Connaître Dieu : Relation et Révélation
Connaître Dieu : Relation et Révélation
Selon la bible : le mot “connaître“ dans les écritures à souvent un sens qui
va au-delà de la définition de base d’avoir simplement une connaissance
intellectuelle ou générale de quelque chose ou de quelqu’un ( Gnosis) mais
connaitre exprime une relation personnelle entre celui qui connaît, et celui
qui est connu…( Yada ).
Romains 3 révèle que l’homme est pécheur de ce fait pas assez saint pour
être en communion avec Dieu. (Romains 3 :23).
C’est par la foi que nous nous approchons de Dieu au moyen de l’œuvre du
christ.
Il faut savoir que Dieu est Esprit, et sans le Saint-Esprit il sera difficile à
l’homme de le connaitre. Jean 4. Non ne connaissons Dieu par nos moyens mais
c’est lui qui se révèle à nous .
Nous connaissons sûrement des personnes nées de nouveau, mais qui ne grandissent dans
la connaissance de la personne de Dieu, pourtant l’apôtre Pierre nous conseille de
« croitre dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-
Christ » 2Pierre 3 :16
Nombreux sont ceux qui se posent de questions sur Dieu, sur sa création, sur la vie et
même des questions identitaires, Qui sommes nous ? D’où venons nous ?
En principe, toutes ces interrogations devraient nous conduire à Dieu. Comme nous
l’avons vu, Dieu a laissé ses empreintes dans la création, et il a voulu que nous le
cherchions, même si en réalité, il n’est pas si loin de nous.
« Il a voulu qu'ils cherchassent le Seigneur, et qu'ils s'efforçassent de le trouver en
tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous » Actes 17:27
Nous avons absolument besoin de connaître Dieu pour mieux nous connaître
nous-mêmes, c’est un passage obligé.
L’humanité entière souffre d’une crise identitaire, l’homme se cherche, il veut savoir
qui il est vraiment. Il existe différentes approches à la question identitaire : revenir à sa
culture, ses racines, à son histoire…
Cependant, c’est Dieu seul qui connait notre véritable histoire, nos origines, et nos racines, car
elles sont antérieures à notre réalité terrestre.
« C’est toi qui as formé mes reins, Qui m'as tissé dans le sein de ma mère. » Psaume 139:13
Il faut tout de même souligner que nous pouvons croire connaitre Dieu mais en réalité Dieu
est plus grand et plus complexe pour qu’un homme croit avoir l’exhaustivité de sa personne.
La bible dit que sa grandeur est insondable ( Psaumes 145 :3), son jugement est insondable et
ses voies impénétrables (Romains 11 :33). Mais, selon la bible, Dieu a révélé certains aspects
de sa personne dans la nature et dans les écritures, et donc nous pouvons connaitre celui qui
est insondable.
Le terme “connaître“ dans les écritures à souvent un sens qui va au-delà de la définition de base
d’avoir simplement une connaissance intellectuelle de quelque chose ou de quelqu’un. Ainsi le
Nouveau Dictionnaire Théologique International du Nouveau Testament (Vol 2, page
398) fait mention à des circonstances ou ce terme: connaitre exprime une relation
personnelle entre celui qui connaît, et celui qui est connu…
Proverbes 3:5, 6 dit clairement : “Mets ta confiance dans le Seigneur de tout ton cœur… Dans
toutes tes voies connaît le”. Ici, comme dans beaucoup de traductions, la NRSV rend le terme
impératif hébreux yada dans le sens relatif à la “connaissance”. Bien qu’une telle traduction
soit acceptable, elle peut ne pas convenir pour un lecteur Anglais car elle ne précise pas la
nuance du verbe hébreu dans ce contexte. Le verbe yada (savoir) présente une gamme assez
large de sens dans la langue hébraïque biblique. Ainsi dans des contextes variés, yada, et ses
apparentés a pour sens la perception, la compréhension intellectuelle, la possession de faits et
d’informations qui peuvent être appris et transmis, la compétence, les jugements avisés, et
même l’intimité physique. Cependant quand yada a Dieu pour objet, il sous entend beaucoup
plus qu’une simple connaissance.
Connaître Dieu c’est avoir une relation vitale avec lui caractérisée par la fidélité, encrée par
l’amour, la confiance, et une profonde considération durable. La confiance et la connaissance
sont des parties intégrantes et inséparables d’une telle relation. “Connaître Dieu“ dans toutes ses
voies s’est se comporter d’une manière qui ennobli et solidifie cette relation, promeut ses intérêts
et montre, et qu’on les chéris toutes par dessus tout. (1Chronique 28:9).
C’est également compter sur Dieu, avoir confiance en la justesse de ses voies et chercher à
être dirigé par elles en toutes circonstances. Ainsi “connaître Dieu’ lui est agréable. (Jer
9:24 ; 22:16 ; Osée 6:6 ; Ps 36:10).
Quelqu’un peut posséder une connaissance intellectuelle de Dieu et de ses desseins, et
cependant ne pas le connaître. Dieu à travers Jérémie reprend les conducteurs religieux
d’Israël: Les prêtres n’ont pas dit ou est Jéhovah ? Et ceux qui manient la loi ne m’ont pas
connu. (Jer 2:8) Certainement que les prêtres et ceux qui maniaient la loi reconnaissait
l’existence de Dieu et sa puissance, sûrement qu’ils avaient une connaissance intellectuelle de
la loi de Dieu, ils avaient certainement reconnu publiquement sa validité, mais ils ne
connaissaient pas Dieu qui leur avait donné. Ils ne l’aimaient pas d’avantage, ni ne
l’honoraient, ou avaient pour autant confiance en lui.
La même chose se vérifia au jours de Jésus. (Jean 7:28-29 ; 8:15, 19 ; 5:44). Ainsi quand Jésus se
réfère à ceux qui clament qu’ils ont fait beaucoup de chose en son nom en leur disant: “Je ne vous
ai jamais connu! Éloignez vous de moi vous qui pratiquez l’illégalité“ (Mat 7:23). Ici, Jésus ne
prétend pas qu’ils n’avaient pas une connaissance intellectuelle de lui et de son Père, autrement il
n’aurait pas été capable de savoir que leur prétention à la dévotion n’était pas véritable, et qu’ils
étaient considérés comme ‘méchants’. Mais, “Il ne les connaissait pas“, ce qui signifiait qu’il
n’avait aucune relation intime avec eux, ou comme le dictionnaire mentionné plus haut le disait,
“Je n’ai jamais eu quelque chose à faire avec vous“.
Dans un saisissant contraste l’apôtre Paul pouvait dire : “Je connais celui en qui j’ai cru, et
j’ai la certitude qu’il est capable de garder jusqu’à ce jour là, ce que j’ai mis en dépôt chez
lui“. (2Tim 1:12). Paul dit ces choses avec conviction, non pas parce qu’il connaissait les
écritures, mais parce que, il avait confié sa vie à Dieu, et à donc à plusieurs reprises vérifié la
véracité de Dieu et de ses promesses. C’est pour cette raison qu’il jouissait d’une si forte
confiance en Dieu et en sa parole. (2Cor 4:7; Phil 4:12-13; 2Tim 4:16-19).
Paul, avait foi en Dieu, parce qu’il le connaissait : il avait de bonnes relations intimes avec lui,
il connaissait son amour protecteur, et sa direction. Connaître Dieu de cette façon, est d’une
estimable valeur, établie sur l’inébranlable fondement du sacrifice du fils de Dieu, attesté et
nourris par les écritures sacrées, qui promettent et anticipent les bénéfices durables d’une
fraternité éternelle avec Dieu et son Fils, qui est la vie éternelle. (Jean 17:3; Ps 84:10-12; Rom
5:6-8).