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Cours M1105 : Conception numérique IUT Orsay

Ce document décrit le fonctionnement d'un cours sur la conception de documents et d'interfaces numériques dispensé à l'IUT d'Orsay. Il contient des informations sur l'organisation du cours, le planning, la notation et décrit divers sujets abordés tels que les formats de fichiers, la conception de documents, le web et les standards du W3C.

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Cours M1105 : Conception numérique IUT Orsay

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

Polycopié de cours M1105 :


Conception de documents et d’interfaces numériques
Benjamin Hellouin de Menibus, IUT d’Orsay
Version du 4 octobre 2019

Avant-propos

Ce polycopié est un support de cours pour le cours M1105 : Conception de docu-


ments et d’interfaces numériques, destiné aux étudiants de premier semestre du DUT
informatique de l’IUT d’Orsay. Il a bénéficié des commentaires et corrections de Mathilde
Mousset.

Les corrections d’erreurs ou suggestions sont acceptées, avec gratitude, à l’adresse


suivante : [email protected]. Merci de vérifier que vous avez
la dernière version.

Ce document est placé sous licence Creative Commons CC BY 4.0 1 . Vous êtes libres
de redistribuer, modifier ou réutiliser ce document en y créditant le nom du créateur et
l’IUT d’Orsay. Les sources peuvent vous être fournies sur simple demande.

Table des matières

1 Fonctionnement du cours 3
1.1 Organisation et matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Planning . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Assiduité & notation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Fichiers et documents 4
2.1 Encodage de texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Format et extensions de fichiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Utilisation des différents formats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1. https ://creativecommons.org/licenses/by/4.0/

1
IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

3 Conception de documents 5
3.1 Quelques conseils de rédaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.1.1 Rédiger un mail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.1.2 Documents texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.1.3 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 Lisibilité et accessibilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.3 Séparation structure - présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3.2 Mise en pratique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4 Éléments de chartes graphiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4.1 Identité visuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4.2 Couleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.4.3 Polices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

4 Web 12
4.1 Internet, Web, HTML : définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2 HTML . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2.1 Balises et éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2.2 Structure d’une page HTML . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2.3 Comportement par défaut des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.4 Attributs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.3 CSS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.3.2 Sélecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.3.3 Propriétés et valeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.4 Disposition des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.4.1 Propriété display . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.4.2 Positionnement CSS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.5 Standards W3C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.5.1 Pourquoi un standard ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.5.2 Comment faire en pratique ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.6 Conception adaptative (ou Responsive Web Design) . . . . . . . . . . . . . 19
4.6.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.6.2 Unités relatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.6.3 Requêtes media CSS (ou CSS media queries) . . . . . . . . . . . . . 20
4.6.4 Concevoir et tester votre site . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.7 Conseils et bonnes pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.7.1 Dossiers et chemins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.7.2 Lisibilité du code . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

5 Utilisation de ressources externes 23


5.1 Licences et sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.2 Taille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

6 Références 25

2
IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

1 Fonctionnement du cours

1.1 Organisation et matériel


Tout le matériel du cours (polycopié, sujets et TP et de projet, rendus) peut-être
trouvé sur la plate-forme Moodle : https://cours.iut-orsay.fr. Pour les TP, des sujets
papiers seront fournis sur demande.
En cas de question / problème, votre premier interlocuteur est votre chargé de TP.
Si le problème persiste ou en cas d’urgence, vous pouvez m’envoyer un mail à benjamin.
[email protected].

1.2 Planning
Cours 6 séances de 1h
TP 6 séances de 2h ; trois rendus notés
Séances 1-2 Traitement de texte ;
Séances 2-3 Présentation ;
Séances 4-6 HTML+CSS.
Projet 6 séances de 2h + 3h de soutenances orales
Une courte interrogation de cours aura lieu au retour des vacances de la Toussaint lors
de la première séance du projet.

1.3 Assiduité & notation


La présence aux TP est obligatoire (comme pour tous les cours). Les chargés de TP
feront l’appel.
Si vous avez une absence ou un retard qui n’est pas de votre fait, il est important de le
justifier auprès du secrétariat. Pour l’interrogation en particulier, nous devons mettre
un zéro si l’absence est injustifiée !

La note finale se compose des notes suivantes :


40% Contrôle continu
7% + 7% + 14% Trois rendus de TP (texte, présentation, Web)
12% Quiz sur le contenu du cours
60% Note de projet (en binôme)
Pour les deux parties des malus seront donnés pour les défauts d’assiduité : absences,
rendus en retard, non-respect des consignes, séances le nez dans le téléphone, etc. Votre
chargé de TP précisera les règles.

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

2 Fichiers et documents

2.1 Encodage de texte


La mémoire d’un ordinateur enregistre l’information sous forme de 0 et de 1 (bits).
Afin de pouvoir enregistrer du texte il convient de déterminer la fonction qui associe des
caractères à des groupes de bits : l’encodage.

Par exemple, un des plus anciens encodages est l’ASCII qui associe un caractère à
un octet (8 bits), mais qui ne peut représenter que peu de caractères. Exemple d’ecodage
00100000 (64) → ␣ (espace)
ASCII : .
01000001 (65) → A
Aujourd’hui, on trouve surtout l’encodage UTF-8 qui utilise de 1 à 4 octets et qui
permet de représenter tous les alphabets, et bien plus - environ 138000 caractères. Quand
le choix vous est offert, utilisez UTF-8.

Quelques encodages concurrents aux noms tels que ISO-8859-1 ou Windows-1251 per-
sistent. Quand vous rencontrez des caractères comme Ã_ à c à R ou encore xE0 xEE,
votre éditeur de texte lit le texte dans le mauvais encodage. Il faut changer le mode de
votre éditeur ou convertir le texte.

2.2 Format et extensions de fichiers


Le format d’un fichier décrit le type d’information qu’il contient (texte, musique,
programme. . .) ainsi que la manière dont elle est “rangée” - et, par conséquent, quels
logiciels peuvent l’ouvrir. Le format d’un fichier peut être reconnu à son extension.

Le texte brut est le format textuel le plus basique. il ne contient que des caractères
sans mise en forme. Il peut être lu et modifé sur tous les systèmes (une fois le bon encodage
choisi). Il est utilisé pour la communication simple (mails, fichiers README, etc.) et pour
écrire du code, des fichiers de configurations, et plus généralement tous le contenu textuel
manipulé par des programmes.
Exemples : .txt indique du contenu textuel. De très nombreux autres formats sont
écrits en texte brut avec des conventions supplémentaires, comme le HTML et le CSS.

Le texte mis en forme (ou document de traitement de texte) contient du texte brut,
mais également des informations supplémentaires d’apparence : mise en forme, couleur,
images, etc. Concrètement, il s’agit le plus souvent d’une archive (compressée) qui com-
prend le contenu textuel et différents fichiers pour les autres informations. C’est le format
adapté pour créer et modifier des documents, mais pas pour les afficher.
Exemples : .docx pour un document Microsoft Word (récent), .odt pour un document
OpenOffice, etc.

Le format PDF et les formats similaires servent à décrire un document mis en page
(texte ou présentation) de telle sorte que le document apparaisse exactement de la même
manière sur tous les systèmes et à l’impression. En contrepartie, le fichier est plus difficile
à modifier.

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

Exemples : .pdf, .xps, .ps, etc.

Le format HTML est un langage qui décrit la structure du document à l’aide de


balises. Le fichier lui-même est écrit en texte brut. L’affichage n’est pas prévu pour une
taille fixée mais change suivant la taille de l’écran. Par conséquent, il n’est pas en général
adapté à l’impression, sauf s’il a été explicitement prévu pour.
Exemples : .html pour toutes les pages Web, mais également des mails « enrichis ».

2.3 Utilisation des différents formats


1. Utilisez toujours du texte brut pour des données manipulées par des programmes
(code source, entrées/sorties).
2. Pour transmettre des documents de traitement de texte ou des présentations, uti-
lisez un format d’affichage comme le PDF pour vous assurer 2 qu’on puisse l’ouvrir
partout avec son apparence finale. Une seule exception à cette règle : si le document
doit rester modifiable.
3. Pour un site Web, il vaut mieux en général mettre le maximum de contenu au format
HTML (accessible plus directement). Transmettre certains documents au format pdf
est acceptable, surtout s’il est probable qu’on veuille les imprimer.
Concernant le point 2, il faut éviter de transmettre des informations dans des docu-
ments scannés, qui posent de gros problèmes d’accessibilité (personnes malvoyantes en
particulier). Les pdf générés par les logiciels de traitement de texte n’ont pas ce problème.

3 Conception de documents

3.1 Quelques conseils de rédaction


3.1.1 Rédiger un mail
Les mails sont les documents les moins complexes que vous rédigez, et un bon point de
départ. Tous les conseils qui suivent ont pour but d’économiser du travail à la personne à
qui vous écrivez. Il faut pouvoir comprendre, dés les premières lignes :
1. qui vous êtes (si nécessaire, et avec plus ou moins de détails)
2. pourquoi vous écrivez ce mail
3. ce que vous voulez
et éviter à la personne d’avoir à faire des recherches pour comprendre ce dont vous parlez.

L’objet est comme un titre. Il ne doit jamais être vide. Il doit donner, en quelques
mots, une idée du sujet du mail et du cours ou projet concerné.

Bons objets : “Questions sur le cours CODIN” – “[M1105] Difficulté rendu TP3”
2. dans la mesure du possible. . .

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

Mauvais objets : “Bonjour” – “Questions” – “[sans objet]”

L’auteur est important - pas seulement qui vous êtes, mais qui vous représentez par
rapport au destinataire. On le donne deux ou trois fois :
1. Dans votre adresse mail, ce pourquoi il faut utiliser votre adresse mail professionnelle
(en @u-psud.fr)
2. Au début du mail, où (si nécessaire) vous vous présentez et indiquez votre relation
avec le destinataire.
3. A la fin du mail, où on signe avec une formule de politesse son nom.

Après avoir dit qui vous êtes, il faut indiquer la raison de votre mail aussitôt que
possible ; souvent il s’agit de l’objet en plus détaillé. Une erreur courante est, par peur
d’être impoli, de donner de nombreux détails du contexte avant d’en venir au fait. Faites
des phrases courtes et simples, et sautez une ligne quand vous changez de sujet.

L’orthographe et la grammaire sont des sources de difficultés fréquentes. Pour des mails
professionnels, il est important de bien se relire avant l’envoi. Pour les mails importants,
par exemple destinés à l’extérieur de votre entreprise, n’hésitez pas à demander à un
camarade ou un responsable hiérarchique de vous relire. C’est de cette manière qu’on
apprend.

Enfin, votre mail sera plus agréable et facile à traiter si vous incluez toutes les infor-
mations nécessaires. N’utilisez pas de vocabulaire technique si la personne risque de ne
pas le connaître, ou expliquez-le. Si vous faites référence à un document, mettez-le en lien
ou en pièce jointe.

de : [email protected]
à : [email protected]
objet : [CODIN] Note du TP3

Monsieur Hellouin,
Je suis dans le groupe TP1E et vous êtes mon enseignant en CODIN. Je vous
contacte pour discuter de ma note du TP3. Ma note est de 13 alors que le total
de mes points fait 15, comme vous pouvez voir : hlieni. Pourriez-vous vérifier ?

Cordialement,
Ke Jie.

Figure 1 – Un exemple de mail bien rédigé

4 ! Les enseignants reçoivent des dizaines de mails par jour. Si votre demande nécessite
une réponse immédiate, n’hésitez pas à placer un “Urgent” dans l’objet. N’en abusez pas.

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

3.1.2 Documents texte


Au début d’un document texte, on doit trouver :
– Un titre qui indique le sujet du document et le but dans lequel il a été écrit.
– Un auteur, éventuellement avec son rôle (groupe de TP, entreprise où vous tra-
vaillez, etc.).
– Une table des matières si le document dépasse 4 ou 5 pages. Tous les logiciels
de traitement de texte permettent de faire une table des matières automatique avec
des liens hypertexte (essayez sur ce polycopié).
Pour différencier le sujet et le but du document on peut avoir un titre et un sous-titre.
Par exemple :

Développement d’un plug-in Thunderbird


d’aide à la rédaction de mails
Rapport de stage S4 effectué chez Mozilla
Le titre est souvent trop court pour mettre beaucoup d’informations. C’est le rôle que
jouera l’introduction.
D’abord, comme pour un mail, l’introduction donne plus en détail le sujet et le but du
document dés les premières lignes (n’ayez pas peur de répéter votre titre). Ensuite, elle
fournit les éléments de contexte nécessaires à comprendre le document (qu’est-ce qu’un
plug-in ? Thunderbird ? Mozilla ?). Enfin, elle annoncer le contenu du document avec ses
différentes parties.

Votre document doit donc (sauf s’il est vraiment très court) être séparé en sections,
sous-sections. . . qui séparent le contenu dans ses différentes parties. Il est important d’uti-
liser les outils adaptés pour que la navigation entre ces sections soit facile (table des
matières automatique, liens).

Un défaut de rédaction habituel, surtout en début de carrière, est de faire des textes
trop compliqués ou trop techniques. Il est très important de se demander à qui votre
document est destiné.
– Est-ce que la personne connaît tous vos termes techniques ou acronymes ? Sinon,
expliquez-les la première fois, éventuellement avec un lien vers le site officiel. Si le
lecteur doit faire une recherche Web pour vous suivre, c’est un échec.
– Par rapport à l’oral, rédiger professionnellement demande d’utiliser des phrases
courtes. Une erreur courante consiste à faire plusieurs phrases séparées par des
virgules, c’est ce que je fais dans cette phrase, le texte devient désagréable à lire.

Enfin, il est recommandé d’avoir :


– en haut de la page (en-tête), le titre (éventuellement raccourci) du document,
l’auteur, éventuellement le titre de la partie actuelle pour les documents longs.
– en bas de la page (pied de page), le numéro de la page actuelle.
Ces éléments aident, surtout quand le document est imprimé, à retrouver facilement là
où le lecteur en est.

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

3.1.3 Présentation
Une présentation est un support visuel pour un exposé oral. Contrairement au docu-
ment texte, elle n’est pas faite pour être lue toute seule. Elle commence par un titre, un
nom d’auteur et une introduction qui jouent le même rôle que pour un document texte.
Pour les présentations longues, il est aussi utile de séparer la présentation en sections et
afficher un plan au début.

Une erreur courante est d’écrire de longues phrases similaires à ce que vous dites à
l’oral. La règle d’or : ne lisez pas vos diapositives. Vos spectateurs ne peuvent pas lire
des phrases complexes, ou alors cela signifie qu’ils ne vous écoutent pas. Vous devez donc
réduire le texte au minimum et gardez les idées-clé. Un exemple est donné Figure 3.1.3.

Les deux erreurs courantes


Erreurs classiques :
en préparant des diaposi-
- Trop de texte
tives est d’y mettre trop
- Contraste faible
de texte et d’utiliser un
contraste trop faible, ce qui
→ Diapositives peu lisibles
les rend peu lisibles

Figure 2 – Exemple du travail de reformulation pour rédiger de bonnes diapositives.

Pour décider du texte que vous gardez sur vos diapositives, demandez-vous : de quoi
est-ce que je veux que le public se souvienne après mon exposé ?

Un autre usage des diapositives et d’afficher des diagrammes, tableaux, captures


d’écran. . . quand vous en parlez. Quelques pièges :
– Attention au contraste et la taille de police. Les lecteurs sont éloignés de l’écran et
les vidéoprojecteurs affichent souvent mal les couleurs vives (voir section suivante).
– N’affichez des éléments compliqués que si nécessaire, et dans ce cas, bien expliquer
à l’oral quels sont les points importants pour votre exposé. Par exemple, si vous
affichez un passage du code source, dites-moi ce que je dois regarder et pourquoi.

3.2 Lisibilité et accessibilité


Un document est fait pour être lu ou vu, et il faut donc que vous vous assuriez que ce
ne soit pas trop difficile pour votre lecteur. Ce n’est pas suffisant que vous réussissiez à le
lire sur votre machine : vous êtes jeunes, proche de l’écran, sans lumière dans les yeux. . .
Quelques règles à respecter :

Règle 1. Le texte doit être assez grand : 12 points pour un document texte,
22 points pour une présentation. On peut faire des exceptions pour des détails moins
importants. Pour les présentations, rappelez-vous que vous ne savez pas la taille de l’écran
sur lequel vous allez projeter.

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

Règle 2. Garder un constraste fort entre le texte et le fond. Cela signifie du


texte foncé (noir ou presque) sur un fond clair, ou du texte clair (blanc ou presque) sur
un fond foncé. Méfiez-vous particulièrement des imprimantes et des vidéoprojecteurs qui
peuvent mal afficher certaines couleurs : augmenter le contraste aide toujours.

Règle 3. Restez sobres. Les polices extravagantes et les couleurs sont à utiliser avec
parcimonie : pour les titres par exemple, en aucun cas pour la majorité du texte. De même
pour les grands aplats de couleurs vives.

Une situation classique est de chercher à mettre du texte sur une image, ce qui devient
facilement illisible. Si on ne parvient pas à avoir un bon contraste, il existe d’autres
méthodes : mettre un contour aux lettres, ou appliquer un fond semi-transparent derrière
le texte.

Pour les documents devant être diffusés (y compris les pages Web), vous devez fournir
un texte alternatif à vos images. Ce texte alternatif sera donné aux utilisateurs ne
pouvant ou ne voulant pas accéder aux images (handicap visuel, connexion limitée. . .).
Tous les logiciels et langages que nous utilisons ont une option dédiée. Pour la même
raison, il ne faut pas qu’une information soit transmise uniquement par la couleur.

Enfin, il est recommandé de ne pas utiliser la justification du texte qui crée des
problèmes aux personnes ayant des difficultés de lecture.

3.3 Séparation structure - présentation


3.3.1 Définitions
Quelques définitions :
Contenu L’information transmise par le document. Il s’agit souvent surtout de texte,
mais également d’images ou de vidéos (si elles ne sont pas utilisées purement pour
la décoration)
Structure Le rôle joué par les différents éléments au sein du document. Par exemple : un
titre général, un titre de section, un paragraphe, une légende, un élément de liste. . .
Présentation L’apparence que l’on choisit de donner aux différents éléments. Par exemple :
gras, 20pt, bleu, fond noir, centré. . .
Le rôle primordial de la présentation est, avant de faire joli, de faire comprendre
la structure du document. La règle d’or est donc : les éléments ayant le même rôle
doivent avoir la même apparence et, dans la plupart des cas, une apparence différente
pour des rôles différents.

Les logiciels de traitement de texte, de présentation, etc. ne sont pas des machines à
écrire. Ils proposent beaucoup d’outils pour automatiser des tâches. Pour le problème qui
intéresse (uniformiser l’apparence des éléments de même rôle), imaginons que vous voulez
que vos titres de section soit en taille 20pt. Il y a deux solutions :
Approche « machine à écrire » Appliquer la taille de police 20pt à chaque titre de
section.

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

Approche « traitement de texte » Appliquer le style “Titre 1” à chaque titre de sec-


tion, puis modifier le style pour que la taille soit 20pt.

On voit que cette deuxième approche sépare deux étapes : indiquer quel est le rôle de
l’élément (structure), puis indiquer l’apparence qu’ont tous les éléments du même rôle
(présentation). C’est une illustration de la séparation structure-présentation.

Cette approche a de multiples avantages :


– Moins d’erreurs dû à la répétition des tâches (couleurs ou tailles légèrement diffé-
rentes) ;
– Modifications futures plus faciles (ajout de nouveaux titres, changement de style
général) ;
– Navigation facilitée (table des matières automatique, etc.) ;
– Document plus accessible (une personne aveugle peut savoir qu’il s’agit d’un titre).

3.3.2 Mise en pratique


Voici quelques exemples. Imaginons que vous voulez :
– Sauter une page ou ajouter de l’espace après les titres.
Ne pas faire : touche entrée (saut de ligne) à répétition.
Mais plutôt : trouver l’option de saut de page, modifier l’espacement dans le style
correspondant.
– Centrer un objet.
Ne pas faire : utiliser la barre espace à répétition ou des tabulations.
Mais plutôt : utiliser l’option de centrage, éventuellement en groupant les objets.
– Mettre un fond de couleur à vos diapositives.
Ne pas faire : le faire à la main sur chaque diapositive, ou le faire sur la première
et la copier.
Mais plutôt : utiliser le masque des diapositives.
De manière générale, ces conseils reviennent à trouver les outils corrects pour
chaque tâche, et les utiliser (avec l’aide du Web ou de vos enseignants). Par exemple,
il est important de ne jamais faire de table des matières ou d’alignement à la main.

3.4 Éléments de chartes graphiques


3.4.1 Identité visuelle
La grande majorité des entités (entreprises, associations, institutions. . .) ont une iden-
tité visuelle bien définie, autrement dit, un style cohérent entre tous les documents qu’elle
produit. Par exemple, tous les courriers envoyés par votre banque ont une même apparence
générale (logo, couleurs, polices. . .) qui vous permettent de l’identifier facilement.
Jusqu’ici, nous avons surtout insisté sur la cohérence dans l’apparence au sein d’un
document. Des problèmes similaires se posent entre différents documents : comment faire

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

pour que tous mes rapports aient le même style ? Comment faire pour que ce style soit
cohérent avec celui du site Web ? Et si j’utilise un éditeur de texte différent ?

Cela peut être fait de manière informelle (typiquement, les collègues ont un ensemble
de documents-types qu’ils modifient) mais les grandes entités définissent une charte gra-
phique formelle pour tous types de documents. Une charte graphique fournit des indica-
tions sur l’apparence des différents éléments en fonction de leur rôle : titres, textes, page
de garde, etc.

Idéalement, les indications d’une charte graphique permettent de réaliser un document


conforme sans forcer l’usage d’un logiciel particulier. Cela demande de décrire certains
éléments, comme les couleurs et les polices, dans un langage universel et indépedant du
logiciel.

3.4.2 Couleurs
Il est presque impossible de décider « à l’oeil » si deux couleurs sur des documents
différents sont vraiment identiques. Pour définir la couleur d’un objet, il est beaucoup
plus sûr (et plus facile) d’utiliser un modèle de description des couleurs comme le modèle
RVB (rouge, vert, bleu - RGB en anglais). Une couleur est donnée par trois valeurs,
respectivement l’intensité de rouge, de vert et de bleu.

Suivant le contexte plusieurs conventions sont utilisées :


Pourcentages (100%, 50%, 0%)
Décimal 0-255 (255, 127, 0)
Hexadécimal #FF7F00
Il existe d’autres modèles : RVBA (RGBA en anglais) qui permet la transparence,
CMYK, etc.

3.4.3 Polices
Une police d’écriture (font family en anglais) décrit la forme des lettres et des carac-
tères utilisés pour écrire un texte, dans toutes leurs variations (différentes tailles, gras,
italique, etc.). Chaque police porte un nom tel que Times New Roman, Arial, Comic Sans.

Le format le plus utilisé pour des polices informatiques est un ensemble de fichiers .ttf.
Ces fichiers permet d’utiliser la même police dans des documents et présentations générés
par des logiciels différents, ainsi que sur des documents HTML. Vous pouvez facilement
trouver sur Internet des sites qui proposent une grande variété de polices gratuites ou
payantes.

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4 Web

4.1 Internet, Web, HTML : définitions


Internet désigne un réseau informatique mondial. L’information y est transmise par un
ensemble de protocoles (la suite TCP/IP, qui contient par exemple le protocole
HTTP 3 . qui permettent divers usages tels que le courrier électronique, la voix sur
IP (Skype, WhatsApp, Discord), le Web, etc.
le Web (ou World Wide Web, www) désigne l’ensemble des sites Web visitables depuis
un navigateur grâce à un système d’adresses URL 4 . On y trouve des ressources de
tout type, mais les pages Web à proprement parler sont des documents écrits en
HTML, qui peuvent contenir des liens vers d’autres pages Web.
le langage HTML désigne le langage de balisage dans lequel les pages Web sont écrites.
Voilà un résumé (simplifié) de ce qui se passe quand on se connecte à un serveur Web 5 .
1. Vous rentrez une URL dans votre navigateur (ou vous cliquez un lien vers cette
URL), par exemple :

http :// www.iut-orsay.u-psud.fr / fr/vie_étudiante / |associations.html


{z }
| {z } | {z } | {z }
protocole nom de domaine répertoire page ou fichier demandé

2. le navigateur se connecte au serveur Web correspondant au nom de domaine (la


partie finissant souvent par .com, .fr. . .) et télécharge la ressource à l’emplacement
indiqué (répertoire + nom de fichier, comme pour un fichier local). Cette partie
utilise le protocole HTTP.
3. si le fichier est au format HTML, le moteur de rendu du navigateur interprète
visuellement le code HTML et affiche le résultat à l’écran. Cela peut demander de
télécharger d’autres ressources (images, feuille de style CSS. . .)

Quand une URL ne précise pas le nom du fichier, le navigateur cherche automatique-
ment à ouvrir la page index.html (souvent la page d’accueil) à l’emplacement indiqué.
Si la page n’existe pas, le serveur (suivant la manière dont il est configuré) renvoie une
erreur ou afficher un liste des fichiers disponibles à cet emplacement.
Une URL peut pointer sur n’importe quel type de fichier. Les navigateurs actuels
sont capables d’afficher quelques types de fichier en plus du HTML (texte brut, fichiers
pdf, vidéos, musique) ; si l’URL pointe vers un fichier d’un autre type, il propose le plus
souvent de la télécharger.
3. HTTP (HyperText Transfer Protocol) est un protocole qui définit la manière dont votre navigateur
et le serveur contenant la page communiquent ensemble
4. Uniform Ressource Locator ; autrement dit, adresse qui permet de trouver une ressource.
5. Cette description est très simplifiée et ne décrit qu’une page Web statique : la page Web à un
emplacement donnée est fixée. Une bonne partie du Web moderne est dynamique, ce qui signifie que
chaque utilisateur peut recevoir une page Web différente même en suivant la même URL. Ce cours ne
concerne que les pages Web statiques, le Web dynamique étant l’objet de futurs cours de programmation
Web.

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4.2 HTML
HTML (HyperText Markup Language) est le langage dans lequel sont écrites les pages
Web. Un document HTML (page Web) est écrit en texte brut et comporte du contenu
textuel accompagné de balises. Les balises servent à définir la structure du document
et le positionnement des élements, ajouter des liens, insérer d’autres ressources (images,
vidéos, scripts), etc.
Le navigateur Web affiche un document HTML en “interprétant” visuellement le code
HTML (ou source). Il s’agit bien du même document affiché de deux différentes manières.
Sur la plupart des navigateurs, on peut afficher le code source d’une page Web après un
clic droit sur la page.

4.2.1 Balises et éléments


Un document HTML est écrit en texte brut (extension .html). Un mot entre les
symboles < et > est une balise. Tout le reste est du contenu textuel. Les balises forment
des éléments de différents types de la manière suivante :

<h1>
| {z } Le titre de ma page </h1>
| {z } <hr />
| {z } | {z }
balise ouvrante contenu balise fermante balise auto-fermante

Un élément normal h1 Un élément vide hr

À gauche, l’élément h1 (pour heading of level 1 ) correspond au titre principal de la


page. Les deux balises indiquent le début et la fin du titre. À droite, l’élément hr (pour
horizontal rule) correspond à une ligne horizontale qui représente un changement de sujet.
Cet élément n’a pas besoin de contenu, l’unique balise est donc à la fois le début et la fin.

4
! Chaque élément est soit normal, soit vide ; ce n’est pas un choix de votre part.

4.2.2 Structure d’une page HTML


Les éléments peuvent s’imbriquer les uns dans les autres, comme illustré Figure 3.
Attention à l’ordre des balises :

<body> <h1> Titre </h1> </body> <body> <h1> Titre </body> </h1>
Bonne imbrication
Erreur de syntaxe
(h1 est contenu dans body)

Dans la Figure 3, l’élément <h1> est contenu directement dans <body> : on dit que
<body> est son élément parent. En revanche, <h1> et <p> sont côte à côte. Expliquons
quelques autres balises :
– <!DOCTYPE html> est placé au début pour indiquer qu’il s’agit d’un document
HTML.

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html
<!DOCTYPE html>
<html>

head
<head> meta
<meta charset="utf-8"/>
</head>
<body>
<h1> Titre de niveau 1 </h1> h1

body
<p>
Un <strong>paragraphe !</strong>
</p> p strong
</body>
</html>

Figure 3 – Exemple de structure d’une page HTML. Chaque élément est représenté par
un bloc.

– L’élément <html> indique les limites de la page. Tous ce qui est en dehors est ignoré
(excepté le doctype).
– L’élément <head> contient des informations générales (ou métadonnées) sur la page
qui ne sont pas affichées. Ce peut être l’encodage de caractères, la langue, des feuilles
de style CSS (voir plus bas), etc.
– L’élément <body> contient tout ce qui s’affiche vraiment dans le navigateur.

4.2.3 Comportement par défaut des éléments


Les balises HTML sont utilisés pour décrire la structure de la page. Ainsi
<h1> - <h6> sont les différents niveaux de titre ;
<p> indique un paragraphe ;
<strong> indique un élément mis en valeur, etc.

Certains éléments modifient l’apparence de leur contenu 6 . Ainsi, deux titres <h1> et
<h2> seront affichés en gras et 100% / 50% plus larges que la taille de police de base,
respectivement. Cependant, vous ne devez pas choisir la balise à appliquer en fonction de
l’apparence par défaut : les balises HTML sont une indication de structure, la présentation
sera gérée par le CSS.

Voici donc la manière correcte de procéder :


Structure Ce titre est le titre principal de la page, je le met donc entre des balises <h1>
</h1>.
Présentation Je veux que le titre principal ait une certaine apparence, je fais cela en
CSS.

6. Techniquement, cela dépend du navigateur, mais les différences sont minimes.

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Certains éléments n’ont pas d’impact initial sur l’affichage, comme <section> qui in-
dique une partie de la page (imaginez une séparation partie 1 / partie 2). Bien structurer la
page apporte des bénéfices importants en lisibilité, accessibilité (personnes malvoyantes),
et en référencement par moteurs de recherche. De plus, on pourra toujours lui appliquer
une apparence en CSS.

<span> et <div> sont des éléments “neutres”, c’est-à-dire, qui n’ont pas de rôle parti-
culier. On utilise ces balises pour appliquer des changements d’apparence à des morceaux
qui ne correspondent pas à un élément préexistant. On verra la différence entre ces deux
balises en Section 4.4.1.

Il existe une au total centaine d’éléments différents. Savoir quel élément correspond à
ce que vous voulez faire vient avec l’expérience, les recherches sur Internet et les conseils
de vos enseignants. Quelques références sont proposées en section 6.

4.2.4 Attributs
En plus du nom de la balise et du contenu, on peut ajouter des attributs à un élément
pour modifier son comportement. Ces attributs sont indiqués dans la balise d’ouverture
uniquement. Certains éléments ont des attributs obligatoires.

Prenons l’exemple d’un lien hypertexte <a> qui utilise l’attribut obligatoire href pour
indiquer la cible. L’élément s’écrira de cette manière :

Le cours est sur <a href="http://cours.iut-orsay.fr">Moodle</a>.

Je recommande de s’habituer à toujours mettre des apostrophes (simples ou doubles)


autour des valeurs pour éviter des problèmes d’espace. Une bonne documentation indi-
quera pour chaque élément les attributs fréquemment utilisés.

Deux attributs importants qui peuvent s’appliquer à tous les éléments sont id et
class. id (identifiant) sert à donner un nom à un élément unique, class à un groupe
d’éléments ayant un rôle similaire. Ces deux attributs seront utilisés pour modifier (en
CSS) l’apparence d’un ou d’un groupe d’éléments. id est également utilisé pour créer une
cible d’URL. Par exemple, l’URL suivante :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Université#France

redirige vers l’élément dont l’id vaut “France” dans la page demandée.

4.3 CSS
4.3.1 Introduction
Le code CSS se présente sous la forme d’une suite de blocs qui ont l’apparence suivante :

p {color: red;}

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p est le sélecteur : il indique que ce qui suit s’applique aux paragraphes (éléments p).
color est la propriété : elle indique que nous voulons changer la couleur du texte.
red est la valeur donnée à la propriété. En l’occurence, le texte est mis en rouge.

Pour que le code CSS ait un effet, il faut l’inclure dans le document HTML concerné.
La manière normale est d’écrire son code CSS dans une feuille de style CSS (extension
.css), puis de mettre un lien vers cette feuille de style dans le document. On place pour
cela un élément <link /> dans le <head> :

<link rel="stylesheet" href="*******.css" />

où les étoiles indiquent le chemin vers la feuille CSS.

4.3.2 Sélecteurs
Comme son nom l’indique, le sélecteur sélectionne les éléments HTML qui seront
concernés par le bloc. Les sélecteurs les plus utilisés sont :
nom{... } : sélectionne tous les éléments <nom>.
.nom{... } : sélectionne tous les éléments de classe nom.
#nom{... } : sélectionne tous les éléments d’identifiant (id) nom.
nom1 nom2{... } : sélectionne tous les éléments <nom1> qui sont à l’intérieur d’un élé-
ment <nom2>.
Les sélecteurs peuvent se combiner : nom1, nom2 sélectionne les élements <nom1> de classe
nom2.nom1.nom2 sélectionne tous les élements <nom1> de classe nom2.

Notez qu’on peut sélectionner un élément individuel (par classe ou identifiant), mais
la syntaxe facilite le fait d’appliquer les mêmes modifications à tous les éléments d’un
certain type.
4! Il existe d’autres sélecteurs plus avancés, que vous pouvez trouver dans votre
documentation préférée.

4.3.3 Propriétés et valeurs


A l’intérieur d’un bloc de CSS, on trouve une série de propriétés et de valeurs avec la
syntaxe suivante :

selecteur{
propriété: valeur;
...
propriété: valeur;
}

Il existe plus de 500 propriétés CSS, mais la grande majorité sont très spécifiques et
ne s’appliquent qu’à quelques éléments. Comme pour les balises HTML, ce n’est pas utile
de les apprendre toutes par coeur.

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4.4 Disposition des éléments


4.4.1 Propriété display
On peut séparer les éléments HTML en deux catégories suivant la manière dont ils
se disposent sur la page. Ceux de type inline se comportent comme du texte et ont
exactement la largeur de leur contenu. A l’inverse, ceux de type block provoquent un
saut à la ligne et utilisent toute la largeur de la page (ou de leur bloc parent).

<a> (lien hypertexte), <strong> (texte mis en valeur), <code> (fragment de code),
<span> (élément neutre) sont des éléments inline. <h1> - <h6> (titre), <p> (paragraphe),
<img/> (image), <div> (bloc neutre) sont des éléments block.

Leur comportement peut être modifié par la propriété CSS display. display: inline;
et display: block; donnent à l’élément le comportement correspondant, et display:none;
fait simplement disparaître l’élément. Pour pouvoir mettre des éléments côte à côte (com-
portement inline) mais pouvoir contrôler leur hauteur et leur largeur (comportement
block), on utilisera la valeur display: inline-block;. Elle est utile, par exemple, pour
faire une barre de menu avec plusieurs boutons côte à côté.

4.4.2 Positionnement CSS


Le positionnement consiste à sortir un élément de son emplacement attendu sur la
page.

La propriété float (valeurs left ou right) permet d’envoyer un bloc à gauche ou


à droite de la page (on dit qu’il devient flottant). Le reste du contenu reste positionné
normalement dans l’espace restant.

La propriété position permet de placer des éléments de manière mieux contrôlée. On


la combine avec les propriétés left, right, top et bottom (abbrévié lrtb ci-dessous).
Les valeurs de position sont :
static est la valeur par défaut. L’élément reste à sa position normale dans le flux.
relative part de la position normale de l’élément et le déplace des valeurs lrtb.
absolute place l’élément à une position fixée sur la page (donnée par lrtb).
fixed place l’élément à une position fixée sur l’écran (donnée par lrtb) et reste immobile
même quand la page défile.
sticky laisse l’élement à sa position normale, et passe en mode fixed quand le défilement
arrive à son niveau.

En pratique, relative est utilisé rarement et pour des déplacements minimes. absolute
est utilisé quand on veut que plusieurs éléments se chevauchent. fixed et sticky sont
souvent utilisés quand on veut qu’un menu reste accessible quand la page défile.

(positionnement par rapport au dernier parent positionné ?)

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4.5 Standards W3C


4.5.1 Pourquoi un standard ?
Le W3C (pour « World Wide Web Consortium ») est l’organisme qui définit les stan-
dards du Web (comment on écrit du HTML & CSS et comment les navigateurs l’affichent).
C’est grâce à ce standard que (en théorie) tous les sites du monde s’affichent correctement
dans votre navigateur.
Il peut être difficile de comprendre à quel point ces standards ont été importants pour
que le Web soit ouvert et uilisable par tous. On peut imaginer un monde alternatifs où
existent quatre ou cinq formats différents de pages Web, dont certains formats fermés et
lisibles seulement par des certains logiciels ou certains OS 7 .

La plupart des navigateurs ont une approche « laxiste » : ils tentent de corriger et
d’afficher au mieux le HTML invalide. Pour les utilisateurs, cela évite de rencontrer des
messages d’erreur sur des sites anciens ou mal codés.

Cependant, le concepteur doit se méfier : même si une page HTML s’affiche bien sur
un navigateur, elle peut tout de même contenir des erreurs pas directement visibles. La
bonne utilisation du HTML+CSS donne de grands bénéfices d’accessibilité, de navigation,
et même de référencement sans effort important. Ces erreurs « invisibles » sont la raison
principale de respecter les standards.

4.5.2 Comment faire en pratique ?


Pour s’assurer que notre code respecte les standards, il faut donc utiliser un validateur
qui, comme un compilateur en programmation, nous indique les endroits où notre code
ne respecte pas le bon format et fournit des suggestions pour le corriger.
Voici les validateurs fournis par le W3C :
HTML : http://validator.w3.org/
CSS : http://jigsaw.w3.org/css/

4
! Il existe de nombreux autres validateurs, mais soyez vigilants. Les standards
changent (nous en sommes au HTML5), et de nombreux validateurs non officiels ne sont
pas à jour.

Le validateur vous indiquera une série d’erreurs et d’avertissements, indiquant la ligne


et la colonne concernée, et le problème. Un exemple est donné Figure 4.

Figure 4 – Un avertissement du validateur HTML.


7. Une situation qu’on a vécu avec des technologies comme Flash qui venaient en plus du HTML.

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Si vous ne parvenez pas à comprendre une erreur, n’hésitez pas à vous référer à une
documentation (voir section 6) sur l’élément incriminé, ou à demander à votre enseignant.
Pour les TP et le projet, toute erreur ou avertissement donné par le validateur sera
considéré comme une erreur dans votre code, sauf si votre enseignant vous indique le
contraire.

4.6 Conception adaptative (ou Responsive Web Design)


4.6.1 Généralités
Aux origines du Web, la plupart des terminaux utilisés pour se connecter avaient des
tailles d’écran proches. Ainsi, il suffisait de concevoir et tester une page Web sur un seul
écran pour s’assurer qu’il s’affichait correctement pour la très grande majorité des visi-
teurs. Plus tard, de nombreuses pages Web bien adaptées à un écran d’ordinateur se sont
révélées difficile d’utilisation avec un un téléphone, une tablette, une montre connectée,
etc.

Face à ce problème, on peut distinguer deux approches :


– Faire des pages Web différentes en fonction de la taille de l’écran du visiteur (ou
faire une application pour téléphone) ;
– Faire une seule page Web qui reste utilisable quelle que soit la taille de l’écran du
visiteur.
La première approche a pour défaut de dupliquer beaucoup de travail et d’outils pour
mettre à jour les différentes pages / applications ; la seconde demande des outils spécifiques
et un travail plus important de conception. C’est cette seconde approche qu’on appelle
« Conception adaptative de sites Web » ou « Responsive Web Design ».

Voici les idées majeures qui sous-tendent la conception adaptative :


1. La position des blocs principaux de la page (menus, etc.) change avec la taille de
l’écran : verticalement pour les petits écrans, horizontalement pour les grands écrans.
Voir une illustration Figure 5.
2. Pour tous les objets de taille significative (images, blocs), leur taille évolue

Il est important de se rappeler que le but est que la page soit lisible et utilisable par
tous, mais aussi d’utiliser au mieux l’espace disponible. Si votre page est une colonne de
320px de largeur sur tous les écrans, ce n’est pas satisfaisant pour les écrans d’ordinateur
de bureau.

4.6.2 Unités relatives


Les unités relatives sont celle dont la valeur dépend de l’appareil de l’utilisateur, par
opposition aux unitées absolues (centimètres, points, pixels. . .).
em 1em correspond à la taille de police de base. C’est utile pour avoir des titres pro-
portionnellement plus grands que le texte normal, même quand la taille de base
change.

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

Figure 5 – En conception adaptative de sites Web, les blocs principaux changent de


position en fonction de la taille de l’écran. (Tomás̆ Procházka, domaine public)

% Le pourcentage a un sens différent suivant la propriété concernée.


vh (ou viewport height) correspond à la hauteur de l’écran.

Quelques exemples d’utilisation :


width: 50%; la largeur du bloc est la moitié de celle du bloc parent. Si le bloc parent
est body, il s’agit de la moitié de la largeur de la page.
height: 50%; la hauteur du bloc est la moitié de celle du bloc parent. Attention, body
n’a pas de hauteur ; le seul moyen de faire un bloc aussi grand que l’écran est
d’utiliser vh.
font-size: 120%; ou font-size: 1.2em; correspond à une taille de police 20% plus
grande que la taille de police de base. C’est utile pour définir la taille d’un titre en
sachant que certains appareils imposent des tailles de police de base différentes.

En combinaison avec les pourcentages, on peut utiliser les propriétés min-width et


max-width (idem avec height) pour empêcher un bloc de devenir trop petit ou trop
grand.

4.6.3 Requêtes media CSS (ou CSS media queries)


Une requête media permet d’appliquer une partie du CSS uniquement pour certaines
appareils.

@media(condition){bloc CSS}

Les conditions que nous utiliserons concernent la largeur de l’écran. Par exemple,
un bloc de CSS entouré de @media (min-width: 640px and max-width: 1280px) ne
s’appliquera que quand la zone d’affichage du navigateur a une largeur comprise entre ces
deux valeurs.

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Un usage fréquent consiste à modifier le positionnement CSS de certains blocs (display,


float) pour changer la structure de la page, comme on l’avait illustré Figure 5. Il existe
différentes écoles pour choisir les valeurs limites (ou points de rupture), que nous ver-
rons dans la section suivante.

Si vous testez votre site sur mobile, il se peut que le résultat soit inattendu car les
navigateurs mobiles peuvent “mentir” sur leur taille d’écran. Rajouter la ligne suivante
dans le head de votre HTML résoudra ce problème :

<meta name="viewport" content="width=device-width, initial-scale=1">

4.6.4 Concevoir et tester votre site


Si on ne veut pas acheter une dizaine d’écrans de différentes tailles, le plus simple est
de redimensionner la fenêtre de son navigateur pour les tests rapides. Pour faire des tests
plus propres et avoir des points ruptures précis, la plupart des navigateurs proposent un
outil de vue adaptative.
Firefox Ctrl+Maj+M ou Menu → Développement Web → Vue adaptative.

Chrome F12 ou Menu → Plus d’outils → Outils de développement →


La vue adaptative vous permet de tester des largeurs précises, de reproduire le com-
portement d’une variété d’appareils (y compris pour tester si votre site est facilement
utilisable tactilement), et même de voir s’il est accessible avec une bande passante ré-
duite.

Pour déterminer les points de rupture, voici une approche possible :


1. Commencez à 320px, modifiez le CSS pour que la page soit utilisable ;
2. Augmentez la largeur de la page en vous assurant que les blocs se redimensionnent
bien (taille en pourcentages) ;
3. Au point où votre page devient moins utilisable, notez la largeur et ajoutez des
requêtes media pour repositionner les blocs concernés ;
4. Continuez ainsi jusqu’à la largeur de votre écran (idéalement, ∼ 2000 pixels).

4
! Pour les changements futurs, il est plus facile d’avoir quelques points de rupture
importants que de nombreux points de rupture avec des changement mineurs.

4.7 Conseils et bonnes pratiques


4.7.1 Dossiers et chemins
Il est recommandé de créer un dossier spécifique pour chaque site Web. En effet, chaque
document HTML vient avec des ressources liées (images, feuille de style CSS, etc.). Pour
vos rendus de TP ou pour mettre votre site en ligne sur un serveur, il est beaucoup plus
facile de transférer un dossier entier (ou une archive) sans avoir des fichiers externes qui
traînent.

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Vous mettrez souvent dans vos pages HTML un lien vers une autre ressource locale.
Supposons que vous avez un fichier exemple.html dans le dossier siteweb et que vous
voulez mettre un lien vers la page cible.html dans le même dossier. En ouvrant cette
dernière page dans votre navigateur, la barre d’adresse indique quelque chose de ce genre :

file:///C:/Users/bhellou/Documents/CODIN/siteweb/cible.html

Il s’agit du chemin absolu du fichier cible.html. Notez le protocole file:// indiquant


qu’il s’agit d’un fichier local. Son chemin relatif depuis exemple.html est simplement
cible.html, puisqu’ils sont dans le même dossier.

Dans vos fichiers HTML, n’utilisez que des chemins relatifs. La raison est
que tout déplacement du dossier siteweb modifie les chemins absolus en conséquence.
Les liens utilisant des chemins absolus seront donc inutilisables dés que vous transmettrez
votre document à quelqu’un d’autre, par exemple en le mettant sur un serveur Web. Vous
pouvez facilement tester vos sites en déplaçant le dossier et vérifier si les liens et les images
fonctionnent.

4.7.2 Lisibilité du code


Un code HTML + CSS n’est pas lu que par des navigateurs : d’autres informaticiens
(des collègues, des enseignants, vous dans le futur) auront besoin de comprendre et mo-
difier votre code. C’est pour cela qu’il faut prendre des bonnes habitudes afin de rendre
le code facilement lisible et modifiable. Voici quelques conseils généraux et des exemples
avec mon style préféré.

Quelques conseils généraux :


– Ne laissez pas traîner de code inutile. En particulier, si vous utilisez un bloc ou une
propriété pour tester quelque chose, n’oubliez pas de l’enlever après. Cela mène à
des bugs futurs particulièrement pénibles.
– Soyez cohérents.

Pour le HTML :
– Au minimum, sautez des lignes pour séparer les différentes parties de la page, et
passez à la ligne entre les blocs importants. Les sauts de ligne ne changent rien au
rendu du navigateur. On peut choisir de laisser sur la même ligne des petits blocs
qui sont côte à côte sur la page.
– Utilisez des identations pour indiquer quels blocs sont à l’intérieur d’un autre.
– Ne faites pas de lignes trop longues. Certains styles de code recommandent de ne
pas dépasser 80 caractères. En tout cas, il faut que la ligne apparaisse sur votre
écran sans devoir défiler sur le côté. Encore une fois, les sauts de ligne ne changent
rien au rendu du navigateur.
– Placez des <!– commentaires HTML –> avant les éléments dont l’effet n’est pas
évident. En particulier, dans le <head>, il est utile d’indiquer à quoi correspond
chaque ressource externe.

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<article>
<h2> Titre de l’article </h2>
<article> <h2> Titre
de l’article </h2> <p> <p>
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Lorem ipsum dolor sit amet,... consectetur adipiscing elit.
</p> </p>
</article> </article>

Code HTML peu lisible Code HTML lisible

Pour le CSS :
– Rangez votre code CSS pour suivre la structure de la page. Rassemblez ensemble
tout ce qui s’applique aux mêmes parties : par exemple, mettez au début ce qui
concerne l’en-tête, etc. Ajoutez des commentaires (\*... *\ en CSS) pour indiquer
et séparer les parties.
– Évitez les répétititions. Si vous appliquez les mêmes modifications à plusieurs par-
ties, utilisez les sélécteurs les plus appropriés.
– Utilisez des identifiants descriptifs (pour les attributs id et class). En voyant la
page et votre code, on doit pouvoir deviner à quel(s) élément(s) correspond l’iden-
tifiant.
– Ajoutez une identation quand vous rentrez à l’intérieur d’un bloc.

@media (min-width:640px){ /* Logos et portraits */


.x{float: left;
padding-right: 10px; float:left; @media (min-width:640px){
} img#logo, img.portrait{
#y float: left;
{float: left; margin-right: 10px;
margin-right: 10px; }
}} }

Code CSS peu lisible Code CSS lisible

5 Utilisation de ressources externes

5.1 Licences et sources


On lit parfois que « La compétence la plus importante d’un informaticien est de savoir
faire des recherches sur Internet ». Il est certain que dans vos projets à l’IUT et dans votre

23
IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

vie future, vous utiliserez de nombreuses ressources externes : images, morceaux de code,
vidéos, bibliothèques, etc.

Tout ce qui suit ne concerne pas la situation où vous faites un lien (hypertexte) vers
une ressource présente sur un autre site.

Point de vue légal. Si votre projet va être diffusé, vous devez disposer d’une auto-
risation de l’auteur pour toutes les ressources externes que vous utilisez. Souvent, cette
autorisation prend la forme d’une licence. La licence peut ajouter des contraintes sup-
plémentaires : par exemple, interdire l’utilisation dans un projet commercial ou interdire
toute modification. En l’absence de toute indication, il est supposé que vous n’avez pas
le droit d’utiliser la ressource.

Supposons que vous voulez réutiliser un morceau de code de Stack Overflow, un site
de questions-réponses de programmation. Une recherche dans l’aide vous amène à la page
suivante :

https://stackoverflow.com/help/licensing

qui indique que vous pouvez réutiliser, modifier et rediffuser le morceau de code, du
moment que votre projet est mis sous la même licence et que vous indiquez sa source.

Point de vue académique. Quoi que dise la licence, nous vous demandons d’indi-
quer ce que vous n’avez pas produit vous-même, et son origine. Il y a plusieurs manières
raisonnables de le faire : commentaire avant le morceau de code, petit texte sous l’image,
section “Sources” dans le rapport, etc. Quelques précisions :
– Les moteurs de recherche (type Google Images) ne sont pas des sources. Vous devez
trouver le site d’origine et, idéalement, trouver le nom d’auteur.
– Si vous avez adapté un morceau de code à votre usage, vous pouvez indiquer « adapté
de (source) » ou « inspiré de (source) ».
(limite entre “apprendre une technique” et “réutiliser un code” ?) (opinion de l’ensei-
gnant)

5.2 Taille
Si vous ne faites pas attention aux images que vous utilisez, il est fréquent qu’un do-
cument ou une page Web dépasse plusieurs mégaoctets (Mo), dont une grande partie dûe
aux images. Si vos images n’ont pas besoin d’une qualté photographique, cela représente
un gâchis de ressources et pose plusieurs problèmes :
– limites aux tailles de pièces jointes dans les mails
– pages Web lentes à charger
– consommation de mémoire sur les serveurs ou les dépôts (comme Moodle), etc.

Le même problème peut arriver avec les vidéos, sauf si vous intégrez vos vidéos depuis
un hébergeur qui s’en occupera lui-même. Quelques recommandations pour les images :

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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1

1. Réduisez la taille de l’image pour qu’elle soit proche de celle qu’elle aura sur un
écran d’ordinateur. Si vous voulez une icône de 30×30 pixels, inutile de l’enregistrer
en 640×640.
2. Pour les photos qui apparaissent en grand format (l’image de fond, par exemple),
utilisez un format compressé comme le JPEG (.jpg ou .jpeg). Ce format permet
de choisir un niveau de qualité (1-100). Vous pouvez faire des essais avec vos images
mais un niveau de 75 est souvent un compromis acceptable.

Il existe de nombreux logiciels pour effectuer ces opérations. Je recommande GIMP


(logiciel libre, tous systèmes) disponible à https://www.gimp.org/. La quantité d’options
peut effrayer. Pour faire les opérations ci-dessus :
1. Après avoir ouvert l’image, faire Image → Échelle et taille de l’image, faites
vos modifications puis Mise à l’échelle pour valider.
2. Faites Exporter sous et choisissez le format .jpeg (ou faites directement Écraser
*****.jpeg). Vous pouvez choisir la qualité dans le menu suivant.
Attention, Enregistrer (sous) utilise un format spécifique à GIMP. Il faut toujours
utiliser Exporter (ou Écraser) pour sauvegarder l’image dans un format habituel comme
.jpeg ou .png.

6 Références

Traitement de texte et présentations

Documentation LibreOffice (https://fr.libreoffice.org/get-help/documentation/) :


Wiki avec de nombreux outils expliqués et chapitres de livres expliquant LibreOffice de
A à Z.

HTML & CSS

Mozilla Developer Network (https://developer.mozilla.org) : Tutoriel et docu-


mentation détaillés. Information très complète : rôle, usage et toutes les attributs dispo-
nibles sur chaque élément.

W3Shools (https://www.w3schools.com/) : Explications simples des éléments HTML


et propriétés CSS de base avec exemple.

OpenClassRooms (https://openclassrooms.com/fr) : Tutoriels structurés pour dif-


férentes technologies (par exemple (« apprenez-a-creer-votre-site-web-avec-html5-et-css3 »)

StackOverflow (https://stackoverflow.com) : Site de questions-réponses de bonne


qualité

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