Encyclopédie des Chemins de Fer
Encyclopédie des Chemins de Fer
ENCYCLOPÉDIE
DES
TRAVAUX PUBLICS
Fondée par M.-C. LECHALAS, Inspr gén"' des Ponts et Chaussées
e .c
Médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889
COURS
eri
DE
PAR
C
INGÉNIEUR rftT'eHEÇ DES .P&[Link]Ï «HAUSSÉES
INGÉNIEUR EN CHEF i f e C l x S o i E ÉTUDES BATIMENTS
.G
PARIS
s:/
1894
ttp
/
[Link]
om
ERRATA.
e .c
5
age 25. Avant dernière ligne, ajouter de l'Est et du Midi avant
C»e Paris-Lyon-Méditerranée.
— 65. Avant dernière ligne, au lieu de 0,007 V2, lire 0,0007 V2.
— 70. 3 e ligne, en descendant, au lieu de 0,007V, lire 0,00077*.
de
— 90. 2e formule, en descendant, lire V = - r r .
VDV VdV
eri
— » 11 e ligne, en remontant, au lieu de—- 3 —, lire—-;—
D
' de de •
— J> Dernière ligne, au lieu de 0,15, lire 0,10
— 9 1 . l r e ligne id.
» 12e ligne, en descendant, id.
— e
s 19 ligne,
Alg
id. id.
— 212. 2° ligne, en descendant, au lieu de 40.000, lire 30.000.
— 229. 10e ligne,enremontant,ajouterpropor<iowne2i!eîwen<avant
les mots avec la charge utile.
— 242. 6e et 7e lignes, en remontant, supprimer dît tronc com-
mun.
— 244. 12e ligne, en remontant, supprimer et de la rapidité.
— 284. 10° ligne en descendant, au lieu de à droite Vune de Vau-
C
tre, lire de façon à faire suivre aux trains la droite
par rapport au sens de leur marche.
— 288. 8« ligne, en descendant, au lieu de malveillance, lire
.G
surveillance.
— 296. Ile ligne, en remontant, au lieu de en dedans des, lire
jusqu'aux.
— 335. Renvoi 1, au lieu de page 46, lire page 467.
— 336. 19e ligne, en descendant, au lieu de / , lire Lf.
— » Dernière ligne, au lieu de II-H' lire IT-II.
ww
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/
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om
e .c
TROISIÈME PARTIE
MATÉRIÇÉJÛ%ANT
eri
TRAÉÎM
C Alg
CHAPITRE XI
.G
MATÉRIEL ROULANT
ww
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om
2 TROISIEME P A R T I E . — CHAPITRE XI
e .c
2 5 5. —Caractères distinetifs. — Ce qui caractérise
le matériel roulant des chemins de fer, c'est le parallé-
lisme des essieux, le calage des roues sur les essieux,
et la forme des bandages.
eri
Parallélisme des essieux. — Dans les véhicules à
quatre roues destinés à circuler sur les routes, l'avant-
train peut tourner autour d'un axe vertical appelé che-
Alg
ville-ouvrière ; dans les véhicules de chemins dé~Ter,
au contraire, les essieux sont parallèles. Ce parallé-
lisme est évidemment une gêne pour la circulation dans
les courbes, surtout si le rayon de celles-ci est petit ;
mais il permet de remplir deux conditions essentielles
C
pour du matériel de chemins de fer : la simplicité et la
rusticité. On a essayé divers systèmes articules^; le
plus pratique, le système Arnoux, appliqué au chemin
.G
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om
MATÉRIEL ROULANT 3
e .c
Un véhicule se compose de
deux parties : 1° un châssis
porté par les roues et auquel
sont fixés les appareils de choc
eri
et de traction, c'est cet en-
semble qui constitue le véhi-
cule proprement dit ; 2° une
caisse reposant sur le châssis
et qui sert à renfermer les
marchandises ou les voya-
geurs.
Alg
Dans les machines, l'en-
semble du véhicule propre-
C
ment dit (châssis et roues)
existe également, il porte la
.G
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™
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tf* Ij^y^Â^^r
Ct F*"&&&§
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*^"
/ ou }V^ > / f - C-- HM
om
y y4 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
lames étaient
, (û <- h
^= «lHA**
E- au centre et noyées
dans un moyeu en fon-
e .c
f té (fig. 289). Ce type
est encore répandu -
pour les wagons à mar-
chandises. Cependant
eri
on lui substitue de plus
en plus aujourd'hui des
roues tout en fer. Les
plus r é p a n d u e s en
Alg e r r a n c e sont celles du Q.
système Arbel et De- i i~
ilassieux ; elles sont j
formées d'une jante, j
[Link] et d'un j
C
moyeu en fer, p i sont I
soudés au rouge blanc J
.G
aujourd'hui beaucoup
Fig. 29-1.
htt
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om
MATERIEL ROULANT 0
e .c
du Midi et de l'État en sont aujourd'hui munies ; l'on-
dulation du plateau a l'avantage de donner plus d'élas-
ticité à la roue. On fait aussi des roues en acier fondu
en Allemagne et en
Angleterre ; dans ce
eri
cas, le bandage fait
souvent corps avec
Fig. 292.
la roue (fig. 292).
'tm-
Les roues en fonte
(fig. 293) sont très
usitées en Améri-
Alg i
que ; on s'en sert en
Allemagne pour les
C
wagons à marchan-
dises ; en F r a n c e ,
.G
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om
6 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
diminuant son épaisseur, d'abord à l'aide d'un marteau
pilon et d'une enclume à bigorne qui pénètre dans
le trou, ensuite au moyen de laminoirs à trois cylindres
verticaux dont un est mobile. L'acier dont on se sert
est de l'acier de choix, le plus souvent en France
eri
/de l'acier Martin, avec une résistance de 60 et 70
(^kilogrammes.
On met les bandages en place par le procédé usité
pour les cercles des roues des voitures ; on les chauffe
Alg
fortement de manière à augmenter leur diamètre et
ils serrent ensuite la jante par refroidissement. Lors-
qu'ils sont placés, onjBs_fixe„[Link].s.,visr, des rivets ou
des agrafes....-Cette opérationLjje_Ja.it aussi à la presse
hydraulique.
C
Le profil des bandages est déterminé
de telle façon que la partie qui porte
.G
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om
MATERIEL ROULANT 7
mm vwLaûîjyc^*'
La largeur des bandages est habituellement de 130
environ, les boudins ont une saillie de 25 mm à 30'™" ;
leur épaisseur minimum est de 25mm à 30 mm .
e .c
L'usure des bandages ne se produit pas régulière-
ment ; après un certain parcours qui varie de 100.000
à 200.000 kilomètres selon la qualité du métal, la
position de l'essieu et les rayons des courbes parcourues,
on est obligé de les rafraîchir sur le tour pour leur
eri
rendre leur profil ; on recommence cette opération
jusqu'à ce que l'épaisseur soit trop réduite pour
permettre de conserver le bandage. Malgré toutes les
Alg
précautions, il est impossible d'éviter absolument les
ruptures de bandages ; on en diminue le nombre en
tàtant fréquemment les roues au marteau et retirant
des trains les véhicules dont une des roues a son bandage
ébranlé ; il est rare d'ailleurs que ces ruptures entraî-
C
nent des accidents graves. p^^ff
Essieuœ. — Les essieux sont en fer ou, en acier.
On emploie de plus en plus 1 ' a cjer T fgj\ (1 n pu i s m a r tel é. { ev- etei«^
.G
1° Effort de flexion dû à
ce que les réactions des
roues ne passent pas par les
points d'application de la :t-
charge ;
il
://w
2° Effort de cisaillement
au droit des mêmes points ;
3° Effort de flexion résul-
tant des réactions horizon-
tales des rails sur les bou-
ps
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om
8 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
solidarité des roues.
Parmi ces efforts le second et le troisième s'exercent
toujours dans le même sens ; il en est de même du
quatrième tant que le sens du mouvement du véhicule
demeure constant, et du cinquième tant que le glisse-
eri
ment se produit sur la même roue. Le premier effort,
au contraire, agit d'une façon constamment variable
sur les fibres de l'essieu. Chacune de ces fibres, se trou-
Alg
vant alternativement au-dessous et au-dessus de l'axe,
est alternativement tendue et comprimée. A chaque
tour de roue, les fibres situées à la périphérie passent du
\ maximum de tension au maximum de compression ;
\elles sont donc dans des conditions particulièrement
C
•désavantageuses. Les célèbres expériences de Wœhler
ont été entreprises pour étudier les causes qui peuvent
amener la rupture des essieux après un certain par-
.G
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om
MATERIEL ROULANT 9
En France, on amincit généralement un peu le
corps de l'essieu au milieu.
Les rouesjojxt-^aiœs^uTiës"essieux, au moyen d5une
e .c
presse hy^rajiUqiLa-cpi^ir-^x^re^-uqa--elfert-d«--'30'.OOO à
40.Ô0Ô kilogrammes, en comprimant la portée de
calage sur laquelle le moyeu s'ajuste rigoureusement.
Dans certaines Compagnies, on ajoute une clavette
pour empêcher la roue de tourner sur l'essieu ; dans
eri
d'autres on n'en met pas.
Les ruptures d'essieux peuvent entraîner des acci-
dents très graves ; on n'est malheureusement pas arrivé
Alg
à les supprimer complètement. L'ordonnance de 1846
prescrivait de tenir un registre de parcours des essieux.
On ne le fait plus que pour les essieux de machines ;
mais on classe les essieux par séries et on suit- la
manière dont se comporte chaque série. Celles qui ont i*-*<-OJ r
C
donné une proportion importante de ruptures sont
mises au rebut ; il est tenu note pour chaque essieu de
sa provenance, des épreuves qu'il a subies et des acci- ,
.G
présence.
Boîte à graisse. — L'organe par lequel le châssis
porte sur les essieux s'appelle la boite à graisse ; il com- l w
prend deux parties : le cnnssinpt; qui porte directement
sur la fusée, et leréservnir à graisse on à huile. Le
ps
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om
10 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
plus en plus le grais-
sage à la graisse ; on
emploie maintenant
l'huile et surtout,
depuis quelques années, l'huile minérale qui est beau-
eri
coup moins chère que l'huile végétale ; on la mélange
souvent avec cette dernière.
Dans les boîtes à graisse, c'est la chaleur produite
Alg
par le roulement qui fond la graisse. Les fusées ne sont
pas lubrifiées au repos, ce qui rend le démarrage plus
difficile qu'avec les boîtes à huile ; dans ces dernières,
le graissage se fait au moyen d'une mèche qui trempe
dans l'huile ou d'un tampon qui humecte la fusée. Beau-
C
coup de boîtes sont disposées pour fonctionner à la fois
à l'huile et à la graisse. Cette disposition a plusieurs
avantages, notamment celui de permettre aux véhicules
.G
garde. — Les
boîtes à graisse
sont embras-
sées l a t é r a l e -
ment par des
/w
plaques de gar-
de fixées au châssis. La boîte peut glisser verticalement
entre ces plaques pour permettre le jeu des ressorts.
Elle a en outre un jeu dans le sens de la longueur du
s:/
véhicule.
Ressorts. — Si le châssis portait directement sur
ttp
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om
MATÉRIEL ROULANT 11
e .c
résulterait non seulement une fatigue insupportable
pour les voyageurs ou des avaries aux marchandises,
mais une prompte dislocation des véhicules eux-mêmes
et de la voie. Pour éviter ces inconvénients, on inter-
eri
pose des ressorts entre le châssis et les roues. Chaque
ressort est'fixé en son milieu sur la boîte à graisse
correspondante par deux étriers boulonnés. Primiti-
vement, les longerons des châssis reposaient directe-
Alg
ment sur l'extrémité des ressorts qui étaient simplement
guidés par des glissières à joues latérales; aujourd'hui,
même dans les wagons à marchandises, la jonction est
C
.G
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om
12 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
étagées, c'est-à-dire de longueur croissant avec leur
rang. Cette disposition à pour effet de permettre de leur
donner la flexibilité maximum, tout en employant des
lames d'acier d'épaisseur uniforme, c'est-à-dire du
eri
métal laminé beaucoup moins cher que le métal forgé.
Les lames sont simplement superposées
et maintenues soit par des languettes que
Fig. 303. porte le dos de chacune d'elles et qui
Alg
entrent dans une rainure de la lame supérieure, soit
par des étoquiaux ou goujons glissant chacun dans une
rainure du ressort inférieur. Ainsi constitué, le ressort
ne se comporte pas du tout, au point de vue de la fiexion,
comme le solide d'égale résistance de même contour. Il
C
n'en serait ainsi que dans le cas où les lames seraient
solidaires les unes des autres ; le frottement établit en
.G
F sera donc
\TM/fpdf.
(1) Annales des Mines (4852).
ttp
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/
om
MATÉRIEL ROULANT 13
jr
e .c
. T=/fpdf = /fpxKdp=K/Tpdp.
et en appelant P la charge qui produit la flèche F :
K p 2 F P
T - _
.. " 2 r 2
eri
Pa'r conséquent, le travail emmagasiné par un res-
sort (tant que la limite d'élasticité n'est pas dépassée)
est égal à la flèche qu'il/à prise multipliée par la moitié
du poids dont l'effort étatique produirait cette flèche.
Alg
Pour avoir le maximum de cette flexibilité, on @ét con-
duit à donner aux ressorts une section décroissante du
milieu aux extrémités, de manière à avoiiMine résis-
tance constante dans toutes les sections, etfà les compo-
ser de lames indépendantes. On peut/ainsi donner à
C
chacune des pièces intéressées la moindre épaisseur
possible, ce qui est avantageux, puisque lesflèchessont
inversement proportionnelles au moment d'inertie,
.G
cas, au-eaFFé-de4a-hauteur. ~ ,
Les ressorts sont en acier dur (90 kgs de résistance, A'G-o^X/
.. ^ ^par exemple, à la Compagnie d'Orléans) trempé et -Y &
-' (• -''itaottit. Leur longueur varie selon les véhicules. On tend
://w
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om
14 TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE XI
e .c
Fig. 305. machines, des lames droites qui
prennent une forme convexe par la
tK flexion.
Outre les ressorts à lames, on
emploie des ressorts en hélice cons-
eri
titués par une lame d'acier enroulée
en forme de vis à filet carré, et les
Fig. 3OG. ressorts Belleville composés de ron-
Alg
delles d'acier, embouties dans leur
partie cent raie, empilées et opposées
deux à deux, de telle façon que le
contact se fasse alternativement
^v Fig. 307.
les attelages que pour la suspension
des véhicules.
.G
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om
MATÉRIEL ROULANT 15
e .c
larges goussets, les longerons qui sont en forme de ]
ou de I. On fait aussi des châssis mixtes comprenant
4
soit des longerons armés de fer, soit des longerons en
fer avec traverses en bois.
^ e c n àssis est généralement porté par deux essieifx.
eri
f-ini^-^t
• On fait aussi des wagons à trois essieux ; la Compagnie
,, v ^ P.-L.-M. seule, en France, a conservé cette pratique.
, On fait valoir, en faveur du type à trois essieux, la
Alg
possibilité d'augmenter le poids des voitures, le meilleur
roulement et la sécurité. Le premier argument est
médiocre ; si on doit augmenter le poids, il vaut bien
mieux adopter la voiture sur bogies ; le second est très
contesté ; quant au troisième la rareté des ruptures
C
d'essieux en route lui enlève aujourd'hui de sa valeur.
La forme des châssis de locomotives est variable ;
.G
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om
16 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
véhicules, l'autre peut s'engager dans un crochet fixé à
Vue par dessus l'autre véhi-
cule,de façon
à établir la
eri
liaison entre
eux. Chaque
véhicule
porte son
Alg crochet et
sa barre d'attelage de telle façon que la conjugaison
puisse se faire indifféremment avec la barre de l'un
ou de l'autre. La position de l'attelage dans l'axe du
train a un inconvénient grave : il faut se placer entre
C
les deux tampons pour accrocher la manille et serrer
la vis, ce qui est dangereux pour les agents chargés
de l'accrochage qui ne sont pas toujours très prudents.
.G
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om
MATÉRIEL ROULANT 17
e .c
KA
sultât on serre fortementTlelTIïtteTages de manière à
amener les tampons en contact. L'inscription dans les
courbes reste possible en raison du jeu des ressorts dont
nous parlerons plus loin, mais la raideur de ceux-ci at- % <f*?
eri
ténue ou supprime les oscillations des véhicules autour
de leur axe. Il est très important d'éviter ces oscilla-
tions aussi bien au point de vue de la fatigue de la voie
qu'au point de vue de la stabilité des véhicules eux-
Alg
mêmes ; des expériences faites récemment à Noisy-le-
Sec, et dont nous avons déjà parlé, ont en outre montré
que, même en courbe, le serrage des attelages diminue j
les résistances en empêchant les véhicules de prendre^
des positions obliques par rapport à la voie.
C
Pour un même wagon, les tampons
d'avant et d'arrière situés d'un même
.G
* • -
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om
18 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
termédiaire de ressorts à?attelage et de choc. Cette dis-
position atténue les à-coups qui se produisent inévita-
blement, notamment au démarrage et à l'arrêt, et elle
permet en outre l'inscription du train dans les courbes
lorsque les tampons se touchent.
eri
Gomme les barres d'attelage et les tampons n'agissent
jamais en même temps, que les unes se détendent quand
les autres se serrent et inversement, il suffit d'un res-
sort unique convenablement disposé pour jouer à la
Alg
fois le rôle de ressort d'attelage et de ressort de choc.
La figure ci-contre fait corn-
ap=fl prendre le jeu du ressort
Il dans ce cas : lorsque les at-
C
11 telages se tendent, il est tiré
Jkjj en son milieu a et s'appuie
u par ses extrémités sur les
.G
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om
MATÉRIEL ROULANT 19
pour le choc et la traction en donnant à chacun la forme
la plus convenable pour son fonctionnement. On peut
obtenir un résultat analogue, soit en ajoutant des
e .c
ressorts additionnels de traction, soit en conservant le
ressort unique, grâce à l'artifice suivant. On place en
A et B des arrêts qui limitent le ressort à une partie
seulement de sa longueur
eri
quand il fonctionne comme
ressort de traction. Sa flexi-
bilité est notablement di-
minuée dans ce cas, puisque
la partie médiane, qui est
d'ailleurs la plus rigide, tra-
vaille seule effectivement.
Alg
En pratique, les taquets A ;
F
et B sont remplacés par des 'g- 315-
C
bielles qui réunissent les points correspondants des
ressorts d'avant et d'arrière de chaque véhicule.
.G
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om
20 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
"Ôïï^viteUes oscillations dues aux petites variations d'ef-
forts sans diminuer dans une forte proportion le tra-
vail des ressorts. Reprenons en effet l'équation
T _ K P2 .
eri
-. ^ 2 '
si on donne une bande initiale P', le travail disponible
ne sera plus que :
T-r = Alg
K-^=—.
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om
MATÉRIEL ROULANT 21
e .c
bes. Pour atténuer cet inconvénient, on donne du jeu'
dans le sens de la longueur du véhicule en laissant un
petit intervalle entre les boîtes à graisse et les plaques
de garde (de cinq à vingt millimètres de chaque côté).
De cette façon, un essieu peut se placer dans une posi
eri
tion légèrement oblique et, par conséquent, se rappro-
cher de la direction du rayon dans une courbe ; mais
il n'en est pas forcément ainsi, puisque l'essieu qui
n'est pas guidé peut aussi prendre la position inverse
Alg
par rapport au rayon et s'orienter dans le mauvais
sens.
Jeu transversal par rapport au véhicule. — On
donne également aux es-
C
sieux, surtout dans les lo-
comotives, et notamment
à l'essieu d'avant, du jeu
.G
Fig. 317.
dans le sens transversal.
Ce jeu facilite la circulation dans les courbes, mais s'il
se fait librement, sans que l'essieu soit guidé, il donne
ww
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om
22 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
quelle les plans inclinés sont coupés
par un plan horizontal.
On combine dans certains cas le
Fig. 319. déplacement transversal de l'essieu
avec un mouvement angulaire. Dans le système des
eri
boîtes radiales, les boîtes à graisse portent des faces
courbes qui se déplacent sur des guides fixes. Il résultede
cette disposition que l'essieu en se déplaçant tourne au-
Alg
tour d'un point situé sur l'axe du véhicule. On peut aussi
avoir un coussinet qui glisse dans une boîte à faces planes,
obliques par rapport à l'essieu. C'est le système Roy.
Bissel. — Le dispositif comiu sousJe^om_deJBis§^_
est employé depuis longtemps en Amérique et cpm-
C
"mënce à se répandreën Europe, il n'est guère usité que
pour lês"T5ïachines. ïî consiste à fendre l'essieu mobile
aùWùr*d'ïï'n"lxe>*vertical qui est généralement placé en
.G
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/
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om
MATERIEL ROULANT 23
la position normale. Le Bissel permet de faire conver-
ger les trois essieux
d'un même véhicule
e .c
à six roues, suivant K- *-~^i
les r a y o n s d'une
courbe. La condition
Fig. 321.
à réaliser est que les
eri
normales aux trois essieux en a, a a" soient tangentes
à un même cercle, c'est-à-dire que l'on ait :
ab = a>b et a ' è ' = «"&'
On fait aussi des Bissel mobiles autour d'un point
Alg
placé dans le plan vertical de leur axe ; ils doivent,
dans ce cas, être guidés. Dans un type de machines
suisse qui figurait à l'Exposition de 1889, le guidage
est obtenu en reliant le
Bissel à l'avant de la ma-
C
chine par deux bielles in-
clinées placées près de ses
.G
extrémités, et en donnant
en même temps un jeu
transversal à l'essieu ; la
combinaison du mouve-
ww
cauville.
Bogies. — Le bogie est un châssis porté par deux
essieux et mobile autour d'une cheville ouvrière qui sup-
porte une partie du poids d'une machine ou d'un véhi-
cule. L'usage des bogies est presque général dans les
ps
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om
24 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
grande longueur, qui commencent à se répandre et
qui sont supportées par deux bogies placés près de leurs
extrémités. Le châssis qui porte la caisse est alors sus-
pendu par des ressorts au-dessus du châssis du bogie
qui a lui-même ses ressorts ; on a ainsi une double
eri
suspension.
On reproche au bogie l'inconvénient de tous les vé-
ihicules très courts qui ont une tendance prononcée au
X?
X
Alg
lacet, ou au moins au ballottement autour de leur axe ;
on atténue cet inconvénient, ou même on le supprime,
en écartant les essieux, auxquels on arrive à donner
-une distance de 2m50 à 3 mètres. On emploie aussi
T' pour les bogies l'articulation Bissel, et, dans ce cas,
C
leurs roues peuvent être peu écartées sans inconvé-
nient. En outre, on commence à faire des bogies dont
Taxe a un mouvement latéral avec plan incliné ; ce
.G
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/
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om
MATÉRIEL ROULANT 25
e .c
bilité de la machine avec une grande mobilité de l'essieu
d'avant.
§ 2. — VOITURES.
eri
359. — Aménagement des Toitures. — Les voitu-
res se composent d'un châssis sur lequel est posée une
caisse destinée à recevoir les voyageurs. La caisse est 0/^,vn/&
à double paroi pour protéger les voyageurs contre le L " ' J ,
Alg
froid ou la chaleur ; elle est maintenue par quelques *[;:w* lJ~)
boulons, mais non pas très solidement : en cas d'accident, . J|
la rupture des boulons absorbe une' partie de la force t ''""""*
-3
vive et produit un résultat analogue à celui d'un tam-
C
pon.
Jusqu'à ces dernières années, il n'y avait en France
t
que des voitures à compartiments indépendants, dont
.G
[Link]
[Link]
om
26 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
à compartiments indépendants ; de là la nécessité de
disposer les fenêtres de manière à empâdifijiiesjvoja^
geurs de se pencher au dehors.
Les avis sont partagés^sïïrTës mérites de ces deux
types de voitures ; les voitures sans couloirs sont cer-
eri
tainement plus commodes pour les trajets courts à
cause de la facilité d'y entrer et d'en sortir : les voitu-
res à couloirs sont, au contraire, préférables pour les
Alg
longs voyages, surtout de nuit, avec arrêts rares, par-
ce que, dans ce cas, la commodité de l'installation, la
possibilité d'user à un moment quelconque des ^ater-
closets et des cabinets de toilette priment de beaucoup
les facilités de l'entrée et de la sortie et les avantages
C
de l'indépendance des compartiments.
Les voitures à couloirs sont généralement plus lon-
gues que les autres ; cela résulte de ce qu'elles sont des-
.G
[Link]
/
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om
MATÉRIEL ROULANT 27
e .c
surveillance complète avec un petit nombre d'agents.
En dehors de la distinction résultant de l'aménage-
ment intérieur, les voitures à voyageurs offrent les
caractères suivants, on emploie de plus en plus les
roues pleines pour diminuer la poussière ; les ressorts
eri
sont longs et flexibles ; les caisses reposent sur le châs-
sis au moyen de tampons en caoutchouc qui amortis-
sent les vibrations. L'allure des voitures aux grandes
Alg
vitesses est, en général, d'autant meilleure que l'écar-
tement des essieux est plus grand ; aussi la longueur
des voitures a beaucoup augmenté depuis quinze ans.
Autrefois, la distance des essieux extrêmes ne dépas-
sait guère 3m60, de manière à rendre facile le tournage
C
des véhicules sur les plaques dont le diamètre est ha-
bituellement de 4m30 à 4m50. Il y a aujourd'hui une
tendance générale à adopter des écartements très su-
.G
[Link]
/
[Link]
om
28 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
L'éclairage électrique est encore peu répandu ; il
est probable néanmoins qu'il finira par l'emporter sur
les autres systèmes. On peut produire l'éclairage élec-
trique, soit au moyen d'accumulateurs qu'on charge
ou qu'on change pendant les longs stationnements, soit
eri
tr
,„au moyen d'une dynamo actionnée par la locomotive
(kf ou par un des essieux du train, avec des accumulateurs
placés dans un fourgon et dont on ne se sert que
Alg
comme régulateurs de l'éclairage pendant les ralentis-
sements et les arrêts, soit enfin par des dynamos ac-
tionnées par une machine spéciale.
r \
*| /'-
J^ k K d'exiger une main-d'œuvre assez compliquée et
f {beaucoup d'attention pour l'entretien du feu, enfin il
î v offre certains dangers au point de vue des incendies.
ps
/ y y -»'
t J\ t* V I, •
htt
V H <\ • -,\
4^ [Link]
tflk
/
[Link]
om
MATERIEL ROULANT
e .c
pour les voyageurs, et des manutentions longues et
compliquées dans les voitures à couloirs. Les bouillot-
tes mixtes à chauffage extérieur donnent une chaleur
plus douce que celle des poêles, mais offrent les mêmes
â
eri
inconvénients au point de vue de l'entretien du feu et /ï.^i
des dangers d'incendie. On étudie aujourd'hui sur
plusieurs réseaux le cjiaujfege__au moyen de la vapeur
prise dans la chaudière de la locomotive. Ce système^
Alg
exige l'emploi d'une conduite de vapeur sur toute la
longueur du train, et, par suite, la multiplication des
organes d'accouplement déjà nombreux ; il paraît néan-
moins destiné à se répandre.
C
»6». — intercommunication. — En vertu d'une dé-
cision ministérielle duJ^0_juj^ej^886, toutes les voi-
.G
!
^^"fiwffi
que le chef de train est prévenu de l'appel.
[Link]
[Link]
om
30 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
de^vitesses et plus ils doivent être lourds ; d'abord
parce que les éléments qui les composent doivent être
plus solides, et ensuite au point de vue de la stabilité.
D'autre part, plus on veut donner de confortable aux
voyageurs, plus il faut augmenter à la fois le poids
eri
des accessoires du wagon et l'espace par place.
Le poids mort par place des voitures de première
classe ordinaires, qui était de 260 kilogs environ en
Alg
1847, s'élève aujourd'hui jusqu'au double. Pour la
seconde classe, le poids mort a passé de 180 à 320 kilo-
grammes, soit une augmentation de 70 0/0 environ.
Pour la troisième classe, il a passé de 140 à 200 kilogs,
soit une augmentation de 45 0/0 environ. L'augmen-
C
tation serait plus considérable si l'allongement des
voitures n'avait permis de mieux utiliser le poids et
l'espace. Le poids mort des voitures à couloirs est plus
.G
[Link]
/
[Link]
om
MATÉRIEL ROULANT 31
e .c
264. — Prix des voitures. — Les voitures ordinaires
coûtent environ :
l re classe 16.000 fr. à 18.000 fr.
eri
e
2 classe 13.000 fr. à 15.000 fr.
3e classe 7.000 fr. à 10.000 fr.
Les voitures de luxe sont de tout prix ; quelques-unes
Alg
coûtent jusqu'à 30.000 fr. et 40.000 fr.
§ 3. — WAGONS A MARCHANDISES.
C
» 6 5 . — Wagons à grande vitesse. — Les trains dits
de vitesse ne transportent pas seulement des voya-
.G
[Link]
Î#Ç? "5 ' ï o ? i W S W * ^ ? ^ ' ^ f S S *
/
[Link]
om
TROISIEME PARTIE. - CHAPITRE XI
e .c
cautions pour amortir les chocs et les vibrations ; les
ressorts sont moins longs, on supprime les plaques de
t caoutchouc entre la caisse et le châssis qui sont géné-
ralement solidaires. Dans certains cas particuliers on
modifie le système d'attelage, en réunissant des wa-
eri
gons deux à deux au moyen d'une bielle rigide, articu-
lée à chacun des wagons qu'elle relie. Ce système est
employé pour faire servir, en les accouplant, les wa-
[Link]
/
[Link]
om
MATÉRIEL ROULANT 33
e .c
chaque réseau, pour des natures de transport détermi- , ; jjj-*:
nées, et des wagons à quatre essieux pour les charge- V"^ *",*->« •
ments très longs ou très lourds. En Allemagne, où. l'ab^?^~^J^f*fc**
sence de plaques tournantes permet d'adopter les gran- ïyv ' "!//!?<-
eri
des longueurs, on se sert beaucoup de ces longs wagons i>ih» '
pouvant porter 15, 20 et même 30 tonnes, et reposant .fbw*- , j t
sur deux bogies ; on fait aussi des wagons à bière, à &oiy®j
lait, etc. •• -.^ArJi-^*^
-fLt<
Alg
,. i / On construit aujourd'hui en France les wagons pour V
.j'becevoir des charges de 8 à 10 tonnes; autrefois, on fcw-v^ €<*"*
les faisait pour cinq tonnes seulement. Le poids mort
r des wagons à marchandises est de 5 à 8 tonnes, ce qui R*Lj^ l^ô^M
représente de 0' 500 à 0' 800 par tonne de chargement.
C
Avec les grands wagons pouvant porter de 15 à 30 ton- / "
nés, on peut descendre jusqu'à 0l 400 à 0 l 250 par ton- / 'iiM1^ \ j£
.G
[Link]
/
[Link]
om
34 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
0,65 à 0,70). La charge sur les essieux varie avec le
.poids des rails ; il y a une tendance de plus en plus
/ marquée à la porter à 8 tonnes environ pour les wa-
\. gons à marchandises. Il n'y a qu'un seul tampon placé
au-dessus ou au-dessous du crochet d'attelage ; celui-
eri
ci n'offre aucune particularité ; il en est de même des
chaînes de sûreté. On emploie beaucoup les bogies qui
permettent d'obtenir une longueur -suffisante avec des
Alg
\courbes_ de.faible_rayon, et, si le rail est léger, d'avoir
une charge utile de 10l correspondant à 14 ou 15 ton-
nes de poids total sans dépasser une charge par essieu
de 4 à 5 tonnes.
Avec la voie de 0 m 60, on donne, dans le système
C
Decauville, aux voitures et wagons une largeur qui at-
teint l m 70 ; mais c'est aux dépens de la stabilité qui
n'est plus assurée en cas de vent très fort ou de dépla-
.G
voie large.
htt
[Link]
/
[Link]
om
MATERIEL ROULANT 35
§ 5. — MACHINES. *
e .c
3 ? o . — Principes généraux.. — Les principaux or-
ganes de la locomotive, considérée comme véhicule, sont
les mêmes que ceux des voitures et wagons, et nous
avons indiqué précédemment les dispositions spéciales
eri
qui les caractérisent dans certains cas. Nous ne ferons
pas l'étude de la locomotive considérée comme machine
à vapeur ; nous étudierons seulement les conditions
dans lesquelles elle est utilisée. ,
Alg
La locomotive prend son point d'appui sur le rail par 5
l'adhérence, grâce à laquelle elle peut produire un ef-
fort de translation dans le sens de la voie. La valeur
théoriquexde cet effort se calcule en égalant le travail
de translation pendant un tour de roue au travail de
C
} la
vapeur sur les pistons ; on obtient ainsi Vèquation^^
.G
l E = 0,65p^- \
/w
[Link]
[Link]
•y\*
om
36 TROISIEME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
y. |mum, donné par l'équation de la locomotive, avec~Fëff
fort .normal qu'il convient de lui demander. Comme
toutes les machines à haute pression étudiées en vue
d'un rendement économique, la locomotive est une ma-
eri
WfojiÂy^"' '" tcnme à détente ; elle ne doit donc pas travailler norma-
l e m e n t à pleine pression. La meilleure utilisation de la
c , vapeur correspond à une admission de 0, 20 à 0, 30 ;
& -Ui
l'effort moyen, dans ce cas, est donné par la surface du
Alg
diagramme du travail pendant la course totale du pis-
ton,divisée^&r 1& longueur de cette course.; il corres-
pond à un effort effectif qui n'est guère, aux vitesses
i moyennes, que leJ^^dg.l!e^rtJhéoriiï.u.ç, soit la moi-
tié de l'effort maximum pratique et qui descend Jbeau-
C
r ' iy cou]} plus bas aux grandes vitesses.
^ ^ ^ ^ ï / eî/effort
f f o r t moteur maximum dont m une machine est sus-
.G
[Link]
[Link]
/
t. Cèi{v ^ M ^
om
MATÉRIEL ROULANT 37
e .c
connaître les charges qu'elle peut remorquer, se rendre '
compte du travail qu'elle peut fournir dans les différents
cas. Celui-ci est proportionnel à la puissance de vapori- \
sation ^elâ^cïïâudierë, c'est-à-dife'a là quantité et à la j
eri
pression de la vapeur qu'elle p^ÏÏî""prôdùire ; ces deux-''
valeurs dépendent enè^^êmes^^uTTjïï"même timbre
de la chaudière, de la surface de grille ; nous ne parlons
pas de la surface de chauffe qui doit être proportionnée
Alg
à la surface de grille, ni des variations de la surface de
grille en raison des qualités diverses de combustible
qu'elle doit recevoir (grilles de l'État Belge pour les
menus, grilles des locomotives brûlant des charbons \ / * ^ , - v ' ^
anglais). ^ V ^
C
La puissance d'une locomotive, ne dépendant que des j 4* f, "v'VV|
dimensions de ses divers éléments et du timbre delà \ „ ^
.G
[Link]
/
[Link]
om
38 TROISIÈME P A R T I E . — C H A P I T R E XI
e .c
qui peut être effectué sans alimenter, en produisant le
travail maximum, est de trois à quatre kilomètres pour
les machines ordinaires. Nous avons vu précédemment
que ce supplément de force peut être utilisé, dans
certains cas, pour franchir des rampes exception-
eri
nelles.
/Dans les locomotives, comme d'ailleurs dans toutes
/es machines à vapeur, l'augmentation de la pression
/entraîne une augmentation de puissance effective supé-
yU***-""
Alg
r i e u r e à celle qui résulterait d'une simple proportion-
nalité. Aussi existe-t-il une tendance continue à élever
la pression ; elle a toujours été en croissant depuis l'ori-
gine des chemins de fer. Jusqu'à ces dernières années
elle a été limitée à 9 ou 10 kilogs ; aujourd'hui on adopte,
C
comme timbre normal des chaudières que l'on cons-
truit, 14 et 15 kilogs. L'augmentation de puisssance
.G
[Link]
/
[Link]
om
MATÉRIEL ROULANT 39
* 7 £ . — V i t e s s e d e s l o c o m o t i v e s . — E n r a i s o n des
conditions de son emploi que nous analyserons plus
loin, la locomotive a besoin d'une grande élasticité dans
e .c
son fonctionnement, non seulement au point de vue des
efforts à produire, mais encore au point de vue des vi-
tesses. Celles-ci ont pourtant des limites : les locomo-
tives à grande vitesse actuelles sont construites, en gé-
eri
néral, pour faire normalement de 60 à 100 kilomè-
tres à l'heure, ce qui corresponde un nombre de tours
de roues de 160 à 260 par minute, -e^^^SSSSiî:^""
-Bfteet, elles peuvent atteindre des vitesses de 120 à 130 • '•' •:.
Alg
kilomètres. Naturellement, la vitesse peut décroître ;'
jusqu'à zéro ; mais lorsqu'elle descend au-dessous d'une
certaine limite, la puissance de la machine est réduite
dans une notable proportion.
Les machines à marchandises ne peuvent dépasser
C
sans inconvénient des vitesses qui varient selon le type,
mais qui ne vont pas au delà de 40 à 50 kilomètres ;
.G
d'avant, qui est couplé avec les autres, pour lui donner
de l'adhérence.
En Allemagne, le nombre de tours autorisé à la
vitesse maximum est de 260 pour les machines à deux
essieux couplés, 200 pour les machines à trois essieux
ps
htt
[Link]
/
[Link]
om
40 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
2 7 3 . — Classification «les machines. — EœpreSS. —
En reprenant l'équation de la locomotive on voit que
l'effort de traction est en raison inverse du diamètre
des roues motrices ; d'autre part, la vitesse est propor-
eri
tionnelle à ce diamètre pour un même nombre de coups
de piston ; enfin, le travail est proportionnel au produit
de l'effort de traction moyen par la vitesse. Les machi-
nes express doivent donc avoir de grandes roues et
Fi g. 324.
[Link]
/
[Link]
om
MATÉRIEL ROULANT 41
e .c
mais il n'en est pas de même au démarrage : une ma-
chine qui manque d'adhérence ne peut enlever un train
lourd et, si elle réussit à l'enlever, ne peut se mettre'
en vitesse qu'avec une extrême lenteur, parce qu'elle
eri
Alg
Fig. 325.
ne peut produire un effort suffisant pour donner à l'ac-
C
célération une valeur élevée.
Dans les types primitifs, les machines étaient à trois
essieux, dont un porteur à l'avant ; pour augmenter
.G
[Link]
[Link]
/
om
Vj^â', TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
ment à placer un des essieux en arrière de la boîte à
feu. On remédie en partie aux inconvénients de porte
à faux en reliant la machine au tender par un attelage
très rigide ; mais l'agrandissement des foyers fait pré-
eri
férer aujourd'hui en France l'emploi d'un quatrième
essieu, simplement porteur, en arrière du foyer ou au-
Alg
Fig. 326.
Fig. 327.
://w
[Link]
[Link]
/
om
: .. ' " ' . ^ MATÉRIEL ROULANT 43
e .c
j marche est, comme nous l'avons dit, la moitié du pré-
l cèdent, soit environ 1.800 kilogrammes. Dans ces eon-
\ ditions, les machines remorquent des trains de 150 à
^ 200 tonnes à des vitesses de 70 à 80 kilomètres à l'heure
eri
en moyenne. Depuis quelques années, on est arrivé à i '
/aes types de machines beaucoup plus puissantes dont '
•'i l'effort maximum réel au démarrage atteint 5.000 à
| 6.000 kilogrammes et l'effort moyen 2.500 à 3.000 ki- >
Alg
! logrammes. Ces machines peuvent remorquer des trains ~
'•) de 250 à 300 tonnes, à une vitesse soutenue de 70 à
\ 80 kilomètres à l'heure, sur des lignes comportant des
\ rampes de 5 millimètres sur une partie de leur parcours ;
\ elles sont destinées à faire de très longs trajets sans
C
\arrêt et sont, en conséquence, munies d'un tender très
^grand à trois essieux pouvant contenir 15 mètres CU-
BES d'eau et 3.500 kilogrammes de charbon.
.G
y?,0 (^
htt
[Link]
/
[Link]
om
44 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
Le type normal de la machine à marchandises est la
eri
Alg
Fig. 328.
[Link]
/
[Link]
om
MATERIEL ROULANT 45
Machines de montagne. — Nous avons vu précé-
demment avec quelle rapidité la charge décroît sur les
rampes lorsque la déclivité augmente. On a été conduit,
e .c
par suite, pour les lignes à forte rampe, à augmenter
l'effort de la traction et la puissance du moteur. De là
les machines dites de montagne, à quatre essieux cou-
plés, qui peuvent produire un effort de traction de
8.000 à 9.000 kilogrammes. Ces machines ont des
eri
roues de l m 20 à l m 30. Les divers types en usage en
France sont presque identiques ; la machine pèse 52 ton-
nes et le tender au moins 20 tonnes, soit 72 tonnes en
tout.
Alg
Machines mixtes. — Entre les machines à grande
vitesse et les machines à marchandises se placent des Aû/vJi^
machines dites mixtes, parce qu'elles sont intermédiai- x • J "" "
res entre ces deux catégories : elles sont destinées à \ „ / *
C
traîner à des vitesses moyennes, c'est-à-dire de 40 à ! ""'s " f
0k/
[Link]
[Link]
om
46 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
l m .50 à l m 70 de diamètre. Le poids de ces machines
des types courants est de 35 tonnes environ ; la Compa-
gnie d'Orléans en a construit une, récemment, avec un
quatrième essieu porteur et du poids de 51 tonnes.
eri
Machines de banlieue et de manœuvres. — Les ma-
chines que nous venons de décrire ont un caractère
commun ; elles sont destinées à produire un effort sou-
tenu pendant la marche, et doivent, par suite, être en
Alg
mesure de produire, d'une manière continue, la quan-
tité de vapeur nécessaire au travail maximum normal.
Il n'en est pas de même pour les machines destinées à
faire des manœuvres dans les gares ou à remorquer des
trains de banlieue. Ces machines doivent avoir un ef-
C
fort de traction considérable pour pouvoir traîner de
fortes charges et démarrer facilement ; mais leur puis-
sançe_r^tjta^^ parce qu'elles s'ar-
.G
[Link]
[Link]
om
MATERIEL ROULANT 47
e .c
express, on prend comme objectif presque absolu la vi-
t^se_et.i)n"âdmet que l'accroissement du trafic ~doit
conduire à augmenter, non pasja. charge de-ces-irâins-,-^
majsjBU£^pmHre_U^ussi emploie-t~on encore sur plu-
sieurs réseaux des machines à roues libres, avec e&-£&$te*****
eri
sieu moteur très chargé (16 à 17 tonnes) et mouve- V^^^f
ment intérieur ; ces machines sont extrêmement sta-
bles. Le poids des machines anglaises, qui n'ont que
trois essieux à moins qu'elles ne soient munies d'un
Alg
bogie à l'avant, n'a augmenté dans les machines ré-
centes qu'en raison de l'augmentation de vitesse qu'on
leur demande. En France, au contraire, chaque fois
qu'on fait un nouveau type de machine express, on se
propose non seulement d'aller plus vite, mais de traî-
C
ner plus, d'où, une double augmentation de poids.
.G
[Link]
[Link]
om
48 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
essieux dont deux accouplés ; les roues motrices ont un
diamètre de l m 32 ; elles peuvent exercer un effort mo-
teur maximum de 2.000 kilogrammes ; la chaudière
est timbrée à 12 kilogrammes. Elles sont relativement
très puissantes et remorquent sans difficulté sur des
eri
lignes à rampes de 10 millimètres des charges de 100
tonnes à la vitesse de 45 kilomètres. Leur poids est de
25 tonnes en ordre de marche.
La réunion de la machine et du fourgon offre des in-
Alg
convénients. Pour la réaliser on est obligé de placer le
fourgon en porte-à-faux en arrière de la machine, et,
pour les vitesses un peu fortes, les agents y sont très
mal. L'espace dont le mécanicien dispose pour mettre
C
son charbon est trop restreint ; enfin, la réforme dès
tarifs de grande vitesse de 1892 tend à développer dans
une très forte proportion les expéditions de messageries,
.G
[Link]
[Link]
om
MATÉRIEL ROULANT 49
environ 15 tonnes. On peut même descendre au-dessous
de ce poids en réunissant la voiture à la machine de ma-
nière à augmenter la charge sur les roues motrices ; -
e .c
mais, pour que leur réunion n'offre pas d'inconvénients
graves, il faut qu'elles puissent être séparées, de manière
à n'être pas immobilisées à la fois chaque fois que l'une
ou l'autre a besoin de réparations. Ce résultat est obtenu!
eri
d'une manière très simple dans le système Rowan. Lai
voiture est supportée à une de ses extrémités [Link]-*
sieu ojcdinaire~et"àilaulrejpar un truçk amovible^auquel
est fixé le moteur. Celui-ci esTïï'ailleurs assez puissant
Alg
pour pouvoir remorquer au besoin une seconde voi-
ture, qui est indépendante de la première et lui est seu-
lement rattachée au moyen d'un attelage. La grande
charge des essieux moteurs que l'on obtient avec ce
système est surtout utile sur les tramways, où on n'a
C
habituellement à transporter qu'un petit nombre de
voyageurs par train, et où l'état-bôueux des rails et les
fortes rampes qu'on rencorîîre sur certains points ren-
.G
[Link]
[Link]
om
50 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
2*7 T. — Machines «les lignes à voie étroite. — En
principe, les machines des lignes à voie étroite ne dif-
fèrent pas des machines des lignes à voie large ; mais
comme, en France du moins, elles sont destinées exclu-
sivement à circuler sur des lignes peu importantes
eri
exploitées à faible vitesse, et que les réseaux à voie
étroite, dispersés, ne permettent pas de poursuivre les
idées d'unité appliquées sur les grands réseaux à voie
Alg
large, elles ont été conçues plus spécialement en vue
Taes services qu'elles ont à rendre. D'une manière gé-
f nérale, le rapport des éléments ejatre-lesjQiachines pour
r voie de un mètre eTles~"mSchines pour voie normale
1 est, à très peu près, égal au rapport entre les largeurs
C
jFde ces voies. Les poids admis sont en général aussi de 15
à 25 tonnes. La plupart de ces machines sont à trois es-
sieux couplés avec des charges d'essieux de 5 tonnes à
.G
[Link]
[Link]
om
MATÉRIEL ROULANT 51
qui emploie ces machines, les considère comme supé-
rieures aux autres types.
e .c
| 6. — UNITÉ TECHNIQUE DU MATÉRIEL DES
CHEMINS DE FER.
eri
tériel entre réseaux étrangers. — Les échanges de
matériel roulant entre les divers réseaux constituent,
sinon une nécessité, au moins une facilité importante
donnée à l'exploitation : ils sont la seule raison d'être
Alg
de l'unité de largeur adoptée dans presque toute l'Eu-
rope dans les voies normales. En supprimant les trans-
bordements, on évite aux voyageurs de grands parcours
un ennui, et, dans beaucoup de cas, une fatigue, aux
marchandises, une perte de temps et souvent des ava-
C
ries, enfin, au matériel lui-même, la mauvaise utilisa-
tion qui résulte du fractionnement des parcours. Dès la
création du réseau général des chemins de fer, on a été
.G
[Link]
[Link]
om
52 TROISIEME PARTIE. — CHAPITRE XI
e .c
V cifié que les roues en fonte fondue en coquille seraient
j; admises dans les véhicules non munis de freins et que les
| châssis devraient être pourvus d'appareils élastiques de
i choc et de traction.
i
eri
l
[Link]
[Link]
om
MATÉRIEL ROULANT 53
e .c
qu'on changera la pression de la chaudière d'une ma-
chine ou les dimensions des cylindres, de modifier inu-
tilement le diamètre des essieux et des roues ou la forme
des pièces accessoires.
eri
C Alg
.G
ww
/w
s:/
ttp
[Link]
[Link]
om
e .c
CHAPITRE XII.
eri
§ 1. — ÉLÉMENTS DE LA RÉSISTANCE DES TRAINS.
Alg
380. — Utilité de l'étude des résistances. — Lors-
qu'un connaît le moteur employé, les véhicules qu'il
doit remorquer et la voie sur laquelle se fait le roule-
ment, il faut encore, pour résoudre les problèmes rela-
C
tifs à la traction, connaître la résistance à la traction
des véhicules à mettre en mouvement, y compris le mo-
.G
[Link]
[Link]
\
om
56 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE î i r f&
e .c
sion. Si » est le poids supporté par l'essieu, et F le coef-
ficient de frottement correspondant aux surfaces en
contact, la résistance r mesurée sur les fusées s'exprime
par
eri
y> =. â» F
m^
s:/
[Link]
/
[Link]
om
RÉSISTANCE DES TRAINS A LA TRACTION 57
e .c
de vue du graissage que le contact de la fusée et de son
coussinet s'exerce sur une surface assez étendue ; le dia-
mètre des fusées ne descend pas au-dessous de huit centi-
mètres. La même formule conduit à augmenter le dia-
eri
mètre des roues ; celles-ci ont généralement un mètre de
diamètre seulement pour les voitures et wagons; leur
dimension est limitée par l'obligation de les placer au- '
dessous de la caisse dans la plupart des cas, et par la né-
Alg
cessité d'avoir des roues d'un diamètre unique afin de fa-
ciliter les remplacements et d'assurer le contact des tam-
d 1
pons. En pratique le rapport -=- est compris entre - j ^ -
et
iir
C
La valeur de f varie avec la nature des surfaces en '
contact et avec la perfection du graissage ; elle a fait
.G
[Link]
[Link]
om
58 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
des véhicules en courbe est extrêmement complexe ; il
comporte, non seulement des glissements et des pivote-
ments du bandage sur les rails, mais encore des frotte-
ments du boudin contre le champignon et en outre si,
eri
comme cela est la règle générale, l'essieu n'est pas guidé
suivant les rayons de la courbe, des déplacements brus-
ques dus aux réactions qu'entraîne le mouvement de
lacet. Les résistances qui naissent de toutes ces causes
Alg
ne peuvent être déterminées qu'en bloc et par mesure
directe ; encore les résultats trouvés doivent-ils varier
avec le serrage des attelages, le jeu de la voie, l'état
des rails, etc.
Déclivités. — Dans les déclivités, la composante de
C
la gravité suivant l'axe de la voie entraîne une résis-
tance positive ou négative de l^kilogramme_par tonne
.G
[Link]
[Link]
om
RÉSISTANCE DES TRAINS A LA TRACTION 59
e .c
La résistance à l'avant et la résistance à l'arrière se
confondent habituellement dans les mesures ; la résis-
tance latérale est négligeable. Quant à la résistance
des surfaces masquées partiellement on ne l'évalue pas
eri
séparément, mais on la confond avec les précédentes
dans l'estimation de la résistance pour l'ensemble du
train; elle peut devenir très importante si, comme cela
arrive souvent dans les trains de marchandises, on sé-
Alg
pare des séries de wagons couverts par un ou plusieurs
wagons découverts; mais les trains ainsi composés
marchent en général lentement, ce qui diminue beau-
coup son influence. Dans les trains à grande vitesse, on
l'élimine en grande partie en prenant des véhicules de
C
même gabarit et en les rapprochant.
L'étude de la résistance de l'air n'a pas été faite
.G
[Link]
[Link]
om
GO TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
S 8 4 . — Résistance propre des machines. — Enfin,
aux résistances que nous venons d'analyser, il faut
ajouter la résistance propre de la machine, c'est-à-dire
la résistance provenant du mécanisme (accouplement
des roues, distribution, etc.).
eri
§ 2. — MESPMXPÉRIMENTALE DE LA RÉSISTANCE
Alg
_^"^SÛ TRAINS A LA TRACTION.
[Link]
/
[Link]
om
RÉSISTANCE DES TRAINS A LA TRACTION 61
e .c
lorsqu'on cherche l'influence de la vitesse, que des ré-
sultats discontinus.
eri
ployer une méthode beaucoup plus élégante qui per-
met d'opérer par voie d'observation sur un train
quelconque, dans des* conditions quelconques, à des vi-
tesses variables, et d'obtenir, par des méthodes rigou-
Alg
reusement mathématiques la résistance du train consi-
déré. Cette méthode, ou tout au moins son application
pratique à l'étude des trains, est due à M. Desdouits,
qui l'a exposée dans un article de la Revue générale
des chemins de fer (octobre 1883).
C
Considérons un mobile qui se meut suivant une li-
gne droite sous l'influence de forces dont la résultante
.G
— R = m W.
et dans le second cas
— R + m g i = m \V.
s:/
[Link]
[Link]
om
62 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
moyen d'un pendule oscillant dans un plan parallèle à la
direction du mouvement du train et dont l'axe de rota-
tion est fixé à l'un des véhicules. En effet, pour un
écart angulaire a, en appelant m la masse du pendule,
on a
eri
*L~»
mg ^ • < ! * * - = m W
d'où (1 • W
D
Alg
puisque l'accélération relative du pendule par rapport
au véhicule est égale et de sens contraire à l'accéléra-
tion de celui-ci.
De la loi des accélérations on déduit par intégra-
tion la loi des vitesses, et par une seconde intégra-
C
tion, la loi dés espaces. Une simple mesure chronomé-
trique donne la résistance correspondant au passage en
un point donné de la voie, et on a, en outre, une véri-
.G
. , y ~ r(r-d)"
en appelant rie rayon du disque, d la distance du centre
ttp
[Link]
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om
RÉSISTANCE DES TRAINS A LA TRACTION 63
e .c
tante qui ne dépend que des dimensions de l'appareil ;
on a donc
W - ky
c'est-à-dire que l'accélération peut se mesurer par le
déplacement linéaire du centre du disque.
eri
Comme nous venons de le rappeler, la connaissance
des accélérations permet, au moyen de deux intégra-
tions, successives, de déterminer d'abord les vitesses puis
Alg
les espaces. Il est évident qu'on peut opérer inverse-
ment, et de la loi des espaces déduire d'abord les vites-
ses puis les accélérations. Pour mesurer les espaces en
/fonction du temps il suffit d'avoir un chronomètre,
car on obtient facilement les longueurs, soit en comp-
C
tant le nombre des chocs qui se produisent au droit du
joint des rails et qui sont très sensibles dans les véhi-
cules à suspension ordinaire, soit en comptant sur la
.G
[Link]
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om
64 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
seront égales aux coefficients angulaires des tangentes
à la première courbe.
§ 3. — FORMULES USUELLES.
eri
2 8 7 . — T r a i n n o n c o m p r i s l a m a c h i n e et s o n t e n -
der. — En palier et ligne droite. — La formule la
pfu&sancienne est la formule de Harding déduite d'ex-
Alg
périences faites au dynamomètre en Angleterre ; elle
est la suivante :
R = 2o ik^yo2 +, AAfiiv
•D
v 0,094 V -), 0,00484S
—= V
[Link]
/
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om
RÉSISTANCE DES TRAINS A LA TRACTION 65
1° Trains de marchandises.
Vitesse de 12 à 32 kilom. à l'heure.
e .c
R v = 1,65 -f 0,05 V (Graissage à l'huile)
R v = 2,30 + 0,05 V (Graissage à la graisse)
eri
V2.
R v = 1,80 + 0,QSV + 0,009 S
P
Vitesse de 50 à 65 kilom. à l'heure.
Alg
R v = 1,80,-4 0,08 V + 0,006 S ^ f
[Link]
/
[Link]
om
66 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
des trains quelconques formés avec le matériel ordi-
naire, parce que les gabarits des voitures à voyageurs,
et surtout de celles qui entrent clans la composition des
trains à grande vitesse varie peu, et que dans les trains
eri
de marchandises, qui marchent à faible'vitesse, les va-
riations de la surface transversale n'ont qu'une in-
fluence négligeable. Avec les voitures de grande lon-
gueur supportées par des bogies, les expériences de
Itt
%
Alg
'M. Desdouits ont montré que la résistance par tonne
est moindre et que la différence augmente avec la vi-
tesse. A 80 kilomètres, la résistance d'un train formé
|de voituresàbogies n'est, à égalité de poids, queles 0,70
1|e la résistance d'un train formé de véhicules ordinaires.
C
Résistance due à la gravité. — La résistance due
à la gravité est de 1 kilogramme par tonne et par milli-
mètre de pente, comme on lva vu précédemment» Elle
.G
[Link]
/
[Link]
om
RÉSISTANCE DES TRAINS A LA TRACTION 67
e .c
chant à la même vitesse, peuvent varier du_ simple au
double. En éliminant, par des expériences multipliées,
les causes d'erreur de cette nature, on a trouvé à Noisy-
le-Sec des résultats qui peuvent se résumer de la ma-
eri
nière suivante
1° Le déplacement latéral et la liberté d'orientation \
des essieux dus au jeu des boîtejjLgLr^js^e_^àjdes-a*-^'"
tifices/analogues ne paraissant pas exercer d'influence I,
Alg
sur la résistance. Il ne faudrait pas déduire de ce fait""
la-condamnation des dispositifs tels que les plans incli- ,""
nés placés à l'avant des machines : s'ils ne diminuent ;l> "' w
pas la résistance, ils_atténueiLt les réactions sur la
\ voie, ce qui, aux grandes vitesses, a une importance
C
considérable. La commission n'a pas été en mesure
d'étudier la résistance de véhicules pourvus de bissels,
.G
/résistance.
• 2° Contrairement à une opinion très répandue, le
< sejn^age^Bs^ttelages diminue la résistance en courbe î
au lieu de l'augmenter.
3° Le profil des bandages a une influence considéra-
/w
[Link]
/
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om
68 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
devoir être admises a fortiori^oxxr les courbes de rayons
plus grands. Les résultats trouvés concordent égale-
ment d'une manière suffisamment exacte pour la pra-
tique avec la formule R — , dans laquelle e repré-
p
eri
sente la largeur de la voie et p le rayon de la courbe.
Gomme nous l'avons dit, cette formule donne, non les
résistances réelles, mais les valeurs moyennes maxi-
mum qu'il convient de prévoir, soit dans l'étude des
Alg
tracés, soit dans le calcul de la force des machines.
2 8 8 . — M a c h i n e s e t t e n d e r s . — P o u r les m a c h i n e s
et tenders il faut ajouter à la résistance due au frot-
tement des fusées la résistance du mécanisme et la
C
résistance de l'air. Les expériences faites anciennement
ne tenaient pas compte explicitement de ce dernier
.G
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/
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om
RESISTANCE DES TRAINS A LÀ TRACTION '69
0, 17 V — 2k*
e .c
qui, entre ces limiïeS7~se-ra^foche davantage des
résultats de l'expérience. L'écart entre les deux for-
mules est assez important ; mais les résistances réelles
étant comprises entre les deux séries de valeurs qui
eri
leur correspondent, l'erreur ne dépasse pas, en somme,
une proportion acceptable. Comme la vitesse normal
des machines à voyageurs ne dépasse pas lOOkilomètres,
Alg
on peut prendre pour leur résistance la formule :
RM = 3k + 0, 17 V — 2k = l k + 0, 17 V
Pour les machines à marchandises, en raison du fai-^
ble diamètre des roues, la valeur du terme constant 3\^c*l
doit être augmentée d'un à deux kilogrammes et on peut
C
appliquer la formule
R M = 2 k 50 + 0,17 V /
.G
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/
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om
70 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
750
R = P (lk50 + 0,0007 Y) + F (lk + 0,17 V) + (P + P1) (d -\ ),
P
la valeur de d étant positive ou négative selon qu'il s'a-
git d'une rampe ou d'une pente. Dans le cas où les ma-
eri
chines sont à roues de faible diamètre, le coefficient de
P' dans la formule doit être augmenté d'une unité.
k^ 2° Pour les vitesses qui sont supérieures à 60 kiloniè-
»,rv très mais ne dépassent pas la limite, actuellement pra-
Alg
tique, de 100 kilomètres la même formule s'applique en
remplaçant seulement dans le premier terme 0,0007 V2
par 0, 04 V.
Pour les trains de marchandises, qui marchent à fai-
ble vitesse, on peut appliquer une formule plus simple
C
et qui est suffisamment exacte, en admettant pour les ré-
sistances R v et RM un coefficient unique et constant
.G
7^0
R = (P + F) (5 + d + ^ ) . *
r
[Link]
/
[Link]
om
RÉSISTANCE DES TRAINS A LA TRACTION 71
e .c
il est probable que dans son ensemble, la courbe aflecte
la forme d'une hyperbole. Le travail que les machines
ont à fournir aux très grandes vitesses augmente donc
beaucoup plus rapidement que l'espace parcouru dans
eri
l'unité de temps. M. Desdouits à fait remarquer à ce
sujet que les formes actuelles sont essentiellement dé- drU^
favorables au point de vue de la résistance de l'air, et
qu'elles devraient être modifiées de manière à ne pré-
i
Alg
senter dans le sens de la marche que des surfaces in-
clinées ou courbes. Il se produira probablement, à ce
point de vue, dans la construction des machines, une
transformation analogue à celle qu'a subi l'avant des
navires lorsqu'on est entré, pour la marine, dans la voie
C
des marches rapides.
.G
[Link]
/
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om
72 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XII
e .c
celle-ci se solidifie pendant les arrêts et les fusées ne
sont plus lubrifiées. Toutes ces causes contribuent à ren-
dre le démarrage plus difficile.
eri
3 9 2 . — Résistance des trains sur les voies étroites.
— La résistance des trains sur les lignes à voie étroite
est la même en alignement droit que sur les lignes à
voie large, si les surfaces de front des véhicules et les
Alg
rapports du diamètre des fusées au diamètre des roues
sont sensiblement les mêmes. En général, surtout en
tenant compte de la réduction des vitesses sur les lignes
à voie étroite, les différences ne sont pas suffisantes
pour que les mêmes formules ne puisseot pas s'appli-
C
quer.
En courbe, larésistancepeut s'exprimer, comme nous
.G
[Link]
/
[Link]
om
CHAPITRE XIII.
e .c
MARCHE DES TRAINS
eri
293. — marches types. — Pour déterminer la char-
ge à faire remorquer par une machine donnée, la pre-
mière question à résoudre est de rechercher les poids • "- -' •--*
qu'elle peut traîner aux différentes vitesses admissi- * ' " "* **f*i
Alg
blés sur les diverses déclivités ; mais cela ne suffit pas '
pour arrêter la composition des trains. Ce qui importe,
en effet, au point de vue de l'exploitation, ce n'est pas -,
la vitesse effective aux différents points du parcours, Ù^J^4wm
C
c'est le temps employé à faire le trajet, c'est-à-dire JT\ ^ ^ ^ j
vitesse moyenne. Tj), mnllp""" "t^^îitin^pnsgihlp. de la^
màcntliB- curres pond, non à une vitesse constante, mais
.G
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/
[Link]
om
74 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIII
e .c
Il faut aussi tenir compte du régime compatible avec les
conditions danslesquelles se trouve lamachiné à vapeur.
On ne peut, comme nous l'avons dit, pour les machines
à marchandises ordinaires faire descendre la vitesse
eri
au-dessous de 15 kilomètres environ ; par conséquent,
ci/lsi le calcul base SÛT la constance du travail produit
. ijdônnir^ kilo-
*¥ mètres pour franchir une rampe donnée, j 1 fflnt m i ™-
Alg
duire la charge du train, ou, augniej|exl^trayail dansla
rampe en augmentant l'admission. Dans le premier
cas, on diminue I utilisation de la machine ; dans le se-
cond cas, on la fait travailler dans la rampe à un degré
d'admission moins favorable, et, par suite, elle con-
C
somme davantage par cheval de force. Il y a en outre les
nc nv
y \ / i o é n i e n t s des variations trop brusques de la vitesse
.G
te
' *'rf*!feaB"*dTmT^ en moyenne,
sur un proïïl accidente, grâce a la vTXesseacquise qui
artie des ecnvites,
ww
[Link]
/
[Link]
om
MARCHE DES TRAINS 75
e .c
Il existe pour le calcul des marches-types différentes
méthodes dont l'exposé ne rentre pas dans le cadre de
cet ouvrage ; mais, quelle que soit la méthode employée,
il est toujours utile-de vérifier les résultats du calcul
par l'expérience : on est ainsi conduit à les modifier sur
eri
certains points.
[Link]
/
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om
76 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIII
e .c
qu'il n'y a aucune raison pour qu'elle soit dangereuse,
mais la statistique montre que, parmi les accidents
pour lesquels on n'a pas trouvé d'autre cause beau-
coup se sont produits avec des trains traînés par deux
eri
machines. On n'emploie presque nulle part la triple
traction. Sur la ligne du Mont-Cenis, cependant, les
trains ont quelquefois trois machines dont deux en tête
et une en queue.
Alg
2 9 5 . — Conduite des machines. — En vertu de
l'ordonnance de 1846, toute machine est conduite par
deux agents : un mécanicien et un chaufïeur ; toutefois
un décret en date du 9 mars 1889 a autorisé la suppres-
sion du chauffeur, lorsque les trains remplissent cer-
C
taines conditions sur lesquelles nous aurons à revenir
à propos de l'exploitation.
.G
[Link]
/
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om
MARCHE DES TRAINS 77
e .c
derniers systèmes, qui sont employés en Amérique,
n'ont pas prévalu en Europe. Les idées sont toutefois
aujourd'hui beaucoup moins absolues qu'elles ne l'é-
taient encore récemment. Si la machine banale paraît
eri
à peu près condamnée, quelques essais de l'emploi de la
double équipe ont été faits avec succès, notamment sur
les réseaux de l'État Belge et de l'Ouest Français. On a
obtenu également des résultats favorables par l'emploi
Alg
de systèmes mixtes. Dans un de ces systèmes la machine \
est normalement montée par son équipe et exception- \
nellement, pour certain trains, par une autre équipe, i
de manière à augmenter son rendement sans surmener \
le personnel ; dans un autre système le personnel de la /
C
machine se compose de trois agents dont l'un est cons-/
tamment mécanicien, le second constamment chauffeur/
et le troisième alternativement chauffeur avec le pre-
.G
[Link]
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om
78 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIII
e .c
sivement à celle-ci, pour pouvoir mieux répartir le
travail du personnel sans multiplier outre mesure les
allumages, qui sont coûteux et fatiguent le matériel.
eri
296. — Consommation des machines. — La quan-
tité d'eau consommée s'évalue en nombre rond à
50 kilogrammes par tonne de résistance du train et par
kilomètre, ce qui représente 13k T par cheval et par
Alg
heure. Bien entendu, ce chiffre n'est qu'une moyenne
et il se réduit jusqu'à 10 kilogrammes environ dans les
machines actuelles à forte pression.
La consommation en combustible peut être évaluée
à environ 1/8 de la consommation d'eau si le combus-
C
tible est très bon, à 1/6 s'il est de qualité ordinaire.
On consomme donc de 6 à 8 kilogrammes de charbon
.G
[Link]
/
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om
e .c
CHAPITRE XIV.
FREINS
eri
£97. —But des freins. — L'arrêt rapide des trains
est une nécessité de l'exploitation et de la sécurité. Il
serait impossible d'atteindre des vitesses élevées s'il
Alg
fallait, à l'arrivée aux stations, compter sur leur résis-
tance normale seule pour les arrêter. Pour que la vitesse
d'un train express de 250 tonnes circulant en palier
tombât de 70 kilomètres à zéro, il faudrait laisser
parcourir à ce train un espace de neuf kilomètres après
C
avoir fermé le régulateur. L'arrêt serait d'ailleurs
impossible en pente ; enfin la sécurité exige que l'on
.G
[Link]
/
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om
80 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIV
e .c
\ les détérioraient et pouvaient même les mettre hors de
! service.
Les inconvénients relatifs à la manoeuvre du change-
ment de marche ont disparu par l'emploi des change-
ments de marche à vis, devenu aujourd'hui tout à fait
eri
général. Quant aux difficultés résultant de l'aspiration
des gaz de la boîte à fumée, elles ont été supprimées
d'une manière aussi simple qu'ingénieuse par l'injec-
Alg
tion sous les tiroirs, du côté de l'échappement, d'un
{mélange de vapeur prise dans la chaudière et d'eau. La
•vapeur en se détendant pénètre dans le cyîindrlf au
lieu de l'air de la^ boîte à fumée auquel elle barre le
passage, parce qu'elle est toujours à une pression supé-
C
rieure à celle de l'atmosphère. L'eau en se vaporisant
empêche réchauffement et le grippement des pièces. De
cette façon, on obtient un effort, résistant qui peut
.G
[Link]
/
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om
FBEINS 81
pour ralentir et arrêter les trains est le frottement.
Il faut bien observer en effet que cet arrêt ne peut M O
être obtenu que par ralentissement progressif; sans
e .c
cela, non seulement il faudrait des appareils d'une
puissance énorme pour absorber la force vive du train, C*J
mais encore le contenu des voitures et des wagons,
qui conserverait sa vitesse acquise, serait projeté
contre les parois de ces véhicules avec une violence pro-
eri
portionnelle à la vitesse. Un arrêt instantané à 60 k i - \ j4"
lomètres équivaudrait pour le voyageur à une chute j r* 0
d'un quatrième étage.
Alg
Le frein universellement répandu est formé d'un ;
sabot de fonte qui vient frotter sur le bandage de la :
froue. Jusqu'à une époque relativement récente, le sabot
j était actionné à la main par l'intermédiaire d'une vis et
f de pièces de renyoî~rlffldes ; c'est encore le système em-
C
ployé pour les wagons à marchandises ordinaires. L'a-;
gent chargé de serrer le frein est placé dans une guérite
située à une des extrémités du wagon ; la transmission
.G
(KS<JF
s:/
Fig. 330.
II G
ttp
[Link]
/
[Link]
om
TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIV
e .c
flasques mobiles entre lesquelles glisse un coin. En rai-
son de la forme des flasques, le rapport de l'effort de
serrage à l'effort produit sur la manivelle est d'autant
plus considérable que le frein approche plus du serrage
complet, et inversement le déplacement du sabot par
eri
tour de manivelle est d'autant moindre ; on a ainsi un
D-" frein qui peut arriver rapidement au contact des roues.
r^ $U La Compagnie du Nord emploie le frein Bricogne
r
r
j\M^/0
Jf\ >u Alg
dans lequel le serrage du frein, au lieu d'être produit à
la main, est obtenu par la chute d'un contrepoids. L'a-
gent chargé de la manœuvre n'a qu'à déclancher ce
contrepoids pour produire le serrage; il le remonte
ensuite à la main au moyen d'une vis. On obtient ainsi
C
une action presque instantanée des freins ; mais iî est
impossible d'éviter les chocs qui en résultent.
Dans certaines Compagnies, beaucoup de wagons à
.G
[Link]
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om
FREINS 83
e .c
tériel ; pour éviter la formation de plats plats sur
sur les
les j O A / \ J 4 »
bandages et l'usure des rails, beaucoup plus rapide
OUD nlus ranide J
sous l'action du frottement de glissement que sous
l'action du frottement de roulement.
eri
Les coefficients de 0, 15 à 0, 25 que nous venons
d'indiquer pour la résistance due aux freins sont
supérieurs à la valeur que nous avons indiquée
précédemment pour Y adhérence et qui ne dépasse pas
Alg
de 0, 15 à 0, 20. Il semble qu'il y ait là une anomalie
puisque l'effort résistant des freins, se transmettant
au rail par l'intermédiaire de la voie, a forcément pour
limite le frottement au départ des bandages sur les
*3*
rails. On ne peut guère l'expliquer (ju'enjïd
C
que l'adhérence en marche peut être supérieure
.G
•*• -— «- i*
[Link]
/
[Link]
om
84 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIV
e .c
d'en restreindre le nombre, et leur puissance étant
proportionnelle à la charge, c'est-à-dire en moyenne
au nombre des wagons freinés, en réduit ainsi leur
efficacité. Pour ces deux motifs, on a cherché depuis
longtemps des freins qui se manoeuvrent1 d'eux-mêmes
eri
pu £tùssej^^
cïïïneT
ËeT plus ancien, à notre connaissance, est le frein
Alg
Guérin, qui est actionné par la pression des tampons.
Si on ralentit le mouvement de la machine en fermant
le régulateur et en faisant agir sur elle un frein spécial
ou plus simplement la contre-vapeur, les véhicules se
serrent les uns contre les autres en vertu de la vitesse
C
acquise, et les tampons font agir le frein. Le système
serait inapplicable si le frein agissait en tout temps,
.G
[Link]
/
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om
FREINS 85
la difficulté de réaliser pratiquement un accouplement
électrique des voitures fonctionnant avec certitude, et
d'obtenir l'automaticité dont nous indiquerons plus loin
e .c
les avantages.
Enfin on a également abandonné en France le frein
Heberlein essayé à la Compagnie d'Orléans et qui,
comme le frein Guérin, est fondé sur l'emploi de la
force vive du train. Les sabots sont actionnés par une
eri
chaîne qui s'enroule autour d'un axe entraîné par
friction par l'un des essieux du véhicule lorsqu'un
contrepoids est déclenché. Cette action se produit au
moyen d'un cordeau qui règne sur toute la longueur
du train. Alg
Les deux freins dont l'usage est aujourd'hui général
sont les freins à vide et les freins à air comprimé. -
/?. wJ>
[Link]
[Link]
om
'gth^*""*^ 86 TROISIÈME P A R T I E . — CHAPITRE XIV
e .c
on entretient le vide au moyen de l'éjecteur et de la
conduite qui servent au serrage normal. En cas de
rupture d'attelage, l'aspiration est produite par ce
réservoir au lieu d'être produite par l'éjecteur. Le
***^''/rrein Soulerin, qui est modérable, c'est-à-dire dont on
eri
(peut à volonté augmenter ou diminuer l'effet à chaque
instant de manière à éviter les chocs, et qui se prête
aussi à l'emploi de l'air comprimé, commence à se
Alg
répandre en France sur les réseaux secondaires.
Les freins à air comprimé sont fondés sur le
principe suivant. Les sabots sont actionnés par des
pistons qui produisent le serrage ou le desserrage,
suivant que la pression s'exerce sur une de leurs faces
C
ou sur l'autre. Une pompe spéciale installée sur la
1 machine refoule l'air dans le corps de pompe, par
•l'intermédiaire d'une conduite générale qui règne sous
.G
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/
om
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FREINS 87
e .c
à 100k à l'heure en 400 m
à 80k « en 250 m
k
à 40 « en 70ra
Les premiers freins à air comprimé avaient le défaut,.
de ne pas être modérahles ; on ne pouvait graduer à Và^tJ^
eri
volonté leur action et il en résultait des chocs violents \rf*Â
lorsqu'ils commençaient à agir. A la,Compagnie Paris
Lyim,^Méditerranée, on a remédié à ce EéTaùt en mô
difiantJLe^ j
sjconde condullïeT^arâT--^
Alg
et Wenger sont parvenus à rendre leurs freins modé-
rahles à volonté.
Tous les véhicules à voyageurs des grands réseaux
C
de chemins de fer Français, sauf ceux du Nord qui ont
le frein à vide, sont aujourd'hui munis du frein à air
comprimé. L'Ouest, l'Est, le Paris-Lyon-Méditerranée /
.G
[Link]
/
[Link]
om
88 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIV
e .c
des arrêts intempestifs, grâce au perfectionnement
des boyaux d'accouplement, dont les avaries en étaient
la principale cause. Ils se produisent néanmoins encore
quelquefois, et sont plus fréquents avec le freinWenger
eri
qu'avec le frein Westinghouse ; la triple valve, qui est
en métal, est moins sujette à accidents que le cuir
embouti.
! La que^ionjLei'agplication dejreins continus à tout-
Alg
Ile matériel roulant deT^Eëmins de fer a été récem-
ment agitée 5^Sr^^" 1 05:"s^ccorde généralement à
reconnaître qu'indépendamment des frajs__ijiQ£nies
qu'elle entraînerait, cette généralisation de l'emploi
des freins à air comprimé ou à vide présenterait des
C
difficultés très graves. Les véhicules à marchandises
ne peuvent en effet être entretenus avec le même soin
que les voitures à voyageurs ; ils sont exposés à de
.G
[Link]
/
[Link]
om
FREINS
e .c
elOalOiï frein Westlnghouse^âTbeauco'ùp le plus
répandu, à toutes les machines et à tous les wagons.
Cette réforme, quoique très discutée, a été en somme
bien accueillie par la majorité des ingénieurs améri-
cains ; mais il ne faut pas tirer de ce fait des conclu-
eri
sions trop absolues. Ni le matériel, ni le mode de cir-
culation des trains, ni les conditions d'exploitation ne
sont les mêmes en Amérique qu'en Europe. En Amé-
Alg
rique, le matériel à marchandises comme le matériel à
voyageurs est formé presque exclusivement de wagons
sur bogies à grande capacité, et dont le nombre est par
suite relativement réduit. Les trains de marchandises,
généralement très lourds, marchent à de très grandes
C
vitesses, qui atteignent jusqu'à 80 kilomètres à l'heure ;
le block système existe partout ou presque partout ; il
y a un intérêt capital à économiser la main d'œuvre,
.G
K
s o i . — Equation de* frein». — La manoeuvre des- n^},J(
freins à main exige un homme par frein ; il est, par
suite nécessaire de réduire autant que possible le
nombre de ces organes. D'un autre côté, la sécurité
/w
[Link]
/
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om
90 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIV
e .c
dt
et comme,
dt
„ vdv
eri
F = m -j~
de
Si le régulateur de la machine est fermé, l'effort moteur
de celle-ci sera nul et F sera, au signe près, la somme
des résistances propres du train, de l'action de la gra-
Alg
vité et de la résistance due aux courbes et à l'action des
freins. En désignant par K la somme des termes
constants qui entrent dans les formules de la résistance
des trains * et par p la résistance due à l'action des
C
freins, on aura :
0,0007XV S + 0,17P'XV + K + P = ^ - I ^ - ^d e—
j L - S
.G
ou ^ul^-'^l^^^
(0,04 P + 0,17 F ) ^ + K + , = i - t £ - L±L1
selon que la vitesse sera supérieure ou inférieure à
ww
[Link]
/
[Link]
om
FREINS . 91
e .c
En intégrant les équations que nous avons données
plus haut, on peut calculer l'espace nécessaire pour
arrêter un train lancé à la vitesse V avec un poids
freiné p, ou inversement, le poids qu'il est nécessaire
de freiner pour arrêter un train dans un espace déter-
eri
miné. On simplifie le calcul en ne tenant pas_ compte
de la variation de résistance due à la vitesse. Il suffit
alors de poser l'équation des forces vives :
ôM
Alg
p-i-p'
(K + 0,15p)e = £ g y - V *
Si le profil n'est pas constant, la valeur de K est
différente pour chacune des parties de l'espace parcouru
qui correspondent aux différentes déclivités ou aux
C
paliers, et on aura, en appelant 1,1', 1", etc. les lon-
gueurs correspondantes et e' l'espace parcouru sur la
.G
Kl + K T + K T . . . . + K n é + 0,15 pe = * ^ - V2
ww
[Link]
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om
92 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIV
e .c
maximum. A ce dernier point de vue, le système
généralement adopté prête, dans une certaine mesure,
à la critique. Les déclivités n'entrent dans l'équation
des freins que comme un des facteurs du travail dû à
la gravité ; en négligeant l'autre facteur, qui est la
eri
longueur de la pente considérée dans le cas le plus
défavorable, on s'expose à aggraver sans utilité les
\y\ sujétions du freinage dans les cas où il existe en
Alg
certains points des rampes exceptionnelles très courtes,
telles que celles qui sont franchissables par élan.
[Link]
/
[Link]
om
CHAPITRE XV
e .c
INSTALLATIONS NÉCESSAIRES
POUR
eri
§ 1. — ALIMENTATIONS D'EAU.
Alg
3 0 3 . — Consommation d'eau des machines — En
général, les machines emportent avec elles tout le
charbon qui leur est nécessaire pour le voyage qu'elles
ont à faire avec un train donné ; mais il n'en est pas de
C
même de l'eau. La- consommation d'eau est de six à huit
fois plus grande que celle du charbon, soit 101 à 13
environ par cheval effectif; elle peut atteindre plus de
.G
[Link]
/
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om
94 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
les espacer de 15 à 25 kilomètres.
Une alimentation d'eau comprend :
1° La prise d'eau proprement dite, c'est-à-dire la
machine et les conduites d'amenée de l'eau.
eri
2° Un ou plusieurs réservoirs.
3° Les conduites de distribution.
4° Les grues hydrauliques.
5° Enfin les fosses à piquer le feu qui sont toujours
Alg
placées au droit des grues hydrauliques, quoiqu'elles
servent à un usage indépendant de l'alimentation d'eau.
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 95
e .c
on peut souvent, au lieu d'élever l'eau, l'amener au
réservoir par une conduite en pente, en établissant la
prise à un niveau supérieur ; on évite ainsi l'installa-
tion de la pompe et les frais de pompage. Cette solution
est à recommander ; elle est certainement la meilleure
eri
chaque fois que les dépenses d'établissement ne sont
pas supérieures à 20.000 ou 25.000 francs.
Prise d'eau sur les conduites des villes. — Dans les
Alg
grandes villes, on peut souvent se dispenser d'établir
une machine d'alimentation et avoir de l'eau générale-
ment excellente en traitant avec la ville pour faire la
prise sur ses conduites ; il importe seulement de bien
étudier le contrat et de s'assurer le moyen de parer
C
aux interruptions assez prolongées pour compromettre
le service. En général, on paie de 0 fr. 06 à 0 fr. 25
le mètre cube.
.G
[Link]
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om
96 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
eri
Alg
Fig. 331.
C
dernier une partie du cours d'eau où il y a du fond
(la partie concave d'une courbe de préférence).. Si
l'enrochement s'envase ou s'ensable on n'a qu'à faire
.G
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/
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om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 97
e .c
inférieure à ce chiffre ; à moins qu'il ne s'agisse de
gares importantes, elle ne dépasse pas de 40 à 45 mètres
cubes par jour, soit un demi litre environ par seconde,
et elle descend encore beaucoup plus bas sur les lignes
peu importantes et dans certains cas particuliers.
eri
Lorsque le débit des sources, tout en étant supérieur
à la consommation, n'est pas, en tout temps, suffisant
pour assurer le pompage continu, on place à côté de 1
Alg
pompe un bassin ayant au moins la contenance du
réservoir ; on compte, bien entendu, cette contenance
seulement jusqu'au niveau le plus bas de la nappe d'eau
qui l'alimente. Ces bassins sont simplement creusés en
terre et revêtus d'un perré pour permettre d'avoir des
C
talus plus raides et surtout éviter le développement de
la végétation ; il est bon de les entourer d'une clôture
pour empêcher qu'on y lave du linge pu que des enfants
.G
[Link]
/
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om
98 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
Dans certains types
économiques, l o r s q u e
l'eau est prise dans un
puits situé dans la gare
même, on place la ma-
eri
m^- chine dans la tour-sup-
port du réservoir et la
pompe au-dessous : ce
Fig. 83B
Alg système a l'inconvénient
d'être trop ramassé. Une
solution meilleure et éga-
lement économique con-
siste à placer le puits et
C
la pompe dans la tour
support et la machine
dans un petit bâtiment
.G
accolé.
On a essayé, depuis
Fig. 33*. quelques années, pour les
ww
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 99
e .c
les trains s'alimentent, des prises d'eau de secours
destinées soit à fonctionner quand les autres manquent,
soit à permettre aux machines qui auraient fait excep-
tionnellement une dépense d'eau anormale de compléter
eri
leur approvisionnement ; le moulin à vent convient
très bien dans ce cas. Les moulins à vent employés
comme moteurs sont disposés de telle façon que l'on
puisse, au besoin, actionner la pompe à bras s'il y avait
Alg
une interruption de vent trop prolongée ; on doit en
outre, dans ce cas, employer des réservoirs de grande
capacité (150m3 par exemple) afin d'avoir toujours un
approvisionnement important en cas d'accalmie.
Conduites de refoulement. — Lorsque la pompe
C
peut être placée dans la gare à côté du réservoir, la
conduite d'amenée n'a que quelques mètres; mais il
.G
[Link]
/
[Link]
om
100 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
d'eau.
eri
de canalisation inutiles et surtout de donner aux grues
un débit aussi fort que possible. Ils consistent habi-
tuellement dans une cuve reposant
sur une tour ronde ou polygonale.
Alg
La cuve est formée d'anneaux
en feuilles de tôle rivées, dont
l'épaisseur va en croissant du
sommet à la base, avec un fond en
C
forme de calotte sphérique, formé
également de feuilles de tôle en
trapèze assemblées sur une partie
.G
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 101
e .c
çonnerie est très chère,
on remplace quelquefois
ces tours par des supports
en pièces métalliques as-
eri
semblées; le support se
compose alors de piliers
en fer ou en fonte, entre-
toisés par des croix de
St-André ou des écharpes
et par des barres hori-
zontales.
Alg
La tour ou le beffroi Fig. 337.
renferme les tuyaux qui
C
aboutissent au réservoir et qui sont : le tuyau de re-
foulement qui traverse le fond de la cuve et s'élève
.G
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/
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om
102 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
enveloppe en bois ou d'un briquetage et on les surmon-
tait d'un toit pour les protéger contre la gelée ; en
hiver, ou même d'une manière permanente, on rem-
plissait de paille l'intervalle compris entre la cuve et
l'enveloppe. Ces enveloppes sont inutiles, au moins
eri
dans les climats tempérés. Du moment qu'on prend de
l'eau et qu'on remplit le réservoir de temps à autre,
le courant qui se produit suffit pour empêcher la masse
de se congeler ; même pendant l'hiver 1879-1880, qui
Alg
a été d'une rigueur exceptionnelle, il n'y a pas eu, sur
le réseau de l'Etat, de difficultés avec les réservoirs
sans enveloppe.
Le type de réservoir en tôle supporté par une tour
/ est le type le plus pratique lorsque, comme cela arrive
C
I habituellement, on a à établir le réservoir sur la plate-
I forme de la gare. Mais dans beaucoup, de cas, on peut,
.G
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 103
e .c
celles en maçonnerie. Lorsqu'on fait des réservoirs
dans ces conditions, il en coûte généralement assez
peu pour augmenter leur capacité et il est alors sage
de le faire.
eri
Les types de réservoirs que nous venons de définir
sont ceux qui sont appliqués sur les grands réseaux ;
sur les petites lignes on réduit la capacité des réser-
voirs, en raison de la moindre consommation d'eau
Alg
des machines. On les supprime même quelquefois
entièrement, mais cela n'est pas à imiter.
[Link]
/
[Link]
om
104 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
qu'aucune de leurs saillies ne soit à moins de i m 35 du
bord du rail le plus voisin. Il y a deux modèles de grues :
les grues à col fixe avec manchon en toile goudronnée
pu en cuir, et les grues à col tournant.
/ â Le débit des grues est calculé en général de telle
eri
j paçon qu'elles puissent remplir un tender en cinq mi-
\ iULule^^cela fait à peu près un écoulement d'un mètre
cîtbe par minute, soit plus de 15 litres par seconde. Il
est utile de placer sur la conduite d'amenée, dans le
Alg
voisinage des grues, des réservoirs d'air ou des
soupapes analogues aux soupapes de sûreté, afin d'éviter
les coups de bélier au moment de la fermeture du
robinet ou de la vanne qui arrête l'eau ; car, pour
C
éviter les pertes de temps, cette fermeture doit toujours
être, sinon tout à fait brusque, au moins très rapide.
Pour augmenter le débit des grues, on peut les
.G
[Link]
/
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 105
e .c
machines à mouvement intérieur, le mécanicien n'a
que rarement à passer sous la machine et on diminue
la profondeur des fosses.
Les fosses à piquer sont formées d'un radier bombé
ou creux recouvert de briques, avec une légère inclinai-
eri
son vers l'une des extrémités pour assurer l'écoulement
C Alg
des eaux ; ce radier est compris entre deux murs
longitudinaux, en briques ou en maçonnerie ordinaire,
au-dessus desquels sont placés les rails. Le tout repose,
.G
[Link]
/
om
[Link]
106 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
à vapeur sans machine (pompe Doulton), soit d'un
éjecteur. Ce système a l'inconvénient d'exiger entre les
trains un battement très long : il faut une demi-heure
environ pour remplir un tender de machine à voie
d'un mètre. Si pour une raison quelconque, on est
eri
amené à réduire l'espacement de certains trains, ce
système d'alimentation s'y oppose. On peut remédier
à cet inconvénient, sans recourir à une machine
spéciale de prise d'eau, en faisant envoyer l'eau par le
Alg
pulsomètre, la pompe ou l'éjecteur qui actionne la
locomotive, non dans le tender, mais dans un réservoir.
On trouve toujours le temps de faire remplir ce réservoir
dans les gares terminus par une machine en station-
C
nement ou dont la journée est finie, et même, dans une
gare de passage, par la machine d'un train de
marchandises auquel on donne un long battement. De
.G
maçonnerie.
ttp
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 107
3 1 fl . — A l i m e n t a t i o n e n r o u t e , s y s t è m e R f t m i liottom
— En Angleterre et en Amérique, on remplit les
tenders des express en route, sans arrêt, au moyen des
prises d'eau Ramsbottom. Le système est le suivant. On
e .c
place entre les rails une
bâche dont la longueur
est de 400 mètres envi-
ron, et dans laquelle le
Ta—ca ' ia
eri
mécanicien descend, en
Fabordant, une sorte de 'lg'
pelle recourbée continuée par un tuyau qui communique
avec le tender. En raison de la vitesse du train, l'eau
Alg
monte le long de la pelle et dans le tuyau. Ce système
est en pratique depuis fort longtemps et fonctionne
parfaitement ; en France, on a préféré, pour allonger
les parcours, augmenter la capacité des tenders.
C
31 ». — Prix des alimentations. — Une alimentation
coûte en moyenne :
Bâtiment des pompes, puisard, etc., . . 14.000 fr.
.G
[Link]
/
[Link]
om
108 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
que la machine, les pompes et le bâtiment coûtent
25.000 francs.
Pour les prises d'eau peu importantes, l'installation
d'un pulsomètre, d'une pompe Doulton ou d'un éjecteur
coûte de 1.000 à 1.500 francs, y compris le puits-ou le
eri
bassin de prise d'eau. Si on y ajoute un réservoir de
25 mètres cubes, la prise d'eau complète revient entre
1.800 et 2.400 francs.
Alg
§ 2. — REMISAGE ET ACCESSOIRES.
C
313. — Généralité» —..Les machines ont besoin
d'installations spéciales pour leur remisage. Elles £
peuvent bien rester à découvert sur une simple voie
.G
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 109
e .c
quement leur provision de charbon. C'est une opération
assez longue et qui doit être faite toujours aux mêmes
points pour éviter la dissémination et par suite le
gaspillage du combustible ; aussi le chargement de
charbon se fait-il toujours aux points de remisage.
eri
3 1 4 . — Classification des installations de remisage.
— D'après ce qui précède, les installations spéciales
Alg
aux machines doivent comporter : des remises à ma-
chines, de petits ateliers pour les menues réparations,
des dortoirs et des réfectoires pour le personnel, des
magasins d'huile, chiffons, etc., des approvisionnements
de charbon, et enfin les voies nécessaires pour le
C
mouvement. Ces installations sont placées dans les
gares ou tout au moins à leurs abords ; mais elles
sont complètement distinctes.
.G
[Link]
/
om
[Link]
110 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
\§tationner plusieurs heures et notamment coucher ;
les grands dépôts qui servit. [Link]^ d'a^nhe- à un
Certain nombre de machines et où celles-ci, après
chaque voyage, ou plutôt après chaque tournée, car
la tournée comporte une série de voyages sur des
eri
lignes différentes, viennent se faire nettoyer et réparer
l ' V i l y a lieu ; enfin les, réserves, qui servent au remisage
/des machines ï e passage et auxquelles sont attachées
Alg
/ en même temps un certain nombre de machines dites
I de réserve qui font le service des trains facultatifs,
\des embranchements, etc.
L'ensemble d'une installation comprend : 1° la
remise proprement dite ; 2° les locaux accessoires ;
C
3° les dépôts et quais à charbon ; 4° les voies nécessaires
au service.
.G
i , Remise simple. — La
1 ^ • - remise simple s'emploie
1
| pour les installations peu
importantes ; c'est un bâti-
ment rectangulaire conte-
/w
ai n Fig. 340.
nant une, deux, quatre et
jusqu'à douze places. L'em-
placement réservé à chaque machine a de quinze à vingt
s:/
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 111
e .c
machines, elles sont pla- Fig. 341.
cées côte à côte sur deux
voies parallèles ; s'il y en
a davantage, on en met
deux l'une derrière l'au-
eri
Fig. 342.
tre ; on va quelquefois
jusqu'à trois sur la même
voie ; mais cette dernière
disposition est souvent
incommode. En effet, les Alg Fi 343
s- -
machines ne restent pas toutes le même temps au
dépôt ; lorsqu'il n'y en a que deux sur la même voie, on
peut s'arranger de telle façon que celle qui est devant
ait à sortir avant celle de derrière ou, du moins
C
peu de temps après, ce qui permet de la laisser dehors ;
lorsqu'il y en a trois, cela devient plus difficile.
.G
3r->
/w
Fig. 344.
[Link]
/
[Link]
om
112 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE~XV
e .c
de grands bâti-
ments circulaires
appelés rotondes.
Les machines y
sont disposées sur
eri
les rayons d'un
F, 345
s- - cercle au centre
duquel se trouve un pont tournant ; on gagne ainsi
Alg
beaucoup de place et on évite la nécessité de faire une
manœuvre spéciale pour tourner les machines lorsqu'il
y a lieu de le faire.
Dans la plupart des cas, on fait la rotonde incomplète,
c'est-à-dire que les machines n'occupent qu'une fraction
C
de la circonféren-
ce; on a alors le
grand avantage
.G
Fig. 346.
laquelle on peut
augmenter le nombre des places disponibles sans rien
démolir de ce qui existe ; pour faciliter cette extension,
on peut même remplacer un des pignons par un simple
pan de bois qu'on n'a qu'à déplacer en cas d'agran-
/w
dissement.
Dans les dépôts importants, on fait des rotondes
complètes ; il y a, dans ce cas, une place perdue pour
la voie d'accès, et deux, si on veut avoir une voie de
s:/
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DK TRACTION 113
e .c
de se garantir suffisamment avec les rotondes à partie
centrale découverte. Mais la construction est alors
beaucoup plus chère.
Remises rectangulaires à chariot roulant. — On
emploie aussi, dans les grands dépôts, des remises
eri
rectangulaires, dans lesquelles les machines sont ran-
gées, de chaque côté de Taxe et perpendiculairement à
celui-ci, le long de la
fosse d'un chariot roulant -
à vapeur qui les amène
à leur place ; la voie d'ac-
Alg
cès traverse une sorte d'a-
vant-corps, dans lequel
C
vient se loger le chariot
pour recevoir les machi-
nes ou les laisser sortir. lî
.G
[Link]
/
[Link]
om
114 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
il devient le meilïelï^^ des machines
eri
Alg
Fig. 348.
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 115
e .c
cVhironde et commu-
nique librement avec
la rotonde. Il y a dans
cette disposition un in-
convénient apparent :
eri
c'est que les voies qui
se trouvent dans l'a-
telier et qui servent
au levage des machi-
nes sont commandées
Alg Fi
s- m
chacune par une des voies affectées au remisage;
mais il est facile de réserver celle-ci à des machines
qui ne séjournent pas et qui laissent au moins une fois
C
par jour le passage libre. Dans les réserves, l'atelier
est, très réduit et ramené le plus souvent à l'espace
nécessaire pour y placer des étaux, une enclume et une
.G
petite forge.
Les autres locaux (dortoirs, réfectoires, magasins,
etc.) sont accolés à la remise ou à l'atelier. 11 faut"
ww
[Link]
/
[Link]
om
116 TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE XV
e .c
pour un temps assez long, parce qu'il y a intérêt à
faire venir le combustible par trains complets et sur-
tout parce qu'il faut parer aux conséquences d'une
grève, d'un cas de guerre, etc. On fait en général
UK
l'approvisionnement pour trois mois âTTTnTuTïsT""Le
eri
•A*-* charbon est déposé en tas réguliers, échelonnés le
long des voies qui permettent de l'apporter et de
l'enlever. Autefois, on se servait exclusivement, pour
Alg
charger le charbon dans les tenders, de quais ou
chargeoirsde 2 mètres environ de hauteur. L'usage
des briquettes, qu'il est facile de lancer à la main de
bas en haut, et l'extension des approvisionnements
font disparaître l'emploi de ces chargeoirs ou, au
C
moins, en diminuent l'importance.
Il est nécessaire d'avoir au point de chargement,
ou dans le voisinage, une grue hydraulique avec
.G
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS PODR LES SERVICES DE TRACTION 117
e .c
manière à permettre de faire des manœuvres, s'il y
a lieu, et qu'à certaines heures de la journée les trains
des diverses directions se trouvent ensemble dans la
gare pour assurer les correspondances. L'ordre de
l'arrivée et du départ de ces trains est théoriquement
eri
invariable ; pratiquement, il se produit des interver-
sions à cause des retards ; il faut donc que les
machines, à partir du moment où elles doivent être
quelconque. Alg
prêtes, puissent sortir ou rentrer dans un ordre
v
plaque au moyen de la ma- C~j-
chine ; on lui fait faire un Fig ^
ttp
[Link]
om
[Link]
118 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
rotation. Mais il faut plusieurs hommes et beaucoup
de temps pour remuer le tender. On supprime en partie
cet inconvénient en réglant la voie en croix suivant
une rampe en haut de laquelle on installe un treuil.
eri
r^"TLr- 0 n se sert de ce dernier
-Ww^^rwww^^5&-»^w^, p 0 U r t i r e r e n d e h o r s de
Fig. 351. la plaque le tender,
qu'on laisse redescendre ensuite lorsque la machine
jpf
Alg
est tournée. Même avec ce système, les manœuvres
sont encore longues, et le tournage séparé de la machine
et du tender ne peut se faire que si on dispose d'un
^y quart d'heure à vingt minutes pour chaque opération,
£j~l c'est-à-dire si le nombre des machines à tourner par
C
jour est peu important et si le séjour de chacune d'elles
se prolonge dans la gare pendant un temps suffisante
.G
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS POUR LES SERVICES DE TRACTION 119
e .c
Fig. 332.
-!_=, L
^te
<*V-4^,N ^ > ^*~+"*
eri
Fig. 353.
=fe^>t*#
C Alg
Fig. 35i.
Fig. 355.
.G
ww
[Link]
/
[Link]
om
120 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE XV
e .c
d'essieux, de boîtes à graisse, de châssis de fenêtres,
de pièces de serrurerie, etc.). Les remises à voitures
ou ateliers de levage sont des bâtiments rectangulaires
ouverts sur une de leurs faces, à laquelle aboutissent
une série de voies desservies habituellement par un
eri
chariot roulant à fosse ; on
y annexe un bureau pour le
chef visiteur, un petit maga-
Fig 857,
-
Alg
sin, et un petit atelier lorsque
leur importance est suffisante
pour justifier cette installa-
tion. Il faut avoir soin d'éclai-
rer les remises par en haut, car les voitures placœs
C
près des fenêtres interceptent le jour que donnent
celles-ci.
.G
[Link]
[Link]
om
INSTALLATIONS PODB LES SERVICES DE TRACTION 121!
e .c
parce qu'elles exigent des soins spéciaux, soit enfin et 7*v
surtout qu'elles s'appliquent à des travaux non mesu- %
rables et dont, par suite, le règlement avec les indus/ ""
triels donnerait lieu à des difficultés. Mais en France
on va plus loin, et la plupart des Compagnies font, non
eri
seulement beaucoup de travaux de réparation pour t f\°>-
lesquelles il n'existe pas de raison spéciale de ne pas ^Jo^u
s'adresser à l'industrie, mais même de la construction.
Alg
Pour l'organisation des ateliers, il y a deux systèmes 1
le premier consiste à les répartir sur le réseau de
manière à diminuer les distances à parcourir ; le second
consiste à les œnceniceiL£n des points où se fait un
travail de nature déterminée pour tout le matériel du
C
réseau.
Quelle que soit l'importance des travaux qui s'y font,
un atelier complet comprend : pour la réparatipjL-des
.G
[Link]
[Link]
om
e .c
QUATRIÈME PARTIE
EXPLOITATION TECHNIQUE
eri
Alg
On désigne sous le nom d'exploitation technique la
branche de l'exploitation qui concerne le service pro-
prement dit, abstraction faite de la rémunération à en
C
retirer. Elle comprend là circulation des trains, qu'on
désigne par abréviation sous le nom de mouvement,
.G
[Link]
/
[Link]
om
e .c
CHAPITRE XVI
MOUVEMENT
eri
§ 1. — NATURE ET AFFECTATION DES TRAINS.
Alg
3SO. — Trains ordinaires. — Les trains ordinaires
sont classés, d'après leur composition, en trams de
voyageurs, trains de marchandées et trains milles.
TCes trains de voyageurs sont spécialement destinés
C
au transport des voyageurs et des marchandises dites
en grande vitesse; ils peuvent transporter aussi des
.G
[Link]
/
om
[Link]
120 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
beaucoup d'ingénieurs. Sauf pour les « trains légers »
dont il sera parlé plus loin, il doit toujours y avoir,
entre le tender et la première voiture à voyageurs, au
moins un^véhicule ne contenant pas de voyageurs ; il
eri
doit y en avoir dejixj dans"TF"ca~s~~où le train est
remorqué pardejrjLjna^nes. Enfin, tous les véhicules
des trains de "voyageurs doivent être munis de la
contre-vapeur, de freins continus manœuvres direc-
v\
agents de trains. Alg
tement par le mécanicien, et d'appareils d'intercom-
munication permettant aux voyageurs d'appeler les
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 127
pas obligatoire dans les trains mixtes. Les trains de
marchandises auxquels l'adjonction de voitures à
voyageurs est autorisée ne peuvent dépasser une vitesse
e .c
lin^fcflfijfô ^jtogtpg en cas de retard; le nombre
maximum de voïîulFés'qu'ils peuvent contenir est, pour
chaque réseau, fixé par des décisions ministérielles.
. Le - J * ^ ^ ^ ^ ^
eri
lignes à faible circulation ; sur ces lignes, le nombre
des voyageurs et le tonnage des marchandises sont/
rarement suffisants pour permettre de spécialiser les
trains. On s'efforce d'ailleurs, autant dans l'intérêt du
Alg
public que pour augmenter les recettes, de multiplier
le np^n^sJ^[Link] mis à k i i ^ s j j â f t n i ^
Il ne faut pas croire toutefois que l'emploi des trains
mixtes soit toujours la meilleure solution sur les lignes
à faible trafic. Ils perdent beaucoup de temps en route
C
par suite des manoeuvres nécessitées par le service des
marchandises, et la durée de leur parcours ou tout au
.G
[Link]
om
[Link]
e .c
aujourd'hui, une tendance à spécialiser les trains de
voyageurs et de marchandises ; cette séparation des
deux natures de transports constitue un progrès réel au
point de vue de l'exploitation.
eri
Sauf pour des lignes d'intérêt local sur lesquelles il
n'y a presque aucun trafic, on fixe à trois trains par
jour, dans chaque sens, le nombre minimum des trains
de voyageurs ou mixtes, un le matin, un dans le
Alg
milieu de la journée et un le soir. Lorsque les trains
sont_ .mixtes, on fait^ en général en sorte qu'un seul
(ordinairement celui du milieu de lâ^joûrnée) ait à
faire des manœuvres dans les gares intermédiaires,
ce qui augmente toujours beaucoup la durée de son
C
trajet ; les autres ne font de ces manoeuvres qu'excep-
tionnellement, mais transportent des marchandises de
bout en bout. Dans certains cas toutefois, on trouve
.G
om
MOUVEMENT 129
e .c
voyageurs qui desservent toutes les stations, s'appellent
des trains omnibus. Les trains mixtes rentrent presque
toujours dans la catégorie des trains omnibus.
La circulation des trains constitue une partie J^u^^^g-i
eri
importante, et même la plus importante, des dépenses ^ i
de l'exploitation ; ^^^^J^^^jgigm^tre enàvA ^ ^ r ^
[Link] qnA QAIIX rnii sont,i?[Link]. n é c e s s a i r e s OU*/'
tout aujjuoinsutiles JXautre part, le trafic varie d'un
Alg
jour à l'autre dans des proportions souvent considéra-
bles ; on a été ainsi conduit à créer, en dehors des
trains réguliers qui ont lieu tous les jours, des trains
qui ne ^soTTtrïïtTs en marche que suivant les besoins,
Ces trains sont de plusieurs sortes. ,./ i^&fk
C
Les trains facultatifs sont destinés à transporter
les marchandises et les voyageurs qui ne peuvent être
.G
(jvt.«fca
en marche d'un train facultatif est annoncée à l'avance'!
aux gai?es, soit par un avis écrit, soit parle télégraphe,
et aux agents de la voie, notamment aux gardes-bar-
rières, par des signaux (drapeaux ou lanternes) placés
en queue du train qui le précède ; elle n'a lieu que par
/w
[Link]
/
[Link]
om
130 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
sz
Us tmm Aviy^.[Link] „ uwiu^^^^^^^^^w^ji^ ^ -
rares ; on ne peut faire des trains variables qui se-
raient inconnus du public ; pour assurer le transport
des voyageurs qui, par suite d'affluence, n'ont pu
eri
trouver place dans un train, ondédoubfô celui-ci, et on
met en marche un train sjwpn^mmf^^. Le train sup-
plémentaire est un train qui suit immédiatement le
itrain dédoublé, avec la même marche. Il est annoncé
Alg
aux gares par le télégraphe, et aux agents de la voie
>ar des signaux spéciaux (drapeaux ou lanternes).
Toutefois on crée quelquefois des trains facultatifs de
voyageurs sur les lignes à voie unique où circulent
des express, pour éviter les difficultés que cause sur
C
ces voies le dédoublement, par suite de la sujétion des
croisements de trains. Dans ce cas, le facultatif est
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 131
e .c
1° Un mécanicien et un chauffeur pour la conduite
de la machine ;
2° Un conducteur chef de train ;
3° Un nombre de gardes-freins variable avec la vi-
eri
tesse, la composition du train, les déclivités des lignes
à parcourir et la nature des freins ; un des gardes-
freins doit toujours être placé au dernier ou à un des
derniers véhicules.
fv M^H
Alg
Dans,Jes^ trains niuiiis de freins; œnryiuis, c'est-à-
dire aujouro^uiaanstousfêswSin^^^ro^geurs, le
nombre de freins à main réglementaire doit être
maintenu, mais le frein du fourgon de tête et celui
de l'arrière doivent être seuls obligatoirement montés,
C
c'est-à-dire accompagnés d'un agent toujours prêt à
la manœuvre. Le frein du fourgon de tête est, dans
J
.G
[Link]
/
[Link]
om
132 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
voie. Les trains de service à itinéraire fixe sont
assimilés aux trains spéciaux. Pour ceux dont l'iti-
néraire n'est pas fixé à l'avance, des précautions
spéciales sont prises ; ainsi un train de service ne
peut quitter une gare, en voie unique, sans avoir été
eri
annoncé à la gare voisine par le télégraphe et, en
double voie, que dans certaines conditions ; il ne peut
marcher qu'à une vitesse réduite ; il doit être rentré
Alg
dans une gare un certain temps déterminé avant
l'heure du passage du premier train régulier ou facul-
tatif annoncé. Enfin les trains de service ne peuvent
être, sauf en cas d'urgence, mis en marche qu'en
vertu d'ordres émanant d'agents autorisés, et de con-
C
cert entre les trois services de la Voie, de la Traction,
et de l'Exploitation. Le personnel des trains de service
est composé comme celui des train* ordinaires.
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 133
plus grand nombre de trains et séparer le service des
voyageurs de celui des marchandises à petite vitesse ; on \
a dû songer aussi aux moyens de faire circuler, sur les l ; :fe
e .c
grandes lignes, des,, trains à parcours réduit..et n'gflj :
trftftffnF^ dépense ; car, a mesure que le ,'
séTv'ice 8ës granasparcOTFs s'améliorait, il en est
souvent résulté comme conséquence que celui des petits
eri
parcours devenait plus mauvais, parce qu'une partie
des trains ne s'arrêtaient pas dans un certain nombre
de localités et que les autres n'y passaient qu'à des
heures incommodes. C'est ainsi qu'on est arrivé à la
Alg
création de trains légers. En France, le premier essai
a été fait sur le réseau de l'État, au moyen de voitures
à vapeur imitées de celles qui avaient été, peu aupara-
vant, mises en service en Belgique. En faisant porter
par la voiture son propre moteur, on était dispensé de
C
toute sujétion relative aux freins des véhicules remor-
qués, et on pouvait réduire le personnel à un
mécanicien et un conducteur chef de train; le moteur
.G
[Link]
/
[Link]
om
134 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
^ t cela est admis aujourd'hui sans conteste. On vfyifs^~
arrivé ^l&iïsà-m?tirïïffîrT%^
à titre d'essai sur plusieurs réseaux, puis réglementés **-£u-
ï<*fc définitivement par un décret du 9 mars 1889. f*w»**
eri
f Ce qui caractérise les trains légers, au point de vue de
Alg
léger peut donc parfaitement être remorqué par une
machine ordinaire. Le seul fait de la réduction du
nombre des essieux des véhicules à seize au maximum
les, parce que les premiers représentent une unité bien déterminée et
correspondent à une 'imite de charge invariable, tandis que les seconds
peuvent varier à l'infini suivant leur mode de ponstruction (véhicules à
trois essieuxjà bogies, articulés, etc.).
ttp
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 135
est alors réduit à deux, un mécanicien et un chef de
train, tandis que pour les trains ordinaires il est au
minimum de quatre.
e .c
A la suite du décret de 1889, tous les réseaux ont 6 - H%®&fw*'i Gfcr$
eri
réalisée immédiatement, mais il n'en est de même ni
de la suppression du chauffeur, ni de la réduction du
moteur, ni de la suppression du fourgon de tête. Avec
l'organisation des services de traction en usage sur les
Alg
grands réseaux, la machine,, ]e m&fflisà&L~& le
-johauffeur forment un trio qui ne se désunit que lors-/
que l'un de ces trois éléments est obligé de suspendr
son service, et les machines ont à remorquer successi-
vement, par suite des roulements, des trains de natures
C
différentes; il en résulte que souvent la suppression du
chauffeur ne serait qu'une économie apparente. D'un
autre côté, la s^aj^^^o^^^çje^^ej^^feà^
.G
[Link]
[Link]
om
136 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
plus fortes, à mesure que la vitesse et la charge des
trains des grandes lignes augmentent. On commence
toutefois, sur certains réseaux, à se servir de
machines construites spécialement en vue des trains
légers, et qui permettent de réaliser des économies
eri
importantes de combustible en même temps qu'elles se
prêtent à la suppression du chauffeur. Certaines de
ces machines portent à l'arrière une caisse qui fait
Alg
corps avec elles et qui tient lieu de fourgon ; on a
ainsi l'avantage de réserver un emplacement pour
les bagages et les marchandises transportées en messa-
gerie, sans l'adjonction d'un véhicule spécial, et de
donner au chef de train une place commode, où il peut
C
faire ses écritures en route, tout en ayant la facilité
d'accéder, au besoin, aux organes de la machine.
L'expérience paraît toutefois indiquer qu'il y a intérêt
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 137
e .c
petites lignes et [Link] parcours, nécessité qui est
devenue aujourd'hui tout à fait impérieuse.
On peut faire rentrer dans la catégorie des trains
légers les trains-tramway s organisés depuis peu,
eri
notamment sur la Compagnie du Nord ; ce sont des
trains à petits parcours et qu'on fait arrêter non seu-
lement aux stations, mais à certains passages à
niveau. Pour remplir leur but, ces trains doivent être
Alg
, très maniables, de manière à s'arrêter et à repartir
,1 facilement; ils doivent aussi coûter peu pour qu'on
puisse les multiplier ; par ces deux motifs on leur donne
\ habituellement la composition des trains légers. M
C
§ 2. - CIRCULATION DES TRAINS.
.G
T. — RÈGLES GÉNÉRALES.
3 2 3 . — A t t r i b u t i o n s r e s p e c t i v e s d u chef d e t r a i n
ww
[Link]
[Link]
om
138 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
gare par un coup de sifflet et du chef de train par un
coup de cornet l'annonce que rien ne s'oppose à son
départ. Toutefois,,_ie mécanicien ne doit obéir au chgf,
eri
\ responsable de la sécurité de son train. Le mécanicien
doit en outre une obèisiggguMJDfâ cette
obligation s'étend ïï ailleurs à tous les agents/quel q u e
soit leur grade.
Alg
324. — signaux. — Signaux portis par les trains.
— Les trains de toutes les catégories portent la nuit,
à l'avant, au moins un feu blanc et, sur la face arrière
C
du dernier véhicule, un feu rouge. Le jour, le feu
rouge est remplacé par unnlisqûFdè même couleur, ou
simplement par la lanterne munie d'un verre rouge
.G
signal de ralentissement.
L'arrêt est commandé par la couleur rouge ; mais on
distingue les signaux d'arrêt absolu qui commandent
. l'arrêt immédiat et ne doivent pas%tre franchis, et les
s:/
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT
e .c
mécanicien, soit au moyen d'un signal fixe, formé d'une
plaque carrée, peiinljft ftp flfflmjftr rouge et blanc placée
perpendiculairement à la voie. La nuit le drapeau est
remplacé par une lanterne à verre rouge et la plaque
carrée est éclairée de deux feux rouges. A défaut de
eri
drapeau ou de lanterne à feu rouge, les agents peu-
vent commander l'arrêt, soit en élevant ]ès*~bras de
toute leur hauteur, soit en agitant vivement, le jour,
Alg
un objet quelconque, et la nuit une lanterne. On
emploie, pour compléter les signaux optiques, des pé-
tards détonnants placés sur le rail ; le mécanicien, dès
qu'il entend la détonation d'un pétard doit se rendre
maître de la vitesse de son train, de manière à pouvoir
C
s'arrêter s'il rencontre un obstacle ; il ne peut repren-
dre sa marche normale qu'après avoir parcouru un
certain espace fixé, dans chaque cas, par les règle-
.G
ments.
Le signal rond prévient le mécanicien qu'il aura à
s'arrMê, i^ii^uSfr^fefeiijfe^j^ii ^ s e c o m P o s e d'une
ww
[Link]
/
[Link]
om
140 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
JL
1 protégé.
La couleur du signal de ralentissent, est, le
e .c
Le jour, le signal est fait au moyen d'un drapeau vert,
ou d'un signal fixe peint en vert et placé perpendicu-
lairement à la voie ; la nuit, au moyen d'un feu vert.
Le signal de ralentissement indique que la vitesse ne
doit pas dépasser la limite fixée par les règlements de
eri
chaque Compagnie; cette limite est, en général, de
30 kilomètres à l'heure pour les trains de voyageurs et
de 15 kilomètres pour les trains de marchandises. Un
Alg
guidon blanc ou un feu blanc indique le point à partir
duquel le ralentissement doit cesser.
Les signaux d'arrêt ou de ralentissement sont faits
également au moyen des sémaphores, destinés à main-
tenir l'intervalle entre les trains, et dont nous parlerons
C
plus loin.
Ties signaux indicateurs sont de diverses natures ;
ffuer Tanpition' to .a^[Link]^. à an-
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 141
e .c
France, et par un arrêté du 15 novembre 1885, le
Ministre des Travaux publics a mis en vigueur un
code des signaux applicable sur tous les chemins de
fer français. Ce code a réalisé l'unité de signification
eri
des signaux ; il n'a pas réalisé complètement l'unité
des signaux eux-mêmes, car ses prescriptions sont, sur
la plupart des points, facultatives en ce qui concerne
leur emploi. Il y aurait peut-être encore un pas à faire
Alg
dans cette voie, car l'unité des signaux est d'une
grande importance dans le cas où des mécaniciens ont
à circuler sur des réseaux auxquels ils sont étrangers,
et on ne voit pas bien quel intérêt il peut y avoir, au
point de vue du progrès, à laisser aux services de
C
chemins de fer la faculté d'employer le même signal
dans des conditions différentes, ou des signaux diffé-
rents dans des circonstances identiques.
.G
[Link]
[Link]
om
142 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
assurer. D'abord, sous aucun prétexte, un train ne
oit partir enavance^^^^^^^W^^^^^^eR doit
^vltePoÇ'prenuVedeT^a^e^i route. Mais on fait
tout ce qui est possible pour regagner les retards. Le
eri
mécanicien reçoit une prime proportionnelle au
nombre des^^limm^ son
parcours ; il paie, au contraire, une amende propor-
tionnelle au nombre des minutes qu'il a perdues. Les
Alg
gares doivent abréger, si le service le permet, les
stationnements réglementaires, en cas de retard, à
moins que la prolongation de ces stationnements ne
soit obligatoire pour attendre des trains en correspon-
ance, donner aux voyageurs le temps de prendre
C
eurs repas, etc. On attend en général les trains,de
g pendant 1 o. miMteir^owKroïs, pour
.G
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 143
trains de correspondance peut jeter la perturbation
dans le service pendant plus de vingt-quatre heures.
Les retards de plus de 10 minutes pour les trains
e .c
ayant à parcourir moins de 50 kilomètres, et de plus
de 15 minutes pour les autres trains sont inscrits sur
des registres spéciaux et portés à la connaissance du
service du contrôle; celui-ci informe le Ministre de
ceux de ces retards qui concernent les trains de
eri
voyageurs.
Ejitra kfl 'EgjgjgUJ ' r o Ë r ^' mécanicien est libre de
faire varier la vitesse comme il le juge convenable s,;'
Alg
pour la conduite de son train, sous la réserve de ne
pas perdre de temps ou de regagner le plus de temps*. *
perdu possible, et softaJ^j^erve j e s Hmiifia.dfijdlfia88 ^^U
fixées pour chaque réseau ou partie de réseau. Cette '
limite varie, en général, pour les lignes principales,, r
C
entre B û y e ^ ^ ^ ^ j - O ^ t r ^ - : sur les lignes moins (**«
importantes, les règles suivies selon les déclivités et
les rayons des courbes sont très variables. L'excès-de
.G
[Link]
[Link]
om
144 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
trains qui circulent sur une ligne, dans le même sens,
sont animés de vitesses différentes d'après leurs mar-
ches réglementaires ; de plus ces marches peuvent
encore varier en cours de route selon les circonstances ;
eri
il est donc nécessaire de prendre des précautions pour
qu'un train ne vienne pas rejoindre celui qui le précède.
On peut maintenir l'espacement de deux manières : par
le temps, ou par la distance.
Alg
Espac^m^é—fm^le-^Wî^sT^-. Le maintien de
l'espacement par le temps consiste à ne laisser passer
en des points déterminés un train qui en suit un autre
\, qu'au bout d'un temps invariable, calculé de manière
à éviter la possibilité d'une rencontre dans les condi-
C
j tions normales. Partout où le block-system n'existe
| pas, les stations sont chargées de maintenir l'espacement
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 145
^Espacement par la distance. — Block-system. —
Le maintien de l'espacement des trains par le temps
est fort simple et a l'avantage de n'exiger ni appareils
e .c
ni agents spéciaux ; mais il n'offre qu'une sécurité
relative. Il est fondé, en effet, sur l'hypothèse qu'un
train suivi par un autre à l'intervalle réglementaire
n'éprouve en route ni ralentissement ni arrêt intem-
eri
pestif, ou que, si ce fait se produit, le chef de train aura
la présence d'esprit et [Link] nécessaires pour protéger
son train à l'arrière par les signaux dont nous parlerons
plus loin. Or, l'expérience prouve que ces prévisions
Alg
peuvent être déjouées. En outre, comme il n'est pas
possible de réduire l'intervalle de dix minutes sans
danger, sauf dans des cas spéciaux, il en résulte, sur
les lignes où. les trains sont nombreux, des difficultés
sérieuses pour le service. On a été ainsi conduit à
C
maintenir l'espacement des trains par la distance. Dans
ce système, la ligne est divisée en un certain nombre
.G
[Link]
[Link]
om
146 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
l'indépendance absolue des signaux et de ces appareils.
Aussi a-t-on été conduit d'abord à employer des appa-
reils spéciaux permettant d'échanger rapidement les
communications relatives au bloquage et au débloquage
dés sections, puis à enclencher ces appareils avec les
eri
f-signaux destinés à fermer et à rouvrir la voie.
1 Le maintien de l'espacement des trains par la
\ distance constitue ce qu'on appelle le block-system ; il
Alg
1 est obligatoire en Angleterre, et général en Belgique
] et en Allemagne. En France une décision ministérielle
| du 13 septembre 18801'a rendu obligatoire sur les lignes
] où, à certains moments de la journée, il passe au moins
] cinq trains à l'heure dans le même sens ; mais il est
C
i en usage sur beaucoup de sections où l'intensité du trafic
est moindre ; il est loin, cependant, d'être général.
L'application du block-system soulève des questions
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 147
que, la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée a adopté,\
à l'exemple des Compagnies Anglaises, le régime de lai
voie fermée. /
e .c
En France, les trains suivent toujours la voie de
gauche. En raison de cette règle absolue, on a pu, sur
les lignes à double voie, disposer toutes les aiguilles qui
font communiquer les voies de circulation avec les voies
eri
accessoires des gares, de telle façon que les trains les
)renjient par le talon ; on évite ainsi les accidents qui
' peuvent Tésultéi' anSne erreur dans l'orientation de
l'aiguille. Il n'est en général dérogé à cette règle que
p^nsde^x^as : dans Alg ^^^^^^^^î^&^Ê^^te
plusieurs voies pour recevoir les trains d'une même
direction, et aux bifurcations. Dans les grandes gares,
J-
où tous les trains s'arrêtent d'ailleurs presque toujours,
c'est aux aiguilleurs qu'incombe le soin de disposer les
C
voies de manière à recevoir les trains attendus, ou de
les protéger par des signaux d'arrêt si elles ne sont pas
en mesure de recevoir ces trains. Aux bifurcatioJis-. le
.G
"^"^xtesnre!^
exemple très intéressant de circulation à
contrevoie sur la Compagnie du Nord, entre Chantilly
s:/
[Link]
[Link]
om
148 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
gare de Paris a l'ordre de n'expédier aucun train,
et les gares intermédiaires ne peuvent faire aucune
manoeuvre ni toucher aux aiguilles qui doivent être
prises en pointe par les trains se dirigeant vers Paris,
jusqu'à ce que la circulation à contrevoie ait cessé et
eri
que l'avis leur en ait été donné, dans des conditions
déterminées à l'avance d'une manière très précise.
Alg
3 2 8 . — Règle*» spéciales à la voie unique. Sur
les lignes à voie unique, les trains circulent dans les
deux sens sur la même voie ; ils ne peuvent se croiser
que dans les gares qui sont à cet effet, toutes ou presque
toutes, pourvues d'une voie spéciale reliée par les deux
C
bouts à la voie de circulation, et dite voie d'ëvitement.
Pour que la sécurité soit assurée, il faut, avant tout,
qu'un train ne puisse s'engager dans l'intervalle situé
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 149
e .c
nom de pilote et sansTa présence duquel aucun train
ne peut circuler. On peut raccourcir autant qu'on le
veut les sections parcourues par chaque pilote et multi-
plier par suite le nombre des trains ; on peut, en outre,
eri
grâce au pilotage, appliquer le système de la navette
partiellement, sur un parcours donné, à tous les trains
qui passent, ce qui est impossible quand c'est le maté-
riel du train qui fait la navette. Mais, défini comme
Alg
nous venons de le dire, le pilotage offre encore un
inconvénient sérieux ; il exjjg^jouj^ojor^ ^sur^cjigque
section de pilotage, le passage alternatif de trajnjy)airs L ^p^^^m
efde"trains impairs, à moins'quelrette"section "ne soit
assez courte pour que le pilote puisse la traverser à
C
pied, c'est-à-dire qu'elle n'ait pas plus de quelques
centaines de mètres de longueur ; or ce dernier cas
.G
[Link]
[Link]
om
150 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
la section qu'après en avoir reçu de lui l'autorisation
par écrit. Le système de pilotage ainsi pratiqué permet,
théoriquement, une circulation aussi intense que possi-
ble ; mais il est assez coûteux, parce qu'il exige autant
de pilotes que de sections.
eri
Bâtonjtflgfagp— On a remarqué que le rôle du
piîoteest en fait purement passif, et qu'un objet
quelconque peut lui être substitué pourvu qu'il soit de
nature à n'être ni confondu avec un autre ni remplacé
Alg
frauduleusement. De là est né le système du bâton,
usité en Angleterre sous le nom d e ^ a j ^ v ^ ^ | _ a u ' o n
lui donne aussi quelquefois en France." Avec ce sys-
tème, un chef de gare ne peut laisser partir les trains
que s'il a le bâton entre les mains, et les mécaniciens
C
ne doivent se mettre en marche que s'ils ont eux-
mêmes vu le bâton; celui-ci est remis au mécanicien
.G
ticket st/stei
Demande de voie par le télégraphe. — Le système
ttp
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 151
du bâton, très usité en Angleterre, donne bien théori-
quement, comme nous l'avons dit, le moyen de faire
circuler un nombre quelconque de trains, mais il a
e .c
pratiquement un défaut très grave ; il ne permet les
mouvements que dans un ordre prévu à l'avance. Or, il
peut toujours arriver, et en fait, il arrive assez sou-
vent, que cet ordre doit être modifié parce qu'un des
trains marchant dans un sens est en retard, sous peine
eri
de voir ce retard se répercuter d'abord sur les trains
marchant en sens inverse, puis, par l'intermédiaire
de ceux-ci, sur ceux qui suivent le premier. Si le train
qui doit emporter le bâton est en retard, il est impos-
Alg
sible de changer son croisement avec ceux qui circu-
lent en sens inverse. Pour éviter les inconvénients crui
enrésultenLiï
f)eut être remplacée, dans certains cas, par un ordre
C
par le télégraphe que l'ordre d'entrée des trains dans
chaque section est réglé. On revient dans ce cas | 'h
.G
[Link]
[Link]
om
152 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
chargé de les recevoir est au télégraphe au moment où
on l'appelle, ce qui n'arrive pas toujours. On repro-
che, en outre, au système de la demande de voie ap-
pliquée à tous les trains, de faire perdre aux corres-
pondances relatives au mouvement le caractère de
eri
gravité qui assure leur utilité. Si l'échange des dépê-
ches relatives à la demande de voie est une formalité
banale, répétée tous les jours un certain nombre de
Alg
fois et n'apprenant aux agents que des choses qu'ils
savent parfaitement lorsqu'il s'agit de trains régu-
liers passant à l'heure réglementaire, il est fort à
craindre que ces agents ne finissent par n'y plus prê-
ter attention, et même qu'ils les remplacent par
C
l'échange de signes de convention n'offrant aucune
sécurité ; enfin, quand le télégraphe vient à être dé-
rangé, la perturbation est jetée dans le service et toute
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 153
croisement devait s'effectuer normalement ne peut
dépasser ce point que si les dépêches relatives à la
demande de voie ont été échangées et si le chef de
e .c
train en a reçu l'avis par écrit. En outre, ce train,
même s'il est express, doit s'arrêter à toutes les
stations et ne quitter chacune d'elles qu'après l'é-
change des dépêches relatives à la demande de voie
eri
jusqu'à ce qu'il ait effectivement croisé l'autre train.
Sur les lignes à très faible trafic, où il n'existe pas
de télégraphe, on fait néanmoins quelquefois des chan-
gements de croisement. Les règles appliquées dans ce
Alg
cas sur le réseau de la Sarthe, où on a étudié d'une
manière spéciale les procédés d'exploitation simplifiée,
sont les suivantes. Un des deux trains qui doivent se
croiser est tenu, en vertu d'instructions spéciales, de
céder le pas à l'autre en cas de retard. En conséquence,
C
il doit interrompre sa route, lorsque, au moment où
il devrait quitter une station, le chef de train n'a pas
la certitude de pouvoir arriver à la station suivante
.G
[Link]
[Link]
om
454 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
à SôlnÙïner les avantages de la demande de voie par le
télégraphe avec ceux du système du bâton, au moyen
du bâton électrique de Webb et Thomson. Voici sur
quel principe rb^ose-ce"système''"très "ingénieux et qui
se prête à toutes les nécessités d'un service intense.
eri
t^ Supposons deux stations A et B qui peuvent n'être
f \ pas consécutives, mais entre lesquelles le service ne
comporte aucun croisement de trains. Vingt bâtons
Alg
sont affectés à la circulation entre A et B'; chacune
de ces stations renferme en outre un appareil spécial,
appelé magasin et destiné à recevoir les bâtons quand
ils ne sont pas en circulation. Les magasins sont reliés
entre eux par une communication èlëctrfqué"3îspSsëe
C
p i e telle sorte que l'on ne peut retirer un bâton de l'un
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 155
and ticket system.' Dans ce cas, les tickets sont con-
tenus dans une boîte fixée au bâton lui-même, et dont
le couvercle ne peut être refermé, après avoir été
e .c
ouvert, que si tous les tickets ont été remis en place ;
le couvercle est d'ailleurs disposé de manière à empê-
cher, tant qu'il est ouvert, la réintégration du bâton
dans l'un ou l'autre des deux magasins destinés à le
recevoir. Lorsqu'on doit expédier plusieurs trains
eri
dans le même sens, sans attendre l'arrivée du premier
de ces trains au poste suivant, on ouvre la boîte du
bâton et on délivre un ticket à chacun des mécani-
Alg
ciens qui doivent précéder celui qui porte cet instru-
ment ; à l'arrivée du bâton les tickets rendus par les
mécaniciens sont réintégrés dans la boîte, dont le cou-
vercle peut alors être fermé, et le bâton est remis en
place dans le magasin, à 0<X «
C
Block-system à voie unique. — Les différents sys-
t è m ê s q u e n o ^ ^ v e ^ S s ^ a ^ f f l a ^ u e r ont pour objet
d'éviter les collisions par l'avant c'est-à-dire la ren-
.G
[Link]
[Link]
om
156 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
solidarité entre les deux directions rend obligatoire,
sur la voie unique, le régime de la voie fermée, puis-
qu'on ne doit pouvoir ouvrir à la fois qu'une direc-
tion, et que, lorsque la section est libre, les trains
doivent pouvoir y pénétrer indifféremment par l'une
eri
ou l'autre de ses extrémités. L'intervalle compris
entre deux points de croisement consécutifs peut être
divisé en plusieurs sections, et il l'est presque toujours,
Alg
car c'est cette division qui est la principale raison
d'être du block-system ; mais, entre les points de
croisement, les appareils qui s'adressent à la direction
opposée à celle que suit un train ne peuvent donner la
voie libre que lorsque ce train est sorti de la dernière
C
section.
Cloches ^electriaues. — Malgré toutes les précau-
tionsTîTpeut se taire et il est arrivé un certain nonibre
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 157
j^eg^mrlêTtrains ne irèeuleflfe^ J
*"lôlïr^as«f*ïetégé^"p^^
^-Hbe^MOêT^clôcEes électriques telles quelles sont
e .c
appliquées en France sur les lignes à voie unique* est
celui-ci:
1° Annoncer de la gare de départ ou de passage à la *-s.
gare destinataire et sur les points de la section à ,H
parcourir où se trouvent habituellement des agents, le
eri
départ et le passage de chaque train par une sonnerie
bruyante, de telle façon que cette sonnerie soit enten-
due, non seulement des chefs de gare mais des agents
qui peuvent être présents dans les gares ou sur la voie,
Alg
et que l'expédition d'un train envoyé à tort puisse être
reconnue par le plus grand nombre possible de person-
nes ;
2° Donner aux agents des gares, des trains et de la
C
voie le moyen d'envoyer le long de la ligne un signal
d'arrêt général permettant aux agents de la voie
d'arrêter les trains en route.
.G
[Link]
[Link]
om
158 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
et de ceux qui se trouvent le long de la voie, dans le
voisinage des cloches.
Au début de l'emploi des cloches, on a voulu les
faire servir de signal de correspondance pour les
principales communications que les agents des trains
eri
ou de la voie peuvent avoir à faire aux gares (demande
de machines de secours, annonce de wagons en dérive,
etc.); c'était, à notre avis, m^ejxejyy^ Les divers
signaux envoyés par les clocles ne peuvent être
Alg
différenciés que par le nombre et le rythme des coups ;
pour qu'ils soient bien compris et appliqués sans
hésitation par des agents aussi nombreux et aussi peu
instruits que la majorité.de ceux auxquels ils s'adres-
sent, il faut qu'ils se réduisent au plus petit nombre
C
possible de communications à échanger, telles que '
l'annonce d'un train pair, l'annonce d'un train impair,
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 159
e .c
cloches en les disposant de façon à donner en perma-f
nence par un signal très apparent l'indication de la;
voie libre ou occupée ; un appareil inventé par M. l'In-
génieur en chef Metzger et qui remplit ce but d'une
eri
manière très simple, est employé sur certaines sections
du réseau de l'État.
Les cloches électriques sont surtout en usage en
France, sur les lignes à voie unique ; mais elles peuvent
Alg
aussi être employées sur les lignes à double voie, comme
cela se fait habituellement en Allemagne.
des s
&eJ§£^aj^
maître ?ain, afin qu'ils soient en
/w
-T
s:/
Fig. 358.
ttp
[Link]
[Link]
om
160 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
à distance la fermeture des signaux d'arrêt. Sur cer-
tains réseaux, les signaux sont maintenus normalement
fermés dans les trois directions ; chacun d'eux n'est
ouvert que lorsqu'un train se présente ou qu'il est
eri
annoncé. Sur d'autres réseaux, notamment ceux de
l'Ouest et du Midi, on laisse normalement ouverts les
signaux qui s'adressent aux trains de l'une des bran-
ches, et on ne les ferme que lorsqu'un train est annoncé
Alg
sur l'autre branche ; par surcroît de précaution, les
trains de cette dernière qui se dirigent vers le tronc
commun sont astreints à s'arrêter, dans tous les cas,
avant d'avoir atteint la bifurcation, et la voie ne leur
est ouverte qu'après cet arrêt. Les appareils de voie et
C
les signaux des bifurcations sont presque toujours
enclenchés de manière à rendre impossibles les manoeu-
.G
jJt^X
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 161
arriver, en effet,- qu'au moment où l'agent chargé de
manœuvrer les signaux ferme ceux qui s'adressent à
une des branches, un train circulant sur celle-ci ait
e .c
déjà franchi le signal rond ; le mécanicien ignore alors
qu'il va trouver le signal d'arrêt fermé, et, s'il ne se
rend pas néanmoins maître de la vitesse de son train, il
peut être impuissant à l'arrêter avant la bifurcation.
Lorsque la distance à laquelle les trains peuvent être
eri
vus n'est pas suffisante, il faut, pour éviter ce darder,
ou bien que l ' a i g u i l l e u r j o ^ Ï Ï ^ S W W T ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^
trains, au~môyën d'ap^r^yelectriques, par le poste
Alg
ou la gare qui précède mimèïiateîne^ria bifurcation
clans chaque direction, ou bjejijque le^p^ssjigejde ces
trains au droil^u^signalj*^^^
soit signalé par des aj^rej^jvjgr^sse^rs spéciaux, ou
effiSïTqu'il soit astreint à laisser s'écouler un temps
C
déterminé à l'avance entre la fermeture des signaux
qui s'adressent à une des branches et l'ouverture de
ceux qui s'adressent à la branche convergente.
.G
[Link]
[Link]
om
162 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
des prescriptions très précises inscrites dans les règle-
ments ; mais c'est au mécanicien seul, avec le concours
des agents de la voie et des agents du train, qu'in-
combe le soin de remettre le matériel en état de cir-
culer, en cas de déraillement ou d'avarie.
eri
Protection des trains. — La première chose à faire,
loiÉ^u^uiii'^^WflfffgSI! arrête en pleine voie, c'est de le
couvrir, c'est-à-dire d'envoyer un agent faire le signal
'î r arf§! r â tout train ou machine qui se présenterait.
Alg
S'il s'agit d'une ligne à double voie, il suffit de le couvrir
en arrière, puisqu'il ne peut survenir de train que dans
ce sens. S'il s'agit d'une ligne à simple voie, on peut
encore, à la rigueur, se dispenser dé couvrir le train à
C
l'avant puisque la gare qui l'attend ne doit pas en
expédier un autre en sens inverse sans l'avoir reçu ;
mais souvent on préfère appliquer de principe absolu
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 163
ou, s'il n'en a pas, va lui-même faire les signaux en
avant, après avoir pris les précautions nécessaires pour
que sa machine reste immobile et que la pression ne
e .c
monte pas. Avec le block-system absolu on peut se
dispenser de couvrir les trains arrêtés.
L'obligation de couvrir les trains entraîne, la plupart J
du temps, comme conséquence, Tanandon en route du |
eri
serre-lrem d arrière, car celui-ci nejoeut reioindre son
poste avant que le train reprenne sa marche, a moins
qu'il n'ait trouvé un agent de la voie pour le suppléer ;
on est alors obligé de le remplacer par un agent de la ^
Alg
première gare rencontrée, et il en résulte une pertur- / / _ * ^
bation dans le service. On évite cet inconvé[Link]^^*^ Ji
points où les arrêts des trains sont frequents_a.[Link] duît
de signaux fe , corn-
me nous le verrons plus loin, aux abords des gares~êt
C
stations, sont, en général, à une distance de l'entrée de
la gare ou de la station suffisante pour protéger non
.G
[Link]
[Link]
om
164 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
pris une allure suffisamment rapide.
ifij&rt^ ^ti'TfiffitiÔhiHiPwtiTailliiajrirfitAfc^1" les mesures nécessaires
prises pour le couvrir, le premier devoir du mécanicien
et^du chef de trainJ est ^ ^ J ^ ° j P ^ J i ; r e s ' ^ l e u r e:
eri
possibîelîe le mettre, avec leurs seules ressources, en
état de repartir, en enlevant les obstacles qui peuvent
se trouver sur la voie, en faisant à la machine les
ttîmS^mLMssSSaSûXS» ou m^matt&[Link] les
Alg
véhicules déraillés ; la machine porte à cet effet un
outillage spécial, crics, vérins, marteaux, burins, etc.
Dans le cas où ils jugent cela possible, ils font le néces-
saire sans autre secours que celui des agents de la voie
ou de ceux des trains qui peuvent survenir par der-
C
rière.
.Si le train est arrêté par manque d'eau ou par défaut
*f
de puissance de la machine, le chef de train peut
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 165
e .c
sur la proposition de la Compagnie. En général, des
machines de secours se trouvent dans tous les dépôts
ou réserves ; leur espacement varie de 40 à 120 kilo-
mètres. La machine de secours peut ecrê""ùne màcMnè
quelconque et être occupée dans les gares à faire des
eri
manœuvres; il suffit qu'elle soit toujours prête à par-
tir à un moment quelconque. Lorsque cela est utile,
elle emmène avec elle un wagon spécial dit wagon, de
secours, qui porte l'outillage nécessaire pour remet-
Alg
tre sur la voie les machines et wagons déraillés dans
le cas où l'outillage propre du train ne suffirait pas.
La circulation des machines de secours est soumise ^ s
à des règles minutieuses, détaillées dans les règlements, ^
C
notamment pour éviter le danger de collision avec le
train à secourir ; à cet effet, le secours doit être envoyé
normalement par Varrière, c'est-à-dire en suivant,
.G
[Link]
[Link]
om
166 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XYI
e .c
détachés comme un train en détresse ; il y a toutefois,
alors, sur les lignes à déclivités prononcées, des pré-
cautions spéciales à prendre, parce que ces véhicules
peuvent, s'ils se trouvent sur une rampe dans le sens
de la marche du train, partir seuls en dérive en sens
eri
contraire. Les freins doivent être en nombre suffisant
pour éviter ce danger; mais ils peuvent n'être pas
serrés en temps utile et il faut que les précautions
Alg
nécessaires puissent être prises.
Enfin, une des mesures prévues par les règlements
sur les lignes à double voie, dans le cas d'encombre-
ment accidentel d'une des voies, est la circulation
temporaire sur voie unique au moyen d'un pilotage.
C
On suit alors, dans la section où une des voies est
supprimée, les règles dont nous avons parlé précédem-
ment.
.G
[Link]
/
[Link]
"o'/V (W
om
MOUVEMENT 167
identiques : nous nous servirons habituellement dans
ce qui va suivre du mot « gare » pour désigner indiffé-
remment les unes et les autres.
e .c
Le rôle des gares au point de vue du mouvement
comprend kj^eatioa^
les malâœmTeir^^
Qnôirsoit en ûounie voie ou en voie uniau
eri
gare ne doit recevoir un train que 'si elles'dispose d'une
voie libre à cet effet, et ne doit Y expédier „ou le laisser
passer, quand d'après sa marche il ne doit pas s'arrêter,
que si elle sait la voie libre et si l'espacement par le
train précédent.
Alg
temps ou par la distance est assuré entre ce train et le
[Link]
[Link]
om
168 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
^ \ j tiôhs de sécurité relatives^àJa_j3iarche__4es trains ,j?st
i/ pourvue, en outre des signaux avancés dont il a déjà été
ts^i Ir ?f^]jfi l "^^"j^î^^SStf^^ 0 u r pouvoiréchangeravecies
* garesvoisïneTTêT^inimunications nécessaires. A la
eri
rigueur, sur les lignes à double voie, le télégraphe
pourrait ne pas exister ; mais il existe toujours parce
que leur importance justifie son établissement ; sur les
lignes à simple voie, à moins qu'on n'emploie le système
Alg
du bâton d'une manière absolue et même avec ce
système en cas de retard prolongé, le télégraphe est
indispensable et la sécurité de la circulation des trains
repose en grande partie sur son emploi. Toutefois sur
les tramways, où la vitesse de marche est réduite et le
C
nombre de trains peu considérable, on se dispense
quelquefois de l'établir ; les changements de croise-
.G
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT •/£, 169
v
précis de dépèches optiques èt que le bruit qui se fait
dans les gares n'empêche souvent les agents d'entendre
exactement les communications qui leur sont faites.
e .c
Le téléphone est employé sur certaines lignes, notam-
ment par la Société des chemins de fer économiques.'
Le télégraphe usité universellement au début était le
télégraphe àu cadran : son .grand avantage est qu'il suffit
eri
de cinq minutes d'apprentissage pour s'en servir. On
^1^LK<Ë^w?ÀÏSI!?r,J.-^ *e MPTMqui exige un apprend
t i " s ^ ^ ^ u r s a m a n ^ S T o ^ ™ m a i s qui est d'un fonc-
tionnement plus sûr et qui, surtout, a le très grand
avantage d'écrire les dépêches.
Alg
Indépendamment du maintien de l'espacement des
trains et des communications à échanger au sujet des
croisements de trains, des demandes de machines de
secours, etc., dont nous avons déjà parlé, les gares ont
C
une autre mission : c'est de prendre les mesures néces-
saires pour assurer, autant que possible, la régularité
.G
[Link]
[Link]
om
170 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
Les changements dewi|^[Link] changements de
cr^kemenLdo^t^uj^v^^^^^^^^^^^^^^^^fii-
sent pour assurer la circulation des tramsïïanfT^s
conditions normales; mais ils deviennent insuffisants
eri
lojMu.u^ti^ain subit un arrêtprolonge^mr ex^aipie
'ftar'SïïHe^ei^^^^^^^neme^tretcTlTserait inad-
missible, en effet, que la circulation fût interrompue
sur toute une ligne parce qu'un point de la voie est
Alg
obstrué ; en outre on serait ainsi amené à faire circuler
des trains plusieurs heures après l'heure réglementaire
tjla confusion qui en résulterait rendrait possibles de
uveaux accidents. En pareil cas, on prend les deux
mesures suivantes. Loj^oVuji^traln-.^,,MM_,un trQP-.
C
• (rgrand Tfflfiyjjjj, o,n l'arrête etjon lesuSimeXrpa^rl^lu
.G
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 171
e .c
tain nombre des trains restés en route, à la condi-
tion, bien entendu, que ceux-ci seront supprimés dans
tous les cas à partir du point où ils ont été rempla-
cés. Grâce à ces mesures on peut, mei
^ruption prolongée d ^ assurer le service
eri
de part eV'ïï'autreau point où elle est interrompue et
la rétablir immédiatement, dans des conditions norma-
les, dès que l'interruption cesse. • Mais celle-ci peut
durer longtemps, plusieurs jours quelquefois, et il faut
Alg
pouvoir faire passer au moins les voyageurs et leurs
bagages. Dans ce cas, on.établit un transbordement,
c'est-à-dire qu'on fait passer à pied les voyageurs et
qu'on porte leurs bagages à dos d'homme-, pour leur
faire franchir la partie où la voie est coupée ou obstruée
C
et qui généralement est très courte ; on peut ainsi
assurer le service d'un bout à l'autre de la ligne. Il y a
.G
délégué à cet effet, qui est en général le chef d'une des ^ *&
;
gares extrêmes, et qui porte le titre gagent spèaiqlde ~~
la voie unique. C'est également l'agent spécial (ETla
voie unique qui a seul qualité pour décider la mise en
marche de trains facultatifs ou de trains spéciaux.
ps
htt
[Link]
[Link]
om
172 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
ou en distrairedes wag^ÏÏlfêtc. Dans les grandes gares,
lies manœuvres sont faites au moyen de machines
spécialement affectées à cet usage; ce sont le plus
souvent des machines ordinaires qu'on affecte pendant
eri
un certain nombre d'heures aux manœuvres de gares.
Dans les petites gares ce sont les machines des trains
qui, au passage, font les manœuvres nécessaires pour
laisser des wagons ou en prendre.
Alg
On voit, par ce qui précède, que la sécurité du mou-
vement des trains dépend en grande partie de l'exé-
iition des mesures dont les gares sont chargées ; il im-
£ Ot**-porte donc qu'aucune confusion ne soit possible dans
les attributions des agents chargés de les appliquer,
C
et, en même temps, que ceux à qui en incombe la res-
onsabilité soient en permanence à leur poste. C'est
.G
^ yUA^
%*AuU^ ^ ^
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 173
service doit être interrompu efface ses siffn^jjx, ftft*-—
son télégraphe hors circuit* etaEBtTa communication
entre ies nis de transmission des crTOÎJ(MJ*iSïeeFriffufiSL
e .c
qui aboutissent à sa gare, s'il y a des cloches, et cade-
nasse ses aiguilles dans la position convenable pour don-
ner passage aux trains; la gare nexiste plus alors au
pointdeviuied^ de détresse
d'un train, le chef de gare peut, sur la demande du chef
eri
de train, rétablir la communication pour demander
le secours.
Inversement, on est quelquefois amené à créer e:
Alg
pleine voie, notamment à des bifurcations, des gare
ou postes de mouvement, c'est-à-dire à y placer un agen
avec un télégraphe et des signaux. Ce poste mtervien
alors dans le mouvement comme une gare ordinaire.
Indépendamment des gares, if "existe sur 'quelques
C
lignes des points où s'arrêtent normalement certains
trains pour déposer ou prendre des voyageurs, et pour
lesquels, quoiqu'ils ne soient pas protégés par des
.G
[Link]
[Link]
om
174 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
•chef, des agents de sêcurkê.
3 3 3 . — Système américain. — E n Amérique,, le
rôle des gares est encoa^jûapindre. ToùsTes mouvements
sont commandés au moyen du télégraphe, dans chaque
eri
section, par un agent supérieur nommé train dispatcher
qui fait partir les trains, les arrête, les fait croiser, les
gare, etc. Les chefs de gare n'ont autre chose à faire
que d'aviser le dispatcher de service des trains quiJLra-
Alg
versent leurgare et de l'heure de leur passage, et de
transmettre aux chefs de tFàT^rei^Hr^a5irdispâtchêr
ÎTlTyirp^ y ajies trains gé-
,guliers fétides trains spéciaux qui sont généralement
des iraW de marchandises lancés par lé dispatcher
C
selon les besoins. Enfin le dispatcher, pour l'ordre de
circulation des trains, doit se régler d'après le droit
.G
[Link]
[Link]
om
•* MOUVEMENT
MOUVEMENT .. >
» 175
III. — BLOCK-SYSTEM.
e .c
3 3 4 . — 9Iode« d'emploi du block-system. — Ainsi
qiie nous l'avons dit précédemment1 le principe du block-
system est le maintien de P^j^cenys^d^trc^^^îi
laJ<MMaM£&~^in^ On peut appliquer ce
eri
principe de différentes manières. La plus rigoureuse,
eten ûiême temps la plus sûre, consiste dans l'interdic-
tion absolue aux trains de pénétrer dans une section
déjà occupée ; c'est 1P. [Link] nhunht. CoW* dont l'em-
Alg
ploi est, eh apparence au moins, le plus facile, mais qui
offre le moins de garanties, consiste à considérer le si-
gnal placé à l'entrée de chaque section, lorsqu'il est
fermé, comme ayant seulement pour objet d'avertir le
mécanicien du train qui le franchit de la présence d'un
C
autre train à une distance inférieure à la longueur de
la,section. C'est le systèmej^^tt&sa^Entre ces deux
applications extrêmes du principe du cantonnement,
.G
[Link]
[Link]
om
176 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
soit par suite du dérangement des appareils, pour que
ceux qui le suivent s'échelonnent derrière lui chacun
dans une sectio^(|,j,||§renf.p. etjnterceptent ainsi la cir-
cula^njusqu'à une distance parfois considérable. C'est
l a c r a n ï t e de cette interruption de la circulation en
eri
amont du point bloqué qui a conduit au système per-
missif ; mais les garanties que donne celui-ci sont
insuffisantes. Si, lorsqu'il pénètre dans une section blo-
Alg
quée, un mécanicien était certain de rencontrer devant.,
lui un obstacle, un simple avertissement pourrait
suffire pour l'obliger à marcher avec prudence, car
dans ce cas, s'il n'observait pas les précautions régle-
mentaires, il courrait à une catastrophe certaine. Mais
C
il n'en est pas ainsi ; les plus grandes chances sont pour
que, s'il y a un autre train engagé dans la section, t il
soit sur le point d'en sortir, ou simplement pour que
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 177
e .c
est-il aujourd'hui à peu près universellement con-
""Ee^système comÈ&ù^d^ffpe^ •
Toutefois, pour que"celles-ci soient efficaces, il faut
eri
que l'entrée dans la section bloquée soit subordonnée
àune^u^ojr^satio^j^n^ du signaleur; cette autorisa-
tion n'est donnée en général,qu'après un stationnement
suffisamment prolongé pour permettre au train qui
Alg
occupe la section, s'il est seulement en retard, d'en
sortir avant que le suivant n'y pénètre. L'ordre écrit
n'a pas seulement pour objet d'engager d'une ma-
nière indiscutable la responsabilité du mécanicien ; il
est aussi la constatation de la fermeture de la section
C
dans laquelle celui-ci va pénétrer. Cette constatation
est indispensable lorsque, comme cela a lieu le plus
fréquemment, la limite des sections est dans une gare
.G
[Link]
[Link]
om
178 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
d'une section que lorsque le train engagé dans celle-ci
ne peut en sortir pour une raison quelconque ; dans
ce cas, il importes assez peu, au moins pour la circula-
tion générale, que\les trains restent échelonnés dans
eri
les sections précédentes ou qu'ils viennent s'accumuler
dans le voisinage du point où la voie est interceptée,
car il faudra que leur espacement soit rétabli à partir
de celui-ci. On peut, en outre, comme nous l'indique-
Alg
rons plus loin, atténuer cet inconvénient au moyen
d'un double système de signaux qui permet de rendre
la voie libre derrière un train en attente. L'exemple
de l'Angleterre, où le block-system absolu est d'un
emploi général, démontre d'une manière irréfutable
C
que, contrairement à une opinion assez répandue, ce
cantonnement est compatible avec l'exploitation des
lignes les plus chargées.
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 179
e .c
les postes au moins entre les gares, permettent encore
l'échange des communications nécessaires pour assu-
rer le maintien de l'espacement des trains ; la marche
de ceux-ci peut être retardée \NL faute d'appareils
eri
de correspondance aux postes quilèsimiitent, certaines
sections se trouvent réunies, mais elle\n'est pas inter-
rompue, et, en tenant compte du surcroît de précautions
que les règlements prévoient toujours pour les cas
Alg
exceptionnels, la sécurité est encore assurée dans de
très bonnes conditions. Si, pour un motif quelconque,
les appareils de correspondance ne peuvent suppléer
aux appareils ordinaires de block-system, celui-ci est
alors supprimé purement et simplement et on ne sau-
C
rait s'entourer de trop de garanties (avis écrits de la
suppression du block-system donnés aux mécaniciens,
.G
[Link]
[Link]
om
\ 180 QUATRIEME PARTIE. — CttAPITRÈ XVÎ
e .c
se présente. La ligne est donc interceptéejar une série
(Le^ignaux s'ojwraB^^ donner pas-
sage. aux__trains, mais dont chacW^e^guT^ouiHr, -
que s'il est séparé^ïï~dèTnîer~train quij'a franchi par •
eri
un autre_signal^érmé. lorsqu'on'applique d'une ma- /
nière rigoureuse le système des sections fermées, cha^
que signal reste normalement non seulement fermé, Y
mais verrouillé; c'est au moment où un train est \
Alg
annoncé, lorsqu'il ne doit\pas stationner devant le /
poste, ou, en cas contraire, auxmoment où il va partir, (
que chaque signaleur demanda au poste suivant le ;
déverrouillage de son signal. Ce système offre plusieurs
avantages ; OjobligBjesagei^
C
dans la manœuvre des signaux, et il ne permet pas
qu'une section soit occupée sans que le poste d'aval en
ait donné Taùtônsâtiôn^âu moment même~ôû"un train
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 181
e .c
une fois fermé reste bloqué automatiquement jusqu'à
ce que le train soitxpassé sur une pédale électrique
placée à la sortie de la "section correspondante. On ob-
jecte également quelquefois^ au principe du verrouillage
eri
permanent la perte de tenrps qu'exige l'échange des
communications nécessaires à la demande de voie et
au déverrouillage. Cette objection n'est pas fondée ;
avec des appareils bien disposés, l'échange des commu-
Alg
nications nécessaires à l'annonce dè\ train, le déver-
rouillage et la manœuvre du levier n'exigent pas en tout
trente secondes, c'est-à-dire le sixième de l'intervalle
le plus rapproché qu'on puisse admettre pour deux
trains consécutifs '. Lorsque les sections ont une lon-
C
gueur suffisante, la demande de déverrouillage n'est
I. Nous avons nous-même constaté à deux postes différents aux
.G
teur
Deux coups de sonnerie
Cela représente en tout seize mouvements dont chacun n'exige pas
une seconde lorsqu'il est effectué avec précision.
ttp
[Link]
[Link]
om
1&2 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
minute avant son départ du point de stationnement ;
lorsque les sections sont courtes, les trains sont annon-
cés en avant, x|e poste à poste, de telle façon que le
déverrouillage puisse être fait en temps utile.
eri
Indépendamment des objections auxquelles a donné
lieu le verrouillage permanent, Xajjplication au blpck--
system du principe dèXla__voiê- fermée aétjLcxitiquée
comme exigeant à chaque poste la présence constante
Alg
d'un agent. Il est, en effet, nécessaire que le signaleur
se trouve auprès de son appareil un certain temps avant
le passage de chaque train pour pouvoir ouvrir la voie
à celui-ci lorsqu'il se présente ; avec le régime de la voie
ouverte, au contraire, la manœuvre d'ouverture des
C
signaux peut être faite à un moment quelconque dès
l'instant qu'ils sont déverrouillés, et même, avec les
appareils Lartigue, elle se produit automatiquement à
.G
[Link]
[Link]
\
om
\ MOUVEMENT 183
e .c
336. — Position de* signaux. — On place générale-
ment en France les signaux qui s'adressent aux deux
directions sur un même m4t sémaphorique disposé au
eri
milieu de la gare, et au pied duquel sont placées les
boîtes qui renferment les appareils et les manivelles de
manœuvre. Ce système très simple n'est pas sans
inconvénients ; non seulement les ^mécaniciens sont
Alg
obligés, pour amener les trains à quai ob\au garage de
dépasser le sémaphore, mais, au moment a \ départ, ils
doivent regarder derrière eux pour constater que le
bras correspondant à la section sur laquelle ils vont
s'engager est ouvert ; l'efficacité d'un signal est cer-
C
tainement moindre, dans ces conditions, que s'il se
présentait en face du mécanicien. En outre, pendant le
stationnement, la section amont n'est en général pas'
.G
[Link]
[Link]
om
184/ QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
gnie Paris-L^on-Méditerranée a adopté, sur certaines
parties de son\réseau, à l'exemple des chemins de fer
anglais, un système qui consiste à employer dans
chaque gare deux signaux d'arrêt, qui sont alors placés
eri
l'un à l'entrée, l'autre à la sortie de la gare. La section
qui précède celle-ci ne peut être débloquée qu'après la
fermeture du signal d'entrée ; le signal de sortie ne
peut être ouvert que si la section en tête de laquelle il
Alg
se trouve est bloquée par le poste suivant.
Avec le block-system absolu, qui, comme nous
l'avons dit, est exclusivement employé aujourd'hui,
tout train qui rencontre un signal fermé doit s'arrêter
devant celui-ci ; on ne peut compter avec certitude sur
C
un arrêt dans ces conditions que si le mécanicien est en
mesure, à une distance suffisante, de se rendre maître
.G
[Link]
[Link]
om
x MOUVEMENT 185
e .c
puissent être ouverts tous deux en même temps.
eri
Or, en général, il n'en est pas ainsi. Pour que la
circulation des trains les plus rapides' soit possible dans
des conditions normales, il faut qu'ils dépassent les
Alg
trains à marche lente qui se trouvent devant eux. On
obtient ce résultat en garant ces derniers chaque fois
qu'ils sont sur le point d'être rejoints ; on les fait repar- \
tir après qu'ils ont été dépassés. Au_ point de vue du j
block-system, un train disparait lorsqu'il quitte la ligne I
C
pour "se garer ; il vient s'intercaler entre ceux q u i /
circulent déjà, lorsqu'il rentre sur la ligne en sortant
d'un garage. Dans l'un et dans l'autre' "cas,' il yardes
.G
[Link]
[Link]
om
186 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
de chaque section reste dépendant du signal d'entrée
de la section suivante, mais un commutateur spécial
permet aux postes de garage ou de bifurcation de sup-
primer cette dépendance lorsque cela est nécessaire.
Le block-system peut donc n'être coupé que lorsqu'un
eri
train vient de disparaître de la circulation. On aug-
mente les garanties qu'offre la substitution à la cou-
pure pure et simple de la coupure facultative, en met-
tant la clef du commutateur entre les mains d'un agent
Alg
(en général le chef de gare) qui ne doit intervenir
dans la manoeuvre que pour permettre le garage des
trains ; on évite ainsi que le signaleur, par oubli ou
par négligence, laisse le block coupé en permanence.
Lorsqu'on maintient la coupure permanente, on peut
C
augmenter les garanties de sécurité par l'emploi de
doubles signaux dans [Link] de dépassement ; l'indé-
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 187
train devant ce poste ait été constaté ; mais les erreurs
de cette nature sont peu à craindre avec un personnel
-attentif et bien discipliné.
e .c
Avec le régime de la voie fermée, il n'est plus nécesV
saire de supprimer la dépendance des appareils pour
pouvoir garer les trains, à moins que, comme cela a
lieu dans le système de la Compagnie Paris-Lyon-Mé-
eri
diterranée, le signal d'entrée d'une section ne puisse
être ouvert deux fois de suite, sans que, dans l'inter-
valle, le signal de sortie ait été ouvert puis refermé ;
ce dernier ne peut alors, en effet, servir de signal d'en-
Alg
trée à la section suivante dans le cas où le train, pour
le passage duquel il a été ouvert, doit disparaître de la
circulation aussitôt après l'avoir dépassé1.
Un train garé, qui rentre sur la ligne pour s'inter-
caler entre ceux qui circulent déjà, ne doit pouvoir y
C
pénétrer que si la section dans laquelle il entre est
ouverte ; le signal placé en tête de celle-ci l'indique au
chef de gare qui donne l'ordre de départ au mécani-
.G
cien.
La couverture des trains qui sortent d'un garage
est assimilable à celle des trains qui s'engagent sur la
ww
[Link]
[Link]
om
188 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
^ es signaux du block-system sont indépen-
S^îs^isiffnaux des gares ; c est en effet ce
amja H e u ^ ^ ^ u ^ ^ ^ ^ K ^ ' T r a n c e . Dans
ces conditions, le blocK^s^feian^'pouT but V
eri
unique le maintien de l'espacement des I
.g trains, en circulation ; les manœuvres et, \
IS
même}»la plupart du temps, les stationne-i \
ments sont couverts par des signaux spé-^*l
Alg
ciaux. Maiscette indépeHanfie, iffist niil->^
lenient nécessaire ; en Angleterre, Jous les
m<juvements quels qu^iis soient, sur la
voie princîpâTê7^êTolïrTP^n^£2^MX
s|
-si dû^fôéttflïëiaS^eu^
C
dentelle jagojn^ujjj^^euvent couvrir les
maïufâuvres^tie^s^^ sans que
.G
1 || staWm#^na/(signaldedépart)quimarque
| ! l'entrée de la section du block située au
°Fig. 359. delà de la gare. Dans les gares importantes
ttp
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 189
e .c
ou de garage est\pourvue d'un starting signal. Enfin,
dans certains cas, le starting signal peut être dou-
blé par un advanced starting signal (signal de départ
avancé), situé de telle façon qu'un train puisse station-
ner ou manoeuvrer entre le premier et le second. Ces
eri
différents signaux sont manœuvres dans les conditions
suivantes : Si la section qui suit la gare n'est pas blo-
quée, les trois signaux, advanced, home, starting et,
s'il y en a un, l'advanced starting, peuvent être ouverts
Alg
simultanément ; si au contraire cette section est blo-
quée, les signaux restent fermés ; mais le home signal
peut être ouvert pour donner passage à un train, après
qu'il a marqué l'arrêt, de manière à lui permettre de
venir se placer au point de stationnement ; le home
C
signal est, dans ce cas, immédiatement refermé pour
couvrir le train ; celui-ci ne peut repartir que lorsque
.G
[Link]
[Link]
om
190 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
pas libre.
eri
/ programme auquel il doit satisfaire. Il y a aujourd'hui,
sur le continent, une tendance marquée à rendre, à
l'imitation "de l'Angleterre, son application de plus en
Alg
plusrrigMrëaMf il n'est pas douteux, que sur les lignes
l à trafic intense, cette rigueur n'augmente les garanties
cle sécurité, et on peut ajouter que, loin d'entraver la
circulation, elle ne fait alors que la rendre plus facile
grâce à la précision des mouvements ; mais, dans cette
C
question, comme dans beaucoup d'autres, le progrès
consiste, non dans la généralisation de l'emploi d'une
formule, si parfaite'qu'elle soit, mais dans l'adaptation,
.G
[Link]
[Link] /
om
MOUVEMENT 191
e .c
à celui que nous avons déjà examiné à propos des
dépassements de trains ; en considérant, en effet, comme
ligne principale, la branche sur laquelle est établi le
cantonnement, les trains qui quittent le tronc commun
pour s'engager sur l'autre branche disparaissent de la
eri
circulation, dans les mêmes conditions que s'ils se
garaient ; les trains qui suivent le chemin inverso
viennent s'intercaler, à partir de la bifurcation, entre
Alg
ceux qui circulent déjà sur la ligne principale, comme
s'ils sortaient d'un garage.
Dans le cas où les deux lignes qui se réunissent sont
toutes deux pourvues du block-system, on peut, comme
cela se fait sur certains réseaux anglais, interrompre
C
le block à la bifurcation, dont le poste est alors considéré
comme terminus par rapport à chaque direction amont
et comme tête de ligne par rapport à chaque direction
.G
[Link]
[Link]
om
192 QUATRIÈME PARTIE- — CHAPITRE XVI
e .c
La marche des trains, sur chaque ligne, est déterminée
par un tableau dont l'étude est très importante et très
délicate.
Il faut faire dépasser les trains les plus lents par les
eri
plus rapides, ménager en voie unique les croisements
dans les gares, assurer l'arrivée aux différents points à
des heures convenables, enfin, autant que possible,
mettre en correspondance les trains des diverses direc-
Alg
tions qui aboutissent à une même gare. Cette dernière
condition est très difficile à réaliser complètement, parce
que, sauf de rares exceptions, chaque ligne doit assurer
des correspondances à ses deux extrémités et souvent
même en certains points de son parcours où elle croise
C
d'autres lignes.
L'étude de la marche des trains se fait au moyen de
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 193
e .c
eri
C Alg
.G
ww
fiiJiiiini^ifflilili
/w
"FPIÏÏ *£S
s:/
Fig. 360.
ttp
[Link]
[Link]
om
194 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
connaître la position virtuelle du train à un moment
quelconque de son parcours, en supposant que sa vitesse
soit uniforme. Les stationnements sont représentés,
pour chaque arrêt, par la distance horizontale des points
correspondant à l'arrivée et au départ mesurés à l'é-
eri
chelle des abscisses. La ligne brisée qui représente, pour
un même train, les stationnements et les parcours
entre les gares donne la marche de ce train. On peut
Alg
d'ailleurs, selon que Ton part du haut ou du bas du
tableau, représenter des trains marchant dans les deux
sens ; les premiers sont figurés par une ligne descen-
dante, les seconds par une ligne ascendante. Cette
disposition permet de déterminer à première vue les
C
croisements et les dépassements et de reconnaître les
intervalles dans lesquels on peut intercaler de nou-
veaux trains. Les lignes de même sens ne peuvent se
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 195
numéro de chaque train est inscrit à côté de la ligne
qui le représente.
Les marches des trains réguliers et facultatifs doi-
e .c
vent être approuvées par le Ministre avant leur mise
en vigueur ; il en est de même des marches des trains
spéciaux contenant plus d'une voiture à voyageurs. Le
Ministre peut imposer aux Compagnies des marches
eri
de trains, si les propositions qui lui sont faites ne lui
paraissent pas satisfaisantes.
Alg
l'exploitation peut se faire en simple ou en double voie.
Dans quelles conditions faut-il adopter la première
solution, naturellement moins chère que la seconde qui
est plus parfaite? Dans quel cas la double voie elle-
même deviendra-t-elle insuffisante ? Ce sont des ques-
C
tions que les ingénieurs ont souvent à résoudre, soit
au moment de la construction, soit en exploitation,
lorsqu'il s'agit d'établir une seconde voie sur une ligne
.G
déjà exploitée.
Il est facile de voir, au premier coup d'œil, qu'unei ~j-
ligne à une seule voie est bien loin de rendre la moitié!?
ww
[Link]
[Link]
om
196 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
#"
dL
FÎgT 361.
T
chaque sens pendant un temps T sera donc égal à .
eri
& -L
Or, en double voie,.on pourrait faire passer dans chaque
T
sens un nombre de trains égal à ~—9 en appelant -t'
Alg i»
qu'il y a croisement.
Paris les cahiers des charges des Compagnies et
dansstas conventions passées avec elles, la limite de
ttp
[Link]
/
[Link]
om
j^W^ 4 ^rV*Ùe MOUVEMENT 197
30.000 francs à 35.000 francs de recette annuelle par
Kilomètre est généralement indiquée comme corres-
pondant au moment où la voie doit être doublée ; mais
e .c
il ne s'agit là que d'un chiffre conventionnel, qui cor-
respond à une moyenne de trafic, et qui ne tient pas
compte des variations des tarifs. On aurait une mesure
plus exacte en prenant le nombre des trains. On peut» ^ £ Jv «*
estimer que, surtout s'il y a des express, le nombre def w
eri
trente trains par 24 heures représente Jfr"MBMTF1!8l
capâcitTa"une ligne à voie unique. Ce n'est nas qu'on
ne puisse aller au delà, et de beaucoup même, mais
Alg
alors le moindre retard jette la perturbation dans
le service pendant un temps très long et la sécurité
est menacée, si le block-system n'existe pas, parce que
la confusion des trains entre eux par les chefs de gare
devient à craindre. Il faut tenir compte aussi, dans les
C
comparaisons à faire entre la simple et la double voie,
de la longueur des sections. En voie unique les retards
des trains se répercutent non seulement sur ceux qui
.G
[Link]
[Link]
om
198 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
^-'inconvénient, marcher à la même vitesse ou à des vi-
tesses peu différentes ; mais sur des sections longues, à
stations rapprochées, où circulent à la fois des express,
des trains omnibus et des trains de marchandises, le
eri
service devient très difficile lorsqu'on approche de cent
rains par direction. D'une manière générale, la capa-
ité d'une ligne donnée est d'autant jmoindre que la
différence des vitesses dès"trains qui y circulent est
)Tu¥'cMsîd^TaMei"orta Alg de voyageurs
aTtoujours été en augmentant depuis la création des
chemins de fer, surtout sur les lignes à grand trafic,
tandis que celles des trains de marchandises est restée,
en France, presque complètement stationnaire. L'ac-
C
j célération des trains de marchandises, qui est à l'étude
j sur la plupart des réseaux, aura pour effet de réduire
1 '•*"*
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 199
e .c
trains atteint 200 par jour, à certains moments de
l'année, sur certaines sections du chemin de fer de
ceinture de Paris.
eri
§ 3. — SERVICE DES VOYAGEURS.
Alg
3 4 4 . — Servie* général. — Billets. — L'usage
général des chemins de fer, pour la perception du prix
des places des voyageurs, est de délivrer à chacun de
ceux-ci, au départ, un billet indiquant sa destination
et qu'il est tenu de remettre à son arrivée avant de
C
quitter la gare. Les billets sont délivrés à la gare mê-
me au moment du départ ; néanmoins l'usage com-
.G
dans les grands hôtels, des billets pour toutes les direc-
tions.
Bagages. — Les voyageurs, en France, ont droit
chacun au transport gratuit de 30 kilogrammes de ba-
gages ; en Angleterre, ils ont droit à un poids plus
/w
[Link]
/
[Link]
om
200 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
elle conduit les voyageurs à se charger d'un grand
nombre de colis que, dans d'autres conditions, ils expé-
dieraient en messageries ; il en résulte, au moment du
départ et de l'arrivée des trains, l'encombrement des
eri
gares, et souvent des retards dans le service. L'habi-
tude prise d' accepte<rcjflmin£jifflfflfflffi***lift! I[ tfJ
jets, pourvu qu'ils[puissent être places rac!ieffiënFa~ans
les fourgons, entraîne aussi certains inconvénients;
Alg
car ces véhicules sont, dans certains cas, encombrés
^JVVI d'objets fragiles, de peu de poids et de grand volume,
^ . ^ q ù i obligent, au dernier moment, à modifier la com-
position des trains.
?•_ ,fci £b~^ Accès sur les trottoirs. — Il est de règle aujour-
C
/iU**^ 4 * d'huiqueles voyageurs aient librement accès sur les
trottoirs avant l'arrivée des trains ; les salles d'attente
.G
couvertes.
Changements de voiture. — Sauf de très rares ex-
ceptions, tous les voyageurs d'un train ne sont pas pour
une seule destination; une partie d'entre eux descen-
dent en route aux stations intermédiaires où leur voya-
ps
[Link]
om
[Link]
MOUVEMENT 201
que les mailles des réseaux sont très serrées, qui doi-
vent emprunter des lignes secondaires se greffant sur
la ligne principale où circule le train ; ils sont alors
e .c
/-obligés, aux points de hifiiiy^im^ A» descendre pour
^ M f f î i : d e _ L 0 l t f f l ^ L e changement de voiture est une
opération très simple, au point de vue du chemin de
fer, car le voyageur se transborde seul, avec les colis
qu'il porte, et il suffit d'un écriteau bien en vue pour
eri
qu'il aille se placer dans le train qu'il doit prendre;
mais, pour les voyageurs, le changement de voiture
est toujours un ennui, et, lorsqu'il a lieu la nuit,
, . " , '.
Alg
c'est une gêne et une fatigue. On prend de plus env
nliiK l'hahii-ndA. H P «Tw>ia1i«Pr les V O l f Ï Ï r ^ 8 ^ W l ^ ? H 8 r 1
,. jBH6iiesLLMj...j..aijiuiii'iiiniiffliMpiaiiAiiiiiB—— *
cet inconvénient ; lorsuWTe-ti'aui esParrivi
bifurcation, on en détache une ou plusieurs voitures
qui portent le nom de la direction à laquelle elles sont
C
affectées inscrit sur une plaque bien apparente, et on
place ces voitures dans le train qui part de la gare de
.G
[Link]
om
[Link]
202 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
tions pendant les arrêts. Dans certains cas, on fait
arrêter les trains avant Fentrée dans la gare, pour la
vérification des billets. C'est un système gênant et
ennuyeux pour les voyageurs ainsi qu'une perte de
eri
temps ; il est bon de n'y recourir que lorsqu'une ma-
nœuvre rend obligatoire l'arrêt du train.
En Angleterre, le contrôle des billets se fait habi-
tuellement au départ et à l'arrivée des trains ; mais
Alg
dans certains cas, et notamment aux abords de Lon-
dres, les billets sont retirés à la station qui précède le
point d'arrivée. Les billets sont, en outre, contrôlés
sur le parcours, soit d'une manière permanente dans
certaines stations importantes par des contrôleurs à
C
poste fixe, soit en des points variables par des contrô-
leurs de route. En Belgique, où les gares étaient, jus-
.G
3 4 5 . — V i t e s s e d e s t r a i n s . — NOUS a v o n s d é j à , à
/w
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 203
e .c
sur ses [Link] fer l'axiome « time is money »,
toutes les administrations de chemins de fer ont,
depuis l'origine, augmenté progressivement la vitesse
commerciale de leurs trains de voyageurs. Il s'est fait
eri
à ce sujet en France, depuis quinze ans, des progrès
très remarquables pour les grandes lignes ; il y en a
encore à faire sur la plupart des réseaux pour les
lignes à trafic moyen. L'auppnentatipji jie^^x^sse
Alg
. commerciale peut être réalisée de deux manières : par
I augmentation de la vitesse de
cgiminutiorT
^es vitesses de marche admises sont aujourd'hui les
suivantes sur les lignes dont le profil est peu acci-
C
denté :
Trains rapides 75"à 90"kilomètres à l'heure. / I/O
.G
[Link]
[Link]
om
204 QUATRIEME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
le 14 septembre 1891. Un train a parcouru 703 ki-
lomètres à la vitesse moyenne de marche de 99 kilomè-
tres à l'heure. Il faut ajouter qu'autre chose est de faire
un train, dans des conditions données, avec la facilité
eri
que donne le système américain pour rendre la voie
libre, ou de faire un service régulier avec toutes les
sujétions qu'entraîne le dépassement des trains rencon-
trés.
Alg
» L'augmentation des vitesses de marche est beaucoup
moins une question d'organisation qu'une question
technique. Pour pouvoir aller vite, il faut avant tout
une voie solide et des machines à la fois stables p.t
ïssantejs. Uirpeut dire que raùgmenfàlloTÏÏiê~lff~vi=
C
t tesse des trains suit sous ce rapport, à peu près exacte-
ment dans son ensemble, les progrès du matériel. C'est
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 205
e .c
de la vitesse de marche, soit 36 kilomètres. Si au
lieu de régler la marche à 45 kilomètres, on la règle à
60 kilomètres, le train mettra au moins une heure,
arrêts compris, pour faire45 kilomètres; la vitesse
commerciale n'aura augmenté que de neuf kilomètres
eri
pour une augmentation de vitesse de marche de 15 ki-
lomètres. Dès qu'on veut gagner de la vitesse, la
suppression des arrêts qui ne sont pas obligatoires
Alg
s'impose ; mais la mesure dans laquelle elle est réali-
sable dépend du trafic que l'on peut attendre. On peut
faire des express de Paris à Lyon, de Paris à Bordeaux
de Paris à Bruxelles, de Paris à Calais en cojnpjtant
seulement sur les voyageurs de la ville terminus et de
C
deux ou, trois.-[Link]„jviiles_n
mais lorsqu'on fait des express pour la Bretagne, pour\
la Vendée, pour certaines régions du Midi, ou lors- \
.G
[Link]
[Link]
om
206 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
première classe comme cela s'est fait pendant long-
temps en France.
Ù La durée des arrêts peut être réduite à une minute
*** lorsque le nombre des voyageurs à prendre ou à laisser
^ S ^T est restreint. Dans les gares importantes, et notamment
eri
aux bifurcations, la durée du stationnement doit être
augmentée, en raison surtout du temps nécessaire pour
la manutention des bagages et des colis de messagerie.
En outre on est souvent, j m 3 ^ b ^ r ^ y £ n s , obligé de
Alg
modifier la composition des trains en enlevant ou
ajoutant des voitures. Lorsque ces manoeuvres peuvent
se faire au moyen de plaques tournantes, ou de cha-
riots roulants, elles sont très rapides ; mais avec les
C
voitures à grand écartement d'essieux, dont l'emploi
tend à devenir général sur les lignes importantes,
l'emploi des plaques et même des chariots n'est plus
.G
àV
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 207
nous venons d'indiquer exige desiourgons supplémen-
^jj^^Duisque chaque train en comporte obligatoire-
ment un en tête et habituellement un en queue ; mais
e .c
le nombre toujours croissant des bagages et des
marchandises transportées en grande vitesse permet
d'utiliser les fourgons supplémentaires dont la spéciali-
sation a l'avantage de faciliter le triage des colis. Lors-
qu'on dédouble ou qu'on allonge ainsi un train, la perte
eri
de temps n'est évitée que pour une seule direction ;
l'obligation de manœuvres toujours assez longues sub-
siste pour les véhicules qui doivent passer d'un train à
,****$
un autre.
Alg
Indépendamment du temps nécessaire pour le service, > <
la correspondance des trains aux bifurcations exige. r. .
•%)"*" [M
• \. >/**•
j ;
au moins pour certains d'entre eux, une prolongation '\ /:I
de séjour dans la gare en raison des retards qui peuvent ---? " ' vl
C
se produire dans leur marche. Quelle que soit en effet z#i>u V1**
la régularité du service, on ne peut compter d'une . i/iw*È
manière absolue sur leur arrivée à l'heure exacte fixée • '
.G
[Link]
[Link]
om
âô8 QUATRIÈME PARTIE. — CJHAPITRE Xtfl
e .c
des voyageurs, il est nécessaire, avec le matériel ordi-
naire à compartiments, de donner, au moins à peu près
toutes les heures, quelques minutes de stationnement
aux voyageurs, et, pour les longs trajets, de leur laisser
eri
le temps de prendre leurs repas. On évite aujourd'hui
ces inconvénients par l'emploi de wagons à couloirs
munis de water-^closets, et de wagons-restaurants. Ce
matériel a longtemps été employé exclusivement dans
Alg
les trains de luxe de la Compagnie internationale des
iwagons-lits ; il commence à se répandre et, sur presque
&•"* tous les réseaux, les trains rapides de jour et certains
express comprennent des wagons-restaurants qui per-
mettent de supprimer les arrêts aux buftèts. Avec les
C
wagons à couloirs et les wagons-restaurants, si on ne
s'astreint pas à desservir les bifurcations et les stations
intermédiaires, aucun arrêt n'est nécessaire pour les
.G
[Link]
/
[Link]
W'Mzr*"
om
MOUVEMENT
e .c
général, jmr^raison de sécur-ité-rqu'un-train doij I*aF-
rêter dans^tojite-^ta tion--o44Len- croise .un .autre Lalors
même qu'on ne prendrait pas cette précaution, la
régularité de la marche des trains express resterait
subordonnée à celle des autres trains, car on risquerait
eri
de compromettre la sécurité en changeant les croise-
ments sans *rrM.. On ppiit. fl^BHlffliBff^11^0^ l'opinion
contraire qui a été émise quelquefois, parfaitement
Alg
faire circuler des express sur les lignes à voie unique :
i î y en â*^uTTc1aslesi^ëaux ? mais leurs arrêts son'
en général nombreux et la vitesse commerciale se
trouve par suite diminuée.
Les vitesses commerciales des trains les plus rapides
C
sont aujourd'hui comprises entre 65 et 70 kilomètres ;
ce dernier chiffre est même dépassé sur la ligne de
Paris à Calais où la vitesse est supérieure à 73 kilomè-
.G
[Link]
[Link]
om
210 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
réservés pour l'attente des correspondances et pour la
facilité du service sont quelquefois fort longs. Pour
W [Link] mWtfts. ftW. surtout. Ha ]fl ri urée des arrêts
que dépend la rapidité du parcours^chaque fois que
eri
leur marche est réglée de manière à leur permettre de
prendre ou de laisser des marchandises en route ; c'est
ce qui arrive normalement sur les lignes à faible trafic,
lorsqu'elles sont desservies par des machines ordinai-
Alg
res. Nous avons dit plus haut que, pour atténuer les
inconvénients des arrêts prolongés, on organise habi-
tuellement le service de ces lignes de telle façon que les
manœuvres dans les gares soient faites exclusivement
par l'un des trains, celui du,milieu de la journée, ou
C
bien que chacun d'eux ne les fasse que sur une fraction
de son parcours ; mais, dans le premier cas, les voyages
deviennent à peu près impossibles, sauf aux très petites
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 211
e .c
sonnel des gares en même temps qu'une forte aug-
mentation de recettes due à l'amélioration du service
des voyageurs.
eri
3 4 6 . — Utilisation du matériel. — La dépense
des trains augmente avec la charge remorquée ; il y
aurait donc, théoriquement, intérêt à ce que toutes les
places fussent occupées,. Pratiquement cela n'est pas
Alg
possible ; d'abord une partie et, en général, la plus
grande partie des voyageurs ne font pas le parcours
entier ; ensuite, comme nous le verrons plus loin à
propos des tarifs, le meilleur moyen de développer le
mouvement des voyageurs, c'est d'augmenter le nombre
C
des places mises à leur disposition et par suite le
nombre des trains. En fait, selon les réseaux, la pro-
.G
300 300
un poids mort à transporter de jrpZ à. TTTK" s °it de 1200
à 2000 kilogrammes. Dans les trains de luxe, le poids
ttp
[Link]
[Link]
om
212 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
moins de 150 kilomètres ; le parcours effectif des
voitures en circulation est en réalité beaucoup plus
considérable; mais il faut tenir compte du matériel
en réparation ou en réserve.
eri
3 4 ? . — Services de banlieue. — En dehors des
services de grand ou de moyen parcours, les services
dejfàûlieue constituent un mode d'exploitation spécial ;
Alg
lajSp classe est généralement supprimée, le matériel
destine à de très petits parcours est moins confortable,
et les trains se suivent en général à de faibles inter-
valles de temps.
C
348. — Service des stations de très faible impor-
tance. — En général, les stations sont à la fois des
.G
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 213
peut encore simplifier le service en supprimant toute
espèce d'écritures et en ne faisant délivrer aux VOJIK
geurs des billets que pour quelques stations les plus
e .c
&MA
voisines ; ceux qui vont au delà reçoivent des billets
supplémentaires dans une de ces dernières ; alors c'est L& À /
simplement la garde-barrières, s'il y en a une, qui ^*—'*
distribue les billets, et sa comptabilité consiste è
remettre au chef de la station voisine, chargé de*
eri
écritures, l'argent qu'elle a reçu avec l'indication du
nombre de billets qu'elle a donnés; on peut même se!
contenter de lui faire délivrer un bulletin d'origine en
Alg
échange duquel le cnef de tram oula'siaTMl lîM'iî
taire délivre un billet au voyageur contre paiement.
S'il n'y a pas de garde-barrières, on fait faire, sur
certaines lignes d'intérêt local, le service par un com-
merçant voisin, aubergiste, cafetier, buraliste, etc.,
C
qui vient au chemin de fer aux heures des trains
Enfin on arrive au comble de la simplicité en suppri
mant tout agent : c'est le chef de train qui délivre les
.G
difficile.
Ces moyens simples d'exploitation ont pris naissance
sur les lignes d'intérêt local, notamment sur les lignes
des Dombes et de la Sarthe ; leur emploi se répand
peu à peu sur les lignes peu importantes des grands
://w
[Link]
[Link]
om
214 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
lations spéciales, et dont le service est fait dans les
conditions les plus simples que nous venons d'indiquer.
Les trains tramways ne sont possibles, sur les lignes
chargées, qu'avec le block-system.
eri
§ 4. — SERVICE DES MARCHANDISES.
Alg
3 4 9 . — Expédition des marchandises. —
chandises en grande vitesse. — Le transport des
marchandises en grande vitesse se fait habituellement
Mar
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 215
France, l'expéditeur if a qu'à remettre ses colis à la
gare, contre un récépissé, à un moment quelconque de
la journée. La marchandise, si elle craint la mouille ou
e .c
le soleil, ou si elle est facile à voler, est placée sous un
hangar généralement fermé, appelé halle à marchan-
dises ; si elle ne craint pas ces dangers, elle est laissée
à portée d'une voie de chargement, soit sur un quai
découvert, soit à terre ; c'est ainsi que cela se passe
eri
pour tout ce qu'on appelle le détail. Mais si ce système
devait être employé d'une manière absolument générale,
il faudrait des surfaces énormes et un personnel onéreux
Alg
dans les gares importantes. On a donc été conduit à
accorder certaines faveurs aux expéditeurs qui remet-
tent la marchandise par wagons complets, c'est-à-dire
avec un tonnage suffisant pour constituer la charge
d'un wagon, à condition qu'ils le manutentionneraient
C
eux-mêmes. Dans ce cas, la gare met simplement un
wagon à la disposition de l'expéditeur, qui le charge.
Toutes les gares n'ont pas des wagons des divers types
.G
[Link]
/
[Link]
om
216 QUATRIÈME PARTIE — CHAPITRE XVI
e .c
marchandises sont rares et peu étendues en Belgique
et en Allemagne : elles sont remplacées par les maga-
sins des groupeurs.
Les wagons nécessaires pour recevoir les marchan-
dises à expédier sont demandés à mesure des besoins
eri
par le chef de chaque gare à une gare importante delà
région qui est chargée du service de la répartition. Le
répartiteur dresse chaque jour, d'après les avis qu'il
Alg
reçoit, l'état des wagons disponibles et les dirige selon
les besoins. Nous reviendrons plus loin sur cette ques-
tion de la répartition, qui a une grande importance
au point de vue de la bonne utilisation du matériel.
C
/ 35©. — Transport. — Les marchandises en grande
vitesse sont transportées, en principe, par les trains
omnibus ou par les trains mixtes ; elles doivent, aux
.G
* "
qui suit la remise ; elles voyagent, soit par les trains
mixtes, soit par les trains de marchandises.
ttp
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 217
Les trains mixtes marchent, sauf sur les lignes à \ / A M ^ 9 | K
très fortes rampes, à des vitesses de 40 à 50 kilomètres^ y
à l'heure ; la vitesse de marche des trains de marchan- ]K*••*?,
e .c
dises est, en général, de 25 à 35 kilomètres à l'heure '^As <vr?*fcv
quant à la vitesse commerciale, elle est très variable, ) Q ^ *I
selon que les trains ont ou n'ont pas à prendre de ** fiwk
marchandises en route, et surtout selon la durée des / * ^ Q ^ -^
garages auxquels les trains de voy ageufs'IëTastreîgnent v&f**f&
eri
pour pouvoir les dépasser. Par suite des garages
auxquels il est astreint pour ce motif, un train de
marchandises met, au minimum 32 heures à franchir
Alg
les 587 kilomètres qui séparent Bordeaux de Paris. La
vitesse commerciale n'atteint donc pas 18 kilomètres à
l'heure. Gomme nous l'avons dit précédemment, la
vitesse de marche des trains de marchandises est restée
à peu près constante en France depuis fort longtemps,
C
tandis que celle des trains de voyageurs et des trains
mixtes a augmenté dans une forte proportion. Il en
est résulté indirectement une diminution sérieuse de la
.G
[Link]
[Link]
om
218 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
3 5 f . — Transbordement. — Le •dtegmsbordement
est l'opération gni MyisiatPftfflir rQggnT> ^ ^ " ^
dises d'un wagon dans un autre. On a beaucoup discuté,
eri
à propos des cneminTalTTeTTvTÎTe' étroite, sur les in-
convénients des transbordements ; il vaut évidemment
mieux les éviter lorsqu'on le peut ; mais, sauf lorsqu'il
s'agit de chargements dont chacun suffit pour occuper
Alg
à lui seul un wagon, le passage d'une voie à une autre
voie de largeur différente n'est qu'un des nombreux
cas dans lesquels on ne peut s'en dispenser. Pour s'en
rendre compte, il suffit d'analyser les opérations de
transport des marchandises. Les marchandises doivent
C
§n principe être expédiées dans le jour qui suit leur
remise à la gare ; tous les jours un train régulier, soit
.G
[Link]
om
[Link]
MOUVEMENT 219
e .c
chacune de ces opérations, il faut du temps qui s'ajoute
à la durée du transport.
eri
35». — Triage. — Comme on le voit, les marchan- }y/- r**£
dises exigent un triage à chacun des points où elles
doivent être séparées ; mais ce triage n'est pas seule-"v^* tf0k*
ment nécessaire pour le contenu des wagons de détail,
Alg
il l'est aussi pour les wagons eux-mêmes, et, au-
jourd'hui que les mailles des réseaux sont très serrées,
il constitue la besogne la plus importante de la plupart
des grandes gares. Toute opération qui consiste à sépa-
rerjiej^wjLffons pa^ ^
C
donne plus spécialement ^çe •ài'QPératipn gui con-
{Té à décompn^^
d'ffi^jgïres^^ de^marchandises ou
.G
[Link]
[Link]
om
220 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
en une seule manœuvre. L'organisation de ce service
varie d'ailleurs, selon la configuration des réseaux, les
ressources dont disposent les gares en voies, appareils
et personnel, etc.
eri
Le triage peut se faire de différentes façons: au
moyen de plaques tournantes ou de chariots roulants,
à la machine ou par la gravité.
L'usage des plaques tournantes est. fort simple : les
Alg
voies sur lesquelles sont placés les wagons à trier et
celles sur lesquelles ils doivent être goupés par le triage
sont coupées perpendiculairement par une batterie ou
barre de plaques tournantes, formée d'une série de
plaques disposées et reliées entre elles
C
v"
de façon à constituer une voie trans-
— ver sale. On amène successivement
y
.G
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 221
wagons par plaques tournantes se font à bras ou,
lorsque l'importance de la gare le justifie, au moyen de
chevaux. On attelle le cheval à un anneau disposé à
e .c
cet effet sur les wagons, ou au besoin à une des plaques
de garde ou à un crochet de chaîne de garde, et il tire
le wagon en marchant à côté ; pour tourner, lorsqu'un
wagon est sur une plaque, on fait tirer le cheval per-
eri
pendiculairement. Dans les très grandes gares, notam-
ment dans plusieurs des gares à marchandises de Paris,
on remplace quelquefois la traction par chevaux par
la traction au moyen de treuils, actionnés soit parj
Alg
l'eau comprimée soit par l'électricité ; les câbles sont
guidés par des poulies de renvoi ou toupies qui permet-
tent également de tourner les plaqùèsT~Dàns certaines
Compagnies on a remplacé les batteries de plaques par
des chariots roulants à niveau, c'est-à-dire circulant
C
sur une voie placée au niveau des voies traversées. La
Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée a seule jusqu'ici
adopté les chariots roulants à niveau mus à bras ou
.G
[Link]
[Link]
om
222 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
les wagons ou les rames de wagons, dans l'ordre où ils
se présentent en commençant par la queue. On laisse
sur chaque voie, en défaisant les attelages, le wagon
ou la rame qui doit y rester.
eri
Alg
Fig. 863.
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 223
e .c
wagons, et la machine les pousse par petits coups suc-
cessifs au delà du dos d'àne. Le triage par la gravité
est très économique et très rapide ; il tend à se répandre
de plus en plus.
eri
Dans les manœuvres à la machine,^ lancer ou par
la^gravité, il faut quejes aiguilleurs disposent rapiae-
men-t^s' aiffuillea [Link] vnnli^: • inTrmï3fffflff *
leur en est donnée soit par le chef d'équipe qui com-
Alg
mande la manœuvre et qui leur crie le numéro de la
voie à donner, soit par une inscription à la craie faite
sur la face transversale du premier wagon de chaque
rame. Un bon «yfttAmA_finnfl;-°*-Q-f>- i*"^™^ fîvfflJi^prfi ^ .
mier wagon de chaque r ^ e , , nnp U idfitflfoin'Ofrrn11 ili ^' ""
C
•caMë^aaEjSâw^^ m j
L'aiguilleur peut ainsi, dès que la première est passée, /
.G
[Link]
[Link]
om
224 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
ci-contre, et qui porte à la partie
inférieure une gorge permettant
Safeot-frein de le poser sur le rail. On n ' a
Fi 36i
&- - qu'à le placer sur un des rails,
en avant du wagon que l'on veut a r r ê t e r ; la première
eri
roue 4e celui-ci l'entraîne avec elle jusqu'à ce que le
frottement l'ait a r r ê t é ; alors la roue descend le plan
incliné, et le sabot est libre. Les sabots sont' placés à
Alg
la main par des agents dont chacun est chargé du
service de deux ou trois voies ; l'aiguilleur ou un autre
agent placé à sa portée leur crie à chaque mouvement
la voie sur laquelle est dirigée la rame à recevoir et le
nombre de wagons ; ils arrivent très vite à placer leurs
C
sabots de. manière à arrêter les wagons à peu près
exactement au point convenable. L'emploi du sabot-
frein n'entraîne qu'une seule sujétion, c'est qu'il faut
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 225
e .c
dans les rames provenant delà décomposition du train ;
on peut employer les plaques ou le chariot, soit pour
modifier simplement l'ordre dans lequel les wagons
se succèdent sur chacune des voies, soit pour opérer
eri
entre eux une seconde répartition ; dans ce dernier
cas, les parties de voies qui suivent la batterie de pla-
ques ou le chariot forment un second faisceau indé-
pendant du premier au point de vue de l'affectation.
Alg
&-
Fig. 365.
C
3 5 3 . — Délais de transport. — On ne peut pas
.G
liifif?afcl-
nr
tions ordinaires, et de 200 ^JlojfflftfCT ïïfî ^Haines J\
"lignes""où certaines marchandises~~:gela fait, dans Te f
ttp
[Link]
[Link]
om
226 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
vée. Quand les marchandises doivent passer d'un réseau
sur un autre, il faut ajouter un délai supplémentaire
d'un jour, si la gare de transmission est commune,
et de deux jours si la transmission se fait entre deux
gares distinctes réunies par une voie ferrée. En tenant
eri
compte de ces délais et des délais de départ et d'arri-
vée, on arrive dans certains cas, à des vitesses com-
merciales d'un à deux kilomètres à l'heure, c'est-à-dire
Alg
à moins de rapidité qu'avec le roulage.
Le commerce réclame depuis longtemps contre la
longueur des délais de transports et de transmission
de la petite vitesse; il est certain qu'ils sont dans
beaucoup de cas une gêne sérieuse, mais il faut ajouter
C
que ce sont des délais maxima, et que, dans la plupart
des cas, ils ne sont pas atteints. Néanmoins, il y a cer-
tainement des progrès à faire, et l'Administration se
.G
A/ délais.
F / Le seuLpays d'Europe où les marchandises marche^;
flggt l'Angleterre. Les transports au départ ou à
V destination de Londres, en particulier, se font dans des
s:/
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 227
6 heures du soir sont rendues le lendemain matin à
Liverpool (323 kilomètres), à Manchester (291 kilomè- fa ^ * ,
très) et même à Plymouth (396 kilomètres). Cette ra- ,
e .c
pidité est due surtout aux causes suivantes. Une partie v ^ / /
des trains de marchandises marche plus vite qu'en 1
France, à 50 kilomètres environ. Les Compagnies an-y\
glaises se préoccupent en général très peu de remplir '
eri
les wagons et d'avoir des trains lourds. La plus grande \J 2. J
partie du trafic se fait entre des grands centres par des J
lignes directes et elle est assez importante pour motiver if
des trains allant d'un centre à l'autre avec peu d'arrêts,
Alg
et surtout sans triage intermédiaire. Enfin le régime^ I Jj
des chemins de fer anglais comporte obligatoirement U j
les manutentions et les livraisons des marchandises aux / |
destinataires par la Compagnie du chemin de fer ;
n'y a par suite jamais d'encombrement dans les gares
C
et chaque train peut, quelques heures après son arri-
vée, repartir vide de la gare à laquelle il était destiné.
.G
[Link]
[Link]
om
228 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
cas, ce sont les groupeurs qui font le déchargement et
la livraison, et, comme ils camionnent la marchandi-
se, le déchargement se fait également très vite.
Pour compléter ce qui concerne le service des mar-
eri
chandises, il y a lieu de mentionner les embranche-
<mjmts~ 'particuliers. Ce sojàT'ïïes"voies qui permettent
de conduire les wagons chez les particuliers (presque
toujours dans des usines). Toutejisine ou fabrique a le
droi^jle__dejin^^
Alg
construit, àjesjfrais ; mais, sur les lignes importantes,
la sécurité ne permet pas d'établir ces embranche-
ments en pleine voie, et il faut qu'ils aboutissent aux
gares. Sur les lignes secondaires, les frais qu'entraîne
C
l'embranchement ne permettent en général de l'établir
que dans les gares, parce que, s'il est en pleine voie,
.G
[Link]
[Link]
om
MOUVEMENT 229
e .c
vue, les Compagnies ont intérêt à abréger les délais de
livraison, et à favoriser les expéditions par wagons
complets ; mais ce ne sont pas là les deux seules causes
de la mauvaise utilisation du matériel. Le trafic n'est
eri
pas réparti régulièrement sur tous les mois de l'année,
ni sur toutes les années ; il a des moments d'activité
exceptionnelle et des moments de ralentissement. Il
faut être outillé pour le maximum des transports à faire,
Alg
et, lorsque leur importance diminue, le matériel reste
inoccupé en partie. Pour ne pas avoir du matériel qui
chôme trop souvent, on se résout en général à être
gêné dans les cas de presse ; il y a alors des crises de
transport plus ou moins intenses.
C
Pour augmenter l'utilisation du matériel, on a
quelquefois proposé de diminuer la capacité des wagons,
.G
[Link]
[Link]
om
230 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
f tu^n^më^rTdu"yys^^ .
,
* îîoïis~a\?ons"niontFê prèceïïê^ment^quel accélération
de la marche des trains de marchandises permet
d'augmenter leur vitesse commerciale en raison de
eri
F abréviation de la durée non seulement des parcours
effectifs, mais aussi et surtout des garages. De même
les parcours de nuit n'ont pas seulement, pour effet
d'utiliser pour les transports un temps qui, sauf dans
Alg
les grandes gares, ne peut être consacré aux opérations
de chargement et de déchargement; les trains de
marchandises ont, la nuit, beaucoup plus de facilité
pour circuler que le jour, parce que les trains de
voyageurs sont alors beaucoup moins nombreux et
C
même que, sauf les express et les directs, ils sont à peu
près complètement supprimés entre minuit et six heures
.G
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 231
e .c
chargée de ce soin dans chaque région. Mais cette uni-
formité existe rarement ; les gares de répartition doi-
vent échanger le matériel entre elles, et, si ces échan-
ges ne sont pas régis par des règles simples et précises,
il peut en résulter des complications et surtout des
eri
stationnements prolongés ou des parcours inutiles.
Les règles suivies varient selon les conditions dans
lesquelles s'effectue le trafic ; quelques-unes cependant
sont d'une application générale, ou tout au moins
Alg
habituelle. Ainsi les wagons spéciaux disponibles
doivent toujours être dirigés sur les points où se font
normalement les chargements auxquels ils sont affectés ;
par exemple, les wagons à houille doivent être dirigés j
vers les centres miniers ou les ports de débarquement
C
de charbon. Sur les réseaux où le mouvement des
marchandises suit des directions constantes, tels que,,'
.G
^
utilisation. Il importe aussi de garer méthojliujiejn^nJ
les wagons en excès sur les besoins, car, s'il en est \
aulreTn^nTîTTêT^pu^^ font
s:/
[Link]
/
[Link]
om
232 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVI
e .c
transbordement, aux wagons complets jusqu'à leur
destination, même si celle-ci est hors de leur réseau
igine. Chaque réseau se trouve ainsi constamment
®huni d'une partie de son matériel, dont il importe
de hâter autant que possible le rapatriement. Pour
eri
obtenir ce résultat, on fixe, pour chaque wagon livré
à un réseau étranger, un délai normal de séjour sur ce
réseau, calculé d'après le parcours à effectuer et le temps
T *-
Alg
/nécessaire au déchargement. Passé ce délai, la prolon-
/ gation de séjour donne lieu à une indemnité journalière
calculée à un taux assez élevé, de telle façon que
Chacun ait intérêt à se débarrasser des wagons qui
ne lui appartiennent pas. Toutefois, pour éviter les
C
/parcours inutiles, les wagons peuvent être rendus vides
iou chargés et, en général, en un point quelconque de la
(frontière des deux réseaux intéressés. Par exemple si
.G
[Link]
/
[Link]
om
MOUVEMENT 233
donne lieu à des objections sérieuses au point de vue de
l'entretien des véhicules.
En Angleterre, les Compagnies de chemins de f e r , \ \ '.'•
e .c
'"'.*
pour diminuer l'importance de leur matériel, favorisent \ \ <
les transports au moyen de wagons appartenant aux ///
expéditeurs eux-mêmes. On compte, sur le réseau d e / 7
Great Western seul, de 40000 à 50000 wagons apparu V); »• >f*
eri
tenant à des particuliers. '
[Link]
[Link]
om
CHAPITRE XVII.
e .c
AMÉNAGEMENT DES GARES,
STATIONS ET DÉPENDANCES
eri
§ 1. — DISPOSITIONS RELATIVES AU MOUVEMENT.
Alg
358. — définitions. — On ne peut discuter en
connaissance de cause les questions qui se rapportent
à l'étude des gares, des stations et de leurs dépendan-
ces, que si on connaît exactement les besoins auxquels
doivent satisfaire les différentes installations à éta-
C
blir ; c'est pour ce motif que nous avons reporté l'étude
de ces questions après celle du mouvement et du trafic.
.G
[Link]
[Link]
om
236 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIT
e .c
voies accessoires qui servent aux garages, aux
manœuvres, aux opérations de chargement, de
déchargement, de triage, au remisage du matériel,
etc.
eri
Les voies principales sont reliées entre elles et aux
voies accessoires par des changements de voie ou des
traversées-jonctions. Dans certaines grandes gares où
tous les trains s'arrêtent, dès communications sont
Alg
aussi établies au moyen de batteries de plaques tour-
nantes ou de chariots roulants à niveau. S u r l e s ^
lignes Jt_double voie, il est de règle que, sauf aux
l^[Link] at. ^J^ftjT^r^dftR-ffjajfts i m p o r t a n t e s cm
tous les trains s'arrêtent^-forates léiTgigwllfls doivent^
C
êîrB^pHsÊS-Êiâ^^^tôr les trains marchant dans le
iJHnaT;Zsm gïïtè ainsi l e n t a ^ ^ 2 ^ M ^ B S ,
Erections. Il résulte de cette disposition des aiguilles
.G
[Link]
/
[Link]
om
AMENAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DEPENDANCES 237
e .c
doit être au moins égale à celle des trains les plus
longs qui circulent sur la ligne ; mais elle peut être
plus grande, soit par suite de la disposition des voies
accessoires qui viennentjse souder sur elles, soit par
eri
suite de la nécessité de permettre aux trains de voya-
geurs de s'arrêter au droit des trottoirs. On admet
généralement, sur les lignes en palier ou à faibles
rampes, que les voies d'èvitement doivent avoir une
Alg
longueur suffisante pour le croisement de trains d
60 véhicules ; en tenant compte des dimensions admi-
s s e s pour le matériel, on est ainsi conduit à réserver de
v-w-V
400 à 450 mètres de garage libre. Sur les lignes dont
la déclivité dépasse 10 millimètresrià charge qui peut
C
être remorquée est moindre et il en est de même du
nombre des wagons qui composent les trains. Il existe,
.G
[Link]
[Link]
om
238 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
suffisante, à notre avis, sur les lignes à faible trafic ;
il n'y a intérêt à dépasser cette limite que lorsque la
disposition des voies accessoires le justifie. D'ailleurs,
si on prévoit dans l'avenir une extension du trafic
eri
qui justifie des installations plus étendues, rien n'em-
pêche de réserver la possibilité d'un allongement ulté-
rieur. On doit même le faire, dans tous les cas, lors-
qu'il n'en résulte pas une augmentation notable des
dépenses.
Alg
Les voies d'évitement sont raccordées par leurs
deux extrémités à la voie directe au moyen d'appareils
de changement de voie, de telle façon qu'un train
puisse toujours y pénétrer ou la quitter sans avoir à
C
rebrousser. Les dispositions adoptées à cet effet va-
rient selon les conditions de l'exploitation ; elles
.G
^
Fig. 366.
v \ qu'en cas de croisement de trains. Cette disposition
** est à peu près indispensable dans les stations où des
express passent sans s'arrêter, parce que, lesamoaxfîii&
/w
de--Tihqm
important pour la sécurité que les trains qui ne s'ar-
rêtent pas ne soient pas déviés.
s:/
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 239
ftstnj
e .c
Fi". 367.
eri
le franchit qu'au moment de sa sortie de la station,
alors qu'il n'a pris encore qu'une faible vitesse.
Dans le troisième type, la voie principale se dédou-
ble simplement à la traversée de la station, et les
Alg
appareils sont disposés de telle façon que les deux
voies soient déviées symétriquement ; l'angle de
Fig. 36S.
C
déviation de chacune des voies est alors seulement la
moitié de l'angle total, tandis que dans les autres
.G
Fig. 369.
htt
[Link]
[Link]
om
240 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIt
e .c
l'indique le croquis ci-contre. Les trains doivent tou-
jours refouler pour se garer, puisque, comme nous
l'avons dit, les aiguilles sont disposées de manière à
être abordées par le talon dans le sens de la circulation.
eri
Dans la seconde disposition, la voie de garage sert
pour les trains venant des deux directions ; mais une
des deux voies principales se trouvant engagée par les
manoeuvres de refoulement et de sortie dans les deux
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 241
e .c
régularité du service.
eri
trains ne doivent jamais circuler à contre-voie.
^Z
Alg
Fig. 371.
L€>n^~jO^
/w
Fig. 372.
s:/
rtJA^m
[Link]
[Link]
om
242 QUATB1ÈMJS PARTIE. — CHAP1THE XVII
e .c
Fig. 373.
eri
\K sens contraire de l'autre. Si igs^trains sont nombreux
cette traversée constitue un danger et une gêne;
on la supprime dans certains cas en déviant une des
voies de manière à la faire passer par dessus ou par
C Alg oVt^ • ;
tJtybuwM*^
.G
Fig. 374.
ww
[Link]
/
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 243
e .c
1 +
Fig. 375.
eri
une grande longueur. Au lieu d'établir une diagonale/
on peut réunir la voie unique à la première des deux
voies qu'elle rencontre par une traverséV|onctioii
jpimple, et à la seconde par un changement de voie ; les
Alg
Hl-
C
trains de la bifurcation ne prennent alors en pointe/
qu'une seule aiguille dans tous les cas, et l'espace'
.G
£-1V5 t^^
re-
s:/
Fig. 377.
[Link]
/
[Link]
om
044 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
l'aiguilleur peut être placé juste en face des aiguilles,
qu'il surveille ainsi parfaitement. Enfin, en reportant
à une certaine distance le dédoublement de la voie
unique, on peut ménager l'espace nécessaire pour le
croisement des trains de celle-ci en dehors de la double
eri
voie. On peut considérer comme une variante de cette
disposition celle qui consiste à arrêter la voie unique
à la station qui précède la bifurcation, de telle façon
> la rencontre des deux lignes se fasse en double
Alg
voie. L'avantage que l'on poursuit, dans ce dernier
cas, est de ne pas placer la tête de la voie unique
dans une station commune à plusieurs lignes, où les
erreurs dans les ordres d'expédition et de réception
des trains sont plus à craindre que dans une station de
C
souvent c'est à Pentré[Link]-^araa-jpieJBs
.G
[Link]
/
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 245
e .c
ces voies des communications qui permettent, dans les
cas où on le juge utile, de supprimer la spécialisation
des voies de stationnement des trains.
Quelle que soit la disposition adoptée, si la gare
eri
comporte des changements dans la composition des
trains, il est nécessaire d'établir des jonctions entre
les différentes voies, de manière à les faire communi-
quer entre elles et avec les voies accessoires. Lorsque
Alg
les lignes qui aboutissent à la gare sont à voie uni-
que, la communication existe naturellement si l'en-
trée est en faisceau ; si l'entrée est en voies indé-
C
4-V-v
Fig. 378.
.G
Fig. 380.
s:/
[Link]
/
[Link]
om
246 QUATRIÈME PARTIE. ~ CHAPITRE XVII
e .c
Fig. 381.
r
eri
>v
\ / sont à double voie, si elles sont réunies en faisceaux,
Ù&L
\ ^ U ? ^
C Alg
.G
Fig. 383.
s:/
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 247
e .c
remplace"~âTo7sTësT"traversées-jonctions simples par
des traversées-jonctions doubles. On est souvent con-
duit, en outre, à établir une seconde transversale qui
croise la première J
i -—,>.
eri
en forme de bretelle. '—^~~-^ —
On peut aussi sup- .—s
primer les traver-
sées-jonctions et les
1 " :x
Fig. 384.
remplacer par des
changements de
voie placés bout à
i
Alg .••
-t
Fig. 386. -
ttp
[Link]
[Link]
om
248 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
Lorsqu'une voie unique et une double voie pénè-
trent dans la gare en voies indépendantes, on établit
entre elles les communications nécessaires au mouve-
ment, en appliquant les principes que nous venons
d'indiquer pour la jonction de deux lignes à double
eri
voie.
Bifurcations doubles, triples, etc.— Au lieu de la
réunion de deux lignes, on peut avoir à l'entrée
Alg
d'une gare la réunion de trois branches, et même plus.
Les règles à appliquer sont naturellement les mêmes
que celles indiquées ci-dessus : on tâche de réuni? les
appareils dans un espace aussi restreint que possible,
afin de pouvoir concentrer les manoeuvres dans un
C
seul poste d'aiguilleur ; on y trouve non seulement
une économie de personnel, mais une simplification
et surtout une plus grande rapidité des mouvements.
.G
V
§ 2. — INSTALLATIONS SPÉCIALES AU SERVICE DES
> / VOYAGEURS.
ww
' • /
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 249
e .c
certains jours il peut y avoir une assez grande
afnuence de voyageurs, de nombreux bagages à
transporter, etc. On doit leur donner au moins de
quatre à cinq mètres, et proportionner cette largeur
à l'importance du service. Dans les stations où il y a
eri
un grand mouvement de voyageurs, il est bon de la
porter à six et même à huit mètres, surtout au droit du
bâtiment des voyageurs.
Alg
LaJongjifltt^j^[Link] dépend de la longueur des.,
trains ; en principe elle doit être égale à celle des plus
longs trains de voyageurs, car il faut, pour assurer la
manutention des bagages, que le fourgon de tête soit
accessible auxcabrouetsqui nepeiïvënnOTSPÇCRrSnr
C
un^I3nri"Ot--foîT[iïïp1él7^^ les trainTlïïixfës7~fes
voitures sont généralement en queue. Toutefois, on
peut au besoin charger les bagages dans le fourgon S
.G
[Link]
[Link]
om
s
*250 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
î*.
existe même en France dans quelques gares, notam-
!
^ \ f ment à Versailles et à Lille. Les trottoirs hauts ont
i l'avantage de faciliter les mouvements des voyageurs
e .c
v qui entrent dans les voitures et qui en sortent ; mais
\~ ils sont gênants pour le graissage des essieux, la visite
%r ' des ressorts, des attelages, etc., pendant le stationne-
ment; ils rendent la traversée des voies impossible
eri
pour les voyageurs, difficile et même dangereuse pour
les agents ; ils créent des obstacles au passage de
certains chargements ; enfin, pour que les voyageurs
- ne risquent pas de tomber ou de se blesser en montant
Alg
dans les voitures ou en en descendant, il faut que
tous les véhicules aient la même largeur et leur plan-
\ cher à la même hauteur au-dessus du rail, ce qui
n'existe pas en France. En somme, l'adoption des
^ /trottoirs hauts n'est considérée en général comme
C
P\[' /justifiée que dans des cas exceptionnels, par exemple
| pou£~jin_xi]LâiiLi^^ sur lequel la
\ nécessité de mouvements très rapides d'entrée dans les
.G
de la gare de Lille.
Sur les lignes à double voie, les trottoirs sont cha-
cun à gauche de la voie qu'il dessert dans le sens de
sa direction, c'est-à-dire que les voies sont toutes deux
entre les trottoirs.
/w
[Link]
/
[Link]
om
AMENAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 251
//t^W
e .c
m
Fig. 387,
eri
souvent l'inconvénient d'allonger démesurément les
stations. C'est une solution qui peut être bonne
exceptionnellement, mais qui n'est pas à recomman-
der. V
Alg
La disposition des trottoirs placés en dehors des % to**#
voies est celle qui est le plus fréquemment adoptée sur -
les lignes à voie unique. Les trottoirs intermédiaires^
(fig. 388) évitent aux voyageurs la traversée d'une
C
^ W *l
\;,v«>-"
\, £vC
.G
Fig. 388.
ww
JUw8
. , * <
s:/
Fig. 389.
ttp
[Link]
/
[Link]
om
252 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
placé entre les deux voies et affecté à la fois au ser-
vice des trains qui stationnent sur l'une et l'autre
de celles-ci. Cette disposition est surtout pratiquée
dans certains types de gares où, comme nouTleT y e r ^
eri
halle à m g j c c l i a i i d i ^ ^ a ^ M r J O ^ ^ . ™&jKÙ&~J&DteQ-~
j~" ïê~bâtimentjdgâjpj ageu rs.
3
Alg
3 6 6 . — Bâtiment des voyageurs. — On supprime
'^quelquefois le bâtiment des voyageurs sur les t r a m -
% \%* ways et à certains arrêts de lignes peu importantes,
17
notamment lorsque les billetssont distribués par_Je
f chef de trainTXes voyageurs attendent alors sur la
C
routëqûTïïfroutit à la station, chez les débitants voi-
l sins, et, au besoin, sur une sorte de trottoir établi
^exprès, au point de stationnement. Ce système n'est
.G
des trains.
r Lorsque l'arrêt des trains a lieu aux abords d'un
, passage à niveau gardé, dont la garde-barrières dis-
\ trTBlîè^lBs^ïîMet571'ô,, service se fait dans la pièce
s:/
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DEPENDANCES 253
e .c
—n
Maison
garde
de
H
î
h 1 \
eri
I |)Guic).«t . "jûtudiet
AWi L_
Fig. 390.
Alg
latéralement; il n'en coûte pas beaucoup plus cher
de le fermer pour en faire une salle d'attente ; en
pratiquant un guichet dans le mur qui sépare l'abri de
la maison, on permet à la garde-barrières de faire
C
la distribution des billets sans quitter son logement, Ç.
et on peut même lui faire, dans celui-ci, un petit\
bureau où les billets^ l^jgiàcâs^admniistratives, Par-J ,
.G
^
gent, etc., sonf renfermés au lieu de se trouver dans • l . -
une pièce commune, à portée des enfants, des visi-
teurs, etc. Si l'annexe est assez grande, on y place le
bure'au pour ne pas réduire le logement de la garde- -
ww
[Link]
[Link]
om
254 QUATB1ÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
*W [Link]
} Chef il hGu,ci,et
eri
! [Link]
Ë?2L
Fis. 391.
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 255
Yo.6
e .c
eri
Lorsque la station prend plus d'importance, on
Alg
augmente l'espace réservé à la réception des bagages',
on agrandit le bureau du facteur qui sert à leur enre-
gistrement, on ajoute une consigne pour recevoir les
colis non réclamés, et, dans certains cas, un local
indépendant pour l'expédition des articles de message-
C
rie, une salle de distribution des bagages à l'arrivée,
un bureau pour le télégraphe et, s'il y a lieu, pour un
.G
[Link]
[Link]
om
256 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
chemin possible et sans que les voyageurs qui sont
dans le vestibule risquent d'être dérangés. S'il n'y a
S pas dfi^aJIes-jilaitente, il faut que jja-jgesiikule qui y
\ suppiéerTT3Ti^fai»ai~dQJiancs et mis en communication
4i^eete~^-ee4e-^±ajjâs^ salles d'at-
eri
tente, il faut qu'on puisse passer directement du
vestibule dans ces salles et de celles-ci sur la voie.
Dans certaines stations, on fait repasser les voyageurs
par le vestibule pour aller au train ; ces types ne sont
/pas à recommander. Alg
/ Les salles d'attente sont aujourd'hui moins néces-
| saires qu'autrefois, parce qu'on autorise presque par-
j tout les voyageurs munis de billets à pénétrer sur
\Jes trottoirs intérieurs des gares, où ils trouvent un
C
espace plus que suffisant ; mais on ne peut compter
sur cette ressource lorsqu'il pleut ou lorsqu'il fait très
.G
[Link]
/
om
[Link]
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 257
e .c
fois, on disposait toujours des bancs à bagages pour
la réception des colis ; on tend de plus en plus à les
supprimer. Dans les stations et gares importantes, on
se sert ri P. cahrmmt.s tarés qu'on fait passer sur la
bascule avec les colis qui y sont chargés ; on évite
eri
ainsi des manutentions inutiles; l'inconvénient est
qu'il faut plus de cabrouets, mais il est largement
compensé, lorsque les bagages sont nombreux, par
Alg
la rapidité et la régularité du service. Dans les stations
moins importantes, on peut aussi supprimer les bancs
à bagages ; les colis sont déposés directement sur la
bascule à mesure qu'ils arrivent. Toutefois, lorsque
les bagages à l'arrivée sont en grand nombre et qu'il
C
-n'existe pas de salle spéciale pour leur distribution, il
y a avantage à établir des bancs, car ils facilitent beau-
coup cette dernière opération.
.G
[Link]
[Link]
om
258 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
caux affectés aux messageries paraissent devoir pren-
dre d'ici à peu de temps une importance beaucoup
iplus grande que celle qu'ils ont eue jusqu'ici ; mais l'or-
ir jganisation du service des transports en grande vitesse
eri
est en voie de transformation, et il n'est pas possible
actuellement de savoir dans quelles conditions il
s'effectuera dans l'avenir.
i'Xr? On est conduit, dans certains cas, à adopter pour les
-v
k*4*1
Alg
* bâtiments des voyageurs une disposition spéciale qui
consiste à répartir les services entre deux étages dif-
férents. Cette disposition est presque commandée pour
^ les gares construites au milieu d'agglomérations im-
portantes, lorsque la nécessité de maintenir les com-
C
munications entre les deux côtés du chemin de fer
oblige à construire celui-ci, jusqu'à l'emplacement '
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 259
e .c
eri
passage
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Alg
I
I &9
4>
n
C
S»
.G
"S
•R;
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s:/
Fig. 393.
ttp
[Link]
[Link]
om
260 QUATUIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVli
e .c
arrive assez souvent sur les lignes peu importantes, le
trottoir ne sert qu'en cas de croisement exceptionnel,
on peut supprimer l'abri.
eri
\ 3 6 8 . — Traversées de voies. — Sur les lignes à
\ fréquentation faible ou moyenne, les voyageurs tra-
J versent les voies à niveau ; on ménage pour leur
passage une traversée formée d'un plancher en
Alg
madriers reposant sur le ballast. Les traversées ne
sont pas seulement utiles pour les voyageurs, elles sont
nécessaires pour le passage des cabrouets chargés de
bagages.
oJ\ Bans les gares importantes des lignes très fréquen-
C
tées, on fait passer les voyageurs par dessus la voie
au moyen d^ujo^jiajsjerelle^ou par dessous au moyen
d'un p^s^a^^outerrain. Ce dernier système a l'avan-
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 261
e .c
36». — Accessoires. — On donne presque toujours
un jardin au chef de station et, sur la plupart des
réseaux, on dispose auprès du bâtiment des voyageurs
des massifs d'arbustes et des pelouses de gazon ; ce
eri
n'est pas une grande dépense et cela rend le séjour sur
les trottoirs et aux abords plus agréable pour les voya-
geurs. Il est bon de masquer le jardin du chef de \
Alg
station par une haie, car il n'est pas toujours bien /
tenu. Enfin on construit un puits aux abords du'
bâtiment des voyageurs et, autant que possible, on le
place de manière à permettre un arrosage facile du /
jardin.
C
STO. — Cours et «venues d'accès. — On établit
h-*--
devant le bâtiment des voyageurs une cour placée le
.G
[Link]
[Link]
om
262 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
larges que possible. Les grilles avec portes étroites, qui
dans les gares de certaines villes séparent la cour de
la large avenue qui y donne accès, sont un véritable
contre-sens.
.^
Xjej_Jr£jttojj^J^^ être assez larges
eri
^ 1 / ^ 1 / pour permettre la circulation entre llTMtiment eHes
voitures qui stationnent aux abords, en tenant compte
de la présence au droit de ces voitures des personnes
qui en descendent ou qui y montent, des cochers ou
Alg
fcarçons d'hôtels, etc. Dans les gares importantes, on ne
Suit pas hésiter à leur donner quatre^ou cinq mètres de
largeur, au moins au droit disportes qui servent à
, l'entrée et à la sortie des voyageurs et des bagages, et
^ - ^ à les couvrir par des marquises. Dans les très grandes
C
\ gares on couvre entièrement une partie de la cour, au
droit de la sortie des voyageurs, de manière à permettre
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 263
e .c
sont adoptés pour la disposition des gares de bifurca-
tion. Le choix à faire dépend des conditions de ser-
vice, mais aussi et souvent à peu près exclusivement
des habitudes d'exploitation. La disposition générale-r H_>t
eri
ment usitée en France consiste à faire arriver les dif-
férentes voies parallèlement au bâtiment des voya-
geurs, de telle façon que les trains de divers em/
branchements se trouvent à côté les uns des autres et
au droit du bâtiment. Alg
5£
Y M
C
Fig. 394.
Fig. 395. f
MA^O ^ \ ^
desservir se trouve dans cet angle. On évite ainsi aux
s:/
[Link]
[Link]
om
264 QUATRIÈME PART[E. CHAPITRE XVII
e .c
le service ; mais les deux branches entre lesquelles se
trouve la gare ne peuvent être reliées entre elles qu'à
une de leurs extrémités, ce qui entraîne, pour les
trains mixtes, des manoeuvres longues et compliquées ;
eri
en outre, les installations des marchandises sont,
l- presque nécessairement, ou très éloignées de celles
A qui sont affectées aux voyageurs, ou placées d'une
manière incommode pour une des deux branches.
Alg
Cette disposition n'est pas à recommander, au moins
dans les cas ordinaires.
f*""" Il existe un autre moyen de diminuer le nombre des
\ traversées de voies, qui n'est pas en usage en France^
mais qui est usité à l'étran^ëTTTÎ^cônsiste à faire croi-
C
ser deux voies au milieu de la gare, comme l'indique la
.G
ww
{ Fig. 396.
Fig. 397.
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 265
e .c
coup de cas. ç M
Lorsque la ffam forme tête de ligne pour une oui ^
plusieurs des branches qui y aboutissent, on peut encore
supprimer les traversées de voies en faisant arriver ces
branches en cul-de-sac contre le bâtiment des voya-
eri
geurs. Cette disposition est plutôt à__ recommande
Alg
Fig. 398. ** ~
JZD
[Link]
/
[Link]
om
266 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
du dépôt.
On peut placer les trottoirs d'entrevoie de deux
façons: de deux en deux voies, ou au contraire dans-
chaque entrevoie.
eri
a
S
Alg
Fig. 399.
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 267
e .c
train, les voyageurs n'ont à traverser que le nombre
de voies strictement nécessaire, mais les trottoirs sont
plus étroits ; en outre il peut arriver et il arrive très
souvent que les voyageurs se trompent de trottoir. Le
premier système est généralement préféré, et avec
eri
raison à notre avis, car il est surtout avantageux
d'avoir des trottoirs larges ; il est seul pratique lors-
qu'on fait communiquer ceux-ci au moyen de passages
souterrains ou de passerelles supérieures, d'abord
Alg
parce que la place occupée par les escaliers ne permet
pas d'établir les passages par dessus ou par dessous
lorsque les trottoirs sont étroits, ensuite parce que
l'allongement du parcours entre les trottoirs a des
inconvénients beaucoup moindres que l'obligation,
C
imposée sans nécessité à une partie des voyageurs, de
passer de l'un à l'autre en ayant à monter et à des-
.G
Fig. 400.
[Link]
[Link]
om
268 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
du matériel roulant ne permettent pas de douter que,
dans un avenir peut-être peu éloigné, les véhicules qui
peuvent tourner sur ces plaques arriveront à être rem-
placés en grande partie par des véhicules de longueur
eri
^ plus grande. La largeur de 6m 33 n'est d'ailleurs
suffisante que dans les gares où il n'existe qu'un mou-
vement de voyageurs faible ou moyen ; en cas contraire,
il ne faut pas hésiter à adopter des trottoirs plus
Alg
Marges. En AJlema^iejinJeur donne jusqu'àj^Haètres,
et pn_y étobljtjie^bufiets, des water-closets et des
salles d'attente. La largeur de 20 mètres est peut-être
^Xtress-rveTTïTeme dans de très grandes gares ; mais il
vaut mieux, en. pareille matière, pécher par excès que
C
â par défaut, car, dans ce dernier cas, les erreurs sont
^ fP^^Kfisque. toujours jrremediabTes'. Tl y a ri'ailleursPftn
y
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GABES, STATIONS ET DÉPENDANCES 269
e .c
3 7 2 . — Bâtiment des voyageurs. — L e s dispositions
des bâtiments de voyageurs sont, au point de vue du
service local, les mêmes que dans les autres stations ;
eri
mais il faut nécessairement des salles d'attente pour
les voyageurs qui attendent les trains de correspon-
dance, des locaux plus étendus pour les agents, des
corps de garde pour les hommes d'équipe et les agents
Alg
des trains, en général un buffet avec ses dépendances,
un local pour le réchauffage des bouillottes, et souvent
un bureau pour le commissaire de surveillance admi-
nistrative. Tous ces locaux ne sont pas nécessairement
renfermés dans le même bâtiment ; on peut, en parti-
C
culier, installer dans des bâtiments spéciaux le buffet,
le local pour les bouillottes, les corps de garde, etc. -
Les,i)âtjjment,s à deux étages sont, en Allemagne A
.G
[Link]
.
rie
[Link]
lge
o
a
>
A
GC
=$=
COUPE AB ( Echelle t 0?Q02 pï 1 mètre)
w.
w
/w
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 271
e .c
d'établir i ^ in s t a t i o n F qujjioivent être au niveau I
des voies (bureau du chef de gare7*télégraphes, salïès '
d*aUentë, etc.) sur un trottoir central placé au milieji
de celles-ci; c'est la solution adoptée pour la gare de la
eri
Haye dont nous donnons ci-contre le croquis (fig. 401).
[Link]
[Link]
om
272 QUATRIÈME PABTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
quises auxquelles on donne une longueur suffisante
pour permettre aux voyageurs de monter dans les
trains et d'en descendre à couvert lorsque le nombre
des voitures n'est pas considérable. Dans les gares de
bifurcation importantes, on couvre à la fois les trottoirs
eri
et les voies en établissant des halles couvertes. Ces
halles coûtent assez cher, mais elles sont très commo-
des. Quelquefois on emploie un système mixte qui
consiste à couvrir les trottoirs par des marquises^ et à
Alg
les réunir au milieu par une halle de 15 à ^ m è t r e s
de longueur sous laquelle les voyageurs peuvent t r a -
verser les voies à couvert ; cette solution, employée
notamment dans les gares de Montargis et de Limoges-
C
Monjovis, est assez économique et satisfaisante.
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 273
e .c
les voies dans les gares, et cette circulation est impos-
sible, si les trains sont en mouvement, avec des
entrevoies de 2» 00. A la Compagnie de P.-L.-M. on
remplace les plaques par des chariots sans fosse.
eri
X ^ plaques tournantes ne sont pas employées en Y
Allemagne, où elles sont,considérées comme unjdanger ;J
en France,'comme nous'"Tavoïîsdit, l'augmentation
de l'écartement des çssieux des voitures tend à diminuer
leur emploi, et
sont appfelgfes
danses
Alg
, utyffrévpàr dès à\prése^t quelles
^ataatçë^^ur les voies principales,
lîgnfy'im^qrtantesV
J^ij^^
f^ AAy**
*~ *-
1/ ^
C
III. — GARES TERMINUS.
Fig. 402.
ttp
[Link]
om
[Link]
274 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
temps, s'il s'agit d'un train mixte, les wagons de
\/*~-r"°marchandises placés entre elle et les voitures à voya-
geurs. Lorsqu'on fait cette manœuvre au moment
même de l'arrivée des trains, on profite du temps
qu'elle exige pour faire le contrôle des billets, et c'est
eri
cette circonstance qui a donné son nom à la voie qui
sert à la circulation de la machine. On peut aussi,
pour éviter toute perte de temps, amener directement
Alg
le train au droit du quai, puis, lorsque les voyageurs
1 sont descendus, le refouler jusqu'à la voie de contrôle
\ pour permettre le dégagement de la machine ; il faut
j alors une seconde manœuvre pour ramener le train
! siir la voie où il se trouvait primitivement ou sur umv
C
H /autre voie. Les manœuvres que nous venons d'indiquer
• yi sont longues, elles exigent beaucoup d'espace et, ce
.' qui est surtout une gêne dans les gares importantes,
.G
chines^pendant le stationnement du t r a i n j e j p n g du
trottoir àvoyâ^ëûrsT Dans cë~"cks, on dispose les voies
U h^ stationnement par groupes de deux, entre lesquels
pn place une voie spéciale destinée à la circulation
des machines. On doit alors renoncer à la possibilité
fo
/w
des trains de banlieue, qui sont courtes et. ne sont pas ac-
compagnées d'un tender. Pour les machines ordinaires,
ttp
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 270
e .c
train d'une cinquantaine de mètres* lorsque les voya-
geurs sont descendus. Lorsque la^Mâfueur manqueN
pour établir la voie de circulation des^ machines, on
se contente de relier deux à deux les voies de station-
eri
nement par des diagonales ou des bretelles ; la
machine d'un train placé sur une des voies de
stationnement peut alors se dégager en empruntant
l'autre voie, lorsque celle-ci est libre.
Alg
Les gares terminus servent le plus souvent au
service de plusieurs branches ; les dispositions des
voies du côté de l'entrée sont, dans ce cas, celles que
nous avons déjà indiquées pour les gares de bifurca-
tion.
C
3 T 8 . — B â t i m e n t d e s v o y a g e u r s . —- O n disposait
autrefois, au point de vue de l'aménagement des
.G
[Link]
[Link]
om
27G QUATRIKMK PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
eri
C Alg
.G
ww
/w
s:/
[Link]
om
[Link]
e .c
aujourd'hui, à donner directement accès sur les trot-
toirs aux voyageurs et aux bagages paj^JZexteégftté
eri
des "Mgages, dans un corps de bâtiment j^lacé en tête.
,des ^Ss7"Pour"'' éviter l'encombrement résultant du
statioimenient des voitures, on place sur les côtés les
locaux affectés à la distribution et quelquefois à la
Alg
réception des bagages. Les services de banlieue sont
toujours placés en bout. Lorsqu'on adopte cette dispo-
sition, il est nécessaire de réserver entre le bâtiment
terminus et les voies un très large espace libre, de
manière à permettre, sans encombrement, la circula-
C
tion dans les divers sens des voyageurs et des ba-
gages (%. 403). \i^%n
.G
[Link]
[Link]
om
278 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
eri
C Alg
Rez-de.-chaussée
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I • I i , i"»rtie >
r 11 TZ T r n , — H i i l " ;
11- 11—-Il 11- 11
gsro g ^ ^ ^ ; ^ f f ^ ^ | ^ ^
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BiÛri»
lerre-j>lën.
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&s^4^^^ifoyW^
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[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 279
e .c
DES MARCHANDISES.
eri
marchandises exige des voies spéciales en dehors des.
voies de circulation ou de garage des trains, pour le\
stationnement des^jwagons_;ay_antr~-pendant -et- -aprè$ j
les oper'aTionsîÏÏe'chargement et de déch^gejmjenLv-des
qii|riH^£t^^^ Alg faciliter les manu-
tentions et abriter les marchandises ; enfin, dans
certains cas, des installations particulières, telles que
TT
<
ÏÎSLâl^^^ê§iiâSXj-jg^sjL'jBhaux, bureaux de petite
vitesse, g r u e £ d e ^
C
de'^SÂvgem^ts,,, etc.
"Eë^ervice des marchandises est presque toujours
.G
V /H '
[Link]
/
[Link]
om
280 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
gons aussi biendaffî^ .
Lorsqu'il n'en est pas ainsi, on est obligé soif de s'as-
treindre à ne recevoir et à n'expédier des wagons que
dans une seule direction, ce qui entraîne des parcours
eri
inutiles pour ceux qui sont destinés à l'autre direction,
soit de faire à bras la manoeuvre des wagons qu'on
'détache du train sur la voie principale ou sur la voie
d'évitement pour les refouler sur les voies accessoires.
Alg
Or, d'une part, les manoeuvres à bras sont longues et
prolongent inutilement le stationnement des trains, et
d'autre part elles exigent un personnel considérable
qu'on n'a généralement pas à sa disposition dans -les
.stations secondaires ; de plus, elles sont beaucoup plus
C
chères que les manoeuvres à la machine.
Il y a plusieurs dispositions en usage pour .raccorder
les voies accessoires des stations avec les voies "He
.G
Fig. 405.
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 281
e .c
tuée du côté opposé aux installations des marchan-
dises ne peuvent accéder à celles-ci qu'en traversant
l'autre voie de circulation ; celle-ci est donc obstru
pendant tout le temps que durent les manœuvres. Pour
eri
éviter cet inconvénient, on place souvent, de part et
d'autre des voies de circulation, des voies communi-
quant entre elles par **&»*
iijTf^ojft,f-rarisvQrsalft ^ !
v.„, '"• f X^
avec plaqxies ; les wa-
gons en provenance ou
à destination de la voie
Alg
-i^
-é-
h*l
[Link]
/
[Link]
om
282 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
stations peu importantes, qui comprennent une voie de
garage placée du côté opposé à la halle aux marchan-
dises, celle-ci peut suffire pour toutes les manœuvres
. de wagons à faire au passage des trains ; mais, pour
eri
.peu que la circulation soit intense sur la ligne, il est
jbAÀ^l bon de placer à côté une seconde voie, qui peut être en
^ y/ l cul-de-sac ; celle-ci reçoit les wagons à aj outer aux trains
^>u ceux qui en sont distraits. On a ainsi plus de liberté
Alg
pour le choix du moment où on doit faire traverser les
voies principales par ces wagons.
Sur les lignes à voie unique, la disposition que nous
venons d'indiquer n'oii're que très peu d'avantages,
j et il est préférable d'adopter un type qui permettejie
C
^fai^eJiQjjfcesjes manœuvres àlajgaSSÏÏméTTlfaut, autant
&#-%*' que possible, pour les trains mixtes, dont l'emploi est
.G
[Link]
/
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 283
e .c
0 roj'-'l^-' •
ftë
eri
Fig. 407.
Alg
au moyen de changements de voie placés sur la voie Y
directe, si celle-ci passe devant le bâtiment des voya- '
geurs, permettre les manoeuvres des wagons de mar-
chandises par la machine du train dans les deux sens.
Mais pour les trains allant dans le sens de la flèche
C
.G
VWi^yr^
^vy&U,
Fig. 408.
'•SI
ww
[Link]
[Link]
om
284 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
Fig. 409.
eri
Fig. 410.
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 285
e .c
Fig. 412.
eri
3 8 1 . — Disposition des voies à marchandises. — L e s \ , /
voies à marchandises comprennent des voies pour le
stationnement des wagons, des voies pour le charge-
Alg
ment sous halle et à quai, des voies pour le chargement :
en débord, enfin les communications nécessaires entre]
les premières et les secondes.
Dans les gar^s-jniniicié«a*©s~-'on compte une^[Link]^j^ *l*-~\>
pour le stationnement des wagons à charger ou à
C
décharger, unej^ojj^pqur le stationnement des wagons %f M
à-emmener après chargement ou déchargement, une 31
.G
F i g . 413.
[Link]
[Link]
om
286 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
/ voies le justifient, on y ajoute une voie de tiroir per-
\ mettant de faire à la ma chine les manoeuvres nécessaires
pour faire passer les wagons d'une voie sur l'autre, sans
engager les voies de circulation.
Les installations que nous venons d'énumérer sont des
eri
installations complètes ; lorsque l'importance du trafic,
et notamment du trafic en débord, diminue, on peut
•**> s JOT r * m e r ^a v0 * e ^ e débord en réservant pour les
, XJ manutentions'~de"celTe*nâTure"les parties des voies de
Alg
chargement ou de déchargement placées à portée de
la cour et le long desquelles il n'existe ni halles ni
quais ; il suffit pour cela d'exhausser la plateforme le
long de ces voies, jusqu'au niveau des rails, et de
C
-\^ l'empierrer. On peut aussi, et c'est ce qui se fait le
plus souvent, ju^rimej^jm
aux wagons à recevoir et à expédier. Dans ce cas,
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 287
e .c
avec les halles et quais plajcésjajoj^jd^unejnên^^
coupée au bésonTpar des plaques tournantes qui en
permettent le dégagement, on utilise mieux la place,
et les manœuvres peuvent se faire très rapidement si /
le chargement et le déchargement s'exécutent réguliè-/
eri
rement. Toutefois les dispositions à adopter peuvent
varier selon la configuration du terrain, la facilité du
raccordement avec les autres voies et la nature du
trafic.
Alg
Au point de vue des manoeuvres, laiM dJapûsdiàoBL la
plu£jijg^ija3Ei^ôlés de lialles^est celle qui consiste à
iuSttv^
l!«s#i_
cTo—-.
E2Ë
E3
ww
i^v.
Fig. 414. T
on se trouve en présence d'inconvénients sérieux. S'il
s'agit d'une gare impoctante, on perd un espace
/w
[Link]
/
[Link]
om
288 QUATRIEME PARTIE. CHAPITRE XVII
e .c
Hv'ïFy^elï a un autre, c'est que la halle et le quai à
X
marchandises sont éloignés du bâtiment des voyageurs,
et, comme ce sont les mêmes agents qui font le service,
il en résulte des pertes de temps considérables et une
eri
^malveillance imparfaite. Aussi, dans ce cas, prolonge-
on presque toujours les voies à marchandises en
çul-de-sac du côté du bâtiment des voyageurs ; pour
agner encore de la place, on supprime souvent de
~X~
Alg
ce côté les raccordements par aiguilles des dernières
voies, ou seulement de la der-
nière. Ces voies en cul-de-sac
sont raccordées entre elles
Flg 415
' ' près de leur extrémité soit
C
par des plaques, soit par un chariot roulant à fosse.
On trouve souvent avantage à placer des voies en
.G
[Link]
/
om
[Link]
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 280
e .c
L'usage des voies en cul-de-sac n'est pas spécial au , , •'/<&&
cas où les installations sont situées du côté du bâtiment
des voyageurs ; on les emploie
également lorsque ces installa-
tions sont du côté opposé ; elles y
eri
a
servent soit au débord soit au
F e 4l8
garage des wagons. '' ' . ^
Dans lffif,..,^ où il n'y a 'll l 'K' -
Alg
qu'une seule voie poljjMesmamîîenBons des wagons, on )r<v
a quelquefois avantage à faire
passer cette voie devant le bâti-
ment des voyageurs, auquel on
)gj
fois pas sans inconvénients. Une partie de la voie des ^ " ** ~"^
marchandises est inutilisable; le public est obligé, ;t
pour aller au trottoir, de ^averser cette voie sur la- \
quelle se font des manœuvres pendant lelrtàtionnement |
des trains ; enfin les agrandissements sonttrèsdiffifiilgg. J
/w
[Link]
[Link]
om
290 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
ait une cinquantaine de mètres à parcourir pour aller
de son bureau à la halle et réciproquement, car il ne
peut s'occuper des marchandises que dans l'intervalle
des trains, et sa présence est alors inutile dans le
bâtiment des voyageurs.
eri
Le chargement en débord sur la voie de halle^ou
sur une voie en cul-de-sac placée en prolongement de
celle-ci, est avantageux lorsque le téafic est faible ;
<)
mais, dans le cas contraire, il a le double inconvénient
Alg
d'allonger la gare et de compliquer les mouvements
de wagons, car ceux-ci ne peuvent être déplacés indé-
pendamment les uns des autres puisqu'ils sont sur
vj lagaiême voie. Aussi, dès que le trafic• J g j ^ t o d F^Pn
V^. peu d'importance, on préfère lui^ réserver une voie de
C
:
equr placée, en~arrière de la halle à marchandises et
du quai, du côté de la cour opposé à ces installations.
.G
ww
Fig. 420.
[Link]
/
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 291
• è-.^LJm^ tc-a_-~
e .c
\
-é-
Fig. 421.
eri
évitée autant que possible. Enfin, dans certain cas, on
utilise pour le débord ou pour le chargement au moyen 9y
de grues, une voie transversale placée à la suite d'une -y
******
On place sur les voies accessoires des stations, un
ww
[Link]
[Link]
om
292 QUATR1ÈME PÀHTIR. — CHAPITRE XVI£
e .c
l'ouvre pour donner accès sur la voie principale qu'au
moment où la communication est nécessaire pour lais-
ser passer un train ou des wagons en manoeuvres. Les
voies en cul-de-sac du type représenté par la figure 417
eri
peuvent servir de voies de sécurité ; il suffit pour cela
que les aiguilles soient disposées normalement pour
établir la communication entre ces voies.
Alg
3 8 2 . — Halles à marchandises. — Les
marchandises peuvent être fermées on ouvertes. Le
halles à
•*^.„.JAr
la fermeture est alors inutile et que les dispositions
qu'elle entraîne sont en général gênantes pour les ma-
nutentions.
On donne aux halles une longueur proportionnée à
ww
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 293
e .c
les stations de faible importance ; enfin, dans les très/
petites stations, un petit abri fermé, de 3 à 4 mètres de/
côté, peut suffire.
eri
forme placée le long de la voie sur laquelle stationnent
les wagons à charger ou à décharger ; ils sont placés
de manière à affleurer 1R horri des wagons, c'est-à-dir
Alg
à environ un mètre du rail le plus voisin.
Lorsque les quais sont situés le long d'une voie en
cul-de-sac, ou près d'une batterie de
plaques, on les dispose comme l'indi- t;-tS-
quent les croquis ci-contre, de manière '~Ù
C
à pouvoir faire des chargements par
bouts qui sont commodes dans quelques "Tlfy..- £~ ?i
cas, notamment pour l'embarquement
.G
•p*&
des chevaux avec certains types de Fis. 423.
wagons écuries, et pour l'embarquement des voitures.
On ménage généralement du côté de
ww
[Link]
[Link]
om
294 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
bureaux pour le recevofrT Dans lêT^âTes très impor-
tantes, les bureaux (ïiTpetite vitesse sont placés dans
pw\ / u n bâtiment isolé, le plus souvent à l'entrée delà cour ;
dans les gares secondaires, on place le bureau à une
^ s des extrémités de la halle ou d'une des halles à mar-
eri
chandises. Lorsqu'il n'y a qu'une halle, cette disposition
est très commode, parce qu'elle permet aux mêmes
agents de faire au besoin les écritures, les livraisons
Sr. ^ $ *» ,
ou les réceptions.
Alg
385. — Ponts à bascule, gabarits et grues. — Lors-
qu'une gare ou une station fait des expéditions impor-
tantes par wagons complets, on y place un pont à
C
bascule sur lequel on pèse le wagon tout chargé ; on n'a
qu'à déduire le poids propre du wagon qu'on appelle la
tare et qui est inscrit sur celui-ci, pour avoir le poids du
.G
[Link]
/
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 295
e .c
m a r c h a n 4 i S C H ë s ' ^ à i £ X U ^ v o w s de débord. Les /
dimensions des cours varient selon l'importance et la "
nature du trafic ; mais, en général, leur longueur est
celle de l'ensemble des halles, quais et voies le long
desquels il y a à faire des opérations de chargement
eri
OU de déchargement. Pou rjjAtp.i'minp.r [Link]^Jargftiir il
faut tfirw*[Link] dp..la-position que prennent_las~véhi
cules en chargement. Au droit des halles et des quais
Alg
leTcharrettes se placent d'ordinaire dans le sens trans-
versal, parce que le chargement ou le déchargement
par bout est généralement plus facile, et qu'on peut
ainsi mettre à la fois en chargement un plus grand
nombre de véhicules pour une même longueur de quai.
C
Les chargements en débord se font le plus souvent en
mettant" la charretié 'ier^oir^cRPwagon, parce que,
avec des wagons découverts et des marchandises en
.G
[Link]
/
[Link]
om
206 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
wagons places sur la voie de cour, s il y en a une; pour
peu que le trafic soit imppxtajaLiLiaut au moins de
\ï2 à 15 mètres. Il est bon de se tenir au-dessus de ces
|nînnÏÏa*et autant que possible ne pas descendre au-
eri
lessous de 10 mètres dans le premier cas, de 1.2 mètres
dans le second," et d'aller jusqu'à 20 mètres si on pré-
voit un mouvement actif de charrettes. Sauf en pays
/très accidenté, il n'en coûte pas bien cher pour aug-
Alg
m e n t e r la largeur des cours, et on se donne ainsi
I beaucoup plus d'aisance pour les mouvements et pour
i e stationnement des voitures qui attendent leur char-
/ gement ou leur déchargement. Dans les grandes ga-
/ res, dont les cours sont très étendues et où par suite les
C
{ charrettes qui se rendent au point de chargement ou
! de déchargement ont à faire un parcours relativement
assez long, il faut au milieu de la cour une véritable
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 297
e .c
hypothèse et 15 mètres dans la seconde ; pour les stations I
à trafic moyen de 15 à 20 mètres ; enfin dans les gares /
importantes de 20 à 30 mètres. +*
Les cours à marchandises sont entourées de clôtures
eri
dans les parties où elles sont contiguës à des chemins
ou à des propriétés riveraines, et il convient de les
fermer par une porte, de telle façon que, quand le ser-
vice est interrompu on ne puisse y pénétrer sans
Alg
escalade. Le mieux est de n'avoir qu'une porte ; si,
comme on le fait quelquefois, on en place deux pour
permettre l'accès par deux chemins différents, le public
prend l'habitude d'emprunter la cour de la station pour
se rendre plus rapidement de l'un à l'autre des deux
C
points'avec lesquels elle est en communication; il en
résulte de l'encombrement et delà gêne pour le service,
ainsi qu'une plus grande difficulté de surveillance.
.G
[Link]
[Link]
om
298 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
de garage et de formation des trains.
eri
\ seuî^atïqûTcïïâ^uTfo^que les marchandises à trans-
border doivent être triées avant leur rechargement.
Le transbordement de wagon à wagon n'exige aucune
Alg
installation spéciale, il suffit de deux voies parallèles.
La société des. chemins de fer économiques a adopté,
pour l'établissement des voies de transbordement dans
les gares où ses lignes à voie étroite se soudent à des
lignes à voie large, un type particulier qui diminue
C
les frais de main d'oeuvre. La voie sur laquelle on
place les wagons à décharger est établie en contre-haut
de celle qui reçoit les wagons à
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 299
e .c
presque sans modifier celle-ci.
Lorsque le trafic est suffisant pour justifier cette §\~^
dépense, on établit, pour le transbordement au moyen ///
de halles et de quais, des installations spéciales. La S**t±
eri
a un, sont, dans ce cas,
toujours compris entre
deux voies, de manière
à doubler la rapidité des
Alg
chargements et des déchargements.
Fig. 426.
[Link]
om
[Link]
300 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRÉ XVII
e .c
halle;/ét le reste sous uiie autre ; on peut éviter cet
inconvénient en spécialisant les wagons pour le service
local et pour le transbordement, mais alors le matériel
est mal utilisé. La disposition de la gare, dont on n'est
pas toujours maître, influe aussi sur les conditions
eri
dans lesquelles doit s'effectuer/îe transbordement. Si
les, halles affectées au service local sont disposées
commodément par rapport'aux voies de triage, il y/à
Alg
presque toujours intérêt.'à en augmenter la surface,
plutôt que de faire ailleurs une autre installation,
quitte à y, établir des divisions intérieures' entre le
service locahà l'arrivée, le service local au départ, le
transbordement,/etc. Si, au contraire, les halles et
C
voies affectées aùxservice local sont,separées des voies
de "garage et /de triage par les voies de circulation, si
la place manque poùYdéveloppe^ leur^tendue, ori est
.G
3 9 0 . — G a r a g e , t r i a g e et f o r m a t i o n d e s t r a i n s . —
Dans les très grandes gares, on a, indépendamment
Se^^WTCTtiÏÏectees au service local, des voies spéciales
pour le garage des trains, d'autres pour le triage, et
s:/
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 301
e .c
les voies de marchandises affectées au service local.
Cette dernière disposition est excellente lorsque le
service local a une importante comparable à celle du
service de transit, car elle évite des parcours inutiles
pour le passage des wagons du faisceau de triage au
eri
faisceau des voies affectées au service local et récipro- .
l
quement. Il y a également^vaiita^à_grouper ensemble\ ) ^T^/
les voies de triage, de garage eT~de~7or^[a1iTDTT~Ties \
Alg
trains, ou plus exactement à n'avoir qu'un seul faisceau
de triage, sur lequel les trains sont décomposés aussitôt
après leur arrivée et d'où ils partent après avoir été jj
formés. Avec le triage par la gravité, dont l'emploi
devient général dans les gares importantes, le débran-/
C
[Link] d'un train n'exige pas plus de vingt minutes
à une demi-heure ; il suffit o ^ x ê ^ r v ^ ^
yojgjyluJ;ais^^ ou, plus exactement,
.G
[Link]
/
[Link]
om
302 QUATRIÈME PARTIE- — CHAPITRE XVII
e .c
Fig. 427.
eri
d'un fuseau, c'est-à-dire de les relier par aiguilles à
.7>U -X
£*—^
M
Alg
Fig. 428.
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 303
e .c
communiquer à une~ïïeTêurs extrémités les voies du
service local des marchandises avec le faisceau de
triage. La longueur de celles-ci est alors réduite; mais,
uju. _ J L_
eri
Fig. 429.
Alg
sauf dans certaines gares situées en pays plat et où
aboutissent des lignes à proûl très favorable, les très
longues voies offrent pour les manœuvres plus d'incon-
vénients que d'avantages ; elles utilisent mal l'espace
C
disponible sans rendre de services réels, car on peut
toujours, au besoin, former un long train au moyen de
.G
[Link]
[Link]
om
304 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
lui donne une longueur suffisante ; les trains sont triés
aussitôt après leur réception. Lorsque les voies de
triage sont en faisceau, il faut, si on veut faire le triage
par les deux bouts, avoir une voie de tiroir de chaque
côté ; quelquefois même, comme nous l'avons dit, on a
eri
deux voies de tiroir du même côté.
Lorsqu'on veut faire letriage par la gravité^la voie
de débranchement qui remplace la voie de tiroir est
Alg
en pente, ou mieux en dos d'âne, de telle façon que les
wagons puissent être décrochés à l'avance et partent
d'eux-mêmes vers les voies de triage aussitôt que l'a-
vancement de la machine leur a fait dépasser le som-
met du dos d'âne. Avec ce système, surtout si, comme
C
cela arrive habituellement en France, on a à décom-
poser des rames et non des wagons isolés, la machine
peut, en général, reculer d'une manière continue ; le
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 305
e .c
mier coup à la meilleure disposition, et le mieux est de
se réserver d'arrêter le profil définitif d'après l'expé-
rience. Il y a intérêt à faire communiquer les voies de
débranchement avec les voies principales à leurs deux
eri
extrémités, de manière à permettre aux trains d'y
accéder directement.
Dans certaines gares très importantes, comme celles 'i (
d'Edge-Hill à Liverpool, de Newport, de Tejrejimrei I
Alg
on a pu, en profitant de la disposition du terrain, pla-/ '
cer à la suite les uns des autres des faisceaux de triage/
en pente ; dans ces conditions, lorsqu'un train a été /
amené sur la voie placée en tête du premier faisceau, qui *
elle-même est en pente, la machine peut l'abandonner ;
C
il suffit de desserrer successivement les freins des
wagons, pour qu'ils aillent les uns après les autres,
.G
[Link]
[Link]
om
306 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
rapidement, et à moins d'avoir un grand nombre
d'aiguilleurs ou d'imposer à ceux-ci un travail exces-
sif, on est conduit à concentrer les leviers au même
point, ou à peu près ; on se sert à cet effet de transmis-
eri
sions rigides ou de transmissions par fils, mais il est
bon qu'elles ne produisent pas le calage des aiguilles
afin de permettre leur prise en talon. Pour diminuer
le nombre des leviers, on peut disposer certains d'entre
Alg
eux de telle façon qu'ils manoeuvrent plusieurs bran-
chements à la fois ; ainsi, dans le faisceau représenté par
la figure ci-dessous, le même levier peut manoeuvrer à
la fois les aiguilles 3, 4 et 5 ; comme il n'y a qu'une
C
.G
-wJ.t
"H"
V '?:
[Link]
/
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATUONS ET DÉPENDANCES 307
e .c
cas, les wagons vides sont mêlés dans les trains aux
wagons chargés et il faut les trier avant de les faire
passer sur les voies spéciales destinées à les recevoir.
On n'affecte en général, dans les gares, des voies
spéciales au matériel vide que pour assurer la réparti-
eri
tion quotidienne de ce matériel ; le matériel en excé-
dent qui se trouve disponible dans les périodes de
baisse de trafic est garé simplement soit sur les voies
de stations secondaires qui, au même moment, se trou-
Alg
vent n'être pas utilisées, soit sur des voies de ballas-
tières ou des voies provisoires.
§ 4. — SERVICES ACCESSOIRES.
C
I. — INSTALLATIONS SPÉCIALES AU SERVICE DE LA TRACTION.
.G
392:. — D é p ô t s d e m a c h i n e s . — N O U S a v o n s exposé,
à propos du service de la traction *, les conditions dans
lesquelles doivent être établies les installations néces-
ww
[Link]
[Link]
om
308 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
Il y a avantage pour la rapidité des manoeuvres à
rapprocher de la gare le dépôt des machines ; toute-
fois cet avantage ne doit pas être acheté au détri-
ment de l'avenir. Presque toutes les gares de bi-
eri
furcation sont appelées à s'étendre progressivement
jusqu'à une limite qu'il est impossible de déterminer,
et les dépôts de machines qu'elles renferment s'ac-
croissent en même temps, et souvent même plus
Alg
rapidement qu'elles, par suite de l'augmentation du
trafic. Le déplacement d'un dépôt de machines est très
coûteux en raison des constructions qui, même pour
un dépôt peu important, arrivent très rapidement à
représenter plusieurs centaines de mille francs. Aussi,
C
lorsque le dépôt fait obstacle à l'agrandissement de la
gare, est-on presque toujours conduit, pour éviter sa
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 309
e .c
sont toujours entièrement indépendants des gares ; ils
doivent néanmoins avoir des communications faciles
avec les voies de triage, parce que les véhicules qui y
entrent et en sortent chaque jour sont en nombre assez
eri
considérable. Les voies affectées spécialement aux
ateliers doivent avoir un développement suffisant
pour qu'on puisse y garer le matériel à réparer, en
attendant qu'on y effectue les travaux nécessaires.
Alg
II. — ÉCLAIRAGE DES GARES.
[Link]
[Link]
om
310 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
la lumière normale, sans nouvel allumage, par une
simple manœuvre de robinet. On obtient ainsi, avec
une dépense très modérée, un éclairage intense au
moment du passage des trains de voyageurs, car la
durée de leur stationnement dans les gares, ou tout au
eri
moins du service effectif qui correspond à leur présence,
est toujours relativement courte. L'éclairage au pétrole
n'exige comme installation que des lampes, dont le
prix est très peu élevé, et des appliques ou des poteaux
Alg
pour les fixer ; cela est presque insignifiant comme
dépense. L'éclairage au gaz exige une canalisation,
des candélabres et des appareils qui représentent un
capital assez important; on peut évaluer celui-ci dans
C
les gares peu importantes à environ 70 à 100 francs
par bec, en admettant, bien entendu, un éclairage
moyen.
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 311
e .c
Dans les grandes gares on crée des installations
spéciales pour l'éclairage électrique. Celui-ci est alors,
pour une intensité lumineuse égale, beaucoup moins
cher que l'éclairage au gaz, car la bougie-heure ne
eri
coûte pas plus de 0 fr. 0007 à 0 fr. 00i au lieu de
0 fr. 0035 à 0 fr. 004 ; l'économie est donc en nombre
rond de 30 à 80 0/0 ; on peut en outre substituer à la
mise en veilleuse l'allumage instantané à distance
Alg
qui est encore plus avantageux. La dépense de l'éclai-
rage électrique est néanmoins beaucoup plus élevée que
celle de l'éclairage au gaz. Avec celui-ci on se contente
habituellement d'un éclairage modéré, souvent insuf-
fisant en réalité ; cela est impossible avec l'électricité,
C
car on ne peut employer économiquement pour éclairer
les grands espaces que des arcs, c'est-à-dire des foyers
intenses ; or, quelle que soit la source à laquelle on
.G
[Link]
[Link]
om
312 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
vingt-quatre heures ; il faut considérer aussi que, in-
dépendamment de la commodité et de la sécurité qu'il
donne, un éclairage abondant augmente la capacité
d'une gare, en permettant de faire les manœuvres de
nuit avec plus de rapidité.
eri
§ 5. — RÈGLES GÉNÉRALES RELATIVES A L'ÉTUDE DES
GARES ET STATIONS.
Alg
3 9 6 . — Dispositions des gares et stations par rap-
port à la ligne sur laquelle elles se trouvent. — Nous
avons examiné successivement les divers éléments dont
se composent les gares et - stations ; il nous reste à
C
examiner comment ces stations doivent être disposées
par rapport à la ligne ou aux lignes sur lesquelles elles
se trouvent, et comment on peut déterminer l'impor-
.G
.tr^y.i •'•'•'
rw»" * ^ *
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 313
e .c
cette traversée se fait au moyen d'un pont par dessus
ou par dessous, ce n'est qu'une perte de temps ; mais
pour les stations ordinaires la traversée se fait presque
toujours par un passage à niveau qui, s'il est gardé,
est fermé cinq minutes avant l'heure de chaque train ;
eri
les piétons peuvent bien passer quand même, mais les
voitures sont arrêtées, et d'ailleurs la circulation dos
piétons eux-mêmes sur un passage, au moment où
Alg
un train est attendu, est toujours une cause de dan-
ger. PnnrJe^marchandises, les passages à niveau ont,
moins d'inconvénients, surtout si le nombre des trains
sur ïaTîgne est faible.; les passages" par dessus ou
par dessous n'en auraient aucun, si la différence de
C
niveau entre le chemin de fer et la route au droit de la
traversée n'avait pour conséquence inévitable la
création de rampes assez fortes aux abords, et par
.G
[Link]
[Link]
om
314 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
et les cours.
La nécessité de placer les stations au niveau du
chemin qui conduit à la plus voisine des localités à
desservir, ou tout au moins à un niveau peu différent?
pour éviter de trop fortes déclivités du chemin d'accès,
eri
et l'obligation où l'on est presque toujours de desservir
en même temps des localités ou des hameaux situés des
deux côtés du chemin de fer, entraînent presque tou-
Alg
jours comme conséquence, sauf dans les pays très
|;J U ^ ^ a c c i dentés, 1g p.rÂ[Link] rl'nn passage à niveau_à nnp-4es
*M^ extrémités de la station ; il existe même souvent deux
passages, un^~™cTTaTpre»eété. Ces passages sont une
gêne pour les manoeuvres et surtout un obstacle aux
C
extensions futures ; en outre, lorsqu'ils sont trop rap-
prochés du bâtiment des voyageurs, on est obligé de
les intercepter pendant les stationnements des trains.
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 315
e .c
bien assuré que les conditions d'exploitation de la
ligne permettent sans difficultés exceptionnelles de
faire le service dans des stations ainsi disposées.
eri
gares de biturcation. — On [Link].toujours_péserver
pouoUesgareS de hHWgjjion un pal i Art, PAS loBi^-iËaii
mQifls_sept cents mètfresf sauf bien entendu sur les,
lignes de montagnes, où les trains sont nécessairement
Alg
courts, et où l'adoption de très longs paliers entraîne-
rait la plupart du temps des dépenses exagérées. Les
raccordements des voies occupent en effet un espace
dont il faut tenir compte. Lorsque les voies se déta-
chent successivement les unes des autres du même côté
C
de l'axe de la ligne, il faut compter entre deux bran-
chements successifs un espace d'au moins 40 à 45 mè-
.G
Fig. 43t.
/w
[Link]
/
[Link]
om
316 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
3 9 8 . — Détermination de l'importance à donner
aux diverses installations. — Pour dresser un projet
de gare ou de station, il faut connaître exactement
eri
non seulement la configuration du terrain et le tracé
de la ligne, mais aussi le trafic en vue duquel doivent
être étudiées les installations à créer. Or, comme nous
l'avons déjà vu, il est difficile, pour les lignes en
Alg
construction, de déterminer le trafic probable, même
approximativement ; en outre, sur ces lignes comme
sur les lignes déjà construites, il faut compter sur son
augmentation progressive; mais il est impossible de
déterminer la loi suivant laquelle il croîtra. Vaut-il
C
mieux faire immédiatement des installations complètes
en vue d'un trafic qui ne sera peut-être atteint qu'au
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 317
e .c
auront été construites aux abords, etc. On peut donc
dire que le projet à étudier est celui des aménagements
à prévoir pour l'avenir, et que le projet à exécuter est
un extrait du premier en rapport avec les besoins du
eri
moment. On représente habituellement, sur les dessins,
les installations à exécuter de suite en traits pleins, et
celles dont l'exécution est ajournée en traits pointillés.
Quelle que soit la part que l'on réserve à l'avenir, il
Alg
faut proportionner au trafic, en vue duquel on crée ces
installations, l'étendue des bâtiments, des voies de
service, des halles et des quais. Il est difficile de déter-
miner d'une manière absolue des rapports entre le
nombre des voyageurs et la surface des bâtiments, et
C
entre le tonnage et les longueurs dévoie ou les surfaces
des halles et des quais ; ces rapports varient, en effet,
avec la nature des marchandises, avec la répartition
.G
[Link]
[Link]
om
318 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
geurs augmente, au lieu de décroître, à mesure que
l'importance de la station augmente elle-même ; cela
tient aux locaux accessoires (bureaux, buffets, etc.)
dont le développement du trafic entraîne la création.
eri
Le chiffre donné par M. Sévène a été établi à une époque
où les voyageurs restaient renfermés dans les salles
d'attente ou dans le vestibule de la gare jusqu'au mo-
ment de l'arrivée des trains, et où les voyages à courte
Alg
distance par chemins de fer étaient beaucoup moins dé-
veloppés qu'ils ne le sont devenus depuis. Actuellement,
pour une station de faible ou de moyenne importance,
I on peut considérer la surface du bâtiment comme suffi-
sante tant que le nombre des voyageurs ne dépasse pas
C
200 à 300 par an et par mètre carré ; lorsque le service
de banlieue prédomine, ce dernier chiffre peut être dé-
passé de beaucoup, surtout si une partie des trottoirs
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 319
e .c
ments ultérieurs. .-
Pour les quais et halles couvertes, M. Sévène indi-v yç*~^
quait une surface de 4 à 5mq. comme correspondant 1 M'£> uwee
normalement à 100 tonnes à manutentionner par an, J
soit de 20 à 25 tonnes par mètre carré, déduction faite/
eri
bien entendu des marchandises pour lesquelles ces ins-
tallations ne sont pas utilisées, c'est-à-dire de celles qui
sont chargées et déchargées en débord ou transbor-
Alg
dées de wagon à wagon. Ces données sont un peu lar-
ges ; d'après des relevés nombreux, on peut admettra
comme correspondant à un service normal, un mouveH-K u~?<
^
[Link]
[Link]
om
320 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
/ gares de 60 à 80 wagons par voie et de 20 à 25 wagons
/ par 100 mètres de longueur ; pour les petites gares,
!P^$ I de 20 à 30 wagons par voie et de 8 à 10 wagons par
\ 100 mètres de longueur.
eri
Pour les voies de triage et de transbordement, on
eut compter dans les grandes gares en moyenne
25.000 wagons par an et par voie ou 60 à 80 wagons
KM"" par an et par mètre courant, en comptant une lon-
Alg
gueur de voies de 300 à 400 mètres ; pour les petites
gares, ces chiffres doivent être diminués de moitié.^Il
ne s'agit ici que de moyennes, carHaT capacité des
faisceaux de triage varie énormément selon le nombre
des branches entre lesquelles se fait le triage, selon
C
que le faisceau est ou non pourvu de plaques tournan-
tes, selon que le débranchement se fait par la gravité
ou à la machine, enfin, selon les voies de garage dont
.G
[Link]
[Link]
om
AMÉNAGEMENT DES GARES, STATIONS ET DÉPENDANCES 321
e .c
dité et, dans - certains cas, d'économie de personnel,
mais non de capacité de trafic. En moyenne, on nev
s'éloigne pas beaucoup de la vérité en comptant d e \
500 à 800 tonnes par mètre courant de voie et par an. J
Pour une halle d'une largeur de 10 mètres, cela faij/
eri
environ le double de la capacité qui correspond au
service local 1 .
Alg
3 0 9 . — Observation g é n é r a l e . —
qui précèdent permettent d'étudier les dispositions
Les i n d i c a t i o n s
[Link]
[Link]
om
322 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVII
e .c
auquel appartient la gare. Sans doute ces méthodes
peuvent être modifiées, mais les modifications qu'elles
comportent doivent être étudiées avec ensemble, en
tenant compte de considérations de diverses natures,
et les dispositions des voies et des locaux affectés au
eri
service n'interviennent souvent que d'une manière
accessoire dans leur étude. En fait de plans de gare,
il faut bien connaître les avantages et les inconvé-
nients des diverses dispositions en usage ; mais il ne
Alg
faut pas avoir de types arrêtés, et surtout il faut se
garder des idées absolues qui conduisent le plus sou-
vent à des erreurs.
C
.G
ww
/w
s:/
ttp
[Link]
[Link]
om
CHAPITRE XVIII '/
e .c
ORGANISATION DES GAREE
ET BIFURCATIONS
eri
AU POINT DE VUE DE LA SÉCURITÉ
1. Dans notre exposé nous admettrons qu'il n'y a que des trains en
circulation ou en manœuvre. En réalité, il y a en outre, dans les gares,
des mouvements et des stationnements de machines et de véhicules, en
groupes ou isolés, qu'on de'signe souvent sous le nom de manœuvres ap-
s:/
[Link]
[Link]
om
324 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
suivre la direction dans laquelle il est engagé que si
le chemin est libre devant lui, et s'il n'est pas exposé à
rencontrer un autre train venant rejoindre ou croiser
cette direction. On réalise ces conditions par l'emploi
de signaux, par la concentration des leviers de manœu-
eri
vre en groupes confiés chacun à un même agent, enfin
par les enclenchements.
Les bifurcations peuvent être considérées, selon
Alg
leur position, soit comme faisant partie des gares aux
abords desquelles elles se trouvent, soit comme consti-
tuant elles-mêmes au point de vue du mouvement de
véritables gares, où les trains ne s'arrêtent que si la
voie qu'ils doivent suivre n'est pas libre.
C
4 0 1 . — Nature «les signaux. — Oll emploie, en
France, dans les gares trois sortes de signaux :
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 325
Les signaux indicateurs de position d'aiguilles ne
s'adressent pas aux agents des trains et ont seulement
pour objet de permettre aux agents des gares de recon-
e .c
naître à distance cette position.
En Angleterre et en Belgique, les signaux qui s'a-
dressent aux trains sont en même temps signaux
d'arrêt et indicateurs de direction, chaque fois qu'ils
eri
sont placés en avant d'aiguilles abordées par la pointe.
A cet effet, au droit de chaque aiguille ou groupe
d'aiguilles sont placés un ou plusieurs mâts portant
Alg të
ncn
C
Tf
.G
Fig. 434.
Ainsi pour fermer ou pour ouvrir le passage sur les
ttp
[Link]
[Link]
om
320 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
horizontales, le passage est interdit. Si l'une des pa-
lettes est inclinée, 2 par exemple, le passage est libre
sur la voie II. Bien entendu, on ne peut ouvrir à la
fois deux directions, puisque la combinaison des diver-
eri
ses positions des aiguilles ne peut en donner qu'une.
On fait quelquefois jouer, en France, aux signaux
indicateurs de direction d'aiguilles le rôle qu'ils jouent
en Angleterre et en Belgique, c'est-à-dire que chacun
Alg
d'eux correspond non à un seul changement de voie,
mais à une direction, et indique si celle-ci est ouverte
ou fermée.
la suite les uns des autres, non seulement sur une même
direction, mais même, comme nous le verrons plus
loin, sur plusieurs directions différentes. Ce second
système permet de diminuer le nombre des signaux
dans une forte proportion. Il n'y a pas là seulement
/w
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 327
e .c
I plus compliquées ; mais l'emploi des, enclenchements,
! obligatoire dans toutes les gares de quelque impor^
i tance, les rend aujourd'hui impossibles^^.
Si les mouvements à effectuer se réduisaient au pas-
eri
sage des trains, il suffirait de placer des signaux à
l'entrée des gares et à la sortie des voies de stationne-
ment. Mais il y a aussi à considérer les manœuvres
qui n'empruntent les voies que sur certaines parties de
Alg
leur longueur dans le sens de la sortie ou dans le sens
de l'entrée ; il faut placer des signaux supplémentaires
pour les protéger ou les autoriser, tout en laissant li-
bre le passage sur les directions qu'elles n'engagent
pas. Nous verrons en outre plus loin qu'on est souvent
C
conduit, par divers motifs, à concentrer les leviers de
manœuvre des appareils et signaux d'une même gare
.G
[Link]
/
[Link]
om
328 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
qu'il parcourt.
4 0 3 . — Groupement des leviers de m a n œ u v r e des
signaux et appareils. — Pour que les divers mouve-
ments de trains puissent s'effectuer sans confusion et
eri
avec une rapidité suffisante, on réunit les leviers des
changements de voie et des signaux en groupes dont
chacun est confié à un seul agent responsable de leur
manœuvre. Mais cette réunion ne suffit pas pour as-
Alg
surer la sécurité d'une manière complète. Même avec
beaucoup de soin et d'attention, l'aiguilleur qui manoeu-
vre un grand nombre de signaux et d'appareils est
exposé à confondre entre eux certains leviers ou à se
tromper dans l'ordre de leur manœuvre. Les enclen-
C
chements, qui sont obligatoires à toutes les bifurca-
tions et dans les gares de quelque importance en vertu
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 329
e .c
même n'en comprendre qu'un seul, si elle est très courte
ou si elle est en cul-de-sac. Dans ce cas, lorsqu'il s'a-
git d'une garé importante, le nombre des leviers d'un
poste atteint quelquefois cent et peut même dépasser
eri
notablement ce chiffre. Mais les communications entre
les aiguilleurs et les chefs d'équipe chargés de com-
mander les mouvements sont difficiles aux grandes
distances ; les transmissions rigides, qui sont le plus
Alg
usitées pour la manœuvre des aiguilles, ne fonction-
nent plus convenablement lorsque leur longueur dé-
passe 200 à 250 mètres ; il y a intérêt, au point de vue
de la rapidité et de la précision des mouvements et
même au point de vue de la sécurité, à ce que cha-
C
que aiguilleur ait constamment sous les yeux, à une
distance suffisamment rapprochée, les appareils et les
signaux d'arrêt qu'il est chargé de manoeuvrer, enfin,
.G
[Link]
[Link]
om
330 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
en est de même, dans certains cas, de changements de
voies situés sur les voies principales, notamment
dans les gares peu importantes. On peut aussi trouver
avantage à manœuvrer sur place certains appareils,
eri
tout en subordonnant par des enclenchements leur
position à celle d'autres appareils ou de signaux ;
l'enclenchement se fait, dans ce cas, à distance.
Au nombre des points dangereux et qui exigent
Alg
une protection, il faut compter les points de station-
nement des trains, puisque ceux-ci interceptent les
voies sur lesquelles ils se trouvent. D'un autre côté, il
importe, au peint^de vue de la rapidité, que les
manœuvres de^hangement de machine, d'échange
C
de véhicules, etc., puissent se faire, pour les trains
de voyageurs, sans l'intervention de postes placés à
une distance plus ou moins grande. Aussi assimile-
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 331
e .c
Les mouvements sont commandés soit par un chef
ou un sous-chef de gare lorsqu'il s'agit du départ de
trains, soit simplement par des agents appelés chefs
d'équipe, lorsqu'il s'agit de manoeuvres. Les chefs et
eri
sous-chefs de gare communiquent avec les postes et
ceux-ci communiquent entre eux au moyen d'appareils
de correspondance mécaniques ou électriques (màte-
reaux à sonnette, appareils Jousselin, appareils à gui-
Alg
chets, téléphones, etc.). Les chefs d'équipe, qui sont
obligés de circuler au milieu des voies pour diriger les
manœuvres, ne peuvent correspondre avec les postes
que verbalement ou, lorsque la distance est trop grande,
au moyen de gestes convenus. Les aiguilleurs sont donc
C
obligés de suivre constamment des yeux les mouve-
ments qui s'effectuent et ceux qui les commandent. La
division des postes offre à ce point de vue des avanta-
.G
[Link]
[Link]
om
332 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
k$ § 2. — ENCLENCHEMENTS.
eri
4 0 4 . — Principes généraux. — Ainsi que nous
l'avons dit précédemment, les enclenchements ont
pour objet de rendre impossibles les erreurs dans la
manœuvre des signaux et appareils qui pourraient
Alg
offrir un danger pour la sécurité. Chaque signal ne
doit donc pouvoir être ouvert que si les autres
signaux et appareils sont disposés de façon à ne cau-
ser ni collision, ni déraillement sur l'itinéraire ou les
itinéraires auxquels il sert d'origine ; ces signaux et
C
appareils doivent, en outre, rester immobilisés tant
qu'il n'est pas fermé. C'est pour ce motif qu'on a
souvent défini le but des enclenchements de la ma-
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 333
e .c
rappellerons seulement le principe de la notation que
nous avons adoptée et qui consiste à représenter chaque
enclenchement par la combinaison des positions de
leviers ou d'appareils qu'il a pour but de rendre im-
eri
possible. Ainsi :
(Ad, Br)
signifie que le levier A droit est incompatible avec le
levier B renversé ; il équivaut donc aux deux enclen-
chements réciproques :
Ad
AlgBr
Bd Ar
De même
iBr
C
Ad Cd
(Dr
signifie que A droit est incompatible avec B renversé,
.G
et à leurs réciproques.
Enfin
(Ad, Br, Gd)
signifie qu'on ne peut avoir à la fois A droit, B ren-
versé et C droit ; il équivaut donc aux trois enclenche-
/w
et à leurs réciproques.
1. Chapitre VIII, § 2.
ttp
[Link]
[Link]
om
334 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
a pour objet do rendre impossible. Ainsi, dans l'exemple
qui précède, les rôles de A, de B et de G correspondent
pour le premier et le troisième à la position droite,
pour le deuxième à la position renversée.
Nous avons supposé que les différents itinéraires
eri
suivant lesquels les trains peuvent circuler ont toujours
pour point de départ un signal, qui ne peut ouvrir le
passage suivant cet itinéraire que lorsque les conditions
jugées nécessaires pour la sécurité sont réalisées. C'est
Alg
en effet ce qui a lieu habituellement ; néanmoins,
dans certains cas exceptionnels, notamment dans les
gares peu importantes où les chefs de manœuvre
disposent eux-mêmes les aiguilles, il peut arriver qu'un
ou plusieurs itinéraires soient ouverts simplement par
C
un changement de voie pris en pointe ; on peut toujours
passer du cas général à ce cas particulier en supposant
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GAUES ET BIFURCATIONS 335
e .c
une position donnée des aiguilles. On emploie les
enclenchements de direction simples lorsque les signaux
d'arrêt sont manoeuvres au moyen de leviers multi-
ples 2 ; chacun de ces leviers, qui correspond à un
eri
itinéraire donné, doit assurer la direction suivant cet
itinéraire, et par suite être enclenché avec les chan-
gements de voie pris en pointe qui se rencontrent sur
celui-ci.
Alg
Il est impossible d'enclencher un signal d'arrêt
absolu avec un changement de voie pris en pointe placé
après lui, sans intercepter d'une manière permanente
l'un des deux itinéraires qui se détachent de cet appareil.
Ainsi, dans la figure ci-après, si le signal placé en II1
C
est enclenché avec le changement de voie b de manière
à rendre impossible la combinaison3
.G
[Link]
[Link]
om
336 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
sur laquelle viennent se brancher deux
voies accessoires 1 et 2. Un enclen-
chement de direction entre le signal
placé en I et l'appareil a empêchera
que les trains sortant de la gare soient
eri
dirigés à contre voie vers II', tout en
permettant l'accès direct de la voie 1
pour les trains venant de II'. On peut
Alg
également établir des enclenchements
de direction entre le signal placé en
1 et l'appareil a et entre le signal
placé en 2 et l'appareil c, de manière
à empêcher sur la voie II-II' au delà
C
de c les manoeuvres de tiroir des
trains venant des voies accessoires et
à réserver seulement la voie I pour
.G
cet usage.
PH Dans certains cas, les enclenche-
ments de direction ont pour objet,
ww
fi
lorsqu'il est ouvert, que le passage sui-
Fig. 435. vant II-II' ; l'entrée directe des trains
ttp
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 337
e .c
pour que les aiguilles redeviennent libres; le train
pourra donc être dirigé au besoin soit sur la voie 1
par la diagonale ba et le branchement g, soit sur la
voie 2 par le branchement f. On évite ainsi que les
eri
trains de voyageurs soient aiguillés par erreur sur des
voies accessoires où ils pourraient rencontrer un
obstacle ; par contre, les trains de marchandises ou
les trains en manœuvre * qui doivent emprunter la
Alg
branche conjuguée de celle qui suit la voie principale
sont toujours obligés de marquer l'arrêt après avoir
franchi le signal.
On peut assimiler aux enclenchements de direction,
au point de vue du résultat qu'ils permettent d'obtenir,
C
l'emploi des leviers de manœuvre de changements de
voie à contrepoids rivé*. Dans ce système, il n'existe
.G
[Link]
[Link]
om
338 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVJII
e .c
pour la manœuvre des signaux, leviers directeurs),
lorsqu'on a recours à ceux-ci.
eri
signerons sous le nom d'enclenchements de conti-
nuité, les enclenchements qui ont pour objet d'assurer
la continuité du passage suivant un itinéraire donné,
c'est-à-dire d'empêcher qu'un train, après avoir trouvé
Alg
ouvert le signal placé à l'origine de cet itinéraire,
soit arrêté plus loin par un signal suivant. Le type
de ces enclenchements est celui qu'on réalise habituel-
lement entre tes signaux d'arrêt absolu placés à l'entrée
des gares et les signaux avancés qui les précèdent ; ils
C
ont pour but d'éviter que lés mécaniciens arrivent
jusqu'à l'entrée delà gare, lorsque celle-ci est fermée,
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 339
e .c
est subordonnée à la position des appareils qui le sui-
vent sont de la forme :
(2) ( B o » v . - ).
la composition de ces derniers avec l'enclenchement (1)
donne pour résultante des enclenchements identiques
eri
dans lesquels B est remplacé par A.
40*7. — E n c l e n c h e m e n t s de c i r c u l a t i o n . — NOUS
nommerons enclenchements de circulation ceux qui
Alg
ont pour objet d'éviter les déraillements causés par la
mauvaise position des appareils de voie. Dans les
gares où il existe des enclenchements, les leviers sont,
comme nous l'avons dit, habituellement groupés et les
changements de voie sont, par suite, manœuvres à
C
distance. Avec les transmissions rigides qui sont les
plus répandues en France, les appareils ne sont pas
.G
[Link]
[Link]
om
340 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
lage de celles-ci est indépendant de leur manœuvre.
Par exemple, si un signal A ouvre un itinéraire sur
lequel se trouve un changement de voie a, pris en ta-
lon avec la position déviée, on aura :
( À ouv. — a dir.).
eri
puisque la position directe de a est incompatible avec
l'itinéraire considéré. Si celui-ci rencontre ensuite un
second changement de voie b, et que celui-ci soit pris
en pointe, on assurera le verrouillage des aiguilles au
Alg
moyen de l'enclenchement
ouv.
(A ouv. — / T ) ,
qui exprime que A ne peut être ouvert que si le ver-
rou de b est fermé. Lorsqu'il n'existe pas de verrou
C
indépendant des aiguilles, on emploie souvent, pour
éviter qu'elles puissent être manoeuvrées au moment
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 341
e .c
par exemple, dans la figure ci-dessous les itinéraires
eri
Fig. 436.
({ ouv. 2 ouv.
L'étude des enclenchements de protection peut être
beaucoup simplifiée par les deux remarques suivantes :
ww
Fig. 437.
[Link]
[Link]
om
342 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
seulement aux itinéraires qui convergent, mais aussi à
ceux qui se coupent et à ceux qui suivent le même
chemin en sens inverse.
2° Lorsque deux itinéraires convergent, leur protec-
tion réciproque est assurée par l'enclenchement ou les
eri
enclenchements relatifs à ces itinéraires, qui assurent
la circulation sur Vappareil de jonction du côté du
talon.
Alg
Considérons en effet, dans la figure précédente, les
itinéraires I-I' et II-P ; ils ne peuvent être ouverts
simultanément, s'il existe des enclenchements de
circulation, puisque celle des positions de l'appareil
placé à leur point de rencontre qui est compatible
C
avec chacun d'eux est incompatible avec l'autre.
Considérons maintenant les itinéraires II-F et I'-I ; le
premier, en raison de l'enclenchement de circulation
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARKS ET BIFURCATIONS 343
e .c
**-—
, __
^ *
a
»
1
îD^
*
^ 4 cf ^ '
Fig. 488.
^
d /
yxy
i . «ie-r
eri
deux itinéraires I-F et I'-I et un point quelconque de
leur chemin commun, b par exemple ; si aucun train
ne peut s'engager entre I' et b lorsque le chemin est
ouvert de I à b ou inversement entre I et b lorsque le
Alg
chemin est ouvert de F à b, toute collision résultant de
l'ouverture simultanée des signaux sera rendue impos-
sible. Cette remarque permet de choisir le point de
rencontre fictif des itinéraires de façon à réduire au-
tant que possible le degré des enclenchements, qui,
C
comme nous le verrons plus loin, dépend du nombre
de changements de voie pris en pointe rencontrés en-
tre chaque signal et le point à protéger.
.G
[Link]
[Link]
om
344 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
sécurité, au point de vue de la protection, les appareils
à déraillement employés quelquefois en A n g l e t e r r e ;
ils consistent en une simple lame d'aiguille dont la ma-
e .c
nœuvre est solidaire de celle du signal. Selon sa posi-
tion, cette aiguille assure ou interrompt la continuité
de l'une des files de rails ; lorsqu'un véhicule passe au
droit du signal fermé, il trouve la voie coupée et tombe
eri
dans le ballast. Ce système n'est évidemment admissi-
ble pour appuyer les signaux que lorsque ceux-ci ne
s'adressent pas à des trains proprement dits.
Alg
IL — RÉALISATION DES ENCLENCHEMENTS.
Fig. 439.
cas, il suffit d'enclencher chaque signal non seulement
avec les changements de voie pris en pointe, mais aussi
/w
voie, le train est exposé à dérailler s'il n'y a pas de heurtoir, ou s'il y
en a un, à se briser contre lui.
ttp
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 345
e .c
le passage suivant tous les autres itinéraires qui ont
avec lui un ou plusieurs points communs; par consé-
quent, lorsqu'un même signal commande à la fois plu-
sieurs itinéraires, les enclenchements relatifs à ceux-
eri
ci doivent être spécialisés, c'est-à-dire subordonnés à
des conditions spéciales à chacun d'eux, de telle façon
que lorsqu'une des branches qui se détachent du tronc
commun est ouverte, le passage ne soit pas interrompu
Alg
à la rencontre des autres branches. Considérons par
exemple dans la figure ci-dessous, les voies I-I',' II-IF,
i H 5LL^^ _ ^ ,.
„ s - ^ e , B*n-
m S 5 • ^ • t • < r-^ f PH^m-
e
N s = ,>>*• tl gj^iv
C
Fi g. 440.
[Link]
[Link]
om
346 QUATRIEME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
pourraient être ouverts en même temps que celui-ci.
La spécialisation des enclenchements est fondée sur
le principe suivant. Pour qu'un train puisse suivre un
itinéraire donné jusqu'à un point quelconque, il faut,
eri
non seulement que le signal qu.i ouvre le passage soit
ouvert, mais aussi que les changements de voie pris en
pointe qui suivent celui-ci jusqu'à ce point exclusive-
ment soient disposés pour donner la direction voulue.
Alg
Par conséquent; si, lorsque l'accès au point considéré
doit être interdit, cette combinaison du signal et des ap-
pareils est rendue irréalisable par un enclenchement, le
passage sera intercepté suivant l'itinéraire correspon-
dant et suivant celui-là seul, car les combinaisons qui
C
comportent l'ouverture du même signal avec des posi-
tions différentes d'un ou de plusieurs dos changements
de voie resteront réalisables. Nous appellerons enclen-
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 347
e .c
i-a ib
,^g ^>J10 lii_ ^ iici! H*I
n^s ^=^ y/Z. B^u'
2-^flj x^
Fig. 441.
eri
chacun de ceux qui suivent dans un sens ou dans
l'autre l'une des branches b-I' et b-II' ne peut être
ouvert que si l'itinéraire 2 d est intercepté, et récipro-
Alg
quement. Il est donc inutile d'introduire la position de
l'appareil b comme condition dans les enclenchements
entre le signal I ou le signal 1 et l'appareil d ou le si-
gnal 2. Dans la figure ci-dessous, on pourra encore
C
1
-^ ^ u A
I ^B Z^sja t.£. ~P^ " ^ *'
U ==s -~—^"^î T^L- 5 ^ ][>
.G
Fig. 4t2.
[Link]
[Link]
om
348 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
Du principe que nous venons d'exposer on peut dé-
duire les corollaires suivants, qui en facilitent l'appli-
cation dans certains cas.
1° Chaque fois qu'il n'existe entre deux changements
eri
de voie pris en pointe successifs, aucun changement de
voie pris en talon ni aucun point d'arrêt normal des
trains, on peut ne pas tenir compte du premier dans
l'enclenchement de direction ou de verrouillage relatifs
Alg
au second. Tous les itinéraires qui passent par celui-ci
passent en effet également par l'autre. Ainsi, on peut
1 s
** ^ " ^ T *&r •
^-— _ _ S*&5'
C
Fig. 443.
I^B _i*! 1 £ _ T
a^s _ ^ ^ ^ r
Fig. 444.
ttp
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 349
e .c
que dans une seule direction par tous les itinéraires
commandés pour un même signal, il peut être sup-
primé des enclenchements relatifs à ces itinéraires, à
l'exception toutefois de l'enclenchement de direction
eri
qui lui est propre, c'est-à-dire qui a pour objet d'inter-
dire la direction conjuguée lorsque le signal est ouvert.
Nous désignerons sous le nom d'enclenchements com-
plets simplifiés, ou, par abréviation, d'enclenchements
Alg
simplifiés, les enclenchements complets dans lesquels
un ou plusieurs changements de voie pris en pointe sont
supprimés sans que cette suppression entraîne l'impos-
sibilité d'ouvrir en même temps des passages compati-
bles entre eux.
C
On peut faire entrer les changements de voie pris en
pointe dans les enclenchements, soit directement, soit
.G
[Link]
[Link]
om
350 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
à enclencher et le point d'intersection des deux itiné-
raires considérés, lorsqu'il s'agit d'un enclenchement
de protection. Chaque changement de voie pris en
pointe entre dans les enclenchements avec le rôle qui
eri
correspond à la direction qu'il doit définir. Ainsi, dans
l'exemple représenté parla figure440, l'enclenchement
relatif à l'appareil f pour l'itinéraire I-IV sera :
( s i g n a l I ouv. — a dev. — c dev. — e dev. — f dir.)
Alg
Ce système ne comporte l'emploi d'enclenchements
de direction que lorsqu'on veut intercepter le passage
sur une des branches d'un changement de voie pris en
pointe, puisque l'ouverture de chaque signal doit être
compatible avec celle des différents itinéraires auxquels
C
il sert d'origine.
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFORGATIONS 351
e .c
Il ne suffit pas qu'un quelconque des leviers puisse
ouvrir le signal ; il faut aussi que celui-ci ne puisse être
ouvert que si le passage est libre suivant un des itiné-
raires qu'il commande ; cette condition est remplie
par le système de manoeuvre du signal que nous avons
eri
indiquée précédemment1 et qui réalise un véritable en-
clenchement entre le signal lui-même et les leviers ; si,
en effet, on désigne par S le signal et par 11? 12 ln
Alg
les leviers, ce système rend impossible la combinaison
(S ouvert — lj fermé — 12 fermé 1„ fermé).
Le système des signaux à leviers multiples est très
simple ; il a le grand avantage de supprimer, dans les
appareils d'enclenchement proprement dits, les combi-
C
naisons ternaires, quaternaires, etc. dont la réalisation
entraîne toujours une certaine complication; mais il
augmente le nombre des leviers et des transmissions et
.G
ces derniers.
Considérons une série de voies la, 2a, 3a, 4a qui
aboutissent à un tronc commun d'où se détachent les
branches M', b2', b3', b4', b5'. Il faut, avec le sys-
s:/
[Link]
[Link]
om
352 QUATRIÈME PARTIE- — CHAPITRE XVIII
e .c
point où il est placé, c'est-à-dire, si aucun de ces itiné-
S«£-f
Beî
is»a ^ -si , ^ — '
£5*8 _ \ 3 e^s^l H^J
eri
s sr
3^>œ ~y^ ^^\r ' *'
4 =^j — - ^ ^ - B K 5'
Fig. 4i5.
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 353
i 1 ouvert
\ 2 ouvert
b fermé '
e .c
j o ouvert
l 4 ouvert
avec l'enclenchement multiple
( S ouv. — ld fer. — ] 2 fer. — 13 fer. — ] 4 fer. — 15 fer.)
qui existe entre le signal S et ses leviers en vertu
eri
même de la construction de l'appareil de manœuvre de
ce signal; ils s'obtiennent donc en substituant successi-
vement dans ce dernier enclenchement 1, 2, 3 et 4 à S.
— Les leviers \, 12, \, 14, 15 n'ont plus alors aucun ap-
Alg
pareil à manoeuvrer, on leur donne le nom de leviers-
directeurs.
Gomme on peut le voir par l'exposé qui précède,
l'emploi des leviers directeurs ne constitue pas une
méthode générale ; il n'est applicable que dans le cas
C
où plusieurs signaux différents peuvent donner accès
sur un même groupe de voies.
.G
[Link]
[Link]
om
354 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
H
i-s î^-—r*sr "r
c \ 5
Fig. 446.
eri
est commun avec I-I' par les changements de voie pris
en pointe a et c. Si on emploie le système des signaux
à leviers multiples, en appelant lv, 1„ 12, 13 les leviers
qui correspondent aux quatre itinéraires partant de I,
Alg
on aura :
( 1 ) ( s i g n a l I ouv. — l p fer. — \ fer. — \ fer. — 1 3 fer.).
En composant (1) avec les enclenchements de direction
( l t ouv. a. dir.)
C
( 2 ) ( l a ouv. — a dir.)
(1 3 ouv. c dir.)
relatifs aux changements de voie qui se trouvent sur
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 355
e .c
4 1 5 . — Enclenchements à distance. — Ce qui pré-
cède s'applique aux enclenchements à distance, aussi
bien qu'à ceux qui peuvent être réalisés entre les appa-
eri
reils manoeuvres d'un même poste. Toutefois, lorsqu'on
emploie des désengageurs pour réaliser des enclenche-
ments à distance, il importe de remarquer que, dans
ces appareils, le signal n'est solidaire en permanence
Alg
ni de son levier ni du levier du désengageur ; sa posi-
tion n'est subordonnée à celle de l'un ou de l'autre de
ceux-ci que par un enclenchement simple. Cette re-
marque a son application notamment dans le cas sui-
vant : lorsque le signal carré placé à l'entrée d'une
C
gare peut être fermé au moyen d'un désengageur, on
ne peut établir d'enclenchement de continuité entre ce
.G
[Link]
[Link]
om
356 QOAÏIUÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
enclenchement qui assure la sécurité ou la continuité
du passage en un point donné pour un itinéraire par-
tiel l'assure également pour tous les itinéraires plus
étendus qui comprennent le premier. Considérons, par
eri
exemple, dans la figure ci-dessous l'itinéraire partiel
i»a * ^-> r
n^« a r-^ ir
Alg
Fig. 447.
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 357
e .c
Os-B
Fig. 448.
eri
i-ir ou ir-i et n-r ou r-ii.
On peut également simplifier les enclenchements de
protection au moyen d'enclenchements partiels ; ainsi,
clans l'exemple représenté par la figure ci-dessous, on
Alg
Fig. 449.
[Link]
[Link]
om
358 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
(4) (C dir. e dév.)
qui intercepte II-I' et I'-II. Gomme on peut le voir par
cet exemple, l'emploi sur les deux branches détachées
d'un changement de voie, d'enclenchements ayant cet
appareil pour origine n'est possible que si les itinérai-
eri
res qui rencontrent l'une de ces branches sont, par les
dispositions du plan ou en vertu des règles admises pour
le mouvement, incompatibles avec ceux qui coupent
Alg
l'autre branche ; ce cas ne se rencontre pas dans la
pratique.
Fig. 450.
ww
vant :
Considérons une traversée-jonction a b c d. Si on
m'
s:/
Fig. 451.
ttp
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 35!)
e .c
temps pour donner passage, soit aux trains qui vien-
nent de II, soit à ceux qui suivent la diagonale en
venant de m, il sera inutile de faire entrer a et b dans
les enclenchements de circulation relatifs à ces appa-
reils ; la traversée jonction équivaudra donc, au point
eri
de vue des enclenchements à réaliser, à deux change-
ments de voie (c, d) et (a, b) placés à la suite l'un de
l'autre dans l'ordre inverse de celui où ils se trouvent
réellement. Alg
'»S > d t JaT
H-sS
m*
Fis. 458.
C
Les deux changements de voie conjugués d'une
traversée-jonction peuvent former diagonale avec un
autre changement de voie, et par suite, être solidaires
.G
Fia. 453.
[Link]
[Link]
om
300 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
g 3. — ÉTUDE DES CONSIGNES DE GARES.
eri
4 1 8 . — Objet des consignes «le gares. — Quels que
soient les moyens employés pour assurer la sécurité dans
les gares, l'étude en est subordonnée à celle des mouve-
ments qui doivent s'effectuer, soit pour l'entrée et la
Alg
sortie des trains, soit pour les manoeuvres. Dans les
stations et dans les gares peu importantes, les règle-
ments généraux suffisent pour déterminer dans quelles
conditions ces mouvements doivent être exécutés ;
mais, dans les grandes gares, et notamment dans les
C
gares de bifurcation, des prescriptions spéciales sont
nécessaires, notamment lorsque plusieurs agents sorrtr
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 361
e .c
suivant les itinéraires sur lesquels la circulation, la
protection, et au besoin la continuité ne sont pas
assurées ; il devrait donc y avoir un signal en tôte de
chaque itinéraire ou de chaque groupe d'itinéraires
eri
partant du même point. A l'entrée des gares, il est
toujours indispensable d'en placer, parce qu'ils cons-
tituent le seul moyen d'arrêter les trains ; il n'en est
pas de même à la sortie ou pour les manoeuvres, car
Alg
la consigne peut interdire les mouvements dans les cas
où ils sont incompatibles avec la sécurité. Toutefois
les signaux sont en général rendus nécessaires par les
deux causes suivantes. Lorsque les aiguilles sont
manœuvrées d'un poste placé à une certaine distance
C
du point de départ des trains, les signaux donnent le
moyen le plus simple et le plus sûr d'annoncer à la fois
.G
[Link]
[Link]
om
362 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
42©. — Programmes d'enclenchement. — Les pro-
grammes d'enclenchement sont dressés par poste d'ai-
guilleur ; on doit considérer comme dépendant d'un
poste, non seulement les appareils et signaux dont celui-
eri
ci a la manoeuvre, mais aussi ceux qui, d'après les dis-
positions adoptées, doivent être reliés avec lui par des
enclenchements à distance. Un même appareil peut
ainsi se trouver compris à la fois dans deux ou plusieurs
Alg
postes; cela n'entraîne aucune complication, sous la
réserve qu'on tiendra compte des enclenchements ré-
sultants auxquels cet appareil peut donner lieu.
On emploie différentes méthodes pour dresser les
programmes d'enclenchements ; celle que nous allons
C
indiquer nous paraît avoir l'avantage de n'exiger
aucune étude préalable et de rendre inutiles les vérifi-
cations a posteriori.
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 363
e .c
dans ce cas, de les distinguer de ces derniers, à la
condition que ce soient les mêmes signaux qui leur
servent de point de départ. Dans le cas particulier1 où
certains itinéraires doivent être interceptés par un
eri
signal de manière à rendre l'arrêt des trains obligatoire
avant un changement de voie qui suit ce signal, les
passages à faire entrer dans le tableau doivent avoir
pour origine ce changement dévoie. Pour rendre plus
Alg
facile la lecture du plan, il est bon de distinguer sur
celui-ci, soit à l'aide de traits aux crayons bleus et
rouges, soit à l'aide de flèches, les parties de voies qui
sont parcourues seulement dans un sens.
Pour compléter le tableau des passages, on se con-
C
tente habituellement d'écrire en regard de chacun de
ceux-ci l'indication des leviers à renverser 2 ; cette
.G
[Link]
[Link]
om
3G4 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
passage considéré, tant en vertu de leur position
relative par rapport à celui-ci qu'en vertu des pres-
criptions de la consigne. La forme du tableau est celle
que nous donnons plus loin à la page 366. Pour en
eri
faciliter la lecture, il est bon de désigner les signaux
par des chiffres romains et les changements de voies
par des chiffres arabes. On numérote ces derniers de
gauche à droite ou de droite à gauche, sans observer
Alg
d'autre ordre que celui qui résulte de leur distance au
point de départ de la numérotation ; cette dernière
règle permet de reconnaître à première vue, à l'inspec-
tion du tableau, pour chaque passage, l'ordre dans
.Uquel les appareils qu'il comprend sont rencontrés,
C
sans qu'on ait besoin de recourir au pipi 1 . Enfin, pour
rendre impossible toute confusion, on peut souligner
.G
S^-VI B
/w
Fig. 454.
s:/
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 365
à suivre sont les mêmes quels que soient le nombre des '
passages et celui des appareils rencontrés par chacun
d'eux. Les parties de voies comprises entre le signal V
e .c
et le changement de voie i, et entre le signal IV et le
même appareil sont parcourues dans un seul sens ainsi
que la voie A E au-delà du changement de voie 3 ; les
appareils 1 et 2 qui forment diagonale, sont supposés
eri
manoeuvres par un seul levier '.
Nous établirons les enclenchements directs qui cor-
respondent aux différents cas examinés ; nous indique-
rons ensuite de quelle manière la même méthode peut
Alg
être appliquée lorsqu'on emploie des leviers auxiliaires.
L'exemple considéré comporte un signal à l'origine de
chaque passage ; dans le cas où on aurait des passages
ayant pour origine un changement de voie au lieu d'un
signal, la marche à suivre serait celle que nous allons
C
indiquer, sauf la suppression du signal dans les enclen-
chements avant leur simplication et l'annulation de l'en-
.G
[Link]
[Link]
om
366 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
rdre
CHANGEMENTS DE VOIE ïï 3
£ DÉSIONATJOX S " m . ' > _ • &* Passages OBSERVATIONS
des passages
? fc*
SS simultanés
•s s?
e .c
pris en pointe pris en talon CU . 3
1\ 2 3 4 5 6 7 8
eri
3 De D vers C v » 4 dir. (1-2) dir. 2 1, S, 1, 9 Arrivée des trains.
A De F vers C IV » 4 dév. (1-2) dir. » 1, 2, 5, 7, 9 Arrivée des trains.
5 De G vers B I » 5 dév. » 2, 3, 4 Départ des trains
et manœuvre de
tiroirs.
6 De C vers B III (1-2) dév. 3 dir. 5 dir. » » Manœuvre de tiroir.
7 De B vers A VT 5 dir. {1-2} dir. 3 dir. » 3, 4 i
8
9
De
De
B vers
B vers
C
G
VI 5 dir. (1-2) dév.
VI 5 dév. Alg 3 dir.
»
»
»
»
9 'i > t
Manœuvre de re-
{ roulement,.
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 367
e .c
à:
( I I I ouv. — 3 dév.).
eri
outre le verrou à enclencher et le signal correspondant
au passage considéré, les changements de voie compris
dans la colonne 4 qui précèdent l'appareil à verrouiller.
La simplification se fait, comme dans le cas précédent,
Alg
en tenant compte des remarques 1 et 3 du numéro
410. Ainsi, l'enclenchement de verrouillage relatif aux
passages / et 2 est
OUy
(II ouv. __ Y~3~).
C
Les enclenchements complets de verrous relatifs
au passage 6 sont
ouv.
.G
(m ouv. — viïwy
ouv.
( I I I ouv. _ ( 1 - 2 ) dév. _ _ y~Y).
ww
( / 3
/w
ouv.
( V I ouv. -— 5 dir. — / ( 1 - 2 ) .
Le terme 5 dir. ne peut être supprimé dans ce dernier,
ttp
[Link]
[Link]
om
368 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
est:
ou v
(VI ouv. — /~5"),
déjà établi pour les passages 7 et 8.
eri
3° Les enclenchements de circulation sur les change-
ments de voie pris en talon doivent comprendre : 1° l'ap-
pareil considéré avec la position inverse de celle qui
est indiquée dans la colonne 5, 2° le signal d'entrée
Alg
du passage correspondant, 3° les appareils placés dans
l'intervalle qui sont pris en pointe (et par conséquent
compris dans la colonne 4), chacun avec la position
indiquée dans cette colonne. Ainsi, les enclenchements
des changements de voie pris en talon relatifs au pas-
C
sage / sont : \
(II ouv. ( 1 - 2 ) dév.). J
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES E t BIFURCATIONS 3C9
e .c
puisqu'il est simultané de 1, qui comprend celui-ci ;
mais 5 et 9 le renferment, comme le montre la lecture
des colonnes 4 et 5 ; la simplification n'est donc pas
possible.
Pour l'enclenchement
eri
( V I ouv. — 5 dir. — 3 dév.).
qui est relatif aux passages 7 et 8, nous trouvons que
5 dév. se trouve dans 9 qui a pour passages simulta-
nés 2,3 et 4; ces deux derniers étant simultanés de 7,
Alg
ne peuvent contenir 3, mais 2 contient celui-ci ; la
simplification n'est donc pas possible non plus.
Les deux enclenchements ternaires que nous venons
d'examiner seraient d'ailleurs supprimés si on ma-
C
noeuvrait les appareils 3 et 5 au moyen du même levier
puisqu'il existerait alors entre ceux-ci un enclenche-
ment partiel.
.G
[Link]
[Link]
om
370 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
considérant les deux passages depuis leur origine, on
peut les remplacer par un enclenchement partiel
comme nous l'avons indiqué au numéro 416 *. On
opère alors de la manière suivante. S'il se trouve un
eri
ou plusieurs changements de voie pris en pointe entre
l'intersection des passages et le signal qui ouvre un de
ceux-ci, on remplace ce signal par le premier de ces
appareils en partant de l'intersection. Toutefois cette
Alg
substitution d'un enclenchement partiel à un enclen-
chement total est généralement impossible dans le cas
que nous avons cité à la fin de la page 357. Ainsi, le
changement de voie 3, compris dans le passage 2 avec
la position déviée, entre avec la position directe dans
C
les passages 1 et 6 ; 1 est simultané de «9 auquel s'ap-
plique l'enclenchement, donc celur-erne peut être sim-
plifié par la suppression de 3 ; mais rien ne s'oppose
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION D E S GARES E T BIFURCATIONS 371
e .c
fictif. Ce point doit être déterminé de façon à réduire
au minimum le nombre des appareils qui entrent dans
l'enclenchement ; mais on ne peut recourir à des
enclenchements partiels. Ainsi l'enclenchement de
eri
protection réciproque des passages 1 et 7 sera :
(1) (II ouv. — 5 dir. — VI ouv.)
OU (2) (II ouv. — 3 dir. — VI ouv.)1,
selon que l'on placera le point de rencontre fictif des
Alg
deux passages entre II et 3, ou entre 5 et VI.
L'enclenchement de protection réciproque des pas-
sages 6 et 8 sera :
(III ouv. — (1-2) dév. — 3 dir. — VI ouv.)
OU (III ouv. — (1-2) dév.
C
5 dir. VI ouv.).
L'enclenchement de direction entre III et (1-2),
permet de faire disparaître cet appareil des enclen-
.G
ment de circulation
(VI ouv. — o dir. — 3 dév.)
relatif aux passages 7 et 8.
2. Voir page 342.
ttp
[Link]
[Link]
om
372 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
celui-ci sur le tableau.
5° Les enclenchements de continuité s'obtiennent en
écrivant la relation de continuité ' entre les signaux qui
ouvrent les deux passages considérés, et en y ajoutant
eri
les appareils pris en pointe qui se trouvent entre le
premier et le second signal dans le sens du mouvement
des trains. Ces enclenchements correspondent à des
cas particuliers; il n'est pas utile, pour les établir, de se
Alg
servir du tableau des passages. Toutefois, rien ne s'op-
poserait dans la pratique à ce qu'il en fût ainsi ; il
suffirait d'écrire dans la colonne 3 les deux signaux
qui se trouveraient sur le passage considéré.
L'exemple que nous avons choisi ne comporte pas
C
d'enclenchements de continuité; toutefois, s'il existait
en avant des signaux d'entrée en gare IV et V des si-
.G
[Link]
rie
[Link]
II
|
ENCLENCHEMENTS
des passages
e
Numéros
de de des changements de de
de voie \
direction verrous protection continuité II
Alg
pris en talon \
\ 2 3 4 5 6 ||
)) » »
GC
3 V (V ouv. — V fer.) t II
— i (Vtdév.
» » IVo » (IV ouv. - IV fer.) i 1
Il ''' H(Vtdév.
(T ouv. — a dir.) (I ouv. — VI ouv.)
1 5 » » 1
/ouv.
Il " "'[Link]: m ouv.\X 1 ' 2 (111 ouv. — 5 dév.) (III ouv. - :î dir. — VI ouv.) » Il
II ~
I S
1 '91
»
»
»
vi o u v
w [OUV.
- L , . »»»'•
[5dir i/TJ-
—
—
w. (VIouv.—5 dir. — 3 dév.)
—
»
—
—
»
»
»
Il
Il
11 «le achemenl
. Les deux enclenchement;; de continuité correspond înt aux passages S et 4 ne sont à réaliser que si on adopte le principe de l'en- 1
des signaux avan ces avec les signaux d'arrê t absolu qui les suivent. Les signaux avancés IV et V ne sont pas indiqués sur I
1) la Igure 454. 1
/w
[Link]
[Link]
om
374 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
pour les écrire soit la notation Cossmann, soit toute
autre notation.
Si au lieu de réaliser directement les enclenche-
ments qui comprennent des appareils pris en pointe,
eri
on recourt à l'emploi de signaux à leviers multiples, il
suffit, comme nous l'avons dit, d'affecter un levier
spécial à chacun des passages commandés par un même
signal. La simplification se fait comme dans le cas pré-
Alg
cédent, en remarquant qu'un même levier peut être
employé pour plusieurs passages différents ayant même
origine, lorsque les passages utiles rencontrés par l'un
quelconque de ceux-ci le sont également par les autres,
c'est-à-dire lorsqirils ont les mêmes passages simul-
C
tanés.
On emploie une méthode analogue pour les leviers
.G
directeurs.
Enfin si, au lieu de signaux d'arrêt absolu on avait
des signaux indicateurs de direction, on emploierait
la même méthode que dans le cas de leviers multiples
ww
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 375
e .c
Nous appellerons formule d'un passage la formule
qu'on obtient en inscrivant à la suite les uns des
autres, chacun avec la position qui correspond à ce
passage, les signaux et appareils placés sur son par-
cours1. Nous appellerons somme des formules de deux
eri
passages, la formule qu'on obtient en les écrivant à la
suite les uns des autres.
Ceci posé, il est facile de voir que :
1° Lorsque la formule d'un enclenchement est com-
Alg
prise dans la formule d'un passage, celui-ci est inter-
cepté d'une manière permanente.
2° Lorsque la formule d'un enclenchement est com-
prise dans la somme des formules de deux ou de
C
plusieurs passages, ceux-ci ne peuvent être ouverts
simultanément:
Ces deux règles permettent de reconnaître s'il
.G
[Link]
[Link]
om
376 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
signal ou d'un changement de voie que nous désigne-
rons par a ; soit m un appareil ou, s'il s'agit d'un
enclenchement de continuité, un signal, placé sur ce
passage et entrant avec des rôles opposés dans cet
enclenchement et dans un autre quelconque. En inter-
eri
vertissant, s'il y a lieu, l'ordre des termes qui y sont
contenus, on pourra écrire ces deux enclenchements
de la manière suivante :
(1) (a ouvert — m droit )
(2) (m renversé
et leur résultante sera :
Alg )
(3) (a ouvert )
les deux positions jde m. étant désignées par droit et
C
renversé. Lorsque/tous les signaux et appareils compris
dans (1) occupent les positions qui correspondent à cet
enclenchement, le passage en a est fermé, et, si l'en-
.G
[Link]
[Link]
om
ORGANISATION DES GARES ET BIFURCATIONS 377
e .c
(l)et dans (2) occupent les positions qui correspondent
à ces enclenchements. C'est précisément cette impos-
sibilité qu'exprime l'enclenchement résultant (3) ; il
est, par suite, inutile de vérifier celui-ci, puisque l'in-
eri
compatibilité qu'il crée est la conséquence de celles qui
justifient l'existence des enclenchements composants.
Le raisonnement que nous venons de faire subsiste
lorsqu'il s'agit d'enclenchements simplifiés ; mais il
Alg
cesse d'être exact lorsqu'un des enclenchements est
incomplet, car, dans ce cas, les passages dont celui-ci
interdit l'ouverture simultanée ne sont pas tous incom-
patibles entre eux.
Nous avons supposé dans ce qui précède, que m est
C
placé sur un passage où se trouve également un autre
appareil ou signal a compris avec lui dans un des
.G
[Link]
[Link]
om
378 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XVIII
e .c
soit de rechercher si la formule de chacun des enclen-
chements considérés, ou celle de chacun des enclenche-
ments résultants qu'il produit, est contenue dans la
formule d'un passage isolé ou dans la somme des for-
mules de plusieurs passages.
eri
C Alg
.G
ww
/w
s:/
ttp
[Link]
[Link]
om
e .c
CHAPITRE XIX
eri
4 2 3 . — Etude des causes des accidents. — Nous
avons mentionné, au cours de l'exposé des différentes
questions, les principaux accidents qui peuvent se pro-
Alg
duire par suite de l'inobservation des règles fondamen-
tales de l'exploitation.
Il n'est pas inutile de revenir sur ce sujet et d'indi-
quer d'une manière générale la nature et les causes des
accidents qui se produisent le plus fréquemment, ainsi
C
que les moyens par lesquels on cherche à les éviter ou
à les atténuer. Leur suppression absolue est malheu-
reusement une chimère ; mais, s'il est impossible de
.G
[Link]
[Link]
om
380 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIX
e .c
ou un déraillement, la recherche des causes de l'acci-
dent prend presque forcément, au moins au début, la
forme de la recherche de coupables. 11 est impossible
que l'étude purement technique n'en souffre pas. On
eri
ne juge pas les choses de la même façon lorsqu'on" a
pour buOe~donner à la société,par une condamna-
tion, des garanties contre la négligence ou l'impru-
dence, ou lorsqu'on se propose seulement de chercher
Alg
dans les faits des leçons pourj^avenir- La crainte de
causer par une appréciation erronée la condamnation
imméritée d'un collègue ou d'un subordonné oblige
d'ailleurs les agents de tout ordre à une très grande
réserve et entrave là recherche des causes indirectes
C
qui est, dans certains cas, la plus instructive.
.G
[Link]
[Link]
om
ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER 381
e .c
de négligence ou d'erreur, par l'action d'appareils
étudiés dans ce but. Go dernier système, dont les
appareils d'enclenchement offrent un type bien près
d'être parfait, est évidemment au point de vue théo-
eri
rique, entièrement satisfaisant. Il séduit les personnes
qui ne sont pas au courant des difficultés de son appli-,.
cation, et il ne se produit pas d'accident grave sans ti
que l'attention des ingénieurs des chemins de fer et
Alg
quelquefois même des Pouvoirs publics soit appelée sur
la nécessité de le généraliser. Son application est ce-
pendant, dans la plupart des cas, loin d'être aussi pra-
tique et même aussi efficace qu'on serait porté à le
croire. En effet, pour que ces appareils assurent la sé-
C
curité, il ne suffit pas qu'ils puissent suppléer à l'ac-
tion de l'homme, en cas d'erreur ou de négligence, il
faut aussi que leur non-fonctionnement intempestif ne
.G
[Link]
[Link]
om
382 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIX
e .c
produise sûrement, le block-system devient une cause
de danger au lieu d'être une garantie de sécurité1. Il
en est de même en ce qui concerne les appareils desti-
nés à produire automatiquement l'arrêt d'un train
eri
devant un signal fermé ; il est bien difficile de compter
que le mécanicien, habitué à voir son train s'arrêter
de lui-même en cas de danger, apportera toujours une
attention suffisante pour être en mesure de suppléer
/ Si les ^apjj^eils„ajalc^
Alg
aux défaillances des appareils.
pas de
\ réaliser la perfection idéale^ ils n'en sont^TnTôîns
1
susceptibles de rendre de réels services, surtout, lors-
que, au lieu de leur' demander d'assurer à eux seuls
C
la sécurité, on leur demande seulement de l'augmen-
ter. Nous avons déjà cité les appareils d'enclenche-
f ment. Les, désengagejirs.. automatiques_jiQ]xLJIappar
.G
[Link]
[Link]
om
ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER 383
e .c
En principe, les règlements_doivent contenir toutes
les prescriptions nécessaires pour assurer la sécurité ;
mais c'est une erreur de croire que, plus ils sont com-
plets, meilleurs ils sont. Les ingénieurs de chemins de
fer doivent au contraire se défendre contre la tentation
eri
de les augmenter indéfiniment et notamment d'y ajou-
ter, chaque fois qu'il se produit un accident ou même
un incident, quelque prescription nouvelle pour préci-
Alg
ser les fautes qui ne doivent pas être commises. Ce
qui importe, en effet, ce n'est pas ce qu'on met dans
les règlements, c'est ce que les agents en retiennent et
en appliquent. Les distinctions plus ou moins subti-
les, les recommandations qui ne touchent pas essen-
C
tiellement à la sécurité ne peuvent que troubler ou
rebuter ceux qu'elles sont censées devoir éclairer. Il
faut des règles simples, pratiques, qui s'adaptent à tous
.G
[Link]
[Link] r
^~ ^ y \ ' ---
om
t \CÏ384 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIX
e .c
sont presque toujours établis en prenant pour point de
départ cette hypothèse qu'un signal d'arrêt fermé ne
peut être franchi. On peut donc dire sans exagération
ique la sécurité de la circulation des trains^repose-sur-
eri
|."l5HE?HO!^i^^âfîûûI3^sî^âux"parîes mécaniciens;
, || elle n'est réellement assurée que si le respect des
; ^signaux est, en tout temps et dans tous les cas, consi-
\ içléré comme une règle absolue. A cejDoint de vue, les
Alg
I ; enclenchements trop compMs^-JLes. consignesllrop
\\ rigoureuses vont quelquefois contre leur but, en ne se
\\ prêtant pas à certaines simplifications des manœuvres
\l ou à certains mouvements exceptionnels, car, dans ce
^4 cas, les agents peuvent être amenés à considérer les
C
Isignaux comme une gêne et non comme une protection,
et à se dispenser de les observëF^oïïsle'pi'étexte qu'ils
.G
[Link]
[Link]
om
ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER 385
e .c
normales un parcours souvent fort long saute-t-il tout
à coup hors de la voie, alors qu'il n'existe sur celle-ci
aucun obstacle ? Pourquoi la voie, qui a supporté
précédemment le passage d'un grand nombre de trains,
eri
se déforme-t-elle sous une charge qui n'est dans la
plupart des cas ni plus lourde, ni animée d'une plus
grande vitesse, ni soumise à des causes de perturbation
plus fortes que les précédentes? On ne peut guère
Alg
trouver l'explication plausible de ces faits que dans la
coïnj^a^n^,e„„..dlun_, point faible de la voie avec un cas
particulièrement défavorable des perturbations de la
machine. C'est là, une circonstance fortuite qu'il est
impossîBle de prévoir ; il n'en résulte pas toutefois
C
qu'il n'y ait aucun enseignement à en tirer. Les efforts
que les voies ont à supporter, non plus que la résistance
.G
[Link]
[Link]
om
386 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIX
e .c
N
j 7que, les déraillements sont dus, la plupart du temps.
/ non à une seule de ces causes, mais à plusieurs d'entre
^ elles agissant simultanément. Aussî faut-il, lorsqu'on
étudie les conditions cïe stabilité des trains, envisager
simultanément le matériel roulant, la voie et la vitesse.
eri
Telle machine qui se comporte bien à une allure mo-
dérée, éprouve des mouvements désordonnés dès
qu'elle dépasse une certaine vitesse. Une voie qui sup-
porte sans se déformer le passage de machines flexibles
Alg
et d'un mouvement doux peut devenir instable si on
y fait circuler un matériel roulant moins ..parfait.
Toutefois, c'est l'état de la voie qui joue le rôle principal
. dans les déraillements, parce qu'il se modifie à chaque
instant et dépend d'une foule de conditions accessoires.
C
Rien n'est aussi sujet à variations, aussi difficile à
apprécier que la fermeté du bourrage de laquelle dé-
.G
[Link]
[Link]
om
ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER *tT' .387 ,
e .c
l'insuffisance du tassement sous le passage des trains VJ
L'instabilité du ballast tient presque exclusivement à
la forme des éléments qui le composent. Le ballast
terreux et par suite hygrométrique rend les voies
cahoteuses et exige beaucoup d'entretien à cause de
eri
l'affaiblissement continuel du bourrage ; mais s'il n'est
pas très mauvais et si on rétablit le profil à des inter-
valles suffisamment rapprochés, il n'offre pas de
dangers. Au contraire les cailloux roulés, à surface
Alg
lisse, donnent, quelque soin qu'on prenne, une voie
toujours instable et par suite dangereuse. Lajnauxaise,
qualité ^e_Ja_pl£teform^,_ lorsqu'elle est argileuse,
facilite également le ripage des voies. Gomme nous
l'avons dit précédemment, l'argile humide se mêle peu
C
à peu au ballast ; les traverses reposent alors sur une
surface savonneuse etle coefficient de frottement devient
.G
[Link]
[Link]
om
388 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIX
e .c
(renouvelées, la vitesse des trains pendant un ou deux
î mois, en interdisant aux mécaniciens deïïepasser la
\ vitesse moyenne inscrite au livret de marche pour les
trains les plus rapides. La différence entre cette vi-
tesse moyenne et les vitesses limites qui peuvent être
eri
atteintes normalement, sans être du même ordre que
l'écart qui existe entre la stabilité d'une voie fraîche-
ment bourrée et celle d'une voie dont le tassement est
effectué, est, en général, suffisante pour éviter les
Alg
déformations brusques.
Une autre cause de déraillement qu'il est bien diffi-
cile de prévenir d^Ttne manière absolue est la rupture
de&xaiis. Les ruptures sont fréquentes avec les rails
C
'en fer, surtout lorsqu'on pratique le retournement des
rails à double champignon pour user successivement
;les deux surfaces de roulement. Avec les rails d'acier
.G
[Link]
[Link]
om
ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER 389
e .c
par un entretien soigné, par des renouvellements de
ballast ou par l'assainissement de la plateforme, sans
qu'on ait besoin d'attendre le remplacement, toujours \
très coûteux, des rails et de leurs accessoires. Le çhis^
souvent la rupture des rails n'entraîne aucun acciPl [ •'
eri
dejai^Je^-jQa^^ /?
il arrive quelquefois qu'un d'eux sléearto ou>Jiasciila^ ' \
Les conséquences qui peuvent résulter d'un déraille-
Alg j
ment dans ces conditions sont d'autant plus graves I
qu'il n'est pas précédé, dans ce cas, comme lorsqu'il
est produit par un ripage de la voie, par une série de
mouvements désordonnés du train qui diminuent sa
vitesse et donnent en général au mécanicien le temps
C
de fermer ou tout au moins de saisir son régulateur. / '•
Les obstacles qui peuvent se trouver sur les rails'' (({{-Im
sont le plus souvent écartés ou brisés par les chasse- fJh^hcx$$
.G
pierre cassée.
En ce qui concerne la traction, l'exagération de la i-; ^ > ^
vitesse des trains est une des causes de déraillement "^^ll^ffîi
qui sont le plus à redouter; c'est surtout aux descen- r "^ -'^
tes qu'elle offre de graves dangers, car si le mécanicien
ps
[Link]
om
[Link]
390 QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIX
e .c
/en pleine voie résultent presque toujours de l'inobser-
lvation des jrèglejnenti&1 Elles sont surtout à craindre
WsqiTun train étant tomJbé_en_détrgasfi»,ou ayant un
très grand retard qui oblige à intervertir l'ordre prévu
eri
par les livrets de marche, les conditions normales de la
circulation sont modifiées. C'est pour ce motif que les
règlements prévoient en pareil cas les mesures à pren-
é , dre .avec des détails minutieux et précis. Mais les
Alg
>f**\* /collisions peuvent aussi résulter simplement d'une
-31 confusion dans. 1'.ordre d'expédition des trains sur les
:>' ~ dignes à simple voie, ou d'un défaut d'observation des
v,
sur les lignes à double voie, mais sur les lignes à voie
unique. Les préjugés de beaucoup d'ingénieurs au sujet
ttp
[Link]
[Link]
om
ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER 391
e .c
moment où l'établissement d'une deuxième voie de-
viendrait nécessaire.
eri
de l'inobservation des signaux dont nous avons déjà
parlé, soit à des combinaisons intempestives des posi-
tions des signaux ou cFé's ' àppareîlsV qui dirigent un
Alg
train sur un autre train ou sur des wagons en mouve-
ment ou en stationnement, soit^y.a„poâitio,n4éfectueuse
d'aiguilles de changements J^^vpie... Les enclenche-
'jnWfs™TëT"ïôlïr"aTsparaître presque entièrement ; on
peut dire que, sans ce perfectionnement de l'outillage
C
des grandes gares, le service y serait impossible ou ne
serait possible avec sécurité que moyennant d'énormes
dépenses de voies et de personnel.
.G
[Link]
[Link]
om
/ J .., 392 * QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE XIX
e .c
f \ les fils des transmissions, enfin par la manoeuvre à
distance des aiguilles qui rend inutile la présence des
» aiguilleurs au milieu des voies. La plupart de ces acci-
'?-& fdents seraient évités, s'il existait un moyen pratique
eri
{d'empêcher les agents de traverser, sans une atten-
x' ^ . j tion suffisante, les voies devant les trains ou les vagons
| en manœuvre, et, lorsqu'ils ont à faire des attelages,
jde passer entre les tampons au moment où ceux-ci
Alg
Vont se rejoindre. Il est malheureusement impossible
d'obtenir d'une manière complète l'exécution stricte
des règlements à-cet égard, et, avec le système d'at-
telages usité en Europe, on n'a pas encore trouvé de
moyen pratique pour faire les attelages sans qu'un
C
homme ait à s'introduire entre les tampons.
Enfin, au nombre des accidents de personnes qui se
.G
[Link]
[Link]
om
ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER 393
e .c
tation des champs, et que les conditions de visibilité
aux abords du passage soient telles que le conducteur
d'une voiture ait toujours, avant de traverser la
voie, le temps de s'assurer qu'il peut le faire sans
eri
risquer d'être heurté par un train. Sur les lignes im-
portantes, et sur les lignes à circulation moyenne, à •
la rencontre des chemins très fréquentés ou mal placés i
au point de vuede [Link]é, le gardiennage est touy
Alg
joiïrT'ïïnë"précaution presque indispensable. Ce n'est
pas à dire toutefois que la présence de gardes-barrières
suffise* pour assurer entièrement la sécurité, car leur
attention peut être en défaut. On a songé, pour préve-
nir les conséquences des fautes de ces agents, à pro-
C
téger les passages à niveau par des signaux, de telle
façon qu'un train arrivant au moment où le passage est
.G
[Link]
[Link]
om
e .c
CINQUIEME PARTIE
eri
CONSIDERES AU POINT DE VUE FINANCIER
Alg
CHAPITRE XX
C
EXPLOITATION COMMERCIALE
.G
§ 1. — PRINCIPES GÉNÉRAUX
[Link]
[Link]
om
396 CINQUIÈME PARTIE. — CHAPITRE XX
e .c
>u„ P t directement l'exécution, de même qu'il Je fait pour le
service des postes, pour les services fiscaux, etc.
. yfW<f / Aujourd'hui, le^premier système a_vécu fia concur-
P /irence a abouti, partout où on a essayé de l'établir,
eri
fd'abordàdes désastres financiers, puis à un accord
\entre les concurrents aux dépens du public. C'est ce
qui a eu lieu notamment en Angleterre et en Améri-
\ i que. La loi de l'offre et de la demande est d'ailleurs illu- ^
^j
Alg
soire chaque fois qu'il s'agit d'un service dont le public
ne peut se passer. L'Angleterre a récemment, par des
lois spéciales, imposé des tarifs généraux aux Com-
pagnies, et l'Amérique est entrée dans la même voie.
fo^a^.tn^ Le régime des concessions avec réglementation des
C
! tarifs, a été pendant longtemps, presque général dans
| l'Europe continentale ; l'Allemagne et la Hongrie y ont
^renoncé pour adopter l'exploitation directe par l'Etat ;
.G
[Link]
[Link]
om
EXPLOITATION COMMERCIALE 397
un rôle plus important dans les relations sociales et
industrielles du pays, l'Etat a été amené à exercer sur ;
les tarifs une action de plus en plus directe.
e .c
Il résulte de ce qui précède que, par exploitation
commerciale des chemins de fer, il faut entendre l'ap- J<ïim-
plication aux transports non des règles ordinaires du A -
commerce, mais Ao ^on-iog gj^[Link] ont^'r^f"""__
eri
condûTTrêxpérience èTTa conciliation des intérêts en
jeu. Ces règles sont loin d'être uniformesjjrnais il
existe, en fait de tarification, des principes généraux
dont l'étude peut faciliter dans une large mesure l'exa-
Alg
men des questions qui s'y rapportent.
m
htt
[Link]
[Link]
om
398 CINQUIÈME PARTIE. — CHAPITRE XX
e .c
partie qui dépend de la distance (frais d'entretien
de la voie, frais de traction et de conduite des trains) ;
mais le co^it réel dépend en outre d'un grand nombre
d'éléments\tels que l'intensité et la nature du trafic,
\
eri
la disposition des gares, le profil des lignes, les par-
cours que le matériel fait à\vide, e t c . . Les tentatives
faites pour dégager ces divers, éléments sont jusqu'ici
restées impuissantes et i l e n sera vraisemblablement
V
Alg
toujours ainsi. Oh a donc pris, dès le début, pour
base de la fixation du prix des transports, seulement
la distance avec addition d'une constante en rapport
<
avec les frais de gare, la rapidité du transport et la
jnature des marchandises. On a aussi tenu compte
C
indirectement dej'intensité du trafic au moyen décais-
sements de taxes, soit partielsT&orTgénéraux.
.G
[Link]
[Link]
om
EXPLOITATION COMMERCIALE 399
e .c
au point de vue économique, alors qu'il s'agit nbn seu-
lement de rémunérer les frais d'exploitation, mais d'a-
mortir le capital de construction, une pareille réforme
serait plus que discutable. Le système des tânï^àja
eri
capacité qulpjL a appelés aussi tarifs naturels, a néan-
moins été très prôné en AllemagnlTTH^pIiqué en
Alsace-Lorraine, il y a une vingtaine d'années, il s'est
étendu progressivement aux chemins de fer du Sud-
Alg
/ Ouest de l'Allemagne ; mais les tarifs qui en dérivaient
/ ont disparu lors de l'unification des tarifs de l'empire
en 1877. Toutefois le principe a subsisté en partie;»
; fdans la tarification actuelle, il n'existe de classification
C
LëTsTpourl
^^•fr?»£*tt.-&^SÏi!ts^^=i^^
.G
[Link]
[Link]
om
400 CINQUIÈME PARTIE. — CHAPITRE XX
e .c
cepte en échange d'un abaissement de taxe.
Aji p^inf, fo vnft «ilfi la forme, on peut distinguer les
tarifs, en tarifs à la distance et en tarifs à prix ferme,
ou tarifs de gare à ga~re~ï
eri
t(. Les tarifs à la distance se divisent eux-mêmes en
~A tarifs proportionnels, dans lesquels le prix de transport
(déduction faite de la constante pour frais de gare) est
proportionnel à la distance, et en tarifs différentiels
Alg
dans lesquels le prix de transport varie avec la distance,
mais suivant une loi quelconque autre que celle de la
proportionnalité.
4 3 1 . — Tarifs proportionnels. — L e s tarifs propor-
C
| tionnels sont établis d'après ce principe que les dépenses
^A^frde toute nature afférentes aux transports sont sensiible-
i ment proportionnelles à la distance : il est aujourd'hui
.G
,f
\" \jdemontré par l'expérience que cela est inexact-Dans
une certaine mesure, les dépenses kilométriques afféren-
tes à un transport donné décroissent avec la distance
parcourue. Gela résulte de la répartition des frais
ww
[Link]
[Link]
om
EXPLOITATION COMMERCIALE 401
l'intérêt du commerce, comme dans l'intérêt de l'abais-
sement du prix de revient par l'augmentation du tra- y.-T
fic, il iinpojrte^^mnlUpJderles transports et, pour cela,
e .c
d'étendre les distances auxquelles ils sont possibles.
La distance de transport possible est d'autant plus
grande que le prix de transport est moindre par rap-
port à la valeur de la marchandise ; il convient donc
eri
de faire croître ce prix de moins en moins rapidement
à mesure que la distance augmente. fej^ j
Presque tous les tarifs des cahiers "des charges fran- \
çais sont des tarifs proportionnels ; maisjousles tarifs ; -rf4
généraux étabHj^^
différentiels.^
Alg années sont desTarîTs''
" ~~ "
43a. — Tarifs différentiels. — On peut imaginer
un nombre infini de systèmes de tarifs différentiels,
mais il n'y en a qu'un petit nombre qui soient mis en
C
pratique.
L'idée la plus simple est celle d'un tarif dans lequel
.G
[Link]
om
[Link]
e .c
a par kilomètre pour les transports à moins de 100 ki-
lomètres, un prix b, inférieur au précédent, pour les
transports à des distances comprises entre 100 et
200 kilomètres, un prix c, inférieur à b, pour les trans-
ports à des distances comprises entre 200 et 300 kilo-
eri
mètres, etc., on pourra élever, aux points correspondant
à 100, 200, 300 kilomètres, etc., des ordonnées sur
lesquelles les longueurs OA - j - 100 a, OA -j- 200
b, OA -f- 300 c, etc., représenteront les prix à
Alg
payer à ces distances ; les lignes AA', BB', CC,
etc., menées du point A aux -extrémités de ces
ordonnées permettront d'établir le prix d'un transport
à une distancre^quelconque, puisque ce prix sera repré-
senté par la portion d'ordonnée élevée, à la distance
C
kilométrique considérée, jusqu'à la rencontre de ces
lignes. On voit de suite que, dans ces conditions, le
.G
[Link]
[Link]
om
EXPLOITATION COMMERCIALE 403
na x a = 100 b
(100 + nb) b = 200 c, etc.
Les paliers sont les intervalles compris entre na kilomè-
e .c
tres et 100 kilomètres, entre nb kilomètres et 200 ki-
lomètres, etc. Les prix sont représentés par une ligne
brisée formée de droites d'inclinaison décroissante
reliées entre elles par des éléments horizontaux.
eri
Au lieu de placer les paliers à l'origine des lignes
inclinées, on peut les placer à leur extrémité; alors
->%-: Alg^
0 ; 100 200
C
Fig. 457.
et ainsi de suite.
Tarifs beJ^es^^^JJne forme plus rationnelle et plus
pratique est celle des tarifs à bases variablest difaJbatàjSs»*^
belgesj^LYce que c'est en BeTgiquTquÏÏÎsont été appli-
ques tout d'abord. Dans ces tarifs, le prix par kilomètre
/w
[Link]
[Link]
om
404 CINQUIÈME PARTIE. — CHAPITRE XX
de 0 à 100 kilomètres d a
de 100 à 200 kilomètres 100 a -f- (d-100) b
de 200 à 300 kilomètres 100 a -f- 100 b + (d-200) c,
e .c
etc.
En représentant les prix par des ordonnées et les dis-
tances correspondantes par des abscisses, l'enveloppe
du polygone des prix est alors
eri
une courbe convexe, et l'abais-
sement suit la loi de la conti-
nuité.
La tarification belge tend k\
Alg
se répandre de plus en plus ; \
elle est aujourd'hui adoptée
d'une manière générale pour
Fig. 458./ la réforme de la tarification
française ; elle a servi également de point de départ à .
C
l'établissement des tarifs par zones, en Hongrie et en;
Autriche.
.G
!
Tarifs par zones. — Pour simplifier le calcul des
\ taxes kilométriques, on admet que les prix sont calculés,
non d'après la distance exacte, mais d'après le nombre
de kilomètres. Le choix du kilomètre comme unité n'a
ww
[Link]
[Link]
om
EXPLOITATION COMMERCIALE 405
e .c
cation uniforme. L'application à ces prix fermes de la
clause des stations non dénommées, dont nous parlerons
---pfag>loin, y conduit naturellement. C'est ainsi que dans~\
l'unification de ses tarifs de marchandises la Compagnie ''
P.-L.-M., tout en adoptant,la forme belge au point de
eri
vue de la décroissance, a échelonné les distances par
intervalles en les comptant de kilomètre en kilomètre
pour les parcouj£Jnf^^ 2 en
Alg
2 kilomètres pour les parcours de 112 à 160 kilomètres,
. de 5 en 5 kilomètres pour les parcours de 160 à 240 ki-
• lomètres, de 10 en 10 kilomètres pour les parcours de^
{ 240 à 360 kilomètres et de 20 en 20 kilomètres pour
y^Hparcours supérieurs à 360 kilomètres. Dans les nou-
C
veaux tarifs des voyageurs des chemins de fer de l'E-
tat hongrois, les zones, à partir de la seconde, ont
uniformément 10 kilomètres jusqu'à l'avant-dernière.'
.G
inigoTrtestrirîSŒ^^ permettent
de simplifier beaucoup les barèmes et la forme des bil-
lets ; en revanche, on leur reproche d'être préjudiciables
à une partie du public auquel on fait payer une dis-
/w
[Link]
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om
406 CINQUIÈME PARTIE. — CHAPITRE XX
e .c
vénients dépendent des,cpndto
sônes par r^^oY^u^résedca.
Au lieu de prendre pour unités des distances, on
[peut aussi prendre le nombre de stations compris entre
|e point de départ et lè^point d'arrivée. Par exemple,
eri
la première zone peut comprendre la station qui suit
immédiatement