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Effets saisonniers sur poissons Mvassa

Ce document décrit une étude sur les relations poids-longueur et les coefficients de condition de 16 espèces de poissons provenant de la lagune Mvassa en République du Congo. L'étude a analysé les effets saisonniers sur la croissance et l'état d'embonpoint des poissons. Les résultats fournissent des informations sur la biologie des poissons de la lagune et sur l'influence de la saison.

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Effets saisonniers sur poissons Mvassa

Ce document décrit une étude sur les relations poids-longueur et les coefficients de condition de 16 espèces de poissons provenant de la lagune Mvassa en République du Congo. L'étude a analysé les effets saisonniers sur la croissance et l'état d'embonpoint des poissons. Les résultats fournissent des informations sur la biologie des poissons de la lagune et sur l'influence de la saison.

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Dembe Louvinguila et al., 2020 Journal of Animal & Plant Sciences ([Link] Sci.

ISSN 2071-7024)
Vol.44 (1) : 7540-7552 [Link]

Effets saisonniers sur les relations poids-longueurs et


coefficients de condition pour 16 espèces de poissons
de la Lagune Mvassa, basse Guinée, République du
Congo
Hélène Dembe Louvinguila Tenda1, 2, Armel Ibala Zamba1, 2, Joseph Goma-Tchimbakala1, 2,
Lérège Batiabo Mikembi2, Honest Freedom Poaty Ngot2, Victor Mamonekene1, 2
1Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie (ENSAF), Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République
du Congo
2Institut national de Recherche en Sciences Exactes Naturelles, Laboratoire de l’Environnement et Océanographie, Brazzaville,

République du Congo.
*Auteur correspondant : Email : ibalaszamba@[Link] /Tél : +242 06 673 95 74

Mots clés : Poissons, croissance, coefficient de condition, saison, lagune Mvassa

Publication date 30/04/2020, [Link]

1 RÉSUMÉ
Objectifs : La présente étude a été initiée pour établir les relations poids-longueur et les
facteurs de condition de Ethmalosa fimbriata, Sardinella maderensis, Coptodon guinensis,
Oreochromis schwebischi, Neochelon falcipinnis, Mugil cephalus, Parachelon
grandisquamis, Eucinostomus melanopterus, Hemichromis elongatus, Pomadasys jubelini,
Eleotris daganensis, Bathygobius soporator, Trachinotus teraia, Lutjanus goreensis, Mugil
banannensis, et Sarotherodon melanotheron, 16 espèces les plus abondantes de la lagune
Mvassa en République du Congo.
Méthodologie et résultats : Les échantillonnages des poissons ont été réalisés sur 9 stations
à l’aide des filets maillants de 8, 10, 20 et 30 mm de côté de la maille. Les relations poids-
longueur ont été réalisées en utilisant l’équation P = aLSb et leurs coefficients de condition
b
en utilisant l’équation K = 100*(P ⁄ LS ). Au total, 1566 spécimens, réparties en 5 ordres, 8
familles, 16 espèces dont 10 ont été capturées en saison sèche, 14 en saison des pluies et 8
espèces communes pour les deux saisons ont été utilisés dans le cadre de cette étude. Le
coefficient de détermination r2 était significatif pour les deux saisons et variait de 0,91 pour
Neochelon falcipinnis et 0,99 pour Pomadasys jubelini avec une moyenne de 0,97 ± 0,02. En
saison sèche, le coefficient d’allométrie b de la relation poids-longueur variait de 2,04 pour
Mugil cephalus à 3,48 Sardinella maderensis avec une moyenne de 2,79 ± 0,03. Le facteur de
condition variait en moyenne de 0,66 ± 0,06 pour Sardinella maderensis à 12,22± 0,28 pour
Mugil cephalus. En saison des pluies, le coefficient d’allométrie b variait de 2,41 pour
Eucinostomus melanopterus à 3,94 pour Sardinella maderensis, avec une moyenne de 3,01 ±
0,05. Le facteur de condition variait de 0,02± 0,002 pour Parachelon grandisquamis à 6,73 ±
0,41 pour Eucinostomus malanopterus. Pour les huit espèces communes, le coefficient
d’allométrie b était plus élevé en saison de pluie qu’en saison sèche pour la plupart des
espèces (63 %).
Conclusion et application des résultats : Ces résultats rapportent des informations relatives à
la biologie des poissons rencontrés dans la lagune Mvassa, mais aussi sur l’influence de la
saison sur les relations poids-longueur et les coefficients de condition.
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Seasonal effects on weight-length relationships and condition factors for 16 fish species from
the Mvassa Lagoon, Lower Guinea, Republic of the Congo

ABSTRACT
Objectives: This study was initiated to establish weight-length relationships and condition
factors of Ethmalosa fimbriata, Sardinella maderensis, Coptodon guinensis, Oreochromis
schwebischi, Neochelon falcipinnis, Mugil cephalus, Parachelon grandisquamis,
Eucinostomus melanopterus, Hemichromis elongatus, Pomadasys jubelini, Eleotris
daganensis, Bathygobius soporator, Trachinotus teraia, Lutjanus goreensis, Mugil
banannensis, et Sarotherodon melanotheron, 16 most abundant species of the Mvassa
lagoon in the Republic of Congo.
Methodology and results: Fish samples were taken at 9 stations utilizing 8, 10, 20 and 30 mm
mesh gillnets. The weight-length relationships were performed using equation P = aLS b and
their condition coefficients using equation K = 100*(P/LS b). A total of 1566 specimens,
divided into 5 orders, 8 families, 16 species of which 10 were caught in the dry season, 14 in
the rainy season and 8 common species for both seasons were used in this study. The
correlation coefficient r2 was significant for both seasons and ranged from 0.91 for
Neochelon falcipinnis and 0.99 for Pomadasys jubelini with an average of 0.97 ± 0.02. In the
dry season, the allometry coefficient b of the weight-length relationship ranged from 2.04 for
Mugil cephalus to 3.48 Sardinella maderensis with an average of 2.79 ± 0.03. The condition
factor ranged on average from 0.66 ± 0.06 for Sardinella maderensis to 12.22 ± 0.28 for Mugil
cephalus. In the rainy season, the allometry coefficient b ranged from 2.41 for Eucinostomus
melanopterus to 3.940 for Sardinella maderensis, with an average of 3.014 ± 0.05. The
condition factor ranged from 0.02 ± 0.002 for Parachelon grandisquamis to 6.73 ± 0.41 for
Eucinostomus malanopterus. For the eight common species, the allometry coefficient b was
higher in the rainy season than in the dry season for most species (63%).
Conclusion and application of the results: These results report information on the biology of
the fish encountered in the Mvassa lagoon, but also on the influence of the season on
weight- length relationships and condition coefficients

2 INTRODUCTION
Les écosystèmes aquatiques, bien que connaissance systématique, biologique et
représentant un faible pourcentage de la surface écologique des êtres qui y vivent (Lalèyé, 2006).
de la Terre, remplissent divers rôles et La relation poids-longueur (RLP) est un outil
fonctions, dont l’humanité bénéficie (RIOB, important en biologie, physiologie, écologie et
2015). Ces écosystèmes constituent dès lors des évaluation des stocks pour la gestion et la
ressources indispensables à la vie (Konan et al., conservation des populations naturelles des
2017). Malgré leur important rôle, ces milieux poissons (Écoutin et Albaret, 2003 ; Hossain et
subissent plusieurs pressions d’origine naturelle al., 2006, Hossain et al., 2012 ; Bolognini et al.,
et anthropiques, entrainant ainsi leur 2013). En effet, elle permet de prédire le poids
dégradation et la perte de la biodiversité d’un poisson, connaissant sa longueur, lors de
(Lévêque et al., 1990 ; Mostarih et al., 2016). Les l’appréciation des rendements des pêches
eaux africaines en générale et celles de la base (Écoutin et Albaret, 2003 ; Froese, 2006 ;
Guinée en particulier ne sont pas épargnées par Froese et al., 2014). Le coefficient de condition
cette situation, alors qu’elles renferment une fournit des informations sur l’état
forte diversité biologique. La protection de ces d’embonpoint d’un poisson (Lévêque et al.,
milieux ne peut être efficace sans une bonne 1990). Il constitue un instrument souvent utilisé

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pour comparer l’état physiologique global de La lagune Mvassa, l’un des écosystèmes d’eaux
populations au cours d’un cycle saisonnier ou saumâtres de cette région, entièrement situé
entre bassins présentant des conditions dans la ville de Pointe-Noire (République du
écologiques similaires ou différentes (Le Cren, Congo), est à ce jour vulnérable, du fait des
1951). Fortement influencé par les paramètres pressions anthropiques chaque jour croissantes.
de l’environnement, le coefficient de condition Face à cette situation, il est important d’établir
peut être utilisé comme un indice pour évaluer des mesures de conservation des populations
le niveau de perturbation d’un écosystème des poissons de cette lagune. La présente étude
aquatique (Baby, 2011). L’histoire ichtyologique a été initiée pour contribuer à la connaissance
des bassins côtiers de la République du Congo biologique de la faune ichtyologique de la
est assez récente et peu étoffée. Les études lagune Mvassa en se basant sur les relations
biologiques, physiologiques et écologiques poids-longueur et les coefficients de condition
basées sur les relations poids-longueur et des espèces les plus abondantes. L’étude
coefficients de condition des poissons de la fournie précisément les données des effets
région ichtyogégraphique de basse Guinée en saisonniers sur la croissance et l’état
général ont jusque-là rarement été entreprises. d’embonpoint de 16 espèces de poissons.

3 MATERIEL E METHODES
3.1 Présentation du milieu et stations méthode standardisée à l’aide des filets
échantillonnées : La présente étude a été maillants de 8, 10, 20, 30 mm de côté de la
conduite dans la lagune Mvassa, située dans le maille. Seules les pêches de nuit ont été réalisées
Département de Pointe-Noire, au sud-ouest de suivant Ibala Zamba et al. (2019). Les filets ont
la République du Congo (figure 1). Ce plan été posés le soir vers 16 h pour être retirés le
d’eau s’étend sur environ 12 hectares, elle est lendemain matin vers 6 h. Tous les spécimens
alimentée par trois petits ruisseaux en amont et de poissons capturés ont été identifiés sur le
se communique de manière temporaire avec terrain. Ils ont été comptés par espèces,
l’Océan. Elle s’ouvre naturellement en saison de mesurés à 0,01 millimètre près de la Longueur
pluie et reste fermée en saison sèche. Les Standard et pesés à 0,01 g près à l’aide d’une
poissons ont été échantillonnés dans trois balance de précision. Les poissons dont les
stations, choisies en fonction de la distance identifications ont été incertaines sur le terrain
avec l’embouchure, incluant chacune trois ont été préservés dans le formol à 10 % pour
biotopes : Mangrove, Herbe et Pleine eau les identifications au laboratoire ichtyologique
(Figure 1). Huit campagnes de récoltes des de l’Institut National de Recherche en Sciences
données ont été réalisées entre 2018 et 2019, Exactes et Naturelles (IRSEN). La classification
dont quatre en saison des pluies entre Janvier et des familles a été faite suivant Van Der Laan et
Avril et quatre en saison sèche entre Juillet et al., (2019) alors que les genres et les espèces ont
Août. Les pêches ont été réalisées suivant une été classés suivant l’ordre alphabétique.

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Figure 1 : Lagune Mvassa et les stations échantillonnées

3.2 Analyse des données : Les relations confiance de a et de b à 95 % a été estimé à


poids-longueur chez les poissons sont l’aide du logiciel Statview version 1992-98 (SAS
considérées comme des modèles de croissance Institute INC). La différence statistique entre la
allométrique (Palomares et al., 1966). Les valeur de b pour chacune des espèces et la
courbes de régression du type puissance de valeur isométrique (b = 3) a été obtenue à l’aide
formule P= aLSb ont été obtenues à partir des du test de t de Student réalisé suivant Sokal et
couples poids-longueurs, où P représente le Rohlf (1987) : ts = (b − 3) ⁄ ESb, où ts est la
poids de l’individu (g), LS la longueur standard valeur de t du test de t de Student, b la pente de
(cm), a le coefficient de croissance initial et b la la droite de régression et ESb l’erreur standard
pente de la droite de régression. L’estimation de b. Tous les tests ont été significatifs au seul
des paramètres d’un tel modèle est réalisée par de 5 % (p < 0,05). Pour évaluer l’état
régression linéaire sur les données ayant subi d’embonpoint des poissons de la lagune
une transformation logarithmique (LogP = Mvassa, la valeur individuelle du facteur de
Loga + bLogLS). Les paramètres a et b pour condition pour chacun des spécimens a été
chacune des équations de la relation Longueur- calculée en utilisant la formule K = (100P/LSb)
Poids ont été estimés par les analyses des (Bagenal et Tesch, 1978), où P représente le
régressions linéaires (Zar, 1999). La relation poids de l’individu (g) et LS la longueur
poids-longueur reflète une croissance standard (cm). Dans le cadre de la présente
isométrique (I) lorsque b = 3 et une croissance étude, seules les espèces représentées au moins
allométrique lorsque b ≠ 3. Cependant, une par 10 spécimens ont été retenues, comme
croissance allométrique positive (AP) est suggéré par Lalèyè (2006) Konan et al. (2017),
observée lorsque b > 3 et une est une Lederoun et al. (2016), Tah et al. (2016), Batiabo
croissance allométrique négative (AN) lorsque b et al. 2(019) et Ibala Zamba et al. (2020).
< 3 (Shingleton, 2010). L’intervalle de

4 RESULTATS
Un total de 1566 spécimens répartis en 5 Cichlidae (36,9%), des Clupeidae (9,32%), des
ordres, 9 familles et 16 espèces ont été Gerreidae (6,83%), des Lutjanidae (3,32%), des
rapportées dans le cadre de la présente étude. Gobiidae (0,89), des Eleotridae (0,70), des
Parmi les familles rapportées, les Mugilidae sont Carangidae et des Haemulidae (0,63%) chacune.
les plus abondants (41,25%) suivis des En considérant les saisons, 1116 spécimens

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appartenant à 5 ordres, 8 familles et 14 espèces Coptodon guinensis, Parachelon gandisquamis,


ont été rapportées en saison des pluies et 450 Sarotherodon melanotheron et Mugil banaensis) ont
spécimens appartenant à 5 ordres, 5 familles et présenté une croissance allométrique négative (b
10 espèces ont été rapportées en saison sèche < 3 ; p < 0,05), quatre (Eleotris daganensis,
(tableau 1). En saison des pluies la famille des Sardinella maderensi, Trachinotus teraia et Ethmalosa
Cichlidae (44%) était la plus abondante suivie fimbriata) ont une croissance allométrique
de celles des Mugilidae (34%), des Clupeidae positive (b > 3 ; p < 0,05) et quatre (Parachelon
(9%), des Gerreidae et Lutjanidae avec chacune grandisquamis, Mugil cephalus et Bathygobius soporator
(5%) et des Eleotridae, Gobiidae et Carangidea et Lutjanus goreensis) ont une croissance
avec chacune (1%). En saison sèche la famille isométrique (b = 3 ; p > 0,05). En saison sèche
des Mugilidae (58%) était la plus abondante cinq espèces (Ethmalosa fimbriata, Oreochromis
suivie celle des Cichlidae (18%), des Gerreidae schwebischi, Parachelon grandisquamis, Pomadasys
(12), Clupeidae (10%) et des Haemulidae (2%). jubelini et Eucinostomus melanopterus) ont montré
Sur les 16 espèces retenues, huit (8) espèces ont une croissance isométrique (b = 3 ; p > 0,05),
été capturées aussi bien en saison de sèche quatre espèces (Coptodon guinenensi, Hemichromis
qu’en saison des pluies (Ethmalosa fimbriata, elongatus, Mugil cephalus et Neochelon falcipinnis) ont
Sardinella maderensis, Coptodon guinensis, montré une croissance allométrique négative (b
Oreochromis schwebischi, Neochelon falcipinnis, Mugil < 3 ; p < 0,05) et une espèce (Sardinella
cephalus, Parachelon grandisquamis et Eucinostomus maderensis) a montré croissance allométrique
melanopterus). Deux espèces ont été rapportées positive (b > 3 ; p < 0,05). Les résultats sur les
uniquement en saison sèche (Hemichromis valeurs moyennes et extrêmes de paramètres
elongatus et Pomadasys jubelini) et 6 uniquement en étudiés (Poids et Longueur) et les coefficients
saison de pluie (Eleotris daganensis, Bathygobius de condition K sont consignés dans le tableau
soporator, Trachinotus teraia, Lutjanus goreensis, 2. L’examen du tableau 2 montre qu’en saison
Mugil banannensis, et Sarotherodon melanotheron). La des pluies, la longueur la plus faible a été
taille de l’échantillon variait de 11 spécimens observée chez Oreochromis schwebischi (3,55 cm) et
pour Trachinotus teraia à 358 spécimens pour la plus élevée chez Parachelon grandisquamis
Oreochromis schwebischi en saison des pluies et de (15,75 cm) mais le poids le plus faible a été
10 spécimens pour Pomadasys jubelini à 236 pour observé chez Ethmalosa fimbriata (0,82 g) et le
Neochelon falcipinnis en saison sèche. Pour les plus élevé chez Lutjanus goreensis (86,5 g). Les
deux saisons le coefficient de corrélation (r2) coefficients de condition K variaient de 0,02±
était supérieur à 0,90. Les valeurs de r2 varient 0,002 pour Parachelon grandisquamis à 6,73 ± 0,41
entre 0,918 pour Neochelon falcipinnis et 0,99 pour pour Eucinostomus malanopterus. En saison sèche
Pomadasys jubelini. Le coefficient d’allométrie b la longueur et poids les plus faibles ont été
variait de 2,04 pour Mugil cephalus à 3,48 observés chez Ethmalosa fimbriata (2,93 cm et
Sardinella maderensis en saison sèche et de 2,41 0,36 g) et la plus élevée chez Neochelon falcipinnis
pour Eucinostomus melanopterus à 3,94 pour (14,83 cm et 50,1 g). Les coefficients de
Sardinella maderensis en saison des pluies. Les condition variaient de 0,66 ± 0,06 pour
types de croissance sont consignés dans le Sardinella maderensis à 12,22 ± 0,28 pour Mugil
tableau 1. En saison des pluies six espèces cephalus.
(Oreochromis schwebischi, Eucinostomus melanopterus,

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Tableau 1 : Le nombre de spécimens et les paramètres estimés des relations poids-longueur pour les 16 espèces de poissons de la lagune Mvassa
Famille et Espèces IC de a à 95 IC de b à ES de Type de
saisons N a b r2
% 95 % b croissance
Clupeidae
Ethmalosa fimbriata (Bowdich, 1825) SS 31 0,016 0,013-0,021 2,943 2,770-3,117 0,085 0,976 I
Ethmalosa fimbriata (Bowdich, 1825) SP 89 0,016 0,013-0,019 3,148 3,050-3,248 0,050 0,978 AP
Sardinella maderensis (Lowe, 1838) SS 14 0,006 0,005-0,009 3,488 3,334-3,644 0,07 0,995 AP
Sardinella maderensis (Lowe, 1838) SP 12 0,009 0,002-0,003 3,940 3,808-4,020 0,048 0,991 AP
Eleotridae
Eleotris daganensis Steindachner, 1870 SP 11 0,017 0,015-0,020 3,175 3,096-3,252 0,034 0,995 AP
Gobiidae
Bathygobius soporator Valenciennes, 1837) SP 14 0,013 0,013-0,041 2,843 2,531-3,155 0,143 0,993 I
Cichlidae
Coptodon guineensis (Günther, 1862) SS 38 0,055 0,046-0,067 2,783 2,656-2,844 0,063 0,981 AN
Coptodon guineensis (Günther, 1862) SP 105 0,054 0,046-0,064 2,740 2,637-2,844 0,052 0,963 AN
Hemichromis elongatus (Guichenot, 1861) SS 29 0,095 0,082-0,146 2,366 2,167-2,567 0,097 0,956 AN
Oreochromis schwebischi (Sauvage, 1884) SS 12 0,047 0,030-0,076 2,963 2,656-3,270 0,013 0,996 I
Oreochromis schwebischi (Sauvage, 1884) SP 358 0,061 0,055- 0,068 2,741 2,669-2,814 0,037 0,939 AN
Sarotherodon melanotheron Rüppell, 1852 SP 28 0,056 0,051-0,058 2,867 2,846-2,913 0,016 0,997 AN
Mugilidae
Mugil bananeensis (Pellegrin, 1928) SP 64 0,042 0,037-0,050 2,688 2,614-2,764 0,038 0,988 AN
Mugil cephalus Linnaeus, 1758 SS 14 0,135 0,118-0,015 2,047 1,976-2,117 0,032 0,997 AN
Mugil cephalus Linnaeus, 1758 SP 15 0,025 0,020-0,034 2,995 2,863-3,128 0,061 0,994 I
Neochelon falcipinnis (Valenciennes, 1836) SS 236 0,057 0,048-0,059 2,499 2,403-2,595 0,049 0,918 AN
Neochelon falcipinnis (Valenciennes, 1836) SP 254 0,028 0,025-0,034 2,884 2,798-2,972 0,044 0,944 AN
Parachelon grandisquamis (Valenciennes, 1836) SS 11 0,023 0,014-0,041 2,974 2,704-3,240 0,011 0,987 I
Parachelon grandisquamis (Valenciennes, 1836) SP 52 0,023 0,019-0,028 2,979 2,885-3,075 0,047 0,987 I
Carangidae
Trachinotus teraia Cuvier, 1832 SP 10 0,007 0,004-0,15 3,661 3,221-4,103 0,119 0,978 AP
Lutjanidae
Lutjanus goreensis (Valenciennes, 1830) SP 52 0,024 0,011-0,030 3,106 3,005-3,206 0,050 0,986 I
Gerreidae
Eucinostomus melanopterus (Bleeker, 1863) SS 55 0,026 0,020-0,036 2,931 2,758-3,105 0,086 0,955 I
Eucinostomus melanopterus (Bleeker, 1863) SP 52 0,066 0,048-0,091 2,41 2,225-2,595 0,033 0,932 AN
Haemulidae
Pomadasys jubelini (Cuvier, 1830) SS 10 0,029 0,025-0,034 2,940 2,855-3,027 0 ,037 0,998 I
a : coefficient de croissance ; b : pente de la droite de régression ; IC : intervalle de confiance ; ES : erreur standard ; r2 : coefficient de détermination.

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Tableau 2 : Descriptions statistiques obtenues pour les 16 espèces de poissons et leurs Coefficients de condition (K)
Longueur (cm) Poids (g) K
Famille et Espèces Saisons N Min-
Min-Max Moy ± DS Min-Max Moy ± DS Moy ± DS
Max
Clupeidae
Ethmalosa fimbriata (Bowdich, 1825) SS 31 2,93-9,8 4,62 ± 1,69 0,36-13,39 2,22 ± 3,55 1,17-2,15 1,77 ± 0,22
Ethmalosa fimbriata (Bowdich, 1825) SP 89 3,61-11,74 6,98 ± 1,61 0,82-36,94 8,77 ± 6,97 1,44-2,75 1,76 ± 0,20
Sardinella maderensis (Lowe, 1838) SS 14 4,35-12,1 5, ± 2,07 1,1-41,96 5,55 ± 10,66 0,50-0,82 0,66 ± 0,06
Sardinella maderensis (Lowe, 1838) SP 12 4,79-6,53 5,57 ± 0,50 1,34-4,56 2,54 ± 0,92 0,29-0,33 0,30 ± 0,01
Eleotridae
Eleotris daganensis Steindachner, 1870 SP 11 5,01-7,4 5,812±0,71 2,88-9,86 4,79 ± 2,06 1,68-1,67 1,63 ± 0,02
Gobiidae
Bathygobius soporator Valenciennes,
SP 14 4,24-7,93 6,16 ± 0,86 1,28-8,4 4,26 ± 1,61 2,15-2,68 2,50 ± 0,17
1837)
Cichlidae
Coptodon guineensis (Günther, 1862) SS 38 3,09-9,39 4,62 ± 1,53 1,42-29,18 5,20 ± 6,68 4,41-6,6 5,42 ± 0,54
Coptodon guineensis (Günther, 1862) SP 105 3,61-9,98 5,03 ± 1,74 1,89-31,97 6,16 ± 7,63 4,03-8,31 5,87 ± 0,85
Hemichromis elongatus (Guichenot,
SS 29 4,50-5,93 5,05 ± 0,32 3,39-6,59 4,46 ± 0,71 8,32-9,58 9,08 ± 0,28
1861)
Oreochromis schwebischi (Sauvage,
SS 12 3,72-5,23 4,28 ± 0,40 2,23-5,84 3,57 ± 1,01 4,80-5,56 5,14 ± 0,21
1884)
Oreochromis schwebischi (Sauvage,
SP 358 3,50-6,73 4,51 ±0,46 1,97-12,47 3,94 ± 1,27 4,72-7,84 6,53 ± 0,44
1884)
Sarotherodon melanotheron Rüppell,
SP 28 5,37-9,02 7,89 ± 0,92 6,85-30,39 21,64 ± 6,11 6,16-6,91 6,42 ±0,09
1852
Mugilidae
Mugil bananeensis (Pellegrin, 1928) SP 64 5,88-7,5 7±0,34 4,99-9,75 8,08 ± 1,05 4,80-5,36 5,09 ± 0,09
11,70- 12,22 ±
Mugil cephalus Linnaeus, 1758 SS 14 5,54-10,99 6,86 ±1,51 4,64-18,57 7,32 ± 3,79
12,72 0,28
15,44 ±
Mugil cephalus Linnaeus, 1758 SP 15 5,62-12,02 8,01±1,93 4,48-45,3 2,76-3,37 3,14 ± 0,17
11,99
Neochelon falcipinnis (Valenciennes,
SS 236 3,71-14,83 6,52± 0,99 1,7-50,1 6,58 ± 4,11 4,36-7,65 5,77 ± 0,54
1836)
Neochelon falcipinnis (Valenciennes,
SP 254 4,49-15,05 6,65± 1,62 1,65-67,99 8,09 ± 10,33 1,68-5,06 2,77 ± 0,36
1836)
Parachelon grandisquamis SS 11 5,73-12,98 7,43±1,92 4,29-49,37 11,38 ± 2,51-3,17 2,79 ± 0,21

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(Valenciennes, 1836) 12,72


Parachelon grandisquamis 18,85 ± 0,02 ±
SP 52 4,61-15,75 8,40 ± 3,01 1,91-83,9 0,02-0,03
(Valenciennes, 1836) 23,62 0,002
Carangidae
Trachinotus teraia Cuvier, 1832 SP 10 4,15-8,31 5,03± 1,22 1,08-17,21 3,66 ± 4,81 0,55-0,85 0,69 ± 0,07
Lutjanidae
Lutjanus goreensis (Valenciennes, 12,36 ±
SP 52 3,84-13,65 6,41 ± 2,35 1,8-86,5 1,81-3,14 2,45 ± 0,26
1830) 17,70
Gerreidae
Eucinostomus melanopterus (Bleeker,
SP 52 4,62-6,98 5,68 ± 0,57 2,35-7,19 4,43 ±1,09 5,65-7,26 6,73 ± 0,41
1863)
Eucinostomus melanopterus (Bleeker,
SS 31 2,93-9,8 4,62 ± 1,69 0,36-13,39 2,22 ± 3,55 1,17-2,15 1,77 ± 0,22
1863)
Haemulidae
Pomadasys jubelini (Cuvier, 1830) SS 10 5,03-6,62 5,62 ± 0,56 3,32-7,59 4,81±1,48 3,05-3,18 3,13 ± 0,03
Min : minimum ; Max : maximum ; Moy : moyenne ; DS : déviation standard ; K : coefficient de condition.

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5 DISCUSSION
L’analyse des RPLs montre que le poids est loi cubique de Froese (2006) pourrait être
fortement corrélé à la longueur, toutes les appliquée chez les espèces de la lagune Mvassa.
corrélations obtenues ont été significatives p < Ces résultats sont conformes avec ceux obtenus
0,05 avec les coefficients de détermination r2 > par (Écoutin et Albaret, 2003) ces auteurs ont
0,95, sauf pour Neochelon falcipinnis (r2 = 0,91en présenté un b moyen de 2,96 ± 0,20 pour les
saison sèche et 0,94 en saison de pluie) et poissons lagunaires de l’Afrique de l’Ouest. En
Oreochromis schwebischi (r2 = 0,93) en saison de tenant compte du facteur saison, on constate
pluie, qui pourrait être due à la taille de leur qu’en saison des pluies la pente de la droite de
l’échantillon. Les valeurs positives et élevées des régression b était de 3,01 ± 0,39, cette valeur
coefficients de détermination avec une n’est pas significativement différente de 3 (p =
moyenne de r2 = 0,976 ± 0,023 montrent que 0,58) contre 2,79 ± 0,03, significativement
pour l’ensemble des espèces, la croissance en différente de 3 (p = 0,02). La loi cubique de
taille induit une augmentation de poids chez les Froese (2006) pourrait être appliquée chez les
poissons de la lagune Mvassa. Écoutin et espèces de la lagune Mvassa en saison des
Albaret (2003) ont obtenu les mêmes résultats pluies avec b qui n’est pas significativement
pour les poissons lagunaires de l’Afrique de différent de 3. Toutes les valeurs de b obtenues
l’Ouest de même que Batiabo et al. (2019) pour pour les deux saisons sont conformes aux
les poissons de la rivière Dzoumouna au valeurs typiques de 2,5 à 3,5 (Froese, 2006,
Congo. L’utilisation des filets de différentes Carlander, 1969). Les espèces Hemichromis
tailles de mailles (8, 10, 20, 30 mm de côté) elongatus, Mugil cephalus, Neochelon falcipinnis en
nous a permis d’avoir une gamme de variation saison sèche et Eucinostomus melanopterus en
en taille (2,93-15,75 cm) et en poids (0,36-86,5 saison des pluies ont présenté un coefficient
g), incluant ainsi les juvéniles et les adultes des d’allométrie b inférieur à 2,5. Mais leurs valeurs
espèces de poissons. Pour une bonne utilisation se situent entre (2-4) habituellement trouvées
des relations poids-longueur, toutes les phases chez les poissons d’eau douce (Bagenal et
écologiques des poissons (les juvéniles et les Tesch, 1978). Les poissons de lagune Mvassa
adultes) doivent être prises en compte ont présenté en saison sèche à 50% une
(Romdhani et al., 2010 ; Écoutin et Albaret, croissance isométrique, le poisson croît
2003 ; Froese, 2006 ; Petrakis et Lévêque, proportionnellement en taille et en poids. Mais
2017). Faisant partie des espèces qui forment le en saison des pluies 43% des espèces ont
peuplement lagunaire fondamental (Albaret, présenté une croissance allométrique négative,
1994), Oreochromis schwebischi et Neochelon le poisson croit plus en taille au détriment du
falcipinnis sont les plus représentées. Le poids. Les espèces capturées uniquement en
gonflement de la classe des juvéniles pour les saison sèche ont présenté une croissance
deux espèces nous renseigne aussi sur le degré allométrique négative pour Hemichromis elongatus
d’exploitation des ressources de cette lagune. et isométrique pour Pomadasys jubelini. Les
Environ 90 % des individus avaient une taille espèces capturées uniquement en saison des
inférieure à 5 cm pour Oreochromis schwebischi et à pluies ont présenté une croissance allométrique
10 cm pour Neochelon falcipinnis. La forte gamme positive, le poids croît au détriment de la
des juvéniles chez les deux espèces prouve que longueur, à l’exception de Lutjanus goreensis qui a
ces eaux sont fortement perturbées. Dans une croissance isométrique. Ce sont des
l’ensemble de l’étude, sans tenir compte du poissons marins Sardinella maderensis, Lutjanus
facteur saison, les poissons de la lagune Mvassa gorensis, Trachinostus teraia, Eleotris daganensis,
ont présenté un coefficient d’allométrie b Bathygobius spoporator qui se sont introduites lors
moyen de 2,92 ± 0,40. Cette valeur n’est pas des ouvertures de la lagune. Ces espèces
significativement différente de 3 (p = 0,10). La fréquentent la lagune pendant une période

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donnée et ne subissent pas assez de pression période. Mais pour les espèces dont le b est
comme les espèces lagunaires strictes. Les supérieur en saison sèche (Coptpodon guinensis et
espèces estuarienne avec affinité marine Mugil Eucinostomus melanopsterus) pourrait aussi être la
cephalus, Mugil bananensis, Neochelon falcipinnis, conséquence des perturbations que cette lagune
Parachelon grandisquamis ont présenté une subit en saison des pluies. Les fortes
croissance soit allométrique négative soit précipitations entrainent ouverture de la lagune
isométrique à l’exception de Ethmalosa fimbriata et l’eau se vide. Ces perturbations pourraient
qui a présenté une croissance allométrique causer les stress aux poissons qui ne vivent
positive en saison des pluies. Toutes les espèces strictement que dans ces milieux. Ces poissons
lagunaires stricts et les espèces lagunaires avec subissent moins de migration sauf pour
affinité continentale ont présenté une Oreochromis schsebischi qui est un poisson
croissance allométrique négative en saison des lagunaire à affinité continentale (Albaret, 1994).
pluies et allométrique négative ou isométrique D’après Bagenal et Tesch (1978), les valeurs du
en saison sèche (Coptpodon guinensis, Eucinostomus coefficient de condition (K) comprises entre 2,9
melanopterus et Sarotherodon mélanotheron, et 4,8 sont conformes pour les poissons d’eau
Hemichromis elongatus et Oreochromis schwebischi). douce. Dans le cadre de la présente étude, seuls
Pour les huit espèces commune quatre ont Mugil cephalus (3,14 ± 0,17) en saison des pluies
présenté le même type de croissance pour les et Pomadasys jubelini (3,13 ± 0,03) en saison
deux saisons Sardinella maderensis (AP), Coptodon sèche, ont présenté des coefficients de
guinensis (AN), Neochelon falcipinnis (AN) et condition conformes à cette norme. Il est
Parachelon grandisquamis (I), quatre espèces ont connu que, la variabilité hydrologique qui
présenté une situation différente, le type de résulte de la répartition saisonnière des pluies
croissance diffère d’une saison à l’autre. ou la variabilité interannuelle des précipitations
Oreochromis schwebischi et Eucinostomus melanopterus ont des conséquences importantes sur la
ont présenté une croissance isométrique en biologie et la dynamique des peuplements de
saison sèche et allométrique négative en saison poissons (Lévêque, 2017). D’après Albaret
des pluies, Ethmalosa fimbriata a présenté une (1999), les alternances périodiques crue-étiage
croissance isométrique en saison sèche et ont un impact majeur sur la biologie, la
allométrique positive en saison des pluies, Mugil physiologie et l’écologie les populations des
cephalus a présenté une croissance allométrique poissons. En outre, plusieurs facteurs peuvent
négative en saison sèche et isométrique en influencer le coefficient de condition, dont la
saison des pluies. Le coefficient d’allométrie taille des gonades, le sexe, le contenu stomacal
était supérieur en saison des pluies pour la et la disponibilité d’aliments (Hossain et al.,
plupart des espèces (63 %). Ces valeurs élevées 2006). Comme Lalèyè (2006), Muzzalifah et al.
en saison des pluies pourraient s’expliquer par (2015), Lederou et al. (2016) et Ibala Zamba et
le fait qu’en saison des pluies avant toute al. (2020), ces paramètres n’ont pas été pris en
perturbation la nourriture est plus abondante et compte dans le traitement de données.
donc les poissons augmentent de poids en cette

6 CONCLUSION
Ce travail avait pour objectif de montrer les poissons de la lagune Mvassa en saison de
l’influence de la saison sur la relation poids- pluie. Une étude complémentaire sera effectuée
longueur et les coefficients de condition. La pour prendre en compte d’autres facteurs
variation saisonnière a une influence sur comme la reproduction et les habitudes
certaines espèces, d’autres par contre ne sont alimentaires afin de mieux comprendre ce
pas affectées par cette variation. D’une manière phénomène. Cette étude rapporte des
générale, la loi cubique peut être appliquée chez informations relatives à la biologie des poissons

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rencontrés dans la lagune Mvassa, mais montre résultats constituent une base des données
aussi l’influence de la saison sur les relations importante pour les gestionnaires de ces eaux
poids-longueur et les coefficients de condition. afin d’établir les mesures de gestion durable.
La RPLs et le coefficient de condition sont Quoi que petite par sa taille, cette lagune joue
utilisés pour les calculs des statistiques un rôle capital pour les populations riveraines,
biologiques des populations de poissons. Ces qui tirent leurs subsistances de ces eaux.

7 REMERCIEMENT
Les auteurs remercient Martin Bassafoula, Exactes et Naturelles de Pointe-Noire et tous
Daniel Bavedila, ainsi que toute l’équipe de ceux qui ont participé de loin ou de près dans la
l’Institut national de Recherche en Sciences récolte des données.

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