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Correction Physique 2

Ce document propose une correction d'un CNC de physique 2 portant sur l'insuffisance du modèle classique d'Einstein pour expliquer la capacité thermique molaire des solides aux basses températures. Il contient également des parties sur la thermodynamique et l'oscillateur harmonique quantique.

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Correction Physique 2

Ce document propose une correction d'un CNC de physique 2 portant sur l'insuffisance du modèle classique d'Einstein pour expliquer la capacité thermique molaire des solides aux basses températures. Il contient également des parties sur la thermodynamique et l'oscillateur harmonique quantique.

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khalidboulmnazel@gmail.

com Correction CNC physique 2 (2023) KHALÏD AIT BOULMNAZEL

Proposition de correction CNC 2023 MP (Physique 2)


Insuffisance du modèle classique d’Einstein pour expliquer la capacité
thermique molaire des solides aux basses températures.

N’hésite pas à me contacter pour toutes corrections, critiques ou discussions sur les réponses

L
proposées dans ce document.
Nom : KHALÏD AIT BOULMNAZEL

E
Mail : khalidboulmnazel@[Link]
CPGE Moulay Ali Chérif, Errachidia.

Z
Les allures sont tracées sur : https ://[Link]/

A
Partie 1
Thermodynamique

N
1. Équation d’état d’un gaz parfait (G.P)
PV = nRT

M
Avec :P est la pression exprimée en Pascal (Pa), V est le volume du système exprimé en (m3 ), n est
le nombre de mol, R est la constante des gaz parfait exprimée en J.K −1 .mol −1 et T la température en
Kelvin (K)

L
2. CV et CP sont exprimées J.K −1
3. Pour un G.P monoatomique :
CV = (3/2)nR et CP = (5/2)nR
Pour un G.P diatomique (molécules rigides ) : U
O
CV = (5/2)nR et CP = (7/2)nR
Pour un G.P diatomique (pris en compte des modes propres de vibration ) :
B

CV = (7/2)nR et CP = (9/2)nR

4. Relation entre les fonctions d’état H et U :


IT

A partir du premier principe de la thermodynamique, on écrit, pour un système fermé et au repos


macroscopiquement, la variation infinitésimal de son énergie interne :
dU = δW + δ Q = −pdV + δ Q p ⇐⇒ d (U + pV ) = δ Q p ⇐⇒ dH = δ Q p
A

La nouvelle fonction d’état est l’enthalpie dont l’expression est la forme suivante :
H = U + pV
ÏD

5. Relation de Mayer :
On a :      
dH dU d pV
L

= +
dT dT dT
A

CP −CV = nR (1)
H

 
CP χT 1 ∂V
6. Expression de CP et CV en fonction de γ, par définition : γ = = Avec : χT = − est le
CV χS V ∂P T
K

 
1 ∂V
coefficient de compressibilité isotherme et χS = − , le coefficient de compressibilité isentropique.
V ∂P S
Remplaçons γ dans (1) pour obtenir :
nR nγR
CV = et CP =
γ −1 γ −1

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Partie 2
Oscillateur harmonique

1. Oscillateur harmonique quantique

L
1.1. La constante de Planck réduite est homogène à une énergie multipliée par un temps ; elle
s’exprime donc en J.s dans le système international.

E
[h̄] ≡ [Link]

Z
A
1.2. Équation de Schrodinger spatiale :
La fonction d’onde (états stationnaires ) est la suivante :

N
Et
ψ (x,t ) = ϕ (x) exp(−i )

M
h̄2 ∂ 2 ψ (x,t )
 
∂ ψ (x,t )
On remplace ψ (x,t ) dans l’équation de Schrodinger − + V (x,t )ψ (x,t ) = ih̄ et on ob-
2m ∂ x2 ∂t
tient :

L
h̄2 d 2 ϕ (x)
− + V (x)ϕ (x) = Eϕ (x) (2)
2m dx2

1.3 Équation de Schrodinger adimensionnée : U


O
- L’énergie de l’oscillateur dans un potentiel harmonique :

p2x 1
E= + mω 2 x2
B

2m 2
Divisons l’E par le quantum d’énergie h̄ω :

E p2x mω 2 2
IT

= + x
h̄ω 2mh̄ω 2h̄ω
C’est une équation adimensionnée de l’énergie que l’on peut récrire, en introduisant des variables sans
dimensions, sous cette forme :
A

 2 r 2
E 1 p 1 mω 1 2
√ x Px + X 2

= + x ⇐⇒ ε =
h̄ω 2 mh̄ω 2 h̄ 2
ÏD

r
E px mω x
Avec :ε = , Px = √ et X = x= où lc c’est une longueur caractéristique du système
h̄ω mh̄ω h̄ lc
On a
L

r r
h̄ h̄ h̄
x= X =⇒ dx = dX ⇐⇒ dx2 = dX 2
mω mω mω
A

D’où l’expression de l’opérateur Laplacien en une dimension :

d2 mω d 2
H

2
=
dx h̄ dX 2
K

On remplace dans (1) et on obtient :

h̄2 mω d 2 ϕ (X )
− + (V (X ) − E )ϕ (X ) = 0 (3)
2m h̄ dX 2
d 2 ϕ (X ) 2 d 2 ϕ (X ) 2 1
=⇒ 2
+ (E −V (X ))ϕ (X ) = 0 =⇒ 2
+ (E − mω 2 x2 )ϕ (X ) = 0 (4)
dX h̄ω dX h̄ω 2

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d 2 ϕ (X ) 2E mω 2
=⇒+( − x )ϕ (X ) = 0 (5)
dX 2 h̄ω h̄
D’où l’équation demandée dans la question :

d 2 ϕ (X )
+ (2ε − X 2 )ϕ (X ) = 0 (6)
dX 2

L
r
E mω
Avec : ε = et X = x
h̄ω h̄

E
1.4 L’énergie du niveau fondamental E0 = h̄ωε0 :

Z
La fonction d’onde spatiale associée au niveau fondamental E0 est :
 
 mω 
2 1 2
ϕ0 (x) = A0 exp − x ⇐⇒ ϕ0 (X ) = A0 exp − X

A
2h̄ 2

On remplace dans l’équation (5), sachant que :

N
d 2 ϕ0 (X )
    
d 1 2 1 2
= A0 −1 + X exp − X = (X 2 − 1)ϕ0 (X )
2

= A0 −X exp − X

M
dX 2 dX 2 2

(5) ⇒ −(1 − X 2 ) + (2ε0 − X 2 ) ϕ0 (X ) = 0


 

L
1
ϕ0 (X ) , 0 ⇒ ε0 =
2
L’énergie donc du niveau fondamental est :

U
h̄ω
O
E0 =
2
B

1.5 A0 est la constante de normalisation dont l’expression, en utilisant la condition de normalisation,


est : Z +∞ Z +∞
Z +∞
|ψ (⃗r,t )|2 d⃗r = 1 =⇒ |ψ (x,t )|2 dx = 1 =⇒ |ϕ0 (x)|2 dx = 1
−∞ −∞ −∞
IT

Z +∞  mω  r
π h̄
=⇒ |A0 |2 exp − x2 dx = 1 =⇒ |A0 |2 =1
−∞ h̄ mω
D’où l’expression de A0 :
A

 mω 1/4
A0 =
π h̄

mω02
ÏD

1.6 Les graphes de V (x) en rouge et ϕ0 (x) en vert, pour A0 = 1 et =1


2
L
A
H
K

Figure 1 – Graphes de V (x) en rouge et ϕ0 (x) c’est la courbe verte.

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1.7 La densité de probabilité de présence en x et dans l’état fondamental ϕ0 (x) est :


 mω 
ρ0 (x) = |ψ0 (x.t )|2 = |ϕ0 (x)|2 = A20 . exp − x2

1.8 Allure de la densité de probabilité de présence de l’oscillateur dans l’état fondamental (pour

L
A0 = 1) :

E
Z
A
N
M
L
Figure 2 – Graphes de V (x) en rouge et ϕ0 (x) en verre.

U
Nous remarquons que pour un oscillateur classique (point matériel attaché à un ressort), la position
O
1 2
maximale où la masse peut se trouvée est xm dont l’énergie est E = kxm et la position minimale où la
2
1 2
masse peut se trouvée est −xm dont l’énergie est E = kxm .
B

2
r r
2E 2E
xm = ± =±
k mω 2
IT

Classiquement : La probabilité de présence dPclassique (x) = ρ (x)classique dx pour trouver la masse entre x et
x + dx est proportionnelle à la durée dt que prend la masse pour se déplacer de x à x + dx :
dx dx dx 1 dx
dPclassique (x) = ρ (x)classique dx ∝ dt ∝ ∝ √
A

∝ q ∝ √ q s
vx 2/m E − 12 mω 2 x2 2 E/m 1 − 2E
1
mω 2 x2 2 E/m
 2
x
1−
xm
ÏD

1
La densité donc de probabilité classique est proportionnelle à s  2 :
x
1−
xm
L

1
ρ (x)classique ∝ s
A

 2
x
1−
xm
H

La densité de probabilité ρ (x)classique dans le cas classique n’est définit que dans la région classique
] − xm , xm [ alors :
K

Pclassique (x > xm ) = 0 et Pclassique (x < −xm ) = 0


En physique quantique : La densité de probabilité pour trouver l’oscillateur en dehors de la région
classique est non nulle .
P (x ≥ xm ) , 0 et P (x ≤ −xm ) , 0

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Allures des densités de probabilité classique (en bleu ) et quantique quantique (en vert) pour
1
et ρ0 (x) = 2. exp −x2

ρ (x)classique ∝ q
1 − (x )2

L
E
Z
A
N
M
Figure 3 – Comparaison des allures de densités de probabilité classique (en bleu ) et quantique (en
vert)

L
Remarque (n’est pas demandée dans la réponse de la question) : Calculons la probabilité de

E0 =
h̄ω
U
trouver l’oscillateur quantique dans la région classique [−xm , xm ] pour l’état fondamental ϕ0 (x) d’énergie
O
2
La probabilité pour trouver une particule dans une région d’espace comprise ente x1 et x2 dans l’état
fondamental est donnée par :
B

Z x2  mω 
Px1 x2 = A20 exp − x2 dx
x1 h̄
La probabilité donc pour trouver l’oscillateur quantique dans la région classique [−xm , xm ] est :
IT


Z + 2E/mω 2  mω   mω 1/2 Z +√h̄/mω  mω 
Prégion classique = A0 √
2
exp − 2
x dx = √ exp − x2 dx
− 2E/mω 2 h̄ π h̄ − h̄/mω h̄
A

r

En utilisant le changement de variable X = x, la probabilité Prégion classique s’écrit donc :

Z +1 Z +1
1 2
ÏD

Prégion 2
exp −X 2 dX
 
classique = √ exp −X dX = √
π −1 π 0

2 R
C’est une fonction spéciale : la fonction d’erreur se note erf définit par :er f (y) = √ 0y exp −x2 dx

L

π
La probabilité donc pour trouver l’oscillateur quantique dans la région classique est :
A

Prégion classique = er f (1) = 0.84


H

Et la probabilité pour trouver l’oscillateur en extérieur de cette région classique est :

PHors de la région classique = 1 − Prégion classique = 0.16 , 0


K

C’est un effet, purement quantique : Effet tunnel

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1.9 Argument sur les hypothèses :la position moyenne et la quantité de mouvement moyenne :

Un oscillateur classique placé dans un état initial tel que : < x >= 0 = xeq et < px >= 0 =⇒ v0 = 0, son
énergie mécanique dans celle-ci est nulle .
Argument : Écrivons l’équation de mouvement d’un oscillateur harmonique en mécanique classique :

ẍ + ω 2 x = 0

L
La solution :

E
x(t ) = A cos ωt + B sin ωt
En utilisant les conditions initiales (état initial) x0 =< x >= 0 et v0 =< v >= 0, on obtient :

Z
A = 0 et B = 0

A
L’énergie mécanique de l’oscillateur classique dans cet état donc est nulle.

Em = 0 

N
Le cas de l’oscillateur harmonique quantique dans l’état fondamental ϕ0 (x), son énergie

M
n’est pas nulle (voir la réponse 1.4).
h̄ω
E0 =
2

L
1.10 Les écarts quadratiques moyens sur la position et sur la quantité de mouvement dans l’état
E0 mω 2 E0
fondamental ψ0 (x,t ) = ϕ0 (x)e−i h̄ t = A20 e− 2h̄ x e−i h̄ t :

- Écart quadratique moyen sur la position : U


O
(∆x)2 = x2 + ⟨x⟩2
B

- La valeur moyenne de x est :


Z +∞ Z +∞ Z +∞
mω x2
⟨x⟩0 = ψ0∗ (x,t )xψ0 (x,t )dx = A20 ϕ0∗ (x)xϕ0 (x)dx = A20 xe− h̄ dx = 0
−∞ −∞ −∞
IT

- La valeur moyenne de x2 est :


Z +∞ Z +∞ Z +∞
mω x2
x2 0
= ψ0∗ (x,t )x2 ψ0 (x,t )dx = A20 ϕ0∗ (x)x2 ϕ0 (x)dx = A20 x 2 e− h̄ dx
A

−∞ −∞ −∞

Utilisons le changement de variable :


r r
h̄ h̄
x= X =⇒ dx = dX
ÏD

mω mω
On obtient :
r Z +∞  mω 1/2 r h̄ h̄ Z +∞  mω 1/2 r h̄ h̄ √
L

2 h̄ h̄ −X 2 −X 2 h̄
x 0
= A20 e dX = e dX = π=
mω mω −∞ π h̄ mω mω −∞ π h̄ mω mω mω
A

D’où l’expression de l’écart quadratique moyen sur la position dans l’état fondamental :

h̄ 2
 
H

2 2 2
(∆x)0 = x 0 + ⟨x⟩0 =

K

- Écart quadratique moyen sur la quantité de mouvement :

h̄ d
Pour cela, on doit utiliser l’expression de l’opérateur quantité de mouvement en une dimension px = −
i dx
de la mécanique quantique.
h̄ d 2 d2
 
p2x = − = −h̄2 2
i dx dx

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- La valeur moyenne de px est :


Z +∞ Z +∞ Z +∞
mω 2 h̄ d − mω x2
⟨px ⟩0 = ψ0∗ (x,t ) px ψ0 (x,t )dx = A20 ϕ0∗ (x) px ϕ0 (x)dx = −A20 e− 2h̄ x e 2h̄ dx
−∞ −∞ −∞ i dx
mω +∞ − mω x2
Z
⟨px ⟩0 = h̄A20 xe h̄ dx = 0
2ih̄ −∞

L
- La valeur moyenne de p2x est :

E
Z +∞ Z +∞ Z +∞ 2
 
− mω 2 d mω 2
p2x 0 = ψ0∗ (x,t ) p2x ψ0 (x,t )dx = A20 ϕ0∗ (x) p2x ϕ0 (x)dx = −A20 e 2h̄ h̄ 2
e− 2h̄ x dx (7)
−∞ −∞ −∞ dx

Z
On doit utiliser le changement de variable :

A
r r
h̄ h̄
x= X =⇒ dx = dX
mω mω

N
L’opérateur quantité de mouvement devient :

d2 h̄2 d 2

M
h̄2 ⇐⇒
dx2 h̄/mω dX 2
L’équation (6) devient :

L
r 1 2
! r 1 2
h̄2 d 2 e− 2 X h̄2 d (−Xe− 2 X )
 Z +∞  Z +∞
h̄ − 21 X 2 h̄ 1 2
p2x 0 = −A20 e dX = −A20 e− 2 X . dX
h̄/mω mω

h̄2
−∞

r
dX 2

U h̄/mω

h̄2

r
−∞

√ 
dX
O
Z +∞

  
h̄ −X 2 h̄ π
⇒ p2x 0 = A20 (1 − X )e 2
dX = A20 π−
h̄/mω mω −∞ h̄/mω mω 2
D’où l’expression de p2x :
B

 mω 1/2  h̄2  r h̄  √π  mω h̄
p2x 0 = =
π h̄ h̄/mω mω 2 2
IT

L’expression alors de l’écart quadratique moyen sur la quantité de mouvement est :

mω h̄ 2
 
2 2 2
(∆px )0 = px 0 + ⟨px ⟩0 =
A

2
Comparaison du produit ∆x.∆px :

∆x.∆px =
ÏD

2
Une mesure plus précise de la position (∆x → 0) de l’oscillateur génère une large incertitude (∆vx → ∞)
sur sa vitesse, elle est donc impossible de mesurer simultanément la position et la vitesse.
L

1.11 L’équation différentielle vérifiée par H (X ), pour cela, on remplace ϕ (X ) dans l’équation (5).
A

d 2 ϕ (X ) 2 d2
+ ( 2ε − X ) ϕ ( X ) = 0 ⇐⇒ (αH (X )ϕ0 (X )) + (2ε − X 2 )αH (X )ϕ0 (X ) = 0 (8)
dX 2 dX 2
H

Calculons la dérivée seconde de ϕ (X ) = αH (X )ϕ0 (X )


K

 1 2
 
d 2 ϕ (X )

d  dH (X ) − X
= αA0 − XH (X ) e 2 
dX 2 dX dX

 1 2
d 2 ϕ (X ) d 2 H (X )
   
dH (X ) dH (X ) − X
= αA0 − H (X ) − X + − XH (X ) (−X ) .e 2
dX 2 dX 2 dX dX

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 1 2
d 2 ϕ (X )
 2
d H (X ) dH (X ) 2
− X
2
= αA0 2
− 2X + (X − 1)H (X ) .e 2
dX dX dX
Remplaçons dans (7) :
d 2 H (X )
 
dH (X ) 2
αA0 − 2X + (X − 1)H (X ) + (2ε − X )H (X )] .e−X /2 = 0
2 2
dX 2 dX

L
L’équation différentielle vérifiée par H (X ) :

E
d 2 H (X ) dH (X )
2
− 2X + (2ε − 1)H (X ) = 0
dX dX

Z
1.12 Recherche des énergies E1 et E2 des niveaux n = 1 et n = 2 respectivement :
On écrit l’équation différentielle vérifiée par Hn (X )

A
d 2 Hn (X ) dHn (X )
− 2X + (2εn − 1)Hn (X ) = 0 (9)
dX 2

N
dX
dH1 d 2 H1
Pour n = 1, H1 = X + a0 ⇒ =1⇒ =0
dX 2

M
dX
⇒ 0 − 2X + (2ε1 − 1)(X + a0 ) = 0
(
−2 − 1 + 2ε1 = 0 =⇒ ε1 = 3/2

L
−a0 + 2a0 ε1 = 0 =⇒ a0 = 0
D’où
3
U
E1 = h̄ω et H1 (X ) = X
2
O
dH2 d 2 H1
Pour n = 2, H2 = X 2 + a′1 X + a′0 ⇒ = 2X + a′1 ⇒ =2
dX dX 2
B

⇒ 2 − 2X (2X + a′1 ) + (2ε1 − 1)(X 2 + a′1 X + a′0 ) = 0



′ = 0 =⇒ a′0 = 1/2
2 + a0 (2ε2 − 1)

−4 + 2ε2 − 1 = 0 =⇒ ε2 = 5/2
IT

−2a′1 + 2a′1 ε − a′1 = 0 =⇒ a′1 = 0



D’où
5 1
E2 = h̄ω et H2 (X ) = X 2 +
A

2 2
2 /2 2 /2
1.13 Allures de ϕ1 = A0 αXe−X en bleu et ϕ2 = A0 α (X 2 + 0.5)e−X en noir.
ÏD
L
A
H
K

Figure 4 – Allures des fonctions d’onde spaciales et du potentiel

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1.14 Allures des densités de probabilité de présence ρ1 = |ψ1 |2 et ρ2 = |ψ2 |2

L
E
Z
A
N
M
Figure 5 – Allures des densités de probabilité de présence.

L
1.15 ¬ Le potentiel harmonique où se trouve l’oscillateur est une fonction paire de la position x, les
densités de probabilité associées ne peuvent être donc, que des fonctions paires de la position .

U
Si n est paire, alors tous les coefficients a2i+1 sont donc nuls (moitié des ai ).
Si n est impaire, alors tous les coefficients a2i , sont donc nuls (moitié des ai )
O
Voir la question 1.12, dans laquelle : H1 (X ) = X et H2 (X ) = X 2 + 1/2
B

1.16 Équation différentielle vérifiée par Hn (obtenue de la même manière de la question (1.11)

d 2 Hn (X ) dHn (X )
− 2X + (2εn − 1)Hn (X ) = 0 (10)
dX 2 dX
IT

avec : Hn = ∑ni=0 ai X i

1.17 Relation de récurrence liant ai+2 avec ai


A

dHn d 2 Hn
Calculons , et
dX dX 2
ÏD

n n
dHn
= ∑ ai iX i−1 = ∑ ai iX i−1
dX i=1 i=0
n
d 2 Hn
L

= ∑ ai i(i − 1)X i−2


dX 2 i=2
A

En changeant i par i + 2, la dérivée seconde de Hn devient :


n
d 2 Hn
ai+2 (i + 2)(i + 1)X i
H

= ∑
dX 2 i=0
K

On remplace dans (9) :


n n n
∑ ai+2 (i + 2)(i + 1)X i − 2X ∑ ai iX i−1 + (2εn − 1) ∑ ai X i = 0
i=0 i=0 i=0

n
=⇒ ∑ [ai+2 (i + 2)(i + 1) − 2ai i + (2εn − 1)ai ] X i = 0
i=0

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D’où :
ai+2 (i + 2)(i + 1) − 2ai i + (2εn − 1)ai = 0
La relation de récurrence est la suivante :
2i + (1 − 2εn )
ai+2 = ai
(i + 2)(i + 1)

L
1.18 Les niveaux d’énergie En

E
On a , de la relation de récurrence :
2i + (1 − 2εn )
ai+2 = ai
(i + 2)(i + 1)

Z
Pour i = n =⇒ an+2 = 0, on écrit
2n + (1 − 2εn )

A
0= an
(n + 2)(n + 1)
Sachant que an = 1, alors

N
2n + (1 − 2εn ) = 0
Ce qui donne :

M
 
1 En
εn = n + =
2 h̄ω
Les niveaux d’énergie discrètes d’un oscillateur harmonique quantique sont donnée donc par la relation

L
suivante :  
1
En = n + h̄ω

Avec n est un entier, n = 0, 1, 2, 3, ....


h̄ω
2

U
O
Pour n = 0, E0 = , 0(niveau fondamental de l’oscillateur quantique ), dans le cas classique cette
2
énergie est nulle.
3h̄ω
B

Pour n = 0, E1 = (premier niveau excité de l’oscillateur quantique ).


2

2. Application : vibration thermique des atomes d’un solide


IT

2.1 Énergie mécanique d’un atome :


1 −2 1 1 1
εa = εc + ε p = m →
v + mω 2 →

A

r 2 = m(v2x + v2y + v2z ) + mω 2 (x2 + y2 + z2 )


2 2 2 2

2.2 Théorème d’équipartition de l’énergie


ÏD

Pour tout système en équilibre thermique à la température T , on associe en moyenne,


L

à chaque degré de liberté quadratique dans l’expression de l’énergie, une énergie


thermique de (1/2)kB T
A

2.3 L’énergie moyenne d ?un atome du solide :


H

1 1
εa = m(v2x + v2y + v2z ) + mω 2 (x2 + y2 + z2 )
2 2
K

Calculons la moyenne de εa :
 
1 1 1 1
εa = m(vx + vy + vz ) + mω (x + y + z ) ⇒ ⟨εa ⟩ = m( v2x + v2y + v2z ) + mω 2 ( x2 + y2 + z2 )
2 2 2 2 2 2 2
2 2 2 2
=⇒ ⟨εa ⟩ = (3/2kB T ) + (3/2kB T ) = 3kB T

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2.4 Le nombre d’atomes est N = n0 NA


R
⟨E⟩ = N. ⟨εa ⟩ = 3n0 NA kB T = 3n0 NA T = 3n0 RT
NA

2.5 Capacité calorifique molaire du solide :

L
   
1 ∂U 1 ∂ ⟨E⟩
Cm = = = 3R
n0 ∂T n0 ∂T

E
Z
2.6 La probabilité pn , pour qu’un atome occupe le niveau d’énergie En à la température T :

1 −β En e−β En

A
pn = e =
Z ∑n e−β En

N
Calculons Z, la fonction de partition :
n=∞ n=∞ 1 h̄ω
  n   
−β h̄ω −β h̄ω
Z= e−β En = e−β (n+ 2 )h̄ω = e−β e = e 1 + e−β h̄ω
+ e −2β h̄ω
+ e−3β h̄ω
.......... + 0

M
2 2 2
∑ ∑ ∑
n=0 n=0

C’est une suite géométrique de raison e−β h̄ω dont la somme est :

L
 
−β h̄ω 1−0 1 1
Z=e 2 = β h̄ω =

U
−β h̄ω −β h̄ω
1−e e 2 −e 2 2 sinh( β h̄ω ) 2

La probabilité pn donc :
O
 
β h̄ω
pn = 2 sinh e−β h̄ω
2
B

2.7 La somme de toutes les probabilités :



∑ pn = 1
n=0
IT

2.8 Énergie moyenne de l’atome à une température T

! dZ
A


1 ∞
1 ∞
de−β En 1 d ∞
dβ d ln Z
εa = ∑ [Link] = Z ∑ En .e−β En = − Z ∑ dβ
=−
Z dβ ∑ e−β En =−
Z
=−

n=0 n=0 n=0 n=0

Or :
ÏD

 
β h̄ω
ln Z = − ln 2 sinh( )
2

 2 h̄ω cosh( β h̄ω )


L

 
d β h̄ω
=⇒ ⟨εa ⟩ = ln 2 sinh( ) = 2 2
dβ 2 2 sinh( β h̄ω
2
A

L’énergie moyenne d’un atome donc est :


H

h̄ω 1 h̄ω h̄ω


⟨εa ⟩ = = . coth(β )
2 h̄ω 2 2
tanh(β )
2
K

2.9 L’énergie interne d’un solide (N oscillateurs) en une dimension :


N h̄ω h̄ω
U = N ⟨εa ⟩ = . coth(β )
2 2

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La capacité thermique molaire du solide en une dimension :


h̄ω h̄ω h̄ω
 
  cosh β cosh2 β − sinh2 β
1 dU NA N h̄ω d h̄ω NA h̄ω d  2  NA h̄ω −h̄ω 2 2
Cm (1D) = = coth(β ) = ) = ( )
n dT N 2 dT 2 2 dT h̄ω  2 2kB T 2 2 h̄ω

sinh β sinh β
2 2
h̄ω h̄ω

L
Finalement, et sachant que sinh2 β − cosh2 β =1 :
2 2

E
 2
h̄ω
β 2
Cm (1D) = R 
 
h̄ω 

Z
sinh β
2

A
1.10 La capacité thermique molaire en trois dimensions (oscillateurs harmoniques indépendants) :
2

N

β h̄ω
2
Cm (3D) = 3R. 
 
h̄ω 

M
sinh β
2

h̄ω cosh(x)

L
2.11 A haute température T >> ΘE = , en sachant que lorsque x << 1, on peut écrire coth(x) = ≈
kB sinh(x)
1 + x2 /2 1 x

U
≈ +
x + x3 /6 x 3    
h̄ω h̄ω h̄ω 2 β h̄ω h̄ω 2T ΘE
⟨εa ⟩ = . coth(β )≈ + = +
O
2 2 2 β h̄ω 3 2 ΘE 3T
A haute température, l’énergie interne moyenne de vibration d’un atome tend vers une fonction
linéaire de la température dont la pente est égale kB .
B

- La capacité thermique molaire Cm (3D).

ΘE 2 ΘE 2
2    
   2 
h̄ω ΘE
 β 2 2T 2T 1 2T
IT

Cm (3D) = 3R.  = 3.R ≈ 3.R  = 3R  ≈ 3R 1 − 2


  
h̄ω  2 Θ 3 2 2 2 6

( E
)
 
sinh
   
sinh β 2T ΘE ΘE
2  ΘE 2T 2T
 2T + + .... 1 + + .....
  
6 6
A

A haute température la capacité thermique molaire du solide en trois dimensions tend vers une
constante :
Cm (3D) ≈ 3R
ÏD

La capacité thermique molaire, dans le modèle de Einstein,dans ce cas est indépendante de la tem-
pérature.
Le modèle d’Einstein coïncide avec la loi de Dulong et Petit, pour les hautes températures.
L

h̄ω
2.12 A la limite des basses températures T << ΘE = , la capacité thermique molaire tend vers une
A

kB
valeur nulle :
 2
H

!2
h̄ω
 β 2 β h̄ω
2 h̄ω 2 −β h̄ω
Cm (3D) = 3R.  ≈ 3R. ≈ 3R.(β ) .e −→ 0

h̄ω  h̄ω h̄ω
e 2 −e 2
β −β 2
sinh β
K

2
ΘE
3 ΘE 2 −
Cm (3D) ≈ R.( ) .e T
4 T
La capacité calorifique molaire, dans le modèle de Einstein, tend vers zéro pour les basses
températures. L’expérience montre que celle-ci est proportionnelle T 3 (Loi de Debye).

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2.13 Allures de la capacité calorifique molaire en fonction de la température :

L
E
Z
A
N
Figure 6 – La capacité calorifique molaire Cm = f (T ).

M
2.14 Corrélation entre la constante d’élasticité et la capacité thermique

La température d’Einstein (température de vibration) est proportionnelle à la racine carrée de la

L
r
h̄ω k
constante d’élasticité ΘE = ∝ω = : où k est la constante d’élasticité (la raideur d’un ressort
kB

U
µ
m1 m2
modélisant les liaisons interatomiques) et µ la masse réduite, µ =
m1 + m2
O
Nous remarquons que ΘE,cuivre = 242K < ΘE,diamant = 2000K et ΘE,diamant ≈ 8ΘE,cuivre
B

La figure 7 ci-dessous donne l’allure des capacités molaires du diamant (en noir) et celle du cuivre (en
bleu).
IT
A
ÏD
L
A
H

Figure 7 – La capacité calorifique molaire du diamant en noir et cellle du cuivre est en bleur ,Cm = f (T ).
K

Considérons les cas où les températures des deux solide sont : Tcuivre = ΘE,cuivre , Tdiamant = ΘE,diamant et
T >> ΘE,diamant , (figure 7) :

Alors :
Cm (T = ΘE,cuivre ) = Cm (T = ΘE,diamant )

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et
Cm(cuivre) (T >> ΘE,diamant ) = Cm(diamant ) ≈ 3R
=⇒Le diamant reste toujours dans ces cas plus dur que le cuivre (k(diamant ) > k(cuivre) ) et l’énergie
d’agitation thermique kB T l’emporte sur le quantum d’énergie de vibration h̄ω des liaison du cristal
pour T >> ΘE,diamant .

L
Dans le cas d’une même température Ta pour les deux métaux, dans la bande : [0K, ΘE,diamant [
=⇒ La capacité thermique du diamant est faible sur une large bande de température [0K, ΘE,diamant [ par

E
rapport à celle du cuivre,
Cm(diamant ) (Ta ) < Cm(cuivre) (Ta )

Z
et
k(diamant ) > k(cuivre)

A
=⇒Le diamant reste toujours plus dur que le cuivre à cause de sa structure cristallographique et non
pas de sa capacité thermique molaire dans le modèle d’Einstein.

N
2.15 Insuffisance du modèle d’Einstein
Le modèle d’Einstein diverge des résultats expérimentaux aux basses températures. Ce modèle (clas-

M
sique) donc n’explique pas le comportement thermique des solides aux basses températures car les
modes de vibration dans les solides ne sont pas les mêmes, pour cela , il faut considérer que les atomes
vibrent avec des fréquences différentes : d’où le modèle quantique de Debye.

L
Une explication qualitative basée sur des principes de la mécanique quantiques : pourquoi la

la température.
U
mécanique classique ne parvient pas à affiner la variation de la chaleur spécifique des solides avec

Les atomes du réseau cristallin, en vibration, ne peuvent gagner ou perdre de l’énergie que par
O
un quantum fini h̄ω.
A très basse température, l’énergie thermique kB T est inférieure au plus petit incrément d’énergie
h̄ω que les vibrateurs (atomes) peuvent accepter. Par conséquent, la plupart des atomes restent
B

dans leurs états énergétiques les plus bas car l’énergie nécessaire à la transition quantique n’est
pas suffisante.
Aux basses températures, l’énergie vibratoire moyenne par vibrateur (atome) est inférieure à kB T
IT

et, par conséquent, la capacité thermique par molécule est inférieure à kB .


A haute température, kB T l’emporte sur l’énergie nécessaire h̄ω pour effectuer des transitions
quantiques vers des niveaux plus élevés. Le théorème d’équipartition classique est valable et la
loi de Dulong Petit n’est valable donc qu’à haute température.
A

Le quantum des vibrations du réseau est appelé phonon qui est un boson comme le photon.
ÏD
L
A
H
K

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