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Le document définit le contrat de vente et ses caractéristiques selon le droit des obligations marocain. Il décrit les éléments constitutifs d'un contrat de vente, les effets du contrat notamment le transfert de propriété et de risques, ainsi que les obligations du vendeur.

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Le document définit le contrat de vente et ses caractéristiques selon le droit des obligations marocain. Il décrit les éléments constitutifs d'un contrat de vente, les effets du contrat notamment le transfert de propriété et de risques, ainsi que les obligations du vendeur.

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Le contrat de vente

Définition du contrat de vente


Selon l'article 478 DOC : la vente est un contrat par lequel l’une des parties transmet la propriété d’une chose ou d’un
droit l’autre contractant, contre un prix que ce dernier s’oblige à lui payer. Le contrat de vente est translatif de la
propriété du vendeur à l’acheteur dès la conclusion du contrat ;c-à-d dès qu’il y a consentement des contractants.
Les caractères du contrat de vente
Paragraphe 1 : le contrat de vente est un contrat nommé
=> Le contrat nommé est celui dont le régime juridique est défini par la loi, et auquel l’usage a donné un nom : par ex :
contrat de vente ou de bail, mandat, le prêt,…
=>le contrat innomé est celui qui n’étant pas prévu par la loi, a été conçu par les parties ou créé par la pratique, et qui
reste soumis à la théorie générale du contrat. Par ex : contrat médical, contrat de leasing, de franchise,…
Paragraphe 2 : le contrat de vente est consensuel
Le contrat consensuel est celui qui se forme par seul accord des volontés, sur la chose, sur le prix et les autres clauses
du contrat. Aucune condition de forme n’est exigée. Le DOC marocain a exclu tout contrat susceptible d’hypothèque, ou
bien la vente d’un immeuble ou d’un droit immobilier, de la règle. Il se forme par la réunion de l'offre et de l'acceptation.
Paragraphe 3 : le contrat de vente est synallagmatique
Ce contrat fait naître des obligations à la charge des 2 parties, l’une des caractéristiques de ce contrat, est que chacun
des contractants est à la fois débiteur et créancier.
Dans la vente : le vendeur s’engage à livrer la chose et l’acheteur à payer le prix.
Paragraphe 4 : C’est un contrat de disposition / translatif
C’est un contrat par lequel, l’une des parties transmet la propriété d’une chose, ou d’un droit à l’autre partie, en
contrepartie d’un prix. Le vendeur doit être capable, et âgé de 18 ans, les mineurs doivent se faire assister par leur
tuteur ou représentant légal.
Paragraphe 5 : c’est un contrat à titre onéreux
C’est un contrat dans lequel chacune des parties entend obtenir quelque chose de l’autre.
Le vendeur transmet la propriété et l’acheteur paye le prix. Ce qui le différencie de la donation ou du prêt.
Les éléments constitutifs du contrat de vente
Les parties doivent s'accorder sur les éléments du contrat de vente. Ces éléments sont quatre :
1. Le consentement des parties : Il ne doit pas être vicié dol erreur violence… il doit être exprimé.
2. Les parties doivent avoir la capacité d'aliéner le bien objet du contrat (l’air est un bien inaliénable qui n’a
pas de propriétaire ; de même, la vente de la chose d’autrui est nulle).
3. L'objet : La chose peut présenter différentes natures
Un corps certain : la chose doit être un corps est certain, possède un caractère spécifique et suffisant pour l’identifier.
Par ex : un ordinateur,… Les contractants doivent donner toutes les précisions nécessaires sur les composantes et les
caractéristiques de la chose qui permettent d’identifier, lors de la conclusion du contrat de vente.
Une chose future : la chose future est celle envisagée par les parties. Par ex : la vente d’un immeuble à construire…
la chose future ne fait pas obstacle à la formation du contrat de vente, dans ce cas, le DOC permet que l’objet soit une
chose future et incertaine..
Une chose de genre : La chose peut être déterminable au moment de la conclusion du contrat, à travers sa qualité et
sa quantité. Il est déterminable au moment de son individualisation entre les mains de l’acheteur, il s’agit de la vente en
bloc (indication du lieu où la chose se trouve) vente au poids, au compte ou à la mesure.
La protection de l'ordre public et de l'intérêt général a amené le législateur à réglementer ou à interdire la vente de
certains produits : Interdit la vente des organes humains, l'alcool aux personnes de religion musulmane, les
stupéfiants…. Et réglementée les biens faisant l'objet d'un monopole les cigarettes les timbres poste….
4. Le prix
Le prix doit être d'abord déterminé ou déterminable par les parties, sérieux, réel et juste. Les contractants doivent au
moment de la formation de l’accord, fixer et se mettre d’accord sur le prix de la chose, objet du contrat.
En absence de détermination possible du prix, le contrat de vente est frappé de nullité absolue.
Les effets du contrat de vente
La vente se forme par l’accord des parties sur la chose vendue, sur son prix et sur les autres clauses du contrat, chacun
d'entre eux ( l'acheteur et le vendeur) à des obligations. Son effet essentiel consiste dans le transfert de la propriété du
bien concerné du vendeur à l’acheteur.
1) Les transferts de propriété et des risques
Selon l'article 491 du DOC fait naître d'un seul et même acte qu'est le contrat de vente une double fonction de
création d'obligations et de transfert de propriété
L'acheteur acquiert de plein droit la propriété de la chose vendue dès que le contrat est parfait par le consentement des
parties. La propriété de la chose vendue est ainsi transférée c'est-à-dire par le seul échange des consentements.
Selon l'article 493 du DOC dès la perfection du contrat l'acheteur va supporter :
✓ Les impôts, les contributions et autres charges qui pèsent sur la chose vendue. Et les frais de conservation.
Selon l'article 494 du DOC prévoit que si la vente se fait à la mesure au compte sur la simple description " tant que la
chose vendue n'a pas été comptée, mesurée, jaugée, examinée… par l'acheteur ou par son représentant " c'est le
vendeur qui supporte les risques liés à la chose, même si la chose est déjà entre les mains de l'acheteur.
La chose vendue voyage aux risques du vendeur jusqu'à sa réception par l'acheteur, ce qui revient à dire que le
vendeur supporte le risque du transport.
Le transfert de propriété a lieu dès le consentement des parties même s’il n’y a encore eu ni livraison, ni paiement. Il
n’interviendra que lorsque cette dernière sera affectée précisément à l’acheteur. Il peut être retardé par :
● L’expression de la loi
● La volonté des parties lesquelles peuvent introduire dans le contrat une clause de réserve de propriété.
Si un bien vendu est détruit, en principe, le dommage subi par la chose vendue est à la charge de l’acquéreur. Mais
cette règle est parfois inadaptée et les parties peuvent insérer dans le contrat une clause de dissociation :
●Le transfert des risques se fera après le transfert de propriété quand la livraison du bien a lieu après la signature du
contrat sur une chose future. Le vendeur assume le risque alors que le transfert de propriété est déjà intervenu.
●Le transfert de risques se fera avant le transfert de propriété dans l’hypothèse où une clause de réserve de propriété
est dans le contrat. L’acquéreur qui est en possession du bien mais qui n’est pas encore propriétaire supporte le risque.
Les contrats translatifs de propriété soumis au droit de la consommation
● Le code de la consommation prévoit que tout risque de perte ou d’endommagement des biens est transféré au
consommateur au moment où ce dernier ou un tiers désigné par lui, et autre que le transporteur proposé par le
professionnel, prend physiquement possession de ces biens.
● Donc le transfert de la charge des risques intervient, de la sorte, non pas au moment du transfert de propriété, mais
au moment de la livraison du bien.
2. Les obligations réciproques : Art 499 à 531
Les obligations du vendeur ; Le vendeur a deux obligations principales
A . La délivrance (articles 499 à 531)
L’article 512 dispose que « la chose doit être délivrée dans l’état où elle se trouvait au moment de la vente ».
L'obligation de délivrer la chose comprend également ses accessoires selon les conventions des parties.
La délivrance doit s’effectuer au lieu où la chose vendue se trouvait au moment du contrat, sauf convention contraire
des parties. La délivrance doit être faite aussitôt après la conclusion du contrat . Toutefois, il faut distinguer que la
vente est faite « en disponible » et dans ce cas les usages ne permettent qu’un bref délai, ou que la vente est dite « à
livrer » c'est-à-dire que la délivrance sera différée jusqu’au moment où la chose vendue parvient à l’acheteur.
Si le vendeur ne délivre pas la chose vendue à l’époque convenue, ou s’il délivre une chose non conforme ou ne délivre
aucune chose, il manque à son obligation de résultat et l’acheteur pourra alors mettre en œuvre plusieurs actions :
● Opposer au vendeur l’exception d’inexécution
● Demander au juge l’exécution forcée de la vente
● Demander la réfaction du contrat ( une inexécution partielle d’une obligation par une révision du contrat ).
● Demander la résolution du contrat à ne pas confondre avec la résiliation du contrat.
B. La garantie (articles 532 à 575)
La garantie que le vendeur doit à l’acheteur à un double objet :
La garantie de la jouissance de la chose vendu, pour cause d’éviction ‫ضمان االستحقاق‬
Le vendeur doit faire en sorte que l’acheteur ne souffre d’aucune éviction de son fait mais également de tout fait de
tiers. Selon l'article 534 il y a éviction :
1) lorsque l’acquéreur est privé en tout ou en partie de la possession de la chose.
2) lorsqu’il ne réussit pas à en obtenir la possession contre un tiers détenteur
3) lorsqu’il est obligé de faire un sacrifice pour la délivrer.
Selon l’article 538 du DOC, l’acheteur qui a souffert d’éviction a le droit de se faire restituer :
● le prix qu’il a déboursé et les loyaux coûts du contrat,
● les dépens judiciaires qu’il a fait sur la demande en garantie,
● les dommages et intérêts qui sont la suite directe de l’éviction.
Les parties peuvent convenir que le vendeur ne sera soumis à aucune garantie
La garantie des vices cachés est fondée sur un mécanisme simple :
Si les défauts non apparents de la chose vendue la rende impropre à l’usage, l’acheteur peut :
● soit rendre la chose au vendeur et se faire restituer le prix au moyen de l’action rédhibitoire.
● soit conserver la chose vendue et se faire restituer une partie du prix versé au moyen de l’action dite estimatoire.
Les conditions dans lesquelles la garantie peut être appelée lorsque le vice à diminuer sensiblement la valeur ou rendre
la chose vendue impropre à son usage et c’est le juge en cas de litige qui apprécie cette gravité .
L’action indemnitaire du fait d’un vice caché
Selon l’article 553 du DOC l’acheteur a une obligation d’examen « de l’état de la chose aussitôt après l’avoir reçue et
de notifier dans les 7 jours suivants la réception au vendeur tout défaut constaté.
Selon l’article 569 du DOC « le vendeur n’est point tenu des vices apparents, ni de ceux dont l’acheteur a eu
connaissance ou qu’il aurait pu facilement connaître. »
Selon l’article 552 du DOC, n’est garanti par le vendeur que le vice qui existait au moment de la vente.
L’article 573 a fixé les délais d’exercice de l’action :
● pour les choses immobilières dans les 365 jours qui suivent la délivrance,
● pour les choses mobilières et les animaux dans les 30 jours après la délivrance.
Les parties peuvent, toutefois, prolonger ou réduire contractuellement ces délais.
Des obligations de l’acheteur : (articles 576 à 584)
A. payer le prix
L’acquéreur doit se libérer du prix de vente entre les mains du vendeur lui-même ou à la personne qu’il a mandatée.
Le paiement porte sur le prix convenu et ses accessoires puisque les frais du paiement sont à la charge de l’acheteur.
Selon le contrat, le prix peut comporter d’autres composantes : les frais de transport, les droits de douane…
Selon l’article 577 du DOC dispose que l’acheteur est tenu de payer le prix à la date et de la manière établie au
contrat; à défaut de convention, l'acheteur doit payer au moment même de la délivrance.
B. L'obligation de prendre livraison de la chose vendue
La délivrance et paiement doivent s’exercer simultanément. Ce qui permet au vendeur de bénéficier d’une
double garantie en cas de non paiement du prix:
• Droit de revendication des choses mobilières ; le vendeur qui n’a pas accordé de délai peut, à défaut de paiement du
prix, revendiquer les choses mobilières qui se trouvent au pouvoir de l’acheteur, ou en arrêter la vente. ‫استرداد دعوى‬
• Droit de rétention qui sur la base de l’article 583 du DOC octroie à l’acheteur qui est troublé ou qui se trouve en
danger imminent et sérieux, en vertu d’un titre antérieur à la vente la possibilité de retenir le prix.
Si la chose vendue doit être délivrée sur place, il appartient à l’acheteur d’aller la retirer par lui-même ou par un tiers
mandaté à cet effet. Si la chose vendue doit être livrée chez l’acheteur, il doit désigner au vendeur le lieu de livraison ou
de déchargement. A défaut de retirement, le vendeur pourra demander : l’exécution forcée, ou la résolution de la vente .
CHAPITRE 2 – LES SPÉCIFICITÉS DE CERTAINS TYPES DE CONTRAT DE VENTE
1) LES SPÉCIFICITÉS DE LA VENTE COMMERCIALE
Acheter pour revendre c’est la définition classique de l’acte de commerce. Il ne faut pas oublier que la vente
commerciale n’est pas réglementée par le code du commerce et qu’elle obéit donc aux règles générales du DOC.
a. La forme du contrat
L’écrit n’est pas obligatoire, même pour les ventes importantes. En outre, en matière commerciale, il existe très souvent
des contrats préétablis dans lesquels figurent « les conditions générales de vente ».
b. Le consentement
L’offre de vente effectuée par un commerçant est normalement impersonnelle et à durée indéterminée ; elle résulte par
exemple de catalogues de produits…. Ainsi parfois, la simple proposition de contracter est aussi réglementée en cas
d’offre à distance par un vendeur professionnel.
Le régime de l’acceptation de la vente commerciale entraîne souvent des difficultés car elle est ralentie par un délai de
réflexion donné dans certains cas à l’acheteur et notamment par l’exercice du droit de rétractation.
• La pratique commerciale a introduit des conditions résolutoires ou suspensives au profit de l’acheteur. C’est
par exemple le cas de la vente par dépositaire dans laquelle l’acheteur achète pour revendre et se réserve le
droit de restituer les marchandises invendues, l’acheteur ne paie donc pas le prix immédiatement, il ne paiera que ce
qu’il a vendu ; on rencontre ce type de contrat dans le commerce de journaux ou les librairies.
c. l’objet
Dans les contrats de vente commerciale, il sera utilement précisé la qualité de la chose objet du contrat, en l’absence de
définition de ces qualités, la marchandise devra être de qualité « loyale et marchande ».
La vente d’un corps certain emporte transfert de propriété dès la conclusion du contrat et les risques sont donc à la
charge de l’acheteur. La vente de chose future implique quant à elle que le risque pèse sur le vendeur qui a l’obligation
de satisfaire la livraison à son client dans les termes et conditions prévus au contrat.
d. Les obligations
La jurisprudence et la doctrine ont admis une troisième obligation à la charge du vendeur c’est l’obligation de
renseignement. En effet, le vendeur doit renseigner l’acheteur sur le produit vendu, ses conditions d’utilisation et les
dangers que l’usage ou la consommation peuvent présenter. Cette obligation entre dans le souci de la protection du
consommateur compte tenu de la diversité et de la technicité croissante des produits ainsi que devant les nouvelles
formes de distribution.
2) La vente à réméré (articles 585 à 600 DOC)
L’article 585 du DOC la vente à réméré c'est la vente par laquelle l’acheteur s’oblige, après la vente parfaite, à restituer
la chose au vendeur contre remboursement du prix », il s’agit donc d’une vente avec faculté de rachat. Il est limité dans
le temps pour une durée maximale de 3 ans et ne peut pas être prolongé. Pendant la durée du délai, l’acheteur peut
jouir de la chose vendue à titre de propriétaire, il en perçoit les fruits et exerce toutes les actions relatives à la chose.
Si le vendeur n’exerce pas son droit de rachat dans le délai stipulé au contrat, il perd son droit.
La faculté de réméré s’exerce par notification faite par le vendeur à l’acquéreur de sa volonté d’effectuer le rachat.
Le vendeur peut exercer son action de rachat contre un second acquéreur quand bien même la faculté de rachat
n’aurait pas été déclarée dans le second contrat.
Le vendeur qui use du pacte de rachat ne peut rentrer en possession de la chose vendue qu’après avoir remboursé : le
prix qu’il a touché,et les dépenses qui ont augmenté la valeur de la chose.
3. La vente à option régie par les articles 601 à 618 du DOC.
La vente à option c'est la vente faite sous la condition que l’acheteur ou le vendeur aura le droit de se départir du contrat
dans un délai déterminé : 60 jours pour les immeubles, et 5 jours pour les choses mobilières. Pendant le délai d’option,
le droit aux fruits, accroissements et accessions de la chose demeure en suspens. Si la partie opte affirmativement dans
le délai imparti, la vente devient simple et la chose est réputée avoir appartenu à l’acheteur dès le jour du contrat.
Si la partie qui s’est réservé le droit d’option laisse passer le délai sans faire connaître sa décision, elle est présumée, de
plein droit, avoir accepté.
L’acheteur perd le droit de refuser la chose par tout fait impliquant son intention de faire acte de propriétaire tel que :
vendre, louer la chose…. Au contraire, le vendeur est présumé avoir opté négativement et perd le droit d’exiger
l’exécution de la vente dans les cas prévus ci-dessus.
Lorsque la partie opte négativement, le contrat est réputé non avenu et les parties doivent se restituer réciproquement
ce qu’elles ont reçu l’une de l’autre.
L’acheteur qui ne peut restituer la chose ou la restituer détériorée pour une cause non imputable à son fait ou à sa faute
n’est tenu d’aucune responsabilité.
4. La vente Selem réglementée par les articles 613 à 618 du DOC.
La vente « selem » est un contrat par lequel l’une des parties avance une somme déterminée en numéraire à l’autre
partie, qui s’engage de son côté à livrer une quantité déterminée d’objets mobiliers dans un délai convenu.
Ce contrat ne peut être prouvé que par écrit. Le prix doit être payé au vendeur dès la conclusion du contrat.
Lorsque dans une vente dite à livrer, les vendeurs ne se sont pas exécutés dans les délais et que le produit de la vente
n’existe plus, l’acheteur peut demander la résolution du contrat, ou la restitution du prix.
Le contrat de bail commercial. La loi 49-16
Champ d’application
Sont régis par la nouvelle loi :
● Les baux d’immeubles ou locaux dans lesquels est exploité un fonds de commerce appartenant à un commerçant,
artisan ou industriel et les baux d'immeubles ou de locaux accessoires au lieu où est exploité le fonds de commerce.
● Les baux d’immeubles ou locaux à usage commercial, industriel, artisanal appartenant au domaine privé de l’Etat,
aux collectivités territoriales ou aux établissements publics.
● Les baux de terrains nus sur lesquels ont été édifiés avant ou après la location, des constructions pour
l’exploitation d’un fonds de commerce sous réserve de l’acceptation du propriétaire.
● Les baux d’immeubles loués par les établissements d’enseignement privé, les coopératives à objet commercial,
les cliniques privées et établissements similaires, les pharmacies, les laboratoires privés d’analyses biologiques
médicales et des cabinets d’examen radiologique.
Sont exclus du champ d’application de la nouvelle loi :
● Les baux relatifs aux immeubles ou locaux entrant dans le domaine public de l’Etat, des collectivités territoriales,
des établissements publics.
● Les baux d’immeubles ou locaux à usage commercial, industriel, artisanal appartenant au domaine privé de l’Etat,
aux collectivités territoriales ou aux établissements publics, si ces biens sont affectés à l'intérêt général.
● Les baux relatifs aux immeubles ou locaux entrant dans le cadre des Habous
● Les baux relatifs aux locaux situés dans des centres commerciaux
● Les baux relatifs aux immeubles ou locaux situés dans les espaces réservés aux projets d’entreprises exerçant
leurs activités dans les secteurs de l’industrie et des technologies de l’information réalisés par l’Etat, les collectivités
territoriales, les établissements publics ou les entreprises détenues par l’Etat ou une personne de droit public.
● Les baux emphytéotiques +10 ans hors de la loi
● Les contrats de crédit-bail
L’exigence d’un bail écrit
Nouveauté : Le bail commercial doit faire l’objet d’un contrat écrit ayant une date certaine, avec obligation de réaliser un
état descriptif des lieux loués.
L’existence d’un bail écrit est déterminante pour enclencher certaines procédures ou obtenir certaines indemnités.
Rappel: L’enregistrement des baux commerciaux est obligatoire et donne date certaine aux actes concernés.
La durée et le droit au bail
Nouveauté : Le droit au renouvellement du bail commercial s’acquiert après deux ans d’occupation sauf en cas de
versement d’un « pas de porte », constaté par écrit dans le bail ou dans un acte séparé.
Rappel: Le bail commercial doit avoir une durée initiale prévue de moins de 10 ans, faute de quoi il sera réputé être un
bail emphytéotique et, par conséquent, exclu du champ d’application de la nouvelle loi.
Le loyer et sa révision
Rappel: Le montant du loyer est librement fixé entre les parties.
La révision du loyer est soumise aux dispositions de la loi n° 03-07 (max. 10% tous les trois ans).
Nouveauté : Les charges locatives sont incluses dans le loyer sauf stipulation contractuelle expresse à l’effet contraire.
Indemnité d’éviction
Le locataire expulsé ou évincé malgré son droit au renouvellement du bail a le droit d’être indemnisé à hauteur de la
valeur du fonds de commerce.
Nouveauté : Cette indemnité est déterminée sur la base:
- des déclarations fiscales des 4 dernières années - de ce qui a été dépensé pour les améliorations et modifications
- des éléments perdus du fonds de commerce - des frais de déménagement
● L’indemnité d’éviction n’est pas due dans les cas suivants:
1. Défaut du paiement de 3 mensualités locatives dans un délai de 15 j à compter de la mise en demeure du bailleur
2. Si le locataire opère sans le consentement du bailleur un changement dans le local nuisant à l’immeuble et sa
sécurité ou augmentant ses charges.
3. Changement d’activité commerciale sans l’acceptation du bailleur.
4. Si le local menace de tomber en ruine.
5. Si le local péri du fait du locataire, de la force majeure ou du cas fortuit.
6. Sous-location en violation d’une stipulation contractuelle.
7. Perte de la clientèle et de l’achalandage suite à la fermeture du local pendant au moins 2 ans.
Homologation du congé
Le locataire bénéficie malgré toute clause contraire du droit au renouvellement
Le bailleur souhaitant mettre un terme au contrat de bail doit mettre en demeure le locataire en précisant la raison qu’il
invoque et accorder un délai pour l’éviction à compter de la réception de la mise en demeure.
● Délai de 15 jours si le motif est le non-paiement des mensualités locatives ou si le local menace de tomber en ruine.
● Délai de 3 mois dans les autres cas.
Nouveautés: À compter de l’expiration du délai, le bailleur a le droit de saisir la justice pour l’homologation de la mise
en demeure à l’intérieur d’un délai de 6 mois de la fin du délai accordé au locataire.
Le PT vérifie l’exactitude du motif justifiant le congé et se prononce conformément à la demande ou la rejette.
En cours de procédure, le locataire à la possibilité de formuler une demande en indemnisation. Dans ce cas, la décision
d’éviction n’est exécutoire que sous réserve du dépôt du montant de l’indemnité dans un délai maximum de 3 mois,
faute de quoi il sera considéré comme ayant renoncé à l’exécution. Le locataire peut aussi introduire une action en
indemnisation dans les 6 mois suivant la notification de la décision définitive d’éviction.
Locaux abandonnés ‫أماكن مهجورة‬
Nouveautés : Si un locataire abandonne un local et d’exploiter pendant 6 mois, le bailleur peut demander au président
du tribunal d’ordonner, après enquête, l’ouverture du local et la récupération des lieux
Si le locataire reste absent 6 mois après l’exécution de l’ordonnance, celle-ci devient définitive et le bail est résilié.
Si le locataire réapparaît pendant l’exécution de l’ordonnance, il est sursis à exécution et le président du tribunal peut
accorder au locataire un délai de 15 jours pour régulariser sa situation sous peine de continuer l’exécution.
Droit au retour
Nouveautés : Démolition et reconstruction : le bailleur doit être propriétaire des locaux depuis au moins 1 an et doit
verser au locataire une indemnisation provisoire égale à 3 ans de loyers tout en préservant son droit au retour. Le
locataire peut réclamer en sus les frais d’attente et le tribunal mettra à la charge du bailleur au moins la moitié des frais
prouvés par le locataire. Le locataire aura droit à une réparation intégrale du préjudice si son droit au retour n’est pas
préservé ou s’il ne reçoit pas un local dans les 3 ans de son expulsion.
Nouveautés : Constructions menaçant ruine: dans ce cas le locataire n’a pas droit au retour ou à indemnisation sauf si
l’immeuble est restauré ou reconstruit dans les 3 ans de l’éviction
Si les locaux ne sont pas remis à disposition dans le délai imparti, le locataire a droit à une indemnisation complète.
Nouveautés : Expansion ou surélévation nécessitant l’éviction du locataire pendant une période maximum d’un an avec
possibilité d’extension d’un an: dans ce cas le locataire a droit à la réparation du préjudice subi sans dépasser le
montant des profits réalisés conformément à la déclaration fiscale de l’année écoulée
Rappel : Dans tous les cas de retour du locataire, celui- ci continuera à payer l’ancien loyer en attendant la fixation
conventionnelle ou judiciaire du nouveau loyer.
Droit de reprise
Nouveauté : Possibilité d’éviction du local annexe affecté à l’habitation du bailleur lui-même ou de son conjoint, ses
ascendants ou descendants directes de premier degré, les bénéficiaires du testament obligatoire ou le Makfoul à
condition de verser au locataire une indemnité correspondant à 3 ans de loyers et d’y habiter au terme de 6 mois
pendant une durée minimum de 3 ans. A défaut, le locataire pourra réclamer la réparation du préjudice subi, égal à 18
mois de loyers supplémentaires.
Sous-location et cession
Nouveautés : La sous-location des locaux loués est autorisée sauf stipulation expresse du bail à l’effet contraire:
Si le loyer de la sous-location est supérieur au loyer principal, le bailleur a le droit de demander la révision du loyer
nonobstant le dispositions de la Loi n° 03-07.
Le locataire a le droit de céder son bail à condition de notifier le bailleur dans les conditions de fond et de forme
prévues par la loi mais le bailleur a un droit de préemption pour récupérer le local au prix proposé, dans un délai de 30
jours de sa notification.
Clause résolutoire
Contrairement à l’ancien régime, la nouvelle loi introduit une clause résolutoire où le pouvoir d’appréciation du juge
semble réduit. Ainsi en présence d’une clause résolutoire, le bailleur peut mettre en demeure le locataire défaillant
n’ayant pas payé 3 mensualités. Si cette mise en demeure reste infructueuse pendant 15 jours à compter de sa
réception, il peut saisir le juge des référés pour constater la réalisation de la condition et ordonner la restitution du local
Gestion des différends
Le délai de 6 mois avant la prise d’effet des dispositions de la nouvelle loi expirera bientôt.
• Révision et mise en conformité des contrats en cours.
• Juridiction du tribunal de commerce Médiation, arbitrage

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