Correction Physique 2
Correction Physique 2
N’hésite pas à me contacter pour toutes corrections, critiques ou discussions sur les réponses
L
proposées dans ce document.
Nom : KHALÏD AIT BOULMNAZEL
E
Mail : khalidboulmnazel@[Link]
CPGE Moulay Ali Chérif, Errachidia.
Z
Les allures sont tracées sur : https ://[Link]/
A
Partie 1
Thermodynamique
N
1. Équation d’état d’un gaz parfait (G.P)
PV = nRT
M
Avec :P est la pression exprimée en Pascal (Pa), V est le volume du système exprimé en (m3 ), n est
le nombre de mol, R est la constante des gaz parfait exprimée en J.K −1 .mol −1 et T la température en
Kelvin (K)
L
2. CV et CP sont exprimées J.K −1
3. Pour un G.P monoatomique :
CV = (3/2)nR et CP = (5/2)nR
Pour un G.P diatomique (molécules rigides ) : U
O
CV = (5/2)nR et CP = (7/2)nR
Pour un G.P diatomique (pris en compte des modes propres de vibration ) :
B
CV = (7/2)nR et CP = (9/2)nR
La nouvelle fonction d’état est l’enthalpie dont l’expression est la forme suivante :
H = U + pV
ÏD
5. Relation de Mayer :
On a :
dH dU d pV
L
= +
dT dT dT
A
CP −CV = nR (1)
H
CP χT 1 ∂V
6. Expression de CP et CV en fonction de γ, par définition : γ = = Avec : χT = − est le
CV χS V ∂P T
K
1 ∂V
coefficient de compressibilité isotherme et χS = − , le coefficient de compressibilité isentropique.
V ∂P S
Remplaçons γ dans (1) pour obtenir :
nR nγR
CV = et CP =
γ −1 γ −1
Partie 2
Oscillateur harmonique
L
1.1. La constante de Planck réduite est homogène à une énergie multipliée par un temps ; elle
s’exprime donc en J.s dans le système international.
E
[h̄] ≡ [Link]
Z
A
1.2. Équation de Schrodinger spatiale :
La fonction d’onde (états stationnaires ) est la suivante :
N
Et
ψ (x,t ) = ϕ (x) exp(−i )
h̄
M
h̄2 ∂ 2 ψ (x,t )
∂ ψ (x,t )
On remplace ψ (x,t ) dans l’équation de Schrodinger − + V (x,t )ψ (x,t ) = ih̄ et on ob-
2m ∂ x2 ∂t
tient :
L
h̄2 d 2 ϕ (x)
− + V (x)ϕ (x) = Eϕ (x) (2)
2m dx2
p2x 1
E= + mω 2 x2
B
2m 2
Divisons l’E par le quantum d’énergie h̄ω :
E p2x mω 2 2
IT
= + x
h̄ω 2mh̄ω 2h̄ω
C’est une équation adimensionnée de l’énergie que l’on peut récrire, en introduisant des variables sans
dimensions, sous cette forme :
A
2 r 2
E 1 p 1 mω 1 2
√ x Px + X 2
= + x ⇐⇒ ε =
h̄ω 2 mh̄ω 2 h̄ 2
ÏD
r
E px mω x
Avec :ε = , Px = √ et X = x= où lc c’est une longueur caractéristique du système
h̄ω mh̄ω h̄ lc
On a
L
r r
h̄ h̄ h̄
x= X =⇒ dx = dX ⇐⇒ dx2 = dX 2
mω mω mω
A
d2 mω d 2
H
2
=
dx h̄ dX 2
K
h̄2 mω d 2 ϕ (X )
− + (V (X ) − E )ϕ (X ) = 0 (3)
2m h̄ dX 2
d 2 ϕ (X ) 2 d 2 ϕ (X ) 2 1
=⇒ 2
+ (E −V (X ))ϕ (X ) = 0 =⇒ 2
+ (E − mω 2 x2 )ϕ (X ) = 0 (4)
dX h̄ω dX h̄ω 2
d 2 ϕ (X ) 2E mω 2
=⇒+( − x )ϕ (X ) = 0 (5)
dX 2 h̄ω h̄
D’où l’équation demandée dans la question :
d 2 ϕ (X )
+ (2ε − X 2 )ϕ (X ) = 0 (6)
dX 2
L
r
E mω
Avec : ε = et X = x
h̄ω h̄
E
1.4 L’énergie du niveau fondamental E0 = h̄ωε0 :
Z
La fonction d’onde spatiale associée au niveau fondamental E0 est :
mω
2 1 2
ϕ0 (x) = A0 exp − x ⇐⇒ ϕ0 (X ) = A0 exp − X
A
2h̄ 2
N
d 2 ϕ0 (X )
d 1 2 1 2
= A0 −1 + X exp − X = (X 2 − 1)ϕ0 (X )
2
= A0 −X exp − X
M
dX 2 dX 2 2
L
1
ϕ0 (X ) , 0 ⇒ ε0 =
2
L’énergie donc du niveau fondamental est :
U
h̄ω
O
E0 =
2
B
Z +∞ mω r
π h̄
=⇒ |A0 |2 exp − x2 dx = 1 =⇒ |A0 |2 =1
−∞ h̄ mω
D’où l’expression de A0 :
A
mω 1/4
A0 =
π h̄
mω02
ÏD
1.8 Allure de la densité de probabilité de présence de l’oscillateur dans l’état fondamental (pour
L
A0 = 1) :
E
Z
A
N
M
L
Figure 2 – Graphes de V (x) en rouge et ϕ0 (x) en verre.
U
Nous remarquons que pour un oscillateur classique (point matériel attaché à un ressort), la position
O
1 2
maximale où la masse peut se trouvée est xm dont l’énergie est E = kxm et la position minimale où la
2
1 2
masse peut se trouvée est −xm dont l’énergie est E = kxm .
B
2
r r
2E 2E
xm = ± =±
k mω 2
IT
Classiquement : La probabilité de présence dPclassique (x) = ρ (x)classique dx pour trouver la masse entre x et
x + dx est proportionnelle à la durée dt que prend la masse pour se déplacer de x à x + dx :
dx dx dx 1 dx
dPclassique (x) = ρ (x)classique dx ∝ dt ∝ ∝ √
A
∝ q ∝ √ q s
vx 2/m E − 12 mω 2 x2 2 E/m 1 − 2E
1
mω 2 x2 2 E/m
2
x
1−
xm
ÏD
1
La densité donc de probabilité classique est proportionnelle à s 2 :
x
1−
xm
L
1
ρ (x)classique ∝ s
A
2
x
1−
xm
H
La densité de probabilité ρ (x)classique dans le cas classique n’est définit que dans la région classique
] − xm , xm [ alors :
K
Allures des densités de probabilité classique (en bleu ) et quantique quantique (en vert) pour
1
et ρ0 (x) = 2. exp −x2
ρ (x)classique ∝ q
1 − (x )2
L
E
Z
A
N
M
Figure 3 – Comparaison des allures de densités de probabilité classique (en bleu ) et quantique (en
vert)
L
Remarque (n’est pas demandée dans la réponse de la question) : Calculons la probabilité de
E0 =
h̄ω
U
trouver l’oscillateur quantique dans la région classique [−xm , xm ] pour l’état fondamental ϕ0 (x) d’énergie
O
2
La probabilité pour trouver une particule dans une région d’espace comprise ente x1 et x2 dans l’état
fondamental est donnée par :
B
Z x2 mω
Px1 x2 = A20 exp − x2 dx
x1 h̄
La probabilité donc pour trouver l’oscillateur quantique dans la région classique [−xm , xm ] est :
IT
√
Z + 2E/mω 2 mω mω 1/2 Z +√h̄/mω mω
Prégion classique = A0 √
2
exp − 2
x dx = √ exp − x2 dx
− 2E/mω 2 h̄ π h̄ − h̄/mω h̄
A
r
mω
En utilisant le changement de variable X = x, la probabilité Prégion classique s’écrit donc :
h̄
Z +1 Z +1
1 2
ÏD
Prégion 2
exp −X 2 dX
classique = √ exp −X dX = √
π −1 π 0
2 R
C’est une fonction spéciale : la fonction d’erreur se note erf définit par :er f (y) = √ 0y exp −x2 dx
L
π
La probabilité donc pour trouver l’oscillateur quantique dans la région classique est :
A
1.9 Argument sur les hypothèses :la position moyenne et la quantité de mouvement moyenne :
Un oscillateur classique placé dans un état initial tel que : < x >= 0 = xeq et < px >= 0 =⇒ v0 = 0, son
énergie mécanique dans celle-ci est nulle .
Argument : Écrivons l’équation de mouvement d’un oscillateur harmonique en mécanique classique :
ẍ + ω 2 x = 0
L
La solution :
E
x(t ) = A cos ωt + B sin ωt
En utilisant les conditions initiales (état initial) x0 =< x >= 0 et v0 =< v >= 0, on obtient :
Z
A = 0 et B = 0
A
L’énergie mécanique de l’oscillateur classique dans cet état donc est nulle.
Em = 0
N
Le cas de l’oscillateur harmonique quantique dans l’état fondamental ϕ0 (x), son énergie
M
n’est pas nulle (voir la réponse 1.4).
h̄ω
E0 =
2
L
1.10 Les écarts quadratiques moyens sur la position et sur la quantité de mouvement dans l’état
E0 mω 2 E0
fondamental ψ0 (x,t ) = ϕ0 (x)e−i h̄ t = A20 e− 2h̄ x e−i h̄ t :
−∞ −∞ −∞
mω mω
On obtient :
r Z +∞ mω 1/2 r h̄ h̄ Z +∞ mω 1/2 r h̄ h̄ √
L
2 h̄ h̄ −X 2 −X 2 h̄
x 0
= A20 e dX = e dX = π=
mω mω −∞ π h̄ mω mω −∞ π h̄ mω mω mω
A
D’où l’expression de l’écart quadratique moyen sur la position dans l’état fondamental :
h̄ 2
H
2 2 2
(∆x)0 = x 0 + ⟨x⟩0 =
mω
K
h̄ d
Pour cela, on doit utiliser l’expression de l’opérateur quantité de mouvement en une dimension px = −
i dx
de la mécanique quantique.
h̄ d 2 d2
p2x = − = −h̄2 2
i dx dx
L
- La valeur moyenne de p2x est :
E
Z +∞ Z +∞ Z +∞ 2
− mω 2 d mω 2
p2x 0 = ψ0∗ (x,t ) p2x ψ0 (x,t )dx = A20 ϕ0∗ (x) p2x ϕ0 (x)dx = −A20 e 2h̄ h̄ 2
e− 2h̄ x dx (7)
−∞ −∞ −∞ dx
Z
On doit utiliser le changement de variable :
A
r r
h̄ h̄
x= X =⇒ dx = dX
mω mω
N
L’opérateur quantité de mouvement devient :
d2 h̄2 d 2
M
h̄2 ⇐⇒
dx2 h̄/mω dX 2
L’équation (6) devient :
L
r 1 2
! r 1 2
h̄2 d 2 e− 2 X h̄2 d (−Xe− 2 X )
Z +∞ Z +∞
h̄ − 21 X 2 h̄ 1 2
p2x 0 = −A20 e dX = −A20 e− 2 X . dX
h̄/mω mω
h̄2
−∞
r
dX 2
U h̄/mω
h̄2
mω
r
−∞
√
dX
O
Z +∞
√
h̄ −X 2 h̄ π
⇒ p2x 0 = A20 (1 − X )e 2
dX = A20 π−
h̄/mω mω −∞ h̄/mω mω 2
D’où l’expression de p2x :
B
mω 1/2 h̄2 r h̄ √π mω h̄
p2x 0 = =
π h̄ h̄/mω mω 2 2
IT
mω h̄ 2
2 2 2
(∆px )0 = px 0 + ⟨px ⟩0 =
A
2
Comparaison du produit ∆x.∆px :
h̄
∆x.∆px =
ÏD
2
Une mesure plus précise de la position (∆x → 0) de l’oscillateur génère une large incertitude (∆vx → ∞)
sur sa vitesse, elle est donc impossible de mesurer simultanément la position et la vitesse.
L
1.11 L’équation différentielle vérifiée par H (X ), pour cela, on remplace ϕ (X ) dans l’équation (5).
A
d 2 ϕ (X ) 2 d2
+ ( 2ε − X ) ϕ ( X ) = 0 ⇐⇒ (αH (X )ϕ0 (X )) + (2ε − X 2 )αH (X )ϕ0 (X ) = 0 (8)
dX 2 dX 2
H
1 2
d 2 ϕ (X )
d dH (X ) − X
= αA0 − XH (X ) e 2
dX 2 dX dX
1 2
d 2 ϕ (X ) d 2 H (X )
dH (X ) dH (X ) − X
= αA0 − H (X ) − X + − XH (X ) (−X ) .e 2
dX 2 dX 2 dX dX
1 2
d 2 ϕ (X )
2
d H (X ) dH (X ) 2
− X
2
= αA0 2
− 2X + (X − 1)H (X ) .e 2
dX dX dX
Remplaçons dans (7) :
d 2 H (X )
dH (X ) 2
αA0 − 2X + (X − 1)H (X ) + (2ε − X )H (X )] .e−X /2 = 0
2 2
dX 2 dX
L
L’équation différentielle vérifiée par H (X ) :
E
d 2 H (X ) dH (X )
2
− 2X + (2ε − 1)H (X ) = 0
dX dX
Z
1.12 Recherche des énergies E1 et E2 des niveaux n = 1 et n = 2 respectivement :
On écrit l’équation différentielle vérifiée par Hn (X )
A
d 2 Hn (X ) dHn (X )
− 2X + (2εn − 1)Hn (X ) = 0 (9)
dX 2
N
dX
dH1 d 2 H1
Pour n = 1, H1 = X + a0 ⇒ =1⇒ =0
dX 2
M
dX
⇒ 0 − 2X + (2ε1 − 1)(X + a0 ) = 0
(
−2 − 1 + 2ε1 = 0 =⇒ ε1 = 3/2
L
−a0 + 2a0 ε1 = 0 =⇒ a0 = 0
D’où
3
U
E1 = h̄ω et H1 (X ) = X
2
O
dH2 d 2 H1
Pour n = 2, H2 = X 2 + a′1 X + a′0 ⇒ = 2X + a′1 ⇒ =2
dX dX 2
B
D’où
5 1
E2 = h̄ω et H2 (X ) = X 2 +
A
2 2
2 /2 2 /2
1.13 Allures de ϕ1 = A0 αXe−X en bleu et ϕ2 = A0 α (X 2 + 0.5)e−X en noir.
ÏD
L
A
H
K
L
E
Z
A
N
M
Figure 5 – Allures des densités de probabilité de présence.
L
1.15 ¬ Le potentiel harmonique où se trouve l’oscillateur est une fonction paire de la position x, les
densités de probabilité associées ne peuvent être donc, que des fonctions paires de la position .
U
Si n est paire, alors tous les coefficients a2i+1 sont donc nuls (moitié des ai ).
Si n est impaire, alors tous les coefficients a2i , sont donc nuls (moitié des ai )
O
Voir la question 1.12, dans laquelle : H1 (X ) = X et H2 (X ) = X 2 + 1/2
B
1.16 Équation différentielle vérifiée par Hn (obtenue de la même manière de la question (1.11)
d 2 Hn (X ) dHn (X )
− 2X + (2εn − 1)Hn (X ) = 0 (10)
dX 2 dX
IT
avec : Hn = ∑ni=0 ai X i
dHn d 2 Hn
Calculons , et
dX dX 2
ÏD
n n
dHn
= ∑ ai iX i−1 = ∑ ai iX i−1
dX i=1 i=0
n
d 2 Hn
L
= ∑
dX 2 i=0
K
n
=⇒ ∑ [ai+2 (i + 2)(i + 1) − 2ai i + (2εn − 1)ai ] X i = 0
i=0
D’où :
ai+2 (i + 2)(i + 1) − 2ai i + (2εn − 1)ai = 0
La relation de récurrence est la suivante :
2i + (1 − 2εn )
ai+2 = ai
(i + 2)(i + 1)
L
1.18 Les niveaux d’énergie En
E
On a , de la relation de récurrence :
2i + (1 − 2εn )
ai+2 = ai
(i + 2)(i + 1)
Z
Pour i = n =⇒ an+2 = 0, on écrit
2n + (1 − 2εn )
A
0= an
(n + 2)(n + 1)
Sachant que an = 1, alors
N
2n + (1 − 2εn ) = 0
Ce qui donne :
M
1 En
εn = n + =
2 h̄ω
Les niveaux d’énergie discrètes d’un oscillateur harmonique quantique sont donnée donc par la relation
L
suivante :
1
En = n + h̄ω
U
O
Pour n = 0, E0 = , 0(niveau fondamental de l’oscillateur quantique ), dans le cas classique cette
2
énergie est nulle.
3h̄ω
B
1 1
εa = m(v2x + v2y + v2z ) + mω 2 (x2 + y2 + z2 )
2 2
K
Calculons la moyenne de εa :
1 1 1 1
εa = m(vx + vy + vz ) + mω (x + y + z ) ⇒ ⟨εa ⟩ = m( v2x + v2y + v2z ) + mω 2 ( x2 + y2 + z2 )
2 2 2 2 2 2 2
2 2 2 2
=⇒ ⟨εa ⟩ = (3/2kB T ) + (3/2kB T ) = 3kB T
L
1 ∂U 1 ∂ ⟨E⟩
Cm = = = 3R
n0 ∂T n0 ∂T
E
Z
2.6 La probabilité pn , pour qu’un atome occupe le niveau d’énergie En à la température T :
1 −β En e−β En
A
pn = e =
Z ∑n e−β En
N
Calculons Z, la fonction de partition :
n=∞ n=∞ 1 h̄ω
n
−β h̄ω −β h̄ω
Z= e−β En = e−β (n+ 2 )h̄ω = e−β e = e 1 + e−β h̄ω
+ e −2β h̄ω
+ e−3β h̄ω
.......... + 0
M
2 2 2
∑ ∑ ∑
n=0 n=0
C’est une suite géométrique de raison e−β h̄ω dont la somme est :
L
−β h̄ω 1−0 1 1
Z=e 2 = β h̄ω =
U
−β h̄ω −β h̄ω
1−e e 2 −e 2 2 sinh( β h̄ω ) 2
La probabilité pn donc :
O
β h̄ω
pn = 2 sinh e−β h̄ω
2
B
! dZ
A
∞
1 ∞
1 ∞
de−β En 1 d ∞
dβ d ln Z
εa = ∑ [Link] = Z ∑ En .e−β En = − Z ∑ dβ
=−
Z dβ ∑ e−β En =−
Z
=−
dβ
n=0 n=0 n=0 n=0
Or :
ÏD
β h̄ω
ln Z = − ln 2 sinh( )
2
d β h̄ω
=⇒ ⟨εa ⟩ = ln 2 sinh( ) = 2 2
dβ 2 2 sinh( β h̄ω
2
A
L
Finalement, et sachant que sinh2 β − cosh2 β =1 :
2 2
E
2
h̄ω
β 2
Cm (1D) = R
h̄ω
Z
sinh β
2
A
1.10 La capacité thermique molaire en trois dimensions (oscillateurs harmoniques indépendants) :
2
N
β h̄ω
2
Cm (3D) = 3R.
h̄ω
M
sinh β
2
h̄ω cosh(x)
L
2.11 A haute température T >> ΘE = , en sachant que lorsque x << 1, on peut écrire coth(x) = ≈
kB sinh(x)
1 + x2 /2 1 x
U
≈ +
x + x3 /6 x 3
h̄ω h̄ω h̄ω 2 β h̄ω h̄ω 2T ΘE
⟨εa ⟩ = . coth(β )≈ + = +
O
2 2 2 β h̄ω 3 2 ΘE 3T
A haute température, l’énergie interne moyenne de vibration d’un atome tend vers une fonction
linéaire de la température dont la pente est égale kB .
B
ΘE 2 ΘE 2
2
2
h̄ω ΘE
β 2 2T 2T 1 2T
IT
A haute température la capacité thermique molaire du solide en trois dimensions tend vers une
constante :
Cm (3D) ≈ 3R
ÏD
La capacité thermique molaire, dans le modèle de Einstein,dans ce cas est indépendante de la tem-
pérature.
Le modèle d’Einstein coïncide avec la loi de Dulong et Petit, pour les hautes températures.
L
h̄ω
2.12 A la limite des basses températures T << ΘE = , la capacité thermique molaire tend vers une
A
kB
valeur nulle :
2
H
!2
h̄ω
β 2 β h̄ω
2 h̄ω 2 −β h̄ω
Cm (3D) = 3R. ≈ 3R. ≈ 3R.(β ) .e −→ 0
h̄ω h̄ω h̄ω
e 2 −e 2
β −β 2
sinh β
K
2
ΘE
3 ΘE 2 −
Cm (3D) ≈ R.( ) .e T
4 T
La capacité calorifique molaire, dans le modèle de Einstein, tend vers zéro pour les basses
températures. L’expérience montre que celle-ci est proportionnelle T 3 (Loi de Debye).
L
E
Z
A
N
Figure 6 – La capacité calorifique molaire Cm = f (T ).
M
2.14 Corrélation entre la constante d’élasticité et la capacité thermique
L
r
h̄ω k
constante d’élasticité ΘE = ∝ω = : où k est la constante d’élasticité (la raideur d’un ressort
kB
U
µ
m1 m2
modélisant les liaisons interatomiques) et µ la masse réduite, µ =
m1 + m2
O
Nous remarquons que ΘE,cuivre = 242K < ΘE,diamant = 2000K et ΘE,diamant ≈ 8ΘE,cuivre
B
La figure 7 ci-dessous donne l’allure des capacités molaires du diamant (en noir) et celle du cuivre (en
bleu).
IT
A
ÏD
L
A
H
Figure 7 – La capacité calorifique molaire du diamant en noir et cellle du cuivre est en bleur ,Cm = f (T ).
K
Considérons les cas où les températures des deux solide sont : Tcuivre = ΘE,cuivre , Tdiamant = ΘE,diamant et
T >> ΘE,diamant , (figure 7) :
Alors :
Cm (T = ΘE,cuivre ) = Cm (T = ΘE,diamant )
et
Cm(cuivre) (T >> ΘE,diamant ) = Cm(diamant ) ≈ 3R
=⇒Le diamant reste toujours dans ces cas plus dur que le cuivre (k(diamant ) > k(cuivre) ) et l’énergie
d’agitation thermique kB T l’emporte sur le quantum d’énergie de vibration h̄ω des liaison du cristal
pour T >> ΘE,diamant .
L
Dans le cas d’une même température Ta pour les deux métaux, dans la bande : [0K, ΘE,diamant [
=⇒ La capacité thermique du diamant est faible sur une large bande de température [0K, ΘE,diamant [ par
E
rapport à celle du cuivre,
Cm(diamant ) (Ta ) < Cm(cuivre) (Ta )
Z
et
k(diamant ) > k(cuivre)
A
=⇒Le diamant reste toujours plus dur que le cuivre à cause de sa structure cristallographique et non
pas de sa capacité thermique molaire dans le modèle d’Einstein.
N
2.15 Insuffisance du modèle d’Einstein
Le modèle d’Einstein diverge des résultats expérimentaux aux basses températures. Ce modèle (clas-
M
sique) donc n’explique pas le comportement thermique des solides aux basses températures car les
modes de vibration dans les solides ne sont pas les mêmes, pour cela , il faut considérer que les atomes
vibrent avec des fréquences différentes : d’où le modèle quantique de Debye.
L
Une explication qualitative basée sur des principes de la mécanique quantiques : pourquoi la
la température.
U
mécanique classique ne parvient pas à affiner la variation de la chaleur spécifique des solides avec
Les atomes du réseau cristallin, en vibration, ne peuvent gagner ou perdre de l’énergie que par
O
un quantum fini h̄ω.
A très basse température, l’énergie thermique kB T est inférieure au plus petit incrément d’énergie
h̄ω que les vibrateurs (atomes) peuvent accepter. Par conséquent, la plupart des atomes restent
B
dans leurs états énergétiques les plus bas car l’énergie nécessaire à la transition quantique n’est
pas suffisante.
Aux basses températures, l’énergie vibratoire moyenne par vibrateur (atome) est inférieure à kB T
IT
Le quantum des vibrations du réseau est appelé phonon qui est un boson comme le photon.
ÏD
L
A
H
K