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PLAN DU COURS
Chapitre et sous-chapitres Volume Dispositifs
Horaire détaillé pédagogiques
Chapitre I: Décrire la structure et le - 4 heures - Discussion en
fonctionnement de la cellule groupe
Chapitre II : Définir l’action des gènes - 2 heures - Plénière
Chapitre III : Décrire la division cellulaire - 2 heures - Exposé interactif
Chapitre IV : Expliquer le métabolisme de base - 2 heures - Brainstorming
Chapitre V : Rappel sur les organes génitaux de - 6 heures - Orientation vers
l’homme et de la femme et leur les ressources
fonctionnement documentaires
5.1. Rappel sur les organes génitaux - Initiation au
5.2. Fonctionnement des organes recours à un
génitaux référentiel
Chapitre VI : Gamétogénèse - 3 heures (ressource
Chapitre VII : Cycle menstruel - 2 heures documentaires :
Chapitre VIII : Fécondation, migration et nidation - 6 heures Dictionnaire,
Chapitre IX : Embryogenèse - 5 heures lexique
Chapitre X : Circulation fœtale - 3 heures médical
Chapitre XI : Fonctionnement des appareils fœtaux - 6 heures - Mise en situation
Chapitre XII : Principales étapes du développement - 4 heures dans un
fœtal. laboratoire.
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PRESENTATION DU COURS
Volume Horaire : 45 heures
Notation : 30 points
Ce cours développe de manière principale le Et plus particulièrement les sous-
palier de compétence suivant : compétences suivantes :
- PC 2 : prendre des décisions en matière - 1.2.1 : collecter les données sur une
de santé pour la cible « SRMNEA » gestante ou un couple dans des
situations simples,
- 1.2.2 : identifier les besoins perturbés
et les problèmes de santé et leurs
causes pour une gestante dans des
situations simples,
- 1.2.3 : planifier les interventions clés
pour une gestante dans des situations
simples.
Ce cours développe de manière secondaire les Et plus particulièrement les sous-compétences
paliers de compétences suivants : suivantes :
- PC 1 : établir une communication - 1.1.1 : entretenir une relation de
professionnelle confiance avec une gestante et ou son
partenaire,
- 1.1.2 : informer une gestante ou son
partenaire à propos des besoins ou des
problèmes de santé identifiés et des
interventions à mettre en œuvre.
- PC 4 : Identifier les ressources mises à - 1.4.2 : tenir à jour le dossier de soins de
sa disposition la gestante
- 1.4.3 : enregistrer les données ou
informations collectées sur une
gestante.
OBJECTIFS DU COURS
A la fin de ce cours, l’apprenant de la première année accoucheuse niveau A2 sera capable
d’expliquer la genèse de l’embryon et du développement fœtal, la physiologie de tous les organes
génitaux tant chez l’homme que chez la femme.
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OBJECTIFS SPECIFIQUES
Savoir redire (restituer des connaissances Savoir-faire cognitifs (expliquer des
mémorisées). connaissances mémorisées, faire face à des
situations nouvelles).
L’apprenant sera capable de : L’apprenant sera capable de :
- Décrire la structure et le fonctionnement - Diagnostiquer et corriger les
de la cellule, malformations observées pendant
- Définir l’action des gènes, la naissance dues aux perturbations
- Expliquer avec certitude le cycle menstruel, lors de la maturation de gamète,
- Décrire le schéma de transport de gamète - Prévenir et résoudre le problème
- Expliquer d’une manière schématique la de perturbation du cycle
circulation fœtale. menstruel,
- Comprendre le rôle des plicatures
dans la formation tube digestif
primitif,
- Connaitre l’origine de trois feuillets
embryonnaire,
- Comprendre les processus de la
formation des différents organes
du système nerveux digestif
- Savoir que les malformations
congénitales découlent
d’anomalies du niveau du
développement embryonnaire.
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CHAPITRE I : DESCRIPTION DE LA STRUCTURE ET LE FONCTIONNEMENT DE LA CELLULE
1.1. Introduction
Une cellule est une unité fondamentale de la vie ou l’unité de base des êtres vivants (à l’exception
des virus). Elle est capable de fonctionner d’une manière indépendante.
1.2. Types de cellules
Il existe plusieurs types de cellules à savoir :
- Les cellules eucaryotes : organisme pluricellulaire. Ici, contrairement aux procaryotes, sont
des organismes chez lesquels le nucléoplasme est bien défini et séparé du cytoplasme par
une membrane nucléaire ou enveloppe nucléaire double. Les cellules eucaryotes
correspondent aux organismes multicellulaires (animaux, plantes, champignons) ainsi que
quelques eucaryotes unicellulaires.
NB : Eucaryote signifie « qui possède un vertèbres noyau ».
- Les cellules procaryotes : organismes unicellulaires de 0,5 à 3 µm de diamètre qui s’organisent
sous forme de colonies mais se développent et fonctionnent de manière indépendante. Elles
sont caractérisées par l’absence d’une enveloppe nucléaire. Les procaryotes ne possèdent
pas de véritable noyau, raison pour laquelle on les appelle « procaryotes ». Le matériel
génétique est représenté d’un seul chromosome qui baigne dans le cytoplasme. Exemple : les
bactéries.
Ainsi donc, les cellules ayant un noyau différentié, limité par une enveloppe nucléaire sont dites
« eucaryotes » et celles n’ayant pas de noyau bien différencié sont dites « procaryotes ».
NB : les virus ou les acaryotes sont des éléments, et non des cellules, ils ne possèdent ni de noyaux
ni de cytoplasme, et ne peuvent se reproduire qu’en parasitant une cellule hôte (donc, les virus ne
peuvent pas se reproduire en milieu extracellulaire) en détournant la machinerie cellulaire.
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1.2.1. Tableau1 : tableau comparatif des cellules eucaryotes et procaryotes
Caractéristiques Cellules eucaryotes Cellules procaryotes
Taille Généralement grande (10-100 Généralement petit (1-10 µm)
Cytosquelette Présente Absente
Organites Présentes Absentes
Système génétique - Noyau présent - Absence de noyau
- ADN complexé avec des - ADN avec quelques protéines non
protéines histones et histones, simple
protéines non histones dans - Chromosome : 1 seule molécule
1 noyau entouré d’une circulaire dans les nucléotides non
membrane nucléaire, rattachés à la membrane
- Chromosome : constitué de
plusieurs molécules
linéaires.
Division cellulaire - Certaines formes de mitose, - Directe par fission binaire ou
- Centrioles présents chez la bourgeonnement.
plupart - Pas de mitose.
- fuseau mitotique présent
Système reproducteur Présent chez la plupart des Généralement absent ou très modifié
partenaires mâles et femelles
Métabolisme énergétique - Mitochondrie présente avec - Pas de mitochondries
enzymes oxydatives - Enzymes oxydatives liées à la
empaquetées à l’intérieur, membrane cellulaire et non
- Modèle plus unifié de enveloppée séparément.
métabolisme oxydatif
Nutrition - Absorption, - Absorption pour la plupart,
- Ingestion, - Photosynthèses chez les autres
- photosynthèse chez
certains
Mouvements intracellulaires - Phagocytose - Aucun
- Pinocytose
1.3. Composition chimique de la cellule
Les constituants organiques qui composent le vivant sont classiquement en 4 familles distinctes
qui sont :
- Les glucides
- Les lipides : phospholipides, cholestérol
- Les acides nucléiques :
- Les protéines : protéines extrinsèques, protéines transmembranaires et
protéines ancrées dans des acides gras).
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1.4. Fonctions de la cellule
- Croissance
- Métabolisme et
- Production par division cellulaire ou transmission des gènes.
1.5. Parties d’une cellule
Une cellule est composée de 3 parties du dedans en dehors qui sont :
- Le noyau,
- Le cytoplasme,
- La membrane cytoplasique (membrane plasmique ou cellulaire).
1.5.1. Le noyau
Le noyau est la partie centrale de la cellule contenant un ou plusieurs nucléoles et un amas diffus
de chromosomes porteurs des gènes appelé « chromatine ». Il renferme donc l’information de la
cellule. Il est délimité par
- Une enveloppe nucléaire perforée de nombreux pores nucléaires qui
permettent la communication entre le milieu intra et extranucléaire.
1.5.1.1. Constitution du noyau
Le noyau est constitué de 3 parties qui sont :
- Le nucléole : est un lieu de transcription très actif de l’ADN en ARN. Les ARN
produits dans le nucléole sont ensuite exportés vers le cytoplasme pour être
utilisés dans la machinerie qui permet de transcrire les ARN en protéines.
- Le nucléoplasme : c’est le milieu fluide gélatineux qui constitue le noyau (les
nucléotides et la chromatine).
La chromatine (chromosome) : c’est la forme sous laquelle apparait
le matériel génétique quand la cellule n’est pas engagée dans la
division cellulaire. Elle est constituée d’ADN et de protéines qui lui
sont associées (les histones).
- La membrane nucléaire : composée de deux couches lipidiques (interne et
externe) délimitant l’espace péri nucléaire.
1.5.1.2. Rôle du noyau
- Centre de contrôle de la cellule, il est donc responsable de la transmission de
caractères héréditaires.
- Siège principal de la synthèse d’ADN (lors de réplication pour la division
cellulaire) et d’ARN (pour la transcription).
1.5.2. Le cytoplasme
Le cytoplasme est une substance gélatineuse ou milieu liquide dans laquelle baignent le noyau et
les autres organites (vacuole, chloroplastes et mitochondries). Il est impliqué dans les échanges
dans la cellule.
Le cytoplasme est subdivisé en deux parties qui sont :
- L’espace citernal ou lumière (contenu à l’intérieur du réticulum endoplasmique)
- L’espace cytosolique à l’extérieur ou cytosol contenant plusieurs biomolécules.
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1.5.2.1. Composition du cytoplasme
- 85% d’eau
- D’ions (Na+, CI- etc…)
- De gaz (Co2)
- Iodes, glucides.
- Protéines et des enzymes.
Le cytoplasme est le siège de la synthèse des protéines (les ribosomes, le réticulum
endoplasmique, l’appareil de Golgi, les mitochondries, les lysosomes et le cytosquelette).
1.5.2.1.1. Les ribosomes :
Sont des petits corps sphériques formés de 2 sous unités, ils sont constitués d’ARN et de protéines.
1.1. Rôle de ribosomes
- Synthétiser les molécules de protéines à partir d’acides aminés et de
l’information génétique donnée par le noyau
1.5.2.1.2. La protéine
C’est une composante moléculaire de toutes les cellules. Elles jouent un rôle essentiel dans
l’entretien et le renouvellement des tissus, et remplissent de nombreuses fonctions au niveau de
la cellule (construction, fonctionnement, défense, communication …). Elles sont fabriquées à partir
de l’information contenue dans les gènes et dans les aliments en assurant avec les glucides et les
lipides les besoins en matériaux de construction et en énergie de l’organisme.
1.5.2.1.3. Le réticulum endoplasmique
Il découle de la membrane nucléaire et forme un réseau membranaire interne (sac aplatis :
saccules, REG : ou Ergastoplasme, REL)
- REG : son rôle est de stocker puis d’exécuter les protéines qui sont synthétisés
par les ribosomes
- REL : son rôle est de synthétiser les lipides (phospholipides, cholestérol) et de
les associer aux protéines pour former des Lipoprotéines et de stocker aussi le
calcium.
1.5.2.1.5. L’appareil de Golgi
Il est formé à partir du REL, de vésicules de sécrétion que l’on appelle « grains de zymogène »
Le rôle de l’appareil de Golgi est de :
- Stocker les protéines synthétisées au niveau du REG, les modifier en ajoutant
une portion glucidique aux protéines ou aux lipides.
1.5.2.1.6. Les mitochondries
Elles sont constituées de deux membranes qui sont :
- Les crêtes mitochondriales et
- La matrice.
Le rôle de mitochondries est de :
- Fournir de l’énergie à la cellule (central énergétique qui est la cellule : ATP)
- Convertir le glucose en molécule énergétique (ATP) et la résorption cellulaire
grâce aux enzymes.
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1.5.2.1.7. Les lysosomes
Ils sont issus de l’appareil de Golgi. Ils renferment des enzymes lytiques (lyse = destruction
physique).
Leur rôle est de :
- Destruction des substances ou de déchets qui ont envahi la cellule en fusionnant
avec les vésicules de phagocytoses
- Destruction des organites devenus inutiles ou endommagés de la cellule qui
doivent être remplacés
- Libération des enzymes contenus dans les lysosomes après la mort cellulaire et
ces dernières vont assurer la digestion de tous les organites : autolyse.
1.5.3. La membrane cytoplasmique ou membrane plasmique
La membrane plasmique ou membrane cytoplasmique est une membrane qui couvre la cellule.
Ses rôles sont :
- La protection de la cellule : par formation d’un revêtement avec les chaînes
glucidiques du glycocalyx au tour de la cellule, et la protège contre :
L’action des protases
L’agression mécanique et chimique
- La reconnaissance : les récepteurs reconnaissent spécifiquement un substrat
(ligand) qui est une molécule qui se lie de manière réversible sur un récepteur
pour transmettre un signal. Exemple d’un ligand : hormones, ions,
neurotransmetteurs …
- La communication entre le milieu intra et extracellulaire
- Transport des substances (lipides, protéines et glucides).
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CHAPITRE II : DEFINIR L’ACTION DES GENES
2.1. Définition du gène
Un gène est une portion de chromosome qui contient l’information à l’origine d’un caractère.
Chaque cellule humaine saine contient 23 paires de chromosomes pour un total de 46
chromosomes.
Normalement, chaque paire de chromosomes, se compose d’un chromosome provenant de la
mère et d’un autre provenant du père.
On compte 22 paires de chromosomes non sexuels (autosomiques) et une paire de chromosome
sexuel.
Chaque gène correspond à un caractère héréditaire particulier et constitue donc une unité
d’information génétique.
Chez les êtres vivants, les gènes sont composés de l’ADN. Il n’y a que chez les virus où l’information
génétique peut être portée par de l’ARN. Le nombre de gènes est plus ou moins important selon
la complexité de l’organisme.
2.1.1. Le génotype
Le génotype (ou génome) est un ensemble complet d’instruction définissant la façon dont le corps
d’une personne synthétise les protéines et donc la façon dont son corps doit être structuré et
fonctionner. Est un ensemble des allèles d’une cellule
2.1.2. Le phénotype
Le phénotype correspond à la structure et au fonctionnement réel de l’organisme d’une personne.
C’est donc la façon dont le génotype se manifeste chez une personne. C’est un ensemble des
caractères qui s’expriment
2.1.3. Le caryotype
Le caryotype est la représentation de l’ensemble complet des chromosomes des cellules d’une
personne. L’ensemble d’une cellule qui sont rangés de plus grands au plus petits.
2.2. Allèle : Une version différente d’un même gène. Exemple :
2.3. Chromosome
Un chromosome est une structure microscopique condensée, composée de molécules d’ADN et
de protéines qu’on retrouve à l’intérieur de la cellule. Ils sont localisés dans le noyau des cellules
de notre l’organisme.
Ils sont porteurs des gènes qui déterminent toutes les caractéristiques d’un individu. Il existe deux
types de chromosomes à savoir :
- Le chromosome sexuel et
- Le chromosome autosome ou chromosome non sexuel.
2.3.1. Les chromosomes sexuels
La paire de chromosomes sexuels détermine le sexe du fœtus et, est composée de chromosomes
de même taille, même forme et comportant les mêmes agencements de gènes (chromosomes
homologues). Le garçon a un chromosome X et un chromosome Y. le chromosome X d’un garçon
vient da sa mère et le chromosome Y vient de son père car, la femme a deux types de chromosomes
identiques homologues à savoir ; XX tandis que l’homme en possède deux types également mais
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distincts soit XY, alors que la fille a deux chromosomes X dont l’un vient de son père et l’autre X de
sa mère.
Le chromosome Y qui est le plus petit est celui qui porte des gènes qui déterminent le sexe masculin
ainsi que de quelques autres gènes.
Le chromosome X porte bien plus de gènes que le chromosome Y, beaucoup ont des fonctions en
plus de la détermination du sexe et n’ont pas d’homologue sur le chromosome Y.
2.3.2. Chromosome non sexuel ou autosome
Un être humain, les cellules somatiques comptent 23 paires de chromosomes dont 22 paires
d’homologues, dits « autosomes » numérotés de 1 à 22. Au contraire, la dernière paire constitue
les deux chromosomes dits « sexuels ».
2.4. Action du gène
Le gène joue un rôle important car, ils déterminent les caractéristiques physique d’une personne
(couleur des yeux, des cheveux, la taille ect…) et comment les organes fonctionnent.
2.5. Différence entre un gène et un chromosome
Un Gène est un segment d’acide désoxyribonucléiques (ADN) qui contiennent le code pour une
protéine spécifique qui fonctionne dans un ou plusieurs types de cellules de l’’organisme, tandis
qu’un Chromosome est une structure située à l’intérieur des cellules qui contiennent les gènes
d’une personne.
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CHAPITRE III : DESCRIPTION DE LA DIVISION CELLULAIRE
3.1. MITOSE
3.1.1. Définition
La mitose est définie comme étant la division cellulaire des eucaryotes par laquelle une cellule
mère se transforme en deux cellules filles qui lui sont génétiquement identique ayant le même
patrimoine génétique.
3.1.2. Étapes de la division cellulaire ou mitose : La mitose évolue en 4 étapes différentes à
savoir :
1. La prophase :
La prophase correspond au moment de la condensation des chromosomes. C’est la période la plus
longue de la mitose.
Au cours de cette phase, la chromatine nucléaire se condense progressivement et se différentie en
fins bâtonnets correspondant aux chromosomes. Chaque chromosome est constitué de deux
unités longitudinales appelées « chromatine sœurs » réunies par une zone non colorable appelée
« centromère ». L’apparition des chromosomes s’accompagne de la disparition progressive des
nucléoles et de l’enveloppe nucléaire permettant ainsi au nucléoplasme d’entrer en contact direct
avec le cytoplasme. La division cellulaire nécessite la présence d’un centrosome qui est un organite
constitué d’une matrice protéinique associée à une paire de petit cylindre perpendiculaire (les
centrioles).
2. La métaphase :
Les chromosomes qui ont éteint leur maximum de condensation migrent vers le plan médian de la
cellule appelée « plaque équatoriale ». A ce stade, le fuseau de division « fuseau achromatique »
est complet.
3. L’anaphase :
Elle débute par le clivage des centromères et la séparation complète des chromatide sœurs
appartenant à un même chromosome. L’ascension des chromosomes fils (jadis polaires des
chromatides simples) s’accompagne d’un raccourcissement progressif des microtubules
chromosomique. En fin d’anaphase, le fuseau de division se démantèle progressivement pour ne
subsister que dans la région équatoriale.
4. La télophase :
Les chromosomes fils repartis en deux lots identiques entre les deux pôles se décondensent
progressivement pour reconstituer la chromatine. Les nucléoles réapparaissent et une membrane
nucléaire se réorganise progressivement au tour des chromosomes en décondensation. A la fin de
la télophase, les deux cellules filles ont hérité chacune un nombre de chromosomes identiques à
celui de la cellule mère. Les deux cellules filles sont également diploïdes comme la cellule mère.
A la fin de la mitose, chacune de deux cellules filles présente la moitié de la taille de la cellule mère,
avec des chromosomes présentant un seul chromatide chacun.
Pour se préparer à sa prochaine mitose, la cellule doit subir une croissance cellulaire et une
duplication de chacune de ses chromatides.
Ces deux processus ont lieu au cours de l’interphase suivante :
La phase G1 : première phase de ma croissance (phase la plus longue),
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La phase S (synthèse) : durant laquelle l’ADN constituant majeurs chromatines
est répliqué
La phase G2 : qui est la seconde phase de croissance cellulaire. Après la mitose,
la cellule peut passer :
En phase G1, cette phase dite de quiescence correspond à la sortie du
cycle pour certaines cellules qui restent à l’état de repos jusqu’à leur
réactivation.
3.2. MEIOSE
La méiose est la division caractéristique des cellules germinales. Elle se déroule durant la
gamétogénèse (production des gamètes) et, a pour but de donner des cellules Haploïdes (à n
chromosomes) à partir de cellules diploïdes (à 2n chromosomes) grâce à deux divisions
successives :
- La méiose I ou division réductionnelle
- La méiose II ou division équationnelle.
Chaque division est formée de 4 phases à savoir :
- Prophase,
- metaphase,
- anaphase et
- Telophase.
3.2.1. DEROULEMENT DE LA MEIOSE
1. MEIOSE I : division réductionnelle
3.2.1.1.1. Prophase I :
La prophase de méiose I est beaucoup plus longue et plus complexe que la prophase de mitose.
Elle est subdivisée en 5 phases qui se succèdent de manière continue :
a. Stade leptotène :
Au début de leur condensation, les chromosomes ont l’aspect de fins filament, on distingue les
chromosomes qui sont petits renflements plus ou moins épais et irrégulièrement espacés. La taille
et la séquence des chromosomes sont caractéristiques de chaque chromosome.
b. Stade zygotène
On assiste à un appariement progressif des chromosomes homologues ; l’appariement débute à
l’extrémité des chromosomes puis se propage sur toute la longueur. Chaque coule de
chromosomes accolés est appelée « bivalent ».
c. Stade pachytène
La condensation et le raccourcissement des chromosomes s’accentuent, deviennent si épais qu’il
est possible d’individualiser chaque chromosome d’après la disposition des chromosomes, et du
centromère qui devient visible.
d. Stade diplotène
A ce stade, chaque chromosome apparait nettement clivé longitudinalement en deux chromatides.
Chaque bivalent est constitué de 2 chromosomes clivés soit 4 chromatides constituant ainsi des
tétrades. On assiste à un relâchement de l’attraction mutuelle entre chromosome homologues qui
ne reste en contact étroit qu’au niveau de certains points appelés « chiasmes ». Les chiasmas
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indiquent l’endroit où se sont produits des cassures et des échangent de segments entre deux
chromatides homologue.
e. Stade diacinèse
Pendant ce stade, les chromosomes continuent à épaissir, les chiasmas se terminalisent ; ils glissent
vers l’extrémité des bras et leur nombre diminue. Chaque tétrade forme alors des figures
caractéristiques ; en croix ; en 8 ou en anneau.
A la fin de la diacinèse, l’enveloppe nucléaire et les nucléoles disparaissent et un fuseau de division
analogue au fuseau mitotique est mis en place.
3.2.1.1.2. Métaphase I :
Pour chaque bivalent, les centromères homologues se disposent à égale distance de part et d’autre
de la plaque équatoriale (et non dans le plan équatorial comme pour la mitose).
3.2.1.1.3. Anaphase I :
La terminaison prend fin, les derniers chiasmas se séparent. Les deux homologues de chaque
bivalent migrent chacun vers un pôle de la cellule, chaque chromosome étant formé de deux
chromatides.
3.2.1.1.4. Télophase I :
On obtient finalement à chaque pole n chromosomes déjà clivés. Selon le cas, il n’y a reconstitution
d’un noyau inter phasique selon un processus analogue à la télophase de mitose.
3.2.1.2. MITOSE II : division équationnelle
Elle est comparable à une mitose normale ; les deux noyaux issus de la première division subissent
chacun une seconde division de manière synchrone.
- La prophase : la 2ème division est souvent escamotée puisque les chromosomes
sont déjà constitués.
- La métaphase : est normale
- A l’anaphase : les centromères se divisent et chaque chromosome fils gagne
un pôle de la cellule
- A la télophase : la cytodiérèse divise chaque cellule haploïde en 2 cellules
haploïdes. En définitif, la cellule originelle diploïde a donné 4 cellules haploïdes
à la suite de ces 2 divisions consécutives (méiose I et méiose II).
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CHAPITRE IV : DÉCRIRE LE MÉTABOLISME CELLULAIRE DE BASE
4.1. Définition
Le métabolisme désigne l’ensemble des réactions chimiques qui se déroulent dans un organisme
vivant (cellule).
Le métabolisme est donc les transformations biochimiques nécessaires pour le bon
fonctionnement de la cellule.
Le métabolisme a pour but de produire de la matière organique et de l’énergie.
Ces réactions chimiques impliquent diverses molécules. Il peut s’agir de synthèse, c’est-à-dire, des
transformations dont les résultats sont :
- La fabrication
- La production d’une nouvelle molécule.
Il peut également s’agir d’une dégradation de molécules de façon à obtenir l’énergie nécessaire au
fonctionnement cellulaire.
Pour assurer les besoins fonctionnels d’une cellule, de nombreuses transformations biochimiques
s’y déroulent :
- Elles constituent ce qu’on appelle « métabolisme ». Ainsi donc, une cellule est l’unité
structurale mais aussi fonctionnelle des êtres vivants.
On distingue donc :
Le catabolisme : qui est un ensemble des réactions chimiques qui décomposent
ou dégradent les molécules. Il s’agit soit d’extraire de l’énergie, soit de produire
des molécules simples qui en construisent d’autres.
L’anabolisme : fait référence à toutes les réactions métaboliques qui construisent
ou assemblent des molécules plus complexes à partir de molécules simples.
4.2. Types de métabolisme cellulaire
On distingue deux types principaux de métabolismes des cellules eucaryotes à savoir :
- La photosynthèse : qui se traduit par un échange gazeux :
Absorption de C02 et,
Rejet 02, et produit de la matière vivante à partir de l’énergie lumineuse.
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- La respiration : qui se traduit par un échange gazeux
Absorption de 02 et
Rejet de C02 et, produit de l’énergie à partir de la matière vivante.
4.3. Métabolisme énergétique
Pour le fonctionnement de la cellule, il faut de l’énergie. Pour couvrir les besoins énergétiques, les
cellules dégradent des molécules organiques, c’est-à-dire, les molécules comportant du carbone
et susceptibles de fournir de l’énergie comme « le glucose ».
La respiration cellulaire est un ensemble complexe de transformation biochimique qui dégrade
totalement une molécule organique. Cela nécessite une réaction chimique avec le dioxyde. Les
produits finalement formés, sont simplement de l’eau et du dioxyde de carbone sans aucune valeur
énergétique. Ainsi, la respiration permet de tirer le maximum d’énergie à partir d’un métabolite
organique. L’essentiel des réactions du métabolisme de la respiration se déroule dans les organites
spécialisés « les mitochondries ».
Les fermentations sont une façon de transformer un métabolite organique pour obtenir de
l’énergie. La fermentation se déroule dans le cytoplasme et, ne nécessite donc pas d’organite
spécialisé.
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CHAP V : RAPPEL ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE DES APPAREILS GÉNITAUX (MASCULIN ET FÉMININ)
5.1. LES ORGANES GENITAUX FEMININS
La quasi-totalité des organes génitaux de la femme se trouve dans la cavité pelvienne.
Les organes génitaux féminins sont subdivisés en deux :
- Les organes génitaux internes et,
- Les organes génitaux externes.
5.1.1. LES ORGANES GÉNITAUX INTERNES
Ils sont constitués de : Vagin, utérus et les annexes utérins (trompes de Fallope et des ovaires).
5.1.1.1. LE VAGIN
5.1.1.1.1. Définition
Le vagin est un conduit musculo-membraneux, élastique tapissé d’une muqueuse à son intérieur.
Il mesure en longueur entre 8 et 10 cm, il va de la vulve à l’utérin où il se termine en cul de sac
autour du cold de l’utérus.
Le vagin est limité en avant par la vessie et en arrière par le rectum. À son extrémité inferieur, il
est séparé de la vulve par une membrane appelée « HYMEN » chez une vierge. Le calibre du vagin
est irrégulier, très étroit en bas et devient très vaste vers le Col (en Haut). La paroi vaginale est
extensible, elle dépend donc de l’objet qui y pénètre.
A la ménopause, l’élasticité et l’extensibilité musculaire de vagin régressent de suite de la cessation
de sécrétion hormonale par les ovaires qui deviennent infonctionnels.
Le vagin possède 4 fornix ou cul de sacs qui sont :
- Deux culs de sac latéraux,
- Un cul de sac postérieur et,
- Un cul de sac antérieur. Et l’extrémité du vagin se termine par l’hymen qui a de
formes variables :
L’hymen annulaire,
L’hymen semi linéaire,
L’hymen cri-biforme avec plusieurs trous
L’hymen labiale avec fente antéro-postérieure séparant les deux lèvres
latérales
L’hymen complaisant ou hyper élastique : qui pose souvent de confusion
lors de la détermination de la virginité
L’hymen imperforé et perforé …
L’hymen normal est une membrane formée de deux feuillets muqueux séparés par une lame
conjonctivo-élastique.
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5.1.1.1.2. Vascularisation du vagin
Le vagin est vascularisé par deux types d’artères à savoir :
- Une branche de l’artère hémorroïdaire et,
- Une branche de l’artère utérine.
5.1.1.1.3. Rôle du vagin
- Organe de copulation et de jouissance chez la femme (rapport sexuel)
- Voie de passage de secrétions utérines (menstrues, fœtus et ses annexes lors de
l’accouchement)
- Voie d’intervention et d’exploration en gynécologie et obstétrique
- Voie d’administration de certaines formes de médicaments (ovules et pommades
gynécologiques)
- Voie d’application de préservatifs féminins (méthode contraceptive).
5.1.1.2. L’UTERUS
5.1.1.2.1. Définition
L’utérus est un organe creux, musculaire et impaire situé au centre de la cavité pelvienne. Il est
limité par la vessie en avant et le rectum en arrière, au-dessus du vagin et en dessous des anses
intestinales.
5.1.1.2.2. Forme de l’utérus
L’utérus a une forme d’un cône ou d’une poire tronqué ou renversé dont sa base supérieure est
appelée « FOND UTERIN » et son sommet « COL UTERIN ».
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Il a une consistance ferme en dehors de la grossesse et molle pendant la grossesse avec un poids
variant entre 40 et 70 grammes.
5.1.1.2.3. Parties de l’utérus
L’utérus est constitué de 3 parties qui sont
- Le corps de l’utérus
- L’isthme (qui présente un rétrécissement) et,
- Le col de l’utérus qui s’avance dans le vagin et qui a 2 orifices qui sont l’endocol
(orifice interne qui est le site de production de la glaire cervicale par les cellules
épithéliales) et l’exocol (orifice externe).
L’utérus est constitué de 3 tuniques ou couches qui sont :
- La séreuse péritonéale : membrane ou couche qui tapisse l’utérus
- La musculeuse ou myomètre : couche musculaire du milieu
- La muqueuse ou l’endomètre : couche interne avec deux couches :
Couche basale : qui est en contact avec le myomètre, elle ne subit aucune
modification cyclique
Couche fonctionnelle : qui subit de modifications cycliques avec présence
de deux couches superficielles et profondes (spongieuse) qui subissent
la même modification chaque mois.
5.1.1.2.4. Maintien de l’utérus
L’utérus est maintenu en place par un nombre de ligaments différent notamment :
- Le ligament large (latéral) : qui est un ligament considéré comme principal qui
maintien l’utérus et ses annexes en les suspendant aux parois latérales du petit
bassin,
- Le ligament antérieur (rond) : qui maintien l’utérus dans sa position inclinée en avant
(antéversion) au pubis,
- Le ligament postérieur ou utérosacré : considéré comme l’expansion de ligaments
larges.
5.1.1.2.5. Vascularisation de l’utérus
L’utérus est vascularisé par l’artère utérine qui est une branche de l’artère hypogastrique et,
occasionnellement par l’artère ovarienne et l’artère du ligament rond.
5.1.1.2.6. L’innervation de l’utérus
L’innervation est assurée par « le plexus hypogastrique inférieur ».
5.1.1.2.7. Rôle de l’utérus
- Assurer la nidation et l’implantation de l’œuf fécondé
- Assurer le développement du fœtus,
- Assurer l’expulsion du fœtus à la fin de la grossesse
- Participer aux phénomènes de la menstruation
- Site d’application de dispositifs contraceptifs.
5.1.1.2.8. Position de l’utérus
L’utérus a une position inclinée en avant ou « antéversion ». Les dimensions
dépendent de l’âge de la femme et de l’activité ovarienne.
Chez une nullipare : sa longueur est de 6.5 Cm, 4 Cm de largeur et 2 Cm d’épaisseur.
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5.1.1.3. LES ANNEXES
5.1.1.3.1. Les trompes de Fallope
5.1.1.3.2. Définition
Les trompes de Fallope sont petits canaux musculo-membraneux qui vont de l’utérus aux ovaires.
5.1.1.3.2.1. Rapport anatomique
Les trompes sont situées entre les airons, derrière le ligament large que l’on appelle « museau
salpingien ».
5.1.1.3.2.2. Dimension de trompes
Leur longueur varie entre 4 et 20 Cm, le diamètre est d’environ 3 mm à partir de l’angle de l’utérus
et, augmente progressivement du dedans en dehors jusqu’à atteindre l’extrémité externe de 7 à 8
mm (de l’utérus vers les ovaires).
5.1.1.3.2.3. Parties ou division de trompes de Fallope
Elles sont subdivisées en 4 parties qui sont :
- Partie interstitielle : qui fait le point d’insertion à l’utérus,
- L’isthme : qui est une partie rétrécie
- L’ampoule ou le 1/3 : qui est le site même de la fécondation. C’est une partie large,
- Le pavillon ou l’infundibulum : qui est la partie terminale se terminant par plusieurs
franges et dont la frange la plus longue est appelée « frange de richard ».
5.1.1.3.2.4. Structure de trompes
Les trompes de Fallope sont composées de 4 couches de dehors en dedans :
- La séreuse péritonéale,
- La conjoncture,
- La musculeuse et,
- La muqueuse : qui est une partie interne tapissée par les cils vibratiles qui
permettent les mouvements du péristaltisme tubaire.
5.1.1.3.2.5. Vascularisation de trompes de Fallope
La vascularisation est assurée par :
- L’artère tubaire externe qui est une branche de l’artère ovarienne
- L’artère tubaire interne qui est aussi une branche de l’artère utérine.
5.1.1.3.2.6. L’innervation de trompes de Fallope
L’innervation est assurée par le plexus utérin et le plexus ovarien.
5.1.1.3.3. Les ovaires
5.1.1.3.3.1. Définition
Les ovaires sont deux organes ovoïdes constituant les glandes génitales féminines (gonade).
5.1.1.3.3.2. Fonctions des ovaires
Ils ont une double fonction dont ; la fonction endocrine (production hormonales = progestérone
et œstrogènes et la fonction exocrine (production de gamète femelle = ovules).
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5.1.1.3.3.3. Volume des ovaires
Le volume est variable selon les conditions physiologiques, lorsque la femme est de courte ou
petite taille, le volume est constant, lorsqu’elle est de grande taille, le volume des ovaires
augmente (il double ou triple son volume physiologique).
NB : Les ovaires sont également augmentés de volume chez une multi et grande multipare que
chez une nullipare.
5.1.1.3.3.4. Moyens de suspensions des ovaires
La suspension est assurée par 4 types de ligaments à savoir :
- Le ligament lombo-ovarien : qui soutiennent les ovaires sur les parois du bassin,
- Le ligament tubo-ovarien ou ligament de captation de l’ovocyte mûr
- Le ligament utéroovarien
- Les meso-ovariens qui soutiennent les ovaires entre l’utérus et les parois du bassin.
5.1.1.3.3.5. Vascularisation des ovaires
Les ovaires sont vascularisés par :
- L’artère ovarique qui est une branche de l’aorte abdominale,
- Une artère qui est une branche de l’artère utérine.
5.1.2. LES ORGANES GENITAUX EXTERNES
Les organes génitaux externes de la femme sont désignés par la vulve et comprend :
- Le mont de venus ou pénil,
- Les formations labiales (grandes et petites lèvres)
- Les organes érectiles (clitoris, bulbes vestibulaires)
- Les glandes para vaginale et para urétrale (glande de Bartholin et glande de Skene).
5.1.2.1. LE MONT DE VENUS OU PENIL
5.1.2.1.1. Définition
Le mont de venus est un monticule de graisses recouvert de poils à la puberté. Il est situé chez la
femme sur le pubis.
5.1.2.2. LES FORMATIONS LABIALES
5.1.2.2.1. Grandes lèvres
Sont deux replis cutanés limitant latéralement la vulve. Elles vont du mont de venus à la
commissure pré-anale pour former n arrière avec les petites lèvres la fourchette vulvaire.
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Elles sont formées par un tissu graisseux et quelques faisceaux musculaires. La peau de la surface
latérale de grandes lèvres est recouverte des poils comme ceux du mont de venus dès la puberté.
5.1.2.2.2. Les petites lèvres
Sont deux replis cutanés d’aspect muqueux, roses et lisses situés en dedans de grandes lèvres. Elles
s’unissent en avant au niveau du clitoris et en arrière pour former la fourchette vulvaire. Elles sont
extrêmement riches en glandes sébacées mais, elles sont dépourvues des poils.
5.1.2.3. Le vestibule
C’est une région muqueuse triangulaire limitée latéralement par la face interne des petites et
grandes lèvres. Il ne devient visible que lorsqu’on écarte les petites lèvres. Et presqu’au centre du
vestibule, s’ouvre le méat urétral.
5.1.2.4. LES ORGANES ERECTILES
5.1.2.4.1. Le clitoris
C’est un petit organe cylindrique et érectile qui mesure environ 6 à 8 Cm de diamètre. Il correspond
au pénis chez l’homme. C’est donc une zone érogène primaire féminine
Il est situé à la partie antérieure de la vulve et, est doté d’une grande sensibilité. Il est formé de
corps caverneux et des enveloppes parallèles.
5.1.2.5. LES CORPS BULBO-CAVERNEUX OU BULBO-VESTIBULAIRE
5.1.2.5.1. Les glandes para vaginales ou glandes de Bartholin
A deux, elles sont situées de chaque côté de la moitié postérieure du vagin. Elles jouent le rôle de
la lubrification du vagin pendant le rapport sexuel par la sécrétion d’un liquide fluide.
5.1.2.5.2. Les glandes par urétrale ou glandes de Skene
A deux aussi, elles sont situées de part et d’autres de la moitié inférieure de l’urètre et dont les
canaux excréteurs s’ouvrent par le méat urétral. Elles secrètent aussi une substance huileuse.
5.2. LES ORGANES GENITAUX MASCULIN
L’appareil génital est formé par l’ensemble des organes chargés de l’élaboration du sperme et du
dépôt de celui-ci dans les voies génitales de la femelle.
L’appareil génital mâle est constitué de trois sections à savoir :
a. La section glandulaire : constituée de deux testicules
b. Section tubulaire : formée par les voies de stockage et de transport, elles sont composées par :
L’épididyme :
Le canal déférent
Les glandes vésicales
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c. Section uro-génitale : composée par :
L’urètre
La prostate et,
Les glandes de cowper.
5.2.1. Les testicules
Sont deux organes males ovoïdes mesurant entre 4 et 5 Cm de longueur. Dans la vie embryonnaire,
ils se trouvent dans la région lombaire au niveau de reins, au fur et à mesure que le fœtus se
développe, les testicules descendent en quittant la cavité abdominale vers le terme de la grossesse
pour se fixer dans un repli cutané appelé « Bourse ou scrotum ». Avant leur migration, ils entrainent
un diverticule du péritoine qui se sépare par la suite et ces dernières forment une enveloppe
propre à chaque testicule appelée « vaginale ». Et, si la migration ne s’est pas effectuée, on dira
que les testicules sont en « ectopique ». Ils sont fixés à l’intérieur des bourses par le ligament scrotal
et le cordon spermatique.
Chaque testicule est formé par une enveloppe fibreuse, l’albuginée qui entoure un grand nombre
de lobules testiculaires et envoient entre eux des cloisons qui les séparent les uns des autres.
Chaque lobule est formé par des tubes somnifères (ceux-ci collectent les spermatozoïdes avant de
les évacuer par les spermatiques intra testiculaires).
A l’intérieur de tubes somnifères se trouvent les cellules de « SERTOLI » qui jouent le rôle du soutien
de nutrition de spermatozoïdes et les cellules de la lige génitale. Les cellules de la lignée génitale
subissent au cours de leur évolution une division particulière « la méiose » qui aboutit à la
formation des spermatozoïdes (spermatogénèse)
Entre les tubes somnifères se trouvent les « cellules interstitielles ou cellule de LEYDING » qui
possèdent une sécrétion endocrine : production d’androgènes, principalement la « testostérone ».
5.2.1.1. Fonctions de testicules
Fonction endocrine : sécrétion d’hormones androgènes, principalement « la
testostérone » par les cellules de leyding, sous l’influence de la LH (l’hormone
lutéinisante) qui stimule les cellules de leyding
Fonction exocrine : qui assure la production de spermatozoïdes par
spermatogénèse sous la dépendance de la FSH qui stimule la spermatogénèse,
croissance des tubes semmifères et la sécrétion de l’inhibine (l’hormone non
stéroïdienne qui a trois rôles notamment : au niveau hypophysaire ; blocage
de la synthèse et libération de FSH, au niveau hypothalamique : inhibition de
la synthèse de GnRH et au niveau testiculaire : rôle dans l’acquisition de la
mobilité des spermatozoïdes).
5.2.2. Epididyme
C’est un organe allongé, coiffant le testicule et d’environ 5 Cm de longueur. Il est composé de 3
parties qui sont :
- La tête de l’épididyme,
- Le corps de l’épididyme et,
- La queue : prolongée par le canal déférent.
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5.2.2.1. Fonction de l’épididyme
- Stockage de spermatozoïdes afin qu’ils atteignent leur maturité.
5.2.3. Le canal déférent
Est un canal ou tuyau d’environ 45 Cm de longueur qui s’étend de la queue épididymaire au canal
éjaculateur. Il se termine par une ampoule différentielle qui sert de réservoir aux spermatozoïdes
dans l’intervalle des éjaculations.
5.2.4. Les vésicules séminales
Sont des réservoirs musculo-membraneux situés en arrière de la prostate et, reliés chacun sur la
terminaison du canal déférent correspondant. Elles secrètent et contiennent un liquide destiné à
diluer la masse ou bouillie épaisse de spermatozoïdes se trouvant dans l’ampoule différentielle.
C’est donc le « liquide séminal ou sperme ».
5.2.5. Le canal éjaculateur
Est un petit tube situé juste au-dessus de la prostate, ils sont formés par l’union du canal déférent
et de sa vésicule séminale puis, débouchent dans l’urètre. Il assume donc la fonction de transport
des spermatozoïdes à travers la prostate vers l’urètre.
5.2.6. La prostate
C’est une glande située en arrière de la symphyse pubienne, en avant du rectum, en dessous de la
vessie et entre deux muscles releveurs latéraux de l’anus. Elle est traversée par l’urètre, l’utricule
prostatique et le canal éjaculateur. Elle est constituée par un ensemble de petit cul de sacs
glandulaires avec leurs canaux excréteurs qui secrètent un liquide de dilution pour les
spermatozoïdes appelé « liquide prostatique ».
5.2.7. La Glande de cowper
Située sous la prostate, elle produit un liquide (mucus) translucide qui est libéré dans l’urètre avant
l’éjaculation dans le but de neutraliser l’acidité des urinaires présentes dans la voie urétrale.
5.2.8. La verge ou pénis
Le pénis est un organe de copulation chez l’homme.
A l’état de flaccidité, elle a la forme d’un cylindre aplati d’avant en arrière et pend en avant des
bourses.
A l’Etat d’érection, la verge se relève au-devant de l’abdomen, augmente de volume et devient
rigide. Elle se termine à son extrémité par un renflement « le gland » sur lequel s’ouvre le méat
urétral. Le gland est entouré par un repli cutané appelé « prépuce ». Il est possible d’enlever ce
petit bout de la peau chirurgicalement et, on parle de la « circoncision ».
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5.2.8.1. Les parties de la verge ou pénis
La verge est constituée de 3 parties à savoir :
- Le gland, Le corps du pénis et La racine du pénis.
5.2.8.1.1. Le gland
Le gland représente l’extrémité renflée du pénis sur laquelle se trouve le méat urétral qui
correspond à l’ouverture de l’urètre. La peau formant le repli cutané qui forme le prépuce est très
fin et très innervée ce qui en fait une zone essentielle à la stimulation sexuelle (le gland est
considéré comme une zone érogène primaire de l’homme). Sur la face inferieure du gland se
trouve un repli de peau reliant le prépuce à la base du gland appelée « le frein préputial ou filet de
la verge » et ; à la base du gland se dessine un relief circulaire appelée « couronne du gland » qui
délimite en dessous du sillon balano-préputial.
5.2.8.1.2. Le corps du pénis
Il est formé d’un tissu érectile qui contient de nombreux vaisseaux sanguins. On y retrouve trois
régions :
- Le corps spongieux : qui entourent l’urètre et,
- Les deux corps caverneux : qui se s’insèrent chacun sur le bord inferieur de l’os iliaque
et se portent vers l’avant puis se collent l’un à l’autre pour former le gland. Ils sont
entourés de l’albuginée, une enveloppe ou membrane élastique qui permet leur
allongement et leur augmentation de volume lors de l’érection.
5.2.8.1.3. La racine du pénis ou verge
Elle constitue la base du pénis qui est située à l’intérieure du bassin.
5.2.9. PHYSIOLOGIE DU PENIS
Le pénis est impliqué dans la fonction urinaire et sexuelle. Comme il a été décrit ci-dessus, le pénis
contient l’urètre qui permet d’évacuer l’urine en dehors de l’organisme et permet également
l’évacuation de spermatozoïdes lors de rapport sexuel et la copulation.
Lors de l’excitation, le tissu érectile du pénis (corps caverneux) se gorge de sang, au fur et à mesure
que l’apport en sang augmente, le pénis augmente de volume et durcit (c’est ce qu’on appelle
érection).
Ce phénomène d’érection permet au pénis de pénétrer dans le vagin lors de rapport sexuel. Au
moment de l’éjaculation, le sperme est évacué par l’urètre.
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CHAPITRE VI : GAMETOGENESE
6.1. Définition
La gamétogénèse est un processus biologique qui aboutit, au cours de la vie d’un organisme, à la
formation des cellules reproductrices (mâle ou femelle), les gamètes qui sont des cellules
Haploïdes.
On distingue deux types des gamètes à savoir :
- Spermatozoïde « gamète mâle » (issu de la spermatogenèse) et
- ovule « gamète femelle » (issu de l’ovogenèse).
GAMETE
Un gamète est une cellule reproductrice de type Haploïde qui a terminé la méiose et la
différenciation cytoplasmique.
Un gamète est donc une cellule sexuelle mature qui peut être mâle (spermatozoïde) ou femelle
(ovule) qui, associé à un autre gamète, donne naissance à un œuf appelé « zygote ». Les organes
qui produisent les gamètes sont appelés « GONADES » qui sont les ovaires (pour la femme) et les
testicules (pour l’homme).
Les gamètes issus de cellules germinales, ont des structures variées. Les gamètes femelles sont
généralement des cellules volumineuses contenant beaucoup de cytoplasme et organites. Les
gamètes mâles sont des petites cellules au cytoplasme très réduit. Elles sont la plupart du temps
mobiles et capables de déplacement actif.
6.1.1. La Spermatogénèse
La spermatogénèse est un processus de développement des spermatozoïdes.
6.1.1.1. Les étapes de la genèse des spermatozoïdes (processus continu à partir de la puberté)
Au cours de la période embryonnaire, les cellules germinales (spermatogonie) s’installent au
niveau des ébauches des testicules.
Dès la vie fœtale, se produit en permanence des divisions qui s’amplifieront à partir de la puberté
et qui se dérouleront durant toute la vie de l’individu.
Différents types de spermatogonies peuvent être observées grâce aux caractéristiques de leur
coloration nucléaire (spermatogonies Ad et spermatogonies Ap) et qui correspondent soit à des
cellules remplaçant la cellule souche ou bien s’engageant dans le processus de la spermatogenèse
A partir de la puberté, les spermatogonies de type B subissent une phase d’accroissement en
cessant de se diviser et se transforment en spermatocytes I, ce dernier s’engage dans la « méiose »
pour passer de l’état diploïde à l’état haploïde.
Le diagramme suivant résume les différentes étapes de la spermatogénèse, cependant, la
maturation des gamètes mâles a lieu après la « méiose » et se déroule en 2 étapes à savoir :
- Etape gonadique et,
- Etape épididymaire.
6.1.1.1.1. Etape gonadique (spermiogénèse)
Cette phase a eu lieu dans les tubules séminifères situés dans les testicules, elle est caractérisée
par la métamorphose des spermatides en Spermatozoïdes.
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Ce phénomène ne se résume en 4 points notamment :
- Formation de l’acrosome à partir des vésicules Goldiennes,
- Individualisation de la pièce intermédiaire,
- Assemblage en Spirale des mitochondries
- Mise en place du flagelle.
Ainsi, le résultat de la différenciation d’une spermatide est un spermatozoïde. Le gamète mâle est
une cellule mobile, elle présente 3 parties qui sont :
- La tête,
- La pièce intermédiaire et
- La flagelle ou pièce terminale.
Ainsi donc, le temps nécessaire à former des spermatozoïdes à partir d’une spermatogonie A, est
d’environ 74 jours. En effet, les cellules germinales passent par une phase de prolifération de 27
jours suivie d’une phase de maturation de 24 jours qui s’achève par une phase de différenciation
cytologique de 23 jours.
6.1.2. Etapes épididymaire
Une maturation fonctionnelle des spermatozoïdes est assurée lors de leur passage dans
l’épididyme. Cette étape est caractérisée par :
- L’acquisition de la mobilité,
- La répression du pouvoir fécondant,
- La mise en place des molécules de reconnaissance de la zone pellucide.
6.1.2.1. Acquisition de la mobilité
Les spermatozoïdes sont immobiles au niveau des tubes somnifères. Au cours de leur passage par
l’épididyme, vésicule séminale et prostate, ils acquièrent leur mobilité grâce à la sécrétion de ces
glandes et surtout aux cellules de Sertoli se trouvant dans l’épididyme.
6.1.2.2. Répression du pouvoir fécondant
Au cours de leur transite au niveau de l’épididyme, des molécules glycoprotéines se fixent sur la
membrane plasmique de spermatozoïdes, elles répriment le pouvoir fécondant des gamètes. La
fixation des molécules entraine une stabilisation de la membrane plasmique du spermatozoïde et
le blocage de toute réaction acrosomique prématuré, c’est-à-dire, il y a inhibition de l’activité des
enzymes.
6.1.2.3. Mise en place des molécules de reconnaissance de la zone pellucide
A la fin de la spermatogénèse, la membrane du spermatozoïde présente des molécules intervenant
dans la fixation du gamète mâle à la zone pellucide (ZP1, ZP2, ZP3). Ces molécules deviennent
fonctionnelles après seulement la traversée de l’épididyme. La maturation des spermatozoïdes
s’achève dans les voix génitales femelle grâce à la capacitation et la réaction acrosomique.
6.2. Contrôle endocrinien de la spermatogénèse
La spermatogenèse est régulée par un contrôle hormonal qui est lié aux secrétions des « cellules
de LEYDING et cellules de SERTOLI ». L’axe hypothalamo-hypophysaire est directement impliqué
dans le contrôle de la spermatogénèse et la production de la testostérone. Il existe des interactions
complexes entre les cellules somatiques testiculaires (cellules de Sertoli et de Leyding), d’une part,
et entre cellules somatiques et cellules germinales d’autre part. Les cellules de Leyding sont
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sensibles à la LH, dès qu’elles sont stimulées par cette gonadostimuline (LH), elles secrètent de la
testostérone. Le taux de cette hormone circulante exerce un rétrocontrôle négatif sur
l’hypothalamus et l’hypophyse.
Les cellules de Sertoli fixent la FSH qui provoque chez ces cellules un contrôle de leur
comportement sécrétoire en stimulant la production de l’ABP, l’inhibine et d’autres substances.
L’inhibine peut exercer un rétrocontrôle négatif sur la production hypophysaire de FSH.
6.2.1. Spermatogénèse proprement dit
La formation de spermatozoïdes se déroule au sein des tubules séminifères situés dans les
testicules (comme déjà expliqué ci-dessus), elle s’effectue à partir de cellules souches.
- Les Spermatogonies, qui se multiplient par simple division cellulaire, ils se
transforment ensuite en « Spermatocyte I » qui vont subir la mitose réductionnelle
de la méiose pour donner les Spermatocytes II
- Les Spermatocytes II vont à leur tour donner les « Spermatides » après avoir subi la
mitose équationnelle.
- Les Spermatides qui sont en réalité des Spermatozoïdes immatures, vont subir une
phase de maturation appelée « Spermiogénèse » pour donner naissance aux
« Spermatozoïdes »
Cette dernière phase permet aux spermatozoïdes d’acquérir les outils nécessaires à la fécondation
(acrosome, flagelle) et de modifier son noyau.
NB : la Spermatogénèse débute à la puberté et, elle est permanente. Il faut environ 74 jours pour
qu’une Spermatogonie donne naissance à un Spermatozoïde.
6.1.2. L’OVOGENESE (processus discontinu commençant au cours de la vie fœtale)
6.1.2.1. Avant la naissance :
Entre la 3ème semaine et la fin du 5ème mois de la vie intra-utérine, un stock de 7 millions
d’ovogonies se forme grâce à une succession de mitose équationnelle (phase de multiplication).
A partir du 5ème mois, les ovogonies cessent la multiplication, seulement 2.5 millions poursuivent
leur évolution et passent au stade d’accroissement (augmentation de la taille des cellules) : ce sont
des ovocytes I bloqués en prophase I.
6.1.2.2. A la naissance
Au cours de cette période, il se produit une destruction massive de Follicules qu’on appelle
« atrésie folliculaire ». À la suite de ce phénomène, il ne reste plus que 500.000 ovocytes.
Le phénomène de dégénérescence des ovocytes continue, ce ne sont plus que 50.000 follicules et
donc, l’ovocyte I qui subsistent dans l’ovaire au moment de la puberté.
6.1.2.3. Ovogenèse proprement dit
L’ovogenèse se déroule au sein des follicules situées dans les ovaires et, débute lors de la vie
embryonnaire. A la naissance, il y a un stock d’environ 200.000 ovocytes I, à partir de la puberté et
jusqu’à la ménopause, chaque mois une vague d’environ 600 ovocytes démarrent leur croissance,
cette croissance dure ½ mois au terme de laquelle il ne reste qu’un seul ovocyte (les autres ayant
dégénérés). Pendant cette phase de croissance, l’ovocyte va acquérir le matériel cellulaire
nécessaire aux premières étapes du développement embryonnaire. A cette croissance, fait suite
une étape de maturation d’une durée de 36 heures permettant la formation d’un ovocyte mature
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ou ovocyte II. La maturation de l’ovocyte est déclenchée par le pic de LH qui va permettre à
l’ovocyte de devenir fécondable par un spermatozoïde.
6.1.2.4. Différence entre la spermatogenèse et l’ovogenèse
Organe Testicules Ovaires
Nombre de gamètes produits 4 spermatozoïdes 1 ovule + 2 globules polaires qui dégénèrent
Type de chromosome - Moitié de spz X Tous les ovules X
- Moitié de spz Y
Mobilité + flagelle -
Longévité du gamète 120 heures environ (5jours)
48 heures environ (2 jours)
Taille Petite cellule Grosses cellule
Rythme de production Journalier (des millions /j) de spz)
Mensuel (1 ovule par mois)
Délai de production 72 à 74 jours Des dizaines de jours, voir plus d’années pour
les ovules qui murissent à l’approche de la
ménopause
Durée de la production des De la puberté jusqu’à un âge De la puberté à la ménopause (jusqu’à 50 ans
gamètes avancé. Les spermatogonies se environ). Les ovogonies ne se renouvellent
renouvellent par mitose. pas. La fillette nait avec son stock.
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CHAPITRE VII : CYCLE MENSTRUEL
7.1. Définition
Le cycle menstruel est le terme scientifique qui décrit l’ensemble des phénomènes physiologiques
qui préparent chaque mois le corps de la femme à une grossesse.
Les changements hormonaux induisent la maturation et l’expulsion d’un ovocyte par l’ovaire
(ovulation) ainsi que l’épaississement de la muqueuse de l’utérus (endomètre).
Par définition, chaque cycle commence le premier jour des règles (menstruations) et se terminent
à la veille du jour de prochaines menstrues, et elles durent entre 25 et 36 jours.
Les menstrues commencent à la puberté et se terminent définitivement à la ménopause.
7.2. Les phases du cycle menstruel
Cycle Ovarien Cycle Utérin (ou Endométrial)
1. Phase folliculaire (du 0 au 14ème jour) : stimulés par une a. La phase proliférative :
hormone relâchée par l’hypophyse antérieur du nom la muqueuse utérine également appelée
de FSH, 5 à 15 follicules primordiaux contenus dans une endomètre, est un tissus qui recouvre la paroi
coquille appelée « folliculine » commencent leur interne de l’utérus. Les cellules de l’endomètre se
maturation sous l’influence de deux hormones multiplient sous l’influence des œstrogènes.
notamment les œstrogènes et la progestérone. Ici, les
œstrogènes sont secrétés en grande quantité, et
prennent donc le dessus sur la progestérone qui est
secrétée en quantité un peu insuffisante. La maturation
a eu lieu donc grâce à la sécrétion des œstrogènes sous
l’impulsion de FSH. Normalement, un seul de ces
follicules atteindra la maturité, et les autres follicules
vont dégénérés.
Ovulation (environ au 14ème jour) : le Follicule mûre dit b. Phase sécrétoire (début) :
« Follicules de De Graaf » va se rompre à la fin de sa Lors de l’ovulation, l’épaisseur de l’endomètre se
maturation, et va expulser l’ovocyte 2 (ovule mûr ou maintient.
mature), cherchant à s’échapper, sera capté ou happé
par les franges qui vont le diriger vers la trompe de
Fallope afin d’y croiser le spermatozoïde
2. Phase lutéale (entre le 15ème et le 28ème jour) : après 14 c. Phase sécrétoire (fin) :
jours, le reste du follicule va se transformer en corps L’endomètre s’épaissit sous l’influence de la
jaune (multiplication et transformation des cellules progestérone.
folliculaires en cellules lutéales). Ce corps jaune sera Des glandes et des vaisseaux se forment,
chargé de secréter de la progestérone qui prépare l’endomètre atteint son maximum au 21ème jour.
l’endomètre à accueillir l’œuf fécondé au cas où il n’y
aurait fécondation, et s’il n’y a pas eu fécondation, le
corps jaune se transforme en corps blanc.
NB : pendant cette phase, la progestérone est
secrétée en grande quantité sous l’influence de LH,
alors que les œstrogènes sont quant à eux secrétés
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en petites quantité. La progestérone prend donc le
dessus sur les œstrogènes jusqu’au terme de la
grossesse pour diminuer avant l’accouchement.
Menstruation : si la fécondation n’a pas eu lieu, la d. Menstruations (règles) :
muqueuse utérine (endomètre) qui était préparé par la Un écoulement sanguin périodique dû à
progestérone pour l’accueil de l’œuf, va se desquamé l’élimination de la muqueuse utérine lorsqu’il n’y a
et tombe sous forme d’écoulement, c’est ce qu’on pas eu fécondation.
appelle « règles menstruelles ou menstrues ».
7.3. LE SYNDOME PREMENSTRUEL
Le syndrome prémenstruel se définit par un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui
surviennent irrégulièrement et électivement sept à dix jours avant les règles menstruelle et
disparaissent avec l’arrivée des menstrues.
7.3.1. CLINIQUE
- Douleurs abdominales (sentiment de gonflement)
- Manque d’intérêt pour les activités habituelles
- Fatigue, troubles du sommeil
- Nervosité, anxiété et dépression
- Tension mammaire
- Mauvaise humeur et irritabilité
- Anorexie
- Céphalées.
NB : 300 à 400 c’est le nombre moyen de cycles que chaque femme aura au cours de sa vie
reproductrice.
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CHAPITRE VIII : FECONDATION, MIGRATION ET NIDATION DE L’ŒUF
8.1. LA FECONDATION
1.1. Définition
La fécondation est définie comme étant la fusion de deux gamètes (gamète mâle qui est le
spermatozoïde et le gamète femelle qui est l’ovule) aboutissant à la formation d’un œuf fécondé
appelé « Zygote ».
1.1.1. Pénétration des spermatozoïdes dans les vois génitales féminines
Au niveau de la cavité vaginale, les spermatozoïdes deviennent très mobiles fuyant l’acidité du
milieu vaginal, et se dirigent vers le col de l’utérus via la glaire cervicale qui permet leur ascension
vers le col où ils se trouvent dans un milieu alcalin. Par la suite, ils vont traverser la cavité utérine
et atteignent la trompe de Fallope, en traversant la partie proximale de la trompe, les
spermatozoïdes acquièrent leur pouvoir fécondant ; l’ensemble des phénomènes conduisant à
l’acquisition du pouvoir fécondant du spermatozoïde est appelé « capacitation ».
1.1.2. La captation de l’ovocyte II
Au moment de l’ovulation, les franges du pavillon tubaire deviennent turgescentes et peuvent
ainsi aspirer l’ovocyte à la surface de l’ovaire.
Si l’ovocyte n’est pas aspiré, la frange principale appelée « frange de richard » peut devenir le
vecteur. Ceci est aussi facilité par le courant du liquide péritonéal qui va de la trompe vers l’utérus.
La fécondation a lieu généralement dans le un tiers externe de la trompe de Fallope ou dans
l’ampoule.
1.2. Conditions pour qu’il ait la fécondation
La rencontre de deux gamètes nécessite :
- Un sperme normal (PH vaginal convenable, un nombre suffisant de
spermatozoïdes, une bonne qualité et une bonne mobilité de spermatozoïdes)
- Une glaire cervicale de bonne qualité (filante, transparente, alcaline et riche en
mucus sans infection)
- Une bonne perméabilité de trompes de Fallope ainsi que le vagin et l’utérus
- Que la femme soit dans sa période d’ovulation pendant le rapport sexuel pour
permettre la rencontre de spermatozoïde et l’ovule
- Absence d’infection des voies génitales féminines.
1.3. Phases de la fécondation
La fécondation comporte 3 étapes à savoir :
a. Pénétration du spermatozoïde dans l’ovocyte :
Ici, environ 50 à 100 spermatozoïdes entourent l’ovocyte au niveau du tiers externe de la trompe,
à ce moment-ci, l’ovocyte porte encore une coque de cellules granuleuses qui disparaitra pour
permettre au spermatozoïde de pénétrer l’ovule. Elle sera rapidement résorbée grâce à l’action
des fibrinolyses, enzyme produites par la muqueuse tubaire. Lorsque la coque de cellule
granuleuse est résorbée, le spermatozoïde s’attache à la zone pellucide grâce aux récepteurs
retrouvés sur cette zone. L’attachement du spermatozoïde est suivi de la réaction acrosomiale, il
s’agit de la rupture de l’acrosome, la partie antérieure de la tête du spermatozoïde, rupture qui
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va s’accompagner de la libération d’une série d’enzymes parmi lesquelles on retrouve
« l’hyaluronidase et l’acrosine ». Celles-ci facilitent la pénétration de la tête du spermatozoïde à
travers la zone pellucide ; la flagelle se détache de la tête du spermatozoïde et reste en dehors
de l’ovocyte.
NB : la pénétration d’un spermatozoïde à travers la zone pellucide réduit sensiblement le
potentiel de l’ovocyte à être fécondé par d’autres spermatozoïdes. C’est-à-dire, un ovule ne
peut pas être fécondé par deux spermatozoïdes, au cas contraire, l’ovule meurt.
b. Activation de l’ovocyte
En absence de la fécondation, la maturation ovocytaire qui survient à chaque cycle menstruel
chez la femme s’arrête au stade de l’ovocyte de deuxième ordre, mais au niveau de celui-ci, une
division mitotique débute immédiatement pour se bloquer en métaphase II et ne pourra
s’achever si un spermatozoïde a pénétré l’ovocyte II et ainsi se forme l’ovule.
La pénétration du spermatozoïde active l’ovocyte et la maturation repart. Il se forme un ovule et
le deuxième globule polaire est expulsé. Le noyau de l’ovule grossit, devient le pronucléus femelle
et va s’accoler au pronucléus mâle.
c. Fusion des pronucléus (noyaux)
Les deux pronucléus se rapprochent l’un de l’autre et entre eux, se constitue un fuseau
achromatique. L’ADN commence à dupliquer de manière synchrone dans chacun de pronucléus.
La chromatine de chaque noyau se condense en n chromosomes qui se réunissent pour former
une même plaque équatoriale, celle-ci est donc formée de 2 n chromosomes. Ainsi la constitution
chromosomique d’un œuf mâle XY ou femelle XX est définitive.
1.4. Fécondation in vitro
La fécondation in vitro (FIV) est une fécondation réalisée dans une éprouvette avec des gamètes
mâle et femelle avant le transfert du germe dans l’utérus. C’est donc une technique de
procréation médicalement assistée qui se réalise dans un laboratoire spécialisé et transfert
d’embryon dans l’utérus.
Il faut noter que, cette assistance à la procréation est envisagée chez une femme avec infertilité
après le diagnostic de l’origine de l’infertilité.
1.4.1. Technique :
Etape 1 :
- Injection d’une hormone pour favoriser la stimulation ovarienne (objectif : produire
plusieurs follicules au même moment contenant plusieurs ovocytes)
- Pour se rassurer que l’ovulation se fasse à un bon moment, on la bloque en injectant
une autre hormone, puis, quelques jours plus tard, la surveillance du
développement folliculaire se fait grâce à l’échographie qui doit être réalisée , dès
qu’on en distingue au minimum 3 et mesurant entre 16 et 22 mm, une troisième
hormone sera injectée qui va provoquer l’ovulation et la libération des ovules.
Etape 2 :
- Après la libération des ovocytes II, la ponction de ces derniers après repérage
échographique endovaginale sera réalisée environ 35 heures après l’injection, et
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seront mis dans un tube qui sera transféré au laboratoire pour l’analyse par
l’embryologiste.
Etape 3 :
- Après l’identification du nombre des ovocytes II utilisables à la fécondation au
microscope, ils seront placés dans un incubateur à 37°C, et pendant ce temps, le
sperme du conjoint est récupéré et les spermatozoïdes sont triés sur le volet (on
récupère les spermatozoïdes complets, c’est-à-dire, apte à féconder l’ovocyte et
surtout mobiles)
Etape 4 :
-2 heures plus tard, la mise en contact de l’ovocyte II et environ 60 mille
spermatozoïdes. Puis, après fécondation, l’embryon (1 ou 2 seulement pour éviter
des grossesses multiples qui sont à la base de prématurités) seront prélevés pour
être placés dans l’utérus entre le 2ème et 3ème jour, voir 6ème jour sous surveillance
échographique abdominale.
NB : pour maintenir l’embryon, l’imprégnation hormonale doit être obligatoire, et donc, les
hormones (progestatives sous forme d’ovules) seront administrées pour permettre l’accroche
embryonnaire et le développement embryonnaire jusqu’à la prise du sang pour réaliser un test
de grossesse 15 jours après.
1.5. L’insémination artificielle (IA)
Consiste à introduire les spermatozoïdes dans l’utérus grâce à un cathéter pour favoriser la
fécondation d’une manière naturelle.
Il existe deux types d’insémination. En fonction de l’origine de sperme, on distingue
- L’insémination artificielle intra-utérine avec le sperme du conjoint, appelée aussi
« IAC ». ou l’insémination artificielle Homologue, ici, on utilise les spermatozoïdes
du mari ou conjoint
- L’insémination artificielle intra-utérine avec sperme du donneur, appelée aussi
« IAD ». ou l’insémination artificielle Hétérologue. Ici, on utilise les spermes d’une
banque de sperme.
8.2. La Migration de l’œuf fécondé
Du tiers externe (ampoule) de la trompe, lieu de la fécondation, l’embryon est transporté vers la
cavité utérine pour sa nidation. Cette migration tubaire est favorisée par :
- Les battements des cils vibratiles de l’épithélium tubaire,
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- Le flux du liquide péritonéal
- Les mouvements péristaltiques de la musculeuse de la trompe (paroi musculaire de
la trompe comporte deux couches de fibres musculaires lisses).
NB : la zone pellucide permet également à l’œuf de ne pas prendre du volume mais en
augmentant de cellules en nombre pendant qu’il se journe encore dans la trompe ceci, permet
également à l’œuf de migrer vers l’utérus.
Formation du blastocyste :
Dans la cavité utérine, vers le 5ème jour du développement embryonnaire, à l’intérieur de la
morula, apparaissent des lacunes intercellulaires qui fusionnent ensuite en une cavité unique
remplie d’un liquide provenant du milieu utérin. La forme de cette cavité de segmentation ou
blastocœle est telle qu’elle permet de distinguer deux groupes de cellules à savoir :
- Une couche périphérique de cellules aplaties « le trophoblaste » destinées à
former les annexes fœtales et,
- Un groupe de cellules polyédriques ou sphériques accolé au trophoblaste « le
bouton embryonnaire ou embryoblaste » destinées à former l’embryon.
Les cellules qui se divisent rapidement possèdent le même patrimoine génétique. Les
blastomères sont totipotents (très large pouvoir de différenciation) jusqu’au stade de 10 cellules
environ. Ceci signifie que, chacune d’entre elles prises isolement peut reprendre sa division et
fournir un embryon complet. En fin, la segmentation chez l’espèce humaine se caractérise comme
suit :
- Elle est totale : c’est la totalité du zygote qui se divise,
- Elle est inégale : la première division du zygote donne deux blastomères de taille
inégale, et
- Elle est asynchrone : la segmentation passe par un stade intermédiaire de 3
blastomères, et c’est par la division en premier lieu du plus grand de deux
blastomères.
NB : le Zygote alécithe a mené pendant la 1ère semaine une vie libre dans les voies génitales
maternelles, la 1ère semaine du développement embryonnaire débute par la fécondation (1ère jour
du développement) et se termine au 7ème jour lorsque le trophoblaste du blastocyste arrive au
contact de l’épithélium de la muqueuse utérine marquant le début de l’implantation.
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8.3. La Nidation de l’œuf fécondé
a. L’arrivée de l’œuf
L’œuf arrive dans la cavité utérine au stade de blastocyste, à ce moment l’œuf est à son 4ème ou
5ème jour de développement. Il reste libre et mobile dans la cavité utérine pendant deux à trois
jours (2 à 3 jours) avant d’entrer en contact avec la surface de l’endomètre. C’est la période
pendant laquelle le pouvoir cytolytique est très actif, mais très courte : on appelle cette période
« la période de réceptivité ou période de compétence utérine». La blastula (blastocyste)
s’implante dans la muqueuse utérine transformée en Caduque par son pôle embryonnaire
En devenant immobile, l’œuf va être immergé dans les secrétions provenant des glandes
endométriales préimplantatoire, c’est une période critique pour le blastocyste (blastula) qui ne
se nourrit que des secrétions de la muqueuse utérine. Celles-ci dépendent de l’imprégnation de
l’endomètre par la progestérone. En absence du corps jaune, l’œuf meurt.
b. Fixation de l’œuf
L’œuf se pose à la surface de la muqueuse utérine par son pôle embryonnaire. Les cellules
trophoblastiques vont rapidement envahir la muqueuse utérine grâce à leur capacité de
prolifération, et leur pouvoir protéolytique ; dès qu’elles se mettent en contact avec l’endomètre,
elles se multiplient et assurent à l’aide de l’endomètre la nourriture de l’œuf.
La nidation de l’œuf implique la pénétration dans l’épaisseur du chorion entre les tubes
glandulaires de la muqueuse utérine accompagnée d’une légère nécrose de celles-ci. Ce
processus commence au 7ème jour et continue jusqu’au 9ème jour. L’œuf est submergé dans
l’endomètre qui, désormais le protège et lui assure la nourriture. Cette implantation s’effectue
sur un endomètre en phase sécrétoire riche en vascularisation avec début de différenciation des
artérioles spiralées et où les glandes endométriales secrètent des glycoprotéines
Suite à l’érosion de la muqueuse utérine par le trophoblaste, l’œuf se recouvre d’un coagulum
qui le sépare de la cavité utérine. Plus tard, l’œuf sera entouré des débris cellulaires baignant
dans une sérosité hémorragique et va se développer rapidement et établir ses connections avec
la circulation maternelle.
c. Lieu d’implantation de l’œuf
L’implantation a eu lieu normalement sur le fond utérin. Mais, accidentellement, il peut
s’implanter sur ses voisinages ou à un autre point de l’utérus (col ou corne), ou en dehors de
l’utérus (trompes ou ovaire,...) on parlera alors d’une grossesse ectopique.
Après l’implantation de l’œuf dans la muqueuse utérine, celle-ci est le siège d’importantes
modifications cytologiques. L’endomètre se transforme en caduque (c’est-à-dire, couche
cellulaire destinée à tomber partiellement lors de l’expulsion du placenta.
8.3.1. Quelques anomalies de la nidation
Grossesse ectopique : (abdominale, tubaire)
Implantation utérine basse (placenta prævia et grossesse cervicale)
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CHAPITRE IX : L’EMBRYOGENESE
9.1. Définition
L’embryogenèse est un processus de développement de l’embryon depuis le stade de Zygote
jusqu’à la période fœtale.
Le développement de l’embryon comporte 4 phases à savoir:
- La fécondation,
- La segmentation,
- La gastrulation et,
- L’organogénèse.
a. La Fécondation
Comme vu précédemment, la formation d’un embryon commence par la formation d’un œuf issu
de la fusion de deux gamètes notamment ; le gamète mâle et le femelle (spermatozoïde et ovule).
b. La Segmentation
La segmentation ou le clivage est le processus de division de l’œuf (Zygote) en nombreuses petites
cellules appelées « Blastomères ». C’est la première phase de tout développement embryonnaire.
Ainsi, l’œuf se divise jusqu’à l’apparition d’une cavité interne ou cavité de segmentation appelée
« blastocœle ».
Formation de la morula : la morula est une masse cellulaire compacte qui apparait à la suite de
quatre ou cinq divisions successives à savoir :
- Stade a 2 blastomères : entre la 24ème et la 30ème heure
- Stade a 3 blastomères : entre la 30ème et la 36ème heure
- Stade a 4 blastomères : entre la 40ème et la 50ème heure et,
- Stade morula : (de 16 à 30 blastomères) : entre la 50ème et la 80ème heure, c’est-à-dire, les
3ème et 4ème jours.
Au 4 jour du développement (4ème), l’embryon se présente sous forme d’une masse cellulaire
ème
pleine d’une trentaine de cellules, et est appelé « MORULA » qui signifie « petite mûre ». A ce stade,
des jonctions cellulaires s’établissent entre les blastomères entrainant la compaction de l’embryon
(morula compacte). Au stade de la compaction, les limites cellulaires ne sont plus visibles et les
cellules ne sont plus identifiables. Au 5ème jour de développement, le liquide commence à
s’accumuler à l’intérieur de la morula pour former une cavité appelée « Blastocœle ».
L’ensemble de la Morula est encore entouré par la Zone pellucide. Au 4ème jour, le germe est formé
de cellules périphériques ou cellules trophoblastiques entourant de grosses cellules centrales ou
germinatives. La segmentation est devenue asynchrone et inégale.
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c. La Gastrulation
La Gastrulation c’est l’ensemble de processus morphogénétique aboutissant à la mise en place des
feuillets germinatifs fondamentaux. C’est donc la mise en place de 3 feuillets embryonnaire qui se
termine par le stade de Gastrula. Ci-dessous les 3 feuillets embryonnaires :
- L’ectoderme ou feuillet externe :
- Le mésoderme ou feuillet moyen
- L’endoderme ou feuillet interne.
La Gastrulation est la seconde phase du développement embryonnaire au cours de laquelle des
mouvements morphogénétiques remanient la Blastula et répartissent les Blastomères en feuillets
embryonnaires (2 ou 3).
d. L’Organogénèse
Correspond au processus de formation d’organes au cours du développement embryonnaire. Elle
se déroule à partir des trois (3) feuillets embryonnaires fondamentaux (ectoderme, mésoderme et
l’endoderme).
La période embryonnaire couvre les 3 premiers mois après la fécondation
Pendant le premier mois, à partir de la cellule unique initiale, résulte de la fusion de deux gamètes
(mâle et femelle), des divisions successives par « mitose » vont former des cellules de deux types :
a. Les cellules périphériques : qui vont se développer pour former les annexes fœtales
(placenta et cordon ombilical)
b. Les cellules centrales : qui constitueront l’embryon.
Pendant le premier mois, on va assister à l’individualisation de l’embryon au sein de l’œuf ou
Zygote de la manière suivante :
Au 6ème jour, quand il commence sa nidation, l’œuf comporte déjà les cellules embryonnaires
qui sont réunies à un pôle,
Le 7ème jour, le bouton embryonnaire se compose de deux catégories de cellules constituant
deux feuillets notamment : l’ectoblaste et l’endoblaste.
a. L’ectoblaste : il est destiné à former l’épiderme, les ongles, l’émail des dents, les tissus
nerveux (cerveau, moelle épinière, une partie de l’œil et de l’hypophyse) et les
membranes de l’œuf.
b. L’endoblaste : lui donne les glandes digestives et l’épithélium qui tapisse le tube digestif
et les voies respiratoires.
Au 10 jour : l’œuf mesure 0.4 mm, l’amnios apparait dans l’épaisseur de l’ectoblaste,
ème
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Au 13ème jour : l’œuf mesure environ 1.5 mm de diamètre : il a une forme sphérique.
L’embryon est un disque de deux feuillets d’environ 0,15 mm de diamètre.
Au 18ème jour : l’embryon mesure 1 mm et, au cours de la 3ème semaine, un 3ème feuillet va
apparaitre, c’est le « mésoblaste ».
Au 22ème jour : l’embryon mesure 2 mm, et on peut deviner les ébauches optiques et auditives.
Quelques vaisseaux embryonnaires se sont réunis en réseaux qui fusionnent en un tube, c’est
« l’ébauche cardiaque » qui est animée de ces contractions rythmiques.
Au 26ème jour, soit 4 semaines : l’embryon mesure désormais 4 mm. les membranes
supérieures se développent ainsi que les reins. Un bourgeon annonce le foie et la vésicule
biliaire. L’intestin primitif est formé. Le tube neural, l’ébauche du futur système nerveux se met
en place. Au niveau de la face, les cupules apparaissent ainsi que les cellules de l’olfaction. Ainsi
donc, la circulation se met déjà en place.
Au 32ème jour soit 1 mois : l’embryon mesure 5 à 7 mm. Les membres inferieurs se développent.
Les cavités cardiaques se creusent, les premières hématies fœtales sont formées. La thyroïde,
la parathyroïde, le thymus, l’estomac, le pancréas se développent. La trachée apparait avec
deux bourgeons pulmonaires. Les nerfs et les ganglions se forment. Le tube neural se
développe en avant et constitue le cerveau primitif. L’utérus a la taille d’une mandarine à cet
âge de la grossesse.
Pendant le 2ème mois : les principaux organes se froment et, c’est l’organogénèse ; le modelage
de l’aspect extérieur s’affine, et, c’est la morphogénèse.
A 5 semaines : l’embryon baigne dans un sac rempli de liquide amniotique. Il mesure à cette
étape 7 mm, il est relié au placenta par le cordon ombilical
A 6 semaines : la face est plus détaillée. Les gonades indifférenciées sont en place. Les 4 cavités
cardiaques sont bien délimitées, les lobes pulmonaires, la rate, les mains, les intestins sont bien
différenciés. Le cerveau continu son développement et les deux hémisphères cérébraux se
constituent. Le pancréas apparait et, des nombreuses condensations tissulaires préfigurent les
futures pièces osseuses. L’embryon mesure 17 mm.
A 7 semaines : la bouche se développe. Les reins continuent de se former, les glandes sexuelles
se différentient selon le sexe en testicules (pour le garçon) ou ovaires (pour la fille). Les doigts
et les orteils sont individualisés, les gros vaisseaux sanguins sont désormais visibles. Les
branches se ramifient, les premiers muscles se forment et la moelle épinière se forme. A ce
stade, l’embryon mesure 27 mm.
A 8 semaines : les yeux, les paupières, les oreilles et les os des membres se forment. Toutes les
pièces cartilagineuses de membres sont en place. Les premiers points d’ossification
apparaissent au niveau des vertèbres. Le foie et le cœur sont bien développés, la langue est
formée d’une ébauche unique médiane. Les lèvres sont bien séparées des lames dentaires, le
larynx est bien constitué. L’estomac prend sa forme et sa place définitive, le rectum est
nettement séparé de l’ensemble vessie-urètre. Les tubules rénaux se forment. A 51 jours de
vie, l’embryon mesure 28 mm.
A la fin du 2ème mois de vie : il y a une rotation des membranes qui se fait en sens contraire aux
membres supérieurs et inférieurs : ainsi sera permise la flexion des coudes et des genoux.
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L’embryon mesure 3 cm et pèse 11 g. les mouvements actifs apparaissent pendant que l’utérus
prend le volume d’un orange.
A partir de 3 mois : l’embryon poursuit son développement et devient un fœtus. C’est durant
l’embryogenèse que peuvent se constituer les malformations congénitales.
NB :
L’anencéphalie et le spina bifida apparaissent lors de la 4ème semaine d’aménorrhée ou
de vie embryonnaire.
Le syndrome de Pierre Robin, l’atrésie de l’œsophage se créent à la 4ème semaine
Les cardiopathies congénitales sont installées lors de la 5ème et 6ème semaine
Les becs de lièvres se constituent lors de la 7ème semaine alors que la fente palatine est
visible à la fin du 2ème mois.
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CHAPITRE X : CIRCULATION FŒTALE ET CIRCULATION FŒTO-PLACENTAIRE
10.1. La circulation fœtale
La circulation embryo-maternelle s’établit dès le 22ème jour de développement embryonnaire, date
à partir de laquelle le placenta, le cordon ombilical et la circulation intra embryonnaire sont
opérationnelles. En raison du développement très tardif des poumons, la faible capacité des
vaisseaux pulmonaires et de la résistance vasculaire consécutive très élevée, la circulation ne peut
pas absorber la totalité du débit sanguin, alors le placenta constitue les poumons du fœtus.
Pour permettre à la circulation d’être tout de même équilibrée, deux shunts sont mis en place
déviant la plus grande partie du sang de la circulation pulmonaire notamment :
- Le foramen ovale ou trou de Botal : qui permet la communication entre l’oreillette droit et
gauche
- Le canal artériel : qui permet la communication entre le tronc pulmonaire et l’aorte.
Le sang oxygéné provenant du placenta est amené au foie par la veine ombilicale, puis se rend à la
veine cave inferieure par le canal veineux d’Antharius pour pénétrer dans l’oreillette droite, la plus
grande partie traverse le foramen ovale (trou de Botal) vers l’oreillette et le ventricule gauches, il
est alors éjecté dans l’arc aortique. L’autre partie du sang reste dans l’oreillette droite où il est
mélangé avec le sang désaturé en oxygène (sang riche en CO2) en provenance des membres
supérieurs et de la tête par l’intermédiaire de la veine cave supérieure. Depuis l’oreillette gauche,
le sang va au ventricule gauche puis à l’aorte ascendante.
Le sang riche en CO2 en provenance du corps du fœtus est rassemblé dans la veine cave supérieure
et passe par l’oreillette droite dans le ventricule droit, puis dans le tronc de l’artère pulmonaire.
Du fait de la résistance périphérique élevée dans la petite circulation (pulmonaire) au cours de la
vie fœtale, la majeure partie du sang passe directement dans l’aorte descendante par
l’intermédiaire du canal artériel, puis il est renvoyé au placenta par les artères ombilicales.
Après la naissance, le canal artériel et le trou de Botal (foramen ovale) se referment totalement.
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10.2. Circulation fœto-placentaire
Les deux artères ombilicales naissent de l’aorte abdominale fœtale, cheminent dans le cordon
ombilical et se divisent progressivement en artères de plus en plus petites qui se résolvent en un
lit capillaire l’intérieur des villosités choriales.
La veine ombilicale unique draine l’ensemble du réseau capillaire pour se jeter en grande partie
dans le canal d’ARANTHIUS dans la veine cave inferieure.
La pression dans les artères ombilicales est de 50 à 60 mmHg tandis que qu’elle est de 15 mmHg
dans la veine ombilicale. Donc, le sang qui est arrivé au placenta retourne au fœtus par la veine
ombilicale, une partie irrigue le lobe gauche du foie et une autre se jette directement dans la veine
cave inferieure par le canal d’Aranthius. Le mélange sanguin (sang oxygéné de la veine ombilicale
et celui non oxygéné de la partie inférieure du corps fœtal) remonte dans la veine cave inferieure
et passe directement dans l’oreille gauche par le trou de Botal (Foramen ovale) qui est situé en
regard de l’orifice de la veine cave inferieure. L’oreillette reçoit le sang de la veine cave supérieure,
le sang éjecté par le ventricule droit est en grande partie dévié vers l’aorte par le canal artériel, il
rejoint le sang ventriculaire gauche au niveau de la crosse aortique en aval des branches
coronaires, du tronc brachio-céphalique, de la carotide primitive et de la sous-clavière gauche.
La perméabilité du canal artériel est maintenue grâce à la faible pression artérielle du sang fœtal
et de la présence de PGE, une petite partie du sang ventriculaire doit irriguer les poumons. L’aorte
descendant irrigue les viscères abdominaux et les membres inférieurs, une large fraction de sang
va au placenta par les artères ombilicales, branches de l’aorte.
La circulation fœto-placentaire est donc caractérisée par la présence de :
- D’un circuit extracorporel (placenta
- De 2 shunts droit et gauche (trou de Botal et canal artériel)
- Par le fait que, les deux ventricules sont en parallèles et non en série comme chez l’adulte.
NB : pour mieux comprendre la circulation sanguine fœtale, il faut commencer d’abord par
maitriser la circulation sanguine de l’adulte et l’enfant.
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CHAPITRE XI : FONCTIONNEMENTS DES APPAREILS FŒTAL
La période fœtale se caractérise par la plus grande différenciation des organes et des tissus déjà
ébauchés pendant la période embryonnaire.
11.1. L’appareil circulatoire
La fréquence cardiaque est comprise entre 120 et 160 battements par minute. Le volume du sang
circulant est le douzième du poids du fœtus, soit environ 100ml/kg.
L’hématopoïèse primitive se fait dans différents organes successivement :
- Le sac vitellin (les deux premiers mois de la grossesse)
- Puis le foie (entre le deuxième mois de la grossesse et la naissance)
- Et la rate (entre le troisième et septième mois de grossesse)
La moelle osseuse commence à jouer un rôle vers le quatrième mois de grossesse mais n’aura un
rôle exclusif qu’après la naissance.
Les poumons étant presque collabés, le cœur est presque entièrement situé dans l’hémi thorax
gauche. Ses deux ventricules sont égaux et l’épaisseur de leur paroi est la même.
Durant la vie fœtale, le système cardio-vasculaire est caractérisé par une circulation en parallèle
des cœurs gauche et droit, chacun assurant la moitié du débit combiné global.
Trois particularités en découlent :
- La quasi-absence de circulation pulmonaire,
- L’apport de sang mieux oxygéné à la partie supérieure du corps et en particulier au cerveau
et au myocarde,
- Et l’apport de sang plus pauvre en oxygène pour le reste du corps afin de protéger les
organes nobles.
Voir les détails dans le chapitre XI parlant sur la circulation fœtale et fœto-placentaire sur la page 40
et 41
11.2. L’appareil pulmonaire
Après le stade embryonnaire de différenciation, le développement pulmonaire du fœtus est divisé
en 4 étapes :
- L’étape pseudo-glandulaire : il s’étend de 8 à 17 S.A et voit la segmentation de l’arbre
aérien et vasculaire se poursuivre. Il est marqué par l’achèvement de la mise en place des
conduits aériens. A la fin de cette période, 17 générations bronchiques sont en place. Et la
totalité de l’arbre bronchique est présente à la fin de la 17ème S.A.
- L’étape canaliculaire ou bronchiolaire : il s’étend de 17 à 27 S.A. Cette période est
caractérisée par l’apparition des futures zones de conduction et d’échanges.
- L’étape sacculaire : il s’étend de 28 à 35 S.A. ce stade correspond à la différenciation de la
portion respiratoire du poumon.
- L’étape alvéolaire : il s’étend de 36 S.A à l’âge de 2 ans. Les alvéoles se multiplient, prennent
une forme polygonale et leur réseau capillaire s’homogénéise et devient unique. La surface
d’échange augmente. La multiplication alvéolaire, intense dans les premiers mois de vie
post-natale et continue jusque vers l’âge e deux ans.
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11.2.1. Le liquide pulmonaire :
Le poumon secrète un liquide qui est soit dégluti soit déversé dans la cavité amniotique (25%).
Cette sécrétion est secondaire à la sécrétion active d’ions chlores par les pneumocytes. Il
représente 90 à 95% du poids du poumon fœtal.
11.2.2. Le surfactant
La synthèse du surfactant débute vers 27 S.A, est maximum vers 35 S.A et, est stocké dans le
cytoplasme des pneumocytes. Ce liquide empêche le frottement de poumons contre les cotes lors
de la respiration et, empêche l’extravasion du contenu capillaire vers l’alvéole par son action
hydrophobe.
11.3. L’appareil digestif
L’estomac requiert sa position définitive et son axe longitudinal est oblique de haut en bas et de
gauche à droite. La grande courbure regarde en bas et la petite en haut. Sa capacité à terme est
de 35 à 45 ml contenant le liquide amniotique dégluti et les secrétions gastriques. L’acidité
gastrique débute vers le quatrième mois de grossesse.
Au niveau du pancréas, les ilots de Langerhans se développent au sein du parenchyme
pancréatique pendant le troisième mois de la vie fœtale. Ils sont disséminés dans toute
l’étendue de la glande.
Le foie est volumineux et occupe la moitié droite de la cavité abdominale jusqu’à la Crète
iliaque. En même temps, la vésicule biliaire et le canal cystique se développent. Ce dernier
s’unit au canal hépatique pour former le canal cholédoque qui s’abouche dans le
duodénum.
Enfin de grossesse, l’intestin grêle mesure 2 mètres et le colon 50 cm. Ils sont remplis par
du méconium de la bile et quelques éléments provenant du liquide amniotique dégluti.
L’appareil digestif joue un rôle de plus en plus important à l’approche du terme dans la déglutition
du liquide amniotique. La déglutition estimée de 10 à 15 ml/kg vers 17 S.A puis, 45ml/Kg/j vers 20
S.A est d’environ 150 à 200 ml/Kg/j en fin de grossesse soit près de 500 à 700 ml/jour.
11.3.1. Physiologie
L’appareil digestif joue un rôle de plus en plus important à l’approche du terme dans la régulation
du liquide amniotique. La déglutition estimée de 10 à 15 ml/kg/j vers 17 S.A puis, 45 ml/kg/j vers
20 S.A et environ 150 à 200 ml/kg/j enfin de grossesse soit près de 500 à 700 ml/ jour.
11.4. L’appareil urinaire
Pendant la période embryonnaire, les reins s’est développés selon une séquence cranio-caudale
et le métanéphros est devenu « rein définitif ». La migration du rein s’effectue à la fin de la 8ème
semaine pour se situer au niveau thoracique, dans sa position définitive. Il a un aspect polylobé. La
vessie se développe à partir de la partie supérieure du sinus urogénitale qui est en continuité avec
l’allantoïde. Le trigone vésical est formé par le rapprochement des orifices urétéraux et du canal
de Wolf.
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11.4.1. Physiologie
En période fœtale, la fonction rénale est assurée en grande partie par le placenta et les échanges
Transmembranaires. L’appareil urinaire commence à fonctionner dès le troisième mois. Mais les
reins ne sont pas fonctionnels tant au niveau glomérulaire que tubaire que dans la deuxième moitié
de la grossesse et ne contribuent qu’à partir de cette période à la composition et la régulation de
la quantité du liquide amniotique.
11.5. L’appareil génital
Le développement du système génital a des rapports étroits avec le système urinaire et dérive
comme ce dernier du mésoblaste intermédiaire du sinus urogénital, avec en outre pour la
formation des Gonades. Bien que le sexe génétique de l’embryon soit établi au moment de la
fécondation, les structures génitales féminines et masculines forment jusqu’à la fin de la 6ème
semaine un appareil génital primitif indifférencié. Dès ce moment, la différenciation génitale va se
faire par séquence sous ‘influence de facteurs génétiques et harmonieux inducteurs ou inhibiteurs.
Au sexe génétique va faire suite :
- Le sexe gonadique : ovaires ou testicules
- Puis le sexe phénotypique : modifications morphologiques visibles des conduits génitaux
internes et des organes génitaux externes, tailles, etc…
- Et enfin, le sexe psychique : détermination masculine ou féminine du cerveau en particulier
au niveau de la région pré optique de l’hypothalamus.
11.5.1. Le fœtus de sexe masculin
Le développement de l’appareil génital masculin est intimement lié aux canaux de Wolf.
- De la 8ème à la 12ème SG, le mésonéphros et les canaux méso néphrotiques de Müller
régressent, associé à une différenciation des canaux épididymaire et déférent à partir des
canaux de Wolf.
- A 9 SG, la détection du sexe phénotypique masculin est possible, entre 8 et 36 SG, les
testicules descendent progressivement jusqu’au scrotum, et l’activité sécrétrice de la
prostate débute vers la 14ème S.G.
11.5.2. Le fœtus de sexe féminin
La fin de la période indifférenciée des gonades chez le fœtus féminin est plus tardive et le
développement de l’appareil génital féminin, à partir des canaux de Müller ne commence
simplement qu’au début de la période fœtale (8 SG).
Comme pour le fœtus de sexe masculin, la détection du sexe phénotypique est possible dès 9 SG
avec formation des petites et grandes lèvres.
- Vers 11 SG, les glandes de Bartholin et e Skene se différencient
- A 15 SG, il y a perméabilité de la lame épithéliale vaginale et résorption du septum utérin.
- En fin, à 19 SG, le fœtus féminin peut posséder jusqu’à 7 millions d’ovocytes primaires.
11.6. Le système nerveux
Pendant la phase embryonnaire, le système nerveux central a été marqué par la formation du tube
neural puis son organisation spatiale. Pendant la période fœtale, 4 étapes peuvent être distingués :
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- La multiplication : elle s’étend de 8 à 20 SG. La zone de prolifération dite « zone
germinative » est située à côté des ventricules latéraux pour les neurones du néocortex et
à proximité du 4ème ventricule pour les cellules du cervelet et des noyaux de nerfs crâniens.
- La migration : elle s’effectue entre 10 et 22 SG ? et aboutit à l’organisation histologique du
cortex cérébral en couche et en connes. Certains facteurs exogènes peuvent perturber
cette migration comme l’alcool qui engendre un excès de migration.
- L’organisation neuronale ou synaptogène: elle commence à la fin de l’étape précédente et
s’étend sur plusieurs années après la naissance. C’est une période complexe qui comprend
plusieurs évènements. Les neurones se regroupent pour former définitivement les
différentes couches cellulaires corticales.
- La myélinisation : elle commence vers 34 SG et s’étend sur plusieurs années de vie post-
natale. Elle débute dans le SNP et se poursuit dans le SNC.
11.7. La peau
La peau du fœtus est recouverte de vernix caseosa, secrété par l’amnios. Le vernix caseosa est
mélangé à des cellules épidermiques desquamées. A l’approche du terme, il est peu à peu absorbé
par la peau.
11.8. La thermorégulation
Le fœtus produit de la chaleur. Sa température suit les variations thermiques maternelles, mais
cependant, sa température reste supérieure à celle de sa mère d’un degré Celsius environ. Il assure
son thermorégulateur par l’intermédiaire de la circulation placentaire et du liquide amniotique.
11.9. Le sommeil
On sait depuis longtemps que, le fœtus présente des périodes d’immobilités et des périodes
d’agitation.
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CHAPITRE XII : PRINCIPALES ETAPES DU DEVELOPPEMENT FŒTAL
La période fœtale début à la fin du troisième mois jusqu’au terme de la grossesse soit, jusqu’à 9
mois.
12.1. LE DEVELOPPEMENT DU FŒTUS
Jusqu’à la naissance, la croissance et la maturation des structures précédemment mises en place
vont se dérouler parallèlement.
Durant le 3 premiers mois, les membres deviennent harmonieux
- Les ongles se forment
- Les premiers poils apparaissent,
- Le visage est déjà humain : les yeux sont rapprochés et recouverts des paupières
- La bouche est bien dessinée
- Les cordes vocales se forment
- Les bronches se divisent
- Le foie apparait énorme : il occupe presque tout l’abdomen
- L’intestin s’allonge, s’enroule et s’enrichit de plexus nerveux qui vont lui assurer sa
motricité
- Les reins définitifs sont en place
- Le sexe de l’enfant peut être connu.
A la fin du troisième mois, le fœtus mesure 10 Cm et pèse 45 g. il commence à bouger mais ses
mouvements, ne sont pas encore perçus par sa mère, mais, ils sont détectés à l’échographie et
l’utérus a la taille d’un Orange.
Durant le 4ème mois :
- Les premiers cheveux apparaissent ainsi qu’un fin duvet sur tout le corps
- La peau est très fine et laisse voir par transparence les vaisseaux sanguins. Le squelette
s’ossifie.
- L’activité cardiaque qui existait depuis le 1ère mois est devient maintenant audible grâce
aux ultra-sons (120 à 160 battements par minute)
- Les reins fonctionnent et le fœtus urine dans le liquide amniotique.
- L’intestin se remplit d’une substance noire verdâtre produit du métabolisme du foie : c’est
le méconium. il mesure 15 cm et pèse 200 g. l’utérus à la taille d’une Pamplemousse et la
hauteur utérine est de 16 cm. La mère peut désormais sentir son enfant bouger dans son
sein.
Durant le 5ème mois :
- La circulation sanguine qui s’était mise en place dès le 1er mois s’étend à tout le corps et
le sang atteint les extrémités
- Le thymus atteint sa maturité
- Les premières circonvolutions cérébrales se dessinent
- Le fœtus synthétise ses propres anticorps. les empreintes digitales se creusent
- Le fœtus avale tous les jours plusieurs litres de liquides amniotiques qu’il déglutit
- On peut observer à l’échographie les mouvements respiratoires de la cage thoracique
- Lui-même bouge énormément dans les liquides amniotiques. Il pèse 500g et mesure 25
cm et la hauteur utérine est de 20 Cm
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Durant le 6ème mois :
- Le fœtus suce son pouce
- Il dort 18 à 20 heures par jour. Lorsqu’il ne dort pas, il ne cesse pas de gigoter et son visage
est pratiquement terminé
- Les sillons du cerveau sont creusés
- L’arbre bronchique est pratiquement terminé, et il pèse 1 .100 g et mesure 31 cm.
- La hauteur utérine est de 24 cm
Durant le 7ème mois :
- Le corps de l’enfant se couvre d’un enduit graisseux protecteur « vernix caseosa »
- Les jeux s’ouvrent mais le milieu dans lequel il baigne est obscur
- Il entend les bruits intérieurs (cœur de sa mère, voix, gargouillement intestinaux…) et
extérieurs de l’utérus
- Il commence à se sentir étroit dans l’utérus, et c’est le mois de l’élaboration des nerfs
- Les circonvolutions cérébrales sont de plus en plus nombreuses et profondes
- Il pèse 1.700g et mesure 40cm.
- La hauteur utérine est de 28 Cm
Durant le 8ème mois :
- La peau s’épaissit et devient plus rose que rouge
- C’est le mois d’accumulation de la graisse
- Le fœtus grossit de 250 g par semaine, et il bascule et sa tête se place en bas
- Il pèse 2.500g et mesure 45cm. La hauteur utérine est 30 à 31 Cm.
Durant le 9ème mois :
- La formation fœtale est quasi-complète. Tout est donc prêt pour l’accouchement. En
attendant, il gagne du poids (100 g par semaine), et pèse à terme 3.300g et mesure 50
Cm, et la hauteur utérine est à 32 à 33 Cm.
Le sang fœtal contient moins d’oxygène que celui d’un adulte, le fœtus supporte cette
hypoxémie car il vit économiquement, étant au chaud, il n’a pas besoin de réguler sa
température qui se maintient à 37°C ; sa tension artérielle est basse. La circulation fœtale
exclut les poumons.
Pendant le séjour fœtal intra-utérin, le fœtus boit du liquide amniotique qui est composé d’eau
et des déchets cutanés provenant de la desquamation de sa peau et digérés par l’intestin ; les
résidus non assimilables continuent à s’accumuler dans le colon formant un liquide pâteux « le
méconium ». il n’y a pas normalement de selles durant la vie intra-utérine et, le méconium sera
émis dans les 24 heures qui suivent la naissance.
12.2. LES ANNEXES FŒTALES
Les annexes fœtales sont des formations temporaires destinées à protéger, à nourrir et à oxygéner
d’abord l’embryon et ensuite le fœtus durant la vie intra-utérine.
Ces formations comprennent : le placenta, le cordon ombilical, les membranes fœtales et le liquide
amniotique.
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12.2.1. Le placenta
1. Définition
Le placenta est un organe d’échange entre la mère et son fœtus. Du point de vue histologique, le
placenta est de type hémochorial, c’est-à-dire, les villosités choriales baignent directement dans le
sang maternel. Les deux circulations ; fœtale et maternelle ne communiquent pas, chaque système
est clos. A ce rôle essentiel d’échange, s’ajoute un rôle endocrine (synthèse des hormones
notamment ; la progestérone et les œstrogènes) et les peptides (H
2. Anatomie du placenta
A l’examen macroscopique et anatomique, on note que celui-ci est une masse charnue. Il mesure
environ 16 à 20 cm de diamètre, son épaisseur est de 2 à 3 cm. Son poids à terme est en
moyenne de 500 à 600g soit, le 6ème du poids fœtal.
Le placenta a deux faces :
- La face fœtale : est tapissée par l’amnios que l’on peut détacher facilement du
plan sous-jacent et laissant apparaitre par transparence les vaisseaux
placentaires. Sur cette face placentaire, s’insère le cordon ombilical.
- La face maternelle : est formée de cotylédons séparés par des sillons plus ou
moins profonds. Elle est recouverte par la couche basale.
Dans l’ensemble, le placenta est constitué sur le plan macroscopique de 3 couches :
- La plaque choriale (qui devient la membrane chorionique)
- Le tissu villeux,
- La plaque basale.
3. physiologie des membranes fœtales
Il existe deux membranes fœtales, de dehors en dedans, on a : le chorion et l’amnios.
Le chorion : est une membrane fibreuse résistante et transparente. Il est situé entre la
caduque et l’amnios. A l’orifice interne du col utérin, le chorion est directement en directe
avec le bouchon du mucus qui obstrue le canal cervical.
L’amnios est aussi une membrane transparente mais, plus mince et plus résistante que le
chorion. Il conscrit au-dedans de la cavité amniotique, tapisse la face interne du placenta.
12.2.2. Le cordon ombilical
Le cordon ombilical est une tige conjonctivo-vasculaire reliant le fœtus au placenta. Il s’insère à
l’ombilique du côté fœtal et sur la face fœtale du placenta.
Du point de vue de son aspect macroscopique extérieur, le cordon ombilical est une tige arrondie,
turgescente, tordue en spirale, blanchâtre et luisante. Sa longueur et d’environ 50 cm en
moyenne 40-70 cm, tandis que son diamètre est de 1.5 cm, mais on peut avoir des cordons long
et des cordons courts.
Les vaisseaux ombilicaux comprennent la veine ombilicale et les deux artères ombilicales, ces
derniers s’enroulent en spirale autour de la veine.
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2.1. PARTICULARITES DE LA VEINE ET DE DEUX ARTERES OMBILICALES
VEINE OMBILICALE DEUX ARTERES OMBILICALES
La veine ramené le sang du placenta au fœtus, Les deux artères ramènent le sang du
Riche en sang oxygéné, fœtus au placenta,
Large calibre, Sont pauvres en oxygène,
Constituée de fibres musculaires et Petit calibre,
élastiques, Constituée de fibres musculaires mais
Contient quelques valvules incomplètes. dépourvues de fibres élastiques
d’adventice,
Contiennent des valvules bien
constituées.
12.2.3. Le liquide amniotique
Est un liquide clair et transparent jusque vers la 20ème semaine d’aménorrhée. Son volume est
corrélé à l’âge de la grossesse et au poids du fœtus.
- 100 CC à 12 semaines d’aménorrhée,
- 250 CC à 16 semaines d’aménorrhée,
- 500 CC à 20 semaines d’aménorrhée. Au-delà, la production relative du liquide
amniotique tend à se réduire pour atteindre un volume maximal vers 30 à 34 semaines
d’aménorrhée.
A terme, le liquide amniotique varie entre :
- 500 et 1.OOO CC, en dessous de 200 CC, on parle d’oligoamniose au -delà de 2.000 CC,
on parle d’hydramnios. Entre 1.000 CC et 2.000 CC, on parle d’excès de liquide
amniotique.
3.1. Composition chimique du liquide amniotique
Il est constitué d’environ 99% d’eau, 0.71 % de sels minéraux et 0.25% de substances organiques.
La concentration des sels minéraux et de matière organique dans le liquide amniotique varie avec
l’âge de la grossesse.
3.2. Sites de production du liquide amniotique
Le liquide amniotique provient de 3 sites :
- Fœtale : secrétions rénales et pulmonaires
- Maternelle : (caduque, chorion et amnios
- Annexielle : amnios et transsudation du liquide à partir du sang contenu dans
les vaisseaux villositaires.
3.3. Rôles du liquide amniotique
3.3.1. Pendant la grossesse :
- Assure l’hydratation fœtale en lui apportant également une certaine quantité
d’eau et des sels minéraux.
- Assure l’isolement thermique du fœtus,
- Facilite le déplacement du fœtus et l’accommodation de la présentation
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- Protège le fœtus contre les traumatismes extérieurs et contre la compression
du cordon ombilicale.
3.3.2. Pendant le travail et l’accouchement
- Continue à protéger le fœtus contre l’infection et les traumatismes
extérieurs,
- Concourt à la formation de la poche des eaux,
- Lubrifie les voies génitales après la rupture des membranes et facilite la
progression de la présentation.
3.3.3. DEVELOPPEMENTS GEMELLAIRES
Chez l’homme, les naissances simples (uni parités) sont les plus communes bien que les
grossesses multiples existent. On observe les proportions suivantes :
- 1 naissance double pour 80 naissances simples
- 1 naissance triple pour 100 naissances doubles
- 1 naissance quatriple pour 95 naissances doubles (selon Dollander et Fenart)
Pour ne parler que de gémellité, on distingue deux modes de gémellités :
- La gémellité bi-ovulaire
- La gémellité uniovulaire.
Les jumeaux bi-ovulaires proviennent de 2 œufs différents et sont bi choriaux. Chaque embryon
a son propre chorion, son propre placenta, mais les 2 placentas peuvent être de même sexe, de
même groupe sanguin, et résultent d’un phénomène de régulation pendant les premiers stades
du développement. Ils peuvent être bi choriaux ou mono choriaux. On peut expliquer la présence
des jumeaux uniovulaire bi choriaux par un dédoublement de l’œuf au cours de la segmentation,
surtout au stade 2. Cependant, les jumeaux uniovulaire mono choriaux peuvent résulter d’un
doublement de l’œuf à un stade de bouton embryonnaire du blastocyste soit avant la formation
de l’amnios, cas le plus fréquent, ce qui donne les jumeaux uniovulaires mono choriaux bi-
amniotiques tandis qu’on obtient des jumeaux uniovulaires mono choriaux mono amniotique
lorsque le dédoublement est survenu après la formation de l’amnios soit au stade de la plaque
embryonnaire didermique.
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BIBLIOGRAPHIE REFERENTIELLE
1. Fécondation in vitro : soins et service, procréation assistée et traitement :
https://www.chusj.org.traitements
2. Fécondation in vitro : La Maison des Maternelles Par : Pr Dr Gynécologue Obstétricien Jean Marc
AYOUBI version YOUTUB
3. Métabolisme des cellules : https://www.vivelessvt.com
4. Organogènese : https://fr.m.wikipedia.org
5. Gamétogenèse et embryologie : https://www.univ-chlef.dz: Mme KAHAL Vesion PDf
6. Circulation cardiaque fœtale : https://www.msdmanuals.com version pour le grand public
7. Circulation fœtale : https://fr.m.wikipedia.org
NOTES DE COURS ET MANUELS
8. Notes de cours d’embryologie générale de Ferhat Abbas University par : Dr ADIMI : version PDF :
https://fmedecine.univ-setif.dz
9. Embryologie Humaine : Faculté de médecine de l’Université Salah Boudnider Constantin 3 de la
République Algérienne 1ère année de médecine dentaire Par Pr Dr Yasmine SAOUACHE version
PDF : https://facmed.univ-constantine3.dz
10. Embryologie Générale de l’université Frère Mentouri version PDF : https://fac.umc.edu.dz
11. Atlas d’embryologie descriptive Par Jean Foucrier, Michel Vevoort, Raphael Franquinet 4ème
édition Version PDF : https://www.dunod.com
12. Le développement du fœtus : Université Médicale Virtuelle Francophone version PDF :
https://archives.uness.fr
13. Notes de cours d’Obstétrique de l’UNILU 2007 page 10, 11, 12, 13, 20, 21, 22, et 23.
14. Notes de cours d’embryologie de l’université Contemporaine Umoja Plus/ ISTM UNICUP ex UPK
L1 Sage-Femme 2020-2021 Par CT Dr Didier Mulunda
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