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Choix de Textes

Ce document contient plusieurs citations de textes historiques français défendant la laïcité et la séparation des Églises et de l'État, notamment la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État.

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Voltaire, Traité sur la tolérance, 1763

« Si vous voulez qu’on tolère ici votre doctrine, commencez par n’être ni intolérants, ni
intolérables. »
"Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les
mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et
imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi
dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à
notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur
pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à
supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements
qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules,
entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si
disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent
les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution."

Voltaire, Dictionnaire Philosophique, article « Fanatisme », 1764.


"Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère.
Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités et ses imaginations pour
des prophéties, est un enthousiaste; celui qui soutient sa folie par le meurtre est un fanatique. Le
plus détestable exemple de fanatisme est celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner,
égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélemy, leurs concitoyens qui
n'allaient point à la messe. Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu
qu'aux hommes, et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?"

Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen 1789


"Article 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur
manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi."

Victor Hugo, Discours à l’Assemblée nationale, 1850


« Je veux l’Église chez elle, et l’État chez lui. »

Jules Ferry, Lettre aux instituteurs, 27 novembre 1883


« Le législateur a eu pour objet (...) de distinguer deux domaines trop longtemps confondus : celui
des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances qui sont
communes et indispensables à tous, de l’aveu de tous. »

Emile Combes, Discours, 13 septembre 1903


"Ce n'est pas à la religion que nous nous attaquons c'est à ses ministres, qui veulent s'en faire un
instrument de domination. La religion, en tant que sentiment inné du coeur de l'homme, échappe à
notre contrôle, comme les autres sentiments. En tant que système de croyance, elle a droit à la
liberté, qu'aucun de nous ne songe à lui refuser. Son domaine est la conscience. Tout ce que nous
demandons à la religion, parce que nous avons le droit de le lui demander, c'est de s'enfermer dans
ses temples, de se limiter à l'instruction de ses fidèles et de se garder de toute immixtion dans le
domaine civil et politique. (Applaudissements)
Nous sommes entrés en lutte ouverte avec ses ministres, parce qu'ils ont méconnu, de parti pris,
le caractère essentiel de leur mission, qui est exclusivement d'ordre spirituel, parce qu'ils visent
manifestement à s'emparer de la direction de la société.
L'ennemi de la religion, ce n'est pas le Gouvernement qui veut la séparer radicalement de la
politique, en lui assurant la liberté dans la sphère qui lui est propre ; c'est le prêtre, qui associe
délibérément la politique à la religion, pour s'autoriser à mettre une main despotique à la fois sur
la conscience et sur la volonté de la nation." (Applaudissements)
Aristide BRIAND, discours prononcé lors de la séance du 3 juillet 1905
« [Nous étions ] désireux de faire accepter la séparation par les nombreux catholiques de ce pays.
Nous n’avons pas oublié un seul instant que nous légiférions pour eux et que les droits de leur
conscience exigeaient de la loi une consécration conforme à l’équité. C’est dans cet esprit que nous
avons entrepris et réalisé cette grande réforme.
Et la loi que nous avons faite est finalement, dans son ensemble, une loi libérale.[…]
Dans ce pays où des millions de catholiques pratiquent leur religion – les uns par conviction réelle,
d’autres par habitude, par traditions de famille -, il était impossible d’envisager une séparation
qu’ils ne puissent accepter.
Eh bien ! Je dis que telle que nous l’avons conçue, telle que nous l’avons réalisée, laissant aux
catholiques, aux protestants, aux Juifs ce qui est à eux, leur accordant la jouissance gratuite et
indéfinie des églises, leur offrant la pleine liberté d’exercer leurs cultes […] sans autres limites que
le respect de l’ordre public."

Jean Jaurès, Discours de Castres, 30 juillet 1904


"Démocratie et laïcité sont deux termes identiques. Qu'est-ce que la démocratie ? « La démocratie
n'est autre chose que l'égalité des droits. » Or il n'y a pas égalité des droits si l'attachement de tel ou
tel citoyen à telle ou telle croyance, à telle ou telle religion, est pour lui une cause de privilège ou
une cause de disgrâce. Dans aucun des actes de la vie civile, politique ou sociale, la démocratie ne
fait intervenir, légalement, la question religieuse. Elle respecte, elle assure l'entière et nécessaire
liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, de tous les cultes, mais elle ne fait
d'aucune croyance la règle et le fondement de la vie sociale.
Elle ne demande pas à l'enfant qui vient de naître, pour reconnaître son droit à la vie, à quelle
confession il appartient, et elle ne l'inscrit d'office dans aucune Église. Elle ne demande pas aux
citoyens, quand ils veulent fonder une famille, pour leur reconnaître et leur garantir tous les droits
qui se rattachent à la famille, quelle religion ils mettent à la base de leur foyer, ni s'ils y en mettent
une. Elle ne demande pas au citoyen, quand il veut faire, pour sa part, acte de souveraineté et
déposer son bulletin dans l'urne, quel est son culte et s'il en a un. Elle n'exige pas des justiciables
qui viennent demander à ses juges d'arbitrer entre eux, qu'ils reconnaissent, outre le Code civil, un
code religieux et confessionnel. "

Loi de séparation des Églises et de l'État , 9 décembre 1905.


"Article premier. La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des
cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.
Article 2. La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte."

Extrait de la Constitution de la Ve République, 1958.


"Article premier. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale"

Abdennour Bidar, «Assumer enfin la fraternité, cette oubliée de la République», Libération,


2015
"la laïcité n’est pas le rejet du religieux mais le principe qui permet aux croyants et aux non-
croyants de vivre ensemble en paix dans le même espace social, égaux en droits dans le respect
mutuel. "

Abdennour Bidar, entretien réalisé par Jean-Claude Poizat pour Le Philosophoire, 2011
« La laïcité n’est ni un attribut propre à la modernité, ni une lubie française, ni une spécificité de la
culture occidentale, mais un principe qui a une valeur universelle car il est lié à la nature humaine, à
l’essence même de l’homme. »

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