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Valorisation de la Pêche Artisanale en France

Ce document présente une étude sur la valorisation des bonnes pratiques de la pêche artisanale en France menée par le WWF. L'étude a identifié des bonnes pratiques à travers des entretiens avec des pêcheurs puis a sélectionné trois exemples à mettre en avant dans des courts-métrages pour les promouvoir auprès du grand public.

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Valorisation de la Pêche Artisanale en France

Ce document présente une étude sur la valorisation des bonnes pratiques de la pêche artisanale en France menée par le WWF. L'étude a identifié des bonnes pratiques à travers des entretiens avec des pêcheurs puis a sélectionné trois exemples à mettre en avant dans des courts-métrages pour les promouvoir auprès du grand public.

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AGROCAMPUS OUEST WWF – France

65 rue de Saint Brieuc Bois de Boulogne


CS 84215 1 carrefour de Longchamp
35042 Rennes Cedex 75016 Paris
Tél : 02 23 48 55 00 Tel : 01 55 25 84 84
Mémoire de Fin d'Etudes
DIPLOME D’INGENIEUR AGRONOME
Spécialisation : HALIEUTIQUE
Option : Production et Valorisation des produits Halieutiques

VALORISATION DES BONNES PRATIQUES


DE LA PECHE ARTISANALE EN FRANCE

Par : Mlle PETRE Elise


Devant le jury : Soutenu le : 14/09/2011
FOREST André, IFREMER,
GASCUEL Didier, pôle halieutique, Agrocampus Ouest
GUERIN Catherine, pôle halieutique, Agrocampus Ouest
LE PAPE Olivier, pôle halieutique, Agrocampus Ouest

Maîtres de stage : Charles BRAINE/ Denis ODY


Enseignant responsable : Olivier LE PAPE
Bon pour dépôt 
Autorisation de diffusion externe du mémoire : Oui  Non
"Les analyses et les conclusions de ce travail d'étudiant n'engagent
que la responsabilité de son auteur et non celle d’AGROCAMPUS OUEST".
Diffusion du mémoire
A remplir par l’auteur avec le maître de stage.

Aucune confidentialité ne sera prise en compte si la durée n’en est pas précisée.

(1)
Préciser les limites de la confidentialité :
Mémoire de fin d’études

Consultable sur place : oui  non

Reproduction autorisée :  oui  non

Prêt autorisé :  oui  non

Confidentialité absolue :  oui  non


(ni consultation, ni prêt)

Si oui 1 an 5 ans
10 ans

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Diffusion de la version numérique PDF :  oui  non

Si oui, l’auteur complète l’autorisation suivante :

Je soussigné(e) Elise PETRE , propriétaire des droits de reproduction dudit


résumé, autorise toutes les sources bibliographiques à le signaler et le publier.

Date :26.08.2011 Signature :

___________________________________________________________________
__________________

Rennes, le

Le Maître de stage(2), L’auteur,

L’Enseignant responsable(2),
(1) L’administration, les enseignants et les différents services de documentation d’AGROCAMPUS OUEST
s’engagent à respecter cette confidentialité.
(2) Signature et cachet de l’organisme.
SOMMAIRE
INTRODUCTION ..................................................................................................................................... 1
1.CONTEXTE DE L’ETUDE................................................................................................................... 4
1.1. METHODES DE VALORISATION DE LA PETITE PECHE ARTISANALE ........................................ 4
1.1.1. Valorisation et soutien à la petite pêche artisanale au niveau institutionnel.................... 4
1.1.2. Image et valorisation du métier et du secteur au niveau du grand public ........................ 4
1.2. LE CHOIX DU WWF-FRANCE .................................................................................................. 5
1.2.1. Etat des lieux sur les circuits-courts pour les produits de la mer ...................................... 5
1.2.2. Création et soutien d’une plateforme méditerranéenne de pêcheurs artisans.................. 6
1.2.3. Valorisation des bonnes pratiques de pêche durable ......................................................... 7
2.IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE................................. 8
2.1. DEFINITION ET METHODE D’IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES ................................ 8
2.1.1. Analyse bibliographique des référentiels existants ............................................................ 8
2.1.1.1. Code de conduite pour une Pêche Responsable, FAO .............................................................. 8
2.1.1.2. Code européen de bonnes pratiques pour une pêche durable et responsable........................... 8
2.1.1.3. Travaux d’identification de bonnes pratiques........................................................................... 8
2.1.2. Etablissement d’une grille de critères de bonnes pratiques pour une pêche durable ....... 9
2.2. IDENTIFICATION ET RECENSEMENT DES BONNES PRATIQUES DE PECHE EN FRANCE ......... 10
2.2.1. Méthode d’enquête et d’entretiens.................................................................................... 10
2.2.2. Recensement et analyse des bonnes pratiques du littoral ................................................ 12
2.2.2.1. Différentes visions des bonnes pratiques ................................................................................ 12
2.2.2.2. Une graduation des bonnes pratiques..................................................................................... 12
3.VALORISATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE.................................. 17
3.1. LE CHOIX DE LA REALISATION DE TROIS COURTS-METRAGES ............................................. 17
3.2. SELECTION DES EXEMPLES A METTRE EN AVANT ................................................................. 17
3.2.1. La pêche au merlu de ligne de St Jean de Luz................................................................. 18
3.2.2. La pêche aux homards et bulots de Basse Normandie .................................................... 21
3.2.3. La pêche de la langouste en Corse ................................................................................... 24
3.2.4. Bilan des trois pêcheries ................................................................................................... 27
3.3. MISE EN ŒUVRE ET REALISATION DES SUPPORTS DE VALORISATION .................................. 28
3.3.1. Préparation........................................................................................................................ 28
3.3.1.1. Rencontres et entretien............................................................................................................ 28
3.3.1.2. Travail de scénarisation.......................................................................................................... 28
3.3.2. Réalisation......................................................................................................................... 30
3.3.3. Diffusion............................................................................................................................ 30
4.RESULTATS ATTENDUS ET PERSPECTIVES............................................................................. 32
4.1. RESULTATS ESPERES .............................................................................................................. 32
4.1.1. Sensibilisation des citoyens et consommateurs ................................................................ 32
4.1.2. Soutien des professionnels et influence sur les décisions politiques ............................... 32
4.1.3. Propagation des bonnes pratiques.................................................................................... 33
4.2. PERSPECTIVES........................................................................................................................ 33
4.2.1. Recensement et échange sur l’ensemble des bonnes pratiques ....................................... 33
4.2.2. Information jusqu’au consommateur .............................................................................. 34
CONCLUSION ........................................................................................................................................ 35
BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................................... 37
ANNEXES ...................................................................................................................................................I
ANNEXE I : GRILLE DE BONNES PRATIQUES DU RAPPORT DE RECENSEMENT DES BONNES PRATIQUES DES
PROFESSIONNELS DES PECHES MARITIMES DU CNPMEM, 2010 ............................................................... I
ANNEXE II : GRILLE DE CRITERE DE BONNES PRATIQUES DE PECHE .........................................................II
ANNEXE III : LISTE DES PERSONNES CONTACTEES ................................................................................. IV
ANNEXE IV : LISTE DES BONNES PRATIQUES DE PECHE DURABLE .......................................................... VI
ANNEXE V : SCENARII DES TROIS COURTS-METRAGES ..........................................................................XX

i
REMERCIEMENTS

Mes remerciements les plus sincères s’adressent sans nul doute à Charles Braine,
qui m’a fait découvrir le monde de la pêche au sein des ONG. Engagement, simplicité,
gentillesse, sympathie, camaraderie, humilité, dévouement,…font partie du quotidien
lorsqu’on travaille à ses côtés.
Je tiens également à remercier Denis Ody qui se rend toujours disponible pour
écouter les idées, recadrer le travail et poser les bonnes questions.
Merci à vous deux, j’ai beaucoup appris à vos côtés.

Un grand merci à Olivier Le Pape pour sa présence et son suivi constructif pour
mon travail.

Merci également à tous ceux qui de près ou de loin m’ont aidé dans mon travail,
dans la rédaction du mémoire ou qui ont tout simplement été présents durant ces 6 mois
de stage…

Bien sûr, un grand merci aux pandas et leurs stagiaires qui m’ont permis de
passer de très bons moments au bois de Boulogne.

ii
GLOSSAIRE

AFOM (matrice) : matrice des Atouts, Faiblesses, Opportunités et Menaces


AGLIA : Association du Grand Littoral Atlantique
AMAP : Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne
AMOP : Association Méditerranéenne des Organisation de Producteurs
AMP : Aire Marine Protégée
C.A.P. 2000 : Association de Conchyliculteurs, Agriculteurs et Pêcheurs
CIEM/ICES : Conseil International pour l’Exploration de la Mer/International Council
for the Exploration of the Sea
CNPMEM : Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins
CRPBN : Comité Régional des Pêches de Basse Normandie
FAO : Food and Agriculture Organization of the United Nations (Organisation des
Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation)
FEP : Fond Européen pour la Pêche
Ifremer : Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer
IMA : Instituts des Milieux Aquatiques
MSC : Marine Stewardship Council
NFM : Normandie Fraicheur Mer
OEC : Office de l’Environnement de Corse
ONG : Organisation Non gouvernementale
OP : Organisation de Producteurs
PCP : Politique Commune des Pêches
RMD/MSY : Rendement Maximum Durable/ Maximal Sustainable Yield
SMEL : Syndicat Mixte pour l’Equipement du Littoral
STARESO : Station de Recherche Sous-marines et Océanographiques
UEGC : Unités d’Exploitation et de Gestion Concertées
WWF : World Wildlife Foundation
WWF-MedPO : WWF Mediterranean Policy Office

iii
LISTE DES ANNEXES

Annexe I : Grille de bonnes pratiques du rapport de recensement des bonnes


pratiques des professionnels des pêches maritimes du CNPMEM, 2010 ...........I
Annexe II : Grille de critère de bonnes pratiques de pêche....................................... II
Annexe III : liste des personnes contactées ................................................................IV
Annexe IV : liste des bonnes pratiques de pêche durable .........................................VI
Annexe V : Scénarii des trois courts-métrages ........................................................ XX

iv
LISTE DES ILLUSTRATIONS

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Freins et leviers globaux à la mise en place de bonnes pratiques ........ 16


Tableau 2 : Matrice AFOM de la pêcherie de merlu de ligne de Saint Jean de Luz
................................................................................................................................ 21
Tableau 3 : Matrice AFOM des pêcheries de Bulots et de Grands Crustacés en
Basse Normandie................................................................................................... 24
Tableau 4 : Matrice AFOM de la pêcherie langoustière de Corse ........................... 27
Tableau 5 : Caractéristiques positives de pêche durable des pêcheries choisies .... 27
Tableau 6 : Liste des intervenants pour le film de Saint Jean de Luz ..................... 29
Tableau 7 : Liste des intervenants pour le film de Basse Normandie...................... 29
Tableau 8 : Liste des intervenants pour le film de la Corse...................................... 30

LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Schéma illustrant les différences entre pêche artisanale et industrielle
qui prévaut dans de nombreux pays. Source : Jacquet et Pauly (2008) ............. 2
Figure 2 : Thématiques de pêche durable .................................................................... 9
Figure 3 : Schéma de déroulement d’entretien .......................................................... 11
Figure 4 : Graduation des Bonnes Pratiques ............................................................. 15
Figure 5 : Evolution des débarquements, du recrutement, de la mortalité par pêche
et de la Biomasse Féconde pour le stock de merlu Nord (Division IIIa, Zones
IV, VI et VII, et division VIIIa,b,d). Source : ICES, 2011................................. 18
Figure 6 : Merlu de ligne de St Jean de Luz. Source : Pêtre E. ................................ 19
Figure 7 : Evolution des captures de bulots effectuées en Basse-Normandie entre
2003 et 2008 (en tonnes). Source : Biseau, 2011 ................................................. 22

v
INTRODUCTION
INTRODUCTION
Surexploitation des stocks, Effondrement, surcapacité, crise, prix
du gasoil, épuisement des stocks, prix des
diminution du nombre de pêcheurs,
produits à la baisse, surpêche, disparition d’espèces… Sont autant de termes
décrivant malheureusement l’évolution de la pêche ces 30 dernières années. Si le
modèle d’exploitation des ressources halieutiques ne change pas, la pêche maritime
européenne est amenée à disparaitre (Gascuel et al., 2011). Ce sombre tableau est
souvent dressé, à juste titre, pour alerter sur la situation catastrophique de l’état des
ressources marines. Existe-il encore des solutions pour parvenir à un avenir sain pour
nos océans ?...
Oui, il est encore temps de changer la donne mais il faudra une forte volonté et
des changements profonds. Approche écosystémique, nouvelles règles de gestion, droit
d’accès, Rendement Maximum Durable (RMD), implication de l’ensemble des acteurs,
valorisation…sont autant d’approche à mettre en œuvre pour inscrire le secteur de la
pêche dans le développement durable.
La « pêche durable »… sa définition diffère selon les auteurs, certains la
définissent comme une activité ayant une approche écosystémique, d’autres la
restreignent à une exploitation au Rendement Maximum Durable (RMD), d’autres
encore réduisent la pêche durable au simple fait d’exercer une activité légale,… Mais
l’on peut s’accorder à dire que la pêche durable est plus globalement une pêche dont les
pratiques préservent - ou contribuent à préserver – la productivité biologique et
l’équilibre des écosystèmes tout en étant capable de créer richesse, emploi et animation
des territoires littoraux.
Cette définition semble s’appliquer à la plupart des activités de petite pêche
artisanale. Encore un terme bien difficile à appréhender. 70% des pays la définit selon
la taille des bateaux - de moins de 10m à moins de 24m -, d’autre se basent sur le
tonnage de jauge brute, la puissance du moteur ou encore le type d’engins utilisés. En
France par exemple elle correspond aux « navires de moins de 24 mètres avec armateur
embarqué ». Dans tous les cas, nous parlerons de la pêche artisanale comme étant une
pêche à petite échelle, le plus souvent côtière, aux techniques de pêche pour la plupart
basées sur des engins de type dormants et surtout à dimension humaine avec un ancrage
fort à un territoire. Plusieurs catégories de pêche peuvent répondre aux critères de pêche
durable, on ne peut se contenter de dire « Small is Best, Big is Bad1 » ; il existe de
bonnes pratiques au niveau industriel tout comme il est des exemples de pêche
destructrice à petite échelle. Néanmoins, la petite pêche artisanale détient
intrinsèquement des avantages écologiques, économiques et sociaux remarquables. Le
fait d’effectuer des marées courtes, d’avoir un fort ancrage au niveau local, d’être
souvent polyvalente et capable de s’adapter en fonction de la météo et/ou des saisons,…
lui permet de mieux réguler son effort. L’étude de Jacquet et Pauly (2008), figure 1,
résume ces avantages potentiels de la pêche artisanale dite à « petite échelle » par
rapport à la pêche industrielle.

1
Les petits sont bons, les gros sont mauvais

1
Figure 1 : Schéma illustrant les différences entre pêche artisanale et industrielle qui prévaut dans
de nombreux pays. Source : Jacquet et Pauly (2008)

De plus, contrairement à la pêche industrielle qui, de part sa capacité financière


et son poids relatif dans l’économie, est déjà fortement représentée au sein de la
profession et dans l’ensemble de la filière pêche, la pêche artisanale est souvent écartée
des prises de décision, peu entendue et manque de représentativité. Ce manque a parfois
un impact dramatique sur les décisions de gestion prises, car souvent inadaptées aux
réalités quotidiennes. A l’heure où se négocie la réforme de la Politique Commune des
Pêches (PCP) pour 2012-2013, il est important de rendre sa place légitime à la petite
pêche artisanale dans les décisions.
Sur le terrain, des pêcheurs, ports, organismes, tentent petit à petit de trouver des
solutions aux problèmes de raréfaction de la ressource, de consommation de carburant,
de perte de rendement,… Malheureusement, ces acteurs innovants sont parfois isolés ou
marginalisés par la profession. Et ces initiatives sont autant d’expériences positives peu
connues tant dans le monde de la pêche que dans les institutions ou par le grand public.
Plus généralement, l’image du métier et du secteur de la pêche est fort méconnu, les
citoyens sont pourtant demandeurs puisque la moitié souhaiterait plus d’information sur
le secteur de la pêche (Martinez et al., 2008). Il est donc nécessaire et urgent de
développer, propager et diffuser ces bonnes pratiques afin de faciliter l’évolution vers
une pêche durable.
Le WWF-France, convaincu du potentiel de la pêche artisanale pour une pêche
durable, a fait le choix de soutenir les bonnes pratiques de cette activité. Son objectif est
d’une part d’identifier ces bonnes pratiques pour ensuite faciliter leur diffusion et
propagation. Ce sont ces innovations, adaptées à chaque territoire, et leur multiplication
qui pourront donner naissance à une pêche durable. La solution à la situation actuelle
n’est pas unique, mais bien une combinaison d’initiatives nombreuses et diversifiées.
Le but de ce stage était donc dans un premier temps d’identifier les méthodes de
valorisation possible des bonnes pratiques, pour ensuite les mettre en application. La

2
première phase a consisté en un travail de recherche bibliographique à la fois sur les
méthodes de valorisation de la pêche durable mais également sur les méthodes
d’identification des bonnes pratiques de pêche. La seconde phase fut la recherche et le
listing de différentes bonnes pratiques de pêche ainsi que la sélection de quelques unes
d’entres elles suffisamment représentatives ou pertinentes pour être données en
exemple.
Ce rapport vise donc à décrire en premier lieu quelques démarches de soutien et
valorisation de bonnes pratiques de la pêche artisanale. Différentes bonnes pratiques du
littoral français seront ensuite identifiées au moyen d’une grille de critère préalablement
élaborée. Puis un mode de valorisation sera développé avec la mise en avant de
quelques exemples de bonnes pratiques.

3
1. CONTEXTE DE L’ETUDE
1.CONTEXTE DE L’ETUDE
1.1. Méthodes de valorisation de la petite pêche artisanale
La valorisation d’un métier ou d’un secteur consiste à mettre en valeur, à faire
connaitre et donner de l’importance à ce dernier, également inciter à conserver voire
amplifier les vertus de ses pratiques. Il s’agit donc ici de mettre en avant les qualités et
avantages des bonnes pratiques de la pêche artisanale française. Le but de ce travail est
d’une part de faire valoir ce secteur au niveau institutionnel et soutenir cette profession
auprès de leurs représentants régionaux, nationaux et européens ; mais également de
leur donner une visibilité aux yeux du grand public.
Il y a donc plusieurs publics à cibler : les professionnels eux-mêmes, les institutions
et le « grand public ». Les outils à utiliser pour valoriser la pêche artisanale à ces
différents niveaux ne sont donc pas les mêmes. Pour atteindre les institutions, il est
important d’une part de soutenir les pêcheurs artisans dans leurs démarches locales et de
les faire connaitre au niveau de leurs représentants haut placés et d’autre part de soutenir
et d’assurer la place de cette pêche au sein de l’ensemble de la filière. Pour ce qui est du
grand public, il est important de lui faire connaitre l’existence de cette pêche et, en tant
que consommateur des produits de la mer, de lui donner des pistes pour identifier et
savoir où se procurer les produits issus de la petite pêche artisanale.

1.1.1. Valorisation et soutien à la petite pêche artisanale au niveau


institutionnel
La petite pêche artisanale est peu représentée au niveau national et européen,
contrairement à la pêche industrielle ou semi-industrielle. La voix des pêcheurs artisans
est donc souvent peu entendue lors des réunions et on ne prête que trop peu attention
aux démarches, innovations et techniques de pêche durable qu’ils développent, malgré
les résultats probants qu’ils peuvent avancer (plus d’emplois, moins de litres de
carburant par captures, moins d’impacts environnementaux,…).
Il est donc important de soutenir cette activité lors des différentes réunions,
comités, conseils, réformes,… Compte tenu de l’évolution actuelle des pêches et de la
pression des industries, il est nécessaire d’assurer une place à la pêche artisanale au sein
de la filière.

La petite pêche artisanale est par essence une activité à petite échelle, pour être
connue et reconnue elle doit donc s’organiser et travailler sous forme de réseau, se
rassembler et communiquer d’une seule voix. Le soutien à apporter à ce secteur passe
donc par une aide en termes d’organisation et de création de ce type de réseau. Un
travail de conseil en termes de valorisation et communication sur ce travail en réseau
peut également être apporté. Faire connaitre les démarches de mutualisation et
fédération des pêcheurs artisans permet de leur donner plus de poids et de valoriser
leurs initiatives et leurs pratiques. Au-delà de l’effet « masse » qui donnera plus de
poids à cette activité, la création de réseaux de professionnels est également utile pour
les pêcheurs qui ont alors des canaux de communications plus directs pour échanger
entre eux sur leurs pratiques, innovations,…et partager ainsi leurs expériences positives.

1.1.2. Image et valorisation du métier et du secteur au niveau du grand


public
L’image qu’a le grand public du monde de la pêche va influencer ses actes d’achat
et la pression qu’il peut exercer sur les décisions politiques. Même si les

4
consommateurs orientent leurs actes d’achats essentiellement en fonction du prix, de la
fraicheur et de l’origine des produits de la mer, leurs préoccupations sur l’état des
ressources évoluent de façon croissante, surtout pour les jeunes populations de 26 à 35
ans (Mesnildrey et al., 2009). Malheureusement le grand public a une méconnaissance
des produits de la mer tant en terme de techniques de pêche que de diversité d’espèces
existantes (Martinez et al., 2008). Il est donc utile de les aider et les orienter d’une part
en les informant sur le métier et le secteur de la pêche en général mais également en les
informant sur la qualité générale des différents produits existant.
La valorisation des bonnes pratiques et leur visibilité auprès des consommateurs est
donc nécessaire.

1.2. Le choix du WWF-France


Pour les raisons citées en introduction de ce travail et dans le cadre de la réforme de
la PCP, le WWF-France, en tant qu’ONG de protection de l’environnement, a fait le
choix de soutenir les bonnes pratiques de la pêche artisanale. Dans la pratique, le WWF-
France rappelle en permanence les avantages de cette activité dans toutes ces
communications et représentations. Il participe également à des projets de terrains,
d’amélioration de sélectivité, d’aide à la valorisation et de co-gestion à des niveaux
locaux. Sa participation à des groupes de travail comme le groupe axe IV FEP Varois
ou les groupes de différentes Unités d’Exploitation et de Gestion Concertées2 (UEGC)
illustrent l’importance que le WWF-France accorde à l’implication de l’ensemble des
parties prenantes et à la relocalisation des mesures de gestion.
Le WWF-France a récemment souhaité pousser cette démarche de soutien à travers
trois nouveaux projets :
o L’état des lieux et possibilité d’évolution des circuits-courts pour les produits de
la mer
o Le soutien à la création d’une plateforme de pêcheurs artisans méditerranéens
o L’amélioration des connaissances et de l’image de la petite pêche artisanale en
France

1.2.1. Etat des lieux sur les circuits-courts3 pour les produits de la mer
Les bonnes pratiques de pêche durable passent aussi et surtout par une bonne
valorisation des produits. En faveur d’une alimentation locale et de saison, le WWF-
France soutient les démarches de commercialisation par les circuits-courts. Afin
d’établir un état des lieux de ces modes de commercialisation et d’identifier les
perspectives d’évolution de ces pratiques une étude a été commandée. L’objectif étant
d’analyser les différents circuits-courts envisageables pour les professionnels de la
pêche et de définir les freins et leviers pour leur mise en place (Anonyme, WWF-
France, 2011).
Les résultats de cette étude montrent que le contexte actuel est favorable au
développement de circuits-courts (baisse de rentabilité des pêcheurs, et volonté sociétale

2
Les UEGC sont un outil de gestion des pêches développé par le WWF-France. Ces unités couvrent des
échelles économiques et écologiques pertinentes. Partant d’un diagnostic territorial partagé, elles
développent une nouvelle gouvernance. Similaires à des concessions fermées, leur exploitation est
régulée par un système d’attribution de droits de pêche à long terme. L’identification des débouchées
permet une bonne valorisation des produits issus de ces unités. Enfin, un control strict est appliqué afin
d’y faire respecter toutes ses règles.
3
Les circuit-courts sont définis ici comme les circuits de vente ayant au plus un intermédiaire entre le pêcheur et le
consommateur final. Nous ne parlerons que de ventes directes du pêcheur aux poissonniers, restaurateurs et
particuliers.

5
de rapprochement entre producteurs et consommateurs) avec comme axes de
développement :

o la valorisation des communautés territoriales (potentiel pour la vente à la table)


o les changements culturels en cours au sein de la filière (pêcheurs) et hors filière
(consommateurs), les consommateurs sont demandeurs de produits locaux et les
pêcheurs s’orientent de plus en plus vers des systèmes de commercialisation
alternatifs (potentiel pour les nouveaux arrivants et nouveaux outils de vente)
Ce travail sera diffusé auprès des professionnels, institutions, élus,
représentants,…dans le but d’informer l’ensemble des parties sur les
avantages/inconvénients et mise en place de ce type de vente susceptible de se
développer au sein de la pêche artisanale.

1.2.2. Création et soutien d’une plateforme méditerranéenne de pêcheurs


artisans
En Méditerranée les petits métiers4 représentent environ 80% des effectifs totaux
de la pêche. Malgré tout, cette catégorie socioprofessionnelle souffre d’un manque de
représentativité réelle et de prise en considération de ses spécificités au sein des
structures institutionnelles existantes. Quelques pêcheurs espagnols, français, italiens et
grecs ont donc décidé de créer une plateforme des pêcheurs artisans méditerranéens. Ce
réseau a pour but de donner un poids plus important aux petits-métiers, de faire
connaitre leurs attentes au niveau européen en terme d’organisation et de gestion des
pêches afin qu’ils ne soient plus tenus à l’écart des décisions. Les pêcheurs artisans de
Méditerranée vont ainsi pouvoir mettre en avant et faire connaitre leurs exemples de
gestion, de pratiques, de valorisation des produits mais également partager entre eux
leurs expériences positives et travailler de concert avec les scientifiques, ONGs et
décideurs.
Le WWF-France, convaincu de l’importance de partager des expériences
positives entre les professionnels et d’assurer une représentativité équitable des
différentes activités au sein de la profession (artisanale comme industrielle), participe et
apporte son soutien à la création de cette plateforme. Son rôle est de faciliter les
échanges entre les pêcheurs, de les aider au niveau de la communication, d’ouvrir les
portes ou faciliter des rencontres au niveau européen et d’aider au développement et à
l’évolution de la plateforme.
Créée au mois de février 2011, la plateforme n’est encore qu’à ses débuts, mais
le projet est de fédérer l’ensemble des « petits métiers » méditerranéens en un réseau de
pêcheurs pour défendre de façon légitime leur intérêts au niveau des hautes instances
décisionnelles de la pêche, nationale et communautaire. Les objectifs prochains
auxquels participera le WWF-France seront la concrétisation de la création de la
plateforme ; la diffusion de l’existence de cette plateforme auprès des professionnels et
des institutions ; et la défense des intérêts des petits métiers et de la pêche en
Méditerranée dans le cadre de la réforme de la Politique Commune des Pêches.

4
Les petits métiers sont définis de la façon suivante :
- des unités de pêche d’une longueur hors tout inférieure à 12 mètres
- une pratique de pêche artisanale fondée sur la polyvalence des techniques utilisées
- une répartition des activités de pêche adaptée aux contraintes spatiales et temporelles

6
1.2.3. Valorisation des bonnes pratiques de pêche durable
Entre parler d’un concept « la pêche durable » et donner des exemples, l’impact
n’est pas le même. Le WWF-France a donc décidé de montrer des exemples de bonnes
pratiques afin de prouver que ce type de pêche non seulement existe mais peu
également se multiplier, sous différentes formes, sur l’ensemble des côtes françaises.
Les bonnes pratiques ne font pas toujours parler d’elles. Il faut donc aller à leur
rencontre, les identifier puis les mettre en avant, ou du moins certains exemples. C’est
ce qu’a choisi le WWF-France avec dans un premier temps un travail d’identification
des bonnes pratiques présentes sur le littoral français, puis un travail de valorisation de
ces pratiques avec la mise en avant par une vulgarisation d’exemples de pêche durable
et responsable. Le but étant d’identifier les mécanismes de mise en œuvre de certaines
pratiques, de comprendre les leviers et freins à leur généralisation et la place et le rôle
des hommes et des territoires dans leur mise en place.

7
2. IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN
FRANCE
2.IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE
On ne peut montrer, au grand public comme aux institutions, ni soutenir des
activités de pêche durable sans les avoir identifiées selon des critères précis. Le présent
travail a donc consisté dans un premier temps en la définition et l’identification de
bonnes pratiques de pêche durable en France.

2.1. Définition et méthode d’identification des bonnes pratiques


La définition d’une « bonne pratique de pêche » diffère selon les individus,
organisation ou point de vue. Le premier travail est donc de définir les bonnes pratiques
de pêche dans le cadre de cette étude en s’appuyant sur des travaux existants ; puis il
faut ensuite identifier et recenser ces bonnes pratiques sur le littoral français.

2.1.1. Analyse bibliographique des référentiels existants


Afin d’établir une grille de critère de bonnes pratiques de pêche des plus précises il
est utile de s’intéresser aux travaux déjà menés sur ce sujet.

2.1.1.1. Code de conduite pour une Pêche Responsable, FAO


Ce code de la FAO, établi à Rome en 1995, est une base à laquelle se référer pour
établir des critères de durabilité de pêcheries (Anonyme, FAO, 1995). En plaçant
l’activité de pêche comme source majeure d’alimentation pour l’humanité, assurant un
emploi des avantages économiques à ceux qui la pratiquent, ce code identifie les points
essentiels garantissant la durabilité d’une pêcherie, de la capture à la commercialisation
des individus en passant par l’organisation des pêches, le respect des hommes et de
l’environnement.

2.1.1.2. Code européen de bonnes pratiques pour une pêche durable et


responsable
Le travail de la Commission Européenne de 2004, sur le « Code européen de
bonnes pratiques pour une pêche durable et responsable » permet également
d’orienter la définition de critères de durabilité d’une pêcherie. Ce code décline les
bonnes pratiques de pêche par les sept points suivants :
o Respect des ressources halieutiques et leur environnement
o Sécurité maritime
o Aspect sociaux
o Coopération
o Information et transparence
o Conditions de commercialisation
o Aquaculture

2.1.1.3. Travaux d’identification de bonnes pratiques


Des travaux d’identification de bonnes pratiques ont déjà été menés à différentes
échelles en France. Le travail de Malgrange B. (2009) identifie et analyse des exemples
de bonnes pratiques en Bretagne. Sur des critères de mesures techniques, effort de
pêche, gouvernance, territoire et commercialisation/marché, cette étude recense les
bonnes pratiques de pêche en Bretagne en cherchant à comprendre les leviers et freins à
leur mise en place.

8
L’étude du CNPMEM (Corre, 2010) identifie des exemples de bonnes pratiques au
niveau national. Dans cette étude les bonnes pratiques sont classées selon 4 axes et 16
sous-axes (Annexe I). Cette étude a été initiée dans les même temps que ce présent
travail, elle permet donc de compléter et comparer les différentes bonnes pratiques
identifiées.

Ces trois groupes de référentiels permettent d’établir une grille de critères de


bonnes pratiques pour une pêche durable.

2.1.2. Etablissement d’une grille de critères de bonnes pratiques pour une


pêche durable

Suite à l’étude de ces différents travaux existant, voici les différentes thématiques
retenues pour établir une grille de critères des bonnes pratiques de pêche, figure 2 :

Environnement

Homme et
Ressource
territoire

Valorisation

Figure 2 : Thématiques de pêche durable

Une activité de pêche durable est basée sur une ressource en bon état. Les activités
de pêche doivent donc exercer un effort de pêche en accord avec la capacité de
production de la ressource, c'est-à-dire :

o Avoir un niveau de capture tel que la biomasse renouvelable des stocks ne soit
pas affectée. Etablir un système de gestion adapté aux problématiques locales
o Respecter les cycles de reproduction des espèces ciblées,
o Eviter les captures accessoires d’individus non ciblés (trop petit, en période de
protection,…)
o Etablir des contrôles stricts empêchant le prélèvement d’espèces protégées ou le
dépassement de prélèvement d’espèces autorisées

Au-delà de la ressource exploitée, une activité de pêche durable doit être intégrée
dans son environnement. Les activités de pêche doivent donc limiter leur impact
sur l’environnement et exercer un effort de pêche respectueux des écosystèmes
marins et habitats des zones dans lesquelles se pratiquent cette activité, c'est-à-dire :

9
o Eviter les captures accessoires ou accidentelles d’espèces non ciblées
o Exercer des pratiques non destructrices des fonds/habitats/écosystèmes marins
o Eviter la perte des engins et éliminer la pêche fantôme
o Limiter l’impact sur le changement climatique global (consommation de
carburant)

Une activité de pêche durable doit être rentable, les bonnes pratiques se retrouvent
donc également dans la commercialisation des produits de la mer et la valorisation
du métier et de ses produits. Les acteurs du secteur doivent donc valoriser au mieux
l’ensemble des produits de la pêche et le métier de pêcheur, une activité rentable et
saine favorise la bonne gestion des ressources. Il est donc nécessaire :

o Etablir des prix justes et équitables pour les produits vendus


o Limiter les pertes et gaspillages après capture
o Assurer une meilleure visibilité et traçabilité des produits
o Etablir des systèmes de vente alternatifs limitant le transport et les
intermédiaires et rapprochant le consommateur du producteur
o Eviter la vente d’espèces interdites
o Assurer une visibilité des pratiques de pêche au niveau du grand public

Enfin, l’être humain est au cœur de ces activités de pêche, la pêche durable doit
donc prêter attention à la qualité de vie des acteurs liés à ces secteurs et aux
connections et rôles attribués à chacun. Les acteurs du secteur doivent donc avoir
droit à des conditions de travail décentes, avoir un droit de participation dans les
décisions concernant la gestion des pêches et établir entre eux des liens de
connaissance et respect mutuel, c’est-a-dire :
o Respecter les conditions de travail de chacun
o Sécurité à bord
o Droit du travail
o Etablir des réseaux d’échange de connaissances
o Entre professionnels et scientifiques
o Avec le grand public
o Avec l’ensemble des acteurs du secteur
o Impliquer l’ensemble des parties prenantes dans les décisions de gestion des
pêches, du prélèvement à la commercialisation et avoir ainsi des mesures de
gestion adaptées aux activités d’un territoire défini

Ces axes ont permis d’établir une grille de critère de bonnes pratiques pour évaluer
la « durabilité » de la pêche (Annexe II).

2.2. Identification et recensement des bonnes pratiques de pêche en France


2.2.1. Méthode d’enquête et d’entretiens
Cette grille permet ensuite d’analyser les pratiques de pêche françaises, une bonne
pratique doit remplir au moins un des critères de la grille. Afin d’élaborer une liste de
ces bonnes pratiques les recherches se sont dans un premier temps effectuées à travers
les médias :

10
o Presse écrite : dans des journaux et magazines comme Le Marin, Produits de la
Mer, Le télégramme, Ouest France,…
o Internet : le site internet du comité national des pêches (CNPMEM), de
différents comités régionaux et/ou locaux, les versions internet de la presse, les
sites personnels de certains pêcheurs ou associations de pêcheurs,…

Cette première recherche a permis de balayer une première fois les pratiques du
littoral français et d’identifier quelques bonnes pratiques. Puis un contact a été établi
avec le Comité National des Pêches, en tant que représentant des professionnels, pour
proposer une éventuelle collaboration sur ce projet. Après un premier échange plutôt
positif, le CNPMEM a refusé de coopérer avec le WWF suite à des conflits et
désaccords antérieurs au sujet de l’espèce emblématique qu’est le thon rouge. Ce sont
donc les Comités Régionaux et Locaux qui ont été sollicités directement, certains ont
accepté de coopérer et d’indiquer les bonnes pratiques en projet, en cours ou en état
dans leur région, d’autres ont refusé et se sont alignés sur la position du CNPMEM.
Puis le travail a consisté à établir des contacts directs avec certains pêcheurs,
organisations de producteurs, associations, criées… (Annexe III). Les contacts étaient
d’abord établis par téléphone, puis pour certains, directement en vis-à-vis jusqu’à
embarquer avec des pêcheurs, ou suivre leurs produits au cours de leur vente. Le but
étant d’apprendre un maximum sur les projets ou actions de pêche des différentes
façades maritimes afin d’évaluer leur « durabilité ».
Les entretiens se déroulaient toujours de façon informelle, avec une discussion libre
simplement orientée vers les motivations de chacun, le contexte, les réalités
quotidiennes de certains pêcheurs, les volontés des uns et les leviers et freins pour
mettre en place ces bonnes pratiques de pêche, figure 3.
Informations sur la personne, sa vision sur la situation générale de la région

Sa définition d’une « bonne pratique » de pêche/ de pêche durable

Ses exemples de bonnes pratiques

Motivations pour ces pratiques Freins et Leviers pour leur mise Avantages de ces pratiques
en place selon les différents axes :
Environnement

Valorisation

Homme et
Ressource

territoire

Perspectives et propositions d’évolution pour ces bonnes pratiques

Autres idées de projets

Idées d’amélioration pour la pêche

Figure 3 : Schéma de déroulement d’entretien

11
Embarquer avec les pêcheurs aux pratiques originales, ou suivre certains produits
jusqu’à la vente finale pour des modes de commercialisation alternatifs permet de juger
de l’efficacité de certaines techniques, de leurs avantages ou inconvénients par rapport à
d’autres, des contraintes de certaines pratiques…

2.2.2. Recensement et analyse des bonnes pratiques du littoral


2.2.2.1. Différentes visions des bonnes pratiques
Tous ces contacts et rencontres montrent qu’une évolution se fait sentir et des
tendances se dégagent. Les professionnels et l’ensemble des acteurs de la pêche sont de
plus en plus sensibles à « l’environnement ». Tous sont conscients de la nécessité de
préserver ressource, habitat et écosystèmes, mais tous rappellent également la fonction
de « gagne-pain » de la pêche et la nécessité d’avoir une activité rentable. Certains
voient la pêche durable comme une activité similaire à celle d’aujourd’hui mais avec
moins de navires et plus de sélectivité, d’autres l’imaginent sous une nouvelle forme
totalement revisitée (nouveaux navires, nouvelles règles de gestion,…), d’autres encore
sont très pessimistes et voient l’avenir de la pêche de façon très noire, pour eux la pêche
durable correspond à l’arrêt de l’activité.
A travers les réponses des pêcheurs on peut voir une graduation des bonnes
pratiques, des plus « classiques » (que l’on peut comparer à des gestes comme
« éteindre les lumière en sortant d’une pièce », « couper l’eau quand on se lave les
mains »,…) jusqu’aux plus ambitieuses avec une changement radical de l’activité et
réformant de la production à la commercialisation en passant par la gestion (l’équivalent
d’une révision globale de notre consommation d’énergie).

2.2.2.2. Une graduation des bonnes pratiques


Voici un aperçu des tendances qui se dégagent au sein de la filière pêche :

i. Pour certains pêcheurs et autres acteurs de la filière :

=
Respect des limitations de pêche
Bonnes Pratiques et
Réduction de la pollution

Nombreux sont ceux qui, lorsqu’on leur demande quelles sont leurs pratiques de
pêche les plus responsables, citent le ramassage des déchets, la navigation « douce »
pour limiter la consommation de carburant ou encore le respect des quotas. Les
exemples sur la diminution de la consommation de carburant comme l’utilisation des
économètres ou encore les travaux sur la limitation de la trainée des chaluts sont la
plupart du temps les premiers abordés. Ces exemples sont souvent suivis de ceux sur les
nouveaux modes de navigation des pêcheurs (diminuer leur vitesse en route port ou
mer) leur permettant de consommer moins de gasoil, puis vient le ramassage des
déchets et les notions de respect des quotas. Certes, toutes ces pratiques limitent
l’impact des activités de pêche sur l’environnement et la ressource mais elles sont en
quelque sorte un minima, une base à partir de laquelle la pêche doit évoluer. Respecter
les quotas, avoir une consommation d’énergie responsable et ramasser ses déchets
devraient être un postulat de base pour toute activité de pêche. Heureusement, dans le
domaine de réduction de la pollution d’autres vont bien plus loin et revoient totalement
l’agencement de leur navire, soit en se reconvertissant dans les techniques moins
gourmandes en gasoil comme les arts dormants, soit en envisageant d’autres sources

12
d’énergie comme l’utilisation de déchets ou co-produits en tant que carburant ou encore
en adaptant une voile pour naviguer, au moins pour faire route port ou mer.

ii. Pour d’autres acteurs :

=
Bonnes Pratiques Maintien/Restitution du bon état de la
ressource

Ils citent volontiers les travaux sur la protection de certaines espèces ou


écosystèmes. Les exemples donnés font souvent référence à des périodes de fermeture
des pêches, des zones de protection, des aires marines, des parcs marins, des travaux de
réensemencement... Les pêcheurs insistent sur leur rôle de sentinelles, d’alerte sur des
problèmes de ressource, ils apprécient de se savoir engagés dans ces démarches, ainsi ils
peuvent apporter leurs connaissances et recevoir également celles des scientifiques et
autres utilisateurs de l’espace marin. Contrairement aux idées reçues, ils sont motivés
voire demandeurs pour participer à des campagnes scientifiques, sous réserve d’un
retour des résultats. Certains acceptent même de participer à des expérimentations au
détriment de leurs jours de pêche. Bien entendu ils reçoivent une compensation
financière pour ça, mais ils s’investissent tout de même dans l’amélioration de la
connaissance des ressources halieutiques. Ces échanges professionnels/scientifiques
semblent d’ailleurs s’améliorer et peu à peu apparait une reconnaissance des savoirs
mutuels des deux parties. Cette relation est très importante car la gestion des pêches doit
être fixée sur des bases scientifiques, mais afin d’être solides, ces bases doivent prendre
en compte les connaissances, scientifiques et empiriques, de chacun !

iii. Certains acteurs sont en plus convaincus que :

=
Bonnes Pratiques Implication de l’ensemble des acteurs dans
les mesures de gestion des pêches

Les professionnels sont les premiers concernés par la diminution des ressources et
les problèmes de rentabilité. De plus en plus d’entre eux cherchent en quelque sorte à
être « maitre de leur destin » et s’investir dans les décisions concernant la gestion des
pêches et ressources. Beaucoup affirment que pour que des mesures de gestion soient
efficaces et respectées, elles doivent être mises en place par les pêcheurs. Avec les
autres acteurs de la filière ils doivent décider ensemble des règles du jeu. Cette tendance
se voit par la présence de plus en plus marquée des professionnels dans les groupes de
travaux sur différents projets, dans les plateformes de gestion des Aires Marines
Protégées, des Parcs Marins, des projets d’implantation d’énergie offshore, des projets
pilotes de co-gestion des pêches (UEGC). La co-gestion associée à une relocalisation
des décisions de gestion est pour beaucoup la clé de développement d’une pêche
durable.

13
iv. Pour finir, certains acteurs associent :

Bonnes Pratiques
= Valorisation

L’aspect économique est indispensable, une pêche durable doit être rentable. La
valorisation des produits est souvent citée. Les organisations de producteurs,
associations, pêcheries, se tournent plutôt vers les signes de qualités (marques
collectives, écolabel,…) alors qu’individuellement les pêcheurs s’orientent de plus en
plus vers les circuits-courts (vente directs, auberge du pêcheur, association avec des
AMAP,…). Si à l’origine la plupart de ces démarches ont l’objectif clairement
économique d’apporter de la valeur ajoutée aux produits, tous les acteurs affirment qu’à
termes il y aura un avantage écologique et social. La valorisation apporte une valeur
ajoutée aux produits et donc pour un revenu égal, les pêcheurs peuvent diminuer leur
captures et donc sortir moins, ils ont donc plus de temps à passer à terre et exercent
moins de pression sur la ressource.
Les marques collectives, labels ou écolabels sont vus comme un moyen de se
différencier et faire valoir une qualité gustative et/ou environnementale des produits
supérieure à celle des autres sur le marché. Aux débuts de ces démarches les pêcheurs
affichent une certaine réticence, si certains sont moteurs, d’autres restent sceptiques
quant aux avantages économiques que ces signes peuvent leur apporter. Mais tous citent
l’exemple des ligneurs de la pointe de Bretagne comme la preuve de réussite de cette
démarche : un produit très bien valorisé, moins de sorties en mer, plus de temps à terre.
Du temps à la fois dédié aux loisirs mais aussi consacré à des actions de communication
et de solidarité envers d’autres pêcheurs. Les acteurs expliquent que ces signes mettent
du temps avant de présenter des résultats réels, la marque ou le label doit d’abord être
connu et reconnu, pour qu’ensuite les consommateurs soient prêts à payer ces produits à
un prix légèrement supérieur. Pour ce qui est des circuits-courts, les résultats sont
beaucoup plus rapides, les pêcheurs voient leur revenu augmenter après une ou deux
années, néanmoins l’exclusion du temps de travail dans le calcul du revenu final réduit
plus ou moins la valeur ajoutée qu’apporte ce type de commercialisation, souvent les
pêcheurs ne comptent pas leur temps de travail passé à la vente du produit.
Quant à l’avantage écologique, les pêcheurs en sont persuadés. Selon eux, pouvoir
améliorer leur revenu en valorisant les produits leur permettra, à revenu égal, de pêcher
moins. Selon Boude et Charles (2002), plus de la moitié des pêcheurs affirme qu’un
gain supplémentaire modifierait leur comportement de pêche et 80% d’entre eux
opteraient en effet pour une réduction de leur effort de pêche. Ce qui peut se vérifier aux
dires de certains pêcheurs ayant testé la vente direct et en AMAP qui affirment sortir
presque deux fois moins depuis qu’ils valorisent ainsi leurs produits.
Ceux qui pratiquent la vente directe ou qui livrent eux-mêmes leur poisson
l’affirment, échanger avec les consommateurs permet d’une part de comprendre les
attentes de ceux-ci mais également de leur faire part des contraintes et du métier, des
aléas,… Rétablir le lien et la proximité entre pêcheurs et consommateurs est très
important. L’opinion du grand public sur le métier de la pêche n’est pas sans influence
sur les décisions politiques locales ou à haut niveau. Il est donc important qu’il ait une
bonne connaissance du monde de la pêche et de ce qu’est le métier de pêcheur. Un
moyen de le lui faire découvrir est de l’emmener en mer sur une marée, c’est le but par
exemple du Pescatourisme ; le touriste paie pour embarquer sur une marée avec un
pêcheur. Ce système se met en place peu à peu. Nombreux sont les professionnels qui
affirment être motivés par la démarche, mais peu sont opérationnels pour le moment,

14
car il existe encore de nombreuses contraintes administratives notamment concernant la
sécurité à bord. Néanmoins c’est une activité qui permet à la fois aux pêcheurs de
diversifier leurs sources de revenu mais également de valoriser leur métier. Le temps
d’une marée les pêcheurs peuvent échanger avec les touristes et les sensibiliser sur leur
métier.
Selon les acteurs et leur vision de la pêche, la définition de « bonne pratique » varie
du simple respect des quotas et ramassage de déchet à la vision plus ambitieuse de
modification totale des systèmes de gestion, pêche, commercialisation et valorisation,
figure 4.
Ramassage déchet
Respect Quotas
Bon état de la
ressource

Valorisation des
produits

Valorisation
du métier

Innovation,
reconversion
diversification

Figure 4 : Graduation des Bonnes Pratiques

Les différents entretiens avec les acteurs du secteur et les recherches préalables
m’ont permis d’aboutir à une liste, certes non exhaustive, mais relativement fournie et
représentative des bonnes pratiques sur l’ensemble du littoral français métropolitain
(Annexe IV).
Voici les principaux freins et leviers identifiés concernant la mise en place ou le
développement de certaines de ces bonnes pratiques, tableau 1 :

15
Tableau 1 : Freins et leviers globaux à la mise en place de bonnes pratiques

FREINS LEVIERS
Vieillissement de la population de Soutien et implication des élus au
pêcheurs niveau national et local
Manque de volonté politique pour Financements
réformer le secteur et prendre des
mesures ambitieuses
Législation non adaptée Présence de leader, éléments moteurs
et innovants
Manque de contrôle Sensibilisation et implication des
acteurs de la filière jusqu’au
consommateur final
Manque de capacité scientifique Echanges inter et intra-
professionnels

La mise en marche de ces leviers passe par la valorisation du métier et des produits.
En montrant les bons exemples de la pêche on peut à la fois sensibiliser les citoyens et
les professionnels sur les problématiques du secteur, cette valorisation pourra alors
susciter l’envie et la volonté chez les élus de soutenir cette activité et chez certains
professionnels de développer de nouvelles activités.

16
3. VALORISATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN
FRANCE
3.VALORISATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE
Après cette première analyse des bonnes pratiques de la pêche française, la seconde
étape a été de mettre en avant cette pêche responsable et capable d’innovations.

3.1.Le choix de la réalisation de trois courts-métrages


Selon l’étude de Mesnildrey (2009), les médias peuvent avoir un impact sur les actes
d’achats des consommateurs. Les émissions ou publications sur les méfaits de la pêche
et/ou de l’élevage, impactent négativement les ventes alors que la communication sur
des techniques de préparation culinaires de certaines espèces boostent leurs ventes. Les
médias, sous toutes leurs formes (internet, presse écrites, télévision, radio,…) orientent
sans aucun doute la vision du monde de la pêche par le grand public. Il y est donc
nécessaire que ces canaux de communication transmettent des messages clairs aux
citoyens et consommateurs. Le monde halieutique, s’il veut être présent et représenté de
façon précise doit donc utiliser ces médias pour communiquer sur les différents métiers
de la filière.
La vidéo est le support qui a été choisit pour diffuser les exemples de pêche durable
en France, d’autant plus que le WWF-France n’avait pas encore ce type de support de
communication concernant le programme Pêche. Un document vidéo efficace doit durer
de 5 à 20 minutes. En dessous des 5 minutes le message ne sera pas complet, au-delà
des 20 minutes on perd l’attention du spectateur. Le format des vidéos retenu est donc
d’une quinzaine de minutes.
Les bonnes pratiques de la pêche sont nombreuses, mais on ne peut réaliser une
vidéo sur chacune d’entre elle. Ce choix s’est donc porté sur un format de « trilogie »
avec trois exemples de pêche durable.

3.2.Sélection des exemples à mettre en avant


En termes de bonnes pratiques, il existe des exemples de démarches :

Individuelles Collectives (animées par


des éléments moteurs)
OU
Le but étant de valoriser le métier de la pêche artisanale, le choix s’est orienté vers
cette seconde possibilité mettant en avant des exemples collectifs de pêcherie.
Plusieurs pêcheries représentent des exemples intéressants de pêche durable,
certaines dans l’innovation, d’autre dans la gestion ou encore dans la valorisation. La
pêcherie langoustinière de la Grande Vasière est un bon exemple d’amélioration de la
sélectivité et de travail concerté pêcheurs/scientifiques/ONG ; ou encore l’exemple des
Ligneurs de la Pointe Bretagne montre l’efficacité d’une bonne valorisation des
produits. Mais de nombreux travaux ont déjà mis en avant ces pêcheries, le choix fait
dans ce travail a été de montrer des exemples de techniques ou espèces plus méconnues.
Après avoir analysé les différents exemples du littoral, les trois pêcheries retenues sont :
o la pêche du merlu de ligne de St jean de Luz
o la pêche des grands crustacés et bulots de Basse Normandie
o la pêche de la langouste en Corse
Voici les caractéristiques qui font de ces pêcheries de bons exemples de bonnes
pratiques de pêche :

17
3.2.1. La pêche au merlu de ligne de St Jean de Luz
Le quartier maritime de Bayonne, plus particulièrement la région de Saint Jean de
Luz, est le seul en France où le merlu est pêché à la palangre, ce qui lui vaut le nom de
« merlu de ligne ». Cette espèce démersale est également exploitée au filet ou au chalut.

Caractéristiques :
Ressource :

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le stock Nord de merlu (merluccius


merluccius) du golfe de Gascogne. Après des signaux alarmant liés à de fortes
diminutions du stock au début des années 2000, un plan de reconstitution puis de
restauration a été mis en place en 2004. Ce plan avait pour but de rétablir la biomasse
féconde à un niveau de 140 000 tonnes pour une mortalité par pêche de 0.25. Mais
depuis 2006 la biomasse féconde augmente et la mortalité par pêche diminue. En 2010
la mortalité par pêche était de 0,39 et la biomasse féconde de 131 075 tonnes, figure 5.

Figure 5 : Evolution des débarquements, du recrutement, de la mortalité par pêche et de la


Biomasse Féconde pour le stock de merlu Nord (Division IIIa, Zones IV, VI et VII, et division
VIIIa,b,d). Source : ICES, 2011

Les travaux de sélectivité menés sur la pêcherie langoustinière et le fait que la


croissance des merlus est en fait plus rapide que celle estimée par le passé, conjugué à
des variations naturelles peuvent expliquer cette soudaine tendance. Aujourd’hui
l’objectif, comme pour toutes espèces, est d’atteindre le Rendement Maximum Durable
(RMD), la mortalité par pêche à appliquer pour atteindre cet objectif est de 0,24. En
2009 cette mortalité était de 0,40, de 0,39 en 2010 et, dans un schéma de transition vers
le RMD elle devrait être de 0,33 en 2012 (ICES, 2010 & 2011). Cette tendance laisse à
penser que le stock évolue vers le RMD. Cependant, un problème persiste, le manque
d’informations sur l’exploitation de cette espèce par différentes pêcheries (captures et
rejets). En France, un travail de récupération des données par les organisations de
producteurs a été mené. Les regards se tournent vers l’Espagne qui ne semble pas tenir

18
ses engagements en termes de respect des quotas et transmission de données. Le stock
est donc surveillé mais des incertitudes demeurent quand à son état réel.
A St Jean de Luz, tous les navires, ligneurs et autres, pêchant le merlu sont soumis au
régime de quotas géré par l’OP Capsud. Les contrôles exercés par l’OP et l’Institut des
Milieux Aquatiques (IMA) sur les ligneurs montrent que ces règles sont respectées et
les données transmises régulièrement aux autorités.

Environnement :

La technique de la palangre de fond utilisée pour le « merlu de ligne » est sélective. En


fonction du type et de la taille de l’appât, des zones et de la profondeur de mouillage, les
ligneurs ciblent parfaitement des merlus de taille supérieure aux 27cm minimum
autorisés.
Tous les poissons sont remontés vivants, donc en cas de captures d’espèces non ciblées,
les individus peuvent être libérés et repartir vivant. Les rejets morts sont par conséquent
très faibles.
Cette technique est aussi respectueuse des fonds, c’est une simple ligne posée sur le
fond, il n’y a pas d’empreinte au sol. Le matériel est rarement perdu, et le plus souvent
récupéré. Dans le pire des cas, en cas de perte de ligne, l’appât est vite consommé et
l’hameçon sans appât n’a plus de capacité de capture.
Les ligneurs font des marées courtes de moins de 12 heures, ils ne partent pas loin au
large et la palangre est un art dormant, donc leur consommation de gasoil est limitée. En
moyenne ils consomment de 100 à 400 litres de gasoil par jour (contre une
consommation de 400 à 1000 litre par jour pour les navires d’art trainant de taille
équivalente) (Planchot et al., 2008). De plus deux navires participent au projet
expérimental de carburant à base d’huile végétale issue de co-produits d’agriculture
locale.

Valorisation/Commercialisation :

Le merlu pêché à la ligne, en plus de sa qualité environnementale, a une qualité


gustative supérieure. Remonté vivant, et non écrasé comme dans un chalut, le poisson
garde une chaire blanche et ferme5.
Les ligneurs de St Jean de Luz mettent en avant cette qualité supérieure avec leur
démarche de marque collective. Inspirés des ligneurs de Bretagne, ils fixent un « pin’s »
sur leurs poissons pour les démarquer des autres sur le marché, figure 6.

Figure 6 : Merlu de ligne de St Jean de Luz. Source : Pêtre E.

5
Le poisson lutte beaucoup moins et remonte moins stressé. Un poisson stressé ou épuisé mobilise ses
réserves d’énergie et accumule donc du glycogène. La glycolyse se poursuit après la mort et produit des
acides (pyruvique et lactique) qui diminue le pH post mortem, cette acidité altère les propriétés physiques
des muscles (dénaturation des protéines et perte de la capacité de rétention en eau). Ce qui explique qu’en
général un poisson de ligne reste plus ferme qu’un poisson « noyé » de filet ou chalut.

19
L’obtention de ce « pin’s » est soumis au respect « bonnes pratiques de la pêche à la
palangre » détaillées dans un cahier des charges :
o marées courtes (moins de 12h)
o poissons remontés vivants
o poissons correctement vidés et nettoyés à bord
o glaçage des poissons avec protection d’un film plastique pour éviter tout contact
entre la glace et le poisson
o …

Cette marque a été mise en place par les professionnels, l’OP Capsud et l’IMA, tout
poisson marqué doit être débarqué sous la criée de St Jean de Luz Ciboure. Selon l’OP
Capsud, le « pin’s » apporte une réelle valeur ajoutée, évaluées à + 0,50 - 0,80€/kg.
Un travail de communication a été mené par l’organisation de producteurs et les
professionnels qui ont fait parler de leur produit lors du salon de l’agriculture, en
présentant le merlu de ligne sur leur stand.
Certains ligneurs ont choisi un autre mode de valorisation en faisant de la vente
directe, en s’associant avec des AMAP ou encore, avec la coopérative Logicoop, en
profitant des ventes à la table ou « panier poisson »6. Tous ces modes de ventes
permettent aux pêcheurs de récupérer une part plus importante de la valeur de leurs
produits, entre 3 et 8 €/kg de gagné selon les pêcheurs et la vente. De plus ces ventes
permettent aux consommateurs de se rapprocher du producteur, d’échanger avec lui et
d’être mieux informés sur les contraintes du métier de pêcheur. Cela permet de rétablir
une bonne image du monde de la pêche.

Homme et territoire :

La pêche au merlu de ligne se fait sur des marées courtes, de 12 heures


maximum, donc le rythme de pêche, s’il est soutenu, reste tout de même adapté à une
vie sociale agréable. De plus, des pêcheurs qui pratiquent la vente directe affirment
qu’aujourd’hui, en valorisant bien leurs produits ils peuvent se permettre de limiter leur
temps de travail. Certains ne travaillent plus ni les dimanches ni pendant le mois d’août,
ce qui satisfait patron, matelots et leur famille. Cette pêche côtière bien valorisée permet
donc de garantir des conditions sociales convenables.

La pêcherie des ligneurs de St Jean de Luz fondée sur une technique sélective et
respectueuse de l’environnement et qui propose un produit de qualité valorisé sur le
marché est un bon exemple de pêche durable. Bien évidemment elle n’est pas parfaite,
pourrait être améliorée et présente des faiblesses (tableau 2) mais les démarches sont
intéressantes.

6
Le « panier-poisson » est un concept développé par la coopérative Logicoop qui propose à ses adhérents
et autres pêcheurs de St Jean de Luz de livrer leurs produits à des groupements de consommateurs sur le
modèle des AMAP, sauf qu’ici le conditionnement et la livraison se fait par la coopérative.

20
Tableau 2 : Matrice AFOM de la pêcherie de merlu de ligne de Saint Jean de Luz

ATOUTS FAIBLESSES
-Technique sélective (pas de merlu sous taille, pas de rejet - manque de connaissance sur le stock
mort) - faibles tonnage donc marché de
-Technique sans impact sur les fonds marin niche
-Marées courtes à la journée et engin dormant, moindre - manque de respect des quotas de la
consommation d’énergie part des Espagnols
-Produit de qualité environnementale et gustative
-Démarche de marque collective : le « pin’s » « Merlu de ligne
de St Jean de Luz »
-Démarches de ventes directes ou en AMAP
-Coopérative Logicoop : travaux de soutien à la petite pêche
artisanale, vente à la table et panier poisson
-Marées courtes et Bonne valorisation du produit : possibilité
de sortir moins pour un revenu équivalent : rythme de vie plus
agréable
- Stock évalué par le CIEM avec une biomasse en augmentation
et une mortalité par pêche diminuant, retour de la ressource
sentie par les professionnels : encourageant
OPPORTUNITES MENACES
- approfondir les recherches sur l’état du stock - engorgement du marché de merlu
- développer la communication sur le produit par Espagne, Afrique,…importation
- aller plus loin s’inscrire dans une démarche de labellisation - Peu de reconnaissance du « pin’s »
plus reconnue (IGP, MSC,…) - Engorgement des circuits courts
- inciter d’autres métiers du merlu à se reconvertir à la palangre
- faire évoluer la flottille vers des navires moins gourmands en
énergie (adapter une voile, …)

3.2.2. La pêche aux homards et bulots de Basse Normandie


La Basse-Normandie présente une grande diversité d’espèces (poissons,
gastéropodes, crustacés, céphalopodes,…), qui a attiré un grand nombre de navires avec
une grande diversité d’engins de pêche. Cet encombrement de l’espace aurait pu nuire
aux ressources et à l’activité de pêche, mais la région a su tirer profit de cette diversité.

Caractéristiques :
Ressource :

Pêché au casier, le bulot est une espèce phare de la Basse-Normandie, Granville


est le principal port de débarquement de cette espèce avec 80% de la production
française de bulot. A part un caseyeur Jersiais, la France est le seul pays à exploiter ce
stock réparti entre les pêcheurs bretons et normands. Depuis 1993, en Basse-
Normandie, la gestion du stock de bulot se fait par l’accès à la ressource, les pêcheurs
ont besoin d’une licence pour exploiter cette espèce. Les jours de pêches sont limités à
ceux de la semaine (interdiction de pêcher le bulot le samedi, dimanche et jours fériés)
et le mois de janvier est également fermé à la pêche. Malgré tout, le stock a montré des
signes de faiblesse avec une diminution de 2004 à 2007, figure 7.

21
.
Figure 7 : Evolution des captures de bulots effectuées en Basse-Normandie entre 2003 et 2008 (en
tonnes). Source : Biseau, 2011

Les pêcheurs, le CRPBN et le SMEL se sont alors penchés sur la question et ont
établi une taille minimale de capture basée non plus uniquement sur la longueur mais
également sur la largeur des individus. Les pêcheurs ont donc élargit leurs barrettes de
tri pour laisser échapper les juvéniles, une mesure mieux adaptée à la capacité de
reproduction de l’espèce. Cette mesure conjuguée à une diminution du nombre de
casiers par bateaux (720 casiers pour trois hommes embarqués) et des quotas de
captures (maximum de 900kg/jour pour trois hommes embarqués en 2007, -15% par
rapport à 2006), a permis de diminuer l’effort de pêche en gardant le même nombre de
navires. Depuis 2008 la station Ifremer de Port en Bessin observe une stabilisation du
stock. Les travaux de sélectivité menés par les professionnels et scientifiques ont donc
permis d’enrailler la diminution du stock de bulot.
Pêchés aux casiers classiques ou casiers pièges, les grands crustacées tels que le
homard sont également des espèces phare de la Basse-Normandie. Le stock de homards
a obtenu le 14 juin 2011 la certification MSC, écolabel garantissant d’une pêche
durable. Cette certification est basée sur trois principes : un stock en bon état, un
écosystème préservé et un système de gestion solide et adapté. Cette obtention prouve
donc le bon état de la ressource et des écosystèmes liés à l’exploitation du homard et la
solidité du système de gestion7.

Environnement :

Le casier est un engin dormant ciblant parfaitement ses prises. Le type de casier,
le choix de l’appât, de la zone et de la profondeur déterminent l’espèce capturée donc il
y a très peu de captures accessoires. L’utilisation de casiers a cet avantage que si les
individus remontés sont hors taille, appartenant à des espèces en danger ou non
intéressantes commercialement, ils repartent vivants en mer, il n’y a aucun rejet mort.
C’est un engin de pêche très sélectif qui ne détruit pas les fonds marins. Il suffit donc,
comme fait en Basse-Normandie, d’en limiter le nombre pour ne pas surexploiter ou
étouffer une zone.

7
La régulation se fait sur l’accès à la ressource via l’attribution des licences, en lien avec la disponibilité
du stock, et les pêcheurs ont un nombre de casiers autorisés limité à 200 par homme (avec un plafond de
1000casiers par navire).

22
De plus, les bateaux qui pêchent le bulot ou les grands crustacés font des marées
courtes à la journée et ce sont de petites unités, de 9 à 18 mètres ce qui limite leur
consommation de carburant (Planchot et al., 2008).

Valorisation :

Les professionnels de Basse-Normandie ont généré la création de l’organisme


Normandie Fraicheur Mer (NFM) dans le but d’avoir une structure dédiée à la
valorisation de leurs produits. Dans un premier temps NFM orientait la valorisation sur
la qualité des produits en développent des marques collectives (ex : « Bulot de la Baie
de Granville ») et/ou en accompagnant les démarches d’obtention de labels (ex : Label
rouge sur la Coquille St Jacques). Toutes ces démarches participent à la distinction et
reconnaissance des produits pêchés dans la région sur le marché. Certains sont déjà
reconnus et permettent d’apporter une valeur ajoutée aux produits de +9,3 à +18,9% du
prix des produits non étiquetés selon les espèces (Anonyme, NFM, 2010). Puis ces
dernières années la valorisation s’est orientée vers la durabilité des pêcheries comme
avec la récente obtention de l’écolabel MSC pour le homard de Normandie et Jersey.
Cet écolabel a aujourd’hui un taux de reconnaissance8 de 22% et un taux d’attribution9
de 4%. Il apporte à la fois une meilleure visibilité des homards sur le marché et améliore
également l’image de la pêche en apportant une preuve de la bonne gestion des
ressources. Le succès prévu de ce label pousse les professionnels à continuer cette
démarche en envisageant d’obtenir cet écolabel pour d’autres espèces de la région,
notamment pour le bulot.
Au-delà de cette valorisation collective, des pêcheurs ont entrepris des
démarches de vente en circuit-court (vente directe, marché, associations,…) qui leur
permettent de retrouver un prix de vente plus élevé et plus juste de leurs produits.
Jusqu’à 5€/kg de plus value sur le homard soit près de +24% par rapport au prix moyen.

Homme et territoire :

Les professionnels sont très impliqués dans la gestion des pêches en Basse-
Normandie, et participent à la proposition et adoption des mesures de gestion. Ces
mesures sont donc adaptées à leurs pratiques et ils sont plus enclins à les respecter. Les
pêcheurs se réunissent en commissions (Bulot, crustacés, cohabitation,…) et décident
des règles de gestion avec l’appui du Comité Régional et en respectant les avis de
scientifiques (Ifremer, le Smel,…). Ils travaillent également avec l’organisme NFM sur
tout ce qui est qualité et valorisation des produits. La gestion se fait de manière
concertée avec une bonne partie des acteurs de la filière.
Cette entente se poursuit pour ce qui est de la gestion de l’espace maritime. En effet, cet
espace regroupant de nombreux utilisateurs il n’est pas toujours évident de cohabiter,
les professionnels et leurs représentants, français mais aussi britanniques se réunissent
donc dans une commission cohabitation pour décider ensemble du partage de l’espace
maritime (zone ou période de fermeture à certains engins, alternances de zones
autorisées,…).

8
Le taux de reconnaissance correspond à la part des individus qui se souviennent avoir vu un logo
lorsque celui-ci leur est décrit ou montré. Ici « J’ai déjà vu ce logo »
9
Le taux d’attribution correspond à la part d’individus qui attribuent correctement le logo à ce qu’il
représente. Ici « Je sais que ce logo correspond à la pêche durable »

23
La bonne gestion des ressources, l’implication de l’ensemble des parties
prenantes dans la gestion et la valorisation des produits et de la pêche font de la Basse
Normandie un autre bon exemple de pêche durable. Mis à part le manque de données
scientifiques (tableau 3), la région ne voit pas de point noir à son avenir, elle se lance
même dans de nouvelles démarches de labellisation.

Tableau 3 : Matrice AFOM des pêcheries de Bulots et de Grands Crustacés en Basse Normandie

ATOUTS FAIBLESSES
-Gestion historique des ressources - Peu de notoriété des marques
-Bon état des stocks collectives et de l’écolabel à l’heure
-Techniques sélective (pas de rejet mort) et à faible impact sur les actuelle
fonds
-Marées courtes, à la journée et engin dormant, moindre
consommation énergétique
-Organisme de valorisation des produits de la mer (NFM) avec
développement de signes, marque et label de qualité
-Des démarches de circuit-court
-Marées courtes : rythme de vie plus agréable
-Gestion concertée et implication des professionnels
OPPORTUNITES MENACES
- Approfondir les recherches sur l’état du stock - Manque de données scientifiques
- Développer la communication sur le produit sur certains stocks
- Augmentation constante du taux d’attribution du label MSC
- Aller plus loin dans l’éco-labellisation et labelliser de nouvelles
pêcheries
- Faire évoluer la flottille vers des navires moins gourmands en
énergie (adapter une voile, …)

3.2.3. La pêche de la langouste en Corse


La langouste est l’espèce la plus importante dans l’économie des pêches en
Corse, pour beaucoup des 200 pêcheurs elle représente entre 70 et 100% de leur revenu.
Malheureusement l’apparition du filet trémail conjugué à un changement climatique
globale affaiblit les stocks et une forte diminution se fait sentir. Un Plan Langouste est
en place pour évaluer la possibilité d’une reconversion des pêcheurs vers une technique
de pêche à la nasse10, technique qui était pratiquée jusque dans les années 70.

Caractéristiques :
Ressource :

Le stock de langouste corse s’effrite depuis les années 70-80, si les débarquements
atteignaient 200 à 300 tonnes par an, aujourd’hui ils sont à moins de 100 tonnes/an. Le
stock a diminué de moitié sur ces 20 dernières années.
Les causes peuvent être diverses :
o naturelles : avec un changement climatique qui perturberait l’espèce au stade
larvaire
o anthropiques : avec une exploitation excessive au cœur du stock par la mauvaise
utilisation du filet.
Des mesures de gestion sont en place :
o taille minimale : les langoustes débarquées doivent avoir une taille minimale de
24cm de longueur

10
Nasse=casier

24
o fermeture saisonnière : la pêche à la langouste est fermée d’octobre à février
o zones de réserve : des zones de cantonnements ont été créées pour protéger
certains habitats et fonds propices au développement des langoustes.

Malgré tout, le stock a continué de diminuer. Peu sélectif, raguant les fonds, pêchant
au cœur du stock de langouste et souvent mal utilisé, le filet commence à être décrié.
Actuellement aucune pêcherie de grands crustacés au monde n’a été pérenne sans qu’à
un moment ou un autre on ne soit passé à la pêche au casier. Sous les conseils des
scientifiques (Stareso) et de certains pêcheurs l’Office de l’Environnement de Corse
(OEC) souhaite tester la possibilité d’une reconversion à la nasse, d’où la mise en place
du Plan Langouste. C’est un projet expérimental qui a pour but de tester la rentabilité de
la pêche à la nasse. Sur trois ans à partir de 2011, les pêcheurs ne mettent aucun filet à
langouste durant tout le mois de Mars et s’engagent à utiliser uniquement des nasses
pour pêcher cette espèce. Les pêcheurs sont libres de choisir le type de nasse
(traditionnelle, nasse à poisson Le Drezen,…) et leur investissement est soutenu à
hauteur de 80% par l’OEC. Comme les nasses sont reconnues comme étant moins
efficaces que les filets, les pêcheurs reçoivent une compensation pour le manque à
gagner de 4000€ pour le mois.
Certains pêcheurs, curieux d’essayer de nouvelles techniques plus respectueuses, ont
déjà adopté cette technique et sont convaincus de son efficacité. Selon eux, il faut être
patient, réapprendre la technique de la nasse, apprendre à chercher les bonnes zones,
trouver les bons appâts…
Le stock de langouste n’est donc pas en parfait état, néanmoins c’est un stock
robuste qui résiste bien à l’exploitation de l’homme, il est donc encore temps de changer
les pratiques de pêche. Attention tout de même à la période de transition entre ces deux
techniques. Les nasses sont souvent posées sur des fonds plus rocheux, inexploitables
par le filet, elles puisent alors dans les quelques « spot » sources de langouste qui
alimentent le stock exploité par les filets. Il ne faudra donc pas que la cohabitation
nasse/filet soit de longue durée.

Environnement :

La nasse est un engin légèrement moins efficace11 que le filet mais également moins
raguant, plus sélectif et remontant des langoustes entières et vivantes. En effet le filet,
souvent calé pour plusieurs jours, captures toute sorte de poissons, même a haute valeur
ajoutée, qui sont eux même mangé par les langoustes. Il arrive souvent que les
langoustes meurent dans les filets. Alors que la nasse attirent les individus qui une fois
piégés restent vivantes et sont remontés tel quel, il n’y a donc pas de rejet mort.
De plus le filet se perd facilement mais une fois perdu il continue à pêcher, alors que la
nasse se perd moins facilement, et une fois l’appât consommé elle ne capture plus
d’individus.
Enfin, le filet peut arracher des coraux ou abîmer les fonds marins, alors que la nasse a
moins d’empreinte sur les fonds.

11
La nasse étant un piège, il faut appâter la langouste pour qu’elle vienne se faire prendre, alors que le
filet n’est qu’un simple obstacle dans lequel la langouste se prend. Dans un stock en mauvais état comme
actuellement, les langoustes sont peu nombreuses, il y a peu de compétition, elles n’ont pas besoin de
beaucoup chercher leur nourriture. Dans ce cas, les nasses sont moins efficaces que les filets.
Inversement, dans un stock en bon état la compétition est plus importante et les langoustes vont plus à la
recherche de la nourriture. Elles se font plus facilement attraper dans les nasses.

25
D’une manière plus générale, la pêche en Corse a un caractère artisanal. Ce sont des
petites unités qui sortent à la journée, qui pratiquent des arts dormants (8 chalutiers sur
200 navires), leur consommation de carburant et donc, indirectement leur impact sur le
changement climatique reste faible comparé à d’autres pêcheries industrielles (Planchot
et al., 2008).

Valorisation :

La Corse est une île très touristique et la langouste se pêche de Mars à Septembre
recouvrant la pleine saison. Les criées n’existant pas sur l’île, les pêcheurs vendent
directement leurs poissons aux restaurateurs, poissonniers et quelques mareyeurs.
La valorisation se fait beaucoup par des circuits courts. Certains optent pour créer leur
propre poissonnerie où les produits de leur propre pêche et ceux de quelques autres
pêcheurs locaux seront vendus par un membre de leur famille ou un employé de la
région. Certains poussent plus loin et sont propriétaires de leur propre restaurant pour
valoriser encore mieux leurs produits. Les quelques pêcheurs qui sont déjà passés à la
nasse en abandonnant le filet ont opté pour ces modèles de commercialisation, ainsi ils
compensent une efficacité de pêche moindre par une meilleure valorisation de leurs
produits.
D’autres profitent de l’attractivité touristique pour faire découvrir leur métier au grand
public. Le Pescatourisme intéresse de nombreux pêcheurs et ceux qui ont déjà sauté le
pas affirment que c’est une activité rentable économiquement (50€ à 60€ par personne
par sortie) mais également valorisante en terme d’image.

Homme et territoire :

Comme pour toute la Méditerranée française, la pêche en Corse est gérée par les
Prud’homies sous la tutelle du Comité Régional des Pêches de Corse. Ce système
permet une gestion plus locale qui implique parfaitement les professionnels. Ce sont eux
qui proposent les mesures de gestion et qui s’autorégulent par un pouvoir de contrôle
délégué aux prud’hommes. Associé au bon fonctionnement et aux bonnes relations que
les professionnels entretiennent avec les scientifiques comme ceux de la station marine
de la Stareso ou du Parc Marin des Bouches de Bonifacio, cette gestion permet
d’impliquer l’ensemble des acteurs dans les décisions concernant la gestion des pêches.
La gestion des pêches sur un mode prud’homal est un très bon exemple à exploiter en
matière de co-gestion et de gestion locale.

La pêche de la langouste en Corse est donc en pleine mutation, cet exemple nous
montre qu’une collaboration étroite avec les scientifiques peut aider à une bonne
gestion. Evidemment cette expérience n’a de sens que si elle va au bout de la démarche
et réalise une reconversion complète vers la nasse. Cette pêcherie est donc un bon
exemple de transition vers une pêche durable (tableau 4).

26
Tableau 4 : Matrice AFOM de la pêcherie langoustière de Corse

ATOUTS FAIBLESSES
-Volonté de limiter l’effritement du stock par un - Manque de volonté de la part de certains
changement de techniques pêcheurs (ancienne/jeune génération)
-Reconversion vers un engin plus sélectif et respectueux - Manque d’efficacité et de rentabilité des
de la ressource et des fonds nasses
-Marées courtes, à la journée et engin dormant, moindre - Faible implication de certains pêcheurs
consommation énergétique et rythme de vie plus - Cohabitation des deux types d’engins risque
agréable de puiser dans toutes les réserves du stock de
-Valorisation par la vente directe et des démarches de langouste
création d’entreprises de vente (création de poissonnerie)
-Démarche « Auberge du pêcheur »
-Gestion concertée locale et implication des pêcheurs
(gestion prud’homale)
OPPORTUNITES MENACES
- Perpétuer l’expérimentation du Plan Langouste, laisser - Réticences de certains pêcheurs et
les pêcheurs s’approprier peu à peu la technique de la utilisation du plan langouste comme une
nasse « subvention »
- Favoriser les échanges de savoir-faire entre les - Manque à gagner lors du passage à la nasse
pêcheurs corses et tanzaniens qui ont vécu avec succès la - Diminution du stock de langouste tel qu’il
même reconversion ne soit plus exploitable
- Faire évoluer la flottille vers des navires moins
gourmands en énergie (adapter une voile, …)

3.2.4. Bilan des trois pêcheries


Même si elles ne sont pas parfaites en l’état, chacune des pêcheries choisies
présente des caractéristiques positives en termes de critère de ressource, environnement,
valorisation et d’homme et de territoire (tableau 5).

Tableau 5 : Caractéristiques positives de pêche durable des pêcheries choisies

CARACTERISTIQUES
Pêche au merlu de ligne de St Pêche aux homards et Pêche de la langouste en
Jean de Luz bulots de Basse Normandie Corse

RESSOURCE -Stock évalué par le CIEM -Gestion historique des -Volonté de limiter
-Respect des quotas français ressources l’effritement du stock par un
-Augmentation de la biomasse -Bon état des stocks changement de techniques
féconde -Bonne capacité de réactivité
-Diminution de la mortalité par
pêche
-Retour de la ressource observée
par les professionnels
-Technique sélective (pas de
merlu sous taille)
ENVIRONNEMENT -Technique sélective (pas de rejet -Techniques sélective (pas de -Reconversion vers un engin
mort) rejet mort) plus sélectif et respectueux de
-Technique sans impact sur les -Technique à faible impact la ressource et des fonds
fonds marins sur les fonds -Marées courtes, à la journée
-Marées courtes à la journée et -Marées courtes, à la journée et engin dormant, moindre
engin dormant, moindre et engin dormant, moindre consommation énergétique
consommation d’énergie consommation énergétique

27
VALORISATION -Produit de qualité -Organisme de valorisation -Valorisation par la vente
environnementale et gustative des produits de la mer (NFM) directe
-Démarche de marque collective : -Développement de signes, -Création de poissonnerie
le « pin’s » « Merlu de ligne de St marque et label de qualité -Démarche « Auberge du
Jean de Luz » -Des démarches de circuit- pêcheur »
-Démarches de ventes directes ou court
en AMAP
-Coopérative Logicoop : travaux
de soutien à la petite pêche
artisanale, vente à la table et
panier poisson
HOMME ET -Marées courtes : rythme de vie -Marées courtes : rythme de -Marées courtes : rythme de
TERRITOIRE plus agréable vie plus agréable vie plus agréable
-Bonne valorisation du produit : -Gestion concertée et -Gestion concertée locale et
possibilité de sortir moins pour un implication des professionnels implication des pêcheurs
revenu équivalent, donc rythme
de vie plus agréable.

3.3.Mise en œuvre et réalisation des supports de valorisation


L’objectif est de réaliser un film par pêcherie sélectionnée, chacun de ces courts-
métrages doit mettre en avant les avantages économiques, écologiques et sociaux de ces
trois exemples cités précédemment.

3.3.1. Préparation
3.3.1.1.Rencontres et entretien
Le travail de préparation consiste dans un premier temps à rencontrer l’ensemble
des acteurs de chaque pêcherie afin de saisir toutes les particularités de ces exemples,
vérifier le bien fondé des bonnes pratiques, embarquer avec les pêcheurs afin de se
rendre compte des réalités du terrain, des avantages et/ou inconvénients de certaines
pratiques, de la valeur ajoutée de certaines techniques sur les produits, des avantages
et/ou inconvénient de certaines démarches de valorisation ou commercialisation,…
Il est important de prendre ce temps de rencontre et d’échange pour expliquer
également la démarche à toutes les parties prenantes et insister sur la démarche positive
du WWF-France, les professionnels sont souvent méfiants face aux ONGs.
Ce travail permet également de cibler les personnes clé et/ou ressource sur
certains sujets. Tous n’apparaitront pas dans les films mais leurs connaissances ou statut
nous permet de mieux comprendre la situation actuelle, que ce soit par rapport à l’état
d’un stock, aux rumeurs sur certaines démarches ou encore des relations et intérêt de
différents acteurs.
Une fois l’ensemble des personnes rencontrées, le scénario des films se dresse
peu à peu. Il faut faire le choix de montrer certains côtés par rapport à d’autres dans un
souci de vulgarisation pour le grand public.

3.3.1.2.Travail de scénarisation
Le travail de scénarisation, assisté par les responsables de l’audiovisuel, doit
permettre à chacun des courts métrages de mettre en avant les bonnes pratiques de la
pêcherie en faisant intervenir les principaux acteurs de chacune d’entre elle (Annexe
V).
Le choix est, pour chaque exemple, de montrer deux pêcheurs du métier avec
des explications données par d’autres acteurs de la pêcherie.

28
Saint Jean de Luz
Les principaux points à mettre en avant sur cet exemple sont :

o une pratique respectueuse de la ressource et de l’environnement


o un produit de qualité
o une valorisation collective avec le « pin’s »
o une démarche personnelle de vente à la table et de travail avec les AMAP
o une démarche collective de vente à la table et de livraison de paniers poissons.

Pour cela les intervenants choisis pour ce film sont récapitulés dans le tableau 6 :

Tableau 6 : Liste des intervenants pour le film de Saint Jean de Luz


Intervenant Fonction, rôle
Anne-Marie Vergez Pêcheuse, patronne du Nahikari
Patrick Lespielle Pêcheur, patron du Samathéo
Sarah Lespielle Femme de Patrick, vendeuse à la table et livraison AMAP/association
David Milly Directeur de l’OP Capsud
Dominique Dirassar Président de la coopérative Logicoop
Mathilde Ubera Directrice de la coopérative Logicoop

Basse Normandie :
Les principaux points à mettre en avant sur cet exemple sont :

o une pratique respectueuse de la ressource et de l’environnement


o des pêcheurs impliqués dans la gestion des ressources
o une co-gestion maitrisée et accentuée sur l’accès à la ressource
o des stocks en bon état
o une valorisation collective des produits de la région
o des démarches de valorisation de pêche durable, écolabel

Pour cela les intervenants choisis pour ce film sont récapitulés dans le tableau 7 :

Tableau 7 : Liste des intervenants pour le film de Basse Normandie


Intervenant Fonction, rôle
William Thomas Pêcheur, patron de l’iris de Suse
Didier Leguelinel Pêcheur, patron du M Thétys, président de la Commission Bulot
Eric Leguelinel Pêcheur, président de la Commission Crustacés
Véronique Legrand Comité Régional des pêches de Basse-Normandie
Arnauld Manner Directeur de Normandie Fraicheur Mer

Corse :
Les principaux points à mettre en avant sur cet exemple sont :

o Une reconversion vers une pratique plus respectueuse de la ressource et de


l’environnement
o Une relation étroite entre les pêcheurs et les scientifiques
o Une gestion prud’homale
o Un plan expérimental suivi par de nombreux pêcheurs

29
o Des pêcheurs soucieux de leur impact et modifiant leurs habitudes de pêche et
vente
o Des démarches de valorisation par la création de nouvelles entreprises de
commercialisation du poisson par les pêcheurs
o Une diversification vers le Pescatourisme

Pour cela les intervenants choisis pour ce film sont récapitulés dans le tableau 8 :

Tableau 8 : Liste des intervenants pour le film de la Corse


Intervenant Fonction, rôle
Damien Muller Pêcheur, patron du Saint Christophe II, patron d’une poissonnerie et d’un
restaurant
Jean-Toussaint Pêcheur, patron du Corail et patron d’une poissonnerie
Lucchini
Pierre Lejeune Scientifique, Directeur de la Stareso
Jean-Noël Livrelli Responsable Mer de l’Office de l’Environnement de Corse
Eric Villain Pêcheur et premier prud’homme de Balagne

3.3.2. Réalisation
La réalisation des courts-métrages est assurée par la chargée d’audiovisuelle du
WWF-France.
Les tournages se déroulent sur plus ou moins une semaine par région, un planning
prévisionnel est établi, adaptable en fonction de la météo pour les embarquements. A
chaque fois des images d’illustrations du lieu, des techniques de pêche, de
l’organisation, de la commercialisation, des journées en mer,…sont prises ainsi que les
interviews des protagonistes. Chaque soir un visionnage des vidéos est réalisé afin de
trier les images et les interviews à garder.

Le montage se fait ensuite en se basant sur les scénarii établis à l’avance, plus ou moins
modifiés en fonction des interviews enregistrées. On choisit dans un premier temps les
interviews à garder, puis on réécrit les voix-off en fonction de ce qui a été dit et du
message à faire passer. Le but étant que le film soit compréhensible par le grand public.

3.3.3. Diffusion
Ces films n’ont d’intérêt que s’ils sont vus ! Il est donc important de les rendre
accessibles par le grand public. Il existe aujourd’hui une multitude de canaux de
diffusion d’information et de communication. Pour la vidéo les principaux sont la
télévision, les conférences, les salons événementiels et internet.
A l’heure actuelle, le canal de diffusion en pleine expansion est Internet.
L’influence du web sur les consommateurs y est deux fois supérieure à celle de la presse
écrite et dix fois supérieure à celle de la télévision (Etude Digitale Influence Index
Study par Harris interactive dans Anonyme Ethicity, 2008). De plus Internet permet une
diffusion de masse de l’information puisqu’elle est accessible et gratuite pour une
grande partie des citoyens français, c’est d’ailleurs un outil très utilisé pour les
campagnes de publicité sociale12, dans le but de sensibiliser ou transmettre des
messages aux populations (Giroux, 2009). Les grandes entreprises utilisent également

12
La publicité sociale, dite aussi sociétale, n’a pas pour but de vendre un produit mais vise plutôt à
transformer des attitudes et comportement en vue du bien commun (Cossette, 2001). On y associe
généralement les campagnes telles que celle pour la sécurité routière, la lutte contre le tabagisme,…

30
ce canal de diffusion pour leur campagne marketing, c’est le cas par exemple de « Tipp-
ex » qui a mis en ligne des vidéos interactives sur YouTube afin de se rapprocher des
utilisateurs.
La diffusion des films est donc prévue sur les pages YouTube et Dailymotion du
WWF-France, relayée sur les réseaux sociaux du web13. Ce système de diffusion n’est
pas le premier de la sorte au sein du WWF-France. Une série de films sur l’Agriculture
est sortie début 2011 juste avant le Salon International de l’Agriculture. Ces films ont
été vus par 12 952 personnes sur YouTube. Ce format permet de sensibiliser les
spectateurs aux différentes problématiques tout en leur permettant de partager
l’information et de la revoir autant de fois qu’ils le souhaitent et quand ils le souhaitent.
Mais afin de sensibiliser les professionnels et populations littorales, notamment
celles proches des différentes pêcheries mises en avant, des soirées de
projections/conférences seront organisées. Ces conférences s’ouvriront par la projection
d’un ou plusieurs des court-métrages et seront suivies d’un débat autour du thème de la
pêche pour montrer les perspectives d’évolution possibles, débattre des leviers à mettre
en œuvre pour faire avancer les choses.

13
Facebook, Twitter, Planète Attitude,…

31
4. RESULTATS ATTENDUS ET PERSPECTIVES
4.RESULTATS ATTENDUS ET PERSPECTIVES
Le but du WWF-France est de valoriser la petite pêche artisanale durable, en la
soutenant sur des projets de terrain, en la représentant et/ou soutenant dans les réunions
avec les hautes instances, en mettant en avant son exemplarité.
Sur ce dernier point, le WWF-France a fait le choix notamment de réaliser trois courts
métrages sur trois pêcheries, le tout étant libre d’accès par une diffusion internet. Les
conséquences et répercussions attendues de ces films sont diverses.

4.1.Résultats espérés
4.1.1. Sensibilisation des citoyens et consommateurs
Un des angles d’attaque pouvant modifier les modes de production de produits
de la mer concerne la modification du comportement des acheteurs. Pour cela le WWF
travaille d’une part avec ses partenaires distributeurs en les orientant dans leur choix de
produits. Mais elle s’efforce également d’orienter les consommateurs dans leurs achats
de produits alimentaires. Dans le cas des produits de la mer un « conso-guide » a été
élaboré en 2007, son but, aider les consommateurs dans leurs actes d’achats en produit
de la mer. Des études menées sur l’impact de ce genre de guide montrent qu’ils
sensibilisent beaucoup les consommateurs, 76% des utilisateurs de guide-conso avouent
faire plus attention aux espèces qu’ils choisissent (Roheim, 2009), mais le prix et la
fraicheur reste les facteurs d’achats déterminant et seuls 2% des actes d’achats sont
modifiés grâce aux guides. L’important est de sensibiliser la population, de l’orienter
vers les différents choix possibles et de l’informer sur les systèmes de production en
expliquant comment le poisson, qui arrive devant elle à l’étal, a été prélevé ou élevé.
Le citoyen et consommateur est de plus en plus demandeur d’informations, il souhaite
se tenir au courant de l’origine de ses produits, des procédés de fabrication, et de plus en
plus de l’impact de ses produits sur la biodiversité ou l’environnement (Anonyme
Ethicity, 2008). Pour obtenir tous ces renseignements, il multiplie ses sources
d’information et va les chercher au travers des médias, notamment internet pour
préparer et maitriser ses achats (Pastore-Reiss, 2007).
Les courts-métrages réalisés ont pour but de répondre en partie à ces attentes.
Présents sur le canal d’information favori des consommateurs, ils permettront de
sensibiliser la population au sujet des pratiques de pêche. Evidemment, le choix de ces
exemples suscitera certainement de l’intérêt pour les espèces montrées (« Merlu de
ligne de St Jean de Luz », « Bulot de la Baie de Granville », « Homard du Cotentin –
MSC- » ou Langouste de Corse), tous à l’exception de la langouste de Corse, sont
identifiables sur le marché (« pin’s », marque, élastique,…), le consommateur pourra
donc les retrouver, d’autant plus qu’une indication sur où et comment trouver ces
espèces sera donnée. Mais le but final, concernant le consommateur, est d’élargir sa
vision sur le monde de la pêche, de susciter la curiosité des individus pour ce secteur et
les inciter à s’intéresser aux modes de production des poissons sur les étals. Redécouvrir
le monde de la pêche sous un angle autre que celui de la « pêche destructrice ». Des
citoyens informés et sensibilisés sont un moyen supplémentaire de pression sur les
politiques publiques, c’est un levier à ne pas négliger pour influencer l’industrie et la
législation de la filière pêche.

4.1.2. Soutien des professionnels et influence sur les décisions politiques


Les élus locaux sont un levier important dans le développement et la mise en place
d’initiatives nouvelles de pêche durable. La diffusion sous forme de conférence plus

32
localisées dans des ports ou villes permettra de sensibiliser les élus politiques à
l’importance de cette pêche au niveau d’un territoire. Ce qui suscitera peut-être même
l’envie pour certains de soutenir des démarches professionnelles de valorisation ou
commercialisation dans leur région.
La réforme de la PCP prévue pour 2012-2013 se négocie actuellement. La petite
pêche côtière et artisanale est souvent exclue des mesures prises, mise à l’écart elle ne
peut donc pas défendre ses intérêts dans les discussions. Les mesures adoptées sont
souvent inadaptées à ses activités. Le second objectif de ce travail de valorisation est
donc de soulever l’intérêt des professionnels et autres acteurs du secteur autour de ce
secteur. Le fait de sensibiliser à la fois les citoyens et les élus locaux permet d’avoir un
poids supplémentaire dans les discussions au niveau des institutions. Cette démarche
positive permet une approche plus aisée de la scène politique. Montrer certaines de ses
réussites permet de soulever des intérêts pour la petite pêche côtière et la pêche
artisanale en général.

4.1.3. Propagation des bonnes pratiques


Enfin, ces films ont également pour objectif de susciter de l’intérêt pour les bonnes
pratiques au sein même de la profession. En montrant des images de réussite de
certaines techniques de pêche, de méthodes de valorisation, de systèmes de gestion ou
de systèmes de commercialisation, d’autres professionnels seront peut-être intéressés et
chercheront à développer des pratiques similaires dans leur port, en adaptant les
pratiques à leur territoire. Par exemple on peut supposer que des pêcheurs voyant la
réussite de certains vendant directement leur produit s’informeront à leur tour pour
développer ce système de vente chez eux.
On peut ainsi espérer l’effet boule de neige pour les bonnes pratiques de pêche.

4.2.Perspectives
Ce travail a ouvert plusieurs portes concernant les chantiers à mener pour la
valorisation et le développement de la pêche durable. Il reste des progrès à faire tout au
long de la filière.

4.2.1. Recensement et échange sur l’ensemble des bonnes pratiques


Les bonnes pratiques de pêche sont nombreuses en France mais certaines restent
peu connues et surtout peu valorisées. Des pêcheurs s’efforcent de faire les choses bien
sans retour ni en termes de reconnaissance ni d’un point de vue économique. Il serait
donc intéressant d’élargir la démarche initiée par ces trois courts-métrages. L’idéal
serait de recenser toutes les bonnes pratiques de pêche, de façon exhaustive,
éventuellement sous forme de catalogue avec un descriptif et des illustrations de
chacune d’entre elles. Cela permettrait dans un premier temps, de les faire connaitre au
sein même de la profession. Les pêcheurs ne sont pas toujours au courant de tout ce qui
se passe sur l’ensemble du littoral, cela leur permettrait de se tenir informés des projets
en cours, des évolutions possibles et des initiatives existantes. Ce savoir pourrait
susciter la multiplication de certaines bonnes pratiques ou générer de nouvelles idées
adaptées à chaque territoire.
Dans un second temps ou parallèlement il serait utile de faire connaitre toutes
ses bonnes pratiques aux décideurs ou institutions, qui ne sont pas toujours informées de
ce qui se fait sur le terrain au jour le jour. Ainsi, consciente de l’ensemble des
démarches existantes et opérationnelles les institutions seraient certainement plus à
même d’orienter les débats concernant l’évolution des pêches vers des solutions
adaptées à la fois aux territoires, aux hommes et à l’environnement qui les entoure.

33
4.2.2. Information jusqu’au consommateur
Au cours des échanges avec des consommateurs ou pêcheurs et concernant
l’aspect « consommation responsable », le problème de reconnaissance s’est posé. Les
consommateurs ayant fait la démarche de s’informer sur l’existence de produits issus de
pêche durable, souvent ne trouvent pas ces produits sur le marché et leurs questions aux
poissonniers ou autres distributeurs quand à l’origine ou la technique de pêche de
certaines espèces sur les étals restent souvent sans réponse. Ainsi, si le citoyen-
consommateur peut avoir accès à l’information sur « ce qu’il devrait manger », il ne
peut la mettre que rarement en application, faute d’information sur l’étal. Il y a là tout
un chantier à mener sur la traçabilité des produits et l’information qui les concerne. Les
travaux de marques collectives, écolabels ou autre certification, ainsi que les circuits-
courts peuvent palier à ce manque d’information, mais ils restent une part marginale des
volumes vendus. Il serait donc intéressant de développer des programmes de traçabilité
plus précis sur les produits de la mer pour que le consommateur responsable, qui
représente tout de même 13% des ménages français (Morel, 2011), ne soit pas bloqué
dans sa volonté d’agir.

34
CONCLUSION
CONCLUSION
La situation actuelle de l’exploitation des mers est critique. Depuis les années 80
la production mondiale de la pêche plafonne à 90 millions de tonnes. Nous avons atteint
un seuil maximal d’exploitation des ressources. Pire encore, nous sommes en train
d’exploiter la majorité des stocks au-delà du Rendement Maximum Durable puisque
47% des stocks évalués sont pleinement exploités et 28% surexploités.
En tenant compte de cette limite de production naturelle dont près du tiers est
destiné à des fins non alimentaires et de la population mondiale de 6,8 milliards
d’habitants (FAO, 2010), on aboutit à une disponibilité de 17kg de produits de la mer
par an par habitants au niveau mondial. La France consomme près de 35kg/hab/an. Les
français, et plus généralement les pays développés, mangent donc la part d’autres
populations, souvent issues de pays pauvres ou en développement pour qui le poisson
est la principale source d’apport protéique.

Ajouté à cela la prévision d’augmentation de la population mondiale à 9,2


milliards d’habitants pour 2050, il est temps de revoir sérieusement notre modèle
d’exploitation des mers et consommation de ses produits si l’on veut pouvoir continuer
à manger du poisson sauvage.

Heureusement, des solutions existent pour inverser la tendance. Bien sûr le « one
size fits all14 » est illusoire, il est nécessaire d’apporter des solutions adaptées à chaque
territoire et problématique. Pour cela différentes approches sont applicables pour chaque
cas :

L’approche la plus évidente mais dont les résultats sont difficiles à obtenir, est
de changer les règles du jeu. Influencer les réformes de lois ou orienter les
changements de règlementation, à la fois par du lobby et par une présence au
niveau des groupe de travail et tables rondes, peut permettre de mieux cadrer le
secteur de la pêche et le faire ainsi évoluer vers des pratiques durables.

L’exemplarité est également une approche à développer pour faire changer les
choses. Identifier puis montrer des exemples de réussites suscite bien plus
d’intérêts que de longues leçons de morale. C’est d’autant plus vrai dans le
monde de la pêche où les pêcheurs préfèrent souvent qu’on leur apporte des
preuves concrètes de ce qu’on avance plutôt que de vagues idées ou concepts à
développer.

Enfin, qui mieux qu’un pêcheur peut expliquer les avantages ou inconvénients
d’une pratique ? La communication entre pêcheurs est indispensable. Si l’on
veut favoriser la diffusion de certaines pratiques alors encourageons les
échanges entre les professionnels. La création de réseaux et plateforme est
nécessaire à la propagation des bonnes pratiques de pêche.

C’est en agissant sur ces trois leviers qu’une évolution vers une exploitation
responsable des ressources est possible, ce qui permettra d’offrir un avenir durable à la
pêche.

14
« Une solution unique convient pour tous »

35
« Proposons-nous de grands exemples à imiter plutôt que de vains systèmes à suivre »
[Jean-Jacques Rousseau]

36
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STARESO, avril 2011 : http://www.stareso.com/

39
ANNEXES
ANNEXES
Annexe I : Grille de bonnes pratiques du rapport de recensement des bonnes
pratiques des professionnels des pêches maritimes du CNPMEM, 2010

Préservation de l’environnement et de la biodiversité


- Coopération pêcheurs/scientifiques pour améliorer la connaissance et la gestion
des ressources halieutiques
- Coopération pêcheurs/scientifiques pour la mise au point d’engins plus sélectifs
pour préserver les ressources halieutiques
- Actions collectives et individuelles mise en place par les professionnels pour
améliorer l’état des stocks halieutiques
- Engagement des professionnels dans des démarches de reconnaissance de
bonnes pratiques environnementales
- Coopération pêcheurs/scientifiques pour préserver les espèces protégées ou
menacées
- Engagement des professionnels pour protéger et améliorer leurs habitats
- Implication des pêcheurs dans la mise en place de zones protégées
- Implication des pêcheurs pour la préservation et la restauration de la qualité des
milieux
- Réduction de la consommation d’énergie des navires de pêche
Bonnes pratiques dans le domaine de la sécurité et du social
- Engagement de la profession pour améliorer les conditions de sécurité
- Engagement de la profession pour améliorer la santé des marins et les
conditions de travail
- Amélioration des conditions de vie des marins et leur famille
- Démarches entreprises par les marins-pêcheurs pour valoriser et promouvoir
leur métier
Initiatives des professionnels pour valoriser leurs productions
- Mise en place de marques collectives et de signes officiels de qualité
- Ventes dans des circuits-courts de commercialisation
- Mise en place d’interprofession
Autres

I
Annexe II : Grille de critère de bonnes pratiques de pêche

RESSOURCE

Adaptation du niveau de capture à la capacité de production du stock - Système de gestion adapté


aux problématiques locales
Accès et participation au recueil de données scientifiques
Respect des avis scientifiques
Limitation de l'accès à la ressource en fonction des niveaux de capture acceptables
Mise en place de moyens de restauration de la ressource si les stocks sont en danger
Mise en place de zone ou période de fermeture à la pêche
Respect du cycle de reproduction des espèces
Adaptation des zones ou période de pêche en fonction des cycles de reproduction
Lutte contre les captures accessoires et rejet d'individus sous taille ou hors quota
Amélioration de la sélectivité des engins de pêche
Choix d'engins de pêche les plus sélectifs
Choix des zones et période de pêche pour éviter ces captures

Application de contrôles suffisants et stricts


ENVIRONNEMENT

Lutte contre la destruction d'habitats/fonds/écosystèmes marins


Choix d'engins à impact limité voire nul sur les habitats/fons/écosystèmes marins
Interdiction ou accès limité aux zones fragiles
Mise en place de programmes de réhabilitation des écosystèmes marins
Lutte contre la pêche fantôme
Limitation de la perte d'engins
Ramassage des engins perdus
Lutte contre les captures accidentelles ou accessoires d'espèces non ciblées
Amélioration de la sélectivité des engins de pêche
Choix d'engins de pêche les plus sélectifs
Choix des zones et période de pêche pour éviter ces captures
Lutte contre le changement climatique global
Optimisation de l'utilisation de l'énergie et des ressources à bord et utilisation de nouveaux carburants

Limitation de l'émission de gaz à effets de serre ou autres polluants


Entretien et recyclage du matériel de pêche utilisé
Ramassage des déchets
Valorisation des déchets
VALORISATION/COMMERCIALISATION

Ajustement des prix à la juste valeur des produits


Association entre producteurs pour avoir plus de poids dans les négociations et la formation des prix

Ajustement des quantités capturées aux capacités d’absorption du marché


Limitation des pertes et gaspillages des produits après captures et tout au long de la filière

Ajustement des quantités capturées aux capacités d’absorption du marché


Valorisation des co-produits
Meilleure visibilité et traçabilité des produits
Mise en place de démarches de marques collectives ou labellisation
Mise en place d'indication et de transparence sur l'origine et la technique de pêche des produits

II
Limitation du temps et nombre de transport et les intermédiaires
Mise en place de circuits courts, mutualisation des transports des produits
Lutte contre la vente d'espèces protégées
Application de contrôles suffisants et stricts
Meilleure visibilité et connaissance du métier pour le grand public
Mise en place de plans de communication sur le métier et les produits de la pêche
Participation à des salons, festivals,…actions de sensibilisation du grand public aux activités de pêche

Facilitation du lien pêcheur/consommateur lors de la vente


Possibilité pour les citoyens de rencontrer les pêcheurs et découvrir leur métier (type Pescatourisme)

HOMME ET TERRITOIRE

Implication de l'ensemble des parties prenantes dans les décisions de gestion


Etablissement d'un système de co-gestion
Meilleure communication et échange de connaissances entre l'ensemble des acteurs de la pêche

Création de réseaux de professionnels


Création de réseaux entre professionnels et scientifiques/Amélioration des connaissances scientifiques

Communication vers le grand public


Respect des conditions de travail de chacun
Amélioration de la sécurité à bord
Respect du droit du travail

III
Annexe III : liste des personnes contactées

Personne Organisme/Localisation
Représentants de pêcheurs
Bernard Gilles Comité local des pêches d'Audierne
D'Hardivillé Céline Comité Local des pêches d’Auray/Vannes
Ferrero Louis Comité Local des pêches d’Auray/Vannes
Chabret Michel Comité Local des pêches de Bayonne
Lejuez Daniel Comité Local des pêches de Cherbourg
Bigot Marc Comité Local des pêches de Concarneau
Thomas Rose-Marie Comité Local des pêches de Grandcamp
Réguer André Comité Local des pêches d’Honfleur
Robert Jean-Marie Comité Local des pêches de La Turballe
Rigault Alain Comité Local des pêches de l'Est Cotentin
Chauvet Sébastien Comité Local des pêches de l'île d'Yeu
Piraud André Comité Local des pêches de l'Ouest Cotentin
Hemeury Yannick Comité Local des pêches de Paimpol
Robigo Laure Comité Local des pêches de Paimpol
Bougeon Robert Comité Local des pêches du Guilvinec
Tachoires Stéphanie Comité National des pêches
Harmel Béatrice Comité Régional des Pêches de Basse Normandie
Legrand Véronique Comité Régional des Pêches de Basse Normandie
D'Orazio Xavier Prud'homie d'Ajaccio
Vilain Eric Prud'homie de Balagne
Cucchy Guy Prud'homie de Bonifacio
Decugis Christian Prud'homie de St Raphaël
Rodriguez Jimmy Prud'homie de Valras
Pêcheurs
Brin Nicolas Arcachon
Chabrerie Pascal Arcachon
Favroul Franck Arcachon
Lalande Franck Arcachon
Adelus Samuel Basse Normandie Agon-Coutainville
Beuve Dominique Basse Normandie Grandcamp
Harrous Damien Basse Normandie Grandcamp
Dramard Jonathan Basse Normandie Granville
Lecardonnel Michel Basse Normandie Granville
Yani El Yousi Mimoum Bouche du Rhône
André Mathieu Capbreton
Courtiau Patrick Capbreton
Lafargue Patrick Capbreton
Botti Philippe Corse Bonifacio
Muller Damien Corse Saint Florent
Lucchini Jean-Toussaint Corse Solenzara
Bury David Loctudy
Abjean Gaël Mogueriec
Follet Christine Ostreicultrice - Cherbourg
Alsuguren Philippe Saint Jean de Luz
Constant Franck Saint Jean de Luz
Lahetjuzan Jean-Baptiste Saint Jean de Luz
Larramendy George Saint Jean de Luz
Lespielle Patrick Saint Jean de Luz
Martinez Didier Saint Jean de Luz
Vergez Anne-Marie Saint Jean de Luz
Scientifiques
Caille-Milly Nathalie Ifremer Anglet

IV
Morandeau Gilles Ifremer Anglet
Le Roy Didier Ifremer Boulogne
Méhault Sonia Ifremer Lorient
Morandeau Fabien Ifremer Lorient
Sourget Quiterie Ifremer Lorient
Foucher Eric Ifremer Port en Bessin
Quinquis Jérôme Ifremer Port en Bessin
Gallet Jean-François Institut des Milieux Aquatiques
Chery Aurélie Stareso
Lejeune Pierre Stareso
Gras Michael UMR Ifremer Université de Caen
Organisation de professionnels et autres organismes en lien avec le secteur
Touloumon Vincent CME - Aux pêcheurs d'Etaples
Ubera Mathilde Logicoop
Dirassar Dominique Logicoop - pêcheur
Manner Arnauld Normandie Fraicheur Mer
Arrighi Jean-François Office de l'Environnement de Corse
Livrelli Jean-Noël Office de l'Environnement de Corse
Milly David OP Capsud
Brouzes Richard OPBN
Culioli Jean-Michel Parc Marin des Bouches de Bonifacio - OEC
Michon Dominique Société Able
Criées/Mareyeurs
M. Le directeur de la criée Criée de St Jean de Luz/Ciboure

Mme Quilici Corse Marée


Siles Bruno D.I.M.A marée

V
Annexe IV : liste des bonnes pratiques de pêche durable

PROJET PORTEUR DE DESCRIPTION SOURCE


PROJET
RESSOURCE
Adaptation du niveau de capture à la capacité de production du stock - système de gestion adapté aux problématiques locales
Accès et participation au recueil de données scientifiques
1 Programme CNPMEM Analyser l'impact de fermeture spatio-temporelle de l'utilisation des dispositifs concentrateurs de poissons http://www.comite-
d'observateurs sur les stocks de thons tropicaux de l'Atlantique peches.fr/site/index.php?page=g
embarqués à bord 32&prog=22
des senneurs
français dans le
cadre des
moratoires thoniers
2 Préservation du CRPMEM Bretagne, Syndicat mieux connaître la biologie du bulot (en particulier son cycle de reproduction) et d’autre part de définir des http://www.lamanchelibre.fr/Le-
gisement de bulot mixte pour l’équipement du mesures techniques gisement-de-bulots-est-
littoral (SMEL), l’Ifremer, preserve,1.media?a=8720
l’Université de Caen et le
groupement qualité Normandie
Fraîcheur Mer
3 Programme Comité Régional des Pêches de collecter des informations sur les prises accidentelles de cétacés dans les filets en Manche Le Marin, 6 novembre 2009,
FilManCet puis Bretagne, 60 fileyeurs de Roscoff p.32
installation de à Boulogne sur mer
pinger
4 Projet de CLPMEM Paimpol "V-notching": marquage physique des femelles homards permet éviter débarquement et vente puis permet http://www.clpmem-
marquage des relâchement des individus sur plateau de la Horaine paimpol.com/spip.php?article903
femelles homards
Respect des avis scientifiques
Limitation de l'accès à la ressource en fonction des niveaux de capture acceptables
5 Gestion de la Commission Coquillage et Pêche Amélioration des modes de gestion suite à la surexploitation des stocks
coquille St Jacques à Pieds
de la Baie de St
Brieuc
6 Gestion du stock CRPMEM Aquitaine diminution du nombre de licences, diminution du nombre de jours de pêche, modification des zones de http://blog.peche-
de Palourde réserve aquitaine.com/index.php/2008/1
japonaise par les 2/19/27-les-pecheurs-de-
pêcheurs palourde-du-bassin-d-arcachon-
prennent-les-choses-en-main

VI
7 Préservation du CRPMEM Bretagne, Syndicat mieux connaître la biologie du bulot (en particulier son cycle de reproduction) et d’autre part de définir des http://www.lamanchelibre.fr/Le-
gisement de bulot mixte pour l’équipement du mesures techniques gisement-de-bulots-est-
littoral (SMEL), l’Ifremer, preserve,1.media?a=8720
l’Université de Caen et le
groupement qualité Normandie
Fraîcheur Mer
8 Licence pour licence + labellisation des ormeaux (bague), Eviter le "braconnage", protéger la ressource http://www.parc-marin-
plongeurs iroise.gouv.fr/fr/ses-
pêcheurs actions/peche/un-label-pour-les-
d'ormeaux sauvage ormeaux-sauvages-de-
de Molène et molene.php
labellisation
9 Pour une pêche FNPPSF pratiquer une activité de loisir responsable. respect des repos biologiques, déclaration des captures,… Le Marin, 9 octobre 2009, p.32
récréative
responsable
10 Interdiction de la CLPMEM, CRPMEM Basse arrêt biologique décembre Le Marin, 25 septembre 2009,
pêche pour la Normandie, Didier Leguelinel p.12
reproduction du président commission Bulot
Bulot
11 Pêche durable : CLPMEM Le Guilvinec Concertation entre métier pour la préservation de certains stocks (Bar, griset, sardine) http://www.comitedespeches-
accord en vue guilvinec.fr/spip.php?article382
entre la bolinche et
les ligneurs pour
2010
12 Gestion des stocks CRPBN, Commission Bulot, Gestion concerté et accès à la ressource établit selon des avis scientifiques et attribué au moyen de licence.
d'espèces pêchées Crustacés, cohabitation… Equilibre entre accès et disponibilité de la ressource.
au casier en Basse-
Normandie
Mise en place de moyens de restauration de la ressource si les stocks sont en danger
13 Programme Plan d'action international de restauration de l'espèce http://www.comite-
esturgeon européen peches.fr/site/index.php?page=g
32&prog=7
14 Pêcherie de la Destruction des œufs de seiche mettant en danger le renouvellement du stock. transformation des casiers
seiche de seiche en casiers à crabes et ainsi laisser les casiers en mer pour laisser les œufs de seiche éclore

15 Ecloserie de Professionnels et représentants, Non reconstitution du stock de la Coquille Saint Jacques en rade de Brest malgré arrêt de l'exploitation.
Tinduff, CLPMEM Nord-Finistère autofinancement de la drague à la coquille saint Jacques par les pêcheurs via le paiement des licences
réensemencement

16 mise en place de développer la ressource. immersion en manche de bloc de béton alvéolaire http://www.l-encre-de-
récifs artificiels mer.fr/spip.php?article181&lang
=

VII
17 ensemencement de CLPMEM de l'Ouest Cotentin aider au renouvellement des stocks. utilisation des larves de Saint-Malo pré grossies + matériel prêté par Le Marin, 9 octobre 2009, p.13
la Baie de les écloseries de St Malo
Granville en larve
de coquille St-
Jacques
18 Projet de CLPMEM Paimpol "V-notching": marquage physique des femelles homards permet éviter débarquement et vente puis permet http://www.clpmem-
marquage des relâchement des individus sur plateau de la Horaine paimpol.com/spip.php?article903
femelles homards
19 Repos Biologique CLPMEM Le Guilvinec, concertation entre professionnels, décision d'un repos biologique, appliqué ensuite aux plaisanciers http://www.comitedespeches-
dans la rivière de Raymond Le Goff guilvinec.fr/spip.php?article352
Pont-l'Abbé
Mise en place de zone ou période de fermeture à la pêche
20 Ouverture de la Prud'homie de Balagne Ouverture de la pêche à la langouste 15 jours après la date officielle
pêche à la
langouste plus
tardive pour la
prud'homie de
Balagne
21 Cantonnement Les pêcheurs reconstituer le stock de langouste. mise en place de zone de cantonnement (avec concertation du PNMI et
langouste de la Ifremer)
chaussée de Sein
22 Création d'un Parc l'Agence des aires marines création d'une AMP pour protéger la ressource et les écosystèmes Le Marin, 2 octobre 2009, p.
Naturel Marin à protégées centrale
Mayotte
Respect du cycle de reproduction des espèces
Adaptation des zones ou période de pêche en fonction des cycles de reproduction
23 Repos Biologique CLPMEM Le Guilvinec, concertation entre professionnels, décision d'un repos biologique, appliqué ensuite aux plaisanciers http://www.comitedespeches-
dans la rivière de Raymond Le Goff guilvinec.fr/spip.php?article352
Pont-l'Abbé
24 Pour une pêche FNPPSF pratiquer une activité de loisir responsable. respect des repos biologiques, déclaration des captures,… Le Marin, 9 octobre 2009, p.32
récréative
responsable
25 Interdiction de la CLPMEM, CRPMEM Basse arrêt biologique décembre Le Marin, 25 septembre 2009,
pêche pour la Normandie, Didier Leguelinel p.12
reproduction du président commission Bulot
Bulot
Lutte contre les captures accessoires et rejet d'individus sous taille ou hors quota
Amélioration de la sélectivité des engins de pêche
27 Etude du taux de Ifremer et le bateau L'Atlantique réduire les rejets en mer Le Marin, 2 octobre 2009, p.15
survie des II, langoustinier de Saint-Guénolé
langoustines
Choix d'engins de pêche les plus sélectifs

VIII
28 Développer la société Able (Croisic) recherche d'alternative au chalut, filet ou senne Le Marin, 6 novembre 2009,
Palangre en p.32;
Méditerranée http://www.ablepalangre.com/so
ciete.html
29 Pêche du homard Quartier maritime de Saint-Brieuc interdiction des "casiers à parloirs" ou "casier à piège"
au casier
30 Projet ITIS : de CRPMEM Bretagne développer d’une part un nouvel outil d’observation et de caractérisation des ressources halieutiques et,
nouvelles d’autre part, des engins de capture plus respectueux de la qualité des produits pêchés
méthodes de
capture pour une
pêche ciblée
31 Projet Optipêche : Poser à l’avant du navire un sondeur multifaisceaux capable de détecter les poissons et de transmettre des rachel.sellin@pole-mer-
trier sur le fond, indications sur la nature du fond, afin d’assurer et la sécurité, et l’efficacité de l'action de pêche bretagne.com;
pas sur le pont jean.boucher@pole-mer-
bretagne.com; http://www.pole-
mer-bretagne.com/optipeche.php
32 Selecmer CRPMEM Nord Pas-de-Calais réduire les captures hors taille, spécialement les Merlans. Essai de fenêtres à mailles carrées et de grilles Le Marin, 2 octobre 2009, p.15;
http://www.ifremer.fr/docelec/do
c/2009/rapport-6776.pdf

33 La sélectivité de la Les pêcheurs augmenter la sélectivité: mise en place de grilles pour laisser échapper les merluchons et petite langoustine
langoustine dans le
Golfe de Gascogne
34 Programme Comité Régional du Nord Pas de amélioration de la sélectivité des chalutiers artisanaux travaillant en mer du Nord de façon à limiter les http://www.comite-
SELECCAB Calais Picardie et CNPMEM captures de cabillaud. test de deux dispositifs sélectifs: grille sélective et chalut à grande mailles peches.fr/site/index.php?page=g
32&prog=30

35 Plan langouste OEC, prud'homies corses, CR Expérimentation du retour à la pratique de la nasse pour les captures de langouste
Corse
36 Reconversion Muller Damien, Lucchini Jean- Volonté d'avoir des pratiques de pêche plus respectueuses de la ressource. Abandon du filet pour une
Toussaint et Guy Cucchy reconversion à la nasse

Choix des zones et période de pêche pour éviter ces captures


Application de contrôles suffisants et stricts
ENVIRONNEMENT
Lutte contre la destruction d'habitats/fonds/écosystèmes marins
Choix d'engins à impact limité voire nulle sur les habitats/fons/écosystèmes marins
37 Plateau de la protection des fonds. interdiction des casiers, ligne uniquement autorisée
Horaine
38 passage du chalut Scapêche armement conversion d'un chalutier en caseyeur Le Marin, 6 novembre 2009,
au casier du p.32
Zubernoa
Interdiction ou accès limité aux zones fragiles

IX
Mise en place de programmes de réhabilitation des écosystèmes marins
39 Parc Naturel Marin PNMI Protéger le patrimoine, participer le développement durable http://www.parc-marin-
d'Iroise iroise.gouv.fr/index.php

Lutte contre la pêche fantôme


Limitation de la perte d'engins
Ramassage des engins perdus
Lutte contre les captures accidentelles ou accessoires d'espèces non ciblées
Amélioration de la sélectivité des engins de pêche
40 Programme Comité Régional des Pêches de collecter des informations sur les prises accidentelles de cétacés dans les filets en Manche Le Marin, 6 novembre 2009,
FilManCet puis Bretagne, 60 fileyeurs de Roscoff p.32
installation de à Boulogne sur mer
pinger
Choix d'engins de pêche les plus sélectifs
41 captures Piovano et al. (publi) Diminuer les captures accessoires de raie: Mettre en place de plus grand hameçons
accessoires de raie
pour la palangre
42 Projet Orcasav: Le Drezen, SARPC, le Muséum rétablir l’équilibre écologique dans la zone des Terres Australes françaises tout en assurant la pérennité de http://www.pole-mer-
campagne national d'Histoire naturelle, la ressource. installer des nasses de fond pour grands poissons afin d'éviter la capture d'oiseaux marins et bretagne.com/orcasav.php,
d'expérimentation l'Ifremer et le CNRS mammifères marins http://www.ledrezen.com/actualit
de la pêche à la e.aspx
légine aux casiers
dans la zone des
îles Kerguelen et
Crozet
43 Programme CNPMEM, AGLIA, le CRMM et limiter les captures accidentelles de mammifères marins. Observation des captures accidentelles, test de http://www.comite-
ProCet: l’IFREMER (NECESSITY) pingers, test de systèmes d'échappement de dauphin et de répulsifs acoustiques peches.fr/site/index.php?page=g
PROtection des 32&prog=5
CETacés
44 La sélectivité de la Les pêcheurs augmenter la sélectivité: mise en place de grilles pour laisser échapper les merluchons et petite langoustine
langoustine dans le
Golfe de Gascogne
45 Programme Comité Régional du Nord Pas de amélioration de la sélectivité des chalutiers artisanaux travaillant en mer du Nord de façon à limiter les http://www.comite-
SELECCAB Calais Picardie et CNPMEM captures de cabillaud. test de deux dispositifs sélectifs: grille sélective et chalut à grande mailles peches.fr/site/index.php?page=g
32&prog=30

Choix des zones et période de pêche pour éviter ces captures


Lutte contre le changement climatique global
46 Projet d'installation sillon du Talbert-Bréhat concertation avec EDF pour limiter l'impact des hydroliennes sur la pêche
de 4 hydrolienne
EDF

X
47 implantation région Bretagne, Michel Cadot concertation entre pêcheurs, collectivités locales, usagers de la mer, associations de défense de Le Marin, 6 novembre 2009, p.7
d'hydroliennes et l'environnement, porteurs de projet d'énergies marines et Conservatoire du littoral. Développement de
éoliennes off-shore nouvelles énergies

48 Projet NACRE : Entreprises (DCNS Brest et proposer une approche environnementale globale, tant en termes de diagnostic que de réponses http://www.pole-mer-
vers des NAvires Lorient, Bertin Technologies, technologiques. mesurer l’empreinte environnementale globale de différents types de navires en activité, bretagne.com/nacre.php
Conduits dans le Louis Dreyfus Armateurs, encombrements réduit, consommation énergétique faible
Respect de GENAVIR Brest, Veolia Eau,
l'Environnement IPL), centre de Recherche
(ENSIETA Brest, EME Bruz,
ENMM de Nantes, IFREMER
Brest)
Optimisation de l'utilisation de l'énergie et des ressources à bord et utilisation de nouveaux carburants
49 Biocarburant à entreprise Fermentalg recherche de nouvelles énergies Le Marin, 30 octobre 2009, p.17
partir de micro
algues
50 Diagnostic de CNPMEM plan gouvernemental d’économies d’énergie à la pêche et augmentation très importante du prix du gasoil. http://www.comite-
consommation dresser un diagnostic de la consommation énergétique d’un navire de pêche et d’évaluer la consommation peches.fr/site/index.php?page=g
énergétique d’un théorique de navires de pêche-types 32&prog=23
navire de pêche
51 Biocarburant à entreprise Fermentalg recherche de nouvelles énergies. produire des micro-algues capables de se reproduire dans le noir Le Marin, 30 octobre 2009, p.17
partir de micro
algues
52 18 projets de Ministère de l'Alimentation de réduction de consommation de gas-oil de navires de pêche Le Marin, 31 juillet 2009, p.11
recherche de l'Agriculture et de la Pêche
nouveaux
carburants retenus
53 test de graisse Stéphane Pochic, armateur à recherche de nouvelles énergies Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
animale comme Loctudy et Cabinet d'architecture
carburant ou navale Coprema (Pont-l'Abbé)
encore avec bi-fuel
70%gaz-30%gasoil
54 Projet Effichalut Aquimer, Pôle mer Bretagne réduire la trainée du chalut pour consommer moins. élaboration de panneau, filet de pêche est application http://www.pole-mer-
électronique en vue de réduire la trainée du chalut et donc la consommation induite bretagne.com/effichalut.php;
http://www.poleaquimer.com/les
_projets_labellises/47-effichalut-
efficacite-energetique-du-
chalut.htm; Le Marin, vendredi
20 novembre 2009, p.21; Benoit
Lobez
55 Caseyeurs à voile Association Avel Marine optimisation de l'énergie. installation de voile sur les caseyeurs
56 Voile sur le Le P'tit Mousse réduire la facture énergétique, adaptation de voile sur le bateau, réduction de 20% de la consommation Jean-Luc Pelloquin,
dragueur côtier carburant http://www.econav.org/html/acte
urseconav.html

XI
57 Projet Grand Réduire la consommation de carburant, Adapter des voiles sur les bateaux, ainsi que des systèmes d'aide rachel.sellin@pole-mer-
Largue : afin d'optimiser l'utilisation de l'énergie bretagne.com; www.pole-mer-
propulsion mixte bretagne.com/grand-largue
voile-moteur pour
les navires de
pêche et le
cabotage
58 Optipropulseur Ship Studio, CRPMEM Bretagne, Amélioration du rendement propulsif des navires de pêche http://www.aglia.org/secure/uplo
AGLIA,… ad/dossier/DepliantOptiProp.pdf
59 Programme CRPMEM Bretagne et autres identifier les consommations de carburant inutiles, mise au point d'un économètre Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
Ecomer
60 Favoriser le Pascal Lefriant, Le Guilvinec, diminuer la consommation de carburant, participation à une expérimentation avec des appendices sur les Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
rendement de Ship-Studio pales.
l'hélice plutôt que
celui du moteur
61 Le Manguier, un Montrer que l'on peut naviguer sur un bateau de travail en étant respectueux de l'environnement . système http://www.econav.org/html/acte
remorqueur propre de propulsion mixte voile-moteur, de capteurs solaires, de panneaux photovoltaïques, et même d’un urseconav.html
concentrateur solaire. A bord, un filtre de cale a été installé pour limiter l’impact des rejets sur
l’environnement. Bientôt nouvel antifouling

62 AGROGASOIL : Créer une nouvelle forme d'énergie à partir de la valorisation des déchets, développer un pilote industriel http://www.pole-mer-
du gasoil pour la capable d’utiliser des déchets issus de la filière pêche et de la filière agroalimentaire contenant huile, bretagne.com/agrogasoil.php
pêche à partir de graisses animales de poissons et d’algues pour fabriquer du biodiesel ou du biogaz, aux normes
déchets issus de européennes
l'activité pêche
Limitation de l'émission de gaz à effets de serre ou autres polluants
63 capteur permettant Simrad système de capteur empêchant la déformation du chalut Le Marin, 24 juillet 2009, p.20
optimisation de
l'ajustement du train
de pêche
64 un caseyeur, Rose des Plastimer Optimisation de l'énergie, coque semi-planante bien défendue à l'avant et qui supporte d'être fortement Le Marin, 17 juillet 2009, p.11
Champs, chez chargée à l'arrière malgré une faible motricité
Plastimer
65 Caseyeurs à voile Association Avel Marine optimisation de l'énergie. installation de voile sur les caseyeurs
66 Voile sur le dragueur Le P'tit Mousse réduire la facture énergétique, adaptation de voile sur le bateau, réduction de 20% de la consommation Jean-Luc Pelloquin,
côtier carburant http://www.econav.org/html/acte
urseconav.html

67 Projet Grand Largue : Réduire la consommation de carburant, Adapter des voiles sur les bateaux, ainsi que des systèmes d'aide rachel.sellin@pole-mer-
propulsion mixte voile- afin d'optimiser l'utilisation de l'énergie bretagne.com; www.pole-mer-
moteur pour les bretagne.com/grand-largue
navires de pêche et le
cabotage

XII
68 Optipropulseur Ship Studio, CRPMEM Amélioration du rendement propulsif des navires de pêche http://www.aglia.org/secure/uplo
Bretagne, AGLIA,… ad/dossier/DepliantOptiProp.pdf
69 Programme Ecomer CRPMEM Bretagne et autres identifier les consommations de carburant inutiles, mise au point d'un économètre Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
70 Favoriser le Pascal Lefriant, Le Guilvinec, diminuer la consommation de carburant, participation à une expérimentation avec des appendices sur les Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
rendement de l'hélice Ship-Studio pales.
plutôt que celui du
moteur
71 Le Manguier, un Montrer que l'on peut naviguer sur un bateau de travail en étant respectueux de l’environnement. système http://www.econav.org/html/acte
remorqueur propre de propulsion mixte voile-moteur, de capteurs solaires, de panneaux photovoltaïques, et même d’un urseconav.html
concentrateur solaire. A bord, un filtre de cale a été installé pour limiter l’impact des rejets sur
l’environnement. Bientôt nouvel antifouling

Entretien et recyclage du matériel de pêche utilisé


72 PaintClean: peinture Partenaires: Entreprise limiter efficacement l’adhérence et la croissance des organismes indésirables, s’éliminer, salissures http://www.pole-mer-
antisalissure (Nautix et DCN Brest) et comprises, par l’effet de frottement de l’eau, sans effet toxique sur le milieu marin bretagne.com/paintclean.php;
respectueuse de centre de recherche (le marc.boeuf@pole-mer-
l'environnement laboratoire de biotechnologie bretagne.com;
et chimie marines de marc.dufournaud@pole-mer-
l’Université de Bretagne Sud bretagne.com
à Lorient, le centre de génie
industriel de Guidel,
IFREMER Brest)
73 Projet Navecomat Entreprises (Plasmor,groupe solution alternative au matériau non dégradables. éco-conception d'un bateau en matériau bio composite http://www.pole-mer-
Finot, Ahlstrom) Centre de bretagne.com/navecomat.php;
recherche (Université de marc.boeuf@pole-mer-
Bretagne Sud, Lorient, bretagne.com
Ifremer Brest). L’association
« Reporter Bleu
74 Projet Convenav Entreprises (DCNS, SITA), réduire l’impact environnemental des navires en développant des outils innovants. évaluer et réduire les http://www.pole-mer-
centre de recherche: ENSAM impacts environnementaux des navires et faciliter, grâce à la modélisation, un contrôle pour chacune de bretagne.com/convenav.php
Paris, Ifremer Brest ces phases (maintenance, modification, destruction)

75 Reconversion de Thierry Thomazeau, ancien recyclage des chaluts. reconversion de chalut pélagique pour ramassage de fioul en mer Le Marin, 7 août 2009, p.11
chalut patron pélagique de Saint-
Gilles Croix-de-vie
Ramassage des déchets
76 Contrats Bleus Coopérative Ar Mor Glaz Ramassage des déchets http://piratesdesbrisants.fr
77 Association d'entretien L'Atelier Bleu, Collect-if, Ramassage des déchets www.ecogestes.com,
du littoral Echo-mer, Éco navigation, www.collect-if.org, www.echo-
Golfe Clair, Mer-Terre, mer.com, www.econav.org,
Surfrider Foundation, Voile www.golfeclair.com, www.mer-
de Neptune terre.org, sss.surfrider-
europe.org,

XIII
http://voiledeneptune.org

Valorisation des déchets


78 Stratégie autour de la CLPMEM; Association limiter invasion de la crépidule. hersage des fons marins pour "ramasser" les crépidules. fabrication http://www.clpmem-
crépidule AREVAL (Association pour d'amendement calcaire et d'aliments pour animaux paimpol.com/spip.php?article919
la Récolte et la Valorisation , Morgane Martin, chargée de
des crépidules en Bretagne). mission à l’association
SECMA devenu AGRIVA, à A.R.E.V.A.L
Pontrieux
79 Stabilisation des sols société ARD valorisation coproduit de l'industrie. utilisation des boues de dragage des ports pour la stabilisation des sols Le Marin, vendredi 20 novembre
avec les boues de 2009, p.11
dragage
80 AGROGASOIL : du Créer une nouvelle forme d'énergie à partir de la valorisation des déchets, développer un pilote industriel http://www.pole-mer-
gasoil pour la pêche à capable d’utiliser des déchets issus de la filière pêche et de la filière agroalimentaire contenant huile, bretagne.com/agrogasoil.php
partir de déchets issus graisses animales de poissons et d’algues pour fabriquer du biodiesel ou du biogaz, aux normes
de l'activité pêche européennes

VALORISATION/COMMERCIALISATION
Ajustement des prix à la juste valeur des produits
Association entre producteurs pour avoir plus de poids dans les négociations et la formation des prix
81 Logicoop, panier Logicoop, Mme Ubera et Valoriser la pêche artisanale locale. Mise en place d'un système de panier poisson à prix raisonnable pour http://www.sudouest.com/pays-
poisson Mme Sanchez le producteur et le consommateur basque/actualite/article/900553/
mil/5836995.html

Ajustement des quantités capturées aux capacités d’absorption du marché


Limitation des pertes et gaspillages des produits après captures et tout au long de la filière
82 Fédération nationale Présidente: Brigitte réduire le gaspillage de poisson de retrait, le valoriser et favoriser l’insertion professionnelle. mettre le http://federationplm.blogspot.co
des Paniers de la Mer BOURGUIGNON ; Directrice poisson invendu des criées à disposition d'associations caritatives m/
: Hélène ROCHET
Ajustement des quantités capturées aux capacités d’absorption du marché
Valorisation des coproduits
83 Valorisation des Aquimer et Copalis optimiser la valorisation de la production. Recherche de nouvelles voies de valorisation (pharmaceutique, Le Marin, 5 juin 2009, p.11
coproduits issus de la cosmétique …)
pêche
84 Société Angibaud Société Angibaud, Jean Valoriser les coproduits de la pêche. Production d'engrais organique à partir de déchets de poissons Le Marin, 30 avril 2009, p.11
produit du "guano de Hayaud
poisson"

XIV
Meilleure visibilité et traçabilité des produits
Mise en place de démarches de marques collectives ou labellisation
85 Bar de ligne Association de ligneurs de la marquage des bars de ligne avec une pastille. création d'un site internet permettant, en entrant le code http://www.pointe-de-
pointe Brest présent sur l'étiquette du produit, de suivre le parcours du poisson de sa capture à son arrivée chez le bretagne.fr/
consommateur

86 Bolincheurs ciblant la Engagement dans l'éco labellisation du MSC.


sardine
87 Bolincheurs ciblant la Association Poissons Bleus de sortir la sardine de la banalisation. Label Rouge + mise en place d'une charte
sardine Bretagne
88 Labellisation des noix Normandie Fraicheur Mer valorisation des produits Le Marin, vendredi 20 novembre
de coquille st jacques 2009, p.18
NFM
89 Eco-labellisation du pêcheurs de homard de Basse assurer la durabilité de l'espèce dans la baie. processus de certification MSC: réglementer la pêcherie, Le Marin, 23 octobre 2009, p.14
homard dans la baie de Normandie et Association des limiter les casiers
Granville pêcheurs de Jersey
90 Merlu de ligne de une dizaine de palangriers de Mettre en valeur la qualité exceptionnelle du produit. Mise en place d'un cahier des charges. Système de Colloque AGLIA
Saint jean de Luz St Jean de Luz pins individuel pour différencier le poisson de ligne 2009_Valorisation… ;
http://www.aglia.org/secure/uplo
ad/dossier/Colloque_Aglia_2009
_valorisation_merlu_ligne_op_c
apsud.pdf
91 Création d'un marque CCI, CLPMEM de l'Ouest redynamiser les ventes sous criée de Granville et apporter de la plus-value aux produits de la pêche Le Marin, 2 octobre 2009, p.15
commerciale "Baie de Cotentin
Granville"
92 Choix de label MSC Scapêche, Compagnie des valoriser les techniques de pêche. pour lieu noir d'Atlantique Nord-est, mer du Nord, mer de Norvège et Le Marin, 9 octobre 2009, p.5
Pêches de St-Malo et Syndicat pêcherie de la légine au large des Terres Australe et antarctiques françaises (SARPC)
d’Armements Réunionnais de
Palangrier Congélateurs
93 Ecolabel pour la Armements Sétois, Amop, OP respect de l'environnement et éviter la surexploitation de l'espèce. mise en place d'un écolabel, démarche Le Marin, 31 juillet 2009, p.19 et
sardine golfe du Lion Sathoan coordonnée par le MSC Le Marin, 22 mai 2009, p.11
94 Programme d'action AMOP (Association valorisation des produits, MSC sur la sardine Golfe du Lion, Pêcheur Responsable, Poisson issu de la AMOP Programme d'action
2010 de l'Amop Méditerranéenne des pêche Française, 2010, http://www.amop.fr
Organisation de Producteurs)
95 Association France Organisations de producteurs, Définition d'un cahier des charges et création d'un Label http://www.letelegramme.com/ig
Filière Pêche conserveurs, transformateurs, /generales/economie/peche-la-
grande distribution, artisans filiere-met-en-avant-l-origine-
poissonniers france-04-03-2010-808517.php
96 Label MSC sur Lieu Euronor Assurer une pêche responsable et durable. Obtention d'un label MSC sur le Lieu Noir http://www.euronor.fr/Euronor/p
noir eche_responsable_1146.htm

Mise en place d'indication et de transparence sur l'origine et la technique de pêche des produits

XV
97 le projet "Barcode of station de Concarneau identifier les poissons d'Europe grâce à leur ADN, collecte de donnée sur toutes les espèces de poisson afin Le Marin, 24 juillet 2009, p.23
life" d'avoir une base de données disponible pour toute analyse
98 Licence pour licence + labellisation des ormeaux (bague), Eviter le "braconnage", protéger la ressource http://www.parc-marin-
plongeurs pêcheurs iroise.gouv.fr/fr/ses-
d'ormeaux sauvage de actions/peche/un-label-pour-les-
Molène et labellisation ormeaux-sauvages-de-
molene.php
Limitation du temps et nombre de transport et les intermédiaires
Mise en place de circuits courts, mutualisation des transports des produits
99 Vente directe et Patrick et Sarah Lespielle Trouver des systèmes de commercialisation alternatifs pour vendre mieux le poisson et limiter sa pression
association avec sur la ressource
AMAP
100 Vente directe et Jean Toussaint Lucchini Trouver des systèmes de commercialisation alternatifs pour vendre mieux le poisson en habituant et
création d'une fidélisant la clientèle à un produit de qualité et de saison tout en limitant sa pression sur la ressource
poissonnerie

101 Auberge du pêcheur Muller Damien Création d'une poissonnerie et d'un restaurant pour valoriser sa pêche et celle de ses collègues au niveau
local. Source d'emploi local
102 Les homards du William Thomas Vente direct avec la création d'un marché et possibilité de commande par internet. Mise à disposition de
Minquiers produits frais, locaux et de saison. + démarrage de coopération avec des associations parisiennes

103 AMAP d’Aiguemorte Yanis El Yousi Mimoum et soutenir une pêche artisanale qui a du mal à se maintenir face au "rouleau compresseur" de la pêche http://www.urgenci.net/page.php
Benoît et Martine Hertz industrielle. Lancement d'une AMAP poisson et fruits de mer. Engagement sur 6 mois, paiement à ?niveau=2&id=AMAP%20P%E
l´avance, prix du panier fixe ache

104 AMAP Poisson_ Ile Pêcheurs de l'ile d'Yeu et le Comment soutenir une autre pêche tout en préservant les ressources naturelles de l'océan. réfléchir aux http://www.amap44.org/amap44/
d'Yeu Bruno Noury le maire de l'ile conditions d'un Maintien des pêcheurs insulaires pour une autre pêche actualites/du-reseau-
interamap/jeudi-04-fevrier-
rencontre-avec-les-pecheurs-de-
l-ile-d-yeu-
2448.htm?RH=1212405632407
105 Logicoop, panier Logicoop, Mme Ubera et Valoriser la pêche artisanale locale. Mise en place d'un système de panier poisson à prix raisonnable pour http://www.sudouest.com/pays-
poisson Mme Sanchez le producteur et le consommateur basque/actualite/article/900553/
mil/5836995.html

106 Embarquement de Lafargue Patrick sensibiliser le grand public aux problèmes actuels de la pêche artisanale, embarquement de touristes à http://www.landes-cote-
touristes bord, puis vente directe des produits sud.com/newversion/french/jour
nal/peche.htm
Lutte contre la vente d'espèces protégées
Application de contrôles suffisants et stricts
Meilleure visibilité et connaissance du métier pour le grand public

XVI
Mise en place de plans de communication sur le métier et les produits de la pêche
Participation à des salons, festivals,…actions de sensibilisation du grand public aux activités de pêche
Facilitation du lien pêcheur/consommateur lors de la vente
Possibilité pour les citoyens de rencontrer les pêcheurs et découvrir leur métier (type Pescatourisme)
107 Pescatourisme CRPMEM Aquitaine, Aurélie diffusion du métier auprès du grand public, embarquement de touriste à bord des navires http://www.peche-
Lecanu aquitaine.com/docs/Note_pescat
ourisme_pecheurs.pdf

108 Pescatourisme sur le Pêcheur et ostréiculteurs, diffusion du métier auprès du grand public, embarquement de touriste à bord des navires http://www.sudouest.com/girond
bassin d'Arcachon Jean-Michel Labrousse e/actualite/bassin-
darcachon/article/894365/mil/58
14582.html
109 Embarquement de Lafargue Patrick sensibiliser le grand public aux problèmes actuels de la pêche artisanale, embarquement de touristes à http://www.landes-cote-
touristes bord, puis vente directe des produits sud.com/newversion/french/jour
nal/peche.htm
110 Pescatourisme CRPMEM Corse et l'Estrygon Création d'un navire conçu pour embarquer des touristes pour le Pescatourisme
HOMMES ET TERRITOIRE
Implication de l'ensemble des parties prenantes dans les décisions de gestion
Etablissement d'un système de cogestion
111 Projet de création Groupe FEP Varois, Mise en place d'une unité d'exploitation et de gestion concertée pilote
d'UEGC prud'homie de St Raphaël
112 Projet de création Commission Langoustine Projet de création d'UEGC "Grande Vasière"
d'UEGC
113 Gestion des stocks CRPBN, Commission Bulot, Gestion concerté, implication des professionnels. Accès à la ressource établit selon des avis scientifiques et
d'espèces pêchées au Crustacés, cohabitation… attribué au moyen de licence. Equilibre entre accès et disponibilité de la ressource.
casier en Basse-
Normandie
114 Création d'un syndicat Syndicats de petits-métiers, Création d'un syndicat pour assurer la représentativité des petits-métiers au niveau du Languedoc-
de petits-métiers Languedoc-Roussillon Roussillon

Meilleure communication et échange de connaissance entre l'ensemble des acteurs de la pêche


Création de réseaux de professionnels
115 Programme d'action AMOP (Association Objectif de bonne gestion de la ressource AMOP Programme d'action
2010 de l'Amop Méditerranéenne des 2010, http://www.amop.fr
Organisation de Producteurs)
116 création d'une Association CAP 2000 préservation des activités primaire du littoral Amélioration de la communication entre les différents http://cap2000.jimdo.com/
association permettant professionnels
la concertation
Agriculteurs,
conchyliculteurs,
pêcheurs)

XVII
117 enquête portant sur les Comité local des pêches Concertation pêcheurs professionnels/ plaisanciers http://www.clpmem-
interactions entre maritimes de Paimpol- paimpol.com/spip.php?article843
pêcheurs Lannion, Antonin Hubert
professionnels et
pêcheurs plaisanciers
embarqués
dans le quartier
maritime de Paimpol-
Lannion
118 Pêche durable : les CLPMEM Le Guilvinec, Concertation pêcheurs professionnels/ plaisanciers http://www.comitedespeches-
pêcheurs plaisanciers guilvinec.fr/spip.php?article381
visitent les pêcheurs
professionnels
119 Réunion des CLPMEM Le Guilvinec concertation entre professionnels d'un même métier (échange d'information, prise de position, préparation http://www.comitedespeches-
bolincheurs du arguments,…) guilvinec.fr/spip.php?article375
CLPMEM du
Guilvinec
120 Rapprocher les métiers Olivier Le Nézet, CLPMEM création de plusieurs commission (littoral, pêche côtière, pêche au large, social et formation, Le Marin, 29 mai 2009; p.18
Lorient environnement, marché) pour améliorer la communication entre professionnels
121 Pêche durable : CLPMEM Le Guilvinec Concertation entre métier pour la préservation de certains stocks (Bar, griset, sardine) http://www.comitedespeches-
accord en vue entre la guilvinec.fr/spip.php?article382
bolinche et les
ligneurs pour 2010
Création de réseaux entre professionnels et scientifiques/Amélioration des connaissances scientifiques
122 Projet SIAD CRPMEM Bretagne Etablir des données plus fiables sur l’état de la ressource halieutique http://www.pole-mer-
bretagne.com/siad.php
123 Programme CNPMEM avec la démontrer l'absence de captures significatives d'espèces profondes, quantifier le taux de perte et rassembler http://www.comite-
d'Observations des participation du CLPMEM de les éléments nécessaires à l'élaboration d'une réglementation pour l'utilisation des filets maillants sur merlu peches.fr/site/index.php?page=g
Fileyeurs Français en Bayonne et de l'IFREMER et baudroie 32&prog=6
Eaux Profondes
(OFFEP)
124 Création d’un réseau Jacqueline RABIC, Vice- mise en place d'un réseau d'information/partenariat pêche professionnelle et agence de l'eau Adour http://www.peche-
pour une action présidente CRPMEM Garonne aquitaine.com/docs/Courrier_par
efficace Aquitaine. tenaires_peche_professionnelle_
Franck DUCAMP, AAPPED agence_de_l_eau.pdf
du bassin de l’Adour
125 Etude du taux de Ifremer et le bateau réduire les rejets en mer Le Marin, 2 octobre 2009, p.15
survie des langoustines L'Atlantique II, langoustinier
de Saint-Guénolé
Communication vers le grand public
126 Haliotika- La Cité de Office du tourisme du Communication grand public, découverte du monde de la pêche http://www.haliotika.com
la Pêche Guilvinec

XVIII
127 Programme d'action AMOP (Association Film, Les pêcheurs du Golfe, réalisation et diffusion, Communication, promotion du métier AMOP Programme d'action
2010 de l'Amop Méditerranéenne des 2010, http://www.amop.fr
Organisation de Producteurs)
Respect des conditions de travail de chacun
128 Promotion de la pêche Collectif Pêche et promouvoir un développement solidaire et durable du secteur de la pêche et de l’aquaculture http://www.peche-dev.org/
durable solidaire Développement

Amélioration de la sécurité à bord


Respect du droit du travail

XIX
Annexe V : Scénarii des trois courts-métrages

INTRODUCTION GENERALE - COMMUNE AUX TROIS FILMS


Longtemps considérés comme une source infinie de poissons, les océans ont été
victimes de la surexploitation des stocks qui a provoqué l’effondrement de certaines
espèces et la destruction de certains habitats. Les ressources marines sont une des
premières ressources renouvelables dont on voit aujourd’hui les limites.
A l’heure où apparaissent deux tendances : diminution de la ressource et augmentation
de la population, quelles sont les solutions du secteur de la pêche pour concilier
alimentation et respect de l’environnement ?

Un constat évident : une pêche excessive n’est pas la solution ! Elle génère trop de
déchets, trop de consommation énergétique et trop de gaspillage alimentaire.
Heureusement, des pêcheurs ont su s’adapter et développer une pêche à visage humain
où l’écosystème est un allié et les objectifs économiques sont synonymes de progrès
social et de respect de l’environnement.

Le WWF-France à l’heure où se jouent les discussions sur la réforme de la Politique


Commune des Pêches, a pris le parti de prouver qu’une pêche responsable et durable est
d’actualité à travers 3 exemples français.

Trois exemples, trois lieux, trois voyages qui nous conduirons à la découverte de ces
quelques pêcheurs aux méthodes de travail respectueuses de la ressource et de
l’environnement : dans le pays Basques à St Jean de Luz, en Normandie du côté de
Granville et sur le littoral Corse

GRANVILLE
SEQUENCE 1
Voix off : Granville, bourg de 13000 habitants, est situé sur la côte ouest du Cotentin
entre le Mont St Michel et Cherbourg dans le département de la Manche.
Protégé des vents, siège par le passé de nombreux Corsaire, Granville est aujourd’hui
le 1er port de pêche de Basse Normandie. La cause : la très grande variété d’espèces
marines et ses stocks importants.
Jusqu’aux années 80 pourtant, la course à l’exploitation de la ressource a obligé les
pêcheurs et leurs représentants à mettre en place un système de gestion afin que la
ressource ne s’épuise pas.

ITW de Véronique Legrand – Biologiste au comité régional des pêches de Basse


Normandie

Historique, le pourquoi d’une gestion concertée

Voix off : Dans l’historique de cette gestion, un métier symbolise cette prise de
conscience des pêcheurs et les changements apportés par la profession : le casier.
Didier Leguelinel fait parti de ces pêcheurs qui, depuis longtemps, se sont impliqués
dans la gestion de la pêche.

ITW de Véronique Legrand et Didier Leguelinel (pêcheur, président de la


commission bulot)
La pêche au casier, l’historique et les mesures de gestion
SEQUENCE 2
Voix off : Pour comprendre l’évolution de cette technique nous sommes montés à bord
de l’Iris de Suse avec William Thomas et du M Téthys de Didier Leguelinel.
Ces deux pêcheurs n’ont pas la même activité par rapport à l’espèce, l’un pêchant le
homard et l’autre le bulot. Mais, une chose les rassemble : leur technique de capture au
casier.

ITW de William et Didier(pêcheurs)

Leur motivation, leur technique, l’état de la ressource etc.…

Voix off : Contrairement à certaines régions et aux problèmes posés par la Politique
Commune des Pêche, la Basse Normandie travaille avec ses homologues britanniques
afin de gérer à la fois la ressource et l’espace maritime.

ITW William, Didier et Véronique Legrand

Transition en voix off : Une fois le produit de la pêche à bord, il reste à nos pêcheurs de
le vendre.
SEQUENCE 3 - commercialisation
Voix off : Didier a choisi de pêcher le bulot, espèce symbolique de Granville et de sa
région. 80% des bulots débarqués en France le sont dans ce port. Nous avons voulu
suivre la vente de ses produits afin de connaître son mode de commercialisation.

ITW de Didier – vente

SEQUENCE 4 – commercialisation bis


Voix off Pour William le choix a été différent, une partie de sa pêche est vendue en criée
mais il a décidé de diversifier ses circuits de commercialisation par la vente directe.

ITW de William

Voix off : Lorsque l’on parle de circuit court, il faut également comprendre que …% de
ses homards partent en direction de Paris où ils seront vendus pour la première fois en
AMAP.

ITW de William

SEQUENCE 5 – valorisation
Voix off : Parallèlement à ces deux démarches individuelles, l’organisme Normandie
Fraîcheur Mer travaille également sur la valorisation des produits de la mer pêchés sur
les côtes normandes.

ITW Arnaud Manner – le représentant de NFM

Voix off : un des objectifs de NFM est de développer l’éco-labellisation MSC,


actuellement le seul label garantissant une exploitation durable des ressources marines.

XXI
ITW d’Arnauld Manner

CONCLUSION
Contrairement à d’autres régions, la Basse Normandie a su tirer partie de sa diversité
d’espèces et de métiers.
La combinaison d’une gestion concertée possible grâce à l’implication des pêcheurs, de
la préservation de la ressource et de la valorisation des produits lui ont évité de tomber
dans une exploitation excessive et non rentable des richesses marines qui s’offrent à
elle.

Le WWF-France soutient cet exemple de gestion et de valorisation qui nous pousse à


croire que la pêche en Basse Normandie a de beaux jours devant elle.

XXII
SAINT JEAN DE LUZ
SEQUENCE 1
Voix off : St Jean de Luz , bourg de 14000 âmes dans le Pays Basque à la frontière de
l’Espagne est réputée pour être une des stations balnéaires des plus prisées par les
amateurs de glisse. Ce qui la caractérise toutefois est le fait d’avoir conservé un
patrimoine culturel et artisanal très fort dont la pêche est un des principaux
ambassadeurs avec la conservation de son port et de l’activité de sa criée réputée dans
toute l’Aquitaine.
Nous avons voulu partir à la découverte d’un des métiers de cette pêcherie : la pêche
du merlu à la palangre.
Nous sommes montés à bord du Nahikari le bateau de pêche d’Anne-Marie Vergez et
du Samatheo celui de Patrick Lespielle.
Quelles ont été leurs motivations pour développer cette activité?

ITW d’Anne Marie et de Patrick (pêcheurs)

Voix off : Nous l’avons bien compris rien ne destinait nos deux personnages au métier
de pêcheur.
Et en fait, Pêcheur de Merlu à la Palangre, Qu’est ce que c’est ?

ITW : Explication de la pêche au Merlu à la palangre par nos deux pêcheurs

Voix off : le merlu a une caractéristique, il est encore aujourd’hui méconnu.


Longtemps les chercheurs ont estimé l’espèce menacée. Quand est-il réellement
aujourd’hui ?

ITW : explication l’état de l’espèce (David Milly de l’OP Capsud, et nos deux
pêcheurs)

Voix off : On sait aujourd’hui que certains pêcheurs pratiquent une pêche intensive
même si leur technique ressemble à celle de nos deux pêcheurs. En quoi Anne Marie et
Patrick se différencient des palangriers espagnols ?

ITW : leur vision de la ressource et des pratiques à mettre en place

Voix off : Deux professionnels aux techniques prenant en compte l’écosystème sur
lequel se base leur activité. Deux visions témoignant de l’importance de considérer le
milieu non pas comme un puits sans fond mais comme une richesse à préserver pour
perdurer.
SEQUENCE 2
Voix off : Nous avons passé deux jours à bord de ligneurs mais Anne Marie et Patrick
ne se contentent pas seulement de pêcher. Ils doivent également vendre le fruit de leur
travail.
Pour Anne Marie, le poisson est vendu directement à la criée de St Jean de Luz avec
une particularité un marquage de chaque individu que l’on appelle communément
« Pin’s ».

ITW Anne Marie sur la vente et sur ce marquage

XXIII
Voix off : Anne Marie fait parti d’une organisation de producteur qui est chargée
d’assurer le bon déroulement de la vente des produits et de gérer la répartition des
quotas de pêche à ses adhérents.
David Milly, directeur de l’OP nous explique son rôle et celui de son organisation.

ITW David Milly, présentation de l’OP CAPSUD

SEQUENCE 3
Voix off : Pour Patrick le modèle de commercialisation de ses poissons est tout autre.
Même si une partie de sa pêche est vendue en criée il a privilégié un circuit de
commercialisation alternatif qui allie vente à la table et vente en AMAP (association
pour le maintien de l’agriculture paysanne).
Pourquoi un tel choix ?

ITW de Patrick (pêcheur)

Voix off : Pour comprendre son fonctionnement et l’activité de son entreprise, nous
avons suivi Sarah la femme de Patrick du côté de Bayonne.

ITW de Sarah (femme de Patrick), explication de ce système de vente et du rapport


avec le client

Voix off : On pourrait penser que tout se passe sans aucuns soucis quand on découvre
l’activité de nos deux pêcheurs. Des problèmes ont pourtant vu le jour notamment
concernant la vente en criée. Quels étaient et sont ces problèmes.

ITW de Patrick

Voix off : Patrick n’est pas le seul à avoir choisi un mode de commercialisation
alternatif, d’autres pêcheurs qui étaient regroupés au sein de la coopérative
LOGICOOP ont décidé de tenter d’autres formes de ventes. Dominique Dirassar,
Président de la LOGICOOP nous en explique le principe.

ITW de Dominique Dirassar (président de la coopérative LOGICOOP)

CONCLUSION
Les ligneurs de Saint jean de Luz ont compris que la ressource était une véritable alliée.
Exercer des pratiques sélectives permettant d’avoir un produit de qualité
environnementale et gustative est la clé d’une activité de pêche responsable.
Le WWF-France soutient les démarches d’identification et de commercialisation mises
en place dans la région de St Jean de Luz et espère que cette piste sera suivie par le
reste de la profession

XXIV
CORSE
SEQUENCE 1
Voix off : La Corse, qui n’a pas rêvé un jour de découvrir l’île de beauté, cette île si
mystérieuse et splendide à la fois, cette île où les montagnes plongent dans cette
Méditerranée bleue azur aux richesses marines insoupçonnées ?
Le tourisme en est la principale économie.
Découvrir sa culture est essentielle pour comprendre l’attachement à des pratiques
traditionnelles des quelques 200 pêcheurs présents sur ses 1000 kilomètres de côtes.
Une espèce symbolise cette pêche et sa valeur culinaire : la langouste.

Depuis plusieurs années pourtant, une diminution critique du stock se fait sentir qui
porterait un préjudice considérable si elle n’était pas prise en considération. Les
causes sont-elles naturelles ou dues à l’impact de l’homme sur la ressource ? Pour y
répondre nous avons rencontré Pierre Lejeune, scientifique de la STARESO

ITW de Pierre Lejeune, directeur de la STARESO

Voix off : Le constat nous permet de comprendre différents phénomènes qui agissent
sur la langouste, l’homme fait parti des causes de cette diminution. Des mesures ont
été mises en place par les professionnels de la pêche comme nous l’explique Eric
Villain, premier prud’homme de Balagne.

ITW Eric Villain – premier prud’homme de Balagne

SEQUENCE 2
Voix off : L’homme doit donc diminuer la pression qu’il exerce sur cette espèce, nous
sommes partis à la rencontre de Damien Muller, pêcheur de St Florent.
Installé depuis quelques années comme patron du St Christophe II, il doit sa vocation à
un père passionné qui lui a inculqué les valeurs d’une pêche responsable.

ITW de Damien Muller (pêcheur)

Voix off : Damien fait parti des quelques pêcheurs corses ayant fait le choix de pêcher
la langouste à la Nasse, en quoi se procédé préserve-t-il la ressource ?

ITW de Damien Muller

ITW de Pierre Lejeune – scientifique STARESO

SEQUENCE 3
Voix off : Persuadés que cette technique n’est pas rentable, nombre de pêcheurs
préfèrent encore pêcher au filet. Des essais de pêche à la nasse sont effectués mais qui
ne semblent pas encore avoir convaincu la majorité.

ITW de Jean Noël Livrelli – Office de l’environnement de Corse

Voix off : En définitive, la pêche à la nasse, est-elle la seule façon de préserver la


ressource ?

XXV
ITW d’Eric Villain
Polyvalence et diversification

SEQUENCE 4
Voix off : On l’a bien compris la question de la rentabilité est le principal frein à une
reconversion à la pêche à la nasse.
Dans le cadre de Damien, cette question ne se pose pas. Qu’elle en est la raison ?

ITW de Damien Muller

Voix off : Aujourd’hui l’activité de Damien fait vivre 7


Valorisation et rentabilité sont une des priorités essentielles pour les pêcheurs corses,
l’activité de restauration est souvent le moyen de faire découvrir les produits de leurs
captures. Il ne faut pas non plus oublier l’importance de la culture culinaire sur ce
territoire.

CONCLUSION
Augmenter sa sélectivité, diminuer son impact sur la ressource et l’environnement,
valoriser ses produits et son métier, voilà un bon exemple de pêche durable.
Ces quelques jours passés en Corse nous prouvent qu’il existe des acteurs de la pêche
pour qui pêcher durablement est synonyme d’adaptation, de remise en question et
d’évolution permanente.
Diversification, reconversion, et valorisation sont les maîtres mots de l’île et de ses
hommes.

Le WWF-France soutient cette vision et encourage l’ensemble des acteurs de la pêche


à évoluer dans cette voie.

XXVI
Département : Pôle Halieutique
Spécialisation : Halieutique Option : Production et Valorisation Halieutique
Enseignant responsable : Olivier Le Pape

Auteur(s) : Elise PETRE Organisme d'accueil : Fondation WWF-France


Date de naissance : 24/09/1987
Adresse : 1 carrefour de Longchamp, 75016 Paris

Nb pages : 39 Annexe(s) : 5 (21p) Maître de stage : Charles BRAINE et Denis ODY


Année de soutenance : 2011
Titre français : Valorisation des bonnes pratiques de la pêche artisanale en France

Titre anglais : Valuation of small-scale fisheries good practices in France

Résumé :
La situation actuelle de l’exploitation des mers est critique. Si le modèle d’exploitation des ressources halieutiques ne
change pas, la pêche maritime européenne est amenée à disparaitre. Les activités de pêche doivent évoluer vers un
modèle durable. La petite pêche artisanale détient intrinsèquement des avantages écologiques, économiques et sociaux
remarquables. Le WWF-France, convaincu du potentiel de la pêche artisanale pour une pêche durable, a fait le choix de
soutenir les bonnes pratiques de cette activité. Ce présent travail a pour but d’identifier et de valoriser les bonnes
pratiques de pêche en France. Différentes méthodes d’identification puis de valorisation des bonnes pratiques ont été
analysées. Au cours de l’étude un travail d’identification de différentes bonnes pratiques de pêche en France a été
réalisé. La vision des acteurs du secteur sur la définition de « bonnes pratiques » a été analysée et les freins et leviers à
la mise en place de ces pratiques ont été listés. Ce travail présente ensuite la sélection de trois exemples choisis pour
illustrer cette pêche durable au moyen de trois court-métrages. L’intérêt de cette démarche et les résultats attendus en
termes de sensibilisation du grand public, des professionnels et des institutions sont ensuite développés.

Abstract :
We are in a critical situation concerning the exploitation of the oceans. If the seafood products exploitation model
doesn’t change, Europeans fisheries are supposed to disappear. Fisheries have to evolve into a sustainable model.
Small-scale fisheries get potentially ecological, economic et social advantages. WWF-France convinced by the potential
of small-scale fisheries decided to support their good practices. This present work is to identify and value the good
fishing practices in France. It analyses various methods of identification and valuation of these practices. It analyses the
fishermen’s (and others actors of the sector) vision and definition of good practices and it lists the brakes and control
levers in the implementation of these practices. The study presents the selection of three examples chosen to illustrate
this sustainable fishing thanks to three short movies. The interest of the initiative and the raising awareness of the
general public, fishermen and institutions expected are developed.

Mots-clés :
Pêche durable, bonnes pratiques, pêche artisanale, valorisation, identification, sensibilisation

Key-words :
Sustainable fishery, good practices, small-scale fisheries, valuation, identification, raising awareness

XXVII

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