0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues9 pages

Comprendre le sarcome d'Ewing chez l'enfant

Transféré par

misslamiss1993
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues9 pages

Comprendre le sarcome d'Ewing chez l'enfant

Transféré par

misslamiss1993
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SARCOME D’EWING 2010

SARCOME D’EWING
I-Introduction/Définition :
- Tumeur maligne primitive de l’os de l’enfant et de l’adolescent.
- Tumeur à petites cellules rondes dont les études cytogéniques ont montré
l’appartenance à la famille des tumeurs neuro-ectodermiques qui regroupe
plusieurs tumeurs osseuses plus ou moins différenciées ayant en commun une
translation cytogéniques 22-11.
- Touche tous les os du squelette.
- Tumeur lytique avec envahissement fréquent des parties molles.
- Traitement : chimiothérapie-chirurgie, parfois complétée par la radiothérapie.
II- Epidémiologie :
- Touche enfants et adolescents.
- Pic : 5 à 9 ans (filles), 10à14 ans (garçons).
- 80% dans la deuxième décennie.
- Prédominance féminine, sexe ratio 6/4.
- 2ème tumeur maligne de l’enfant après l’ostéosarcome.
- Fréquent chez les européens, rare chez les noirs.
III- Etiologie :
Etiologie inconnue :
- Facteurs héréditaires incriminés : la race blanche et forme familiale
- Certaines infections virales jouent un rôle dans l’induction des transformations
génétiques nécessaires au développement de la tumeur d’EWING.
- Origine neurale probable de la tumeur : origine les cellules parasympathiques
post-ganglionnaires
IV- Localisation :
- Tous les os avec prédominance des os longs (50-60%) : fémur -tibia – humérus et
péroné et os de l’avant bras.
- Os plats : bassin 20% puis cotes (3ème localisation), omoplates ou les vertèbres.
- Exceptionnellement : pieds, mains, crâne, mandibule.
- Le sarcome d’Ewing des parties molles est rare mais peut exister sans
localisation osseuse ainsi que le sarcome d’Ewing de la peau.
- La zone diaphysaire ou métaphysaire sont touchées mais c’est surtout
métaphyso-diaphysaire.

1
SARCOME D’EWING 2010

- Atteinte épiphysaire exceptionnelle.


V- Anapath :
- La cellule originelle d’origine neuro-ectodermique.
- Appartient à la famille des tumeurs neuro-ectodermiques : Tumeur à petites
cellules rondes +/- différenciées ayant une translation 21-22.
1- Prélèvement :
- La biopsie doit être de volume suffisant, dont l’étude comporte :
*examen histologique.
*examen ultra structurale.
*examen cytogéniques ;
*examen immuno histochimique.
- La pièce de résection : étude avec comptage des cellules restantes pour apprécier
l’efficacité de la chimiothérapie.
2- Macroscopie :
- Tumeur blanchâtre ou grisée, translucide, avec suintement liquidien lacté ;
souvent nécrosée, voir puriforme.
- A point de départ intra osseux infiltrant la moelle.
- L’extension vers les parties molle par infiltration des muscles et le long des
espaces cellulo-graisseux.
3- Microscopie :
- Tumeur à petites cellules rondes monomorphes en nappe à noyau dense hyper
chromatique et nucléolé.
VI- Diagnostic :
A- Clinique :
1- Forme habituelle :
- Douleur : intermittente, puis progressivement croissante sur plusieurs semaines.
- Tuméfaction : taille rapidement croissante qui peut devenir très importante,
tendue, élastique, douloureuse à la palpation.
2- Formes particulières :
Localisation pelvienne :
- Longtemps muette, diagnostic tardif avec des lésions très volumineuses.
- Si localisation profonde : syndrome de compression urinaire ou troubles vésico
sphinctériens par d’envahissement du plexus sacré.
Sacrum et sacro iliaque : Sciatalgies.
Rachidienne : attitude scoliotique de caractère raide et douloureux.

2
SARCOME D’EWING 2010

- Côtes :
- Tuméfaction douloureuse.
- Symptomatologie respiratoire en rapport avec l’épanchement pleural.
3- Autres signes de découverte :
- Fractures pathologiques.
- Tumeur des partie molles et le diagnostic se redresse par l’anapath.
4- Signes associés :
- Fièvre, Signes inflammatoires locaux : peut conduire vers l’ostéomyélite.
- Anémie, VS accélérée.
- GB, LDH +++
- Amaigrissement.
B- Imagerie :
a- Radiologie standard :
*La tumeur réalise une plage d’ostéolyse :
-Aspect de fente de perméation corticale.
-Ou aspect mité vermoulu.
-Ou même ostéolyse géographique.
*Les limites sont floues sans démarcation nette avec l’os expliquant la disproportion
entre clinique (masse volumineuse) et radiologiquement (image moins importante)
-Extension vers la corticale entraine une destruction avec réaction périostée pluri
lamellaire.
-Les manifestations diffèrent selon le siège (ostéolyse + rupture cortical + réaction
périostée)
 Os longs :
-Ostéolyse Centro osseuse très étendue en hauteur.
-Réaction périostée (en pelure d’oignon) : parallèle.
-Rarement réaction périostée en spicule délimitant le triangle de CODMAN
 Os plats :
- Ostéolyse géographique en plus des formes condensantes
- Réaction périostée difficile à mettre en évidence.
 Vertèbres :
- Aspect de corps vertébral élargi, densifié, de contour irrégulier feuilleté.
- Plusieurs vertèbres contigües peuvent être intéressées.
b- TDM :
- Intérêt dans les atteintes des cotes et rachidiennes +++

3
SARCOME D’EWING 2010

- Etude de l’ostéolyse et de la réaction périostée.


c- IRM :
- Examen de choix, excellente étude des parties molles +++.
- T1 : atteinte intra médullaire souvent importante.
- T2 : renforcement hétérogène du signal de la masse tumorale qui permet de bien
montrer les parties molles.
d- Scintigraphie :
- Hyper fixation du traceur radioactif.
- Spécificité médiocre.
- A titre diagnostique devant un symptôme isolé sans image radiologique patente.
e- Artériographie : hyper vascularisation tumorale
VII- Bilan d’extension :
A- Locale :
1- IRM :
- Meilleur examen ; donne des images dans le plan frontal et sagittal.
- Mesure du volume de la tumeur ; précise l’envahissement des parties molles et
les rapports avec les éléments nerveux.
- précise l’extension locale comprend l’os atteint en entier.
- L’envahissement intra articulaire et les rapports avec le cartilage de croissance
- Fait avant la biopsie, permet de suivre l’évolution sous chimiothérapie.
- Permet de guider la décision thérapeutique (radicale ou conservatrice)
2- TDM :
- Surtout les localisations thoraciques.
- Tout épanchement pleural doit être ponctionné.
- Recherche une extension postérieure vers le canal rachidien à travers les trous de
conjugaison.
3- Ponction lombaire : dans les localisations rachidiennes en plus de l’étude IRM.
4- Artériographie : étude des rapports de la tumeur avec les éléments Vx-Nx.
B- Extension générale : comporte systématiquement :
1- Scintigraphie au T99 : Métastase osseuse.
2- Rx-squelette des zones hyperfixantes ou douloureuses, si doute IRM.
3- Rx thorax ou TDM thoracique (méta pulmonaire).
4- Biopsie au trocart + ponction médullaire : extension à la moelle hématopoïétique.
VIII- Biopsie : temps essentiel au diagnostic, fragment de taille suffisante.

4
SARCOME D’EWING 2010

- Etude anapath, bactériologie, biologie moléculaire, cytogéniques, et immuno-


histochimique.
IX- Diagnostic différentiel :
- Certaines tumeurs d’EWING ont une interprétation atypique et le diagnostic
peut se discuter à toutes les étapes : clinique, radiologique, histologique.
- Le diagnostic différentiel peut se poser avec :
1- Ostéomyélite :
- Une douleur ostéo articulaire dans un contexte infectieux.
- L’évolution de l’OMA est plus aigüe avec réaction périostée moins intense.
- La lésion osseuse métaphysaire franchit le cartilage de conjugaison et envahit
l’épiphyse.
- En cas de doute biopsie + anapath.
2- Ostéosarcome ostéogénique :
- Enfant plus âgé.
- Préférentiellement métaphysaire.
- Touche rarement les os plats et courts.
- Imagerie : ostéolyse associée à une ostéocondensation.
- Réaction périostée d’allure spiculaire.
3- Métastases osseuses de Neuroblastome:
- Multiples et symétriques sur les os longs.
- Le bilan comporte :- recherche de la tumeur primitive.
-dosage d’HVA, VMA.
-scintigraphie au MIBG.
4- Localisation osseuse de certaines leucémies ou LMNH :
- Problème diagnostic, radiologique et histologique.
- La présence de signes associés viscéraux.
5- Le granulome à éosinophiles :
Evolutivité rapide et signes d’agressivité, extension aux parties molles réduites.
6- Kyste osseux anévrismal : aspect très agressif avec lyse importante et une
volumineuse extension en parties molles.
X- EVOLUTION :
a- Spontanée: évolue rapidement localement.
Métastases précoces surtout pulmonaire parfois présente lors du premier
examen.

5
SARCOME D’EWING 2010

b- Facteurs pronostiques :
-L’âge : pronostic meilleur chez l’enfant que chez l’adulte.
-Température ; GB, VS, LDH : accompagne les formes les plus sévères
-Existence de métastase : très mauvais pronostic.
-Taille de la tumeur au premier examen : tumeur < 8 cm survie 82% à 3 ans.
Tumeur > 8 cm, mauvais pronostic.
-Siège de la tumeur: meilleur pour les os longs, atteinte distale plus que proximale.
-Réponse à la chimiothérapie : bon répondeur < ou égale à 10, meilleur pronostic.
-Qualité de résection.
c- Evolution sous traitement : grâce à la poly chimiothérapie  survie à 5 ans 65%,
risque de rechute tardive.
XI- Traitement:
But :
- Enlever la tumeur primitive.
- Eviter les récidives locales.
- Stériliser les métastases.
- Assurer une survie confortable avec le moins de séquelles.
Moyens :
 Radiothérapie : traitement local de choix pour le sarcome d’Ewing, mais laissant
des séquelles lourdes. Actuellement souvent utilisée en post-op et seulement si
nécessaire.
Doses : 44-54 GY/2-4 semaines si chimio conventionnelle, 8-10 semaine si chimio
lourde.
Risques : troubles trophiques, scoliose, raideur articulaire, fractures
pathologiques, sarcome radio induit, stérilisation du CC, syndrome respiratoire.
 Chimiothérapie :
But :
 Diminuer le volume de la tumeur pour faciliter le traitement conservateur.
 Stériliser les foyers métastatiques infra cliniques.
 Traitement des résidus pot-op.
Drogue :
 Vincristine(V) 1,5 - VP16 - Etoposide(E)
 Actinomycine(A) 1,5 – Isofosfamide (I)
 Cyclofosfamide(C) – Adriamycine (Doxorubicine) : D
 Chimio lourde = Mephlan - Busuflan.

6
SARCOME D’EWING 2010

Protocoles : EURO EWING 99


- Chimiothérapie d’induction= 6 cures VIDE à des intervalles de 03 semaines
(Vincristine, Ifosfamide, Doxorubicine, Etoposide).
- Chimiothérapie d’entretien : après chirurgie selon l’histologie de la pièce de
résection, ou dans les formes non chirurgicales :
 Bon répondeur : 7 cures de VAI ou VAC (Vincristine, Actinomycine,
Ifosfamide) (Vincristine, Actinomycine, Cyclofosfamide)
 Mauvais répondeur : chimiothérapie de haute dose; Busuflan et Mephlan.
-Dans les formes de mauvais pronostic : les deux protocoles font appel à la
chimiothérapie de haute dose associant :
*Busulfan et Melphan.
*Cure suivie de réinjection de Cellules souches hématopoïétiques.
Traitement des métastases :
Traitement comporte traitement général + traitement local(Tm primitive).
1-TRT général :-chimiothérapie déjà citée.
-Rx thérapie du corps entier.
2- TRT local :
-Métastases pulmonaires :-soit résection du nodule ; ou lobectomie.
-soit radiothérapie (contre indiquée après chimiothérapie de
haute dose par Busuflan).
-Métastases osseuses :-soit résection.
-soit radiothérapie.
 Chirurgie :
But : éradication totale de la lésion.
Principe :
- Chirurgie conservatrice de plus en plus utilisée.
- Exérèse totale de la lésion locale tout en conservant une fonction normale ou
subnormale aux membres en faisant appel à des techniques de reconstruction.
- Rares indications d’amputation concernant : certaines localisations des
extrémités distales, tumeur du très jeune enfant, les tumeurs difficiles à réséquer.
Moyens :
a- Chirurgie mutilante : amputation ou désarticulation :
-Indications à titre palliatif pour des séquelles de radiothérapie
-tumeurs inextirpables, sujets très jeunes.
b- Chirurgie conservatrice :

7
SARCOME D’EWING 2010

Possible dans un grand nombre de cas grâce à la chimiothérapie d’induction qui


diminue le volume de la tumeur et facilite l’exérèse chirurgicale.
1- La résection :
- Le choix de la voie d’abord aurait été déjà prévu au moment de la biopsie et la
cicatrice sera emportée avec la tumeur.
- On doit réaliser une exérèse carcinologique totale tout en conservant une
fonction normale ou sub normale du membre.
- Les limites de l’exérèse doivent être précisées à partir de la TDM ou IRM, et
doivent passer 3-5 cm au-delà de la tumeur.
- Examen extemporané nécessaire aux limites de la tumeur.
- L’envahissement des parties molles peut conduire à des sacrifices vasculo-
nerveux incompatibles avec la conservation d’une fonction utile ou même rendre
l’exérèse impossible  compléter par la radiothérapie ou préférer l’amputation.
2- La reconstruction :
- Dans certaines localisations la résection n’entraine aucun retentissement
fonctionnel et ne nécessite aucune reconstruction : clavicule- omoplate- péroné-
ischion- iliaque- symphyse pubienne.
- La résection de l’extrémité supérieure du péroné conduit parfois au sacrifice du
SPE  arthrodèse + transfert du jambier postérieur.
- En cas de lésion costale : résection de toute la cote, l’espace intercostal sus et sous
jascent, sa reconstruction se fait par rapprochement des deux cotes voisines avec
fermeture simple des plans sus-jacents, soit des plaques de tissu résorbable voire
à des lambeaux de rotation.
- Mains et pieds : exérèse d’une ou de plusieurs colonnes, voire amputation.
- Autres localisations nécessitent une reconstruction en tenant compte du siège de
la tumeur (diaphyse ou articulation), âge et taille du sujet, la longueur de la
résection :
 Localisation métaphysaire avec atteinte épiphysaire.
 Prothèse massive (genou, humérus, fémur proximal).
 Si sujet jeune : prothèse de croissance télescopique.
 Localisation diaphysaire ou métaphyso-diaphysaire.
 Segment d’allogreffe diaphysaire.
 Autogreffe : greffon du péroné vascularisé parfois associé à un allogreffe.
c- Chirurgie des métastases :

8
SARCOME D’EWING 2010

- Métastases pulmonaire : résection du nodule, lobectomie, ou radiothérapie


(contre indiquée après chimiothérapie lourde par Busuflan).
- Métastases osseuses : soit résection, soit radiothérapie.

Indications :
Après la résection on utilise :
1- Bon répondeur : 07 cures soit : VAI soit VAC.
2- Mauvais répondeurs : avec plus de 10% de cellules résiduelles 07 cures de VAI
versus une chimiothérapie à haute dose par Busulfan, Melphan.
3- Formes métastatiques : poumon + pelviennes :
-06 cures de VIDE, puis on décide de la poursuite du TRT local et général de
consolidation en fonction de la réponse à la chimiothérapie évaluée cliniquement et
radiologiquement parfois par biopsie de la tumeur.

*Si chimiothérapie conventionnelle de tumeur facilement opérable résection


chirurgicale après la 6 éme cure de VIDE puis chimiothérapie suivie selon la
randomisation.

*Si chimiothérapie à haute dose :


-Si la chirurgie est complexe et risque d’entrainer un retard de la poursuite de la
chimiothérapie le TRT local est repoussé à la fin de la chimiothérapie.
-En fonction de la réponse histologique à la chimiothérapie et du caractère complet
ou non de l’exérèse, une radiothérapie peut être indiquée.
-Patient ayant une augmentation du volume de la tumeur ou métastases ne
répondant pas au TRT par VIDE :
Soit chimiothérapie à haute dose (Busulfan + Melphalan).
Soit irradiation de la tumeur primitive et des sites métastatiques suivie d’une
chimiothérapie par double MB.

Vous aimerez peut-être aussi