Banque de questions
1) Quelles sont les collatérales de l’aorte thoracique, de l’aorte abdominale, et les branches terminales de
l’aorte ?
a) L’ Aorte thoracique
c’est est le tronc artériel qui nait du ventricule et qui est à l’origine de toutes les artères du corps
Son origine est situé en arrière et à gauche de l’artère pulmonaire.
L’aorte donne de nombreuses branches collatérales, et se divise dans le petit bassin en deux artères iliaques primitives.
Collatérales:
1-Artères coronaires:
2-Les troncs supra-aortiques (TSA)
3-Les artères intercostales
1-Artères coronaires:
Les artères coronaires sont les premières branches collatérales naissant de l’aorte, juste au-dessus des valvules
sigmoïdes aortiques.
•L’artère coronaire droite irrigue essentiellement le VD, OD et la face inférieure du VG.
•L’artère coronaire gauche se divise en deux artères : interventriculaire antérieure (IVA) et circonflexe;
- L’IVA est la principale artère du cœur, elle vascularise le paroi antérieure, septale, et la pointe du VG.
- L’artère circonflexe descend sur la face gauche de coeur vascularise la face latérale du VG.
•Les veines coronaires suivent le trajet des artères (en sens inverse) et se collectent dans le sinus coronaire, qui
s’abouche dans l’oreillette droite.
2-Les troncs supra-aortiques (TSA).
Les TSA naissent de la face supérieure de l’aorte horizontale. Le tronc artériel brachiocéphalique (TABC) se divise en
- artère carotide primitive et sous-clavière droite
- l’artère carotide primitive gauche et artère sous-clavière gauche.
Les troncs supra aortiques vascularisent l’ensemble tête et cou et les membres supérieurs.
3-Les artères intercostales
Ils sont destinées à la vascularisation de la paroi thoracique.
Les trois premières intercostales naissent de l’artère sous-clavière homolatérale
Les paires suivantes naissent directement de l’aorte thoracique descendante tout au long de son trajet jusqu’au
diaphragme.
b) Aorte abdominale et collatérales:
L’aorte abdominale fais suite à l’aorte thoracique descendante après la traversée du diaphragme.
Elle chemine dans l’espace rétro péritonéal et longe le bord gauche du rachis lombaire avant de se diviser en deux
artères iliaques primitives qui plongent dans le petit bassin.
Les principales collatérales de l’aorte abdominale sont les artères digestives, les artères rénales et surrénales, les
artères génitales et les artères lombaires..
Branches terminales de l’aorte:
L’aorte se divise en regard de la cinquième vertèbre lombaire en deux branches terminales principales :
Les artères iliaques primitives droite et gauche. Chaque artère iliaque primitive se divise en deux branches:
Une iliaque interne qui irrigue essentiellement le petit bassin et une iliaque externe qui vascularise le membre inférieur
homolatéral. L’artère iliaque externe devient l’artère fémorale commune en passant sous l’arcade crural ;
Elle se divise ensuite en artères tibiale antérieure, postérieure et fibulaire.
2) Tissu nodal, fonction et répartition.
le tissu nodal est formé de cellules nerveuses capables de transmettre un influx électrique et d’entretenir une
contraction automatique du myocarde.
Il est réparti de la façon suivante :
Le noeud sinusal ou noeud de Keith et Flack, situé dans le toit de l’oreillette droite, est le point de départ de
l’automatisme cardiaque.
–Le noeud auriculo-ventriculaire ou noeud deTavara est situé à la base du septum inter-auriculaire ; il est poursuivi
par le faisceau de His qui chemine dans le septum interventriculaire, puis se divise en une branche droite et gauche.
–Chacune de ses branches se ramifient ensuite en de multiples fibres : le réseau de Purkinje qui parcourt les
ventricules.
3) Décrire les quatre phases du cycle cardiaque.
Le cycle cardiaque est décomposé en 4 temps :
● la contraction iso-volumique : juste après la fin de la dépolarisation auriculaire, l'onde de stimulation myocardique
franchit le noeud auriculo-ventriculaire et se propage rapidement dans la masse ventriculaire qu'elle dépolarise.
Celle-ci, de ce fait, se contracte : c'est le début de la systole ventriculaire. Le sang intraventriculaire se trouve alors
comprimé, la pression intra-ventriculaire augmente rapidement et dépasse la pression qui règne dans l'oreillette ; elle
ferme alors les valves auriculoventriculaires empêchant tout reflux. Il faut un certain temps pour que la pression
intraventriculaire gauche atteigne puis dépasse la pression aortique et ouvre les sigmoïdes; ainsi, pendant les
premiers centièmes de seconde de la systole ventriculaire, le volume de sang emprisonné dans le ventricule par la
fermeture de la valve mitrale ne peut pas sortir par l'aorte. C'est la phase de contraction isovolumétrique qui précède
la phase d'éjection.
● l’éjection systolique
débute lorsque la pression dans le ventricule dépasse celle dans l’aorte ou l’artère pulmonaire permettant l’ouverture
des valves pulmonaires et aortiques et l’expulsion du sang hors des ventricules.
Le volume de sang éjecté à chaque contraction ventriculaire appelé volume d'éjection ou volume d'éjection
systolique (VES), ne constitue qu'une partie (fraction d'éjection) du volume télédiastolique (80 ml environ sur 120-
150 mL soit entre les deux-tiers et la moitié).
● la relaxation iso-volumétrique :
juste après la fermeture des valves aortiques et pulmonaires, le sang ne peut ni sortir, ni entrer dans le ventricule dans
lequel la pression, rapidement décroissante, reste pendant quelques centièmes de seconde trop élevée pour que les
valves auriculo-ventriculaires puissent s'ouvrir : c'est le premier temps de la diastole ventriculaire.
● le remplissage ventriculaire :
il est subdivisé en 2 phases, l’une dite remplissage rapide et l’autre dite remplissage lent. Quand la pression intra-
ventriculaire devient inférieure à la pression auriculaire, les valves atrio-ventriculaires s'ouvrent et le sang, accumulé
jusque là dans les oreillettes, passe dans les ventricules dont le volume augmente, rapidement d'abord, puis de plus
en plus lentement, jusqu'à la contraction auriculaire. En effet, tout à la fin de la diastole ventriculaire, le noeud
sinusal décharge, déclenchant la dépolarisation du myocarde auriculaire et donc sa contraction : c'est la systole
auriculaire. Un supplément de sang est alors brusquement déplacé de l'oreillette vers le ventricule, entraînant une
élévation transitoire de la pression auriculo-ventriculaire.
4) Quel renseignement l’électrocardiogramme apporte-t-il sur le coeur ?
L’électrocardiogramme indispensable en pratique courante comme dans l’urgence
Il apporte de nombreux renseignements :
-Fréquence et rythme cardiaque
-Diagnostics (Infarctus, péricardite, arythmies cardiaques, troubles conductifs,…)
Il n’est pas infaillible (à faire au mieux pendant l’épisode douloureux)
Acte infirmier supervisé par un médecin
12 dérivations :
-6 périphériques :
D1, D2,D3, AVR, AVF, AVL
-6 précordiales :
V1-V2-V3-V4-V5-V6
Possibilité de rajouter 2 dérivations droites et 3 postérieures
5) Le volume déjection systolique : de quel paramètre dépend-t-il et que stipule la loi de Starling et son
application sur le muscle cardiaque ?
Le volume d’éjection systolique (volume sanguin éjecté par chaque ventricule par
minute) dépend de la force de contraction du ventricule (ou «force d’éjection») et de l’ensemble des forces qui s’y
opposent (postcharge). Cette force de contraction est réglée par un mécanisme intrinsèque (la Loi de Starling) et des
mécanismes
extrinsèques (système nerveux autonome, hormones, médicaments…).La Loi de
Starling stipule que tout étirement des fibres myocardiques entraîne une augmentation de leur contractilité. Ainsi en
cas d’augmentation du volume télédiastolique il existe une augmentation du volume d’éjection systolique et donc du
débit cardiaque par augmentation de la force de contraction ventriculaire.
6) Comment mesure-t-on le débit cardiaque, quelle est la fréquence cardiaque au repos, la fraction déjection
du ventricule gauche et le débit cardiaque normal ?
Le débit cardiaque peut être mesuré de différentes manières dont les plus utilisées sont la mesure par l’échographie
cardiaque ou par cathétérisme droit . Sa norme au repos est de 5L/min environ mais varie en fonction des conditions
(effort, état d’hydratation, anémie, grossesse..). Pendant l’effort du fait d’une augmentation des besoins en oxygène,
le débit cardiaque augmente grâce à une augmentation de la fréquence cardiaque et du VES pouvant atteindre une
valeur de 30L/min.
Fréquence cardiaque :
Repos = 70 bpm
Max = 220 – âge
Fraction d’éjection du VG > 60%
Débit cardiaque normal = 5 l/min
7) Qu’appelle-t-on pré-charge et post- charge au niveau cardiaque et comment varie le débit cardiaque en
fonction de ces deux notions ?
La précharge correspond au sang qui entre dans les ventricules avant leur contraction.
La postcharge est l’opposition à l’écoulement de sang lorsqu’il est éjecté du ventricule et qu’il rencontre la masse
sanguine présente dans les vaisseaux.
Le débit cardiaque varie avec ses 2 composantes : il diminue en cas d’augmentation de la postcharge (ex :
hypertension artérielle, rétrécissement aortique, cardiopathie hypertrophique
obstructive) et de diminution de la précharge (ex : déshydratation, hypovolémie) et augmente en cas de diminution
de la postcharge et d’augmentation de la précharge.
8) Comment le coeur s’adapte-t-il à l’effort ?
Pendant l’effort, les besoins en oxygène augmentent. La quantité d’oxygène utilisée par un muscle est égale au
produit du débit sanguin de ce muscle par la différence artérioveineuse en oxygène.
● L’augmentation du débit sanguin du muscle sera possible par 2 mécanismes :
- L’augmentation du débit cardiaque
- La redistribution du sang des zones musculaires les plus inactives aux zones les plus actives\
9) Comment le système cardio-vasculaire est-il régulé ?
Pour réguler le système cardiovasculaire en fonction des conditions physiologiques de nombreux mécanismes
neurologiques et/ou humoraux interviennent parmi lesquels :
● Le système nerveux central
● Le système nerveux sympathique dont la stimulation augmente la fréquence cardiaque et la contractilité
myocardique
● Le système nerveux parasympathique dont l’effet est inverse par rapport au système nerveux sympathique
● Des sécrétions hormonales.
10) À quel organe correspond l’hypochondre gauche, l’hypochondre droit, la région inguinale droite ?
l’hypochondre gauche : rate et petite partie de l’estomac
l’hypochondre droit : foie et vesicule biliaire
la région inguinale droite : appendice (ovaire chez la femme)
11) Quels sont les différents types cellulaires qu’on rencontre au niveau de l’estomac ?
Les cellules gastriques : il existe plusieurs types cellulaires dans l’estomac :
–les cellules pariétales : ce sont les plus nombreuses. Elles sont localisées dans le fundus et le corps. Et secrètent
l’acide chlorhydrique et le facteur intrinsèque.
–Les cellules principales : elles sont localisées au niveau du fundus, dans les zones basses des glandes, et secrètent
des enzymes protéolytiques (pepsine). La pepsine, secrétée sous forme inactive (pepsinogène), est activée par
l’abaissement du PH gastrique.
–Les cellules G : les cellules endocrines sont retrouvées dans l’antre, les plus nombreuses étant les cellules G. Elle
secrète une hormone, la gastrine, dont le rôle est de stimuler la sécrétion d’acide chlorhydrique.
–Les cellules situées au sommet des glandes secrètent de mucus pour protéger la muqueuse gastrique de l’acidité.
12) Quels sont les différents types cellulaires qu’on rencontre au niveau de l’intestin grêle ?
L’intestin grêle est composé comme l’estomac et l’oesophage de 4 couches tissulaires : la séreuse, la musculeuse , la
sous-muqueuse et la muqueuse.
Les cellules sont de quatre types :
– les entérocytes : 80 % des cellules. La fonction est l’absorption des nutriments. La surface des entérocytes est
formée de microvillosités.
–Les cellules caliciformes : 15 %, secrète du mucus pour faciliter la progression du bol alimentaire.
– Les cellules endocrines : les moins nombreuses, secrètent diverses hormones qui jouent un rôle dans la digestion.
–Les cellules de Paneth: elles ont un rôle dans la défense contre les bactéries intestinales.
13) Quelle est la fonction principale du colon, son ablation est-elle compatible avec une vie normale.
- il reçoit la nourriture presque toute digérée du cæcum
- il absorbe l'eau
- et il fait passer les déchets (selles, ou matières fécales) dans le rectum.
On peut vivre sans côlon. Cependant, la colectomie entraîne des changements dans la digestion et l'absorption des
nutriments.
14) Sur Une coupe sagittale du pelvis féminin, citer les organes pelvien qu’on retrouve d’avant en arrière.
1 : diaphragme
2 : foie
3 : estomac
4 : vessie
5 : os pubien
6 : vagin
7 : pancréas
8 : duodénum
9 : côlon transverse
10 : intestin grêle
11 : utérus
12 : rectum
15) qu’appelle- t-on péritoine de quoi est-il constitué ?
Le péritoine est une membrane séreuse continue, d'une surface estimée à 1 mètre carré, formée par une couche
simple de cellules épithéliales, qui tapisse l'abdomen, le pelvis et les viscères, délimitant l'espace virtuel de la cavité
péritonéale.
Il comprend deux feuillets en continuité l'un avec l'autre :
-Le feuillet viscéral (qui tapisse l'extérieur des organes) ; la surface de recouvrement des organes des viscères
abdominaux est variable , en fonction des organes.
-Le feuillet pariétal (qui tapisse la face interne des parois de l'abdomen) ;
entre les deux feuillets se trouve la cavité péritonéale.
Les deux feuillets se continuent l’un avec l’autre au niveau des lignes de réflexion
Les épiploons sont des replis péritonéaux qui s’étendent entre deux organes péritonisés
16) Où se trouve le cul-de-sac de Douglas chez une femme ? chez un homme ?
Chez la femme : il est situé entre le rectum et l'utérus. Il est donc limité en arrière par le rectum, en avant par l'utérus
et le vagin ; et latéralement par les plis recto-utérin.
Chez l'homme il est l’extrémité inférieure de la cavité péritonéale, entre la face postérieure de la vessie et la face
ventrale du rectum.
17) Quelles sont les deux canaux excréteurs du pancréas et quelles sont les deux fonctions essentielles du
pancréas ?
Les canaux excréteurs de la glande pancréatique constitue un système de drainage permettant l’écoulement de la
sécrétion pancréatique dans le duodénum.
–le canal de Wirsung se joint au canal cholédoque et s’ouvre dans le duodénum dans l’ampoule de Vater.
–Le canal de Santorini, de plus petit calibre et se termine au niveau du duodénum.
Le pancréas est une glande mixte, à la fois :
–exocrine : sécrétion de substances produites par les aciniset déversées dans le tube digestif par l’intermédiaire des
canaux excréteurs,
–endocrine : sécrétion d’hormones libérées directement dans le sang, insuline et glucagon par les cellules des îlots de
Langerhans.
18) Décrire le lobule hépatique : sa forme et son contenu
Le lobule hépatique est l’unité structurale et fonctionnelle du foie. De forme polyédrique, il est centré sur la veine
centro-lobulaire efférente et il est limité par les espaces portes. Il contient des hépatocytes disposés en travées
radiaires à partir du centre et entourés des sinusoïdes vasculaires. Le diamètre moyen du lobule est de 0,5 mm.
Les hépatocytes sont des cellules spécifiques du foie et représentent 60 % du parenchyme hépatique. Elles ont un
pôle apical en contact avec le sinusoïde et un pôle biliaire constituant avec celui de la cellule voisine un canalicule
biliaire.
Les sinusoïdes sont les vaisseaux capillaires du foie reliant les vaisseaux arrivant au foie (unités lobulaires de la
veine porte et artérioles hépatiques) et ceux en repartant (Veines centro-lobulaires aboutissant aux veines sus-
hépatiques). Ces capillaires ont la particularité d’être «fenêtrés», ce qui facilite les échanges entre le sang et les
hépatocytes.
Les espaces portes se situent à la périphérie entre les lobules. Il contient chacun un rameau de la veine porte, de
l’artère hépatique et du canal biliaire. Il participe aussi au drainage lymphatique.
19) Anatomie des voies biliaires intra et extra hépatiques.
Les voies biliaires intrahépatiques
Après sa sécrétion par les cellules du foie, la bile s'écoule par Les canalicules biliaires qui donnent naissance aux
voies biliaires intrahépatiques donnant le canal hépatique droit et gauche
Les voies biliaires extrahépatiques
Elles sont formées d'une voie principale et d'une voie accessoire.
La voie biliaire principale est constituée des canaux hépatiques droit et gauche qui se réunissent pour former le canal
hépatique commun qui se joint au canal cystique pour former le canal cholédoque, qui va aboucher au duodénum au
niveau de l'ampoule de Vater par le biais du sphincter d'Oddi.
La voie biliaire accessoire est constituée de la vésicule biliaire et du canal cystique.
La vésicule biliaire est un réservoir de stockage où la bile s'accumule entre les repas et est concentrée par
réabsorption de 90 % de son eau. L'orifice de sortie est le canal cystique qui rejoint le canal hépatique commun pour
former le canal cholédoque.
20) Détailler la phase buccale de la digestion, quels sont les rôles de la salive ?
1) Phase buccale.
La bouche comporte deux fonctions : la mastication et la salivation.
a- La mastication:
La mastication est un phénomène réflexe. Elle a pour but de broyer et de malaxer les aliments ainsi que de les mêler
à la salive. Elle résulte de la répétition des mouvements d’ouverture et de fermeture, de reculement, d’avancement et
de latéralité de la mandibule sur le maxillaire supérieur.
b- insalivation.
C’est l’imprégnation des aliments par la salive.
La salive est sécrétée par les glandes salivaires (parotide, sous-maxillaires et sub-linguales).
La quantité de salive formée est en moyenne de 1,5 l / jour ou 1 ml/mn ; pendant les repas, elle atteint 4 ml/mn. La
sécrétion salivaire et réflexe.
La salive à plusieurs rôles :
-Elle lubrifie les éléments en les rendant déglutissables.
-Elle facilite la mastication et la parole.
-Elle commence la digestion des glucides (elle transforme l’amidon et le glycogène en maltose) grâce a une enzyme :
l’amylase salivaire . Mais elle est détruite par l’acidité gastrique.
-Elle a un rôle de défense contre les agents pathogènes.
21) Digestion gastrique mécanique et chimique, composition du suc gastrique.
phase gastrique
La digestion gastrique est double : mécanique et chimique.
Digestion mécanique:
L'excitation de la paroi gastrique provoquée par l’arrivée des aliments conduit à une contraction continuelle de
l'estomac proximal pour entraîner les aliments vers l'estomac distal. Ainsi, l'estomac proximal a surtout un rôle de
réservoir et l'estomac distal un rôle de digestion.
Progressivement, les aliments se dirigent vers le pylore du fait des contractions gastriques. Durant ce trajet les
aliments sont broyés. brassés, malaxés homogénéisés et mélangés au suc gastrique.
La durée de séjour des aliments dans l'estomac est variable. Ce n'est qu'après avoir été transformés en particules de
taille inférieure à 0.3 mm qu'ils peuvent traverser le pylore pour passer dans le duodénum sous forme de chyme.
Alors que l'eau séjourne dans l'estomac une vingtaine de minutes, ce temps peut atteindre 1 à 4 heures pour les
aliments solides (temps de séjour des glucides <protides < lipides).
Digestion chimique :
Elle est assurée par l’ensemble des sécrétions gastriques appelés « suc gastrique ».
L'estomac secrète également une hormone : la gastrine.
Suc gastrique :
L'estomac peut sécréter jusqu'à 3 litres de suc gastrique par jour. Le suc gastrique est un liquide clair et très acide (
PH1.5). Ses principaux constituants sont les enzymes protéolytiques (pepsines), le mucus, l’acide chlorhydrique et le
facteur intrinsèque.
* Pepsines : les pepsines sont les premières enzymes protéolytiques rencontrées par le bol alimentaire. En milieu
acide, elles scindent les protéines en fragments plus petits : les polypeptides. Les pepsines sont sécrétées par les
cellules pariétales.
* mucus : Je mucus protège la paroi gastrique de l'acidité du suc gastrique. Ii est riche en bicarbonates.
* Acide chlorhydrique : il est responsable de l'acidité gastrique. Il est secrété par les cellules principales. Ses rôles
sont multiples : action bactéricide, activation du pepsinogène Inactif en pepsine active, dénaturation des protéines. :
* facteur intrinsèque : secrété par les cellules principales, il est indispensable à l'absorption de la vitamine B12 (qui
se fait dans l'iléon terminal). Son absence est responsable de la maladie de Biermer (anémie macrocytaire).
Gastrine
La gastrine est une hormone sécrétée au niveau de l’antre par les cellules G. Déversée
dans la circulation sanguine, elle stimule la sécrétion gastrique acide.
22) Quelles sont les deux grandes fonctions du pancréas, quelle est la composition du suc pancréatique ?
4) Phase pancréatique :
Le pancréas a deux fonctions distinctes :
- Une fonction endocrine qui correspond à la sécrétion d’hormones directement dans le sang. Les hormones
sécrétées par les cellules endocrines des îlots de Langerhans du pancréas sont essentiellement l'insuline mais aussi le
glucagon, la somatostatine, etc. Véhiculées par le sang, les hormones exercent leurs fonctions sur des cellules
d’autres organes à distance.
- Une fonction exocrine par les acini et les cellules canalaires. Le suc pancréatique est excrété dans le duodénum par
l’intermédiaire des canaux pancréatiques. Il permet la digestion enzymatique des aliments dans la lumière intestinale
( étape nécessaire avant leur absorption).
Formation et composition du suc pancréatique
La sécrétion pancréatique exocrine (ou suc pancréatique) est un mélange de deux solutions qui participent toutes les
deux au processus digestif :
- L’une contenant une concentration importante d’électrolytes .elle est très riche en bicarbonates. Cette fraction est
sécrétée par des cellules tapissant la portion initiale des conduits provenant des cellules acineuses : cellules
canalaires .le rôle de ces bicarbonates est de neutraliser l'acide chlorhydrique déversé par l'estomac dans le
duodénum.
-L'autre contenant une concentration importante de protéines essentiellement enzymatiques. Cette fraction est
sécrétée par les cellules acineuses à la base des glandes exocrines. Le rôle de ces enzymes est la digestion des
différents composants alimentaires (protéines, lipides et glucides). Plusieurs enzymes différentes sont sécrétées,
chacune ayant une fonction précise : Enzymes protéolytiques (trypsinogène.….). enzymes lipolytiques ( lipase..),
enzymes amylolytiques{(amylase...),et d’autres enzymes comme la ribonucléase.
Le volume moyen quotidien de la sécrétion pancréatique est d'environ 2.5 litres.
48) Définir le milieu intérieur et quelles sont ses caractéristiques ?
Le milieu intérieur est un liquide dans lequel baignent directement ou indirectement nos cellules. Il est séparé du
milieu extérieur par des barrières plus ou moins importantes selon les organes.
Le milieu intérieur est une « mer interne » dans laquelle il est maintenu des conditions physico-chimiques les plus
stables possibles favorisant ainsi la mise en place de conditions stables pour que les cellules vivent et fonctionnent
normalement.
49) Quels sont les différents compartiments liquidiens de l’organisme ?
Le compartiment le plus volumineux et le compartiment intracellulaire, égal à 67 % du volume total de l’organisme.
Le liquide dans lequel baignent directement nos cellules est appelé le liquide interstitiel, il représente 25 % du
volume total de l’organisme.
La lymphe, le LCR, etc, Ce sont des petits volumes particuliers de liquides dont la composition est proche de celle
du liquide interstitiel. Ils font aussi partie du milieu intérieur.
Le plasma sanguin (sang sans cellules) et le liquide circulant majeur de l’organisme. Il représente 8 % du volume
total de l’organisme.
50) Quelle est la composition des différents compartiments de l’organisme ?
• Le milieu intérieur est riche en Na Cl
• Les ions phosphates et sulfates sont surtout dans le milieu intracellulaire qui est riche aussi en (K).
• Le (Ca) est surtout extracellulaire,
Et les bicarbonates (HCO3) sont en plus forte concentration à l’extérieur qu’à l’intérieur des cellules. Ils jouent un
rôle important dans le transport du CO2 et donc dans la régulation du pH du milieu intérieur.
La concentration des protéines :
Dans les cellules, est la plus élevée, à peu près 100 mmole/L.
Dans le plasma est de 20 mmole/L.
Dans le liquide interstitiel est de 2 mmole/L.
(le maintien d’une faible concentration des protides dans le liquide interstitiel est assuré par le système lymphatique).
51) Décrire les échanges hydriques et ioniques entre les différents compartiments,Donner trois exemples
pathologiques de troubles de ces échanges.
a) échanges entre compartiment intra et extra cellulaire.
Ce sont des échanges transmembranaires. Des canaux, des pompes, des transporteurs assurent le transfert des ions et
des molécules à travers la membrane cellulaire.
b) échanges entre liquide interstitiel et le plasma sanguin.
La membrane des vaisseaux sanguins est constituée de cellules endothéliales séparées par endroits d’espaces laissant
passer de manière inerte les petites molécules et tout spécialement l’eau.
Entre le liquide interstitiel et le plasma sanguin le moteur majeur des échanges est la différence de pression
osmotique née de la très grosse différence de concentrations en protéines.
La pression osmotique de plasma est de 300 mosm/L . Celle de liquide interstitiel est légèrement inférieure. Cette
différence de 5mosm/L s’appelle la pression oncotique qui engendre un flux d’eau interstitielle vers le plasma.
Globalement la quantité d’eau qui passe du liquide interstitiel vers le plasma sanguin sous l’effet de la pression
oncotique est égale à la quantité d’eau qui passe du plasma vers le liquide interstitiel sous l’effet de la pression
hémodynamique.
Lorsque les deux flux ne se compensent pas à l’échelle de l’organisme, des troubles apparaissent. Exemple :
1) un mauvais retour veineux augmente la pression hémodynamique, l’eau passe du plasma vers le liquide interstitiel
engendrant l’apparition des oedèmes.
2) un dysfonctionnement hépatique aboutit à la diminution de synthèse de protéines plasmatique. Il y a pas la suite
une diminution de la pression oncotique d’où l’apparition des oedèmes.
3) un traumatisme local, même faible, cause l’explosion des cellules qui libèrent les protéines dans le liquide
interstitiel d’où l’apparition d’oedème localisé dû à la diminution de la pression oncotique. Ces protéines en excès
qui se trouvent dans le liquide interstitiel, elles seront résorbées par le système lymphatique.
52) Quels sont les rôles physiologiques e la lymphe ?
Les rôles physiologiques les plus importants de la lymphe sont en nombre de 3:
a) Epurer le liquide interstitiel des protéines qui y sont arrivées soit par accident soit par mort cellulaire. son rôle est
fondamental dans le maintien de la pression oncotique. Et donc dans la distribution d’eau dans l’organisme.
b) Épurer le liquide interstitiel des substances étrangères ( micro-organismes) et commencer les réactions
immunitaires au niveau des ganglions.
c) Ramener les graisses de l’intestin vers le sang.
53) Quelles sont les trois rôle majeur de du LCR ?
a) il constitue un matelas de liquide entourant le système nerveux central. Il diminue les chocs.
b) rôle d’épuration dans l’environnement immédiat du système nerveux central.
c) le LCR est probablement une voix de communication hormonal et même humorale entre les différentes régions du
système nerveux central.
54) Définir l’homéostasie L’homéostasie consiste à maintenir constantes les caractéristiques physico-chimiques
du milieu intérieur.