0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
64 vues32 pages

Problèmes Mathématiques Avancés

Ce livre est un livre de préparation dans les préparatoire et contient les sujets des derniers concours des classes prépa

Transféré par

afamacoulibaly6
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
64 vues32 pages

Problèmes Mathématiques Avancés

Ce livre est un livre de préparation dans les préparatoire et contient les sujets des derniers concours des classes prépa

Transféré par

afamacoulibaly6
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

[[Link]

fr] édité le 4 juin 2013 Enoncés 1

Exercice 1 [ 00318 ] [correction] Exercice 6 [ 01333 ] [correction]


Pour n > 2, on considère le polynôme Calculer Z +∞
dx
n
Pn = X − nX + 1 −∞ 1 + x4 + x8

a) Montrer que Pn admet exactement une racine réelle entre 0 et 1, notée xn .


b) Déterminer la limite de xn lorsque n → +∞. Exercice 7 [ 01334 ] [correction]
c) Donner un équivalent de (xn ) puis le deuxième terme du développement Soient (a, b) ∈ R2 avec a < b et f ∈ C 0 (R, R) admettant une limite finie ` en −∞
R +∞
asymptotique xn . et telle que 0 f existe.
Justifier l’existence, puis calculer :
Z +∞
Exercice 2 [ 02942 ] [correction] (f (a + x) − f (b + x)) dx
−∞
Soit f : [0, 1] → R continue, concave et vérifiant f (0) = 1. Etablir

1 Z 1 2
Exercice 8 [correction]
Z
2 [ 02965 ]
xf (x)dx 6 f (x)dx Calculer
0 3 0 Z 1 Z 1
dx p
p et x(1 − x) dx
0 x(1 − x) 0

Exercice 3 [ 02977 ] [correction]


Soit f ∈ C([0, 1] , R). Déterminer la limite de la suite Exercice 9 [ 02968 ] [correction]
R1 n R Q dans R [X], où Q ne s’annule pas sur R et deg P 6 deg Q − 2.
Soient P et
!
0
t f (t) dt Exprimer R P/Q à l’aide des coefficients intervenant dans la décomposition en
R1
0
tn dt n>0
éléments simple de P/Q.

Exercice 10 [ 02978 ] [correction]


Exercice 4 [ 02981 ] [correction] Soit f : C(R, R) intégrable. On pose
Déterminer un équivalent lorsque n → +∞ de
n g : x ∈ R? 7→ f (x − 1/x)
Z 1 
t
In = dt Montrer que g est intégrable sur R−? et R+? et que
0 1 + t2
Z 0 Z +∞ Z +∞
g(x) dx + g(x) dx = f (x) dx
−∞ 0 −∞
Exercice 5 [ 03165 ] [correction]
Soient (an ) une suite réelle positive, bornée et (un ) la suite récurrente définie par
Exercice 11 [ 03053 ] [correction]
1 Soit f ∈ C 2 (R, R) telle que f et f 00 sont de carrés intégrables.
u0 > 0 et un+1 = pour tout n ∈ N a) Montrer que f 0 est de carré intégrable.
un + an + 1
b) Montrer :
Montrer que la suite (un ) converge si, et seulement si, la suite (an ) converge. Z 2 Z  Z 
f 02 6 f2 f 002
R R R

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 2

Exercice 12 [ 01335 ] [correction] Exercice 18 [ 02956 ] [correction]


Etudier la série de terme général Soit (un )n>1 une suite de réels strictement positifs.
On pose, pour n ∈ N? ,
sin(ln n)
un = (−1)n
n vn = un /Sn où Sn = u1 + · · · + un
P
Exercice 13 [ 01337 ] [correction] Déterminer la nature de vn .
Quelle est la nature de la série de terme général

ei n Exercice 19 [ 02957 ] [correction]
√ ?
n Soit (un ) une suite réelle strictement positive, décroissante, de limite nulle.
On suppose que la suite de terme général
Exercice 14 [ 01338 ] [correction] n
X
Calculer uk − nun
+∞
X 1 k=1

n=0
(4n + 1)(4n + 3) est bornée.
Montrer que la série de terme général un converge.
Exercice 15 [ 02949 ] [correction]
Etudier la limite quand n → +∞ de
Exercice 20 [ 02958 ] [correction]
n  n
X k Soit (un ) une suite réelle strictement positive telle que la série de terme général
n un converge.
k=1 +∞
P
On note le reste d’ordre n : Rn = uk .
k=n+1
Exercice 16 [ 02950 ] [correction] Etudier la nature des séries de termes généraux un /Rn et un /Rn−1 .
Soit (un )n>1 une suite d’éléments de R+? .
On pose ! !
n n
1 X 1 X Exercice 21 [ 02959 ] [correction]
vn = uk et wn = 2 kuk
nun n un Soit (un )une suite réelle strictement positive et strictement croissante.
k=1 k=1
+?
Nature de la série de terme général
On suppose que (vn ) tend vers a ∈ R .
Etudier la convergence de (wn ). un+1 − un
un
Exercice 17 [ 02951 ] [correction]
Soit (un )n>0 la suite définie par u0 ∈ [0, 1] et
Exercice 22 [ 02960 ] [correction]
∀n ∈ N, un+1 = un − u2n Soit u ∈ RN telle que u0 ∈ ]0, 1] et que, pour un certain β > 0 et pour tout n ∈ N,

a) Quelle est la nature de la série de terme général un ? uβn+1 = sin uβn


b) Même question lorsque un est définie par la récurrence un+1 = un − u1+α
n (avec
α > 0). Etudier la nature de la série de terme général un .

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 3

Exercice 23 [ 02961 ] [correction] Exercice 29 [ 03086 ] [correction]


Soit (un ) une suite réelle telle que u0 > 0 et pour tout n > 0, Etudier
+∞  
X 1 n
un = ln(1 + un−1 ) lim n e k
n→+∞ k2
k=n
Etudier la suite (un ) puis la série de terme général un .

Exercice 30 [ 03097 ] [correction]


Exercice 24 [ 02962 ] [correction] On dit que la série de terme général un enveloppe le réel A si, pour tout entier
Donner un exemple de série divergente dont le terme général tend vers 0 et dont naturel n, on a :
les sommes partielles sont bornée.
un 6= 0 et |A − (u0 + u1 + · · · + un )| 6 |un+1 |

On dit qu’elle enveloppe strictement le réel A s’il existe une suite (θn )n>1
Exercice 25 [ 02964 ] [correction] d’éléments de ]0, 1[ telle que pour tout entier naturel n :
Calculer
∞  
X 1 3 1 1 A − (u0 + u1 + · · · + un ) = θn+1 un+1
− + +
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4
a) Donner un exemple de série divergente qui enveloppe A > 0.
Donner un exemple de série convergente qui enveloppe un réel.
Donner un exemple de série convergente qui n’enveloppe aucun réel.
Exercice 26 [ 03045 ] [correction]
b) Démontrer que, si la série de terme général un enveloppe strictement A, alors
Pour n ∈ N? , soit
n elle est alternée.
X 1
fn : x ∈ ]n, +∞[ → Démontrer que A est alors compris entre deux sommes partielles consécutives.
x−k c) Démontrer que, si la série de terme général un est alternée et que, pour tout
k=1

Soit a > 0. Montrer qu’il existe un unique réel, noté xn tel que fn (xn ) = a. entier n ∈ N?
Déterminer un équivalent de xn quand n → +∞. A − (u0 + u1 + · · · + un ) est du signe de un+1 , alors, elle enveloppe strictement A.
d) Démontrer que, si la série de terme général un enveloppe A et si la suite de
terme général |un | est strictement décroissante, alors, la série est alternée et
Exercice 27 [ 03047 ] [correction] encadre strictement A.
Soit (un ) une suite complexe telle que pour tout p ∈ N? , upn − un → 0. Peut-on
affirmer que la suite (un ) converge ?
Exercice 31 [ 03207 ] [correction]
Soit E l’ensemble des suites réelles (un )n>0 telles que
Exercice 28 [ 03057 ] [correction] un+2 = (n + 1)un+1 + un
On note (zn )n>1 la suite de terme général
  a) Montrer que E est un espace vectoriel de dimension 2.
it b) Soient a et b deux éléments de E déterminés par
zn = 2n exp √
n ( (
a0 = 1 b0 = 0
Etudier et
n a1 = 0 b1 = 1
2n − 1 2n − 2 2n − n Y 2n − k
lim ··· = lim
n→+∞ zn − 1 zn − 2 zn − n n→+∞ zn − k
k=1 Montrer que les deux suites (an ) et (bn ) divergent vers +∞.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 4

c) Calculer Exercice 36 [ 02972 ] [correction]


wn = an+1 bn − an bn+1 Soit, pour n ∈ N, fn la fonction définie sur R+ par
d) On pose cn = an /bn lorsque l’entier n est supérieur ou égal à 1. Démontrer
fn (x) = (1 − x/n)n si x ∈ [0, n] et fn (x) = 0 si x > n
l’existence de
` = lim cn Etudier le mode de convergence de (fn ).
n→+∞

e) Démontrer l’existence d’un unique réel r tel que


lim (an + rbn ) = 0 Exercice 37 [ 02973 ] [correction]
n→+∞
Trouver les fonctions f ∈ C ([0, 1] , R) telles que
+∞
Exercice 32 [ 03673 ] [correction] X f (xn )
∀x ∈ [0, 1] , f (x) =
Soit (un )n>1 une suite P
décroissante
P de réels de limite nulle. 2n
n=1
Montrer que les séries un et n(un − un+1 ) ont même nature et que leurs
sommes sont égales en cas de convergence.
Exercice 38 [ 02974 ] [correction]
+∞
Exercice 33 [ 02969 ] [correction] a) Etudier la convergence de la série de fonctions
P
(x − n)−2 pour x ∈ R\Z.
Soit I un intervalle ouvert ; soit pour n ∈ N, fn : I → R une fonction convexe. On n=−∞
suppose que (fn ) converge simplement. Montrer que (fn ) converge uniformément b) Soit un réel c > 2. Soit f une fonction continue de R dans R telle que, pour
sur tout segment inclus dans I. tout x réel,  
x x+1
f +f = cf (x)
2 2
Exercice 34 [ 02970 ] [correction]
On note E l’ensemble des fonctions f : [0, 1] → R+ continues. Montrer que f = 0.
On pose c) Montrer que pour tout x réel non entier,
Z xp
+∞
Φ(f )(x) = f (t) dt X π2
0 (x − n)−2 =
sin2 πx
pour toute f ∈ E. n=−∞
On pose f0 = 1 puis fn+1 = Φ(fn ) pour tout n ∈ N.
a) Etudier la suite (fn ).
b) Soit f = lim(fn ). Exercice 39 [ 02982 ] [correction]
Trouvez une équation différentielle dont f est solution. Déterminer Z n 2
 x n
Y a-t-il unicité de la solution nulle en 0 ? lim cos dx
n→+∞ 0 n

Exercice 35 [ 02971 ] [correction]


Soit des suites réelles (an ) et (xn ) avec an > 0 pour tout n. Exercice 40 [ 03159 ] [correction]
On suppose que la série de terme général an (1 + |xn |) converge. Soit F une application continue décroissante de R dans R, tendant vers 1 en −∞
On pose et vers 0 en +∞. Soient deux réels h et δ vérifiant 0 < h < δ.

X a) Déterminer la limite éventuelle de
f : R → R, x 7→ an |x − xn |
Z 1
n=0 √ 
Etudier la continuité et la dérivabilité de f . In = F n(δt − h) dt
0

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 5

b) On pose Exercice 46 [ 02944 ] [correction]


n−1 Soit A une partie convexe et partout dense d’un espace euclidien E.

  
X k+1
Sn = F n δ −h Montrer que A = E.
n
k=0

Déterminer un équivalent de Sn lorsque n tend vers +∞.


Exercice 47 [ 03017 ] [correction]
Montrer que {m − ln n/(m, n) ∈ Z × N? } est dense dans R.
Exercice 41 [ 03650 ] [correction]
Soit f : R+ → R de classe C 1 intégrable ainsi que sa dérivée.
a) Déterminer pour x > 0 Exercice 48 [ 03020 ] [correction]
Soit A une partie non vide de R+? vérifiant
Z +∞ √
lim n cos t(sin t)n f (xt) dt ∀(a, b) ∈ A2 , ab ∈ A
n→+∞ 0
Montrer que A ∩ (R\Q) est dense dans ]inf A, sup A[.
b) Préciser le mode de convergence.

Exercice 49 [ 03021 ] [correction]


Exercice 42 [ 00490 ] [correction] Soit E un espace vectoriel normé, F un sous-espace fermé de E et G un
Soit f une forme linéaire non nulle et continue sur un espace vectoriel normé E. sous-espace vectoriel de dimension finie de E. Montrer que F + G est fermé
Montrer que si x ∈
/ ker f alors

|f (x)| Exercice 50 [ 03037 ] [correction]


d(x, ker f ) =
kf k Caractériser dans Mn (C) les matrices dont la classe de similitude est fermée.
Même question avec R au lieu de C

Exercice 43 [ 00795 ] [correction]


Soit n ∈ N avec n > 2. Existe-t-il une norme k . k sur Mn (C) invariante par Exercice 51 [ 02975 ] [correction]
conjugaison, c’est-à-dire telle que : Etant donné une suite complexe (an )n∈N? de carré sommable, on pose

∀(A, P ) ∈ Mn (C) × GLn (C), kAk = P −1 AP X an
f (t) =
n=1
n −t

Exercice 44 [ 03475 ] [correction] où la variable t est réelle.


Soit (Ak ) une suite de matrice de Mn (C) convergeant vers A ∈ Mn (C). a) Préciser le domaine de définition de f .
On suppose que les Ak sont tous de rang p donné. Montrer que rgA 6 p. b) Montrer que f est développable en série entière autour de 0.
c) Montrer que si f est identiquement nulle sur [−1/2, 1/2], la suite (an )n∈N? est
identiquement nulle.
Exercice 45 [ 02943 ] [correction]
Déterminer l’adhérence et l’intérieur de l’ensemble Dn (C) des matrices
Exercice 52 [ 02952 ] [correction]
diagonalisables de Mn (C).
a) Soit a ∈ C avec Re(a) > 0. Donner un équivalent de un = a(a + 1) . . . (a + n).
b) Montrer que la fonction Γ ne s’annule pas sur {z ∈ C, Rez > 0}.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 6

Exercice 53 [ 00418 ] [correction] Exercice 58 [ 03085 ] [correction]


α désigne un réel de l’intervalle ]0, π[ et f la fonction 2π périodique définie sur Résoudre, pour y ∈ C 2 (R, R) l’équation différentielle
]−π, π] par
y0 y 00 y

1 si |x| 6 α
f (x) = y 00 y y0 =0
0 sinon
y y0 y 00
a) Etudier la série de Fourier de f ainsi que sa convergence.
b) Que vaut la somme de cette série pour x = 0, pour x = α ?
c) Calculer
+∞ Exercice 59 [ 01323 ] [correction]
X sin2 (nα) Soit f ∈ C 2 (Rn , Rn ) dont la matrice jacobienne est, en tout point, antisymétrique.
n=1
n2 Montrer qu’il existe b ∈ Rn et A ∈ Mn (R) antisymétrique tels que :
d) Justifier et calculer ∀x ∈ Rn , f (x) = Ax + b
+∞
sin2 t
Z
dt
0 t2
Exercice 60 [ 02908 ] [correction]
Soit k ∈ ]0, 1[ et f ∈ C 1 (R, R) telle que
Exercice 54 [ 03042 ] [correction]
Déterminer les polynômes P ∈ C [X] tels que P (U ) ⊂ U où U = {z ∈ C/ |z| = 1}. ∀x ∈ R, |f 0 (x)| 6 k

On définit ϕ : R2 → R2 par
Exercice 55 [ 03439 ] [correction]
On considère la fonction f : R → C 2π-périodique donnée par ϕ(x, y) = (y + f (x), x + f (y))
ix Montrer que ϕ est un C 1 -difféomorphisme de R2 dans lui-même.
f (x) = sur ]−π, 0[ ∪ ]0, π[ , f (0) = 1 et f (π) = 0
eix − 1
Développer f en série de Fourier.
Exercice 61 [ 02976 ] [correction]
On munit Rn de sa structure euclidienne canonique. Soit f : Rn → Rn une
Exercice 56 [ 02979 ] [correction] application de classe C 1 telle que f (0) = 0.
On considère l’équation On suppose que df (x) est orthogonale pour tout x ∈ Rn .
y0 = x + y2 Montrer que f est orthogonale.
Soit y une solution maximale définie sur un intervalle I.
a) Montrer que I est majoré. On pose b = sup I.
b) Montrer que y est croissante au voisinage de b. Quelle est la limite de y en b ? Exercice 62 [ 03050 ] [correction]
c) Trouver un équivalent de y au voisinage de b. Soit ϕ ∈ C 1 (Rn , Rn ) telle que dϕ(0) soit inversible.
Montrer qu’il existe un voisinage V de 0 tel que la restriction de ϕ à V soit
injective.
Exercice 57 [ 03069 ] [correction]
Résoudre l’équation différentielle
p
xy 0 = x2 + y 2 + y

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 7

Corrections Enfin
2
Z 1
1
2 f (t) dt − >0
Exercice 1 : [énoncé] 0 2
a) Pn réalise une bijection strictement décroissante de [0, 1] vers [−n, 1]. donne
2
b) Pn+1 (xn ) = xn+1 − (n + 1)xn + 1 6 Pn (xn ) = 0 donc xn+1 6 xn . La suite (xn ) 1 1
Z Z
n 1
est décroissante et minorée, elle converge donc vers un réel ` ∈ [0, 1]. Si ` > 0 alors 2 f (t) dt >2 f (t) dt − (3)
0 0 2
0 = Pn (xn ) → −∞, c’est absurde. On conclut ` = 0.
xn
c) nxnn = n1 xn−1 → 0 donc xnn = o(nxn ) puis sachant xnn − nxn + 1 = 0, on obtient Les relations (2) et (3) permettent alors de conclure.
n
xn ∼ 1/n.
d) Ecrivons xn = n1 + εnn avec εn → 0.
n
Exercice 3 : [énoncé]
Puisque xnn = nxn − 1, on a (1+ε n)
nn = εn .
On peut écrire
(1 + εn )n = exp(n ln(1 + εn )) = exp(nεn + o(nεn )). R1 1
tn f (t) dt
n
Z
Or nεn = n (1+ε n)
nn . 0
R1 = (n + 1)tn f (t) dt
Puisque εn → 0, pour n assez grand, |1 + εn | 6 2 et la relation précédente donne 0
tn dt 0
n
|nεn | 6 n2n−1 → 0.
Par le changement de variable u = tn+1
On en déduit nεn → 0 puis (1 + εn )n → 1 et enfin εn ∼ n1n .
Finalement R1 1
tn f (t) dt
  Z
1 1 1 0
= f (u1/(n+1) ) du
xn = + n+1 + o R1
t n dt
n n nn+1 0 0

Par convergence dominée par kf k∞ , on obtient

Exercice 2 : [énoncé] R1
tn f (t) dt
0
Par un argument géométrique (trapèze sous la courbe) la concavité donne R1 → f (1)
0
tn dt
Z x
f (0) + f (x)
x 6 f (t) dt
2 0
Rx Exercice 4 : [énoncé]
On en déduit xf (x) 6 2 0
f (t) dt − x donc On a n
Z 1 
2t
1 1 x 2n In = dt
1 + t2
Z Z Z 
1 0
xf (x)dx 6 2 f (t) dt dx − (1)
0 x=0 t=0 2 où l’on remarque que la fonction t 7→ 2t/(1 + t2 ) croît de [0, 1] sur [0, 1].
Introduisons
Or
Z 1  n Z π/2
Z 1 Z x 1 1 1 Z 1 Z 1 2 2t
(sin x)n dx
Z Z Z
Jn = dt =
f (t) dt dx = f (t) dx dt = (1 − t)f (t) dt = f (t) dt− tf (t) dt 0 1 + t2 1 + t2 t=tan x/2 0
x=0 t=0 t=0 x=t t=0 0 0
On sait √
La relation (1) donne alors π
Jn ∼ √
Z 1 Z 1 2n
1
3 xf (x) dx 6 2 f (t) dt − (2) (via nJn Jn+1 = π/2 et Jn ∼ Jn+1 , cf. intégrales de Wallis)
0 0 2

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 8

Montrons 2n In ∼ Jn en étudiant la différence Considérons la suite (vn ) définie par


Z 1
1 − t2

2t
n 1
Jn − 2 In =n
dt v0 = 1 et vn+1 = pour tout n ∈ N
1 + t2 1 + t2 vn + ` + 1
0
On vérifie que la suite (vn ) est bien définie et à termes strictement positifs.
On a n n L’équation
1 1
1 − t2 2 1 − t2
Z  Z 
2t 2t 1
06 dt 6 dt x=
0 1 + t2 1 + t2 0 1 + t2 1 + t2 1 + t2 x+`+1
et le changement de variable t = tan x/2 donne possède une racine L > 0 et on a
n |vn − L|
1
1 − t2 π/2 |vn+1 − L| 6
Z  Z
2t n 1 1+L
06 dt 6 cos x(sin x) dx =
0 1 + t2 1 + t2 0 n+1
ce qui permet d’établir que la suite (vn ) converge vers L. Considérons ensuite la
On peut alors affirmer suite (αn ) définie par
αn = un − vn
 
1
2n In − Jn = o √
n On a
αn + (` − an )
puis √ αn+1 =
π (un + an + 1)(vn + ` + 1)
n
2 In ∼ √ et donc
2n
|αn+1 | 6 k (|αn | + |an − `|)
et finalement √
π avec
In ∼ √ 1
n
2 2n k= ∈ [0, 1[
m+1
où m > 0 est un minorant de la suite convergente (vn ).
Par récurrence, on obtient
Exercice 5 : [énoncé]
n−1
Posons X
M = sup an |αn | 6 k n |α0 | + k n−p |ap − `|
n∈N p=0

On vérifie aisément que la suite (un ) est bien définie et que pour tout n > 2 Soit ε > 0.
Puisque la suite (an ) converge vers `, il existe p0 tel que
1
6 un 6 1 ∀p > p0 , |ap − `| 6 ε
M +2
Supposons la convergence de la suite (un ). Sa limite est strictement positive. En et alors
n−1 +∞
résolvant l’équation définissant un+1 en fonction de un , on obtient
X X kε
k n−p |ap − `| 6 ε kp =
p=p0
1−k
k=1
1
an = − un − 1 Pour n assez grand
un+1
0 −1
pX
On en déduit que la suite (an ) converge. k n−p |ap − `| = C te k n 6 ε et k n |α0 | 6 ε
Inversement, supposons que la suite (an ) converge vers une limite `, ` > 0. p=0

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 9

et on en déduit ce qui donne


kε Z +∞
dx π
|αn | 6 2ε + = Im ω 2 − ω 10 + ω 4 − ω 8

1−k 4
1+x +x 8 6
−∞
Ainsi αn → 0 et par conséquent
Or
un → L π √ 2π √
ω 2 − ω 10 = 2i sin = i 3 et ω 4 − ω 8 = 2i sin =i 3
3 3
et finalement
Exercice 6 : [énoncé] Z +∞
dx π
A défaut d’une démarche plus simple, voici celle que je propose celle-ci. . . =√
−∞ 1 + x4 + x8 3
On a
1 1 − X4
4 8
=
1+X +X 1 − X 12
Exercice 7 : [énoncé]
Les pôles de cette fraction rationnelle sont les éléments de U12 \U4 et ils sont R +∞
Puisque l’intégrale 0 f converge, il en est de même de
simples.
On peut donc écrire en combinant les parties polaires conjuguées Z +∞ Z +∞
        f (a + x) dx et f (b + x) dx
1 α1 α2 α4 α5 0 0
= 2Re +2Re +2Re +2Re
1 + X4 + X8 X − ω1 X − ω2 X − ω4 X − ω5 avec
avec ωk = exp(2ikπ/12), les ω1 , ω2 , ω4 et ω5 de parties imaginaires strictement
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞

positives. f (a + x) dx = f (x) dx et f (b + x) dx = f (x) dx


0 a 0 b
1 − X4 1
ωk5 − ωk

αk = =
12
(1 − X ) X=ωk0 12 On en déduit la convergence de l’intégrale suivante et sa valeur
Soit ω = a + ib ∈ C avec a ∈ R et b > 0. On a Z +∞ Z b
Z A Z A  A (f (a + x) − f (b + x)) dx = f (x) dx
dt (t − a) + ib 1 2 2
 t−a 0 a
= 2 2
dt = ln (t − a) + b + i arctan −−−−−→ iπ
−A t − ω −A (t − a) + b 2 b −A A→+∞ D’autre part, on a par découpage et pour tout A > 0

la limite de l’arc tangente étant obtenue sachant b > 0. Z 0 Z −A+b Z b


Soit de plus α ∈ C. (f (a + x) − f (b + x)) dx = f (x) dx − f (x) dx
−A −A+a a
Z A   ! Z A !
α dt Or
lim 2Re dt = 2Re lim α = −2πImα Z −A+b
A→+∞ −A t−ω A→+∞ −A t − ω
(b − a) min f6 f (x) dx 6 (b − a) max f
[−A+a,−A+b] −A+a [−A+a,−A+b]
Puisque la convergence de l’intégrale que nous étudions est assurée avec
Z +∞
dx
Z A
dx min f −−−−−→ ` et max f −−−−−→ `
[−A+a,−A+b] A→+∞ [−A+a,−A+b] A→+∞
4 8
= lim
−∞ 1 + x + x A→+∞ −A 1 + x4 + x8
car f converge vers ` en −∞.
et on en déduit On en déduit la convergence et la valeur de l’intégrale suivante
Z +∞ Z 0 Z b
dx
= −2πIm (α1 + α2 + α4 + α5 ) (f (a + x) − f (b + x)) dx = (b − a)` − f (x) dx
−∞ 1 + x4 + x8 −∞ a

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 10

et finalement on obtient la convergence et la valeur de l’intégrale suivante Exercice 10 : [énoncé]


Z +∞ Considérons l’application continue ϕ : x 7→ x − 1/x. Par étude des variations de ϕ,
(f (a + x) − f (b + x)) dx = (b − a)` on peut affirmer que ϕ réalise une bijection ϕ+ de ]0, +∞[ vers R et une bijection
−∞ ϕ− de ]−∞, 0[ vers R.
Après résolution
 de l’équation
 ϕ(x) = y d’inconnue
 x, on obtient
−1 −1
1
p 1
p
2
ϕ+ (y) = 2 y + y + 4 et ϕ− (y) = 2 y − y + 4 . 2
Exercice 8 : [énoncé]
Formellement, par le changement de variable y =ϕ+ (x) avecϕ+
On procède au changement de variable R +∞ R +∞
C 1 -difféomorphisme : 0 g(x) dx = −∞ f (y) 21 1 + √ y2 dy.
1 1 y +4
x= + sin t  
2 2
Puisque f est intégrable et que 12 1 + √ y2 6 1, la fonction
y +4
avec t ∈ [0, π/2].  
On obtient y 7→ f (y) 21 1 + √ y2 est intégrable sur R.
Z 1 y +4
dx
p =π Par le changement de variable précédent, on peut alors affirmer que g est
0 x(1 − x) intégrable sur ]0, +∞[.
(avec convergence de l’intégrale) et L’étude sur ]−∞, 0[ est semblable.
Au
R 0 final, on obtient
Z 1 R +∞
p π g(x) dx + 0 g(x) dx =
x(1 − x) dx = −∞
8
   
0 1 +∞ y 1 +∞ y
R +∞
√ √
R R
2 −∞ f (y) 1 − 2
dy + 2 −∞ f (y) 1 + 2
dy = −∞ f (y) dy.
y +4 y +4

Exercice 9 : [énoncé]
La fonction t 7→ P (t)/Q(t) est définieet continue sur R. Exercice 11 : [énoncé]
Pour |t| → +∞, P (t)/Q(t) = O 1/t2 car deg(P/Q) 6 −2. a) Par intégration par parties
R P
Par suite l’intégrale R Q converge. Z x Z x
0 0 0
Les pôles de la fraction P/Q sont complexes conjugués non réels et les parties 2
f (t) dt = f (x)f (x) − f (0)f (0) − f (t)f 00 (t) dt
polaires correspondantes sont deux à deux conjuguées. On en déduit que 0 0

P/Q = 2Re(F ) où F est la fraction rationnelle obtenue en sommant les parties Puisque f et f 00 sont de carrés intégrables, la fonction f f 00 est intégrable.
polaires relatives aux pôles de partie imaginaire strictement positive. Puisque f 02 est positive, l’intégrale partielle
Considérons un pôle a = α + iβ avec α ∈ R et β > 0. Z x
1
Pour les éléments simples de la forme (X−a) m avec m > 1, on a f 0 (t)2 dt
h i +∞ 0
dt 1 1
R
R (t−a)m
= − m−1 (t−a)m−1 = 0.
−∞ converge ou tend vers +∞ quand x → +∞.
1
Pour les éléments simples de la forme X−a on a Dans les deux cas
R A dt R A t−α+iβ h  iA
= −A (t−α)2 +β 2 = ln |t − a| + i arctan t−α
Z x x
. Quand A → +∞, on
Z
−A t−a β
R A dt −A f 0 (x)f (x) = f 0 (0)f (0) + f 0 (t)2 dt + f (t)f 00 (t) dt
obtient −A t−a → iπ. 0 0
R A P (t)
admet une limite quand x → +∞.
R P R P
Puisque R Q = lim −A Q(t) dt, on obtient R Q = 2Re(σ)π avec σ la somme
A→+∞
1 Or Z x
des coefficients facteurs des éléments simples avec a de parties imaginaires 1
X−a
f 0 (t)f (t) dt = f (x)2 − f (0)2

strictement positive. 0 2

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 11

donc si f 0 (x)f (x) ne tend par vers 0 quand x → +∞, l’intégrale précédente Exercice 13 : [énoncé]
diverge et donc Montrons que la série étudiée est divergente. Notons Sn la somme partielle de rang
1 n de cette série. Nous allons construire deux suites (an ) et (bn ) de limite +∞ telles
f (x)2 → +∞
2 que Sbn − San ne tend pas zéros ce qui assure la divergence de la série étudiée.
ce qui est incompatible avec l’intégrabilité de f 2 sur R. Soit n > 1 fixé. Les indices k vérifiant
Ainsi
π √ π
f 0 (x)f (x) −−−−−→ 0 2nπ − 6 k 6 2nπ +
x→+∞ 4 4
et on en déduit que f 0 est de carré intégrable sur R+ et sont tels que
Z +∞ Z +∞ √ 1
0 2 0
f (t) dt = f (0)f (0) − f (t)f 00 (t) dt Re(ei k
)> √
0 0
2

L’étude sur R −
est identique avec Posons alors
Z 0 0 2 2
an = E ((2nπ − π/4) ) et bn = E ((2nπ + π/4) )
Z
0 0
2
f (t) dt = −f (0)f (0) + f (t)f 00 (t) dt
−∞ −∞
On a √
b) Par ce qui précède bn
X ei k
Sbn − San = √
Z Z
02 00
f =− ff k
k=an +1
R R
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz et donc par construction
Z  Z  Z 
f 02 6 f2 f 002 1 X
bn
1
R R R Re (Sbn − San ) > √ √
2 k=a k
n+1

Exercice 12 : [énoncé] √
Puisque un → 0, il revient au même d’étudier la nature de la série de terme Puisque la fonction t 7→ 1/ t est décroissante, on a la comparaison intégrale
général bn
vn = u2n + u2n+1 1 X
Z k+1
dt √ p √ 
Re (Sbn − San ) > √ √ = 2 bn + 1 − an + 1
Or 2 k=a +1 k t
n
sin(ln 2n) sin(ln(2n + 1)) − sin(ln 2n)
vn = +
2n(2n + 1) 2n + 1 Or
p √ bn − an 2nπ 2 π
D’une part bn + 1 − a n + 1 = √ √ ∼ →
sin(ln 2n) 1
  bn + 1 + a n + 1 4nπ 2
=O
2n(2n + 1) n2 donc Sbn − San ne tend par 0 et l’on peut conclure que la série étudiée diverge.
et d’autre part en vertu du théorème des accroissements finis, il existe c compris
entre ln 2n et ln(2n + 1) tel que
sin(ln(2n + 1)) − sin(ln 2n) cos(c) (ln(2n + 1) − ln 2n)
 
1 Exercice 14 : [énoncé]
= =O Introduisons la série entière de somme
2n + 1 2n + 1 n2
+∞
x4n+3

On en déduit que vn = O 1/n2 et donc la série de terme général vn est
X
S(x) =
absolument convergente donc convergente. n=0
(4n + 1)(4n + 3)

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 12

On vérifie aisément que son rayon de convergence est égale à 1 et que sa somme avec uk (n) −−−−−→ e−k .
n→+∞
est définie et continue sur [−1, 1] par convergence normale. On peut alors présumer
Sur ]−1, 1[
+∞ n  n +∞
X x4n+2 k 1 e
S 0 (x) =
X X
−−−−−→ e−k = =
n=0
4n + 1 n n→+∞ 1 − 1/e e−1
k=1 k=0
Pour x 6= 0
 +∞
0 X Il ne reste plus qu’à l’établir. . .
1 0 1 Puisque ln(1 + x) 6 x pour tout x > −1, on a
S (x) = x4n =
x n=0
1 − x4
 n
k
On en déduit que sur ]−1, 1[ 1− = exp (n ln(1 − k/n)) 6 e−k
n
Z x
0 dt
S (x) = x et donc on a déjà
0 1 − t4 n  n
X k 1
6
puis n 1 − 1/e
Z x Z t k=1
du
S(x) = t De plus, pour N ∈ N, on a pour tout n > N
0 0 1 − u4
Par intégration par parties n  n
X k
N
X −1 
k
n N
X −1

x > 1− −−−−−→ e−k



1 2
Z t
du 1 x 1 1 − t2
Z n n=0
n n→+∞
k=1 k=0
S(x) = (t − 1) 4
+ dt
2 0 1−u 0 2 0 2 1 − t4
Pour ε > 0, il existe N ∈ N tel que
et ainsi Z x Z x
1 2 dt 1 dt N −1
S(x) = (x − 1) +
X e
2 1 − t4 2 1 + t2 e−k > −ε
0 0 e−1
k=0
Quand x → 1−
x
et pour ce N fixé, il existe N 0 ∈ N tel que pour n > N 0 ,
Z
dt
= O (ln(1 − x)) = o(x − 1)
0 1 − t4
n  n N −1  n N −1
donc
X k X k X
Z 1 > 1− > e−k − ε
1 dt π n n
S(x) → = k=1 n=0 k=0
2 0 1 + t2 8
On en déduit On a alors pour tout n > N 0
+∞
X 1 π n  n
= S(1) = X k e
(4n + 1)(4n + 3) 8 > − 2ε
n=0 n e−1
k=1

On peut donc conclure


Exercice 15 : [énoncé] n  n
X k e
On peut écrire →
n  n n−1
X n n n e−1
X k k X k=1
= 1− = uk (n)
n n
k=1 k=0 k=0

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 13

Exercice 16 : [énoncé] Par le théorème de Cesaro,


Pn
Posons Sn = uk . On observe que 1X
n−1 
1 1

k=1 − →1
n uk+1 uk
n n k=0
X X
kun = (n + 1)Sn − Sk et donc nu1 n → 1.
k=1 k=1 On en déduit que un ∼ n1 et donc
P
un diverge.
Par suite b) Comme ci-dessus, on obtient que (un ) décroît vers 0 par valeurs strictement
n supérieures.
n+1 1 X 1 1 uα − uα αuα
wn = vn − 2 Sk (?) − α = n n+1
∼ αn →α
n n un α
un+1 un (un un+1 ) α un+1
k=1
. 1
Sn Par le théorème de Cesaro, nuα → α et donc
Puisque nu n
→ a, on a Sn ∼ anun . n

La série de terme général Sn est une série à termes positifs divergente donc λ
un ∼
n
X n
X n1/α
Sk ∼ a kuk avec λ > 0. P P
k=1 k=1 Si α ∈ ]0, 1[, un converge et si α > 1, un diverge.
Par suite
n
1 X Exercice 18 : [énoncé]
Sk ∼ awn Si
P
un Pconverge alors en notant S sa somme (strictement positive), vn ∼ un /S
n2 un
k=1
et donc vn converge. P P
La relation (?) dévient alors Supposons désormais que un diverge et montrons qu’il en est de même de vn .
Par la décroissante de t 7→ 1/t, on a
n+1
wn = vn − awn + o(wn ) Z Sn
dt Sn − Sn−1 un
n 6 6
Sn−1 t Sn−1 Sn−1
et en on en déduit que
1 a En sommant ces inégalités
wn ∼ vn → Z Sn
dt X uk
n
a+1 a+1 6
S1 t Sk−1
k=2
Or Z Sn
Exercice 17 : [énoncé] dt
= ln Sn − ln S1 → +∞
Dans le cas où u0 = 0, la suite est nulle. On suppose désormais ce cas exclu. S1 t
a) La suite (un ) est à termes dans ]0, 1] car l’application x 7→ x − x2 laisse stable
car Sn → +∞ donc par comparaison Sun−1
P n
diverge.
cet intervalle.
Puisque
La suite (un ) est décroissante et minorée donc convergente. Sa limite ` vérifie un un 1
` = ` − `2 et donc ` = 0. = = vn
Sn−1 Sn − un 1 − vn
Finalement (un ) décroît vers 0 par valeurs strictement supérieures. P
Si vn 6 →0 alors vn diverge.
Si vn → 0 alors vn ∼ Sun−1
P
1 1 un − un+1 u2
n
et à nouveau vn diverge.
− = = 2 n 3 →1 Finalement
P
un et
P
vn ont la même nature.
un+1 un un un+1 un − un

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 14

P
Exercice 19 : [énoncé] et puisque la série à termes positifs (un+1 − un ) converge, il en est de même de
n P
P vn .
Posons vn = uk − nun . On a
k=1 Si (un ) diverge alors un → +∞.
Par la décroissance de t → 1/t,
vn+1 − vn = n(un − un+1 ) > 0 Z un+1
un+1 − un dt
> = ln(un+1 ) − ln(un )
La suite (vn ) est croissante et majorée donc convergente. Posons ` sa limite. un un t
On a
1
P
un − un+1 = (vn+1 − vn ) P ln(un ) → +∞, la série à terme positif
Puisque (ln(un+1 ) − ln(un )) diverge et
n donc vn aussi. P
donc Finalement, la nature de la série vn est celle de la suite (un ).
+∞ +∞ +∞
X X 1 1X
(uk − uk+1 ) = (vk+1 − vk ) 6 (vk+1 − vk )
k n
k=n k=n k=n Exercice 22 : [énoncé]
ce qui donne Posons vn = uβn . La suite (vn ) vérifie vn ∈ ]0, 1] et vn+1 = sin(vn ) pour tout n ∈ N.
1 Puisque la fonction sinus laisse stable l’intervalle ]0, 1], on peut affirmer que pour
un 6 (` − vn )
n tout n ∈ N, vn ∈ ]0, 1].
n
P De plus, pour x > 0, sin x 6 x donc la suite (vn ) est décroissante.
On en déduit 0 6 nun 6 ` − vn et donc nun → 0 puis uk → `. Puisque décroissante et minorée, (vn ) converge et sa limite ` vérifie sin ` = ` ce qui
k=1
Finalement
P
un converge. donne ` = 0.
Finalement (vn ) décroît vers 0 par valeurs strictement supérieures.
On a
1 3
1 1 (vn − vn+1 )(vn+1 + vn ) 6 vn × 2vn 1
Exercice 20 : [énoncé] 2 − 2
= 2 2 ∼ 4

RR Rn−1 −Rn
vn+1 vn vn vn+1 vn 3
un
un = Rn−1 − Rn et la décroissance de t → 1/t, Rnn−1 dt t 6 =R .
R Rn−1 dt PRR n
Rn−1 dt
n
Par le théorème de Cesaro,
Rn t = ln Rn−1 − ln Rn donc la série à termes positifs Rn t diverge car
ln Rn → −∞ puisque Rn → 0. 1X
n−1 
1 1

1
− 2 →
P
Par comparaison de séries à termes positifs, un /Rn diverge. n 2
vk+1 vk 3
un un un 1 k=0
Rn = Rn−1 −un = Rn−1 P
1−un /Rn−1 .

Si un /Rn−1 6 →0 alors un /Rn−1 diverge.P 1
et donc → 13 . On en déduit vn ∼ 3
puis
Si un /Rn−1 → 0 alors Run−1n
∼Run
n
et donc un /Rn−1 diverge encore. nvn2 n1/2
P
Dans tous les cas, un /Rn−1 diverge. λ
un ∼
n1/2β
avec λ > 0.
Exercice 21 : [énoncé] P P
Pour β ∈ ]0, 2[, vn converge et pour β > 2, vn diverge.
Posons
un+1 − un
vn =
un
Exercice 23 : [énoncé]
Si (un ) converge alors, en posant ` sa limite, La suite (un ) est à terme strictement positifs car u0 > 0 et la fonction
1 x 7→ ln(1 + x) laisse stable l’intervalle ]0, +∞[.
vn ∼ (un+1 − un ) Puisque pour tout x > 0, ln(1 + x) 6 x, la suite (un ) est décroissante.
`
Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD
[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 15

Puisque décroissante et minorée, la suite (un ) converge et sa limite ` vérifie on parvient à


ln(1 + `) = ` ce qui donne ` = 0.
N  
1 2
X 1 3 1 1
1 1 un − un+1 2 un 1 − + + = ln(4N +4)+γ−2 ln(2N +1)−2γ+ln N +γ+o(
− = ∼ → n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4
un+1 un un un+1 u2n 2

Par le théorème de Cesaro, Ainsi


∞  
X 1 3 1 1
n−1  − + + =0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4

1X 1 1 1 n=0
− →
n uk+1 uk 2
k=0 (ce qui change du ln 2 traditionnel. . . ;-)
et donc
1 1

nun 2
Exercice 26 : [énoncé]
2
On en déduit un ∼ n et donc la série de terme général un diverge. La fonction fn est continue, strictement décroissante et de limites +∞ et 0 en n et
+∞. On en déduit que fn réalise une bijection de ]n, +∞[ vers ]0, +∞[. Ainsi,
pour tout a > 0, il existe un unique xn > n vérifiant fn (xn ) = a.
Exercice 24 : [énoncé] On a
k−1
Pour k(k−1)2 < n 6 k(k+1) 2 , on pose un = (−1)k . n n n Z k Z n  
Ceci définit la suite (un )n>1 de sorte que ses premiers termes sont :
X 1 X 1 X dt dt n
fn (n+1+y) = = 6 = = ln 1 +
1, − 12 , − 12 , 31 , 13 , 13 , − 14 , − 14 , − 14 , − 14 , . . .. n+1+y−k k+y k−1 t + y 0 t+y y
k=1 k=1 k=1
Les termes sommées tendent vers 0 et les sommes partielles oscillent entre 0 et 1.
n
Pour y = ea −1 ,
f (n + 1 + y) 6 ln (1 + (ea − 1)) = a
Exercice 25 : [énoncé]
et par suite
1 3 1 1 1 3 1 1

1
 
1
 n
− + + = − + + +O =O xn 6 n + 1 +
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 4n 4n 4n 4n n2 n2 ea − 1
donc la série étudiée est absolument convergente. Aussi
n−1 Z n  
On a X 1 dt n
f (n + y) = > = ln 1 +
N  4N +4 N y+k 0 t+y y
k=0

X 1 3 1 1 X 1 X 1
− + + = −4 n
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 k n=0
4n +2 Pour y = ea −1 , f (n + y) > a et par suite
k=1

Or n
N N 2N +1 N xn > n +
X 1 X1 X 1 X 1 ea −1
4 =2 =2 −2
4n + 2 2n + 1 k 2k
n=0 n=0 k=1 k=1 On en déduit
Par le développement n ea n
xn ∼ n + =
n
X 1 ea − 1 ea − 1
= ln n + γ + o(1)
k
k=1

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 16

Exercice 27 : [énoncé] Sachant ln(1 + x) 6 x, on a


Non, en effet considérons n 
2kt2
n
 
1
X k 1
−2 ln(Pn ) 6
X
un = + O
k ln k (2n − k)2 (2n − k)2 n
k=2 k=1

np Posons Sn le second membre de cette comparaison. D’une part


1
Pour tout p ∈ N? , on a unp − un =
P
k ln k
k=n+1 n   n    
On en déduit
X k 1 X n 1 1
O 6 O = O →0
np − (n + 1) + 1 p−1 (2n − k)2 n n2 n n
0 6 unp − un 6 = →0 k=1 k=1
n ln n ln n
alors que D’autre part
n 2n−1
X 2(2n − `) 2n−1 2n−1
n Z k+1
dt
Z n+1
dt
X 2k X 1 X 1
= = 4n − 2
X n+1
un > = = [ln(ln t)]2 → +∞ (2n − k) 2 `2 `2 `
k t ln t 2 t ln t k=1 `=n `=n `=n
k=2
avec
+∞ n
X 1 1 X 1
2
∼ et = ln n + γ + o(1)
Exercice 28 : [énoncé] ` n `
`=n `=1
Posons
n Après calculs asymptotiques, on obtient
Y 2n − k
Pn =
zn − k Sn → (2 − 2 ln 2)t2
k=1

On a Sachant ln(1 + x) > x − 12 x2 , on a


n 2
1 X |zn − k|
ln Pn = − ln 2 n   2
2 |2n − k| 1X 2kt2 k 1
k=1
−2 ln Pn > Sn − + O
Puisque 2 (2n − k)2 (2n − k)2 n
k=1

k 1
   
2 t t Puisque 0 6 6 n,
|zn − k| = (2n)2 − 4nk cos √ + k 2 = (2n − k)2 + 8nk sin2 √ (2n−k)2
n 2 n
n   2 Xn
2kt2
   
X k 1 1 1
on obtient + O = O =O →0
n    (2n − k)2 (2n − k)2 n n2 n
1X 8nk 2 t k=1 k=1
ln Pn = − ln 1 + sin √
2 (2n − k)2 2 n Finalement −2 ln Pn est encadré par deux quantités de limite (2 − 2 ln 2)t2 . On en
k=1
déduit
Sachant sin2 u = u2 + O(u4 ), on peut écrire
Pn → exp (ln 2 − 1)t2


t2
   
2 t 1
sin √ = +O
2 n 4n n2
Exercice 29 : [énoncé]
Ainsi On remarque
n +∞  +∞
2kt2
     
1X k 1 X 1 n 1X k
ln Pn = − ln 1 + + O n e k = ϕ
2 (2n − k)2 (2n − k)2 n k2 n n
k=1 k=n k=n

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 17

avec ϕ : x 7→ x12 e1/x . Puisque θn+2 > 0 et θn+1 − 1 < 0, on peut affirmer que un+2 et un+1 sont de
La fonction ϕ est décroissante en tant que produit de deux fonctions décroissantes signes opposés.
positives. Par suite Puisque A − Sn = θn+1 un+1 est du signe de un+1 , les réels A − Sn et A − Sn+1
Z (k+1)/n   Z k/n sont de signes opposés et donc A est encadré par Sn et Sn+1 .
1 k c) Puisque A − Sn est du signe de un+1 , on peut écrire A − Sn = θn+1 un+1 avec
ϕ(t) dt 6 ϕ 6 ϕ(t) dt
k/n n n (k−1)/n θn+1 ∈ R+ .
Puisque A − Sn+1 = (θn+1 − 1)un+1 est du signe de un+2 et puisque un+1 et un+2
En sommant et en exploitant l’intégrabilité de ϕ au voisinage de +∞ sont de signes opposés, on a θn+1 − 1 6 0 et donc θn+1 ∈ [0, 1].
Z +∞ +∞   Z +∞ On ne peut rien dire de plus, sauf à savoir que A − Sn est non nul pour tout n ∈ N.
1 1/t X 1 k 1 1/t En effet pour un = (−1)n et A = 1, la série de terme général un est alternée et
2
e dt 6 ϕ 6 2
e dt
1 t n n (n−1)/n t pour n pair : A − Sn = 1 − 1 = 0 est du signe de un+1 .
k=n
pour n impair : A − Sn = 1 − 0 = 1 est du signe de un+1 .
Or Si en revanche, on suppose A − Sn 6= 0 pour tout n ∈ N, obtenir θn+1 ∈ ]0, 1[ est
Z +∞
1 1 h i+∞ Z +∞
1 1 h i+∞ désormais immédiat.
1/t 1/t
e t dt = −e = e − 1 et e t dt = −e →e−1 d) Par l’absurde, supposons un+1 , un+2 > 0.
1 t2 1 (n−1)/n t2 (n−1)/n
On a A − Sn 6 un+1 donc A − Sn+1 6 0 puis A − Sn+2 6 −un+2 et donc
Par encadrement |A − Sn+2 | > |un+2 |. Or |A − Sn+2 | 6 |un+3 | et |un+3 | < |un+2 |, c’est absurde et
+∞   donc un+1 et un+2 ne sont pas tous deux strictement positifs. Un raisonnement
X 1 n
lim n e k =e−1 symétrique établit qu’ils ne sont pas non plus tous deux strictement négatifs et
n→+∞ k2
k=n donc la série de terme général un est alternée à partir du rang 1 (on ne peut rien
affirmer pour le rang 0).
Puisque A − Sn+1 = A − Sn − un+1 , on a
Exercice 30 : [énoncé] − |un+1 | − un+1 6 A − Sn+1 6 |un+1 | − un+1 .
a) Pour un = (−1)n , la série de terme général un est divergente et puisque ces Si un+1 > 0 alors A − Sn+1 6 0 et donc du signe de un+2 .
sommes partielles valent 0 ou 1, elle enveloppe tout réel de l’intervalle [0, 1]. Si un+1 < 0 alors A − Sn+1 > 0 et donc à nouveau du signe de un+2 .
Pour un = (−1)n /(n + 1), la série de terme général un satisfait le critère spécial Enfin A − Sn+1 n’est pas nul, car sinon
des séries alternées et donc elle converge et la valeur absolue de son reste est A − Sn+3 = A − Sn+1 − (un+2 + un+3 ) = −(un+2 + un+3 ) est de signe strict
inférieure à son premier terme. Cette série enveloppe donc sa somme, à savoir ln 2. opposé à un+2 et n’est donc pas du signe de un+4 .
Pour un = 1/2n , la série de terme général un converge. Puisque un → 0, le seul On peut alors exploiter le résultat du c) et affirmer que la série de terme général
réel qu’elle peut envelopper est sa somme, or un encadre strictement A.
+∞ n +∞
X 1 X 1 X 1 1
− = = n
2k 2k 2k 2
k=0 k=0 k=n+1
Exercice 31 : [énoncé]
n’est pas inférieur à un+1 . Cette série convergente n’enveloppe aucun réel. a) Il est immédiat de vérifier que E est un sous-espace vectoriel de l’espace RN des
b) Posons pour la suite de notre étude suites réelles. L’application
ϕ : E → R2 définie par ϕ(u) = (u0 , u1 ) étant un isomorphisme (car un élément de
n
X E est déterminé de façon unique par la donnée de ses deux premiers termes), on
Sn = uk
peut affirmer que l’espace E est de dimension 2.
k=0
b) Il est immédiat de vérifier que les suites (an ) et (bn ) sont formés d’entiers
On a naturels, qu’elles sont croissantes à partir du rang 1 et qu’elles sont à termes
θn+2 un+2 = A − Sn+1 = A − Sn − un+1 = (θn+1 − 1)un+1 strictement positifs à partir du rang 2.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 18

Ainsi Exercice 32 : [énoncé]


∀n > 2, an , bn > 1 Posons vn = n(un − un+1 ). On peut écrire
et donc n
X n
X n+1
X n
X
an+2 > n + 1 et bn+2 > n + 1 vk = kuk − (k − 1)uk = uk − nun+1
k=1 k=1 k=2 k=1
Ainsi les deux suites (an ) et (bn ) tendent vers +∞ en croissant (seulement à
partir du rang 1 pour la première) Si la série
P
un converge alors puisque
c) On a
n
X n
X +∞
X
wn+1 = ((n + 1)an+1 + an ) bn+1 − an+1 ((n + 1)bn+1 + bn ) vk 6 uk 6 un
k=1 k=1 n=1
Après simplification, on obtient P
la série vn converge car à termes positifsPet aux sommes partielles majorées.
wn+1 = −wn Inversement, supposons la convergence de vn .
Puisque la suite (un ) est de limite nulle, on peut écrire
et donc
wn = (−1)n w0 = (−1)n+1 +∞
X +∞
X vk 1
+∞
X
0 6 un+1 = (uk − uk+1 ) 6 6 vk
d) On a k n+1
k=n+1 k=n+1 k=n+1
wn (−1)n+1
cn+1 − cn = =
bn bn+1 bn bn+1 et donc (n + 1)un+1 → 0. La relation
Puisque la suite de terme général bn bn+1 croît vers +∞, on peut appliquer
P le n
X n
X
critère spécial des séries alternées et affirmer que la série numérique (cn+1 − cn ) uk = vk + (n + 1)un+1 − un+1
converge. Par conséquent la suite (cn ) converge. k=1 k=1
e) On a P
+∞
X donne alors la convergence de un ainsi que l’égalité des sommes des séries.
` − cn = (ck+1 − ck )
k=n

Par le critère spécial des séries alternées, on peut borner ce reste par la valeur Exercice 33 : [énoncé]
absolue de son premier terme Notons f la limite simple de la suite (fn ). Cette fonction f est évidemment
convexe.
1 Par l’absurde, supposons la convergence non uniforme sur un segment [a, b] inclus
|` − cn | 6
bn bn+1 dans I.
Il existe alors ε > 0 et une suite (xn ) d’éléments de [a, b] tels que
On peut ainsi écrire   |fn (xn ) − f (x)| > 2ε pour tout naturel n.
1
cn = ` + O Par compacité, on peut extraire de (xn ) une suite convergente et, quitte à
bn bn+1 supprimer certaines des fonctions fn , on peut supposer que (xn ) converge. Posons
On a alors   x∞ sa limite.
1 Soit α > 0 tel que [a − α, b + α] ⊂ I (ce qui est possible car l’intervalle I est
an + rbn = bn (cn + r) = bn (` + r) + O
bn+1 ouvert).
Sachant bn → +∞, on peut affirmer Pour tout fonction convexe ϕ, la croissance des pentes donne :
∀x 6= y ∈ [a, b], ϕ(a)−ϕ(a−α)
α 6 ϕ(y)−ϕ(x)
y−x 6 ϕ(b+α)−ϕ(b)
α (?).
an + rbn → 0 ⇔ r = −` Par convergence simple, fn (x∞ ) → f (x∞ ).

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 19

Pour n assez grand, |fn (x∞ ) − f (x∞ )| 6 ε donc Puisque α1 = α0 , on obtient alors par récurrence que la suite (αn ) est
|fn (xn ) − fn (x∞ ) + f (x∞ ) − f (xn )| > ε décroissante.
fn (xn )−fn (x∞ ) f (x∞ )−f (xn ) ε Etant aussi minorée par 0, elle converge et en passant la relation de récurrence à
puis xn −x∞ + x∞ −xn > x∞ −xn −
−−−−→
n→+∞
+∞.
    la limite, on obtient
f (x∞ )−f (xn )
Or la suite x∞ −xn est bornée en vertu de (?) et la suite fn (xxnn)−f n (x∞ )
−x∞ αn → 1/4
fn (a)−fn (a−α)
aussi puis α 6 fn (xxnn)−fn (x∞ )
−x∞ 6 fn (b+α)−f
α
n (b)
et les termes encadrant On en déduit que la suite de fonctions (fn ) converge simplement vers la fonction
convergent.  x 2
On obtient ainsi une absurdité. f : x 7→
2
De plus  
Exercice 34 : [énoncé] βn 2 1
x2

fn (x) − f (x) = αn x −x + αn −
a) On vérifie sans peine que la suite (fn ) est bien définie. 4
2 3/2 Puisque βn 6 2, on a pour tout x ∈ [0, 1] et en exploitant eu 6 1 + u
f1 (x) = x, f2 (x) = x ,. . .
3  
0 6 xβn − x2 = x2 e(βn −2) ln x − 1 6 (βn − 2)x2 ln x
Si f (x) = αxβ alors
x √ Puisque la fonction x 7→ x ln x est minorée par −1/e sur [0, 1],

Z
β/2 2 α β/2+1
Φ(f )(x) = α t dt = x
β+2 2 − βn
0 0 6 xβn − x2 = x 6 2 − βn
e
Ainsi fn (x) = αn xβn avec
et ainsi

 
1
2 αn βn |fn (x) − f (x)| = αn (2 − βn ) + αn −
αn+1 = et βn+1 = +1 4
βn + 2 2
et ce majorant uniforme tend vers 0.
On a Il y a donc convergence uniforme de la suite de fonctions (fn ) vers f .
2n − 1
βn = →2 b) La relation
2n−1 Z xp
et, pour n > 1, fn+1 (x) = fn (t) dt
√ 0
2 αn
αn+1 = 1 donne à la limite
4 − 2n−1 Z x p
f (x) = f (t) dt
On a √ √ 0
2 αn+1 2 αn p
αn+2 − αn+1 = − d’où l’on tire f dérivable et f 0 (x) = f (x).
4 − 21n 1
4 − 2n−1 √
Pour l’équation différentielle y 0 = y, il n’y a pas unicité de la solution nulle en 0,
2
Or 2n > 2n−1 donne car outre la fonction nulle, la fonction y : x 7→ x2 est justement solution.
2 2
1 6 1
4 − 2n 4 − 2n−1
donc Exercice 35 : [énoncé]

P P P
2 √  Puisque an > 0 et an (1 + |xn |) converge, les séries an et an xn sont
αn+2 − αn+1 6 1 αn+1 − αn
4− 2n−1
absolument convergentes.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 20

Posons fn (x) = an |x − xn |. Exercice 36 : [énoncé]


Comme |an |x − xn || 6 |an | |x| + |an xn |, la série des fonctions fn converge Soit x ∈ R+ . Pour n assez grand
simplement sur R.
Les fonctions fn sont continues et sur [−M, M ], kfn k∞ 6 M an + an |xn |. fn (x) = (1 − x/n)n = exp (n ln(1 − x/n)) −−−−−→ e−x
n→+∞
Par convergence normale sur tout segment d’une série de fonctions continues, on
peut affirmer que la somme f est continue. La suite (fn ) converge simplement vers f : x 7→ e−x avec fn 6 f .
Soit [α, β] ∈ R tel que xn ∈/ [α, β] pour tout n ∈ N. Etudions δn = f − fn > 0.
Les fonctions fn sont de classe C 1 sur [α, β] et fn0 (x) = εan avec |ε| = 1. Pour x ∈ ]n, +∞[, δn (x) = e−x 6 e−n .
Par convergence normale de la série des dérivées sur [α, β], on peut affirmer que f n n−1
Pour x ∈ [0, n], δn (x) = e−x − (1 − x/n) et δn0 (x) = −e−x + (1 − x/n) .
est de classe C 1 sur tout intervalle ouvert ]a, b[ vérifiant ∀n ∈ N, xn ∈/ ]a, b[. Posons
Soit a ∈ R tel qu’il existe n ∈ N vérifiant xn = a. ϕn (x) = (n − 1) ln (1 − x/n) + x
En considérant A = {n ∈ N/xn = a}, on peut écrire par absolue convergence
On a
X X n−1 1 x−1
f (x) = an |x − a| + an |x − xn | = α |x − a| + g(x) ϕ0n (x) = +1=
n∈A
n x/n − 1 x−n
n∈N\A
est du signe de 1 − x.
avec α > 0. Par étude des variations de ϕn , on obtient l’existence de xn ∈ [0, n[ tel que
+∞
α
P P
Puisque la série an converge, pour N assez grand, an 6 2.
ϕn (x) > 0 pour x 6 xn et ϕn (x) 6 0 pour x > xn . On en déduit que pour x 6 xn ,
k=N +1 δn0 (x) > 0 et pour x > xn , δn0 (x) 6 0. Ainsi
On peut alors écrire
 xn n−1  xn n xn −xn
kδn k∞;[0,n] = δn (xn ) = 1 − − 1− = e
X X
f (x) = α |x − a| + an |x − xn | + an |x − xn | n n n
n∈N\A,n>N +1 n∈N\A,n6N
P Puisque la fonction x 7→ xe−x est bornée par un certain M sur R+ , on obtient
La fonction x 7→ an |x − xn | est dérivable au voisinage de a.
n∈N\A,n6N M
Cependant, la fonction kδn k∞,[0,n] 6
n
X
ϕ : x 7→ α |x − a| + an |x − xn | Finalement  
M −n
n∈N\A,n>N +1 kδn k∞,[0,+∞[ 6 max ,e →0
n
n’est quand à elle pas dérivable en a.
On peut donc affirmer que la suite (fn ) converge uniformément sur R+ vers f .
En effet, pour h > 0,
1 α α
(ϕ(a + h) − ϕ(a)) > α − >
h 2 2 Exercice 37 : [énoncé]
Les fonctions constantes sont solutions et les solutions forment un sous-espace
alors que pour h < 0,
vectoriel.
1 α α Soit f une solution. Quitte à ajouter une fonction constante, on peut supposer
(ϕ(a + h) − ϕ(a)) 6 −α + = − f (0) = 0.
h 2 2
On a
Ainsi, les éventuels nombres dérivés à droite et à gauche ne peuvent pas coïncider. +∞
f (x) X f (xn )
f (x) = +
2 n=2
2n

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 21

donc Pour x ∈ R\Z, on remarque que


+∞ +∞
X f (xn ) X f (xn+1 )
f (x) = = x  
x+1
n=2
2n−1 n=1
2n f +f = 4f (x)
2 2
Posons h(x) = sup |f |.
[0,x] et x  
n+1
  x+1
Pour x > 0, on a x ∈ 0, x2 pour tout n > 1. On en déduit h +h = 4h(x)
2 2
+∞ On en déduit
X 1
h(x2 ) = h(x2 )
x  
|f (x)| 6 x+1
2n g +g = 4g(x)
n=1 2 2
n
Ainsi h(x) 6 h(x2 ) puis en itérant 0 6 h(x) 6 h(x2 ) pour tout n ∈ N. pour x ∈ R\Z mais aussi pour x ∈ Z par continuité.
n
Or pour x ∈ [0, 1[, x2 → 0 et lim h = 0 (car f (0) = 0) donc h(x) = 0 sur [0, 1[. En vertu de b), on peut affirmer g = 0 et donc f = h.
+ 0
Finalement f est nulle sur [0, 1[ puis en 1 par continuité.
Exercice 39 : [énoncé]
 n2
Posons fn (x) = cos nx si x ∈ [0, n] et fn (x) = 0 si x ∈ ]n, +∞[.
Exercice 38 : [énoncé] Pour x ∈ R+ , quand n → +∞,
a) La série de fonctions considérée converge uniformément sur tout segment inclus
2
dans R\Z. Sa somme est donc continue et de plus 1-périodique.  x n 2
= exp n2 ln 1 − x2 /2n2 + o(1/n2 ) → e−x /2

b) Soit α > 1. Pour tout x ∈ [−α, α], x/2 et (x + 1)/2 appartiennent à [−α, α]. fn (x) = cos
n
Posons Mα = kf k∞,[−α,α] . La relation
CS 2
Ainsi fn −−−−→ f avec f : x 7→ e−x /2
.
     [0,+∞[
1 x x+1
f (x) = f +f Les fonctions fn et f sont continues par morceaux.
c 2 2 Soit ψ : [0, 1] → R définie par ψ(t) = 1 − t2 /4 − cos t. Par étude des variations,
donne |f (x)| 6 2c Mα pour tout x ∈ [−α, α]. On en déduit Mα 6 2c Mα puis ∀x ∈ [0, 1] , ψ(x) > 0
Mα = 0 puisque c > 2.
Ainsi f est nulle sur [−α, α] et puisque ceci vaut pour tout α > 1, f est la On en déduit que, pour x ∈ [0, n],
fonction nulle.
2
x2 x2
 
c) Posons h : x 7→ sin2π(πx) définie sur R\Z.
 x
ln cos 6 ln 1 − 2 6 − 2
La fonction g = f − h est définie sur R\Z, 1-périodique et continue. n 4n 4n
On peut écrire f (x) = x12 + f˜(x) avec
puis
2
+∞   fn (x) 6 e−x /4
X 1 1
f˜(x) = 2
+ Cette inégalité vaut aussi pour x ∈ ]n, +∞[ et puisque la fonction x 7→ e−x /4 est
2

n=1
(x − n) (x + n)2
intégrable, on peut appliquer le théorème de convergence dominée pour affirmer
Par convergence uniforme sur [−1/2, 1/2], la fonction f˜ est continue en 0. Z n
x n
2 Z +∞
2
r
π
On peut aussi écrire h(x) = x12 + h̃(x) avec h̃ continue en 0. lim cos dx = e−x /2 dx =
n→+∞ 0 n 0 2
La fonction g = f − h se prolonge donc par continuité en 0.
Par périodicité, g se prolonge en une fonction continue sur R.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 22

Exercice 40 : [énoncé] Exercice 41 : [énoncé]


a) Appliquons le théorème de convergence dominée. a) Pour x > 0, posons
Posons fn : [0, 1] → R définie par Z +∞
√  un (x) = n cos t(sin t)n f (xt) dt
fn (t) = F n(δt − h) 0

Pour t ∈ [0, h/δ[, on a fn (t) → 1. L’intégrabilité de f assure que un (x) est bien définie.
Pour t ∈ ]h/δ, 1], on a fn (t) → 0. Puisque f 0 est intégrable, la fonction f converge en +∞ et, puisque f est aussi
Enfin, pour t = h/δ, fn (t) = F (0) → F (0). intégrable, f tend vers 0 en +∞. Par intégration par parties, on obtient alors
Ainsi la suite de fonctions (fn ) converge simplement sur [0, 1] vers f définie par n
Z +∞
un (x) = − (sin t)n+1 xf 0 (xt) dt

si t ∈ [0, h/δ[ n+1 0
 1
f (t) = F (0) si t = h/δ n+1
Posons gn (x) = |sin t| xf 0 (xt) dt.
0 si t ∈ ]h/δ, 1]

Chaque fonction gn est continue par morceaux.
La suite de fonctions (gn ) converge simplement vers une fonction continue par
Les fonctions fn sont continues et la limite simple f est continue par morceaux.
morceaux, nulle en chaque x 6= π/2 + kπ.
Enfin
La fonction limite simple est continue par morceaux.
∀t ∈ [0, 1] , |fn (t)| 6 1 = ϕ(t)
Enfin on a la domination
avec ϕ continue par morceaux et intégrable.
Par convergence dominée, |gn (x)| 6 xf 0 (xt) = ϕ(t)
Z 1 Z h/δ avec la fonction ϕ intégrable.
h
In → f (t) dt = 1 dt = Par convergence dominée
0 0 δ Z +∞

b) Par la décroissance de F , on peut écrire gn (t) dt −−−−−→ 0


0 n→+∞

(k+2)/n √ √ 1 (k+1)/n √ et par comparaison


Z    Z
1  k+1
F n(δt − h) dt 6 F n δ −h 6 F n(δt − h) dt un (x) −−−−−→ 0
n (k+1)/n n n k/n n→+∞

En sommant ces inégalités b) On vient déjà d’obtenir une convergence simple de la suite de fonctions (un )
vers la fonction nulle. Montrons qu’en fait il s’agit d’une convergence uniforme.
1
Z (n+1)/n √  1 Par changement de variable
F n(δt − h) dt 6 Sn 6 In
n 1/n n n
Z +∞
un (x) = − (sin(u/x))n+1 f 0 (u) du
et n+1 0
Z (n+1)/n √
Z 1 √
F

n(δt − h) dt = F

n(δ(t + 1/n) − h) dt Soit ε > 0. Puisque la fonction f 0 est intégrable, il existe A ∈ R+ tel que
1/n 0 Z +∞
Par convergence dominée, on obtient de façon analogue à ce qui précède, la limite |f 0 (u)| du 6 ε
A
de ce terme et on conclut
h et alors
Sn ∼ √
δ n Z A
n+1
|un (x)| 6 M |sin(u/x)| du + ε avec M = max |f 0 (u)|
0 u∈[0,A]

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 23

Pour x > 4A/π, on a Exercice 43 : [énoncé]


u A π Cas n = 2
∀u ∈ [0, A] , 0 6 6 6
x x 4 Par l’absurdesupposons
 qu’unetelle norme
 existe.
et donc 0 1 0 2
Posons A = et B = .
Z A
A 0 0 0 0
n+1
|sin(u/x)| du 6 √ n+1 Les matrices A et B sont semblables (via P = diag(1/2, 1)) donc kAk = kBk. Or
0 2 B = 2A donc kBk = 2 kAk puis kAk = 0.
Pour x 6 4A/π, on a par changement de variable C’est absurde car A 6= O2 .
Cas général : semblable.
Z A Z A/x
n+1 n+1
|sin(u/x)| du = x |sin t| dt
0 0
Exercice 44 : [énoncé]
Pour k entier tel que kπ < A/x 6 (k + 1)π. Posons r = rgA.
Z A Z (k+1)π Z π
La matrice A possède est déterminant extrait non nul de taille r.
n+1 n+1 Le déterminant extrait correspondant des matrices Ak est alors non nul à partir
|sin(u/x)| du = x |sin t| dt = x(k + 1) (sin t)n+1 dt
0 0 0 d’un certain rang et donc
p = rg(Ak ) > r = rgA
Or x(k + 1)π 6 A + xπ 6 5A donc
Z A Z π
n+1
|sin(u/x)| du 6 5A (sin t)n+1 dt Exercice 45 : [énoncé]
0 0
Commençons par montrer que Dn (C) est dense dans Mn (C).
Finalement, pour tout x > 0, Soit A ∈ Mn (C). La matrice A est trigonalisable, on peut donc écrire
A = P T P −1 avec P ∈ GLn (C) et T ∈ Tn+ (C). Posons alors pour p ∈ N? , on pose
Z π
AM Ap = P (T + Dp )P −1 avec Dp = diag(1/p, 2/p, . . . , n/p).
|un (x)| 6 5AM (sin t)n+1 dt + √ n+1 + ε
0 2 Par opérations, Ap −−−−−→ A et pour p assez grand les coefficients diagonaux de
p→+∞
et donc pour n assez grand, on a pour tout x > 0. la matrice triangulaire T + Dp sont deux à deux distincts, ce qui assure
Ap ∈ Dn (C). Ainsi A ∈ Dn (C) et donc Dn (C) = Mn (C).
|un (x)| 6 2ε Montrons maintenant que l’intérieur de Dn (C) est formée des matrices possédant
exactement n valeurs propres distinctes.
Soit A ∈ Dn (C).
Exercice 42 : [énoncé] Cas |SpA| < n.
−1
Pour tout y ∈ ker f , |f (x)| = |f (x) − f (y)| 6 kf k kx − yk donc On peut écrire A = P DP  avec P ∈ GLn (C) et D = diag(λ, λ, λ2 , . . . , λn ).
|f (x)| 6 kf k d(x, ker f ). 0 1/p
 0 0 (0) 
Pour z ∈ E, on peut écrire z = λx + y avec y ∈ H et λ = f (z)/f (x). Posons alors Dp = D + 

 et Ap = P Dp P −1 .

..
Si λ 6= 0 alors z = λ(x + y/λ) donc kzk > |λ| d(x, H) puis  . 
|f (x)|
|f (z)| = |λ| |f (x)| 6 d(x,H) kzk (0) 0
Cette inégalité vaut encore quand λ = 0 et cela permet d’affirmer kf k 6 |f (x)| La matrice Dp n’est pas diagonalisable car dim Eλ (Dp ) < mλ (Dp ) donc Ap non
d(x,H)
plus et puisqueAp → A, on peut affirmer que la matrice A n’est pas intérieure à
puis l’inégalité complémentaire de la précédente.
Dn (C).
Cas |SpA| = n.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 24

Supposons par l’absurde que A n’est pas intérieur à Dn (C). Il existe donc une suite Puisque m − x −−−−−→ +∞, pour m assez grand, on a a = m − x > ln n0 et donc
m→+∞
(Ap ) de matrices non diagonalisables convergeant vers A. Puisque les matrices Ap il existe n ∈ N? vérifiant |a − ln n| 6 ε i.e.
ne sont pas diagonalisables, leurs valeurs propres ne peuvent être deux à deux
distinctes. Notons λp une valeur propre au moins double de Ap . Puisque Ap → A, |m − ln n − x| 6 ε
par continuité du déterminant χAp → χA . Les coefficients du polynôme
caractéristique χAp sont donc bornés ce qui permet d’affirmer que les racines de Par suite {m − ln n/(m, n) ∈ Z × N? } est dense dans R.
χAp le sont aussi (car si ξ est racine de P = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 , on
a |ξ| 6 max (1, |a0 | + |a1 | + · · · + |an−1 |)). La suite complexe (λp ) étant bornée, on
Exercice 48 : [énoncé]
peut en extraire une suite convergente (λϕ(p) ) de limite λ. On a alors
Considérons l’ensemble B = ln A = {ln a/a√ ∈ A}.
Ap − λϕ(p) In → A − λIn . Or les valeurs propres de A étant simples, on a
Pour tout x, y ∈ B, x+y = ln a+ln b
= ln ab ∈ B.
dim ker(A − λIn ) 6 1 et donc rg(A − λIn ) > n − 1. La matrice A − λIn possède 2 2
En raisonnant par récurrence, on montre que pour tout x, y ∈ B, on a la propriété
donc un déterminant extrait non nul d’ordre n − 1. Par continuité du
déterminant, on peut affirmer que pour p assez grand rg(Aϕ(p) − λϕ(p) In ) > n − 1 kx + (2n − k)y
et donc dim ker(Aϕ(p) − λϕ(p) In ) 6 1 ce qui contredit la multiplicité de la valeur ∀n ∈ N, ∀k ∈ {0, . . . , 2n } , ∈B
2n
propre λϕ(p) . C’est absurde et on conclut que la matrice A est intérieure à Dn (C).
Soit x ∈ ]inf A, sup A[. Il existe a, b ∈ A tels que a < x < b.
On a alors ln a < ln x < ln b avec ln a, ln b ∈ B.
Exercice 46 : [énoncé] On peut écrire ln x = λ ln a + (1 − λ) ln b avec λ ∈ ]0, 1[.
Posons alors kn la partie entière de λ2n et xn = exp k2nn ln a + 1 − k2nn ln b
 
Par l’absurde supposons A 6= E.
Il existe un élément a ∈ E tel que a ∈ / A. Par translation du problème, on peut Il est immédiat que xn → x avec pour tout n ∈ N, xn ∈ A.
supposer a = 0. Si, dans cette suite, il existe une infinité d’irrationnels, alors x est limite d’une
Posons n = dim E. suite d’éléments de A ∩ (R\Q).
Si Vect(A) est de dimension strictement inférieure à n alors A est inclus dans un Sinon, à partir d’un certain rang, les termes de la suite xn sont tous rationnels.
hyperplan de E et son adhérence aussi. C’est absurde car cela contredit la densité Le rapport xn+1 /xn est alors aussi rationnel ; mais
de A. kn+1 k
xn+1  a  n+1 − 2nn kn+1 kn 1
Si Vect(A) est de dimension n, on peut alors considérer (e1 , . . . , en ) une base de E 2
= avec n+1 − n = 0 ou n+1
formée d’éléments de A. xn b 2 2 2
Puisque 0 ∈ / A, pour tout x ∈ A, on remarque : ∀λ ∈ R− , −λx ∈ / A (car sinon, par kn+1 kn 1
convexité, 0 ∈ A). S’il existe une infinité de n tels que 2n+1 − 2n = 2n+1 alors il existe une infinité de
Par convexité de A : ∀λ1 , . . . , λn > 0, λ1 + · · · + λn = 1 ⇒ λ1 e1 + · · · + λn en ∈ A n ∈ N tels que
 a  21n
et donc : ∀λ ∈ R− , ∀λ1 , . . . , λn > 0, λ1 + · · · + λn = 1 ⇒ λ(λ1 e1 + · · · + λn en ) ∈
/ A. ∈Q
Ainsi ∀µ1 , . . . , µn 6 0, µ1 e1 + · · · + µn en ∈
/ A. b
Or la partie {µ1 e1 + · · · + µn en /µi < 0} est un ouvert non vide de A et donc et puisque l’élévation au carré d’un rationnel est un rationnel, le nombre a/b est
aucun de ses éléments n’est adhérent à A. Cela contredit la densité de A. lui-même rationnel. Or les racines carrées itérés d’un rationnel différent de 1 sont
irrationnelles à partir d’un certain rang.
Il y a absurdité et donc à parti d’un certain rang kn+1 = 2kn .
Exercice 47 : [énoncé] Considérons à la suite (x0n ) définie par
Soient x ∈ R et ε > 0.  0
kn0
  
Il existe n0 ∈ N? tel que 1/n0 6 ε. kn
x0n = exp ln a + 1 − ln b avec kn0 = kn + 1
Pour a > ln n0 et n = E(ea ) > n0 , on a ln n 6 a 6 ln(n + 1). 2n 2n
On en déduit
On obtient une suite d’éléments de A, convergeant vers x et qui, en vertu du
|a − ln n| 6 ln(n + 1) − ln n = ln(1 + 1/n) 6 1/n 6 1/n0 6 ε raisonnement précédent, est formée d’irrationnels à partir d’un certain rang.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 25

Exercice 49 : [énoncé] qui n’est pas semblable à A.


Pour obtenir ce résultat, il suffit de savoir montrer F + Vect(u) fermé pour tout De façon plus générale, si la matrice A n’est pas diagonalisable, il existe une
u∈/ F. valeur propre λ pour laquelle
Soit (xn ) une suite convergente d’éléments de F + Vect(u) de limite x.
Pour tout n ∈ N, on peut écrire xn = yn + λn u avec yn ∈ F et λn ∈ K. ker(A − λI2 )2 6= ker(A − λI2 )
Montrons en raisonnant par l’absurde que la suite (λn ) est bornée.
Si la suite (λn ) n’est pas bornée, quitte à considérer une suite extraite, on peut Pour X2 ∈ ker(A − λI2 )2 \ ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 )
supposer |λn | → +∞. vérifie AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 . En complétant la famille libre (X1 , X2 )
Posons alors zn = λ1n xn = λ1n yn + u. en une base, on obtient que la matrice A est semblable à
Puisque kxn k → kxk et |λn | → +∞, on a kzn k → 0 et donc λ1n yn → −u.
 
λ 1 (?)
Or la suite de terme général λ1n yn est une suite d’éléments de l’espace fermé F , T = 0 λ (?) 
donc −u ∈ F ce qui exclu. (0) (0) B
Ainsi la suite (λn ) est bornée et on peut en extraire une suite convergente (λϕ(n) )
de limite λ ∈ K. Pour Pp = diag(p, 1, . . . , 1), on obtient
Par opérations, la suite (yϕ(n) ) est alors convergente.    
En notant y sa limite, on a y ∈ F car l’espace F est fermé. λ 1/p (?/p) λ 0 (0)
En passant la relation xn = yn + λn u à la limite on obtient Pp−1 T Pp =  0 λ (?)  →  0 λ (?)  = A∞
x = y + λu ∈ F + Vect(u). (0) (0) B (0) (0) B
Ainsi l’espace F + Vect(u) est fermé.
Or cette matrice n’est pas semblable à T ni à A car rg(A∞ − λIn ) 6= rg(T − λIn ).
Ainsi, il existe une suite de matrices semblables à A qui converge vers une matrice
Exercice 50 : [énoncé] qui n’est pas semblable à A, la classe de similitude de A n’est pas fermée.
Cas A ∈ Mn (C) est diagonalisable. Cas A ∈ Mn (R)
Soit (Ap ) une suite convergente de matrices semblables à A. Si A est diagonalisable dans C alors toute limite A∞ d’une suite de la classe de
Notons A∞ la limite de (Ap ). similitude de A est semblable à A dans Mn (C). Soit P ∈ GLn (C) telle que
Si P est un polynôme annulateur de A, P est annulateur des Ap et donc P annule P −1 AP = A∞ . On a alors AP = P A∞ . En introduisant les parties réelles et
A∞ . Puisque A est supposée diagonalisable, il existe un polynôme scindé simple imaginaires de P , on peut écrire P = Q + iR avec Q, R ∈ Mn (R).
annulant A et donc A∞ et par suite A∞ est diagonalisable. L’identité AP = P A∞ avec A et A∞ réelles entraîne AQ = QA∞ et AR = RA∞ .
De plus χA = χAp donc à la limite χA = χA∞ . Puisque la fonction polynôme t 7→ det(Q + tR) n’est pas nulle (car non nulle en i),
On en déduit que A et A∞ ont les mêmes valeurs propres et que celles-ci ont il existe t ∈ R tel que P 0 = Q + tR ∈ GLn (R) et pour cette matrice AP 0 = P 0 A∞ .
mêmes multiplicités. On en conclut que A et A∞ sont semblables. Ainsi les matrices A et A∞ sont semblables dans Mn (R).
Ainsi la classe de similitude de A est fermée. Si A n’est pas diagonalisable dans C.
Cas A ∈ Mn (C) non diagonalisable. Il existe une valeur propre complexe λ pour laquelle ker(A − λI2 )2 6= ker(A − λI2 ).
A titre d’exemple, considérons la matrice Pour X2 ∈ ker(A − λI2 )2 \ ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 )
  vérifie AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 .
λ 1 Si λ ∈ R, il suffit de reprendre la démonstration qui précède.
A=
0 λ Si λ ∈ C\R, on peut écrire λ = a + ib avec b ∈ R? .
  Posons X3 = X̄1 et X4 = X̄2 .
p 0
Pour Pp = , on obtient La famille (X1 , X2 , X3 , X4 ) est libre car λ 6= λ̄.
0 1
Introduisons ensuite Y1 = Re(X1 ), Y2 = Re(X2 ), Y3 = Im(X1 ) et Y4 = Im(X2 ).
 
λ 1/p Puisque VectC (Y1 , . . . , Y4 ) = VectC (X1 , . . . , X4 ), la famille (Y1 , . . . , Y4 ) est libre et
Pp−1 APp = → λI2 peut donc être complétée en une base.
0 λ

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 26

On vérifie par le calcul AY1 = aY1 − bY3 , AY2 = aY2 − bY4 + Y1 AY3 = aY3 + bY1 et converge, on a par le théorème de Fubini,
AY4 = bY2 + aY4 + Y3 . !
+∞ +∞
et  que la matrice A est semblable dans Mn (R) à la matrice
 on obtient an
X X
T ? f (t) = m+1
tm
avec m=0 n=1
n
O B
 
a 1 b 0 La fonction f est donc développable en série entière sur ]−1, 1[.
 0 a 0 b  c) Si f (t) = 0 sur [−1/2, 1/2] alors le développement en série entière de f sur
T = −b 0 a 1 

]−1, 1[ est nul et on en déduit que f est nulle sur ]−1, 1[.
0 −b 0 a Or
+∞
Pour Pp = diag(p, 1, p, 1, . . . 1), on obtient a1 X an
f (t) = +
1 − t n=2 n − t
?0
 
T∞
Pp−1 T Pp → = A∞ +∞
O B avec t 7→
P an
définie et continue au voisinage de 1. On en déduit que a1 = 0.
n−t
n=2
avec   On peut alors reprendre l’étude du b) et, sachant a1 = 0, on peut affirmer que f
a 0 b 0 est développable en série entière sur ]−2, 2[. Or ce dernier développement étant
 0 a 0 b  nul, on obtient comme ci-dessus a2 = 0 etc. Au final, la suite (an )n∈N? est nulle.
T∞ =
 −b 0 a

0 
0 −b 0 a
Or dans Mn (C), la matrice A∞ est semblable est à diag(λ, λ, λ̄, λ̄, B) qui n’est pas Exercice 52 : [énoncé]
semblable à A pour des raisons de dimensions analogues à ce qui a déjà été vu. a) a = α + iβ avec α > 0 et β ∈ R.p
1

Les matrices réelles A et A∞ ne sont pas semblables dans Mn (C) ni a fortiori a + n = |a + n| eiθn avec |a + n| = (α + n)2 + β 2 = n + α + O n et
β
= nβ + O n12 .

dans Mn (R). θn = arctan a+n
On en déduit que la classe de similitude de A n’est pas fermée
 n 
P
un = a exp ln |a + k| + iθk =
 n k=1 n n

β
ln 1 + αk + O k12 + i 1
P P  P 
Exercice 51 : [énoncé] a exp ln k + k + O k2 .
k=1 k=1 k=1
a) Pour t ∈ R\N? ,   Ainsi un = an! exp (α ln n + iβ ln n + χ + o(1)) et donc un ∼ A(a)n!na avec
an 1 1 na = exp(a ln n) et A(a) ∈ C? .
6 a2n + R +∞
n−t 2 (n − t)2 b) Notons H = {z ∈ C, Rez > 0}. Pour z ∈ H, on a Γ(z) = 0 tz−1 e−t dt.
Rn n
Par convergence dominée, on montre que Γ(z) = lim 0 tz−1 1 − nt
P an ?
donc n−t est absolument convergente. La fonction f est définie sur R\N .
dt.
n→+∞
b) Pour |t| < 1, R n z−1 t n
 1
dt = nz 0 uz−1 (1 − u)n du puis par
R
Par changement de variable, 0 t 1−
+∞
an 1
+∞ X+∞
an tm R n x−1n n nz n!
1 − nt
X X
f (t) = = intégrations par parties successives 0 t dt = z(z+1)...(z+n) .
n 1 − t/n n=1 m=0 nm+1 1
n=1 On en déduit que pour z = a, Γ(z) = A(a) .
|an tm | na n!
Puisque
P
converge pour tout n > 1 et puisque On en déduit en particulier que Γ(z) 6= 0 mais aussi que a(a + 1) . . . (a + n) ∼ Γ(a) .
nm+1
m>0

+∞
XX |an tm | X |an | Exercice 53 : [énoncé]
= Rπ
m=0
nm+1 n − |t| a) La fonction f est paire donc bn = 0 et an = 2
f (t) cos(nt) dt.
n>1 n>1 π 0

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 27

2 sin(nα)
On obtient a0 = 2απ et an = nπ pour n ∈ N? . et en particulier
La série de Fourier est alors M
∀t ∈ [nα, (n + 1)α] , |ϕ0 (t)| 6
(nα)3/2
α 2 X sin(nα) cos(nt)
+ Par l’inégalité des accroissements finis, on a alors
π π n
n>1
Z α 2 Z α √
sin (nα + t) sin2 (nα)

M α
En vertu du théorème de Dirichlet, celle-ci converge en tout point vers la 2
− 2
dt 6 t 3/2
dt = 3/2 M
0 (nα + t) (nα) 0 (nα) n
régularisée de f car la fonction f est de classe C 1 par morceaux.
Puisque la régularisée de f n’est pas continue, cette convergence ne peut pas être puis
uniforme. +∞ Z +∞
α
sin2 (nα + t) sin2 (nα) √ X √
 
b) La régularisée de f prend respectivement les valeurs 1 et 1/2 en 0 et α. X 1
2
− 2
dt 6 M α 3/2
=C α
c) Par la formule de Parseval 0 (nα + t) (nα) n
n=0 n=1
+∞
a20 Ainsi
Z
1 1X 2
f (t)2 dt = + a Z +∞
sin2 t π−α √
2π 2π 4 2 n=1 n dt = + O( α)
0 t2 2
On en déduit après calculs et quand α → 0+ , on obtient
+∞
sin2 (nα) α(π − α) +∞
sin2 t
Z
X π
2
= 2
dt =
n=1
n 2 0 t 2
2
d) La fonction ϕ : t 7→ sint2 t est intégrable sur ]0, +∞[ car continue, prolongeable
par continuité en 0 et dominée par t 7→ t12 en +∞. Exercice 54 : [énoncé]
En découpant l’intégrale Soit P un polynôme solution.
Le polynôme P est non nul, on peut introduire son degré n et l’écrire
+∞ +∞ Z (n+1)α +∞ Z α
sin2 t sin2 t sin2 (nα + t)
Z
n
X X
dt = dt = dt X
0 t2 n=0 nα
t2 n=0 0
(nα + t)2 P = ak X k avec an 6= 0
k=0
et donc
+∞ +∞ Z
Puisque P (eit ) = 1 pour tout t ∈ R, on a P (eit )P (eit ) = 1.
+∞
sin2 t sin2 (nα) X α sin2 (nα + t) sin2 (nα)
Z  
X Mais
dt = + − dt n X
n
t2 n2 α (nα + t)2 (nα)2 X
0 n=0 n=0 0 P (eit )P (eit ) = ak ā` ei(k−`)t
k=0 `=0
On a
2 sin t et en développant on obtient
ϕ0 (t) = (t cos t − sin t)
t3 an ā0 eint + (an ā1 + an−1 ā0 ) ei(n−1)t + (an ā2 + an−1 ā1 + an−2 ā2 ) ei(n−2)t + · · · +
Puisque ϕ0 est continue et puisque (an ān + · · · + a0 ā0 ) + · · · = 1
On en déduit an ā0 = 0, an ā1 + an−1 ā0 = 0,. . . ,
t3/2 ϕ(t) −−−−→ 0 et t3/2 ϕ(t) −−−−→ 0 an ān−1 + an−1 ān−2 + · · · + a1 ā0 = 0 et (an ān + · · · + a0 ā0 ) = 1
t→0+ t→+∞
Puisque an 6= 0, on obtient successivement a0 = 0, a1 = 0,. . . , an−1 = 0 et
il existe M ∈ R+ vérifiant 2
|an | = 1
M Ainsi P (X) = aX n avec |a| = 1.
∀t ∈ ]0, +∞[ , |ϕ0 (t)| 6 Inversement, un tel polynôme est solution.
t3/2
Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD
[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 28

Exercice 55 : [énoncé] b) Soit a ∈ I. Pour tout x ∈ I, on a


La fonction f est de classe C 1 par morceaux et régularisée donc développable en
x x
x2 − a2
Z Z
série de Fourier. 0
y(x) = y(a) + y (t) dt = y(a) + + y 2 (t) dt
Puisque sur (eix − 1)f (x) = ix, on a sur ]−π, π[ a 2 a

(eix − 1)f 0 (x) + ieix f (x) = i Si l’intégrale [a,b[ y 2 (t) dt converge, on peut prolonger par continuité y en b en un
R

solution de E ce quiR contredit la maximalité de y.


donc Sinon, l’intégrale [a,b[ y 2 (t) dt diverge et puisque c’est l’intégrale d’une fonction
cn−1 (f 0 ) − cn (f 0 ) + icn−1 (f ) = iδ0,n positive, Z x
Par intégration par parties (avec ici f (π − ) 6= f (−π + )) y 2 (t) dt −−−−→ +∞
x→b −
a
0 (−1)n+1
cn (f ) = i + incn (f ) On en déduit que y tend vers +∞ en b et en particulier y 0 (x) = x + y 2 (x) est

2
positif au voisinage de b.
ce qui donne Cela résout le problème dans un ordre différent de celui qui était soumis. L’auteur
(−1)n + n (cn−1 (f ) − cn (f )) = δ0,n de l’énoncé avait-il une démarche plus simple en tête ?
Pour n > 0, on obtient c) En intégrant
y0 x
n 2
=1+ 2
(−1)n X (−1)k y y
cn (f ) = cn−1 (f ) + = c0 (f ) +
n k on obtient
k=1
b b
y 0 (t)
Z Z
t
Or cn (f ) → 0 donc c0 (f ) = ln 2 puis, pour n > 0, dt = b − x + dt
x y 2 (t) x y 2 (t)
+∞ avec convergence des intégrales engagées.
X (−1)k−1
cn (f ) = Or
k Z b 0
k=n+1 y (t) 1
2
dt =
De façon analogue, pour n > 0 x y (t) y(x)
et
+∞
(−1)k−1 b
Z  
X t dt 1 1 2 1
c−n (f ) = 6 2 (b − x2 ) = o
k x
2
y (t) y (x) 2 y(x)
k=n

donc
1
Exercice 56 : [énoncé] ∼b−x
y(x)
a) Si I n’est pas majoré alors pour x > 1, y 0 > 1 + y 2 puis
puis
y 0 (x) 1
>1 y(x) ∼
1 + y 2 (x) b−x

En intégrant,
arctan(y(x)) − arctan(y(1)) > x − 1
Exercice 57 : [énoncé]
ce qui est absurde car la fonction arctan est bornée. On peut remarquer que la quantité xy 0 − y est le numérateur de la dérivée de y/x.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 29

Sur I ⊂ R+? , l’équation différentielle étudiée est équivalente à l’équation Exercice 58 : [énoncé]
r Par la règle de Sarrus
 y 0 1  y 2
= 1+ b c a
x x x
c a b = 3abc − (a3 + b3 + c3 )
Posons z(x) = y(x)/x et on est amené à résoudre a b c
1p
z0 = 1 + z2 En factorisant
x
1
a3 + b3 + c3 − 3abc = (a + b + c) (a − b)2 + (b − c)2 + (c − a)2
 
Cette équation à variables séparables équivaut à
2
z0 1
√ = Soit y une solution de l’équation différentielle étudiée sur un intervalle I.
1+z 2 x Par ce qui précède on a
Une fonction z en est solution sur I ⊂ R+? si, et seulement si, il existe λ ∈ R
y 00 + y 0 + y = 0 ou y 00 = y 0 = y
vérifiant
argsh(z(x)) = ln x + λ l’alternative étant à comprendre valeurs par valeurs.
et nous obtenons pour solution générale Montrons que cette alternative vaut en fait sur l’intervalle.
Par l’absurde, supposons qu’il existe t1 , t2 ∈ R tel que
z(x) = sh(ln x + λ)
(y 00 + y 0 + y)(t1 ) = 0 et (y 00 + y 0 + y)(t2 ) 6= 0
puis
e2λ x2 − 1 Pour fixer les idées, supposons t1 < t2 et considérons
y(x) = xsh(ln x + λ) =
2eλ
t0 = sup {t 6 t2 /(y 00 + y 0 + y)(t) = 0}
qui a un sens sur R+? pour tout λ ∈ R.
Sur I ⊂ R−? , une étude semblable conduit à la solution générale Par continuité on a
2
x −e 2µ (y 00 + y 0 + y)(t0 ) = 0
y(x) = xsh(− ln |x| + µ) =
2eµ et par construction, pour tout t ∈ ]t0 , t2 ]
−?
qui a un sens sur R pour tout µ ∈ R.
(y 00 + y 0 + y)(t) 6= 0
Il reste à déterminer les éventuelles solutions sur R.
Sachant que quand x → 0, et donc
2λ 2
e x −1 1 x −e 2 2µ
1 y 00 (t) = y 0 (t) = y(t)
= − e−λ + o(x) et = − eµ + o(x)
2eλ 2 2eµ 2 La résolution sur l’intervalle ]t0 , t2 ] de l’équation y 0 = y donne
on peut raccorder par continuité une solution sur R+? définie à partir de λ et une y(t) = λet avec λ 6= 0
solution sur R−? définie à partir de µ sous la condition µ = −λ et la fonction
obtenue est alors dérivable en 0 et solution de l’équation différentielle étudiée. et par passage à la limite quand t → t0 on obtient
Finalement, les solutions sur R de l’équation étudiée sont les fonctions
(y 00 + y 0 + y)(t0 ) = 3λet0 6= 0
e2λ x2 − 1
x 7→
2eλ C’est absurde.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 30

On en déduit que y est solution sur I de l’équation différentielle y 00 + y 0 + y = 0 ou Exercice 60 : [énoncé]


de l’équation y 00 = y 0 = y ϕ est une application de classe C 1 .
Après résolution, on en déduit Soit (a, b) ∈ R2 ,
 √ √  ( (
t 3 t 3 y + f (x) = a y + f (b − f (y)) = a
y(t) = e−t/2 λ cos + µ sin ou y(t) = λet ϕ(x, y) = (a, b) ⇔ ⇔
2 2 x + f (y) = b x = b − f (y)
La réciproque est immédiate en remontant le calcul. Considérons
ϕb : y 7→ y + f (b − f (y))

Exercice 59 : [énoncé] ϕ est continue dérivable et ϕ0b (y) = 1 − f 0 (y)f 0 (b − f (y)) donc ϕ0b (y) > 0 car
Notons f1 , . . . , fn les fonctions composantes de f et D1 , . . . , Dn les opérateurs de |f 0 (y)f 0 (b − f (y))| 6 k 2 < 1. Par conséquent ϕ est strictement croissante. De plus
dérivées partielles. f étant k lipschitzienne : |f (t) − f (0)| 6 k |t| donc |f (t)| 6 k |t| + |f (0)| puis
L’antisymétrie de la matrice jacobienne de f donne |f (b − f (y))| 6 k |b − f (y)| + |f (0)| 6 k 2 |y| + ` par suite

∀i, j ∈ {1, . . . , n} , Di (fj ) = −Dj (fi ) ϕb (y) > (1 − k 2 )y − ` −−−−−→ +∞ et ϕb (y) 6 (1 − k 2 )y + ` −−−−−→ −∞
y→+∞ y→−∞

Exploitons cette propriété pour établir que les dérivées partielles de f sont donc ϕb réalise une bijection de R vers R. Par conséquent :
constantes
y = ϕ−1
(
Soient i, j, k ∈ {1, . . . , n}. Par antisymétrie b (a)
ϕ(x, y) = (a, b) ⇔
x = b − ϕ−1
b (a)
Dk (Dj fi ) = −Dk (Di fj )
Finalement, l’application ϕ est bijective et de classe C 1 . De plus
Par le théorème de Schwarz, puis par antisymétrie
 0 
f (x) 1
Dk (Dj fi ) = −Di (Dk fj ) = Di (Dj fk ) Jacϕ(x,y) =
1 f 0 (y)
A nouveau par le théorème de Schwarz et par antisymétrie et det(Jacϕ(x,y) ) = f 0 (x)f 0 (y) − 1 6= car |f 0 (x)f 0 (y)| 6 k 2 < 1 donc ϕ est un
C 1 -difféomorphisme.
Dk (Dj fi ) = Dj (Di fk ) = −Dj (Dk fi )

Enfin, en vertu du théorème de Schwarz, on obtient


Exercice 61 : [énoncé]
Dk (Dj fi ) = 0 Soient a, b ∈ Rn et ϕ : [0, 1] → Rn définie par

Ainsi toutes les dérivées partielles de Dj fi sont nulles et donc Dj fi est constante. ϕ(t) = f (a + t(b − a))
En posant ai,j la valeur de cette constante, on obtient
La fonction ϕ est de classe C 1 et sa dérivée est donnée par
Jac(f ) = (ai,j )16i6n,16j6n = A ∈ Mn (K) antisymétrique
ϕ0 (t) = df (a + t(b − a)) .(b − a)
Enfin en intégrant, on obtient
Puisque f (b) − f (a) = ϕ(1) − ϕ(0), on a
f (x) = Ax + b avec b = f (0) Z 1
f (b) − f (a) = df (a + t(b − a)) .(b − a) dt
0

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 31

et donc et donc
Z 1 ∀a, a0 ∈ Rn , df (a) = df (a0 )
kf (b) − f (a)k 6 kdf (a + t(b − a)) .(b − a)k dt 6 kb − ak
0
La différentielle de f est donc constante. Notons ` l’endomorphisme orthogonal
égal à cette constante.
Pour poursuivre supposons que l’on sache la fonction f bijective. En reprenant des calculs semblables à ceux initiaux
Puisque f est de classe C 1 et puisque son jacobien ne s’annule pas (car le
déterminant d’une matrice orthogonale vaut ±1), on peut, par le théorème
Z 1 Z 1
n
d’inversion globale, affirmer que f est un C 1 difféomorphisme de Rn vers Rn et que ∀a ∈ R , f (a) = f (0) + df (0 + t.a).a dt = `(a) dt = `(a)
0 0
−1
∀y ∈ Rn , d(f −1 )(y) = [ df (x)] avec x = f −1 (y) Il ne reste plus qu’à démontrer le résultat sans supposer la fonction f
bijective. . . ce que je ne sais pas simplement argumenter !
Puisqu’en tout point, la différentielle de f est orthogonale, il en est de même de la On peut cependant, on peut exploiter le théorème d’inversion locale et les idées
différentielle de f −1 . suivantes :
L’étude précédente appliquée à f −1 donne alors L’application f réalise un C 1 difféomorphisme d’un ouvert U de Rn contenant 0
vers un ouvert V contenant aussi 0.
∀c, d ∈ Rn , f −1 (d) − f −1 (c) 6 kd − ck Ce qui est embêtant pour poursuivre, c’est qu’on ne sait pas si cet ouvert V est
convexe. . . Cependant, il existe une boule ouverte B(0, R) incluse dans V et quitte
Cette propriété et la précédente donne
à restreindre l’ouvert U , on peut désormais supposer que f réalise un C 1
∀a, b ∈ Rn , kf (b) − f (a)k = kb − ak difféomorphisme d’un ouvert U contenant 0 vers l’ouvert B(0, R). On a alors
comme dans l’étude qui précède
Sachant f (0) = 0, on obtient
∀a, b ∈ U, kf (b) − f (a)k 6 kb − ak
n
∀a ∈ R , kf (a)k = kak
et
et alors la relation ∀c, d ∈ B(0, R), f −1 (d) − f −1 (c) 6 kd − ck
2 2 2 ce qui assure
kf (b) − f (a)k = kf (b)k − 2(f (a) | f (b)) + kf (a)k
∀a, b ∈ U, kf (b) − f (a)k = kb − ak
permet d’établir
∀a, b ∈ Rn , (f (a) | f (b)) = (a | b) On en déduit
∀a, b ∈ U, (f (a) | f (b)) = (a | b)
Soient a, b, h ∈ Rn . Pour t 6= 0,
  Sachant que les f (b) parcourent un ouvert de Rn centré en 0, on peut comme au
1 dessus conclure que la différentielle de f est constante sur l’ouvert U .
(f (a + t.h) − f (a)) | f (b) = (h | b)
t Pour x0 ∈ Rn , on reprend l’étude avec l’application g : x 7→ f (x0 + x) − f (x0 ) et
on obtient que la différentielle de f est localement constante puis constante car
et donc à la limite quand t → 0 continue. On peut alors enfin conclure.

( df (a).h | f (b)) = (h | b)

Par la surjectivité de f , on en déduit Exercice 62 : [énoncé]


Cas dϕ(0) = IdRn :
∀a, a0 , c, h ∈ Rn , ( df (a).h | c) = ( df (a0 ).h | c) Considérons l’application ψ : x 7→ ϕ(x) − x.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD


[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 32

ψ est de classe C 1 et dψ(0) = 0̃, il existe donc une boule B centrée en 0 telle que
1
∀x ∈ B, k dψ(x)k 6
2
Par l’inégalité des accroissements finis, on a alors
1
∀x, y ∈ B, kψ(y) − ψ(x)k 6 ky − xk
2
Pour x, y ∈ B, si ϕ(x) = ϕ(y) alors ψ(y) − ψ(x) = y − x et la relation précédente
donne
1
ky − xk 6 ky − xk
2
d’où l’on tire y = x.
Cas général :
Considérons l’application θ = (dϕ)−1 (0) ◦ ϕ qui est de classe C 1 par composition.
Pour celle-ci
dθ(0) = (dϕ−1 )(0) ◦ dϕ(0) = IdRn
Par l’étude précédente, il existe V voisinage de 0 tel que la restriction de θ au
départ de V soit injective et alors, par un argument de composition, la restriction
de ϕ au départ de ce même voisinage V est aussi injective.

Diffusion autorisée à titre entièrement gratuit uniquement - dD

Vous aimerez peut-être aussi