

qv0 Vitesse de base


Régions
KN/m² m/s Km/h
I 0.5 28.5 102.6
II 0.7 33.8 121.7
III 0.9 38.3 137.9

Ces valeurs sont valables pour une altitude inférieure Vitesse


à 1000 m. Elles ne couvrent pas les phénomènes de trombe Force
m/s Km/h
extrêmement rares en France. Au-delà de 1000 m d’altitude,
le cahier des charges devra obligatoirement prescrire les 0 < 0.2 <1
valeurs à prendre en compte. 1 < 1.5 <5
A titre indicatif, nous donnons ci-après l’échelle de Beaufort. 2 < 3.3 < 11
Proposée par l’amiral Beaufort en 1806, cette échelle donne 3 < 5.4 < 19
la vitesse moyenne du vent sur une période de 10 minutes à 4 < 7.9 < 28
10 mètres d’altitude, au-dessus d’un terrain dégagé et plat. 5 < 10.7 < 38
6 < 13.8 < 49
7 < 17.1 < 61
8 < 20.7 < 74
9 < 24.4 < 88
A défaut, on pourra déterminer l’action du vent à 10 < 28.4 < 102
partir de sa vitesse suivant la relation suivante : 11 < 32.6 < 117
qv0 = v² / 1630 12 > 32.7 > 118
avec : v en m/s et qv0 en KN/m²
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Majorations exceptionnelles pour certains sites


Site Région Majoration
Angers I 10 %
Lille I 10 %
Orléans I 10 %

2- Sites :

¾ Site exposé : littoral à moins de 6 Km de la côte, vallées étroites, montagnes isolées, certains cols,
ainsi que les stations comme Angoulême, Langres, Millau, le Mont-Saint-Michel.

¾ Site protégé : fond de cuvette bordée de collines et protégé du vent dans toutes les directions.

ks Région I Région II Région III


Site protégé 0.80 0.80 0.80
Site normal 1.00 1.00 1.00
Site exposé 1.35 1.30 1.25

Une attention particulière sera apportée aux immeubles de grande hauteur, plus de 30 m. L’effet
de masque, dû à la présence d’autres constructions, sera étudié avec soin, car il peut entraîner des
réductions, mais aussi des augmentations de l’action du vent (effet Venturi).

3- Hauteur de l’élément étudié :

L’action du vent est une fonction croissante de l’altitude du point étudié par rapport au sol
environnant. Ainsi, l’action locale du vent en haut d’une tour de 100 m de hauteur n’a pas la même
valeur qu’au ras du sol. En effet, dans ce dernier cas, le vent subit un ralentissement dû au frottement
du sol et de la végétation.
A la hauteur h au-dessus du sol, exprimée en m, l’action du vent sera celle de la pression
dynamique de base (correspondant à 10 m de hauteur) multipliée par le coefficient kh :
h + 18
ks = 2.5 pour h < 500 m
h + 60
Ce coefficient vaut 1 pour les constructions situées sur le littoral de hauteur inférieure à 10 m.
Pour des pentes supérieures à 30 %, on se reportera aux Règles NV 65 (Art. 1.241).

Remarques :
1) Pour des bâtiments de faible hauteur, on pourra considérer la valeur de l’action comme
constante et égale à la valeur calculée au sommet.
2) Pour des constructions de grande hauteur, on pourra prendre une courbe en escalier, les marches
pouvant avoir une hauteur de un ou plusieurs étages.
3) Pour calculer la résultante globale de poussée sur un bâtiment parallélépipédique de hauteur H,
on pourra prendre la surface au vent de la construction multiplié par la valeur de base de
l’action du vent q10 et multipliée par le coefficient ci-dessous kF qui est l’intégrale du coefficient
kh de 0 à H :
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105 H p
kF = 2.5 – log e o1 +
H 60

De même, pour calculer le moment de renversement du bâtiment sous l’action du vent, calculé à
la cote zéro, on prendra le produit de l’action de base q10 multipliée par la surface au vent, multipliée
par la hauteur H de la construction et par le coefficient ci-dessous :

105 6300
kM = 1.25 – + log e o 1 + H p
H H² 60
Exemple :
Soit une tour de H = 100 m de hauteur, B = 30 m de largeur, en Région II, on trouve :
kF = 1.470 ; kM = 0.818
soit la force de base : F0 = q10 kF H B = 0.7 × 1.470 × 100 × 30 × 10-3 = 3.087 MN
et le moment de base à la cote zéro : M0 = q10 kM H² B = 0.7 × 0.818 × 104 × 30 × 10-3 = 171.78 MNm
Le centre de poussée de trouve à la cote M0 / F0 = kMH / kF = 55.646 m, soit 0.556 H
Ces résultats doivent être multipliés par le coefficient de majoration dynamique β (moyen dans
ce cas), le coefficient de forme C, le coefficient de largeur δ, le coefficient de site ks. Le coefficient kM /
kF donnant la cote du centre de poussée du vent ne dépasse jamais 0.557, ce qui signifie que ce centre
de poussée est compris entre 0.5 H et 0.557 H.
Si l’on tient compte du coefficient de majoration dynamique, qui croît généralement avec la hauteur, le
centre de poussée est situé plus haut.

4- Dimension de l’élément étudié :

L’action du vent est un phénomène très localisé et non uniforme. Il peut agir de façon beaucoup
plus importante sur de faibles surfaces que sur de grandes surfaces.

Figure 1 : Coefficient de réduction δ des pressions dynamiques pour les grandes surfaces.

On pourra donc utiliser un coefficient de réduction lu sur le diagramme de la figure 1 en fonction de :


- la plus grande dimension de la surface offerte au vent ;
- la hauteur h au-dessus du sol de l’élément considéré.
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Pour un élément continu, poutre continue par exemple, on pourra prendre la valeur de δ1
correspondant à la longueur de la travée la plus chargée pour cette travée, mais la valeur 2δ2 – δ1 pour
la travée la moins chargée (δ2 correspondant à la dimension égale à la somme des deux travées).

Exemple :
Pour une poutre de trois travées de 5 , 7 et 6 m située à la cote h = 30 m, on prendra sur la
travée la plus chargée, 7 m dans notre exemple, δ = 0.85
- travée de 7 m : δ (7) = 0.85
- travée de 6 m : 2δ (18) – δ (7) = 1.59 – 0.85 = 0.74
- travée de 5 m : 2δ (18) – δ (7) = 0.74

si l’on considère, par contre, les deux travées de 7 m et 5 m comme les plus chargées, on aura :
- travée de 7 m : δ (12) = 0.82
- travée de 5 m : δ (12) = 0.82
- travée de 6 m : 2δ (18) – δ (12) = 0.77

Réduction maximale : La réduction de dimension ci-dessus, si elle est combinée à une réduction de
masque, ne doit pas dépasser 33 %.
Valeurs limites : La pression de calcul, après application des coefficients de hauteur, de
dimension, de site et de masque éventuel, c’est-à-dire le produit qv = qs0 ks kh δ
doit rester compris entre 0.30 et 1.70 KN/m².

5- Forme de la construction :

L’aérodynamisme de la construction joue un rôle important su l’action du vent. Les Règles


NV 65 définissent six catégories de forme allant du prisme droit à trois côtés au cylindre lisse (art. 3).
Nous ne traiterons ici que des constructions en contact avec le sol, à base rectangulaire, de côtés a et b
avec a b, de toitures plates ou à deux versants.
Pour le calcul des actions d’ensemble, la direction du vent est supposée normale à une des faces
du bâtiment. Il n’est pas demander d’étudier le cas de vent oblique.

¾ Coefficient γ0 :
Le coefficient γ0 pourra être lu sur le graphique de la figure 2 où H désigne la hauteur totale du
bâtiment. La partie gauche sert à calculer le coefficient γ0 relatif à la grande face et la partie droite le
coefficient γ0 relatif à la petite face.

¾ Coefficient de forme C :
L’action du vent se traduit sur les parois verticales par :
• un effet de pression sur la face au vent Ce1 = 0.8 (indépendant de la forme du
bâtiment) ;
• un effet de succion sur la face sous le vent Ce2 = – (1.3 γ0 – 0.8) ;
• une surpression ou dépression intérieure :
- soit une surpression Ci = + 0.6 (1.8 – 1.3 γ0),
- soit une dépression Ci = – 0.6 (1.3 γ0 – 0.8).

Le coefficient global prend la valeur suivante :


• pour une action sur l’ensemble du bâtiment : C = Ce1 – Ce2 = 1.3 γ0 ;
• pour une action sur une seule paroi :
- au vent 0.8 + 0.6 (1.8 – 1.3 γ0) = 1.88 – 0.78 γ0 vers l’intérieur ;
- sous le vent 1.3 γ0 – 0.8 + 0.6 (1.3 γ0 – 0.8) = 2.08 γ0 – 1.28 vers l’extérieur.
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Pour tous les autres cas : actions sur toitures, constructions éloignées du sol, formes de base non
rectangulaires, actions locales sur arêtes, angles et rives de toitures, constructions ouvertes, lanterneaux,
sheds, blocs accolés, constructions avec décrochement, se reporter aux Règles NV 65 [64].

Constructions prismatiques à base quadrangulaire reposant sur le sol, coefficient γ0

Figure 2 : Coefficient γ

Remarque :
D’après la figure 2 pour les constructions où l’on a : H/a > 0.5 , H/b > 0.5 et a/b < 3 ,
on trouve : γ0 = 1 d’où :
- action d’ensemble C = 1.3 ;
- action paroi au vent C = 1.1 ;
- action paroi sous le vent C = 0.8
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6- Coefficient de majoration dynamique β :

L’action du vent entraîne, par la présence de tourbillons, de rafales et de pressions variables, des
phénomènes d’oscillation de la structure. Il y a un risque important de résonance si la période
d’oscillation propre à la structure est proche de celle du vent.
Pour tenir compte des effets dynamiques du vent, on multipliera les actions précédentes par un
coefficient de majoration dynamique supérieur à l’unité et qui vaut : β = θ (1 + ξτ). Le coefficient ξ,
appelé coefficient de réponse, dépend du type de structure et sera lu, en fonction de la période de
vibration de la structure T sur les figures 3a pour les bâtiments à ossature et 3b pour les bâtiments à
densité normale de parois.
Dans les cas courants, on se contente de calculer la période fondamentale.

b
a

h
τ en
Figure 3 : Coefficient de réponse ξ m

0.10 400

350
Le coefficient τ appelé coefficient de pulsation, dépend de la hauteur
h au-dessus du sol de l’élément étudié. On lira la valeur de τ sur l’échelle 300
fonctionnelle de la figure 4. 0.15
250

Figure 4 : Coefficient de pulsation 200


180
0.20 160

140
7- Période de vibration propre T :
120
La période T de vibration propre de la structure pourra être calculée de 100
différentes manières : 90
0.25
- méthodes exactes : méthode matricielle, méthode par
80
approximations successives de Stodola-Vianello ;
- méthodes approchées : méthode de Rayleigh ; 70
- méthodes simplifiées : valeurs forfaitaires. 60

0.30 50
a) Méthodes approchées :
40
¾ Première méthode :
30
On peut utiliser la méthode de Rayleigh qui est déduite de considérations
20
énergétiques avec une précision de l’ordre de 1 à 8 % par défaut. 0.35
On suppose que les poids Pi des étages sont concentrés au niveau de 0.36 10
chaque plancher de la console renversée (figure 5). et
< 10
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x1 x2 xn

P1
P2
Pn

Figure 5 : Déformées sous l’action des masses Pi

Soient xi les flèches prises par la console au droit de chaque Σ Pi xi²


plancher sous l’action de ces charges. T = 2π w
La valeur approchée de la période de vibration est donnée par : g Σ Pi xi

Exemple :
Soient trois planchers de 150 tonnes (1.5 MN avec g = 10 m/s/s), espacés de 4 m, l’inertie de la
console est de 1.42 m4, le module d’Young de 32000 MPa.
Les déformées valent (voir formules en 5-k-3, ci-après) :
x1 = (2P1 + 5P2 + 8P3)L³ / (162EI)
= 1.5 (2 + 5 + 8) × 12³ / (162 × 32000 × 1.42) = 0.005 281 7 m
x2 = (5P1 + 16P2 + 28P3)L³ / (162EI) = 0.017 253 5 m
x3 = (8P1 + 28P2 + 54P3)L³ / (162EI) = 0.031 690 m

Σ Pi xi² 1.5 (0.005 281 7² + 0.017 253 5² + 0.031 690²)


T = 2π w = 2π w = 0.311 16 s
g Σ Pi xi 10 × 1.5 (0.005 281 7 + 0.017 253 5 + 0.031 690)

¾ Deuxième méthode :
Cette méthode, un peu moins précise que la précédente, fait intervenir les Σ Pi ƒi²
déformées ƒi de la console sous l’action d’une charge unité placée à son T = 2π w
g ƒn
extrémité libre. Ces déformées ƒi n’ont rien à voir avec les précédentes xi.

Exemple :
Les mêmes données que précédemment, avec P1 = P2 = 0 et Pn = P3 = 1, on trouve les déformées :
ƒ1 = 4L³ / (81EI) = 4 × 12³ / (81 × 32000 × 1.42) = 0.001 877 9 m
ƒ2 = 14L³ / (81EI) = 14 × 12³ / (81 × 32000 × 1.42) = 0.006 572 8 m
ƒ3 = L³ / (3EI) = 12³ / (3 × 32000 × 1.42) = 0.012 676 m

Σ Pi ƒi² 1.5 (0.001 877 9² + 0.006 572 8² + 0.012 676²)


T = 2π w = 2π w = 0.311 28 s
g ƒn 10 × 0.012 676

La valeur exacte, calculée par la méthode Stodola-Vianello vaut : T = 0.312 245 s


Les valeurs approchées sont à 3.1 % et 3.5 % de la valeur exacte.

b) Méthode exacte :
La méthode exacte est décrite en 5-13 ci-après, avec le listing d’un programme de calcul
(« STODOLA » utilisant au choix la méthode matricielle ou la méthode Stodola-Vianello). Voir annexe
4-5 des Règles NV 65 et annexe C des Règles PS 69.
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c) Méthodes simplifiées :
Pour les bâtiments courants d’habitation, à défaut de calculs plus précis, on pourra utiliser les
formules simplifiées suivantes avec :
- H = hauteur totale du bâtiment en mètre ;
- L = longueur (a ou b) du bâtiment parallèle au vent en mètre ;
- T = période en seconde.

Type de structure Période en secondes


Contreventement par murs de
H H
maçonnerie ou de béton banché T = 0.06
non armé √L √2L + H

Contreventement par voiles de H H


T = 0.08
béton armé √L √L + H

Contreventement par ossature H


T = 0.09
de béton armé √L

Contreventement par ossature H


T = 0.10
métallique √L

On va dans le sens de la sécurité si l’on prend une valeur par excès pour le vent et par défaut
pour le séisme.
Pour les formules précédentes, il est prudent de majorer la valeur de T obtenue de 25 %.

Exemple :
Soit un bâtiment :
- de 12 niveaux en élévation de 3.20 m de hauteur d’étage, de 3.6 MN de charge de
calcul et 30 m4 de moment d’inertie de contreventement ;
- de 2 sous-sols de 2.80 m, de 3.5 MN et 43 m4 ;
- d’un radier général de 1.10 m d’épaisseur pour des dimensions en plan de 25 × 25 m
dont le poids est de 16.9 MN.

Les données du programme « STODOLA » (voir listing en 5-13 ci-après) sont :


2 calcul au vent
15 nombre d’étages
1 console
30 000 module d’Young instantané en MPa
1 1 1.1 16.9 32550 du 1er au 1er : h = 1.10 m , P = 16.9 MN , l = 32550 m4 (radier)
2 3 2.8 3.5 34 du 2ème au 3ème : h = 2.8 m , P = 3.5 MN , l = 34 m4
4 15 3.2 3.6 30 du 4ème au 15ème : h = 3.2 m , P = 3.6 MN , l = 30 m4
1 méthode Stodola-Vianello (la méthode matricielle n’est pas
performante pour plus de 8 niveaux).

Résultats :
On trouve une période de vibration propre de 1.28 seconde pour g = 10 m/s/s (1.292 s pour
g = 9.81 m/s/s) et un coefficient kn variant de 0.750 au rez-de-chaussée à 1.501 au sommet.
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8- Coefficient de hauteur :

Le coefficient de hauteur θ vaut :

Hauteur totale θ
H < 30 m 0.70
30 < H < 60 0.70 + 0.01 (H - 30)
H > 60 m 1.00

9- Exemple numérique :

Etudiant le bâtiment de 15 niveaux décrits en 4-b-7 ci-dessus, avec les données


complémentaires suivantes :
- contreventement assuré par des voiles ;
- dimension en plan : 25 m × 25 m (L = a = b = 25 ; a / b = 1) ;
- site normal en région 2 : qv0 = 0.7 KN/m² ;
- fondé sur radier général à 6.70 m au-dessous du niveau du sol ;
- hauteur totale H = 45.1 m, soit λa = H / a = λb = H / b = 1.804 ; d’où : γ0 = 1.0 et
C = 1.30 ;
- période de vibration T = 1.28 s
A titre indicatif, la formule simplifiée pour calculer T donne :
H √H
T = 0.08 = 0.08 × 41.5 √25 / √41.5 / (41.5 + 25) = 0.524 s
√L √L + H

On voit que le résultat donné par cette formule est assez éloigné de la valeur calculée selon Stodola.

Remarque :
Du fait de la non prise en compte dans les calculs, de l’inertie des poteaux, maçonneries et
éléments de remplissage, la période de vibration réelle est inférieure à la période théorique. C’est la
raison de l’existence de formules forfaitaires empiriques qui donnent des périodes généralement
inférieures aux valeurs théoriques.

Nous retiendrons cependant T = 1.28 s.

La valeur de θ est : θ = 0.7 + 0.01 (41.5 – 30) = 0.815

D’après la figure 3, on trouve ξ = 0.8 pour un bâtiment à densité normale de parois en béton armé :
β = θ (1 + ξτ) = 0.815 (1 + 0.8τ) τ est lu sur la figure 4 :
qv = qv0 ks kh δ C β = 0.7 × 1 × kh × δ × 1.30 × β = 0.74165 kh δ (1 + 0.8τ)
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hi (m) h (m) kh δ τ β qv (KN/m²)


3.2 45.1 1.567 0.850 0.308 1.016 1.231
3.2 41.9 1.537 0.827 0.311 1.018 1.177
3.2 38.7 1.505 0.810 0.319 1.023 1.135
3.2 35.5 1.471 0.800 0.321 1.024 1.097
3.2 32.3 1.434 0.783 0.333 1.032 1.055
3.2 29.1 1.395 0.778 0.330 1.030 1.017
3.2 25.9 1.352 0.778 0.337 1.035 0.990
3.2 22.7 1.307 0.778 0.340 1.037 0.959
3.2 19.5 1.257 0.778 0.345 1.040 0.925
3.2 16.3 1.204 0.778 0.351 1.044 0.890
3.2 13.1 1.145 0.778 0.355 1.046 0.848
3.2 9.9 1.081 0.778 0.360 1.050 0.803
2.8 6.7 1.011 0.778 0.360 1.050 0.0
2.8 3.9 0.933 0.778 0.360 1.050 0.0
1.1 1.1 0.778 0.778 0.360 1.050 0.0

On peut calculer la résultante F et le moment de renversement M au niveau inférieur du radier.


On trouve :
F = Σ [hi × 25 m × qv] = 970.2 KN = 0.97 MN
M = Σ [hi × 25 m × (h – hi / 2) × qv] = 26 479 KNm = 26.48 MNm
Le centre de poussée se trouve à 26.48 / 0.97 = 27.29 m de hauteur, soit à 0.605H.

Remarque :
Si l’ouvrage est situé en bord de mer, le coefficient kh est pris égal à 1 de 0 à 10 m de sol.

¾ Application réglementaire à l’Eurocode :


La valeur qv ainsi calculée est égale à la valeur caractéristique en ELS. Elle est de 1.2qv pour la
valeur caractéristique en ELU (en plus des coefficients de majoration γQ et Ψi).

5 - Les actions sismiques : (Eurocode 8) en cours de préparation.


Actuellement DTU P.S.92 en vigueur.

Elles ne sont à prendre en considération que lorsque ce DTU est mentionné dans le cahier des
charges, à l’exception des bâtiments de grande hauteur ( ≈ 40 m.) pour lesquels le calcul sismique est
nécessaire. De plus les règles de sécurité des établissements recevant du public nous imposent de tenir
compte des règles sismiques dès qu’il y a plus de 300 personnes (surtout les groupes scolaires).

Plus le bâtiment est rigide, plus il absorbe le séisme. Il doit avoir une grande période donc être
plus ou moins souple. Les actions du vent croissent avec la période fondamentale du bâtiment donc
avec sa souplesse alors que celles du séisme décroissent avec cette même période.

Pour le vent → rigidité


Pour le séisme → souplesse
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r=7
r=6 F7
r=5
F6
r=4 F5
r=3 F4
r=2
F3
RDC r=1
F2
SS r=0 F1

Sauf dispositions contraires des pièces du marché, l’action du séisme est définie dans les Règles
PS 92 ; (ainsi que dans le « Nouveau code sismique du Liban »).

Nous ne décrirons ci-après qu’un résumé des dispositions s’appliquant aux bâtiments courants,
en n’examinant que le calcul sur modèle statique et laissant de côté le modèle dynamique qui fait entrer
en jeu des spectres de séismes réels.

Le principe de l’approche statique est de trouver un ensemble de forces à appliquer à la


structure qui entraîne la même déformée maximum que l’action dynamique.

L’action du séisme se traduit par un brusque déplacement horizontal et/ou vertical du sol,
entraînant les fondations et les parties enterrées de l’ouvrage. Chaque partie de l’ouvrage est donc
soumise à une force horizontale et/ou verticale proportionnelle à sa masse avec des coefficients pour
tenir compte des différents paramètres rentrant en ligne de compte.

Les principaux paramètres sont :


- La zone de sismicité ; aN = 2 m/s² (pour le Liban)
- La forme en plan de l’ouvrage, la distribution des joints, la répartition
des contreventements ;
- La distribution de la masse sur la hauteur ;
- Les fondations, par le type des fondations et la nature du terrain.

En outre, des dispositions spéciales doivent être prises pour éviter une rupture fragile d’un
élément de l’ouvrage : dispositions spéciales de ferraillage, chaînage, fondations, porte-à-faux, escaliers
baies ou ouvertures, planchers, maçonneries, plafonds, canalisations.

On doit prêter une attention particulière :


- Aux sols des zones voisines de faille, aux sols hétérogènes ou suspects de liquéfaction ;
- Aux fondations hétérogènes de cotes d’assise non uniformes, aux fondations non
solidarisées par des longrines ou non solidarisées à la structure ;
- A ce que l’ELU des fondations ne soit pas atteint avant celui de la structure ;
- Aux structures composées de matériaux peu résistants, de ductilité insuffisante, aux
liaisons isostatiques, aux espacements entre structures voisines insuffisants, aux
structures dissymétriques.

Pour le calcul des effets du séisme, on distinguera :


- Un effort horizontal appliqué à chaque partie de l’ouvrage ;
- Un effort vertical ascendant ou descendant ;
- Une déformation.

Nous ne traiterons ici, ni des phénomènes de torsion en cas de structures dissymétriques, ni des
problèmes d’action locale.
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Remarque :
Même pour des structures symétriques, on doit prendre en compte une torsion d’ensemble
correspondant à une excentricité valant environ 5 % de la largeur du bâtiment perpendiculaire à l’action
du séisme (voir les Règles PS 92).

a- Hypothèses de charges :
Pour les cas les plus courants où n’interviennent que le poids mort G et les charges
d’exploitation Q, les règles PS 92 proposent de prendre en compte les combinaisons accidentelles
suivantes :
E + G + 0.8Q + 0.1S
E + G + 0.3S
E + G + 0.6S + 0.4Q

Avec : E = action du séisme et poussée latérale dynamique des terres ;


G = poids mort et actions de longue durée (précontrainte, action latérale statique des terres) ;
Q = charge d’exploitation ;
S = action de la neige.
Pour les bâtiments possédant une infrastructure enterrée, voir les Règles articles 6.233 et 8.1.

Charges d’exploitations : Constituées par des personnes (fréquentation normale), du mobilier ou


des équipements de type courant, on n’en prendra qu’une fraction :
- fraction 0.2 pour charge < 5 KN/m²
- fraction 0.4 pour une charge > 5 KN/m²

Charges entreposées : Fraction 1,0.

Neige à l’altitude A en mètre : Fraction – 0,3 + (A – 200) / 4000 avec un minimum de 0,3 et un
maximum de 0,75. On ne cumulera pas les actions de la neige et des personnes sur une terrasse
accessible.

On ne combine pas l’action du vent et du séisme.


Dans le calcul des sollicitations dues au séisme E, on n’appliquera aucune règle de dégression des
charges d’exploitation (calcul des masses des planchers). Par contre, pour le calcul des charges
d’exploitation Q, on pourra appliquer les règles de dégression prévues dans l’Eurocode.

b- Zones de sismicité :
On définit cinq zones :
Zone 0 = sismicité négligeable,
Zone Ia = très faible sismicité, mais non négligeable,
Zone Ib = faible sismicité,
Zone II = sismicité moyenne,
Zone III = forte sismicité.
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c- Classe de risques d’ouvrage :

Classes de
Définition Exemples
bâtiment
A Ouvrages dont la défaillance ne présente qu'un risque Perrons et escaliers posées à même le sol, constructions
minime pour les personnes ou l'activité économique. pour cheptel et matériel agricole, garage en R.D.C., etc.
B Ouvrages et installations offrant un risque dit Habitations, bureaux. Locaux à usage commercial,
"courant" pour les personnes. ateliers, usines, garages à usage collectif, etc.
C Ouvrages représentant un risque élevé pour les Etablissements d'enseignement, stades, salles de
personns ou en raison de leur fréquentation ou spectacle, halls de voyageurs, établissment recevant
de leur imporatance socio-économique. du public, centres de production d'énergie, etc.
D Ouvrages et installations dont la sécurité est Hôpitaux, casernes, garages d'ambulances, dépôts
pour les besoins de la sécurité civile, de matériel de lutte contre l'incendie, centraux
de l'ordre public, de la défence et la survie de la région. téléphoniques, musées abritant des œuvres majeures, etc.

d- Justifications de résistance :

Les calculs sont menés en ELU, mais avec un coefficient γb = 1.15 au lieu de 1.5 pour le béton
et un coefficient γs = 1.00 au lieu de 1.15 pour l’acier.
Le cisaillement doit vérifier l’inéquation τu (0.8 feAt / (bwst) + 0.3 ftj) / 1.25 en zone courante.
Le terme ftj est pris égal à zéro en zone critique.

e- Principe de calcul :
Le mode de calcul utilisé substitue aux effets dynamiques réels des sollicitations statiques
résultant de la considération de systèmes de forces fictifs dont les effets sont censés être équivalents à
ceux de l’action sismique.
Le système équivalent résulte de la composition :
- d’un système de forces horizontales H dans les deux sens ;
- d’un système de forces verticales V ascendantes et descendantes ;
- d’un système de couples de torsion d’ensemble T, d’axe vertical.

Nous ne parlerons pas des couples de torsion, car nous avons supposé que le bâtiment possédait
deux axes de symétrie perpendiculaires.
Les sollicitations horizontales Hx et Hy ou verticales Hz se calculent à partir des sollicitations
permanentes et d’exploitation pondérées suivant les combinaisons réglementaires :

1 Σ mi ui
mr ur R (T)
q Σ mi ui²

mr et mi = masses de rang r et i ;
ur et ui = élongation de la masse de rang r ou i dans la déformée admise ;
q = coefficient de comportement ;
R (T) = accélération spectrale.
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f- Accélération nominale aN en m/s² :

Classes de bâtiment
Zones de sismicité
A B C D
0 Sismicité négligeable
Ia Très faible sismicité, mais non négligeable aN = 1 aN = 1.5 aN = 2
Ib Faible sismicité aN = 1.5 aN = 2 aN = 2.5
II Sismicité moyenne aN = 2.5 aN = 3 aN = 3.5
III Forte sismicité aN = 3.5 aN = 4 aN = 4.5

g- Coefficient d’amplification topographique t :


Ce coefficient dépend de la configuration du terrain. Pour un terrain horizontal, il vaut 1. Pour
des terrains en pente, il peut varier de 1,0 à 1,4 (voir PS 92).

h- Classification des sols et des sites :


1- Classes de sol :

Roche saine :
- Groupe a Sols de bonne à très bonne résistance (par exemple, sables et graviers
compacts, marnes ou argiles raides fortement consolidées) ;
- Groupe b Sols de résistance moyenne (par exemple roches altérées, sables et
graviers moyennement compacts, marnes ou argiles de raideur
moyenne) ;
- Groupe c Sols de faible résistance (par exemple sables ou graviers lâches, argiles
molles, craies altérées, vases).
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2- Paramètres d’identification des sols :

Vitesse des ondes


Pressiomètre
longitudinales
Pénétro- SPT Résistance Vitesse sous la Hors
Indice de
mètre Densité des ondes nappe nappe
Type de sol compres-
statique Module Pression compres- relative de cisail-
sion
Nombre limite sion lement
Résistance de coups simple
(Mpa) (Mpa) (Mpa) (Mpa) (%) Cc (m/s) (m/s) (m/s)

Rochers sains et
Rochers > 100 >5 > 10 > 800 > 2 500
craies dures

a Sols granulaires
> 15 > 30 > 20 >2 > 60 > 1 800 > 800
Sols de compacts
bonne
> 400
à très bonne
Sols cohérents
résistance
(argiles ou >5 > 25 >2 > 0.4 < 0.02 > 1 800
mécanique
mames dures)

300 400
Rocher altéré ou
50 à 100 2.5 à 5 1 à 10 à à
fracturé
800 2 500
b
Sols de Sols granulaires 1 500 500
résistance moyennement 5 à 15 10 à 30 6 à 20 1à2 40 à 60 à à
mécanique compacts 150 1 800 800
moyenne à
Sols cohérents
0.02 400 1 000
moyennement
1.5 à 5 5 à 25 0.5 à 2 0.1 à 0.4 à à
consistants et
0.10 1 800
craies tendres

Sols granulaires
c <5 < 10 <6 <1 < 40
lâches
Sols de
faible < 150 < 1 500 < 500
Sols cohérents
résistance
mous (argiles
mécanique < 1.5 <2 <5 < 0.5 < 0.1 > 0.10
molles ou vases)
et craies altérées
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3- Classification des sites :


15 < 10 <
Rocher h < 15 h > 15 h < 15 h < 10 h > 50
h< h<
Les sites sont classés de S0 à S3 0
a b c
en fonction de la classe de sol (rocher, a 10
a, b, c) et de l’épaisseur du sol h. b c
b 20

30

Site de 40
référence
50

60
S0 S1 S2 S3

i- Action d’ensemble :

1- Discrétisation des masses :

Les masses peuvent être supposées concentrées en des points (Article 6.22 des Règles PS 92).

2- Amortissement :

Pour tenir compte de l’amortissement en fonction de la nature des matériaux constituant la


structure, on multiplie l’action de séisme par un coefficient ρ calculé par ρ = (5 / ξ) 0.4.

Système de Amortissement
Coefficient ρ
construction relatif ξ
Acier soudé 2% 1.443*
Acier boulonné 4% 1.093
Maçonnerie armée 6% 0.930
Maçonnerie chaînée 5% 1.000
Béton non armé 3% 1.227
Béton armé 4% 1.093
Béton précontraint 2% 1.443*
Bois lamellé collé 4% 1.093
Bois boulonné 4% 1.093
Bois cloué 5% 1.000
(*) ρ doit rester compris entre 1.005 et 1.30

A défaut d’évaluation plus précise, on pourra retenir un coefficient d’amortissement ξ de :


3 % pour les bâtiments à faible densité de parois ;
5 % pour les bâtiments à densité normale de parois ;
7 % pour les bâtiments à grande densité de parois.
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3- Calcul linéaire équivalent :

La structure est fictivement considérée comme restant indéfiniment élastique quelle que soit
l’intensité des actions ou sollicitations qui agissent sur elle (l’introduction du coefficient de
comportement q tient compte de cette hypothèse simplificatrice, figure 1).

Le spectre utilisé est le spectre de dimensionnement de la figure 2.

Les déplacements et déformations des structures sont considérés comme égaux à ceux calculés
pour le modèle élastique.

Les forces et sollicitations de calcul sont obtenues en divisant les forces et sollicitations calculées
dans les mêmes conditions que ci-dessus par un coefficient q dit de comportement, unique pour la
structure (figure 1).

Simultanéité des composantes horizontales x et y et verticale z : on prend une des trois


composantes de base associée aux 40 % des deux autres.

Le spectre de dimensionnement normalisé est donné pour un amortissement relatif ξ = 5 %.

La composante verticale est déterminée par les courbes de la figure 2 avec la correction suivante :
- Les parties descendantes des courbes S2 et S3 sont à remplacer par celles du spectre S1 ;
- Les courbes S0 et S1 sont inchangées.

4- Coefficient de comportement q :

Ce coefficient est égal au rapport de l’effort que pourrait supporter la structure si celle-ci était
parfaitement élastique à l’effort effectivement supporté par la structure réelle pour une même
déformation (figure 1).

Effort
C AC
Droite q=
AB
d’élasticité
B

Figure 1

A Déformation
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On pourra retenir les valeurs du tableau suivant :

Bâtiments Bâtiments à Bâtiments


q Types de structures
réguliers q1 régularité moyenne irréguliers

Structures dont le contreventement est assuré uniquement


1 3.5 0.85 q1 0.7 q1
par des voiles
Structures dont le contreventement est assuré uniquement
2 5 0.85 q2 0.7 q2
par des portiques
3a Maçonnerie porteuse chaînée 2.5
3b Maçonnerie porteuse armée et chaînée 3
3c Ossature avec remplissage a posteriol (suivant la nature du 1.5 à 2 0.85 q3 0.7 q3
blocage des joints). Les types de blocages sont précisés au
chapitre 10 des Règles PS 92
Interpolation entre les valeurs de 1, de 2 et de 3 par la
formule:
Structures mixtes dont le contreventement est assuré par
4
des voiles et des portiques ou de la maçonnerie 1 Σ (Vi / qi)²
= w
q Σ Vi²

Structures fonctionnant en console verticale à masses


5 3 0.85 q5 0.85 q5
réparties prédominantes
6 Structures comportant des transparences sans objet 3 2.5

Pour une période T inférieure à 0.05 s, on remplacera q par q’ = 1 + 20 (q – 1) T.

Avec Vi = Effort tranchant équilibré par un système de contreventement élémentaire, et qi = Coefficient de


comportement associé.

5- Accélération spectrale :

R (T) = aN τ ρ RD (T)
Avec:
aN = accélération nominale, fonction du site et de la classe du bâtiment ;
τ = coefficient topographique ;
ρ = coefficient d’amortissement ;
RD (T) = accélération normalisée lue sur la figure 2 ou dans le tableau suivant :

RM Valeurs de RD pour :
Site RA TB TC TD
Palier T TC TC T TD TD T
S0 2.50 1 0.15 0.30 2.67 RM 1.12 / T2/3 2.99 / T5/3
S1 2.50 1 0.20 0.40 3.20 RM 1.36 / T2/3 4.34 / T5/3
S2 2.25 0.9 0.30 0.60 3.85 RM 1.60 / T2/3 6.16 / T5/3
S3 2.00 0.8 0.45 0.90 4.44 RM 1.86 / T2/3 8.29 / T5/3

Le calcul doit alors être effectué avec les différents modes de vibration de la structure. On peut négliger
les modes de période inférieure à 0.3 seconde.
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RD
3

0.3 0.4
2.5
0.6
2.25 1.86
0.9 R=
T2/3 1.60
2
R=
(S3)D T2/3 1.36
Figure 2 R=
(S2)D T2/3
1.5
(S1)D 1.12
R=
(S0)D T2/3
1

0.5

0 T
0 0.5 1 1.5 2 2.5

j- Méthode simplifiée :
On peut se contenter du calcul avec le seul mode fondamental de période T, dans les conditions
suivantes :
- La structure ne doit pas comporter d’élément porteur vertical dont la charge ne se transmette pas
en ligne directe à la fondation. De façon plus générale, il ne doit pas exister de couplage
significatif entre les degrés de liberté horizontaux et verticaux ;
- La structure doit pouvoir être considérée comme présentant un axe vertical de torsion ;
- Dans chacun des deux plans verticaux définis par l’axe de torsion et les directions horizontales de
calcul, la structure doit pouvoir être réduite à un système plan ne comportant qu’une seule masse
à chaque niveau. Vis-à-vis des excitations verticales, elle doit être réductible à un système plan ne
comportant qu’une seule masse le long d’une même verticale ;
- La forme de la construction en plan, ainsi que la distribution des masses et des rigidités suivant la
hauteur, doivent satisfaire aux conditions de régularité indiquées dans les chapitres spécialisés du
Titre V des Règles PS 92 propres aux différents types d’ouvrage ;
- La flexibilité d’ensemble de la structure vis-à-vis des forces horizontales ;
- L’excentricité de la résultante de ces dernières à chaque niveau ne doit pas excéder celle prescrite
dans les chapitres spécialisés.
Les conditions détaillées à remplir sont précisées dans l’article 6.61 des Règles.

Note 1 : En pratique, les règles parasismiques ne sont à prendre en considération que lorsque ce DTU
est mentionné dans le cahier des charges, à l’exception des bâtiments de grande hauteur (≈ 40 m.) pour
lesquels le calcul sismique est nécessaire. De plus les règles de sécurité des établissements recevant du
public nous imposent de tenir compte des règles sismiques dès qu’il y a plus de 300 personnes (surtout
les groupes scolaires).

Note 2 : Plus le bâtiment est rigide, plus il absorbe le séisme. Il serait préférable pour le bâtiment
d’avoir une grande période donc d’être plus ou moins souple. En règle générale, les actions du vent
croissent avec la période fondamentale du bâtiment, donc avec sa souplesse, alors que celles du séisme
décroissent avec cette même période.
Pour le vent → rigidité
Pour le séisme → souplesse
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k- Notions de dynamique des structures :


1- Structure idéale :

Considérons une structure aux caractéristiques suivantes :


- Console de longueur L et d’inertie constante I ;
- Les masses sont concentrées au niveau des planchers ;
- L’amortissement des vibrations est nulle ; il n’y a pas de frottements internes aux
matériaux, ni d’absorption d’énergie par plastification.
Pour la simplicité de la formulation et des écritures, nous étudierons une structure de trois
niveaux de même hauteur ; cependant le raisonnement est le même pour une structure à inertie variable
de 100 niveaux de hauteurs différentes, en voile avec ou sans ouvertures, ou en portique.

2- Notations :

Désignons par :
X le vecteur-colonne des déplacements x1 , x2 , x3 ;
F le vecteur-colonne des forces F1 , F2 , F3 ;
K la matrice de rigidité kij telle que :
F1 = k11 x1 + k12 x2 + k13 x3
F2 = k21 x1 + k22 x2 + k23 x3
F3 = k31 x1 + k32 x2 + k33 x3
soit sous forme matricielle : F = KX

m1 0 0
M la matrice diagonale des masses = q0 m2 0 r
0 0 m3

3- Console de trois niveaux :


F3 F2 F1

On peut facilement déterminer la matrice de souplesse,


inverse de la matrice de rigidité, en appliquant à chaque
plancher une force unité et déterminant la déformée à tous les
niveaux. Dans notre exemple, la flèche horizontale xij du niveau
x3 x2 x1
j sous l’action de la force Fi vaut, pour une console :
xij = Fi x² (x – 3a) / (6EI) pour x < a
xij = Fi a² (a – 3x) / (6EI) pour x > a
soit sous forme matricielle : X = K-1 F

On trouve alors :

L³ 2 5 8
-1
K = 5 16 28r dont l’inverse vaut :
162EI q
8 28 54

k11 k12 k13 162EI 40 -23 6


K= q 21
k k22 k23r = q-23 22 -8r
13L³
k31 k32 k33 6 -8 3.5
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L’équation fondamentale de la dynamique donnant la force F = mg se généralise sous forme


matricielle par :
F=M
Avec : = vecteur colonne accélération de composantes = d² x1 / dt² , d² x2 / dt² , d² x3 / dt² .
La somme des forces étant nulle, on a :
KX + M = 0 (1)
Cette équation différentielle matricielle a comme solution :
X = A cos ω t
où ω représente la pulsation de la vibration, soit : ω = 2π / T
et A le vecteur-colonne des amplitudes (valeurs maximum atteintes par les déformations).
L’équation (1) s’écrit alors :
KA – M ω² A = 0 ou (M-1 K – ω² I) A = 0 (2)
-1
Les inconnues ω sont donc les racines carrées des valeurs propres ω² de la matrice M K.
Pour une structure de trois étages, on obtient trois pulsations ωi et donc trois périodes de vibration Ti .

1/m1 0 0 k11 k12 k13 k11/m1 k12/m1 k13/m1


q0
M-1 K = 0
1/m2 0 r qk21 k22 k23r qk21/m2 k22/m2 k23/mr
2
0 1/m3 × k31 k32 k33 = k31/m3 k32/m3 k33/m3

162EI 40/m1 -23/m1 6/m1


= q-23/m2 22/m2 -8/m2r
13L³
6/m3 8/m3 3.5/m3

4- Déformations :

L’équation (2) permet de calculer les déformations aij de l’étage i pour le mode j.
Posons B = 162EI / (13 L³), on obtient un système de n – 1 équations à n – 1 inconnues pour chaque
mode j.
L’équation (2) s’écrit :

40/m1 - ω²j/B -23/m1 6/m1 a1j


q 2
-23/m 22/m2 - ω²j /B -8/m2 r× qa2j r = 0
6/m3 8/m3 3.5/m3 - ω²j/B a3j

Comme le déterminant du premier terme de l’équation (2) est nul, il y a une indétermination que l’on
lève en se fixant une déformation de base, par exemple la déformation maximale prise égale à l’unité.
Supposons a priori que a3j = 1, on obtient deux équations à deux inconnues :

q40/m1 - ω²j/B -23/m1 r qa1jr = q 6/m1r


-23/m2 22/m2 - ω²j/B a2j -8/m2
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5- Cas réel :

Dans la réalité, on a un amortissement de la structure. Or on démontre que la période de


vibration avec amortissement est peu modifiée : T’ = T / √1 – ξ² au lieu de T. Ce qui, pour un
amortissement de 10 % (valeur relativement élevée), donne T’ = 1.005T. On peut prendre T.
Les charges ne sont pas concentrées au niveau des planchers, mais l’approximation ainsi faite a
peu d’influence sur les résultats.
Les déformations des modes et donc leurs actions sur la structure décroissent très vite avec les
modes supérieurs. Ainsi pour une structure de 20 niveaux (qui a 20 modes), seuls les deux ou trois
premiers modes peuvent avoir une influence sur les efforts à prendre en compte.

l- Application numérique :
1- Données :
Etudions une structure de trois niveaux (pour la simplification des calculs manuels),
contreventée par des voiles en béton armé de 1.42 m4 d’inertie (amortissement 4 %) (figure 1) :
- charges permanentes : G = 139.2 tonnes (1.365 MN) pour le niveau 3
G = 130.0 tonnes (1.275 MN) pour le niveau 2
G = 126.4 tonnes (1.240 MN) pour le niveau 1
- charges variables : Q = 68.5 tonnes (0.672 MN) pour le niveau 3
Q = 61.5 tonnes (0.603 MN) pour le niveau 2
Q = 53.2 tonnes (0.520 MN) pour le niveau 1
- module d’Young : E = 32 000 MPa ;
- coefficient de comportement égal à q = 3.5 ;
- zone II (sismicité moyenne), classe de bâtiment B (bureaux) d’où aN = 3 m / s² ;
- terrain plat (τ = 1), sol cohérent moyennement consistant de 35 m d’épaisseur, d’où le
coefficient de site : S2 ;
- correction d’amortissement r = (5/4)0.4 = 1.093 ;
- spectre de dimensionnement normalisé (figure 2) :
RD = 2.25 pour T < 0.6 s
/
RD = 1.6 / T² ³ pour T > 0.6 s ;
- coefficient de simultanéité des charges d’exploitation : 0.2 ;
- poids par étage en ELU : E + G + ΨE1 Q1
m1 = 126.4 + 0.2 × 53.2 = 137.0 tonnes = 1.344 MN
m2 = 130.0 + 0.2 × 61.5 = 142.3 tonnes = 1.396 MN
m3 = 139.2 + 0.2 × 68.5 = 152.9 tonnes = 1.500 MN

I = 1.42 m4
RD
3
4
2 2.25
4
1
Figure 1
4 Figure 2
0
0 0.6 1 T
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2- Périodes de vibration : F1 F2 F3

Considérons la console de longueur L = 12 m, soumise à


trois charges concentrées F1 , F2 et F3 , les déformées valent : x1
x2
x1 = L³ (2F1 + 5F2 + 8F3) / 162EI x3
x2 = L³ (5F1 + 16F2 + 28F3) / 162EI
12
x3 = L³ (8F1 + 28F2 + 54F3) / 162EI

avec L³ / EI = 12³ / 32 000 / 1.42 = 0.038028, la matrice de souplesse vaut :

1 2 5 8 4 260 40 -23 6
K-1 = q5 16 28r dont l’inverse vaut : K = q-23 22 -8r
4 260 13
8 28 54 6 -8 3.5

La matrice des masses vaut :

0.137 0 0 7.3 0 0
M= q 0 0.1423 0 r et M-1 = q0 7.027 0 r
0 0 0.1529 0 0 6.54

Le produit matriciel M-1K donne :

4 260 292.00 -167.90 43.80


M-1K = q-161.62 154.59 -56.22r
13
39.24 -52.32 22.89

dont les valeurs propres sont :


ω²1 = 404.062 d’où T1 = 2π / ω1 = 0.31258 s
ω²2 = 18 262.5 d’où T2 = 2π / ω2 = 0.04649 s
ω²3 = 135 170 d’où T3 = 2π / ω3 = 0.01709 s

3- Calcul des efforts :

¾ Déformées :

La relation matricielle (2) (M-1K – ω² I) A = 0 permet de calculer les déformées A = aij (étage i,
mode j) en se fixant une déformée maximale unité.
Par exemple, pour la période fondamentale T1 = 0.31258 s, on a :
(292 – 404.06 × 13 / 4 260) a11 – 167.9 a21 + 43.8 a31 = 0
– 161.62 a11 + (154.59 – 13 × 404.06 / 4 260) a21 – 56.22 a31 = 0

En posant provisoirement a31 = 1, on est amené à résoudre un système de deux équations à deux
inconnues a11 et a21. D’où : a11 = 0.15590 ; a21 = 0.53086 ; a31 = 1.
Si la valeur de a31 n’est pas la plus grande, on divise toutes les valeurs par la plus grande d’entre elles
pour obtenir le tableau suivant :
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Masse mu Modes j
Période Tj 0.3126 0.0465 0.0171
Pulsation carrée ω²j 404.062 18 262.5 135 170
a3j 0.1529 1 - 0.609010 0.19046
a2j 0.1423 0.53086 1 - 0.66824
a1j 0.1370 0.15590 0.82357 1
Σmi aij 249.808 162.001 71.032
Σmi a²ij 196.338 291.956 206.095
(1)
γj 1.27233 0.55488 0.34466
(2)
Masse modale Mi 317.839 89.892 24.482
(1)
γj = Σmi aij / Σmi a²ij = coefficient de répartition suivant les étapes.
(2)
Mi = γj × Σmi aij

¾ Déplacements réels en mm : (RCSC = racine carrée de la somme des carrées1, ou SRSS en anglais)

Niveau Cote Déplacements (mm)


Nº z(m) d1 d2 d3 RCSC
R (T) 7.380 7.380 7.380
3 12.0 23.239 -0.137 0.004 23.240
2 8.0 12.337 0.224 -0.013 12.339
1 4.0 3.623 0.185 0.019 3.628

Avec : R (T) = aN τ ρ RD (T) = 3 × 1 × 1.093 × 2.25 = 7.380 , car T < TB = 0.6 s

Exemple : Déformée d1 pour le niveau 2 :


d1 (2) = a21 . γ1 . R (T) / ω² = 0.53086 × 1.27233 × 7.3786 / 404.062 = 0.012337 m

¾ Forces statiques équivalentes :

Cote Forces en KN
Niveau
z(m) F1 F2 F3
Nº RCSC
(q' =) (3.500) (3.325) (1.854)
3 12.0 55.585 -15.444 5.412 45.45
2 8.0 27.462 23.750 -11.673 33.54
1 4.0 7.765 18.831 25.462 52.06
Masse modale 90.81 27.04 13.20 131.05

1 : Conformément aux Règles PS 92, on doit prendre la somme quadratique des valeurs obtenues pour l’ensemble des
modes (Article 6.613). Exemple pour le niveau 1 : √ 23.239² + 0.137² + 0.004² = 23.24
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Exemple : F1 au niveau 2 : m2 × a21 × γ1/q’


Pour Ti > TB = 0.05 s : q’ = q = 3.5
Pour Ti < 0.05 s , on remplacera q par q’
q’ = 1 + 20 (q – 1) Ti = 1 + 50Ti
Soit : F1 = 0.1423 × 0.53086 × 1.27233 / 3.5 × 10³ = 27.462 KN

¾ Efforts tranchants :

Niveau Cote Efforts tranchants en KN


Nº z(m) V1 V2 V3 RCSC
Γj 2.460 3.043 3.111
3 12.0 410.226 -114.716 39.944 427.832
2 8.0 612.900 60.564 -90.486 622.496
1 4.0 670.204 119.541 97.427 706.032

Exemple : V1 niveau3 = F1 niveau3 × R (T) = 55.585 × 7.38 = 410.226 KN


V1 niveau2 = V1 niveau3 + F1 niveau2 × R (T) = 410.217 × 27.462 × 7.38 = 612.90 KN

¾ Moments :

Niveau Cote Moments en MNm


Nº z(m) M1 M2 M3 RCSC
2 8.0 1.6409 -0.4589 0.1598 1.7113
1 4.0 4.0925 -0.2166 -0.2022 4.1032
0 0.0 6.7733 0.5816 0.1875 6.8008

Exemple : M1 niveau2 = V1 niveau3 × h3 = 410.226 × 4 m / 1 000 = 1.6409 MNm


M1 niveau1 = M1 niveau2 + V1 niveau2 × h2 = 1.6409 + 612.900 × 4 / 1 000 = 4.0925 MNm

¾ Tableau récapitulatif des résultats retenus :

Niveau Cote Masse Inertie Forc. horiz. Cumulée Moment Flèche


Nº z(m) (tonnes) (m4) (KN) (KN) (MNm) (mm)
3 12.0 152.905 1.420 427.832 427.832 0.000 23.240
2 8.0 142.304 1.420 194.664 622.496 1.711 12.339
1 4.0 137.003 1.420 83.536 706.032 4.103 3.628
0 0.0 432.212 1.420 0.000 706.032 6.801 0.000

Altitude de la résultante horizontale = 6.801 / 0.706032 = 9.5632 m (= 0.803 H)


Excentricité de la résultante verticale = 6.801 / 432.212 / 9.81 × 1 000 = 1.604 m

Pour le Liban, en règle générale, on adopte une accélération variant de 2 m / s² à 2.5 m / s².
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6 - Effet des variations linéaires :

a- Effet de la température :

Soit un élément de longueur l0 à la température T0.


Si on chauffe → T > T0 et lT = l0 (1 + α ∆t) allongement

Si on refroidit → T < T0 rétrécissement

α = coefficient de dilatation thermique

αbéton = 10-5 degré-1

Dans certaines zones, il y a de grandes variations de température entre le jour et la nuit.


∆l
∆l = lt – l0 = αl0 ∆t = α ∆t
l0

Ν ∆l
loi de Hooke : σ= S
=E×ε=E = E α ∆t
l0
⇒ N = E S α ∆t

b- Effet du retrait :

Le retrait est le raccourcissement du béton dû à l’évaporation de l’eau, d’où création de


contraintes de traction à l’intérieur de l’élément.

Pour remédier aux problèmes de température et de retrait, on prévoit dans la structure des joints
de dilatation qu’on fixe de la manière suivante : (condition non obligatoire)
- Chaque 25 m. dans les zones sèches et à forte opposition de température.
- Jusqu’à 50 m. dans les régions humides et tempérées.

Notion sur les joints:

Il existe deux types de joints :


1- joint de construction
2- joint de dilatation

1- joint de construction ou de masse ou de rupture :


(traverse obligatoirement les fondations, à défaut d’un calcul de semelles approprié .. / ..)
Pour séparer les différentes parties et les différents éléments de la construction.
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Les masses de la tour


et des deux autres parties 25 étages
(galette) sont très différentes.

joints 4 étages

2- joint de dilatation :
(peut ne pas traverser les fondations)
Il est destiné à s’opposer aux effets de retrait et température dus aux effets thermiques.

Pas de joints dans les semelles car :


- pour les structures enterrées, ∆t petit, et il y a empêchement de mouvement latéral…
- la semelle faisant descendre une charge N verticale, tout mouvement horizontal fera
déclencher des contraintes de frottement sol / béton, très difficile à vaincre et donc la
semelle ne pourra plus bouger.
On peut rencontrer le joint de dilatation sous différentes formes :

- on dédouble la structure verticale

- on coupe entre une structure verticale et un porte-à-faux

- on coupe entre deux porte-à-faux

Pour le joint de rupture, c’est le même principe sauf que le joint doit traverser la fondation.
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tour

galette

7 - Action des terres et de l‘eau :

Cf. Mécanique des sols.

8 - Dimensionnement – Epaisseurs courantes :

On dimensionne un ouvrage pour qu’il réponde à certaines règles de résistance, de flexibilité, de


sécurité à l’incendie, d’isolation phonique, d’isolation thermique et d’étanchéité à l’eau.

a- Dalle pleine appuyée sur quatre côtés :

Ly

Lx

Lx et Ly entre-axes
Lx Ly
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½ Critère de flèche :
Ce critère permet de circuler sur une dalle d’épaisseur h0 sans avoir une sensation de vibration.
La dalle ne doit subir aucune déformation différée capable de provoquer des dégâts au finissage. Pour
cela, on va choisir h0 de la manière suivante :
Lx
- si α < 0.5 avec α = on prend
Ly

Lx
h0 ∈ q Lx ; Lx r en général h0 =
35 30 30

On dit que la dalle travaille dans un seul sens, celui de Lx.


- si 0.5 α 1

Lx Lx Lx
h0 ∈ q 50 ; 40 r en général h0 = 40

On dit que la dalle travaille dans deux sens.

½ Critère de feu :

1 3
CF (h) /2 1 /2 2 3 4

h0 (cm) 6 7 9 11 15 17.5

Si on ne mentionne rien, prendre 2h.

½ Critère de résistance à la flexion :

h0 = max. des deux valeurs précédentes.

On détermine Pu / m².

Poids propre h0 × 25 KN/m² × 1.35


Carrelage 2 KN/m² × 1.35
Cloisons 1.5 KN/m² × 1.35 à ELU
Enduit 0.44 KN/m² × 1.35
Surcharge … KN/m² × 1.5

⇒ Pu / m².

Mx = µx.Pu.Lx²

1 Lx
µx ≈ avec α =
Ly
10 (1 + 2 α³)
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Mx = moment dans le sens Lx pour une bande de largeur 1 m. passant par le centre du panneau.

On compare Mx avec le moment limite

fck
Ml = 0.372 bw d² fcd → fcd = 1.5

µl pour fyk = 500 MPa σb

γb = 1.5 en général (parfois 1.15)


bw = 1 m.
d = h0 – 0.02 ou 0.03 m. (car parfois 0.1h est trop petit dans le cas des dalles minces).

Si Mx >Ml ⇒ on cherche un nouveau h0.


Si Mx <Ml O.K.

½ Critère d’isolation phonique :

On ne tient compte de ce critère que s’il est indiqué dans le cahier des charges.

h0 14 cm habitation
h0 23 cm magasins, industries…

b- Poutres et poutrelles :

h0

joue
h
l (entre axes)

bw

Lx Suivant les bissectrices :


apparition de fissures en escalier.

Ly

Le transfert des charges des dalles se fait suivant les bissectrices ⇒ trapèzes ou triangles. Ces
chargements peuvent être transformés en un chargement équivalent uniforme.
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Pu / m²
Lx Peq / m
2
Ly Ly

Ces deux poutres doivent avoir même flèche.


Ceci amène à :

α² Lx
Peq / m = o1 – p Pu / m²
3 2

α² Lx
Deux trapèzes ⇒ 2 o1 – p 2 Pu / m²
3

Pour le triangle, dans la phase pré-dimensionnement :


Lx
Peq / m = Pu / m²
3
Deux triangles ⇒

Peq = 2 Pu / m² Lx
3

½ Critère de flèche :

l l
1- h∈q ; r l : portée entre axes
20 15
h : hauteur de la poutre
l
Dans le cas des poutres continues à retombée ; valeur courante : h=
16

l l
2- h∈q ; r
25 20
l
Pour les poutrelles ; valeur courante : h=
22.5

l
Le plancher à corps creux : h=
25
(étant donné que les nervures dans un tel plancher peuvent être assimilées à des poutrelles
rapprochées.)
l
3- h=
10
Cas des poutres isolées (ou isostatiques).
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l l
4- h∈q ; r
10 6
l
Cas des consoles ; on adopte souvent la valeur courante : h =
8
Remarque :
Si on a un plancher en corps creux + poutres et nervures noyées :
lmax
On prend h = , on met les poutres suivant la petite portée, les nervures suivant la grande portée.
25
l
A la limite, les poutres noyées = poutres dalles (travaillent dans un seul sens) →
30

½ Sécurité à l’incendie :

Du point de vue hauteur : c’est vérifié puisque la dalle est calculée.


Du point de vue épaisseur (retombée) :

1
CF (h) /2 1 11/2 2 3 4

bw (cm) 8 11 14 17 23 29

valeurs courantes

½ Critère de résistance à la flexion :

Il faut que l’ouvrage supporte les moments maximaux sans aciers comprimés, car ceux-ci
exposent la structure à des vibrations.

Vérifier que le coffrage choisi (bw ; h) peut absorber les moments extrêmes en travée et sur
appuis sans aciers comprimés.

Pour trouver le moment extrême :


- Soit calculer suivant RM ou Caquot, (BAEL ou Annexe Nationale – Eurocode) les courbes enveloppes.
- Soit appliquer la méthode forfaitaire qui consiste à choisir les moments extrêmes (suivant le BAEL)
pour chaque schéma de poutre, avec en plus un coefficient de sécurité règlementaire.

On calcule :
Peq / m
Pl²
Misost =
8

Mu = 0.6 Mis : poutre continue à retombée

0.6 Mis = moment max. sur appui


N.B. : poutre en T : en général pas besoin d’aciers comprimés en travée car les ailes aident beaucoup.
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Sur appui : on peut en avoir besoin ; d’où la nécessité de dimensionner sur appuis.

Coefficient de sécurité : ≈ 5 % pour faire intervenir le poids de la poutre.


⇒ Mu = 0.65 Misost

Mu = 0.80 Mis + 5 % = 0.85 Mis : poutre continue noyée.


0.8 Mis = moment max. en travée.
Mu = Mis : poutre à une travée.

fck
Mu Ml = µl bw d² fcd → fcd = 1.5
fck
= 0.372 bw (0.9h)²
1.5
↓ ↓
FeE500 γb si FeE500 µl = 0.372

Si Mu > Ml : on corrige h ou bw ;

½ Critère de résistance à l’effort tranchant :


Armatures droites :

l
VEd = Peq/m
2

VEd
τu = Bwd
τu = 0.5 υ fcd

fck
avec υ = 0.6 (1 – ) (AN)
250

Par ailleurs, on doit vérifier :


Asw
VEd VRd,s = Min [ z fywd ; αcw bw z υ fcd]
s
Asw/s = section d’acier transversal par unité de longueur
z = 0.9 d (valeur approchée du bras de levier) Dans le chapitre
calcul des poutres
υ = 0.6 (pour fck 60 Mpa) (à voir ultérieurement)
αcw = 1 (pour de la flexion simple)
fywd = fyk/γs

Asw 0.5 αcw υ fcd bw


Avec :
s fywd
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c- Poteaux :

b a b

½ Critère de feu :

1
CF (h) /2 1 11/2 2 3 4

a (cm) 15 20 24 30 36 45

½ Critère de non flambement :

l0

lf I
λ= i=
S
rayon de giration
i

0.7 l0
lf = s
l0

l0 l 0 12
λ= = 50
ba³ a
/12
ba

l0 l0
a soit a λ 50 (courant dans les bureaux d’étude...)
14.43 15
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½ Critère de résistance à la compression :

Après avoir dimensionné les dalles et les poutres d’un plancher, un calcul de descente des
charges sur les poteaux peut être effectué (voir § paragraphe suivant).

Soit NEd l’effort normal repris par un poteau. (N obtenu à partir du calcul de descente de charge).
Formule de l’Eurocode :

NRd = α [Ac fcd + As fyd]

Avec α = 1 – 0.1583 (λ/100) – 1.1875 (λ/100)² + 0.91146 (λ/100)³ – 0.1953 (λ/100)4

Il faut que NEd NRd

λ 0 20 40 60 80 100 120 140 160


α 1.00 0.92 0.80 0.65 0.50 0.36 0.27 0.20 0.16

on tire Ac en prenant As = 1/100 Ac (en fait entre 2/1000 Ac et 4/100 Ac)

9 - Décoffrage :
Les joues des poutres → 2 à 4 jours
Sous-face d’une dalle → 7 à 9 jours
Sous-face des poutres principales → 3 semaines
Eléments secondaires → 2 semaines
Consoles et porte-à-faux → 3 semaines à un mois
Piliers → 24 à 48 heures
Murs → 2 à 3 jours

Il faut veiller spécialement aux périodes de grands froids où le durcissement du béton est arrêté
(4°C) sans que le béton soit pour autant gelé.
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B - Calcul de descente des charges (verticales) :


La descente des charges permet d’évaluer la distribution des charges entre les différents
éléments porteurs de la structure ce qui permettra de les dimensionner ainsi que leurs fondations
appropriées.

On note que dans certains cas, le dimensionnement doit prendre en considération d’autres types
de sollicitation comme : moments de continuité ou de contreventement, forces dues au vent, au séisme,
à la poussée des terres.

De par sa définition ce calcul nécessite :

- de déterminer les charges c’est à dire les connaître, les évaluer, les positionner. Pour
cela, on commence par énumérer les charges et on les classe en éléments de surface, éléments
linéaires et éléments localisés. On détermine pour chaque élément sa charge par unité de mesure
et on sépare les charges permanentes des surcharges.
- de distribuer les charges entre les différents éléments. La distribution est très complexe
dans les structures hyperstatiques et spécialement dans les bâtiments à plusieurs étages. Le
nombre de liaisons est très élevé et la continuité est assurée par phases conformément au
programme de décoffrage des planchers et de leur mise en charge anarchique (carrelage, enduit,
cloisons, etc…).

Un calcul exact qui prendrait tous ces paramètres en considération reste du domaine théorique
et par la suite on retiendra deux méthodes de calcul. Une méthode dite exacte et une méthode
approchée.

1- La méthode dite exacte :


Cette méthode est relative à la distribution des charges d’un étage compte tenu de la continuité
des éléments du plancher entre eux et avec les poteaux supérieurs et inférieurs adjacents au plancher en
question. Dans cette méthode on suivra le cheminement des charges d’un élément à l’autre en
déterminant chaque fois les réactions d’appui des charges permanentes et des surcharges par la relation:

Ri = Vi(droite) – Vi(gauche)

Ces efforts tranchants renferment des termes isostatiques et des termes hyperstatiques dus à des
moments de continuité.
Mi+1 – Mi
V(x) = v(x) +
li+1
Par exemple :

Pour un plancher industriel il faut passer par le cheminement suivant :


La dalle transmet à la poutrelle → poutre → poteau → fondation → sol.

En général, dans un bâtiment à étages multiples identiques, la décomposition faite ci-dessus


pour un étage moyen est supposée la même pour chaque étage. Par conséquent, on descend chaque
pilier à partir de la terrasse en cumulant chaque fois le poids du pilier et la charge apportée par l’étage
jusqu’aux fondations. On aura alors la charge de chaque pilier à chaque étage et la charge totale
cumulée au niveau des fondations.
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Remarques :

1- Cette descente des charges nécessite une parfaite détermination de tous les éléments du
projet et donc elle serait utile et valable dans le stade de projet définitif.

2- La méthode est inexacte en ce qui concerne les cloisons car il y a formation d’un arc de
décharge à l’intérieur de la cloison vu sa grande rigidité par rapport au plancher. Cet arc
transmettra ses charges directement aux points rigides. Toutefois il y a la partie sous l’arc
qui passera d’une manière directe aux éléments du plancher.

Plancher
Le plancher inférieur
fléchit, une partie de la cloison Arc de décharge
devient solidaire du plancher Cloison
supérieur ; elle est portée par
la poutre supérieure.

Pilier

2- La méthode approchée :
Cette méthode s’applique pour les bâtiments où la surcharge est au plus égale à deux fois la
charge permanente.

Q 2G

Le calcul de descente de charge serait mené en admettant la discontinuité des différents


éléments du plancher (hourdis, poutrelles…). Cette supposition conduit à estimer que tous les éléments
sont simplement appuyés et sans liaison. Dans le cas où les charges sont uniformes tout se passe
comme si chaque appui absorberait la moitié c’est à dire tout ce qui est situé entre l’appui et l’entre-axe
de deux appuis. En appliquant cette décomposition dans les deux sens, on arriverait à un rectangle de
charge.

Rectangle de charge
Surface d’influence

Dans les bâtiments comportant des travées solidaires supportées par deux files de poteaux de
rive et une ou plusieurs files de poteaux centraux : à défaut de calcul plus précis, les charges évaluées
comme mentionné ci-dessus doivent être majorées de :

15 % pour les poteaux centraux dans le cas de deux travées.


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10 % pour les poteaux intérieurs voisins des poteaux de


rive pour les poutres d’au moins trois travées.

Les charges évaluées sur les poteaux de rive dans l’hypothèse de la discontinuité ne seront pas
réduites. Il sera tenu compte de l’effet de console si elle existe en admettant la discontinuité des travées
au droit des poteaux voisins des poteaux de rive.

Raison de cette majoration :


(M1 – M0 ) x
M(x) = µ(x) + + M0
l
M1 – M0
V(x) = v(x) +
l

0 1 2 3 4
R1 = V12 (0) – V01 (l)

M2 – M1 M1 – M0
= v12 (0) + – v01 (l) –
l l

M2 – M1
= r1 isost. – M1 – M0 +
↓ l l
relatif au rectangle de charge

M0 = 0

M2 ≈ M1 (appuis intermédiaires)

Il reste – M1 M1 < 0 ⇒ on majore riso


l

M1 – M0
R0 = V01 – 0 = v01 +
l
M0 = 0

M1 < 0 ⇒ R0 est < v0


⇒ Pas de majoration

Tableau de descente de charge par unité de surface (KN / m²)

niveau G ΣG Q ΣQ

(Voir l’exemple qui suit…)


--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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Application : Etage courant


1 2 3 4 5 6
6.4 6.4 6.4 6.4 6.4
A

Poutres
6 → Nervures → Nervures Poutres

B

6 ← Mur Pignon Lx Mur Pignon →

C
Ly ↑
1.2 Poutres

Immeuble à usage de bureau Terrasse


Surcharge = 2.5 KN / m² 5 3.25
4 3.25
- Cloison 3 3.25
- Carrelage 2 3.25
- CF = 2h 1 3.25
- Plancher à sous face plane RDC 5
(soit en corps creux, soit en plancher-dalle) SS 2.7

1.2 12
Remarque : Plancher-dalle = plancher constitué d’une dalle pleine
d’épaisseur constante, sans poutres ni poutrelles.

Plancher haut sous-sol

1 2 3 4 5 6
6.4 6.4 6.4 6.4 6.4
A

↑ ↑
← Poutres →
6 Poutres → ← Poutres
↓ ↓

6 Lx
← Mur Pignon Mur Pignon →

C
Ly ↑
Poutres
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- Terrasse : usage privé surcharge 1.5 KN / m² - RDC boutiques surcharge 5 KN / m²


étanchéité avec protection CF = 2h
pas de cloison carrelage
cloisons
- SS dépôt : plancher haut industriel - Façades : semi-aveugles
CF = 3h cloisons de 20 cm
peinture

I - Le dimensionnement des différents étages


II - Une descente de charge sur B2
III - Dimensionner B2

I - Dimensionnement:
a- Plancher haut du sous-sol:
1- Dalle:
Lx = 6 m
Ly = 6.4 m
Lx
α= Ly = 0.94
La dalle travaille dans les deux sens.

½ Critère de flèche :
Lx
h0 = 40 = 15 cm

½ Critère de feu :

3h → h0 = 15 cm

½ Critère de résistance à la flexion :

Détermination des charges :


Poids propre : 0.15 × 25 = 3.75 KN / m²
Cloison 1.5 KN / m²
Carrelage 2 KN / m²
Enduit 0.02 × 22 = 0.44 KN / m²
Surcharge 5 KN / m²
Pu / m² = 17.9 KN / m²
Mx = µx Pu Lx²
1
µx ≈ = 0.038 (à défaut d’utiliser l’abaque ultérieurement)
10 (1 + 2α³)

Mx = 0.038 × 17.9 × 6² = 24.5 KN.m

µl bw d² × fck 0.372 × 1 × (0.15 – 0.02)² × 25


Ml = = ; fck = 25 MPa
1.5 1.5

= 0.105 MN.m = 105 KN.m > 24.5 O.K.


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Remarque :
On aurait pu mettre 1 file de poutrelles supplémentaire → Lx = 3 m.
Ceci → h ≈ 10 cm. Mais de toute façon le feu impose au moins 15 cm ⇒ inutile.

2- Poutre B :

½ Critère de flèche :
l 6.4
h= = = 0.4 m.
16 16

Poutre continue avec retombée.

15
½ Critère de feu :
40
3h → bw 23
⇒ bw = 25

25

½ Critère de résistance à la flexion :

α² Lx
Peq / m = qo1 – p Pu / m²r × 2 ⇒ Deux trapèzes
3 2

= 75.7 KN / m.

75.7 × 6.4²
Miso = 8 = 387.58 KN.m
15

Mu = 0.65 × Miso = 252 KN.m


30 45
25
Mlimite = 0.372 bw d²
1.5
= 0.372 × 0.25 × d² × 25/1.5 0.252 t F E500 e
25
d
⇒ d = 0.40 h= = 0.44 → 0.45
0.9
Les dimensions de la retombée doivent être des chiffres ronds.

½ Critère de l’effort tranchant :


Peq l
Viso =
2

A défaut de calcul plus exact.


75.7 × 6.4
VEd = = 258.56 KN
2
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258.56 × 10-3
τu = 0.25 × 0.5
= 2.1 MPa τu = 0.5 υ fcd = 0.5 × 0.54 × 25/1.5 = 4.5 MPa

avec υ = 0.6 o1 – 25 p
250

υ = 0.54

3- Poutre axe 2 :

½ Critère de flèche :
l 600
h= = 16 = 37.5 m.
16

½ Critère de feu :

3h → bw = 23 cm
soit bw = 25 cm

½ Critère de résistance à la flexion :

Lx
Peq / m = oPu / m² p × 2 = 71.6 KN / m.
3
15

71.6 × 6²
Miso = 8 = 322.2 KN.m
30 45
Mu = 0.65 × Miso = 209.43 KN.m

Mlimite = 0.372 × 0.25 × d² × 25/1.5 0.2094


25
d² 0.135
d 0.37
d
h = 0.9 = 0.41 m → 45 cm

½ Critère de l’effort tranchant :

PL 71.6 × 6
Viso = = = 214.8 KN
2 2

× 10-3 214.8 × 10-3


τu = 214.8
bw d
= = 1.91 Mpa τu vérifié
0.25 × 0.45
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Remarque :

Poutre de l’axe A
Elle reprend un trapèze
75.7
Peq / m = 2 = 37.85 KN/m
Elément de façade = 20 KN/m × 1.35
↓ abaque page 4

⇒ Charge Poutre de l’axe A/m = 37.85 + 27 = 65 KN/m.

b- Plancher étage courant :


Type corps creux (poutres et nervures)
sous-face plane

½ Critère de flèche :
L 6.4
h0 = = = 25.6 cm. → h0 = 26 cm → on prend h0 = 30 = 22 cm + 8 cm
25 25
(épaisseur justifiée car maille presque carrée)
l (porte à faux)
h0 = = 14 cm.
8

½ Critère de feu :

Vérifié pour le corps creux, dans cet exemple ;

Porte à faux :

Il vaut mieux que toutes les nervures sortent en porte à faux plutôt que les poutres. Une poutre
accuse facilement une flèche. La nervure, pour prendre une flèche, doit entraîner toutes les autres car
elle y est reliée par les corps creux (structure monolithique).

½ Critère de résistance pour les poutres (axe B) :

0.57

8 19 nervure
30 38 38
22

42 bw = 15 cm 42
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Détermination des charges :

0.22
Pp = o + 0.08 p × 25 = 4.75 KN/m²
2
héq

Cloison = 1.5 KN/m²


Carrelage = 2 KN/m²
Enduit = 0.44 KN/m²
Surcharge = 2.5 KN/m²

Pu / m² = 1.35 × 8.69 + 1.5 × 2.5 = 15.5 KN/m²

Péq / m = 15.5 × 6 = 93 KN/m × 1.15 = 106.95 KN/m ≈ 107 KN/m (Poutre axe B)
6.4²
Miso = 107 × = 547.58 KN.m
8
Mu = 0.85 Miso = 465.44 KN.m

Ml = 0.372 bw (0.27)² × 25/1.5 = 0.45 bw 465.44 × 10–3

465.44 × 10–3
⇒ bw = 1.03 m → 1.05 m
0.45

½ Critère de l’effort tranchant pour la pouter axe B :

107 × 6
VEd = = 321 KN
2
321 × 10-3 VEd
τu = =
1.05 × 0.27
= 1.13 MPa τ vérifié
1.05 × 0.27

½ Critère de résistance à la flexion des nervures :

Nervure = poutre en T :
Pnervure/m = 0.57 × 15.5 = 8.8 KN/m

8.8 × 6²
Miso = 8 = 39.7 KN.m

Mu = 0.65 Miso = 26 KN.m = 0.026 MN.m

Mu Ml = 0.372 × 0.17 × 0.27² × 25/1.5 → vérifié

moyenne 15 , 19
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½ Critère de l’effort tranchant des nervures :

Viso = 8.8 × 6 = 26.4 KN


2

26.4 × 10-3
τu = 0.15 × 0.27
= 0.87 Mpa τu vérifié

II – Descente des charges :

Niveau G ΣG Q ΣQ

Sous terrasse :
Pp = 0.19 × 25 4.75
Etanchéité 2
Enduit 0.44
Surcharge 1.5
Total 7.19 7.19 1.5 1.5

Sous 5ème :
Pp 4.75
Cloison 1.5
Carrelage 2
Enduit 0.44
Surcharge 2.5
Total 8.69 15.88 2.5 4

Sous 4ème : 8.69 24.57 2.5 6.5


Sous 3ème : 8.69 33.26 2.5 9
Sous 2ème : 8.69 41.95 2.5 11.5
Sous 1er : 8.69 50.64 2.5 14

Sous R.D.C. :
Pp = 0.175 × 25 4.38
Cloison 1.5
Carrelage 2
Enduit 0.44
Surcharge 5
Total 8.32 58.96 5 19

Surface de charge 6 × 6.4 = 38.4 m²


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Détermination de l’épaisseur équivalente du plancher haut sous-sol :

Volume de béton :

Dalle 0.15 × 38.4


Poutre axe 2 0.30 × 0.25 × 6
Poutre axe B 0.30 × 0.25 × 6.4
Volume = 6.69 m³

6.69
héq = 38.4 = 0.174 m → 17.5 cm

Charge B2 :

Entre R.D.C. et 1er

NEd = [(1.35 × 50.64 + 1.5 × 14) × 38.4] × 1.15 1


= 3947 KN = 394.7 tonnes.

Entre Sous-Sol et R.D.C. : corps creux + 1 plancher ind.

NEd = 394.7 + {[(1.35 × 8.44 + 1.5 × 5) × 38.4] × 1.15} × 10-1


= 478 tonnes.

Remarque :
Pour être tout à fait précis, l’effet de l’axe 2 est majoré de 15 %, 3 1
celui de l’axe B est majoré de 10 %. (Il s’agit de poutres dans
ces deux sens). 2

Pour simplifier on prend 15 % pour tout.


Nu = 4781 KN = 478 tonnes = NEd

1- Dimensionnement → NEd
2- Ferraillage → Ntu = NEd + poids propre du poteau × 1.35 au-dessus du niveau considéré.

N.B. :
Le poids du poteau n’est pas majoré par 10 ou 15%, car ce n’est pas un effet de plancher.

Dimensionnement de B2 entre Sous-Sol et R.D.C. :

NEd = 4781 KN
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½ Critère de feu :

3h → a = 36 cm.

½ Critère de non flambement :


l0
a λ = 50 (choix pratique de λ)
14.43

270
= 19 cm.
14.43

½ Critère de résistance à la compression :

NEd NRd = α [Ac fcd + As fyd]

1
Avec As = A
100 c

25 1 500
⇒ NRd = α qAc × + Ac × r
1.5 100 1.15

α = 0.65 pour λ = 60
α = 0.80 pour λ = 40
soit α ≈ 0.726

⇒ 4.78 = 0.726 [Ac × 16.7 + 4.35 Ac]


⇒ 4.78 = 0.726 [21.04 × Ac]
⇒ Ac = 0.313 m²

On peut fixer a = 30 cm ⇒ b = 105 cm si section rectangulaire


ou a = 60 cm ⇒ b = 55 cm → 60 cm si section carrée

Remarque :
Poteau de rive, par exemple A2
Surface d’influence = 6.4 × 3 = 19.2 m²

Entre R.D.C. et 1er :


NEd = [(1.35 × 50.64 + 1.5 × 14) × 19.2 + 1.35 × 6.4 × 5 × 12 × 0.5] × 1.1
= 2173 KN = 217 t

- Façade KN (Cf abaque page I-4 : épaisseur = H(20) ; hauteur = 300 cm).
- Si façade semi-aveugle ⇒ on prend ½ × résultat lu dans l’abaque.
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CHAPITRE II : FONDATIONS

A - Généralités :

a- Définition :
Les fondations d’une structure sont constituées par les ouvrages de transition entre les éléments
porteurs et le sol sous jacent.

Il s’en suit que la fondation d’un ouvrage est la partie la plus essentielle: c’est de sa bonne
réalisation que dépend la tenue de l’ensemble.

b- Fonctions assurées par les fondations :


Elles sont essentiellement de deux ordres :
- “reprendre” les charges et surcharges supportées par la structure ;
- transmettre ces charges et surcharges au sol dans de bonnes conditions, de façon à
assurer la stabilité de l’ouvrage.

1- Equilibre des massifs de fondation :


Les massifs de fondation doivent être en équilibre sous l’action des :

™ Sollicitations dues à la superstructure :


Qui se manifestent mécaniquement sous la forme de :
- forces verticales ascendantes et descendantes
- forces obliques
- forces horizontales
- moments de torsion et de flexion

™ Sollicitations dues au sol :


Qui se manifestent mécaniquement sous la forme de :
- forces verticales ascendantes et descendantes
- forces obliques (adhérence, remblais, etc,…)

2- Stabilité des ouvrages :


Les massifs de fondation doivent être établis de telle sorte qu’ils soient stables, c’est-à-dire,
qu’ils ne donnent lieu ni à des tassements, ni à des glissements sous l’action des efforts qu’ils
supportent.
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Le terrain d’assise ne doit pas tasser sous les massifs de fondation. Dans la pratique, ces
tassements peuvent être de l’ordre de 5 à 25 mm et ne présenter aucun danger s’ils sont uniformément
répartis sous la construction.

Lorsque les tassements sont différentiels, ils peuvent :


• Faire apparaître des fissures dans les murs et les dalles
• Créer des difficultés de fonctionnement dans les ponts roulants, etc…

Cependant, et dans les ouvrages de grandes dimensions, on peut tolérer des tassements
différentiels faibles ( ≈ 20 mm) en prenant certaines précautions. (ossature articulée, etc…).

En général, les tassements différentiels importants et les accidents de fondation qui en découlent
apparaissent :

™ Lorsque les fondations sont de natures différentes sous un même ouvrage.

™ Lorsqu’elles s’appuient sur des couches de terrains situées à des profondeurs très
différentes (fondations superficielles et profondes).

™ Lorsque le sol est soumis à des variations saisonnières de volume (humidité, gel,
sécheresse).

™ Lorsque le sol est constitué par un remblai récent.

™ Lorsque le remblai masque un terrain d’assise peu résistant et très compressible.

™ Lorsque le remblai est d’épaisseur peu stable et très variable.

™ Lorsque le sol contient de l’eau.

™ Lorsqu’un ouvrage reposant sur un sol homogène compressible est chargé dis-
symétriquement, soit par sa superstructure soit par des remblais (silos, halls de
stockage,…).

™ Lorsque deux bâtiments mitoyens sont construits à des époques différentes.

™ Lorsque le terrain présente des caractères d’instabilité (carrières).

Pour éviter ces phénomènes, il faut toujours adapter les massifs de fondation à la nature du
terrain et au type de l’ouvrage à supporter.

Dans la mesure où les tassements différentiels sont à craindre on doit alors en tenir compte dans
la réalisation de l’ouvrage (joints de rupture, dimensions, etc…) afin que les différentes parties puissent
tasser indépendamment les unes des autres et être remises à niveau sans entraîner de désordre dans la
construction.
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Mauvaise Bonne Protection de la


fondation contre les
Solution Solution
surcharges dues au
tassement du remblai.

Remblai Remblai

Bon Sol

Exemple d’un ouvrage s’appuyant sur des sols


de natures différentes. Solution à adopter

Remblai récent

Remblai ancien
Argile molle h1
Remblai h2
Sable et gravier
Bon Sol
Fondation reposant sur un remblai ancien
masquant un terrain compressible et peu Les épaisseurs des remblais sous les fondations
résistant ⇒ tassement différentiel. sont différentes ⇒ tassement différentiel.

Parc de stockage de tôles


Drainage

Pont roulant

Atelier

STOCK

L’ouvrage est chargé dis-symétriquement. Un drainage du terrain de fondation évite les


Même s’il repose sur un bon sol, on peut poussées d’Archimède et les affouillements.
craindre un tassement plus important du parc de On obtient aussi une consolidation du terrain
stockage que de l’atelier. d’assise.
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c- Différents types de fondations :


Lorsque les couches de terrain capables de supporter l’ouvrage sont à une faible profondeur, on
réalise les « Fondations Superficielles ».

Lorsque ces couches sont à une grande profondeur, on réalise des « Fondations Profondes » qui
peuvent :

- Soit prendre appui sur un terrain résistant.

- Soit « flotter » dans un terrain peu résistant. Dans ce cas on compte sur les forces de frottement
des éléments de la fondation sur le sol, pour s’opposer aux charges de l’ouvrage.

d- Pathologie des fondations :

1- Les fondations superficielles :

Trois causes de sinistres dominent : elles représentent à elles trois près des deux tiers de tous les
désordres enregistrés.

a) Remblais insuffisamment tassés :


Près d’un sinistre sur quatre est dû aux remblais insuffisamment tassés, soit qu’il s’agisse de
remblais récents ou mal compactés, soit que le tassement ait été accéléré par une venue d’eau
accidentelle ou saisonnière.

b) Venues d’eau :
Les venues d’eau ne présentent pas de conséquences catastrophiques uniquement pour les
remblais : beaucoup de terrains et en particulier les terrains argileux, voient leurs caractéristiques
profondément modifiées par l’eau qui provoque ainsi un sinistre sur cinq.

c) Fondations hétérogènes :
La proportion des désordres imputables aux fondations hétérogènes est de l’ordre du cinquième.
Ceci peut être dû à :

• Un terrain qui ne présente pas les mêmes caractéristiques dans tout le volume concerné.

• Des fondations réalisées sans précautions spéciales à des niveaux différents.

• L’utilisation de plusieurs types de fondations


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D’autres causes de sinistres se retrouvent fréquemment, on en cite :

• L’édification d’un nouvel immeuble entraîne bien souvent des perturbations dans les
constructions adjacentes, et plus d’un sinistre sur dix peut être attribué au tassement provoqué
par le nouvel ouvrage.

• Si le terrain de fondation est très compressible, de nombreux désordres (10 % au total) sont dus
au fait que le bâtiment est incapable de pouvoir, soit résister, soit s’adapter sans dommages aux
tassements différentiels qui en résultent.

• Dans un cas sur dix, les fondations sont descendues à une profondeur insuffisante, ce qui les
rend sensibles à l’action du gel ou à l’affouillement par les eaux (sans compter les exemples,
moins rares qu’on ne le pense, où ces fondations sont arrêtées sur la terre végétale).

• En fin, un sinistre sur douze est dû au fait que l’on a construit sur un sol instable, soit qu’il
s’agisse de galeries de mines ou de carrières non consolidées, soit que la pente du terrain ait
provoqué un glissement d’ensemble.

2- Les fondations profondes :


• Environ 40 % des sinistres sont dus à une absence de reconnaissances
du sol ou à des reconnaissances incomplètes ou inadaptées.

• Les désordres imputables à une mauvaise interprétation des résultats


des sondages ou à une méconnaissance des lois de la Méca-sols ≈ 35 %.

• Les désordres dus à des fautes d’exécution ≈ 15 %.

• Attaque des pieux ou puits par le milieu qu’ils traversent ≈ 10 %.

B - Les fondations superficielles :


On désigne, en général, par fondations superficielles les fondations dont la profondeur n’excède
pas deux à trois mètres, et qui sont exécutées à l’air libre (à ciel découvert).
On distingue essentiellement :

- Les fondations ponctuelles : constituées par des semelles isolées sous poteaux ;

- Les fondations linéaires : constituées par des semelles continues sous poteaux ou
sous murs ;

- Les fondations surfaciques : constituées par des radiers et cuvelages sous poteaux
ou sous murs ;

Les fondations superficielles sont très souvent réservées aux immeubles, aux pavillons, aux murs
de soutènement, aux réservoirs, etc…, beaucoup plus rarement à des ouvrages d’art, ou à des bâtiments
industriels importants.
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1- Les semelles :

a) Généralités :
™ Les caractéristiques mécaniques du sol varient avec les conditions climatiques sur le premier
mètre en profondeur, d’où la nécessité de fonder au-dessous de ce niveau.

™ Il faudrait encastrer la semelle dans un sol non remanié sur une profondeur variant de la moitié
à une fois la petite dimension de la semelle. (Pour les grandes semelles, on peut admettre des valeurs
inférieures).

™ Il ne faut jamais fonder sur une terre végétale à cause de la constitution de cette terre (matières
organiques).

™ La largeur minimale d’une semelle est de 60 cm. C’est la largeur nécessaire pour permettre à
l’ouvrier de travailler dans la tranchée.

™ En ce qui concerne les dosages en ciment :


- Le béton maigre ou le béton de propreté :
Chape de béton qu’on coule sous les fondations pour niveler le sol et pour servir de plate-forme
propre à la pose du ferraillage. Ce béton est dosé à 150 Kg/m³ ; Epaisseur minimale 5 à 10 cm.
- Le béton armé des semelles :
7 sacs (350 Kg)/m³

™ Tassements admissibles :
Les tassements maximaux et les tassements différentiels doivent être réduits aux valeurs permettant de
satisfaire aux conditions suivantes :
a) L’ouvrage ne doit pas subir de désordres de structure nuisibles.
b) Les tassements ne doivent provoquer aucun désordre dans les ouvrages voisins, liés ou non à
l’ouvrage intéressé.
c) Ils ne doivent pas perturber le fonctionnement des services utilisateurs.
™ Charges à prendre en compte :
- Les charges à prendre en compte sont les charges maximales, verticales, horizontales ou inclinées
apportées par la structure.
- Toute excentricité de la résultante des charges par rapport au centre de gravité de l’ouvrage introduit
des contraintes inégales et par conséquent, des tassements inégaux risquant de provoquer un faux
aplomb et des désordres de l’ouvrage.

Un moyen de pallier les différences de tassements consiste, dans ce cas, à décharger le sol dans
certaines zones les plus chargées, de façon à égaliser sensiblement le tassement entre les divers points
de l’ouvrage.

- Lorsque la pression, sur le terrain des fondations, due au vent (pressions dynamiques normales)
est < 1/3 de celle due aux autres charges et surcharges, on peut la négliger dans le calcul des fondations.

Dans le cas contraire, les fondations doivent être établies de sorte que la pression due à l’effet
combiné des charges, des surcharges et du vent (pressions normales) ne dépasse pas 4/3 la valeur
admissible.

La majoration de 1/3 pour la contrainte du sol n’est pas admissible si l’ouvrage se trouve dans
une région à vent dominant soufflant dans une direction donnée.
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™ Pour le coffrage des semelles :


Tant que l’épaisseur de la semelle ne dépasse pas 35 cm., la forme transversale la plus
simple à donner à la semelle est la forme parallélépipédique. Au-delà de 35 cm. et pour
les semelles centrées, il est plus économique d’avoir une partie de la semelle de forme
parallélépipédique surmontée par une autre partie tronconique.

6 cm + 6 Ø Pente ½ Débord horizontal pour


h0 max pouvoir coffrer le poteau
2
20 cm (5 cm à 10 cm)
1

h0

Ø Diamètre des barres utilisées

Remarque:

Volume d’un tronc de cône: V =


h
3
(
S + s + Ss ) s

h
Pour la détermination de la surface de la semelle au sol A × B,
S
les calculs se feront à ELS.

™ Charge admissible sur le sol de fondation :


La charge admissible doit être la plus faible de celles qui résultent :

a) De la considération des tassements maximaux et des tassements différentiels compatibles avec


le bon comportement des structures.

b) De la charge de poinçonnement du sol

Si la charge admissible n’est pas conditionnée par (a) et ne résulte que de (b) on prend :

Charge de rupture
Charge admissible =
Coefficient de sécurité

σrup
σsol = 3 en ELS
σrup
fdsol = σsol u = 2 en ELU
N
σ= S σsol
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Lorsqu’on prend un coefficient de sécurité de 3 pour σs , on ne pondère plus pour N (pour obtenir S).
Par contre, le calcul de ferraillage de la semelle se fera toujours en ELU.
Cependant, pour tenir compte du poids propre en ELS, on pondère N par 5 %.

Nser total = (NG + NQ) × 1.05

™ Vérification de la sécurité :
Lorsque la valeur de certaines surcharges est majorée en application des règles en vigueur (effet du
vent, pressions extrêmes, effort horizontal des ponts roulants, effets sismiques, etc…). la vérification
directe de la sécurité doit se faire dans les conditions ci-après :
¾ Sous l’action cumulée, dans le sens défavorable, des différentes hypothèses
envisagées, la contrainte du sol est telle que :

- Sous l’action d’un effort normal centré

NG et NQ :

σsol σsol

- S’il y a NG , NQ et Mw
4
σsup σsol = 1.33 σsol
3

3 σsup + σinf
contrainte moyenne :
4
σsol σsup σinf
limite = 0 , c’est le plus dangereux.

- Si on a NG , NQ et MG ← moment de charge dû
par exemple à une

σsup σsol

Remarques : Vérifications spéciales :

a) Sous pressions :

Les fondations formant cuvelage doivent être calculées pour résister aux pressions
hydrostatiques éventuelles.
Si l’eau peut monter librement au-dessus des fondations, il n’y a pas lieu de tenir compte sous-
pressions, dans le calcul, à condition de prévoir des dispositifs de sécurité, dans ce sens.
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b) Poussées des terres :

La poussée des terres sur les ouvrages doit être calculée et prise en compte dans les conditions
les plus défavorables.
Il doit être tenu compte, des effets des remblais, charges de constructions voisines etc… dont
la présence provoque des poussées supplémentaires.
Dans le cas de la présence probable d’une nappe d’eau, tenir compte de sa poussée
hydrostatique.

c) Fondations sur sol en pente :

Compte tenu des niveaux de base des fondations, il y a lieu de vérifier que les charges ne
peuvent entraîner de mouvement d’ensemble du terrain.
Lorsque le sol d’assise ne peut donner lieu à un glissement d’ensemble, les niveaux des
fondations successives doivent être tels qu’une maximale de trois de base pour deux de haut relie les
arêtes des semelles les plus voisines.
Si cette condition n’est pas vérifiée, on peut constituer, par exemple, un écran, tel qu’un rideau
de palplanches, un mur de soutènement, un voile en béton armé, etc…

- Semelle à niveaux différents :

H 2 H
L 3

Pente du talus angle de frottement interne.

Fondation en terrain incliné


3
Pente maximale 2/3
tg α 2/3

1 β tg β > 2/3

La semelle 2 est bien fondée


α tg α = 2/3 par rapport à la semelle 1.
La semelle 3 est mal fondée
par rapport à la semelle 2.
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d) Fondations sur sol argileux excavé :

Si le sol de fondation est argileux et fortement excavé, à défaut de précautions prises pour
pallier les effets de gonflement, on peut tenir compte des tassements supplémentaires dus à ces
gonflements.

e) Joints de rupture :

Un joint de rupture doit être ménagé entre deux ouvrages voisins, lorsqu’ils subissent des
différences importantes de charge et de tassement.
Le joint de rupture, nécessaire, n’est pas toujours suffisant. Il évite les transmissions d’efforts
d’un ouvrage à l’autre, mais ne supprime pas les interférences dans le sol, susceptibles de provoquer le
tassement des ouvrages pré-existant.

f) Joints de dilatation :

Sur un sol homogène et bien consolidé, les joints de rupture coupant les fondations peuvent
être évités; les joints de dilatation normalement prévus, sont arrêtés aux dessus des semelles de
fondation ; la semelle ne pourra pas bouger sans vaincre d’énormes forces de frottement.

b) Calcul d’une semelle filante sous mur filant:

Nous ne considérons que le cas du diagramme de réaction du sol réparti linéairement ;

Nser/m
Nu/m = NEd/m

(B – b)/2
b

h d Calcul pour 1 m de longueur


d’
B

Arep Ap

Hypothèses :

On connaît : Nser/m = NG + NQ

NEd/m = 1.35 NG + 1.5 NQ

b ; σsol

Inconnues : B ; h ; Ap ; Arep
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Calcul du coffrage:

½ Calcul de B :

B (en m) 1.05 (NG + NQ)


σsol

1.05 Nser
oσsol = B σsol p

½ Calcul de h :

Condition de rigidité (épaisseur suffisante pour avoir un diagramme uniforme).


B-b
d 4 (formule semi-empirique)

B-b
⇒ h 4 + d’ (d’ 5 cm)

Ferraillage :

Il existe deux méthodes :

½ Méthode des moments (consoles) :

La réaction du sol est soit linéaire soit uniforme avec semelles rigide.
qsol = Contrainte sur le sol, sans le poids propre de la semelle, en ELU.

Soit qsol = NEd/m fdsol = 1.5 σsol


B×1

B-b
La méthode des moments suppose qu’on a une console de longueur soumise à une
2
charge uniforme qsol.

Par conséquent le moment de console est :

2
B–b 1 (B – b)²
Mconsole = qsol o
2
p
2
= qsol
8

On ferraille la console à partir de ce moment.

Il faut toujours vérifier si c’est une console normale ou si c’est une console courte.
(Console courte : hauteur grande % portée → on sort du principe de St Venant).
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A partir de Mconsole on trouve Aprincipal et :

Arep ∈ q 1 ; 1 r A
p
4 3

On reproche à cette méthode le fait que la hauteur exigée pour la rigidité est grande par rapport
à la portée de la console. En pratique on n’appliquera cette méthode que lorsque les semelles seront
soumises à une résultante de force excentrée ou dans les murs de soutènement.

¾ Méthode des bielles :


N
Hypothèses :
- N est axial, l’axe du mur ou du poteau est confondu
avec celui de la semelle.
- Semelle rigide ⇒ diagramme de sol uniforme.

Le principe de cette méthode :


On suppose que les charges sont transmises au sol
par l’intermédiaire des bielles, la semelle de fondation
étant décomposée fictivement par des bielles qui vont en
s’épanouissant de la section du pilier au sol de fondation.
Ces bielles pouvant travailler à la compression leur équilibre nécessite un effort à leur base
centripète qu’on supposera procuré par la mise en traction des aciers placés à la base de ces bielles.

{NB : ferraillage ELU}

NEd

d h h0

dx
x
B

O : Point de convergence des bielles.


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NEd
dN = qsol dx
NEd/m NEd/m O
or qsol = ⇒ dN = dx
B B

h0
dN
dF’
dF
x M
C
dx

dN
Triangles semblables :
dF dN CM
= ⇒ dF = OC dN
CM OC

x NEd/m
⇒ dF = dx
h0 B O

B B
/2 /2 NEd/m B A
x NEd/m
F= x dF =x h0 dx = 8 h0 h0
B
0 0
d

d (B – b) / 2
Triangles semblables ⇒ C E D
h0 = B/2
B/2
d×B
⇒ h0 = B–b
(B – b) / 2

NEd/m (B – b)
F=
8d

NEd/m (B – b) fyk
⇒ Ap/m = 8 d fyd avec fyd = (cas général)
1.15
ou fyd = fyk (si séisme)

1 1
Armatures de répartition = 4 à 3 de Ap

Les essais effectués ont montré que tant que la semelle est rigide et donc la méthode des bielles
applicable, il n’est pas nécessaire de vérifier les conditions de compression du béton dans les bielles et
le cisaillement maximal du béton. De plus, en cas de semelle sous mur, les conditions de non
poinçonnement peuvent ne pas être vérifiées ;
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B
En ce qui concerne l’arrêt des barres on procède en pratique, par comparaison entre LBd et
4

Avec LBd ≈ 40 Ø ou 50 Ø (séisme)

B
™ Si LBd > → toutes les barres ont besoin de crochets à leurs extrémités.
4
Méthode
B B
™ Si < LBd → toutes les barres sont prolongées aux extrémités et appliquée
8 4 dans les
peuvent ne pas comporter de crochets. bureaux
d’étude.
B
™ Si LBd → on peut arrêter une barre sur deux à la longueur 0.71B et
8
filer les autres en les arrêtant sans crochets.

En réalité, si on tient à disposer des barres droites sans crochets, il faudrait à toute abscisse x de
l’acier comptée à partir du bord de la semelle, la longueur d’ancrage doit être vérifiée.

On est conduit à calculer :


- l’effort de traction dans l’acier Fs = R Ze/Zi
- Ze = bras de levier externe (on peut prendre e = 0.15 b)
- Zi = bras de levier interne du couple [Fs ; Fc]
- R = résultante de la réaction du sol (hors poids propre de la semelle) entre les
abscisses O et x.
- LBd ≈ 40 Ø ou 50 Ø (séisme)

x fixé après détermination de l’angle maximal d’ouverture des bielles ;

Soit θ ≈ 45º à 55º

b
e
NEd
x
Fc
LBd
Zi d h
Fs

Ze
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Influence des frottements sur le sol :

Les formules qui viennent d’être établies ne tiennent pas compte :


- de la butée des terres sur les faces obliques de l’empattement.
- des forces de frottement au contact semelle (ou béton de propreté) sur sol.

• La première influence est généralement négligeable : il peut n’en être pas de même pour les
forces de frottement.
• Tout ce qui précède admet les réactions du sol verticales. En fait, puisque la semelle tend à
s’allonger à la partie inférieure sur son appui, il y a naissance d’une force de frottement telle
que sur la longueur dx, elle ait la valeur f.NEd / B.dx et qui s’oppose à l’allongement des
fibres inférieures de la semelle.

L’équation de départ devient donc :


NEd x dx NEd
dFx = –f. dx
B h0 B

NEd ( B – b ) 4 x² NEd f x
et Fx = . (1– ) – (1–2 )
8d B² 2 B

et l’effort maximum obtenu pour x = 0

NEd ( B – b ) NEd f NEd f


F1 = – = F0 –
8d 2 2

Si la semelle s’appuie sur un massif de gros béton ou de maçonnerie, le coefficient de


frottement peut atteindre f = 0.5 et plus. Il est facile de se rendre compte que l’intervention du
frottement peut réduire considérablement et même annuler les efforts de traction dans la semelle.

En effet :
B–b NEd NEd NEd × 0.5 NEd
- Si d= ⇒ F0 = et F1 = – =
4 2 2 2 4

Le frottement a diminué de moitié l’effort dans l’armature.


B–b
- Si d= on a :
2
NEd NEd NEd × 0.5
F0 = et F1 = – =0
4 4 2

Le frottement suffit à annuler les tractions dans la semelle. Mais pour que le frottement puisse
jouer, il est évidemment nécessaire que cet effort NEd . f / 2 soit absorbé par le massif sous jacent.
Si celui-ci en est incapable et se fissure, aucune réduction de l’effort n’est à attendre du frottement ; de
sorte qu’il paraît prudent, pratiquement d’admettre f = 0.
Cependant, sur les sols à frottements (sables et graviers) et pour des semelles enterrées, ce qui est
généralement le cas, il sera généralement possible de compter que le frottement peut réduire dans une
forte proportion la traction à la base de la semelle, ce qui est une raison de plus, pour penser, que, dans
beaucoup de cas, il serait possible sans inconvénient de réduire le ferraillage habituellement calculé.
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N.B. :
Notons que si le sol peut fluer latéralement vers les rives de la semelle (argiles, marne, dans
certaines conditions de consolidation) il y aura aggravation des forces de traction, car alors le
frottement s’inverse et exerce une influence défavorable. On doit donc être prudent pour les semelles
établies sur de tels sols.
b = 0.2 m

Exemple :

NG = 0.3 MN/m
NQ = 0.14 MN/m
σsol = 0.3 MPa
fck = 25 MPa h
fyk = 500 MPa
d’
B
Coffrage :

1.05 Nser 1.05 × 0.44


B = = 1.55 m
σsol 0.3

B–b 1.55 – 0.2 1.85


h – d’ = = = 0.33
4 4 4
h 0.38 → h = 0.4 m

Vérification de la contrainte effective au sol :

NG + NQ + Poids propre de la semelle / m


σeff =
B×1

0.44 + 1.55 × 0.4 × 1 × 2.5 × 10-2


= 1.55 × 1

= 0.294 MPa < 0.3 MPa

Ferraillage :

NEd = 1.35 NG + 1.5 NQ = 0.615 MN / ml (Dans le poids de la semelle)

NEd/m (B – b) 0.615 × 1.35 -4


Ap/m = 8 d fyd = 8 × 0.35 × 500/1.15 = 6.82 × 10 m²

⎡1 1⎤
= 6.82 cm² → 6 T 14 / m ; Arép ∈ ⎢ ; ⎥ × 6.82 soit 6 T 10
⎣ 4 3⎦

Crochet :
B
LBd ≠ 40 Ø = 40 × 14 = 560 >
4
→ toutes les barres auront besoin de crochet.
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c) Semelle isolée sous poteau soumise à un effort normal N :

c-1) Semelle rectangulaire : N


b
§- Calcul du coffrage : c

c C h
b B
d’
B C

b
¾ Méthode de la semelle homothétique : c 2
c b cB
⇒ = →C= b 1
C B
C × B × σsol 1.05 Nser 2

1 et 2 ⇒ C et B

c 1.05 Nser
C ×
b σsol

b 1.05 Nser c
B c σsol b

½ Méthode à débord constant : toujours applicable : (Important)

x
C=c+2x x x
x
B=b+2x

C × B × σsol 1.05 Nser → x=… → C= et B =

Les deux méthodes ne sont applicables que si la condition de rigidité est vérifiée :

C–c B–b
h – d’ max o , p
4 4

h1
h1 = max (20 cm ; 6 cm + 6 Ø)
d’
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§- Calcul du ferraillage :

½ Méthode des consoles ou des moments :

(identique au mur)

½ Méthode des bielles :

Même démonstration que précédemment avec :

NEd (C – c)
AC =
8 dC fyd

NEd (B – b)
AB =
8 dB fyd

dC = dB = d si Ø 20

b + 2a
½ Etude du poinçonnement : a
On doit vérifier le cisaillement le long de a
tout contour de contrôle établi à une distance "a" du
c + 2a

nu du poteau, de périmètre u = 2 b + 2 c + 2 π a , c C
d’aire A = ( b + 2 a ) c + ( c + 2 a ) b – b c + π a ² ,
b
de hauteur h, hauteur de la semelle au nu du
poteau.
périmètre u

On considère une hauteur utile moyenne :


d = 0.5 (dx + dy) ; un pourcentage d’acier B
moyen : ρ = ρx.ρy
tronconique
èventuellement
Le cisaillement résistant vaut :
vRd = CRd,c k (100 ρ fck)1/3 . 2d/a
50
avec CRd,c = 0.18/γc (AN) ; k = 1 + 200/d 2

On déduit de l’effort VEd apporté par le d


poteau, la réaction ∆VEd du sol situé à l’intérieur
de la zone de contrôle (d’aire A) qui se transmet
directement, la contrainte de calcul devenant : b + 2a
a
VEd – ∆VEd
vEd =
u.d 0 a 2d
On vérifiera que pour toute zone de contrôle, on a vEd vRd
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Notes :
• Un bon sol avec une charge donnée → petite semelle → h et u petits → le risque de
poinçonnement est aggravé.
Mauvais sol → grandes semelles → risque de poinçonnement va en diminuant ;
• En ce qui concerne les crochets, idem au paragraphe précédent, mais appliqué dans les deux
directions.
• Influences de frottement sol / béton. (Voir paragraphe précédent).

Exemple de calcul d’une semelle rectangulaire sous charge centrée : (suivant l’Eurocode)
Hypothèses :

Poteau 40 × 60 cm²
NG = 1.60 MN
NEd = 2.985 MN
NQ = 0.55 MN
σsol = 0.37 MPa ⇒ fdsol = 1.5 × 0.37 = 0.55 MPa

Coffrage :
B , C , h ??
Surface au sol (B × C)
⇒ B × C × σsol 1.05 (Nser)
1.05 (1.63 + 0.58)
⇒ B×C
0.37

B×C 6.27 m² c
Equation du débord constant :
⇒ Β = b + 2x
C = c + 2x

⇒ (b + 2x) (c + 2x) 6.27


⇒ (0.6 + 2x) (0.4 + 2x) 6.27
⇒ 0.24 + 1.2x + 0.8x + 4x² – 6.27 0
⇒ 4x² + 2x – 6.03 0
– 2 + 100.48
⇒ x= =1m
8

⇒ B = 0.6 + 2 × 1.0 = 2.6 m


⇒ C = 0.4 + 2 × 1.0 = 2.4 m

La hauteur h doit vérifier la condition de rigidité :

B–b C–c
d max o ; p = 0.50 m
4 4
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h = d + d’
Ø 20 par exemple
d’ = 5 cm + 1.5 × 0.2

(1er lit + mi-hauteur du 2ème lit)
d’ = 8 cm
⇒ h = 0.58 m soit 0.60 m

Conclusion coffrage :

1.60 + 0.55 + 0.0936 5 5


Charge σsol = = 0.359 MPa 0.37 MPa → O.K.
2.4 × 2.6

0.60

0.20
ferraillage :

Détermination des aciers par la méthode des bielles (le poids propre transmis directement sur le

NEdpot (B − b) 2.985 × (2.6 − 0.6) × 10 4


sol n’intervient pas dans le calcul des aciers) : = = 33 cm² que
8d.fyd 8 × 0.52 × 435

nous obtenons avec 11 HA20 (34.56 cm²), espacés de 2.6/11 = 236 mm.

Hauteur utile moyenne = 0.52 m pour le lit supérieur et 0.54 pour le lit inférieur, soit d = 0.53 m

0.003456 0.003456
Pourcentage acier moyen : ρ = ρx .ρy = . = 0.00261
0.54 × 2.4 0.52 × 2.6

On doit vérifier la résistance au poinçonnement de la semelle sur tout contour de contrôle de


largeur a comprise entre 0 et 2 d = 1.06 m (dans notre cas, la limite est égale au débord, soit 1 m).

• Périmètre du contour : u = 2b + 2c + 2πa = 2 + 2πa

• Aire à l’intérieur du contour : A = (b + 2a) c + (c + 2a) b – bc + πa’ = 0.24 + 2a + πa²

• Effort tranchant de calcul : VEd = 2.985 MN


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• Réaction du sol dans la zone de contrôle (hors poids propre de la semelle qui ne provoque pas de

2.985
poinçonnement, puisque uniformément réparti) : = 0.478 MPa sur la surface A,
2.4 × 2.6

soit ∆VEd = 0.478 A

• Effort tranchant à reprendre à l’extérieur de la zone de contrôle : VEd,red = VEd – ∆VEd = 2.985 – 0.478 A

• Contrainte de cisaillement résistant :

2d 0.18 ⎛ 200 ⎞ 1.06 0.3837


vRd = CRd , c k (100 ρ fck)1/3 = × ⎜⎜1 + ⎟ (100 × 0.00261 × 25)1 / 3 =
a 1.5 ⎝ 530 ⎟⎠ a a

VEd , red
• Contrainte cisaillement de calcul : vEd =
u.d

2 × 2 Ø 12 (montage)

A vérifier la nécessité de crochets.

11 HA20 dans les deux sens

Vérification au poinçonnement
a u A ∆VEd Ved.red vEd vRd vEd/vRd
m m m² MN MN MPa MPa 1?
0.0 2.000 0.240 0.115 2.87 2.707 - 0.000
0.1 2.628 0.471 0.225 2.759 1.9811 3.837 0.516
0.2 3.257 0.766 0.365 2.619 1.5174 1.918 0.79
0.3 3.885 1.123 0.53667 2.448 1.1891 1.279 0.929
0.4 4.513 1.543 0.737 2.2476 0.939 0.959 0.979
0.5 5.142 2.025 0.968 2.0169 0.74 0.767 0.964
0.6 5.770 2.571 1.23 1.4653 0.574 0.639 0.897
0.7 6.398 3.179 1.5197 1.144 0.432 0.548 0.788
0.8 7.027 3.851 1.84 1.144 0.307 0.480 0.64
0.9 7.655 4.585 2.19 0.7935 0.19557 0.426 0.458
1 8.283 5.382 2.572 0.412 0.0939 0.384 0.244

On constate que la vérification est assurée à 0.4 % près.


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c-2) Semelle tronconique circulaire : (rare)

™ Dimensions :

• Diamètre : Le diamètre de la base de la semelle doit être déterminé en fonction de la contrainte


admissible sur le sol de fondation.

• Hauteur : La hauteur ht de la semelle doit satisfaire à la condition :

B-b
ht – d’
4

B : diamètre de la semelle
b : diamètre de la section du poteau
d’ : distance entre le centre de gravité des armatures et la sous-face de la semelle.

Lorsque la semelle est armée par deux nappes orthogonales inférieures, la hauteur à l’extrémité
du diamètre de la semelle est fonction du diamètre Ø des armatures inférieures et doit satisfaire à
l’inégalité : e 6 Ø + 6 cm (e et Ø en cm)
20 cm

Si la semelle est armée par des cerces, la hauteur à l’extrémité du diamètre doit satisfaire à l’inégalité :
e n Ø + 3 (n + 1)
(n étant le nombre de cerces superposées, et e et Ø en cm)

NEd
™ Armatures :
b
Si l’armature est constituée par des cerces,
l’effort total auquel elles sont soumises est donné par :
NEd (B – b)
Fa = ht
6 π (ht – d’)
d’
NEd désigne la charge ELU du poteau.

Si l’armature est constituée par un quadrillage de


deux nappes de barres orthogonales, l’effort total sur les
barres de l’une des nappes est donné par :

NEd (B – b)
Fax =
3 π (ht – d’)
Fax Fax
NEd (B – b)
Fay = 2 2
3 π (ht – d’)
B

• Pour les semelles dont le diamètre est 1 m, il est admis que l’effort est uniformément réparti ;
les barres peuvent être disposées à écartement constant.
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• Lorsque le diamètre de base des semelles est compris entre 1 m et 3 m, et si la section


diamétrale est divisée en trois parties égales, la zone centrale doit être armée pour un effort de
traction.

13 NEd (B – b) NEd (B – b) B
Fax1 = =
81 π (ht – d’) 19.5 (ht – d’) B
/3 Fax2
B
13 NEd (B – b) NEd (B – b) /3 Fax1
Fay1 = =
81 π (ht – d’’) 19.5 (ht – d’’)
Fax2

Les zones latérales doivent être armées pour un effort de traction :


Fay2 Fay1 Fay2
7 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fax2 = =
81 π (ht – d’) 36.3 (ht – d’)

7 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fay2 = =
81 π (ht – d’’) 36.3 (ht – d’’)

• Lorsque le diamètre est > 3 m, et si la section diamétrale est divisée en cinq parties égales, les
armatures réparties dans chacune des zones doivent équilibrer les efforts ci-après :

- Zone centrale 1 :
37 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fax1 = =
375 π (ht – d’) 31.8 (ht – d’)

37 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fay1 = =
375 π (ht – d’’) 31.8 (ht – d’’)

- Zone intermédiaire 2 : B
31 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fax2 = =
375 π (ht – d’) 38 (ht – d’) Fax3
B
/5 Fax2
31 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fay2 = = B
375 π (ht – d’’) 38 (ht – d’’) /5 Fax1

Zone intermédiaire 3 :

13 NEd (B – b) NEd (B – b)
Fax3 = = 90.6 (ht – d’)
375 π (ht – d’)

13 NEd (B – b) NEd (B – b) Fay3 Fay2 Fay1


Fay3 = =
375 π (ht – d’’) 90.6 (ht – d’’)
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d) Semelle isolée centrée sous poteau soumise à N et M : N

C’est surtout le cas de moment provenant de vent ou de séisme. M


b
Le moment n’est pas imposé par la structure.
C’est un moment accidentel.
B
N M B/2 N 6M
σsup = + = +
CB CB³/12 CB CB² G P

σinf σsup
σinf = N – 6M
CB CB²

M
excentricité : e0 = = PG (P : centre de pression ; G : centre de gravité)
N

σsup = N o 1 + 6 e0 p 1
CB B

σinf = N o1– 6 e0 p 2
CB B

σsup et σinf doivent être 0. Pour ne pas avoir risque de décollement de semelle.

–B B
⇒ e0 dans le tiers central
6 6

On a alors une semelle stable.

” 1ère possibilité : Si le centre de pression P se trouve à l’intérieur du noyau central.

§- Calcul du coffrage :

Le dimensionnement se fera à l’ELS

Données : M , N , c , b , σsol
Inconnues : C , B , AC , AB , h

Si le centre de pression P est à l’intérieur du noyau central


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σsol si le moment M provient de la structure


σsup s 1
1.33 σsol si le moment M provient du vent ou du séisme

σinf 0 2

3 σsup + σinf 4
s σsol , avec σinf → 0 ⇒ σsup 3 σsol t
4

Comme c’est une semelle centrée on introduit une 3ème équation :.

débord C = c + 2x
t ou semelle homothétique ; 3
constant B = b + 2x

1 et 3 ⇒ C et B

2 doit être vérifiée.

Pour calculer h même condition de rigidité que précédemment.

§- Calcul du ferraillage :

Le calcul se fait à ELU


Deux possibilités se présentent :

™ 1er cas :

Si σsup – σinf 1 q σsup + σinf r


2 2

On applique toujours la méthode des bielles. Pour cela on calcule qsup et qinf (réaction du sol en
ELU) à partir de NEd et MEd :

qsup = NEd + 6 MEd


CB CB²

qinf = NEd – 6 MEd


CB CB²

3 qsup + qinf
On calcule Nfictif = ×B×C
4
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Ferraillage :

NEd (C – c)
AC = 8 d fyd

Nfictif (B – b)
AB = 8 d fyd Nfictif : dans la direction où il y a le moment

” 2ème cas :

σsup – σinf > 1 q


σsup + σinf r
2 2

¾ Méthode des consoles :

On calcule qsup et qinf qinf × C qsup × C

Comme dans le paragraphe précédent, mais


avec un trapèze au lieu du chargement
uniforme.

” 2ème possibilité : Il existe des cas exceptionnels où le centre de pression P se trouve à


l’extérieur du noyau central.

M
b

B
C F : résultante des contraintes 0

f F
σinf < 0

σsup

On applique la méthode des consoles.


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σsup M
F= f.C ; e0 = ; Le centre de pression à l’extérieur du noyau central
2 N

La semelle ne peut être en équilibre que si :


σsup
N F ⇒ N 2 f.C

Et N et F situées sur le même axe


4
Or σsup σsol
3

4 2
N σsol f.C = σsol f.C
6 3

f B
N et F sur le même axe ⇒ = - e0
3 2

⎛B ⎞
⇒ f = 3 ⎜ - e0 ⎟
⎝2 ⎠

⎛B ⎞
N ≤ 2 C ⎜ - e0 ⎟ σ sol
⎝2 ⎠

En faisant la méthode homothétique ou à débord constant ⇒ une 2ème équation entre B et C

On tire alors B et C ;

Pour le ferraillage, on applique la méthode des consoles et on recommande un ferraillage


symétrique (le plus grand).

Remarque :
Concernant la vérification du non-poinçonnement :
On applique les mêmes formules que dans le cas d’une semelle centrée avec le changement suivant :

⎡ MEd u ⎤
Dans le cas de chargement excentré, vEd est à multiplier par ⎢1 + k ' avec :
⎣ VEd.red W ⎥⎦

- MEd = moment appliqué en pied de poteau (pour u : voir


- b = côté du poteau parallèle à l’excentricité de la charge page II-18)
- c = l’autre côté du poteau
- W = 0.5 b² + b × c + 4 c × d + 16 d² + 2 π d × b

Valeurs de k'
b/c 0.5 1 2 3
k' 0.45 0.60 0.70 0.80
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” Exemple :
N
NG = 350 KN M
NQ = 150 KN
MG = 100 KN.m 50 40
MQ = 50 KN.m
σsol = 0.3 MPa ⇒ fdsol = 0.45 MPa G C
B

Coffrage : (ELS)
Nser 6 Mser
σsup = CB
+
CB²

0.5 6 × 0.15
= + 0.3 (1)
CB CB²

c 1
semelle homothétique car >
b 2

C = c = 4 ⇒ C= 4 B (2)
B b 5 5

0.5 6 × 0.15
(1) et (2) ⇒ + 0.3
4/5 B² 4/5 B³

On résoud par tâtonnement.


8
B=2m C= = 1.6 m
5

Vérification de σinf :

0.5 6 × 0.15 1
σinf = – = >0
2 × 1.6 1.6 × 4 64

Condition de rigidité :

C–c B–b
h – d’ max o 4 , 4 p = max (0.3 ; 0.37)

⇒ h = 0.37 + 0.05 = 0.42 - soit h = 45 cm → 50 cm (suivant le diamètre Ø des barres utilisées)


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Ferraillage : (ELU)

19 1
σsup – σinf = – = 0.281
64 64

σsup + σinf 20
4 = = 0.078
4 × 64

σsup + σinf
σsup – σinf > 4
⇒ méthode des consoles.

NEd 6 MEd
qsup = +
CB CB²

1.35 × 0.35 + 1.5 × 0.5 6 (1.35 × 0.1 + 1.5 × 0.05)


= 1.6 × 2 + 1.6 × 4

= 0.415 MPa fdsol = 0.45 MPa

NEd 6 MEd
qinf = – = 0.021 MPa > 0
CB CB²

montage

C
Méthode des
bielles pour AC 16 cm² → 8 T 16

0.021 × 1.6 0.415 × 1.6


= 0.032 MN/m = 0.664 MN/m

427 KN/m 664 KN/m

Calculer M encastrement.

On tire le ferraillage : AB = 16 cm²


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N
e) Semelle excentrée : e0
b
C’est le cas où l’axe du poteau ou du mur et
l’axe de la semelle ne sont plus confondus.
(éléments mitoyens : à la limite des terrains).

N h
M = N × e0 C
M G

B
Trois cas :

A déconseiller

Inconnues : B;C;h Données : NG ; NQ ; σsol


Ferraillage b;c

e0

C c b0
P G

Pour équilibrer cette semelle et ne pas avoir de contraintes < 0 , deux moyens se présentent.

1- Commencer à chercher l’équilibrage au niveau de la semelle seule. Pour cela on doit situer
la résultante des réactions du sol sur le même axe que N. A la limite :
B b 3b
3 = 2 ⇒ B = 2

σsup + 0 σsup 3b
N= o 2 p CB = 2 C
2

⇒ σsup = 4N σsol
3Cb

4N
⇒ C
3b σsol

Cette méthode donne une valeur de C très grande ;


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Exemple :

Poteau 30 × 60
N= 1 MN

σsol = 0.3 MPa


3 × 0.3
B= = 0.45 m
2
4×1
C = 14.8 m (Valeur absurde ; rejeter)
3 × 0.3 × 0.3

2- On cherche à obtenir l’équilibrage de la semelle excentrée en la liaisonnant à une semelle


voisine centrée grâce à une poutre de redressement ou une longrine de redressement (ce ne
sont pas des chaînages, ce sont des éléments qui font partie de la structure).

N F

Longrine

Sans la longrine, la semelle a tendance à basculer vers la gauche. La longrine crée un bras de
levier qui ramène la semelle en place.

Principe : ajouter à la charge N une force fictive F appliquée au droit de la semelle voisine,
force qui a tendance à ramener le diagramme de réaction sous la semelle excentrée à un diagramme
uniforme.
N N’
e0

c’ l

b C b’
G C’
B B’

R R’

R et R’ sont les résultantes des réactions du sol sur les semelles.

La semelle excentrée sera soumise à N + F = R.

Les inconnues : σsol ; B ; C ; F


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On fixe σsol = σsol

1- R = N + F = σsol B.C

2- Mt % axe F = 0 → N.l – R(l – e0) = 0

Nl
⇒ R=
l – e0

Nl – N (l – e0)
⇒ F=R–N=
l – e0

Ne0
⇒ F=
l – e0

3- Equation de coffrage qui convient :

Par exemple, semelle à débord constant :

C = c + 2x

B = (b/2 + c’ + x)

1 et 3 ⇒ B et C

En ce qui concerne la hauteur de la semelle excentrée, on la détermine comme si c’était une


semelle sous un mur fictif.

C – b0
h – d’ avec b0 = largeur de la longrine c , sinon on met c
4

Le calcul de la semelle dans le sens transversal se fait par la méthode des bielles (poteau centré
dans ce sens).

Pour la semelle B’ × C’, elle devrait être calculée sous l’effet d’une charge verticale R’ = N’ – F
par la méthode de bielles. Dans le sens de la sécurité on la calcule pour N’ seulement. On tâchera
toujours d’avoir N’ F.

Pour la poutre de redressement, sa hauteur est déterminée par h ≈ l / 10 (critère de flèche).


Son calcul sera fait en flexion simple sous le diagramme de charge provenant du poteau, du sol
et de la force F.
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Ap

A montage

Application :

S0 : N0G = 300 KN
N0Q = 100 KN

S1 : N1G = 400 KN
N1Q = 100 KN

b0 = c0 = b1 = c1 = 30 cm l=5m
σsol = 0.15 MPa N0 N1
fck = 25 MPa
fyk = 500 MPa
15cm l=5m

Calcul du coffrage:

B0 ; C0 ; B1 ; C1 G

N0 = N0G + N0Q = 0.4MN e0

N1 = 0.5 MN
R0 R1
B
e0 = o 0 – 0.3p
2
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Poteaux carrés ⇒ semelles carrées ⇒ C0 = B0 et C1 = B1


l
R0 = N0 + F = 0.15 C0B0 = N0 = 0.15B0²
l – e0
0.4 × 5
⇒ = 0.15B0² ⇒ B0 = C0 = 1.75 m
5 – (B0/2 – 0.3)

l
R1 = N1 – F or F = N0 – N0
l – e0
N0 e0
R1 = N1 – →F
l – e0

= 0.5 – 0.4 (1.75/2 – 0.3)


5 (1.75/2 – 0.3)

= 0.45 MN

or R1 = 0.15 C1B1 = 0.15B1²


⇒ B1 = C1 = 1.75 m

Tout calcul fait, on trouve F = 0.05 MN

C–c B–b
d = h – d’ sup o ; p
4 4
1.75 – 0.3
⇒ h 0.4 m
4

Remarque : On adoptera probablement la même hauteur pour S0 et pour la poutre de redressement.

La poutre de redressement est à calculer en ELU, sous l’effet des charges provenant du poteau
et de la semelle.

Pour le ferraillage :

On refait le même calcul en ELU


On trouve Fu = 0.072 MN

0.15 0.3 Section de Mmax

Fu = 0.072 MN
r = 1.85 MN/m
q = 0.35 MN/m
0 1 2 3 4 5

x
1.75
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NoEd = 0.555 MN

N1Ed = 0.69 MN

e0 0.575
Fu = NoEd = 0.555 = 0.072 MN
l – e0 4.425

Rou e0 1
q / m² = B0 C0 = oNoEd l – e0 p B0 C0 = 0.204 MPa 1.5 σsol = fdsol

⇒ q / m = 0.204 × 1.75 = 0.357 MN/m

NoEd
r / m² = b c = 6.17 MPa ⇒ r / m = 6.17 × 0.3 = 1.851 MN/m
0 0

M(0) = 0

q × 0.15²
M(1) = 2 = 0.004 MN.m

(0.45)² (0.3)²
M(2) = q 2 – r 2 = – 0.047 MN.m

M(4) = – Fu (5.3 – 1.75) = – 0.256 MN.m

M(3) = Mmax V(3) = 0

V(3) = 0.072 – qx
= 0.072 – 0.357x
=0

→ x = 0.2 m

(0.2)²
M(3) = – Fu (5.3 – 1.75 + 0.2) + q 2
= – 0.263 MN.m

Ayant le diagramme de M(x) , Mmax , Vmax on peut dimensionner et ferrailler cette poutre.
500
hpoutre = 10 = 50 cm

pour b0 et le ferraillage → calcul classique.


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f) Semelle filante sous une série de poteaux :

f-1) Fonctionnement général :

La semelle qui peut être plus ou moins rigide, est souvent associée à une poutre centrale de
rigidité, susceptible de répartir les pressions ponctuelles introduites par les poteaux.

Cette poutre peut être de hauteur constante ou munie de goussets.

Cependant pour éviter de compliquer tant le coffrage que le ferraillage, beaucoup de


constructeurs préfèrent la poutre de hauteur constante, plus coûteuse en béton et en acier, mais plus
simple en exécution, donc plus économique en main-d’œuvre.

Notons que la détermination de la répartition des sous-pressions sous la semelle n’est pas
actuellement un problème résolu : transversalement, ce qui a été dit pour la semelle continue sous mur
reste valable ; longitudinalement, cette répartition dépend de :
- La rigidité de la semelle (longitudinale)
- La distance entre poteaux
- La nature du sol

Pratiquement, on admet :
α) Soit une répartition uniforme des charges de part et d’autre d’un poteau ; c’est faux, en
général, la courbe des pressions accusant la plupart de fois des maxima au droit des poteaux
[courbe (c)]. C’est, toutefois, d’autant plus exact que les poteaux sont plus rapprochés, que la
poutre a une plus grande inertie et que le terrain est plus mauvais.
P1 P2 P3
l1 l1 l2 l2
2 2 2 2

P1 P2 P3

(c) P3
P1
P2
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Cela indique qu’en l’absence de tassements, chaque poteau aura sa propre part de semelle.

Montage

Risque de fissure

β) Soit une répartition triangulaire avec maxima sous les poteaux. C’est le cas d’une
semelle relativement flexible, de grande portée entre poteaux et des sols à grand frottement interne
(même pour les semelles rigides).

On utilise quelquefois la méthode de la poutre sur appuis élastiques.

P1 P2 P3
l1 l1 l2 l2
2 2 2 2

P1 P3
P2

En ce qui concerne le calcul transversal de la semelle, il se déroule identiquement au cas des


semelles continues sous mur. Il suffira de tenir compte du fait qu’une tranche de 1 m de longueur est
intéressée par un effort vertical variant d’une tranche à l’autre selon la répartition longitudinale des
sous pressions (rectangulaire ou triangulaire).
Quand aux aciers de répartition, leur détermination dépend des efforts longitudinaux.

Dans la pratique :
La semelle filante est considérée comme élément rigide soumis à la réaction du sol. Le
problème peut être renversé et étudié en tant que poutre continue appuyée sur les poteaux et soumise à
un diagramme de réaction de sol linéaire.

B
L
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f-2) Semelle sous deux poteaux également chargés (ou telle que N1 ≈ N2) :

• La semelle étant supposée rigide :


N1 N2
Les sous pressions sont uniformément réparties :
la semelle déborde sur le nu extérieur des poteaux
et a une largeur uniforme B.

Pour la détermination de la réaction du sol, on


évalue M et N au niveau du centre de gravité de
la semelle filante et on calcule : P1
N M.y l’ l l’
σ = S + I B
L

Application : N1 N2
Inconnues : L , B , h et ferraillage N = N1 + N2

Connues : σsol , N1 , N2 … M
On fixe L h
l’ l l’ B
Exemple :
L
L = l + 2 l’

20 cm l’ 100 cm

on cherche la contrainte au sol,


N M L/2
σsup =
BL
+
B L3/12
pas dans le béton de la semelle.

N 6M
=
BL
+
B L2
σsol (1)

N 6M
σinf =
BL

B L2
0 (2)

(1) ⇒ on tire B

Vérification dans (2)


1
h ≈ l (une travée) dans ce cas
10

1
= l (continue)
16
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Ferraillage ELU

qsup × B / ml qinf × B / ml

Calcul RM ⇒ M appui
M travée
M travée

M console

f-2) Poteaux inégalement chargés :

Le calcul est conduit parfois comme nous l’avons vu, pour le cas des poteaux également
chargés. Mais la différence est que la sous-pression est inégalement répartie sous la semelle. Il faut
alors en tenir compte, tant pour le dimensionnement de la semelle que pour le calcul de la résistance.
Mais il y a un inconvénient à opérer ainsi, qui est précisément l’inégalité des sous-pressions sous la
semelle, inégalité qui conduira inévitablement à des inégalités de tassement, donc à des possibilités de
désordres de la construction : fondation et superstructure.

Si cette inégalité des tassements est faible, il n’y a aucun désordre à redouter, donc il n’y aura
pas inconvénient à tolérer une semelle dissymétriquement chargée. On pourra donc utiliser, sans
danger, une semelle dissymétriquement chargée dans un terrain rocheux, sur la craie ou sur tous
terrains peu compressibles.

Par contre, et généralement, il faudra prévoir


une semelle symétriquement chargée.

Il y a deux solutions :
Porte-à-faux inégaux
Semelle trapézoïdale en plan
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™ Porte-à-faux inégaux : N1 N2

Il faut centrer la semelle sur le centre de


gravité des deux charges N1 et N2 amenées par les
poteaux. Le calcul de la longueur : l + l’ + l’’ se fait
ensuite comme précédemment, ainsi que les calculs
l’ l l’’
de résistance.

™ Semelle trapézoïdale en plan: N1 N2


On peut aussi aboutir au centrage avec des l’ l l’
porte-à-faux égaux en élargissant la semelle du côté
du poteau le plus chargé.
a
Position de O ≡ centre de gravité de N1 et N2 N1 + N2
N2
a=l N1 + N2

Appelons L = l + 2 l’ B1 O B2

Ecrivons que la semelle est uniformément chargée : a


B1 + B2
2 × L × q = N1 + N2

2 (N1 + N2)
⇒ B1 + B2 = (1)
q×L

Ecrivons aussi que O est aussi le centre de gravité du trapèze :

L B1 + 2 B2 N2 L–l
× = l × + (2)
3 B1 + B2 N1 + N2 2

L (N1 + N2) + 3 l (N1 – N2)


B1 =
q × L²

L (N1 + N2) – 3 l (N1 – N2)


et B2 =
q × L²

N.B. : Certains constructeurs déterminent la deuxième équation de résolution en posant :


N1 B1
= (3)
N2 B2
2 N1 2 N2
Ce qui donne finalement : B1 = q×L et B2 = q×L

Ce qui est incorrect, l’équation (3) étant gratuite, et la semelle non uniformément chargée.
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g) Remarques :

1- Les chaînages des semelles isolées :

Les chaînages sont nécessaires pour liaisonner les différents éléments porteurs en phase
d’exécution et pour éventuellement reprendre les charges dues aux cloisons de séparation
reposant sur le dallage au sol. La largeur du chaînage est fonction de la hauteur.

0.3h à 0.4h bw 0.5h à 0.6h


h

Hauteur du chaînage ≈ l / 10
bw

Le ferraillage minimal du chaînage, à défaut de calcul plus précis, est de l’ordre du 5 ‰ - 10 ‰


de la section de béton.

5 10 b h
A b0h 0 avec des cadres Ø 6 espacés de 20 à 25 cm.
1000 1000

2- Semelles évidées :

Il est possible de concilier, dans une certaine mesure, la rigidité de la semelle et le faible poids.
C’est intéressant, dans le cas de semelles de grandes dimensions sur terrain médiocre. On utilise alors
la semelle évidée composée d’un radier mince, avec poutres de rive, de contreforts et d’une poutre
centrale de rigidité supportant l’élément vertical (mur, ...).

Le radier se calcule comme une dalle sur deux ou quatre appuis. La poutre de rive est également
encastrée et supporte une partie des réactions de la dalle. Les contreforts forment une console double
équilibrée sur la poutre centrale et soumise aux réactions du radier et à celles de la poutre de rive. La
poutre centrale subit de haut en bas, les réactions uniformément réparties du mur, et de bas en haut, les
réactions ponctuelles des contreforts et celles, réparties non uniformément, de la dalle. Le calcul n’offre
aucune difficulté.
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3- Semelle continue de grande hauteur :

Dans le cas d’un immeuble à murs porteurs, fondé sur un terrain de qualité moyenne susceptible
de tassements différents d’un point à l’autre, il y a possibilité, si un sous-sol est prévu, de constituer à
peu de frais, une semelle continue de grande hauteur, de grande rigidité, susceptible de répartir
convenablement les charges et surtout de parer à un point faible du terrain en un endroit quelconque.

Il suffit de considérer tout le mur du sous-sol, comme l’âme d’une poutre, dont les membrures
sont constituées, d’une part, par la rigole bétonnée de fondation que l’on arme, en conséquence, et
d’autre part, par le chaînage placé au niveau du rez-de-chaussée. Le béton banché n’étant pas dépourvu
de résistance au cisaillement, on conçoit la possibilité de compter sur la rigidité considérable d’une telle
semelle. (figure 2).

En réalité, on peut avoir à faire une ossature au-dessus du sous-sol, trois dispositions peuvent
être adoptées :

Les poteaux d’ossatures traversent le mur banché et s’appuient sur des semelles calculées pour
équilibrer à la fois la réaction des poteaux et le poids du mur du sous-sol et du rez-de-chaussée. (figure
1).

Les semelles sont supprimées, tout le mur du sous-sol travaillant comme une semelle continue
sous poteaux de très grande inertie. (figure 2).

(Les poteaux pouvant être arrêtés au-dessus du mur du sous-sol ; figure 3 -semelles couteaux-
cf. chapitre Murs Porteurs).

Chaînage

Longrine

(1) (2) (3)

N.B. :
La sécurité et le prix décroissent de (1) à (3)
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2- Les radiers :

a) Généralités :
Le radier est une fondation continue sous tout le bâtiment. La solution de fondations par radier
général est en principe adoptée quand la construction peut être fondée sur une couche de terrain
rencontrée à une profondeur généralement faible en dessous du niveau inférieur des sous-sols et quand
la répartition de l’ensemble des charges sur la totalité de la surface occupée en plan par la construction
conduit à une pression voisine de celle qui est admissible sur la couche de terrain considérée.

Bien entendu, il faut que cette solution corresponde à des tassements d’amplitude acceptable et
qu’elle soit moins onéreuse qu’une solution de fondations profondes.

La solution du radier général peut également s’imposer si le terrain est inondable, d’une façon
permanente, accidentelle ou périodique, et si l’on veut protéger des venues d’eau les étages inférieurs
de la construction. Le radier doit alors résister à la sous-pression de l’eau et assurer l’étanchéité des
parties correspondantes du bâtiment. Un tel radier dit « radier d’étanchéité » peut avoir également pour
objet d’assurer la transmission des charges au sol, c’est à dire être radier de fondation en même temps
que radier étanche, mais ce n’est pas obligatoire et l’on peut très bien avoir un bâtiment fondé sur
semelles ou sur pieux et qui comporte un radier d’étanchéité.

Par conséquent, on distingue deux types de radiers.

1- Le radier formant un cuvelage étanche dans le cas de sous-sol baignant dans une
nappe phréatique. Dans ce cas, épaisseur 30 cm.

2- Le radier répartissant les charges sur un sol à faible capacité portante. Ce cas est
rencontré quand la superficie totale des semelles isolées prévues dépasse de 50 % la
superficie du sol de fondation.

b) Etude du radier :
1- Etude théorique
2- Méthode de calcul pratique

1- Etude théorique :
Examinons d’abord le fonctionnement du radier en tant qu’organe assurant la répartition des
charges sur le sol. Les efforts dans le radier sont à déterminer à partir des réactions exercées par le
terrain qui sont elles-mêmes fonction de la déformabilité du radier et de la compressibilité du terrain.
Le problème ainsi posé est en général très complexe. On ne peut l’aborder par le calcul que dans des
cas particuliers en se reportant à l’étude classique de la « poutre reposant sur sol élastique ».

Dans cette étude, on part de l’équation différentielle de la ligne élastique d’une poutre
4
d y
EI = - q , dans laquelle q désigne l’intensité de la force appliquée à la poutre.
dx 4

Dans les parties non chargées, la seule force qui s’exerce sur la poutre est la réaction continue
du sol ; cette réaction est de la forme – ky, si le sol est supposé élastique ; la constante représente la
réaction par unité de longueur qui correspond à un enfoncement de terrain égal à l’unité.
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L’équation différentielle de la ligne élastique de la poutre sur sol élastique est donc :
4
d y
EI = - ky , dont la solution générale est de la forme :
dx 4

y = e βx (A cos βx + B sin βx) + e – βx (C cos βx + D sin βx)

k
avec β=4
4EI

Les constantes A , B , C et D sont à déterminer dans chaque cas étudié à partir des conditions
connues en certains points.

Dans les applications, il est souvent commode d’étudier en premier lieu le cas de la poutre de
longueur infinie supportant une charge isolée, puis un couple (voir figure ci-dessous).

On étudie ensuite le cas de la poutre « semi-infinie » supportant à son extrémité une charge
isolée puis un couple (voir figure ci-dessous).

O
On peut ensuite, en appliquant le principe de superposition, passer à l’étude de poutres de
longueur finie supportant un système de charges donné.

Pour une telle étude, il faut connaître le coefficient k correspondant à la déformabilité du sol
sous la poutre. La mécanique des sols permet de déterminer ce coefficient k ou plus précisément le
coefficient K correspondant à la pression qui détermine un enfoncement du terrain égal à l’unité. Les
dimensions de K sont F / L³ ; k et K sont liés par la relation : k = Kb
b étant la largeur de l’élément de radier considéré.

Il convient de noter que les résultats définitifs des calculs sont en général peu sensibles aux
variations de K (voir ci-dessous), et c’est là une circonstance favorable car il serait illusoire de compter
sur une grande précision dans la détermination de K.
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Cette méthode de la poutre sur sol élastique n’est appliquée que dans les cas où la distance entre
points d’appui est trop importante pour qu’il soit légitime d’adopter des hypothèses plus simples de
répartition des pressions sur le sol. Il faut, par ailleurs, que l’ossature du bâtiment se présente sous une
forme schématiquement simple. Ce serait par exemple le cas d’un bâtiment.

2- Méthode de calcul pratique:

a) Distinction entre radier rigide et radier souple :

On définit le paramètre

b = largeur d’une bande prise = 100 cm

Kb
β=4
4EI
cm –1 cm4
Kg / cm²

Kg / cm²

K = 0.4 f σsol (formule approximative)

Kg / cm³

(K apparaissant dans la formule à une racine quatrième ce qui diminue le risque d’une mauvaise
approximation)

f = coefficient de sécurité = 3
σsol = portance admissible du sol
E = module du béton
I = inertie d’une bande de largeur 1 m

1.75
Si β plus grande distance entre axes des poteaux
/cm

⇒ Le radier peut être considéré comme rigide.

Cette condition est généralement bien vérifiée si l’on a :

h 1
≈ 10 pour les poutres h0
l
h

h0 ≈ 1 pour les panneaux


l 20

Un tel radier sera étudié comme un plancher renversé.


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b) Principe de calcul :
Le radier étant supposé rigide, on aura une répartition uniforme des contraintes si la résultante
des charges est centrée, ou une répartition linéaire si la résultante est excentrée.
Le critère le plus prépondérant pour le dimensionnement des radiers (dalle et poutres) sera sans
doute le critère d’effort tranchant.
En général, pour un radier on commence par déterminer le centre de pression du système des
forces descendant sur le sol et on ramène le tout au centre de gravité du radier supposé rigide :

N
En G, on a : s Mx
My

N Mx y Myx
On calcule : σ = S
± Ix ± Iy

En pratique, le calcul s’effectuera en flexion composée dans deux directions différentes et les
moyens de calcul se présentent de la manière suivante :

™ On découpe le radier en bandes dans les deux sens et on étudie chaque bande comme une semelle
filante sous une série de poteaux, les bandes étant limitées par les entre-axes des poteaux. Cette
solution n’est pas intéressante, surtout s’il y a de l’eau, car elle permet certaines discontinuités entre
les différentes bandes et donc possibilité d’infiltration. De même, cette solution ne serait pas
intéressante, dans le cas de mauvais sol avec possibilité de tassements...
™ On considère le radier comme un plancher renversé appuyé sur les poteaux et soumis à la réaction
effective du sol calculée au préalable. On l’étudie alors :

• Soit en tant que plancher industriel avec des poutres et des panneaux de dalle (retombée des
poutres vers le haut ou vers le bas suivant les chantiers) ; on ne procède pas dans les calculs aux
opérations de charge et décharge des travées…

Poteaux

Poutres

Dalle au Sol

Ne pas oublier les


Armatures de suspente
Pinf / m
Poutre A /m =
fydt
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• Soit on l’étudie en plancher-dalle suivant l’Eurocode (AN) ; (en fait cette méthode, à la limite,
n’est autre que l’application de la théorie des plaques "éléments finis"). Pour éviter le
poinçonnement du radier par le poteau, on peut assurer une sur-largeur et une surépaisseur du
poteau à la base.

Il est conseillé de prévoir des petits débords sur le périmètre du radier (< 1 m) pour assurer la
condition de compression des bielles en ancrant suffisamment les armatures.

30 cm à 100 cm

c) Effet de la sous-pression (en cas de nappe phréatique) :

Si P est le poids total du bâtiment ; S la surface du sous-sol en m² ; Z la côte hydrostatique de la


nappe par rapport à la sous-face du radier, on doit vérifier que :


m P
tonnes P 1.5 S Z

Coefficient de sécurité
S Z

Condition pour que l’immeuble ne flotte pas. (Soulèvement).

Le radier sera ensuite étudié comme un plancher renversé…


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C – Fondations profondes :
Ce type de fondation est utilisé quand les fondations superficielles ne sont plus possibles à
cause d’un défaut de portance du terrain ou lors de l’implantation au-dessus de carrières non reconnues.

I- Fondations sur puits :


Les puits sont des colonnes reportant les charges sur une couche résistante.
(Une fondation est, quelle que soit sa profondeur, superficielle si elle est exécutée à l’air libre).
Les puits sont construits soit en gros béton (cyclopéen), soit en béton armé.
Le calcul s’effectue sans souci de flambement.
Le poids du puits est généralement omis du calcul car il est absorbé par le frottement latéral.
La section du puits est en général déterminée par l’encombrement minimal d’un homme au travail.
La transition entre le poteau et le puits est réalisée par une semelle en béton de hauteur h φ

Cette semelle est armée de la manière suivante : semelle largeur


du puits
NEd (φ – f)
A Section :
6 π d fyd
πf² / 4 ou (a × b)
0.88 h

h φ
Les armatures sont en cerces disposées à la partie basse. cerces
(dans la direction radiale, on mettra un acier forfaitaire). φ
puits

II- Fondations sur pieux :


Les pieux peuvent être moulés dans le sol ou préfabriqués et battus. Ils reportent la charge qui
leur est appliquée par effet de frottement (ou par effet de pointe). L’intervention du bureau d’étude
s’arrête au niveau de la détermination du diamètre des pieux et de leur implantation alors que la
constitution du pieu et sa fiche dépendent du laboratoire de mécanique des sols. La contrainte
maximale admise pour le béton des pieux est de l’ordre de 7 MPa. Le travail de l’ingénieur consiste à
calculer la semelle (ou le massif de béton) qui transmet la charge du poteau au pieu.
Le calcul des armatures peut être fait au moyen de la méthode des bielles ou la méthode de flexion.

¾ Dispositions constructives :
La sur-largeur des semelles doit tenir compte de l’ancrage des armatures inférieures.
Les armatures supérieures ne sont nécessaires que pour reprendre de tractions éventuelles dues à
des moments.
Les armatures inférieures transversales peuvent être omises si les armatures principales sont
supérieures au ferraillage minimal requis.

Le diamètre minimal des armatures principales est de 8 mm (AN).


On peut considérer que la compression provoquée par la réaction d’appui du pieu se diffuse
avec un angle variant de 45º à 55º, à partir du bord de celui-ci (à 50 mm au-dessus de la base de la
semelle, au moins). Cette compression peut être prise en compte dans le calcul de longueur d’ancrage.
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¾ Aperçu sur les pieux : (EN 1536 - EC7)


• Distance entre pieux :
Lorsque les pieux sont disposés sur plusieurs files, il convient d’évaluer l’action sur chaque
pieu en considérant l’interaction entre les pieux. Cette interaction peut être négligée lorsque la distance
libre entre pieux est supérieure à deux fois le diamètre des pieux.

Nécessaire que si traction

As
Ce qui est
nécessaire
pour bien
ancrer les
aciers

• Pieux coulés en place sans tubage définitif :


Diamètre de calcul des pieux
- Si dnom 400 mm, prendre d = dnom – 20 mm
- Si 400 < dnom < 1000, prendre d = 0.95 dnom
- Si dnom 1000, prendre d = dnom – 50 mm

Coefficient relatif au béton γc à multiplier par kf avec kf = 1.1 (AN)

• Pieux forés :
Les pieux de diamètre 600 mm (AN) sont obligatoirement armés au moins au pourcentage minimal.
NEd
Les pieux de diamètre > 600 mm peuvent ne pas être armés si la contrainte de compression ne
Ac
dépasse pas 0.3 fck

Armatures minimales des pieux armés (AN)

Section transversale du pieu Ac Aire minimale d'armature longitudinales : As,bpmin


Ac 0.5 m² (Ø 800) As 0.005 . Ac
0.5 < Ac 1.0 m² As 25 cm²
Ac > 1 m² (Ø 1100) As 0.0025 . Ac

Pour les pieux armés, le diamètre minimal des barres est 16 mm (AN), avec au moins 6 barres
(AN), la distance libre entre les barres ne dépassent pas 200 mm (AN).
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¾ Cas courant : Semelle sur deux pieux :

Nser
N
NEd
a
a
/2

a
/4
a2
h A d
θ
d’
l

bw b’
a

1- Dimensionnement des Pieux :

fclim (pieu) = 7 MPa

1.05 NEd
La réaction/pieu = R=
2

R = … fclim (pieu) ⇒ S = … ==> Ø =


S

40 cm Ø 150 cm avec un pas de 5 cm


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2- Dimensionnement du Massif : (semelle)

l = 3 ϕ (entre axes des pieux)


L l + ϕ + 10 cm
bw Max [ϕ , b’] + 10 cm

Si θ = 55°
Z
⇒ tg 55° = ⇒Z=…
(l /2) – (a/4)

avec d ≈ Z ⇒d=…
0.88

⇒ h d + d’

3- Vérification de la contrainte dans les bielles :

Soit σRd,max = 0.6 υ’ fcd (EC2-6.5.2)


Z
Largeur efficace de la bielle : bef = 0.5 H’ + 0.65 a avec H' =
sin θ
Soit S section moyenne : S = (bef bw + a2 b’)/2
b’ : largeur du poteau
bw : largeur semelle
a2 : dimension bielle

R/sinθ
Contrainte moyenne dans la bielle : σc 2 = ≤ σRd, max (à vérifier)
S

4- Vérification des contraintes dans les nœuds :


Nu = NEd + NG semelle

= (1.35 NG + 1.5 NQ) + 1.35 × Poids de la semelle ;

R Nu/2
Fcomp.bielle = =
sinθ sinθ

Fcomp.bielle Nu π φ²
σRd = = ; Spieu =
Spieu sin θ 2 Spieu sin ²θ 4

σRd,max = k2 υ’ fcd

⎛ fck ⎞
= 0.85 ⎜1 - ⎟ fcd (Eurocode - 6.5.4)
⎝ 250 ⎠
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Note :
Cette vérification doit s’effectuer à tous les nœuds dans la bielle :
- voisinage du pieu (k2 → k1 = 1)
- sous-poteau (k2 = 0.85)

(Voir l’exemple qui suit)

5- Vérification de la Contrainte Admissible dans le Pieu :

Il faut que :
R Nu
Spieu
=
2 Spieu
fclim (pieu) ≈ 7 MPa

6- Calcul du ferraillage : (calculé suivant l’Eurocode EC2, à l’aide de la méthode des bielles et tirants)

¾ Effort de traction dans le tirant principal inférieur :

R
Tu = θ ≤ 55º
tgθ

Z
avec tgθ = avec Z ≈ 0.88 d
⎛l a⎞ As
⎜ - ⎟
⎝2 4⎠

R = NEd + (Poids propre semelle) × 1.35

Tu
⇒ Ap = (Armatures inférieures) Ah
fyd

Ap Av
⇒ As = (Armatures supérieures)
10

Ap
¾ Effort de traction dans les tirants secondaires :

⇒ Ferraillage vertical.

(Voir l’exemple qui suit)


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CHAPITRE III : PLANCHERS

A - Méthodes de calcul page III-1


A-1) Poutres et poutrelles page III-1
A-2) Hourdis page III-26
A-3) Dispositions pratiques page III-38

B - Différents types de planchers page III-43


B-1) Plancher industriel (ou plancher à poutres et poutrelles apparentes) page III-43
B-2) Plancher à poutrelles rapprochées page III-53
B-3) Plancher à corps creux page III-54
B-4) Plancher dalle page III-58
B-5) Autres types de plancher page III-62

C - Calcul des Flèches en Béton Armé page III-65


C-1) Limitation des flèches page III-65
C-2) Dispense de calcul des flèches page III-65
C-3) Vérification des flèches par le calcul page III-67
C-4) Flèche approchée et rapide des poutres et dalles page III-67
C-5) Vérification des flèches par le calcul page III-67

D- Annexe Nº1 : Calcul des Flèches suivant le BAEL page III-69

E - Annexe Nº2 : Exemple plancher dalle page III-74


E-1) Charges Prises en Compte page III-75
E-2) Méthode Utilisée page III-75
E-3) Moments fléchissants sollicitant les panneaux page III-76
E-4) Division des Panneaux en Bandes page III-78
E-5) Répartition des Moments page III-79
E-6) Efforts Tranchants page III-81
E-7) Résistance aux Moments Fléchissants page III-81
E-8) Résistance aux Efforts Tranchants page III-86
E-9) Déformations page III-88
E-10) Calcul de la poutre de la file C page III-92
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A - Méthodes de calcul :
A-1) Poutres et Poutrelles :

I- Généralités :

Les poutres et les poutrelles des planchers comportant plusieurs travées et ou plusieurs étages
devraient être calculés d’après la R. D. M. (coupure, cross, déplacement, clapeyron…) ce qui nous
pousse à émettre les remarques très importantes suivantes :

♦ 1) Une poutre en T à section constante continue a une inertie I géométrique constante.

En R. D. M. :

G0 G1 G2 G3

En Béton Armé :

Mtravée > 0 Mappui < 0

Inertie d’une section Inertie d’une section


en Té rectangulaire

Travée Appui

La loi de variation de l’inertie est très mal connue et de plus le calcul d’une poutre à inertie
variable est assez laborieux ⇒ en pratique le Béton Armé diminuera les moments aux appuis Ma et
augmentera les moments en travées Mt.

♦ 2) Le module d’élasticité E :
Normalement la loi de Hooke σ = Eε
Le module d’élasticité E varie en fonction du temps (fluage). E à la compression est différent de
E à la traction pour une section en béton ⇒ E n’est pas une constante.
Cet effet de variation de E est de plus accentué en fonction du temps à cause du phénomène de
fluage. De plus E à la compression est différent de E à la traction…
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♦ 3) Pour les poutrelles s’appuyant sur les poutres, elles doivent être calculées à partir de
l’équation des 5 moments (l’appui n’est pas fixe, il tasse), de plus les appuis de rive doivent être des
encastrements partiels en réalité compte tenu de la rigidité à la torsion des poutres.
En Béton Armé vu le caractère aléatoire de la résistance à la torsion et vu l’avantage de
l’adaptation des sections on suppose les poutrelles simplement appuyées sur les poutres.

♦ 4) Pour les poutres principales nécessité de tenir compte de la solidarité poutre-poteau ⇒ calcul
par portique, dans l’espace…
En Béton Armé l’expérience a montré que la transmission des charges dans les différentes
travées adjacentes à la travée chargée disparaît plus rapidement que dans le calcul RM.
λ cross = 1/2 λ B.A. = 1/7

♦ 5) L’effet du poids propre dépend des opérations de décoffrage ⇒ le calcul de continuité serait
ridicule en l’absence d’un programme exact de décoffrage, difficile à prévoir.

♦ 6) Le calcul R.D.M. s’effectue aux entre-axes des appuis. Alors qu’en béton armé nous
travaillons au nu des appuis. Il y a écrêtement des moments aux appuis.

♦ 7) Les méthodes théoriques R.D.M. ne tiennent pas compte du phénomène d’adaptation du


béton, phénomène qui permet une répartition des moments de flexion différemment que dans le calcul
théorique.

Un examen minutieux de certaines constructions a conduit aux résultats suivants :


- Planchers à faible surcharge G >> Q
Fissuration faible ⇒ peu nuisible
- Planchers à forte surcharge
Fissuration accentuée

Conclusion:
Les méthodes empiriques de béton armé sont applicables sans crainte pour les planchers à faible
et moyenne surcharge. Pour les planchers à forte surcharge, on utilise les méthodes de résistance des
matériaux (trois moments).

Note :
La méthode de Caquot (BAEL et bientôt dans l’AN), est toujours applicable dans les bureaux d’études.
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II- Cas de charges et modélisation des poutres :


Pour les bâtiments (AN), on peut limiter les combinaisons aux trois cas suivants pour les
charges variables :
- Les travées paires chargées
- Les travées impaires chargées
- Deux travées adjacentes quelconques chargées.

Exemple pour une poutre sur 5 appuis (n appuis = n combinaisons)


Travées paires 0 1 2 3 4
a)
1 2 3 4 5
Travées impaires 0 1 2 3 4
b)
1 2 3 4 5
Travées adjacentes de l’appui 2 0 1 2 3 4
c)
1 2 3 4 5
Travées adjacentes de l’appui 3 0 1 2 3 4
e)
1 2 3 4 5
Travées adjacentes de l’appui 4 0 1 2 3 4
d)
1 2 3 4 5

Si L : longueur de la poutre (ou de la dalle)


h : hauteur totale de la poutre (ou de la dalle)

Si on a une poutre L > 3h , alors que dans le cas des dalles, on a obligatoirement L > 5h.

a) Largeurs participantes des tables de compression des poutres en Té :


Une table de compression située en partie supérieure d’une poutre confère à celle-ci une
résistance plus élevée pour toutes les sections comprises entre points de moments nuls (moments
positifs). La largeur efficace beff (ou participante) des tables dépend de la largeur réelle de la table, mais
aussi de la portée (utile, voir en II-b ci-après) et de la distance de la section étudiée par rapport au point
de moment nul (mise en charge progressive de la compression dans la table). Par simplification, l’EC2
n’a pas pris en compte ce dernier paramètre, mais cela a peu d’importance du fait que les moments y
sont faibles et que la nervure peut à elle seule reprendre le moment.

Par simplification aussi, l’EC2 définit des positions forfaitaires des points de moments nuls
(qui, en réalité, varient pour chaque combinaison de cas de charges) : à 0.15 L pour des appuis
intermédiaires ou appui de rive avec console.
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Définition de la distance forfaitaire entre points de moments nuls L0

Le débord participant (efficace) de table est limité :


- à gauche : beff,1 = Min [b1 ; 0.2 b1 + 0.1 L0 ; 0.2 L0]
- à droite : beff,2 = Min [b2 ; 0.2 b2 + 0.1 L0 ; 0.2 L0]

La largeur participante de la table est donnée par : beff = bw + beff,1 + beff,2

Largeur participante de section en Té

b) Portées de calcul de dalles et poutres :

Les calculs sont à effectuer avec la portée entre axes des poutres avec un correctif pour le cas
des appuis très larges et en tenant compte de la participation du béton de l’appui dans le calcul des
aciers nécessaires.

Certains règlements de calcul étrangers demandent de faire le calcul avec les portées entre axes.
Il va de soi que pour des appuis larges, l’influence de la raideur de l’appui modifie la répartition des
moments. L’EC2 limite la prise en compte de largeurs d’appui à la hauteur de la poutre.

La réaction d’appui FEd,sup correspond à une charge répartie (uniforme, trapézoïdale ou triangulaire) sur
FEd, sup
la largeur t de l’appui dont la moyenne vaut : q = . A toute charge uniforme appliquée sur une
t
q.t² FEd, sup.t
longueur t correspond une amplitude de moment : ∆M = = . Cette réduction de moment
8 8
existe dans tous les cas. Elle est couramment appelée « écrêtage du moment sur appui » (voir figure ci-
après).
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D’autre part, pour des poutres ou dalles appuyées sur des éléments en béton (poutre, poteau,
voile) qui leur sont liés monolithiquement, on peut considérer l’existence d’une diffusion de l’effort de
compression de la partie inférieure (moment négatif) dans l’appui. Le bras de levier au milieu de
l’appui étant alors plus grand qu’au droit de l’appui, la section d’acier nécessaire est la plus grande des
deux valeurs :
Me
- section au milieu de l’appui : Asa =
za σs
Mn
- section au nu de l’appui : Asn =
zn σs

En général, la section d’acier au nu de l’appui est plus grande que dans l’axe de l’appui. C’est
pourquoi, l’EC2 demande de prendre le moment au nu de l’appui en s’assurant cependant qu’il est au
moins égal à 65% du moment d’encastrement (voir remarque ci-après).

∆MEd = FEd,sup . t/8


Parabole

Moments nuls

Moment max

arctg(2/3)
β

Moments dans l’axe de l’appui et au nu de l’appui Ecrêtage du moment sur appui et diffusion
de l’effort de compression dans l’appui
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Portée utile des poutres et dalle de bâtiment :


Leff = Ln + a1 + a2
a1 et a2 sont définis sur les figures ci-dessous :

Portée utile Leff pour différentes conditions d’appui


Remarque :
Prenons le cas d’une poutre parfaitement encastrée à ses extrémités. Les moments sur appuis
p.L²
valent pour une charge répartie uniforme p.
12

Désignons par t la largeur de l’appui, Ln la longueur de la travée entre nus d’appuis, β l’angle de
diffusion de l’effort de compression avec tg β = 2/3 (comme l’autorise l’EC2 pour la diffusion de la
précontrainte, ζ le rapport z / h (bras de levier / hauteur de la poutre).
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Posons : α = t / Ln ; η = h / Ln ; λ = Min [α ; η] ; µ = z / Ln = ξ.η ;


La portée de calcul est égale à Leff = Ln (1 + λ)
p.L2eff p.L2n
- moment à l’axe (en valeur absolue) : Ma = = (1 + λ )2
12 12
F .t p.L n 2
- écrêtage du moment sur appui : ∆M = Ed,sup = λ (1 + λ ) ; FEd,sup # p × Leff ; t # λ Ln
8 8

- moment écrêté : M e = M a - ∆M =
p.L2n
24
(2 + λ - λ2 )

p.L2n
- moment au nu de l’appui : Mn = Ma – 0.5 p . x . (Leff – x) = (1 – λ – λ²/2) avec x = t/2
12
M Me
- la section d’acier est déterminante au nu de l’appui si : n > ?
zn ze
ze Mn
- soit si : K = . >1
zn Me
⎛ λ.tgβ ⎞ 2 - 2λ - λ2
- d’après les calculs précédents, on trouve : K = ⎜⎜1 + ⎟. > 1 ??
⎝ 2µ ⎟⎠ 2 + 2λ + λ2

En prenant : z = 0.75 h ; tgβ = 2/3 ; pour toutes valeurs de la largeur d’appui variant de 0 à Ln/4 et des
hauteurs variant de 0.01 Ln à 0.33 Ln (limite de la poutre-cloison), on trouve les résultats des courbes de
la figure suivante où l’on remarque que K est inférieur à 1 pour les poutres de hauteur importante > L/5.

Moment au nu de l’appui déterminant si K > 1


(pour des largeurs d’appui variant de 0 à Ln/4)

Influence de la hauteur de la poutre et de la longueur de l’appui sur les moments au nu de l’appui


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III- Calcul des moments sur appuis des poutres : (et des dalles continues portant
dans un seul sens)
a) Equation des trois moments :

L’équation des trois moments entre dans le cadre de la méthode de calcul élastique à
comportement linéaire de l’EC2.
Suivant les différents cas de portées, moments d’inertie et charges, l’équation des trois moments
est donnée par la figure et le tableau suivants.

Numérotation des appuis et des travées

Equation des trois moments :


Mêmes portées et mêmes inerties
Mi-1 + 4 Mi + Mi+1 = – (pi + pi+1) L²/4
Charges uniformes totales

Mêmes inerties
Mi-1 Li + 2 (Li + Li+1) Mi + Li+1 Mi+1 = – 1/4
Charges uniformes totales

Inerties constantes Li ⎛L L ⎞ L 1 ⎛ p .L3 p .L3 ⎞


M i -1 + 2 ⎜⎜ i + i +1 ⎟⎟ M i + i +1 M i +1 = - ⎜⎜ i i + i +1 i +1 ⎟⎟
Charges uniformes totales Ii ⎝ Ii I i +1 ⎠ I i +1 4 ⎝ Ii I i +1 ⎠

⎛L L ⎞
M i-1 + 2 ⎜⎜ i + i +1 ⎟⎟ M i + i +1 M i +1 = - 6E (I i ωg + I i +1 ωd )
Inerties constantes Li L
Charges quelconques Ii ⎝ Ii I i +1 ⎠ I i +1

Inerties constantes
bi Mi-1 + (ai+1 + ci) Mi + bi+1 Mi+1 = – ωg + ωd
Charges quelconques

avec les coefficients de souplesse de la travée i :

Li 2 Li Li 2
⎛ x ⎞ dx x ⎛ x ⎞ dx ⎛ x ⎞ dx
ai = ∫
0
⎜⎜1 −
⎝ Li
⎟⎟ .
⎠ E.I i ( x )
bi = ∫
0
Li
⎜⎜1 −
⎝ Li
⎟⎟ .
⎠ E.I i ( x )
ci = ∫
0
⎜⎜
⎝ Li
⎟⎟ .
⎠ E.I i ( x )

E = module d’Young
Ii = moment d’inertie constante de la travée i
Ii (x) = moment d’inertie variable de la travée i
L = portée identiques pour toutes les travées
Li = portée de la travée i
Mi = moment sur l’appui i
pi = charge répartie uniforme sur la totalité de la travée i
µi (x) = moment de la travée i rendue isostatique sous le même chargement
ωd = rotation à droite de l’appui i de la travée i+1 rendue isostatique sous le même chargement
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ωg = rotation à gauche de l’appui i de la travée i rendue isostatique sous le même chargement

L i+1 Li
⎛ x ⎞ dx x dx
ωd = - ∫
0
µ i +1 ( x ) ⎜⎜1 − ⎟⎟ .
⎝ L i +1 ⎠ E.Ii +1 ( x )
et ωg = ∫µ
0
i (x ) .
L i E.Ii ( x )

1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Toutes travées chargées (charges permanentes)

Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement sur toutes les travées.
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
mi-travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis 16.00 -8.00 16.00 - - - - - - - - - - - -
4 appuis 13.33 -10.00 40.00 -10.00 13.33 - - - - - - - - - -
5 appuis 14.00 -9.33 28.00 -14.00 28.00 -9.33 14.00 - - - - - - - -
6 appuis 13.82 -9.50 30.40 -12.67 21.71 -12.67 30.40 -9.50 13.82 - - - - - -
7 appuis 13.87 -9.45 29.71 -13.00 23.11 -11.56 23.11 -13.00 29.71 -9.45 13.87 - - - -
8 appuis 13.85 -9.47 29.89 -12.91 22.72 -11.83 24.70 -11.83 22.72 -12.91 29.89 -9.47 13.85 - -
9 appuis 13.86 -9.46 29.85 -12.93 22.82 -11.76 24.25 -12.13 24.25 -11.76 22.82 -12.93 29.85 -9.46 13.86

1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Travées impaires chargées

Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement des travées impaires.
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
mi-travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis 10.67 -16.00 -32.00 - - - - - - - - - - - -
4 appuis 10.00 -20.00 -20.00 -20.00 10.00 - - - - - - - - - -
5 appuis 10.18 -18.67 -22.40 -28.00 12.44 -18.67 -37.33 - - - - - - - -
6 appuis 10.13 -19.00 -21.71 -25.33 11.69 -25.33 -21.71 -19.00 10.13 - - - - - -
7 appuis 10.15 -18.91 -21.89 -26.00 11.89 -23.11 -24.47 -26.00 12.61 -18.91 -37.82 - - - -
8 appuis 10.14 -18.93 -21.85 -25.82 11.83 -23.67 -23.67 -23.67 11.83 -25.82 -21.85 -18.93 10.14
9 appuis 10.14 -18.93 -21.86 -25.87 11.85 -23.52 -23.88 -24.25 12.03 -23.52 -25.63 -25.87 12.62 -18.93 -37.85

1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Travées paires chargées
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri III-10

Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement des travées paires.
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
mi-travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis -32.00 -16.00 10.67 - - - - - - - - - - - -
4 appuis -40.00 -20.00 13.33 -20.00 -40.00 - - - - - - - - - -
5 appuis -37.33 -18.67 12.44 -28.00 -22.40 -18.67 10.18 - - - - - - - -
6 appuis -38.00 -19.00 12.67 -25.33 -25.33 -25.33 12.67 -19.00 -38.00 - - - - - -
7 appuis -37.82 -18.91 12.61 -26.00 -24.47 -23.11 11.89 -26.00 -21.89 -18.91 10.15 - - - -
8 appuis -37.87 -18.93 12.62 -25.82 -24.70 -23.67 12.09 -23.67 -24.70 -25.82 12.62 -18.93 -37.87
9 appuis -37.85 -18.93 12.62 -25.87 -24.63 -23.52 12.03 -24.25 -23.88 -23.52 11.85 -25.87 -21.86 -18.93 10.14

1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6

1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6

1 2 3 4 5 6
p
1 2 3 4 5 6
Poutres continues de même portée – Travées par paires de travées adjacentes

Moments à mi-travée et sur appuis de travées de même portée avec chargement par paires de travées adjacentes
Appui n° 2 3 4 5 6 7 8
travée n° 1 2 3 4 5 6 7 8
3 appuis 16.00 -8.00 16.00 - - - - - - - - - - - -
4 ap. 1&2 15.00 -8.57 20.00 -30.00 -60.00 - - - - - - - - - -
5 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.36 -28.00 -74.67 112.0 224.0 - - - - - - - -
2&3 -56.00 -28.00 18.67 -9.33 18.67 -28.00 -56.00 - - - - - - - -
6 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.87 -76.00 104.5 209.0 -418.0 -836.0 - - - - - -
2&3 -55.73 -27.87 18.58 -9.39 19.00 -26.13 -52.25 104.5 209.0 - - - - - -
7 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.86 -76.10 104.0 208.0 -390.0 -780.0 1560 3120 - - - -
2&3 -55.71 -27.86 18.57 -9.40 19.02 -26.00 -52.00 97.50 195.0 -390.0 -780.0 - - - -
3&4 208.0 104.0 -69.33 -26.00 18.91 -9.45 13.87 -26.00 -52.00 104.0 208.0 - - - -
8 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.86 -76.10 104.0 207.9 -388.1 -776.3 1456 2911 -58.22 -11644 - -
2&3 -55.71 -27.86 18.57 -9.40 19.03 -25.99 -51.98 97.03 194.1 -363.9 -727.8 1456 2911 - -
3&4 207.9 104.0 -69.31 -25.99 18.90 -9.46 13.86 -25.88 -51.75 97.03 194.1 -388.1 -776.3 - -
4&5 -776.3 -388.1 258.8 97.03 -70.57 -25.88 9.46 -9.46 13.86 -25.99 -51.98 104.0 207.9 - -
9 ap. 1&2 14.93 -8.62 20.39 -27.86 -76.11 104.0 207.9 -388.0 -776.0 1449 2897 -5432 -10864 21728 43456
2&3 -55.71 -27.86 18.57 -9.40 19.03 -25.99 -51.98 97.00 194.0 -362.1 -724.3 1358 2716 -5432 -10864
3&4 207.9 104.0 -69.31 -25.99 18.90 -9.46 13.86 -25.87 -51.73 96.57 193.1 -362.1 -724.3 1449 2897
4&5 -776.0 -388.0 258.7 97.00 -70.55 -25.87 9.46 -9.46 13.86 -25.87 -51.73 97.00 194.0 -388.0 -776.0
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Exemple : 6 appuis avec 5 travées de même portée L, charge variable p

pL2
- moment maximal à mi-travée 4 (paire) : M =
12.67

pL2
- moment maximal à mi-travée 3 (impaire) : M =
11.69
pL2
- moment extremum sur appui 3 en chargeant les travées 2 et 3 (ligne 2&3), M = -
9.39

b) Redistribution des moments : (en ELU/EC2 seulement)

Une redistribution limitée des moments peut être effectuée, en général pour diminuer les
moments sur appuis qui sont souvent déterminants pour le dimensionnement des poutres ou dalles.
L’EC2 l’autorise sous les conditions suivantes :
- le rapport des portées est compris entre 0.5 et 2
- les éléments sont sollicités principalement en flexion (donc pas pour les poteaux)
- le coefficient de redistribution δ = Maprès/Mavant est fonction de l’état de sollicitation de la
section (plus la section est sollicitée, moins on peut redistribuer) par l’intermédiaire de
la hauteur comprimée xu

Coefficient de redistribution : δ = Maprès/Mavant (AN)


Classe d’acier fck 50 MPa fck > 50 MPa

A xu ⎛ 1 .4 ⎞ xu
δ = 0.44 + 1.25 ≥ 0 .8 δ = 0.54 + 1.25 ⎜⎜ 0.6 + ⎟⎟ ≥ 0 .8
(peu ductile) d ⎝ ε cu 2 ⎠ d

B ou C xu ⎛ 1 .4 ⎞ xu
δ = 0.44 + 1.25 ≥ 0 .7 δ = 0.54 + 1.25 ⎜⎜ 0.6 + ⎟⎟ ≥ 0 .7
(ductile ou très ductile) d ⎝ ε cu 2 ⎠ d

Pour fck = 55 MPa : εcu2 = 3.1 ; fck = 60 MPa : εcu2 = 2.9 ; fck = 70 MPa : εcu2 = 2.7 ; fck 80 MPa : εcu2 = 2.6

Le coefficient de redistribution peut être différent pour chaque combinaison de charges. En


particulier, on peut le choisir de telle sorte que le moment maximum en valeur absolue sur appui,
déterminé par le cas c) et suivants soit diminué pour être rapproché du moment des cas de
charges a) et b).

On ne connaît le coefficient de redistribution que si l’on connaît le moment redistribué (soit


µaprès exprimé en moment réduit : µ = M / (bd²fcd)). On procède alors par itérations successives ou bien
on utilise l’abaque ou les tableaux suivants.
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µ après

Pas de redistribution posible


Aciers

comprimés

conseillés

µ avant

Moments avant et après redistribution

M Ed
Coefficient de redistribution δ en fonction du moment réduit µ avant = avant redistribution
bd 2 f cd
(pour fck 50 MPa)
µaprès 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
0.2 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7
0.21 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7001 0.7024
0.22 0.7046 0.7069 0.7092 0.7115 0.7138 0.7162 0.7186 0.721 0.7234 0.7259
0.23 0.7284 0.7309 0.7334 0.7360 0.7386 0.7412 0.7438 0.7465 0.7492 0.7519
0.24 0.7547 0.7575 0.7603 0.7632 0.7661 0.7690 0.7720 0.7750 0.7781 0.7812
0.25 0.7843 0.7875 0.7907 0.7939 0.7972 0.8006 0.8040 0.8074 0.8109 0.8145
0.26 0.8181 0.8218 0.8255 0.8293 0.8331 0.8370 0.8410 0.8450 0.8492 0.8533
0.27 0.8576 0.8620 0.8664 0.8709 0.8756 0.8803 0.8851 0.8900 0.8951 0.9002
0.28 0.9055 0.9109 0.9165 0.9222 0.9280 0.9341 0.9403 0.9467 0.9533 0.9601
0.29 0.9672 0.9746 0.9822 0.9902 0.9985 1 1 1 1 1
0.3 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
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Exemple : Pour un µavant de 0.257 (0.25 en 1ère colonne et colonne 7), on lit δ = 0.8074, ce
qui correspond à un µaprès de 0.257 × 0.8074 = 0.2075.

Exemple de redistribution de moments :


1 2 3
Poutre de 3 travées avec des charges
1 2 3 4 0.5
permanentes g = 32 KN et des charges
d’exploitation q = 19 KN/m, béton fck = 30 MPa, 6 7 5
acier fyk = 500 MPa, longueur des appuis : 0.30 m 0.3
en appuis de rive et 0.40 m en appuis intérieurs.
Exemple de redistribution
d = 45 cm ; fcd = 16.7 MPa

Charge de calcul : p1 = 1.35 g + 1.5 q = 71.70 KN/m et p2 = 1.35 g = 43.20 KN/m

Pour ne pas alourdir l’exposé, nous n’étudierons pas les 4 cas de charge avec g + 1.5 g qui ne
modifient pas la valeur des moments maximaux sur appuis ni en travée (mais seulement en cas de
travée soulevée, sur les arrêts de barres).

Portées effectives :
Comme les largeurs des appuis sont plus petites que la hauteur de la poutre, les portées de
calcul (portées utiles) sont égales aux portées entre axes, soit 6.35 m, 7.40 m et 5.35 m.

Cas de charge a) : charges permanentes sur toutes les travées + charges d’exploitation sur la
travée centrale. On applique l’équation des trois moments ; ainsi que pour les trois autres cas de
charge, on procède de même et l’on trouve les moments suivants :

Moments sur appuis en KNm


Appuis 1 2 3 4
Cas a 0 – 293.5 – 264.5 0
Cas b 0 – 272.1 – 200.3 0
Cas c 0 – 365.5 – 243.6 0
Cas d 0 – 281.0 – 310.9 0

Mini des cas a et b – 293.5 – 264.5


Mini des cas c et d – 365.5 – 310.9
Rapport 0.8035 0.8507 Si ce coefficient est > δ retenu,
on bénéficiera à plein de la redistribution

0.3655
Pour le premier appui intérieur : moment réduit : µ = = 0.300
0.3 × 0.45 2 × 20
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Par lecture du tableau (page III-12), on constate que l’on n’a le droit à aucune redistribution
pour un µ de 0.30.

0.3109
Pour le 2ème appui intérieur : µ = = 0.256 , ce qui autorise un coefficient de
0.3 × 0.45 2 × 20
redistribution δ = 0.804 (valable quelle que soit la classe d’acier, car > 0.8)

Or, nous avons convenu, pour ne pas augmenter les moments en travée, de ne pas augmenter (en
signe) les moments sur appuis des cas a et b. Nous limitons donc le coefficient de redistribution à 0.8507

Le moment après redistribution que l’on pourra prendre sur cet appui vaut :
310.9 × 0.8507 = 264.5 KNm

Moments avant redistribution


Travée Appui Travée Appui Travée
1 2 2 3 3
Abscisse 3 6 9.5 13 15.5
Cas a 70.9 – 293.5 211.8 – 264.5 22.3
Cas b 225.3 – 272.1 59.5 – 200.3 156.4
Cas c 178.7 – 365.5 186.2 – 243.6 32.7
Cas d 77.2 – 281.0 194.8 – 310.9 101.1
Extremum 225.3 – 365.5 211.8 – 310.9 156.4

Moments après redistribution


Cas a 70.9 – 293.5 211.8 – 264.5 22.3
Cas b 225.3 – 272.1 59.5 – 200.3 156.4
Cas c 178.7 – 365.5 186.2 – 243.6 32.7
Cas d 77.2 – 281.0 218.0 – 264.5 124.3
Extremum 225.3 – 365.5 211.8 – 264.5 156.4

économie 0.0 % 0.0 % 0.0 % 14.9 % 0.0 %

L’économie de moment (et donc d’acier) sur le seul 2ème appui intérieur est de 14.9 % sans
augmentation des moments en travée.

Moments au nu des appuis :


Pour des poutres ou dalles liées monolithiquement avec leurs appuis, l’EC2 autorise de retenir
comme moment sur appui, la valeur du moment au nu de l’appui, à condition que cette valeur soit au
moins égale à 65 % du moment d’encastrement.
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En utilisant la formule de calcul des moments à l’abscisse x :


x ⎛ x⎞
M = 0.5p.x (L − x ) + M droit + ⎜1 − ⎟M gauche ,
L ⎝ L⎠
on obtient les valeurs suivantes des moments :

Moments sur appuis, au nu des appuis à mi-travées


Chargement Travée 1 Travée 2 Travée 3
Travées x 0.15 3.15 6.15 6.35 0.2 3.7 7.2 7.4 0.2 2.7 5.2 5.35
impaires
p 43.2 43.2 43.2 43.2 71.7 71.7 71.7 71.7 43.2 43.2 43.2 43.2

L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35

Mgauche 0 0 0 0 – 293.5 – 293.5 – 293.5 – 293.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5

Mdroit – 293.5 – 293.5 – 293.5 – 293.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5 0.0 0 0 0

M(x) 13.2 72.1 – 257.7 – 293.5 – 241.1 211.8 – 213.7 – 264.5 – 232.4 23.5 9.4 0.0
Travées x 0.15 3.15 6.15 6.35 0.2 3.7 7.2 7.4 0.2 2.7 5.2 5.35
paires
p 71.7 71.7 71.7 71.7 43.2 43.2 43.2 43.2 71.7 71.7 71.7 71.7

L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35

Mgauche 0 0 0 0 – 272.1 – 272.1 – 272.1 – 272.1 – 200.3 – 200.3 – 200.3 – 200.3

Mdroit – 272.1 – 272.1 – 272.1 – 272.1 – 200.3 – 200.3 – 200.3 – 200.3 0 0 0 0

M(x) 26.9 226.4 – 219.5 – 272.1 – 239.1 59.5 – 171.1 – 200.3 – 155.9 157.3 22.3 0.0
Travées x 0.15 3.15 6.15 6.35 0.2 3.7 7.2 7.4 0.2 2.7 5.2 5.35
2 et 3
p 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 43.2 43.2 43.2 43.2

L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35

Mgauche 0 0 0 0 – 365.5 – 365.5 – 365.5 – 365.5 – 243.6 – 243.6 – 243.6 – 243.6

Mdroit – 365.5 – 365.5 – 365.5 – 365.5 – 243.6 – 243.6 – 243.6 – 243.6 0 0 0 0

M(x) 24.7 180.1 – 309.9 – 365.5 – 310.5 186.2 – 195.3 – 243.6 – 212.3 33.9 10.0 0.0
Travées x 0.15 3.15 6.15 6.35 0.2 3.7 7.2 7.4 0.2 2.7 5.2 5.35
3 et 4
p 43.2 43.2 43.2 43.2 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7

L 6.35 6.35 6.35 6.35 7.4 7.4 7.4 7.4 5.35 5.35 5.35 5.35

Mgauche 0 0 0 0 – 281.0 – 281.0 – 281.0 – 281.0 – 264.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5

Mdroit – 281.0 – 281.0 – 281.0 – 281.0 – 264.5 – 264.5 – 264.5 – 264.5 0 0 0 0

M(x) 13.4 78.3 – 245.6 – 281.0 – 228.9 218.0 – 213.4 – 264.5 – 217.7 125.5 20.5 0.0

Maxi 26.9 226.4 – 219.5 – 272.1 – 228.9 218.0 – 171.1 – 200.3 – 155.9 157.3 22.3 0.0

Mini 13.2 72.1 – 309.9 – 365.5 – 310.5 59.5 – 213.7 – 264.5 – 232.4 23.5 9.4 0.0
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c) Méthode de Caquot : (suivant BAEL et Annexe nationale)

Cette méthode s’applique à des éléments de planchers constitués de nervures et de poutres


associées à des hourdis (dalles), jamais à des poutres isolées (comme les poutres de roulement).

• Les poutres devraient être solidaires des poteaux qui les supportent (le cas où la solidarité est
négligée n’est qu’un cas particulier mais très courant).

• Les inerties des poteaux sont supposées constantes.


l ’n
• Il n’est pas tenu compte des déplacements horizontaux des planchers.

Caquot détermine les moments de continuité aux appuis, l’wi l’ei


le reste étant déduit à partir de la R.D.M. i
La méthode de Caquot n’est autre que la méthode de Cross
légèrement modifiée ;
En fait, c’est Cross appliqué à un nœud de la structure "i", l ’s
limité à gauche par une poutre w, à droite par e, en haut
par n et en bas par s. I
k= I : inertie géométrique
l’
Dans les calculs, on tiendra compte de portées fictives
l’e , l’w , l’n , l’s et le tout se fera comme si on a le schéma rigidité
ci-contre :

l ’ = χl
χ = 0.8 toujours, sauf dans le cas d’un poteau sous-terrasse et pour l’appui voisin de rive dans la travée
de rive. : l’w1 l’w1 = χ 1 × lw1.

0 1
- Poteau sous-terrasse : χ = 0.9.
- Pour l’appui voisin de rive, dans la travée de rive :

χ1 = 0.8 si ks0 + kn0 1.5 k e0

k s 0 + k n0
χ1 = 1 – si ks0 + kn0 < 1.5 k e0
7.5 k e0

Remarque : si en rive nous avons un appui simple l’w1 = lw1

Méthode donnée dans l’annexe E-2 page 230 (Méthode de Caquot) BAEL :
l’ni
qw qe

i
l’wi l’ei

l’si
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Coefficient de rigidité : Coefficient de répartition :

I wi k wi k wi
k wi = rwi = =
l'wi ∑ k i Di

Avec Di = Σki

I ei k ei
k ei = rei =
l'ei Di

- Moments d’encastrement parfait :

q w l' 2wi Pw b (l' 2wi - b 2 )


m w = M' w = - -
8 2 l' 2wi

Pw
b a
qw

l’wi

En béton armé, on minore et on prend

q w l' 2wi
M' w = - - ∑ Pw k w l' wi k (italique) qui n’a rien à voir avec la rigidité
8.5

a Pe
qe

l’ei

⎡ q e l' ei2 ⎤
M
⎢ ei' = - - ∑ Pe k e l' ei ⎥
⎣ 8.5 ⎦
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Le coefficient k est donné par le tableau ci-contre :


a
k
l’
En signe de Cross :
1.00 0
Mi = M’ei – M’wi

W E N S 0.90 0.05

rwi rei rni rsi


– M’wi M’ei 0 0
0.80
– Mi rwi – Mi rei – Mi rni – Mi rsi 0.10

Mwi = – M’wi (1 – rwi) – M’ei rwi 0.70


Mei = M’ei (1 – rei) + M’wi rei
Mni = – M’ei rni + M’wi rni = – (M’ei – M’wi) rni
Msi = – (M’ei – M’wi) rsi 0.15

0.60 0.16
Les résultats obtenus ci-dessus sont les mêmes que ceux indiqués dans
le règlement page 238, en notant que le signe initial de M’w et M’e a été
0.17
choisi positif dès le début.
0.175
0.50

En pratique : 0.18

0.423 0.181
On pose
0.40

q e l' e2 0.18
M' e = - - ∑ Pe l' e k e
8.5 0.175
0.17
0.30
⎛ q w l' 2w ⎞
M ' w = - ⎜⎜ - ∑ Pw l' w k w ⎟⎟ 0.16
⎝ 8.5 ⎠
0.15

0.20
Et les résultats :

kw ⎛ k ⎞ 0.10
Mw = M’e + M’w ⎜1 - w ⎟
D ⎝ D⎠ 0.10

0.05
⎛ k ⎞ k
Me = M’e ⎜1 - e ⎟ + M’w e
⎝ D⎠ D
0 0

Simplifications admises :

On néglige souvent la rigidité des poteaux intérieurs ; la rive étant exceptée. Dans ce cas là, la
structure se réduit à une forme classique avec appuis simples intermédiaires et poteaux seulement aux
rives.
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⇒ Dans un appui i intermédiaire

kni = ksi = 0
Di = kwi + kei

D’où on remarque que :


kw
rwi =
ke + kw

ke
et 1 – rw = re =
kw + ke

⇒ Mw = Me = M’e rw + M’w re
en valeur absolue

Cas fréquent :

Lorsque les poutres aboutissant au même nœud, ont même inertie I, dans ce cas :

q w l' 3wi + q e l' 3ei


l' 2wi ∑k
j
wi Pwi + l' ei2 ∑k
j
ei Pei
M wi = M ei = M appui = +
8.5 (l' ei + l' wi ) l' wi + l' ei

j = nombre de charges concentrées.

Formule en valeur absolue, à prendre avec un signe négatif pour le tracé du diagramme de M(x) ;

Le calcul effectué ci-dessus s’adresse aux travées intermédiaires ; en ce qui concerne les travées de
rive, il y a à faire deux choses :

1- Pour le nœud de rive : il est étudié en faisant kw = 0. Le reste s’en déduit.


S’il existe une console, on remplace M’w dans les formules par Mw1 , valeur égale à la valeur absolue
du moment de console.

Mw1

0 1 2 3 4 5

2- Pour le nœud voisin de rive, avec ou sans console : l’w2 = χ lw2


χ étant déterminée comme précédemment.

Si la rigidité des poteaux est négligée l’w2 = lw2 avec ou sans console.
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Le calcul est effectué identiquement au calcul précédent sauf que s’il existe une console, on
remplace M’w2 par la quantité

1 ke
M' w 2 - M w1
2.125 D

En ce qui concerne les moments en travées, nous devons appliquer la résistance des matériaux

⎛ M - M i -1 ⎞
M ( x ) = µ (x) + ⎜⎜ i ⎟⎟ x + M i -1
⎝ l i ⎠

En général, ce calcul nécessite l’usage des lignes d’influence tel qu’en résistance des matériaux
avec la seule variante : pour avoir les moments maximums en travée, on charge la travée elle-même et
on décharge les travées adjacentes alors que pour les moments maximums sur appuis on charge les
deux travées voisines de l’appui.

Même chose pour l’effort tranchant, on trace les courbes enveloppe et le ferraillage s’en déduit.

Remarque :

On peut appliquer la méthode de Caquot de manière à prendre en considération une charge


permanente minorée (Caquot minoré). On prendra pour le calcul des moments aux appuis 2/3 G à la
place de G ; et pour les moments en travée, on calcule en R.D.M. avec G ;

D’une manière générale :

Appui Travée

R.D.M.

Caquot

Caquot minoré
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d) Annexe : Calcul des poutres par la méthode forfaitaire : (suivant le BAEL seulement)

§ Domaine d’application :

Cette méthode s’applique aux éléments fléchis des planchers dans un seul sens (poutres,
poutrelles, dalle travaillant dans un seul sens) tel que :

• Q 2G avec Q 5 KN/m²

• I = constante : la même dans toutes les travées.

• Le rapport de deux travées adjacentes.

li l i -1
et ∈ [0,8 ; 1,25]
l i +1 li

• Fissuration peu nuisible.

§ Principe :

On évalue les moments maximums en travées isostatiques M0 et on considère que Mt (hyp) et


Ma (hyp) sont des fractions de M0

§ Méthode de calcul : Annexe E1 – page 227 – BAEL

Mt

Mw Me

Mw et Me sont les valeurs absolues des moments sur appui de gauche et sur appui de droite.

Q
a=
G+Q

On choisit les valeurs de Mw, Me et Mt /

Mw + Me
Mt + (1 + 0.3 a) Μ0
2
avec 1 + 0.3 a 1.05

Avec
1 + 0.3 a
Mt moment maximum en travée × M0 si la travée est intermédiaire
2
1.2 + 0.3 a
× M0 si la travée est de rive
2
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La valeur absolue de M appui est

0.6 M0 appui intermédiaire poutre à 2 travées

0.5 M0 appui voisin de rive poutre à plusieurs travées

0.4 M0 appui intermédiaire, poutre à plus de 3 travées


(cf. tableau dans le règlement BAEL page 228)

On effectue ce travail pour chaque travée à part ;


On retient de part et d’autre de l’appui la plus grande des deux valeurs obtenues des deux côtés.

§ Dispositions pratiques : (courantes dans les bureaux d’études)

A défaut d’une courbe d’arrêt de barres, si Q G (répartition uniforme), on prolonge les


armatures supérieures d’une quantité λ au-delà de l’appui / λ =1/5 Max. (li et li+1) dans le cas où l’appui
n’appartient pas à la travée de rive,

λ Longueur = 0.8 ln (2ème lit si ∃)

i h

ln Longueur = ln + 2 LBd (1er lit inférieur)

et λ = 1/4 Max. (l1 , l2) , quand l’appui appartient à la travée de rive.

En ce qui concerne les appuis de rive pour les poutrelles, on a intérêt à éviter des moments aux
appuis de rive pour ne pas tordre les poutres principales ⇒ M en rive = 0 pour les poutrelles.

Pour les poutres principales on peut tenir compte de la solidarité avec les poteaux en affectant
un coefficient 0.2 au moment isostatique M0.
⇒ M rive = 0.2 M0.
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§ Exemple méthode forfaitaire : 54

l1 = l2 = 4 m 6
h = 20 cm = (14 + 6) 20
g/m = 6.25 × 0.54 = 3.37 KN/m
q/m = 2.5 × 0.54 = 1.35 KN/m
b0 = 14 cm
Fissuration peu nuisible…

1- Conditions d’application :

Il faut vérifier que QB min (2G , 5000 N/m²)


On a QB = 250 Kg/m² par hypothèse
Et G = poids propre + carrelage + cloisons
Or poids propre = 2500 (0.14/2 + 0.06) = 325 Kg/m²
Carrelage = 200 Kg/m²
Cloisons = 100 Kg/m²
G = 625 Kg/m²
5000 N/m² = 500 Kg/m²
2G = 2 × 625 = 1250 Kg/m²
Donc QB min (2G , 5000 N/m²) = 500 Kg/m²

I = constante car on a une même section par hypothèse.

Fissuration non préjudiciable donnée par hypothèse.

On a : l1 / l2 = 4 / 4 = 1 et l2 / l1 = 1
⇒ 0.8 l1 / l2 1.25 et 0.8 l2 / l1 1.25

Alors la méthode forfaitaire est applicable.

p/m
2- Calcul de la charge :

p/m = (1.35 × 625 + 1.5 × 250) × 0.54


= 658 daN/ml l1 = 4 m l2 = 4 m

3- Calcul des moments fléchissants :

M01 : moment fléchissant maximum dans la première travée isostatique

p/m l ² 658 × 4²
M01 = = = 1316 Kg.m
8 8

De même : M01 = M02 = 1316 Kg.m


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Moment sur appui :

MG1 0.6 Max [M01 , M02]


= 0.6 × 1316
= 790 Kg.m

MWA Me1 = MG1


Moment en travée : qt

QB 250
a = = = 0.286
G + QB 625 + 250 G0 G1

Comme a > 1/6, on prend a = 0.286 (si on avait a < 1/6, l1


il aurait fallu prendre a = 1/6 et non la valeur calculée).

D’où :
MW1 + Me1
Mt1 + (1 + 0.3 a) M01
2

0 + 790
Mt1 + (1 + 0.3 × 0.286) × 1316
2

Mt1 1034 Kg.m

Or :
1.2 + 0.3 a
Mt1 min M01
2

⇒ Mt1 min 846 Kg.m

D’où :

Mt1 réel = Max [Mt1 min , Mt1 calculé]

Mt1 réel = 1034 Kg.m = Mt2 réel (par symétrie)

G0 G1 G2

1034 Kg.m 1034 Kg.m

+ +

x0
790 Kg.m
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Calcul de x0 :

⎛ x ⎞ x
M(x) = µ(x) + MG0 ⎜⎜1 - 1 ⎟⎟ + MG1
⎝ l1 ⎠ l1

l1 x²
Or µ(x) = qt x – qt
2 2

Et MG1 = – 790 Kg.m

l1 = 4 m et qt = 658 Kg/ml

x
M(x) = 1316 x – 329 x² – 790
4

M(x) = – 329 x² + 1118.5 x

dM
=0 ⇒ – 658 x0 + 1118.5 = 0
dx
1118.5
⇒ x0 = = 1.7
658

Toujours comme ordre de grandeur, on a x0 = 0.4 l. Ici, par exemple, x0 = 0.4 × 4 = 1.6 ≈ 1.7

Diagramme de l’effort tranchant :

Md - Mg
T(x) = τ(x) +
l

l1 - 790 - 0
Dans la travée G0 G1 : T(x) = qt – qt x +
2 4

T(x) = – 658 x + 1118.5

G0 G1 G2
+ 1513

+ 1118.5
T(x)

– 1118.5

– 1513
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A-2) Hourdis :

a- Généralités :

Un "Hourdis" c’est une dalle d’épaisseur constante reposant sur un quadrillage de poutres
(rectangulaire la plupart du temps). La partie limitée par un rectangle de poutres s’appelle "panneaux de
dalle". (panneau de façades, d’angle, et les panneaux intérieurs). On étudie la flexion des panneaux
sous le poids propre, le revêtement et les surcharges. L’étude relève, en principe, de la théorie des
plaques en élasticité. (flexion dans les 2 sens).

En béton armé, l’EC2 distingue les dalles portant dans une seule direction (improprement mais
souvent appelées "sur deux appuis") et les dalles portant dans deux directions (improprement dites
"sur quatre appuis").

L’EC2 permet de considérer les dalles portant dans deux directions comme étant des dalles
portant dans une direction, aussi bien pour le calcul des sollicitations que pour les dispositions
constructives, si le rapport du petit côté sur le grand côté n’excède pas 0.5.

b- Calcul des sollicitations :

1- Dalles portant dans deux directions : 1m


0.5 α = lx / ly 1
Phase I :

Dalle isostatique : 1m ly
α = lx / ly
lx ly
distances entre nus des appuis lx
h0 = épaisseur du panneau

Nous considérerons la dalle isostatique simplement appuyée sur ses quatre côtés avec ou sans
consoles et la dalle continue dans une direction ou dans deux directions.

Les moments d’une dalle simplement appuyée sur ses quatre


côtés peuvent être calculés par la résolution de l’équation différentielle Asy Asx
du 4ème ordre de Lagrange, dont on ne connaît pas de solution
mathématique, mais des méthodes approchées telles la solution de
Navier ou la solution de Maurice Lévy qui toutes les deux font appel à
des séries de Fourier ou bien par la méthode des différences finies.

On utilisera des abaques qui existent pour une charge


uniformément répartie sur tout le panneau ou sur un rectangle
concentrique au panneau (ex : poteau). Schéma représentatif de la dalle
portant dans deux directions
Dans les deux cas on obtient des valeurs Mx et My , moments
au centre du panneau s’appliquant à une section rectangulaire de
largeur égale à 1 mètre et d’épaisseur h0.
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Cas 1 : Charges uniformes Dalles rectangulaires uniformément chargées articulées sur leur contour
sur tout le panneau :
ELU υ = 0 ELS υ = 0.2
(Pour le calcul des contraintes) (Pour le calcul des déformations)
α = l x / ly
µx µy µx µy
Calcul des moments au centre :
0.50 0.0966 0.1802 0.1000 0.3671

Minimum 0.2
d’après EC2
0.5 α = lx / ly 1
0.51
0.52
0.0951
0.0937
q 0.0987
0.0974
0.3758
0.3853
Mx = µx . p/m² . lx² 0.53 0.0922 0.0961 0.3949
0.54 0.0908 0.0948 0.4050
0.55 0.0894 0.2347 0.0936 0.4150
My = µy . Mx 0.56 0.0880 0.0923 0.4254
0.57 0.0865 0.2582 0.0910 0.4357
0.58 0.0851 0.2703 0.0897 0.4462
0.59 0.0836 0.2822 0.0884 0.4565
0.60 0.0822 0.2948 0.0870 0.4672

0.61 0.0808 0.3075 0.0857 0.4781


0.62 0.0794 0.3205 0.0844 0.4892
0.63 0.0779 0.3338 0.0831 0.5004
0.64 0.0765 0.3472 0.0819 0.5117
0.65 0.0751 0.3613 0.0805 0.5235

ly 0.66 0.0737 0.3753 0.0792 0.5351


0.67 0.0723 0.3895 0.0780 0.5469
My 0.68 0.0710 0.4034 0.0767 0.5584
0.69 0.0697 0.4181 0.0755 0.5704
0.70 0.0684 0.4320 0.0743 0.5817

0.71 0.0671 0.4471 0.0731 0.5940


0.72 0.0658 0.4624 0.0719 0.6063
Mx 0.73 0.0646 0.4780 0.0708 0.6188
0.74 0.0633 0.4938 0.0696 0.6315
0.75 0.0621 0.5105 0.0684 0.6447

0.76 0.0608 0.5274 0.0672 0.6580


0.77 0.0596 0.5440 0.0661 0.6710
0.78 0.0584 0.5608 0.0650 0.6841
0.79 0.0573 0.5786 0.0639 0.6978
0.80 0.0561 0.5959 0.0628 0.7111
lx
0.81 0.0550 0.6135 0.0617 0.7246
0.82 0.0539 0.6313 0.0607 0.7381
Dalle uniformément chargée : 0.83 0.0528 0.6494 0.0596 0.7518
moments au centre 0.84 0.0517 0.6678 0.0586 0.7655
0.85 0.0506 0.6864 0.0576 0.7794

0.86 0.0496 0.7052 0.0566 0.7933


0.87 0.0486 0.7244 0.0556 0.8074
0.88 0.0476 0.7438 0.0546 0.8216
υ : Coefficient de Poisson 0.89 0.0466 0.7635 0.0537 0.8358
0.90 0.0456 0.7834 0.0528 0.8502

0.91 0.0447 0.8036 0.0518 0.8646


0.92 0.0437 0.8251 0.0509 0.8799
0.93 0.0428 0.8450 0.0500 0.8939
0.94 0.0419 0.8661 0.0491 0.9087
0.95 0.0410 0.8875 0.0483 0.9236

0.96 0.0401 0.9092 0.0474 0.9385


0.97 0.0392 0.9322 0.0465 0.9543
0.98 0.0384 0.9545 0.0457 0.9694
0.99 0.0376 0.9771 0.0449 0.9847
1.00 0.0368 1.0000 0.0441 1.0000
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Rappel R.D.M. :

P Px Py
1m lx ⇔ +
lx ly

lx

P = Px + Py

⎛l ⎞ ⎛ly ⎞
yx ⎜ x ⎟ = yy ⎜ ⎟
⎜ 2 ⎟
⎝ 2 ⎠ ⎝ ⎠

Px l 3x Py l 3y
yx = , yy =
k E Ix k E Iy

Px l 3x Py l 3y
yx = yy ⇒ =
Ix Iy

or Ix = Iy (bande de 1m et de hauteur h)
3
P ⎛ly ⎞
⇒ x = ⎜⎜ ⎟⎟
Py ⎝lx ⎠
Px l x Py l y
or M 1 = M2 =
4 4
2
M1 P l ⎛ly ⎞
⇒ = x × x = ⎜⎜ ⎟⎟
M2 Py ly ⎝lx ⎠

l y > l x ⇒ M1 > M 2

Si on travaille en ELU:
υ=0 parce que le béton est fissuré.

Si on travaille en ELS:
υ = 0.2
avec υ : Coefficient de Poisson du béton ;

On tire du tableau précédent µx et µy ;


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Les moments effectifs au centre du panneau seront :


Mx = µx . p/m² . lx²
My = µy . Mx

En général Mx My ⇒ Ax Ay
⇒ Ax le plus bas possible

Mx
L’EC2 exige que My
5

Les efforts tranchants V de ce calcul sont maximum au milieu des côtés. Le maximum étant au
milieu des grands côtés.

Pu /m² l x l y ⎫
Vmax (suivant l x ) = ⎪
l x + 2l y ⎪
⎪ bande de 1m de largeur
⎬ P = charge/m² en ELU
Pu /m² l x l y ⎪
u

V (suivant l y ) = ⎪
3l y ⎪⎭

Cas 2 : Charge uniforme sur un rectangle concentrique au panneau :

b
a
a
b
v

h0 u = a + h0
u v = b + h0
a × b dimension rectangle charge
u × v dimension au niveau feuillet moyen

On utilisera les abaques de MOUGIN (voir en annexe) ;

Pour des valeurs de α M1 M2

Mx = ( M1 + υM2 ) P v / ly v / ly
P charge concentrée
My = ( M 2 + υ M1 ) P
t

ELU: Pu → υ=0 u / lx u / lx
ELS: Pser → υ = 0.2

Pour les efforts tranchants le maximum est au milieu des côtés du rectangle u × v.
P
Vmax =
2v + u
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Cas 3 : Plaque chargée sur un rectangle non concentrique :

On découpe la plaque en un certain nombre de rectangles concentriques, et on superpose les résultats


obtenus par chaque cas.

( I – II – III + IV )
4

=[ – – + ] × 1/4

I II III IV

(Voir document annexe)

Phase II :

Continuité des panneaux:

Le calcul des dalles continues dans une direction ou dans deux directions est plus complexe. A
part l’utilisation des programmes de calcul aux éléments finis, il existe peu de moyens de calcul.

Dans le cas de dalles appuyées sur des poutres, il faudrait également tenir compte de la
souplesse des appuis (c’est-à-dire de la déformation des poutres) qui entraîne une concentration des
moments sur les poteaux.

L’EC2 ne donne pas de méthode simplificatrice. A défaut, on pourra utiliser la méthode utilisée
dans les bureaux d’études, applicable aussi bien aux dalles de bâtiment qu’aux dalles de ponts, sous
charges réparties ou concentrées.

En réalité les panneaux n’étant pas simplement appuyés, on tient compte d’une certaine
continuité aux appuis.

Dans le sens lx :

Mw = Me = 0.5 Mx (panneau intermédiaire) Mw Me


Mtx
ly
0.15 Mx Mappui rive 0.30 Mx

Mw + Me lx
Mtx 1.25 Mx –
2
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Me
Dans le sens ly:
Mw = Me = 0.5 Mx (panneau intermédiaire)
Mty
0.15 Mx Mappui rive 0.30 Mx pour éviter les fissurations

Mty = 0.75 My (si avec appui intermédiaire)


Mw
Mty = 0.85 My (si avec appui de rive)

Cette méthode offre l’avantage de n’avoir à étudier qu’un seul cas de charge (le cas isostatique).
La fermeture des moments étant vérifiée à 1.25 Mx, il existe une certaine marge de sécurité que l’on
pourrait très bien vérifier en appliquant la méthode des rotules plastiques autorisée par l’EC2 (Analyse
plastique), d’autant plus que les sections des dalles sont rarement sollicitées au maximum, la condition
de flèche est la plupart du temps prépondérante. Cette méthode n’est valable qu’en ELU.

2- Dalles portant dans une seule direction : α 0.5


La détermination des sollicitations, moments et efforts tranchants, des poutres ou bien des dalles
portant dans une direction est faite suivant les méthodes classiques de la résistance des matériaux :
- pour les éléments continus : on utilisera l’équation des trois moments (analyse linéaire).
- à l’intérieur d’une travée soumise à une charge répartie uniforme p et connaissant les
moments sur appuis M1 et M2 et le moemnt isostatique M0 à mi-travée, le moment
maximum en travée et les efforts tranchants sont donnés par :

M1 + M2 (M2 - M1)
2
⎛ M2 - M1 ⎞
M max = M0 + + à l' abscisse x 0 = ⎜ 0.5 + ⎟L
2 16M 0 ⎝ 8M 0 ⎠
4M0 + M2 - M1 M2 - M1 - 4M0
V1 = et V2 =
L L

Les moments et effort tranchant à l’abscisse x sont donnés par :

⎛ x⎞ x
M ( x ) = 0.5 p . x . (L - x) + M 1 . ⎜1 - ⎟ + M 2 . et
⎝ L⎠ L
V(x) = V1 - p . x

La clause de l’EC2 concernant la distinction entre dalle portant dans une direction et dalle
portant dans deux directions et la clause exigeant un minimum d’armatures secondaires d’au moins
20 % des armatures principales sont cohérentes.

Remarque : Dalles portant dans une direction et dans deux directions pour Lx/Ly = 0.5
portant dans deux portant dans une
Pour v = 0 Différence
directions direction
+ 29 %
Mx 0.0965 p L2x 0.125 p L2x
O.K.
0.2584 × 0.0965 p L2x 0.2 × 0.125 p L2x + 0.4 %
My
= 0.0249 p L2x = 0.025 p L2x O.K.
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c- Vérifications réglementaires :
Résistance à l’effort tranchant: (EC2 – 6.2.2)

On a intérêt à ne pas mettre dans une dalle des armatures d’effort tranchant, cela n’est possible
que si les deux conditions suivantes sont remplies :

• Pas de reprise de bétonnage.

[
• VEd < VRd,c = Max C Rd,c k (100 ρ L f ck )
1/ 3
]
; v min b w d

200 A SL
avec k = 1 + ≤ 2 (d en mm) ; ρL = ≤ 0.02
d bw d

0.18 Pu Pu / m ² . l x . l y
C Rd,c = ; VEdmax = Vumax = ou ; v min = 0.035 k 3/2 f ck1/2
γc l x + 2l y l x + 2l y

ASL : acier tendu existant à (LBd + d) au delà du point étudié.

Vérification de la condition de non fragilité: (EC2 – 9.2.1.1)

fctm
As , min = 0.26 bt d (bt = bw en général) bt = 1m
fyk

Pour fck = 25 MPa ⎫


⎪ As, min
⎬ = 0.135 %
bwd
fyk = 500 MPa ⎪⎭

Pour les dalles liées monolithiquement à des appuis articulés, prévoir un minimum d’acier
capable de reprendre 15 % du moment maximum dans la travée.

En outre, pour les dalles (ou éléments secondaires) où la rupture fragile peut être tolérée, on
prendra 1.2 × Acier calculé en ELU.

De plus, pour les dalles d’épaisseur 20 cm, on peut ne pas contrôler l’ouverture des fissures.
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Vérification du non-poinçonnement:

La vérification au poinçonnement est à faire le long de lignes dites "contours de contrôle".

aire de contrôle
de référence Acont

rcont

2d

aire chargée Aload

contour de contrôle
de référence u1
b) Vue en plan

Modèle pour la vérification au poinçonnement en ELU

Le contour de contrôle de longueur u1, que l’on cherchera à minimiser, est situé à une distance
du bord de l’aire chargée égale à 2 d avec d = moyenne des hauteurs utiles dans les deux directions
orthogonales : d = 0.5 (dy + dz).

u1 u1
u1

bz

by

Contours de contrôle de référence types autour d’aires chargées


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Cette distance peut être inférieure à 2 d dans le cas de pression des terres (fondations) ou si la
charge est équilibrée par une réaction située à une distance < 2 d.

Dans le cas de trémie, on négligera dans la participation à la résistance au poinçonnement, la


partie située entre les deux tangentes à la trémie.

L 1 .L 2

by by

Contour de contrôle au voisinage de trémies

Au voisinage d’un angle, on recherchera le contour de longueur minimal. Pour les aires
chargées situées à une distance < d d’un bord ou d’un angle, on prévoira des armatures de rive
particulières.

u1

u1 u1

Contour de contrôle au voisinage de bord ou d’angles

Dans le cas de dalle avec chapiteau circulaire avec LH < 2hH, la vérification n’est à faire que
pour une section de contrôle à l’extérieur du chapiteau située à une distance rcont = 2 d + LH + 0.5 c
c = diamètre du poteau circulaire
LH = distance du bord du chapiteau au nu du poteau.

rcont rcont

Dalle sur chapiteau avec LH < 2 hH


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Dans le cas de poteau rectangulaire avec chapiteau rectangulaire et LH < 2 hH, de dimensions
L 1 et L 2 (L 1 = c 1 + 2 L H1 ; L 2 = c 2 + 2 L H2 ; et L 1 ≤ L 2 ), la valeur rcont est donnée par :

(
rcont = Min 2 d + 0.56 L 1 L 2 ; 2 d + 0.69 Min[L 1 ; L 2 ] )
Dans le cas de chapiteaux avec LH > 2hH, on doit vérifier le poinçonnement à la fois dans le
chapiteau (en prenant d = dH) et dans la dalle.
rcont,ext rcont,ext sections de contrôle
rcont,int rcont,int de référence pour
poteaux circulaires

Dalle sur chapiteau avec LH > 2 (d + hH)

De plus si les poteaux sont circulaires, les distances de la ligne moyenne du poteau aux sections
de contrôle peuvent être prises égales à :
rcont,ext = LH + 2 d + 0.5 c et rcont,int = 2 (d + hH) + 0.5 c

Calcul de la résistance au poinçonnement :


V
Contrainte limite de poinçonnement : v Ed , max = Ed ≤ v Rd , max = 0.5 ν f cd
uo d
Pas d’armatures de poinçonnement si : v Ed ≤ v Rd,c = Max [Crd,c k (100 ρ L f ck )1/ 3 + k1 σcp ; (v min + k1 σcp )]

⎛ f ⎞ 0.18 200
ν = 0.6 ⎜1 - ck ⎟ C Rd ,c = (AN) k =1+ ≤ 2.0 (d en mm)
⎝ 250 ⎠ γc d

k 1 = 0.1 (AN) v min = 0.035 k 3/2 f ck1/2 (AN)

VEd ⎛N N ⎞
v Ed = σcp = 0.5 ⎜ Ed, y + Ed, z ⎟
uid ⎜ A A cz ⎟⎠
⎝ cy

Acy et Acz = aires de la section de béton dans les deux directions (Ac en général)
NEdy et NEdz efforts normaux agissant sur les largeurs de dalle participante associées aux poteaux
(force extérieure ou précontrainte) dans les deux directions.
ui = périmètre du contour de contrôle considéré.
uo = périmètre d’un poteau intérieur ; uo = c2 + 3 d c2 + 2 c1 pour un poteau de rive ;
uo = 3 d c1 + c2 pour un poteau d’angle.
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Contour de contrôle équivalent u1


Remarque :
Si on prévoit de traiter le poinçonnement de la dalle avec des armatures, en plus de l’épaisseur
propre du béton, la condition suivante doit être vérifiée :
d 1
v Ed ≤ v Rd,cs = 0.75 v Rd,c + 1.5 A sw f ywd,ef sinα
sr u 1d

Avec :
ρ L = ρ Ly .ρ Lz ≤ 0.02 f ywd,ef = 250 + 0.25 d ≤ f ywd

Asw = aire d’un cours d’armatures de poinçonnement sur un périmètre autour du poteau (mm²)
c1 et c2 dimensions du poteau
dy et dz = hauteurs utiles suivant la direction considérée
sr = espacement radial des cours d’armatures de poinçonnement (mm)
α = angle des armatures de poinçonnement avec le plan de la dalle
ρLy et ρLz = valeurs moyennes des ratios d’aciers longitudinaux mesurés sur une largeur égale à :
largeur du poteau majoré de 3 d

Dalles armées au poinçonnement :


β VEd
La ligne du contour limite entre zone armée et non armée est donnée par : u out ,ef =
v Rd,c d
La file périphérique d’armatures la plus à l’extérueur doit être située à une distance 1.5 d à
l’intérieur de uout,ef (figure ci-dessous).
On vérifiera que l’espacement des cadres de poinçonnement le long d’un contour à l’intérieur
du contour de référence est 1.5 d et que l’espacement des cadres de d’effort tranchant à l’extérieur du
contour de référence est 2 d.
d
= 0.67
Si une seule file de barres pliées vers le bas est prévue, on peut prendre
sr
Une seule file de cadres et étriers peut être considérée comme suffisante si les barres relevées
sont conformes à la figure "2".
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contour uout contour uout,ef

Contours de contrôle pour poteaux intérieurs

Les barres relevées traversant l’aire chargée ou se trouvant à une distance de cette aire < 0.25 d
peuvent être utilisées comme armatures de poinçonnement (figure "2" en haut).
On prévoira au moins deux cours de cadres ou d’étriers espacés au maximum de 0.75 d (figure "1").

On doit limiter à 0.5 d la distance entre le nu d’un appui, ou la circonférence d’une aire chargée,
et les armatures de poinçonnement les plus proches prises en compte dans le calcul. Cette distance est
mesurée au niveau des armatures tendues. Lorsqu’une seule file de barres relevées est prévue, leur
angle de relevage peut être réduit à 30º.
1.5 sinα + cosα f ck
L’aire d’un brin doit vérifier : A sw , min . ≥ 0.08
sr .st f yk
α = angle entre les armatures de poinçonnement et les armatures principales (cadres verticaux : α = 90º)
sr = espacement de cadres et étriers dans la direction radiale.
st = espacement de cadres et étriers dans la direction tangentielle..

contour de contrôle extérieur


nécessitant des armatures
de poinçonnement

premier contour au-delà duquel


les armatures de poinçonnement
ne sont plus nécessaires

contour de contrôle extérieur


nécessitant des armatures
de poinçonnement

“1” : Espacement des cadres “2” : Espacement de barres relevées

Armatures de poinçonnement
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A-3) Dispositions Pratiques :


a- Dispositions constructives concernant les dalles :
h0
• Le diamètre des armatures longitudinales à
10
• Le lit d’armature le plus bas est celui de Atx

• L’épaisseur minimale du hourdis coulé sur place est de 4cm s’il est associé à des entrevous
résistants et de 5cm dans les autres cas. (On prend 6 cm avec les corps creux et 10 cm dalle seule).

• L’écartement des armatures d’une même nappe doit être (au plus égal) (EC2 – 9.3.1.1)

Charges réparties Charges concentrées

min 3 h0 min 2 h0
s aciers // au petit côté s aciers // au petit côté
40 cm 25 cm

min 3.5 h0 min 3 h0


s aciers // au grand côté s aciers // au grand côté
45 cm 40 cm

A ty 1
• Il faudrait que en général
A tx 5

A ty 1
En pratique, si ∃ une charge concentrée :
A tx 3

• Longueur des armatures:


(Méthode courante dans les bureaux d’études)
Les aciers en travée d’une dalle Atx ou Aty doivent être prolongés jusqu’aux appuis :
- totalement s’il existe des charges concentrées ou mobiles.
- une barre sur deux dans les autres cas.

l3 l4

l4 l1 lx

l3

l2
ly
Armatures inférieures :
En travée (Atx , Aty) :
Une barre est filante de longueur lx + 2 LBd (ou ly + 2 LBd)
La deuxième barre à côté aura une longueur l1 = 0.8 lx (ou l2 = ly – 0.2 lx)
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Armatures supérieures en chapeau :

l3 = Max [LBd ; 0.25 lx]


l4 = Max [LBd ; 0.5 l3] dans les deux directions

Les armatures en chapeau doivent équilibrer en moment négatif 0.15 Mx.

En pratique, on se contente de l3 pour toutes les armatures en chapeau sur appui (de longueur =
2 l3 + épaisseur de l’appui) et même parfois si l’épaisseur de la dalle le permet (h0 > 15 cm) nous
adoptons des armatures supérieures filantes comme pour les armatures inférieures ; (on fera attention
aux recouvrements des barres supérieures, qui se fera en travée…).

b- Dispositions constructives concernant les poutres et les poutrelles:


→ • Les armatures doivent être calculées suivant les diagrammes décalés (de z ≠ 0.9 d).

→ • Les armatures transversales peuvent être dimensionnées près des appuis à partir d’un effort
tranchant V réduit, calculé à la distance d de l’appui ;
d
Vréd = VEd – ρu (charge répartie ρu / ml)
2
2a
Vréd = VED × (Pu charge concentrée à une distance "a" du nu de l’appui)
3d
a : distance d’application de la force avec a 1.5 d.

Condition avec armatures transversales droites :

⎡A ⎤
Vu < VRd,s = Min ⎢ sw z f ywd ; α cw b w z ν f cd ⎥
⎣ s ⎦
Asw /s = section d’acier transversal par unité de longueur
z = 0.9 d (valeur approchée du bras de levier)
ν = 0.6 (pour fck 60 MPa)
αcw = 1 (pour de la flexion simple)
fywd = fyk / γs
A 0.5 α cw νf cd b w
Avec : sw ≤
s f ywd

Dispositions constructives :

A sw 0.08 f ck
- % mini : ρ w = ≥ (soit ρw = 0.08 % pour fck = 25 MPa et fyk = 500 MPA)
bw s f yk
- espacement longitudinal maxi des cadres : smax = 0.75 d
- espacement transversal maxi des brins : smax = Min [0.75 d ; 600 mm]
- ancrages des extrémités de cadres : Max [5Ø ; 50 mm] ; d’épingles : Max [10Ø ; 70 mm]
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Aciers de liaison table-nervure des poutres en Té : EC2 – 6.2.4

- contrainte de cisaillement longitudinale, développée à la jonction entre un côté de la membrure et


∆Fd
l’âme est donnée par : v ED = ≤ 0.6 f cd sinθf . cosθf (afin d’éviter l’écrasement des bielles de
h f . ∆x
compression dans la table…)
A sf f yd
- acier : = v ED . h f tgθf
Sf

- inclinaison des bielles : 1 tgθf 2 (pour table comprimée), c’est-à-dire 26.5º θf 45º
- si flexion en plus, prendre Max [acier de liaison ; acier de flexion + 0.5 × aciers de liaison]
f ctk , 0.05
- pas d’acier de liaison si : vEd 0.4 fctd = 0.4 (γc = 1.5 en général)
γc

A - Bielles de compression B - Barre longitudinale ancrée au-delà


du point obtenu par construction avec θf
Notations pour la jonction entre âmes et membrures

hf = épaisseur table

∆Fd = variation d’effort de compression de la partie extérieure de table entre point de moment maxi
M max b eff - b w
Mmax et point de moment nul = .
z 2 beff

∆x = distance entre point de moment maxi et point de moment nul.


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→ • Si une poutre de largeur bw est soumise sur un appui intermédiaire à un effort tranchant VEd ,
M Ed
on vérifie l’inégalité : VEd + ≤ A fil × f yd
0.9 d
VEd : effort tranchant à droite de l’appui (normalement > 0)
MEd : moment fléchissant en valeur algébrique sur appui
(normalement < 0)
Afil : section d’armatures inférieures à filer au-delà de l’appui

→ • En ce qui concerne le ferraillage longitudinal des poutres :

% mini d’acier longitudinal


k c k f ct,eff A ct
- Pour le contrôle de la fissuration A s , min =
σs
Avec : kc = 0.4 (section rectangulaire ou âme de section en Té)
k = 1 pour âme avec h 300 mm ou aile avec beff 300 mm
k = 0.65 pour âme avec h 800 mm ou aile avec beff 800 mm
valeur interpolée entre ces limites
fct,eff = fctm (voir tableau : Classes de résistance du béton page suivante)
Act = section de béton tendu avant l’apparition de la fissure
σs peut être pris égal à fyk
A s , min
Pour fck = 25 MPa ; âme d’épaisseur 300 mm ; d / h = 0.9 : = 0.116 %
bw .d

- Pour éviter la rupture fragile


f ctm
As,min = 0.26 bt d (bt = bw en général)
f yk

A s , min
Pour fck = 25 MPa ; fyk = 500 MPa : = 0.135 %
bw .d

Pour les armatures supérieures, elles encaissent les moments aux appuis et servent pour le montage.
⇒ En pratique, elles doivent être choisies telles que le diamètre supérieur ≈ 0.6 diamètre inférieur.

On choisit le nombre d’armatures supérieures égal au nombre d’armatures inférieures (en colonne)
et en rapport avec la quantité d’armatures transversales nécessaire pour l’effort tranchant.
Classes de résistance du béton Expression analytique

fck (MPa) 12 16 20 25 30 35 40 45 50 55 60 70 80 90

fck,cube (MPa) 15 20 25 30 37 45 50 55 60 67 75 85 95 105

fcm (MPa) 20 24 28 33 38 43 48 53 58 63 68 78 88 98 fcm = fck + 8 (MPa)

fctm = 0.30 × fck(2/3) C50/60


fctm (MPa) 1.6 1.9 2.2 2.6 2.9 3.2 3.5 3.8 4.1 4.2 4.4 4.6 4.8 5.0
fctm = 2.12×In(1+(fcm/10))>C50/60
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fctk,0.05 = 0.7 × fctm


fctk,0.05 (MPa) 1.1 1.3 1.5 1.8 2.0 2.2 2.5 2.7 2.9 3.0 3.1 3.2 3.4 3.5
Fractile 5 %
-

fctk,0.95 = 1.3 × fctm


fctk,0.95 (MPa) 2.0 2.5 2.9 3.3 3.8 4.2 4.6 4.9 5.3 5.5 5.7 6.0 6.3 6.6
Fractile 95 %
Ecm = 22 [(fcm)/10]0.3
Ecm (GPa) 27 29 30 31 33 34 35 36 37 38 39 41 42 44
(fcm en MPa)

εc1 (%) 1.8 1.9 2.0 2.1 2.2 2.25 2.3 2.4 2.45 2.5 2.6 2.7 2.8 2.8

εcu1 (%) 3.5 3.2 3.0 2.8 2.8 2.8


Cours: Ossatures des Bâtiments
-

εc2 (%) 2.0 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6

εcu2 (%) 3.5 3.1 2.9 2.7 2.6 2.6

Pour fck 50 MPa


n 2.0 1.75 1.6 1.45 1.4 1.4
n = 1.4 + 23.4 [(90 – fck)/100]4
Caractéristique de résistance et de déformation du béton
Prof. : Nadim Chouéri

εc3 (%) 1.75 1.8 1.9 2.0 2.2 2.3


III-42

εcu3 (%) 3.5 3.1 2.9 2.7 2.6 2.6


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B - Différents types de planchers:


B-1) Plancher Industriel (ou Plancher à Poutres et Poutrelles apparentes) :
Dalle

Poutre Poutrelle

Poutrelle

L lx
ly Poutre

lx
Panneau α =
ly
Poutrelle : ly (continue)

Poutre L : (continue)

En général, de tels planchers ont un α > 0.5, ce qui veut dire que la dalle travaille dans 2 sens…

On aura, en fait, à étudier trois éléments : le panneau, la poutrelle, la poutre.


• Pour le panneau c’est conforme au §A-2-b (Calcul des sollicitations).
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Dans le cas des charges uniformément réparties, on adopte la décomposition à 45°.

• Donc pour les poutrelles ce sera un élément continu de portée nette ly soumis au chargement
ci-dessous :

lx / 2 lx / 2
× 1 si façade
× 2 si intermédiaire

Surcharge directement Poids + surcharge du panneau


appliquée sur la poutrelle Poids propre de la poutrelle
ly

Le cheminement classique suivi est le suivant :


Dalle → poutrelles → poutres → poteaux → semelles.

En pratique on essaie d’adopter une charge P/ml uniforme équivalente /


P/ml = P/ml poutrelles + P/ml trapèze panneau

Pour le trapèze chargé à P/m², il serait équivalent à une charge par ml /


PV/ml = KV P/m² lx PM/ml = KM P/m² lx

PV/ml = charge pour le calcul à l’effort tranchant V


PM/ml = charge pour le calcul au moment fléchissant M

Avec :

1 ⎛ α⎞ 1 ⎛ α² ⎞ lx
KV = ⎜1 - ⎟ et KM = ⎜1 - ⎟ α= ≤1
2 ⎝ 2⎠ 2⎝ 3 ⎠ ly

La valeur de KM est obtenue de façon à avoir même flèche au milieu de la poutre qu’elle soit
chargée par le trapèze ou par la charge équivalente, et la valeur KV de manière à avoir la même réaction
d’appui de la poutre qu’elle soit chargée par le trapèze ou par la charge équivalente.

Cas particulier :

lx = ly ⇒α=1 ⇒ trapèze → triangle


⇒ PV/ml = 0.25 P/m² × lx
PM/ml = 0.33 P/m² × lx

En ce qui concerne les caractéristiques géométriques des poutrelles, ce sont généralement des
sections en Té telles que, en travée on ait une section en T de largeur de table b, calculée suivant le beff,
dans le § A-1-II-a , page III-4.
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En pratique, dans certains bureaux d’études on adopte b tel que : b

b - b0 ⎡l l y ⎤
= Min ⎢ x ; ⎥
2 ⎣ 2 10 ⎦
h

Et sur appui c’est une section rectangulaire de largeur bw


Pour l’étude ce sera conformément au §A-1-III-(a,b ou c) b0

Remarque :

Pour les poutrelles de rive, ce sont en général des sections ½ T : ⎡

Pratiquement, le calcul se fait en section rectangulaire, le béton de l’aile n’étant qu’un béton de
remplissage.

• Pour les poutres, le calcul est mené de la même façon que pour les poutrelles avec les
différences suivantes :

Ri Action de la Poutrelle
sur la poutre

Panneau
Surcharge
Poids propre
lxi lxi+1

Sachant que pour le triangle :

Les charges équivalentes des triangles sont données par :

∑ l 2xi ∑ l 2xi
PV/ml = p/m² et PM/ml = p/m²
4 ∑ l xi 3 ∑ l xi

En ce qui concerne la largeur de la table b, on la calcule suivant beff = bw + beff,1 + beff,2 ,


§ A-1-II-a , page III-4.

Pour les poutres de rive ce sera une section rectangulaire. Si les poutrelles reposent sur les
poteaux il ne sera pas tenu compte de leur effet sur les poutres sachant que Ri = VDi – VGi
(différence des efforts tranchants)
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Exemple d’Application d’un Plancher Industriel :


(c.f. exemple entamé dans le chapitre 1, avec disposition de poutrelles intermédiaires).

1 2 3 4 5 6
6.4 6.4 6.4 6.4 6.4
A

↑ ly ↑ ↑
6  outres
P Poutres Poutres
↓ lx ↓ ↓
B

6 Poutres Poutres
Poutres
↓ ↓ ↓
C

Mur Pignon Poutrelles Poutrelles Mur Pignon

Etude d’un Panneau Intermédiaire :

a) Caractéristiques Géométriques : h0 = 11 cm

lx = 3.05 m
t ⇒ α = 0.55
ly = 5.50 m

b) détermination des charges :

Surcharge repartie = 10 KN/m² ou surcharge concentrée = 20 KN sur 10 × 10 cm²

On a :

g : poids propre 0.11 × 25 = 2.75 KN/m²


= 275 daN/m² t 319 daN/m²
Enduit 2 cm = 44 daN/m²

q : surcharge = 1000 daN/m²

Q : surcharge concentrée = 2000 daN/0.1 × 0.1


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c) Calcul :

Sous charge g :

ELU :
υ=0 ; Pour α = 0.55 ⇒ Abaque ⇒ µx = 0.0894
µy = 0.2347
⇒ Mgx = µx . g . lx²
= 0.0894 × 3.19 × 3.05²
= 2.65 KNm / bande de 1 m
Mgy = 0.2347 × 2.65
= 0.62 KNm / bande de 1 m

Sous q/m² :
Mqx = 0.0894 × 10 × 3.05 × 3.05 = 8.31 KNm / bande de 1m
Mqy = 8.31 × 0.2347 = 1.95 KNm / bande de 1m

Sous Q = 2000 / 0.1 × 0.1 :


u = v = 0.1 + 0.11 = 0.21m

u 0.21 ⎫
= = 0.068⎪
l x 3.05
⎪ M 1 = 0.285
⎬ M = 0.235
v 0.21 ⎪ 2
= = 0.038 ⎪
l y 5.5 ⎭

MQx = 0.285 × 20 = 5.70 KNm / bande de 1m


MQy = 0.235 × 20 = 4.70 KNm / bande de 1m

1ère possibilité :
Mx = 1.35 Mgx + 1.5 Mqx = 16.04 KNm
My = 1.35 Mgy + 1.5 Mqy = 3.76 KNm

2ème possibilité :
Mx = 1.35 Mgx + 1.5 MQx = 12.13 KNm / bande de 1m
My = 1.35 Mgy + 1.5 MQy = 7.37 KNm / bande de 1m

En conclusion : Mx = 16.04 KNm / bande de 1m de largeur


et pour My = 7.94 KNm / bande de 1m de largeur
Continuité ⇒

Dans le sens de lx:

Mw = Me = 0.5 Mx = 0.5 × 16.04 = 8.02 KNm

Mw + Me 8.02 × 2
Mtx 1.25 Mx – = 1.25 × 16.04 – = 12.03 KNm
2 2
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Dans le sens de ly:

Mrive = Me = 0.15 Mx
= 2.41 KNm
Mw = 0.5 Mx = 8.02 KNm

Mty = 0.85 My = 6.26 KNm

B
Ferraillage :
E. L. U. : 5 T 10/ml

En travée : 5T8 5T8


l3
Mtx = 12.03 KNm 5 T 8/m

M tx A A
Atx = = 3.6 cm²/ml
z.f yd 5 T 8/m
= 5 T 10/ml
l3 B
Mty = 6.75 KNm = 0.00673 MNm

⇒ Aty = 2.26 cm² ⇒ 3 T10/ml


ou 5 T 8/ml
5 T 8/m
Atx et Aty sont prolongés jusqu’aux appuis. 80 80 80 80

5 T 8/m 5 T 10

COUPE A-A
Sur appui :

Dans le sens lx: Mappui = 8.02 KNm

On prendra 5 T 8/ml
A placer en chapeau, 5 T 6/m 5 T 8/m
Avec l3 = Max [LBd , 0.25 lx] 80 80
= Max [40 × 0.8 , 0.25 × 305]
= Max [32 , 76.25]

On prendra l3 = 80 cm. 5 T 8/m

COUPE B-B
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d) Vérifications réglementaires :
Résistance à l’effort tranchant :
pu / m² = 1.35 × 319 + 1.5 × 1000 = 1930.65 daN/m²
= 0.0193065 MN/m²

VED, max =
1930.65 × 3.05 × 5.50 × 10 -5
2 × 5.50 + 3.05
[
= 0.023 MN/m ≤ VRd,c = Max C Rd,c k (100 λ L f ck ) ; v min b w d
1/3
]
Pu . l x . l y 200 3.95
avec VEd, max = ; k =1+ = 2.49 ≤ 2 / soit k = 2 ; ρL = = 0.0044 ≤ 0.02
l x + 2l y 90 100 × 9
0.18
C Rd,c = = 0.12 ; v min = 0.035 × 2 3/2 × 251/2 = 0.495
1.5

Vérification de la condition de non-fragilité :


0.135
A s , min = × 100 × 9 = 1.22 cm²
100
As > As,min ⇒ 3.95 > 1.22 cm² O.K.

Vérification de non-poinçonnement :
ui = 2 × 20 + 2 × 20 + 2π × 18
= 193.04 cm

VEd 1.5 × 20 × 10 -3
v Ed , max = =
uo d 0.80 × 0.09
25 ⎛ 25 ⎞
= 0.417 MPa ≤ 0.5 × × 0.6 ⎜1 - ⎟ ≤ 4.5 MPa
1.5 ⎝ 250 ⎠

VEd 1.5 × 20 × 10 -3
v Ed = = = 0.173 MPa
ui d 1.93 × 0.09

⎡ 0.18 ⎤
× 2 × (100 × 0.02 × 25) + 0.1 × 0.087 ; 0.495 + 0.1 × 0.087⎥
1/3
≤ Max ⎢
⎣ 1.5 ⎦
= max [0.893 ; 0.504]
= 0.893 vérifié ⇒ pas d’armatures de poinçonnement

Avec vmin = 0.035 × 23/2 × 251/2


= 0.495

⎡N ⎤
Avec σ cp = ⎢ Ed ⎥ Ac : partie de la dalle associée à la charge concentrée.
⎣ Ac ⎦
Ac = (20 + 4 d) 20 + (20 + 4 d) 20 – 20 × 20 + π × 4 d²
= (20 + 36) 20 × 2 – 400 + 3.14 × 4 × 36
0.02
= 2292.16 cm² ⇒ σ cp = ⇒ σcp = 0.087 MPa
2292 × 10 - 4
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Etude d’une Poutrelle Intermédiaire par Caquot :


q
g
G0 G1 G2
5.5 5.5
Ly Ly

M0 = M2 = 0
p w l' 3w + p e l' 3e
M1 ? Mi =
8.5 (l' w + l' e )
Mt1 ?
Mt2 ? ×2
l’w1 = χ lw1 = lw1 (car appui simple en G0) q/m
l’e1 = χ le1 = le1 (car appui simple en G2) g/m
l’w = l’e1 = 5.5

Poids propre poutrelle :

pp = 0.55 × 0.25 × 2.5 × 10–2 = 0.0034 MN/ml. 55


Surcharge = 0.25 × 1000 = 250 daN/ml.
25

Trapèze :
Pour le moment fléchissant :

⎡⎛ α ² ⎞ l ⎤ ⎡⎛ 0.55² ⎞ 3.05 ⎤
p panneau / m = 2 ⎢⎜1 - ⎟ q x ⎥ = 2 × ⎢⎜1 - ⎟ × 0.11 × 2.5 × 10 ×
-2

⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎦ ⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎥⎦

= 0.0075 MN/ml

⎡⎛ α ² ⎞ l ⎤ ⎡⎛ 0.55² ⎞ 3.05 ⎤
Surcharges/ panneau/m = 2 ⎢⎜1 - ⎟ q x ⎥ = 2 × ⎢⎜1 - ⎟ × 1000 × 10 ×
-5

⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎦ ⎣⎝ 3 ⎠ 2 ⎥⎦

= 0.027 MN/ml

Charges / ml :
g M/ml = 0.0034 + 0.0075 = 0.0109 MN/ml = 10.9 KN/ml
q M/ml = 0.025 + 0.027 = 0.0295 MN/ml = 29.5 KN/ml
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Pour l’effort Tranchant :

⎛ α⎞ l ⎛ 0.55 ⎞ 3.05
p panneau / m = ⎜1 - ⎟ q x × 2 = ⎜1 - ⎟ × 0.11 × 2.5 × 10 ×
-2
×2
⎝ 2⎠ 2 ⎝ 2 ⎠ 2

= 0.006 MN/ml = 6 KN/ml

⎛ 0.55 ⎞
Surcharges/ panneau/m = ⎜1 - ⎟ × 1000 × 10 × 3.05 = 0.022 MN/ml = 22 KN/ml
-5

⎝ 2 ⎠

g V/ml = 9.4 KN/ml


q V/ml = 24.5 KN/ml

Calcul des moments sur appui par Caquot :

p w l' 3w + p e l' 3e
M1 =
8.5 (l' w + l' e )

Sur appui : (on surcharge les deux travées voisines à l’appui)

M1 (max) =
(1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5) × 2 × 5.5³ = (–) 209.8 KNm
8.5 (5.5 + 5.5)

En travée :

M1 =
[(1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5) + (1.35 × 10.9)] 5.5³ = (–) 131.1 KNm
11 × 8.5

M1 - M 0
Mt1 = µ (x) + x + M0
l
x M
= (1.35g + 1.5q) (ly – x) + 1 x
2 ly
x 131.1
= (1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5) (5.5 – x) – x
2 5.5

V(x) = 0 ⇒ x = … ⇒ Mt1 max


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En général si travée chargée par p/ml.

pl ² M 0 + M 1 ⎡⎛ M 1 - M 0 ⎞ 8 ⎤
2

M max = + + ⎢⎜ ⎟ ⎥
8 2 ⎢⎣⎝ 4 ⎠ pl ² ⎥⎦

1 M1 + M 0
Avec x max = + M 1 et M 0 algébrique
2 pl

M max =
1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5
× (5.5) -
2 131.1
+
(- 131.1) × 2
8
1.35 × 10.9 + 1.5 × 29.5 × (5.5)
2
8 2 4

= 162.2 KNm

Il faut tracer la courbe décalée des moments


pour détermination des arrêts de barre ; 162 KNm

210 KNm

Pour l’effort tranchant :

Il est maximum sur appui lorsque les deux travées sont chargées, on calcule M1 (pv) puis on a :

M1 - M 0
V(x) = v(x) +
l

(pv)

Ne pas oublier de s’assurer, pour les conditions d’appuis, de la quantité d’armatures filantes
nécessaire et réglementaire, etc… (Voir paragraphe disposition constructive des poutres).
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B-2) Plancher à Poutrelles Rapprochées :


Plancher constitué d’une dalle de faible épaisseur et des poutrelles rapprochées α 0.5
L’inconvénient est au niveau de l’exécution, car il est nécessaire de prévoir des coffrages
préfabriqués (métalliques ou autres), des moules ou alvéoles, etc… ; (plus couteux si exécuté en
coffrage traditionnel).
L’espacement des poutrelles est compris entre 40 cm et 1 m.
La hauteur de la poutrelle serait de l’ordre de 1 / 20 de la portée.

Méthode de calcul :

La dalle :

On considère une bande de 1m perpendiculaire aux poutrelles et on l’étudie comme une poutre
continue appuyée sur les poutrelles ; (voir paragraphe A-1-III : Méthode de trois moments avec ou sans
redistribution ou méthode de caquot).

P/ m 2 l 2x
En pratique, on calcule M x = et on en déduit les armatures inférieures, perpendiculairement
8
A inf
aux poutrelles. Supérieurement, on adopte un ferraillage filant A sup =
2
⎡1 1⎤
Dans le sens parallèle aux poutrelles, on adopte un ferraillage forfaitaire = ⎢ ; ⎥ A⊥ ;
⎣ 4 3⎦
Et on vérifie la dalle au poinçonnement.
Puis on effectue les vérifications réglementaires relatives aux dalles (poinçonnement, non fragilité,
effort tranchant,…).

Les poutrelles :

Pour les poutrelles, l’étude est faite tel que mentionné dans le paragraphe A-1-III- (a, b ouc)
avec une décomposition des charges du panneau aux entre-axes des bandes parallèles aux poutrelles.
lx l
La largeur b des sections en Té des poutrelles étant égale à + bw + x = l x + bw
2 2

Les poutres :

Pour les poutres, elles sont soumises à leurs poids propre, plus les surcharges qui viennent
dessus, plus les charges des poutrelles (concentrées) qu’on transforme en charge uniforme équivalente
de la manière suivante :
R R e R
P/m =
e
Surcharge
avec R = Action de la poutrelle sur la poutre
= VD – VG Poids propre poutrelle
e = Espacement entre les axes des poutrelles
La section de la poutre est rectangulaire et l’étude se fait tel que mentionné dans le paragraphe A-1-III-
(a, b ouc) .
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B-3) Plancher à Corps Creux :


C’est un plancher à poutrelles rapprochées entre lesquelles sont disposés des corps creux de
forme trapézoïdale appelés "entrevous". Le tout étant surmonté d’une épaisseur constante de béton
( 4 cm) ; C’est un plancher utilisé sous surcharge modérée : (< 500 Kg/m²) et surtout dans le cadre de
bâtiments à usage d’habitation ou de bureaux (intérêt de la sous-face plane du plancher). (Très répandu
au Liban).

A⊥ → 5 Ø 8 / m A//

Corps creux

bn 42 bn
1m
Meilleure absorption des
contraintes de cisaillement

Un tel plancher présente une excellente barrière acoustique provoquée par le vide des corps
creux. Il a une conductance thermique nettement plus faible qu’un plancher plein de même épaisseur.
Du point de vue poids, il présente pour une même épaisseur une réduction de poids :
- 20 cm plein → 500 Kg / m²
- 20 cm creux → 325 Kg / m²

Actuellement, ce type de plancher est constitué soit de poutrelles préfabriquées (précontrainte)


avec une dalle coulée sur place, soit il est entièrement coulé sur place.
Pour le dimensionnement d’un plancher à corps creux, voir Chapitre 1.
- Dans le cas de poutres noyées, les nervures sont disposées suivant le grand côté.
- Dans le cas de poutres à retombées, les poutres sont disposées suivant le grand côté et
les nervures suivant le petit côté.

Pour la largeur (bn) de la nervure (à la base de celle-ci), on peut procéder de la manière suivante :

On considère 1 m de ce plancher
P/m² × l
Visos =
2
Visos
τ = bw : étant la section résistante de béton à la base dans le mètre choisi.
bw .d
1 mètre ça dépend du choix des corps creux
1
bw = n × bn avec n=
bn + lcc # 42 cm

c’est le plus commun


1m × bn bn
bw = =
b n + l cc b n + l cc
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τ =
Visos
(b n / b n + l cc ) × d
[
≤ max 0.035 k 3/2 f ck1/2 ; C Rd,c k (100 ρ L f ck )
1/ 3
] suivant l' EC2 ;

200
Avec : k = 1 + ≤ 2 (d en mm)
d

ρ L = % d' acier # 0.02

0.18
C Rd,c =
γc

D’une manière générale, bn ne dépasse pas 20 cm. Au-delà de 20 cm, on pose des armatures
calculées d’effort tranchant dans les nervures.

Pour la détermination des charges, l’épaisseur est :

h cc
héq = + hb ou par le calcul exact (c.f. chapitre 1)
2

On détermine p/m² du plancher de manière à prendre en considération un cloisonnement


mobile, l’enduit et le carrelage.

Pour l’étude des nervures, elles seront soumises à un chargement :


p/ml = (bn + lcc) × p/m²
bn + lcc
La nervure sera calculée en flexion par la méthode
des trois moments (avec ou sans redistribution des
moments) ou la méthode de Caquot. Ce sera une
section en Té de section d’âme = bn + 2. épaisseur
h0 = hcc + hb
Quant à l’effort tranchant, ce sera toujours une
section en Té mais de largeur d’âme = bn .
bn + 2

Pour le calcul des poutres principales, ce seront des éléments rectangulaires soumis aux charges
du plancher, se trouvant aux entre-axes des deux bandes de part et d’autre de la poutre.
Donc c’est p/m² × la largeur de la bande × le coefficient (1.1 ou 1.15) relatif à la position de la poutre.
On effectue les calculs toujours par la méthode des trois moments ou Caquot et on ferraille suivant les
données du paragraphe précédent.
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En ce qui concerne la dalle au-dessus des corps creux, elle sera ferraillée forfaitairement de la
manière suivante (ferraillage minimum, indiqué dans le BAEL et prévu dans l’AN) :

- Perpendiculairement aux nervures :


200
si bn + lcc 50cm ⇒ A⊥ = cm²/ml
fe
P MPa

4 (bn + lcc)
si 50 cm < bn + lcc < 80 cm ⇒ A⊥ = cm²/ml
fe
P MPa

- Parallèlement aux nervures :

A⊥ A perpendiculaire
A // = A parallèle =
2 2

Ces armatures que nous plaçons dans l’épaisseur supérieure du béton ont un double-rôle à jouer :
- Reprendre le retrait du hourdis (dalle + corps creux) et empêcher les fissurations.
- Répartir les charges entre les différentes nervures.

Remarque :
Pour limiter les flèches éventuelles des nervures, on prévoit des raidisseurs quand les portées
dépassent 5 m à 6 m. (on améliore le monolithisme de la dalle).

2.4 4 4 4 5

Par exemple :

Si on a la vue en plan ci-contre : poutre N N poutre


secondaire
7
poutre R
Double secondaire ép. = 20 cm
nervure 2 × 2 ø 16
DN

⎧ 2.4 poutre N NC CH
⎪ 8 = 0.3 N N
⎪ 7
h 0( console) =⎨ R DNC
⎪2 poutre raidisseur
⎪ = 0.25
⎩8
2 chaînage balcon
7
h 0( nervure) = = 0.28 ≈ 0.3
25 CH ép. = 20 cm
2 × 2 ø 12
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Comme on a 7 m entre les poutres, il serait bon de mettre un raidisseur. Le raidisseur empêche
la flèche et les vibrations.

Les poutres secondaires sont destinées à :


1) Reprendre la charge des cloisons lourdes
2) Rigidifier les poteaux (on peut avoir des double ou des
triple nervures). (recommandation sismique).
3) Prendre l’effort tranchant ou une partie de l’effort
tranchant qui n’est pas reprise par le poteau mais par la
poutre, donc redresser la poutre large qui viendrait sur poutre secondaire
un poteau étroit. avec rôle de redresseur

A la limite des nervures, on met toujours un chaînage.

Remarque :
autant autant
vers l’extérieur vers l’intérieur

balcon

Dalle surbaissée (salles de bain par exemple) :

Poutre ou
Double nervure
15
30
15

dalle pleine

Remarque :
Quelques dimensions de corps creux avec leur poids

Hauteur Poids
Gamme 38 - 42 12 cm 10 Kg
(× 20) 14 cm 12 Kg
18 cm 14 Kg
la plus utilisée 20 cm 15 Kg
22 cm 16 Kg
24 cm 17 Kg

Gamme 31 - 35 19 cm 12 Kg
(× 20) 24 cm 13 Kg

Gamme 35 - 37 30 cm 18 Kg
(× 20) 34 cm 20 Kg
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B-4) Plancher Dalle :


I. Généralité :

a) Définition :
C’est une plaque reposant sur quatre appuis (poteaux) et où il n’y a ni poutres ni poutrelles.
Cette plaque travaille suivant la notion des éléments finis. En tant que règlement de béton le "plancher
dalle" est souvent adopté et le calcul se fera à partir d’abaques et de tableaux qui remplaceraient
l’utilisation de programmes avancés de RM et d’élasticité (éléments finis). Un "plancher dalle" est une
dalle pleine, mais toute dalle pleine n’est pas nécessairement un "plancher dalle".

Par conséquent : le "plancher dalle" est un plancher constitué par des dalles continues sans
nervures ou poutres supportées directement pas les piliers sauf éventuellement sur leurs rives, le long
desquelles peuvent exister des murs porteurs ou des poutres en saillie (retombée) au-dessous des dalles.
Les dalles sont pleines d’épaisseur h0 = constante et elles seront pourvues d’armatures inférieures et
supérieures en chapeau suivant les deux directions X et Y.

b) Avantages :
1- Pouvoir établir un projet sans se soucier de la distribution interne des locaux.

2- La présence d’une charge concentrée importante qui risque de poinçonner plus facilement un
plancher à un corps creux.

3- La rigidité même du plancher dalle n’est pas celle du plancher à corps creux. Cela est nettement
avantageux dans les études de distribution des efforts horizontaux (vent ou séisme) entre les
éléments verticaux de contreventement.

4- Sous face plane ⇒ sans enduit avec coffrage lisse.

c) Désavantages :
1- Difficulté de l’exécution, la pose du ferraillage est complexe et les calculs et l’étude sont longs et
complexes.

2- L’excès du poids qui va à l’encontre des études sismiques.

3- La barrière acoustique n’est pas parfaite, la barrière thermique est acceptable, l’étanchéité est bonne.

y1 y2 y3
II. Méthode de calcul : x1
b/2 b/2
ly1 a/2 a/2 II
Nous allons dans la suite exposer la méthode de
calcul typique d’un plancher dalle (les dispositions b x2
condtructives étant mentionnées dans le paragraphe 9.4 ly2 a II
de l’EC2. Tous les piliers intérieurs sont supposés
x3
identiques de section a × b. Si ces piliers sont non
rectangulaires (circulaires ou autres) de surface B, on lx1 lx2
prendra pour le calcul a = b = B .
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Les piliers de façade ont des sections au moins de a/2 × b ou b/2 × a , les piliers d’angles ont
une section a/2 × b/2.
lx et ly sont les dimensions aux entre-axes des poteaux.

a) Domaine d’Application :

ly/2 lx 2 ly
b/2 a 2b
a lx/5
b ly/5

b) Méthode de calcul :
On étudie indépendamment l’une et l’autre des flexions suivant x et suivant y. Pour cela le
bâtiment est découpé en deux séries de portiques : suivant x et y supposés indépendants les uns des
autres, et dont les plans moyens sont les plans verticaux contenant les droites x1 , x2 ,… y1 , y2 , …
On peut utiliser toutes les méthodes de calculs valables en RM pour déterminer les sollicitations
de chaque poutre, comme on peut utiliser la méthode de Caquot ou la méthode de redistribution des
moments.

1- Application d’une méthode de calcul des moments :

On étudie la bande comme une poutre par n’importe qu’elle méthode : (sur une ligne d’appui).
Trois moments, avec ou sans redistribution du Caquot ;

On va considérer le panneau entre y2 y3 ; la charge / ml sera égale à P/m = P/m² . lx2


Et on détermine les moments appuis et en tranvée (en fait dur une lignr d’appui).

2- Division du panneau en bandes :

On doit diviser chaque panneau en bande pour déterminer sur cette bande si les efforts sont pris
par les appuis ou par la dalle entre les appuis.

Le panneau considéré est divisé en une bande centrale et en deux demi-bandes sur appui.
a
⎛b ⎞ b
• Sur appui : l' ya = 1.5 ⎜ + h 0 ⎟
⎝2 ⎠ l’ya l’yt
l
• En travée : l' yt = l' ya + x ly
10
Avec l' ya et l' yt < 0.25 l y si l x < 2 l y l’ya l’yt

lx
et l' ya et l' yt < 0.30 l y si l x > 2 l y

Il en résulte que dans le cas d’une trame régulière, la largeur de la bande centrale est :

ly – 2 l’ya sur appui, et ly – 2 l’yt en travée.


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3- Répartition des moments fléchissants entre les différentes bandes :

Cette répartition est obtenue en multipliant les moments globaux obtenus sur les lignes d’appui
et en travée par des coefficients donnés dans les tableaux suivants.

Ces tableaux sont donnés pour le cas de rives supportées ou non supportées.

L’indication rive supportée correspond au cas où il existe le long de la rive considérée soit un
mur suffisamment résistant soit une poutre ayant une hauteur totale 2h0.

Rive non supportée


0.30 0.40 0.30 0. 38 0.30 0. 38
Bande Panneau
0.40
centrale
0.20 0.40 0.24 0.40 0.24 t de rive
Rive non supportée

0.30 Demi-bande 0.40 0.30 0. 38 0.30 0. 38


0.30 sur appui 0.40 0.30 0. 38 0.30 0. 38
Rive supportée

Panneau
0.40 0.20 0.40 0.24 0.40 0.24 t intermédiaire
0.30 0.40 0.30 0. 38 0.30 0. 38
0.30 0.40 0.30 0. 38 0.30 0. 38
Panneau
0.40 0.20 0.40 0.24 0.40 0.24 t de rive
0.15 0.20 0.15 0.19 0.15 0.19
Rive supportée

Remarque : Cas des porte-à-faux :

Dans le cas où le plancher-dalle présente un porte-à-faux dont la largeur est inférieure au tiers
de la largeur des panneaux de rive voisins, on peut considérer le panneau en porte-à-faux comme un
panneau courant.

0.20 0.40 0.24 0.40 0.24 l0


0.80 0.60 0. 76 0.60 0. 76
Rive non supportée

0.20 0.40 0.24 0.40 0.24 l0


0.40 0.30 0.38 0.30 0.38
Rive supportée

4- Vérification de la résistance au moment de flexion :

La vérification de la résistance à la flexion s’effectue en supposant que le béton et les armatures


compris à l’intérieur de la bande sur appui ou de la bande centrale équilibrent seuls le moment
fléchissant positif ou négatif qui sollicite cette bande.
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5- Justification Vis-à-vis des Efforts Tranchants :

a- Effort tranchant à prendre en compte :

L’effort tranchant ultime global VuII dans la section II est la demi-somme des efforts
tranchants des deux panneaux voisins, soit pour une charge uniforme p, dans la direction x :

l x - a l y1 + l y 2
VuII = p [1.15 ou 1.10]
2 2

On applique une majoration s’il s’agit d’un appui voisin de rive. Cette majoration est de 1.15 si
la poutre comporte deux travées ou 1.10 si la poutre comporte trois travées ou plus.

L’effort tranchant à prendre en compte (effort y


tranchant ultime de référence) pour la justification est : lx

l y1 + l y 2 + 2b
VouII = VuII ×
2 (l y1 + l y 2 ) ly2
II
b
l -a
=p x (l y1 + l y 2 + 2b ) [1.15 ou 1.10] a II
8
ly1
x

b- Vérification vis-à-vis de l’effort tranchant :

Contrainte tangente :
VouII
La contrainte tangente, à l’état limite ultime, est calculée par : τ u =
(b + h 0 ) . d
d étant la hauteur utile de la dalle
Dans tous les cas, même si la dalle comporte des armatures transversales, cette contrainte est limitée
conformément au paragraphe 6.2.3 de l’EC2.

Armatures transversales :
Les Armatures transversales ne sont pas nécessaires si τu valeur limite indiquée dans le
paragraphe 6.2.2 de l’EC2.

Dans le cas contraire, elles sont calculées conformément au paragraphe 6.2.3 de l’EC2.
Ces armatures sont disposées dans une bande dont la largeur au voisinage du poteau est égale à b + 2h0.

6- Etat Limite de Déformation :

Il n’est pas nécessaire de justifier l’état limite de service de déformation lorsque :


• Pour un plancher supportant des revêtements ou cloisons fragiles l 22h0
• Pour les autres planchers l 30h0
Dans le cas contraire, un calcul de flèche en B.A. est nécessaire.
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B-5) Autres Types de Planchers :


5-1) Plancher à Nervures Croisées : (très répandu)

Ce plancher est utilisé sous différentes formes dans un esprit qui permet de se rapprocher de la
dalle pleine en essayant de lui diminuer son poids grâce au vide qu’on crée à l’intérieur.

Renforcement souhaitable On peut l’avoir à corps creux.

Nervures

Poutres

(42 × 40 cm²)

Corps creux Nervure

L’avantage du corps creux est d’avoir une sous-face plane (grandes surfaces > 6 m).

5 cm
On peut rencontrer ce type de plancher avec
35 cm
des moules au lieu de corps creux.

Le moule n’est pas conseillé dans les habitations car nuisances sonores (on a des parties
d’épaisseur seulement 5 cm).
Les moules sont utilisés dans les entrepôts, les salles d’exposition…

Le plancher moule nommé "plancher alvéolé" est une solution très répandue pour les grandes
surfaces (galeries, bureaux etc…). Dans un type de plancher à moule, on fait attention au
poinçonnement et à l’isolation phonique.

Méthode de calcul :

La méthode qui conviendrait le mieux pour le calcul d’un tel plancher, c’est le système des
poutres croisées en R.D.M.

Une solution pratique dans le sens de la sécurité consiste à considérer la dalle croisée comme
étant une dalle articulée ou appuyée sur son contour et à laquelle on applique la théorie des plaques.
Les moments M(x) et M(y) obtenus pour des bandes de 1 m de largeur vont solliciter le nombre
de nervures se trouvant dans ce 1 m.
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60 à 80 cm
↓ nervures
90 cm

1m

Autrement dit, les armatures devraient être concentrées dans ces nervures, c’est une méthode
approchée mais dans le sens de la sécurité.
Dans ce cas, on vérifie toujours le critère de flèche en prenant pour inertie, l’inertie équivalente
de la section évidée. (Dans 1 m on aura l’inertie de deux sections en Té).

Le ferraillage de la dalle pleine au-dessus des moules d’épaisseur entre 5 et 10 cm tiendra


compte de 4 points :
a- La jonction hourdis-nervure
b- Les flexions du petit panneau (max. 80 × 80 cm) entre deux nervures.
c- Vérification de non-poinçonnement.
d- (Mission des armatures) : effet de retrait et de température.

Remarque : Souvent on rencontre certaines fissures prenant naissance aux angles du panneau ; il est
commode de prévoir des armatures perpendiculaires à ces fissures (2 T 12 par exemple)…
(Voir schéma page 42).

5-2) Plancher à Corps Creux à Poutrelles Préfabriquées Précontraintes :


Ce plancher est constitué de corps creux appelés entrevous et de poutrelles précontraintes préfabriquées.

5 cm

Poutrelle
précontrainte

Il est très répandu, surtout dans les constructions à trames régulières…

Désavantage : Il est difficile de prévoir des entretoises ou des raidisseurs dans un tel type de plancher.
La continuité est assurée grâce à des chapeaux… L’étude au feu (résistance au feu) est
assez délicate ; La rigidité transversale des dalles (pour le séisme…) est à vérifier.

Avantage : Il est très rapide du point de vue exécution et le fini est souvent bien propre.

Il revient souvent au constructeur de remettre à l’Ingénieur les vérifications et les calculs


relevant de ce type de plancher.
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5-3) Plancher Evidé avec Moule en Tôle Ondulée Striée :


C’est une dalle évidée travaillant dans une seule direction.
Le procédé d’exécution consiste à :
- Couler une dalle d’épaisseur 5 cm ferraillée dans les deux directions avec une nappe d’armatures.
- On place dessus de la tôle striée en forme trapézoïdale.
- On place dans la partie supérieure une armature dans les deux directions, puis on coule le béton.
- On obtient en fait une poutre en I avec des aciers dans le talon et le tablier. Elle travaille dans une
seule direction.

Les deux défauts sont la jonction


poutre dalle et la pose de l’armature : La
fixation des moules en tôle n’est pas
rigoureuse.
80 à 100 cm
Le grand avantage de ce plancher
est une économie exceptionnelle dans le 5 cm
poids (c’est une dalle évidée).

Dalle pleine 25 cm → poids = 625 Kg/m²


Corps creux 25 cm → poids = 450 Kg/m²
SBS 25 cm → poids = 300 Kg/m²

5-4) Les Prédalles :


C’est une plaque d’épaisseur constante qu’on coule à l’usine et qu’on transporte sur chantier
grâce à des crochets (attaches). On dispose sur son entourage des armatures d’ancrage et on coule les
poutres et la partie au-dessus de la prédalle.
Ø 6 ou Ø 8

Partie coulée
sur chantier

Coffrage
(prédalle)

Avantage : économie de coffrage et rapidité dans l’exécution.

Désavantage : difficulté dans le transport.

5-5) Plancher Collaborant :


C’est le plancher où l’acier intervient avec le béton dans la résistance
mécanique : Plancher mixte ; Par exemple des poutres métalliques (profils I
ou autres) et des dalles en Béton Armé préfabriquées ou coulées sur place…
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C- Calcul des flèches en Béton Armé :


L’EC2 définit dans [§ 7.4], les conditions à satisfaire pour limiter les flèches : valeurs limites
des flèches, règles simplifiées de détermination de la hauteur des poutres et dalles, méthode de calcul
des flèches en tenant compte du caractère fissuré du béton.

C-1) Limitation des flèches :


Pour des raisons de bon fonctionnement (rupture de revêtement rigides tels que carrelages ou de
cloisons fragiles) ou d’aspect (esthétique), on limitera les déformations.

Sous charges quasi-permanentes, la flèche calculée ne devra dépasser les valeurs suivantes en
fonction de la portée utile L :

Flèches admissibles :
L
≤ Pour l’aspect ou la fonctionnalité générale de la structure.
250
L Si les déformations sont susceptibles d’endommager les parties adjacentes

500 (cloisons fragiles, carrelages par exemple,…)

C-2) Dispense de calcul des flèches :


L’EC2 propose des valeurs des rapports portée/hauteur utile pour un certain nombre de cas
simples qui sont censés satisfaire les limites définies ci-dessus (tableau précédent).

Notations :
L = portée entre axes
d = hauteur utile
ρo = pourcentage de référence = f ck .10 −3
As
ρ = pourcentage d’acier longitudinaux inférieurs à mi-travée = (ou sur appui pour une console)
bd
A'
ρ’ = pourcentage d’acier longitudinaux supérieurs à mi-travée = s
bd
K = coefficient dépendant du type de structure

L ⎡ ρo ⎛ ρo ⎞
3/ 2

Si ρ ρo : = K ⎢11 + 1.5 f ck + 3.2 f ck ⎜⎜ - 1⎟⎟ ⎥
d ⎢⎣ ρ ⎝ ρ ⎠ ⎥⎦

L ⎡ ρo 1 ρ' ⎤
Si ρ > ρo : = K ⎢11 + 1.5 f ck + f ck ⎥
d ⎢⎣ ρ − ρ' 12 ρo ⎥⎦
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Pour des bétons de 25 et 30 MPa, ces rapports L/d peuvent être lus dans les deux tableaux suivants.

Valeur de L/d pour fck = 25 MPa (sans acier comprimé) Pourcentage d’acier 100 As/(bd) en %
K 0.3 0.5 0.8 1.0 1.2 1.5 2.0 3.0
Poutre sur appuis simples, dalles sur appuis
simples portant dans une ou deux directions 1.0 32 19 16 15 14 14 13 12
(petite portée)
Travée de rive d’une poutre ou dalle continue
portant dans une direction, ou dalle continue le 1.3 42 24 20 19 18 18 17 16
long d’un grand côté et portant 2 deux directions.
Travée intermédiaire d’une poutre ou d’une dalle
1.5 48 28 24 22 21 20 19 18
portant dans une ou deux directions.
Dalle sans nervure sur poteaux (plancher-dalle),
1.2 39 22 19 18 17 16 15 15
pour la portée la plus longue.
Console 0.4 13 7 6 6 6 5 5 5

Valeur de L/d pour fck = 30 MPa (sans acier comprimé) Pourcentage d’acier 100 As/(bd) en %
0.3 0.5 0.8 1.0 1.2 1.5 2.0 3.0
Poutre sur appuis simples, dalles sur appuis
simples portant dans une ou deux directions 1.0 39 21 17 16 15 14 13 13
(petite portée)
Travée de rive d’une poutre ou dalle continue
portant dans une direction, ou dalle continue le 1.3 51 27 22 20 19 18 17 16
long d’un grand côté et portant 2 deux directions.
Travée intermédiaire d’une poutre ou d’une dalle
1.5 59 31 25 23 22 21 20 19
portant dans une ou deux directions.
Dalle sans nervure sur poteaux (plancher-dalle),
1.2 47 25 20 19 18 17 16 15
pour la portée la plus longue.
Console 0.4 16 8 7 6 6 6 5 5

Correctifs :
- Multiplier L/d par 310/σs si la contrainte en ELS diffère notablement de 310 MPa.
- Multiplier par 0.8 pour les poutres en Té si beff > 3 bw
- Multiplier par 7/Leff pour les poutres ou dalles (autres que planchers-dalles) si L > 7 m et
supportant des cloisons fragiles.
- Multiplier par 8.5/Leff pour des planchers-dalles si L > 8.5 m et cloisons fragiles.
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Exemple :
Travée de rive d’une dalle continue de 5.20 m de longueur portant dans une direction ; fck = 25 MPa ;
L 5.2
avec 0.5 % d’acier, on lit : = 24, soit d = = 0.217 m qui correspond à h = 0.25 m.
d 24

C-3) Vérification des flèches par le calcul : (méthode exacte)


La méthode proposée par L’EC2 consiste à intégrer la courbure 1/r en tenant compte des
sections fissurées et des sections non fissurées, du coefficient de fluage.

C-4) Flèche approchée et rapide des poutres et dalles :


Travée isostatique de portée entre axes L avec charge répartie uniforme en ELS p, moment
d’inertie de la section homogène I :
5pL4
f= avec E = 0.5 Ec
384E.I
Pour une travée encastrée à une de ses extrémités, la flèche est à multiplier par 0.6 et pour une
travée parfaitement encastrée à ses deux extrémités par 0.2

Exemple :
Poutre de 6 m de portée, charge ELS : p = g + q = 46 KN/m, travée de rive, section 0.25 × 0.50 m,
Ec = 31 GPa ; E.I = 31000 × 0.25 × 0.5³ / 12 = 81
0.6 × 5 × 46 × 6 4
f= = 5.7 mm soit f/L = 1/1040°
384 × 81

C-5) Vérification des flèches par le calcul : (H. Thonier)


L = Lx = petite portée entre axes (m)
Ly = grande portée entre axes (m)
h = épaisseur de la dalle (m)
α = h/L
q = charge variable uniforme autre que le poids propre de la dalle (KN/m²)
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Dimensionnement des dalles :


Portant dans une direction
Travée unique α = 0.018 3 25 α L + q par approximations successives puis vérifier
1 ( )
α ≥ L + L² + 125 q / 1550 (qui est pratiquement toujours vérifié)
d’où : h = α L

Portant dans une direction


Travée de rive α = 0.016 3 25 α L + q par approximations successives puis vérifier
2 ( )
α ≥ L + L² + 155 q / 1950 (qui est pratiquement toujours vérifié)
d’où : h = α L

Portant dans une direction


Travée intermédiaire α = 0.013 3 25 α L + q par approximations successives puis vérifier
3 ( )
α ≥ L + L² + 177 q / 2220 (qui est pratiquement toujours vérifié)
d’où : h = α L

Portant dans deux directions


4 bords articulés
1/ 3
⎡ 2 ⎛ Lx ⎞
2

4 Multiplier la hauteur h du cas 1 ci - dessus par : ⎢1 - ⎜ ⎟ ⎥
Lx ⎢ 3 ⎜L ⎟ ⎥
⎣ ⎝ y ⎠ ⎦
Ly

Portant dans deux directions


4 bords encastrés

5 Multiplier la hauteur h du cas 4 ci - dessus par 0.70


Lx
Ly

Portant dans deux directions


2 bords articulés,
2 bords encastrés en angle

6 Multiplier la hauteur h du cas 4 ci - dessus par 0.90


Lx
Ly
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D- Annexe Nº1 : Calcul des Flèches suivant le BAEL :


- On va utiliser les méthodes usuelles de la résistance des matériaux. Pour tenir compte de
l’existence éventuelle des fissures dans les zones tendues, on remplace le moment d’inertie IOH de la
section homogénéisé par une inertie fissurée
1.1 × I OH
If =
1+ λ µ

0.05 f t28
Avec λ i = dans le cas d’une déformation instantanée
(2 + 3 b 0 /b ) ρ
0.02 f t28 2
λV = = λi dans le cas d’une déformation différée
(2 + 3 b 0 /b ) ρ 5
1.75 f t28
µ =1- si µ 0
4 ρ σ s + f t28

et 0 si µ < 0

avec :
σs = contrainte de traction effective de l’armature correspondant au cas de charge considéré.

ft28 : en Mpa b0 = largeur de la nervure

A tendue
ρ = b = largeur de la table
b0 d

A défaut d’une justification basée sur l’évaluation d’une déformation à partir des valeurs des courbures,
on admet que les flèches fi et fv sont /
Ml ² Ml ²
fi = et fV =
10 E i I fi 10 E V I fV

M = moment maximum en travée, en ELS, le calcul de flèche se faisant toujours en service ;


Ces formules approchées sont appliquées aux poutres simplement appuyées ou continues et aux bandes
de dalle dans le sens de la petite portée.

Pour les consoles, on écrit :


Ml ² Ml ²
fi = et fV =
4 E i I fi 4 E V I fV

Remarque :

Pour les valeurs faibles de σs µ=0 If → 1.1 IOH


Ce qui est normal car la section est non fissurée sous faibles charges.
De plus, il est nécessaire de tenir compte dans le calcul des flèches de l’ordre dans lequel interviennent
les différentes charges.
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En général, on calcule fgi et fgv les flèches dues à toutes les charges permanentes, ensuite on
calcule la flèche fji représentant les flèches dues aux charges permanentes appliquées au moment de la
mise en œuvre des cloisons, et enfin on calcule fpi , flèche due à l’ensemble des charges permanentes et
des surcharges.

La part de flèche à retenir sera : ∆ ft = f gv - f ji + f pi - f gi

Cette valeur est à comparer avec les flèches limites → Eléments sur deux appuis : (et continue)

l ( cm )
f= si l 5m
500

l ( cm )
f = 0.5 cm + si l > 5m
1000

→ Eléments en console :

l ( cm )
f= avec l 2m
250

⎛ l ⎞
f= ⎜ + 0.5 ⎟ l > 2m
⎝ 500 ⎠

Exemple d’application d’évaluation de flèche en Béton Armé :


lx
On considère une dalle où < 0.4 ,
ly
d’épaisseur h0 = 17cm
et de petite portée lx = 5m

Le ferraillage adopté : Atx → 6T10/m , type FeE400

Elle supporte en plus de son poids propre, des cloisons de distribution


mobile = 1 KN/m² et un revêtement = 0.5 KN/m²

Surcharge d’exploitation = 1.5 KN/m²


fc28 = 24 Mpa ; Y
17 cm

Charges :
6T10/m
charge j : 0.17 × 2500 = 425 daN/m² = 4.25 KN/m²
cloison + 1 KN/m²
5.25 KN/m²
charge g : 5.25 + 0.5 = 5.75KN/m²
charge p : 5.75 + 1.5 = 7.25KN/m²
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Moment correspondant aux cas de charge en travée:


pl 2x
La dalle travaille dans un seul sens Mx =
8
2
pl x
Mtx = 0.75Mx = 0.75
8

™ Moment dû aux charges j :


0.75 × 5.25 (5)
2
Mtjx = = 12.3 KNm / bande de 1m.
8

™ Moment dû aux charges g :


0.75 × 5.75 (5)
2
Mtgx = = 13.5 KNm / bande de 1m.
8

™ Moment dû aux charges p :


0.75 × 7.25 (5)
2
Mtpx = = 17 KNm / bande de 1m.
8

Détermination de la contrainte effective dans les aciers :


b y2
– 15 A (d – y) = 0
2
100 2
y – 15 × 4.74 (15 – y) = 0
2
y = 3.96 cm

IRH =
b y3
+ 15 A (d – y)² = 100 ×
(3.96)3 + 15 × 4.74 (15 – 3.96)² = 10735 cm4
3 3

σ N M × v'
= + or N = 0 n’existe pas
15 S I RH

M × (d - y )
σs = 15 × ⇒
I RH

15 × 12.3 × (15 - 3.96)


σsj = = 0.189 × 1000 KN/cm²
10735
= 189 Mpa
15 × 13.5 × (15 - 3.96)
σsg = = 208 Mpa
10735

15 × 17.0 × (15 - 3.96)


σsp = = 262 Mpa
10735
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Calcul de l’inertie totale homogénéisée : IOH

1m
I∆
15 cm
17 cm
2 cm

Détermination du centre de gravité.

S W∆ I∆ dG IOH / G
17² × 100 17³ × 100 W∆
17 × 100 I∆ – SdG²
2 3 S
15 × 4.7 15 × 4.7 × 15 15 × 4.7 × 15²
Total 1771 cm² 15510 cm³ 179663 cm4 8.76 cm 43760 cm4

Calcul des valeurs λ et µ :

Pour les charges instantanées :


A tendue 4.7
ρ= = = 3.16 × 10 -3
b0 d 100 × 15

0.05 f t28 0.05 × 2.04


λi = = = 6.45
(2 + 3 b 0 /b ) ρ 5 × 3.16 × 10 -3
2
λV = λ i = 2.58
5

Pour les charges différées :


1.75 × 20.4
µ j = 1- = + 0.194
4 × 3.16 × 10 -3 × 189 + 2.04

1.75 × 20.4
µg = 1- = + 0.235
4 × 3.16 × 10 -3 × 208 + 2.04

1.75 × 20.4
µ j = 1- = + 0.333
4 × 3.16 × 10 -3 × 262 + 2.04

Ei = 11000 × (24)1/3 = 31729 Mpa

Ev = 1/3 Ei = 10576 Mpa


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Calcul des inerties fissurées : Calcul des flèches :

1.1 × I OH M gv × l 2x
Ifv = = 30036 cm4 fgv =
1+ λ v µg 10 × E v I fv

13.47 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 10576 × 30036 × 10 -3

= 1.06 × 10–2 m = 1.06 cm

1.1 × I OH M ji × l 2x
Ifi = = 21401 cm4 fji =
1+ λi µ j 10 × E i I fi

12.3 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 31729 × 21401 × 10 -3

= 0.0045 m = 0.45 cm

1.1 × I OH M pi × l 2x
Ifi = = 15421 cm4 fpi =
1+ λi µp 10 × E i I fi

17 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 31729 × 15421 × 10 -3

= 0.0086 m = 0.86 cm

1.1 × I OH M gi × l 2x
Ifi = = 19178 cm4 fgi =
1+ λi µg 10 × E i I fi

13.47 × 10 -3 × 5 2
=
10 × 31729 × 19178 × 10 -3

= 0.0055 m = 0.55 cm

Conclusion :

∆ft = 1.06 – 0.45 + 0.86 – 0.55 = 0.92 cm.

Flèche admissible = l / 500 = 1 cm.

⇒ Panneau valable vis à vis de la flèche.


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E - Annexe N°2 : Exemple de Plancher Dalle (suivant le BAEL)

1- Les données relatives au coffrage sont précisées sur la figure 1 représentant la vue en plan partielle
d’un plancher d’habitation.

2- Les calculs sont conduits suivant les règles BAEL 91.

3- Le béton présente à 28 jours une résistance caractéristique fc28 = 23 MPa.

4- L’acier est du type FeE400.

5- Les effets du vent sont supposés repris par d’autres éléments que ceux figurant sur la vue partielle.

I II Panneau 5 III
3.50 3.50

1.20 Balcon Panneau 3


20 20 20

A 20 20 20
2 2

4.50 Panneau 2
Rive non Trémie 50 × 50
supportée

20
3 3 1 20
B 30 30
Trémie 30 × 30
20 1
Y

4.00 Panneau 1
X

Figure 1

Poutre 20 × 35
C
Rive supportée
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E-1) Charges Prises en Compte :


a- Charges permanentes : g

Masse volumique du béton : 2500 Kg/m³


soit poids au m³ = 25 KN/m³

™ Cas plancher :

Poids propre : 25 × 0.15 = 3.75 KN/m²


Revêtement : 0.20 KN/m²
Cloisons : 1.00 KN/m²
g = 4.95 KN/m²

™ Cas balcon :

Poids propre : 25 × 0.15 = 3.75 KN/m²


Revêtement : 0.45 KN/m²
g = 4.20 KN/m²

b- Charges variables : q

Plancher d’habitation : q = 1.50 KN/m²


Balcon : q = 3.50 KN/m²

c- Charges ultimes : pu

pu = 1.35 g + 1.5 q

Plancher : pu = 1.35 × 4.95 + 1.5 × 1.5 = 8.93 KN/m²


Balcon : pu = 1.35 × 4.20 + 1.5 × 3.5 = 10.9 KN/m²

d- Charges de service : pser = g + q

Plancher : pser = 4.95 + 1.5 = 6.45 KN/m²


Balcon : pser = 4.20 + 3.5 = 7.70 KN/m²

E-2) Méthode Utilisée :


Les règles simplifiées données au paragraphe 8 de l’annexe E4 des règles BAEL 91 peuvent être
appliquées. Les conditions d’application sont satisfaites.
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E-3) Moments fléchissants sollicitant les panneaux :


a- Panneaux parallèles à X :

1- Panneau 1 : I II III

l 2x 3.50 2
MOX = pu ly = 8.93 × 4 × = 54.7 mKN
8 8

Les moments sont choisis forfaitairement. La dimension des appuis de rive est inférieure à deux
fois l’épaisseur de la dalle, donc sur :

• Appui I :
MI = 0.20 MOX = 0.20 × 54.7 = 10.9 mKN

• Appui II ou III :
MII = MIII = 0.5 MOX = 0.5 × 54.7 = 27.4 mKN

• Travée I - II :
q 1.5
α= = = 0.233
g + q 6.45

Mw + Me
Mt + (1 + 0.3 × 0.233) MOX = 1.07 MOX
2

10.9 + 27.4
MI-II = 1.07 × 54.7 – = 39.4 mKN
2

• Travée II - III :
MII-III = 1.07 × 54.7 – 27.4 = 31.1 mKN

2- Panneau 2 :
3.50 2
MOX = 8.93 × 4.50 × = 61.5 mKN
8

• Appui I :
MI = 0.20 MOX = 0.20 × 61.5 = 12.3 mKN

• Appui II ou III :
MII = MIII = 0.5 MOX = 0.5 × 61.5 = 30.8 mKN
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• Travée I - II :
12.3 + 30.8
MI-II = 1.07 × 61.5 – = 44.3 mKN
2

• Travée II - III :
MII-III = 1.07 × 61.5 – 30.8 = 35 mKN

3- Panneau 3 :
3.50 2
MOX = 10.9 × 1.20 × = 20 mKN
8

• Appui I :
MI = 0.20 MOX = 0.2 × 20 = 4 mKN

• Appui II ou III :
MII = MIII = 0.5 MOX = 0.5 × 20 = 10 mKN

• Travée I - II :
3.5
α= = 0.455
7.7
Mw + Me
Mt + (1 + 0.3 × 0.455) MOX = 1.14 MOX
2
4 + 10
MI-II = 1.14 × 20 – = 15.8 mKN
2

• Travée II - III :
MII-III = 1.14 × 20 – 10 = 12.8 mKN

b- Panneaux parallèles à Y :

Les panneaux 4 et 5 sont identiques. A B C

Moment dans console :


1.2 2
Chargée : MOA = 10.9 × 3.5 × = 27.5 mKN
2
1.2 2
Déchargée : MOA = 1.35 × 4.2 × 3.5 × = 14.3 mKN
2
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Moment dans travée AB isostatique :


4.5 2
MOAB = 8.93 × 3.5 × = 79.1 mKN
8

Moment dans travée BC isostatique :


42
MOBC = 8.93 × 3.5 × = 62.5 mKN
8

• Appui A :
MA = 27.5 mKN

• Appui B :
MB = 0.5 × 79.1 = 39.6 mKN

• Appui C :
MC = 0.2 × 62.5 = 12.5 mKN

• Travée AB :
14.3 + 39.6
MAB = 1.07 × 79.1 – = 57.7 mKN
2

• Travée BC :
39.6 + 12.5
MBC = 1.07 × 62.5 – = 40.8 mKN
2

E-4) Division des Panneaux en Bandes :

File B :
⎛b ⎞ ⎛ 30 ⎞
l' ya = 1.5 ⎜ + h ⎟ = 1.5 ⎜ + 15 ⎟ = 45 cm b
⎝2 ⎠ ⎝ 2 ⎠
l’ya l’yt
l 350
l' yt = l' ya + x = 45 + = 80 cm
10 10 ly

l’ya l’yt
File A et C :
⎛ 20 ⎞ lx
l' ya = 1.5 ⎜ + 15 ⎟ = 38 cm
⎝ 2 ⎠
350
l' yt = 38 + = 73 cm
10 Figure 3
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File I , II , III :

⎛ 20 ⎞
l' ya = 1.5 ⎜ + 15 ⎟ = 38 cm
⎝ 2 ⎠
450
l' yt = 38 + = 83 cm dans travée AB
10
400
l' yt = 38 + = 78 cm dans travée BC
10

E-5) Répartition des Moments :


La répartition des moments est obtenue sur les figures 4 et 5.

C B A
Rive non supportée
I
0.3 × 12.5 = – 3.75 0.38 × 39.6 = – 15 0.38 × 27.5 = – 10.5

0.3 × 40.8 = + 12.2 0.3 × 57.7 = + 17.3

0.4 × 12.5 = – 5 0.24 × 39.6 = – 9.5 0.24 × 27.5 = – 6.6

Panneau 4
0.4 × 40.8 = + 16.3 0.4 × 57.7 = + 23.1

0.3 × 40.8 = + 12.2 0.3 × 57.7 = + 17.3


0.3 × 12.5 = – 3.75 0.38 × 39.6 = – 15 0.38 × 27.5 = – 10.5
II
– 3.75 – 15 – 10.5
+ 12.2 + 17.3
Rive
supportée

–5 – 9.5 – 6.6
+ 16.3 + 23.1
Panneau 5

+ 12.2 + 17.3
– 3.75 – 15 – 10.5
III
– 3.75

Figure 5 Les moments sont exprimés en mKN


Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri III-80

I II III

0.4 × 15.8 = + 6.32 0.4 × 12.8 = + 5.12


0.2 × 4 = – 0.8 0.24 × 10 = – 2.4 – 2.4
0.6 × 15.8 = + 9.48 0.6 × 12.8 = + 7.68

Panneau 3
0.8 × 4 = – 3.2 0.76 × 10 = – 7.6 – 7.6
A
0.4 × 12.3 = – 4.92 0.38 × 30.8 = – 11.7 – 11.7
0.3 × 44.3 = + 13.3 0.3 × 35 = + 10.5

0.2 × 12.3 = – 2.46 0.24 × 30.8 = – 7.39 – 7.39


0.4 × 44.3 = + 17.7 0.4 × 35 = + 14

Panneau 2
0.3 × 44.3 = + 13.3 0.3 × 35 = + 10.5
0.4 × 12.3 = – 4.92 0.38 × 30.8 = – 11.7 – 11.7
B
04 × 10.9 = – 4.36 0.38 × 27.4 = – 10.4 – 10.4
0.3 × 39.4 = + 11.8 0.3 × 31.1 = + 9.33
Rive non supportée

Panneau 1
0.2 × 10.9 = – 2.18 0.24 × 27.4 = – 6.58 – 6.58
0.4 × 39.4 = + 15.8 0.4 × 31.1 = + 12.4

0.15 × 39.4 = + 5.91 0.15 × 31.1 = + 4.67


0.2 × 10.9 = – 2.18 0.19 × 27.4 = – 5.21 – 5.21
C
Rive supportée
Les moments sont exprimés en mKN

Figure 4
Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Beyrouth - Cours: Ossatures des Bâtiments - Prof. : Nadim Chouéri III-81

E-6) Efforts Tranchants :


L’effort tranchant à prendre en compte près d’un appui peut s’écrire :

VuII =
Pu
(l x - a ) (l y1 + l y2 ) Y
4

Soit dans les sections : ly2


II
- 1 : VuII1 =
89.3
(3.50 - 0.20) (4.50 + 4.00) = 62.6 KN b
4
a II

- 2 : VuII2 =
89.3
(4.50 - 0.25)(3.50 + 3.50) = 66.4 KN ly1
4
X
- 3: il y a une ouverture :
lx
1 II 62.6
VuII3 = VuII2 + Vu1 = 66.4 + = 97.7 KN
2 2 Figure 6

E-7) Résistance aux Moments Fléchissants :

a- Repérage des zones :

I II III I II III
1

A 2 A
Y
3 7 8 9 10 11
X

B 4 B

Figure 7
5

6
C C
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b- Ferraillage :

Zone 1 :

Travée I - II : Mu = 6.32 mKN


sur b0 = 1.20 – 0.73 = 0.47 m

6.32 × 10 -3
µ= = 0.0718
0.47 × 0.12 2 × 13

zb = (1 – 0.6 × 0.0718) 0.12 = 0.115 m

6.32 × 10 -3
A= = 1.58 10–4 m² → 1.58 cm²
0.115 × 348

Soit : 3.36 cm²/ml 5 ø 10

Travée II - III : Mu = 5.12 mKN sur b0 = 0.47 m


Soit : 2.70 cm²/ml 5 ø 10

Appui I : Mu = 0.8 mKN sur b0 = 1.20 – 0.38 = 0.82 m


Soit A = 0.24 cm²/ml 4ø6

Appui II - III : Mu = 2.4 mKN sur b0 = 0.82 m


Soit A = 0.71 cm²/ml 4ø6

Zone 2 :

Travée I - II : Mu = 9.48 + 13.3 = 22.8 mKN sur b0 = 2 × 0.73 = 1.46 m


Soit : 3.94 cm²/ml 5 ø 10

Travée II - III : Mu = 7.68 + 10.5 = 18.2 mKN sur b0 = 1.46 m


Soit : 3.11 cm²/ml 5 ø 10

Appui I : Mu = 3.2 + 4.92 = 8.12 mKN sur b0 = 2 × 0.38 = 0.76 m


Soit : 2.65 cm²/ml 4 ø 10

Appui II - III : Mu = 7.6 + 11.7 = 19.3 mKN sur b0 = 0.76 m


Soit : 6.62 cm²/ml 5 ø 14
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Zone 3 :

Travée I - II : Mu = 17.7 mKN sur b0 = 4.50 – 0.73 – 0.80 = 2.97 m


Soit : 1.45 cm²/ml 5ø6

Travée II - III : Mu = 14 mKN sur b0 = 2.97 m


Soit : 1.15 cm²/ml 5ø6

Appui I : Mu = 2.46 mKN sur b0 = 4.50 – 0.38 – 0.45 = 3.67 m


Soit : 0.16 cm²/ml 4ø6

Appui II - III : Mu = 7.39 mKN sur b0 = 3.67 m


Soit : .0.49 cm²/ml 4ø6

Zone 4 :

Travée I - II : Mu = 13.3 + 11.8 = 25.1 mKN sur b0 = 2 × 0.80 = 1.60 m


Soit : 3.96 cm²/ml 5 ø 10

Travée II - III : Mu = 10.5 + 9.33 = 19.8 mKN sur b0 = 1.60 m


Soit : 3.09 cm²/ml 5 ø 10

Appui I : Mu = 4.92 + 4.36 = 9.28 mKN sur b0 = 2 × 0.45 = 0.90 m


Soit : 2.55 cm²/ml 5ø8

Appui II - III : Mu = 11.7 + 10.4 = 22.1 mKN sur b0 = 2 × 0.45 – 0.30 = 0.60 m (ouverture)
Soit : 6 cm² sur 0.60 m 1 ø 12
6 0.3
ou = 6.67 cm²/ml avec 6.67 × = 1 cm²
0.9 2
en renfort de chaque côté de l’ouverture

Zone 5 :

Travée I - II : Mu = 15.8 mKN sur b0 = 4.00 – 0.80 – 0.73 = 2.47 m


Soit : 1.56 cm²/ml 5ø8

Travée II - III : Mu = 12.4 mKN sur b0 = 2.47 m


Soit : 1.22 cm²/ml 5ø6

Appui I : Mu = 2.18 mKN sur b0 = 4.00 – 0.45 – 0.38 = 3.17 m


Soit : 0.165 cm²/ml 4ø6

Appui II - III : Mu = 6.58 mKN sur b0 = 3.17 m


Soit : 0.50 cm²/ml 4ø6
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Zone 6 :

Travée I - II : Mu = 5.91 mKN sur b0 = 0.73 m


Soit : 1.99 cm²/ml 4ø8

Travée II - III : Mu = 4.67 mKN sur b0 = 0.73 m


Soit : 1.56 cm²/ml 4ø8

Appui I : Mu = 2.18 mKN sur b0 = 0.38 m


Soit : 1.40 cm²/ml 5ø6

Appui II - III : Mu = 5.21 mKN sur b0 = 0.38 m


Soit : 3.43 cm²/ml 5 ø 10

Zone 7 : Zone 9 : Zone 11 :

Travée AB : Mu = 17.3 mKN sur b0 = 0.83 m


Soit : 5.35 cm²/ml 5 ø 12

Travée BC : Mu = 12.2 mKN sur b0 = 0.78 m


Soit : 3.94 cm²/ml 5 ø 10

Appui A : Mu = 10.5 mKN sur b0 = 0.38 m


Soit : 7.26 cm²/ml 5 ø 14

Appui B : Mu = 15 mKN sur b0 = 0.38 m


Soit : 10.8 cm²/ml 7 ø 14
On mettra 8 ø 14 (pour couvrir l’ouverture).

Appui C : Mu = 3.75 mKN sur b0 = 0.38 m


Soit : 2.44 cm²/ml 5ø8

Zone 8 : Zone 10 :

Travée AB : Mu = 23.1 mKN sur b0 = 3.50 – 2 × 0.83 = 1.84 m


Soit : 3.13 cm²/ml 5 ø 10

Travée BC : Mu = 16.3 mKN sur b0 = 3.50 – 2 × 0.78 = 1.94 m


Soit : 2.07 cm²/ml 5ø8
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Appui A : Mu = 6.6 mKN sur b0 = 3.50 – 2 × 0.38 = 2.74 m


Soit : 0.58 cm²/ml 4ø6

Appui B : Mu = 9.5 mKN sur b0 = 2.74 m


Soit : 0.84 cm²/ml 4ø6

Appui C : Mu = 5 mKN sur b0 = 2.74 m


Soit : 0.44 cm²/ml 4ø6

c- Vérification du moment limite :

La zone la plus sollicitée est celle présentant la plus grande densité d’armatures ; ce sont ici les
zones 7, 9, 11 sur appui B qui présentent la plus grande densité : 10.8 cm²/ml.
Il y correspond Mu = 15 mKN sur b0 = 0.38 m.

Mu 15 × 10 −3
µ = = = 0.211 < µ lu = 0.392 O.K.
b 0 d 2 f bc 0.38 × 0.12 2 × 13

d- Renfort autour de la trémie 50 × 50 :

1- Dans le sens X :

La trémie est dans la zone 3 , travée II - III ; L


A = 1.15 cm²/ml

Section d’acier coupé : dy


1.15 × 0.50 = 0.58 cm²
renfort 0.58/2 = 0.29 cm² 1ø8 dx
longueur L = dx + 2ls + dy
L = 50 + 2 × 40 × 0.8 + 50 = 164 cm

2- Dans le sens Y :

La trémie est dans la zone 10 , travée AB ;


A = 3.13 cm²/ml

Section d’acier coupé :


3.13 × 0.50 = 1.57 cm²
renfort 1.57/2 = 0.78 cm² 1 ø 10
longueur L = dx + 2ls + dy
L = 50 + 2 × 40 × 1 + 50 = 180 cm
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e- Condition de non fragilité :


• Pour les demi-bandes sur appuis :

b0 h 100 × 15
A = = = 1.5 cm 2 /ml
1000 1000

• Pour les demi-bandes centrales :

A = 0.0008 × 100 × 15 = 1.2 cm²/ml

E-8) Résistance aux Efforts Tranchants :


a- Efforts tranchants limites : VouII
Il n’y a pas lieu de prévoir d’armatures transversales si les efforts tranchants demeurent inférieurs à :
0.05
VouII = fc28 (b + h0) d (γb = 1.5)
γb

• b = 20 cm :
0.05
VouII = × 23 (0.20 + 0.15) 0.13 = 0.035 MN = 35 KN
1.5

• b = 30 cm :
0.05
VouII = × 23 (0.30 + 0.15) 0.13 = 0.0448 MN = 44.8 KN
1.5

b- Vérification dans la section 1 : (voir figure 1)

VuII1 = 62.6 KN

VouII 1 = VuII1
(l y1 + l y2 / 2 ) + b
= 62.6
(8.50 / 2) + 0.30 = 33.5 KN
l y1 + l y2 8.50

VouII 1 = 33.5 KN < VouII = 44.8 KN ⇒ pas besoin d' armature transversale

c- Vérification dans la section 2 :


VuII2 = 66.4 KN

VouII 2 = 66.4
(7 / 2) + 0.20 = 35.1 KN ≈ VouII = 35 KN ⇒ pas besoin d' armature transversale
7
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d- Vérification dans la section 3 :

1 II 1
VouII 3 = VouII 2 + Vou1 = 35.1 + × 33.5 = 51.8 KN
2 2

VouII 3 > VouII = 35 KN il faut des armatures transversales

Contrainte tangente :

II
Vou3 0.0518
τu = = = 1.14 MPa
(b + h 0 ) d (0.20 + 0.15) 0.13
At τ - 0.5 k
= u
b0 s t 0 .8 f e

At
= (1
20 + 15)
424 3
× 100 ×
1.14 - 0.5
= 0.07
st largeur au niveau du feuillet moyen
0.8 × 400

Cette section règne sur une longueur b” telle que :


⎡ ⎛ b" ⎞ ⎤
2

f c28 (b + b") d
0.05
V IV
ou = V II
ou ⎢1 - 4 ⎜⎜ ⎟⎟ ⎥ =
⎢⎣ ⎝ l x - a ⎠ ⎥⎦ 1.5

⎡ ⎛ b" ⎞ ⎤
2

0.0518 ⎢1 - 4 ⎜ ⎟ ⎥ = × 23 (0.20 + b") 0.13
⎣⎢ ⎝ 4.5 - 0.3 ⎠ ⎦⎥ 14

On trouve une valeur faible b” ≈ 0.30 m.


On peut finalement prévoir des cadres ø 6 + épingles ø 6 st = 10 cm (8.48 cm²/ml).

e- Vérification des aciers supérieurs :

™ Cas de la section 1, il faut :

II
1.2 Vou1 1.2 × 0.0335
A ≥ = = 1.16 × 10- 4 m 2
fe / γs 348

1.16 cm² sur 0.3 + 2 × 0.15 = 0.60 m.

™ Cas de la section 2, il faut :

1.2 × 0.0351
A ≥ = 1.21 cm 2
348

1.21 cm² sur 0.2 + 2 × 0.15 = 0.50 m.


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™ Cas de la section 3, il faut :

1.2 × 0.0518
A ≥ = 1.79 cm 2
348

1.79 cm² sur 0.2 + 0.15 = 0.35 m.

E-9) Déformations :
Si on suppose les cloisons fragiles, on peut se dispenser de justifier l’état limite de déformation
si : l 22 h0
ici l = 4.50 > 22 × 0.15 = 3.30 m

Une justification doit donc être faite par application du paragraphe C du Chapitre 3 : "Calcul des
flèches en Béton Armé".

Calcul de la flèche en Béton Armé :

™ La bande la plus sollicitée est la bande 9 :


b0 = 0.83 m Mu = 17.3 mKN/m (pu = 8.93 KN/m²)
Section nécessaire : 5.35 cm²/ml
On choisit : ø 12 st = 20 cm soit A = 5.65 cm²/ml

™ Charges et moments de service :

- dalle béton : 3.75 KN/m²


- cloisons : 1.00 KN/m²
j = 4.75 KN/m²
- revêtement : 0.20 KN/m²
g = 4.95 KN/m²
- charge d’exploitation : 1.50 KN/m²
p = 6.45 KN/m²

4.75
Mj = 17.3 = 9.2 mKN
8.93

4.95
Mg = 17.3 = 9.59 mKN
8.93

6.45
Mp = 17.3 = 12.5 mKN
8.93
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™ Contrainte effective des aciers σs :

Hauteur de béton comprimé x :


b0 x 2
– n A (d – x) = 0 A = 5.65 × 0.83 = 4.69 cm²
2

0.83
x² + 15 × 4.69 10- 4 x – 15 × 4.69 10- 4 × 0.12 = 0
2

x² + 17 10-³ x – 2.03 10-³ = 0

d’où x = 0.0374 m

b0 x3
I= + n A (d – x)²
3
0.0374 3
I = 0.83 × + 15 × 4.69 10- 4 (0.12 – 0.0374)²
3

I = 62.4 10-6 m4

K = M/I

9.2 × 10 -3
Kj = = 147 MN/m³
62.4 × 10 -6

9.59 × 10 -3
Kg = = 154 MN/m³
62.4 × 10 -6

12.5 × 10 -3
Kp = = 200 MN/m³
62.4 × 10 -6

σs = n K (d – x)

σsj = 15 (0.12 – 0.0403) 147 = 176 MPa

σsg = 15 (0.12 – 0.0403) 154 = 184 MPa

σsj = 15 (0.12 – 0.0403) 200 = 239 MPa


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™ Inertie totale : I0H


S H J
100 × 15 = 1500 × 7.5 = 11300 × 2/3 × 15 = 113000
15 × 4.69 = 70.4 × 12 = 844 × 12 = 10100
1570 12100 123000

12100
v= = 7.71 cm
1570

– Hv = – 12100 × 7.71

I0 = 29700 cm4 = 297 10-6 m4

™ Valeurs de λ et µ :

A 4.69
ρ= = = 4.71 × 10 -3
b 0 d 83 × 12

0.05 f c28 2
λi = λv = λi
(2 + 3 b 0 /d ) ρ 5

0.05 × 1.98 2
λi = = 4.2 λ v = × 4.2 = 1.68
5 × 4.71 × 10 -3 5

1.75 f c28
µ =1-
4 ρ σ s + f c28

1.75 × 1.98
µ j =1- = 0.346
4 × 4.71 × 10 -3 × 176 + 1.98

1.75 × 1.98
µg =1- = 0.364
4 × 4.71 × 10 -3 × 184 + 1.98

1.75 × 1.98
µp =1- = 0.466
4 × 4.71 × 10 -3 × 239 + 1.98

™ Modules de déformation :

fc28 = 23 MPa

Ei = 11000 (fcj)1/3 = 31282 MPa

Ev = Ei / 3 = 10427 MPa
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™ Calcul des flèches :

1.1 × I 0h 1.1 × 297 × 10 -6


• fgv : IfV = = = 202 × 10-6 m4
1+ λV µg 1 + 1.68 × 0.364

Mg l2 9.59 × 10 -3 × 4.50 2
fgv = = = 9.22 × 10-³ m = 0.9 cm
10 E v I fV 10 × 10427 × 202 × 10 -6

1.1 × I 0h 1.1 × 297 × 10 -6


• fji : Ifi = = = 133 × 10-6 m4
1+ λi µ j 1 + 4.2 × 0.346

M j l2 9.2 × 10 -3 × 4.50 2
fji = = = 4.48 × 10-³ m = 0.448 cm
10 E i I fi 10 × 31282 × 133 × 10 -6

1.1 × I 0h 1.1 × 297 × 10 -6


• fgi : Ifi = = = 129 × 10-6 m4
1+ λi µg 1 + 4.2 × 0.364

Mg l2 9.59 × 10 -3 × 4.50 2
fgi = = = 4.81 × 10-³ m = 0.481 cm
10 E i I fi 10 × 31282 × 129 × 10 -6

1.1 × I 0h 1.1 × 297 × 10 -6


• fpi : Ifi = = = 110 × 10-6 m4
1+ λi µp 1 + 4.2 × 0.466

Mp l2 12.5 × 10 -3 × 4.50 2
fpi = = = 7.36 × 10-³ m = 0.736 cm
10 E i I fi 10 × 31282 × 110 × 10 -6

Flèche nuisible :

∆ft = fgv – fji + fpi – fgi

= 0.9 – 0.448 + 0.736 – 0.481 = 0.707 cm

Flèche limite :

l 450
= = 0.9 cm
500 500

Ainsi la flèche est acceptable.


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E-10) Calcul de la poutre de la file C :


On peut admettre qu’elle est soumise à une charge égale au quart de l’ensemble des charges
agissant sur le panneau correspondant ; soit ici une largeur de plancher de 4.00/4 = 1 m.

a- Actions :

¾ Charges permanentes : 4.95 KN/m² × 1 = 4.95 KN/m


Retombée 25 KN/m³ × 0.20 × 0.20 = 1 KN/m
g = 5.95 KN/m

¾ Charges exploitation : 1.5 KN/m² × 1 = 1.5 KN/m = q

¾ Charge de calcul : pu = 1.35 × 5.95 + 1.5 × 1.5 = 10.3 KN/m

b- Moments fléchissants : l = 3.30 m

3.30 2
M0 = 10.3 × = 14 mKN
8
q 1.5
α= = = 0.201
g+q 5.95 + 1.5

1 + 0.3 α = 1.06

¾ Appui intermédiaire :
Ma = 0.5 M0 = 7 mKN

¾ Travée de rive :
Mt = 1.06 × 14 – 7/2 = 11.3 mKN

¾ Travée intermédiaire :
Mt = 1.06 × 14 – (7 + 7/2) = 7.84 mKN

c- Efforts tranchants :
Appuis courants :
Vu = 10.3 × (3.3/2) = 17.0 KN

Appui intermédiaire dans travée de rive :


Vu = 1.1 × 17 = 18.7 KN
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d- Calcul des armatures longitudinales :


™ Sur appui intermédiaire :
Mu 0.007
µ= = = 0.0299
b 0 d² σ b 0.2 × 0.3² × 13

z = (1 – 0.6 µ) d = (1 – 0.6 × 0.0299) 0.30 = 0.295 m

σs = 348 MPa

0.007
A= = 0.68 × 10 - 4 m² = 0.68 cm²
0.295 × 348

Section minimale :
b0 h 20 × 35
Amin = = = 0.70 cm² 2 ø 10
1000 1000

™ En travée de rive :

11.3 × 10 -3
µ= = 0.0483
0.2 × 0.3² × 13

z = (1 – 0.6 × 0.0483) 0.30 = 0.291 m

11.3 × 10 -3
A= = 1.12 cm² 2 ø 10
0.291 × 348

™ En travée intermédiaire : 2 ø 10

e- Calcul des armatures transversales :

Vu 18.7 × 10 -3
τu = = = 0.31 MPa
b0 d 0.20 × 0.30

Si on suppose l’absence de reprise : k = 1


At τ u - 0.5 k
= =0
b0 st 0.8 f e (sin α + cos α)

Section minimale :
At fe
= 0.4 MPa
b0 st

0.4 × 20 × 100
⇒ At = = 2 cm²/ml
400

Cadre ø 6 , st = 25 cm
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Armatures inférieures

I II III
15 ø 6 8 ø 10 3 ø 10

10 ø 10
A
4 ø 12
10 ø 10

Renforts
8 ø 12
2 ø 10

Renforts
2 ø 10
+ 7 ø 14

10 ø 8 10 ø 8

8 ø 10

4 ø 10

12 ø 8 8 ø 10 3ø8 12 ø 6
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Armatures supérieures

I 15 ø 6 3 ø 10 II 15 ø 6 15 ø 6 III 4 ø 14
4ø6 4 ø 14 4ø6 4ø6

3 ø 14

11 ø 6 11 ø 6
A

8 ø 14
4 ø 14
6 ø 14
11 ø 6
B
11 ø 6

11 ø 6 11 ø 6
2×4ø8
3ø8
C

15 ø 6 3 ø 10 13 ø 6 3 ø 10 13 ø 6
5ø8 6 ø 12 6 ø 12
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CHAPITRE IV : ESCALIERS

I - Généralités :
Un escalier se compose de la marche dont la largeur s’appelle le giron, de la contremarche et de
la paillasse.
giron
a
marche

b contremarche paillasse

Formule de Blondel :

60 cm a + 2b 64 cm

Ce n’est pas une loi stricte, c’est plutôt une préférence pour avoir un escalier reposant.

En général au Liban 27 a 30
15.5 b 18

Le plus courant a = 28 – b = 16

La Surcharge :

Habitation ordinaire 250 Kg/m²


Bâtiment à usage public ou officiel 400 à 500 Kg/m²

En général: Nombre de marches impair surtout pour un petit escalier de 1 à 5 marches.

Palier
Rampe
Volée

Jour = vide entre les


deux volées

Palier Paillasse

Limon en BA porteur
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II - Rappel R.M. :

L’escalier est assimilé à un solide à ligne moyenne inclinée.

P/m

x R1
V(x) R(x)
R0 G1
N(x)
) α
G0
l

Pl²
Mt / G1 = 0 ⇒ R0l – =0
2

Pl
⇒ R0 = R1 =
2

Px² Px
M(x) = R0x – = (l – x) = Miso de la poutre droite
2 2

Pl
R(x) = R0 – px = – px
2

V(x) = R(x) cos α


s
N(x) = R(x) sin α

Conclusion :

Dans une étude d’escalier, le moment fléchissant est celui de la poutre droite associée.
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III - Escalier coulé sur place :


a - Escalier sans limon central :
C’est le cas le plus répandu.
La paillasse porte de palier à palier et l’élément résistant est constitué d’une dalle inclinée
d’épaisseur h0 constante partiellement encastrée aux extrémités. Les marches au-dessus de la paillasse
sont considérées comme une superstructure et donc n’interviennent pas dans la résistance mécanique de
l’escalier. Par conséquent, on se ramène au calcul d’une poutre brisée inclinée pouvant avoir l’une des
quatre formes ci-dessous :
P2/m
P1/m

Ø 6 / 25
1T10

Aa Ap

Arép
Ap

En travée, pour le calcul des moments, on calcule en général Miso maximum dans la poutre

isostatique associée. Le ferraillage principal Ap = f (Miso) est une fonction de Miso.

Aa = f (0.2 Miso) appui

Arép ∈ [ 1/4 ; 1/3 ] Ap

™ Phase séparant le coulage de l’escalier de son utilisation.


Le nez de la marche pas encore assez dur, escalier très utilisé par les ouvriers. On a intérêt à mettre
le ferraillage suivant :

Pour les marches : (ferraillage facultatif) :


1T10 ; Ø 6 / 25
On ne le met pas si on va revêtir l’escalier rapidement. Certains mettent des cornières…
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™ Pour l’effort tranchant, on n’en tient pas compte tant que l’on applique les conditions des dalles
travaillant dans un seul sens. EC2 - 6.2.2 – page III-32.

Exemple :
1.62 m
Escalier : 2 volées
9 marches )θ
10 contremarches / volée
Hauteur étage = 3.24 m 1.24 m 2.52 m 1.24 m
20 contremarches de 16.2 cm chacune
Usage d’habitation Q = 250 Kg / m²

3.24 / 2 = 1.62
1.62 / 10 = 16.2
28 × 9 = 252

1- Prédimensionnement :
L’escalier est une dalle travaillant dans un seul sens.

™ Critère de flèche h0 = L / 30 = 500 / 30 = 16.7 cm

™ Critère de feu 11 cm (CF 2h)

™ Critère de résistance à vérifier après le calcul suivant.

2- Calcul de l’escalier :

a- Détermination des charges sur paillasse :

1.62
tg θ = → cos θ = 0.841
2.52

™ Charges permanentes:

P.P. enduit poids des marches nombre de marches par m


0.02 0.28 × 0.162 1
g / m (bande de 1 m) = o25 × 0.17 × 1 p + o22 × p + o25 × p×o p
cos θ 0.841 2 0.28

revêtement
1
+ [(1.5 × 0.162) + (2 × 0.28)] × 1 ×
0.28

⇒ g = 10.5 KN/m
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™ Surcharge sur paillasse 2.5 KN/m² Carrelage


+ Sable 2 KN/m²
⇒ P1u / m = 1.35g + 1.5q
= (1.35 × 10.5) + (1.5 × 2.5)
= 17.9 KN/m Carrelage

b- Charges sur palier :

g/m² = (25 × 0.17) + (22 × 0.02) + 2 = 6.69


p.p. enduit carrelage 1.5 KN/m²

q/m = 2.5 KN/m

P2u/m = (1.35 × 6.69) + (1.5 × 2.5) = 12.78 KN/m

Résolution RM :

17.9 12.78
=
12.78

+
17.9 – 12.78

12.78 × 25 5.12 × 2.52 5 1.26


Mmax = + qo × p – o1.26 × 5.12 × pr
8 2 2 2

= 51.97 KN.m ≈ 52 KN.m / bande de 1 m

™ Vérification du critère de résistance :

Mmax Ml = 0.372 × 1 × (0.14)² × (25 / 1.5)


↓ ↓
1m d = (17 – 3)

52 × 10-3 121 × 10-3 MNm OK

Donc h = 17 cm valable (h = hauteur de la paillasse)


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™ Vérification du critère de l’effort tranchant :

O.K.

Ferraillage :

Ap = f (Miso) = 11.02 cm² soit 6 T 16 = 12.06 cm²

Aa = f (Miso) = 0.2 × 12 = 2.4 cm²

Arép ∈ [12 / 4 ; 12 / 3] = 3 à 4 cm²/m

Ø 6 / 25
1T10
6 T 10 / m
6 T 16 / m

5 T 10 / m
6 T 16 / m

b - Escalier en console :
Ce type d’escalier est constitué d’une paillasse et de marches encastrées sur mur porteur.
Ce type de disposition correspond surtout aux escaliers en hélice construits à l’intérieur des tours.

g
On assimile la marche à une section rectangulaire de a1 a2
a1 + a 2
largeur g et de hauteur = h marche
2
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On considère que la charge / marche comprend en dehors du poids propre et du revêtement une
surcharge de 2 à 3 personnes entre 150 et 225 Kg / marche.

Les armatures principales sont disposées à la partie supérieure de la marche, et à la partie


inférieure on prévoit des armatures de montages. On prévoit aussi dans la paillasse des armatures
longitudinales de l’ordre de 1/3 Ap destinées à renforcer les angles.

Al

Ap

Al: armature de raidissement

Remarque :

Il faut bien assurer l’ancrage. Ap doit rentrer dans le mur.


On calcule le mur porteur en B.A. de manière à absorber les moments de flexion produit par les
marches.

On fait sortir les aciers d’ancrage en dehors de la surface du mur d’une quantité égale à la partie ancrée
dans le mur.
Le mieux est de couler l’escalier et de continuer ensuite le mur.
Problèmes de vibration à l’extrémité.

Ap

c - Escalier avec limon centrale :



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IV - Escaliers préfabriqués :
160 11 × 28 = 308 cm 160

10
10

17 palier coulé
sur place
néoprène
Ap = 5 T 12 / m

10 paillasse préfabriquée
10 17
Arép = 4 T 8 / m tg θ = 28
becquet
298 cm

Il est important que les bécquets aient une épaisseur 7 cm (10 cm minimum en pratique). On
se contente dans notre travail de bureau d’étude de calculer les paliers avec ce qu’ils contiennent
comme poutres noyées, bécquets et dalles pleines.

Concernant la paillasse préfabriquée et les marches préfabriquées, elles sont calculées en


isostatique par le préfabriquant.
Suivant le DTU Escalier, la hauteur minimale de la paillasse doit être au moins égale à 12 cm
pour tenir compte des problèmes de transport.

Exemple :
Soit à calculer un escalier de 20 contre-marches divisées en 2 volées. Chaque marche aura
comme dimension 17 × 28. On suppose les bécquets 10 × 10 et les paliers de 20 cm d’épaisseur. La
portée de cet escalier sera de 11 × 28 = 308 d’axe en axe.

a - Calcul de la paillasse :
q = 2.5 KN/m²
revêtement = 1.5 KN/m²
h0 ≈ 1/30 l = 298/30 ≈ 10 cm (flèche)
or DTU → h0 > 12 cm
adoptons h = 13 cm

Calcul de Miso identique au paragraphe précédent


On trouve : Mu = 17 KN.m
→ Ap = 5 T 12 / m
→ Arép = 4 T 8 / m

Il reste à déterminer le ferraillage de bécquets qui doit être assuré par le préfabriquant.
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b - Calcul des bécquets :


5 T 10 / m

En principe, l’effort tranchant de la paillasse Vu 2T8


est égal à la réaction d’appui Vu = Ru
(poutre isostatique)
h d a
c
Vu = Pu / m × l/2
c1

Par sécurité, pour tenir compte de l’effet de température et de retrait dans les bécquets, nous
allons considérer la réaction Ru ≠ Vu mais

Ru = 2 Vu

Soit l’ la portée de calcul

l’ = max [ C + 3 cm ; C1 ]

a = l’ – C/2

d = 0.9h ou h – 2 cm

™ Si d > a l’étude se fait en console courte

™ Si d a l’étude se fait en console normale, suivant la théorie des poutres en flexion.


Le bécquet sera ferraillé à un effort tranchant Ru et pour un moment
fléchissant :

Mu = Ru × a

Remarque :

A défaut d’un calcul plus précis en console courte on prend :

Ru
A bécquet =
fyk
1.15
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™ L’écartement des armatures du bécquet :

St min [2h bécquet ; 20 cm]

Dans cet exemple, le résultat est, tout calcul fait :

d = a = 8 cm

En console courte Ab = 2.2 cm² / m


En flexion Ab = 2.05 cm² / m
Le ferraillage sera de 5 T 10 / m

c - Calcul du palier :
Le palier peut travailler sur 2, 3 ou 4 côtés. Il serait intéressant de le faire travailler avec une poutre
noyée : cette poutre serait soumise à la torsion. On fait travailler le palier sur 4 côtés.
La largeur de la poutre noyée est de l’ordre de 2 × h0 (en moyenne). Elle devrait être calculée à la
flexion simple, l’effort tranchant et la torsion.

Etude de la poutre noyée dans le palier :


Largeur de la poutre est de l’ordre de 2 × h0 = 40 cm

™ Charge provenant de la paillasse :

Pl 15.8 × 2.98
Vu = = = 23.55 KN/m
2 2

™ Poids du bécquet :

0.10 × 0.10 × 25 = 0.25 KN/m

™ Le palier :
25
0.2 × (1.6 – 0.4) × 2 = 0.2 × 1.2 × 12.5 = 3 KN/m

™ Poids poutre :

0.2 × 0.4 × 25 = 2 KN/m

™ Carrelage du palier :

2 × (0.4 + 0.6) = 2 KN/m


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™ Surcharge sur palier :

2.5 × (0.4 + 0.6) = 2.5 KN/m

D’où
Charge ultime/m de la poutre noyée :
Pu/m = 37.08 KN/m

D’où (2.5)²
Mu poutre = 37.08 × = 29 KN.m
8

37.08 × 2.5
Vu poutre = = 46.36 KN.m
2
Cu = ?

∃ un couple externe réparti (effet de torsion)


Tu = (23.55 × 0.25) = 5.9 KN.m par bande de 1 m

Il y a analogie entre diagramme effort tranchant de charge répartie et de couple réparti pour la torsion :

et

Diagramme effort tranchant Diagramme de torsion

5.9 × 2.5
⇒ Cu = 2 = 7.4 KN.m (couple sur appui)

D’où on a :
Moment maximal en travée → Mu
Effort tranchant maximal sur appui → Vu
Couple de torsion maximal sur appui → Cu

Mu = 29 KN.m → 5.2 cm² soit 4 T 14


Vu = 46.36 KN tA ferrailler suivant l’EC2
Cu = 7.4 KN.m

2.5 20

40
(1 cadre + 2 étriers) Ø 6 / 16 cm
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Calcul à la torsion : (suivant le BAEL ; pour information)


Cu b0
τu = 2 × Ω × b0
On prend une section fictive telle que : 20
b0 = 1/6 × Dimension du petit côté de la poutre
= 1/6 × 20 = 3.33 cm
40
Ω = (20 – 3.33) × (40 – 3.33) = 611 cm²

Cu 7.4 × 10–3
τu = 2 × Ω × b0
=
2 × 3.33 × 10–2 × 611 × 10–4
= 1.82 MPa

u = périmètre du contour
= [(a – b0) + (b – b0)] × 2
= [(20 – 3.33) + (40 – 3.33)] × 2
= 106.66 cm

™ Ferraillage longitudinal :

Cu fe ∑Al
= × → Al = 1.86 cm²
2Ω 1.15 u

™ Ferraillage transversal :

Cu St
× × 1.15 = At
2Ω fet

At Cu × 1.15
⇒ = = 2.96 × 10–4
St 2 Ω fet
6 Ø 6 ⇒ St = 57 cm soit 2 plans / m

(1 cadre + 2 étriers) Ø 6 / 16 cm ⇒ 6 plans / m

6 plans / m + 2 plans / m ⇒ 8 × (1 cadre + 2 étriers) Ø 6 / m


↓ ↓
effort torsion
tranchant
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V - Annexe : Divers types d’escaliers coulés sur place.


a - Escalier à palier intermédiaire non appuyé :
1- Vue perspective :

Béton banché ou
béton armé chargé Palier d’étage Volée

Palier
Volée intermédiaire

Ossature B.A. 2
1

l
2- On est ramené à l’étude d’un solide à ligne moyenne brisée : A

™ L’action des forces extérieures le long de la ligne c l1


moyenne se réduit à une charge P et à un moment c P
résultante des moments appliqués tout le long de Bc. a
En A - 3 réactions en D - 3 réactions b B
h c Cn
- 3 moments - 3 moments C
6 équations d’équilibre statique
il reste 6 inconnues hyperstatiques D

™ On pourrait résoudre le problème dans chaque condition d’appui soit par une méthode de Cross
soit par une méthode des travaux virtuels. On peut également chercher à s’électionner parmi les
12 inconnues un certain nombre d’inconnues que l’on se donne à priori et ceci afin que l’en
puisse statiquement résoudre le problème.

™ Nous allons voir ci-après deux de ces solutions. n


+ le long de
b
V2 t la ligne
C2 + + moyenne
3- Première solution : H2
t
A
™ 6 équations d’équilibre : n
P
Fx ; Fy ; Fz ; Mx ; My ; Mz b
B
V1 C1 C t
(Fx) ; – H1 – H2 = 0 C
z
H1
+ D
(Fz) ; – (V1 + V2) = P y
+
(Fy) ; = 0 + x
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(Mx) ; + V2 l0 – Pb = 0
Pb Pc
V2 = V1 =
l0 l0

(My) ; – H2 h + Pa + C = 0

Pa + C Pa + C
H2 = H1 =
h h

(Mz) ; C1 + C2 + H2 l0 = 0

et on se fixe à priori C1 = C2 = C0

H2 l0 (Pa + C) l0
C0 = C0 =
2 2h

™ Réduction des efforts le long de la ligne moyenne :


V2
i l
-P charge par ml le long de la ligne moyenne cos i =
en projection horizontale H2 C2 l1
A l1
P = p (2 l + l0)
h h
/2 sin i =
i
2 l1
B
h
l tg i =
2l
-m moment par ml le long du palier intermédiaire p . 2l . l/2 + p l0 . l l (l + l0)
C = m . l0 a= =
p (2l + l0) 2l + l0
Charge symétrique : V1 = V2 = P/2

- en A Mx = 0 Nx = – H2 Mb = 0 Nb = 0
My = 0 Ny = 0 → Mn = C2 cos i Nn = V2 cos i – H2 sin i
Mz = C2 Nz = V2 Mt = C2 sin i Nt = – V2 sin i – H2 cos i

- en B barre AB
Mb = – p l²/2 + V2 l – H2 h/2 = – C/2 Nb = 0
Mn = C2 cos i Nn = V2 cos i – H2 sin i – p l cos i
Mt = C2 sin i Nt = – V2 sin i – H2 cos i + p l sin i

- en B barre BC
Mb = 0 Nb = – H2
Mn = C2 Nn = V2 – p l
Mt = H2 h/2 – V2 l + p l²/2 = C/2 Nt = 0
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- à mi-portée de BC
Mb = V2 l0/2 – p l l0/2 – p l0²/8 = p l0²/8 Nb = – H2
Mn = C2 + H2 l0/2 = 0 Nn = V2 – p l – p l0²/2 = 0
Mt = H2 h/2 – V2 l + p l²/2 – C/2 = 0 Nt = 0

- Les paliers et étages seront à étudier pour :


• moment de flexion axe vertical : effet de H2 et C2
• moment de flexion axe horizontal : effet de V2
• moment de torsion : nul

- Il faudra ensuite s’assurer de la transmission des forces horizontales depuis les extrémités des paliers
jusqu’au sol par l’intermédiaire de l’ossature en Béton Armé.

- Cette première solution pourrait correspondre à la structure 2 représentée plus haut en perspective.

4- Deuxième solution :
V2 n
™ 6 équations d’équilibre : C2
b
(Fx) → 0 A

t n
(Fz) → V1 + V2 = P P
z
B b
(Fy) → 0 y V1 C
C1 C t
Pb Pa
(Mx) → V2 = V1 = x
l0 l0 D

(My) → C1 + C2 + C + Pa = 0
C C b C
on pose C1 = Pa × + et C2 = Pa × +
l0 2 l0 2

Pa C
soit compte tenu symétrique C1 = C2 = ×
2 2
(Mz) → 0

™ Réduction des efforts le long de la ligne moyenne :

- en A Mx = 0 Nx = 0 Mb = C2 Nb = 0
My = C2 Ny = 0 Mn = 0 Nn = V2 cos i
Mz = 0 Nz = V2 Mt = 0 Nt = – V2 sin i

- en B barre AB
Mb = C2 + V2 l – p l²/2 = C/2 Nb = 0
Mn = 0 Nn = (V2 – p l) cos i
Mt = 0 Nt = – (V2 – p l) sin i
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- en B barre BC
Mb = 0 Nb = 0
Mn = 0 Nn = V2 – p l
Mt = – V2 l + p l²/2 – C2 = C/2 Nt = 0

- à mi-portée de BC
Mb = V2 l0/2 + p l l0/2 – p l0²/8 = p l0²/8 Nb = 0
Mn = 0 Nn = 0
Mt = – V2 l – C2 + p l²/2 – C/2 = 0 Nt = 0

Cette deuxième solution pourrait correspondre à la structure 1 représentée en perspective plus haut.

Il faudrait alors calculer le mur en béton armé en flexion composée sous les charges verticales, la
réaction de l’escalier et les moments C2 , C1 de l’escalier.

Cette deuxième solution revient exactement à faire porter sur appuis simples la poutre BC, les appuis
étant les extrémités des consoles AB et CD.

Cette solution doit conduire à un ferraillage plus important que la précédente et en particulier la
paillasse devrait avoir un coffrage de console courante soit une épaisseur l / 10.

b - Escalier hélicoïdal à noyau central :


1- Description :
Marches préfabriquées en porte-à-faux sur un noyau central.
16 marches : 16 × 17.5 = 2.80 m pour un tour complet.

15
8
17.5

120 Côtes en cm
15
Noyau central
25

marche préfabriquée

2- Etude des marches :


Elles seront calculées en console venant prendre appui sur le noyau central, coulé en place.
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3- Etude du noyau central :


y
™ Noyau central articulé aux appuis :

A A

B
γ β
2h
A m0 α
z
γ x
B B

- m0 : moment causé sur le noyau par les marches par unité d’angle β ou γ.
z β βh h
= z= z= (α–γ)
2h 2α α α

α
- moments Mx = –x m0 cos γ d γ + VBy . z
γ A VAy
α
= – m0 [sin γ] γ + VBy . h (1 – γ/α)

et MxA = – m0 [sin α – sin (– α)] + VBy . h (1 + α/d) = 0 mx = m0 cos γ


m0 sin α
VBy = h
m0 x y
Mx = α [α sin γ – γ sin α] B VBy

α
- moments My = –x m0 sin γ d γ + VBx . z A VAx
γ

α
= m0 [cos γ] γ 00 + VBx . h (1 – γ/α)
my = m0 sin γ
et MyA = m0 [cos α – cos (– α)] + VBx . h (1 + 1) = 0

VBx = VAx = 0 y x
B VBx
My = – m0 [cos γ – cos α]
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- Représentation des moments : A


m0 sin α
VAy = VBy = VBx = VAx = 0
h
Mx
m0 My
Mx = [α sin γ – γ sin α]
α
y
My = – m0 [cos γ – cos α]
α
B
x

CAy
™ Noyau central encastré aux appuis : A VAy

Moments Mx = – m0 (sin α – sin γ) + VBy . h (1 – γ/α) + CBy

MxA = – CBy = – m0 2 sin α + VBy . 2 h + CBy mx = m0 cos γ

et Bertrand de Font violant concernant B de placement en A


α VBy y
x (α – γ) [ – m0 (sin α – sin γ) + VBy h/α (α – γ) + CBy ] d γ = 0 B
–α CBy

symétrie : CAy = CBy


(rotation en B = 0)

en développant:
α
x – m0 (α sin α – α sin γ + γ sin γ – γ sin α) + VBy h/α [α² + γ² – 2 α γ] + CBy (α – γ) = 0
–α

– m0 [α (sin α) γ + α cos γ . γ cos γ + sin γ – α²/2 sin α]− αα + VBy h/α [α² γ + γ²/3 – 2 α γ²/2]− αα
+ CBy [α γ .γ²/2] = 0

– m0 [2 (sin α) α² – 2 α cos α + 2 sin α] + VBy h/α [2 α³ + 2 α²/3] + 2 α² CBy = 0

– m0 [ – α cos α + sin α] + VBy . h α² [4/3 – 1] = 0

3 m0 [sin α – α cos α] m0
VBy = CBy = [(sin α) ( α² – 3) + 3 α cos α] < 0
h α² α²

Mx = – m0 (sin α – sin γ) + CBy + VBy . h (1 – γ/α)

γ = 0 → Mx = – m0 sin α + CBy + VBy . h = 0


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Moments My = – m0 (cos γ – cos α) + CBx

symétrie donne encore : VBx = 0 A

et Bertrand de Fontviolant


m0 sin γ
x [ – m0 (cos γ – cos α) + CxB ] d γ = 0
–α

– m0 2 sin α + 2 α cos α m0 + 2 α CxB = 0 x


B VBx
CxB = m0/α (sin α – α cos α) > 0 CBx

My = – m0 cos γ + m0 cos α + m0/α sin α – m0 cos α

My = – m0/α [α cos γ – sin α]

- Représentation des moments :

3 m0 [sin α – α cos α]
VAy = VBy = My
h α²
y
m0 Mx
CBy = [(α² – 3) sin α + 3 α cos α]
α²

m0 α
CBx = [sin α – α cos α] α
α

c - Escalier hélicoïdal à limon hélicoïdal :


B
1- Description :
yG
• Hélice 2h = 2 r α tg i P0
h = r α tg i G
M0
• p charge par ml le long de la projection 2h
horizontale de l’hélice moyenne

• m moment par ml le long de la projection a


horizontale de l’hélice moyenne α
x r γ y
• q charge par m² de surface projetée
i γ
• Moment des forces par rapport à la ligne moyenne A

Solution : étude du solide à ligne moyenne …


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a
a² a³
x 2 π (r – α) α d α = 2 π ( r – )
0 2 3

a
a² a³ α
x 2 π (r + α) α d α = 2 π ( r + )
0 2 3
r
a² a³ a² a³
et m × 2 π r = q [2 π ( r + ) – 2π(r – )]
2 3 2 3
2 a³
m= q a
3r a
a² y
p=2aq m= p 
3r

emmarchement
P0 = x prdα=2pαr γ
–α cos γ
x

M0 = x m cos γ r d α
–α

2 a²
M0 = 2 m r sin α = p sin α
3
+α p r d α cos γ r r sin α
abscisse yG de P0 yG = x =


–α prdα α
–α

r sin α
yG = α

2 a³ a²
m= q = p
3r 3r
p=2aq

P0 = 2 α p r
2 a²
M0 = p sin α
3

2- Résolution exacte :
6 inconnues en A
t 6 équations de la statique → 6 inconnues hyperstatiques
6 inconnues en B

Dans le cas de charges symétriques, on pourrait montrer que, à mi-portée de l’escalier :


n t
Rn = Rt = Mn = Mt = 0
Il reste deux inconnues hyperstatiques soient Ry et My.
On pourrait les déterminer par l’étude du solide à ligne moyenne. y
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3- Etude simplifiée :
On fera les mêmes hypothèses en ce qui concerne les appuis que celles utilisées précédemment :

™ Première solution : VB
B
- En A et B un moment ; une réaction verticale. CB
VA = VB = P0/2
hélice
Moment des forces verticales par rapport au plan vertical contenant AB.
α α
sin α B
M + P0 r ( – cos α) + M0 VA
α 
A
Ce moment est repris par moitié en A et par moitié en B α CA
α
r sin α M0
CA = CB = P0 ( – cos α) + n t
2 α 2 A

CA → CAr = CA sin α CA r
CAr = CA cos α

CA → CAt = CA cos α cos i


CAn = CA sin α sin i

Paillasse en A Palier en A

CAn flexion
CAt torsion

CAt torsion i
CAr flexion
CAr flexion

™ Deuxième solution :

- En A et B force verticale : VA
réaction horizontale parallèle à Oy : HA
moment d’axe vertical : CA

Σz forces → VA = VB = P0/2
Σy forces → HA = HB
Σx forces → 0=0
t
Σ M y → 0
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Σ M tz → en A : HB 2 r sin α + CA + CB = 0
CA = CB → CA = CB = – HB r sin α
sin α
Σ M tx → P0 r ( – cos α) + M0 . HB 2 h = 0
α
1 sin α
HB = [ P0 r ( – cos α) + M0 ]
2h α

Etude du palier :

Flexion d’une poutre Flexion d’une poutre


CA VA
horizontale chargée HA chargée verticalement.
horizontalement.
0

Etude de l’escalier :
CA

CA cos i
flexion
CA sin i torsion

™ Le choix entre l’un ou l’autre des schémas simplifiés sera à faire en fonction de la configuration
des paliers.

™ A partir du schéma choisi pour les réactions d’appui, on peut, en tout point de l’escalier, calculer
les moments de flexion et de torsion.

4- Exemple :
2.40
Paillasse 24 cm 2h = 4.80 m tg i = = 0.575
2 × 2 π/3
On a trouvé pp + sch → q = 1.4 t/m² p = 1.4 × 1.2 = 1.68 t/ml

P = 1.68 × 2.00 × 2 π × 2/3 = 14 t

0.6 × 0.6 × 1.68


m= = 0.101 tm/ml
3 × 2.0

M = 0.101 × 2 × 2.0 × √3/2 = 0.35 tm

2.00 × √3/2
yG = = 0.825 m
2 π/3
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Etude de l’escalier :

En supposant que les appuis correspondent à la première méthode

√3 1
M = 14 × 2 ( + ) + 0.35 = 25.95 m
2 × 2 π/3 2
M = 26 tm → en A

Paillasse :
√3
Flexion CAr = 13 × = 11.2 tm
2

1 1
Flexion CAn = 13 × × = 3.25 tm
2 2

1 √3
Torsion CAt = 13 × × = 5.6 tm
2 2

Etude de l’escalier :

En supposant que les appuis correspondent à la deuxième méthode

VA = 7 t

26
HB = HA = = 5.4 t
4.8

√3
CB = – 5.4 × 2 × = 9.35 tm
2

En A Paillasse :

VA = 7 t
√3
Flexion 9.35 = 8.1 tm
2

1
Torsion 9.35 × 2 = 4.68 tm

HA = 5.4 t (compression)

On calculerait les armatures correspondant à chacune des sollicitations et on les ajouterait enfin.

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