Alimentation en Eau
Potable
Pr. BOULARBAH Sara
I. Généralités
• Introduction à l'alimentation en eau potable
• Ressources en eau potable
• Besoins en eau potable
Sommaire • II. Sources d'Eau et Captage
• Typologie des sources
• Techniques de captage
• Détermination des points de captage
• Réservoirs et systèmes de stockage
• III. Traitement de l'Eau
• Analyses physico-chimiques et microbiologiques
• Normes de qualité de l'eau potable
• Techniques de traitement
• IV. Transport et distribution de l’eau
Transport de l'eau par gravité
Transport de l'eau sous pression
• Conception des réseaux
• V. Maintenance des Réseaux
Techniques de maintenance préventive et corrective
Fournir aux élèves ingénieurs les connaissances de base
nécessaires à la compréhension du système d'alimentation en
eau potable.
• Acquis à la fin du cours
• Calcul des Besoins en eau potable
Objectifs du • Conception d’un réseau de distribution d’eau potable
cours • Dimensionnement et maintenance d’un réseau de
distribution d’eau potable
• Conception des réservoirs
• Contraintes liées à l’alimentation en eau potable dans le
milieu rural et urbain
• Introduction à l'alimentation en eau potable
Chapitre 1 • Ressources en eau potable
• Besoins en eau potable
• Définition : l'alimentation en eau potable est
l'ensemble des opérations qui permettent de fournir
de l'eau potable à une population donnée avec une
quantité et qualité satisfaisante
Introduction à
• Les parties prenantes dans l'alimentation en eau
l'alimentation potable au Maroc sont les suivantes :
en eau potable • Les pouvoirs publics
• Les entreprises privées, ex : Redal, Amendis,..
• L'Office National de l'Électricité et de l'Eau
Potable (ONEE)
Projection de la dotation en eau (en m3 /hab/an) au
Maroc en fonction des différents scénarios : Scénario
optimiste (RCP 2,6), scénario pessimiste (RCP 8,5) et
la moyenne des deux scénarios (Moy)
Contexte
global: défis et
enjeux de l'eau
potable
(MEE, 2016)
(i) la mobilisation des ressources en eau
conventionnelles moyennant la construction de 60
grands barrages (1.7 Milliards m3 /an) et de 1000
petits barrages pour le développement local d’ici
2030,
Stratégie (ii) le transfert de ressources en eaux brutes des
nationale de bassins du Nord vers le Sud (800 m3 /an),
l'eau (iii) la sauvegarde des infrastructures hydrauliques
existantes et l’interconnexion des systèmes,
(vi) le recours à la mobilisation des ressources en
eau non conventionnelles notamment le dessalement
de l’eau de mer (400 Mm3 /an) et la réutilisation des
eaux usées épurées (300 Mm3 /an)
• Le système d'alimentation en eau potable comprend les
étapes suivantes
Principes • Captage de la ressource en eau
généraux • Traitement de l’eau
• Stockage de l’eau
• Distribution de l’eau
• Les ressources en eau potable peuvent être
souterraines (nappes phréatiques, aquifères) ou
superficielles (rivières, lacs, barrages)
• Complexe de traitement des eaux de Bouregreg
situé à la ville de Rabat assure
l’approvisionnement en eau potable des villes de
Ressources en Salé, Rabat, Temara, Skhirat, Rommani, Ain
eau potable Aouda, Tamesna, Sidi allal Bahraoui, Bouznika,
Benslimane, Mohammadia et la zone Nord est
de Casablanca.
• La retenue du barrage Sidi Mohammed Ben
Abdellah réalisé en 1974 et agrandie en 1993
pour atteindre une capacité d’environ 1 milliards
de m3
Eaux superficielles:
• Avantages:
• Renouvelables et facilement accessibles.
• Moins coûteuses à capter et à traiter.
• Souvent de bonne qualité microbiologique.
• Inconvénients:
• Vulnérables à la pollution et aux contaminants.
• Sujettes à des variations saisonnières de débit.
• Nécessitent un traitement plus poussé pour éliminer les polluants.
Eaux souterraines:
• Avantages:
• Protégées de la pollution et des variations saisonnières.
• De qualité généralement stable et bonne.
• Nécessitent un traitement moins poussé.
• Inconvénients:
• Epuisement possible si la recharge est insuffisante.
• Contamination possible par des intrusions d'eau salée ou des activités
humaines.
• Coût d'extraction plus élevé.
Impacts du
changement • Diminution des ressources
climatique et
• Dégradation de la qualité
de la pollution
•Conservation et innovation
Solutions pour
•Protection des ressources
la gestion
durable des Préservation des ressources en eau
ressources en •Sensibilisation et responsabilisation des
eau citoyens
• Exigences : la qualité de l'eau potable doit
répondre à des exigences réglementaires
strictes
Le Maroc suit les directives de l’OMS et c’est
l’ONEE qui est garante de cette qualité
Qualité de Paramètres : physico-chimiques,
l'eau potable microbiologiques, chimiques, radiologiques.
L’analyse de ces paramètres doit se faire de
manière standardisée.
Méthodes de contrôle de la qualité de l'eau
potable: Prélèvements d’eau, Surveillance et
reporting,
Garantir la sécurité sanitaire de l'eau
Importance du Protéger la santé des consommateurs
Respecter les normes et réglementations
contrôle de la
Détecter et corriger les problèmes de
qualité de l'eau contamination
potable Assurer la confiance des citoyens
• Estimation : les besoins en eau potable d'une
population donnée dépendent de nombreux
facteurs:
Besoins en eau • Population
potable • Climat
• Activités économiques
• Etat du réseau
1. L’inventaire : collecter des données
a. La démographie
b. Les infrastructures socio-économiques
Estimer la c. Les infrastructures hydrauliques existantes
couverture des d. Les ressources en eau existantes (quantité, qualité)
besoins e. Les sources d’énergie possibles
2. Le diagnostic technique permet de caractériser
précisément les ouvrages hydrauliques et de
donner un avis d’expert sur l’état de
fonctionnement des équipements.
1.Approche par population :
1. France: 150 litres/jour/habitant, 2.2 habitant/foyer (2021)
2. Maroc: 80-100 litres/jour/habitant, 4.8 habitant/foyer
(varie selon les régions)
2. Tarification de l'eau:
• Sensibilisation à la conservation
• Évolution des comportements
3. Fuites et pertes:
Approches 1. Vétusté des réseaux
2. Maintenance et réparations
d’estimation 4. Activités et saisonnalité:
1. Tourisme
2. Industrie
Données nécessaires:
•Statistiques démographiques
•Données climatiques
•Consommation d'eau par secteur
•Caractéristiques du réseau de distribution
•Tarifs de l'eau
•Plans d'urbanisation
• Planification des infrastructures
Importance de • Gestion des ressources en eau
l'estimation • Anticipation des pénuries
• Sensibilisation à la conservation
𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝐷𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 × 𝑃𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 à desservir
•Population à desservir = Population actuelle x (1 + Taux de
croissance)n
• n: Nombre d'années à projeter
Approche par usages:
Besoin total en eau potable = Σ (Quantité par usage x Nombre
d'utilisateurs)
•Nombre d'utilisateurs:
• Dépend du type d'usage et de la zone d'étude.
• Domestique, industriel, agricole, public.
Soit une ville de 10 000 habitants avec une
dotation par habitant de 150 litres/jour. On
prévoit une croissance démographique de 2%
par an sur les 10 prochaines années.
Calcul de la consommation en eau potable en
Exemple 2033:
d'application • Population à desservir:
• Population à desservir = 10 000 x (1 + 0.02)^10 =
12 190
• Besoin total en eau potable:
• Besoin total = 150 x 12 190 = 1 828 491 litres/jour
Besoin journalier de pointe : de la ressource vers
le réservoir (adduction)
Différents
besoins
Besoin horaire de pointe : Du réservoir vers la
zone de consommation (distribution)
𝐵𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒 = 𝐵𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 × 𝐾𝑝𝑗
𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒
𝐵𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 =
𝑅𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑔𝑙𝑜𝑏𝑎𝑙
Kpj : Coefficient journalier de pointe
Besoin
journalier de Le coefficient de pointe journalière est le rapport du volume
moyen des trois journées successives les plus chargées de
pointe (m3/j) l’année sur le volume moyen annuel.
Norme EN805:
Si nombre d’habitant > 10000, k1 = 1.5
Si nombre d’habitant < 2000, k1 2.0
𝐵𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 ℎ𝑜𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒 = 𝐵𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 × 𝐾𝑝𝑗 × 𝐾𝑝ℎ
Le coefficient de pointe horaire est le rapport du volume moyen
Besoin horaire de l’heure la plus chargée d’une journée par le volume moyen
de pointe de cette journée.
Norme EN805:
Si nombre d’habitant > 10000, k2 = 2
Si nombre d’habitant < 2000, k2 5
• Gestion de la demande:
• Tarification de l'eau et sensibilisation à la
consommation responsable.
• Techniques de réduction des fuites et des pertes.
• Prospective et planification:
• Anticipation des besoins futurs et adaptation des
infrastructures.
• Coopération et solidarité entre les différents acteurs.
1. Sources d'Eau et Captage
a. Typologie des sources
b. Techniques de captage
Chapitre 2 c. Détermination des points de captage
d. Réservoirs et systèmes de stockage
• Eaux souterraines
• Eaux de nappes phréatiques
• Eaux de nappes profondes
Typologie des • Sources
sources • Eaux superficielles
• Cours d'eau
• Lacs
• Eaux pluviales
• Eaux de nappes phréatiques:
• Alimentées par les précipitations qui s'infiltrent dans le sol.
• Stockées dans des formations géologiques perméables (sables,
graviers).
• Relativement faciles à capter.
• Qualité généralement bonne, mais peut être affectée par la pollution.
Eaux • Eaux de nappes profondes:
• Stockées dans des formations géologiques imperméables (calcaires,
souterraines grès).
• Sous pression, jaillissent parfois naturellement à la surface.
• Qualité généralement bonne, protégées de la pollution.
• Captage plus difficile et plus coûteux.
• Sources:
• Points d'émergence naturelle des eaux souterraines.
• Situées généralement à flanc de colline ou en montagne.
• Qualité généralement excellente, mais peut être affectée par la
pollution locale.
• Débit variable, peut être insuffisant pour certains besoins.
• Cours d'eau:
• Source d'eau potable importante, mais peut être polluée.
• Traitement nécessaire avant consommation.
• Débit variable, peut être insuffisant en période sèche.
• Les eaux superficielles sont souvent riches en matières en suspension ou
Eaux en substances dissoutes (TDS).
• Eaux pluviales:
superficielles • Traitement important et complexe avant consommation.
• Dépendance du climat, peut être insuffisante pour certains besoins.
• Renouvelables
• Réduisent la dépendance aux autres sources d'eau
Le choix de la source d'eau potable dépend de plusieurs facteurs:
• Disponibilité de la ressource
• Besoins en eau de la population
• Qualité de l'eau
• Coûts d'exploitation et de traitement
Le captage d'eau potable consiste à prélever l'eau d'une source naturelle et
la rendre accessible pour la consommation humaine. Diverses techniques
de captage existent, chacune adaptée à un type de source et à des besoins
spécifiques.
Techniques Forages:
• Permettent de capter les eaux souterraines profondes.
de captage • Procédé réalisé par des foreurs spécialisés.
• Profondeur variable selon la nappe à exploiter.
• Diamètre du forage variable selon le débit requis.
• Nécessite l’installation d'une pompe pour remonter l'eau à la surface.
Puits:
• Ouvrages traditionnels pour capter les eaux souterraines phréatiques.
• Profondeur généralement faible (moins de 30 mètres).
• Pompage manuel ou électrique.
Sources:
• Captage naturel des eaux souterraines à leur point d'émergence.
• Aménagement de la source pour protéger la qualité de l'eau.
• Collecte de l'eau par gravité ou pompage.
• Débit variable selon la source.
Technique de
Source captage Avantages Inconvénients
Eaux souterraines Accès à de grandes Coût élevé, expertise
profondes Forages quantités d'eau technique requise
Coût relativement Débit limité,
Eaux souterraines faible, facile à vulnérabilité à la
phréatiques Puits mettre en place pollution
Qualité de l'eau
généralement Débit variable,
bonne, faible impact dépendance des
Sources Captage de source environnemental précipitations
Capacité de
pompage
Stations de importante, Risque de pollution,
Eaux superficielles pompage flexibilité coût d'exploitation
Recharge des
nappes phréatiques,
réduction de la Coût d'installation,
dépendance aux dépendance du
Eaux pluviales Collecte autres sources climat
Le choix des points de captage d'eau potable est une étape cruciale pour garantir
la qualité et la quantité d'eau nécessaire à une population. Il repose sur une
analyse approfondie de plusieurs critères quantitatifs et qualitatifs.
Critères quantitatifs
• Débit de la source:
• Le débit de la source doit être suffisant pour répondre aux besoins de la
population.
• Des études hydrologiques sont nécessaires pour évaluer le débit de la
source en différentes saisons.
Détermination Critères qualitatifs
des points de • Qualité de l'eau:
• L'eau captée doit respecter les normes de potabilité en vigueur.
captage • Des analyses physico-chimiques et bactériologiques de l'eau sont
nécessaires.
• Protection contre la pollution:
• La zone de captage doit être protégée contre les sources de pollution
potentielles (activités agricoles, industrielles, etc.).
• Des périmètres de protection peuvent être définis autour du point de
captage.
• Accessibilité:
• Le point de captage doit être accessible pour l'entretien et la maintenance.
Critères géologiques:
• Perméabilité du sol
• Présence d'aquifères
• Profondeur de la nappe phréatique
Critères hydrologiques:
• Débit des cours d'eau
• Niveau des lacs
• Précipitations
Critères environnementaux:
• Occupation des sols
• Risques de pollution
• Protection de la nature
Outils et • Etudes hydrogéologiques
méthodes • Cartographie des zones favorables
• Modélisation numérique
Le stockage de l'eau potable est essentiel pour garantir un
Réservoirs et approvisionnement constant et répondre aux variations de la demande. Il
existe différents types de réservoirs et de systèmes de stockage, chacun
systèmes de avec ses avantages et ses inconvénients.
• Réservoirs enterrés
stockage • Châteaux d'eau
• Citernes
• Le matériau le plus utilisé est le béton armé.
Mise en pression du réseau
Tampon entre adduction et distribution
Fonctions Régularité dans le fonctionnement du pompage (Q=cte, H=cte), d’où une
régularité de la pression dans le réseau.
d’un réservoir L’emplacement optimal d’un réservoir se situe au centre de gravité de
l’agglomération à desservir.
Réservoirs • Stockage minimisant l'évaporation
enterrés ou • Installation discrète et protection contre les intempéries.
• Coût d'installation plus élevé et maintenance plus complexe.
semi enterrés
• Stockage surélevé permettant une distribution par gravité.
• Pression constante dans le réseau de distribution.
Châteaux d'eau • Structure visible et repérable.
• Coût d'installation élevé et nécessité d’un entretien régulier.
• Sensibilité aux vents violents et aux séismes.
• Stockage modulaire et adaptable à différents besoins.
• Installation facile et économique.
Citernes • Divers matériaux disponibles (plastique, acier, béton).
• Occupation d'espace au sol.
• Risque de contamination si l'installation n'est pas adéquate.
• Quantité d'eau à stocker:
• Petites quantités: citernes
• Grandes quantités: réservoirs enterrés ou châteaux d'eau
• Besoins en pression:
Facteurs pour • Distribution par gravité: château d'eau
le choix du • Distribution sous pression: citernes
type de • Espace disponible:
• Espace limité: citernes
stockage • Grand espace: réservoirs enterrés
• Budget:
• Citernes : moins chers
• Réservoirs enterrés et châteaux d'eau: plus chers
• La présence d’un relief à proximité d’une localité peut faciliter l’établissement
d’un réservoir semi enterré qui sera toujours plus économique qu’un réservoir
surélevé (à capacité égale).
•
Choix du site Le réservoir doit être placé sur un site dont l’altitude lui garantit une
pression suffisante sur le réseau au moment de la pointe.
d’un réservoir
• La pression sur le réseau doit être comprise entre 20 et 60 m.
• S’il existe une grande dénivelée entre la localité et le site du réservoir, on fait
recours à une distribution étagée.
Ville située entre les cotes 30 et 70 NGM
Réservoir 1 placé à la cote 70
* Bas de la ville : 70 – 30 = 40m
* Haut de la ville : 70 – x = 20m
x =50 NGM
Le réservoir 1 alimente la zone située entre les cotes 30 et 50
Exemple 2- Entre les cotes 50 et 70
On place un réservoir qui puisse garantir une pression minimale de 20 m sur
la partie du réseau situé à la cote 70 ; soit : 70+20 = 90 NGM. Sur la cote
50, on aura une pression de: 90-
50 =40m.
Réservoirs enterrés
• Equipements pour le remplissage et la vidange:
• Vanne d'entrée
• Vanne de sortie
• Trop-plein
• Vidange
• Equipements pour le maintien de la qualité de l'eau:
• Crépine
Equipements • Equipements pour le contrôle et la surveillance:
d’un réservoir • Jauge de niveau
• Transmetteur de niveau
• Analyseur d'eau (optionnel)
• Equipements de sécurité:
• Regard avec couvercle
• Echelle d'accès
• Ventilation
• Autres équipements:
• Système de chauffage (optionnel)
Châteaux d'eau
• Equipements pour le remplissage et la vidange:
• Vanne d'entrée
• Vanne de sortie
• Trop-plein
• Vidange
• Equipements pour le maintien de la qualité de l'eau:
• Crépine
• Equipements pour le contrôle et la surveillance:
• Jauge de niveau
• Transmetteur de niveau
• Analyseur d'eau (optionnel)
• Equipements de sécurité:
• Garde-corps
• Echelle d'accès
• Eclairage
• Système de protection contre les incendies
• Autres équipements:
• Système de ventilation
• Système de chauffage (optionnel)
Citernes
• Equipements pour le remplissage et la vidange:
• Vanne d'entrée
• Vanne de sortie
• Trop-plein (optionnel)
• Bouchon de vidange
• Equipements pour le maintien de la qualité de l'eau:
• Crépine (optionnel)
• Equipements pour le contrôle et la surveillance:
• Jauge de niveau (optionnel)
• Equipements de sécurité:
• Regard avec couvercle (optionnel)
• Echelle d'accès (optionnel)
• Autres équipements:
• Support
• Système de protection contre les UV (optionnel)
Résistance
Critères d’un Etanchéité
réservoir
Durabilité
Pour une adduction continue
Supposons une adduction à débit uniformément réparti sur 24h et
soit (a), la valeur du débit horaire moyen de distribution (a=
𝑄𝑗𝑚𝑎𝑥/24)
Q𝑗𝑚𝑎𝑥 la consommation journalière.
Envisageons les débits sortants. Nous savons qu’ils sont variables
Volume selon l’heure de la journée, le jour de la semaine, la saison etc….
théorique De 6h à 7h a (pour chaque heure)
De 7h à 11h 3.5a
De 11h à 16h 0.4a
De 16h à 18h 2a
De 18h à 22h 0.5a
De 22h à 6h 0.125a
Le volume d’équilibre du réservoir sera donc
𝑽𝒆𝒒𝒖𝒊 = 𝒎𝒂𝒙 𝑽𝒂𝒅𝒅 − 𝑽𝒅𝒊𝒔 + 𝒎𝒊𝒏 (𝑽𝒂𝒅𝒅 − 𝑽𝒅𝒊𝒔)
𝑉 = 5.25𝑎 + 4.75𝑎 = 10𝑎
Nous constatons que pour le cas d’une adduction continue, le volume
théorique du réservoir est de 10 a. Ramené à la consommation journalière
24a ; la capacité théorique en adduction continue est égale à (10a/24a) =
42% de la consommation (soit environ la moitié de la consommation).
Réserve utile + volume de sécurité + incendie
Volume total
Temps de séjour :
du réservoir Volume total / besoin journalier
La réserve d’eau destinée à maintenir la continuité de l’approvisionnement en
cas de panne doit être fixée en considérant que:
a) Il faut compter entre une et deux heures pour la localisation de la panne:
b) Il faut compter entre quatre et six heures pour la réparation, la vidange de la
conduite, la réparation proprement dite et le remplissage ainsi que la
Volume de désinfection sont déjà inclus dans ce temps.
pannes
Localisation de la panne 1a2h
Réparation 4a6h
Total 5a8h
Vpannes = (5 à 8h) x Q (m3/h)
Réservoirs
La réserve d’eau pour faire face aux incendies est estimée en fonction du degré de
risque de la zone.
La normalisation portugaise considère 5 degrés de risque en fonction de la densité et
typologie urbaine et stipulé les capacités de stockage minimum suivantes:
Volume
75 m3 - degré 1 (zones de villas);
d’incendies
125 m3 - degré 2;
200 m3 - degré 3;
300 m3 - degré 4 (bâtiments ≥ R+9 et/ou à usage public et commercial)
> 300 m3 – degré 5 (zones avec risques spéciaux; e.g. zones anciennes)
Analyses physico-chimiques et microbiologiques
Normes de qualité de l'eau potable
Traitement de Étapes du traitement de l’eau
l'Eau Traitement physico-chimique de l’eau
Traitement biologique de l’eau
1.Analyses physico-chimiques et microbiologiques:
1. Les analyses physico-chimiques comprennent la mesure des
caractéristiques physiques de l'eau telles que la couleur, la turbidité,
le pH, la conductivité, la dureté, etc.
2. Les analyses microbiologiques portent sur la présence de micro-
organismes pathogènes tels que les bactéries, les virus, et les
parasites dans l'eau.
1.Paramètres physico-chimiques :
1. pH : 6,5 à 8,5 Un pH en dehors de cette plage peut indiquer une eau
corrosive ou alcaline, ce qui peut être nocif pour la santé.
2. Turbidité : < 5 NTU (unités de turbidité néphélométrique)
3. Conductivité électrique : Pas de limite spécifique, mais une
augmentation significative de la conductivité peut indiquer une
contamination par des sels dissous, ce qui nécessiterait une enquête
plus approfondie.
4. Dureté : Pas de limite spécifique pour l'eau potable mais une eau
trop dure peut entraîner des problèmes d'entartrage des
équipements et des tuyaux.
5. Teneur en oxygène dissous : > 6 mg/L pour maintenir une bonne
qualité de l'eau pour la vie aquatique.
2.Paramètres microbiologiques :
1. L'eau potable ne doit contenir aucun coliforme fécal et aucune
présence d'Escherichia coli dans aucun échantillon de 100 mL. La
détection de ces bactéries indique une contamination fécale et le
risque de maladies.
1.Paramètres de contamination :
1. Nitrates : < 50 mg/L
2. Nitrites : < 0,1 mg/L
3. Ammonium : < 0,5 mg/L
4. Chlorures : < 250 mg/L
5. Sulfates : < 250 mg/L
6. Fluorures : < 1,5 mg/L
7. Phosphates : < 5 mg/L
8. Aluminium : < 0,2 mg/L
9. Arsenic : < 0,01 mg/L
10.Cadmium : < 0,003 mg/L
11.Chrome : < 0,05 mg/L
12.Cuivre : < 2 mg/L
13.Fer : < 0,3 mg/L
14.Plomb : < 0,01 mg/L
15.Mercure : < 0,001 mg/L
16.Nickel : < 0,02 mg/L
17.Sélénium : < 0,01 mg/L
18.Zn (zinc) : < 3 mg/L
1.Paramètres organiques :
1. Substances organiques totales.
2. Composés organochlorés.
3. Pesticides.
2.Paramètres radioactifs :
1. Radon : < 100 Bq/L
2. Tritium : < 10 Bq/L
3. Activité alpha globale : < 0,1 Bq/L
4. Activité bêta globale : < 1 Bq/L
Étapes du Le traitement de l'eau potable comprend généralement plusieurs
étapes telles que la coagulation, la floculation, la décantation, la
traitement de filtration, la désinfection et la distribution.
l’eau
1.Filtration et sédimentation:
1. La filtration est un processus qui consiste à passer de l'eau à travers
un milieu filtrant pour en retirer les particules en suspension, les
solides et les micro-organismes.
2. La sédimentation implique la décantation des particules en
suspension dans l'eau sous l'effet de la gravité, permettant ainsi leur
séparation de l'eau claire.
2.Désinfection et chloration:
1. La désinfection est essentielle pour éliminer les micro-organismes
pathogènes restants dans l'eau après le traitement initial. La
chloration, consiste à ajouter du chlore ou des dérivés de chlore
dans l'eau.
3.Traitement physico-chimique de l'eau:
1. Le traitement physico-chimique de l'eau comprend des processus
tels que la coagulation, la floculation, la décantation, la filtration,
l'adsorption, l'échange ionique, et d'autres réactions chimiques
visant à éliminer les contaminants de l'eau.
4.Traitement biologique de l’eau:
1. Le traitement biologique de l'eau implique l'utilisation de micro-
organismes, tels que les bactéries ou les algues, pour éliminer les
contaminants de l'eau par des processus tels que la biofiltration, la
bioaugmentation, ou la phytoremédiation.
Maintenance • Techniques de maintenance préventive et corrective
des Réseaux
Les conduites sont menacées de dégradation ou de destruction par
des causes diverses, naturelles ou artificielles.
Protection des Leur bonne conservation dépend de la qualité du matériau dont elles
sont constituées et surtout de son adaptation aux caractéristiques
conduites physico-chimiques des terrains dans lesquels elles sont posées.
Par exemple, les conduites en acier reçoivent un goudronnage
intérieur et extérieur. La protection extérieure des conduites placées
en terre est complétée par un revêtement formé d’un complexe de
produits bitumineux et de soie de verre imprégnée.
Protection des canalisations contre la corrosion
La corrosion extérieure des conduites métalliques enterrées
est généralement la conséquence d’un processus
électrochimique, le sol jouant le rôle d’un électrolyte,
particulièrement quand il est humide.
Auto corrosion
La corrosion électrochimique localisée, limitée à la surface du
métal, due au mauvais isolement de la conduite
La corrosion électrochimique étendue
Corrosion électrolytique
Ensemble des corrosions dues à des effets électriques
extérieurs, particulièrement nombreux dans les régions
industrielles et à proximité de lignes de tramways et de
chemins de fer électriques.
Pour protéger les canalisations
Isolement du métal de l’électrolyte par emploi d’un revêtement isolant
efficace : convient particulièrement en terrain très sec et de très forte
résistivité.
Protection cathodique de la conduite : elle consiste à rendre le métal
passif ou autrement dit cathodique par rapport à une anode naturelle
(rail électrifié, par exemple) ou artificielle (blocs de magnésium,
déversoir). Cette méthode implique l’utilisation d’une source de
courant auxiliaire, d’origine galvanique (anodes réactives de
magnésium) ou d’origine industrielle (protection électrique).
• Inspections régulières des conduites pour détecter les fuites, les
Les principaux dommages et les obstructions.
• Nettoyage et détartrage des conduites pour éviter l'accumulation de
points à dépôts minéraux et d'autres contaminants.
considérer • Maintenance des équipements de traitement de l'eau tels que les
filtres, les pompes et les systèmes de désinfection pour assurer leur
pour la bon fonctionnement.
maintenance • Surveillance continue de la qualité de l'eau à différents points du
réseau pour détecter tout problème potentiel.
des réseaux
• Réparation rapide des fuites et des dommages pour minimiser les
d'alimentation pertes d'eau et assurer la continuité de l'approvisionnement en eau
potable.
en eau potable • Planification à long terme pour la rénovation et le remplacement des
infrastructures vieillissantes afin de garantir la fiabilité à long terme
du réseau.