Co-infection VIH/VHB à Bamako 2018
Co-infection VIH/VHB à Bamako 2018
FACULTE DE PHARMACIE
Année Universitaire 2018 – 2019 Thèse N° : ……………..
Je Te rends grâce, pour mon existence dans cette vie, pour m'avoir née musulmane pour la
réalisation de ce travail et je T'implore par Tes Glorieux Noms, cachés et connus, de me
donner le courage nécessaire pour les challenges à venir. Ce n'était pas facile de franchir
toutes les étapes de ces longues années d'études mais à chaque obstacle je m'en remettais à Toi
en me rappelant quelques paroles de Ton Saint Coran :
"FainnamaAAaalAAusriyusran
Inna maAAaalAAusriyusran
Sourate 94 Versets 5 et 6
Oh Allah, fasse que ma vie et mes actions soient conformes à tes préceptes.
Je demande à Allah, par Ses plus beaux Noms et Attributs de mettre de la sincérité dans ce
modeste travail et qu’il m’en face bénéficier ici-bas et à l’au-delà ainsi que ceux qui le liront
par la grâce du Prophète Muhamed PSL.
Aucun mot n'est assez suffisant pour moi pour te décrire, j'espère être à la hauteur de
l’enseignement que tu m'as donnée, tu as été pour moi un deuxième père, merci pour tout ton
soutien financier et moral.
Si ce qu'on dit sur la générosité envers autrui s'avère exacte alors sache que tous tes enfants
réuniront dans cette vie. Toutes les épreuves et les souffrances auxquelles tu as traversé seront
dans un avenir proche un mauvais souvenir. Merci de faire de moi ce que je suis, tu t'es
toujours battu pour que tes enfants reçoivent un enseignement de qualité et ne manquent de
rien coté scolaire, je ne saurais assez te remercier.
Puisse ce travail être d’abord ta récompense avant d’être la mienne. Que Dieu te garde encore
longtemps auprès de nous.
Mère aucun mot n'est assez beau pour te décrire, j'ai reçu une excellente éducation grâce à toi,
tu as toujours su me comprendre et faire en sorte que je sois heureuse, tu as été une mère pour
tous ceux qui en avaient besoin, ta maison est devenue le refuse de tous les enfants du quartier,
longue vie à toi, je suis fière de te savoir ma mère. Merci pour tout.
Merci pour tout l'amour que tu m'as donnée, tu es celle qui m'a encouragée à faire les études en
Pharmacie, alors ce travail est le tient. Je ne saurais te remercier pour tout ce que tu as fait pour
moi à ma tendre enfance, sache que si j'ai une deuxième mère c'est bien toi. Qu'Allah t'accorde
une longue vie pour qu'on puisse t'offrir la tranquillité d'esprit dont tu as besoin. Merci maman.
Merci pour votre Soutien et votre présence à mes côtés dans les durs moments, ce travail est le
vôtre, je suis fière de vous avoir comme frère et sœurs.
Merci pour votre Soutien durant mes études ce travail est le votre
A Youssouf Maïga
Merci pour toute votre aide à ma mère et votre contribution à mon éducation
Je n’ai pas de mots pour vous remercier merci pour votre soutien durant tout mon parcours
estudiantin.
A Mme Victoria Koita merci pour votre attention, votre gentillesse et vos conseils.
A Maimouna Camara merci pour toute ton attention à mon égard durant mon passage au
CESAC
A Docteur Tiemoko Diarra les mots me manquent pour te qualifier, merci pour tes conseils et
ta disponibilité à chaque fois qu'on avait besoin, surtout ne change pas.
A Abou Cissé, homme au grand cœur, merci pour toute l'aide que tu m'as apportée durant la
réalisation de ce travail.
A Hawa Dicko merci pour ta gentillesse et surtout pour tes petits gâteaux, merci pour tout.
A tous les membres de la 9 ème et 10 ème promotion merci pour tous ces bons moments passés
ensemble, qu'ALLAH nous ouvre toutes Ses portes de la réussite.
A ma tante Assitan Keita de Africalab merci pour ta gentillesse et toute ton attention à notre
égard.
Cher Maître, Vous nous faites ce jour un grand honneur en acceptant de présider ce Jury,
malgré vos multiples occupations.
Homme de science, chercheur chevronné et enseignant soucieux de la formation de ses élèves.
Votre rigueur scientifique, votre amour pour le travail bien fait et votre disponibilité font de
vous un maître respecté. Cher Maître, nous vous prions d’accepter ici l’expression de notre
profond respect et de notre profonde gratitude.
Pharmacien biologiste ;
Chef du service de bactériologie - virologie INRSP ;
Responsable du laboratoire des IST/VIH de l’INRSP ;
Maître-assistant de Bactériologie Virologie à la faculté Pharmacie de Bamako.
Cher maître, votre abord facile et agréable, votre disponibilité nous ont permis de réaliser ce
travail avec un minimum de difficultés. Vos connaissances scientifiques ainsi que vos qualités
humaines forcent le respect et font de vous un exemple à envier et à suivre. Nous sommes très
touchés par l’honneur que vous nous faites en acceptant de juger ce travail malgré vos
multiples occupations.
Veuillez accepter cher Maître, l’expression de notre profonde gratitude et notre considération.
Médecin généraliste
Coordinateur du centre d'Ecoute de Soins, d'Animation et de Conseils (CESAC) de
Bamako
Ex Coordinateur de L’Unité de Soins, d'Accompagnement et de Conseils (USAC) des
personnes infectées par le VIH et le SIDA du CSREF de la commune v du district de
Bamako
Ex Coordinateur de l’Unité de Soins, d’Accompagnement et de Conseils (USAC) de
Kita
Cher maître vos qualités d’homme de science, votre dévouement, votre courage et
votre sens élevé d’humanisme font de vous un Médecin très sollicité. Auprès de vous,
nous avons su vous apprécier à votre juste valeur.
Soyez rassuré cher maître, de notre sincère reconnaissance.
Puisse le TOUT PUISSANT vous aider à aller jusqu’au bout de vos ambitions
professionnelles.
Cher maître,
Les mots nous manquent pour témoigner notre reconnaissance, non seulement pour l’intérêt
que vous portez à ce travail, mais aussi, la spontanéité avec laquelle vous avez accepté de le
diriger. Vos imminentes qualités humaines et scientifiques, votre rigueur dans la démarche
scientifique et votre souci du travail bien fait font de vous un exemple à suivre. Ce fut pour
nous une immense opportunité d’avoir appris à vos côtés. Immense est l’honneur que vous
nous faites en acceptant de siéger dans ce jury malgré la distance et vos multiples occupations.
Veuillez accepter cher Maître, le témoignage de notre profond respect et de notre gratitude.
I. INTRODUCTION ................................................................................................ 13
II. OBJECTIFS .............................................................................................................. 14
a)OBJECTIF GENERAL 14
b)OBJECTIFS SPECIFIQUES: 14
III. GENERALITES ......................................................................................................... 15
A. VIRUS DE L'IMMUNO DEFICIENCE AQUISE VIH 15
1. HISTORIQUE ET EPIDEMIOLOGIE : ............................................................................ 15
CARACTERISTIQUES VIROLOGIQUES DU VIH 15
Selon l'OMS, 257 millions de personnes vivaient avec le virus de l'hépatite B chronique (VHB)
en 2015 avec l'Afrique et la région du Pacifique occidentale, qui représentent 68% des
infections à VHB [1].
Le VHB peut causer une maladie du foie asymptomatique, sa détection précoce est difficile, ce
qui entraîne des complications graves telles que la cirrhose et les lésions hépatocarcino-
cellulaires et même le décès des patients [2].
L’infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) reste un problème majeur dans
le monde avec 36,9 millions de personnes vivant avec le VIH ainsi que 1,8 millions de
nouvelles infections en 2017 selon l’ONUSIDA [3].
En Afrique subsaharienne, environ 8% des personnes infectées par le VIH sont co-infectées par
le VHB [4].
Selon la dernière enquête démographique du Mali, le taux de prévalence du VIH / SIDA est de
1,1% dans la population générale. Le taux d’AgHBs positif varie de 10 à 18,8%dans des
groupes de population adultes spécifiques (femmes enceintes, étudiants, donneurs de sang, etc.)
[5].
La connaissance du statut VHB chez les patients infectés par le VIH avant même le début du
traitement antirétroviral est essentiel pour le suivi clinique et la sélection du schéma
thérapeutique initial adéquat. En effet, il existe des molécules comme le fumarate de ténofovir
disoproxil (TDF) associée à la lamivudine (3TC) ou à l’emtricitabine (FTC) qui inhibent la
réplication virale à la fois du VIH et du VHB [6].
Evaluer le Portage de l’antigène HBs chez les patients co-infectés par le VIH au CESAC de Bamako de
janvier à octobre 2018
b) OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) a été isolé en 1983 par l’équipe du Professeur
Luc Montagnier, chef de service chef de service du laboratoire des rétrovirus à l’institut Pasteur
de Paris. Ces virus responsables du SIDA identifiés pour la première fois en 1983 chez des
patients homosexuels à l’occasion d’une épidémie de pneumopathies à Pneumocystis Cariniien
Amérique.
Un deuxième virus, appelé HIV-2, a été identifié en 1985 puis isolé en 1986. Ce second virus
est présent essentiellement en Afrique de l’Ouest et est également associé au SIDA.
Connue depuis les années 80, l’infection par le VIH est devenue la pandémie du siècle.
Dans le monde en 2017, le nombre de personnes infectées était de
36.9millions avec 1,8 millions de personnes nouvellement infectées. Cependant, malgré des
efforts de la communauté internationale de lutte le VIH/SIDA, 1 million de personnes sont
décédées de cette infection dont la grande majorité dans les pays en voie de développement
dont l’Afrique.
CLASSIFICATION ET STRUCTURE
Le VIH est constitué, de l'extérieur vers l'intérieur, d'une enveloppe issue de la membrane de la
dernière cellule qu'il a infectée, d'une capside, et d'un matériel génétique sous forme de deux
brins d'ARN séparés, associés notamment à des molécules d'une enzyme appelée transcriptase
inverse.
L'enveloppe du VIH porte des glycoprotéines 120 (gp 120) qui sont des molécules de surface
permettant la reconnaissance et la fixation du VIH àses cellules cibles (lymphocytes TCD4 et
Cette étape repose sur une reconnaissance entre les protéines de la surface virale gp120 et
les récepteurs CD4 de la cellule cible.
C'est la seconde étape de l'infection intervenant juste après l'union de gp120 avec le co-
récepteur. Cette union libère la protéine gp41 qui se fixe sur la membrane cytoplasmique.
Cette étape est spécifique aux rétrovirus. Cette transcription est réalisée par l'enzyme de
transcriptase inverse (TI ou RT en anglais pour reverse transcriptase).
L'ADN bicaténaire pénètre dans le noyau cellulaire et s'intègre dans le génome de la cellule
cible sous l'effet de l'enzyme intégrase.
Maturation/assemblage
Elle a lieu dans l'appareil de Golgi : Les polypeptides ainsi formés ne sont pas encore
opérationnels. Ils doivent subir une maturation dans l'appareil de Golgi.
Puis les protéines de structure du virus (matrice, capside et nucléocapside) produites sont
assemblées.
Une protéase virale doit cliver les liens qui unissent les différentes protéines de structure
(matrice, capside et nucléocapside) pour que les virions soient infectieux. Suite aux
clivages, les virions sont prêts à infecter de nouvelles cellules. La capside sort de la cellule
infectée en arrachant une partie de la membrane cellulaire (à laquelle ont été préalablement
fixées les protéines virales de surface gp120 et gp41).
Toutes ces techniques présentent des risques de faux négatifs mais aussi de faux positifs en
raison des contaminations possibles, contrepartie de leur sensibilité : les PCR multiplient par un
facteur d’un million le nombre de copies d’ADN ou d’ARN contenues dans le prélèvement.
Ces techniques ont récemment évolué vers des techniques de PCR en temps réel sur des
automates fermés, réduisant le risque de contamination (faux positifs). Elles permettent de
déterminer la "charge virale", c’est-à-dire le nombre de copies d’ARN viral par mL de plasma.
Une détermination de la charge du plasma en ARN viral est proposée en pratique médicale
courante de façon systématique chez les sujets sous traitement antirétroviral pour suivre
l’efficacité du traitement.
Les tests commerciaux largement utilisés (Abbott, Roche…) pour mesurer la charge virale
permettent uniquement de quantifier le VIH-1. Le recours à des laboratoires spécialisés est
nécessaire pour détecter et quantifier la charge virale du VIH-2.
- Test de résistance génotypique
La réalisation d’un test de résistance génotypique est proposée lors de la découverte de la
séropositivité ou avant l’initiation du traitement pour rechercher une résistance transmise, avec
l’identification du sous-type du VIH-1 dans les pays développés.
Le test de résistance génotypique est aussi recommandé en cas d’échec du traitement (charge
virale restant ou redevenant élevée malgré une bonne observance du traitement par le patient)
par séquençage des gènes impliqués (transcriptase inverse, protéase, intégrase, gp41) à la
recherche de mutations de résistance.
5.MODE DE CONTAMINATION:[22]
La contamination se fait selon trois voies.
Les ARV sont classés suivant leurs sites d’action et se divisent en 4 familles.
L’enfuvirtide ou T20 (fuzeon) est un inhibiteur de la fusion entre le virus et la cellule CD4.
C’est un produit administrable par voie injectable sous-cutanée. Une molécule de cette
classe, le maraviroc (celsentri), est une petite molécule antagoniste du corécepteur CCR5,
agissant par un mécanisme allostérique non compétitif. Son utilisation est destinée aux
patients porteurs d’un virus ayant un tropisme R5 et nécessite donc une identification du
tropisme viral par un test spécifique phénotypique.
Ils sont inactifs sur le VIH2.A la différence des analogues nucléosidique, les INNTI inhibent la
reverse transcriptase de façon non compétitive, en se fixant directement sur le site catalytique
de l’enzyme. Les différentes molécules utilisées au MALI sont Névirapine (NVP) et Efavirenz
(EFV). Cependant, d’autres molécules existent dans cette classe comme : Etravirine (ETR),
Rilpivirine (RPV) et Doravirine (DOR).
- Inhibiteurs de l’intégrase (INI) :
Par ailleurs en cas de contact accidentel potentiellement infectant avec le VIH, le traitement
antirétroviral permet de diminuer le risque de contamination [25].
ARV 1ère
TOXICITE LA PLUS FREQUENTE CHANGEMENT
ligne
Anémie sévère ou neutropénie <
500/mm3
AZT TDF
Intolérance gastro-intestinale sévère
Acidose lactique
TDF Toxicité rénale AZT
Toxicité du système nerveux central
EFV persistante et sévère NVP ou TDF
Il est indiqué chez un patient en échec thérapeutique documenté. Chez un patient en échec
thérapeutique, il est recommandé de renforcer l’observance avant d’envisager tout
changement de ligne thérapeutique.
Si la charge virale revient inférieure à 1000 copies/ml, maintenir le traitement de 1ère ligne.
Si la charge virale reste supérieure à 1000 copies/ml, modifier le traitement dès que possible et
passer en 2ème ligne.
TABLEAU II : Les alternatives de seconde ligne possibles en fonction des schémas utilisés en
première ligne et en cas de contre-indication ou de toxicité de l’une des molécules du schéma
préférentiel
Zidovudine (ZDV,
Tenofovir (TDF) + Lamivudine (3TC)
AZT) + Lamivudine
+ Névirapine (NVP)
(3TC)
Si la charge virale revient inférieure à 1000 copies/ml, maintenir le traitement de 2 ème ligne.
- La prescription et la dispensation des ARV de 3ème ligne chez les adultes et les
adolescents se feront au niveau des CHU (Gabriel Touré et Point G) et le CESAC
Bamako.
Ainsi, la résistance a été reconnue comme l’une des causes majeures d’échec thérapeutique.
La résistance virale est définie comme étant la capacité du virus à se multiplier en présence
d’une molécule antivirale à des concentrations qui inhibent la réplication d’un virus sensible
[29].
La résistance transmise, survenant lorsqu’une personne est contaminée d’emblée par un virus
résistant aux ARV ; et La résistance acquise, survenant lorsque la pression de sélection exercée
par les ARV entraîne l’émergence de mutations de résistance au virus chez une personne sous
traitement ARV.
La résistance est liée à la sélection de quasi-espèces virales comportant des mutations dans les
gènes cibles des antirétroviraux lorsque la réplication virale persiste en présence du traitement
antirétroviral.
La découverte du virus de l’hépatite B, survenue par hasard, mais d’une très grande utilité,
del’ « antigène Australia » (antigène de surface du VHB), faite par Blum Berg,Alter et Visnich
(1965) après une épidémie en 1942 qui avait frappé330000 soldats américains.
Malgré l’existence d’un vaccin efficace contre l’hépatite B et de médicaments puissants etbien
tolérés, l’OMS estime à 257 millions le nombre de personnes vivant avec une infection
chronique par le VHB dans le monde (AgHBs positif) en 2015, 887 000 décès étaient
attribuables à l’hépatite B, essentiellement par ses complications dont la cirrhose et le
carcinome hépatocellulaire.
Figure 4 : Prévalence de l’infection chronique à VHB en 2013. Les pays de faible (<2%),
moyenne (2-8%) et forte (>8%) endémicité sont représentés par des couleurs différentes. [75]
Ces protéines d’enveloppe sont appelées : petites protéines d’enveloppe ou antigène S ou HBs
ou AgHBs (s pour surface), protéines moyennes d’enveloppe ou antigène PréS2-S et grandes
protéines d’enveloppe ou antigènes PréS1-PréS2-S.
La synthèse virale dans les hépatocytes produit un large excès d’antigène HBs sécrété sous
forme de particules virales vides en forme de tubules de 100 nm et de sphérules de 22 nm de
diamètre, dépourvus de génome viral.
La classification actuelle étant basée sur la séquence nucléotidique du génome du VHB, allant
du génotype A à H avec 8% de différence génétique entre chaque génotype. Parmi les 8
principaux génotypes (A-H), les génotypes A et D représentent les génotypes les plus
fréquemment isolés en Europe et en Afrique. Les génotypes B et C circulent majoritairement en
Asie, tandis que le génotype E est le génotype majoritaire en Afrique Centrale et en Afrique de
l’Ouest. Les génotypes F et H sont quasi exclusivement retrouvés en Amérique Latine et en
Alaska. Le génotype G est régulièrement isolé en Europe et aux Etats-Unis.
Dans le noyau de l’hépatocyte, le 2ème brin de l’ADN viral est complété puis le génome se
circularise et se compacte en cccDNA (pour covalently closed circular DNA). Ce cccADN ou
ADN super enroulé sert de matrice à la transcription virale. Il est recouvert d’histone et
ressemble à un mini chromosome. Ce cccDNA a une très longue demi-vie et pourrait persister
même au-delà de la « guérison biologique » (séroconversion du système HBs).
Cette structure forme une nucléocapside. L’ARN prégénomique est ensuite rétrotranscrit en
ADN génomique sous sa forme définitive (ADN circulaire partiellement bicaténaire) par
l’ADN polymérase virale, douée d’une activité transcriptase inverse. La présence de cette
activité enzymatique de transcriptase inverse explique la sensibilité du VHB au traitement par
des analogues nucléos(t)idiques qui ont d’abord été connus pour leurs activités anti-VIH.
Schématiquement, une réponse immune adaptée mènera à la guérison, une réponse trop intense
se traduira par une hépatite sévère voire fulminante alors qu'une réponse de faible intensité
contribuera à l’établissement d’une infection chronique.
A côté des tests virologiques classiques (tests de détection voire de quantification de l’AgHBs,
de l’AgHBe, des anticorps anti-HBc, anti-HBe et anti-HBs, de l’ADN du VHB dans le sang
périphérique et la caractérisation des profils de résistance aux analogues nucléos(t)idiques), de
nouveaux tests, comme la détection de l’AgHBs dans le sang total capillaire à l’aide de tests
rapides,
Outils virologiques
o Diagnostic spécifique par le sérodiagnostic
• Antigène HBs
L’antigène HBs est le principal marqueur diagnostique de l’infection par le VHB. La sensibilité
des trousses de détection de l’AgHBs a été considérablement améliorée, puisqu’elle est
aujourd’hui au moins égale à 0,13 UI/mL d’AgHBs circulant.
L’antigène HBs peut être quantifié à l’aide de trousses commerciales standardisées. Trois
trousses sont disponibles en France [HBsAg Assay sur l’automate Architect (Abbott), HBsAgII
Quant assay sur l’automate Elecsys ou Cobas (Roche), Liaison XL HBsAg Quant assay sur
l’automate Liaison XL (DiaSorin)]. Le niveau d’AgHBs est corrélé au contenu intra hépatique
en ADNccc. Le niveau d’AgHBs est donc considéré comme un marqueur indirect du réservoir
de cellules infectées par le VHB. De nombreuses études ont suggéré un intérêt de la
quantification de l’AgHBs dans l’évaluation de la réponse au traitement (en particulier comme
facteur prédictif négatif de la réponse à l’interféron pégylé), et dans l’identification des
infections chroniques AgHBe-négatif (anciennement porteurs inactifs) en association à d’autres
paramètres tels que le niveau de réplication virale et l’activité sérique des ALAT.
Les différentes situations sériques de l’infection par le VHB sont résumées dans le tableau5
A côté des trousses plus anciennes [COBAS TaqMan HBV test v2.0, COBAS Ampliprep-
COBAS TaqMan (CAP/CTM) HBVtest v2.0 (Roche), Abbott RealTime HBV (Abbott)], de
nouvelles trousses [Aptima® HBVQuantDx (Hologic), VERIS HBV Assay (Beckman
Coulter)] équipent désormais les laboratoires de biologie médicale.
Les profils mutationnels pouvant être sélectionnés au cours du traitement par les différents
analogues nucléos(t)idiques sont connus. Plusieurs trousses commerciales sont disponibles,
comme Trugene® HBV Genotyping Kit (Siemens) etHBVSequencingAssay (Abbott), toutes
deux fondées sur le séquençage direct de la phase ouverte de lecture chevauchante d’une
portion du domaine de la transcriptase inverse de
L’ADN polymérase et la région centrale de l’AgHBs ; et la trousse INNO-LiPA HBV DR
v3(Siemens), fondée sur l’hybridation inverse à l’aide de sondes permettant de détecter la
présence de mutations associées à la résistance aux analogues nucléos(t)idiques.
Les lésions anatomiques, plus particulièrement celles résultant d’une atteinte inflammatoire
d’étiologie virale, peuvent affecter le foie et entraîner diverses perturbations d’enzymes
hépatiques dans le cas l’infection à VHB.
La mise en évidence de ces perturbations peut se faire par des tests histologiques dont certains
sont spécifiques de syndrome histo-biologique et d’autres permettant une exploration globale
d’une ou de plusieurs fonctions hépatiques.
Au cours de l’infection chronique, l’activité sérique des transaminases peut être normale,
modérément augmentée ou franchement augmentée.
Les méthodes non invasives sont basées soit sur une approche biologique par quantification de
marqueurs sanguins ou une approche physique en mesurant l’élasticité du foie. Bien que ces
deux approches soient complémentaires, elles sont basées sur des rationnels différents.
L’élasticité du foie correspond à une propriété intrinsèque du parenchyme hépatique, alors que
les biomarqueurs sanguins reflètent des caractéristiques du sang qui ne sont pas forcément
spécifiques du foie mais qui ont été associés à un degré de fibrose. De nombreux
biomarqueurs ont été évaluées pour leur capacité à mesurer le degré de fibrose. Plusieurs scores
(Fibrotest, Hépascore, FibroMètre, …) combinant différents marqueurs sanguins sont
disponibles.
Le FibroTest a été le score le plus étudié dans l’hépatite B. La mesure de l’élasticité du foie
peut être réalisée à l’aide de plusieurs techniques ; la plus répandue étant l’élastographie
Chez les malades non cirrhotiques ayant une hépatite chronique B, la décision thérapeutique est
fondée sur l’évaluation de multiples paramètres cliniques, biologiques et pronostiques, dont les
plus importants sont le niveau de la charge virale, le niveau d’activité sérique des ALAT et la
sévérité de l’atteinte hépatique.
L’EASL recommande une initiation de traitement chez tous les patients non cirrhotiques ayant
une charge virale >2 000 UI/mL, une augmentation de l’activité sérique des ALAT au-dessus
de la limite supérieure de la normale (LSN) et/ou une évaluation de la sévérité de la maladie
Chez les malades cirrhotiques, un traitement antiviral doit être instauré quel que soit le niveau
de réplication virale.
1. TRAITEMENT
Deux stratégies thérapeutiques sont disponibles, l’une reposant sur l’utilisation d’analogues
nucléos(t)idiques pour une durée longue (voire à vie chez certains patients), l’autre fondée sur
un traitement par IFN-α pégylé pour une durée finie (de moins en moins utilisée à cause des
effets indésirables liés à cette stratégie).
Six analogues nucléos(t)idiques ont été approuvés en France pour le traitement de l’hépatite
chronique B : la lamivudine (LAM), l’adefovirdipivoxil (ADV), l’entecavir (ETV), la
telbivudine (LdT), le tenofovir disoproxil fumarate (TDF) et le tenofovir alafenamide (TAF)
dans certains pays développés. Les analogues nucléos(t)idiques sont classés en 2 groupes :
molécules à faible barrière à la résistance (LAM, ADV, LdT) et molécules à forte barrière à la
résistance (ETV, TDF, TAF).
Ces molécules ont pour cible le domaine transcriptase inverse de l’ADN polymérase du VHB.
Ils inhibent spécifiquement l’initiation de la transcription inverse et/ou l’élongation des brins de
polarité négative ou positive, se comportant dans ce cas comme des terminateurs de chaîne. Les
analogues nucléos(t)idiques ont l’avantage d’être administrées par voie orale.
Cette résistance est liée à la présence de mutations de résistance aux antiviraux, sous traitement
prolongé par des analogues nucléosidiques (-tidiques), portant sur le gène P de l’ADN
polymérase. Comme pour le VIH-1, certaines de ces mutations génèrent une résistance croisée
avec plusieurs analogues nucléosidiques.
D’autres types de mutations sont possibles à cause de l’ADN polymérase (ne corrigeant pas ses
propres erreurs) indispensable lors de la rétrotranscription pour la réplication du VHB. Ils
s’agissent :
- Mutations d'échappement à la sérothérapie par immunoglobulines riches en Ac anti-HBs et en
même temps d'échappement à la vaccination (faite d'Ag HBs).
Cela consiste en des mutations au niveau du gène S, apparaissant lors de traitement préventif de
la transmission mère-enfant ou des campagnes de vaccination de masse. Elles n'ont pas jusqu'à
présent conduit à modifier la stratégie de ces mesures préventives mais c'est quand même une
invitation à la vigilance.
- Autres mutants sur les gènes du VHB touchant la réplication virale (gène de la polymérase),
la prolifération cellulaire (gène HBx), la réponse immunitaire (gènes HBe, HBc, HBs).
3. LA TRANSMISSION DU VHB
Le virus de l’hépatite B est transmis par le sang ou d’autres fluides corporels (sperme et
sécrétions vaginales). Il existe 3 principaux modes de transmission : la transmission percutanée,
la transmission sexuelle, la transmission de la mère à l’enfant (transmission verticale).
• Les expositions percutanées à l’origine de la transmission du VHB comprennent la
transfusion de sang ou de produits sanguins, l’utilisation de matériel médical contaminé
lors de soins, l’usage de drogues injectables, le tatouage et le piercing.
Tableau VII : Relations entre la prévalence de l’antigène de surface du VHB (AgHBs) et les
modes de transmission.
C-CO-INFECTION VIH-VHB
En Afrique, la co-infection est fréquente, une récente étude réalisée en Afrique Sub Saharienne
montre une séroprévalence de 8% de VHB chez des personnes vivant avec le VIH [71]
Il a été également décrit, qu’une réactivation de l’infection liée VHB peut survenir même chez
des sujets immunodéprimés avec certains types de traitements avec un profil sans Ag HBs et
porteurs d’anticorps anti-HBc et/ou associés aux anticorps anti-HBs [72]
Les modes de contamination du VIH et du VHB étant très proches, la prévalence des
marqueurs témoignant d’un contact avec le VHB (antigène HBs [AgHBs] et anticorps anti-HBc
[Ac anti –HBc]) chez les patients infectés par le VIH est très élevée [73].
Par ailleurs, l’impact de l’infection par le VHB varie en fonction de l’âge à l’acquisition de
l’infection et au statut immunitaire, Comparé aux adultes non infectés par le VIH chez lesquels
la clairance spontanée du VHB est supérieure à 95% lors des infections aigues, le taux de
guérison n’est que de 75% en cas d’infection par le VIH associée.
Une fois devenue chronique, l’infection par le VHB peut se compliquer, après plusieurs
décennies, de cirrhose décompensée ou de carcinome hépatocellulaire, d’autant plus
rapidement que la réplication du VHB n’est pas contrôlée.
En cas de co-infection par le VIH [74] la progression vers la cirrhose est plus rapide et la
survenue de CHC plus fréquente [75].
Au stade aigu de l'infection, les risques d'une évolution vers la chronicité définie par la
persistance de l'Ag HBs pour plus de 6 mois sont observés chez environ 20 % des malades
infectés par le VIH contre seulement 5 % des malades non infectés par le VIH.
Enfin, les risques de réactivation de la réplication virale B sont plus élevés chez les patients
infectés par le VIH. Une immuno-suppression sévère peut être à l'origine d'une réapparition de
l'Ag HBs et de l'Ag HBe chez des malades antérieurement anti-HBs et anti-HBc positifs,
suggérant traditionnellement un arrêt durable de la multiplication virale. Cela peut justifier
d'évoquer une infection occulte par le VHB par la recherche de l'ADN du VHB par PCR.
Les données concernant l’influence de l’hépatite B sur l’évolution du VIH sont peu nombreuses
et contradictoires. Cependant, les premiers résultats de la cohorte Eurosida parus
dans Aids présentent l'originalité de décrire, non pas l'effet de l'infection par le VIH sur
l'hépatite B, mais l'impact de l'infection à VHB chronique sur la progression vers le sida, sur la
mortalité, sur la gravité de l'atteinte hépatique, et sur la réponse au traitement antirétroviral.
Il ne semble cependant pas y avoir de lien avec la survenue d’un événement classant sida,
l’incidence de l’apparition d’une pathologie opportuniste étant identique chez les patients avec
ou sans AgHBs.
En revanche, la mortalité toute cause confondue était plus importante chez les patients avec
hépatite B chronique, avec une part plus importante par cause hépatique. Cette incidence est
influencée par le niveau d’immunodépression, une augmentation de 50% du taux de CD4
réduisant le risque de décéder d’une cause hépatique de 40%.
Un traitement antirétroviral doit être mis en route chez tout patient co-infecté par le VIH et le
VHB.
• TDF+3TC+LPV/r, si VIH-2
Une vaccination contre le virus de l’hépatite B est recommandée aux patients si antigène HBS
et anti HBC totaux sont négatifs.
- Chez les enfants de plus de 12 ans ou supérieur à 35 Kg, le schéma prévu est le :
Notre étude s’est déroulée au CESAC de Bamako (Centre d’Ecoute, de Soins, d’Animation et
de Conseil pour les personnes vivant avec le VIH Sida). Le CESAC a été créé en septembre
1996 par des médecins maliens afin d’apporter une réponse médicale et psychosociale adaptée
aux problèmes de la prise en charge des personnes vivants avec le VIH/SIDA (PVVIH). Il fait
partie de l’Association de Recherche de Communication et d’Accompagnement à Domicile des
PVVIH (ARCAD/SIDA) en collaboration avec le Ministère de la Santé.
Situation géographique
Le CESAC est situé au centre commercial de Bamako dans les locaux alloués par le Ministère
de la Santé sur la rue Louis Archinard, entre le Ministère de l’Administration Territoriale et des
Collectivités Locales et la gare ferroviaire.
Le personnel
- 1 aide archiviste
- 2 Techniciens de surface
- 3 Gardiens
Population de l'étude
Notre étude a porté sur2574patients vivants avec le VIH consultant au CESAC de Bamako
durant la période de l’étude. Ces patients étaient tous venus pour un premier dépistage, une
confirmation de leur statut sérologique VIH ou pour leur suivi thérapeutique durant la période
de l’étude.
Critères d'inclusion
Ont été inclus dans notre étude les patients dont la sérologie AgHBs était positive quel que soit
l’âge, le sexe et la provenance avec une sérologie VIH positive.
Matériels de prélèvement :
o Gants
o Alcool et coton
o Aiguilles stériles et étiquettes
o Garrot et pansements ;
o Tubes stériles et étiquettes (tubes à étiqueter avant tout prélèvement)
o Tubes à hémolyse
o Portoirs
o Ciseaux
o Marqueur
o Stylo
o Fiche de paillasse
o Pipette de 100-1000µL
o Embouts
o Des conteneurs de déchets contaminants
o Centrifugeuse
o Trousse de réactifs SD pour l'AgHBs
o Trousse de réactif pour AlereDetermine VIH1/2
Méthode :
Technique de prélèvement :
Les échantillons prélevés en fonction du type (le sang total, sérum ou le plasma) sont recueillis
sont recueillis dans des tubes EDTA dans des conditions d’asepsie et de manière à éviter
l’hémolyse après une ponction veineuse.
Nous identifions les tubes et les tests rapides en inscrivant le nom et le prénom du patient, le
numéro d’identification et la date de prélèvement.
Les échantillons de sang prélevés ont été traités au niveau du laboratoire du CESAC. Le
dépistage, la confirmation de la sérologie HIV, le dépistage de l’AgHBs, le dosage des CD4 et
l’hématologie se faisaient au niveau du CESAC, la charge virale, la biochimie ont été faits dans
d'autres structures sanitaires.
Technique d'analyse :
Pour AgHBs
La recherche de l’AgHBs a été faite par le test AlereDétermine™ AgHBs, qui était un test
immunologique qualitatif in vitro à lecture visuelle pour la détection des AgHBs dans le sérum,
le plasma ou le sang total humain. Ce test était un test rapide de dépistage constitué une aide
pour la détection de l’AgHBs chez les sujets porteurs de ce marqueur.
Principes :
Contrôle de qualité : Un contrôle de la procédure annoté “Control“ est inclus dans ce système
afin d’assurer la validité du test. Si la barre de contrôle ne vire pas au rouge à la fin du test, le
résultat du test n’est pas valide et l’échantillon doit être analysé à nouveau.
L’échantillon (en général le sang total) est déposé sur la zone de dépôt de l’échantillon qui
migre jusqu'à la zone de dépôt du conjugué. Il se reconstitue et se mélange avec le conjugué de
l’antigène P24 du VIH-1 libre et des anticorps anti- VIH1 et anti VIH2.
o SD Bioline
Principe du test
Les variables thérapeutiques concernaient : le type de traitement administré aux patients inclus
dans cette étude.
Les données sociodémographiques ont été collectées par interrogatoire anamnestique auprès de
l'ensemble des patients pour la plupart dans les dossiers médicaux des patients et pour certains
cas dans le logiciel Nadis®.
Données thérapeutiques ont été collectées à partir des dossiers médicaux des patients.
Données biologiques ont été collectées à partir des dossiers médicaux des patients pour les
paramètres de suivis biologiques, et à partir des registres de laboratoires pour les données de
dépistage du VIH et AgHBs.
Les données ont été saisies, traitées et analysées sur les logiciels wordSPSS®, XLstat Excel
2007.
Aspects éthiques
Un code d’identification a été attribué à chaque participant assurant ainsi un anonymat.
L’identité d’aucun patient n’a été divulguée.
Références
Périodes Janvier
2018
Février
2018
Mars
2018
Avril
2018
Mai
2018
Juin
2018
Juillet
2018
Aout
2018
Septemb
re
Octob
re
Nove
mbre
Juillet
2019
2018 2018 2018-
Activités Juin
2019
Revue de la
littérature
Elaboration
et correction
du protocole
Collecte et
analyses
des données
et rédaction
de la thèse
Correction
document
Soutenance
Notre étude a porté sur 2574 patients dépistés séropositifs au VIH consultant au CESAC de
Bamako durant la période de Janvier à Octobre 2018.
Parmi les 2574 dépistés positifs au VIH pour la première fois ou pour une confirmation de
statut VIH au CESAC car référés par un autre centre, 202 présentaient un test rapide de
détection de l’AgHBs positif soit une séroprévalence de 7.8%.
Dans cette étude 49 femmes enceintes VIH+ ont été dépistées et 5 étaient porteuses d’Ag HBs
du VHB soit une séroprévalence de 10,20%.
51
22 25
2
0-14 15-30 31-45 >46
La tranche d’âge la plus représentative dans notre étude était les 31-45 ans avec 51% de la
population de l’étude, suivie de la tranche d’âge > 46 ans avec 25%.
Le
sexe féminin était le plus représenté avec une prédominance de 64%.
59
21
13 7
Dans notre étude les mariés(es) étaient les plus nombreux avec 59%, suivi des célibataires avec
21%.
15
12,9 12,9
7,9
10 8,4
9,9
5 6,9
0 2,5
0,5
La majorité des patients soit 22% résidait en commune 5 dans la capitale de Bamako.
13,4
11,9
5,4
3,95,4
0,5 2 1,9
0,90,5 1 3 2,53,5 2,9
PROFESSION…
0,5
Commercant
Menagère
Fonctionnaire
0,5 0,5 1
Chauffeur
Infirmier
Retraité
Electricien
0,5
Enseignant
Coiffeuse
Vendeur
Elève
NON PRECIS
Monitrice jardin
Cultivateur
Archiviste
Caissier
Comptable
Etudiant
Restauratrice
Ts
Transitaire
Figure19 : Répartition selon la profession des patients co-infectés.
Les ménagères étaient les plus représentées avec 35.1% de la population d'étude, suivi des
commerçants (13,4%).
40
24% 24%
20 7,4 22,8
7,9
13,9
0
Série1
Dans notre étude des patients ayant un niveau d'étude primaire et secondaire étaient les plus
représentés avec chacun 24% de la population.
[VALEUR]
[VALEUR][VALEUR][VALEUR][VALEUR][VALEUR] [VALEUR][VALEUR][VALEUR]
La grande majorité des patients soit 77,1 % était sous le sous régime thérapeutique TRIODAY
contenant Tenofovir/Lamivudine/Efavirenz, suivi de 8,9% de patients naïfs de traitement.
NVP[VALEUR]
EFZ [VALEUR]
TDF [VALEUR]
ABC
[VALEUR]
3TC [VALEUR]
AZT[VALEUR]
Fréquence
19%
schéma 1ere ligne
schéma 2ème ligne
81%
Figure 22 : Répartition des patients co-infectés sous traitement selon le schéma thérapeutique
La majorité de nos patients sous traitement était sous schéma thérapeutique de 1 ère ligne soit
81%.
Total 2 8,9 18
81,2% des combinaisons contenaient du Ténofovir ( avec 76,7% sous 3TC+TDF+TDF), 8,9%
des combinaisons thérapeutiques ne contenaient pas du Ténofovir, le reste des patients soit
8,9% étaient des patients naïfs de traitement.
19%
schéma 1ere ligne
schéma 2ème ligne
81%
Figure 22 : Répartition des patients co-infectés sous traitement selon le schéma thérapeutique
La majorité de nos patients sous traitement ARV était sous schéma thérapeutiques de 1 ère ligne
soit 81% et le reste des patients sous traitement était sous schéma de 2ème ligne.
50
45
46%
40
35
30
23,8
25
19,3
20
11,4
15
10
0
1999-2004
2005-2009
2010_2014
2015-2018
Les patients diagnostiqués VIH positifs entre 2015-2018 étaient les plus représentés dans notre
population d'étude avec 46% de la population.
52,9
35,1
4,9 3,5
2,9
0,5
32 31
13 13
11
Dans ce travail, 32% des patients avait le taux de CD4 >500 et 13% avait une
immunodépression sévère avec un taux de CD4<200.
36
22 21
La majorité de notre population d'étude avait un taux de transaminase normal soit 36% au
moment de cette étude.1% de notre population d'étude avait des taux de transaminase > 10N
34%
45% 0-12.4
12.5-17.5
Non fait
21%
Le taux d'hémoglobine était compris entre 0-12.4 g chez 45% de la population d’étude. Ce
taux était normal chez 21%(12.5-17.5g).
31
61
2
3
3
La grande majorité des patients (61%) manquaient des données sur les mesures de la glycémie.
Pour les données disponibles, 31% avait un taux de glycémie normale et 3% avait des taux
élevés (diabétique) lors de la période d’étude.
Les patients ayant un taux d’hémoglobine inférieur à 12 étaient les plus nombreux et avaient
également des taux d’ALAT situés entre 2N-10N.
Tests du Khi-deux
Valeur ddl Signification
asymptotique
(bilatérale)
a
Khi-deux de Pearson 1,072 4 ,899
Rapport de vraisemblance 1,159 4 ,885
Association linéaire par
,333 1 ,564
linéaire
Nombre d'observations
112
valides
a. 5 cellules (55,6%) ont un effectif théorique inférieur à 5. L'effectif
théorique minimum est de ,11.
Sur les 2574 patients dépistés ou confirmés avec une sérologie positive au VIH durant la
période d’étude, 202 étaient porteurs de l'Ag HBs soit une séroprévalence de 7,8%. Cette
prévalence est similaire à celle d’une récente étude multicentrique réalisée en Afrique de
l’Ouest dans laquelle les auteurs ont trouvé 8% de séroprévalence VHB dans une large cohorte
de patients infectés par le VIH en 2017 [71].
Cependant, cette prévalence reste inférieure globalement à celles obtenues dans des précédentes
études réalisées au Mali ou dans la sous-région. En effet, au Mali précédemment Koné k en
2010 a obtenu une séroprévalence de 15.9% dans une étude de la co-infection VHB VIH au
CESAC de Bamako [49], Diombana S a trouvé une prévalence de 18,67% dans une étude sur la
co-infection VIH VHB à l'hôpital de Sikasso et au centre de référence Kénédougou Solidarité
(CERCES) en 2010 [57]et récemment Traore D a trouvé une séroprévalence d’AgHBs de
12,4% dans sa population de PVVIH au service des maladies infectieuses et tropicales du CHU
du point G en 2014 [67]. Quant à la sous-région, cette séroprévalence de VHB chez PVVIH
variait entre 16,7% au Nigeria par SEEMA M en 2009 [37] à 27% au Togo PATASSI et al en
2008 [38].
Pendant la période d’étude 49 femmes enceintes ont été dépistées. L'AgHBs était présent chez
10,20% des femmes enceintes. Ce résultat est inférieur à celui de Guindo. I [64] qui avait
trouvé en 2008 un taux de 27.87% chez les femmes enceintes. Cependant, cette différence peut
être liée au type d’échantillonnage de ces 2 études. En effet, l’étude de Guindo I était focalisée
sur les femmes enceintes, alors que la nôtre était une population plus hétérogène avec un faible
nombre de femme enceinte.
Cependant, le pourcentage retrouvé dans ce travail n’est pas négligeable et pose l'intérêt du
dépistage du VHB au cours de la grossesse chez toutes les femmes en particuliers celles
infectées par le VIH. Ainsi une sensibilisation à la vaccination des femmes séronégatives doit
Données sociodémographiques
Tranche d'âge :
La tranche d’âge la plus représentative dans notre étude était les 31-45 ans avec 51%.
De façon générale, le VIH est prévalent dans la population trentenaire, les modes de
transmission entre les 2 virus (VIH et VHB) étant similaires, ceci pourrait expliquer la haute
prévalence de la co-infection dans cette tranche d’âge. De plus, la diminution de cette
prévalence dans les tranches inferieures pourrait s’expliquer par la connaissance des moyens de
prévention sur ces 2 virus.
Ce taux est supérieur à celui de Traoré D en 2014 qui avait trouvé que la tranche d’âge 31-40
représentait 30.3% dans une étude de la Co-infection VIH et virus des hépatites B et C chez les
patients suivis au service des Maladies Infectieuses du CHU du Point [67].
Sexe :
Le sexe féminin était le plus représenté avec une prédominance de 64%. Cette prédominance
féminine est conforme à la file active du CESAC. En effet, dans ce centre près de 2/3 de la
population suivie est féminine. Touré a également trouvé une prédominance de femmes à
65,3% [52], et de BAA.2004 dans une étude sur la co-infection dans trois populations vues en
milieu urbaine du Mali réalisée à l’INRSP a trouvé 61,9% de sexe féminin [53].
Par ailleurs, la grande majorité des études en Afrique de l’Ouest confirme cette féminisation de
l’infection à VIH, les modes de transmission entre les 2 virus étant similaires, il est normal
qu’on retrouve un nombre important également de femmes porteurs d’AgHBs dans cette
population. De plus, l’ONU Sida a clairement démontré que la plupart des découvertes de
séropositivité dans le couple sont faites à la suite de dépistage des femmes en particuliers lors
des grossesses.
Profession
Les ménagères étaient les plus représentées avec 35.1% de la population d’étude. Ces résultats
sont inférieurs à ceux de KONE. K qui avait trouvé 44.3 % en 2010 dans une étude de la co-
infection de VIH/VHB au CESAC Bamako et à l’USAC de la commune V [49].
Situation matrimoniale :
Dans notre étude les mariés(es) étaient les plus nombreux avec 59%, suivi des célibataires avec
21%. Ces résultats sont comparables à ceux de Diallo A. qui avait trouvé un pourcentage de
45% chez les mariés à Mopti en 2009 [45]. Ces résultats sont supérieurs de ceux de DOUMBIA
S. [46] en 2014 qui avait trouvé une séroprévalence de 22,27% chez les mariés dans une étude
de la prévalence de l'AgHBs chez les patients fréquentant le CHU Gabriel Touré. Walter. R en
Italie a trouvé un taux de 51,5 % de non mariés en 2007 dans son étude chez les détenus
centraux italiens [60]. La différence avec l’étude Italienne peut être liée à la différence
culturelle car la majorité des couples ne sont pas forcément mariés.
Données thérapeutiques
8.9% des patients co-infectés étaient naïfs de traitement, 81.2% étaient sous schéma
thérapeutique contenant le TDF (76.7% TDF+3TC+EFV + 3.5 % Kaletra+3TC+TDF + 0.9%
TDF+3TC+ATZ/r). 81% de nos patients étaient sous schéma thérapeutique de 1 ère ligne. Selon
la recommandation 100% des patients co-infectés VIH/VHB doivent être mis sous schéma
thérapeutique contenant le Tenofovir. Pour le schéma thérapeutique adopté au Mali, le
traitement vise les deux virus, en premier lieu le VIH mais préférentiellement comme le TDF
est actif sur le virus de l’hépatite B, le traitement de la co-infection doit impérativement
contenir le Tenofovir sauf contre-indication. Le reste des patients sous traitement 8.9 %
n’étaient pas sous Tenofovir, cela pouvait être dû soit à une rupture du Tenofovir au CESAC au
moment de la prescription, soit à une contre-indication du Tenofovir chez les patients co-
infectés. Ces résultats confirment le respect du CESAC vis-à-vis des recommandations de la politique
nationale de la prise en charge du VIH au Mali pour le traitement des patients co-infectés par le VIH et
le VHB incluant le Tenofovir dans le schéma thérapeutique actif sur les 2 virus.
Cependant, au moment de l’étude 8% des patients étaient naïfs de traitement, ce qui peut être
liée à une récente découverte de leur séropositivité pour le VIH et depuis ils ont été mis sous
traitement contenant le Tenofovir.
Paramètres biologiques
Charge virale :
La charge virale était non disponible dans le dossier de 52.9% des patients au moment de
l’étude. Parmi, les données disponibles, la majorité soit 35% des patients avaient la charge
virale indétectable c’est-à-dire < 50 copies/mL. Ce résultat est comparable à celui de Haidara.
Y qui avait trouvé que 55,8% des patients avaient la charge virale indétectable, et à celui de
Latif .H [63] au Kenya en 2007 qui avait également eu une charge virale indétectable chez
71.1% des patients.
En effet, ces résultats sont rassurants à savoir que lorsque les patients sont mis sous un régime
adéquat, une réponse virologique est obtenue. Ces résultats sont autant plus importants, qu’ils
répondent en partie en aux objectifs 90-90-90, c’est-à-dire que 90% des patients infectés par le
VIH doivent être dépisté, 90% d’entre eux sous traitements ARV efficaces et 90% de ces
derniers doivent avoir une CV indétectable. Des efforts doivent être entrepris pour continuer et
surtout contribuer à l’atteinte de ces objectifs.
Taux de CD4
La majorité des patients avec un taux de CD4 disponible (32%) avait un taux de CD4 > 500
cellules/mm3, donc avait une bonne immunité lors de la période de ce travail. Ce résultat peut
s’expliquer par l’efficacité du traitement dans cette population et la prise en charge de la
chronicité de ces 2 infections car beaucoup de nos patients venaient au CESAC pour leurs
suivis thérapeutiques durant la période de l’étude. Diombana. S [57] qui avait obtenu un
résultat plus faible avec seulement 25% de patients ayant une restauration immunitaire.
Cependant, chez nos patients dépistés positifs au VHB, 13% avait un taux CD4 inférieur à
200cellules/mm3, signifiant une immunodépression chez ces patients. Ces patients étaient soit
dépistés tardivement, soit étaient sous un régime inapproprié. Parmi ces 13%, les patients qui
avaient un traitement ARV antérieur ont bénéficié d’une modification du schéma thérapeutique
tenant compte de la prise en charge des deux virus. Par ailleurs, une récente étude réalisée au
Congo Brazzaville a montré que 61,54% des patients co-infectés VIH-VHB dans leur cohorte
avait un taux de CD4< 200 cellules/mm3[69]. Ces résultats supportent l’impact négatif de la co-
La plupart de la population d'étude avait le taux de transaminase normal soit 36%. Ce taux est
inférieur à celui de KONE.K [49] en 2010 qui avait trouvé un taux normal chez 74% chez les
patients VIH au CESAC de Bamako.
21% de notre population d'étude avait un taux d'ALAT compris entre 2N-10N .Ce résultat est
supérieur à celui obtenu par TOURE en 2004 [55] chez qui les ALAT étaient supérieures à 1,5
fois la normale dans 14,3 % des cas et inférieur à celui de KONE.J qui a trouvé une élévation
des ALAT chez 27,2% chez les patients VIH positives hospitalisés au CHU du point g en 2007
[56].Ces résultats montrent l’importance de suivi de la perturbation des enzymes hépatiques
chez les personnes co-infectées par le VIH-VHB.
Malgré un manque important de données biologiques dans les dossiers, la majorité des données
disponibles sur les autres paramètres biologiques étudiés comme les taux d’hémoglobines et de
glycémie avaient des valeurs normales avec des taux respectivement 21% et 31%.
Cependant, un faible pourcentage des patients avait des perturbations biologiques avec des
valeurs 3% pour la glycémie et 45% avait un taux d’hémoglobine bas 0-12.4 g/dl. Coulibaly. B
en 2010 [58] a eu un taux d’hémoglobine bas avec une fréquence de 65,9% chez les personnes
vivant avec le VIH au CESAC de Bamako, et Kanté. I [59] avait trouvé un taux à 85.76% en
2010chez des patients adultes VIH positifs à l'initiation au traitement ARV au CHU Gabriel
Toure de Bamako. Les taux élevés d’hémoglobine dans ces 2 études peuvent s’expliquer par
l’utilisation auparavant des schémas thérapeutiques incluant AZT lequel pouvant entrainer une
toxicité fréquente dont l'anémie sévère lorsque le taux de CD4 est inferieur 500/mm3. Ainsi, il
est rassurant de retrouver des taux d’hémoglobine normal dans les données récentes, l’AZT
étant remplacé par le TDF dans les schémas thérapeutiques.
La limite de cette étude est l’utilisation du test rapide avec un risque de louper des infections
occultes ou des faux positifs ou négatifs pour le VHB. Cependant, la HAS (haute autorité de la
santé de la France) a considéré les TRODs VHB comme un outil complémentaire, dès lors
qu’ils facilitent l’accès au dépistage dans une structure médicalisée ou non médicalisée, y
compris pour les populations particulièrement exposées comme les PVVIH. Une autre limite
était le manque de plusieurs données sur les paramètres biologiques.
Notre étude reposait sur la détermination de l'AgHBs du virus de l’hépatite B dans une
population de patients séropositifs au VIH en consultation au CESAC de Bamako entre janvier
et octobre 2018.
Nous avons retrouvé un portage d’AgHBs chez 202 sur 2725 patients infectés par le VIH soit
une séroprévalence de 7,8%. Ce résultat montre que la co-infection VHB-VIH n’est pas rare
dans cette population. Elle doit donc être recherchée systématiquement à cause de leur
interaction avec pour conséquences une aggravation de la maladie VIH et aussi une majoration
des lésions hépatiques associées à la réponse immunitaire contre le VHB. La connaissance de
cette co-infection permettrait également une meilleure prise en charge thérapeutique des
patients. Il ressort de notre étude que 81.2% des patients était sous le régime recommandé
contenant le TDF. Cependant, malgré le manque de plusieurs données biologiques dans le
dossier des patients, une bonne réponse virologique était obtenue chez la plupart d’entre eux.
Aussi 36% avait des taux de transaminases normales.
Ainsi, un accent particulier doit être mis sur la prise en charge de la co-infection VIH-VHB à
travers un schéma thérapeutique adéquat, un suivi biologique correct et une éducation
thérapeutique des patients. De plus, la vaccination contre le VHB doit être proposée à tous les
patients VIH éligibles.
- Dépister l'AgHBs chez tous les patients du CESAC, séropositifs et séronégatifs au VIH.
-Doter le CESAC de matériels de laboratoire comme les appareils et des réactifs pour une
recherche approfondie sur ces infections, c’est-à-dire pouvoir réaliser les autres marqueurs du
VHB et de la charge virale VHB.
-Doter le laboratoire des consommables essentiels en quantités afin d’éviter les ruptures en
gants et eau de javel.
- Faire entrer toutes les informations possibles des patients dans le dossier médical informatisé
NADIS® pour avoir une visibilité de toutes les données.
Une meilleure gestion des ARV afin d’éviter ou de limiter la durée de substitutions des régimes
sans TDF et/ou 3TC en cas de ruptures chez les personnes co-infectées VIH-VHB.
Au Ministère de la santé
- Aider les structures comme le CESAC à rendre accessible les tests de dépistage pour le
VIH et les hépatites virales B et C.
- Rendre réellement gratuit tous les examens complémentaires pour les PVVIH,
3-Rapport ONUSIDA 2018 des personnes vivant avec le VIH connaissant leur sérologie VIH.
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Nom : Bagayoko
Email : [email protected]
Titre de la thèse : Etude de la co-infection VIH/VHB chez les patients consultant au centre
d’écoute, des soins, d'animation et de conseil (CESAC) de Bamako en 2018.
.
Nationalité : Malienne
Objectif : L’objectif de notre étude était d’estimer la prévalence du portage de l'AgHBs chez les
patients VIH consultant au CESAC de Bamako.
Matériels et Méthodes : Il s’est agi d’une étude descriptive prospective réalisée de Janvier à
Octobre 2018 chez des patients infectés par le VIH au CESAC de Bamako. Le marqueur
AgHBs a été recherché à l'aide d'un test de diagnostic rapide, les marqueurs Ac anti-HBs,
AgHBe, Ac anti-HBe, Ac anti-HBc totaux n'ont pas pu être recherchés par faute de moyen au
CESAC de Bamako.
Résultats : Au total 2574 échantillons ont été collectés et la recherche de l’AgHBs a révélé
202positifs, soit une prévalence globale de 7,8%avec une prédominance féminine avec une
tranche d'âge comprise entre 31-45 ans, résidant en Commune 5 de Bamako dont la plupart
étaient ménagères et n'ayant pas dépassé un niveau de scolarité primaire ou secondaire. La
majorité de nos patients était sous schéma thérapeutique de 1 ère ligne contenant le Ténofovir (
81,2% Les données biologiques dont la charge virale manquaient chez la plupart des patients,
néanmoins 33% avait la charge virale indétectable. Le taux d'ALAT était normal chez 36% de
nos patients, la majorité de notre population d'étude avait des marqueurs biochimiques normaux
et une majorité des patients avait un taux de CD4 supérieur à 500/mm3.
Abstract:
Objective: The objective of our study was to estimate the prevalence of HBsAg carriage in HIV
patients consulting at CESAC Bamako.
MATERIALS AND METHODS: This was a prospective descriptive study conducted from January to
October 2018 in HIV-infected patients at CESAC Bamako. AgHBs marker was searched using a rapid
diagnostic test, the markers Ab anti-HBs, HBeAg, anti-HBeAb, total anti-HBcA could not be searched
for lack of means at the CESAC of Bamako.
Results: A total of 2574 samples were collected and the search for HBsAg revealed 202 positive, an
overall prevalence of 7.8% with female predominance with an age range of 31-45 years, residing in
Commune 5 of Bamako, most of whom were housewives and who did not go beyond primary or
Je jure en présence des maîtres de cette Faculté, des conseillers de l’ordre des
Pharmaciens et de mes chers condisciples.
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur
témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je
sois couverte d’opprobre et méprisée de mes confrères si j’y manque.
Je le jure !