Valorisation de la Pêche Artisanale en France
Valorisation de la Pêche Artisanale en France
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Mémoire de fin d’études
Si oui 1 an 5 ans
10 ans
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Rennes, le
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(1) L’administration, les enseignants et les différents services de documentation d’AGROCAMPUS OUEST
s’engagent à respecter cette confidentialité.
(2) Signature et cachet de l’organisme.
SOMMAIRE
INTRODUCTION ..................................................................................................................................... 1
1.CONTEXTE DE L’ETUDE................................................................................................................... 4
1.1. METHODES DE VALORISATION DE LA PETITE PECHE ARTISANALE ........................................ 4
1.1.1. Valorisation et soutien à la petite pêche artisanale au niveau institutionnel.................... 4
1.1.2. Image et valorisation du métier et du secteur au niveau du grand public ........................ 4
1.2. LE CHOIX DU WWF-FRANCE .................................................................................................. 5
1.2.1. Etat des lieux sur les circuits-courts pour les produits de la mer ...................................... 5
1.2.2. Création et soutien d’une plateforme méditerranéenne de pêcheurs artisans.................. 6
1.2.3. Valorisation des bonnes pratiques de pêche durable ......................................................... 7
2.IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE................................. 8
2.1. DEFINITION ET METHODE D’IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES ................................ 8
2.1.1. Analyse bibliographique des référentiels existants ............................................................ 8
2.1.1.1. Code de conduite pour une Pêche Responsable, FAO .............................................................. 8
2.1.1.2. Code européen de bonnes pratiques pour une pêche durable et responsable........................... 8
2.1.1.3. Travaux d’identification de bonnes pratiques........................................................................... 8
2.1.2. Etablissement d’une grille de critères de bonnes pratiques pour une pêche durable ....... 9
2.2. IDENTIFICATION ET RECENSEMENT DES BONNES PRATIQUES DE PECHE EN FRANCE ......... 10
2.2.1. Méthode d’enquête et d’entretiens.................................................................................... 10
2.2.2. Recensement et analyse des bonnes pratiques du littoral ................................................ 12
2.2.2.1. Différentes visions des bonnes pratiques ................................................................................ 12
2.2.2.2. Une graduation des bonnes pratiques..................................................................................... 12
3.VALORISATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE.................................. 17
3.1. LE CHOIX DE LA REALISATION DE TROIS COURTS-METRAGES ............................................. 17
3.2. SELECTION DES EXEMPLES A METTRE EN AVANT ................................................................. 17
3.2.1. La pêche au merlu de ligne de St Jean de Luz................................................................. 18
3.2.2. La pêche aux homards et bulots de Basse Normandie .................................................... 21
3.2.3. La pêche de la langouste en Corse ................................................................................... 24
3.2.4. Bilan des trois pêcheries ................................................................................................... 27
3.3. MISE EN ŒUVRE ET REALISATION DES SUPPORTS DE VALORISATION .................................. 28
3.3.1. Préparation........................................................................................................................ 28
3.3.1.1. Rencontres et entretien............................................................................................................ 28
3.3.1.2. Travail de scénarisation.......................................................................................................... 28
3.3.2. Réalisation......................................................................................................................... 30
3.3.3. Diffusion............................................................................................................................ 30
4.RESULTATS ATTENDUS ET PERSPECTIVES............................................................................. 32
4.1. RESULTATS ESPERES .............................................................................................................. 32
4.1.1. Sensibilisation des citoyens et consommateurs ................................................................ 32
4.1.2. Soutien des professionnels et influence sur les décisions politiques ............................... 32
4.1.3. Propagation des bonnes pratiques.................................................................................... 33
4.2. PERSPECTIVES........................................................................................................................ 33
4.2.1. Recensement et échange sur l’ensemble des bonnes pratiques ....................................... 33
4.2.2. Information jusqu’au consommateur .............................................................................. 34
CONCLUSION ........................................................................................................................................ 35
BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................................... 37
ANNEXES ...................................................................................................................................................I
ANNEXE I : GRILLE DE BONNES PRATIQUES DU RAPPORT DE RECENSEMENT DES BONNES PRATIQUES DES
PROFESSIONNELS DES PECHES MARITIMES DU CNPMEM, 2010 ............................................................... I
ANNEXE II : GRILLE DE CRITERE DE BONNES PRATIQUES DE PECHE .........................................................II
ANNEXE III : LISTE DES PERSONNES CONTACTEES ................................................................................. IV
ANNEXE IV : LISTE DES BONNES PRATIQUES DE PECHE DURABLE .......................................................... VI
ANNEXE V : SCENARII DES TROIS COURTS-METRAGES ..........................................................................XX
i
REMERCIEMENTS
Mes remerciements les plus sincères s’adressent sans nul doute à Charles Braine,
qui m’a fait découvrir le monde de la pêche au sein des ONG. Engagement, simplicité,
gentillesse, sympathie, camaraderie, humilité, dévouement,…font partie du quotidien
lorsqu’on travaille à ses côtés.
Je tiens également à remercier Denis Ody qui se rend toujours disponible pour
écouter les idées, recadrer le travail et poser les bonnes questions.
Merci à vous deux, j’ai beaucoup appris à vos côtés.
Un grand merci à Olivier Le Pape pour sa présence et son suivi constructif pour
mon travail.
Merci également à tous ceux qui de près ou de loin m’ont aidé dans mon travail,
dans la rédaction du mémoire ou qui ont tout simplement été présents durant ces 6 mois
de stage…
Bien sûr, un grand merci aux pandas et leurs stagiaires qui m’ont permis de
passer de très bons moments au bois de Boulogne.
ii
GLOSSAIRE
iii
LISTE DES ANNEXES
iv
LISTE DES ILLUSTRATIONS
v
INTRODUCTION
INTRODUCTION
Surexploitation des stocks, Effondrement, surcapacité, crise, prix
du gasoil, épuisement des stocks, prix des
diminution du nombre de pêcheurs,
produits à la baisse, surpêche, disparition d’espèces… Sont autant de termes
décrivant malheureusement l’évolution de la pêche ces 30 dernières années. Si le
modèle d’exploitation des ressources halieutiques ne change pas, la pêche maritime
européenne est amenée à disparaitre (Gascuel et al., 2011). Ce sombre tableau est
souvent dressé, à juste titre, pour alerter sur la situation catastrophique de l’état des
ressources marines. Existe-il encore des solutions pour parvenir à un avenir sain pour
nos océans ?...
Oui, il est encore temps de changer la donne mais il faudra une forte volonté et
des changements profonds. Approche écosystémique, nouvelles règles de gestion, droit
d’accès, Rendement Maximum Durable (RMD), implication de l’ensemble des acteurs,
valorisation…sont autant d’approche à mettre en œuvre pour inscrire le secteur de la
pêche dans le développement durable.
La « pêche durable »… sa définition diffère selon les auteurs, certains la
définissent comme une activité ayant une approche écosystémique, d’autres la
restreignent à une exploitation au Rendement Maximum Durable (RMD), d’autres
encore réduisent la pêche durable au simple fait d’exercer une activité légale,… Mais
l’on peut s’accorder à dire que la pêche durable est plus globalement une pêche dont les
pratiques préservent - ou contribuent à préserver – la productivité biologique et
l’équilibre des écosystèmes tout en étant capable de créer richesse, emploi et animation
des territoires littoraux.
Cette définition semble s’appliquer à la plupart des activités de petite pêche
artisanale. Encore un terme bien difficile à appréhender. 70% des pays la définit selon
la taille des bateaux - de moins de 10m à moins de 24m -, d’autre se basent sur le
tonnage de jauge brute, la puissance du moteur ou encore le type d’engins utilisés. En
France par exemple elle correspond aux « navires de moins de 24 mètres avec armateur
embarqué ». Dans tous les cas, nous parlerons de la pêche artisanale comme étant une
pêche à petite échelle, le plus souvent côtière, aux techniques de pêche pour la plupart
basées sur des engins de type dormants et surtout à dimension humaine avec un ancrage
fort à un territoire. Plusieurs catégories de pêche peuvent répondre aux critères de pêche
durable, on ne peut se contenter de dire « Small is Best, Big is Bad1 » ; il existe de
bonnes pratiques au niveau industriel tout comme il est des exemples de pêche
destructrice à petite échelle. Néanmoins, la petite pêche artisanale détient
intrinsèquement des avantages écologiques, économiques et sociaux remarquables. Le
fait d’effectuer des marées courtes, d’avoir un fort ancrage au niveau local, d’être
souvent polyvalente et capable de s’adapter en fonction de la météo et/ou des saisons,…
lui permet de mieux réguler son effort. L’étude de Jacquet et Pauly (2008), figure 1,
résume ces avantages potentiels de la pêche artisanale dite à « petite échelle » par
rapport à la pêche industrielle.
1
Les petits sont bons, les gros sont mauvais
1
Figure 1 : Schéma illustrant les différences entre pêche artisanale et industrielle qui prévaut dans
de nombreux pays. Source : Jacquet et Pauly (2008)
2
première phase a consisté en un travail de recherche bibliographique à la fois sur les
méthodes de valorisation de la pêche durable mais également sur les méthodes
d’identification des bonnes pratiques de pêche. La seconde phase fut la recherche et le
listing de différentes bonnes pratiques de pêche ainsi que la sélection de quelques unes
d’entres elles suffisamment représentatives ou pertinentes pour être données en
exemple.
Ce rapport vise donc à décrire en premier lieu quelques démarches de soutien et
valorisation de bonnes pratiques de la pêche artisanale. Différentes bonnes pratiques du
littoral français seront ensuite identifiées au moyen d’une grille de critère préalablement
élaborée. Puis un mode de valorisation sera développé avec la mise en avant de
quelques exemples de bonnes pratiques.
3
1. CONTEXTE DE L’ETUDE
1.CONTEXTE DE L’ETUDE
1.1. Méthodes de valorisation de la petite pêche artisanale
La valorisation d’un métier ou d’un secteur consiste à mettre en valeur, à faire
connaitre et donner de l’importance à ce dernier, également inciter à conserver voire
amplifier les vertus de ses pratiques. Il s’agit donc ici de mettre en avant les qualités et
avantages des bonnes pratiques de la pêche artisanale française. Le but de ce travail est
d’une part de faire valoir ce secteur au niveau institutionnel et soutenir cette profession
auprès de leurs représentants régionaux, nationaux et européens ; mais également de
leur donner une visibilité aux yeux du grand public.
Il y a donc plusieurs publics à cibler : les professionnels eux-mêmes, les institutions
et le « grand public ». Les outils à utiliser pour valoriser la pêche artisanale à ces
différents niveaux ne sont donc pas les mêmes. Pour atteindre les institutions, il est
important d’une part de soutenir les pêcheurs artisans dans leurs démarches locales et de
les faire connaitre au niveau de leurs représentants haut placés et d’autre part de soutenir
et d’assurer la place de cette pêche au sein de l’ensemble de la filière. Pour ce qui est du
grand public, il est important de lui faire connaitre l’existence de cette pêche et, en tant
que consommateur des produits de la mer, de lui donner des pistes pour identifier et
savoir où se procurer les produits issus de la petite pêche artisanale.
La petite pêche artisanale est par essence une activité à petite échelle, pour être
connue et reconnue elle doit donc s’organiser et travailler sous forme de réseau, se
rassembler et communiquer d’une seule voix. Le soutien à apporter à ce secteur passe
donc par une aide en termes d’organisation et de création de ce type de réseau. Un
travail de conseil en termes de valorisation et communication sur ce travail en réseau
peut également être apporté. Faire connaitre les démarches de mutualisation et
fédération des pêcheurs artisans permet de leur donner plus de poids et de valoriser
leurs initiatives et leurs pratiques. Au-delà de l’effet « masse » qui donnera plus de
poids à cette activité, la création de réseaux de professionnels est également utile pour
les pêcheurs qui ont alors des canaux de communications plus directs pour échanger
entre eux sur leurs pratiques, innovations,…et partager ainsi leurs expériences positives.
4
consommateurs orientent leurs actes d’achats essentiellement en fonction du prix, de la
fraicheur et de l’origine des produits de la mer, leurs préoccupations sur l’état des
ressources évoluent de façon croissante, surtout pour les jeunes populations de 26 à 35
ans (Mesnildrey et al., 2009). Malheureusement le grand public a une méconnaissance
des produits de la mer tant en terme de techniques de pêche que de diversité d’espèces
existantes (Martinez et al., 2008). Il est donc utile de les aider et les orienter d’une part
en les informant sur le métier et le secteur de la pêche en général mais également en les
informant sur la qualité générale des différents produits existant.
La valorisation des bonnes pratiques et leur visibilité auprès des consommateurs est
donc nécessaire.
1.2.1. Etat des lieux sur les circuits-courts3 pour les produits de la mer
Les bonnes pratiques de pêche durable passent aussi et surtout par une bonne
valorisation des produits. En faveur d’une alimentation locale et de saison, le WWF-
France soutient les démarches de commercialisation par les circuits-courts. Afin
d’établir un état des lieux de ces modes de commercialisation et d’identifier les
perspectives d’évolution de ces pratiques une étude a été commandée. L’objectif étant
d’analyser les différents circuits-courts envisageables pour les professionnels de la
pêche et de définir les freins et leviers pour leur mise en place (Anonyme, WWF-
France, 2011).
Les résultats de cette étude montrent que le contexte actuel est favorable au
développement de circuits-courts (baisse de rentabilité des pêcheurs, et volonté sociétale
2
Les UEGC sont un outil de gestion des pêches développé par le WWF-France. Ces unités couvrent des
échelles économiques et écologiques pertinentes. Partant d’un diagnostic territorial partagé, elles
développent une nouvelle gouvernance. Similaires à des concessions fermées, leur exploitation est
régulée par un système d’attribution de droits de pêche à long terme. L’identification des débouchées
permet une bonne valorisation des produits issus de ces unités. Enfin, un control strict est appliqué afin
d’y faire respecter toutes ses règles.
3
Les circuit-courts sont définis ici comme les circuits de vente ayant au plus un intermédiaire entre le pêcheur et le
consommateur final. Nous ne parlerons que de ventes directes du pêcheur aux poissonniers, restaurateurs et
particuliers.
5
de rapprochement entre producteurs et consommateurs) avec comme axes de
développement :
4
Les petits métiers sont définis de la façon suivante :
- des unités de pêche d’une longueur hors tout inférieure à 12 mètres
- une pratique de pêche artisanale fondée sur la polyvalence des techniques utilisées
- une répartition des activités de pêche adaptée aux contraintes spatiales et temporelles
6
1.2.3. Valorisation des bonnes pratiques de pêche durable
Entre parler d’un concept « la pêche durable » et donner des exemples, l’impact
n’est pas le même. Le WWF-France a donc décidé de montrer des exemples de bonnes
pratiques afin de prouver que ce type de pêche non seulement existe mais peu
également se multiplier, sous différentes formes, sur l’ensemble des côtes françaises.
Les bonnes pratiques ne font pas toujours parler d’elles. Il faut donc aller à leur
rencontre, les identifier puis les mettre en avant, ou du moins certains exemples. C’est
ce qu’a choisi le WWF-France avec dans un premier temps un travail d’identification
des bonnes pratiques présentes sur le littoral français, puis un travail de valorisation de
ces pratiques avec la mise en avant par une vulgarisation d’exemples de pêche durable
et responsable. Le but étant d’identifier les mécanismes de mise en œuvre de certaines
pratiques, de comprendre les leviers et freins à leur généralisation et la place et le rôle
des hommes et des territoires dans leur mise en place.
7
2. IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN
FRANCE
2.IDENTIFICATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE
On ne peut montrer, au grand public comme aux institutions, ni soutenir des
activités de pêche durable sans les avoir identifiées selon des critères précis. Le présent
travail a donc consisté dans un premier temps en la définition et l’identification de
bonnes pratiques de pêche durable en France.
8
L’étude du CNPMEM (Corre, 2010) identifie des exemples de bonnes pratiques au
niveau national. Dans cette étude les bonnes pratiques sont classées selon 4 axes et 16
sous-axes (Annexe I). Cette étude a été initiée dans les même temps que ce présent
travail, elle permet donc de compléter et comparer les différentes bonnes pratiques
identifiées.
Suite à l’étude de ces différents travaux existant, voici les différentes thématiques
retenues pour établir une grille de critères des bonnes pratiques de pêche, figure 2 :
Environnement
Homme et
Ressource
territoire
Valorisation
Une activité de pêche durable est basée sur une ressource en bon état. Les activités
de pêche doivent donc exercer un effort de pêche en accord avec la capacité de
production de la ressource, c'est-à-dire :
o Avoir un niveau de capture tel que la biomasse renouvelable des stocks ne soit
pas affectée. Etablir un système de gestion adapté aux problématiques locales
o Respecter les cycles de reproduction des espèces ciblées,
o Eviter les captures accessoires d’individus non ciblés (trop petit, en période de
protection,…)
o Etablir des contrôles stricts empêchant le prélèvement d’espèces protégées ou le
dépassement de prélèvement d’espèces autorisées
Au-delà de la ressource exploitée, une activité de pêche durable doit être intégrée
dans son environnement. Les activités de pêche doivent donc limiter leur impact
sur l’environnement et exercer un effort de pêche respectueux des écosystèmes
marins et habitats des zones dans lesquelles se pratiquent cette activité, c'est-à-dire :
9
o Eviter les captures accessoires ou accidentelles d’espèces non ciblées
o Exercer des pratiques non destructrices des fonds/habitats/écosystèmes marins
o Eviter la perte des engins et éliminer la pêche fantôme
o Limiter l’impact sur le changement climatique global (consommation de
carburant)
Une activité de pêche durable doit être rentable, les bonnes pratiques se retrouvent
donc également dans la commercialisation des produits de la mer et la valorisation
du métier et de ses produits. Les acteurs du secteur doivent donc valoriser au mieux
l’ensemble des produits de la pêche et le métier de pêcheur, une activité rentable et
saine favorise la bonne gestion des ressources. Il est donc nécessaire :
Enfin, l’être humain est au cœur de ces activités de pêche, la pêche durable doit
donc prêter attention à la qualité de vie des acteurs liés à ces secteurs et aux
connections et rôles attribués à chacun. Les acteurs du secteur doivent donc avoir
droit à des conditions de travail décentes, avoir un droit de participation dans les
décisions concernant la gestion des pêches et établir entre eux des liens de
connaissance et respect mutuel, c’est-a-dire :
o Respecter les conditions de travail de chacun
o Sécurité à bord
o Droit du travail
o Etablir des réseaux d’échange de connaissances
o Entre professionnels et scientifiques
o Avec le grand public
o Avec l’ensemble des acteurs du secteur
o Impliquer l’ensemble des parties prenantes dans les décisions de gestion des
pêches, du prélèvement à la commercialisation et avoir ainsi des mesures de
gestion adaptées aux activités d’un territoire défini
Ces axes ont permis d’établir une grille de critère de bonnes pratiques pour évaluer
la « durabilité » de la pêche (Annexe II).
10
o Presse écrite : dans des journaux et magazines comme Le Marin, Produits de la
Mer, Le télégramme, Ouest France,…
o Internet : le site internet du comité national des pêches (CNPMEM), de
différents comités régionaux et/ou locaux, les versions internet de la presse, les
sites personnels de certains pêcheurs ou associations de pêcheurs,…
Cette première recherche a permis de balayer une première fois les pratiques du
littoral français et d’identifier quelques bonnes pratiques. Puis un contact a été établi
avec le Comité National des Pêches, en tant que représentant des professionnels, pour
proposer une éventuelle collaboration sur ce projet. Après un premier échange plutôt
positif, le CNPMEM a refusé de coopérer avec le WWF suite à des conflits et
désaccords antérieurs au sujet de l’espèce emblématique qu’est le thon rouge. Ce sont
donc les Comités Régionaux et Locaux qui ont été sollicités directement, certains ont
accepté de coopérer et d’indiquer les bonnes pratiques en projet, en cours ou en état
dans leur région, d’autres ont refusé et se sont alignés sur la position du CNPMEM.
Puis le travail a consisté à établir des contacts directs avec certains pêcheurs,
organisations de producteurs, associations, criées… (Annexe III). Les contacts étaient
d’abord établis par téléphone, puis pour certains, directement en vis-à-vis jusqu’à
embarquer avec des pêcheurs, ou suivre leurs produits au cours de leur vente. Le but
étant d’apprendre un maximum sur les projets ou actions de pêche des différentes
façades maritimes afin d’évaluer leur « durabilité ».
Les entretiens se déroulaient toujours de façon informelle, avec une discussion libre
simplement orientée vers les motivations de chacun, le contexte, les réalités
quotidiennes de certains pêcheurs, les volontés des uns et les leviers et freins pour
mettre en place ces bonnes pratiques de pêche, figure 3.
Informations sur la personne, sa vision sur la situation générale de la région
Motivations pour ces pratiques Freins et Leviers pour leur mise Avantages de ces pratiques
en place selon les différents axes :
Environnement
Valorisation
Homme et
Ressource
territoire
11
Embarquer avec les pêcheurs aux pratiques originales, ou suivre certains produits
jusqu’à la vente finale pour des modes de commercialisation alternatifs permet de juger
de l’efficacité de certaines techniques, de leurs avantages ou inconvénients par rapport à
d’autres, des contraintes de certaines pratiques…
=
Respect des limitations de pêche
Bonnes Pratiques et
Réduction de la pollution
Nombreux sont ceux qui, lorsqu’on leur demande quelles sont leurs pratiques de
pêche les plus responsables, citent le ramassage des déchets, la navigation « douce »
pour limiter la consommation de carburant ou encore le respect des quotas. Les
exemples sur la diminution de la consommation de carburant comme l’utilisation des
économètres ou encore les travaux sur la limitation de la trainée des chaluts sont la
plupart du temps les premiers abordés. Ces exemples sont souvent suivis de ceux sur les
nouveaux modes de navigation des pêcheurs (diminuer leur vitesse en route port ou
mer) leur permettant de consommer moins de gasoil, puis vient le ramassage des
déchets et les notions de respect des quotas. Certes, toutes ces pratiques limitent
l’impact des activités de pêche sur l’environnement et la ressource mais elles sont en
quelque sorte un minima, une base à partir de laquelle la pêche doit évoluer. Respecter
les quotas, avoir une consommation d’énergie responsable et ramasser ses déchets
devraient être un postulat de base pour toute activité de pêche. Heureusement, dans le
domaine de réduction de la pollution d’autres vont bien plus loin et revoient totalement
l’agencement de leur navire, soit en se reconvertissant dans les techniques moins
gourmandes en gasoil comme les arts dormants, soit en envisageant d’autres sources
12
d’énergie comme l’utilisation de déchets ou co-produits en tant que carburant ou encore
en adaptant une voile pour naviguer, au moins pour faire route port ou mer.
=
Bonnes Pratiques Maintien/Restitution du bon état de la
ressource
=
Bonnes Pratiques Implication de l’ensemble des acteurs dans
les mesures de gestion des pêches
Les professionnels sont les premiers concernés par la diminution des ressources et
les problèmes de rentabilité. De plus en plus d’entre eux cherchent en quelque sorte à
être « maitre de leur destin » et s’investir dans les décisions concernant la gestion des
pêches et ressources. Beaucoup affirment que pour que des mesures de gestion soient
efficaces et respectées, elles doivent être mises en place par les pêcheurs. Avec les
autres acteurs de la filière ils doivent décider ensemble des règles du jeu. Cette tendance
se voit par la présence de plus en plus marquée des professionnels dans les groupes de
travaux sur différents projets, dans les plateformes de gestion des Aires Marines
Protégées, des Parcs Marins, des projets d’implantation d’énergie offshore, des projets
pilotes de co-gestion des pêches (UEGC). La co-gestion associée à une relocalisation
des décisions de gestion est pour beaucoup la clé de développement d’une pêche
durable.
13
iv. Pour finir, certains acteurs associent :
Bonnes Pratiques
= Valorisation
L’aspect économique est indispensable, une pêche durable doit être rentable. La
valorisation des produits est souvent citée. Les organisations de producteurs,
associations, pêcheries, se tournent plutôt vers les signes de qualités (marques
collectives, écolabel,…) alors qu’individuellement les pêcheurs s’orientent de plus en
plus vers les circuits-courts (vente directs, auberge du pêcheur, association avec des
AMAP,…). Si à l’origine la plupart de ces démarches ont l’objectif clairement
économique d’apporter de la valeur ajoutée aux produits, tous les acteurs affirment qu’à
termes il y aura un avantage écologique et social. La valorisation apporte une valeur
ajoutée aux produits et donc pour un revenu égal, les pêcheurs peuvent diminuer leur
captures et donc sortir moins, ils ont donc plus de temps à passer à terre et exercent
moins de pression sur la ressource.
Les marques collectives, labels ou écolabels sont vus comme un moyen de se
différencier et faire valoir une qualité gustative et/ou environnementale des produits
supérieure à celle des autres sur le marché. Aux débuts de ces démarches les pêcheurs
affichent une certaine réticence, si certains sont moteurs, d’autres restent sceptiques
quant aux avantages économiques que ces signes peuvent leur apporter. Mais tous citent
l’exemple des ligneurs de la pointe de Bretagne comme la preuve de réussite de cette
démarche : un produit très bien valorisé, moins de sorties en mer, plus de temps à terre.
Du temps à la fois dédié aux loisirs mais aussi consacré à des actions de communication
et de solidarité envers d’autres pêcheurs. Les acteurs expliquent que ces signes mettent
du temps avant de présenter des résultats réels, la marque ou le label doit d’abord être
connu et reconnu, pour qu’ensuite les consommateurs soient prêts à payer ces produits à
un prix légèrement supérieur. Pour ce qui est des circuits-courts, les résultats sont
beaucoup plus rapides, les pêcheurs voient leur revenu augmenter après une ou deux
années, néanmoins l’exclusion du temps de travail dans le calcul du revenu final réduit
plus ou moins la valeur ajoutée qu’apporte ce type de commercialisation, souvent les
pêcheurs ne comptent pas leur temps de travail passé à la vente du produit.
Quant à l’avantage écologique, les pêcheurs en sont persuadés. Selon eux, pouvoir
améliorer leur revenu en valorisant les produits leur permettra, à revenu égal, de pêcher
moins. Selon Boude et Charles (2002), plus de la moitié des pêcheurs affirme qu’un
gain supplémentaire modifierait leur comportement de pêche et 80% d’entre eux
opteraient en effet pour une réduction de leur effort de pêche. Ce qui peut se vérifier aux
dires de certains pêcheurs ayant testé la vente direct et en AMAP qui affirment sortir
presque deux fois moins depuis qu’ils valorisent ainsi leurs produits.
Ceux qui pratiquent la vente directe ou qui livrent eux-mêmes leur poisson
l’affirment, échanger avec les consommateurs permet d’une part de comprendre les
attentes de ceux-ci mais également de leur faire part des contraintes et du métier, des
aléas,… Rétablir le lien et la proximité entre pêcheurs et consommateurs est très
important. L’opinion du grand public sur le métier de la pêche n’est pas sans influence
sur les décisions politiques locales ou à haut niveau. Il est donc important qu’il ait une
bonne connaissance du monde de la pêche et de ce qu’est le métier de pêcheur. Un
moyen de le lui faire découvrir est de l’emmener en mer sur une marée, c’est le but par
exemple du Pescatourisme ; le touriste paie pour embarquer sur une marée avec un
pêcheur. Ce système se met en place peu à peu. Nombreux sont les professionnels qui
affirment être motivés par la démarche, mais peu sont opérationnels pour le moment,
14
car il existe encore de nombreuses contraintes administratives notamment concernant la
sécurité à bord. Néanmoins c’est une activité qui permet à la fois aux pêcheurs de
diversifier leurs sources de revenu mais également de valoriser leur métier. Le temps
d’une marée les pêcheurs peuvent échanger avec les touristes et les sensibiliser sur leur
métier.
Selon les acteurs et leur vision de la pêche, la définition de « bonne pratique » varie
du simple respect des quotas et ramassage de déchet à la vision plus ambitieuse de
modification totale des systèmes de gestion, pêche, commercialisation et valorisation,
figure 4.
Ramassage déchet
Respect Quotas
Bon état de la
ressource
Valorisation des
produits
Valorisation
du métier
Innovation,
reconversion
diversification
Les différents entretiens avec les acteurs du secteur et les recherches préalables
m’ont permis d’aboutir à une liste, certes non exhaustive, mais relativement fournie et
représentative des bonnes pratiques sur l’ensemble du littoral français métropolitain
(Annexe IV).
Voici les principaux freins et leviers identifiés concernant la mise en place ou le
développement de certaines de ces bonnes pratiques, tableau 1 :
15
Tableau 1 : Freins et leviers globaux à la mise en place de bonnes pratiques
FREINS LEVIERS
Vieillissement de la population de Soutien et implication des élus au
pêcheurs niveau national et local
Manque de volonté politique pour Financements
réformer le secteur et prendre des
mesures ambitieuses
Législation non adaptée Présence de leader, éléments moteurs
et innovants
Manque de contrôle Sensibilisation et implication des
acteurs de la filière jusqu’au
consommateur final
Manque de capacité scientifique Echanges inter et intra-
professionnels
La mise en marche de ces leviers passe par la valorisation du métier et des produits.
En montrant les bons exemples de la pêche on peut à la fois sensibiliser les citoyens et
les professionnels sur les problématiques du secteur, cette valorisation pourra alors
susciter l’envie et la volonté chez les élus de soutenir cette activité et chez certains
professionnels de développer de nouvelles activités.
16
3. VALORISATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN
FRANCE
3.VALORISATION DES BONNES PRATIQUES DE PÊCHE EN FRANCE
Après cette première analyse des bonnes pratiques de la pêche française, la seconde
étape a été de mettre en avant cette pêche responsable et capable d’innovations.
17
3.2.1. La pêche au merlu de ligne de St Jean de Luz
Le quartier maritime de Bayonne, plus particulièrement la région de Saint Jean de
Luz, est le seul en France où le merlu est pêché à la palangre, ce qui lui vaut le nom de
« merlu de ligne ». Cette espèce démersale est également exploitée au filet ou au chalut.
Caractéristiques :
Ressource :
18
ses engagements en termes de respect des quotas et transmission de données. Le stock
est donc surveillé mais des incertitudes demeurent quand à son état réel.
A St Jean de Luz, tous les navires, ligneurs et autres, pêchant le merlu sont soumis au
régime de quotas géré par l’OP Capsud. Les contrôles exercés par l’OP et l’Institut des
Milieux Aquatiques (IMA) sur les ligneurs montrent que ces règles sont respectées et
les données transmises régulièrement aux autorités.
Environnement :
Valorisation/Commercialisation :
5
Le poisson lutte beaucoup moins et remonte moins stressé. Un poisson stressé ou épuisé mobilise ses
réserves d’énergie et accumule donc du glycogène. La glycolyse se poursuit après la mort et produit des
acides (pyruvique et lactique) qui diminue le pH post mortem, cette acidité altère les propriétés physiques
des muscles (dénaturation des protéines et perte de la capacité de rétention en eau). Ce qui explique qu’en
général un poisson de ligne reste plus ferme qu’un poisson « noyé » de filet ou chalut.
19
L’obtention de ce « pin’s » est soumis au respect « bonnes pratiques de la pêche à la
palangre » détaillées dans un cahier des charges :
o marées courtes (moins de 12h)
o poissons remontés vivants
o poissons correctement vidés et nettoyés à bord
o glaçage des poissons avec protection d’un film plastique pour éviter tout contact
entre la glace et le poisson
o …
Cette marque a été mise en place par les professionnels, l’OP Capsud et l’IMA, tout
poisson marqué doit être débarqué sous la criée de St Jean de Luz Ciboure. Selon l’OP
Capsud, le « pin’s » apporte une réelle valeur ajoutée, évaluées à + 0,50 - 0,80€/kg.
Un travail de communication a été mené par l’organisation de producteurs et les
professionnels qui ont fait parler de leur produit lors du salon de l’agriculture, en
présentant le merlu de ligne sur leur stand.
Certains ligneurs ont choisi un autre mode de valorisation en faisant de la vente
directe, en s’associant avec des AMAP ou encore, avec la coopérative Logicoop, en
profitant des ventes à la table ou « panier poisson »6. Tous ces modes de ventes
permettent aux pêcheurs de récupérer une part plus importante de la valeur de leurs
produits, entre 3 et 8 €/kg de gagné selon les pêcheurs et la vente. De plus ces ventes
permettent aux consommateurs de se rapprocher du producteur, d’échanger avec lui et
d’être mieux informés sur les contraintes du métier de pêcheur. Cela permet de rétablir
une bonne image du monde de la pêche.
Homme et territoire :
La pêcherie des ligneurs de St Jean de Luz fondée sur une technique sélective et
respectueuse de l’environnement et qui propose un produit de qualité valorisé sur le
marché est un bon exemple de pêche durable. Bien évidemment elle n’est pas parfaite,
pourrait être améliorée et présente des faiblesses (tableau 2) mais les démarches sont
intéressantes.
6
Le « panier-poisson » est un concept développé par la coopérative Logicoop qui propose à ses adhérents
et autres pêcheurs de St Jean de Luz de livrer leurs produits à des groupements de consommateurs sur le
modèle des AMAP, sauf qu’ici le conditionnement et la livraison se fait par la coopérative.
20
Tableau 2 : Matrice AFOM de la pêcherie de merlu de ligne de Saint Jean de Luz
ATOUTS FAIBLESSES
-Technique sélective (pas de merlu sous taille, pas de rejet - manque de connaissance sur le stock
mort) - faibles tonnage donc marché de
-Technique sans impact sur les fonds marin niche
-Marées courtes à la journée et engin dormant, moindre - manque de respect des quotas de la
consommation d’énergie part des Espagnols
-Produit de qualité environnementale et gustative
-Démarche de marque collective : le « pin’s » « Merlu de ligne
de St Jean de Luz »
-Démarches de ventes directes ou en AMAP
-Coopérative Logicoop : travaux de soutien à la petite pêche
artisanale, vente à la table et panier poisson
-Marées courtes et Bonne valorisation du produit : possibilité
de sortir moins pour un revenu équivalent : rythme de vie plus
agréable
- Stock évalué par le CIEM avec une biomasse en augmentation
et une mortalité par pêche diminuant, retour de la ressource
sentie par les professionnels : encourageant
OPPORTUNITES MENACES
- approfondir les recherches sur l’état du stock - engorgement du marché de merlu
- développer la communication sur le produit par Espagne, Afrique,…importation
- aller plus loin s’inscrire dans une démarche de labellisation - Peu de reconnaissance du « pin’s »
plus reconnue (IGP, MSC,…) - Engorgement des circuits courts
- inciter d’autres métiers du merlu à se reconvertir à la palangre
- faire évoluer la flottille vers des navires moins gourmands en
énergie (adapter une voile, …)
Caractéristiques :
Ressource :
21
.
Figure 7 : Evolution des captures de bulots effectuées en Basse-Normandie entre 2003 et 2008 (en
tonnes). Source : Biseau, 2011
Les pêcheurs, le CRPBN et le SMEL se sont alors penchés sur la question et ont
établi une taille minimale de capture basée non plus uniquement sur la longueur mais
également sur la largeur des individus. Les pêcheurs ont donc élargit leurs barrettes de
tri pour laisser échapper les juvéniles, une mesure mieux adaptée à la capacité de
reproduction de l’espèce. Cette mesure conjuguée à une diminution du nombre de
casiers par bateaux (720 casiers pour trois hommes embarqués) et des quotas de
captures (maximum de 900kg/jour pour trois hommes embarqués en 2007, -15% par
rapport à 2006), a permis de diminuer l’effort de pêche en gardant le même nombre de
navires. Depuis 2008 la station Ifremer de Port en Bessin observe une stabilisation du
stock. Les travaux de sélectivité menés par les professionnels et scientifiques ont donc
permis d’enrailler la diminution du stock de bulot.
Pêchés aux casiers classiques ou casiers pièges, les grands crustacées tels que le
homard sont également des espèces phare de la Basse-Normandie. Le stock de homards
a obtenu le 14 juin 2011 la certification MSC, écolabel garantissant d’une pêche
durable. Cette certification est basée sur trois principes : un stock en bon état, un
écosystème préservé et un système de gestion solide et adapté. Cette obtention prouve
donc le bon état de la ressource et des écosystèmes liés à l’exploitation du homard et la
solidité du système de gestion7.
Environnement :
Le casier est un engin dormant ciblant parfaitement ses prises. Le type de casier,
le choix de l’appât, de la zone et de la profondeur déterminent l’espèce capturée donc il
y a très peu de captures accessoires. L’utilisation de casiers a cet avantage que si les
individus remontés sont hors taille, appartenant à des espèces en danger ou non
intéressantes commercialement, ils repartent vivants en mer, il n’y a aucun rejet mort.
C’est un engin de pêche très sélectif qui ne détruit pas les fonds marins. Il suffit donc,
comme fait en Basse-Normandie, d’en limiter le nombre pour ne pas surexploiter ou
étouffer une zone.
7
La régulation se fait sur l’accès à la ressource via l’attribution des licences, en lien avec la disponibilité
du stock, et les pêcheurs ont un nombre de casiers autorisés limité à 200 par homme (avec un plafond de
1000casiers par navire).
22
De plus, les bateaux qui pêchent le bulot ou les grands crustacés font des marées
courtes à la journée et ce sont de petites unités, de 9 à 18 mètres ce qui limite leur
consommation de carburant (Planchot et al., 2008).
Valorisation :
Homme et territoire :
Les professionnels sont très impliqués dans la gestion des pêches en Basse-
Normandie, et participent à la proposition et adoption des mesures de gestion. Ces
mesures sont donc adaptées à leurs pratiques et ils sont plus enclins à les respecter. Les
pêcheurs se réunissent en commissions (Bulot, crustacés, cohabitation,…) et décident
des règles de gestion avec l’appui du Comité Régional et en respectant les avis de
scientifiques (Ifremer, le Smel,…). Ils travaillent également avec l’organisme NFM sur
tout ce qui est qualité et valorisation des produits. La gestion se fait de manière
concertée avec une bonne partie des acteurs de la filière.
Cette entente se poursuit pour ce qui est de la gestion de l’espace maritime. En effet, cet
espace regroupant de nombreux utilisateurs il n’est pas toujours évident de cohabiter,
les professionnels et leurs représentants, français mais aussi britanniques se réunissent
donc dans une commission cohabitation pour décider ensemble du partage de l’espace
maritime (zone ou période de fermeture à certains engins, alternances de zones
autorisées,…).
8
Le taux de reconnaissance correspond à la part des individus qui se souviennent avoir vu un logo
lorsque celui-ci leur est décrit ou montré. Ici « J’ai déjà vu ce logo »
9
Le taux d’attribution correspond à la part d’individus qui attribuent correctement le logo à ce qu’il
représente. Ici « Je sais que ce logo correspond à la pêche durable »
23
La bonne gestion des ressources, l’implication de l’ensemble des parties
prenantes dans la gestion et la valorisation des produits et de la pêche font de la Basse
Normandie un autre bon exemple de pêche durable. Mis à part le manque de données
scientifiques (tableau 3), la région ne voit pas de point noir à son avenir, elle se lance
même dans de nouvelles démarches de labellisation.
Tableau 3 : Matrice AFOM des pêcheries de Bulots et de Grands Crustacés en Basse Normandie
ATOUTS FAIBLESSES
-Gestion historique des ressources - Peu de notoriété des marques
-Bon état des stocks collectives et de l’écolabel à l’heure
-Techniques sélective (pas de rejet mort) et à faible impact sur les actuelle
fonds
-Marées courtes, à la journée et engin dormant, moindre
consommation énergétique
-Organisme de valorisation des produits de la mer (NFM) avec
développement de signes, marque et label de qualité
-Des démarches de circuit-court
-Marées courtes : rythme de vie plus agréable
-Gestion concertée et implication des professionnels
OPPORTUNITES MENACES
- Approfondir les recherches sur l’état du stock - Manque de données scientifiques
- Développer la communication sur le produit sur certains stocks
- Augmentation constante du taux d’attribution du label MSC
- Aller plus loin dans l’éco-labellisation et labelliser de nouvelles
pêcheries
- Faire évoluer la flottille vers des navires moins gourmands en
énergie (adapter une voile, …)
Caractéristiques :
Ressource :
Le stock de langouste corse s’effrite depuis les années 70-80, si les débarquements
atteignaient 200 à 300 tonnes par an, aujourd’hui ils sont à moins de 100 tonnes/an. Le
stock a diminué de moitié sur ces 20 dernières années.
Les causes peuvent être diverses :
o naturelles : avec un changement climatique qui perturberait l’espèce au stade
larvaire
o anthropiques : avec une exploitation excessive au cœur du stock par la mauvaise
utilisation du filet.
Des mesures de gestion sont en place :
o taille minimale : les langoustes débarquées doivent avoir une taille minimale de
24cm de longueur
10
Nasse=casier
24
o fermeture saisonnière : la pêche à la langouste est fermée d’octobre à février
o zones de réserve : des zones de cantonnements ont été créées pour protéger
certains habitats et fonds propices au développement des langoustes.
Malgré tout, le stock a continué de diminuer. Peu sélectif, raguant les fonds, pêchant
au cœur du stock de langouste et souvent mal utilisé, le filet commence à être décrié.
Actuellement aucune pêcherie de grands crustacés au monde n’a été pérenne sans qu’à
un moment ou un autre on ne soit passé à la pêche au casier. Sous les conseils des
scientifiques (Stareso) et de certains pêcheurs l’Office de l’Environnement de Corse
(OEC) souhaite tester la possibilité d’une reconversion à la nasse, d’où la mise en place
du Plan Langouste. C’est un projet expérimental qui a pour but de tester la rentabilité de
la pêche à la nasse. Sur trois ans à partir de 2011, les pêcheurs ne mettent aucun filet à
langouste durant tout le mois de Mars et s’engagent à utiliser uniquement des nasses
pour pêcher cette espèce. Les pêcheurs sont libres de choisir le type de nasse
(traditionnelle, nasse à poisson Le Drezen,…) et leur investissement est soutenu à
hauteur de 80% par l’OEC. Comme les nasses sont reconnues comme étant moins
efficaces que les filets, les pêcheurs reçoivent une compensation pour le manque à
gagner de 4000€ pour le mois.
Certains pêcheurs, curieux d’essayer de nouvelles techniques plus respectueuses, ont
déjà adopté cette technique et sont convaincus de son efficacité. Selon eux, il faut être
patient, réapprendre la technique de la nasse, apprendre à chercher les bonnes zones,
trouver les bons appâts…
Le stock de langouste n’est donc pas en parfait état, néanmoins c’est un stock
robuste qui résiste bien à l’exploitation de l’homme, il est donc encore temps de changer
les pratiques de pêche. Attention tout de même à la période de transition entre ces deux
techniques. Les nasses sont souvent posées sur des fonds plus rocheux, inexploitables
par le filet, elles puisent alors dans les quelques « spot » sources de langouste qui
alimentent le stock exploité par les filets. Il ne faudra donc pas que la cohabitation
nasse/filet soit de longue durée.
Environnement :
La nasse est un engin légèrement moins efficace11 que le filet mais également moins
raguant, plus sélectif et remontant des langoustes entières et vivantes. En effet le filet,
souvent calé pour plusieurs jours, captures toute sorte de poissons, même a haute valeur
ajoutée, qui sont eux même mangé par les langoustes. Il arrive souvent que les
langoustes meurent dans les filets. Alors que la nasse attirent les individus qui une fois
piégés restent vivantes et sont remontés tel quel, il n’y a donc pas de rejet mort.
De plus le filet se perd facilement mais une fois perdu il continue à pêcher, alors que la
nasse se perd moins facilement, et une fois l’appât consommé elle ne capture plus
d’individus.
Enfin, le filet peut arracher des coraux ou abîmer les fonds marins, alors que la nasse a
moins d’empreinte sur les fonds.
11
La nasse étant un piège, il faut appâter la langouste pour qu’elle vienne se faire prendre, alors que le
filet n’est qu’un simple obstacle dans lequel la langouste se prend. Dans un stock en mauvais état comme
actuellement, les langoustes sont peu nombreuses, il y a peu de compétition, elles n’ont pas besoin de
beaucoup chercher leur nourriture. Dans ce cas, les nasses sont moins efficaces que les filets.
Inversement, dans un stock en bon état la compétition est plus importante et les langoustes vont plus à la
recherche de la nourriture. Elles se font plus facilement attraper dans les nasses.
25
D’une manière plus générale, la pêche en Corse a un caractère artisanal. Ce sont des
petites unités qui sortent à la journée, qui pratiquent des arts dormants (8 chalutiers sur
200 navires), leur consommation de carburant et donc, indirectement leur impact sur le
changement climatique reste faible comparé à d’autres pêcheries industrielles (Planchot
et al., 2008).
Valorisation :
La Corse est une île très touristique et la langouste se pêche de Mars à Septembre
recouvrant la pleine saison. Les criées n’existant pas sur l’île, les pêcheurs vendent
directement leurs poissons aux restaurateurs, poissonniers et quelques mareyeurs.
La valorisation se fait beaucoup par des circuits courts. Certains optent pour créer leur
propre poissonnerie où les produits de leur propre pêche et ceux de quelques autres
pêcheurs locaux seront vendus par un membre de leur famille ou un employé de la
région. Certains poussent plus loin et sont propriétaires de leur propre restaurant pour
valoriser encore mieux leurs produits. Les quelques pêcheurs qui sont déjà passés à la
nasse en abandonnant le filet ont opté pour ces modèles de commercialisation, ainsi ils
compensent une efficacité de pêche moindre par une meilleure valorisation de leurs
produits.
D’autres profitent de l’attractivité touristique pour faire découvrir leur métier au grand
public. Le Pescatourisme intéresse de nombreux pêcheurs et ceux qui ont déjà sauté le
pas affirment que c’est une activité rentable économiquement (50€ à 60€ par personne
par sortie) mais également valorisante en terme d’image.
Homme et territoire :
Comme pour toute la Méditerranée française, la pêche en Corse est gérée par les
Prud’homies sous la tutelle du Comité Régional des Pêches de Corse. Ce système
permet une gestion plus locale qui implique parfaitement les professionnels. Ce sont eux
qui proposent les mesures de gestion et qui s’autorégulent par un pouvoir de contrôle
délégué aux prud’hommes. Associé au bon fonctionnement et aux bonnes relations que
les professionnels entretiennent avec les scientifiques comme ceux de la station marine
de la Stareso ou du Parc Marin des Bouches de Bonifacio, cette gestion permet
d’impliquer l’ensemble des acteurs dans les décisions concernant la gestion des pêches.
La gestion des pêches sur un mode prud’homal est un très bon exemple à exploiter en
matière de co-gestion et de gestion locale.
La pêche de la langouste en Corse est donc en pleine mutation, cet exemple nous
montre qu’une collaboration étroite avec les scientifiques peut aider à une bonne
gestion. Evidemment cette expérience n’a de sens que si elle va au bout de la démarche
et réalise une reconversion complète vers la nasse. Cette pêcherie est donc un bon
exemple de transition vers une pêche durable (tableau 4).
26
Tableau 4 : Matrice AFOM de la pêcherie langoustière de Corse
ATOUTS FAIBLESSES
-Volonté de limiter l’effritement du stock par un - Manque de volonté de la part de certains
changement de techniques pêcheurs (ancienne/jeune génération)
-Reconversion vers un engin plus sélectif et respectueux - Manque d’efficacité et de rentabilité des
de la ressource et des fonds nasses
-Marées courtes, à la journée et engin dormant, moindre - Faible implication de certains pêcheurs
consommation énergétique et rythme de vie plus - Cohabitation des deux types d’engins risque
agréable de puiser dans toutes les réserves du stock de
-Valorisation par la vente directe et des démarches de langouste
création d’entreprises de vente (création de poissonnerie)
-Démarche « Auberge du pêcheur »
-Gestion concertée locale et implication des pêcheurs
(gestion prud’homale)
OPPORTUNITES MENACES
- Perpétuer l’expérimentation du Plan Langouste, laisser - Réticences de certains pêcheurs et
les pêcheurs s’approprier peu à peu la technique de la utilisation du plan langouste comme une
nasse « subvention »
- Favoriser les échanges de savoir-faire entre les - Manque à gagner lors du passage à la nasse
pêcheurs corses et tanzaniens qui ont vécu avec succès la - Diminution du stock de langouste tel qu’il
même reconversion ne soit plus exploitable
- Faire évoluer la flottille vers des navires moins
gourmands en énergie (adapter une voile, …)
CARACTERISTIQUES
Pêche au merlu de ligne de St Pêche aux homards et Pêche de la langouste en
Jean de Luz bulots de Basse Normandie Corse
RESSOURCE -Stock évalué par le CIEM -Gestion historique des -Volonté de limiter
-Respect des quotas français ressources l’effritement du stock par un
-Augmentation de la biomasse -Bon état des stocks changement de techniques
féconde -Bonne capacité de réactivité
-Diminution de la mortalité par
pêche
-Retour de la ressource observée
par les professionnels
-Technique sélective (pas de
merlu sous taille)
ENVIRONNEMENT -Technique sélective (pas de rejet -Techniques sélective (pas de -Reconversion vers un engin
mort) rejet mort) plus sélectif et respectueux de
-Technique sans impact sur les -Technique à faible impact la ressource et des fonds
fonds marins sur les fonds -Marées courtes, à la journée
-Marées courtes à la journée et -Marées courtes, à la journée et engin dormant, moindre
engin dormant, moindre et engin dormant, moindre consommation énergétique
consommation d’énergie consommation énergétique
27
VALORISATION -Produit de qualité -Organisme de valorisation -Valorisation par la vente
environnementale et gustative des produits de la mer (NFM) directe
-Démarche de marque collective : -Développement de signes, -Création de poissonnerie
le « pin’s » « Merlu de ligne de St marque et label de qualité -Démarche « Auberge du
Jean de Luz » -Des démarches de circuit- pêcheur »
-Démarches de ventes directes ou court
en AMAP
-Coopérative Logicoop : travaux
de soutien à la petite pêche
artisanale, vente à la table et
panier poisson
HOMME ET -Marées courtes : rythme de vie -Marées courtes : rythme de -Marées courtes : rythme de
TERRITOIRE plus agréable vie plus agréable vie plus agréable
-Bonne valorisation du produit : -Gestion concertée et -Gestion concertée locale et
possibilité de sortir moins pour un implication des professionnels implication des pêcheurs
revenu équivalent, donc rythme
de vie plus agréable.
3.3.1. Préparation
3.3.1.1.Rencontres et entretien
Le travail de préparation consiste dans un premier temps à rencontrer l’ensemble
des acteurs de chaque pêcherie afin de saisir toutes les particularités de ces exemples,
vérifier le bien fondé des bonnes pratiques, embarquer avec les pêcheurs afin de se
rendre compte des réalités du terrain, des avantages et/ou inconvénients de certaines
pratiques, de la valeur ajoutée de certaines techniques sur les produits, des avantages
et/ou inconvénient de certaines démarches de valorisation ou commercialisation,…
Il est important de prendre ce temps de rencontre et d’échange pour expliquer
également la démarche à toutes les parties prenantes et insister sur la démarche positive
du WWF-France, les professionnels sont souvent méfiants face aux ONGs.
Ce travail permet également de cibler les personnes clé et/ou ressource sur
certains sujets. Tous n’apparaitront pas dans les films mais leurs connaissances ou statut
nous permet de mieux comprendre la situation actuelle, que ce soit par rapport à l’état
d’un stock, aux rumeurs sur certaines démarches ou encore des relations et intérêt de
différents acteurs.
Une fois l’ensemble des personnes rencontrées, le scénario des films se dresse
peu à peu. Il faut faire le choix de montrer certains côtés par rapport à d’autres dans un
souci de vulgarisation pour le grand public.
3.3.1.2.Travail de scénarisation
Le travail de scénarisation, assisté par les responsables de l’audiovisuel, doit
permettre à chacun des courts métrages de mettre en avant les bonnes pratiques de la
pêcherie en faisant intervenir les principaux acteurs de chacune d’entre elle (Annexe
V).
Le choix est, pour chaque exemple, de montrer deux pêcheurs du métier avec
des explications données par d’autres acteurs de la pêcherie.
28
Saint Jean de Luz
Les principaux points à mettre en avant sur cet exemple sont :
Pour cela les intervenants choisis pour ce film sont récapitulés dans le tableau 6 :
Basse Normandie :
Les principaux points à mettre en avant sur cet exemple sont :
Pour cela les intervenants choisis pour ce film sont récapitulés dans le tableau 7 :
Corse :
Les principaux points à mettre en avant sur cet exemple sont :
29
o Des pêcheurs soucieux de leur impact et modifiant leurs habitudes de pêche et
vente
o Des démarches de valorisation par la création de nouvelles entreprises de
commercialisation du poisson par les pêcheurs
o Une diversification vers le Pescatourisme
Pour cela les intervenants choisis pour ce film sont récapitulés dans le tableau 8 :
3.3.2. Réalisation
La réalisation des courts-métrages est assurée par la chargée d’audiovisuelle du
WWF-France.
Les tournages se déroulent sur plus ou moins une semaine par région, un planning
prévisionnel est établi, adaptable en fonction de la météo pour les embarquements. A
chaque fois des images d’illustrations du lieu, des techniques de pêche, de
l’organisation, de la commercialisation, des journées en mer,…sont prises ainsi que les
interviews des protagonistes. Chaque soir un visionnage des vidéos est réalisé afin de
trier les images et les interviews à garder.
Le montage se fait ensuite en se basant sur les scénarii établis à l’avance, plus ou moins
modifiés en fonction des interviews enregistrées. On choisit dans un premier temps les
interviews à garder, puis on réécrit les voix-off en fonction de ce qui a été dit et du
message à faire passer. Le but étant que le film soit compréhensible par le grand public.
3.3.3. Diffusion
Ces films n’ont d’intérêt que s’ils sont vus ! Il est donc important de les rendre
accessibles par le grand public. Il existe aujourd’hui une multitude de canaux de
diffusion d’information et de communication. Pour la vidéo les principaux sont la
télévision, les conférences, les salons événementiels et internet.
A l’heure actuelle, le canal de diffusion en pleine expansion est Internet.
L’influence du web sur les consommateurs y est deux fois supérieure à celle de la presse
écrite et dix fois supérieure à celle de la télévision (Etude Digitale Influence Index
Study par Harris interactive dans Anonyme Ethicity, 2008). De plus Internet permet une
diffusion de masse de l’information puisqu’elle est accessible et gratuite pour une
grande partie des citoyens français, c’est d’ailleurs un outil très utilisé pour les
campagnes de publicité sociale12, dans le but de sensibiliser ou transmettre des
messages aux populations (Giroux, 2009). Les grandes entreprises utilisent également
12
La publicité sociale, dite aussi sociétale, n’a pas pour but de vendre un produit mais vise plutôt à
transformer des attitudes et comportement en vue du bien commun (Cossette, 2001). On y associe
généralement les campagnes telles que celle pour la sécurité routière, la lutte contre le tabagisme,…
30
ce canal de diffusion pour leur campagne marketing, c’est le cas par exemple de « Tipp-
ex » qui a mis en ligne des vidéos interactives sur YouTube afin de se rapprocher des
utilisateurs.
La diffusion des films est donc prévue sur les pages YouTube et Dailymotion du
WWF-France, relayée sur les réseaux sociaux du web13. Ce système de diffusion n’est
pas le premier de la sorte au sein du WWF-France. Une série de films sur l’Agriculture
est sortie début 2011 juste avant le Salon International de l’Agriculture. Ces films ont
été vus par 12 952 personnes sur YouTube. Ce format permet de sensibiliser les
spectateurs aux différentes problématiques tout en leur permettant de partager
l’information et de la revoir autant de fois qu’ils le souhaitent et quand ils le souhaitent.
Mais afin de sensibiliser les professionnels et populations littorales, notamment
celles proches des différentes pêcheries mises en avant, des soirées de
projections/conférences seront organisées. Ces conférences s’ouvriront par la projection
d’un ou plusieurs des court-métrages et seront suivies d’un débat autour du thème de la
pêche pour montrer les perspectives d’évolution possibles, débattre des leviers à mettre
en œuvre pour faire avancer les choses.
13
Facebook, Twitter, Planète Attitude,…
31
4. RESULTATS ATTENDUS ET PERSPECTIVES
4.RESULTATS ATTENDUS ET PERSPECTIVES
Le but du WWF-France est de valoriser la petite pêche artisanale durable, en la
soutenant sur des projets de terrain, en la représentant et/ou soutenant dans les réunions
avec les hautes instances, en mettant en avant son exemplarité.
Sur ce dernier point, le WWF-France a fait le choix notamment de réaliser trois courts
métrages sur trois pêcheries, le tout étant libre d’accès par une diffusion internet. Les
conséquences et répercussions attendues de ces films sont diverses.
4.1.Résultats espérés
4.1.1. Sensibilisation des citoyens et consommateurs
Un des angles d’attaque pouvant modifier les modes de production de produits
de la mer concerne la modification du comportement des acheteurs. Pour cela le WWF
travaille d’une part avec ses partenaires distributeurs en les orientant dans leur choix de
produits. Mais elle s’efforce également d’orienter les consommateurs dans leurs achats
de produits alimentaires. Dans le cas des produits de la mer un « conso-guide » a été
élaboré en 2007, son but, aider les consommateurs dans leurs actes d’achats en produit
de la mer. Des études menées sur l’impact de ce genre de guide montrent qu’ils
sensibilisent beaucoup les consommateurs, 76% des utilisateurs de guide-conso avouent
faire plus attention aux espèces qu’ils choisissent (Roheim, 2009), mais le prix et la
fraicheur reste les facteurs d’achats déterminant et seuls 2% des actes d’achats sont
modifiés grâce aux guides. L’important est de sensibiliser la population, de l’orienter
vers les différents choix possibles et de l’informer sur les systèmes de production en
expliquant comment le poisson, qui arrive devant elle à l’étal, a été prélevé ou élevé.
Le citoyen et consommateur est de plus en plus demandeur d’informations, il souhaite
se tenir au courant de l’origine de ses produits, des procédés de fabrication, et de plus en
plus de l’impact de ses produits sur la biodiversité ou l’environnement (Anonyme
Ethicity, 2008). Pour obtenir tous ces renseignements, il multiplie ses sources
d’information et va les chercher au travers des médias, notamment internet pour
préparer et maitriser ses achats (Pastore-Reiss, 2007).
Les courts-métrages réalisés ont pour but de répondre en partie à ces attentes.
Présents sur le canal d’information favori des consommateurs, ils permettront de
sensibiliser la population au sujet des pratiques de pêche. Evidemment, le choix de ces
exemples suscitera certainement de l’intérêt pour les espèces montrées (« Merlu de
ligne de St Jean de Luz », « Bulot de la Baie de Granville », « Homard du Cotentin –
MSC- » ou Langouste de Corse), tous à l’exception de la langouste de Corse, sont
identifiables sur le marché (« pin’s », marque, élastique,…), le consommateur pourra
donc les retrouver, d’autant plus qu’une indication sur où et comment trouver ces
espèces sera donnée. Mais le but final, concernant le consommateur, est d’élargir sa
vision sur le monde de la pêche, de susciter la curiosité des individus pour ce secteur et
les inciter à s’intéresser aux modes de production des poissons sur les étals. Redécouvrir
le monde de la pêche sous un angle autre que celui de la « pêche destructrice ». Des
citoyens informés et sensibilisés sont un moyen supplémentaire de pression sur les
politiques publiques, c’est un levier à ne pas négliger pour influencer l’industrie et la
législation de la filière pêche.
32
localisées dans des ports ou villes permettra de sensibiliser les élus politiques à
l’importance de cette pêche au niveau d’un territoire. Ce qui suscitera peut-être même
l’envie pour certains de soutenir des démarches professionnelles de valorisation ou
commercialisation dans leur région.
La réforme de la PCP prévue pour 2012-2013 se négocie actuellement. La petite
pêche côtière et artisanale est souvent exclue des mesures prises, mise à l’écart elle ne
peut donc pas défendre ses intérêts dans les discussions. Les mesures adoptées sont
souvent inadaptées à ses activités. Le second objectif de ce travail de valorisation est
donc de soulever l’intérêt des professionnels et autres acteurs du secteur autour de ce
secteur. Le fait de sensibiliser à la fois les citoyens et les élus locaux permet d’avoir un
poids supplémentaire dans les discussions au niveau des institutions. Cette démarche
positive permet une approche plus aisée de la scène politique. Montrer certaines de ses
réussites permet de soulever des intérêts pour la petite pêche côtière et la pêche
artisanale en général.
4.2.Perspectives
Ce travail a ouvert plusieurs portes concernant les chantiers à mener pour la
valorisation et le développement de la pêche durable. Il reste des progrès à faire tout au
long de la filière.
33
4.2.2. Information jusqu’au consommateur
Au cours des échanges avec des consommateurs ou pêcheurs et concernant
l’aspect « consommation responsable », le problème de reconnaissance s’est posé. Les
consommateurs ayant fait la démarche de s’informer sur l’existence de produits issus de
pêche durable, souvent ne trouvent pas ces produits sur le marché et leurs questions aux
poissonniers ou autres distributeurs quand à l’origine ou la technique de pêche de
certaines espèces sur les étals restent souvent sans réponse. Ainsi, si le citoyen-
consommateur peut avoir accès à l’information sur « ce qu’il devrait manger », il ne
peut la mettre que rarement en application, faute d’information sur l’étal. Il y a là tout
un chantier à mener sur la traçabilité des produits et l’information qui les concerne. Les
travaux de marques collectives, écolabels ou autre certification, ainsi que les circuits-
courts peuvent palier à ce manque d’information, mais ils restent une part marginale des
volumes vendus. Il serait donc intéressant de développer des programmes de traçabilité
plus précis sur les produits de la mer pour que le consommateur responsable, qui
représente tout de même 13% des ménages français (Morel, 2011), ne soit pas bloqué
dans sa volonté d’agir.
34
CONCLUSION
CONCLUSION
La situation actuelle de l’exploitation des mers est critique. Depuis les années 80
la production mondiale de la pêche plafonne à 90 millions de tonnes. Nous avons atteint
un seuil maximal d’exploitation des ressources. Pire encore, nous sommes en train
d’exploiter la majorité des stocks au-delà du Rendement Maximum Durable puisque
47% des stocks évalués sont pleinement exploités et 28% surexploités.
En tenant compte de cette limite de production naturelle dont près du tiers est
destiné à des fins non alimentaires et de la population mondiale de 6,8 milliards
d’habitants (FAO, 2010), on aboutit à une disponibilité de 17kg de produits de la mer
par an par habitants au niveau mondial. La France consomme près de 35kg/hab/an. Les
français, et plus généralement les pays développés, mangent donc la part d’autres
populations, souvent issues de pays pauvres ou en développement pour qui le poisson
est la principale source d’apport protéique.
Heureusement, des solutions existent pour inverser la tendance. Bien sûr le « one
size fits all14 » est illusoire, il est nécessaire d’apporter des solutions adaptées à chaque
territoire et problématique. Pour cela différentes approches sont applicables pour chaque
cas :
L’approche la plus évidente mais dont les résultats sont difficiles à obtenir, est
de changer les règles du jeu. Influencer les réformes de lois ou orienter les
changements de règlementation, à la fois par du lobby et par une présence au
niveau des groupe de travail et tables rondes, peut permettre de mieux cadrer le
secteur de la pêche et le faire ainsi évoluer vers des pratiques durables.
L’exemplarité est également une approche à développer pour faire changer les
choses. Identifier puis montrer des exemples de réussites suscite bien plus
d’intérêts que de longues leçons de morale. C’est d’autant plus vrai dans le
monde de la pêche où les pêcheurs préfèrent souvent qu’on leur apporte des
preuves concrètes de ce qu’on avance plutôt que de vagues idées ou concepts à
développer.
Enfin, qui mieux qu’un pêcheur peut expliquer les avantages ou inconvénients
d’une pratique ? La communication entre pêcheurs est indispensable. Si l’on
veut favoriser la diffusion de certaines pratiques alors encourageons les
échanges entre les professionnels. La création de réseaux et plateforme est
nécessaire à la propagation des bonnes pratiques de pêche.
C’est en agissant sur ces trois leviers qu’une évolution vers une exploitation
responsable des ressources est possible, ce qui permettra d’offrir un avenir durable à la
pêche.
14
« Une solution unique convient pour tous »
35
« Proposons-nous de grands exemples à imiter plutôt que de vains systèmes à suivre »
[Jean-Jacques Rousseau]
36
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Le Drezen, mars 2011 : http://www.ledrezen.com
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atlantic/normandy-and-jersey-lobster
Normandie Fraicheur Mer, avril 2011 : http://www.nfm.fr/
Office de l’Environnement de Corse, avril 2011 : http://www.oec.fr
OP Capsud, avril 2011 : http://capsud.sextan.com/
Parc Marin d’Iroise, mars 2011 : http://www.parc-marin-iroise.gouv.fr/
Pôle mer Bretagne, mars 2011 : http://www.pole-mer-bretagne.com/
Pôle Aquimer, mars 2011 : http://www.poleaquimer.com/
SMEL, avril 2011 : http://www.smel.fr/
STARESO, avril 2011 : http://www.stareso.com/
39
ANNEXES
ANNEXES
Annexe I : Grille de bonnes pratiques du rapport de recensement des bonnes
pratiques des professionnels des pêches maritimes du CNPMEM, 2010
I
Annexe II : Grille de critère de bonnes pratiques de pêche
RESSOURCE
II
Limitation du temps et nombre de transport et les intermédiaires
Mise en place de circuits courts, mutualisation des transports des produits
Lutte contre la vente d'espèces protégées
Application de contrôles suffisants et stricts
Meilleure visibilité et connaissance du métier pour le grand public
Mise en place de plans de communication sur le métier et les produits de la pêche
Participation à des salons, festivals,…actions de sensibilisation du grand public aux activités de pêche
HOMME ET TERRITOIRE
III
Annexe III : liste des personnes contactées
Personne Organisme/Localisation
Représentants de pêcheurs
Bernard Gilles Comité local des pêches d'Audierne
D'Hardivillé Céline Comité Local des pêches d’Auray/Vannes
Ferrero Louis Comité Local des pêches d’Auray/Vannes
Chabret Michel Comité Local des pêches de Bayonne
Lejuez Daniel Comité Local des pêches de Cherbourg
Bigot Marc Comité Local des pêches de Concarneau
Thomas Rose-Marie Comité Local des pêches de Grandcamp
Réguer André Comité Local des pêches d’Honfleur
Robert Jean-Marie Comité Local des pêches de La Turballe
Rigault Alain Comité Local des pêches de l'Est Cotentin
Chauvet Sébastien Comité Local des pêches de l'île d'Yeu
Piraud André Comité Local des pêches de l'Ouest Cotentin
Hemeury Yannick Comité Local des pêches de Paimpol
Robigo Laure Comité Local des pêches de Paimpol
Bougeon Robert Comité Local des pêches du Guilvinec
Tachoires Stéphanie Comité National des pêches
Harmel Béatrice Comité Régional des Pêches de Basse Normandie
Legrand Véronique Comité Régional des Pêches de Basse Normandie
D'Orazio Xavier Prud'homie d'Ajaccio
Vilain Eric Prud'homie de Balagne
Cucchy Guy Prud'homie de Bonifacio
Decugis Christian Prud'homie de St Raphaël
Rodriguez Jimmy Prud'homie de Valras
Pêcheurs
Brin Nicolas Arcachon
Chabrerie Pascal Arcachon
Favroul Franck Arcachon
Lalande Franck Arcachon
Adelus Samuel Basse Normandie Agon-Coutainville
Beuve Dominique Basse Normandie Grandcamp
Harrous Damien Basse Normandie Grandcamp
Dramard Jonathan Basse Normandie Granville
Lecardonnel Michel Basse Normandie Granville
Yani El Yousi Mimoum Bouche du Rhône
André Mathieu Capbreton
Courtiau Patrick Capbreton
Lafargue Patrick Capbreton
Botti Philippe Corse Bonifacio
Muller Damien Corse Saint Florent
Lucchini Jean-Toussaint Corse Solenzara
Bury David Loctudy
Abjean Gaël Mogueriec
Follet Christine Ostreicultrice - Cherbourg
Alsuguren Philippe Saint Jean de Luz
Constant Franck Saint Jean de Luz
Lahetjuzan Jean-Baptiste Saint Jean de Luz
Larramendy George Saint Jean de Luz
Lespielle Patrick Saint Jean de Luz
Martinez Didier Saint Jean de Luz
Vergez Anne-Marie Saint Jean de Luz
Scientifiques
Caille-Milly Nathalie Ifremer Anglet
IV
Morandeau Gilles Ifremer Anglet
Le Roy Didier Ifremer Boulogne
Méhault Sonia Ifremer Lorient
Morandeau Fabien Ifremer Lorient
Sourget Quiterie Ifremer Lorient
Foucher Eric Ifremer Port en Bessin
Quinquis Jérôme Ifremer Port en Bessin
Gallet Jean-François Institut des Milieux Aquatiques
Chery Aurélie Stareso
Lejeune Pierre Stareso
Gras Michael UMR Ifremer Université de Caen
Organisation de professionnels et autres organismes en lien avec le secteur
Touloumon Vincent CME - Aux pêcheurs d'Etaples
Ubera Mathilde Logicoop
Dirassar Dominique Logicoop - pêcheur
Manner Arnauld Normandie Fraicheur Mer
Arrighi Jean-François Office de l'Environnement de Corse
Livrelli Jean-Noël Office de l'Environnement de Corse
Milly David OP Capsud
Brouzes Richard OPBN
Culioli Jean-Michel Parc Marin des Bouches de Bonifacio - OEC
Michon Dominique Société Able
Criées/Mareyeurs
M. Le directeur de la criée Criée de St Jean de Luz/Ciboure
V
Annexe IV : liste des bonnes pratiques de pêche durable
VI
7 Préservation du CRPMEM Bretagne, Syndicat mieux connaître la biologie du bulot (en particulier son cycle de reproduction) et d’autre part de définir des http://www.lamanchelibre.fr/Le-
gisement de bulot mixte pour l’équipement du mesures techniques gisement-de-bulots-est-
littoral (SMEL), l’Ifremer, preserve,1.media?a=8720
l’Université de Caen et le
groupement qualité Normandie
Fraîcheur Mer
8 Licence pour licence + labellisation des ormeaux (bague), Eviter le "braconnage", protéger la ressource http://www.parc-marin-
plongeurs iroise.gouv.fr/fr/ses-
pêcheurs actions/peche/un-label-pour-les-
d'ormeaux sauvage ormeaux-sauvages-de-
de Molène et molene.php
labellisation
9 Pour une pêche FNPPSF pratiquer une activité de loisir responsable. respect des repos biologiques, déclaration des captures,… Le Marin, 9 octobre 2009, p.32
récréative
responsable
10 Interdiction de la CLPMEM, CRPMEM Basse arrêt biologique décembre Le Marin, 25 septembre 2009,
pêche pour la Normandie, Didier Leguelinel p.12
reproduction du président commission Bulot
Bulot
11 Pêche durable : CLPMEM Le Guilvinec Concertation entre métier pour la préservation de certains stocks (Bar, griset, sardine) http://www.comitedespeches-
accord en vue guilvinec.fr/spip.php?article382
entre la bolinche et
les ligneurs pour
2010
12 Gestion des stocks CRPBN, Commission Bulot, Gestion concerté et accès à la ressource établit selon des avis scientifiques et attribué au moyen de licence.
d'espèces pêchées Crustacés, cohabitation… Equilibre entre accès et disponibilité de la ressource.
au casier en Basse-
Normandie
Mise en place de moyens de restauration de la ressource si les stocks sont en danger
13 Programme Plan d'action international de restauration de l'espèce http://www.comite-
esturgeon européen peches.fr/site/index.php?page=g
32&prog=7
14 Pêcherie de la Destruction des œufs de seiche mettant en danger le renouvellement du stock. transformation des casiers
seiche de seiche en casiers à crabes et ainsi laisser les casiers en mer pour laisser les œufs de seiche éclore
15 Ecloserie de Professionnels et représentants, Non reconstitution du stock de la Coquille Saint Jacques en rade de Brest malgré arrêt de l'exploitation.
Tinduff, CLPMEM Nord-Finistère autofinancement de la drague à la coquille saint Jacques par les pêcheurs via le paiement des licences
réensemencement
16 mise en place de développer la ressource. immersion en manche de bloc de béton alvéolaire http://www.l-encre-de-
récifs artificiels mer.fr/spip.php?article181&lang
=
VII
17 ensemencement de CLPMEM de l'Ouest Cotentin aider au renouvellement des stocks. utilisation des larves de Saint-Malo pré grossies + matériel prêté par Le Marin, 9 octobre 2009, p.13
la Baie de les écloseries de St Malo
Granville en larve
de coquille St-
Jacques
18 Projet de CLPMEM Paimpol "V-notching": marquage physique des femelles homards permet éviter débarquement et vente puis permet http://www.clpmem-
marquage des relâchement des individus sur plateau de la Horaine paimpol.com/spip.php?article903
femelles homards
19 Repos Biologique CLPMEM Le Guilvinec, concertation entre professionnels, décision d'un repos biologique, appliqué ensuite aux plaisanciers http://www.comitedespeches-
dans la rivière de Raymond Le Goff guilvinec.fr/spip.php?article352
Pont-l'Abbé
Mise en place de zone ou période de fermeture à la pêche
20 Ouverture de la Prud'homie de Balagne Ouverture de la pêche à la langouste 15 jours après la date officielle
pêche à la
langouste plus
tardive pour la
prud'homie de
Balagne
21 Cantonnement Les pêcheurs reconstituer le stock de langouste. mise en place de zone de cantonnement (avec concertation du PNMI et
langouste de la Ifremer)
chaussée de Sein
22 Création d'un Parc l'Agence des aires marines création d'une AMP pour protéger la ressource et les écosystèmes Le Marin, 2 octobre 2009, p.
Naturel Marin à protégées centrale
Mayotte
Respect du cycle de reproduction des espèces
Adaptation des zones ou période de pêche en fonction des cycles de reproduction
23 Repos Biologique CLPMEM Le Guilvinec, concertation entre professionnels, décision d'un repos biologique, appliqué ensuite aux plaisanciers http://www.comitedespeches-
dans la rivière de Raymond Le Goff guilvinec.fr/spip.php?article352
Pont-l'Abbé
24 Pour une pêche FNPPSF pratiquer une activité de loisir responsable. respect des repos biologiques, déclaration des captures,… Le Marin, 9 octobre 2009, p.32
récréative
responsable
25 Interdiction de la CLPMEM, CRPMEM Basse arrêt biologique décembre Le Marin, 25 septembre 2009,
pêche pour la Normandie, Didier Leguelinel p.12
reproduction du président commission Bulot
Bulot
Lutte contre les captures accessoires et rejet d'individus sous taille ou hors quota
Amélioration de la sélectivité des engins de pêche
27 Etude du taux de Ifremer et le bateau L'Atlantique réduire les rejets en mer Le Marin, 2 octobre 2009, p.15
survie des II, langoustinier de Saint-Guénolé
langoustines
Choix d'engins de pêche les plus sélectifs
VIII
28 Développer la société Able (Croisic) recherche d'alternative au chalut, filet ou senne Le Marin, 6 novembre 2009,
Palangre en p.32;
Méditerranée http://www.ablepalangre.com/so
ciete.html
29 Pêche du homard Quartier maritime de Saint-Brieuc interdiction des "casiers à parloirs" ou "casier à piège"
au casier
30 Projet ITIS : de CRPMEM Bretagne développer d’une part un nouvel outil d’observation et de caractérisation des ressources halieutiques et,
nouvelles d’autre part, des engins de capture plus respectueux de la qualité des produits pêchés
méthodes de
capture pour une
pêche ciblée
31 Projet Optipêche : Poser à l’avant du navire un sondeur multifaisceaux capable de détecter les poissons et de transmettre des rachel.sellin@pole-mer-
trier sur le fond, indications sur la nature du fond, afin d’assurer et la sécurité, et l’efficacité de l'action de pêche bretagne.com;
pas sur le pont jean.boucher@pole-mer-
bretagne.com; http://www.pole-
mer-bretagne.com/optipeche.php
32 Selecmer CRPMEM Nord Pas-de-Calais réduire les captures hors taille, spécialement les Merlans. Essai de fenêtres à mailles carrées et de grilles Le Marin, 2 octobre 2009, p.15;
http://www.ifremer.fr/docelec/do
c/2009/rapport-6776.pdf
33 La sélectivité de la Les pêcheurs augmenter la sélectivité: mise en place de grilles pour laisser échapper les merluchons et petite langoustine
langoustine dans le
Golfe de Gascogne
34 Programme Comité Régional du Nord Pas de amélioration de la sélectivité des chalutiers artisanaux travaillant en mer du Nord de façon à limiter les http://www.comite-
SELECCAB Calais Picardie et CNPMEM captures de cabillaud. test de deux dispositifs sélectifs: grille sélective et chalut à grande mailles peches.fr/site/index.php?page=g
32&prog=30
35 Plan langouste OEC, prud'homies corses, CR Expérimentation du retour à la pratique de la nasse pour les captures de langouste
Corse
36 Reconversion Muller Damien, Lucchini Jean- Volonté d'avoir des pratiques de pêche plus respectueuses de la ressource. Abandon du filet pour une
Toussaint et Guy Cucchy reconversion à la nasse
IX
Mise en place de programmes de réhabilitation des écosystèmes marins
39 Parc Naturel Marin PNMI Protéger le patrimoine, participer le développement durable http://www.parc-marin-
d'Iroise iroise.gouv.fr/index.php
X
47 implantation région Bretagne, Michel Cadot concertation entre pêcheurs, collectivités locales, usagers de la mer, associations de défense de Le Marin, 6 novembre 2009, p.7
d'hydroliennes et l'environnement, porteurs de projet d'énergies marines et Conservatoire du littoral. Développement de
éoliennes off-shore nouvelles énergies
48 Projet NACRE : Entreprises (DCNS Brest et proposer une approche environnementale globale, tant en termes de diagnostic que de réponses http://www.pole-mer-
vers des NAvires Lorient, Bertin Technologies, technologiques. mesurer l’empreinte environnementale globale de différents types de navires en activité, bretagne.com/nacre.php
Conduits dans le Louis Dreyfus Armateurs, encombrements réduit, consommation énergétique faible
Respect de GENAVIR Brest, Veolia Eau,
l'Environnement IPL), centre de Recherche
(ENSIETA Brest, EME Bruz,
ENMM de Nantes, IFREMER
Brest)
Optimisation de l'utilisation de l'énergie et des ressources à bord et utilisation de nouveaux carburants
49 Biocarburant à entreprise Fermentalg recherche de nouvelles énergies Le Marin, 30 octobre 2009, p.17
partir de micro
algues
50 Diagnostic de CNPMEM plan gouvernemental d’économies d’énergie à la pêche et augmentation très importante du prix du gasoil. http://www.comite-
consommation dresser un diagnostic de la consommation énergétique d’un navire de pêche et d’évaluer la consommation peches.fr/site/index.php?page=g
énergétique d’un théorique de navires de pêche-types 32&prog=23
navire de pêche
51 Biocarburant à entreprise Fermentalg recherche de nouvelles énergies. produire des micro-algues capables de se reproduire dans le noir Le Marin, 30 octobre 2009, p.17
partir de micro
algues
52 18 projets de Ministère de l'Alimentation de réduction de consommation de gas-oil de navires de pêche Le Marin, 31 juillet 2009, p.11
recherche de l'Agriculture et de la Pêche
nouveaux
carburants retenus
53 test de graisse Stéphane Pochic, armateur à recherche de nouvelles énergies Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
animale comme Loctudy et Cabinet d'architecture
carburant ou navale Coprema (Pont-l'Abbé)
encore avec bi-fuel
70%gaz-30%gasoil
54 Projet Effichalut Aquimer, Pôle mer Bretagne réduire la trainée du chalut pour consommer moins. élaboration de panneau, filet de pêche est application http://www.pole-mer-
électronique en vue de réduire la trainée du chalut et donc la consommation induite bretagne.com/effichalut.php;
http://www.poleaquimer.com/les
_projets_labellises/47-effichalut-
efficacite-energetique-du-
chalut.htm; Le Marin, vendredi
20 novembre 2009, p.21; Benoit
Lobez
55 Caseyeurs à voile Association Avel Marine optimisation de l'énergie. installation de voile sur les caseyeurs
56 Voile sur le Le P'tit Mousse réduire la facture énergétique, adaptation de voile sur le bateau, réduction de 20% de la consommation Jean-Luc Pelloquin,
dragueur côtier carburant http://www.econav.org/html/acte
urseconav.html
XI
57 Projet Grand Réduire la consommation de carburant, Adapter des voiles sur les bateaux, ainsi que des systèmes d'aide rachel.sellin@pole-mer-
Largue : afin d'optimiser l'utilisation de l'énergie bretagne.com; www.pole-mer-
propulsion mixte bretagne.com/grand-largue
voile-moteur pour
les navires de
pêche et le
cabotage
58 Optipropulseur Ship Studio, CRPMEM Bretagne, Amélioration du rendement propulsif des navires de pêche http://www.aglia.org/secure/uplo
AGLIA,… ad/dossier/DepliantOptiProp.pdf
59 Programme CRPMEM Bretagne et autres identifier les consommations de carburant inutiles, mise au point d'un économètre Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
Ecomer
60 Favoriser le Pascal Lefriant, Le Guilvinec, diminuer la consommation de carburant, participation à une expérimentation avec des appendices sur les Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
rendement de Ship-Studio pales.
l'hélice plutôt que
celui du moteur
61 Le Manguier, un Montrer que l'on peut naviguer sur un bateau de travail en étant respectueux de l'environnement . système http://www.econav.org/html/acte
remorqueur propre de propulsion mixte voile-moteur, de capteurs solaires, de panneaux photovoltaïques, et même d’un urseconav.html
concentrateur solaire. A bord, un filtre de cale a été installé pour limiter l’impact des rejets sur
l’environnement. Bientôt nouvel antifouling
62 AGROGASOIL : Créer une nouvelle forme d'énergie à partir de la valorisation des déchets, développer un pilote industriel http://www.pole-mer-
du gasoil pour la capable d’utiliser des déchets issus de la filière pêche et de la filière agroalimentaire contenant huile, bretagne.com/agrogasoil.php
pêche à partir de graisses animales de poissons et d’algues pour fabriquer du biodiesel ou du biogaz, aux normes
déchets issus de européennes
l'activité pêche
Limitation de l'émission de gaz à effets de serre ou autres polluants
63 capteur permettant Simrad système de capteur empêchant la déformation du chalut Le Marin, 24 juillet 2009, p.20
optimisation de
l'ajustement du train
de pêche
64 un caseyeur, Rose des Plastimer Optimisation de l'énergie, coque semi-planante bien défendue à l'avant et qui supporte d'être fortement Le Marin, 17 juillet 2009, p.11
Champs, chez chargée à l'arrière malgré une faible motricité
Plastimer
65 Caseyeurs à voile Association Avel Marine optimisation de l'énergie. installation de voile sur les caseyeurs
66 Voile sur le dragueur Le P'tit Mousse réduire la facture énergétique, adaptation de voile sur le bateau, réduction de 20% de la consommation Jean-Luc Pelloquin,
côtier carburant http://www.econav.org/html/acte
urseconav.html
67 Projet Grand Largue : Réduire la consommation de carburant, Adapter des voiles sur les bateaux, ainsi que des systèmes d'aide rachel.sellin@pole-mer-
propulsion mixte voile- afin d'optimiser l'utilisation de l'énergie bretagne.com; www.pole-mer-
moteur pour les bretagne.com/grand-largue
navires de pêche et le
cabotage
XII
68 Optipropulseur Ship Studio, CRPMEM Amélioration du rendement propulsif des navires de pêche http://www.aglia.org/secure/uplo
Bretagne, AGLIA,… ad/dossier/DepliantOptiProp.pdf
69 Programme Ecomer CRPMEM Bretagne et autres identifier les consommations de carburant inutiles, mise au point d'un économètre Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
70 Favoriser le Pascal Lefriant, Le Guilvinec, diminuer la consommation de carburant, participation à une expérimentation avec des appendices sur les Le Marin, 17 juillet 2009, p.20
rendement de l'hélice Ship-Studio pales.
plutôt que celui du
moteur
71 Le Manguier, un Montrer que l'on peut naviguer sur un bateau de travail en étant respectueux de l’environnement. système http://www.econav.org/html/acte
remorqueur propre de propulsion mixte voile-moteur, de capteurs solaires, de panneaux photovoltaïques, et même d’un urseconav.html
concentrateur solaire. A bord, un filtre de cale a été installé pour limiter l’impact des rejets sur
l’environnement. Bientôt nouvel antifouling
75 Reconversion de Thierry Thomazeau, ancien recyclage des chaluts. reconversion de chalut pélagique pour ramassage de fioul en mer Le Marin, 7 août 2009, p.11
chalut patron pélagique de Saint-
Gilles Croix-de-vie
Ramassage des déchets
76 Contrats Bleus Coopérative Ar Mor Glaz Ramassage des déchets http://piratesdesbrisants.fr
77 Association d'entretien L'Atelier Bleu, Collect-if, Ramassage des déchets www.ecogestes.com,
du littoral Echo-mer, Éco navigation, www.collect-if.org, www.echo-
Golfe Clair, Mer-Terre, mer.com, www.econav.org,
Surfrider Foundation, Voile www.golfeclair.com, www.mer-
de Neptune terre.org, sss.surfrider-
europe.org,
XIII
http://voiledeneptune.org
VALORISATION/COMMERCIALISATION
Ajustement des prix à la juste valeur des produits
Association entre producteurs pour avoir plus de poids dans les négociations et la formation des prix
81 Logicoop, panier Logicoop, Mme Ubera et Valoriser la pêche artisanale locale. Mise en place d'un système de panier poisson à prix raisonnable pour http://www.sudouest.com/pays-
poisson Mme Sanchez le producteur et le consommateur basque/actualite/article/900553/
mil/5836995.html
XIV
Meilleure visibilité et traçabilité des produits
Mise en place de démarches de marques collectives ou labellisation
85 Bar de ligne Association de ligneurs de la marquage des bars de ligne avec une pastille. création d'un site internet permettant, en entrant le code http://www.pointe-de-
pointe Brest présent sur l'étiquette du produit, de suivre le parcours du poisson de sa capture à son arrivée chez le bretagne.fr/
consommateur
Mise en place d'indication et de transparence sur l'origine et la technique de pêche des produits
XV
97 le projet "Barcode of station de Concarneau identifier les poissons d'Europe grâce à leur ADN, collecte de donnée sur toutes les espèces de poisson afin Le Marin, 24 juillet 2009, p.23
life" d'avoir une base de données disponible pour toute analyse
98 Licence pour licence + labellisation des ormeaux (bague), Eviter le "braconnage", protéger la ressource http://www.parc-marin-
plongeurs pêcheurs iroise.gouv.fr/fr/ses-
d'ormeaux sauvage de actions/peche/un-label-pour-les-
Molène et labellisation ormeaux-sauvages-de-
molene.php
Limitation du temps et nombre de transport et les intermédiaires
Mise en place de circuits courts, mutualisation des transports des produits
99 Vente directe et Patrick et Sarah Lespielle Trouver des systèmes de commercialisation alternatifs pour vendre mieux le poisson et limiter sa pression
association avec sur la ressource
AMAP
100 Vente directe et Jean Toussaint Lucchini Trouver des systèmes de commercialisation alternatifs pour vendre mieux le poisson en habituant et
création d'une fidélisant la clientèle à un produit de qualité et de saison tout en limitant sa pression sur la ressource
poissonnerie
101 Auberge du pêcheur Muller Damien Création d'une poissonnerie et d'un restaurant pour valoriser sa pêche et celle de ses collègues au niveau
local. Source d'emploi local
102 Les homards du William Thomas Vente direct avec la création d'un marché et possibilité de commande par internet. Mise à disposition de
Minquiers produits frais, locaux et de saison. + démarrage de coopération avec des associations parisiennes
103 AMAP d’Aiguemorte Yanis El Yousi Mimoum et soutenir une pêche artisanale qui a du mal à se maintenir face au "rouleau compresseur" de la pêche http://www.urgenci.net/page.php
Benoît et Martine Hertz industrielle. Lancement d'une AMAP poisson et fruits de mer. Engagement sur 6 mois, paiement à ?niveau=2&id=AMAP%20P%E
l´avance, prix du panier fixe ache
104 AMAP Poisson_ Ile Pêcheurs de l'ile d'Yeu et le Comment soutenir une autre pêche tout en préservant les ressources naturelles de l'océan. réfléchir aux http://www.amap44.org/amap44/
d'Yeu Bruno Noury le maire de l'ile conditions d'un Maintien des pêcheurs insulaires pour une autre pêche actualites/du-reseau-
interamap/jeudi-04-fevrier-
rencontre-avec-les-pecheurs-de-
l-ile-d-yeu-
2448.htm?RH=1212405632407
105 Logicoop, panier Logicoop, Mme Ubera et Valoriser la pêche artisanale locale. Mise en place d'un système de panier poisson à prix raisonnable pour http://www.sudouest.com/pays-
poisson Mme Sanchez le producteur et le consommateur basque/actualite/article/900553/
mil/5836995.html
106 Embarquement de Lafargue Patrick sensibiliser le grand public aux problèmes actuels de la pêche artisanale, embarquement de touristes à http://www.landes-cote-
touristes bord, puis vente directe des produits sud.com/newversion/french/jour
nal/peche.htm
Lutte contre la vente d'espèces protégées
Application de contrôles suffisants et stricts
Meilleure visibilité et connaissance du métier pour le grand public
XVI
Mise en place de plans de communication sur le métier et les produits de la pêche
Participation à des salons, festivals,…actions de sensibilisation du grand public aux activités de pêche
Facilitation du lien pêcheur/consommateur lors de la vente
Possibilité pour les citoyens de rencontrer les pêcheurs et découvrir leur métier (type Pescatourisme)
107 Pescatourisme CRPMEM Aquitaine, Aurélie diffusion du métier auprès du grand public, embarquement de touriste à bord des navires http://www.peche-
Lecanu aquitaine.com/docs/Note_pescat
ourisme_pecheurs.pdf
108 Pescatourisme sur le Pêcheur et ostréiculteurs, diffusion du métier auprès du grand public, embarquement de touriste à bord des navires http://www.sudouest.com/girond
bassin d'Arcachon Jean-Michel Labrousse e/actualite/bassin-
darcachon/article/894365/mil/58
14582.html
109 Embarquement de Lafargue Patrick sensibiliser le grand public aux problèmes actuels de la pêche artisanale, embarquement de touristes à http://www.landes-cote-
touristes bord, puis vente directe des produits sud.com/newversion/french/jour
nal/peche.htm
110 Pescatourisme CRPMEM Corse et l'Estrygon Création d'un navire conçu pour embarquer des touristes pour le Pescatourisme
HOMMES ET TERRITOIRE
Implication de l'ensemble des parties prenantes dans les décisions de gestion
Etablissement d'un système de cogestion
111 Projet de création Groupe FEP Varois, Mise en place d'une unité d'exploitation et de gestion concertée pilote
d'UEGC prud'homie de St Raphaël
112 Projet de création Commission Langoustine Projet de création d'UEGC "Grande Vasière"
d'UEGC
113 Gestion des stocks CRPBN, Commission Bulot, Gestion concerté, implication des professionnels. Accès à la ressource établit selon des avis scientifiques et
d'espèces pêchées au Crustacés, cohabitation… attribué au moyen de licence. Equilibre entre accès et disponibilité de la ressource.
casier en Basse-
Normandie
114 Création d'un syndicat Syndicats de petits-métiers, Création d'un syndicat pour assurer la représentativité des petits-métiers au niveau du Languedoc-
de petits-métiers Languedoc-Roussillon Roussillon
XVII
117 enquête portant sur les Comité local des pêches Concertation pêcheurs professionnels/ plaisanciers http://www.clpmem-
interactions entre maritimes de Paimpol- paimpol.com/spip.php?article843
pêcheurs Lannion, Antonin Hubert
professionnels et
pêcheurs plaisanciers
embarqués
dans le quartier
maritime de Paimpol-
Lannion
118 Pêche durable : les CLPMEM Le Guilvinec, Concertation pêcheurs professionnels/ plaisanciers http://www.comitedespeches-
pêcheurs plaisanciers guilvinec.fr/spip.php?article381
visitent les pêcheurs
professionnels
119 Réunion des CLPMEM Le Guilvinec concertation entre professionnels d'un même métier (échange d'information, prise de position, préparation http://www.comitedespeches-
bolincheurs du arguments,…) guilvinec.fr/spip.php?article375
CLPMEM du
Guilvinec
120 Rapprocher les métiers Olivier Le Nézet, CLPMEM création de plusieurs commission (littoral, pêche côtière, pêche au large, social et formation, Le Marin, 29 mai 2009; p.18
Lorient environnement, marché) pour améliorer la communication entre professionnels
121 Pêche durable : CLPMEM Le Guilvinec Concertation entre métier pour la préservation de certains stocks (Bar, griset, sardine) http://www.comitedespeches-
accord en vue entre la guilvinec.fr/spip.php?article382
bolinche et les
ligneurs pour 2010
Création de réseaux entre professionnels et scientifiques/Amélioration des connaissances scientifiques
122 Projet SIAD CRPMEM Bretagne Etablir des données plus fiables sur l’état de la ressource halieutique http://www.pole-mer-
bretagne.com/siad.php
123 Programme CNPMEM avec la démontrer l'absence de captures significatives d'espèces profondes, quantifier le taux de perte et rassembler http://www.comite-
d'Observations des participation du CLPMEM de les éléments nécessaires à l'élaboration d'une réglementation pour l'utilisation des filets maillants sur merlu peches.fr/site/index.php?page=g
Fileyeurs Français en Bayonne et de l'IFREMER et baudroie 32&prog=6
Eaux Profondes
(OFFEP)
124 Création d’un réseau Jacqueline RABIC, Vice- mise en place d'un réseau d'information/partenariat pêche professionnelle et agence de l'eau Adour http://www.peche-
pour une action présidente CRPMEM Garonne aquitaine.com/docs/Courrier_par
efficace Aquitaine. tenaires_peche_professionnelle_
Franck DUCAMP, AAPPED agence_de_l_eau.pdf
du bassin de l’Adour
125 Etude du taux de Ifremer et le bateau réduire les rejets en mer Le Marin, 2 octobre 2009, p.15
survie des langoustines L'Atlantique II, langoustinier
de Saint-Guénolé
Communication vers le grand public
126 Haliotika- La Cité de Office du tourisme du Communication grand public, découverte du monde de la pêche http://www.haliotika.com
la Pêche Guilvinec
XVIII
127 Programme d'action AMOP (Association Film, Les pêcheurs du Golfe, réalisation et diffusion, Communication, promotion du métier AMOP Programme d'action
2010 de l'Amop Méditerranéenne des 2010, http://www.amop.fr
Organisation de Producteurs)
Respect des conditions de travail de chacun
128 Promotion de la pêche Collectif Pêche et promouvoir un développement solidaire et durable du secteur de la pêche et de l’aquaculture http://www.peche-dev.org/
durable solidaire Développement
XIX
Annexe V : Scénarii des trois courts-métrages
Un constat évident : une pêche excessive n’est pas la solution ! Elle génère trop de
déchets, trop de consommation énergétique et trop de gaspillage alimentaire.
Heureusement, des pêcheurs ont su s’adapter et développer une pêche à visage humain
où l’écosystème est un allié et les objectifs économiques sont synonymes de progrès
social et de respect de l’environnement.
Trois exemples, trois lieux, trois voyages qui nous conduirons à la découverte de ces
quelques pêcheurs aux méthodes de travail respectueuses de la ressource et de
l’environnement : dans le pays Basques à St Jean de Luz, en Normandie du côté de
Granville et sur le littoral Corse
GRANVILLE
SEQUENCE 1
Voix off : Granville, bourg de 13000 habitants, est situé sur la côte ouest du Cotentin
entre le Mont St Michel et Cherbourg dans le département de la Manche.
Protégé des vents, siège par le passé de nombreux Corsaire, Granville est aujourd’hui
le 1er port de pêche de Basse Normandie. La cause : la très grande variété d’espèces
marines et ses stocks importants.
Jusqu’aux années 80 pourtant, la course à l’exploitation de la ressource a obligé les
pêcheurs et leurs représentants à mettre en place un système de gestion afin que la
ressource ne s’épuise pas.
Voix off : Dans l’historique de cette gestion, un métier symbolise cette prise de
conscience des pêcheurs et les changements apportés par la profession : le casier.
Didier Leguelinel fait parti de ces pêcheurs qui, depuis longtemps, se sont impliqués
dans la gestion de la pêche.
Voix off : Contrairement à certaines régions et aux problèmes posés par la Politique
Commune des Pêche, la Basse Normandie travaille avec ses homologues britanniques
afin de gérer à la fois la ressource et l’espace maritime.
Transition en voix off : Une fois le produit de la pêche à bord, il reste à nos pêcheurs de
le vendre.
SEQUENCE 3 - commercialisation
Voix off : Didier a choisi de pêcher le bulot, espèce symbolique de Granville et de sa
région. 80% des bulots débarqués en France le sont dans ce port. Nous avons voulu
suivre la vente de ses produits afin de connaître son mode de commercialisation.
ITW de William
Voix off : Lorsque l’on parle de circuit court, il faut également comprendre que …% de
ses homards partent en direction de Paris où ils seront vendus pour la première fois en
AMAP.
ITW de William
SEQUENCE 5 – valorisation
Voix off : Parallèlement à ces deux démarches individuelles, l’organisme Normandie
Fraîcheur Mer travaille également sur la valorisation des produits de la mer pêchés sur
les côtes normandes.
XXI
ITW d’Arnauld Manner
CONCLUSION
Contrairement à d’autres régions, la Basse Normandie a su tirer partie de sa diversité
d’espèces et de métiers.
La combinaison d’une gestion concertée possible grâce à l’implication des pêcheurs, de
la préservation de la ressource et de la valorisation des produits lui ont évité de tomber
dans une exploitation excessive et non rentable des richesses marines qui s’offrent à
elle.
XXII
SAINT JEAN DE LUZ
SEQUENCE 1
Voix off : St Jean de Luz , bourg de 14000 âmes dans le Pays Basque à la frontière de
l’Espagne est réputée pour être une des stations balnéaires des plus prisées par les
amateurs de glisse. Ce qui la caractérise toutefois est le fait d’avoir conservé un
patrimoine culturel et artisanal très fort dont la pêche est un des principaux
ambassadeurs avec la conservation de son port et de l’activité de sa criée réputée dans
toute l’Aquitaine.
Nous avons voulu partir à la découverte d’un des métiers de cette pêcherie : la pêche
du merlu à la palangre.
Nous sommes montés à bord du Nahikari le bateau de pêche d’Anne-Marie Vergez et
du Samatheo celui de Patrick Lespielle.
Quelles ont été leurs motivations pour développer cette activité?
Voix off : Nous l’avons bien compris rien ne destinait nos deux personnages au métier
de pêcheur.
Et en fait, Pêcheur de Merlu à la Palangre, Qu’est ce que c’est ?
ITW : explication l’état de l’espèce (David Milly de l’OP Capsud, et nos deux
pêcheurs)
Voix off : On sait aujourd’hui que certains pêcheurs pratiquent une pêche intensive
même si leur technique ressemble à celle de nos deux pêcheurs. En quoi Anne Marie et
Patrick se différencient des palangriers espagnols ?
Voix off : Deux professionnels aux techniques prenant en compte l’écosystème sur
lequel se base leur activité. Deux visions témoignant de l’importance de considérer le
milieu non pas comme un puits sans fond mais comme une richesse à préserver pour
perdurer.
SEQUENCE 2
Voix off : Nous avons passé deux jours à bord de ligneurs mais Anne Marie et Patrick
ne se contentent pas seulement de pêcher. Ils doivent également vendre le fruit de leur
travail.
Pour Anne Marie, le poisson est vendu directement à la criée de St Jean de Luz avec
une particularité un marquage de chaque individu que l’on appelle communément
« Pin’s ».
XXIII
Voix off : Anne Marie fait parti d’une organisation de producteur qui est chargée
d’assurer le bon déroulement de la vente des produits et de gérer la répartition des
quotas de pêche à ses adhérents.
David Milly, directeur de l’OP nous explique son rôle et celui de son organisation.
SEQUENCE 3
Voix off : Pour Patrick le modèle de commercialisation de ses poissons est tout autre.
Même si une partie de sa pêche est vendue en criée il a privilégié un circuit de
commercialisation alternatif qui allie vente à la table et vente en AMAP (association
pour le maintien de l’agriculture paysanne).
Pourquoi un tel choix ?
Voix off : Pour comprendre son fonctionnement et l’activité de son entreprise, nous
avons suivi Sarah la femme de Patrick du côté de Bayonne.
Voix off : On pourrait penser que tout se passe sans aucuns soucis quand on découvre
l’activité de nos deux pêcheurs. Des problèmes ont pourtant vu le jour notamment
concernant la vente en criée. Quels étaient et sont ces problèmes.
ITW de Patrick
Voix off : Patrick n’est pas le seul à avoir choisi un mode de commercialisation
alternatif, d’autres pêcheurs qui étaient regroupés au sein de la coopérative
LOGICOOP ont décidé de tenter d’autres formes de ventes. Dominique Dirassar,
Président de la LOGICOOP nous en explique le principe.
CONCLUSION
Les ligneurs de Saint jean de Luz ont compris que la ressource était une véritable alliée.
Exercer des pratiques sélectives permettant d’avoir un produit de qualité
environnementale et gustative est la clé d’une activité de pêche responsable.
Le WWF-France soutient les démarches d’identification et de commercialisation mises
en place dans la région de St Jean de Luz et espère que cette piste sera suivie par le
reste de la profession
XXIV
CORSE
SEQUENCE 1
Voix off : La Corse, qui n’a pas rêvé un jour de découvrir l’île de beauté, cette île si
mystérieuse et splendide à la fois, cette île où les montagnes plongent dans cette
Méditerranée bleue azur aux richesses marines insoupçonnées ?
Le tourisme en est la principale économie.
Découvrir sa culture est essentielle pour comprendre l’attachement à des pratiques
traditionnelles des quelques 200 pêcheurs présents sur ses 1000 kilomètres de côtes.
Une espèce symbolise cette pêche et sa valeur culinaire : la langouste.
Depuis plusieurs années pourtant, une diminution critique du stock se fait sentir qui
porterait un préjudice considérable si elle n’était pas prise en considération. Les
causes sont-elles naturelles ou dues à l’impact de l’homme sur la ressource ? Pour y
répondre nous avons rencontré Pierre Lejeune, scientifique de la STARESO
Voix off : Le constat nous permet de comprendre différents phénomènes qui agissent
sur la langouste, l’homme fait parti des causes de cette diminution. Des mesures ont
été mises en place par les professionnels de la pêche comme nous l’explique Eric
Villain, premier prud’homme de Balagne.
SEQUENCE 2
Voix off : L’homme doit donc diminuer la pression qu’il exerce sur cette espèce, nous
sommes partis à la rencontre de Damien Muller, pêcheur de St Florent.
Installé depuis quelques années comme patron du St Christophe II, il doit sa vocation à
un père passionné qui lui a inculqué les valeurs d’une pêche responsable.
Voix off : Damien fait parti des quelques pêcheurs corses ayant fait le choix de pêcher
la langouste à la Nasse, en quoi se procédé préserve-t-il la ressource ?
SEQUENCE 3
Voix off : Persuadés que cette technique n’est pas rentable, nombre de pêcheurs
préfèrent encore pêcher au filet. Des essais de pêche à la nasse sont effectués mais qui
ne semblent pas encore avoir convaincu la majorité.
XXV
ITW d’Eric Villain
Polyvalence et diversification
SEQUENCE 4
Voix off : On l’a bien compris la question de la rentabilité est le principal frein à une
reconversion à la pêche à la nasse.
Dans le cadre de Damien, cette question ne se pose pas. Qu’elle en est la raison ?
CONCLUSION
Augmenter sa sélectivité, diminuer son impact sur la ressource et l’environnement,
valoriser ses produits et son métier, voilà un bon exemple de pêche durable.
Ces quelques jours passés en Corse nous prouvent qu’il existe des acteurs de la pêche
pour qui pêcher durablement est synonyme d’adaptation, de remise en question et
d’évolution permanente.
Diversification, reconversion, et valorisation sont les maîtres mots de l’île et de ses
hommes.
XXVI
Département : Pôle Halieutique
Spécialisation : Halieutique Option : Production et Valorisation Halieutique
Enseignant responsable : Olivier Le Pape
Résumé :
La situation actuelle de l’exploitation des mers est critique. Si le modèle d’exploitation des ressources halieutiques ne
change pas, la pêche maritime européenne est amenée à disparaitre. Les activités de pêche doivent évoluer vers un
modèle durable. La petite pêche artisanale détient intrinsèquement des avantages écologiques, économiques et sociaux
remarquables. Le WWF-France, convaincu du potentiel de la pêche artisanale pour une pêche durable, a fait le choix de
soutenir les bonnes pratiques de cette activité. Ce présent travail a pour but d’identifier et de valoriser les bonnes
pratiques de pêche en France. Différentes méthodes d’identification puis de valorisation des bonnes pratiques ont été
analysées. Au cours de l’étude un travail d’identification de différentes bonnes pratiques de pêche en France a été
réalisé. La vision des acteurs du secteur sur la définition de « bonnes pratiques » a été analysée et les freins et leviers à
la mise en place de ces pratiques ont été listés. Ce travail présente ensuite la sélection de trois exemples choisis pour
illustrer cette pêche durable au moyen de trois court-métrages. L’intérêt de cette démarche et les résultats attendus en
termes de sensibilisation du grand public, des professionnels et des institutions sont ensuite développés.
Abstract :
We are in a critical situation concerning the exploitation of the oceans. If the seafood products exploitation model
doesn’t change, Europeans fisheries are supposed to disappear. Fisheries have to evolve into a sustainable model.
Small-scale fisheries get potentially ecological, economic et social advantages. WWF-France convinced by the potential
of small-scale fisheries decided to support their good practices. This present work is to identify and value the good
fishing practices in France. It analyses various methods of identification and valuation of these practices. It analyses the
fishermen’s (and others actors of the sector) vision and definition of good practices and it lists the brakes and control
levers in the implementation of these practices. The study presents the selection of three examples chosen to illustrate
this sustainable fishing thanks to three short movies. The interest of the initiative and the raising awareness of the
general public, fishermen and institutions expected are developed.
Mots-clés :
Pêche durable, bonnes pratiques, pêche artisanale, valorisation, identification, sensibilisation
Key-words :
Sustainable fishery, good practices, small-scale fisheries, valuation, identification, raising awareness
XXVII