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Géométrie et Nombres Complexes

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1

NOMBRES COMPLEXES – Chapitre 4/4


Tout le cours en vidéo : [Link]

Partie 1 : Applications des nombres complexes à la géométrie


Dans la suite, on munit le plan d'un repère orthonormé direct ( O ; ⃗u , ⃗v ).

Propriété : A , B et C sont trois points deux à deux distincts du plan d'affixes respectives a , b
et c . On a :
a ¿ AB=|b−a|
b ¿ ( u⃗ ; ⃗
AB )=arg ( b−a )

c ¿ (⃗
AB ; ⃗
AC ) =arg
c−a
b−a ( )
Démonstrations :
a) On considère un point E , d’affixe e tel que ⃗
OE =⃗
AB .
Alors : |b−a|=|e−0|=OE
Comme ⃗ OE =⃗AB , OE= AB donc |b−a|= AB .

b) E a pour affixe e=b−a .


Donc ( u⃗ ; ⃗
OE )=arg ( b−a ) et donc ( u⃗ ; ⃗
AB )=arg ( b−a ).

c) ( ⃗AB ; ⃗
AC )=( ⃗ AB ; u⃗ ) + ( u⃗ ; ⃗
AC )
¿ ( u⃗ ; ⃗
AC )− ( ⃗u ; ⃗
AB )
¿ arg ( c−a )−arg ( b−a )
¿ arg ( )c−a
b−a

Méthode : Utiliser les nombres complexes en géométrie


Vidéo [Link]

Soit A , B et C trois points d'affixes respectives z A=−2−i, z B =1−2 i et


z C =−1+2 i.
a) Démontrer que le triangle ABC est isocèle en A .
b) Démontrer que le triangle ABC est rectangle en A .

Correction
1 ¿ AB=|z B−z A|=|1−2i−(−2−i )|=|3−i|=√ 9+1=√ 10
AC=| zC −z A|=|−1+2i−(−2−i )|=|1+3 i|=√ 1+ 9= √ 10
Donc AB = AC .
Yvan Monka – Académie de Strasbourg – [Link]
2

2 ¿ (⃗ AC ) =arg
AB ; ⃗
( z C −z A
z B −z A )
zC −z A 1+3 i
=
z B−z A 3−i
( 1+ 3i ) ( 3+i )
¿
( 3−i )( 3+i )
3+i+ 9 i−3
¿
9+1
10i
¿ =i
10
(⃗ AC )=arg
AB ; ⃗
z B−z A(
z C −z A

=arg ( i )= [ 2 π ]
2
On en déduit que l'angle ^
BAC est droit.

Méthode : Déterminer un ensemble de points


Vidéo [Link]
Vidéo [Link]
Vidéo [Link]

Soit M un point d’affixe z . Dans chaque cas, déterminer et représenter :


a) L’ensemble des points M tels que |z−2 i|=3 .
b) L’ensemble des points M tels que |iz−3|=1.
c) L’ensemble des points M tels que |z−3+ i|=|z−5|.
|z−i|
d) L’ensemble des points M tels que ¿ 2.
|z|
π
e) L’ensemble des points M tels que arg(z )=¿ [ π ] .
4
π
f) L’ensemble des points M tels que arg(z −2+i)=¿ [ 2 π ].
4

Correction
a) Soit A le point d’affixe 2 i alors |z−2 i|=3 s’écrit :
AM =3. En effet : |z−2 i|= AM .
L’ensemble des points M est le cercle de centre A(2i) et
de rayon 3.

b) |iz−3|=|i ( z +3 i )|=|i|×| z+3 i|=|z−(−3 i )|

Soit A le point d’affixe −3 i alors |iz−3|=1 s’écrit AM =1.


En effet : |z− (−3i )|=AM .
L’ensemble des points M est le cercle de centre A(−3i) et de rayon 1.
Yvan Monka – Académie de Strasbourg – [Link]
3

c) |z−3+ i|=|z−3+ i|=|ź−3−i|=|z −3−i|=| z−( 3+i )|

Soit A le point d’affixe 3+i et B le point d’affixe 5 alors |z−3+ i|=|z−5|


s’écrit AM =BM .
L’ensemble des points M est la médiatrice du segment [ AB].

|z−i|
d) ¿ 2.
|z|
Soit |z−i|=2| z|, en notant que z ≠ 0 .
Soit encore : |z−i|2 =4|z|2
On pose z=x +iy , alors l’équation s’écrit :
2 2
|x +iy−i| =4 |x+ iy|
2
|x +i ( y−1 )| =4|x +iy|2
x 2+ ( y−1 ) =4 ( x 2+ y 2 )
2

2 2 2 2
x + y −2 y+ 1=4 x + 4 y
2 2
3 x +3 y +2 y=1
2 2 2 1
x + y + y=
3 3

( )
2
2 1 1 1
x + y+ − =
3 9 3

( )
2
2 1 4
x + y+ =
3 9

(
L’ensemble des points M est le cercle de centre A 0 ;−
1
3 ) 2
et de rayon .
3

e) L’ensemble des points M est la 1ère bissectrice de l’axe


des abscisses et de l’axe des ordonnées privée de
l’origine.

f) arg ( z−2+i )=arg ( z −( 2−i ) ) .

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – [Link]


4
π
Soit A le point d’affixe 2−i alors arg ( z−2+i )= [ 2 π ] s’écrit :
4
π
( u⃗ ; ⃗
AM ) = [ 2 π ]
4
En effet, arg ( z−( 2−i ) )=( u⃗ ; ⃗
AM ) .
L’ensemble des points M est la demi-droite d’origine A privée
de A et passant par le point B(3).
Partie 2 : Racine n-ième de l’unité
1) Détermination de l’ensemble U n

On cherche à déterminer l’ensemble des nombres complexes z vérifiant l’égalité z n=1 avec
¿
n∈N .

Définition : Une racine n -ième de l’unité est un nombre complexe z vérifiant z n=1 avec
¿
n∈N .

Théorème : L’ensemble U n des racines de l’unité possède exactement n racines :


2 kπ
i
w k =e n , avec k entier compris entre 0 et n−1.

Démonstration au programme :
Existence :
Si z n=1 alors |z| =|z n|=1 et donc |z|=1.
n

On cherche ainsi, les nombres complexes de la forme z=e iθ, avec θ ∈¿ .


Soit : z n=1
n
( e iθ ) =1
inθ
e =1
nθ=2 kπ , avec k ∈ Z .
2 kπ
θ= , avec k ∈ Z .
n
On peut ainsi restreindre les valeurs prisent par k à l’ensemble des entiers compris entre 0
et n−1.
2 kπ
i
Donc w =e n , avec k entier compris entre 0 et n−1, est une racine de l’unité.
k

Unicité :
Supposons qu’il existe k ' entier compris entre 0 et n−1, tel que w k =wk . '

2 kπ 2k ' π
i i
Alors : e =e n n

'
2 kπ 2k π
= +2 lπ , avec l ∈ Z .
n n
'
2 kπ =2 k π +2 lnπ
'
k =k +ln
'
k −k =ln
Donc n divise k −k ' .
Or k −k ' est un entier compris entre 0 et n−1. Donc n ne peut pas diviser k −k ' .
Et donc l=0 . Soit k =k ' .

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – [Link]


5

Méthode : Résoudre une équation en utilisant les racines de l’unité


Vidéo [Link]

Résoudre dans C les équations suivantes : a) ( z−1 )3=1 b) z 5=−1

Correction
a) ( z−1 )3=1
z−1 est une racine 3-ième de l’unité.
2 kπ
On a : z−1=ei 3 , avec k entier compris entre 0 et 2.
2π 4π
Soit : z−1=1 ou z−1=ei 3 ou z−1=ei 3

2π 4π
Soit : z=2 ou z=1+e i 3 ou z=1+e i 3

{ }
2π 2π
i −i
3 3
S= 2; 1+ e ; 1+e

b) z 5=−1
5 5
z =(−1 )

( )
5
z
=1
−1
(−z )5=1
−z est une racine 5-ième de l’unité.
2 kπ
On a : −z=ei 5 , avec k entier compris entre 0 et 4 .
2π 4π 6π 8π
Soit : −z=1 ou −z=ei 5 ou −z=ei 5 ou −z=ei 5 ou −z=ei 5 .
2π 4π 6π 8π
Soit : z=−1 ou z=−ei 5 ou z=−ei 5 ou z=−ei 5 ou z=−ei 5 .
2π 4π 6π 8π
Soit : z=−1 ou z=e i π ei 5 ou z=e i π ei 5 ou z=e i π ei 5 ou z=e i π ei 5 .
7π 9π 11π 13 π
Soit : z=−1 ou z=e i 5 ou z=e i 5 ou z=e i 5 ou z=e i 5 .
7π 9π 11π 13 π
Soit : z=−1 ou z=e i 5 ou z=e i 5 ou z=e i 5 ou z=e i 5 .

{ }.
3π π π 3π
−i −i i i
5 5
S= −1; e ;e ;e 5 ;e 5

2) Représentation géométrique

a) Cas n=2 :

Si on applique le théorème ci-dessus, les racines


de l’équation z 2=1 sont :
2 ×0 × π
i
w 0=e 2
=ei 0 =1
2× 1× π
i
2 iπ
w 1=e =e =−1

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – [Link]


6
On peut ainsi représenter les racines 2-ième de l’unité sur le cercle trigonométrique. En
effet, on a vu que les racines n-ième de l’unité ont pour module 1.

b) Cas n=3 :

Les racines de l’équation z 3=1 sont :


2 ×0 × π 2× 1× π 2 iπ
i i
=e =1, w 1=e ,
3 i0 3 3
w 0=e =e
2× 2 ×π 4 iπ
i
3 3
w 2=e =e

On peut ainsi représenter les racines 3-ième de


l’unité sur le cercle trigonométrique.
Par convention, on note habituellement :
2 iπ 4 iπ
j=w 1=e 3 et j 2 =w2=e 3 .
L’ensemble des points dont les images sont les
racines 3-ième de l’unité forment un triangle
équilatéral.

c) Cas n=4 :

Les racines de l’équation z 4 =1 sont :


2 ×0 × π 2× 1× π π 2× 2 ×π
i i i i
w 0=e 4
=e =1, w 1=e
i0 4
=e , w 2=e
2 4
=e i π =−1,
2× 3 × π 3π
i i
w 3=e 4
=e 2 .

On peut ainsi représenter les racines 4-ième de l’unité sur le cercle trigonométrique.
L’ensemble des points dont les images sont les racines 4-ième de l’unité forment un carré.

De façon générale, l’ensemble des points dont les images sont les racines n-ième de l’unité
forment un polygone régulier à n côtés inscrit dans un cercle de rayon 1.

Méthode : Utiliser les racines de l’unité


Vidéo [Link]

Yvan Monka – Académie de Strasbourg – [Link]


7

Démontrer que le périmètre d’un pentagone régulier inscrit dans un cercle de rayon 1 est
π
égal à 10 sin .
5
Correction
Les images des racines 5-ième de l’unité forment un pentagone régulier inscrit dans le cercle
trigonométrique.
Ainsi pour calculer le périmètre du pentagone, il suffit de calculer la longueur d’un côté du
pentagone.
Soit par exemple :

|w −w |=|e −1|
2 × 1× π
i
5
1 0

¿|e −1|

i
5

¿|e |×|e −e |
2π 2π 2π
i i −i
10 10 10

¿|e −e |
π π
i −i
5 5

Soit, en appliquant une formule d’Euler :


π
|
|w1−w0|= 2i ×sin 5 =2 sin 5
π
|
π
On en déduit que le périmètre du pentagone est égal à 10 sin .
5

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