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Prendre Soin des Enfants à l'Hôpital

Ce document décrit les différents aspects des soins apportés aux enfants hospitalisés, notamment l'accueil, l'environnement, le rôle des parents et le personnel médical. Il explique également les outils importants pour les soins comme la communication, l'écoute, l'accompagnement et le travail d'équipe.

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Serge Mbainoudji Tendo
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Prendre Soin des Enfants à l'Hôpital

Ce document décrit les différents aspects des soins apportés aux enfants hospitalisés, notamment l'accueil, l'environnement, le rôle des parents et le personnel médical. Il explique également les outils importants pour les soins comme la communication, l'écoute, l'accompagnement et le travail d'équipe.

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LE PRENDRE SOIN DE L’ENFANT

Les soins à l’hôpital, les hospitalisations peuvent être perturbants pour les patients. Ceux-ci se
retrouvent dans un lieu inconnu, dans un environnement qui peut devenir stressant, entraînant de
nombreuses émotions et interrogations. Ce phénomène est amplifié lorsqu’il s’agit d’un enfant. En
effet, en entrant à l’hôpital, l’enfant se retrouve loin de son univers d’enfant, il est confronté à de
nouveaux visages, au vocabulaire professionnel qu’il ne connaît pas. Il perd ses repères.

Le rôle des professionnels de santé qui l’entourent dans cette situation est de l’accompagner, de le
rassurer, de lier une relation de confiance, de le transporter dans un autre univers, dans son univers,
afin qu’il vive mieux son hospitalisation. Tous ces éléments font partie du « prendre soin » de
l’enfant.

I) L’accueil de l’enfant à l’hôpital


L’accueil de l’enfant à hôpital est devenu une priorité pour les établissements de santé. C’est « le
premier soin. Il doit être de qualité ». Celui-ci se met en place au moment où l’enfant entre dans
l’établissement, mais il ne s’arrête pas là. Il se réfère aux critères le composant, tout au long de
l’hospitalisation du patient, de son entrée à sa sortie. Cet accueil a donc pour but d’accompagner
l’enfant et sa famille, grâce à la présence du personnel soignant et ses mots. Il est applicable tout au
long de l’hospitalisation. Accueillir un patient et sa famille à l’hôpital ne consiste pas seulement à les
« escorter » jusqu’au « seuil de la porte » de la chambre, mais à les accompagner de manière plus
longue et plus poussée. Il inclut alors, comme le rappelle Didier COHEN-SALMON, anesthésiste
pédiatrique et président de l’association sparadrap, la « dimension relationnelle du soin tout au long
de l’hospitalisation, en y incluant la sortie de l’hôpital et de ses suites ». Cette dimension
relationnelle va permettre de replacer le patient au cœur des soins, et donc de l’identifier en tant
que personne et non comme une pathologie.

Toutefois, accueillir un enfant à l’hôpital de manière optimale est un travail long et en constante
évolution. Il s’effectue sur le long terme et comprend : l’hospitalisation d’enfant dans des services
prévus à cet effet, la présence des parents dans les services de pédiatrie, l’enfant acteur de sa santé,
un environnement répondant à ses besoins, et enfin un personnel formé pour l’enfant.

a) L’environnement

Lors d’une hospitalisation, un enfant perd ses repères. Il perd ses jouets, sa fratrie, ses amis, la
sensation de sécurité et il n’est plus scolarisé. Son hospitalisation le destitue, dans un certain
sens, de sa fonction d’enfant.

Afin d’éviter cela, l’accueil des enfants à l’hôpital a pour but de replacer l’enfant dans un
environnement approprié, qui se rapproche le plus possible du sien, tout en prenant en
considération la spécificité des soins. Ceci est en corrélation avec la charte de l’enfant
hospitalisé, puisque celle-ci rappelle que : « l’hôpital doit fournir aux enfants un environnement
correspondant à leurs besoins physiques, affectifs et éducatifs, tant sur le plan de l’équipement
que du personnel et de la sécurité ». L’enfant doit alors être hospitalisé dans un service réservé
aux enfants, et qui répond de manière la plus adaptée à ses besoins.
b) La place de la famille auprès de l’enfant hospitalisé

La présence des parents lors de l’hospitalisation de leur enfant a une place à part entière dans la
prise en charge de l’enfant. En effet, elle va permettre de répondre aux besoins psychocognitifs de
l’enfant, mais la famille va également devenir partenaire dans les soins. En effet, bien que le
personnel de santé soit formé pour accompagner, rassurer et prodiguer des soins, les parents
présents auprès de leur enfant vont le rassurer et seront également un support pour le personnel de
santé.

On les considère comme étant « des partenaires de soins ». Les parents ont une « meilleure
connaissance du développement de leur enfant ». En effet, leur présence et leurs paroles vont
permettre de diminuer l’anxiété des soins et de l’hospitalisation. Ils sont un repère pour l’enfant et
c’est eux qui vont répondre à ses besoins, ou alors, guider le professionnel de santé puisqu’ils vont
aider à comprendre l’enfant, ses habitudes de vie, ses envies et autres.

II) Les outils du prendre soin

Le « prendre soin » s’appuie sur de nombreux autres concepts et éléments de soin. Nous en
développerons quatre dans notre cours. Ils sont : l’écoute, la communication, l’accompagnement, le
travail pluridisciplinaire.

a) Communication et écoute

La communication est, pour le « prendre soin » un élément clé de sa construction. Dans le contexte
de prendre soin, la communication ne signifie plus seulement « échanger avec l’autre » 55, mais «
échanger pour l’autre ».

Lors d’une l’hospitalisation, l’enfant arrive dans un monde inconnu, angoissant, où tout lui est
étranger. Le matériel, les professionnels, le vocabulaire employé. Communiquer avec l’enfant
malade hospitalisé suppose tout d’abord de repérer ses besoins spécifiques, affectifs et d’éveil, puis
de s’adapter à ceux-ci. Le soignant doit s’adapter, en analysant la situation, grâce à ce qu’elle voit et
ce qu’elle entend. Le soignant doit prendre en compte l’âge de l’enfant et son état d’esprit face à ce
qui l’entoure, afin de pouvoir communiquer avec lui et d’observer les résultats de cette
communication. En effet, la communication peut être verbale, mais également non verbale et face à
un enfant les informations transmises n’ont pas obligation de prendre un caractère officiel. La
communication va alors permettre de lier une relation entre l’enfant, le professionnel de santé et les
parents. Elle va permettre de poser des mots sur les maux, d’assurer un climat de confiance et de
sécurité. Elle va montrer à l’enfant que c’est sur lui que se centre l’attention et que les
professionnels de santé vont venir s’adapter à lui. Ce n’est pas à lui de s’adapter à la situation.

Ecouter l’enfant est un devoir, mais il va au-delà d’un « simple respect » des lois. En effet, écouter
l’enfant devient « un véritable acte de soin qui nécessite du temps, de la disponibilité et donc une
reconnaissance et une valorisation de l’enfant, dans un premier temps, mais aussi de sa famille. Le
professionnel de santé va prendre du temps pour l’enfant. Il va l’écouter, reformuler ce qu’il lui dit,
l’entendre et respecter ses dires. De ce fait, il va placer l’enfant au centre des soins mais également
au centre de sa vie à l’hôpital. L’écoute va redonner sa place d’enfant à l’enfant. Elle est un outil du «
prendre soin » car elle y contribue, mais n’est pas toujours facile à mettre en place et « entendre »
n’est pas toujours évident.
b) L’accompagnement

Accompagner quelqu’un, ce n’est pas le précéder, lui indiquer la route, lui imposer un itinéraire, ni
même connaître la direction qu’il va prendre ; mais c’est marcher à ses côtés en le laissant libre de
choisir son chemin et le rythme de son pas ». Dès lors, le soignant vient se tenir aux côtés de l’enfant
et de ses parents, elle les accompagne physiquement, en paroles et les aide à traverser les difficultés
et les moments heureux à l’hôpital. Elle ne leur indique pas le chemin qu’ils doivent prendre, ni les
décisions, mais elle vient les soutenir.

c) Le travail d’équipe

Lorsque l’enfant arrive à l’hôpital, il rencontre de nombreux professionnels qui vont le prendre en
charge. On parle de travail d’équipe, d’interdisciplinarité.

Le travail d’équipe est donc guidé par un même objectif, où chacun a ses capacités, et où l’échange
des savoirs et la collaboration permettent d’enrichir le groupe et donc de créer « un équilibre » dans
le « prendre soin » de l’enfant. Il s’agit bien d’enrichir l’équipe, car chaque soignant est différent,
avec des valeurs différentes et la force de cette équipe s’appuie sur ces différences.

III) La relation soignant-soigné

Comme nous l’avons vu précédemment, l’infirmier en pédiatrie passe du temps, plusieurs fois par
jour auprès de l’enfant et de sa famille. Au fur et à mesure des rencontres, il va se créer une relation
entre eux. La relation a toute sa place au sein des soins.

La relation soignant-soigné se construit autour de nombreux types de relation. En effet, elle


comporte de nombreux « visages ». Ceux-ci peuvent être la relation « de civilité » ou la « relation
fonctionnelle », mais aussi une relation d’aide, une relation de confiance. Dans le contexte de
pédiatrie, nous allons aborder la relation de confiance et la relation d’aide. Ce sont deux
incontournables, qui participent activement au « prendre soin » de l’enfant.

- La relation d’aide : Au fur et à mesure des échanges entre l’enfant et la puéricultrice, il va se


créer une relation particulière : la relation d’aide. La relation d’aide « consiste en un
accompagnement psychologique pour les personnes en situation de détresse morale. Elle
permet de construire un lien support avec le thérapeute (l’infirmière) et s’y référer en cas de
difficultés ». Dès lors, à travers la relation qui se crée entre l’enfant et la puéricultrice, va
naître un lien où le professionnel de santé va accompagner l’enfant et le porter tout au long
de son parcours. Dans la relation d’aide, Il importe de comprendre comment le malade vit ce
qui lui arrive, comment il se représente sa maladie, quelle est sa dynamique, si le traitement
lui convient, comment il l’intègre dans sa vie, quel est son système de support relationnel et
social et comment ses proches vivent aussi cette situation. Dans le contexte de la pédiatrie, il
faut inclure les parents dans la relation d’aide ;
- La relation de confiance : La relation de confiance provient d’un « sentiment de sécurité »,
et le mensonge n’a pas sa place dans sa dimension. Dans le contexte de la pédiatrie, cette
relation de confiance peut être établie à travers la communication entre l’enfant et le
professionnel soignant, à travers la distraction que met en place le soignant, mais aussi grâce
au temps que le soignant passe au chevet de l’enfant, des explications qu’il lui donne. La
relation de confiance une fois établie ne sera pas forcement acquise à long terme. Le
soignant devra alors être vigilant à son égard, puisque, s’il y a une cassure dans cette
relation, celle-ci pourrait fortement altérer le « prendre soin ».

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