Cours M1105 : Conception numérique IUT Orsay
Cours M1105 : Conception numérique IUT Orsay
Avant-propos
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l’IUT d’Orsay. Les sources peuvent vous être fournies sur simple demande.
1 Fonctionnement du cours 3
1.1 Organisation et matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Planning . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Assiduité & notation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Fichiers et documents 4
2.1 Encodage de texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Format et extensions de fichiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Utilisation des différents formats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1. https ://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
1
IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
3 Conception de documents 5
3.1 Quelques conseils de rédaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.1.1 Rédiger un mail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.1.2 Documents texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.1.3 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 Lisibilité et accessibilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.3 Séparation structure - présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3.2 Mise en pratique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4 Éléments de chartes graphiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4.1 Identité visuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4.2 Couleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.4.3 Polices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4 Web 12
4.1 Internet, Web, HTML : définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2 HTML . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2.1 Balises et éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2.2 Structure d’une page HTML . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2.3 Comportement par défaut des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.4 Attributs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.3 CSS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.3.2 Sélecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.3.3 Propriétés et valeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.4 Disposition des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.4.1 Propriété display . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.4.2 Positionnement CSS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.5 Standards W3C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.5.1 Pourquoi un standard ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.5.2 Comment faire en pratique ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.6 Conception adaptative (ou Responsive Web Design) . . . . . . . . . . . . . 19
4.6.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.6.2 Unités relatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.6.3 Requêtes media CSS (ou CSS media queries) . . . . . . . . . . . . . 20
4.6.4 Concevoir et tester votre site . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.7 Conseils et bonnes pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.7.1 Dossiers et chemins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.7.2 Lisibilité du code . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
6 Références 25
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1 Fonctionnement du cours
1.2 Planning
Cours 6 séances de 1h
TP 6 séances de 2h ; trois rendus notés
Séances 1-2 Traitement de texte ;
Séances 2-3 Présentation ;
Séances 4-6 HTML+CSS.
Projet 6 séances de 2h + 3h de soutenances orales
Une courte interrogation de cours aura lieu au retour des vacances de la Toussaint lors
de la première séance du projet.
3
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2 Fichiers et documents
Par exemple, un des plus anciens encodages est l’ASCII qui associe un caractère à
un octet (8 bits), mais qui ne peut représenter que peu de caractères. Exemple d’ecodage
00100000 (64) → ␣ (espace)
ASCII : .
01000001 (65) → A
Aujourd’hui, on trouve surtout l’encodage UTF-8 qui utilise de 1 à 4 octets et qui
permet de représenter tous les alphabets, et bien plus - environ 138000 caractères. Quand
le choix vous est offert, utilisez UTF-8.
Quelques encodages concurrents aux noms tels que ISO-8859-1 ou Windows-1251 per-
sistent. Quand vous rencontrez des caractères comme Ã_ à c à R ou encore xE0 xEE,
votre éditeur de texte lit le texte dans le mauvais encodage. Il faut changer le mode de
votre éditeur ou convertir le texte.
Le texte brut est le format textuel le plus basique. il ne contient que des caractères
sans mise en forme. Il peut être lu et modifé sur tous les systèmes (une fois le bon encodage
choisi). Il est utilisé pour la communication simple (mails, fichiers README, etc.) et pour
écrire du code, des fichiers de configurations, et plus généralement tous le contenu textuel
manipulé par des programmes.
Exemples : .txt indique du contenu textuel. De très nombreux autres formats sont
écrits en texte brut avec des conventions supplémentaires, comme le HTML et le CSS.
Le texte mis en forme (ou document de traitement de texte) contient du texte brut,
mais également des informations supplémentaires d’apparence : mise en forme, couleur,
images, etc. Concrètement, il s’agit le plus souvent d’une archive (compressée) qui com-
prend le contenu textuel et différents fichiers pour les autres informations. C’est le format
adapté pour créer et modifier des documents, mais pas pour les afficher.
Exemples : .docx pour un document Microsoft Word (récent), .odt pour un document
OpenOffice, etc.
Le format PDF et les formats similaires servent à décrire un document mis en page
(texte ou présentation) de telle sorte que le document apparaisse exactement de la même
manière sur tous les systèmes et à l’impression. En contrepartie, le fichier est plus difficile
à modifier.
4
IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
3 Conception de documents
L’objet est comme un titre. Il ne doit jamais être vide. Il doit donner, en quelques
mots, une idée du sujet du mail et du cours ou projet concerné.
Bons objets : “Questions sur le cours CODIN” – “[M1105] Difficulté rendu TP3”
2. dans la mesure du possible. . .
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L’auteur est important - pas seulement qui vous êtes, mais qui vous représentez par
rapport au destinataire. On le donne deux ou trois fois :
1. Dans votre adresse mail, ce pourquoi il faut utiliser votre adresse mail professionnelle
(en @u-psud.fr)
2. Au début du mail, où (si nécessaire) vous vous présentez et indiquez votre relation
avec le destinataire.
3. A la fin du mail, où on signe avec une formule de politesse son nom.
Après avoir dit qui vous êtes, il faut indiquer la raison de votre mail aussitôt que
possible ; souvent il s’agit de l’objet en plus détaillé. Une erreur courante est, par peur
d’être impoli, de donner de nombreux détails du contexte avant d’en venir au fait. Faites
des phrases courtes et simples, et sautez une ligne quand vous changez de sujet.
L’orthographe et la grammaire sont des sources de difficultés fréquentes. Pour des mails
professionnels, il est important de bien se relire avant l’envoi. Pour les mails importants,
par exemple destinés à l’extérieur de votre entreprise, n’hésitez pas à demander à un
camarade ou un responsable hiérarchique de vous relire. C’est de cette manière qu’on
apprend.
Enfin, votre mail sera plus agréable et facile à traiter si vous incluez toutes les infor-
mations nécessaires. N’utilisez pas de vocabulaire technique si la personne risque de ne
pas le connaître, ou expliquez-le. Si vous faites référence à un document, mettez-le en lien
ou en pièce jointe.
de : [email protected]
à : [email protected]
objet : [CODIN] Note du TP3
Monsieur Hellouin,
Je suis dans le groupe TP1E et vous êtes mon enseignant en CODIN. Je vous
contacte pour discuter de ma note du TP3. Ma note est de 13 alors que le total
de mes points fait 15, comme vous pouvez voir : hlieni. Pourriez-vous vérifier ?
Cordialement,
Ke Jie.
4 ! Les enseignants reçoivent des dizaines de mails par jour. Si votre demande nécessite
une réponse immédiate, n’hésitez pas à placer un “Urgent” dans l’objet. N’en abusez pas.
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Votre document doit donc (sauf s’il est vraiment très court) être séparé en sections,
sous-sections. . . qui séparent le contenu dans ses différentes parties. Il est important d’uti-
liser les outils adaptés pour que la navigation entre ces sections soit facile (table des
matières automatique, liens).
Un défaut de rédaction habituel, surtout en début de carrière, est de faire des textes
trop compliqués ou trop techniques. Il est très important de se demander à qui votre
document est destiné.
– Est-ce que la personne connaît tous vos termes techniques ou acronymes ? Sinon,
expliquez-les la première fois, éventuellement avec un lien vers le site officiel. Si le
lecteur doit faire une recherche Web pour vous suivre, c’est un échec.
– Par rapport à l’oral, rédiger professionnellement demande d’utiliser des phrases
courtes. Une erreur courante consiste à faire plusieurs phrases séparées par des
virgules, c’est ce que je fais dans cette phrase, le texte devient désagréable à lire.
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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
3.1.3 Présentation
Une présentation est un support visuel pour un exposé oral. Contrairement au docu-
ment texte, elle n’est pas faite pour être lue toute seule. Elle commence par un titre, un
nom d’auteur et une introduction qui jouent le même rôle que pour un document texte.
Pour les présentations longues, il est aussi utile de séparer la présentation en sections et
afficher un plan au début.
Une erreur courante est d’écrire de longues phrases similaires à ce que vous dites à
l’oral. La règle d’or : ne lisez pas vos diapositives. Vos spectateurs ne peuvent pas lire
des phrases complexes, ou alors cela signifie qu’ils ne vous écoutent pas. Vous devez donc
réduire le texte au minimum et gardez les idées-clé. Un exemple est donné Figure 3.1.3.
Pour décider du texte que vous gardez sur vos diapositives, demandez-vous : de quoi
est-ce que je veux que le public se souvienne après mon exposé ?
Règle 1. Le texte doit être assez grand : 12 points pour un document texte,
22 points pour une présentation. On peut faire des exceptions pour des détails moins
importants. Pour les présentations, rappelez-vous que vous ne savez pas la taille de l’écran
sur lequel vous allez projeter.
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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
Règle 3. Restez sobres. Les polices extravagantes et les couleurs sont à utiliser avec
parcimonie : pour les titres par exemple, en aucun cas pour la majorité du texte. De même
pour les grands aplats de couleurs vives.
Une situation classique est de chercher à mettre du texte sur une image, ce qui devient
facilement illisible. Si on ne parvient pas à avoir un bon contraste, il existe d’autres
méthodes : mettre un contour aux lettres, ou appliquer un fond semi-transparent derrière
le texte.
Pour les documents devant être diffusés (y compris les pages Web), vous devez fournir
un texte alternatif à vos images. Ce texte alternatif sera donné aux utilisateurs ne
pouvant ou ne voulant pas accéder aux images (handicap visuel, connexion limitée. . .).
Tous les logiciels et langages que nous utilisons ont une option dédiée. Pour la même
raison, il ne faut pas qu’une information soit transmise uniquement par la couleur.
Enfin, il est recommandé de ne pas utiliser la justification du texte qui crée des
problèmes aux personnes ayant des difficultés de lecture.
Les logiciels de traitement de texte, de présentation, etc. ne sont pas des machines à
écrire. Ils proposent beaucoup d’outils pour automatiser des tâches. Pour le problème qui
intéresse (uniformiser l’apparence des éléments de même rôle), imaginons que vous voulez
que vos titres de section soit en taille 20pt. Il y a deux solutions :
Approche « machine à écrire » Appliquer la taille de police 20pt à chaque titre de
section.
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On voit que cette deuxième approche sépare deux étapes : indiquer quel est le rôle de
l’élément (structure), puis indiquer l’apparence qu’ont tous les éléments du même rôle
(présentation). C’est une illustration de la séparation structure-présentation.
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pour que tous mes rapports aient le même style ? Comment faire pour que ce style soit
cohérent avec celui du site Web ? Et si j’utilise un éditeur de texte différent ?
Cela peut être fait de manière informelle (typiquement, les collègues ont un ensemble
de documents-types qu’ils modifient) mais les grandes entités définissent une charte gra-
phique formelle pour tous types de documents. Une charte graphique fournit des indica-
tions sur l’apparence des différents éléments en fonction de leur rôle : titres, textes, page
de garde, etc.
3.4.2 Couleurs
Il est presque impossible de décider « à l’oeil » si deux couleurs sur des documents
différents sont vraiment identiques. Pour définir la couleur d’un objet, il est beaucoup
plus sûr (et plus facile) d’utiliser un modèle de description des couleurs comme le modèle
RVB (rouge, vert, bleu - RGB en anglais). Une couleur est donnée par trois valeurs,
respectivement l’intensité de rouge, de vert et de bleu.
3.4.3 Polices
Une police d’écriture (font family en anglais) décrit la forme des lettres et des carac-
tères utilisés pour écrire un texte, dans toutes leurs variations (différentes tailles, gras,
italique, etc.). Chaque police porte un nom tel que Times New Roman, Arial, Comic Sans.
Le format le plus utilisé pour des polices informatiques est un ensemble de fichiers .ttf.
Ces fichiers permet d’utiliser la même police dans des documents et présentations générés
par des logiciels différents, ainsi que sur des documents HTML. Vous pouvez facilement
trouver sur Internet des sites qui proposent une grande variété de polices gratuites ou
payantes.
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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
4 Web
Quand une URL ne précise pas le nom du fichier, le navigateur cherche automatique-
ment à ouvrir la page index.html (souvent la page d’accueil) à l’emplacement indiqué.
Si la page n’existe pas, le serveur (suivant la manière dont il est configuré) renvoie une
erreur ou afficher un liste des fichiers disponibles à cet emplacement.
Une URL peut pointer sur n’importe quel type de fichier. Les navigateurs actuels
sont capables d’afficher quelques types de fichier en plus du HTML (texte brut, fichiers
pdf, vidéos, musique) ; si l’URL pointe vers un fichier d’un autre type, il propose le plus
souvent de la télécharger.
3. HTTP (HyperText Transfer Protocol) est un protocole qui définit la manière dont votre navigateur
et le serveur contenant la page communiquent ensemble
4. Uniform Ressource Locator ; autrement dit, adresse qui permet de trouver une ressource.
5. Cette description est très simplifiée et ne décrit qu’une page Web statique : la page Web à un
emplacement donnée est fixée. Une bonne partie du Web moderne est dynamique, ce qui signifie que
chaque utilisateur peut recevoir une page Web différente même en suivant la même URL. Ce cours ne
concerne que les pages Web statiques, le Web dynamique étant l’objet de futurs cours de programmation
Web.
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4.2 HTML
HTML (HyperText Markup Language) est le langage dans lequel sont écrites les pages
Web. Un document HTML (page Web) est écrit en texte brut et comporte du contenu
textuel accompagné de balises. Les balises servent à définir la structure du document
et le positionnement des élements, ajouter des liens, insérer d’autres ressources (images,
vidéos, scripts), etc.
Le navigateur Web affiche un document HTML en “interprétant” visuellement le code
HTML (ou source). Il s’agit bien du même document affiché de deux différentes manières.
Sur la plupart des navigateurs, on peut afficher le code source d’une page Web après un
clic droit sur la page.
<h1>
| {z } Le titre de ma page </h1>
| {z } <hr />
| {z } | {z }
balise ouvrante contenu balise fermante balise auto-fermante
4
! Chaque élément est soit normal, soit vide ; ce n’est pas un choix de votre part.
<body> <h1> Titre </h1> </body> <body> <h1> Titre </body> </h1>
Bonne imbrication
Erreur de syntaxe
(h1 est contenu dans body)
Dans la Figure 3, l’élément <h1> est contenu directement dans <body> : on dit que
<body> est son élément parent. En revanche, <h1> et <p> sont côte à côte. Expliquons
quelques autres balises :
– <!DOCTYPE html> est placé au début pour indiquer qu’il s’agit d’un document
HTML.
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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
html
<!DOCTYPE html>
<html>
head
<head> meta
<meta charset="utf-8"/>
</head>
<body>
<h1> Titre de niveau 1 </h1> h1
body
<p>
Un <strong>paragraphe !</strong>
</p> p strong
</body>
</html>
Figure 3 – Exemple de structure d’une page HTML. Chaque élément est représenté par
un bloc.
– L’élément <html> indique les limites de la page. Tous ce qui est en dehors est ignoré
(excepté le doctype).
– L’élément <head> contient des informations générales (ou métadonnées) sur la page
qui ne sont pas affichées. Ce peut être l’encodage de caractères, la langue, des feuilles
de style CSS (voir plus bas), etc.
– L’élément <body> contient tout ce qui s’affiche vraiment dans le navigateur.
Certains éléments modifient l’apparence de leur contenu 6 . Ainsi, deux titres <h1> et
<h2> seront affichés en gras et 100% / 50% plus larges que la taille de police de base,
respectivement. Cependant, vous ne devez pas choisir la balise à appliquer en fonction de
l’apparence par défaut : les balises HTML sont une indication de structure, la présentation
sera gérée par le CSS.
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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
Certains éléments n’ont pas d’impact initial sur l’affichage, comme <section> qui in-
dique une partie de la page (imaginez une séparation partie 1 / partie 2). Bien structurer la
page apporte des bénéfices importants en lisibilité, accessibilité (personnes malvoyantes),
et en référencement par moteurs de recherche. De plus, on pourra toujours lui appliquer
une apparence en CSS.
<span> et <div> sont des éléments “neutres”, c’est-à-dire, qui n’ont pas de rôle parti-
culier. On utilise ces balises pour appliquer des changements d’apparence à des morceaux
qui ne correspondent pas à un élément préexistant. On verra la différence entre ces deux
balises en Section 4.4.1.
Il existe une au total centaine d’éléments différents. Savoir quel élément correspond à
ce que vous voulez faire vient avec l’expérience, les recherches sur Internet et les conseils
de vos enseignants. Quelques références sont proposées en section 6.
4.2.4 Attributs
En plus du nom de la balise et du contenu, on peut ajouter des attributs à un élément
pour modifier son comportement. Ces attributs sont indiqués dans la balise d’ouverture
uniquement. Certains éléments ont des attributs obligatoires.
Prenons l’exemple d’un lien hypertexte <a> qui utilise l’attribut obligatoire href pour
indiquer la cible. L’élément s’écrira de cette manière :
Deux attributs importants qui peuvent s’appliquer à tous les éléments sont id et
class. id (identifiant) sert à donner un nom à un élément unique, class à un groupe
d’éléments ayant un rôle similaire. Ces deux attributs seront utilisés pour modifier (en
CSS) l’apparence d’un ou d’un groupe d’éléments. id est également utilisé pour créer une
cible d’URL. Par exemple, l’URL suivante :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Université#France
redirige vers l’élément dont l’id vaut “France” dans la page demandée.
4.3 CSS
4.3.1 Introduction
Le code CSS se présente sous la forme d’une suite de blocs qui ont l’apparence suivante :
p {color: red;}
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p est le sélecteur : il indique que ce qui suit s’applique aux paragraphes (éléments p).
color est la propriété : elle indique que nous voulons changer la couleur du texte.
red est la valeur donnée à la propriété. En l’occurence, le texte est mis en rouge.
Pour que le code CSS ait un effet, il faut l’inclure dans le document HTML concerné.
La manière normale est d’écrire son code CSS dans une feuille de style CSS (extension
.css), puis de mettre un lien vers cette feuille de style dans le document. On place pour
cela un élément <link /> dans le <head> :
4.3.2 Sélecteurs
Comme son nom l’indique, le sélecteur sélectionne les éléments HTML qui seront
concernés par le bloc. Les sélecteurs les plus utilisés sont :
nom{... } : sélectionne tous les éléments <nom>.
.nom{... } : sélectionne tous les éléments de classe nom.
#nom{... } : sélectionne tous les éléments d’identifiant (id) nom.
nom1 nom2{... } : sélectionne tous les éléments <nom1> qui sont à l’intérieur d’un élé-
ment <nom2>.
Les sélecteurs peuvent se combiner : nom1, nom2 sélectionne les élements <nom1> de classe
nom2.nom1.nom2 sélectionne tous les élements <nom1> de classe nom2.
Notez qu’on peut sélectionner un élément individuel (par classe ou identifiant), mais
la syntaxe facilite le fait d’appliquer les mêmes modifications à tous les éléments d’un
certain type.
4! Il existe d’autres sélecteurs plus avancés, que vous pouvez trouver dans votre
documentation préférée.
selecteur{
propriété: valeur;
...
propriété: valeur;
}
Il existe plus de 500 propriétés CSS, mais la grande majorité sont très spécifiques et
ne s’appliquent qu’à quelques éléments. Comme pour les balises HTML, ce n’est pas utile
de les apprendre toutes par coeur.
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<a> (lien hypertexte), <strong> (texte mis en valeur), <code> (fragment de code),
<span> (élément neutre) sont des éléments inline. <h1> - <h6> (titre), <p> (paragraphe),
<img/> (image), <div> (bloc neutre) sont des éléments block.
Leur comportement peut être modifié par la propriété CSS display. display: inline;
et display: block; donnent à l’élément le comportement correspondant, et display:none;
fait simplement disparaître l’élément. Pour pouvoir mettre des éléments côte à côte (com-
portement inline) mais pouvoir contrôler leur hauteur et leur largeur (comportement
block), on utilisera la valeur display: inline-block;. Elle est utile, par exemple, pour
faire une barre de menu avec plusieurs boutons côte à côté.
En pratique, relative est utilisé rarement et pour des déplacements minimes. absolute
est utilisé quand on veut que plusieurs éléments se chevauchent. fixed et sticky sont
souvent utilisés quand on veut qu’un menu reste accessible quand la page défile.
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La plupart des navigateurs ont une approche « laxiste » : ils tentent de corriger et
d’afficher au mieux le HTML invalide. Pour les utilisateurs, cela évite de rencontrer des
messages d’erreur sur des sites anciens ou mal codés.
Cependant, le concepteur doit se méfier : même si une page HTML s’affiche bien sur
un navigateur, elle peut tout de même contenir des erreurs pas directement visibles. La
bonne utilisation du HTML+CSS donne de grands bénéfices d’accessibilité, de navigation,
et même de référencement sans effort important. Ces erreurs « invisibles » sont la raison
principale de respecter les standards.
4
! Il existe de nombreux autres validateurs, mais soyez vigilants. Les standards
changent (nous en sommes au HTML5), et de nombreux validateurs non officiels ne sont
pas à jour.
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Si vous ne parvenez pas à comprendre une erreur, n’hésitez pas à vous référer à une
documentation (voir section 6) sur l’élément incriminé, ou à demander à votre enseignant.
Pour les TP et le projet, toute erreur ou avertissement donné par le validateur sera
considéré comme une erreur dans votre code, sauf si votre enseignant vous indique le
contraire.
Il est important de se rappeler que le but est que la page soit lisible et utilisable par
tous, mais aussi d’utiliser au mieux l’espace disponible. Si votre page est une colonne de
320px de largeur sur tous les écrans, ce n’est pas satisfaisant pour les écrans d’ordinateur
de bureau.
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@media(condition){bloc CSS}
Les conditions que nous utiliserons concernent la largeur de l’écran. Par exemple,
un bloc de CSS entouré de @media (min-width: 640px and max-width: 1280px) ne
s’appliquera que quand la zone d’affichage du navigateur a une largeur comprise entre ces
deux valeurs.
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Si vous testez votre site sur mobile, il se peut que le résultat soit inattendu car les
navigateurs mobiles peuvent “mentir” sur leur taille d’écran. Rajouter la ligne suivante
dans le head de votre HTML résoudra ce problème :
4
! Pour les changements futurs, il est plus facile d’avoir quelques points de rupture
importants que de nombreux points de rupture avec des changement mineurs.
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IUT d’Orsay Année 2019-2020 DUT S1
Vous mettrez souvent dans vos pages HTML un lien vers une autre ressource locale.
Supposons que vous avez un fichier exemple.html dans le dossier siteweb et que vous
voulez mettre un lien vers la page cible.html dans le même dossier. En ouvrant cette
dernière page dans votre navigateur, la barre d’adresse indique quelque chose de ce genre :
file:///C:/Users/bhellou/Documents/CODIN/siteweb/cible.html
Dans vos fichiers HTML, n’utilisez que des chemins relatifs. La raison est
que tout déplacement du dossier siteweb modifie les chemins absolus en conséquence.
Les liens utilisant des chemins absolus seront donc inutilisables dés que vous transmettrez
votre document à quelqu’un d’autre, par exemple en le mettant sur un serveur Web. Vous
pouvez facilement tester vos sites en déplaçant le dossier et vérifier si les liens et les images
fonctionnent.
Pour le HTML :
– Au minimum, sautez des lignes pour séparer les différentes parties de la page, et
passez à la ligne entre les blocs importants. Les sauts de ligne ne changent rien au
rendu du navigateur. On peut choisir de laisser sur la même ligne des petits blocs
qui sont côte à côte sur la page.
– Utilisez des identations pour indiquer quels blocs sont à l’intérieur d’un autre.
– Ne faites pas de lignes trop longues. Certains styles de code recommandent de ne
pas dépasser 80 caractères. En tout cas, il faut que la ligne apparaisse sur votre
écran sans devoir défiler sur le côté. Encore une fois, les sauts de ligne ne changent
rien au rendu du navigateur.
– Placez des <!– commentaires HTML –> avant les éléments dont l’effet n’est pas
évident. En particulier, dans le <head>, il est utile d’indiquer à quoi correspond
chaque ressource externe.
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<article>
<h2> Titre de l’article </h2>
<article> <h2> Titre
de l’article </h2> <p> <p>
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</p> </p>
</article> </article>
Pour le CSS :
– Rangez votre code CSS pour suivre la structure de la page. Rassemblez ensemble
tout ce qui s’applique aux mêmes parties : par exemple, mettez au début ce qui
concerne l’en-tête, etc. Ajoutez des commentaires (\*... *\ en CSS) pour indiquer
et séparer les parties.
– Évitez les répétititions. Si vous appliquez les mêmes modifications à plusieurs par-
ties, utilisez les sélécteurs les plus appropriés.
– Utilisez des identifiants descriptifs (pour les attributs id et class). En voyant la
page et votre code, on doit pouvoir deviner à quel(s) élément(s) correspond l’iden-
tifiant.
– Ajoutez une identation quand vous rentrez à l’intérieur d’un bloc.
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vie future, vous utiliserez de nombreuses ressources externes : images, morceaux de code,
vidéos, bibliothèques, etc.
Tout ce qui suit ne concerne pas la situation où vous faites un lien (hypertexte) vers
une ressource présente sur un autre site.
Point de vue légal. Si votre projet va être diffusé, vous devez disposer d’une auto-
risation de l’auteur pour toutes les ressources externes que vous utilisez. Souvent, cette
autorisation prend la forme d’une licence. La licence peut ajouter des contraintes sup-
plémentaires : par exemple, interdire l’utilisation dans un projet commercial ou interdire
toute modification. En l’absence de toute indication, il est supposé que vous n’avez pas
le droit d’utiliser la ressource.
Supposons que vous voulez réutiliser un morceau de code de Stack Overflow, un site
de questions-réponses de programmation. Une recherche dans l’aide vous amène à la page
suivante :
https://stackoverflow.com/help/licensing
qui indique que vous pouvez réutiliser, modifier et rediffuser le morceau de code, du
moment que votre projet est mis sous la même licence et que vous indiquez sa source.
Point de vue académique. Quoi que dise la licence, nous vous demandons d’indi-
quer ce que vous n’avez pas produit vous-même, et son origine. Il y a plusieurs manières
raisonnables de le faire : commentaire avant le morceau de code, petit texte sous l’image,
section “Sources” dans le rapport, etc. Quelques précisions :
– Les moteurs de recherche (type Google Images) ne sont pas des sources. Vous devez
trouver le site d’origine et, idéalement, trouver le nom d’auteur.
– Si vous avez adapté un morceau de code à votre usage, vous pouvez indiquer « adapté
de (source) » ou « inspiré de (source) ».
(limite entre “apprendre une technique” et “réutiliser un code” ?) (opinion de l’ensei-
gnant)
5.2 Taille
Si vous ne faites pas attention aux images que vous utilisez, il est fréquent qu’un do-
cument ou une page Web dépasse plusieurs mégaoctets (Mo), dont une grande partie dûe
aux images. Si vos images n’ont pas besoin d’une qualté photographique, cela représente
un gâchis de ressources et pose plusieurs problèmes :
– limites aux tailles de pièces jointes dans les mails
– pages Web lentes à charger
– consommation de mémoire sur les serveurs ou les dépôts (comme Moodle), etc.
Le même problème peut arriver avec les vidéos, sauf si vous intégrez vos vidéos depuis
un hébergeur qui s’en occupera lui-même. Quelques recommandations pour les images :
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1. Réduisez la taille de l’image pour qu’elle soit proche de celle qu’elle aura sur un
écran d’ordinateur. Si vous voulez une icône de 30×30 pixels, inutile de l’enregistrer
en 640×640.
2. Pour les photos qui apparaissent en grand format (l’image de fond, par exemple),
utilisez un format compressé comme le JPEG (.jpg ou .jpeg). Ce format permet
de choisir un niveau de qualité (1-100). Vous pouvez faire des essais avec vos images
mais un niveau de 75 est souvent un compromis acceptable.
6 Références
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