Support de COURS
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GESTION FINANCIERE
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[Link]@[Link]
DESCRIPTIF :
PRE-REQUIS
Avoir suivi le cours de gestion comptable et SI comptable (L3 Miage) ou connaissances de gestion
comptable (voir programme L3)
CONTENU
Estelle MARTINS 1
Gestion financière / M1 Miage/ S8
PLAN D’ETUDE
[Link] RATIOS
[Link] CORRIGE
[Link] DE LA CAF
[Link]
[Link]
[Link] RATIOS
5.L’AUTOFINANCEMENT
2.L’ANALYSE FONCTIONNELLE
[Link] RATIOS
Estelle MARTINS 2
Gestion financière / M1 Miage/ S8
L’analyse financière consiste à étudier une entreprise sur le plan financier en s’appuyant sur ses documents
comptables et sur des informations économiques et financières relatives à la société ou à son secteur
d'activité.
L'objectif de l'analyse financière est d'apporter un éclairage sur la réalité d'une entreprise à partir de données
chiffrées et normalisées comme la liasse fiscale en France. Cette étude est donc réalisée à partir
d'informations concernant le passé de l'entreprise. Toutefois, elle doit apporter un éclairage sur l'avenir de
l'entreprise en décelant des déséquilibres actuels pouvant conduire à de grosses difficultés futures.
• La santé financière de l’entreprise : est-elle solide ? Dispose-t-elle d’une structure financière adaptée ?
Quel est son endettement ?
• La gestion et la rentabilité de l’entreprise : sa pérennité est-elle assurée ? Présente-t-elle des risques de
dépôt de bilan ? Quelle est sa performance ? Est-elle rentable ?
• Les perspectives de développement : l’entreprise est-elle en phase de croissance, de stabilité ou de déclin
? Le secteur est-il porteur ? Existe-t-il des concurrents sérieux ?
Si l'analyse repose sur des données chiffrées (bilan, compte de résultat), toute étude doit être replacée dans
le contexte de l'entreprise :
Les données brutes devront toujours être croisées avec ces données extracomptables. Il n'existe non pas
une mais des structures financières saines en fonction des secteurs économiques et des différentes phases
de la vie d'une entreprise.
L'analyse financière est un outil pour toutes les parties prenantes de l'entreprise. Elle leur permet d'obtenir
un éclairage sur leur vision de l'entreprise et donc facilite la prise de décisions :
• Le chef d’entreprise, qui souhaite faire le diagnostic de sa société et la présenter à des financiers (banques,
Business Angels, investisseurs) ou à d’éventuels repreneurs ;
• Le banquier qui a besoin de porter un jugement sur la solidité et la solvabilité de l’entreprise avant de lui
accorder un crédit ;
• Les clients qui veulent être rassurés pour le SAV, les chantiers ou projets de longue durée ;
• Les fournisseurs qui veulent être assurés d’être payés ;
• Les salariés et collaborateurs qui s’interrogent sur la situation de l’entreprise dans laquelle ils travaillent ou
souhaitent travailler.
Estelle MARTINS 3
Gestion financière / M1 Miage/ S8
La situation de chaque partie prenante conduit inévitablement à des approches différentes de l'analyse
financière.
Par exemple, un investisseur qui souhaite entrer dans le capital d'une entreprise mène une analyse
financière dans une optique de placement. Il cherche à étudier si l'entreprise va se développer sur moyen ou
court terme et augmenter sa valeur.
Le banquier qui a été sollicité par une entreprise pour l'octroi d'un prêt cherche à vérifier la capacité de
remboursement de l'entreprise mais également les chances de réussite de l'investissement. Au-delà des
données strictement comptables, il s'intéresse donc à la viabilité technique et économique de
l'investissement. Sur le papier, il est très facile de rendre un investissement rentable.
Mais le confronter à la réalité du secteur (baisse de l'activité, opportunité de clientèle...) ou à des limitations
techniques est primordial pour le banquier qui désire bien évidemment récupérer l’argent prêté.
Le chef d'entreprise qui se prépare à la retraite sans repreneur (c'est un cas malheureusement très courant)
aura une optique liquidative : il cherche à savoir combien vaut aujourd'hui son entreprise en cas de vente de
ses actifs et de liquidation de ses dettes.
Formulation du diagnostic
Le diagnostic financier met en évidence des points faibles et des points forts dans la structure financière
de l’entreprise et au niveau de sa rentabilité.
A partir des constats, l’analyse des difficultés ou des déséquilibres conduit à la recherche des causes puis
des solutions pour mettre en place un plan de redressement.
1/ Etudier l'environnement de l'entreprise : son secteur d’activité, la concurrence, la répartition de son capital
;
2/ Réunir les documents comptables utiles à l’analyse : les dernières liasses fiscales (bilans et comptes de
résultat), les rapports des commissaires aux comptes (selon la forme juridique de l'entreprise), connaître les
méthodes comptables retenues (politique d’amortissements, méthode de comptabilisation des stocks) ;
3/ Analyser le compte de résultat et calculer les SIG (soldes intermédiaires de gestion) pour expliquer la
formation du résultat ;
5/ Etudier le bilan, dans ses grandes masses obtenues après quelques retraitements : Haut de bilan,Bas de
bilan, calcul des « grands équilibres » du bilan ;
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DISTINCTION PROFITABILITE / RENTABILITE
L’analyse financière des documents de synthèse (Bilan et compte de résultat) fournit des
informations à l'entreprise qui vont l'aider dans les prises de décisions.
Crée-t-elle de la valeur ?
Quel est son niveau de risque opérationnel ?
Analyser la profitabilité
2.Vérifier les grands équilibres financiers et de détecter éventuellement les déséquilibres et d'y
apporter des solutions. =>
Analyser la rentabilité
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Gestion financière / M1 Miage/ S8
Mais que s’est-il passé entre ces deux agrégats aux différents stades de l’activité de
l’entreprise ?
Avant de commencer l’analyse détaillée des comptes, regardons ce que cache le résultat net.
Analyse :
ENTREPRISE A
Cependant, en regardant de plus près, il s'avère que si l'entreprise A est en perte, c'est à cause
d'éléments exceptionnels, donc par définition ponctuels et non récurrents qui ne seront
probablement plus là l'année suivante.
Son résultat d'exploitation, lié à son activité, son cœur de métier, est quant à lui positif, ce qui est
rassurant pour la suite.
ENTREPRISE B
À l'inverse, l'entreprise B, bien qu'affichant un résultat net positif, donc un bénéfice, présente un
résultat d'exploitation négatif, son bénéfice étant lié à des éléments exceptionnels. Ceci peut être
inquiétant dans la mesure où, d'une part, le résultat exceptionnel positif ne sera peut-être plus là
l'année suivante et, d'autre part, l'entreprise détruit de la valeur dans le coeur même de son activité
(résultat d'exploitation négatif).
CONCLUSION
La situation de l'entreprise A est donc moins inquiétante que celle de B bien que A affiche une perte
et B un bénéfice.
La même attention doit être portée au résultat financier. Une perte nette liée à un résultat financier
négatif du fait, par exemple, d'intérêts sur emprunt ou sur découvert bancaire trop élevé, alors que
le résultat d'exploitation est positif (entreprise C de l'exemple), n'aura pas la même signification
qu'une perte liée à un résultat d'exploitation négatif (entreprise D de l'exemple).
En conclusion, un résultat peut en cacher un autre, il convient d'être bien vigilant.
Estelle MARTINS 6
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Dans un second temps, afin d’affiner cette analyse, il convient de calculer de nouveaux
résultats intermédiaires, ou soldes intermédiaires de gestion, qui serviront de base au calcul
des ratios d'analyse.
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L’ANALYSE DE LA PROFITABILITE DE L’ORGANISATION
Dans cette première partie, nous allons nous intéresser à l’analyse du compte de résultat. Il s'agit d'analyser la capacité de l'entreprise à dégager du profit à partir
de son chiffre d'affaires.
Estelle MARTINS 8
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[Link] CALCUL ET INTERPRETATION DES SIG
La présentation du compte de résultat en liste permet d’obtenir rapidement quelques soldes intermédiaires
de gestion (SIG).
Les SIG sont calculés en cascade par différence entre les produits et les charges afin d’expliquer la formation
du résultat net comptable. Les trois premiers permettant l’analyse de l’activité, les six suivants correspondent
à l’analyse du résultat.
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[Link] CALCUL DES SIG selon le PCG
Le PCG propose un tableau permettant de calculer les SIG par différence entre les PRODUITS (colonne 1)
et les CHARGES (colonne 2).
Dans la colonne « Produits », on retrouvera tous les produits du compte de résultat.
Idem pour les charges. Le résultat de l'exercice est le même que celui figurant sur le compte de résultat.
*si négatif
Consommations en provenance des tiers : consommations facturées à l’entreprise (achat d’approvisionnements, charges de transport, dépenses
d’énergie, de communication…)
Estelle MARTINS 10
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[Link] RATIOS
Par ailleurs, les SIG sont utilisés pour le calcul de ratios et permettront d’affiner l’analyse de la rentabilité et
de la profitabilité de l’entreprise. Ils font l’objet d’un suivi dans le temps et dans l’espace (comparaison avec
les concurrents d’un même secteur d’activité) afin d’observer l’évolution de la performance de l’entreprise.
La rentabilité économique représente la capacité de l’entreprise à générer un résultat à partir des moyens
mis en œuvre. Son calcul est essentiellement destiné aux investisseurs financiers.
La rentabilité financière représente la capacité de l’entreprise à générer un résultat à partir des capitaux
investis. Son calcul intéresse avant tout les apporteurs de capitaux.
Si la rémunération des apporteurs de capitaux est insuffisante ou se dégrade, ils envisageront
éventuellement de retirer les fonds apportés.
Estelle MARTINS 11
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5.L’ANALYSE
Analyse de la croissance
Le taux de croissance du chiffre d'affaires indique le niveau de croissance de l'activité. Il en est de même du
taux de croissance de la valeur ajoutée.
Il est alors intéressant de mettre en perspective ces deux taux de croissance.
Prenons l'exemple d'une entreprise dont les taux de croissance sont les suivants : taux de croissance CA ;
20 ck, taux de croissance VA ; 30 %. Le chiffre d'affaires a augmenté de 20 % soit du fait d'une hausse de
nombre de produits vendus (effet quantité), soit d'une hausse des prix (effet prix).
Parallèlement, la valeur ajoutée a augmenté de 30 %. c'est-à-dire plus rapidement que le chiffre d'affaires,
ce qui montre que les consommations en provenance des tiers (achats matières, achats marchandises et
autres achats et charges externes) ont été bien maîtrisées et n'ont pas augmenté proportionnellement au
chiffre d'affaires.
Ce peut être le cas lorsque les prix d'achat des matières et marchandises sont bien négociés et/ou lorsque
les frais généraux (qui se trouvent en « autres achats et charges externes ») sont bien gérés par l'entreprise.
En revanche, si le taux de croissance du CA est de 30 % et le taux de croissance de la VA de 20 %. Cela
signifie que la valeur ajoutée a augmenté moins fortement que le chiffre d'affaires. Ce qui dénote une hausse
des consommations en provenance des tiers plus importante que la hausse du chiffre d'affaires.
Il peut donc s'agir, dans ce cas, d'une entreprise qui n'a pas bien géré ses achats et/ou ses frais généraux.
Cette mise en perspective des deux taux de croissance est fondamentale.
Une entreprise avec un chiffre d'affaires en croissance, mais qui a fortement augmenté ses consommations
en provenance des tiers, pourra voir sa valeur ajoutée diminuer, elle créera donc moins de richesse alors
que ses ventes auront augmenté.
À l'inverse une entreprise avec un chiffre d'affaires qui stagne ou qui diminue, mais avec une valeur ajoutée
qui augmente, sera une entreprise qui aura bien maîtrisé ses consommations en provenance des tiers face
à la baisse de l'activité.
La marge commerciale
Pour les entreprises de négoce, la première étape de l'analyse de la création de richesse se trouve au niveau
de la marge commerciale et plus précisément du taux de marge commerciale, indicateur de performance de
l'activité commerciale. Cette marge commerciale permet de comparer ce qu'ont rapporté les ventes de
marchandises à ce qu'elles ont coûté.
Le taux de VA
Sur l'année N, les trois entreprises A, B et C ont le même chiffre d'affaires égal à 100. Le taux de VA
évoluera donc en fonction du niveau des consommations en provenance des tiers, qui correspondent aux
achats consommés de matières et marchandises et aux autres achats et charges externes (électricité, loyer,
déplacements...) ;
L'entreprise A créé 80 de richesse pour 100 vendus, là où l'entreprise B ne crée que 60 et C 40. Ceci est
dû au niveau de consommations en provenance des tiers égal à 20 pour A, 40 pour B et 60 pour C.
L'entreprise A est celle créant le plus de richesse par produit vendu. Le niveau de consommation en
Estelle MARTINS 12
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provenance des tiers est faible. À l'origine d'une telle situation peut se trouver soit une très bonne maîtrise
des frais généraux ou des coûts d'achat, soit généralement un secteur d'activité ne nécessitant que peu de
matière et de consommation en provenance des tiers, tels que les secteurs du conseil et du service.
Au final, l'entreprise C est celle qui crée moins de richesse par produit vendu. Ceci provient du fait qu'elle
maîtrise moins bien ses consommations en provenance des tiers. Une telle situation peut être le résultat
d'une mauvaise gestion des frais généraux, ou bien d'un problème de prix de vente trop faible par rapport au
niveau de qualité des produits qui requiert des matières coûteuses.
Le taux de VA est dépendant du secteur d'activité. Ainsi, les entreprises de secteurs industriels, fortement
transformatrices, seront plus susceptibles d'afficher des taux de VA élevés que des entreprises de négoce
pour lesquelles les possibilités d'ajout de valeur à la matière sont plus limitées.
Les taux de valeur ajoutée les plus élevés se trouvent dans les sociétés de conseil puisque la matière
première est la « matière grise », son coût ne se retrouve donc pas dans les achats ou consommations en
provenance des tiers, mais dans les charges de personnel, il n'affecte donc pas la VA, la richesse créée.
Le recours au personnel intérimaire (personnel extérieur) a également un impact sur la valeur ajoutée du
PCG, d'où le retraitement préconisé par la Banque de France d'assimiler les charges relatives au personnel
extérieur à des charges de personnel.
Une fois le taux de VA analysé, il convient d'étudier ce que devient par la suite cette richesse créée. La
comparaison du taux de VA et du taux d'EBE permet de juger de l'impact des charges de personnel.
Le fait d'avoir des salariés qualifiés grâce auxquels la richesse créée (taux de VA) est importante est
généralement coûteux ce qui se répercute sur le taux d'EBE qui perdra beaucoup de points par rapport au
taux de A.
Par ailleurs, une petite entreprise qui s'interroge sur l'éventualité d'un recrutement devra, dans un premier
temps, regarder ces deux ratios, taux de VA et taux d'EBE, afin d'apprécier si le taux de VA permettrait
d'absorber une telle charge et d'en évaluer l'impact sur le taux d'EBE.
Les charges de personnel sont en effet des charges fixes que l'entreprise devra financer quel que soit le
niveau d'activité. Dans les petites structures, un recrutement peut être lourd de conséquence, aussi de
bonnes prévisions de chiffre d'affaires et une certaine confiance en l'avenir sont indispensables à une telle
prise de décision.
La dernière étape de l'analyse de l'exploitation de l'entreprise consiste en l'étude des charges et produits
calculés que sont les amortissements et dépréciations qui se trouvent entre l'EBE et le résultat
d'exploitation.
Lorsque l'entreprise investit, cela affecte son résultat du montant de l'amortissement annuel du bien. Une
entreprise qui ne renouvelle pas son potentiel de production verra son niveau d'amortissements diminuer.
À l'inverse, une entreprise en phase d'investissement verra le montant de dotation aux amortissements
augmenter d'une année sur l'autre. Concernant les dépréciations d'exploitation, celles-ci traduisent une
anticipation de baisse valeur d'un élément d'actif lié, par exemple, à une défaillance probable d'un client ou
une perte de valeur d'un stock, par exemple.
Estelle MARTINS 13
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Leur prise en compte dans l'analyse permet d'apprécier le degré de confiance de l'entreprise en l'avenir. Si
les niveaux de dépréciations sont élevés, cela signifie que l'entreprise envisage dans le futur des défaillances
de clients ou des pertes de valeur de ses stocks, par exemple.
Il est affecté à la baisse par les décisions de financement de l'entreprise telles que l'emprunt bancaire par
exemple, mais également par les situations de trésorerie déficitaire (découvert) qui génèrent des intérêts
élevés. Le ratio intérêts /CA renseigne sur le poids des charges financières.
À l'inverse, les placements de trésorerie excédentaire génèrent des produits financiers qui affectent à la
hausse le résultat financier. De plus, l'étude des produits de cessions de valeur mobilière de placements
permet d'apprécier l'activité financière de l'entreprise en lien très souvent avec ses niveaux de trésorerie.
Une entreprise en situation de trésorerie négative au bilan, mais avec une activité financière en termes de V
MP, laissera supposer une saisonnalité des résultats avec certes une trésorerie négative en date de clôture
des comptes (date de réalisation du bilan), mais des excédents de trésorerie ayant permis des échanges de
VMP durant l'année.
Il s'agit d'un résultat susceptible de se reproduire d'une année sur l'autre puisque n'intégrant pas les éléments
exceptionnels. En revanche, il regroupe le résultat d 'exploitation et le résultat financier, ce qui limite la portée
de son analyse.
Le résultat exceptionnel regroupe les éléments exceptionnels sur opérations de gestion (amendes, pénalités,
par exemple), mais également les éléments liés aux cessions d’immobilisations.
La cession d'une immobilisation influence le résultat exceptionnel par la valeur comptable des éléments
d'actifs cédés (valeur nette) en charge et le produit de cession des éléments d'actifs (prix de vente) en produit.
Il est ainsi aisé de calculer si l'entreprise réalise une plus- ou une moins-value sur cette vente.
Il est ainsi intéressant de se rendre compte de la politique de l'entreprise en matière d'immobilisations.
A-t-elle cédé des immobilisations car elle était en situation de trésorerie délicate ?
Est-elle dans une phase de renouvellement de ses machines ?
Il représente pour partie la richesse revenant aux actionnaires après dotation des réserves obligatoires.
La partie du résultat mise en réserve constitue l'autofinancement, c'est-à-dire la participation de l'entreprise
à son propre développement. Le taux de marge nette permet donc de calculer pour 100 de ventes, combien
l'entreprise récupère au final en résultat net.
Estelle MARTINS 14
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[Link] CORRIGE
L’analyse du compte de résultat prend son sens à travers le calcul d’indicateurs qui permettent de mesurer
la performance dans le temps (entre plusieurs années).
Les ratios de gestion sont à choisir en fonction des données disponibles et du type de performances
recherchées.
Voici les informations concernant l’entreprise XENA :
L’analyse du compte de résultat nécessite de disposer de données sur au moins deux ans pour pouvoir faire
une comparaison.
COMPTE DE RESULTAT en €
ANNEE N ANNEE N+1
Produits d’exploitation
Vente de marchandises 113 965 121 425
Autres produits 1 600 1 900
TOTAL des produits d’exploitation 115 565 123 325
Charges d’exploitation
Achats de marchandises 22 974 28 268
Variation de stocks -375 - 160
Autres achats et charges externes 15 240 17 250
Impôts, taxes et versements 1 650 1 650
Salaires et traitements 48 000 48 000
Charges sociales 24 000 24 000
Dotations aux amortissements 667 667
TOTAL des charges d’exploitation 112 156 119 675
RESULTAT D’EXPLOITATION 3 409 3 650
Produits financiers 0 0
Charges financières 2 000 2 000
RESULTAT FINANCIER -2 000 -2 000
RESULTAT COURANT avant impôts 1 409 1 650
TOTAL DES PRODUITS 115 565 123 325
TOTAL DES CHARGES 114 156 121 675
BENEFICE OU PERTE 1 409 1 650
(1) MC = Vente de m/ses - achat de marchandises + variation de stocks 91 366 = 113 965-(22 974) +375
(2) PE = autres produits 1 600
(3) VA = MC+PE-Autres achats et charges externes 77 726 = 91 366 + 1 600 - 15 240
(4) EBE = VA–Impôt et Taxes–(salaires et traitements+charges so) 4 076 = 77 726-1 650-(48000+24000)
(5) RE = EBE – Dotation aux amortissements 3 409 = 4 076-667
(6) RCAI = RE+Résultat financier 1 409 = 3 409 – 2 000
(7) RE = produits exceptionnels – charges exceptionnelles 0
(8) RNC = RCAI + RE 1 409 = 1 409+0
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[Link] CALCUL ET INTERPRETATION DES RATIOS
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[Link] DE CALCUL DES SIG à compléter
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Gestion financière / M1 Miage/ S8
PARTIE 2 :
L’ANALYSE DE LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT
Dans cette deuxième partie, nous allons nous intéresser à l’importance de l’autofinancement de l’entreprise.
Elle se calcule à partir du compte de résultat et correspond au surplus monétaire dégagé par l’activité de
l’entreprise pour financer :
-Rembourser ses dettes financières -Distribuer des dividendes
-Financer ses investissements -Mesurer le potentiel de développement de l’entreprise
[Link] CALCUL
Seuls les produits et les charges qui génèrent un règlement monétaire, c’est-à-dire une entrée ou sortie de
trésorerie, sont pris en compte dans le calcul (exclus : dotations+reprises sur dépréciations)
CAF = produits encaissables – charges décaissables
CAF N CAF N
Estelle MARTINS 18
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TABLEAU DE CALCUL DE LA CAF à compléter
METHODE SOUSTRACTIVE
CAF N N-1 N-2 % évol.
= Capacité d’autofinancement
METHODE ADDITIVE
CAF N N-1 N-2 % évol.
+ VNCEAC
– PCEA
= Capacité d’autofinancement
Estelle MARTINS 19
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[Link] DE CALCUL
Estelle MARTINS 20
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[Link] RATIOS
Il ne doit pas être supérieur à 2 ou 3. On considère par sécurité que les dettes financières doivent être
remboursées sur 2 ou 3 exercices comptables.
Si = 30%, cela signifie que sur 100€ de CA, l’entreprise a généré 30€ de ressources internes.
5.L’AUTOFINANCEMENT
Définition
AUTOFINANCEMENT = CAF - dividendes
L'autofinancement correspond aux ressources financières dégagées sur un an et conservées par
l’entreprise.
Alors que la CAF correspond à ce que l’entreprise pourrait garder (capacité), l’autofinancement
correspond à ce que l’on a effectivement gardé après avoir versé des dividendes aux associés.
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Interprétation comptable et financière
L’autofinancement est une notion financière plus que comptable. C’est pourquoi cette ressource n’est lisible
que partiellement dans le bilan comptable. Elle est en revanche parfaitement lisible dans le bilan fonctionnel
que nous verrons dans la partie 3.
L’aufinancement est retenu dans ce calcul plutôt que la CAF pour tenir compte de la politique de distribution
des dividendes menée par l’entreprise.
Si ce ratio évolue positivement dans le temps, l’entreprise est alors plus indépendante financièrement.
Estelle MARTINS 22
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PARTIE 3 :
L’ANALYSE DE LA RENTABILITE
Dans cette troisième partie, nous allons nous intéresser à l’analyse du bilan fonctionnel qui est établi à partir
du bilan comptable. Il permet d’étudier d’où vient l’argent et comment il est utilisé.
Le bilan comptable fait état des emplois et des ressources de l’entreprise, son analyse permet d’apprécier
quels sont les différents types de ressources mobilisées par l’entreprise et comment elles sont employées.
Afin de mener à bien une analyse du bilan, il convient de distinguer les ressources stables des circulantes,
ainsi que les emplois stables des circulants.
LA TRESORERIE
La résultante de ces ressources disponibles face à ces emplois à financer est le niveau de
trésorerie.
L'analyse de la trésorerie passe donc par l'analyse de l'ensemble des ressources et des emplois
figurant au bilan, car elle n'est que la conséquence des investissements, du cycle d'exploitation et
des financements long/moyen terme mis en place.
Il est alors nécessaire de calculer certains agrégats indispensables à l'analyse : il s'agit du fonds
de roulement, du besoin en fonds de roulement et de la trésorerie nette. Le bilan schématique
d'analyse présente ces trois éléments.
Estelle MARTINS 23
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Le fond de roulement
Le fonds de roulement (FR) est l'excédent de ressources stables sur les emplois stables. Il existera
un fonds de roulement si des ressources stables sont encore disponibles une fois les
immobilisations financées.
Ce fonds de roulement va alors permettre de financer le besoin lié au cycle d'exploitation, appelé
besoin en fonds de roulement d'exploitation (BFRE) ou besoin de financement du cycle
d'exploitation.
Si le FR est supérieur au BFR, la partie du FR non utilisée pour financer du BFR se retrouve en
trésorerie.
Si le FR est insuffisant face au BFR, la partie du BFR non financée par des ressources stables (par
du FR) sera financée par du très court terme, de la trésorerie, on parle alors de trésorerie nette
négative ou de découvert bancaire.
Le document sur lequel sont effectués les calculs de FR, BFR et trésorerie est classiquement le bilan
fonctionnel.
Estelle MARTINS 24
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Le bilan comptable
Le bilan comptable correspond à l’ensemble des biens possédés par l’entreprise. Le passif du bilan présente l’ensemble des ressources qui ont permis de financer cet actif. C’est
pourquoi le total de l’actif est toujours égal au total du passif.
A l’actif comme au passif, des biens et ressources financières sont parfois détenus pour une longue durée (ex : machines ; emprunts…), parfois pour une courte durée (stocks ;
dette fournisseurs). Mais on ne fait pas le lien dans le bilan comptable entre l’actif (emplois) et le passif (ressources) selon leur durée de détention, ce qui limite l’analyse.
Le bilan fonctionnel
Depuis 1982, le bilan fonctionnel est le support officiel pour analyser la situation financière d’ une entreprise et ses possibilités de développement.
Il permet d’étudier d’où vient l’argent et comment il est utilisé en distinguant les opérations :
-à long terme d’investissement (ex : achat d’immobilisations) et de financement (obtention d’un emprunt)
-à court terme d’exploitation (ex : achat de marchandises)
Le bilan fonctionnel met donc en évidence trois cycles : cycle de financement ; d’investissement et d’exploitation.
Estelle MARTINS 25
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[Link]
Construction d’un bilan fonctionnel à partir d’un bilan comptable
Estelle MARTINS 26
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[Link] BILAN FONCTIONNEL à compléter
Bilan fonctionnel
ACTIF N N-1 PASSIF N N-1
EMPLOIS STABLES RESSOURCES STABLES
Immobilisations brutes Capitaux propres
Immobilisations incorporelles Amortissements et dépréciations
Immobilisations corporelles Amortissement Crédit-bail
Immobilisations financières Provisions pour risques et charges
Immobilisations fin. crédit-bail Dettes financières (1)
Charges à répartir Valeur actuelle crédit-bail
Primes rembt des obligations
Total I Total I
ACTIF CIRCULANT PASSIF CIRCULANT
D’exploitation D’exploitation
Stocks Avances et acomptes reçus
Avances et acomptes versés Dettes fournisseurs et comptes rattachés
Clients et comptes rattachés Dettes fiscales et sociales (sauf IS)
Créances fiscales (sauf IS) Produits constatés d’avance
Charges constatées d’avance
Effets escomptés non échus
Total exploitation Total exploitation
Hors exploitation Hors exploitation
Autres créances Autres dettes
Créances d’IS Dettes d’IS
Créances sur immobilisations Dettes sur immobilisations
Total hors exploitation Total hors exploitation
Total II Total II
Trésorerie active Trésorerie passive
VMP Concours bancaires courants
Disponibilités Effets escomptés non échus
Total III Total III
TOTAL GÉNÉRAL TOTAL GÉNÉRAL
(1) Sauf CBC, SCB et intérêts courus
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4.L’ANALYSE FONCTIONNELLE
A partir du bilan fonctionnel, on va procéder à l’analyse fonctionnelle des comptes. Celle-ci permet de mettre
en évidence 3 grandeurs fondamentales en gestion financière :
LE BESOIN EN FOND DE ROULEMENT
LE FOND DE ROULEMENT
LA TRESORERIE
Par ailleurs :
-Délai de paiement fournisseurs = 25j
-Délai de paiement client = 45j
Le niveau d'activité
Plus l'activité de l'entreprise, et donc son chiffre d'affaires, est importante, plus le niveau de BFR est
susceptible d'être élevé puisque nécessairement les créances clients seront augmentées et les stocks
également.
La saisonnalité
Certains secteurs d'activité sont caractérisés par une forte saisonnalité de l'activité qui se ressent sur le
niveau du BFRE.
Il est alors important de prévoir des financements stables pour la partie récurrente du BFRE et envisager
certains modes de financements plus ponctuels et spécifiques pour les augmentations de BFRE liées à
l'activité saisonnière. Dans tous les cas, ceci devra être planifié et anticipé afin d'éviter tout problème de
trésorerie.
Estelle MARTINS 28
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La gestion de la production
Bien que la durée du cycle de fabrication soit différente d'un secteur d'activité à un autre, une gestion de
production efficace permet d'en optimiser les différentes phases et de maîtriser ainsi le besoin en fonds de
roulement. La gestion des stocks fait partie de cette gestion de production
L'entreprise doit faire en sorte de bien prévoir ses dates et quantités de commande afin de ne pas stocker
trop longtemps des matières, marchandises et ou produits finis, mais elle doit également veiller à ne pas se
trouver dans une situation de rupture de stock qui lui serait préjudiciable dans le sens où les clients
risqueraient de s'approvisionner ailleurs.
Le recours à la sous-traitance
Les entreprises ayant recours à la sous-traitance pour la fabrication de ses produits aura nécessairement un
niveau de BFR plus faible qu’une entreprise qui fabrique elle-même ses produits.
[Link]
Selon son activité, une entreprise peut dégager un besoin en fonds de roulement, mais aussi, plus rarement,
une ressource en fond de roulement.
L’exploitation ne s’autofinance pas, il faut faire appel aux L’exploitation s’autofinance car :
financements à long terme. -Créances nulles puisque les clients paient au comptant
C’est pourquoi on parle de besoin en fonds de -Stocks peu élevés du fait de leur rotation fréquente
roulement. -Dettes fournisseurs élevées puisque la gde distrib
impose des délais de règlement long à ses fournisseurs.
Estelle MARTINS 29
Gestion financière / M1 Miage/ S8
Cas des entreprises industrielles Cas des entreprises de grandes distribution
Lorsque le FR>BFR, les emplois stables sont financés pour les ressources stables puisqu’il existe un FR et
l’intégralité du BFR est financé pour l’excédent de ressources stables (=FR). De plus, une fois le BFR financé,
il reste encore des ressources qui alimenteront le trésorerie positive.
Lorsque le FR<BFR, les emplois stables sont financés pour les ressources stables puisqu’il existe un FR
mais cet excédent est ne permet de financer qu’une partie du BFR, le reste étant financé par le découvert
bancaire.
Calcul
Calcul
N N-1
Ressources stables
– Emplois stables
FRNG
Actif circulant d’exploitation
Passif circulant d’exploitation
BFR d’exploitation
Actif circulant hors exploitation
Passif circulant hors exploitation
BFR Hors exploitation
BFR
FRNG
– BFR
Trésorerie
Vérification
Estelle MARTINS 31
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7.L’ANALYSE
Estelle MARTINS 32
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[Link] RATIOS
Un ratio est un rapport entre deux grandeurs. Il existe un grand nombre de ratios, classés selon plusieurs
logiques.
L’entreprise devra en sélectionner certains en fonction de son activité, de ses besoins d’informations et de
ce qui se fait dans son secteur d’activité ou par ses concurrents.
Les ratios sélectionnés vont ainsi pouvoir enrichir l’analyse financière de l’entreprise et être compatible dans
le temps et dans l’espace.
Il est souhaitable que ce ratio dépasse 20% afin que le poids du financement
par les actionnaires et par l’autofinancement représente plus de 20% du
passif total du bilan.
Estelle MARTINS 33
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RATIOS de rotation
Ils introduisent une dimension temporelle. Ils sont calculés en jours. On parle ainsi de délai de rotation.
Un délai de rotation de stocks de 50 jours, par exemple, signifie que les stocks restent en moyenne 50 jours
dans l’entreprise avant d’être utilisés.
Remarque : le numérateur et le dénominateur doivent toujours être valorisés de la même façon (TTC, HT…)
Le nombre de jours annuels = 360j
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VIDEO/SITE A CONSULTER
THEME SOUS-THEME LIEN
GLOSSAIRE [Link]
[Link]/Sites/BasedelaCompta/module2/co/[Link]
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Calculer l’impôt sur le
revenu
Dessine-moi Eco = [Link]
Le prélèvement à la source
PROTECTION Dessine-moi Eco = [Link]
SOCIALE La protection sociale
LA COMPTA A quoi sert la compta 1/6 [Link]
Estelle MARTINS 36