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Cours de Législation Fiscale de La RDC

Ce document traite de la législation fiscale appliquée en République Démocratique du Congo. Il présente les objectifs, le sommaire et les principes généraux du droit fiscal, notamment le principe de légalité et les sources de la législation fiscale.

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Cours de Législation Fiscale de La RDC

Ce document traite de la législation fiscale appliquée en République Démocratique du Congo. Il présente les objectifs, le sommaire et les principes généraux du droit fiscal, notamment le principe de légalité et les sources de la législation fiscale.

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LEGISLATION FISCALE

APPLIQUEE
COURS DESTINÉ AUX ÉTUDIANTS DE TROISIEME GRADUAT EN SCIENCE
COMMERCIALES ET FINANCIÈRES
DISPENSER PAR
TAYAYE N’TONDA AIMÉ
CHEF DES TRAVAUX
INTRODUCTION

Objectifs du cours

Doter les étudiants des


connaissances sur les dispositions contenues
dans les textes législatifs et réglementaires
régissant le prélèvement fiscal et la maitrise
des procédures fiscales en République
Démocratique du Congo
INTRODUCTION

Contrat Social

Loi
Fondamentale

Constitution

Missions
Ressources
Besoins Fiscales
Ressources Publiques Ressources
Non
Fiscales
Dépenses Publiques Autres
Ressources
INTRODUCTION

L’article 174 de la constitution de la


L’étude des principes
RDC du 18 avril 2006 dispose : « il ne
universels d’établissement et
peut être établi d’impôts que par la Loi,
de perception de l’impôt,
la contribution aux charges publiques
ressource fiscal et principal
constitue un devoir pour toute personne
source de recette de l’Etat
vivant en RDC

SCIENCE ET
TECHNIQUES FISCALES LEGISLATION FISCALES
INTRODUCTION

Sommaire
1. Généralités
Le droit fiscal
La législation fiscale
2. Les dispositions régissant les impôts prévus par la
législation fiscale de la RDC
 Les règles de fond sur les impôts réels, cédulaires
sur les revenus, exceptionnel sur la rémunération
des expatriés et la TVA
 Les règles de forme, les procédures fiscales
INTRODUCTION

Ce cours de Législation Fiscale vient complété les


enseignements de Science et Techniques fiscales qui avaient
pour objectif de permettre aux étudiants de comprendre la
genèse science fiscale, les raisons du prélèvement fiscal par
l’Etat, les techniques d’évaluation de la matière imposable, de
liquidation et de recouvrement de l’impôt, ainsi que le
système fiscal congolais.
I. GENERALITES

Le prélèvement fiscal ne peut être effectué de manière


arbitraire. Il doit respecter des principes universels et des
dispositions particulières, édictées dans chaque pays selon son
mode d’organisation et son environnement.

La discipline qui étudie tous les aspects (science,


techniques et réglementations) de prélèvement des ressources
de l’Etat est le Droit fiscal.
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
A. Sources
La constitution

La loi
Les sources du
Droit Fiscal
sont: Les règlements

La jurisprudence
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
B. Principes

Principe de légalité

• Ce principe est une disposition constitutionnelle reconnaissant que


c’est la loi qui établit l’impôt ou en d’autre terme il n’y a pas d’impôt
sans loi.

Principe d’ordre public

• L’ordre public est l’ensemble des valeurs considérées comme


essentielles pour une société s’imposant aux particuliers et que ceux-ci
ne peuvent transgresser dans leurs rapports réciproques.
• Les lois fiscales doivent être d’ordre public dans la mesure où elles
mettent en jeu les intérêts essentiels de l’Etat.
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
B. Principes
Principe de l’égalité et de la non discrimination
• ce principe s’oppose à toute différence de traitement fiscal et
notamment à celle qui serait liée à la nationalité des personnes. Il est
à la base de la recherche de la justice fiscale qui veut que chaque
membre de la communauté participe aux charges de la collectivité
selon sa capacité contributive c’est-à-dire que tout le monde doit être
égal devant l’impôt.

Principe de liberté fiscale


• Chaque Etat a la liberté de mettre en place une fiscalité adaptée à son
environnement. Il s’entend comme la liberté de commerce ou de
l’industrie. Ce principe est repris dans la Déclaration Universelle des
Droits de L’homme, C’est pourquoi les systèmes fiscaux dans le monde
se diffèrent.
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
B. Principes

Principe de nécessité de l’impôt

• Devant la nécessité de couvrir les charges publiques par les Etats, ce


principe fonde la légitimité du contrôle fiscale et de la répression en
matière fiscale. Ce principe est repris à l’article 13 de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme qui précise que : « pour l’entretien
de la force publique et pour les dépenses de l’administration, une
contribution commune est indispensable ».

Principe de l’annualité fiscale

• Ce principe veut que le prélèvement fiscal s’effectue sur une période


d’une année. L’année fiscale correspond à l’année civile.
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
B. Principes

Principe de la non rétroactivité de la loi fiscale


• Ce principe constitue un des fondements de la sécurité juridique des
sujets de droit fiscal. En principe la loi fiscale ne doit pas rétroagir,
comme en droit pénal, elle dispose pour l’avenir.

Principe du contradictoire
• Le caractère du contradictoire de la procédure judiciaire s’applique en
droit fiscal au-delà de la phase juridictionnelle. Ce principe s’applique
également tout au long de la procédure du contrôle fiscale et constitue
une garantie importante pour le contribuable vérifié. A tout moment,
le contribuable dont les déclarations sont contrôlées, doit avoir la
possibilité de se défendre et de répondre aux éventuelles notifications
que l’administration se propose de lui adresser.
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
B. Principes

Principe non bis in idem

• Ce principe est appliqué dans toutes les autres branches de droit. Ce la


signifie : « nul ne peut être poursuivi ou jugé deux fois pour la
commission d’une même infraction ». En droit fiscal, une même
matière imposable ne peut être frappé plus d’une fois dans le chef du
même contribuable pour un impôt de même nature.
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
C. Définition

Le Droit fiscal est la discipline qui a pour but l’étude


de l’impôt auquel sont assujettis les membres d’une
collectivité étatique, en vue de leur participation aux charges
publiques.

Il est aussi l’étude de principes et de règles juridiques


qui régissent les opérations de la détermination, la liquidation
et le recouvrement des impôts ainsi que celles relatives à la
procédure et à l’exercice du pouvoir fiscal
I. GENERALITES
1. Le Droit Fiscal
C. Définition

Le Droit Fiscal est donc une branche de Droit Public


qui règle les droits de l’Administration Fiscale et leurs
prérogatives d’exercice.

L’étude de la partie scientifique du Droit fiscal est


appelée Science fiscale ou la Fiscalité tandis que la partie qui
étudie les règles juridiques concrètes prise dans un Etat pour
la levée des impôts est la législation fiscale
I. GENERALITES
2. La législation Fiscale

Une législation est l’ensemble des lois


concernant un pays ou un domaine particulier.

La Législation Fiscale est l’étude, particulière,


de l’ensemble des actes législatifs (Loi ou
Ordonnance-Loi) et des actes réglementaires (Décret,
Arrêté, Circulaire, note de service…) relatif au
prélèvement fiscal dépendant d’un pays à l’autre.
I. GENERALITES LEGISLATION
FISCALE
Textes de base

Loi n° 004/2003 du
Ordonnance-Loi n° 13 mars 2003
69/006 du 10 février portant
1969 relative à RÉFORMES DES
L’IMPÔT RÉEL PROCÉDURES
FISCALES

Ordonnance-Loi n°
Ordonnance-Loi n° Ordonnance-Loi n°
10/001 du 20 août
69/007 du 10 février 69/009 du 10 février
2010 portant
1969 relative à 1969 relative à
institution
L’IERE L’ICR LA TVA
I. LES IMPOTS DIRECTS
A. L’impôts réel
l’impôt réel est un impôt qui frappe les res, c’est-à-dire, les
biens, objets, choses ou droits du fait de leurs existences et qu’ils est source de
revenus sans considération de la personne qui le supporte.

l’impôt réel comprend donc trois impôts distincts :


• l’impôt sur la superficie des propriétés foncières bâties et non bâties ou impôt
foncier (IF) ;
• l’impôt sur le véhicule (IV);
• l’impôt sur la superficie des concessions minières et d’hydrocarbures (ISCMH).
A. L’ impôts réel
IF IV ISCMH
Champ Les propriétés foncières bâties et Les véhicules automoteurs . Les concessions minières et
d’application non bâties situés en RDC. d’hydrocarbures .

Assiette de l’impôt La superficie des propriétés -Pour les véhicules de tourisme la La superficie d’une concession
puissance du moteur; accordée pour la recherche ou
- Pour les véhicules utilitaires le poids. l’exploitation.
Taux -Pour les villas, déterminer en Forfait déterminer en fonction de la Pour la recherche:
fonction de la superficie bâtie; nature du véhicules. 0,02 $/ha pour la 1ère année
- Pour les autres immeubles, -Véhicules utilitaires: 0,03 $/ha pour la 2ème année
institution d’un Forfait annuel dont De moins de 2.500 kgs 0,035 $/ha pour la 3ème année
le montant varie selon leurs nature De 2.500 kgs à 10.000 kgs 0,04 $/ha pour la 4ème année
et le rang de localité. De plus de 10.000 kgs
- Véhicules de tourismes, selon Pour l’exploitation:
qu’ils appartiennent aux PP ou PM: 0,04 $/ha pour la 1er année
De 01 à 10 chevaux vapeurs 0,06$/ha pour la 2ème année
De 11 à 15 chevaux vapeurs 0,07$/ha pour la 3ème année
De plus de 15 chevaux vapeurs 0,08$/ha pour les années suivantes
Redevables Le propriétaire ou les personnes La personnes qui utilisent le véhicule Le titulaire d’une concession
locataires des immeubles
appartenant à l’Etat.
Fait générateur L’existence du bien imposable au L’utilisation du véhicule à partir du L’existence des éléments imposable
1er janvier de l’exercice fiscal. mois de janvier ou au cours de au mois de janvier.
l’année.
Exigibilité de Au plus tard le 01 février de Déterminer par l’autorité provinciale Au plus tard le 01 février de
l’impôt l’exercice fiscal. l’exercice fiscal

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda


Taux de l’impôt foncier dans la ville de Kinshasa

A. Personne Morale
VILLA, AUTRES CONTRUCTIONS
APPARTEMENT,IMMEUB
1 à 5 000 m2 5 000 à 10 000 10 000 m2 et
RANG DE LOCALITE LE A ETAGE OU AUTRE
m2 plus
1er Rang 1,60 $/m2 0,80 $/m2 0,60 $/m2 0,30 $/m2
2ème Rang 1,28 $/m2 0,64 $/m2 0,48 $/m2 0,24 $/m2
3ème Rang 0,98 $/m2 0,48 $/m2 0,36 $/m2 0,18 $/m2
4ème Rang 0,66 $/m2 0,32 $/m2 0,24 $/m2 0,12 $/m2
PROPRIETE NON BATIE
RANG DE LOCALITE
1 à 5 000 m2 5 000 à 10 000 10 000 m2 et
m2 plus

1er Rang 0,64 $/m2 0,48 $/m2 0,24 $/m2


2ème Rang 0,426 $/m2 0,32 $/m2 0,16 $/m2
3ème Rang 0,213 $/m2 0,16 $/m2 0,08 $/m2
4ème Rang 0,106 $/m2 0,08 $/m2 0,04 $/m2
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda
Taux de l’impôt foncier dans la ville de Kinshasa
B. Personne physique
VILLAS,
APPARTEMENTS, AUTRES PROPRIETES
RANG DE IMMEUBLES IMMEUBLE A ETAGE CONSTRUCTIONS NON BATIES
LOCALITE AUTRES QU’ A
ETAGE
1er Rang 360.000 FC 300.000 FC / étage 240.000 FC 216.000 FC
2ème Rang 60.000 FC 36.000 FC / étage 48.000 FC 36.000 FC
3ème Rang 30.000 FC 24.000 FC / étage 36.000 FC 18.000 FC
4ème Rang 6.000 FC 8.400 FC / étage 24.000 FC 4.800 FC

C. Ferme (Forfait pour personne physique et morale)


SUPERFICIE MONTANT
1 à 10 ha 30.000 FC
11 à 20 ha 42.000 FC
21 à 30 ha 44.000 FC
31 à 40 ha 78.000 FC
41 à 50 ha 102.000 FC
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda
51 ha et plus 120.000 FC
Rang de localités dans la ville de Kinshasa
COMMUNE QUARTIERS PAR RANG DE LOCALITE

1er Rang 2ème Rang 3ème Rang 4ème Rang

BANDALUNGWA 0 0 TOUS LES QUARTIERS 0

BARUMBU BON MARCHÉ ET LES ENVIRONS 0 LES AUTRES QUARTIERS 0

BUMBU 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

GOMBE TOUS LES QUARTIERS 0 0 0

KALAMU 0 0 TOUS LES QUARTIERS 0

KASA-VUBU 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

KIMBASEKE 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

KINSHASA 0 0 TOUS LES QUARTIERS 0

KINTAMBO 0 JAMAIQUE; KINTAMBO MAGASIN LES AUTRES QUARTIERS 0

KISENSO 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

LEMBA RIGHINI GOMBELE SALONGO ; CAMP RICHE LES AUTRES QUARTIERS 0

LIMETE TOUS LES QUARTIERS SAUF CEUX DES 0 KINGABWA; MOMBELE; MOSOSO; 0
AUTRES RANG SALONGO

LINGWALA BOYATA ; GOLF 0 LES AUTRES QUARTIERS 0

MAKALA 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

MALUKU 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

MATETE 0 DES MARRAIS 0 LES AUTRES QUARTIES

MASINA 0 SANS FIL 0 LES AUTRES QUARTIERS

MONT NGAFULA 0 MUNONGO, MASANGABILA, LIYOLO, LES AUTRES QUARTIERS 0


MAMA MOBUTU, YEMO

NGABA 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

NGALIEMA PIDEON, MONT FLEURI, MACAMPAGNE, LES AUTRES QUARTIERS


GOLF, MIMOZA, UPN, MAPENZA, UTEX,
GB, CHANIC ET SES ENVIRONS
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda
NDJILI 0 0 QUARTIERS 1,2,3,4,7 ;12 LES AUTRES QUARTIERS

NSELE 0 0 0 TOUS LES QUARTIERS

SELEMBAO 0 CITE VERTE ET NGAFANI 0 LES AUTRES QUARTIERS


A. L’ impôts réel

Certaines propriétés et une catégorie des


véhicules ne sont pas soumis à l’impôt réel du fait des exemptions
et exonérations, dont bénéficie leurs propriétaires, prévues par
la loi.
En d’autres termes, les bâtiments et terrains
appartenant aux personnes bénéficiant des exemptions et
exonérations ne sont pas soumis à l’impôt foncier.
Ainsi; il en est de même pour les véhicules
appartenant à cette même catégorie des personnes.
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda
B. Les impôts sur les revenus
DU POINT DE VUE FISCAL, LE REVENU EST
GÉNÉRALEMENT CONSIDÉRÉ COMME « LA RICHESSE NOUVELLE DU
CONTRIBUABLE QUE LUI PROCURE CHAQUE ANNÉE SES BIENS OU SON
TRAVAIL ».
D’UNE FAÇON PLUS EXPLICITE, LES REVENUS D’UN
INDIVIDU SONT CONSTITUÉS DES RESSOURCES DIVERSES QU’IL TIRE DE SON
TRAVAIL (SALAIRE, TRAITEMENT,…) OU DE SON CAPITAL, MOBILIER OU
IMMOBILIER (LOYER, DIVIDENDE, INTÉRÊT, …) OU SIMULTANÉMENT DE SON
TRAVAIL ET DE SON CAPITAL, C'EST-À-DIRE DES REVENUS MIXTES (BÉNÉFICES,
PROFITS).

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda


B. Les impôts sur les revenus
IL S’AGIT, EN PRINCIPE, DES RESSOURCES
PÉRIODIQUES ET RÉGULIÈRES À L’EXCLUSION DES MOYENS FINANCIERS
SPORADIQUES COMME DES GAINS EXCEPTIONNELS DE FORTUNES (EX. UNE
LOTERIE) QUI EN PRINCIPE NE SONT PAS CONSIDÉRÉS COMME DES REVENUS
DU POINT DE VUE FISCAL.
LES REVENUS SONT REPARTIS EN REVENUS
PROFESSIONNELS, PROVENANT DE LA RÉALISATION D’UNE ACTIVITÉ
PROFESSIONNELLE (TRAVAIL, PRESTATION DE SERVICE, COMMERCE…) ET EN
REVENUS NON PROFESSIONNELS QUI SONT LES FRUITS DES CAPITAUX
MOBILIERS OU IMMOBILIERS.

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda


B. Les impôts sur les revenus
LA LÉGISLATION FISCALE CONGOLAISE A ÉTABLI
DES IMPÔTS CÉDULAIRES SUR LES REVENUS CI-APRÈS :
• UN IMPÔT SUR LES REVENUS PROVENANT DE LA LOCATION DES
BÂTIMENTS ET TERRAINS SIS EN RDC OU IMPÔT SUR LE REVENU LOCATIF
(IRL) ;
• UN IMPÔT SUR LES REVENUS DES CAPITAUX MOBILIERS INVESTIS EN RDC
OU IMPÔT MOBILIER (IM) ;
• UN IMPÔT SUR LES REVENUS PROFESSIONNELS OU IMPÔT
PROFESSIONNEL ;

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda


B. Les impôts sur les revenus
1. Impôt sur le revenu locatif
Elément constitutif
IRL (art 4 à 12)
Champ d’application  Les revenus provenant de la location des bâtiments et des terrain s situés en RDC, quel que soit le
pays du domicile ou de résidence des bénéficiaires.
 La mise à disposition, à titre gratuit, des bâtiments et terrains en faveur d’une entreprise ou de toute
autre personne pour usage professionnel
Assiette de l’impôt  Le revenu brut des bâtiments et terrains donnés en location. Ce revenu comprend éventuellement le
loyer des meubles, du matériel, de l’outillage, du cheptel et de tous les objets quelconques. Il est
constitué du loyer, des impôts de toute nature acquittés par le locataire à la décharge du bailleur et
des charges autres que celles locatives.
 Le profit brut de la sous-location totale ou partielle des mêmes propriétés.
Taux 22 % du loyer reparti en deux taux, pour besoin de trésorerie de l’Etat:
Un taux de 20% est appliqué pour la retenue à la source mensuellement ;
Un solde de 2% à verser à la fin de l’exercice.
Redevables Deux catégories des redevables:
1. Le redevable réel
Le propriétaire, le possesseur ou le titulaire d’un droit réel immobilier;
Le bénéficiaire du profit brut de la sous location des bâtiments et terrains.
2. Le redevable légal : le locataire
Fait générateur La mise en location des bâtiments et terrains.

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda


Exigibilité de Au plus tard le 10 du mois suivant le versement du loyer.
l’impôt
B. Les impôts sur les revenus
1. Impôt sur le revenu locatif
CERTAINES PROPRIÉTÉS NE SONT PAS SOUMIS À L’IMPÔT SUR LE REVENU
LOCATIF DU FAIT DE LEURS APPARTENANCES AUX PERSONNES BÉNÉFICIAIRES DES EXEMPTIONS CI-DESSOUS:
A) L’ETAT, LES PROVINCES, LES VILLES, LES COMMUNES URBAINES ET RURALES, AINSI QUE LES OFFICES ET AUTRES
ÉTABLISSEMENT PUBLICS DE DROIT CONGOLAIS N’AYANT D’AUTRES RESSOURCES QUE CELLES PROVENANT DE
SUBVENTIONS BUDGÉTAIRES OU QUI ASSURENT, SOUS LA GARANTIE DE L’ETAT, LA GESTION D’ASSURANCES
SOCIALES ;
B) LES INSTITUTIONS RELIGIEUSES, SCIENTIFIQUES OU PHILANTHROPIQUES ;
C) LES ASSOCIATIONS PRIVÉES AYANT POUR BUT DE S’OCCUPER D’ŒUVRE RELIGIEUSES, SCIENTIFIQUE OU
PHILANTHROPIQUE QUI ONT UNE PERSONNALITÉ CIVILE ;
D) LES ÉTABLISSEMENTS D’UTILITÉ PUBLIQUE ;
E) LES ASSOCIATIONS PRIVÉES AYANT POUR BUT DE S’OCCUPER D’ŒUVRE RELIGIEUSES, SCIENTIFIQUES OU
PHILANTHROPIQUES QUI ONT REÇU LA PERSONNALITÉ CIVILE EN VERTU DE DÉCRETS SPÉCIAUX ;
F) LES ORGANISMES INTERNATIONAUX ;
G) LES IMMEUBLES NOUVELLEMENT CONSTRUITS, À PARTIR DU 1ER JANVIER 1968 DANS LES PROVINCES ORIENTALE ET
DE KIVU, JUSQU’AU 31 DÉCEMBRE DE LA CINQUIÈME ANNÉE QUI SUIT CELLE DE L’ACHÈVEMENT DE LA
CONSTRUCTION.

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda


APPLICATION
MR. WESTON MUKA, UN SUJET SÉNÉGALAIS, RÉSIDANT À KIGALI EST PROPRIÉTAIRE D’UNE VILLA DE 300M² À LA CITÉ VERTE. IL A, EN
OUTRE DEUX IMMEUBLES COMPORTANT CINQ APPARTEMENTS CHACUN DE 50M² À USAGE RÉSIDENTIEL. L’UN EST SITUÉ DANS LA COMMUNE DE LA
GOMBE À KINSHASA ET L’AUTRE À COTÉ DU MARCHÉ MOUNGALI À BRAZZAVILLE.

CES IMMEUBLES ÉTANT À LOUER, LES CONDITIONS DE BAIL QU’IL EXIGE SONT LES SUIVANTES :

• LE LOYER MENSUEL EST FIXÉ À 50$ US/APPARTEMENT ET 200$ US POUR LA VILLA PAYABLE SEMESTRIELLEMENT ET ANTICIPATIVEMENT EN MONNAIE
LOCALE;

• LA GARANTIE LOCATIVE EST DE 3 MOIS;

• LE CONTRAT DE BAIL A UNE DURÉE DE 3 ANS.

LES DÉPENSES ENGAGÉES PAR UN LOCATAIRE SUR L’IMMEUBLE QU’IL OCCUPE NE SONT PAS REMBOURSABLES.

AU COURANT DU MOIS DE DÉCEMBRE 1998, IL TROUVE UN CLIENT POUR LA VILLA, LE CONTRAT SIGNÉ PREND COURS À PARTIR DU
1ER JANVIER 1999. AU MOIS DE FÉVRIER DE LA MÊME ANNÉE, IL A REÇU 7 CANDIDATS LOCATAIRES, POUR LES APPARTEMENTS (3 POUR KINSHASA ET 4
POUR BRAZZAVILLE), QUI ONT SATISFAIT À SES EXIGENCES ET TOUS LES CONTRATS SIGNÉS PRENNENT COURS À PARTIR DU 1ER MARS 1999. A LA FIN DE
L’ANNÉE 1999, À PART LES I.F PAYÉS PAR LES LOCATAIRES, CES DERNIERS ONT SUPPORTÉ LES CHARGES SUIVANTES :

• L’OCCUPANT DE LA VILLA A DÉPENSÉ 7000FC DES FRAIS DE CONSOMMATION D’EAU ET D’ÉLECTRICITÉ

• LES OCCUPANTS DES APPARTEMENTS :

 12.500FC DE FRAIS DE CONSOMMATION D’EAU ET D’ÉLECTRICITÉ

 5.000FC DES DÉPENSES D’ENTRETIEN DE L’IMMEUBLE

 15.000FC DE PLAFONNAGE DE L’APPARTEMENT OCCUPÉ PAR UN LOCATAIRE.

QUEL EST L’IRL QUE DOIT ACQUITTER MR MUKA POUR L’EXERCICE 2000 ($=750 FC) ?
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda
2. Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM)
Elément constitutif
IMPOT MOBILIER (art 13 à 26)
Base de l’impôt  Les revenus d’actions ou parts;
 Les revenus d’obligations;
 Les revenus, des capitaux empruntés à des fins professionnelles;
 Les tantièmes alloués, dans les sociétés par actions de droit national, aux membres du conseil général;
 Les tantièmes alloués;
 Les montants nets des redevances (rémunération de droit de propriété intellectuelle);
 Les sommes réparties en cas de partage de l’avoir social par suite de liquidation ou de toute autre cause,
déduction faite du capital réellement libéré restant à rembourser.

Assiette de l’impôt 1. Pour les entreprises de droit national: le montant brut des revenus
2. Pour les sociétés étrangères:
 Les sociétés par actions:
 40% des revenus réalisés et imposés à l’IBP qu’à l’IRL, au titre des revenus d’actions ou parts;
 10% de la même base au titre de tantièmes.
 Les sociétés autres que par actions :
 50% des revenus réalisés et imposés à l’IBP qu’à l’IRL, au titre des revenus des parts des
associés non actifs.
3. Pour les redevances, le montant net c’est-à-dire le montant brut diminué dépenses ou charges exposés. A
défaut de ces dépenses, ces montants ou charges sont fixés forfaitairement à 30% du montant brut.

Taux 20 %
Redevables Deux catégories des redevables:
1. Le redevable réel
Les bénéficiaires des revenus des capitaux mobiliers.
2. Le redevable légal : les sociétés qui paient les revenus au bénéficiaire
Fait générateur Le paiement des revenus ou la mise à la disposition au bénéficiaire
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda
Exigibilité de Au plus tard le 15 du mois suivant le paiement des revenus et au plus tard le 30 avril de l’année qui suit celle de
l’impôt la réalisation des revenus pour les sociétés étrangères.
2. Impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM)
Il faut souligner que les intérêts produits par des
capitaux empruntés à des fins personnelles, les
intérêts de titres constitutifs d’emprunts émis par les
pouvoirs publics ou encore les revenus des part des
associés actifs dans les sociétés autres que par
actions ne sont pas concernés par l’impôt mobilier et
les revenus des capitaux mobiliers investis à
l’étranger sont exemptés.
IM = dividende brut x taux de l’impôt
Dividende net = dividende brut – IM
IM = Db x 20% soit IM = 0,20 Db (1)
Or Dn = Db – IM (2)
(1) Dans (2) , on aura
Dn = Db – 0,20 Db
Dn = Db ( 1- 0,20 )
Dn = 0,80 DB
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda
Donc Db = Dn/0,80
APPLICATION
LA SITUATION PATRIMONIALE D’UNE SARL A LA CLÔTURE DE L’EXERCICE SE PRÉSENTE COMME
SUIT :

BÂTIMENT COMMERCIAL 33.600; MATÉRIEL ROULANT 11.850; MARCHANDISES 10.620; CLIENTS DOUTEUX
275; ASSOCIE DÉFAILLANT 10.000 ; BANQUE 3.655; RÉSERVE LÉGALE 4820; BÉNÉFICE REPORTE 150; PVR
3.750; BÉNÉFICE NET 4000; COMPTE COURANT ASSOCIE 2.650; EFFET A PAYÉ 4.630.

LE CAPITAL SOCIAL EST DIVISÉ EN 500 PARTS DE VN 100.000 ET LE STATUT DE LA SOCIÉTÉ


STIPULE QUE LE BÉNÉFICE DE L’EXERCICE DOIT ÊTRE AINSI REPARTI :

₋ 5% DES BÉNÉFICES A LA RÉSERVE LÉGALE ;

₋ 5% D’INTÉRÊT SUR LE CAPITAL LIBÉRÉ ;

₋ DOTATION D’UNE RÉSERVE FACULTATIVE DÉTERMINER PAR L’AG DES ASSOCIES ;

₋ SUR LE RESTE, ATTRIBUTION AUX ASSOCIES D’UN SECOND DIVIDENDE COMPTE TENUE D’UN REPORT A
NOUVEAU POSSIBLE.

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda L’AG RÉUNIT EN SÉANCE EXTRAORDINAIRE A FIXE :

₋ LA DIVIDENDE NET PAR PART SOCIAL A 5,6 F;


3. IMPÔTS SUR LES REVENUS PROFESSIONNELS
OU IMPÔT PROFESSIONNEL
1. BASE DE L’IMPÔT

L’IMPÔT PROFESSIONNEL FRAPPE LES REVENUS PROVENANT D’ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES EXERCÉS EN RDC MÊME SI LE BÉNÉFICIAIRE
DÉDITS REVENUS N’Y AURAIT PAS :

 SON SIÈGE SOCIAL;

SON PRINCIPAL ÉTABLISSEMENT ADMINISTRATIF;

SON DOMICILE OU SA RÉSIDENCE PERMANENTE.

CES REVENUS SONT :

a. LES BÉNÉFICES DE TOUTES ENTREPRISES AINSI QUE LES LIBÉRALITÉS ET AVANTAGES QUELCONQUES ACCORDÉS AUX ASSOCIÉS NON-ACTIFS
DANS LES SOCIÉTÉS AUTRES QUE PAR ACTIONS;

b. LES RÉMUNÉRATIONS :

₋ DIVERSES DE TOUTES PERSONNES RÉTRIBUÉES PAR UN TIERS;

₋ DES ASSOCIÉS ACTIFS;

₋ DE L’EXPLOITANT INDIVIDUEL QU’IL S’ATTRIBUE OU ATTRIBUE AU MEMBRE DE SA FAMILLE POUR LE TRAVAIL;

₋ DIVERSES DES ADMINISTRATEURS, GÉRANTS, COMMISSAIRES, LIQUIDATEURS DE SOCIÉTÉS ET DE TOUTES


PERSONNES EXERÇANT DES FONCTIONS ANALOGUES.

c. LES PROFITS, QUELLE QUE SOIT LEUR DÉNOMINATION, DES PROFESSIONS LIBÉRALES, CHARGES ET OFFICES;

d. LES SOMMES PAYÉES EN RÉMUNÉRATION DES PRESTATIONS DE SERVICES DE TOUTE NATURE FOURNIES PAR DES PERSONNES PHYSIQUES
OU MORALES ÉTRANGÈRES NON ÉTABLIES EN RDC.

Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda


3. IMPÔTS SUR LES REVENUS PROFESSIONNELS
OU IMPÔT PROFESSIONNEL
C’EST AINSI QU’ON DISTINGUE, DANS L’IMPÔT
PROFESSIONNEL :

Impôt sur les


bénéfices et
Impôts profits
professionnels
Impôts sur les
rémunérations

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3. IMPÔTS SUR LES REVENUS PROFESSIONNELS
OU IMPÔT PROFESSIONNEL

2. IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES ET PROFITS

Elément constitutif
IBP
Revenus imposables 1. Les bénéfices de toutes les entreprises industrielles, commerciales, artisanales,
agricoles ou immobilières, y compris les libéralités et avantages quelconques
accordées aux associés non-actifs dans les sociétés autres que par actions;
2. Les profits, quelle que soit leur dénomination des professions libérales, charges
ou offices;
3. Les profits quelle qu’en soit la nature, des occupations non visées ci-dessus.
Assiette de l’impôt Résultat fiscal = Résultat comptable + réintégrations - déductions
Résulta fiscal = Résultat comptable + CNFD- PNT
En cas d’existence report déficitaire
Résultat comptable
+ Réintégrations
- Déductions
= Résultat Fiscal Provisoire
- Report des pertes professionnelles (fraction de la perte admise)
- Amortissement réputés différés.
= RESULTAT FISCAL DEFINITIF
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Taux 1. Pour les grandes et moyennes entreprises:
 30% des bénéfices déclarés ;
 1/100 du chiffre d’affaires déclaré lorsque les résultats sont déficitaires ou bénéficiaires
mais susceptibles de donner lieu à une imposition inférieur à ce montant.
L’impôt minimum ne peut être inferieur à :
₋ 2.500.000 FC pour les Grandes Entreprises;
₋ 750.000 FC pour les Moyennes entreprises.

2. Pour les entreprises de petite taille:


a. Les petites entreprises sont imposés aux taux de :
 1% du chiffre d’affaires pour les activités de vente;
2% du chiffre d’affaires pour les activités de prestations des services;
 lorsque le contribuable exerce à la fois les activités de vente et de service, les CA sont
cumulés et imposés suivant l’activité principale
b. Les micro entreprises sont imposés au taux forfaitaire de 50.000 FC
3. En cas de cessation temporaire d’activités, le taux est fixé à:
 500.000 FC pour les grandes entreprises;
 250.000 FC pour les moyennes entreprises;
 30.000 FC pour les entreprises de petite taille

Redevables 1. Les entreprises industrielles, commerciales, artisanales, agricoles ou immobilières


pour les bénéfices
2. Les personnes exerçant les professions libérales

Fait générateur La réalisation des revenus

Exigibilité de Pour les grandes et moyennes entreprises:


l’impôt  1er acompte de 40% sur l’impôt antérieur au plus tard le 30 juillet de l’exercice;
 2ème acompte de 40% sur l’impôt antérieur au plus tard le 30 novembre de l’exercice
 solde ( différence entre l’impôt de l’exercice moins les acomptes) au plus tard le 30 avril de
l’exercice n+1
Pour les entreprises de petite taille
Chef de Travaux Aimé Tayaye N'tonda a. Les petites entreprises acquittent l’impôt en deux quotités:
 1er acompte de 60% sur l’impôt de l’exercice au plus tard le 31 janvier de l’exercice n+1;
 solde de 40% sur l’impôt de l’exercice au plus tard le 30 avril de l’exercice n+1.
b. Les micros entreprises au plus tard le 30 avril de l’exercice n+1.
3. IMPÔTS SUR LES REVENUS PROFESSIONNELS
OU IMPÔT PROFESSIONNEL

3. IMPÔT PROFESSIONNEL SUR LES RÉMUNÉRATIONS

Elément constitutif
IBP
Revenus imposables 1. Les rémunérations des personnes rétribuées par un tiers, de droit public ou de
droit privé, sans être liées par un contrat d’entreprise ainsi que celles des associés
actifs dans les sociétés autres que par actions;
2. Les traitements, les salaires, les émoluments, les indemnités qui ne représentent
pas le remboursement des dépenses professionnelles effectives, les gratifications,
les primes, les jetons de présence et de toutes autres rétributions fixes ou
variables, quelle qu’en soit leur qualification;
3. Les pensions de toute nature ainsi que les sommes payées par l’employeur
contractuellement ou non par suite de cessation de travail;
4. la rémunération que l’exploitant d’une entreprise individuelle s’attribue ou
attribue aux membres de sa famille pour leur travail.
Assiette de l’impôt La rémunération net, c’est-à-dire, la rémunération brut déduite des avantages
sociales dans les limites de la Loi

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Taux 0% pour la tranche de revenu s annuels de 0,00 FC à 1.944.000,00
FC
15 % pour la tranche de revenu s annuels de 1.944.001,00 FC à 21.600.000,00 FC
30 % pour la tranche de revenu s annuels de 21.600.001,00FC à 43.200.000,00 FC
40 % pour la tranche de revenu s annuels supérieurs à 43.200.000,00 FC

Le taux est plafonné à 30% , c’est-à-dire que le taux ne peut excéder


30% du revenu imposable. Le taux ne peut être inférieur à 1.500 FC / mois après
déduction des charges de famille. Pour les personnels occasionnels, le taux est de
15% . Les indemnités de fins de carrière sont imposées au taux de 10%
Redevables Deux catégories des redevables:
1. Le redevable réel est Le bénéficiaire des rémunérations. Il faut considérer aussi
comme bénéficiaires des rémunérations:
 les membres des institutions politiques ( Président de la République, le
parlement, le gouvernement central et les institutions provinciales);
 Les mandataires publiques;
 Les engagés locaux des missions diplomatiques et des organismes
internationaux;
 Les travailleurs occasionnels

2. Le redevable légal : les employeurs. Pour Les engagés locaux des missions
diplomatiques et des organismes internationaux, c’est eux-mêmes.
Exigibilité de Au plus tard le 15 du mois qui suit le mois au cours duquel les rémunérations ont
l’impôt été versées ou mises à la disposition de bénéficiaires

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APPLICATION
LA RÉMUNÉRATION D’UN EMPLOYÉ À LA FIN DU MOIS EST DE
3.000.000 FC. QUEL EST LE MONTANT QUI LUI DOIT ÊTRE RETENU COMME
IMPÔT SUR SA RÉMUNÉRATION EN APPLICATION DU BARÈME CI-DESSOUS:
0 % -------------------- 0,00 FC À 1.944.000,00 FC
15% -------- 1.944.001,00 FC À 21.600.000,00 FC
30% --------21.600.001,00FC À 43.200.000,00 FC
40 % AU DELÀ DE 43.200.000,00 FC

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